Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1 juin 1889, samedi 1 juin 1889
[" a SE 23 aire, M.Mercier perd du terrain, l\u2019heure | jours avant expiration de l\u2019année, ou bien refuser le jc nal.Les annonces suivrntes seront insérées 5e ANNÉE QUEBEC, SAMEDI, fer JUIN 188$ wo.47 ABONNEMENTS : g VEN : 7) ANNONCES : 4 Par an (@avance).oes $100 | B y Première insertion.rose 1008, Payable dans le conrs de I'annde.$1.50 = Autres insertions.anses 05 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer .5 à Naissances, mariages ou décès.25 \u2018# les arrérages et avértir au moins quinze i nf 3 Le Canadien, quotid.par an.$5.00 \u201coo ¢ semi-q., * vasene es $3.00 L'Evénement, journal populaire.33.00 \u2014\u2014_#w% Edition Hebdomadaire du CANADIEN et de L'ÉVÉNEMENT.pour UN CENTIN le mot : Demandes d'emploi, demandes de à mestiques ou employes, Annonces pour chambre ou pension.L.J.DEMERS & FRERE, Editenrs.Propritaires, | { BUREAU : 30, rue de la Fabrique, Québec.QUEBEC Lx JUIN 188° L\u2019ÉMANCIPATION \u2014\u2014\u2014 SA i hs.= Il y est, qu\u2019il y reste ! M.Mercier al La Gazette publie un éloge bien mérité appelé à lui, qu\u2019il en jouisse en usufruit eb ropriété, Et qu\u2019il ne s\u2019effraie pas S\u2019illâchait le gouvernument, il ne saurait où gagner.ure de ses airs.Car, voyez-vous, nous l\u2019avons eu beaucoup trop pour le vouloir jamais.L\u2019es- Dans le mois d\u2019août de l\u2019an de grâce prit qu\u2019it représente est honni par tous - 1886, le vénérable pontife de l\u2019Etendard pontifiait pour le bénéfice des électeurs le la province de Qué ** S\u2019en suit-il qu\u2019ils doivent voter pour les candidats libéraux, se proposant de \u201c aire une opposition systématique au gou- rernement Ross et partisans de M.Mer- sier ?** Encore moins, ** Nous ne voyons pas quels titres M.Mercier peut avoir à la confiance des conservateurs nationaux.sete.\u201c* Et puis, il est impossible d\u2019ignorer le passé politique de M.Mercier.(L\u2019Eten- lard du 9 août.) vuruucea sua sa0u ve 2556000000 Le bras vertueux de M.Trudel s\u2019était les conservateurs qui sont quelqu\u2019un ou quelque chose.Sir Hector Langevin et Sir A.P.Caron qui, naguère, ont eu des velléités de pacte avec l\u2019Etendard, ont failli, à uñ moment donné, rester isolés dans la province, en grande partie pa.ce que leurs accointances avec cette boutique avaient désagrégé leur parti, M.Mercier\u2019 passe par le chemin qu\u2019ils ont parcouru.Nous lui souhaitons du bonheur ! Chaque déclaration d\u2019attachement qu\u2019il fait à l\u2019école de l\u2019Etendard, porte la dé- sullision, le désenchantement, la désor- ganisation dans les rangs de ses amis, wbaissé sur les\u2019 épaules dé M.Mercier, ! hier si enthousiastes, Et, à la voix de parce que sa chasteté politique avait été soupçonnée ! ** Nous sommes.accusés bien souvent d\u2019entêtement déraisonnable à tenir à des exagérations de doctrine dont Ia mise en pratique serait impossible.l\u2019Elceteur, il se prodigue dans ce genre de protestations.Il vaut autant que ce soit lui qu\u2019un autre qui montre à ce pays la profondeur du mal dont nous souffrons.Pour plaire \u201cCe qui n\u2019empêche pas qu\u2019aux pre- l'Elendard, il a été forcé de compro- mières insinuations de la calomnie, il en est qui dernièrement n\u2019ont pas hésité à nous croire capable d\u2019alliances avec le pire de tous les libéralismes.Ce sont de malicieuses ou d\u2019ineptes exagérations.\u201d Quelques jours après ces protestations solennelles, l\u2019Etendard faisait campagne pour M.Mercier, pour tous les candidats, 11 avait découvert ses titres à la confiance des conservateurs nationaux ; ilne lui était plus impossible d'ignorer son passé politique ; il faisait alliance avee le pire de tous les libéralismese Depuis, l'Etendard a continué à faire joyeux ménage avec M.Mercier, n\u2019oubliant pas de tirer sur la couverte aussi fort M.Mercier fit-il parfois à l\u2019Eterrdard de trop amoureu- que le promet sa théologie.mettre le prestige, le crédit, la paix de la province, de faire de durs sacrifices de légitime amour-propre et de dignité personnelles.Il n\u2019est pas à bout.Les gens de cette école sont tels que plus on leur donne, plus îls prennent ! Leurs envahis- séments dans l'Eglise sont les mêmes que dans Ja politique.Ils opèrent partout où ils trouvent à exercer, pour leur compte, du despotisme sur les esprits et les consciences, partout où il y a des exemptions à gagner en leur faveur, des accroissements de pouvoir à imposer ! Ils sont une caste à part, au-dessus de tout\u2014au-dessus de Rome quand Rome n\u2019est pas avec eux, au-dessus des évêques lorsque les évêques ne sont pas ses caresses, M.Trudel jura qu\u2019il n\u2019avait | II n\u2019avait ; T1 dormait ! | cessé d\u2019étre vierge et martyr, eu connaissance de rien.Le bruit des presses mises en mouvement | par le pire des libéralismes n\u2019est parvenu à l\u2019éveiller qu\u2019en ces derniers jours.Il \u2018n'aura sommeil que si le \u2018* gouvernement dégage sa responsabilité des principes de ; certaine écule, de l\u2019école libérale.\u201d En d\u2019autres termes, en langage vul- est propice pour le prendre au collet, pour se montrer plus exigeant\u2014au nom des principes ! On est éveillé ou on ne l\u2019est pas, quoi ! Or, M.Trudel a les yeux ouverts, les deux mains sur le trésor inestimable de sa virginité, Il a frayeur des attouchements du pire de tous les libéralismes ! Depuis trois ans près, ils couchent sur les mêmes oreillers ! Il en fut ainsi quand M.Trudel aongea à divorcer avec nous.11 avait peur pour sa vertu ; mais il y avait des accommodements | Les accommodements furent re- lusés et il s\u2019en alla faire triompher la reli- ion de l'autre côté.à leurs ordres ; mais surtout au-dessus des lois, au-dessus de l\u2019Etat, au-dessus du peuple qu\u2019ils écrasent de leurs courroux du moment qu\u2019il s\u2019avise de s\u2019ins- Et l\u2019Etendard croit qu\u2019il nous est besoin de conspirer truire et de penser ! pour fonder un parti qui organisera la Qu\u2019il se désabuse.Dans toutes les âmes justes résistance à ces monstrueux abus.et viriles, dans toutes les classes de la \u201csociété, la réaction se dresse ferme, puissante du droit et de la liberté qu\u2019elle veut conserver et défendre.Elle aidera les Evêques à vaincre les intrigues incessantes qui, plus d\u2019une fois, ont mis en échec leur autorité, Elle délivrera la société civile des perturbations qui la troublent et la menacent dans sa sphère légitime.La portion éclairée, prévoyante du clergé fait des vœux sincères ct ardents pour le succès du mouvement d\u2019émancipation qui s\u2019accentue de jour en jour, et qui lui assurera sur les masses l\u2019influence bienfaisante et moralisatrice mise en péril par les exagérations et l'intolérance de l'école de l\u2019Etendarde de l'ion.M.Taillon, \u2018dont elle proclame les éclatantes qualités, Le chef de l\u2019opposition est aujourd\u2019hui, à cause de sa grande honnêteté, de son dévouement à la chose publique, l'homme le plus respectable comme le plus respecté de la province de Québce.\u2014_\u2014 ecw \u2014 Le département du revenu de l\u2019intérieur du Canada offre 8900 de récompense à quiconque fournira les renseignements nécessaires pour la \u2018capture de Joseph Doyon, de Saiut-Ephrem de Tring, district de Beauce, qui a été, le 27 dernier, arrêté pour avoir félonieusement offert de le résistance aux employés de ce département, dans l\u2019exécution de leur devoir, qui s\u2019est illégalement évadé après avoir été ainsi arrêté et qui a gagné des lieux inconnus, ea TD On mande de Saint-Thomas, Ont., qu\u2019il est rumeur que M.l\u2019abbé Flan- nery, bien connu dans toute la province d\u2019Ontario, sera probablement nommé pour remplacer Mgr Walsh, de London, qui serait appèlé au siège archiépiscopal de Toronto.\u2018 ee J A FRANCE ET LES ETATS-UNIS Les liens d\u2019amitié entre la France et les Etats-Unis semblent se resserrer plus étroitement à mesure que les relations entre les nationaux des deux grandes républiques deviennent plus fréquentes et plus intimes.Ces témoignages de cordialité mutuelle se sont particali%ement multi pliés dans ces derniers temps, nous en recueillons de nouvelles preuves tous les jours dans la presse américaire ; \u20187 L'autre jour, à propos de la réception de M.Whitelaw Reid à l\u2019Elysée, le Herald disait ce qui suit : ** L'accueil fait hier au ministre Reid par le président Carnot a été marqué par une grâce et une aménité qui seront appréciées par tous les Américains.Lèe pré= sident a assuré le ministre que son séjour en France serait agréable et sa tâche facile, parce que les peuples des deux républiques sont animés dés mêmes sentiments, attachés aux mêmes institutions, inspirés de la même idée de progrès démocratique et de justice sociale.Ce sentiment aura de l\u2019écho dans toutes les parties de ce pays, \u201d Le Mail and Expres® ont fait des réflexions analogues : \u2018La France et son peuple, dit-il, alors queses voisins affectent de lui battre froid, n\u2019ont pas de souvenirs dont ils aient lieu d'être plus fiers et de tirer plus d\u2019encouragement que ceux qui associent la République française d\u2019aujourd\u2019hui à celle qui à déjà un siècle d'existence, et qui depuis un siècle a si puissamment progressé sous l'égide des idées démocratiques et des principes républicains, - L'exemple des Etats-Unis, l\u2019intérêt amical et la sympathie de 65,000,000 d\u2019A - méricains ; la puissance morale de notre ciprocité séculaire des sentiments affectueux entre les Francais et les Américains, sont et seront d\u2019importants facteurs dans la continuation de la lutte qui se poursuit entre la République française et ses ennemis du dedans et du dehors.\u201d La Tribune a eu aussi un mot gracieux pour la France.Après avoir énuméré, avec des chiffres concluants à l\u2019appui, les avantages économiques réalisés dans le cours du siècle dernier, elle dit : ** La statistique est d'ordinaire une lecture assez aride ; mais les chiffres que nous donnons ici ont une éloquence particulière, Ils montrent que nous n'avons pas le monopole du progrès ; la République-sœur en a sa part, et une grosse part, en vérité.L\u2019Enfant pleure, il veut son Castoria ** triomphante démocratie \u201d ; enfin la ré- LES CHEMINS DE FER Nous lisons dans un dernier numéro du Canada : Nous assistons à cert~ins égards, à la fin d\u2019une phase de l\u2019hisvoire administrative de la confédération et au commencement d\u2019une période nouvelle.Tous les grands travaux qui ant fait partie du programme politique du Dominion sont achevés ou à la veille de Fêtre.Nous approchons de la fin de l'ère des emprunts et de la clôture des dépenses imputables au compte capital, si tant est que ce compte puisse jamais se fermer \u2018complètement dans les nations modernes.| Quoiqu\u2019il en soit, la période dit grand effort qu\u2019il a fallu faire pour constituer le Canada en corps de nation est terminée, et nous sommes destinés à entrer de plus en plus dans la période de l\u2019administration courante et régulière.Parmi les sujets d\u2019étude que cet état de choses nouveau imposée à l'attention du gouvernement et qui ne pourraient être différés plus longtemps sans iuconvé- nients.il faut compter, en première ligne, l\u2019adoption d\u2019une politique, ou si l\u2019on veut, d\u2019une ligne de conduite méditée et conséquente avec elle-même, à l\u2019égard des chemins de fer.Trois questions, qui ont entre elles plus d\u2019analogie qu\u2019on ne le croirait au premierabord etquiauraient pu se présenter dans toute leur étendue, dès la dernière session, demandent à être règlée d\u2019une manière fixe.- Nous voulons parler.lo.De la situation respective du gouvernement et de la compagnie du Pacifique, 20, De la politique des subventions aux nouveaux chemins de fer et de la multiplication des lignes concurrentes.30.De la question du réaspan de chemins de fer des provinces maritimes, et de vantoroolonialy Nous ne som à quoun degré les adversaires de la confpagnie du Pacifique.Nous avons à trop de reprises manifesté notre admiration pour cette grande œu- vre, pour ne point savoir un gré infini aux-financiers habiles, aux hommes d\u2019action énergiques et résolus qui l\u2019ont entreprise et menée à bonne fin.Mais le gouvernement commettrait, croyons nous, une fâcheuse erreur, s\u2019il ne se rendait pas compte que ses rapports avec la compagnie du Pacifique ne sont déjà plus ce qu'ils étaient autrefois, et qu\u2019ils sont destinés, de jour en jour, à se transformer davantage.Il en est du Pacifique comme de toutes les grandes compagnies subventionnées et jouissaut d\u2019un monopole de fait.Pendant la période de construction, ces compagnies sont dans la main du gouvernement; elles en ont à attendre, chaque année, des subventions, des concessions de prolongements et des modifications à leurs contrats primitiss ; elles n\u2019ont rien à lui resuser.Une fois la période de construction finie, il est inévitable qu\u2019elles changent de rôle.Une compagnie comme le Pacifique est une puissance formidable.non pas ennemie ou rivale, mais nécessairement sur la défensive à l\u2019égard du gouvernement qui u\u2019a plus que rien ou peu de chose à lui offrir, et qui à cons- tammeut des sacrifices à lui demander, dans l'intérêt du trafic.Nous avons assisté, l\u2019an dernier, à propos des chemins de fer du Manitoba, cette année à propos de la ligne d\u2019Harvey à Salisbury, aux prentières manifestations de ce nouvel état de choses.Dans le premier cas la compagnie a arraché, de vive force, au gouvernement, un prix considérable pour le rachat de son monopole réel ou prétendu ; dans le second nous l\u2019avons vue échapper à l'exécution d\u2019un contrat qu\u2019elle ne trouvait pas suffisamment avantageux, eb obliger la gouvernement à reprendre pour son compte, pour le lui céder ensuite à titre gratuit, la construction de la ligne d\u2019Harvey à Salisbury.IFest impossible que nous soy- ions exposés à continuer à avoir chaque année à régler, par des subventions directes ou indirectes, les divergeances d\u2019impressions qui peuvent surgir entre le gouvernement et la compagnie du Paci- éque.Il y a là une ligne de conduite et des rapports nouveaux à adopter une fois pour toutes.La questions des subventions aux lignes de chemins de fer nouvelles, n\u2019est Le\u2018principe mê- Das moins intéressante.me de ces subventions rencontre, dans le: public et dans la presse, de nombreux ad versaires.Nous ne sommes point au nombre de ces partisans de l\u2019abstention gouvernementale : il n\u2019en est pas moins vrai que l'heure est venue d\u2019adopter une politique suivie et de prucéder d\u2019après un plan d\u2019ensemble.Tant qu\u2019on a été dans la période des grands efforts, on a pu marcher au jour le jour tout ce qu\u2019on faisait était independ A I'heure présente, il n\u2019en est plus d même.Le trésor public ne peut subven< tionner indéfinitivement toutes les compagnies, auxquelles il prendra fantaisie( de se créer.Il faut donc savoir, une fois pour toutes, jusqu'où on veut aller, quelles sont les lignes d\u2019un intérêt vrai ment général qui ne sont pas encore subventionnées eb que le gouvernement s réserve d'encourager, à l'exclusion dd toutes autres.| La question des lignes concurrentes ne s'impose pas moins vivement.Au fax et & mesure que les chemius de fer s multiplient, il s\u2019établit des voies parallèles, qui ne peuvent vivre que les unes aul dépens des autres.Subventionner une ligne parallèle, à unc autre ligne déjà existante, c\u2019est le plus souvent, faire une dépense inutile, et c\u2019est en même temps, retirer indirectement à la ligne ancienne, la moitié ou les deux tiers des bénéfice de lasubvention qu\u2019on ne lui à pas moins versée intégralement en argent.LI dernier, le gouvernement avait snnoncé Pintention de cesser toutes les subventions aux lignes concurrentes, et de réserver désormais ses secours aux portions: du territoire qui étaient encore destat de tout chemin de fer, Cependant nou: voyons que cette année, on n\u2019a pas td complètement fidèle à ce programme et que la compagnie du Grand-Tronc a pu se plaindre de voir figurer, daus le projets adopté par la chambre des communes; deux lignes qui lui feront.une coneur- rence directe, Malgré les meilleures ré-i solutions du monde,fil en sera nécessaire-: ment ainsi tant qu\u2019on aura pas adopté um plan de conduite systématique.5 L\u2019affaire de 'embranchement d\u2019' Harvey 3 Salisbury n\u2019est qu\u2019un incident de læ question des chemins de fer, dans les provinces maritimes.Cette question est intimement liéé à celle de l\u2019Intercolonial,, qui coûte très cher, et qui paraît malheureusement destiné à ne pas voir sa position financière s'améliorer.On sait qua l\u2019Intercolonial, envisagé comme continuation de la ligne du Grand-Trone, se rend] de Montréal à Halifax en longeant lei golfe St-Laurent et la côte, c'est-à-dire: par le chemin le plus long, Deux autres lignes, dont l\u2019une va être ouverte le mois prochain, ont pour but d\u2019abréger considérablement les distances et feront, -par conséquent, concurrence à l\u2019Intercolo- nial.; L\u2019une, le Short Line, se rend en lign directe de Mentréal au Nouveau-Bruns-i wick, en traversant le Maine.L'autre.le chemin de fer de Témiscouata, descend{ en diagonale, de l\u2019extrémité de la province de Québec vers Moncton, en longeant la frontière ; et, sur son parcours,.il raccourcit la distance, de toute la différence qu\u2019il y a entre la base et les deux: côtés du triangle, Arrivés à Moncton, que vont faire le: Short Line et le chemin de fer de Témis\u2014 couata?Y resteront-ils comme dans uni cul-de-sac?Pour se rendre jusqu\u2019à Hali+ fax, il faut qu\u2019ils empruntent la sections de l\u2019Intercolonial qui va de Moncton à cette dernière ville.L\u2019Itercolonial sera- t-il obligé de la leur prêter pour lui faire- concurrence à lui-même ?Fera-t-on det cette section une ligne neutre avec droits( de péage ?Le Pacifique obtiendra-t-il de la racheter pour son compte ?Qu\u2019elle que soit la solution, elle ne peut être qua dommageable pour ce qui restera de l'In« tetcolonial, et elle demande un règlement do la question\u2019 des chemins de fer des! pruvinces maritimes, euvisagée dans son ensemble.= Noyade Il y a eu lundi une triste noyade a Piles.Un jeune homme de 18 ans, nom mé Delphis Hamel, était à ouvrir un écluse.Son pic sur lequel il s\u2019appuyai glissa el le malheureux tomba à l\u2019eau.II utimpossible de lui porter secours.Om retrouva son cadavre après une demi heure de recherches.-Le défunt a été inhumé mercredi ma- \u201ctin, % LE CULTIVATEUR LE SOCIALISME D'ETAT 11 a été souvent question du *¢ sccialis- fine d\u2019Etat, un de rêves de M.de Bis- ark, qui prétend eu faire un des princi- es fondamentaux de l\u2019empire allemand.Tais ce terme même de \u201c\u2018 socialisme d\u2019Eat,\u201d qui est relativement nouveau, ne représente encore qu\u2019une idée abstraite \u2018et confuse qui ne se distingue pas bien mettement de l\u2019idée de socialisme telle iqu\u2019elle est généralement répandue.\"Dans un banquet de \u2018\u2018 l\u2019Association des farchands \u201d, qui a eu lieu récemment à Boston, le professeur Richard T.Ely, de fla \u2018 Johns Hopkins University \u201d en prenant la parole, à traité ce sujet : Coali- ion and Concurrence.Par coalition il enterait cette sorte d\u2019association qui réunit.sence autocratique tous les pouvoirs et mous une direction commune toutes les ranches d\u2019une industrie spéciale, et qui pris dans les dernières années.un si rand développement sous le nom de rusts.L\u2019objet est detuerla concurrence e qui à justement choqué la conscience (publique et soulevé de si énargiques pro- Xestations contre la concentration excessi- we du capital.ll suffit, a dit M.Ely,que les coalitions \u2018suivent leur marche ascendante pour nous ener au pur socialisme.\u2018Tout socialiste sait cela et s\u2019en réjouit.| Partant de là, l\u2019orateur suppose un homme qui, s\u2019endormant aujourd\u2019hui, et e réveillant en l\u2019an 2000, jetterait un re- ard rétrospectif sur ce qui s'est passé\u2019 pendant son sommeil, et résumerait ainsi pes impressions : Le mouvement qui s\u2019est opéré dans lo ens de la conduite des affaires par des amnion de plus en plus considérable de capitaux ; la tendance aux monopoles ui avait été si désespérément et si vaine- pont combattue, a été finalemont recon- ue dans sa véritable signification comme n système qui n\u2019avait qu\u2019à compléter son volution légique poûrouvrir un nouvel Âge dl'i.r pour l'humanité, Dans fa\u2019 pre- ière - riode du dernier giècle; le \u2018 ving-' ième.\u2018\u2018volution a été achevée\u2019 par la nse.& Dali, Ia 1 ion cessant d\u20196tre conduits par n gron oe de corporations irresponsables t de syh:licats privés, suivant leur ca- rice ct dang leur intérôt exclusif, ont assé entre les mains d\u2019un syndicat wni- ue représentant le peuple, pour être-con- duits suivant I'intérét commun et au pro- $ cuinimun.La nation a été, pour ninai ire, vruatisée comme la seule grande rporation d\u2019affaires dans laquelle toutes Mes autres corporations ont été absorbées; lle est devenue le seul.capitaliste à Ja pla- de tous les autres capitalistes, le seul ron, le monopole final dans lequel tous os monopoles partiels antérieurs ont.été ondus, au monopole dans lequel les -pro- et les économies ont été partagés : parus les citoyens.- RER C'est tout simplement la vision du com- unisme pur.Rien de nouveau là-de- ans, si ce n\u2019est la préparation de l'être ntrevue par les coatisions qui progressent ous nos ycus, et qui ne seraient que l\u2019a- heminement logique et actuellement compris vers l\u2019occomplissement de la vaternité universelle, Vue dans cette perspective, le curieux Ye l'affaire cst que l'utopie est envisagée pans effroi par des hommes qui ne passent pour rien moins que des démolisseurs, comme le colonel Higginson, président du * Club nationaliste \u201d de Boston, comme erabin Schindler, et d\u2019autres hommes lairés, qui estime que le jour viendra 4 ** la nation se chargera de l\u2019adminis- pion de toutes les affaires du pays, avec ette seulc réserve que l\u2019évolution s\u2019ac- mplira par degrés, pas à pas \u201d Ainsi fle gouvernement monopolisera avant ongtemps le télégraphe, le téléphone,les homins de fer, les entreprises de transports, \" et étendra un contrôle national pur les industries qui fournissent aux ué- possités de la vie, aujourd\u2019hui sous la direction de coalitions, a titre de transition pour arriver à leur complète \u2018\u2018 nationali- tion.\u201d Telle est, en bloc, la théorie que l'on Rprelle le socialisme d'Etat, c'est-à-dire las Wile plus ou moins absulue, de tous Les intérêts d\u2019une nation, à l'exclusion de fe l'initiative et de la concurrence indi- widuelles, entre les mains du gouverne ment Maintenaut on se demande comment Àes osprits clevée et indépendants raisonnent de cette absorption de sang-froid et -serait.s\u2019enchainer dans une tion finale de tout le capital\u2019 de \u2018L'industrie\u2019 et le commerce et sans en être effrayés, et comment il se fait qu\u2019en Amérique elle est virtuellement envisagée comme une hypothése possible tandis qu\u2019en Allemagne elie apparaît, venant de M.Bismark, comme un épouvantail que repoussent, dans sa forme initiale et la plus apparemment bénigne, -tous les partis libéraux,et même une partie des amis du chancelier, les conservateurs.} C\u2019est qu\u2019en Amérique, aptès tout, on sent instinctivement que la nation s'appartient, qu\u2019elle est maîtresse de ses destinées,et qu\u2019elle est toujours libre de s\u2019affranchir de liens dont elle se verrait menacée d\u2019être entravée En Allemagne au contraire, on comprend que remettre entre les mains d\u2019un gouvernement d\u2019es- \u2018tous jes iritérôts, toutes les fonctions et tous les ressorts de l\u2019activité nationale,ce dépendance absolue qu'il ne serait plus passible de brisera \u2019 - QUEBEC COMME PORT DE DEBARQUEMENT \u2014 La question dù débarquement des immigrants qui nous arrivent d'Europe par les steamers océaniques, préoccupe encore quelques-uns de nos, confrères montréa- lais.Ils ne peuvent se consoler, le Star entre autres, de voir que Québec a toutes les chances du monde de rester le port préféré.Que voulez-vous ?Québec possède des avantages naturels que nos voisins n\u2019ont pas et offre aux arrivants plus de confort que ces derniers n\u2019en pourraient trouver nulle part ailleurs Notre magnifique jetée Louise, avec ses bâtissés spacieuses, sera toujours l\u2019endroit le plus favorable, le plus propice,.pour débarquer les immigrants, Et quelles que soient les améliorations que l\u2019on fasse, \u2018à\u2019 Montréal, sur \u2018des Quaïs étroits et encombrés, pour les recevoir, les immigrants ne cesseront probablement: pas de choisir notre port de préférence à tout autre.- Ils sont si à leur aise, si-bien riourris, si confortablement abrités et logés sur cette immense jetée Louise ! En descendant du steamer, ils n'ont qu\u2019un pas à faire pour trouver, à l'ombre des édifices érigés pour eux, loin du brouliaha des quais et dé la foule, le repos dont ils ont besoin après | une traversée de plusieurs jours.Puis, le train qui doit les conduire à * destination vient les prendre sur le quai, Tout est À proximité, tout se fait en un tour © main, comme par enchantement ! L'autre dimanche, nous avons passé quelques heüres au milieu d\u2019un millier de per- sonties qui venaient de sortir des flancs du Parisian, et jamais nous n'avons vi gens plus parfaitement à I'aise, plus heureux.zut Québec continuera donc \u2014 nous ne voyons pas pourquoi il en serait autre- ment\u2014d\u2019être le meilleur endroit possible pour le débarquement des immigrants.Notre port a bien perdu da son activité passée ; le commerce qui y afluait a dû s\u2019éloigner pour trouver ailleurs plus d\u2019hospitalité, mais nous avons l\u2019espoir que rien no viendra détourner de sa voie régulière le courant d'immigration qui déborde sur notre pays.Ge.La falsification des cafés prend en ce moment des proportions croissantes en Allemagne, Ce café artificiel est obtenu avec de la farine de grain torréfiée, puis agglutinée à l\u2018aide de la dextrine ou d\u2019une substance analogue.Il existe à Cologhe deux fabriques spéciales qui moyennant 3,600 mares, fournissent le matériel nécessaire à cette munatention avec une instruction sur la manière de s\u2019en servir.Dans cette instruction il est dit que cet article est appelé à un grand avenir.Espérons qu\u2019il n\u2019en aura qu\u2019en Allemagne.pe Sombré dans le canal de Snez Londres, 24.\u2014Le steamer anglais Curfew, allant de Swansea à Madras, a rencontré et coulé à fond le steumer anglais Nyanza, allant de Cardif à Zanzibar, lorsque celui-ci était à l'ancre sur le lac Amer, canal de Suez.Il n\u2019y a pas eu de perte de vie.Le Curfew fait un peu d\u2019eau, mais il a continué sa course.Le Nyduza était un vaisseau de 1215 :tofnesaux.LES ECOLES D\u2019ONTARIO Se basant sur les documents officiels un journal dit que sur 5,549 écoles que possède la province d\u2019Ontario, il n'y ena que ceut vingt-six où la langue française forme partie de l\u2019enseignement.Dans toutes les autres, l'anglais seul est eusei- gné aux enfants, Si du nombre des écoles l\u2019on passe à celui des élèves l\u2019on voit qu\u2019en 1887 il y avait 491,242 éleves fréquentant les écoles d\u2019Ontario.: Sur ces 491, 242 : 482,573 soit 97 0,0 reçoivent l\u2019instruction uniquement en anglais.7,482 partiellement en français 1,188 partiellement en allemand.T1 y a, avons-nous dit, 5,549 écoles dans la province.Dans 5,423 l\u2019instruction est donnée uniquement en anglais ; dans 112 partiellement en français et dans 14 partiellement en allemand.Il y avait en 1837, 5,850 professeurs sur lesquels deux seulement ne peuvent pas donner l\u2019instruction en anglais et ce sont les allemands.\u2014\u2014__e_ CHRONIQUE DE L'EXPOSIFTION On a déjà des éléments d'appréciation de la distance où portent les feux de la tour Eiffel : Un habitant de Bar-sur-Aube, M.Sail- lard, est parvenu, en prenant certaines précautions, à observer, de cette ville, le phare de la tour.Il s\u2019est placé au sommet d\u2019une colline de la mer et, en s\u2019orientant à l\u2019aide d\u2019une boussole, il à pu facilement, avec la longue vue, trouver le rayon lumineux passant par la vallée de l\u2019Arvin.La distance qui sépare la tour Eiffel de Bar-sur-Aube étant de 160 kilomètres à vol d'oiseau, le cercle de ce rayon embrasse une surface qui représente environ le vingtième de la France entière.x\" Les grands ports militaires de la France participent à l'exposition.L'arsenal de Cherbourg a envoyé le modèle du croiseur le Surcouf.L\u2019arsenal de Toulon expédie te modèle du cuirassé le Zrident ; ce dernier modèlé est en bois et mesure 2 m.50 de longueur.Tout y est reproduit avec une exactitude parfaite.Une information publiée par le Figaro, d\u2019après le Truth: .J'apprends de Berlin que l\u2019empereur Guillaume a décidé de visiter l\u2019exposition de Paris, mais dans le plus strict incognito, simplement comme un voyageur quelconque, et le secret le plus absolu sera observé quant à son voyage, de sorte que le public ignorera cette visite jusqu\u2019au retour, et peut-être même, alors, l\u2019ignorera- t-on encore x*x Du Figaro : Parmi les visiteurs royaux que comptera Paris, cet été, on peut, dès à présent, citer avec certitude : le roi des Belges, le roi de Serbie, le roi de Saxe et le roi de Grèco qui vieædront visiter\u2019 l\u2019exposition, incognito, il est vrai.Le prince héritier d'Egypte, Abbas, et son frère Mehemet Ali, qui suivent les rendront officiellement à Paris en juin.+\" C\u2019est en ces termes que le président Carnot a salué les exposants et les visiteurs, le jour de l'ouverture de l\u2019exposi- gion.** Nous venons saluer les travailleurs du monde entier qui ont apporté ici le fruit de leurs efforts et les productions de leur génie.Nous venons tendre une main amie à tous ceux qui se sont faits nos collaburateurs dans l\u2019œuvre de paix et de concorde à laquelle nous avons cori- vié les nations.** Nous venons souhaiter la bienvenue aux visiteurs qui déjà, de tous les points de l\u2019herizon, eu deca ou au deli des frontières, arrivent, sans compter les distances, pour prendre part à nos fêtes.- lière, une ville heureuse de les accueillir, et verront ce que valsnt les calomnies dictées par des passions aveugles auxquelles le respect 1uôme de la patrie ne Sait pas imposer silence, x\" A l'exposition : Deux amis, bras dessus, bras dessous, examinent avec intérêt l'installation des Canaques.\u2014Ne racontait-on pas, l'autre jour, dit l'un, qu\u2019un voyageuPavait éte tout récem- | ment dévoré par une tribu de ces vata- \u201crorels, jemeurés authropophages ?élevé de 250 mètres au-dessus du niveau s études au Theresianum de Vienne, se | * Îls trouveront ici une terre hospita- : 1 ! \u2014C'est affreux ! répondit l\u2019autre.Mais du moins dans ce cas-là, on a une consolation : on est-sûr d\u2019avoir été aimé pour soi-mênre ! x*+ Les amies.\u2014Tu est allée à l'exposition Berthe ?\u2014Hélas ! \u2014Elle m\u2019a dit que tout ce qu'\u2019èlle y a vu est affreux.\u2014-Je le crois bien ! elle s\u2019est arrêtée tout le temps devant les glaces ! el} On Secours aux incendiés \u2014Sur- proposition de MM.Ls.Dilo- dean et Ls.J.Demers, le bureau de direction de la société de prêts et placements a voté jeudi soir la somme de #100 pour les incend:és de St.Sauveur, La réunion était présidée par M.F.Kirouac, à qui l\u2019argenta été remis de suite en sa qualité de trésorier du comité central de secours.Les autres dirccteurs présents étaient MM.G.Bouchard, ¥, Hamel, E.Lacroix, Bussi¢re, Arcand et F.Dionne.-On nousinforme que la nuit de la conflagration.M.Geo.W.Budds, mai- tre charretier, a travaillé tout le temps avec ses voitures et ses emp oyés a secourir les victimes, Le lendemain, il s\u2019est adressé à plusieurs marchands qui lui ont avec | donné une grande ghantité d'effets pour les incendiés, À elle seule, la maison Ro- bitaille, Bernier et Bernie# lui a donné pour quatre ou cing cents piastres de marchandises.M.Budds, dont le dévouement cn cette circonstance est au-dessus de tout éloge, a-fait distribuer ces effets par les premiers citoyens de Saint-Sau- veur., M, Nazaire Turcotte a regu de J.P.Wiser & Son, de Prescott, la somme de $50 pour les icendiés.-\u2014M.J.B.E.Letellier a reçu $10 de James Park & Son, de Toronto.Le maire de St-Sauveur a reçu les sommes suivantes : Des religieuses et élèves du Couvent de Sillery, #80.Du major Prevost, $30, et du Révd, Néré Gingras, curé de St Gervais, $25.De plus une boîte et un paquet de, niar- chandises de MM.Glover Fry et Co, et un autre paquet de M.Hague, de Montréal.- R.P.Miller, pour MM.Spink Bros, Toronto, $25.Le partage du magot Les 83,000 de Mégantic payées La récompense promise par le gouvernement provincial aux hommes de police de Montréal qui ont pris part à la fameuse expédition du lac Mégantic contre Morrison a été payée hier matin a Montréal.Nous deunons p us bas un tableau des montants payés à chacun : Détective S.H.Carpenter qui ava\u2019t le commandement de l\u2019expédition.\u2026.9500 00 Sergent J.MacMahon.500 00 Pierre Leroyer.v.cvvvnnn.500 90 Sous chef Laucey.150 00 Constable Reid.RAR 100 00 Sergent Clarke.».\u2026.50 00 ** Leggatt.cee.50 00 Constahle Demers.35 00 \u20ac Lessard.:35 00 ot Logan.[A .3600 ve Leggatt.35 00 vo TerenceMcReown.35 00 \u201c6 Grey.35 09! cs A.MeKeown.\u2026.25 00 ss Gordon.25 00 Soit une some de $2,110.La balance des $3,000 c'est-à-dire $890 sera divisce parti les hommes de la police et les volontaires de Québie qui ont pris part à l'expédition.Feu le Révd M.Marceux Le Révd M.Marcoux, Clianoite honoraire et ancien curé de Champlain, est mort subitement mercredi à Champlain.| Le Révd M.Marcoux s\u2019était retiré du : minlstere depuis quelques années pour cause de sauté.) Ses fanérailles auront lieu samedi prochain à Champlain.Le Rév.Mess.Denis Marcoux érait né à Québec le 3 avril 1814.Il était tils de François Marcoux et d\u2019Elizabsth Durette.| Il fut ordonné prêtre à Qnébec !- ler: octobre 1837 et alla comme vicaire à St- François du L.c.En 133), il été transféré à la mission de Blandford, Il \u2018ut nommé curé de Maskinongé eu 1d41 puis à Ste Fuinille 1847 ; et eutin année suivante, 1848, à Champlain ou il a terminé sa carrière sacerdotale.La chapelle du Séminaire Les personnes qui ont occasion de passer près du Séminaire peuvent aisément se rendre compte de la rapidité avec laquelle avancent les travaux de recu:is- truction de la chapelle.Déjà le carré de in bâtisse est assez élevé pour laisser deviner quelles on seront les formes extérieures La chapolle sera constru te dans Je style Renaissance, ave: (es oi nes superposées, qui soutieudront la volte et les galeries.La longueur totale sera de 110 pieds et la nef aura 38 pieds de lar geur.Chaque côté de la nef, une allée latérale de 12 pieds et demi formera ung espèce d'avenue convenable devant les dix chapelles qui enfoureront tout l\u2019édifice.Il y aura donc onze autels ; le mai- tre-autel et cinq de chaque côté dans les chapelles.Des galeries de douze pieds cceindront la chapelle à une hauteur de 21 pieds du parquet.Les galeries seront reliées au milieu par un jubé assez sjacieux pour recevoir un orgue.On comniuniquera dans les galeries et le jubé par le petit Séminaire ou par la chapelle même.La voûte au dessus de la nef aura GC pieds d'élévation et au dessus des galeries, 24 pieds ; du jubé au sommet de la voûte on compzera 35 pieds.La hau teur des chapelles latérales sera de 21 pieds.Il n'y aura pas de chaire, pas de bancs, mais des bergères mobiles.On n\u2019est pas non plus décidé d'y poset un orgue, en attendant il n\u2019y aura qu\u2019ur harmonium, Le soubassement de toute la chapelle est fermé en voûte à l'épreuve du feu.Le parquet de la chapelle sera en tuiles.Quant aux décorations intérieures,elles sont remises à plus tard, On demande pour le présent que l\u2019église soit en état de servir au culte.L'intérieur restera donc brut -jusqu\u2019a quelque temps.Un mot de l'extérieur.li n\u2019y aura pas de clocher, mais à lu place,urie tour carrée de 68 pieds d\u2019élévation, surmontée d\u2019une croix dc fer de 20 pieds de haut.Lo petit campanile au dessus du sanctuaire contiendra seul une petite cloche.Le toit de la bâtisse sera probablement recouvert en cuivre.Pour le présent, le séminaire se contente de poser des vitres ordinaires, mais pus tard, quagd les dé corations auront embelli ce temple, des vitraux aux couleurs brillantes remplnce- ront les autres.En arrière de la chapelle il y aura une sacristie à part, à deux étages.Cette sacristie mesurera trente pieds par qua rante.L'architecte est M.Peachy ; l\u2019entrepreneur de la maçonnerie est M.Pampa.lon.Les ouvrages de charpente et de menuiserie seront souris à M.Marcoux, chef des menuisiers du Séminaire,* M, Pampalon emploie à présent quarante hommes.Le carré de la chapelle est fait avec de la pierre de rang piquée sortie des carrières de M.François Parent, de Beauport.Les corniches, les saillis et les entourages d'ouvertures sont en picer- re de taille de Deschan:bault.Les travaux de maçonnerie doivent être terminés pour le 15 octobre prochain.Mort subite On nous informe qu\u2019un menuisier nommé Edouard Dorion et domicilé 36 rue St.Ansoliwe, à St.Roch, est mort prématurément hier la nuit après une heure seulement de maladie.Le défunt était le frère de fou M.Isaac Dorion.\u2014 LES REPTILES DE BISMARK Un journal anglais au service de l'Allo- magne Londres, 24\u2014Dans le procès de M.Greenwood coutre la St-James\u2019's Guzeitr le jury n\u2019a pu s'\u2019accorder.Cette allure, dout on s'occupe beaucoup duns les cercles politiques et dans le monde de la presse, jette de la lutnière sur les rannt- cations de la presse reptilienne ausery e de Bismark.M.Greenwood à quitte ta réaction de ln St.Jumee's Guzetle parce qu\u2019il soupçonnait M.Strinkopf, le nouveau propriétaire de ce Journal d'etre soudoyé par Bismark.Ha produit dus lettres qui font connaître la situation.Steinkepf, un néguciant alicmand, «int g'étabhir 4 Londres ou il achota la SE Jumes's Gazette, Il retourna ensuite a Berliu pour faire visite au prince de bis mark qui s\u2019einpressa de le recevoir.Le chancelier lui promit des nouvelles de Berlin a la condition que ces nouvetius seraient publiées dans la forine donnive Apres sa visite au prince de Bisinavx, Steinkopf envoya a M.Greenwood | cs soi-disaut nouvelles ci-apres : ** Je crois que tout va aussi bien quu possiblo, mais | faut du tesaps pour tout arranger.Leur idee au sujet de Boulan ger est qu'un journa.anglais devrait dire ne l\u2019Allewagne, et seulement l'Allemna site, bénéticie de ce que Boulanger fait a présent et de ce qu\u2019il a fait depuis quelques teinps, notamment : fomenter le meécontuntement et la désobéissance dai: Parmde.Mais LL.w\u2019a dit qu\u2019ils atten daient de plus amples informations avini de proposer d\u2019autres observations sur \u20ac.sujet.\u201d Dans l'interrogatoire, il a été dit que B.signifiait Bismark.Le chancelier etait si complaisant pour Steinkopf que ce der À nier avait demandé que les ambassad.f) allemandes à Paris, Rome et St-Pé : bourg communiquassent directement (ui en secret avec la St-James Cuzette 18 CA L'Enfant pieure, il veut son Castoris + A) LE CULTIVATEUR 3 : CE QUE FUT 1789 Le jour où, par ordre du roi, la réu- men des trois ordres eut lieu à Versailles, la Révolution de 1789 fut faite.XVI reçut le surnom de restaurateur de Louis à liberté française.Ce fut a juste titre, ar de ce jour data l\u2019émancipation de la lèbe, des masses populaires, écrasées et sservies jusque-là, Dix-sept cent quatre-vingt-neuf ne fut donc pas criminel dans son but, ses aspirations, ses efforts vers des réformes nécessaires.Voici les réformes que, pour sa part, le clergé avait formulées dans ses cahiers : ** Le clergé, dans l\u2019ordre politique, se montrait plus circonspect que le Tiers- Etat, et néanmoins il demandait qu\u2019on régularisät pour l\u2019avenir l'institution des Etats-Généraux, en tant que base de la eprésentation nationale ; plusieurs cahiers réclamaient l\u2019établigsement d\u2019assemblées provinciales ; d\u2019autres la suppression des tribunaux d\u2019exception ; d\u2019autres, et ils étaient en majorité, l\u2019uniformité des lois administratives et une organisation municipale libre et régulière.La plupart des cahiers du clergé sollicitaient pour toute la France un même code civil, l\u2019uniformité des lois de procédure civile, la publicité de débats judiciaires, l\u2019égalité des peines, abolition de la confiscation des biens et l\u2019adoucissement de la législation criminelle, \u2018\u201c Par un sentiment généreux de patriotisme, le clergé renonçait à l\u2019exemption de l'impôt et consentait à contribuer pour sa part aux charges publiques ; dans l'intérêt des classes pauvres, confiées à sa sollicitude, il demandait que les biens de la noblesse fussent également soumis à l'impôt et que les seuls journaliers jouissent désormais de l\u2019immunité ; il réclamait pour les indigents et les ouvriers le droit de n\u2019être soumis ni à la saisie mobilière, ni à celle de leurs outils ; il insistait pour qu\u2019on imposât surtout les objets de luxes De plus il ne craignait pas de demander la supression de tous les monopoles et usages qui génaient le commerce, l\u2019agriculture, tels que les jurandes, les maîtrises, les douanes de l\u2019intérieur, le cens, les corvées, les droits de péage et de chasse, et généralement tous les privilèges féodaux : enfin, d\u2019accord avec le Tiers et la minorité de la noblesse, il demandait que désormais tous les citoyens fussent également admissibles aux emplois civils et militaires.\u201d (Rolirbacher, histoire de l\u2019Eglise, vol, XI.) L'année qui vit triompher l\u2019idée de réformes aussi précieuses ne nous semble pas vouée aux malédictions que prodigue l\u2019Étendard.La révolution de 1789 s\u2019ouvrit, débuta sous les auspices de la religion.Elle fut, plus tard, souillée par des atrocités dignes des temps barbares.Qui l\u2019eût pu prévoir ?Cela prouve-t-il que la cause fut mauvaise, que ses réclamations fussent illégitimes?Je les ai exposées, telles que l\u2019histoire vraie nous les transmet.Ce ne sont pas les abus, les abominations qui ont suivi 1789 que l\u2019on songe à commémorer et justifier en France.Non : notre ancienne mère-patre n\u2019est pas si dépravée que cela Elle a droit dese souvenir de I'émancipation que vit luire 1789, de la conquéte parle peuple de libertés jusque-là étouffées par le privilège.J.ISRAEL TARTE.eme L\u2019AGITATION ANTI-JESUI- TIQUE La Gazette raconte que jeudi soir le comité formé pour faire de l\u2019agitation et demauder le désaveu de l\u2019Acte des biens des Jésuites a tenu une séance secrète dans le soubassement d\u2019une église protestante.Attiré par les lumières éclairant la salle et qui trahissaient évidemment une réunion quelconque, un roporter voulut pé- * nétrer entre ces murs pour connaître ce qui s\u2019y passait, mais il en fut quitte pour se voir éconduit.Il en entendit cependant assez pour comprendre qu\u2019il s'agissait de l\u2019affaire des Jésuites.La requête qui duit être envoyée dans toute la province pour recevoir des signatures a été finalement adoptée à cette réunion de comité ; cette requête se lit comme suit : À Son Excellence le gouverneur-général en conseil.Qu'il plaise à Votre Excellence.\u2014Les résidents soussignés de.étant convaincus que l\u2019Acte des biens des Jésuites de la législature provinciale de Québec, sanctionné par leutenant-gouverneur de cette province le 12 juillet 1888, empiète sur les droits de la minorité dans la province de Québec,telle que garantie par la sec.93 de l\u2019Acte A.B.N., et qu\u2019il est préjudiciable aux intérêts de la société, dangereux pour la paix de la Puissance du Canada et dérogatoire à la Reine, sa couronne et sa dignité, Prient respectueusement votre Excellence le gouverneur-général en conseil de désavouer l\u2019acte susdit, On a également décidé, sur la proposition du Rv.Dr MacVicar, de faire imprimer l'acte des Jésuites en pamphlet et de le distribuer avec profusion dans toutes les parties du Canada.Les agitateurs tiendront la semaine prochaine, à Montréal, une série d\u2019assemblées de protestation.La première de ces réunions aura lieu lundi ; les orateurs seront : le Rev.M.Douglass, le Rev.M.Wells, le Dr Davidson, et le Rev.M.Lafleur, Il est vraiment douloureux de penser que tant d\u2019éloqueuce ira grossir le fleuve des illusions vaines et des entreprises avortées, et LE CHEMIN DE FER PE LA BAIE D\u2019HUZ ON ET M.GREENWAY \u2014_\u2014 M.Hugh Sutherland, président de la compagnie du chemin de fer de la baie d\u2019Hudson,s\u2019est exprimé ces jours derniers assez vivement sur le compte du ministère Greenway.Il réaffirme que l\u2019émission des débentures portant la garantie statutaire qui ont permis à la compagnie d\u2019acheter des rails, de même que le prélèvement de $15,000,000 et la conclusion des arrangements financiers en Angleterre avaient eu lieu à la connaissance de M.Greenway et reçu son approbation.Voici le texte de la lettre que ce dernier adressait à M.Sutherland : Winnipeg, Man., 29 mars, 1889 À tous ceux que la présente pourra intéressets Le porteur, M.Hung Sutherland, président de ia compagnie du chemin de fer de Winnipec et de la baie d\u2019Hudson, part pour New-York où l\u2019appellent les affaires de sa compagnie.Je me crois autorisé a dire que la construction d\u2019un chemin de fer de Winnipeg à la baie d'Hudson, est d\u2019une importance capitale pour le Nord- Ouest du Canada.Et comme preuve de sa confiance dans l\u2019excellence de l\u2019entreprise, la législature a unaniment passé un acte garantissant le paiement de l'intérêt pendant vingt-cing ans sur $4,500,000 dans le but d'aider à la construction du chemin M.Sutherland est bien connu Ici c\u2019est un homme honnâte et habile, Signé : Thos, GREENWAY.Premier de Manitoba.SZ LA PRESSE EUROPEENNE ET L\u2019'EXPOSITION La plupart des journaux anglais consacrent des articles très élogieux à l\u2019exposition, Le Morning Post s\u2019exprime ainsi : Bien que des considérations d\u2019ordre politique se trouvent attachées aux débuts de l\u2019exposition, l\u2019essence même de cette vaste entreprise est d\u2019être industrielle, scientifique, pacifique et civilisatrice.À mesure que ces caractères deviendront plus manifestes, les jugements si souvent portés sur les Français par des races plus flegmatiques, moins versatiles, seront inévitablement modifiés dans une large mesure.Comme exemple décisif de ce que la démocratie et l\u2019émiancipation des masses ont fait pour la c.vilisation et le progrès, l\u2019exposition égale si elle ne lo surpasse pas, toutes les entreprises similaires qui l\u2019ant précédée.On peut féliciter le peuple français du vaste effort de relèvement intérieur dont témoigne l\u2019exposition, La France donne aujourd\u2019hui unef preuve toute nouvelle de sa vitalité et de ses ressources ; elle vient de se placer une fois de plus à l\u2019avant-garde dans la marche pleine d\u2019émulation qui, en dépit de tout, se poursuit sans cesse vers le progrès.L'exposition parisienne atteste que la France n\u2019est pas seulement une convalescente au point de vue industriel, mais \u2018qu\u2019elle promet fort d\u2019être victorieuse en bien des matières sur ce terrain.L'esprit qui a marqué la cérémonie d\u2019ouverture montre clairement la reconnaissance de ce fait et la satisfaction avec laquelle il est constaté par tous les Français ; tous ceux qui ont des sympathies pour la France s\u2019inclineront devant ce gentiment avec respect et cordialité, Le Morning Post, en terminant, exprime l\u2019aspoir que l\u2019exposition de Paris scel- (lera l\u2019amitié de la France et de l'Angleterre et que les questions qui ont pu diviser les nations sur les raisons qui ont provoqué cette exposition seront oubliées devant son véritable caractère international si malheureusement accusé.Le Daily Chronicle constate les progrès extraordinaires, faits pendant le siècle actuel.I] pense que, d\u2019après l\u2019espoir formulé par M.Carnot, l\u2019expositioh servira à montrer au monde les progrès réalisés dans les arts de la paix, et montrer aux nations ce qu\u2019elles pourraient accomplir si elles n\u2019étaient pas si lourdement surchargées par le poids de leurs armements.Le Standard de Londres fait remarquer que les gouvernements étrangers, étaient parfaitement justifiés dans leur résolution de se tenir à l\u2019écart de la commémoration, faite à Paris, d\u2019événements dont ils ont eu jadis à souffrir cruellement ; mais le journal conservateur ajoute que leur attitude à l\u2019égard de l\u2019exposition ne fera qu\u2019ajouter au triomphe dont pourront jouir les Français en constatant avec quelle facilité ils peuvent sé passer des sympathies officielles de l\u2019étrangers Les centaines de milliers de visiteurs qui vont accourir dans la capitale de la France, ajoute le Standard, se préoccuperont peu de la théorie des questions sociales ou du relèvement administratif ou politique ; mais, si la grande manifestation pacifique du Champ de Mars a tout le succès qu\u2019on prévoit, ils repartiront certainement avec le sentiment, solidement imprimé dans l\u2019esprit, de la grandeur et de la puissance de la France, de la stabilité de la République et même des \u2018vertus de la révolution française.Ils admettront difficilement que la France soitentourée de dangers et que les fondateurs de la moderne société française n\u2019aient pas bâti aussi profondément et aussi solidement qu\u2019il est donné à des politiciens est à des réformateurs de le faire en ce monde variable et incertain.Le Nord, organe de la chancellerie russe qui se publie à Bruxelles, rend hommage à la bonne tenue avec laquelle Paris a célébré les fêtes du centenaire et l\u2019ouverture de l\u2019exposition.Il loue sans réserve l\u2019entrain, la bonne humeur, le sentiment de concorde, la bonne grâce de la population parisienne.Ti ajoute.En face de l'exposition, on se rend compte combien il est oiseux pour les hommes d\u2019Etat français de rêver de faire grand : ils n\u2019ont qu\u2019à laisser la France s'occuper de cette besogne, D\u2019elle-même naturellement, sans risques ni aventures, elle fait grand par ses savants, ses artistes, ses ingérieurs, ses industriels.Dans l\u2019état d\u2019esprit populaire qui s\u2019est manifesté pendant ces jours de fête, une part revient certainement à M.Carnot, Son attitude toujours correcte sa droiture, l\u2019estime et le respect qu\u2019il inspire même à ses adversaires, ont évidemment influé sur les dispositions du public.Peu s\u2019en faudrait qu\u2019il ne fâtle chef d\u2019Etat qui plane au-dessus des partis, si ce rôle était praticable en France.Ses discours à Versailles, à l\u2019exposition, ont été empreints de la même modération et du même tact que sa conduite.lH STATISTIQUES VITALES Voici le chiffre des mortalités pour le mois d\u2019avril : Ottawa.182 par 1000 be Montréal.258 *\u2018 Toronto.«108 \u2018* ** Québec.253 \u2018+ 86 Manitoba.146 \u2018* étai tenu de répondre à un signal lui disan de changer sa course lorsqu'elle est bon! ne, le pilote d\u2019un autre navire qui auraiti fait une bévue pourrait se tirer d\u2019eml ara« ras en sifflant à son confrère pour chan-j ger sa direction.Nous n\u2019accusons aucu des pilotes des steamers venus en collisions hier, mais nous vous disons le règles que nous suivons.ll arrive fréquemment que des steamers voyagean en sens contraire se rencontrent près de la bouée de la Longue Pointe.Dans cesi rencontres chaque pilote doit tenir sa course à droite.Il est vrai que le chenal décrit à cet endroit une courbe assez accentuée, mais nous avons toujours tronvé, moyen d\u2019éviter les collisions.Il ÿ a mystère dans cette affaire et nous attendons l\u2019enquête avec la plus grande impatience.\u201d Le pilote du \u201cPolynesian\u201d, Louls Z.' Bouillé et le pilote du \u201c\u2018Cynthia\u201d,C.Bru= net, sont les deux mêmes qui ont descen-' du le \u2018\u2018Pomeranian\u201d dans les glaces.Bouillé en charge du steamer et Brunet en avant avec un remorqueur pour frayer le chemin jusqu\u2019à Québec.Nous appreuons que le conducteur à -Pemploi de la compagnie des chars ur bains qui a refusé de permettre aux malheureux naufragés d\u2019embarquer à bord de son char à Hochelaga, a été congédié de suite aussitôt que l\u2019on à su de quelle ma nière il s\u2019était conduit envers les pauvres diables, qui à cause du malheur quë venait de les frapper, méritaient certaîne- ment les sympathies de tout le mondg même celles d'un conducteur de chasms urbains, sr Un moyen original pour réprimer Pi- vrognerie a été imaginé par la police danoise.D\u2019après un règlement spécial, les agents doivent faire monter en voiture ct recon\u201c duire soigneusement chez eux les gens qu\u2019ils trouvent en état d\u2019ivresse dans la rue et dans les lieux publics, L'individui incapable de donner les renseignements suffisants est mené d\u2019abord au poste da police, d\u2019où il est transporté, également: en voiture, à son domicile, aussitôt qu\u2019il{ peut faire connaître son adresse.Aprés quoi, et c\u2019est là qu\u2019est la pa.ticularité eu-{ rieuse du système, le débitant qui a servi - he I ae y le dernier verie à l'ivrogne est invité, sou peine\u201cde cout e-ention, à payer la note; parfois assez élevée, des frais de tran qu'\u2019a occasionnés son client. 4 LE CULTIVATEUR : Dix-sept cent quatre-vingt-neuf et l\u2019histoire .La question n\u2019est pas de savoir si je guis rusé, madré, maître de ma langue et hormand, I s\u2019agit de 1789 et de ce que j'en ai écrit.J'ai cité des faits.i Quarante-huit évêques, deux cent soix- hante curés et religieux faisaient partie de la Constituante.: Un membre du clergé, l'abbé de Mon- Kesquiou, fut deux fois nommé président fe la Constituante, | Les promesses constitutionnelles faites par Louis XVI furent célébrées par un fre Deum.| Jo vais en rappeler d\u2019autres afin que 'Etendard n\u2019en ignore.Le lendemain même du jour où les dé- tés du tiers-état prêtèrent au jeu de Paume le serment de ne pas se séparer avant d\u2019avoir donné une constitution à la France, \u2018ils virent venir à eux cent qua- Kante-neuf députés du clergé qui décla- Kèrent reconnaître l\u2019assemblée nationale Pt se confondre dans ses rangs.\u201d (A.Ga- bourd.) Le premier président de l'assemblée tionale de la Constituante de 1789, qui tla révolution, fut Mgr le Franc de ompignan, archevêque de Vienne.Pour le moment, restons dans l'his- oire, Elle importe plus au public que 08 personnes.Est-on sacrilege et anathème pour pen- Yer qu\u2019un pays comme le nôtre aurait dû prendre part à l'exposition de Paris, te- | nue cent ans après les faits que nous indiquons ?Certes, personne d\u2019entre nous ne \u2018voudrait se porter héritier da toutes les conséquences du grand bouleversement politique, religieux et social qui ébranla Ja Fraice jusque dans ses fondements.Nous lus répudions, et nous voyons au- \\dessus boyous, \\quise, le peuple et le travail émancipés, \u2018\u2018 l\u2019égalité établie entre les ci- \u2018la souveraineté nationale recon- a propriété rappelée à ses véritables incipes, la justice impartiale, rapide, osophique, aussi infaillible que le {Jules Simon.) Dix-sept cent quatre-vingt-neuf, dans mporte l\u2019humanité.\u201d n ensemble, est le triomphe de la li- rté, des droits de l\u2019homme, de la jus- ice sur le privilège.Il existait entre les citoyens une iné- Ralité odieuse.La liberté était un vain got.Sous Louis XVI, les protestants Le Fang des accusés et des condamnés déci- Ye cachaient pour exercer leur culte.Mait du châtiment, et ce ne fut que par un décret du 21 janvier 1790 que tous les Français furent déclarés égaux devant les Jois.La propriété était l'apanage du petit nombre.- Mais! je ne puis micux faire que de piter ces lignes pleines de lumière, écrites par M.Simon : \u201c* Des érudits ont voulu prouver que Ia propriété était très divisée avant 1789 Oui, ce qui était en roture était divisé ; mais il y avait les majorats, et la main-morte qui couvraient une partie du sol.Si le bourgeois et le traitant prenaient quelque chose, et si le paysan \u2018 représentant Léon XIII au moment où il même, quoique à grand\u2019peine et bien tarement, arrivait À posséder, c\u2019est que le noble administrait mal, ne travaillait pas, ne pouvait travailler sans dérogeance, Xe ruinait par le jeu et le luxe, et ven- lait pour se libérer, quand il ne parve- fait pas à obtenir une pension.Les pensions étaieut prodiguées avec une légè- roté vraime* ariminelle.s Les vie _érviteurs de lEtat, des off- piers utiles, mais obscurs, obtenaient al payer ; mais les courtisans, les titulaires des grandes et petites places de cour, les représentants ruinés des grandes familles recevaient en pensions, bénéfices et emplois, des libéralités énormes.Le plus clair des impôts aboutissait là, après avoir enrichi les traitants de haut et de bas étage.La disproportion du sort entre les grands et les petits était surtout choquante dans le clergé.*\u201c I] y avait des évêques et des abbés à 200,000 et 300,000 livres de revenu, et des curés congruistes, chargés de tout le fardeau du ministère spirituel, recevant par année 500 |.vres.** Le peuple des campagnes resta cerf, soumis à son seigneur par droit de naissance, eb à toutes les personnes constituées en dignité, Sa liberté, son travail, son avoir furent à la merci de ceux qui étaisnt au-dessus de lui.À lui seul, avec le rebut des ouvriers des villes, il costi- tua les armées.Toute cette plèbe des campagnes et des villes n\u2019entra jamais dans l\u2019armée que pour obéir et mourir ; le commandement appartenait à d\u2019autres.C\u2019est à peine si elle avait l\u2019idée de réclamer contre une injustice ; et, quand elle réclamait, elle ne faisait que s\u2019exposer à des sévices plus cruels On dit que les seigneurs étaient quelquefois des pères pour leurs vassaux ; il est impossible d\u2019en douter.Les esclaves aussi ont très souvent des maîtres doux et bienfaisants ; et ils ne sont jamais plus à plaindre que quand, pour cette raison, ils se consolent de l\u2019esclavage.\u201d Voilà, décrit sommairement, l\u2019intolérable état de choses qui existait en 1789 et que les délégués du clergé de France reconnurent en se joiguant au Tiers-Etat pour faire la révolution qui y mit fin.J.ISRAEL TARTE.rer Les arpenteurs sont partis pour faire le tracé de l'embranchement du Pacifique dans la région de Souris.Le travail va être fait promptement.nr mere Une dépêche au Herald, de Montréal, déclare qu\u2019on à enfin décidé à Ottawa de confier à l\u2019hon.M.Chapleau le portefeuille des chemins de fer et des canaux, On annonce de Valleyfield, comté de Beauharnois, la mort subite de Mme De- naud, la mère de M.Bergeron, M.P.Elle était âgée de 58 ans.La convention conservatrice du 29 mai promet de faire époque par son nombre et son'importance.\u2018Tous les comtés de la province sont invités d\u2019y envoyer de noin- breux représentants.\u2014 La Gazette de Montréal parle en termes très élogieux du nouveau président de la Société Royale, M, l\u2019abbé R.Cas- grain.Un livre bleu qui vient de paraître indique que le gouvernement Mercier a nommé jusqu\u2019à cette date vingt-sept gar- des-forestiers nouveaux, II On mande de Londres que le bétail importé jusqu\u2019à aujourd\u2019hui du Canada a été trouvé d\u2019excellente\u2019 qualité et que les prix obtenus sont très encourageants.Le bétail canadien n\u2019étant frappé d\u2019aucune maladie épidémique, ou permet de le transporter vivant sur tous les marchés ; c\u2019est un avantage de dix piastres par tote sur le bétail américaiu.On écrit de Rome qua le Souverain Pontife vient de donner une nouvelle marque d'affection et de bienveillance à l\u2019Université catholique d'Ottaws en lui aisaut présent d\u2019ua magnifique tableau doune sa bénédiction.Ce tableau est dû au pinceau d\u2019un des meilleurs artistes de Rome.I! avait été préparé pour l\u2019ex- postion de Paris.M.J.A.Gravelle, d'Ottawa, qui a combattu autrefois dans l'armée améri- Caine durant la guerre civile, a obtenu l'autorisation d'organiser un poste de la grande armée de la République à Ottawa.ll y a actuellement à Ottawa 70 vété- peine une pension de quelques centanies | rans de la fanivuse guerre de sécession et B'écus, et ne parrenaient pas à se la faire : environ 3,000 dans tout le Canada, Il est propable que le major Chapleau, greffier de la Couronne en Chancellerie et frère de l\u2019honorable secrétaire d'Etat, sera choisi comme commandant du poste.LES ITALIENS ET LE CENTENAIRE DE 1789 Une récente dépêche de Paris, que les journaux américains ont commentée, faisait allusion à la probabilité d\u2019une crise ministérielle en Italie.On y prédisait la ehute prochaine de M.Crispi et son remplacement par un ministère qui donnerait à la politique extérieure une orientation nouvelle, L'alliance contre nature avec l'Allemagne n\u2019a eu que des résultats néfastes, d'abord l\u2019accroissement constant des dépenses militaires et des charges publiques, puis la stagnation des affaires due à l\u2019interruption des rapports commerciaux avec la France ; on voudrait rompre aujourd\u2019hui avec ce passé et se rapprocher de la France, l\u2019alliée naturelle de la jeune Italie.Que faut-il penser de ces prévisions?Elles ne sont basées sur aucun acte officiel, et elles paraissent bien optimistes au moment où le roi Humbert et M.Crispi prennent le train pour Berlin.Mais il est vrai qu\u2019il s\u2019est produit récemment en Italie, en dehors de toute action gouvernementale, Un mouvement d\u2019opinion favorable à la France.; Les fêtes du centenaire de 1789 ont fourni aux Italiens amis de la France l\u2019occasion de prouver, combien peu l\u2019attitude du gouvernement de M.Crispi répond aux sympathies populaires.La grande cité lombarde,la capitale de l'Italie du nord, Milan pour l'appeler par son nom, a multiplié les témougnages de son amitié fraternelle.C'est sous la forme d\u2019une maguifique démonstration populaire devant le consulat de France que se sont manifestés d\u2019abord les sentiments de la population milanaise.Dans la soirée du 6 mai, cinq mille citoyens, sur l'invitation des sociétés libérales, politiques et ouvrières de Milan, se sont réunis et ont traversé lu ville, drapeaux en tête et au milieu des applaudissements pe la foule, pour se rendre au congalat de français.Des fanfares jouaient sur tout le parcours, Une délégation, compusée de journalistes, d'ouvriers et d\u2019autres personnes, parmi lesquelles un député, M.Cavalotti, est entrée chez le consul, M.Charpentier, pour lui exprimer l'affection de la population milanaise pour la nation française.Le consul s\u2019est alors présunté au balcon et a remercié la foule eu criant : \u2018\u201c Uive I'l- talie ! \u201d On lui a répondu par les cris de : \u201c* Vive la république française !\u201d >< UN DISCOURS DE BISMARK Décidémeut M.de Bismark n\u2019a jamais été plus irritable, La sortie qu\u2019il a faite l'admiration de ses amia, mais elle n\u2019a pas dû déplaire à ses adversaires, qui n\u2019ont, sûrement pas été effrayés de son froncement de sourcil olympien.On se rappelle ce qui est arrivé Au cours d'une de ces harangues agressives comme sait en prononcer le grand chancelier allemand,il reprochait aux libéraux d\u2019avoir voté la loi militaire par nécessité plus que par patriotisme.M.Richter, l\u2019un des chefs de ce parti, a répliqué par un mot dedaigneux qui a rexaspéré l\u2019orateur comme l'aurait fait un coup de sifflet.Il s\u2019est alors tourné du côté des libéraux, et s\u2019est écrié qu'il rendrait coup pour coup à ses ennemis, en les menaçant du doigt.Mais l'incident a pris un caractère plus sérieux et plus caractéristique.M.de Bismark a comparé les socialistes aux français en disant que les socialistes étaient, comme les Français,toujours prêts à frapper quand ils devenaient forts.M, Bismark a dit que le reichstag avait commis une grande imprudence en admettant les Alsaciens dans son sein.On sait, en effet.qu\u2019un des rèves du chancelier est d\u2019exclure du parlement ces terribles Français d\u2019Alsace,qui y sont revenus sans en excepter un seul à la dernière fournée électorale, malgré les intrigues, les menaces et les persécutions employées pour les faire échouer devant le scrutin.La phrase qui suit achève de décéler le fond de la pensée de M.de Bismark.Non seulement il n\u2019a pas réussi à germaniser l\u2019Alsace, mais il craint que les Alsaciens ne francisent les Allemands.\u2018\u201c Nous ne nous sommes pas battus contre la France, dit-il, pour subir l'inoculâtion de quatorze Français ! \u201d C\u2019est un dangereux virus, en effet, que cette protestation persistante, indomptable, du droit contre l\u2019insur- pation de la violence ; contre l\u2019asservissement d\u2019un peuple qui, par jour, goutte par goutte, infiltre dans la conscience des hommes, même les plus rebelles aux inspiration de la concience, le sentiment d\u2019une grande injustice accomplie, en dépit de la loi nouvelle qui proclame le droit des peuples de se mettre seulemert au gouvernement de leur choix.M.de Bismark n\u2019a sans doute pas le remords de cette spoliation et de cetteiniquité, mais il en voit les eflets et il en a la crainte.Il a toujours l'instinet de la conquête, mais il n'y croit plus avec la foi robuste que lui donnait jadis sa soif de domination, et il la retoute en la voyant miner son œuvre, qu'il croyait assise sur le ruc d\u2019une force invincibie; le sentiment de son impuissance l\u2019irrite, et il se venge en invectivant ceux que révolte sa présomption autoritaire, Il leur dit qu\u2019il considère leur opposition comme l'expression de la haine qu\u2019ils lui portent depuis plusieurs années, \u2014 LA REUNION DES ETATS GENE- RAUX Nous croyons devoir reproduire du Temps, de Paris, l\u2019article qui suit Nos lecteurs feront avec nous les réserves voulues.Qu\u2019est pour nous la f&te que la France entière célébrera demain ?Que siguifie cet anniversaire qui arrive au bout d\u2019un siècle avec l'aspect et l'autorité d\u2019une su- lennité religieuse ?Ce jour du 5 mai 1789 qui vitla réunion de Etuts généraux à Versailles, apparait encore anjourd\u2019hai comme l\u2019aube printanière et radieuse trop tôt obscurcie, il est vrai, mais d'autant plus seduisante et inoubliable, de lhistoi- re moderne.Les hommes d alurs eurent ; ; à \u201cune vision dont ils restèrent enivrés ct samedi au reichstag a peut-être provoqué .qui nous fascine et nous dousine encure : la vision sublime de la dignité humaine, de la grandeur souveraine de la raison, de \u201cla liberté individuelle et sociale, de l\u2019éga- \u2018lité civile et de la frateruité universeile des peuples.Les ancieus despotiames et les vieilles tutelles sacerdotales ou royales se trouvaient tout à la fuis épuisés par l'excès même de leur développement et philosophiquenient ruines par l'analyse rationnelle qui en avait dissous les principes et dissipé les prétentions.Mais en méme temps que s\u2019écroulaient Jes éditices politiques du passé, la raison éveillée, en creusant dans la couscience humaine, y avait découvert d\u2019autres principes qui devaient servir de fondement au nouvel ordre de choses, C'est alors que prirent leur essor toute ces grandes idées de gouvernement libre, d'égalité civile, de justice et de solidarité fraternelle qui ont agi depuis lors Le World, de New-York, relevant la et ne cessent d\u2019ag r encure comme un fer- boutade, fait cette plaisante observation ; ment vigoureux dans les vieilles societés pol.tiques de l\u2019Europe pour les transfor- ** La colère de Bismark parce qu\u2019un mer et les rajeunir.membre de l'opposition lui a crié : Fi Cet idéal se levait alors sur le monde done ! est inexplicable pour des législa- | comme un soleil resplendissant.Nos pè- teurs américains, Si M.Richter avait res, qui se sentaient encore plungés à mui- menacé M.de Bisumark de lui paumer la tête, ou l\u2019avait traité ** d\u2019enfant de canon Krupp \u201d, ou de quelque chose comme cela, où aurait pu comprendre qu\u2019il ait soudainement tourné le dos à la clam- bre.\u201d Le Commercial Advertiser dit de son côté : ** Le tempérament impérieux du prince de Biswark n'a rien perdu de son intensité sous la pression des années, et a certains égards le puissaut chancelier semble avoir atteint I'Age où le iivre de la science nous dit que la cigale devient un fléau insupportable en vieillissant\u201d à ; tié daus ja nuit du passé, n\u2019eu ÿar.t pus seulement éclairés et réchauffés, ils en furent éblouis Cet idéal leur paraissait si naturel qu'ils le crurent tuut proche d'eux et ne doutèrent pas de le saisir et de le réaliser aussitôt avec un peu de bun- ne volouté et d'énergie.Rien ne se change plus facilement en fanatisme impatient de toute résitance et même de tout retard qu\u2019une graude fui.Or, la foi des hommca de ls Révulution était entière.L'évidence de la bunté de leur cause était ai rayonnante puur eux que toute opposition ou même toute précaution leur paraissait cri- winelle.De là leur violente intolérance.Ainai l'idéal nouvenu, toiubant saus préparation ni transition dans une sociét enserrée par une antique tradition, y pra duisit des convulsions terribles et sembl y apporter tout d\u2019abord plus de causes d désordres et de ruines que de germes d vie et de progres.Mais ce jugement de ennemis de la Révolution est encore um illusion.Les crimes et les violences on: disparu, légitimement condamnés par It tribunal de l'histoire ; les principes de 1789 out subsisté et après chaque crise dc la société française depuis cetto époque sans en excepter aucune, en 1815, en 1834 en 1848.en 1871, ils ont reparu audessut de toutes les têtes, et de toutes les méléot comme le phare lumineux indiquant avet le même calme et la même sûreté la route à suivre et le but à atteindre.Et, dans l'heure critique où nous som mes aujourd'hui, au milieu de la tempêt soulevée depnis quelques mois par le: passions réactionnaires et césariennet coalisées, en face des grands problème: sociaux que pose chaque jour le dévelop pement irrésistible de la démocratie, dun: cet entrecroisement de doctrines con traires, devant ces rêves et ces chimèret propagés par les écoles socialistes, où trouvérons-nous la direction à suivre, dans quel sens irons-nous chercher le: solutions, quel idéal viendra éclairer la route des républicains libéraux et les garder à la fois de la réaction et be l'utopie : Qu'est-ce enfin qui nous raillie ou permet du moins la discussion en fournissant à tous un point de départ commun ?Quel drapeau élévons-nous bien haut au-dessus de nos divisions et de nos querelles d\u2019un j jour ?C'est encore la foi des hommes de 1789 ; c\u2019est leur idéal qui resto toujours le nôtre et que, plus avisés et moins impatients qu\u2019ils ne furent, nous voulons travaillersans défaillance à faire passce peu à peu dans notre vie sociale et politique pour le plus grand bien de la patrie française et de tous ses enfants.2 HUMBERT À BERLIN La série des fêtes commence par ur grand banquet Berlin, 23.\u2014Le roi Humbert, le prine« héritier d'Italie et M.Crispi sont arrivé: le 21 à Berlin L'empereur Guillavme, les princes de la famille royale, le prince de Bismark et plusieurs généraux le: attendaient à la gare.Après les embrassades d'usage les deux souverains se sont rendus au palais royal Les troupes formaient la haie sur la route conduisant do la gare au palais.Quelquet arcs de triomphe et des drapeaux déco- raieut les rues suivies par le cortège royal.La foule a acclamé l'empereur ct le roi, Lorsque M.Crispi est descendu du trwin le prince de Bismark s\u2019est aussitôt dirigé vers lui pour lui serrer la main, Uni escadron de cuirassiers a escorté les voitures depuis la gare jusqu\u2019au palais.La premiere voiture était occupée par l'empereur Guillsume et le roi Hunberg, la seconde par le prince de Naples, le prince Henri de Prusse et le prince Frédéric, le second fils de l\u2019empereur, et la troisieme par le prince de Bismark et M.Crispi.Des membres de l\u2019Académie de Berlin et d\u2019autres associations d'artistes oceu- patent uu pavillon en face de l'Opéra.Un \u2018peu plus loin se trouvaient des chœurs, sous la direction de M.Joachim, qui out chanté une ode apécialement écrite pout la circonstance et commencant par les mots : \u2018* Viva Uuwmburto re d'Italia.\u201d L'actrice de la cour Mme Hocheuburger a récité des vers écrits par M.Jordan.directeur de la galerie nationale, pour souhaiter la bienvenue au roi Humbert, Après avuir fait visite à l\u2019'inipératrice, le roi Humbert et le prince de Naples se sont retirés dans les appartements prépa ;rés pour eux dans le palais.Quuiques l heures plus tard, ils faisaient visite aux priuces de la maison royale, au prince de .Bismark et au maréchal de Moltke.À pret un déjeuner de famille, l'empereur et set invités sont allés en voiture à Charlot tenbourg, où ils ont déposé des cou ronues sur la tombe de l'empereur Fré i déric.| Un banquet a été donné ce soir er l'honneur du roi Humbert Au nombre des invités se trouvaient les membret ide la famille royale, les ministres, de ! députés, M.Crispi et plusieurs ambassa- \u2018 deurs.Londres, 23.\u2014 Le currespondant berli nois du T'inees compare la rét«ption ac: cordée au roi Humbert à la visite impo | pulaire et hative au «zæ.Il dit que ls \u2018ville de Eee.8 est surpassée et que ls | cordialité avec laquelle elle a accueilli le {roi Humbert a pour but de montrer l'im: portance qu\u2019elle attache à l'alliance de l'Italie et de I\u2019 Allemagne, Les Amers Indisènes ne contiennent absolument aucun principe dangereux où nuisible, aucun sel métallique, aucun mé dicsinent minéral, enfin ren qui puiss nuire à la coustitution par suile d'un tro} long usage ou de doses trop fortes, Ces uno préparation purement végétale ne ren \u2018fermant aucun powon, de sorte que puoiqu'une douse trop forte agisse moi bien que la dose donnée duns la direction on peut en prendre n'importe quelle quantité sans le moindre dange. 5s gy \u201cuni arly el clap Ai OUR eut CR moral, TOUTE clé iil Ap LS, ont ogi GN taux qu\u2019en Angleterre, LE CULTIVATEUR On annonce que les reveuus provenant le licences que les pêcheurs américains ront tenus d\u2019obtenir sous le modus vivendi, Félèvent déjà à $6,000, ce qui est le double du montant perçu durant toute Pannée dernière.Un ordre en conseil passé dernièrement « Ottawa porte que les droits imposés sur les vaisseaux naviguant dans les eaux intérieures du Canada, à chaque arrivée ou départ des ports en haut de Montréal, seront de cinquante cents pour chaque rapport en arrivant Où en partant, Ces ({roits seront perçus sur tous les vaisseaux, excepté ceux munis de licences pour le service côtier.crane cir Eee Monseigneur l\u2019Archevêque de Montréal a demandé à ses prêtres de faire dans toutes les églises et chapelles publiques du diocèse pendant le mois de juin, une quê- re en faveur des incendiés de St-Sauveur Sa Grandeur espère que les fidèles sauront comme toujours se montrer charita- oles et généreux envers des milliers de personnes qu\u2019un épouvantable malheur vient de plonger dans l\u2019affiction et la misère.Le produit des quêtes devra être envoyé à l\u2019Archevêché.am La Presse publiait samedi un article violent contre le gouvernement Mercier.En face de l\u2019état de choses qu\u2019il constate, le confrère se demande si la convention conservatrice qui aura lieu à Montréal le 29 ne devrait pas étendre son action au-delà des limites strictes du parti ?\u201cIl se trouve, dit-il, dans les deux partis des éléments de force et d'honneur eapa- bles de s\u2019entendro énergiquement, non en vue du pouvoir, mais en vue du salut do la province.Sur quelle base ?C\u2019est ce qu\u2019il faudrait examiner.\u201d ee Le Globe rappelle que lors de la diseus-' sion de l\u2019Acte des Jésuites à la chambre des communes, il voulait soutenir le désaveu, tout en se refusant à voter la motion O'Brien, parce que le texte de cette: mation contenait des principes en opposition aveeautonomie des provinces.Depuis lors, le Globe à continué à ré- slamer le désaveu par un mouvement pé- titionniste, et un comité de citoyens s\u2019est organisé à cet effet à Toronto, Mais voilà | maintenant que le Globe commence à craindre que les libéraux ne puissent pas signer la pétition telle qu\u2019elle est conçue, parce que cette pétition invite le gouver- ner-général à violer la ecnstitution, en dissolvant la chambre contre l\u2019avis de ses conseillers responsables.Ces perplexités de l\u2019organe libéral sont fort amusantes.Il faut réclamer le désaveu du bill pour plaire aux fanatiques, et continuer, en même temps, à condamner en principes l\u2019exercice du droit de désa- veu-par le gouvernement fédéral.Il voudrait bien trouver un moyen de ne pas tenir compte du vote de la chambre, et continuer, en même temps, à professer le respect de la constitution.11 y a de qu®i se perdre au milieu de ces contradictions, ED LES PROPRIETAIRES DE M@U- LENS A FARINE \u2014 Les propriétaires de moulins à farine dans Ontario passent, paraît-il, dans une srise qui doit être bien pénible, parce qu\u2019ils se plaignent fortement.Ils vont même jusqu\u2019à en tenir le gouvernement responsable.L\u2019unique cause de ce malheur, c\u2019est jue les récoltes des dernières années ont £té plus pauvres qu\u2019ils ne s\u2019y attendaient, Ils auraient acheté au prix de $1.20 du blé qui, s\u2019il était réduit en farine, leur rapporterait & peine $0.90.Le cabinet d'Ottawa les obligeait-il & acheter & ce prix?Ils avouent eux-mêmes que s'ils rxpédiaient leur blé en Angleterre, ils ne pourraient pas en obtenir le prix qu\u2019ils l'ont payé en Canada, Ils ont si bien tompris d\u2019aiflours que c\u2019est là la cause de jeur fâcheuse position, qu\u2019ils ont adopté la proposition de M.Dayid Plews, meunier de Brantford, qui ne va à rien moins qu\u2019à préparer l'organisation d\u2019une ligue de meuniers daus la province, pour maintenir le prix dos céréales aux mêmes \u2018sides que nous demandions.Toutefois, les plaintes des propriétaires de moulins ne sont pas toutes sans fondement.Ils font remarquer, par exemple, que les droits d'entrée sur les farines américaines ne sont que d\u2019une demie piastre ; tandis que sur le grain nécessaire pour faire la même quantité de farine, ces droits s\u2019élèvent à 71 centins, C\u2019est donc une différence de 21 centins en faveur des meuniers américains.Déjà, à la session dernière, les meuniers d\u2019Ontario ont essayé de faire disparaître cette différence de droits, qui est toute à leur désavantage.Mais, entre les libéraux qui s\u2019en vont d\u2019une extrémité à l\u2019autre de la Puissance, criant qu\u2019il faut abattre les barrières douanières entre le Canada et les Etats-Unis, et les industriels canadiens qui prétendent sans cesse que ces barrières ne sont pas encore assez hautes, le gouvernement ne sait vraiment auquel entendre, S\u2019il abaisse les droits sur le blé, les fermiers canadiens vont faire un vacarme terrible.Si c\u2019est sur la farine que la baisse porte, ce seront les meuniers qui continueront à se plaindre.En laissant les choses telles qu'elles étaient, le gouvernement a sans doute voulu faire reconnaître cette vérité, si simple dans sa forme, mais si générale et manifeste dans son application : ** 11 est difficile de plaire à tout le monde et à son père.\u201d LE LAC ST-JEAN PT SE; EMBRANCHEMENTS Le Progrès du Saguenay a hâte de voir les travaux qui doivent être faits sur la ligne Chambord, vers Chicoutimi et St- Alphonse, en voie d\u2019exécution.Le retour de M.Beemer remplit tout le monde de joie tt d'espoir.Voici ce qu\u2019ajoute le confrère : Mgr Begin est arrivé de Québec samedi et il nous ropporte, de son entrevue avec les directeurs de la compagnie, de bonnes nouvelles.Le gouvernement local, lors du passage de la délégation à Québec, s\u2019est engagé à faire sa part, st le gouvernement fédéral nous accordait les sub- Nos démarches ont été couronnées de succès à Ottawa et aujourd\u2019hui la compagnie demande au gouvernement local un aide pour la construction du pont Métabet- chuan.On sait que la ligne est rendue sur le bord de la rivière Métabetchouan et qu\u2019elle ne peut être continuée avant la construction du pont qui sera très coûteux.Le subside fédéral, étant un subside de $3,200 par mille, ne vient pas en aide à la compagnie pour la construction du pont, appelée a faire des déboursés considérables, Il faut un aide spécial et le gouvernement local seul peut nous l\u2019accorder Des efforts considérables sont faits auprès de l\u2019hon.M.Mercier qui se montre bien disposé et l\u2019on a tout lieu d'espérer que l\u2019aide nécessaire sera accordé d'ici à une quinzaine de jours.Alors, les travaux commienceront Sans retard et la compagnie assure qu\u2019elle les poussera avec vigueur.Les directeurs comprennent l\u2019importance pour eux de construire l\u2019embranchement et ils déclarent qu\u2019ils y tiennent plus que nous-mêmes, WBE LE PRESIDENT HARRISSON ET LE PATRONAGE Nous avous déjà dit que la principale occupation du président des Etats-Unis depuis son installation à la Maison Blanche était de faire des heureux ou des mécontents des solliciteurs qui l\u2019obsèdent, Il y a maintenant deux mois et demi que M.Harrisson est au pouvoir, etil ne s\u2019oscupe pas d'autre chose depuis le matin jusqu\u2019au soir.C\u2019est lh lassurément une tâche ingrate.Une correspondance «de Washington faisait ces jours derniers un tableau pathétique des tribulations de M.Harrison.Dans la matinée, il avait gu une longue conférence avec les maîtres politiciens de la Pennsylvanie pour combiner un arrosage d\u2019emploits fédéraux dans cet Etat, de manière à satisfaire le plus de convoitises en causant le moins de désappointement possible.C\u2019est, paraît-il, un problème très laborieux, une sorte de casse- tête chinois.Le lendemain la chose recommence pour un autre état, M, Harrison a en outre en ce moment sur les bras les républicains de son propre Etat, l\u2019Indiana, qui lui reprochent d\u2019avoir donné toutes les places de l\u2019Etat a ses parents et seg amis personnels d\u2019Indianapolis, sans s'occuper des autres villes, où les services rendus restent sans récompense.Les récriminations à ce sujet sont d\u2019autant plus accerbes que c\u2019est ici une sorte de querelle de famille en même temps qu\u2019urie question de spéculations électorales.L'élection de M.Har- risson dans l\u2019Indiana, qui a décidé la victoire en sa faveur, aurait été conquise à force de dollars et de proniesses.On parle pas d\u2019autre chose à Washington, et les propos qui circulent menacent clairement le parti républicain d\u2019un schisme dangereux, LE 24 JUIN PROCHAIN La Société Saint-Jean-Baptiste décide de célébrer notre fête nationale cette annés Le comité de Régie de la Société St- Jean-Baptiste s\u2019est réuni bier soir, à 8 heures, & l\u2019hôtel-de-ville, sous la présidence de M.Amédée Robitaille, président général.M.Beauchamp agissait comme secrétaire.Etaient présents, MM.H.J.J.B.Chouinard, J.P.Rhéaume, J.E, Caron L.À.Bergevin, le conseiller Gagnon, E.E.Taché, Oct.Lemieux, Thomas Pot- vin, Jos, Amyot et un grand nombre d\u2019autres.Après la lecture des minutes de la dernière séance, les trésoriers de chaque section soumettent les listes de souscripton prélevées depuis quelques jours, M.le trésorier de la section St-Roch présente trois listes dont les souscriptions s'élèvent aux chiffres suivants : $248, $258, $273.Une autre liste qui est en voie de se remplir dans le quartier St-Roch donnera au- dessus de $100.M.le secrétaire de la section Notre- Dame déclare que les souscriptions pour ce quartier s\u2019élèveront à au-dessus de $300.D\u2019après les rapports il y enaen ce moment de souscrit $1,100, et $1,500 seront suffisantes pour rencontrer les dépenses que nécessitera la célébration de notre fête nationale.La vente des cartes se poursuit toujours et fournira un bon montant.M.le président se lève alors et déclare que, d\u2019après les bons rapports qui sont soumis, le comité de Régie a décidé de reveuir sur sa décision prise au commencement de la semaitie ct demande l\u2019opi- nivn des 1membres.Tous sont unanimes à revenir sur cette décision et à célébrer la Saiut-Jean-Bap- tiste, le 24 juin prochain.; 11 est alors proposé par M.J.P.Rhé- aume, secondé par M, Octave Lemieux : Que le comité de régie de la société St-Jean-Baptiste de Québec ayant pris communication d\u2019une requéte priant le comité de régie de notre société de prendre de nouveau en considération la célébration de la féte nationale le 24 juin prochain ; Considérant que d\u2019apres les renseignements reçus l\u2019un des principaux obstacles à la célébration disparaît parce que notre société reçoit l\u2019assurance et la garantie que les dépenses à encourir seront couvertes par la souscription qui se poursuit actuellement, sans nuire à la souscription en faveur des incendiés de St-Sauveur ; Considérant de plus que notre société à lieu de croire que le succès de la fête est assuré, non-seulement au point de vue financier mais aussi de l\u2019affluence des visiteurs attendus à Québec pour le 24 juin prochain.Vu l'impression générale de l\u2019opinion publique hautement manifestée dans un sens favorable à la célébration de la fête : Le comité de régie de la société St- #Jean-Baptiste décide et il est résolu : * Que la société St-Jean-Baptiste célà- brera le 24 juin prochain la fête nationale des Canadiens-français en faisant l\u2019inauguration solennelle du monument Jacques Cartier tel qu\u2019il avait été résolu de le faire avant le désastreux incendie de St-Sauveur.Cette résolution est adoptée à l\u2019unanimité.On décide ensuite de tenir la prochaine assemblée publique qui aura lieu dimanche en huit, au faubourg St-Jean.M.le président engage les membres des sous-comités à se réunir au plus tôt afin préparer dignement la célébration de notre fête nationale.Le sous-comité nommé pour préparer le terrain où devra être célébré là messe, le 24 juin, se réunira lundi prochain.Le sous-comité du banquet se réunira bienvôt et s\u2019occupera de la question du concert qui sera donné le 26 juin, .On décide d\u2019envoyer incessamment des télégrammes à toutes les sociétés des Etats-Unis, les invitant à assister à notre célébration, annonçant que la fête Saint- Jean-Baptiste sera célébrée à Québec, le 24 juin prochain tel qu\u2019il avait été décidé avant l\u2019incendie de St-Sauveur, Bref, les membres du comité de régie se montrent pleins d'enthousiasme et sont décidés à faire l'impossible pour que la fête des Canadiens-français soit célébrée dignement cette année à Québec.A 9,45 heures lo comité s\u2019ajourne, * Seraing et à Liège, FRANCE ET CANADA \u2014\u2014 On lit dans l\u2019 Evénement: La Patrie n\u2019est pas juste quand elle publie ces lignes : \u201c Un des principaux motifs du voyage de M.Chapleau à Paris, était, dit-on, de tâcher de prélever des capitaux pour exploiter les.mines de plombagine, près de Buckingham.Il à réussi, et on commencera prochainement à exploiter ces mines, *\u201c Tout de méme, on peut dire, entre parenthèse, que ce ne sont pas tous les mortels qui ont l\u2019avantage comme le secrétaire d'Etat de passer quatre mois en Europe pour des spéculations privées et de retirer pendant ce temps-là des appointements de $8,000 par année censées être payées pour services publics.\u201d Notre confrère sait très bien que l\u2019hon.secrétaire d\u2019Etat n\u2019est pas allé à Paris pour des affaires, et qu\u2019il n'aurait pu quitter la France huit jours plus tôt qu\u2019il ne l\u2019a fait : qu\u2019il a été sous les soins du médecin pendant la durée entière de son voyage.La Patrie ne demande pas, nous le supposons, qu\u2019un ministre de la Couronne, qui s\u2019absente de son poste, en pareille circonstance, renonce à son traitement.Nous sommes un pays, un peuple civilisé, Pour ce qui a rapport à M, Chapleau, spécialement, ous ajouterons qu\u2019il est de tous nos hommes publics celui qui a en France le plus de prestige, d\u2019influence et de grandes relations.Non seulement, il nous fait honneur, mais il nous ré&nd de précieux services, en faisant connaître, dans le monde de la Banquo, des affaires, de la politique, le Canada, ses ressources, ses institutions, son crédit.La Patrie croit qu\u2019il s\u2019est occupé des mines de plombagine de Buckingham et qu\u2019il a réussi à aider à l\u2019entreprise, Mais, si C\u2019est vrai, tant mieux pour l\u2019industrie, pour le pays, pour nos rapports commerciaux et industriels avec la France.Les Fabre, les Drolet, Foursin, etc, sont des pionniers des idées et des choses canadiennes là-bas.Il faut les seconder, leur prêter concours et personne n\u2019est plus à leur disposition que M.Chapleau.M.Beaugrand, qui connaît les difficultés qu\u2019il y a à vaincre avant d\u2019être connu et reqonnu à Paris, qui y possède lui- même une très jolie situation, des amis en haut lieu, rendra avec nous témoignage de l\u2019importance-du mouvement qui s\u2019acceutue dans le sens de rapports d\u2019affaires entre les deux pays.Au lieu de décourager ceux qui y travaillent, il faudrait, il nous semble, se joindre à eux de sympathie, les suivre dans la voie qu\u2019ils ont ouverte, les imiter.Plusieurs de nos compatriotes ont fait à Paris des affaires excellentes, des placements avantageux.Nous en sommes heureux.Qu'ils continuent et que d\u2019autres fassent comune eux ! a AVENTURE A L\u2019.: ON, M.MERCIER On nous raconte l'aventure suivante qui serait arrivée à l'hon.M.Mercier, vendredi dernier : Au moment de la revue, une des sentinelles a contribué à égayer la foule par la manière dont il a accueilli l\u2019hon.M.Mercier.Celui-ci se présenta et dit à la sentinelle qu\u2019il avait reçu deux cartes compli- mentaires ; mais qu\u2019il les avait oubliées à Québec.La sentinelle le regarda bien en face et répondit : ** Je ne vous crois pas.\u201d \u2014* Ne me connaissez-vous pas ?\u201d\u2014 répliqua M, Mercier.\u2014*' Non\u201d, fit la sentinelle.\u2014-** Je suis l\u2019hon.M.Mercier, premier ministre de la province de Québec,\u201d Et la sentinelle de W regarder avec un sourire d\u2019incrédulit* et de répondre : *\u201c Allons, jeune homme, ne cherchez pas à m\u2019en imposer\u201d (Young man, dont try to humbug me).Le premier ministre fut alors pris d\u2019un violent accès de rire, et, lorsqu\u2019il eut repris haleine, il fit appeler un des officiers du 65ème bataillon, qui se porta garant de son identité auprès de la sentinelle.CR Les grèves en Europe Vienne, 25\u2014 Dix mille mineurs se sont mis eu grève à Saar.- Les mineurs du district de Kladno, en Bohême, se sont mt en grève aujour- d\u2019hui.: Les lignes de tramways de Prague ont suspendu leur sorvice par suite de la grève des cochers.Rome, 25\u2014 Les femmes employées dans les champs de riz à Nedicina sont on grève.Elles out pillé aujourd\u2019hui un certain nombre de boulangeries.Des troupes ont reçu l\u2019ordre de se rendre dans la localité.Bruxelles, 25\u2014Des grèves sérieuses s'organisent dans toute la Belgique et preunent une rapide exteusion.Neuf cents mineurs se sont mis en grève hier à La médecine la moins chère et la meilleure Peur l\u2019usage des Familles du Monde GUERIT ET PREVIENT | Rhume.Toux, Mal de Gorge, En; fluenza, Enfiammations, Rhus \u201d matismes, Névralgie, Mal de Tête, Mal de ent, RESPIRATION DIFFICILE : GUERIT LES PLUS FORTES DOULEURS en UN Ou vingt minutes, UNE HEURE après avoir } cette annonce il n'est permis à personne qd souffrir, \u2018 Le Radway's Ready Relief guérit toute, douleur, Entorses, Blessures, Malde reins, d'estomac ou des membres, Ça été le premier ot il est le seul .remède contre les douleurs.F Qui arrête instantanément les douleurs exags perantes, fait disparaître l'enflammation efs guérit les congestions, soit des poumons, de l'estomac, des intestins ou autres glandes or-, ganiques par une seule application, Si vo êtes menacés de PNEUMONIE O 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au delà des frontières, arrivent sans compter les distances pour prendre part à nos fêtes.Ils trouveront ici une terre hospitaliè- Te, une ville heureuse de les accueillir, et \u2018verront ce que valent les calomnies dictées par des passions aveugles auxquelles le respect même de la patrie ne sait imposer silence.Notre chère France est digne d\u2019attirer à elle l\u2019élite des peuples.Elle a le droit d\u2019être fière d\u2019elle-même et de célébrer, la tête haute, le! centenaire économique comme le centenaire politique de 1789, Elle a su se relever, avec une indomptable énergie, après les plus cruelles > LES ETATS GENERAUX Au risque de scandaliser la vertueuse école de l'Etendard nous dirous qu'aux fêtes qui ont eu lieu il y à quelques jours à Versailles pour célébrer Pauniversaire de l\u2019ouverture des Etats Généraux de 1789, il s\u2019est rencontré un évêque pour dire après M.Carnot, après M.LeRoyer, après M.Méline, l'enseignement qui se dégageait de ce grand événement.On remarquera que l\u2019évêque de Versailles, Mgr Goux, ne passe point con- damnation\u2014comme l'Ætendard \u2014sur tout ce qui a été fait par les Etats Généraux.Il reconnait au contraire qu\u2019ily eut à cette époque un désir fort légitime de réformes et que le clergé de France garde encore \u2018* comme un glorieux héritage de professer les mêmes généreux sentiments \u201d\u2019 que ses pères.Citons en entier cette page de son discours : \u2018* Nos pères du clergé de France étaient il y acent ans, à l\u2019ouverture des Etats généraux, partageant ce désir de réformes qui s'était alors emparé de la France entière, Ils ne tarderent pas à en devenir les victimes, mais, même sous l'effort d'une persécution ardente, ils ne cessèrent pas, pour la plupart, de faire preuve d'une abnégation patriotique qui n\u2019eut d'égale que la constance dans leur fui.Nous ne sommes pas ici au même titre, et nous souffrous encore des coups qu\u2019ils ont reçus.Nous n\u2019en gardons pas moins comme uu glorieux héritage de professer les mêmes généreux sentiments ** Au nom du clergé de ce diocèse, si laborieux.si renfermé dans la pratique de ses devoirs, le ne crains pas de le dire, nous ne séparons jamais.l'Eglise de la France, dans notre affection comme dans nos prières ; nous croyons remplir notre devoir de chrétien, en saluant avec toute la déférence que commandent nos principes, à son passage parmi nous, le représentant de l\u2019autorité nationale, en le félicitant de tout notre cœur d\u2019avoir échappé aujourd\u2019hui à la balle des assassins, et nous sommes heureux que cet hommage s'adresse dans votre personne, monsieur le président, à l'homme qui, par la di- guité de son caractère et la correction de son attitude, impose le respect à tous les partis.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014_ te Secours aux incendiés La compagnie de Caoutchouc de Qné- bec, qui, il n\u2019y a pas très longremps encore, faisait des affaires considérables dans notre ville, a prouvé de la manière la plus généreuse possible, que quoique n'ayant plus le siége de ses opérations à Québec, elle n\u2019en a pas cependant oublié le souvenir Le gérant de cette compagnie, M.John J, McGill, à adressé à MM, F.H.Andrews & fils, de Québec, la lettre suivante que nous reproduisons avec plai- néreux donataires : Bureau de la Canadian Rubber Ca, de Montréal.Montréal, 25 mai 1889.MM.F.H.Andrews & fils, Québec.En réponse à votre lettre-circulaire, nous vous adressons sous ce pli notre chèque su montant de cîfnq cents piastres ($500) pour les malheureuses victimes du désastreux incendie de St-Sauveur.Nous leur offrons en même temps nos plus profondes sympathies, Nous demeurons - Vos très humbles, Joux J.McGir., Gérant.\u2014M.Nazaire Turcotte a reçu de MM.James Pyle & Sons, manufacturiers de Pearline, New-York, $50 en faveur des incendiés de St-Sauveur.\u2014Les Révdæ Pères Oblats de St- Sauveur.$100 Un prétre .voscccc000.25 La Imperial Oil Co, par l'entremise de Renaud & Co.25 Hon.G.Bresse, à Paris, par M.Lapointe, gérant .500 Une dame anonyme .beeen.26 Club de Raquettes Jacques Cartier.20 -\u2014 Nouvelles de l\u2019Isle aux Coudres Le dix-huit du courant, le feu s\u2019est déclaré dans le hangar d'un cultivateur à I'aise de I'Isle aux Coudres, M.Séraphin Perron.On a pu cependant maitriser les flammes.La bâtisse et une grande quantité de grain qu\u2019elle contenait ont été beaucoup endommagé: par le feu et l'eau, M.Gilbert Desmeules, de cette paroisse, fait la péche aux marsoins avec : grand succès.Îl en a pris jusqu\u2019aujour- | *d\u2019hui 153 ; il en à échappé sept, T Il était assurément curieux, en notre sir et en remercient de tout cœur les gé-| NOUVEAUX REGLEMENTS POSTAUX Le maître général des Postes a envoyé aux différents maîtres de poste du pays une circuiaire conteuant le résumé des changemeuts adoptées à la dernière sessions V'oici le texte de ces règlements : lo.Le taux d'enregistrement des lettres transmises du Canada, aux Etats- Unis ou à Terreneuve est de cinq centins payables d\u2019avance au moyen de timbres, Toute matière postale adressée au Canada peut être enregistrée.Ç 20.Le port des lettres au Canada ou aux Etats-Unis est de trois centins l\u2019once ou la fraction d\u2019once, payables au moyen de timbres, Des lettres adressées à un eudroit quelconque au Canada sur lesquelles a été apposé un timbre seront transmises à destination ; mais si le montant payé n\u2019est pas suffisant, ou devra percevoir du récipendiaire avant la livraison un montant double de celui qui l\u2019aura pas été payé d\u2019avance.3o Le port des journaux, revues ou autres publications imprimées au Canada, et paraissant à des intervalles de plus d\u2019an mois, et adressé d\u2019un bureau conne à un certain nombre d'abonnés ou de souscripteurs réguliers ou encore des numéros prospectus est de un centin la livre ou la fraction de livre payable d\u2019avance par timbre ou de tout autre mauis- re que le maitre général des postes pourra décider.4o Les changements suivants ont été faits dans la définition du mot journal : Toute publication généralement reconnue comme journal ou revue dans le sens ordinaire du mot, et composée en entier ou par partie de nouvelles politiques ou d\u2019autres nouvelles courantes, publiée à \u201cdes intervalles réguliers de pas plus d\u2019un mois.\u2018\u2018 Le titre au long, le lieu et Ia date de la publication, le numéro de la livraison sont publiés en tête de la première page et de chaque page subséquente, aussi eu tête de toute feuille, ou gravure y annexée comme supplément.\u201d Bo.Le port des journaux ou des revues mis à la poste au Canada, lorsqu\u2019il n\u2019y a pas d'autre règlement spécial, ainsi que sur livres, brochures, publications irrégulières, circulaires imprimées, listes de prix, affiches et autres documents imprimés, sur des paquets de graine, de pousses, d'échantillons de marchandises est de un'centin par 4 onces payable d'avance soit par timbre soit par enveloppe timbrée.60.Sur tout manuscrit de livres ou de journaux, épreuves d\u2019imprimeurs corrigées ou non, cartes, dessins, gravures, litthographies, photographies lorsqu\u2019elles ne sont pas sur verres ou dans des caisses contenant du verre, de la musique manuscrite ou imprimée, les documents partie en manuscrit et partie imprimée qui ne sont pas des lettres et qui ne peuvent l'être, tels que actes notariés, polices d'assurance, rapports de milice et rapports scolaires ou autres documents de cette nature, ou sur toute autre matière postale pour laquelle il n\u2019est pas autrement pourvu, le port est de un centin par deux onces ou fraction de deux onces payable d'avance par timbre ou par enveloppe timbrée.Pi» A BRAS LE CORPS MacMahon est vainqueur à Montréal Trois à quatre cents personnes environ étaient vendredi soir à la salle Cavalho pour voir qui vaincrait, de MacMahon ou de Dufort.On s'en souvient, Dufort avait parié de jeter \u2018* Mac \u201d à terre trois fois dans une heure en prenant un répit de 15 minutes après chaque fois qu\u2019il au- tait couché son adversaire.Dufort est plus gros que MacMahon, mais il n\u2019a pu le coucher à terre qu'une fois pendant ses trois quarts d'heure de lutte, car Îe répit de un quart d'heure après la chute avait été pris.Avaut de céder, il restait cependant une douzaine de minutes pour finir l'heure, mais à cause du repos qu\u2019il aurait fallu prendre après la prochaine lutte de \u2018\u201c Mac \u201d si toutefois il en avait fait une, l'heure aurait été plus qu\u2019écoulée apres la seconde lutte.Dufort a jeté ** Mac \u201d deux fois à terre à part la pré- mière, mais ÿ) ne l'avait pas placé sur le dos, ce qui était de rigueur De sun côté ** Mac \u2019 avait jeté quatre fois par terre, mais cela ne comptait pas, vu qu\u2019il n\u2019avait qu\u2019à ne pas se laisser coucher et qu\u2019il n'avait pas a coucher l\u2019autre Le gilet de \u2018\u201c Mac \u201d remontait souvent et lui nuisait, \u2018\u2018 Mac \u201d a 5 ou 6 fois été jeté à genoux, mais avec une dextérité et une vivacité surprenantes, il était sur pied.On l'a beaucoup applaudi.Les sympathies étaient de son côté.Quand Duncan Ross a proclamé MacMahou vainqueur, l'enthousiasme était à son comble et Dufort lui-même lui a serré la main et l\u2019a félicité.Les amis de \u2018\u201c Mac \u201d l'ont alors porté sur leurs épaules, au vestiaire de la salles Il va sans dire que dans toutes ces luttes ceux qui y prennent part ruissellent de sueurs.Apres cette lutte, il y en eut une entre Duncan Ross et le Grec, ce ; Et.dernier remporta la victoire.La lutte se ! faisait a main vlate.Les Combattants avaient le buste à découvert et le vainqueur devait jeter l\u2019autre par terre et l¢ tenir sur le dos.Ces deux hommes sont d\u2019une force étonnante.Le Grec a reu yorsé Duncan 2 fois et ne l'a été qu\u2019une ois, Les jeux avaient commencé par une lutte du même genre entre le Grec el Don Dublin, qui a été endessous du premier de 4 points.A CHEMIN DE FER MONTMORENCY Le chemin de fer \u2018\u201c Montmorency et Charlevoix \u201d sera mis en opération en juillet Les trains partiront régulière ment de l\u2019autre côté de la rivière.Si l'ouverture a été un peu retardée, c\u2019était pour terminer la construction des stations de Clâteau-Richer et de Sainte - Anne de Beaupré, et mettre la dernière main au ballastage.La compagnie a aussi éprouvé des difficultés à sa procurer des wagons.Ne pouvant en faire construire à temps pour elle-même, elle s\u2019est mise en négociations pour acheter un certain nombre de wagons de seconde classe, qui sont attendus prochainement, Ferme à vendre UE BELLE FERME en bon état de culture, contenant environ cent soixante-sept acres, dont environ cent acres ¢n culture.Bon: nes bâtisses ; près de l\u2019église, de l\u2019écolo et des moulins ; à un mille de la station Chaudière sur le chemin de fer du Grand - Tronc et à huit milles de la ville.Le tout sera vendu à bon marché et à des conditions faciles.S\u2019adresser à JOHN DOYLE, Station de la Chaudière, 19 mars.\u2014e 1s, cl.2m.Aux Cultivateurs et aux Marchands de la Campagne &# TANNAGE A LA FAÇON th J'ai l'honneur de sollisiter votre patronage en faveur de mon établissement de Tannerie qui depuis quarante-sept ans donne la plus grande satisfaction à tous ceux qui me donnent des peaux à tanner.Je ne fais que du cuir de première qualité, sous le rapport du tannage et du corroyage.Mes prix sont les plus réduits.Les pratiques éloignées voudront bien m'expédier les peaux à tanner À bord des goëlettes steamers ou chemins de fer.Je vais les chercher moi-même au qui et les prends sous n es soins dès qu\u2019elles sont arrivées.Je me charge aussi de porter le cuir à bord des goélettes ues qu\u2019il est prêt.Veuillez me notifier quand vous mettez vos peaux à bord.A NENDRE.\u2014CUIR ROUGE constamment en magasin.JOSEPH DUGAL \u2014 TANNEUR \u2014 330 et 832, Rue St-Valier, St-Roch 20 Noy.\u20146m.La Consomption guérie Un vieux médecin retiré, ayant reou d'un missionnaire des Indes Orientales la formule d\u2019un remède semple et végétale pour la guérison rapide et perinanente de la Consomption, la Bronchite, le Catarrhe, l'Asthme et toutes les Affectios des Poumons et de la Gorge, et qui guérit radicalement la Débilité nerveuse et toutes les Maladies Nerveuses ; après avoir éprouvé ces remarquables effets curatifs dans des milliers de cas, trouve que c\u2019est son devoir de le faire connaître aux malades.Foussé par le désir de soulager les souffrances de l\u2019humanité j'enverrai gratis à ceux qui le désirent, cette rèceste en Allemand, Français ou An lais, Avec instruction your ia préparer et l\u2019employer.Envoyez par la poste un timbre et votre adresse.Mentionner ce journal.A A, Novis, 149, Power's Block, Rochester, Over §,000,000 people believe that il \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 best to buy Seeds of the largest aud moet reliable house, and they ase Ferry\u2019s Seeds nD.M.FERR , de erred La the RSA.largest Seedsmen I Miustrated.Descri D tive and Priced © SEED ANNUAL Earliest Cauliflower Ge Fi {in existence.| Garden.Paid or I Address @ D.M.FERRY & CO.Windsor.Ont, AREER CE Piso's Cure for Consumption is also the best Cough Medicine.If you have a Cough without disease of tho Lungs, a few doses are all you need.But if you neglect this easy means of safety, the slight Cough may become a serious matter, and several bottles will be required.ENE { \\! wn + p4 Lee to gr 2 [rd a > Lai ra Ww: 2 ha #6 ANED, ANIA LI NIM.BI Piso's Remedy for Catarrh Is the @E Bd Best, Easiest to Use, and Chenpest.a Sold by doigzisls or seut by soail.BN oc.ET.Hazellie, Warren.Fa.Li \\\\ 9 @ Ve ère > da 3 | LE CULTIVATEUR EN FRANCE Comme on l\u2019avait pressenti, la rentrée es chambres françaises n\u2019a rien changé hla disposition des esprits et au calme général de la capitale, qui continue à être tout entière à l\u2019exposition et à la satisfaction sans mélange qu\u2019inspire le succès de cette grande épreuve nationale.Les Strangers continuent à affluer plus pressés de jour en jour, et il n\u2019est pcint de victoire militaire qui eût comblé la Fran- pe de plus de joie, Il semble abdiqué leurs ambitions et les puissances hostiles leurs haines.Les monarchistes sont assez avi- ¥és pour ne pas heurter de front le sentiment national : une grande partie même céde à l'impulsion d\u2019un sincère sentiment de.patriotisme.Le Pigaro a donné l'exemple en publiant sous le nom d\u2019un écrivain notoirement royaliste, un éloquent éloge du peuple français, non seulement pour les merveilles de l\u2019exposition, mais encore pour le spectacle de di- guité dans l\u2019ordre et la liberté qu\u2019il donne à tontes les, nations ; pour sa constance dans le travail ; pour la puissance de soï.génie, et son relèvement presti- zieux: après les dénigrements et les dé- lains.dont il a été abreuvé, La presse étrangère, même la plus systématiquement hostile à la France, cède à l\u2019entraîhement.Voici ce que dit le \u201cMorning Post\u201d de Londres : \u201cComme exemple décisif de ce que la démocratie et l'émancipation des masses ont fait pour le progrès, l'exposition égale, si elle ne surpasse pas toutes les entreprises similaires qui l\u2019ont procédée.La France donne aujourd'hui une preuve toute nouvelle de sa vitalité et de ses ressources ; elle vient de se placer une fois de plus, à Pavant- garde dans la marche pleine d\u2019ému\u2019ation qui se poursuit Bang cesse vers le progrès.\u201d Le Daily Chronicle signale au.monde | les progrès réalisés: dans les arts pen- | dant cette période de paix et montre.aux nations ce qu\u2019elles pourraient ac- somplir si elles n\u2019étaient pas si lourdement obérée par.l\u2019excik de + Jeur armements, - Enfin le Standard, qui\u2019 est un organe important du parti conserva- eur end ngleterre, dit.ce qui suit: oy Les centaines de milliers de, visiteurs qui affluent à Paris.repartiront avec le sentiment de la grandeur et dé \u2018la Puissance de la France ; de.la stabilité.de la République, et même des ver: tus de la révelution Françaises Sauf les admirateurs du despotisme ef \u201cles |.apôtres de l'anarchie, personne ne saurait nier que.jæmais depuis un siècle la France n\u2019a joui d\u2019une union aussi complète de la liberté et\u201cde l\u2019ordre, que sous ee\u2019 régime] \u201d républicain quia été'st littéralement \u2018 vilipendé.Ge rouvernemént, nous nthési- sions pas à le dire, est.un bienfait -sans précédent.Il y.a eu des périodes d\u2019ordre ©, en France, et aussi des périodes de Hber- té, mais jamais auparavant les Français n\u2019avaient joui, dans une si large Mesure, de ces: eux.biens réunis.\u201d ; Ily a Fisqu's aux.allemands quine ta- rissent-d\u2019Elôges.Fa C'asétte.de\u201d Cologne publié dés lettres \u2018eñtHousinstes\u201d des son correspondant \u20ac de Paris, : La France, dit il, no féntre a té].des politiciens.écervelés; dés: vañturiers + - en proie au délire des gfandeürs,y des 1 chauvins puérils, une autre France, qui no fait pas de tapage; mais-güi travaille\u2019 en paix, qui est capable de doncevoir une] srande idée, et qui a l\u2019énergie\u201d nécessaire pour la conduire à bone fin.Ignorer involontairement, dit-elle;lex- position uuiversellé sous le prétexte quelle est une glorification agressive de l'esprit de révolution, - serait-une erreur.Nous n\u2019avons cértahtement aucun intérêt à vanter l'œuvre d\u2019un voisin indigne de sympathie, œuvre qu\u2019il a entreprise dans un but purement égoïste.- Cependant il est très désiruble que nos journaux officieux nese montrent pas plus sévères pour l\u2019exposition qui vient de s\u2019ouvrir que le gouvernement lui-même, afin de ne pas-effrayer ceux de nos compatriotes qui voudraient s\u2019instruire à l exposition, et de he pas les détourner d\u2019études qui sont indispensables à à l\u2019industrie et à l\u2019art nationaux,\u201d I reste quelques mots à dire\u2019 du pros cès Boulanger, dout la suite est ajour- néc au mois d\u2019août, pour permettre un supplément d'instruction nécessité par I\u2019 examen de-nouveaux.documents reeueil- lis par 1d: gam mission de la.haute cour: l'œuvrede li commission qui, \u2018disent- ils, marche sûrement à un avorténtent, Per- | sonue ue sait rien de précis sur les xé- | tout que banderolles, drapeaux, etc.\u2018sultats de l'enquête ; mais ce que l\u2019on tient pour certain dans les cercles où pénètre quelque information sérieuse, c\u2019est que, en dépit des racontars de ceux.qui prennent leurs désirs pour des réalités, l'instruction de la haute cour aboutira, Vendredi l'après-midi, l\u2019hon.M.Cha- pleau a été l\u2019objet d\u2019une jolie ovation à Buckingham, qu\u2019il visitait pour la première fois, À l\u2019arrivée du train, une foule nombreuse se pressait à la gare pour acclamer le ministre populaire.Le village avait été décoré avec profusion et présentait le plus bel air de fête.Ce n\u2019était par- M.Geo, L.Parker, maire du village, et M.James McHaul, maire du Township, souhaitèreut la bienvenue au secrétaire d\u2019Etat, qui répondit en anglais et en français.M.Chapleau reçut nombre de bouquets.Le conseiller Bernardin, riche marchand, de - Buckingham et camarade de classe du secrétaire d'Etat, le conduisait dans sa voiture.Il n'est pas jusqu'aux ouvriers des mines qu\u2019a visitées M.Chapleau, qui ne lui aient fait une ovation, ne voulant pas le laisser partir sans qu\u2019il leur eût adressé la parole.rn rit rm TH LES EXPORTATIONS Voici un état des exportations durant le mois d\u2019avril : Produit Produit du d\u2019autres Totaux Canada pays Produit des mines.$217,023 $40,597 $257,620 Produitdes pêcheries 332,334 2,549 334, 883 Produit des forêts.979, 528 131, 499 1,111, 1027 Animaux et leurs produits.640,943 12,864 653,307 | Produits agricoles.656,072 14, 543 670, 615 Manufactures .:.354,071 \"68, 846 423,917 Articles divers.\u2026.83,117 15, B13.- 99,730 Totaux.$3,208,088 3280 511 $3,519,509 Espèces modayées.578,636 578,636 |-Grand totaux.- $3, 263,088 $863,147 147 $1,198,285 \"Les exportations moïitreut \u2018une augmentation d\u2019un demi million sur cellés du ravis d\u2019avril 1888.T\u2014L'on témoigne beaucoup d'interêt dans la vente prochaine des grandes\u2019 pro- | ptiétés forestiéres.de la compagnie as, - & Ottawa.\u201cLA rot scotr Hl ne teste plus dans toute la province.Ld\u2019 Ontario, qu'un seul comté qui n\u2019ait pag abrogé la loi Scott; - Voilà une législation qui a décidément trompé son monde ct manqué son but.l8mes sont dégoûté du Scott Act.J1 y a lieu de rapprocher cet échec de celui que la prohibition éprouve aux Etats \u201cUn his.Dans les Etats prohibitionnistes, la fhipérance n\u2019est guèré plus pratiquée que de \u2018désordres publics C\u2019est beaucoup, ässurément ; mais n\u2019est-il pas \u2018curieux, |5 que dans notre pays, béaucoup de prohibitionnistes aient fini par trouver que le jeu nlen valait pas la chandelle?.LES ETATT-UNIS EF HAITI + \u201c L\u2019envoi à Haïti d\u2019une commission de oliticiens appuyée de deux bâtiments de 3 £ guerre des Etats-Unis a une portée plus 2 qu\u2019ordinaire, La chose a été préparée si secrètement qu\u2019on ignore le but exact et la pensée dominante de cette démarche.Les hauts fonctionnaires du gouvernement, y compris le secrétaire de la marine et le président lui-même, affectent à ce sujet le mutisme le plus absoiu, et renvoient les questionnaires à D.Blaine secrétaire d'Etat ; celui-ci, de son côté, ne laisse rien transpirer, si ce n\u2019est que la commission envoyée à Haïti sera chargée de s\u2019enquérir exactement de la situation des partis armés, et d\u2019user de son influence pour pour amener à l\u2019amiable la cession les troubles et l'établissement d\u2019un gouvernement capable de maintenir la paix et l'ordre.En outre, dit-on d'autre part, les commissaires seront chargés de rechercher quel port de la partie haïtienne de Pile de Saint-Domingue serait le- plus propre Les beuléugistes s s'évertusnit:à æidicuHaes à Bon et d'approvisionnement pour la ma- à l\u2019établissement \u2018dine station de char- Tine de\u2018 \u2018guerre des Etats-Unis ; et, apres | avoir adressé an raoparka FA RUiek au.[dats les affaires d\u2019Haïti, rappelle \u2018qi Aujourd\u2019hui, les prohibitionnistes eux- | \u201cie \u2018sances \u2018déris les autres.Seulement, il y a moins | ; ME \u2018pathie suspecte pour son compétiteur le secrétaire d\u2019Etat, ils devront obtenir du ce port.Les prémisses ainsi définies, on peut se demander de qui, de quel \u2018\u2018gouvernement haitien,\u201d les Etats-Unis pourraient obtenir la concession qu'ils visent.Il y a au- jourd\u2019hui deux gouvernements haïtiens, tous deux reconnus par le cabinet de Washington.Dans tous les cas, la question sera ouverte, et sa solution dépendra probablement de la mission des commissaires, mais il apparait assez clairement qu\u2019à Washington on désire profiter du conflit pour prendre dans le gouvernement de la république noire une position prépondérante, soit par la concession d\u2019avantages commerciaux.Le Mail and Express semble vouloir préparer l\u2019opinion pour les prochaines éventualités et se déclare partisan de çe qu\u2019il appelle une \u2018\u2018politique énergique\u201d, c\u2019est-à dire de la politique de M.Blaine.Il insinue que les partis en conflit à Haïti sont disposés à recourir à des intrigues avec les puissances étrangères, et spécialement avec la France, et que, pour les contrecarrer, le gouvernement des Etats- Unis se voit forcé d'envoyer sur les lieux des commissaires chargés d'instructions pacifiques, mais avec des forces navales capables d\u2019inspirer le respect et de fournir une protection contre la violence ou l\u2019insulte.Evidemment la pulitique du Mail n\u2019est que le reflet de la politique nouvelle du.gouvernement des Etats-Unis.Voici la, conclusion, où se résume tout le reste : C\u2019est une nouvelle ère qui va s'ouvrir Lèe drapeau \u2018atnéricain doit être famiker of respecté dans tout cette atmosphère et dans.les les: du Pacifique.Notre nou- \u2018velle maritine, soGs la vigoureuse direc tion du secrétäire Tracy, va bientôt posséder nombre de bâtimeuts de guerre qui | ne pourront pas être surpassés eu rapidité et en puissance :.le commerce suivra le drapeau et sera protégé par lui sur le vaste espace de la planète compris daus le rayon de la doctrine Mouree Slargia :- .re 4 Le Herald de.New- York, a propossites velléités d'intervention\u201d \u201cdes \u2018 Etats-@his gouvernement du président Légitime a.été reconnu par la France, la Russie, l'Espagne, l\u2019Angleterre, l\u2019Allemagne;.le Danemark, la Suède, le Portugal, la Belgique, la Hollande, le Vénézuéla, là Cos- ta-Rica, la République dominicaine et l'Italie,\u201d \u2018cést-à-dife par toutes les puis-, 5 uropéennes qui ont des constils à a Port-au-Prince, .Les Etats: Unig: souls, pour des\u2019 raisons qui commencent-\u2018iêtre comprises et qui ne sont pas désinitéres- sées, Out persisté à ne pas\u2019 reconnaître le général Légitiime et à montrer une sym- général Hyppolyte.: L'idée d'obtenir une cession de territoire est, paraît-il, fort goûtée par M.Blaine, qui dirige aujourd\u2019 hui la politi- | que extérieure des Etats-Unis, \u2018 \u2018Mais M.Blaine fera bien de ne pas oublier qu\u2019un article de la constitution d\u2019H qui suit : \u201cLe territoire haïtien, y compris les Îles adjacentes qui en dépendent, ne saurait être aliéné par aucun traité ou convention quelconque.\u201d Si le général Hippolyte faisait une cession .quelconque au gouvernement des Etats-Unis, elle serait nulle de plein | droit aux ternies de \u2018Ia loï \u2018fondamentale.d\u2019Haïti, et les Haïtiens se chargeraient probablement de montrer aux Américains.que leur pays n\u2019est pas à vendre.i me EE parm es eae mi = E Incendie.\u2014Pertes $300,000 Rexo, Nevada, 28.\u2014Le feu s\u2019est déclas ré avant-hier après-midi dans l\u2019ancienne bâtisse du théâtre, en face du Depot Hotel.L'hôtel fut consumé en un instant ainsi que six autres bâtisses du voisinage.Sur la Centre Street 5 maisons d\u2019 ab faires et 10 résidences- furent détruites.Dans une autre direction; les bureaux du Central Pacific Railway, deux maisons, une manufacture de ciment et lea moulins à farine Silver State sont aussi au nombre des ruines.: ** .* Les pertes totales sont- \u201cprobablement de #300,000 environ, et ilya seulement | listes de Mous a été endommagée par $125,000 d\u2019 assurances.La Salsepareille d\u2019Ayer coïnme \u2018altérai tonique, diurétique; \u2018épürateur du\u201d san, arkie maillaune aménaration gL aïti porte ce | ~ {des émeutes qui ont eu lieu pendant\u2019 les LA NOUVELLE MARINE AME- gouvernement haitien Ja concession de | .canonnières de 2,500 tonnes, on commen- maximum de dépense prévu dans la loi \u2018tier, vers onze.heurge- du soir, \u2019meau lui dit qu\u2019ils étaient des agents de : , les rejoindre alors; mais connaissant leur | \"d\u2019une maison malfamée de la rue Jacques \"0 \u2018RICAINE Une correspondance de Washington donne des détails intéressants sur la fa- | brication dé canons d\u2019acier de fort calibre pour la marine des Etats-Unis, Le directeur de l'artillerie au département de la marine a achevé la construction des | deux pièces rayées de dix pouces en acier |.destinées au monitor Miantonomoh.L\u2019une est Annapolis, attendant les essais.L'autre a passé par les épreuves avec un succès des plus satisfaisants, et on dit qu\u2019elle soutient favorablement la comparaison avec les moilleures-produits similaires d\u2019Europe.On n\u2019à pas pu déterminer exactement la portée faute d\u2019un champ de tir suffisamment étendu, mais on I'évalue & dix milles.Aussitôt qu\u2019auront été adjugés Tes con-' trats pour la construction des nouvelles cera à l\u2019arsenal de Washington la fabrication de leur artillerie spéciale, se composant entièrement de pièces à tir rapide d\u2019un calibre très supérieur à celui des canons du même type actuellement en usage sur les navires de guerre américains.Le plus fort calibre sera de dix pouces.Le département de la marine recevra prochainement des soumissions pour la construction de trois nouveaux croiseurs un peu plus grand que le Yorktown, c\u2019est-à-dire de 2,000 sonnes de jauge.Le des crédits est de $75,000 pour chaque bâtiment.Etant plus longs que le Yorktown, où pense qu\u2019ils seront plus rapides.Unie\u2019 \u2018borne.capture | Uu M.J eseph- Laporte; de PEpiphanie,- affaires, se rendait à la résidence d\u2019un.parent demeurant sur la rue Jacques-Car- fut accosté par deux Individugs.nominés- Joseph Galarneau et Joseph Deschènes, qui lui demandèrent où il allait.- Galar- sûroté.et s\u2019offrirent À.l'accompagner chez \u2018son! parent, Etant étranger et ne connaissant pas la ville, M.Laporte se: laissa conduire sur: la rue Lagauchetière où, rendu vis-à-vis la ruelle Rapallo, \u2018les deux.-Vanriens, avec l\u2019aide de trois desideemrgrqui led.avaiont: la plus brutale et lui volèrent une somme de $11.Ses cris attirérent attention des: constables Ganache eb Altimas: du poste | de: lanue: Gain, qui se: mirant ala: «pour-, suite dès deux Voléurs, ge ; :À cauge de l'obscurité, its ne p rent repaire, ils se mirent en embuscade et ils eurent la satisfaction de voir débarquer les deux oiseaux d'une.voiture a la porte Cartier, environ une demi-heure plus tard.Ils furent promptement logéz-au poste.L'enquête a commencé hier matin\u2019 devant le magistrat.no.Les deux-accusés ont ane réputation - détestable.Deschênes n\u2019est sorti du pé- 4: | nitencier que depuis environ dewx mois; ayant fini de purger une seutence.de cing | ans, pour une offense semblable: : oo = Jue plainte avait été déposée \u2018contre le meme individu, par un vieillard- qu\u2019il avait cruellement battu le soir précédent au même endroit, parce qu\u2019il avait refusé de lui donner de l'argent.LE PROCES DES SOCIALISTES BELGES 24 accusés \u2018acquittés \u2019 .Mons, 28\u2014Le procès des vingt- -sept personnes accusées d\u2019avoir fomenté des grèves s\u2019est terminé hier, après des débats qui ont duré dix-neuf jours, par un échec pour le.ministère public, ellarge n'étaient que des espions au service de la police et que la responsabilité | groves \u2018retom bait, sur des agents provaca- teurs et non pas sur les socialistes.Vingt- quatre des accusés ont été acquittés et les trois autres, reconnus coupables cou- damnés à trois mois de prison chacun.Les amis des accusés remplissaient la salle d\u2019audience et.le verdict d\u2019acquittement a étéaccueilli gar des applaudissements enthousiastes.Les journaux libéraux déclarent que le résu tat du procès équivaut à un blâme à l\u2019adresse du gouvernement.*- Samedi matin, là maison ° de lun des jurés qui siégeait dans l'affaire des sôcia- l'explosion d\u2019une cartouche de dynamite.On suppose que cétte cartouche a été Assaut et voi de grand de chemin | arrivé \u2018samedi matin à Montréal.pourf: dorsqu\u2019il |.suivis à distance, Pasgaillireñt de la-façan |-4 Il a 668 | prouvé que la plupart.des témoins à | Pectoral-Cerise d'Ayer.11 n'y a pas de maladies aussi pevfides dang \u2018 leurs attaques que celles qui affectent là gorge et les poumons.; et aucune qui ne soif aussi.négligée par la majorité des malades, Cependant une toux ou un rhume ordinaire négligé n\u2019est souvent que le conimencement d\u2019une maladie mortelle, Le PECTORALe CERISE à prouvé son efficacité par une lutte triomphante de quarante années contre leg maladies de la gorge et des poumons; lime portant est de s\u2019en servir à temps.wid Toux persistante guéric, \"#1, \u2018 En 1857 je pris un gros rhume de poitrine Une violente toux s\u2019en suivit et je passai de longnes nuits sans sommeil, dJefus condamné par \u2018\u2019les médecins.En dernier ressort, j'ess sayai du P£CTORAL-CERISE D\u2019A VER, et biens tôt après, mes\u2019 poumons se dégagérent, le sommeil, si nécessaire à la réparation deg forces, me revint.Par un usage continu du PECTORAL j'ai obtenu une guérison complète et radicale, J'ai à présent 62 ans, je sui vobuste et vigoureux, et c\u2019est à votre PECe TORAL-CERISE que je Île dois ; ; je puis dire em toute sincérité qu\u2019il m°a sauvé la vie.HORACE FAIRPPOTHER.Rockingham, Vt., 15 Juillet, 1882, Na 3, Croup \u2014 Écontez une Titre, \u201cPendant uu séjour à la campagne; Phivez ; dornier, mon petit garçon, âgé de trois ans, * fut atteint du croup ; 84 res piration devint of pénible qu\u2019il semblait près de mourir, il clout.fait.Quelqu\u2019un dans la famille\u201d sug I'emploi du PECTORAL-CERISE I\u2019 AYER, Sone : il y avait tot jours un flacon dans la mai ne .Nous essayâmes à faibles doses, souvent répée , - tées, et à notre grand demi-heure, le patit ma ade wespirait Hbrée ment.Le docteur nous assura que le PEC« TORAL-CERISE avait sauvé lz vie de nion © ehéri.Jugez és ma gratitude?A vous sincèrement, © TE Mrs, EMMA GEDNEY.\u201d ! 159 West 128th St, New York, 16 Mai, 1882.+ Bronchites.\u2018 *Je souffrais depuis huitans des Bronchitéss en vain j'avais essayé de tous les remède Peony quand Vidée me vint d\u2019essayer k ECTORAI-CERISE D'AYER, une boujle in spiration, comme vous voyez, puisque Je suk guéri.JOSEPE TV.ALDI Byhalia, Mis3., 5 Avril, 1862, Il n\u2019existo pas de cas où uue affection de ld - Eorge ou des poumons ne puisse être grandes.+ à CERISE D\u2019AYER.La guérison est certaine.: quand; la nfaladie est prise a temps._ PRÉPARÉE PAR .or.J.C.Ayer&Co., Lowell,\u201d \u2018 \u201cVendu par tous les droguistes.Maladiss dus 1 ol EE Reale P Estomac, Foie, Iniestius ef le Sang: merit Constipation, Mal de Teto, Maladies def .>mmes, Debilite Generale; et tous les > Sra.mes Abaitus.; : Qu \u201cBURDOCK BLOOD: BITTERS.24 tun Tonians Puremcut Végetul, Nettoyant \"Saux et Restlarisant lo Syetome.7 LEVAIN pesBOULANGERS : \"132 Premiers Prix aux Expositiond d'Ontario en 1887.\u201cAn dela de 10, Dames disent quéc'est le .meilleir levain.Fait le pain.le plus léger, 1d Ai plas blanc, et {e plus doux; Roly Burs, et Galetbés de sarasin, .: Les Boulangersde tout Partout E oq servent.il: ET NORMANDA, CHEVAUX CopHons.BERKSHIRES ET CHXSTER BLANCK.* VOLAILLES PLYMOUTH ROOK, i S'adresser & \u2018 LOUIS BEAUBIEN, = | | Bureau à Montréal, 39sue Saint- Jacques, 2heures p.m.: FERME OUTREMONT, THE thos TREAL 18 déc: 1888 \u20141a cet i GRAINS DE SEMENCE Il-est sans contredit que la maison: plus AVANTAGEUSE pour l\u2019achat à | grains de semence, pour:le BAS PRIX et la QUALITÉ est la maiso J.B.Renaud & cie 72 À 82 RUE SI-PAUL of NESS Or the LA wor Habit, Positively Sed Ligues Habit Dr.Haines\u2019 rig Golden Speci fic, > Zt can be given in a cup of coffea or ten With the knowledge ofthe.person taking it;is absolute harmless, and will effect à pormane iit pod ep ¢ cure, whether the patient {y à modora an alcoholic YL.thas been given in hours of cases, and in e@ ery instance A perfect ou! \u2018has followed, It never fails.The system on impregnat quitta che Épécific, it becomes an st L placée dans la maison par quelqu'un qui AoEae., A meulpik inticaide an set / f Foie for-the liquor appetite to exist® F' ireula ciroular ang.on particalars address e joie, en moins Fume\u2019 > PRIX, 5 Con's: A BETAIL Av: RSHIRE, \u201c j - ment soulagée par l\u2019emploi-du PECTORALe 7 ., + PERCHERONS.TH NRE 8 LE CULTIVATEUR L\u2019HON.L.O.TAILLON La grande démonstration conservatrice de mercredi fera époque dans les annales de l\u2019histoire politique de ce pays.On jugera de son importance en lisant la liste des noms, que nous publions ailleurs, des personnes qui se sont inscrites au livre de la convention.De toutes les parties de la province on s\u2019était donné rendez-vous, instinctivement, pour aller rendre hommage à l'intégrité, au désintéres- M.Taillon.Humble devant ces témoignages de respect public, sement de l\u2019hon.le député de Montcalm y a répondu en disant qu\u2019il n\u2019avait fait que son devoir ! C\u2019est beaucoup que de faire son devoir, au prix de son repos, de ses intérêts personnels, à cette époque où la vie parle- wentaire est si pleine d\u2019eunemis, de misères de tous genres! L'\u2019estime sincère que la province porte à M, Taillon est un dédommagement précieux pour un homme âoné comme il l\u2019est de sentiments nobles : etélevés.M.Taillon est chef d\u2019un parti d'opposition : il n\u2019a pas à donner de faveurs, de contrats, de patronnage, etc.n est donc son talent, sa valeur, ses vertus publiques que ses concitoyens ont voulu reconnaître et récompenser.Hommes d\u2019Etat, hommes de finances, de haut commerce, de l'industrie, de 'agriculture, des classes ouvrières, se sont réunis autour des tables du Rond à Patiner dans une même idée et un égal esprit d\u2019admiration franche.Nous félicitons M.Taillon, comme nous félicitohs.notre parti d'avoir à sa tête un pareil porte-drapeau.ST LA CONVENTION \u2014 Sir John A.Macdonald, l\u2019hon, M.Chapleau, Sir A.P.Caron, l\u2019hon.M.Costigan, hon, M.O'Gilvie, etc., ont.honoré de leur présence les séaîces de la.vonvention conservatrice; dont lHion, M.Blanchet, nommé président, à \u2018conduit les travaux avec tact et habileté.= .Les discours prononcés ont été sobres, convenubles, L'injure n'y a pas trouvé de places On a discuté avec caime et di- gaité les affaires publiques.Aussi quelle süperbe réunion d'hommes ! Tous les in- intérêts avaient là leurs représentants.* L'esprit de conciliation, d'appel à toutes.les bonnes volontés s\u2019est affirmé hautement, vigoureusement, _ -Sir John A.Macdonald a donné le ton au débat dans ce sens.Les conseils de sa.haute expérience ne sauraient manquer de produire di effet salutaire sur les intelligences duvertes à la raison et à la bonne foi.: 1 Nous invitons nos lecteurs à parcourir la liste des citoyens qui assistaient à la convention.LE BANQUET Environ mille billets d'admission au banquet Taillon ont été achetés.Et il a fallu aux-organisateurs recourir à la vaste salle du Rond à Patiner, aucun autre édifice n\u2019étant assez grand pour contenir un nombre aussi considérable de convives, Ce seul fait en dit plus que les plus longs commentaires.2 L'Empire donne de nouveau l\u2019éveil aux conservateurs de lu pruvince d\u2019Ontario.{1 lea engage à se préparer pour la lutte, parce que M.Mowat serait à la veille de dissoudre lu législature, \u2014\u2014 2 re La nomination de M.Edward Murphy, de Montréal, comme sénateur én remplacement de feu I'hon.Thomas Ryan pour la division Victoria, sera publiée samedi dans la Gazette du Canada, Les Unions St-Joseph et St-Pierre de Montréal sont à organiser an concert au bénéfice des incendiés de St-Sauveur.Le/ concert aura lteu mercredi, le 5 juin, au La Convention Conservatrice 500 personnes réunies au St.Lawrence Hall Ovations a Sir John et a l'hon, L, 0.Taillon L\u2019hon.M.Chapleau acclamé .Les journaux de Montréal racontent que jamais, peut-être, la politique du pays n\u2019a offert un spectacle comme celui qu\u2019on a vu mercredi, à Montréal.Cinq cents hommes, tous des chefs dans le parti, officiers de tous les grades de la grande armée conservatrice, étaient rassemblés dès 10 heures du matin, dans deux des'vastes salles du Saint-Lawrence Hall pour acclamer un homme pour qui tous les cœurs battent à l\u2019unisson, l\u2019honorable L.O.Taillon.- Le chef de l\u2019opposition n\u2019a fait qu\u2019une courte apparition au milieu de la convention ; mais il a été l\u2019objet d'une grande ovation./ L\u2019honorable M.Chapleau a été lui aussi, acclamé avec enthousiasme.A 10.30 heures, l'honorable M.Lynch proposa pour président de la convention l'honorable M.Blanchet.Ce dernier prit possession du fauteuil et prononça le discours dont voici la substance : Messieurs, En ouvrant les travaux de cette importante convention, je dois vous remercier de l'honneur que vous me faites en me choisissant pour présider aux délibérations d\u2019une cunférence si importante et si grande à la fois par le nombre et par la distinction de ceux qui y prennent part.Je vous remercie tous aussi, messieurs, au nom du Club Cartier, de l\u2019emprésse- ment que vous avez mis à répondre à son invitation, à venir acclamer l\u2019honorable M.Taillon (Applaudissements proiongés ) et prouver à cet homme de- mérite, que le parti conservateur sait reconnaître les services qu\u2019il a rendus à la province de Québec et ceux qu\u2019il est prêt à lui rendre encore.Je vois dans cette salle toute.la hiérarchie du.grand parti conservateur et ce \u2018speetacle me réjouit, en méme temps j'qu'il me fait augurér beaucoup de bien | pour le: pays-avec les intérêts duquel le |parti conservateur a identifié ses intérêts, Bt ce qui me fait le plus de plaisir c'est .que.nous avous au milicu de nous \u2018nos chefs.(Applaudissements.) Ils serout tous ici cette aprés-midi.salle un homme qui a-combattu les grands glorianx à la victoire qui sewble s'être attachée à ses pas, Noug sommes heu- frais -et plein de sauté.\u201d (Applaudissements): L\u2019hon.M.Chapleau (applaudissements) vous adressera la parole dans quelques instants.\u2018 - Nous comptons, dans cette convention { des ministres, des sénateurs, des députés venus\u2019 de toys, les coins de la province pour d&libérer sur Pétat \u2018des finances de moyens qu\u2019il faut prendre pour les remettre en équilibre.Messieurs, la situation politique dans notre province est très sérieuse ; elle est grave.Inutile de vous rappeler comment le parti qui est aujourd\u2019hui au pouvoir a réussi à tromper le peuple, comment il a établi sur la fourberie et la perturbation publique un régime que la province déplore aujourd\u2019hui et que l'électorat désabusé n'attend que le moment de détruire.Le but de cette convention, messieurs, est d'appeler sous les armes tous les amis de la province et d\u2019adopter contre ce gouvernement néfaste et [scandaleut, des moyens efficaces de combat.Il s\u2019agit de réunir uos forces en faisceau ; car le peuple à hâte de se prononcer et de proclamer la déchéance de ce gouvernement trompeur et sans souci de l\u2019honneur de son pays.J'invite tous ceux qui sont ici présents.au nom du parti conservateur et au nom du pays, à exprimer leurs idées, à dire quels sont les meilleurs moyens de combattre les éléments dangereux qui troublent la province.Si ce :|règne malsain allait durer encore longtemps, la province.serait précipitée dans un abime.Hâtons-nous d'adopter des moyens énergiques.Resserrons nos rangs et organisons-nous, et le parti conserva teur verra la victoire revenir à ges drapeaux pour le bonheut du pays.Nous adopterons des résolutions, et je suis sûr que tous ceux qui aiment la province et qui mettent ses intérêts au-dessus de celui d\u2019un parti quelconque, se rallieront à nous qui professons les grands principes de Sir Etienne Cartier (appl.); principes qui ont fait du Canada tout ce qu'il est aujourd'hui.Messieurs, je vous présente l'honorable M.Chapleau.(Appl) DISCOURS DE L'HON.M.CHAPLEAU M.Chapleau, qui est poussé sur l'estrade par ses amis, qui se pressent autour de lui, s'exprime aipsi : Cabinet de lecture Mais il y à en ce monsent dans cette cotüibats du parti conservateur et qui est- jprétua conduire encôre notre drapeau reux de le voir, à son retour d\u2019Europe, la province de Québec et aviser aux moment autour de vous.J'ai voulu assister à cette démonstration et j'ai demandé À nies collègues de s\u2019y rendre, non pas \u2018seulement parce qu\u2019elle avait pour objet de démontrer en quelle estime nous tenons tous l\u2019honorablé M.Taillon.(Appl).I n\u2019était pas besuin de démonstration pour prouver cela ; son nom est dans toutes les bouclies ; son estime dans tous les cœurs.L'honorable premier ministre sera ici cette après-midi et il vous le dira tout aussi bien que moi : Nous no venons pas seulement pour faire des discours : nous venons pour affirmer, par notre présence, l\u2019anion qui doit réguer, comme parti, entre nos amis d'Ottawa et uos amis de l'opposition provinciale.ll est nécessaire que les amis des deux chambres ne fassent qu\u2019un seul et grand parti.C\u2019est ainsi qu\u2019ils marcheront avec confiance aux combats et à la victoire.Quant à moi, messieurs, je dois le dire, toute ma vie j'ai eu deux grandes affection : Promièrement la lutte ; j'ai aimé et j'aime encore la lutte.En second lieu, si peu modeste que cela puisse paraître, j'ai aimé la victoire, après la bataille.Et victoire n'a pas souvent déserté nos drapeaux, Nos défaites n\u2019ont pas été noin- breuses.Aujourd\u2019hui nous aimons encore la victoire.Nous ne l\u2019uimons pas d\u2019une affection qui soit comme le caprice d'un jour d\u2019une courtisane ; nous l\u2019aimons comme.une fiancée à qui nous avons fait longtemps la cour.(Applaudissements prolongés) Préparons-nous donc au combat ; \u2018car nous ne sommes pas éloignés des éléctions générales dans cette province, Si grandes que soient les frayeurs qu\u2019elles inspirent à nos adversaires, d\u2019ici à une année il faudra\u2019 qu\u2019elles viennent.C\u2019est une heureuse idée que celle de cette convention, qui réunit aujourd'hui les anis de toutes les parties de la province.I! y en a de Gaspé, il y en a du fond des Cantons de l\u2019Est, des confins de la province du Nord, du foud du comté de Terrebonne, de Pontiac et de tous les distrets inoins éloignés.- Mais, monsieur le président, ce t\u2019est pis le temps des discours.Ce soir, nous serons heureux d\u2019entendre nos jeunes Mis nous dire quelles sont les aspirations dela province, quels sont ses besoins, quels sont ses pleurs en ce moment, ce qu'il faut faire pour la sauver.Elle est trop belle, notre province, pour que nous ne soyions pas émus de la voir dans l\u2019état où elle se trouve aujourd\u2019hui, pour que nous ne fassions pas les plus grands eflorts pour l'arrêter sur le chemin de là ruine où.elle- est- lancée, Lorsque il avait, dans son programme, des articles qué'tout'fe monde approuvaity quelque chose de bon.Mais il n'a pas été fidèle a soir programme en çe qu\u2019il'avait de bon.H s\u2019est laissé, au contraire, entraîner à toutes les avanies, à toutes les faiblesses, à toutes les turpitudes politiques qui peuvent déshonorer un parti et un gouvernement.Après le discours de M.Chapleau, on gowmma le comité pour préparer des ségo- lutions.Ce comité se composait de l\u2019hon.\u2019 tables 5sMM.Blanchet, Robertson,.et M.P.P., A, Desjardins, M.P., G.A.Nantel, M.P.P., LG.Desjardins, M, P.P, Duplessis, M.P.P., Thomas Chapais, J, S.Hal}, M.P.P., Il.Tarte, Jos.Tassé, ex-M.P., le Dr Larose, F, Vanasse,M.P., J.E.Ruy, L.Taschereau, l'hon.P.B.A.T.Lépine, M.P., L.E.Panneton, D.Girouard, M.P, - Pendant que le comité, retiré dans une autre salle, travaille à la rédaction des résolutions, l\u2019hon.M, Costigan adresse la parole, dans la grande salle, en frau- çais et en anglais, L\u2019hon.M.Taillon dit quelques mots, remerciant, au nom du parti, les conservateurs présents.Vous avez compris, dit-il, que les intérêts de notre parti et ceux du pays sont-les mêmes.Parlent ensuite successivement MM.Pope, le nouveau député de Compton, Melntosh, M.P.P., Owens, M.P.P., Jos Marion, de l'Assomptiou, M.Martel, avoeat de.Joliette, et M.J, F.Quinn, de | Montréal.SEANCE DE L\u2019APRES-MIDI La séance de la convention a été reprise à trois heures, lorsque Sir John A.Macdonald est entré dans la salle accompagné par Sir Adolphe Caron.Son appa- jrition fut le signal d\u2019applaudissements frénétiques, on eut cru que la salle allait s\u2019effrondrer sous le bruit.Sir John monta sur la plateforme et adressa la parole à l'assemblée et lui témoignant le plaisir qu'il éprouvait de voir une réunion aussi importante, Puis, résumant les grands caractères de la politique du parti conservateur depuis 1854, le Vieux Chef dit que l'union contractée à cette époque entre les conservateurs du Bas-Canada et les libéraux du Haut-Canada est toujours restée indissoluble pour le plus grand bien du pays: - Des circonstanees que vous connaissez tous, dit-il, ont placé le parti conserva- Je suis heureux de me trouver eu ce | teur de cette province dans l'opposition.nous pouvons le dire avec orgueil : la Thon.M.Mercier est arrivé au pouvoir, [ M.Ross, ex-premier.ministre; les Loné | Lynelr 37 MM.Faucher de St-Maurice,.de Labruère, A.Vanasse, Robert White, C\u2019est le temps de l\u2019adversité.Manis c'est à l'école de l'inforture que l\u2019on se prépare pour la victoire.Avec un chef aussi honnête et aussi dévoué que M.Taillon vous ne tarderez pas à changer cette adversité d'un moment en plusieurs années de prospérité, (appl.) Si vous ne triomphez pas, ne vous en prenez pas à lui, mais à vous- mêmes.Organisez-vous, travaillez, marchez de I avant sans vous arrêter un seul instant, et vous vaincrez, (appl).N'atten- daz pas que les brefs aient été lancés pour les élections générales ; l'heure de l\u2019action est arrivé.Mettez-vous à l\u2019œuvre incessamment et ne cessez de lutter que lorsque vous aurez racheté cette grande et vieille province de Québec de la position dégradante dans laquelle on l'a fait tomber et dans laquelle on continue de la.faire descendre.(Appl.) Sir A.P.Caron et l\u2019hon.M.Chapleau prononcèrent dez discours chaleureux et la convention fut déclarée close.Nous publierons demain les résolutions qui ont été adoptées.Le banquet Environ 1000 personnes ont pris part au banquet donné dans le Patinoir Victo- ria\u2014la plus grande salle que l\u2019on put trouver pour l\u2019occasion.La salle était pavoisée avec profusion ; les galeries portaient les inscriptions suivantes : *¢ Vive le Vieux Chef !\u201d *\u2018 Vive l'hbon.M.Tail- lon!\u201d ¢ Encourageons l\u2019agriculture \u201d, \u2018* La loyale opposition de Sa Majesté\u201d, ** Concordia Salus \u201d ** Canada fur Confederation \u201d ** Home Industries \u201d etc, ete.Les dames en brillantes toilettes emplissaient les galeries.Après les santés d\u2019usage, M.Jos, Tassé, rédacteur de la Minerve, qui présidait, porta le toast au héros du jour, l\u2019hon.M.\u2018Tatilon, : Le chef de I'opposition proncnga une éloquente harangue, en français et en anglais, Il fit une revue complète de la situation des affaires provinciales, M.J, J.Curran, M.P., proposa la santé du parlement fédéral, à laquelle Sir John A.Macdonald, Sir Adolphe Caron, I'hon.M.Costigan et l\u2019hon.M.Chapleau répondirent.Nous espérons pouvoir, dans de prochains numéros, donner quelques-unes de ces importantes harangues.: L'hon.J, J.Ross et l'hon.M.Lynch ont répondu au toast porté à la législa- \u2018ture par M.A.Desjardins, M, P.M.Richard White, de ia Gazette, a répondu à la santé de la Presse et M, Cooke à la santé des dames.A.\u2014J L Archambault, Montréal ; Ls Allard, Montréal ; C Allard et N Allard, St-Alexis ; D Archambault, Terrebonne ; Victor Allard, A Borher, Montréal ;-A M Archambault, St-Antoine ; Charles Arpin, St Jean ;\"W H Arnton, Montréal ; J M Allard, St Simon ; N L Anger, Montréal ; E Audette, Faruham ; A Aubrey, M D, Côte St Paul.\u201c B\u2014 Moïse Brossard, Montréal ; Z Be- \u2018noît, Montréal ; J A Bernard, Montréal ; Léger Brousseau, Québec ; Geo Ball, Nicolet ; Boucher de la Bruère, St Hya- \u2018cinthe : J A N Bourassa, Valleyfield ; S Beaudin, Montréal ; Henry Bulmer, Montréal ; Lt-col.Brosseau, Laprairie ; Ulric Brosseau, Laprairie ; J B S Biron, Montréal ; T A Brisson, Laprairie ; H D T Beauchemin, St Hyaciuthe ; ZEN Boucher, St François du Lac ; C Bourassa, Laprairie ; H Bourassa, Laprairie ; Alex Brosseau, Laprairie ; L Brousseau, | E Boucher, St François du Lac ; D Brig- han, CS Beaudon, A Beaudon, A Brault, Muntréal ; L Blondin, E Bertrand ONE Boucher, D Bourgeois, St Jean; J J Brier, St Henri de Mascouche ; J Brosseau, Montréal ; C Bergevin, Beauhar- nois ; E Boyer, Valleyfield ; C Bedard, S- Rémi ; F J Bissaillon, Montréal ; M Begg, Rouse\u2019s Point ; A Branchaud, Montréal ; E Brousseau, Montréal ;F H N Bethune, St Bruno ; P Ball, L'Orignal ; W Brosseau, maire de St Jean ; G Boivin, Montréal ; E Bourassa, Montréal ; G B Baker, Sweetsburg ; O Boucher, St Johns ; B Beauchin, St Her- mas ; À P Bedard, M Belliveau, À Beaupré, St Jean ; E Bergerville, Ste Martine; J Black, St Jean ; A Bellemare, Montréal ; A Bourasra, Montréal; J A E Brun, M D, West Shefford ; A Boucher, P Blais, Longueuil ; T Brosseau, Montréal ; J B Bissonnette, Montréal ; A M Beauparlant, St Hyacinthe ; O Ber- thiaume, St Simon.C.\u2014Adolphe P Caron, Ottawa ; J A Chapleau, Ottawa ; L Cousineau, Montréal ; SJ J Curran, Montréal ; Honoré Chassé, président du Club des Jeunes Conservateurs, Québec ; T Chase Cas- grain, Québec ; Th Chapais, rédacteur du Courrier du Canada, Québec ; T A Coté, St Barthélémy ; W Camirand, Nicolet ; A Chsrlebois, Québec; J T - Cardinal, Montréal ; L A Cloquet, St Hyacinthe ; E N Chinic, Québec ; Edouard W Collette, St Hyacinthe ; E Crepeau, Artha-| baska ; J S Collican, Vancouver ; O Cre- peau, Montréal ; L J O Chevreau, L H Civutier, L H Corriveau, J H Charland, Dr J B Carneau, Farnham : O Carci- \"Voici les noms:des citoyens présents à la éonvention : - gnan, \u2018Trois-Rivières ; A Cloutier, I Carle, Ste Ursule ; U Cloutier, St Jacques ; H Champagne, St Eustache ; » Currier, Côteau Landing ; C Champagne, St Eustache ; C P Chevrefils, M D, Somerset ; J A Charette, Montréal ; Johs Costigan, Ottawa ; P A Crossby, Montréal ; A Chauvin, Terrebonne ; G E Cal der, Lachute ; J B Connault, Rivière David ; S Constantineau, Bedford ; H A Challette, M Cardinal, Ste Martine ; À Chonière, West Farnham ; J L Cantlee.A Chevrier, Montréal ; A Chagnon, Montréal ; J P Cooke, Montréal; Wm Char land, Yamaska ; C Champagne St Pi de Guire.D.\u2014Charles J Doherty, Montréal ; A.Desève, jur, Montréal ; R Delfausse, Montréal ; R A Drapeau, Rimouski J A Dumontier, Lévis : Le J.Demers, L Geo Desjardins, M.P.P., Québec ; Rémy Désy St Barthélémy ; C Darveau, Levis ; N L Duplessis, M.P.P.,Trois-Ri- vières : L T Dorais, Sorel ; J Dorion, St Ours ; J B Deslongchamps, a Desy, St Barthelemy ; P Daigle, Montréal J § Doré, Montréal ; P Doucet.Station du Côleau ; L A Drapeau, Montréal : J B Daoust, St Eustache ; À Daoust, D Des.Georges, Montréal ; L J Cartier, St Antoine ; A Dusseault, Sherbrooke ; J C Duplessis, Sorel ; Chas E Duclos, Montréal ; Thos Dion, Montréal ; A David, Montréal ; J N Duguay, Yamaska ¢ M R Dansereau, Montréal ; D Denis, St Simon ; P Denis, St Céswire; A Desjardins, P Donnelly, Montréal ; L Dansereau, Longue Pointe ; J E Deslaurier, A De- mers.Montréal.- E\u2014 J N Emard.¥\u2014J Foley, Québec ; A Fiset, M Fil- lion, F Filiatrault, Jas Forrest, S Filia- trault, Côteau Landing ; G Fortin, St Sébastien ; I B Futvoys, St Jean ; N Forest, Ste Scholastique ; Geo G Foster, Knowlton ; O Fournier.G\u2014C Gariépy, Québec; F Guilbault, Joliette ; EP Germain, Ste Thérèse : L P Guillette, Trois Rivières ; A H Gil- mour, B Grier, Montréal; M et A Grange, Montcalm ; A Gauthier, Montréal ; T Guilbault, A D Girard, St Jean ; A Gagnon, Montréal ; A E Gervais, Contre cœur ; Dr Gaudet, St Vincent de Paul ; Chas Crafton, Montréal; A Guérin, Farn- ham ; G H Garden, St Jérdome ; A Gra: vel, Montréal ; A Germain, Montréal ; C Grafton, Montréal ; J Girard, Lacolle ; L Globensky, Montréal ; A Gervais, St \u2018Jean ; A Girouard, St Benoit ; A Gagnon, Montréal; E Globensky, Montréal; H\u2014G Hamel, Québec ; T Hamel, Québec ; F Heusch, \u2018Ste Geneviève ; O Z.Hamel, Trois Rivières ; H H Hastings, St Arniand ; CE Houdes, St Célestin ; R Hébert, Beauharnois ; G Ham, Montréal ; H Hurteau, Montréal ; J Howle, St Jean ; G R Harper, Montréal ; CE Houde, Niculet ; Jas Hines, Québec ; D jeunes conservateurs de Montréal ; Olivier Houde, Riviére David.\"J\u2014J O Joseph, Montréal ; H Jesn- notte ; Montréal ; P Joubert, Terre- bonne ; Chef Jocks, maire de Caughna- nawaga ; S H Jones, Sabrevois.K\u2014S L Kydd, Montréal L\u2014W W Lynch, Montréal ; A La- pierre, E Larose, J D W Liounais, L Lassalle, Dr J P Lavailée, St Félix de Valois ; À Lapointe, J © B Lafrenière, St Cuthbert ; C P Labrie, Lévis ; E La- combe, Nicolet ;F X P LaRue, St Augustin ; J M Loranger, Montréal ; Louia Lussier, St Hyacinthe ; A Lalonde, Ste Geneviève; A Lippé, Joséph Létourneau, Albert Lefebvre, Laprairie; J B Leonard, J O Lamarche, A Lachapelle, Farnham ; A Lesage, A Laroso, St Henri de Mas\u201c couche ; T LaRue, G Leptohon, J B La- berge, À J Lalonle, Rigaud ; J R Lambert, St Lin ; J Lavoie, Iberville ; J Lessard, Montréal; M S Lonergan, Montréal ; M Leduc, Beauharnois ; J Lussier, St Hyacinthe ; J D Lacerte, Somerset ; M Lefort, Caughnawaga; J V Leguerier, Ste Thérèse ; F T Langevin, St Isidore ; P Leclair, H G Lajoie, Montréal ; T 0 Lamarche, Berthier ; J S Levaliée, Québec ; J A Lemoine, St Jean ; J B Le- cours, À J Lemire, Yamsska ; ELBR Laurendeau, E Leblanc, P E Leblanc, J S Leroux, À Lavallée, Montréal : R Le mieux, J Levasseur, Pointe Lévis ; D Lafond, Ste Brigide ; C Leblanc, Jo- liette ; D Lavigne, A Leblanc, S La.chance, Montréal; E Lahaye, L Leveillé, Yamaska.M\u2014Ed Murphy, Montréal ; J E Mer cier, Lévis ; J Martel, Joliette ; Hector Meunier, F Marchand, Montréal ; WG W Morgan, H M Millar, Rigaud ; J E À Mongenais, Rigaud ; M J M Morgan, Sorel ; J E Méthot, Arthabaska ; A Maguire, Laprairie; D.E.Martin, La- prairie ; J.A.Martin, St-Jean ; J, P.Mathieu, P M Martel, Trois-Rivières ; J Marion, G E Mathieu, Montréal ; A Mi.riault, Ed Marcoux, St Jean ; T T Moi- san, Napierville ; Z Monette, Lacolle ; Di J A Mignault, St Benoit ; Johu L Morris Montréal ; E Martin, St Rémi; R } Masson, Terrebonne ; H Maroille, Si Hubert; G Macrac, J A Macdonald.Montréal ; Hector Meanier, Montréal Jos Gervais, Ste Valérieune ; *T Georgay | Beattie ; T B de Gurbois, Boucherville.H Henderson, président du Club des - waga; Louis Jocks et J W Jocks, Caugh- | es es = = \u2014 ue ge \u2014 \u2014\u2014 TD rs rae ° pe \u2018qui a été acclamé : LE CULTIVATEUR 9 H Macdiarmid, Farnham ; F A Matthews, Montréal ; G Mirault, P B Mignault, À H Madore, Magog.Mc.\u2014John A McDonald, Ottawa ; Duncan McCormick, John Melntosh, jr., D.McCarthy, Sorel ; M.McDonald, Acton- vale ; A M¢Donald, St-Jean; T E Nor- mai.O.\u2014A.W.Ogilvie, Montréal, Jas.O'Bien, A.Olivier, Trois-Rivières ; W.Owens, Stonefield ; J.A.Ouimet, Montréal.P.\u2014A Paron, Montréal ; P J Pelletier, L E Panneton, Sherbrooke ; J A Paradis, J Poupart, J Picard, Walton; W Pa- gnuelo, S Pagnuelo, Montréal ; À Pin- sonneault, D Pinsonneault, St Jean ; G Poulin, Farnham; F X Perras, J C Prien, Montréfl; G Perrage, Coteau Landing ; R H Pope, Cookshire ; Baron le la Perrier, Montréal ; A Plante, Val- leyfield ; A Paré, Lachine ; A B Potvin, St Jean Baptiste ; F X Paradis, St Mi- thel ; N Poitras, Montréal ; Dr A B Pil- lette, Montréal ; E Poutre, St Jean; L Perrault, A Prevost, St Hyacinthe ; Jo- Jeph Paré, maire, St Hubert; Joseph Poupart, St Isidore ; W N'Petus, Magog ; D A Plouffe, Montréal ; O Pauze, Epi- phanie ; G H Plourde, Montréal ; Jos Pepin, Hochelaga ; W J Pope, Montréal ; Jos Parenteau, St François du Lac ; Alf, Poliquin, Lévis.Q.\u2014M J F Quinn, Montréal.R.\u2014A Raza, J H Richard, Joliette ; L J Riopel, New Carlisle ; J E Roy, Lé- vis ; A Renaud, St Rémi; J G Ross, J B Rouillard, Sorel; L C Rivard, Jo- liette ; J G Robertson ; S J B Rolland, St Jérôme ; Eugène Raymond, Ste Anne de Beaupré ; À Rocher, Montréal ; Jos Robillard, Lanoraie ; D Robert, St Michel ; N T Rielle, Montréal ; M Rhéau- me, St Valentine ; J A Renad, Joliette ; Dr L J H Roy, St Jean ; Dr Rottot, F Robert, St Hubert ; J B T Richard, P E Robert, Pierreville, _\u2014 S.\u2014H Starnes, jr, L H Sénécal, J O Séuécal, A Sénéeal, A H St Denis, Montréal ; J R Sagnoir, H Sumache, Dr Slack, Farnham ; Eugène Simard, Varennes ; L W Sicotte, jr, Montréal ; À E Spencer, Frelighsburg ; F Särasin, Montréal ; \u20ac Surgevin, Beauharnois; N St Armôur, | Coteau du Lac ; E Sénécal, Montréal ; J À Simard, Waterloo ; E R Smith, HR Smith, St Jeari ; Albert Shepperd, Ri- viere David ; S St Onge, Montréal ; CE Stanton.T.\u2014Jos Tassé, Montréal, H D Tatu, LD 'Taché, Rinouski, E Taschereau, J | E Tarte, -A J Turcotte, Québec; Dr H Yerrien, Grandes Piles; A A Taillon, Sorel ; L Tremblay, St Jean ; A Tellier, Berthier = A J Torreuce, Waterloo ; J B Tremblay, St Philippe; Dr L A Tru- leau, St Jean, L B Taché, Ottawa.V.\u2014F Vanasse, J B Vanasse, Sorel ;.J D Varennes, Shawenegan ; A P Va- nässe, Sorel ; D Valiquette, St Henri de | - Mascouche; \u2018J' H Von Buskirk, Rouses Point ; F Vinette, J Vijeant, J O Villeneuve, C.-T P Viau, Montréal, W.\u2014Dr G N Wattier,-W Weir, Dr H W Wood, AJ Wright,: G-H Wilkinsen, E G Welch, St Jean ; RS White, Montréal ; E G Welsh, Farnham ; J O Watts, Montréal._ Y.\u2014F N Young, Québes; L'ESCLAVAGE.\u201c Le 15 courant au soir, l\u2019assemblée des catholiques de France a éenu sa-première séance, sous la présidence de Mgr l\u2019arche- véque de Paris.= M.Keller, député, qui -prononga: le discours d\u2019inauguration, à proposé à l\u2019approbation de l'assistance le vœu suivant, 55 .; Considérant qu\u2019en principè,'ésclavage est contraire.à la loi de Dieu êt'au droit naturel : Que l\u2019église n\u2019a cessé de le combattre et qu'après l'avoir pacifiquement supprimé au seiu du peuple chrétien, elle travaille k le faire disparaître du moudae entier : Qu'il appartient aux catholiques de France d\u2019être les premiers dans cette œu- vre de libération ; Les catholiques réunis à Paris émettent le vœu que lex gouvernements de l\u2019Europe civilisée s'unissent pour prévenir et réprimer la traite des noirs, et ils décident qu\u2019ils lutteront sans relâche contre le honteux fléau de l'esclavage, et qu\u2019ils viendront en aide par tous les moyeus en leur pouvoir aux missionnaires et aux malheureux nègres d\u2019Afrique, comme nous le demandent le grand pape Léon XIII et l\u2019illustre cardinal Lavigerie.terete Rooney a maintenant $15.000 dans sa poche C'est une chose singulière que deux résidents de Providence, R.I., sont plus riches aujourd\u2019hui qu\u2019il y a une semaine.Le billet 2,887 qui a gagné le premier prix de $300,000 au tirage du 12 mars, a donné un vingtième du prix à M.John Rooney, celui-ci ayant payé-unë piastre pour sa part dans les bénéfices.Providence.R.1, Telegram, 30 mars.UNE PREDICTION \u2014\u2014\u2014\u2014 banquet Taillon qu\u2019il sortirait des élec- jourd'hui.L\u2019hon.premier ministre semble avoir toute la vigueur physique de ses jeunes années.Il s\u2019est fait entendre facilement dans cette immense salle du Rond à Patiner, rien moins que faite au point de \u2018vue de acoustique.Le cabinet de la Puissance était représenté par Sir John A.Macdonald, Sir A.P.Caron, l\u2019hon.M.Costigan, l\u2019hon.M.Chapleau.Tous ont reçu l\u2019accueil le plus sympathique.Le secrétaire d\u2019Etat, qui n'avait pas parlé à Montréal, dans une grande réunion, depuis son retour d\u2019Europe, a été l\u2019objet de plusieurs ovations successives, Tous étaient heureux de constater le complet rétablissement de sa santé.Il a parlé avec une verve, une énergie qui ont rappelé les grandes journées de naguère.L'absence de Sir Hector Langevin, retenu par la maladie de son frère, le Grand-Vicaire Langevin, a été vivement regrettée et ressentie.- Le Canada publie un excellent article sur Sir John, M.Mercier et M.Taillon.Les derniers mots sont comme suit : ** Nous ne voulons pas dire quel sera probablement le jugement que l\u2019écrivain de l\u2019avenir portera sur M.Mercier ; mais il est certain que dans l'appréciation des deux autres personnages dont nous parlons, Thistoire en dira.: \u2018* Macdonald et Taïl- lon, patriotes désintéressés; dont la.vie entière s\u2019écoulà, au milieu des orages politiques, à travailler au bonheur de leurs {compatrivtes, sans s'occuper jamais de \u2018leurs propres intérêts.\u201d NECROLOGIE Philomène Vaudreuil dite Saint-Cœur de Marie \u2018r a A y a quelques jours nous annoncions le décès d\u2019un brave citoyen de Liotbinière, sions qu\u2019il était le père d\u2019une femme distinguée, la révérende mère du Saint-Cœur de Marie, «le Ja Congrégation \u2018de Notre- \u2018Dame.: Aujourd\u2019hui nous-annonçons la mort.de la fille, de cette sainte religieuse.Elle est-décédée à Montréal, à la maison mère, le 18'mai, à l'âge de 47 ns.Aimable et jeune\u2014elle n'avait que 18 ans\u2014vertueuse et jolie, instruite et recherchée, elle avait quitté le monde pour Dieu, la maison joyeuse de son père pour l'austère retraite du couvent.- Ellefut pendant quatorze ans secrétaire de la communauté ; voilà bien ce qui parle le plus éloquemment de ses talents, de son dévouement et de sa piété.Un jour, épuisée par les\u2019 veilles et le travail, elle demanda à être relevée de sa lourde tâche.- Elle disait,-avéc lésourire touchant des ses \u2018quatorze stations, et qu'\u2019elle-n\u2019avait Humble et douce victime de l\u2019amour divin, elle y est maintenant dans le tom- \"beau, mais elle en sortira glorieuse au jour marqué par l\u2019Epoux-céleste, Le Vésuve, qui était resté tranquille depuis 1872, recommence à faire parler de lui.Depuis le 10 courant, une coulée de lave de 80 pieds de largeur menace Ot- toyano et Pompéi, M, Palmieri, le directeur de l\u2019Observatoire, assure que cette éruption ne sera pas dangereuse, Sa Grandeur Mgr Gravel, évêque de Nicolet, vient de recevoir de Rome un superbe cadeau consistant en un calice d'argent et une croix pectoralé.Ces deux objets d'art ont été détachés de la collection de présents offerts à Sa Sainteté Léon XIII à l\u2019occasion de son jubilé sacerdotal.Le calice est artistement travaillé et a été présenté au Saint-Père par les catholiques de Grenade, en Espagne, ee Témoignage important Chers Messieurs, \u2014Ma femme souffrait tellement de la dyspepsie, qu\u2019elle ne pouvait ni manger ni dormir, Après avoir essayé sans soulagement tous les remèdes que je pouvais lui procurer, elle prit enfin les Burdock Blood Bitters, Aprds en avoir pris trois bouteilles, elle a été guérie.Elle est à présent forte et très bien.~~ ~ Je suis respectucusement votre, .JEAN LEPINE, No 21, rue du Pont, St.Roch Québec.Sir John A.MacDonald à prédit au \u2018tions de 1891 plus fort qu\u2019il ne l\u2019est au- \u2018avec la plus grande anxiété.d\u2019un vieillard de plus de quatre-vingts ans, M.Placide Vaudreuil, et nous di- résignations parfaites, qu\u2019elle avait fait.plus qu\u2019à descendre au tombeäu.Ÿ LES PECHERILS DE LA MER DE .BEHRING La flotte anglaise reçoit l'ordre de s\u2019y.rendre\u2014Grande excitation à Victoria\u2014 \u201cOn croit une rupture avec les Etats- Unis imninente, ) SAINTE-CATHERINE, ONT., 30.\u2014 Une dépêche de Victoria, C.B., & l\u2019Evening Star, en date du 24 mai, dit: \u2018Une grande excitation a été causée ici par les ordres\u2019 que vient de recevoir la flotte navale à Esquimault, de se préparer à faire voile pour la mer de Behring, dès le commencement de juin.= La flotte se compose des frégates Am- phion, Icarius et Swifsure, et ces trois].Vaisseaux seront rejoints dans queiques | jours par le Champion, qui est parti d'Angleterre.Tous les préparatifs sont poussés à la hâte et deux torpilleurs sont actuellement à recevoir leur armement dans les chantiers.L'expédition sera sous le commande ment de l'amiral Henage, et l\u2019on pense ici qu\u2019une rupture est imminente, à moins.que les Etats-Unis n'abandonnent la position qu\u2019ils ont prise en affirmant leur souveraineté absolue sur les pêcheries dans les eaux de l\u2019Alaska.Cette crainte est augmentée par l\u2019envoi des vaisseaux de guerre américains dans la mer de Behring récemment, .Un certain nombre de navires de pêche ont quitté ce port dans le cours de ce mois pour ces pêcheries sous l'assurance directe des autorités navales qu\u2019ils seraient protégés en cas de nécessité.L\u2019Am- phion est arrivé ici il y a une quinzaine de jours.On le considère comme le plus beau vaisseau de guerre de la côte du- Pacifique.Il file 20 nœuds à l\u2019heure.On attend de nouveaux développements \u2014 Ouragan\u2014100 pertes de vie SYpNEY, N, Ga S., 30:\u2014Un ouragan sévit depuis quatre jours sur une étendue considérable de la côté: Or n\u2019a encore: jamais vu pareille avorse\u201d da pluie.Le: trafic des chemins de fer est\u2019 interrompu, |.Le Pape'a suggéré que les membres de Ily a en des éboulis de terre dans plusieurs endroits.Les pertes de vies sont portées à cent environ.LS rime: Lop met Une conflagration _ .VIENNE, 30.\u2014Une conflagration dans \u201cIa ville de Podbadjce, Galigie, a détruit 600-maisons, une eglise eb uhe synagogue.Elle a causé plusieurs pertes de vie.12 | cadavres ont déjà été retirés des ruines.FURIEUSE TEMPÉTE SUR LES LACS Les 7 hommes d'équiqage d'une barge - perissent .= - 7 .Erxosron, Ont, 3L.\u2014La tempête de |.mardi dernier a été la plus considérable qui ait sévi sur les lacs.Mardi matin vers 6 heures, la barge Bavaria, remorquée | par le Calvin en méme temps\u2019 gue Ia Va ientiu et la Norway, cassa-san\u2018häussière et après avoir été à la dérive \u2018ün certain temps et s'être emplie d\u2019eau, est venue s'écliouer sur la rivé nord de Gallop, Le capitaine Marshall, de la Bavaaria et les six hommes d'équipage se sont noyés.On croit que le capitaine a été emporté à la mer par la force de la tempête.et lorsqu'il faisait jeter à l'eau une partie de la cargaison pour alléger la barge.Lés hommes d'équipage ont dû s\u2019embarquer dans les, chaloüpes qui ont chaviré et'lls se sont \u2018ainsi noyés.FROID DESASTREUX \u2014- +\" _Les- légumes ét los fruits seront chers 1 cette année la nuit a causé beaucoup de dommages dans les environg de cette ville.Des inil- Tiers de piastres dé prunes ont souffert.{Les-tumates, les patates et les fruits ont Le souffert partout.C\u2019est le froid le plus désastreux qui ait eu lieu dans la province.À'part les dommages causés aux légumes et aux fruits, le froid a aussi endommagé l'orge.Co Z Sr Par, 30.\u2014 Dans l\u2019ouest du Wisconsin et le nord du Minnesota et du.Da- Kota, les gelées ont causé beaucoup.da- dommages aux légumes, aux fruits.et au blé.: 17 : que le raisin n\u2019a pas eu autant à- souffrir de la gelée que mardi dernier.Sur les 15,000 acres réservés au raisin dans cette partie du pays, les dommages sont de 25 pour cent, Arr Les grèves en Europe ; Berlin, 29\u2014Tous les membres du comité, {qui devaient représenter les ouvriers grévistes à Bochum, ont été arrêtés et dépouillés de tous les papiers en leur possession.La police a fait aujourd\u2019hui des per- guisitions dans les bureaux de la Volks eitung.Elle à saisi tout l\u2019argent destiné à secourir les mineurs en grève, Prague, 29\u2014Les autorités municipales de Prague ont infligé une amende de 25,- 000 fr.à la compagnie des tramways parce qu\u2019elle a suspendu le trafic à la suite de la grève de ses employés.Vienne, 29\u2014L\u2019Allemagne a informé officiellement le gouvernement autrichien que des socialistes allemands créaient de l'agitation parmi les mineurs autrichiens.muniqua à la chambre des députés et y :d'ane-bonne sañté et accomplit ses fonc- jnant, avant d\u2019avoir droit à une pension.|iette suggestion rencontre force oppos tréal.pour\u2018pourvuir.au secoursdes incen-' :B; Rolland et fils, $50, l\u2019échevin Hur- * Torowrô, 31,\u2014La gelée de mardi dans Rocursrer, N.Y., 30.\u2014II ; : ry 5 ans Sa Grandeur Mgr Lafléche a commencé samedi dernier, sa visite pastorale\u2019 dans son diocèse, Cette visite: durera jusqu\u2019à.la fin de juin prochain.\u2018~Dimanche, a eu lieu, & Nicolet, la bénédiction d\u2019une magnifique statue du bienheureux de la Salie qui a été ensuite placée au sommet de l'édifice habité par les Frères des Ecoles Chrétiennes et leurs élèves.La cérémonie qui a été présidée par Sa Grandeur Mgr de Nicolet, a été très imposante.|.LA REVOLUTION A HAITI - Bombardement de la Capitale New-York, 28.\u2014 Le steamer hollandais Ordnge Nassau, arrivé hier de Port-au- Prince à New-York, a apporté des uou- velles suivant lesquelles, à la date du 20 de ce mois, le général Hippolyte avec toutes ses troupes était campé à quatre milles seulement de la capitale haïtienne contre laquelle il disposait ses batteries pour le bombardement.En mênie temps, des canonnières parties de Gonaïves, ayant le Mecedes en tête, approchaient de Port-au-Prince.L'attaque étaient attendue pour le lendemain.Le président Légitime occupait toujours le palais du gouvernement.Dans la nuit du 20 au 21 ont eu lieu, à.Port- au-Prince même, de violents conflits entre quelques régiments fidèles et des bandes qui voulaient aider Hippolyte à prendre Ja ville.ce NOUVELLES DE ROME Rome, 30\u2014La population de cette ville a été mise en émoi par la nouvelle que le Pape était mort.La nouvelle se com- causa aussi un grand émoi parmi les sénateurs et les députés.En allant aux sources on apprit que cette rumeur n'était pas du tout fondée.Sa Sainteté jouit tions.chaqu'e jour.la garde noble devraient servir quarante ans au lieu de trente ans comme mainte- sition.ee Quel sera le suce esseur de Léon XIII Paris, 29.\u2014Le Matin publie un article dans lequel \u2018il dit que le prochain éon- clave sera obligé par la force des événe- ments d\u2019élire comme pape un cardinal anglais ou américain, s -à Les secours J On 4 ouvert une.liste.de.\u2018souseription au buteati du trésorier.de-la,.cité à Mont- ue 99 diés de Se Bauver ; ;( J .- Lemaire Grenier.a.souserit $50, M.J, teau et l\u2019échevin Villeneuve $25 chacun ; les échevins Préfpntaine et Lee $20, les autres échevins dix piastres chacun.La société St-Jean Baptiste de Haver hill, à sa dernière assemblée régulière, a voté la somme de $100 pour veniren Québec.Cet argent à.été adressé à l\u2019honorable H.Mercier, premier ministre de la Province de Québec.TTY A Un meurtrier gracié \u2018employé comme messarer à l\u2019hôtel Windsor, Montréäl, qui'a tué uri nommé Hayes Dame et McGill, en 1881, et qui avait été condamné à 20 ans de pénitencier, a été gracié lundi et est sorti de St-Vincent de Paul.\u2014\u2014\u2014\u2014 _- Ecrasé par les chars Un journalier du nom de James Kane, de Ste-Cunégonde, a été mardi matin vers six heures lajvictime d\u2019un bien triste accident.Au moment où il.allait embarquer à bord du train pouf venir à son ouvrage, le pied lui mangua et il tomba \u2018sous les Toues.qui lui\u2019 broyèrent- la janibé et la \u2018main droite: \u2018Il fut transporté de suite à \u2018l'hôpital Notre-Daîfie, \u2026 4: .Les médecius n\u2019entretiennent que peu d'espoir de-lüt\u2018sauver la vie: \u201c Le.blessé est natif de Sorel et a une femme et quatre enfants en bas âge.Au moment d'aller sous presse, le malheu- Teux vivait encore, mais il était dans un état des plus critiques.Malgré les souffrances terribles qu\u2019il a dû enduter, il n'a pas perdu sa connaissance un seul instant.\u2014-\u2014 Le remède du Dr Sey est un composé des aromatiques les plus purs, qui stimule les fonctions digestives et qui loin d\u2019affaiblix comme la plupart des médicaments, tonifie au contraire et vivifie.De plus il contient une substance qui agit directement sur les intestins, de sorte qu\u2019à petites doses il prévient et guérit la constipation, et à doses plus élevées il agit comme un des purgatifs les plus efficaces, : Chose importante A noter le Reméde du Dr Sey peut étre pris & n\u2019importe quelles aide aux iucendiés.de St-Sauveur del Charles Albert Snnth, le jeune nègre dans uhe buvette, coin des-rues Notre- |.doses sans déranger les habitudes et le | régime de celui ani le nrand., _; Un joueur de baseball remporte la victoire Ralph Staples, le premier joueur de baseball, et Maude en, servante da table au Reynold\u2019s House, ont acheté er société un billet de vingtième'à la loterie de l\u2019Etat de la Louisiane, et, au derniei tirage de mardi, ont gagné 15,000 ou $7,500 chacun.South Bend (Ind.) Weekly Times, 19 avril, Nouvel entrepét M.O.E.Murphy se propose de cons: truire un entrepôt semblable à celui de MM.Beaudet, Lefebvre et Garneau, sur la rue Dalhousie, Les travaux doiven! commencer prochainement.- Mort subite Un journalier du nom de Patrick Joyce, résidant sur la petite rue Champlain, esf mort subitement à sa résidence mardi, peu de temps après-midi.Le défunt était âgé de 60-ans-et était attaqué d\u2019une maladie de cogur depuis quelque temps.- Sauvé par un Terreneuve Lundi après-midi, un enfant de sept ans nommé Cyprien Langlois, s\u2019amusait à Hochelaga, sur le bord\u2018 de la rivière, au- dessous de la manufacture de coton Hu- don, à l\u2019endroit où un cure-môle est en activité, rendant la grève très escarpée, L'enfant est tombé à l\u2019eau et il se serait noyé si un gros chien Terreneuve ne se fut lancé à l\u2019eau et l\u2019eut#ramené sur la terre ferme, -\u2014 Bon pour tous Chers Messieurs, \u2014Je puis vous recom: mander la Hagyard's Yellow Oil comme un remède sûr contre le rhumatime, maladies dont je .souffrais depuis quelque temps et dont je fus guéri par l'usage de deux bouteilles.: C\u2019es le meilleur remède que j'ai pu me procurer pour un homing ou pour un cheval.\u2014J, Musrarn, Strat- haven, Ontario.Aqueduc nouveau C\u2019est M.Jos, Lachapelle, constructeur d'aqueduc, de St-Jérôme, qui a entrepris l\u2019aquedùc de St-Romuald.Les travaux sont commences.L'eau se prend de la fontaine dite \u201c* Fontaine Cantin.\u201d Il n\u2019y aura pas besoin de pompe, ni de machine ; \u2018le ter: rain a ane pente-naturelle de soixante- dix pieds.re Noyés M.Théophile Michaud.de-St-Jacques, Madawaska, s'est noyé it y a quelques joura en travaillant à la flottaison des billots appartenant à M.Counors, Uni jeune homme s\u2019est noyé à Cunlid de la même manière.SEEN DECES TurcEoN\u2014A Beaumont, le 28 courant, Sieur Damase Turgeon, cultivateur, à l'âge de 66 ans et 8 mois, Raxaume-\u2014Le 28 du courant, à l\u2019âge de 26 ans, Dame Marie Cécile Proteau, épouse de Sieur Ovide Rhéaume.Dusors\u2014Le 26 du courant, à l'âge de 52 ans et 6 mois, Sieur Louis Dubois, boucher, ; -AvcLAIR\u2014Le 26 du courant, à l\u2019âge de 79 ans, madame Françoise Julien, épouse de Sieur Jean-Baptiste Auclair.GITBERT.\u2014Le 20 du courant, à l\u2019Hôpi- tal-Général, est décédée Mile Rosalie Gilbert, à l'âge de 55 aus.\"MARTEL \u2014Le 25 du courant, à l\u2019âge de 70 ans, Mme Marie-Anne Levesque, épouse de M.Honoré Martel, charretier.GenesT.\u2014Le 27 du courant, à l\u2019âge da 14 ans 6 mois et 10 jours, Mlle Marie Amanda Bernadette Genest, fille de sieua Désiré Genest, menuisier.BerrrIAUME\u2014Le 25 du courant, à l\u2019âge de 59 ans et 3 mois, Madame Flora \u2018Boulanger, épouse de Sieur Joseph Ber- thiaume, Doriox.\u2014A St-Roch, de Québec, la 24 du courant, Sieur Edouard Doriomg maître-menuisier, à l\u2019âge de 62 ans, Huor.\u2014Au Chateau Richer, -jeudi, M 16 du courant, à l\u2019âge de 59 ans et 3 mois, sieur Pierre Huot, après 8 jours de maladie seulement.MaAnEeux,\u2014A St-Michel de Beauport, le 14 courant, à l\u2019âge de 67 ans, Dame Marie Rose Verret, éqouse de Sicur Jean Baptiste Maheux, cultivateur.Gincras.\u2014Jeudi, le 16 du courant, après une longue et douloureuse maladie soufferte avec une résignation parfaite, Madame Cécile Moisati, épouse de feu M.Louis Gingras âgée de 69 ans et dix mois, BriarD.\u2014 À St-Gervais, le 16 du courant, & I'dge de 65 ans, 11 mois et 10 jours, Madame Domitilde Plante, épousa de M.Antoine Briard.BERTHIAUME.\u2014A Notre-Dame do la Garde, le 19 du courant à l'âge de 25 ans, madame Marie À nastasie Joséphine Che- weliaw Lannea da M.Alfred Barthiauma i 19 LÉ CULTIVATEER peu, = L\u2019ABSTENTION DES Anmassa-| DÉURS ETRANGERS \u2014 Sir Charles Dilke a prononcé dernière-1- ment un discours à Sydney, Glidtrzestez- shire e% a fait allusion À l'absence de tous les ambassadeure étrangers lors de l'ouverture de exposition de Paris : ** Ce boycottage de la France en ce qui concerne l'anniversaire de 1789, à dit sir Charles Dilke, est naturel de la part des puissances continentales, parce qu \u2019elles ont été opposées à la Révolution française presque dès l\u2019origine; mais elle est moins explicable de la part de 1 Angleterre.L'opinion officielle d\u2019Angleterre avait accepté la révolution de 1789 et, au moment même où la œuerre éclata entre la! monarchie française réformée et les puissances européennes coalisées, l\u2019Angleterre se déclara neutre et prit une attitude qui était loin d'être malveillante envers la France, Quand Talleyrand vint en Angleterre, en 1792, il futbien reçu et ses négociations furent bien près de nous amêner à prendre une attitude hostile à la coalition.nous entrâmes dans la- côalition, dans les circonstances très différentes de 1793, ne visait en aucune façon la date ni les hommes de 1789.\u201d Sir Charles Dilke établit une distine- tion entre 1789 et 1793 qu\u2019il est bon de noter.e LE GENERAL À LONDRES Le d'ruth qui se fait en cette circonstance l'organe.des \u2018sentiments des clubs et des salons, contenait datis son dernier\u2019 numéro le paragraphe suiyant : \u201c L\u2019entourage du général se plaint qu'il soit boycotty (mis en quarantaine) à Londres.Il n\u2019est à vrai dire ni boycotté ni recherché.On le laisse tranquille.Et pourquoi en serait-il autrement ?Nous ne pouvons comprendre ce qu\u2019il a jamais fait pour lui donner le droit de poser comme.uty; génia envoyé par la Providence pour sauver la France du.gouvernement parlementaire en la gouvernant lui-même.Ll'n\u2019a pas de fortune personnelle.Nous ne I'en estimons pas moins |\u2019 pour cela, tnaïs cela nous fait regarder.avec étonnement ses voyages en.\u201ctrains spéciaux et sa location d\u2019un hôtel con- teux à Londres Nous nous demandons d\u2019où vient l\u2019argent.Son entourage est plus que douteux.Il consiste apparemment d'aventuriers de li finance, qui sembient étre ses ässociés, et de dévots au cergeau fêlé, qui semblent\u2018 être ses dupes.Comme à tout autre exilé politique, notre pays lui est ouvert.Ses amis personnels iront sans doute le voir.Mais pourquoi \u2018il suppose que ceux qui nele tomnaissent pas personnellement doivent |\u2019 le recévoir comme quelqu\u2019un qui se serait rendu fameux par de grandes ou d\u2019utiles actions, c\u2019est ce que je ne- e puis comprendre.\u201d .LES JUIFS Plusieurs journaux \u2018de Paris\u201dpublient la note suivante : On sait que les membres de la colonie israélite de Paris qui pratiquent le rite portugais célèbrent leurs offices au temple de la rue Buffault, pour la construction duquel M.Osiris lui a fait don de 200,000 Francs, mais en se réservant, entre autres droits, celui de faire, poser sur les murs de la synagogue une.plaque en marbre ou seraient inscrits, .en lettres d\u2019or les noms de ceux qui ops.honoré le judaïsme.M.Osiris a demandé à M.Zadoc Kahn, grand rabbin de Paris, la permission d\u2019ajouter à gette liste les noms des députés de l\u2019Assemblée.nationale qui ont défendu les intérêts sémites.Ce sont, entre autres, Mirabeau, l\u2019abbé Grégoire, de Sèze et Duport.L\u2019inauguration de la plaque commémorative aura lieu avant peu.La Vraie France fait le commentaire suivané : Nous proposons d'y en joindre une autre, mais qui prendrait peut-être beaucoup de place.Ce scrait une plaque portant les noms de tous les malheureux qui ont été ruinés par la juiverie cosmopolite.LE PACIFIQUE Les recettes pour la semaine du 14 mai au 21 mai 1889 sont comme suit : 1889.$232,000 1888.192,000 Augmentatio.§ 40,000 Le rapport ei-dessus ne compresd pas les recettes du-South Eastern.La présidence des \u2018Etats-Unis coûte à la République $150,000 par année.Sur cette somme $50,000 représentent le salaire du président et la balance est pour lez:dépenses de la Maison Blanche, Le fait que plus tard.\u2018souverain du Congo.L'ARRET DES NAVIRES H 7 a quelques jours ont eu lieu, en Seine des expériences définitives d\u2019arrêt instantané des navires lancés à grande.vitesse avec le frein Pagan.Les inventeurs avaient dans ce but \u2018nolisé les deux plus forts remorqueurs de la Compagnie Havre-Paris-Lyon.Ces intéressantes expériénces, en déduisant l\u2019aller et le retour, n\u2019ont pas duré plus d\u2019une heure, et dans cette courte période, plus de 80 arrêts ont été exécutés, tous remarquable par leur instantanéité absolue, Les deux remorqueurs lancés l\u2019un contre l\u2019autre ont été, au moment de s\u2019aborder, étant en pleine vitesse, cloués sur place, étrave contre étrave, sans collision.Puis on s\u2019est lancé à toute vitesse contre une pile de pont ; à cinq mètres de la \u2018pile, on a mouillé 1e frein et la collision n\u2019a pas eu lieu.Enfin on a lancé un des deux remorqueurs à toute vitesse sur un bateau express qui passait et que l\u2019on pres nait en écharpe : à huit mètres on a mouillé le frein Pagan, la vitesse du bateau d\u2019expériences a été instantanément détruite.Le gouvernement britannique a pris] linitiativé d\u2019une conférence internatio- male dont le but doit être de chercher les moyens de mettre fin à la traite des nègres.11 est décidé à présent que cette conférence aura lieu au mois d'octobre, à Bruxelles, et que le roi des Belges doit être \u2018invité à à présider en sa qualité de Le gouvernement britannique \u2018devrait.aussi porter son attention.-sur les -menées \u2018de certains Arabes qui font la traite des.nègres par-la voie de\u2019 Malte, Possession\u201d britanniques Samedi après- midi, Si John Macdonald aecompagné des sive; \u2018Hector Lange- |; vin, John Thompson, at \u2018Thon.M.Gar- ling, est alld 2 Hull.© Le conseil muniei- pal présenta une adresse aux ministres! On se transporta ensuite sur les, bordsdux lac Leamey, pour décider quel serait\u2019 l'en | droit le plas propre à la construction d'un pont qui permit les communication avec| les terres de In ivibre Gatineau ok ass pour voir si le gouvernement \u2018pourrait a aider à la construction de'ce pont.On est révenu ensuite au pied de la rue Division, où l\u2019on a examiné le quai de Bronson.On a discuté également la question : de la construction d\u2019un quai à cet endroit.Après cela la délégation est retournée à Ottawa.AFFAIRES DIELANDE | \u2018O'Brien attaque violemment lord Lans- downe au sujet: de son voyage au Canada \u2014Evictions ct.émeutes, .- \"LONDRES, 28.\u2014Au-cours du débat ce \u2018soir aux communes, à propos des évictions aux héritages do lord Lansdowne en Irlande, M.William O\u2019Brien a porté es accusations sérieuses contre le marquis de Lansdowne et M.Goldwin Smith.M.O\u2019Brien après avoir fait allusion à son voyage au Canada, a dit si quelqu\u2019un veut me suivre sur ce sujet, il n'a qu\u2019a nous donner un tribunal de trois juges pour nous rendre du \u2018Canada et faire une en- quéte sur lord Lansdowne et le crime (Applaudissements des députés irlandais.) J\u2019entreprendrai de prouver des discours incendiaires, des discours portant à la violence, et-bien des actes meurtriers qui rendront inutiles et sans éffet.les discours de Saräh Naily.Ce qu'il y a de mieux, c\u2019est que nous pouvous en arriver a.ce résûltat sans avoit recours à des lettres forgées et seulement en prenaut les discours de lord Lansdowne, de M.Goldwin 8mith et d\u2019un grand nombre d\u2019autres moralistes très délicats, (Rires et applaudissements.) Le seul argument dont s\u2019est servi lord Lansdowne lors de mon voyage au Canada a été celui du revolver et des pierres lancées dans l\u2019obscurité.(A pplau- dissements.) Le président des communes intervint ici et dit que M.O'Brien dépassait les limites de Ia discussion sur la motion devant la chambre, M.Balfour défendit ensuite le marquis de Lansdowne et dit que c'était un homme juste et honorable.\u2018DrBLiy, 28.\u2014T1 y a eu hier à Falear- ragh un nouveau conflit eutre les évin- ceurs et les fermiers Viugt-cinq hommes de police ont été blessés et plusieurs gra- vemént.Les maisons furent barricadées et les évhiceurs, au moyen d\u2019échelles; es- saybrent d'entrer par les fenêtres et le toit des maisons, \u2018goureuse et active aux espions.À tort ou \u201cdifficultés sont dues au grand antagonis-; À Montréal : ** L'assemblée en session ici (a Les occupants de ces maisons ont lancé toutes espèces de projectiles sur la police et dans certains cas les échelles chargées d'officiers de police furent laneées à tèrre.Enfin les évinceurs, qui étaient supé- reurs en force, réussirent à accomplir les évictions, LE MEURTRE DU Dr CRONIN Mystère dévoilé\u2014L'\u2019assassinat du doeteur oréonné par les sociétés secretes.New-York, 28,\u2014Une dépêche de Chicago au Sun dit: La police a été mise en possession de\u2019 faits- étonnants, relativement au meuitre du docteur Cronin.11 à été dernièrement prouvé par des amis du défunt docteur, que le meurtre de ce dernier fut décrété par un comité représentant le Clan-Na-Gael, Dez accusations de trahison furent portées contre le docteur Cronin à une assemblée du Clan Na Gael, On le trouva coupable et sa mort fut ordonnée.L\u2019accusation était portée.en vertu d\u2019une déclaration faite par l\u2019espion anglais Le Caron, qui y avait quatre nouveaux espions en Amérique.Le Caron fit cette déclaration dans son témoignage devant la commission d\u2019enquéte Parnell, et prétendit qu\u2019il pouvait fournir les noms des espions.Il dit qu\u2019il n\u2019osait pas les donner, parce que s'ils étaient connus, ces espions seraient assassinés, Le juge Hannon conduisit alors à part Le Caron devant le procureur-général Webster et Sir Russell, Je procureur de Parnell, et la Le Caron foarnit les noms des espions.Dans l'espace de 48 heures la nouvelle fut télégraphiée de Londres à presque tous les camps-de Na Gael en Amérique et ils décidèrent de faire une chasse vi- à raison, des.soupçons portèrent sur le docteur Cronis et il fut condamué à mort.Emoutes à Boigrade - Brrcrape, 28.\u2014De sérieuses émeutes ont eu didu en cette ville avant hier.Les me qui existe contre le parti progressiste, Avant hier soir une foule d\u2019anti-progres- sistes a attaqué la maison du premier mi- inistre Gertashanine et à cassé les vitres et | défoncé les portées à coups deipierres.La populace se rendit ensuite à plusieurs maisons de clubs et bureaux d'im primerie sous la main.- Les gendarmes furentimpuissants à maftrises jes émeutiers eb.1 fallut avoir \u2018recours aux.troupes régulières, Les'soldats firent une charge contre la populace, tuant trois éméutiers et en blessant ur Hand nombre d'autres.: L\u2018excitation est \u2018considérable et l\u2019on redoute de nouvelles \u2018émeutes AGITATION AN TISESUITIQUE \u2018Une assemblée enthousiaste adopte trois 3150 5 Yésolutions Orrawa, 28, \u2014Une assemblée publique \u2018de protestants de (toutes les dénominations a été ténué au\u2019 \u201cGé ad Opera House hier soir, et malgré la Pluie battante, la salle était comble, .L'échevin Anderson agissait coxime présidents \u201cEn se levant après la prière d\u2019usagé, il lut la communication suivante de SH, Davidson, de Montréal) vous souhaite succès dans la lutte pour les droits cohstitutionnels.Une loi pour tous les habitants du Canada et aueün.privilège accordé par l'Etat à à aucune dénomination religieuse.\u201d\u2019 L\u2019honorable M.Macdougall, M.John White, M.P.et plusieurs autres citoyens influents étaient présents à l\u2019assemblée.Le Rgv, MacVicar, de Montréal, a a fait allusion aux expulsions des Jésuites qui ont eu lieu dans tous les pays du monde, méme de la France catholique, et aux trois victoires que les Jésuités ont remportés, la première leur incorporation, la seconde la subvention de $400,900 de l'argent du peuple-et la troisième le refus du \u201cparlement du Catiada de désavouer l\u2019Acte des Jésuites.Ce sont là trois victoires auxquels on trouve à faire des objections - Le Réva Hugh Johnston, D.D., à exprimé le plaisir qu'il éprouvait de voir, par une aussi mauvaise température, une aussi nombreuse rénnion de citoyens.On 8 dit que leur qualité de ministres les empêchait de prendre part au mouvement actuel Les Jésuites, les catholiques du Canada auraient le droit de dicter leurs lois au, parlement du Canada et les ministres protestants garderaient le silence ?Quant à à lui, en sa qualité de citoyen, il est prêt à la lutte pour les droits civils eu les.droits religieux et même s\u2019il fallait abandooner sun caractère de ministre du culte.Le Rév.docteur Moore prit ensuite la parole ét après.tui Thouorable MacDou- .©a.adopta ensuite lee résolutions suivantes : Proposé par le docteur Moore, secondé par M.Jas.Clark et résolu : ** Qu\u2019attendu que le parlement fédéral à refusé par une te majorité d\u2019intervenir en aucune maniere pour désavouer l'acte des biens des Jésnites; malgré les protestations et requêtes qui lui ont été présentées ct le profond senti- mènt populaire à ce contraire ; et attendu que te gouvernement a rofa: é d\u2019appro- prier aucune somme pour s'assurer de la constitutionalité de l\u2019acte des Jésuites devant des tribuñaux compétents et a agi ainsi d\u2019une manière qu\u2019il méprise les vues des protestants, il est résolu par l\u2019assem- -blée actuelle des citoyens à Ottawa de nommer un comité qui sera nommé \u2018\u2018 le comité des citoyens d'Ottawa \u201d pour adopter telles mesures qui assureront une action politique conjointe et maintiendront une parfaite égalité pour tous les- habitants du Canada et empécheront le Pape de dicter ses volontés dans les affaires pu- bllques ; et aussi de concourir avec d\u2019autres comités pour assurer ces fins ; enfin, que ce comité se compose de 100 membres et plus et dont les noms gont inscrits dans les présentes résolutions \u201d Proposé par M.Taylor McWeity, secondé par le révérend M.J.Crathers : \u2018* Que cette assemblée étant personnellement convaincue que l\u2019acte des Jésuites est inconstitutionnel parce qu\u2019il met $400,000 des deniers publics à la disposition du Pape pour des fonds ecclésiastiques et de sectes, et parce qu\u2019il reconnaît au Pape le droit d\u2019intervenir dans l\u2019administration des affaires civiles, ce qui est dérogatoire à la suprématie de la Reine et menaçant pour la liberté du peuple ; c\u2019est pourquoi eette assemblée résout de faire décider de la légalité de l\u2019acte des J'ésffites et de chercher par tous les moyens possibles à le faire désavouer.Cette assemblée insiste aussi fortement pour qu\u2019il soit formé une société dans chaque municipalité du pays en vue de s'assurer le choix des députés au parlement qui, sans tenir compte des considérations exigeantes des partis, maintiendront et promouverons des droits et des libertés égaux pour toutes les classes du \u2018peuple.\u201d La troisième réssolution a été proposée par le révérend Thos Ganett et secondée par M.John MacMillan.Elle se lit comme suit: ** Que cette assemblée approuve la demande das citoyens de Toronto pour une convention de représentants du peuple du Canada, conventlon qui sera ténue en, cette ville les 11 et 12 juin prochain, pour prendre en considération et formuler telles mesures qui assureront le plus efficacement possible nos libertés civiles et religieuses et contrecarter les empiète- [ered = progressiste et brisa tout-cé qui iui tomba ments du Pape.Arrestation du défalcataiie Brown, \u2018 - Ottawa : Orrawk, 28.Une dépêclie privée rè- que en cette ville anuonêe \u2018l\u2019arrestation à Massena Spring, N.Y., de l\u2019ex-écherin AV, BE.Brown, le marchand de chaussures | insolvable, à la demande de certains créanciers de-Moutréal qui ont institué con- \u201c| tre lui des-poûrauites por fraude, Il \u2018fut! - (arrêté puis remis en liberté sui caution- \u2018| nement de $5,000 en aitendaut l'enquête préliminaire qui eut pour résultat de le faire -condamner a subir-son procès.Brown s\u2019était enfui il y a deux mais.Les hommes de police souffrent Des rhumatismes, de la \u2018dyspepsie, des affections bilieuses, des maladies des rognons et de bien d\u2019autres maladies, exactement de la même manière que les autres mortels.Les Burdock.Blood Bitters guérissent toutes les maladies promptement et pour toujours, comme ils Pont toujours fait dans chaque cas de maladie provenant de n \u2018importe quelle, cause, C\u2019est un grand bienfait- de pouvoir acheter le bouheur au prix aminime d'an flacon du Rénovateur des Cheveux de Pall.- : Ceux qui ont l'habitude de prendre le coup d'appétit avant le repas ne peuvent faire mieux que cela, tant pour l'économie que pour l\u2019effet, que de faire usage dus \u2018\u2018 Amers Indigènes \u201d.Comme les \u2018* Amers Indigènes \u201d sout légèrement laxatirs, ceux qui souffrent de constipation habituelle trouveront un grand avantage à preudre régulièrement de ces Amers, qui entretiennent les intestins.en bon ordre par cela même qu'ils facilitent Ja digestion.En vente dans \u2018toutes los: pharmacies eu paquets de 25c.\u2014_\u2014 ee -\u2014 Annonce de la semaine à la Ma .son Blanche Cachemire noir français \u2026 - 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Il parlait comme la chanson : \u201c* Au jclair de la lune.\u201d Ouvre-moi ta porte, Pour l\u2019amour de Dieu ! Cependant Blanche, qui avait déjà sa main à la lampe de nuit, se ravisa.Cette oix de ramoneur était pour elle comme \u2019écho d\u2019une autre voix.\u2014Qui êtes-vous ?cria-t-elle, tandis qu\u2019un étonnement joyeux se peignait sur son charmant visage.* \u2014Jesuis.La voix hésita et reprit : \u2014Je viens de la part de M.Albert de Coëtlogon.| La main de Blanche retomba.carnat léger vint à sa joue.|, Puis elle sourit tout franchement à l\u2019i- je de cette voie nouvelle que choisis- saîent les messagers de son futur époux.Pendant cela, messager, ramoneur ou arron, l\u2019homme de cheminée dégringola tout & coup, et vint tomber dans les cendres.ll roula au milieu de la cham- fbre à coucher.Il était extrêmement drôle ce nouvel arrivant, et nous recommandons aux autres héros de roman de ne jamais choisir le chemin qu\u2019il avait pris.Impossible de garder le moindre vernis \\poétique avec de la suic aux mains, aux Feux, aux joues, au front, partout.Blanche riait aux larmes.Le nouveau veuu restait interdit de- vaut elle.| \u2014O mon pauvre Pichenet ! dit enfin Blanche ; je ne m'attendais guère à vous revoir ainsi, \u2014Vous m\u2019avez done reconnu, made- imoiselle ?balbutia le jeune médecin.\u2014Oui, oui, non bon ami, répondit- elle ; je vous ai très-bien reconnu.Mais c'est donc par là qu\u2019on arrive de Paris ?Elle avait beau faire, elle ne pouvait parler sérieusement, tant ce Pichenet \u2018était comique avec son grand air contrit et sérienx, sous le masque de sule qui faisait de lui un nègre.\u2014On m'avait dit que vous étiez un médecin fameux, M.Adrien, reprit-elle, car dl ne faut plus que je vous appelle Piche- net.Je pensais bien souveut à vons., \u2014Oh! mademoiselle! \u2014Mais je me représentais toujours M.le docteur Adrien aveo des manchettes bien blanches et un col plissé comme il faut.Eile regardait l\u2019impitoyable, les manchettes et le col de Picheuet qui étaient noirs comme de l\u2019encre.\u2014 Mademuiselle, vuulut-il interrompre encore, croyez qu\u2019un motif bien grave.Blanche étouffa son dernier éclat de Un in- * xire et prit l'air d\u2019An juge qui va écouter jun plaidoyer.\u2014 Voyons votre motif bien grave, dit- elle- Il se présente ici une question de con- lvenance qui pourrait être soulevée avec ison par quelques esprits respectables, \u2018est une grande hardiesse que de placer n héros de romun (même barbouillé de uie,) dans la chambre d\u2019une jeune lle.y Mais nous ferons observer qu\u2019il y avait \u2018entre ces deux enfants un lien austère et Sacré ; la charité : Blanche avait donné, Pichenet avait reçu l\u2019aumône, ce Piche- met qui n\u2019aimait que sa mère ! i Etdans les gaietés bizarre de cette aventure on devinait la menace d\u2019un mortel malheur, Pichenet entrait par les cheminées parce qu\u2019il avait pratiqué l'art du danseur de corde à l\u2019âge où les autres'docteurs en herbe apprennent le latin et le grec Mais Pichenet ne connaissait pas du toub la topographie intérieure du château du Grail, C'était sans préméditation aucune qu\u2019il avait choisi la cheminée de Blanche, en quittant Albert de Cuëtlogon.Il nous faut bien avouer, cependant, que s\u2019il avait eu à choisir, il aurait choisi la cheminée de Blanche.: 11 était venu là, poussé par un irrési- ble de sonder ce mystére ol sa mere se | tronvait mêlée, et.poussé aussi par une secrète voix qui lui criait : Tu peux leur porter le salut à tous ! Comment ?Pour répondre à cette question, il'fallait savoir ; pour savoir, 1l fallait entrer au château : voilà pourquoi Pichenet était entré au château comme il avait pue Maintenant, il est certain qu\u2019en pareille occurence une autre jeune personne ne se serait pas conduite exactement comme Blanche de Noyal.Nous ne faisons nullement le, procès AUX jounes filles, qui eussent poussé les hauts cris, ni aux demoiselles qui se fussent évanouies Nous nous bornons a demander qu\u2019on n\u2019accable pas notre pauvre petite Blanche pour défaut de gémissements et de syncopes.\u2014M.Adrien, dit-elle.Je vais aller vous chercer votre bonne mère.\u2014Élle est donc bien ici ?s\u2019écria Piclre- net dont les yeux sa mouilièrent ; On : c\u2019est vous que j'ai vu la première en entrant dans ce château, mademoiselle Blanche ! cela devait me porter bonheur ! \u2014Vous n\u2019avez pas oublié, je vois cela.\u2014Oublié ! répéta Pichenct.Puis il reprit : \u2014 Non, pas plus que je n\u2019ai oublié le rayon du soleil qui éclairait ma pauvre chambrette pas plus que je n\u2019ai oublié les larmes ou le sourire de ma mère! Là bas, j'ai gardé ma religion et même elle a grandi, à mesnre que j\u2019entendais insuiter Dieu : J\u2019obéissais à ma mère qui m\u2019avait dit de toujours prier, et chaque fois que je priais je pensais à celles qui avaient été notre providence.Je me disais : elles sout heureuses.\u2014\u2014Heureuses ! répéta Blanche dont les mains se joignirent malgré elle : Pichenet fixa sur elle un regard per: gant et plein de supplications.Elle §'était arrétée, et à son tour, elle avait des larmes dans les yeux.\u2014Ecoutez ! s\u2019écria Pichenet, si j'ai deviné, que leciël soit béni ! j'ai passé deux années à étudier ce mal terrible.TF4 mal ?\u2014Le Mal d\u2019Enfer.-\u2014 Vous savez donc ! péfaite.\u2014I1 I'interrompit et s\u2019écria joyeusement : \u2014J\u2019avais deviné ! M.de Lacuzan aussi a été mon bienfaiteur.Je savais bien qu\u2019ilne pouvait y avoir que noblesse dans le cœur de M.de Lacuzan ! Et d\u2019ailleurs, est-ce que vous seriez-la, vous si toutes ces calomnies.Mais je divague, mademoiselle Blanche ! Une minute pour embrosser ma mère, et puis que Dieu mo soit en aide ! je crois que je vous paierai ma dette à tous ! ; Blanche ne comprenait pas, mais l\u2019espoir naît si vite au cœur des jeunes filles, Elle s\u2019élanca vers la porte.Sur le seuil, elle s'arrêta.Un sourire sournois fit briller ses prunelles, tandis que ses joues se couvraient de rougeur.\u2014-Mais, murmura-t-elle, M.Adrien, quand vous étiez là-haut, dans la cheminée, vous disiez que vous veniez de la part de quelqu\u2019un.\u2014-Coëtlogon ! dit Pichenet qui se frap- dit Blanche stu- \u2018pa le front oh ! pardonnez-moi cet oubli! il m\u2019avait chargé de vous dire, quand je lai quitté.car il est là, le pauvre jeune homme sur la lisière de ln forêt, \u2014Ab ! il est là\u2018! fit Blanche.\u2014Puis elle ajouta en haussant les épaules : \u2014Je le reconnais fou !.\u2026.\u2014I m'avait chargé de vous dire, reprit Pichenet, qu\u2019il està vos genoux qu\u2019il.Blanche courait déjà dans le corridor, et l\u2019on n'entendait plus que l'écho'de son petit rire moqueur, C Pourtant, en passant devant une fenêtre qui donnait sur les douves, elle jeta un regard au dehors, et comme elle crut voir une ombre sous les arbres aux premières lueurs du matin, elle sourit, à cette ombre qui était Albert.Lequel ne vit point le sourire mais gagna un gros sourire.Elle vint la pauvre Chaumel, déjà toute émue avant même d\u2019avoir vu son fils et pressentant son grand bonheur.Elle vint.Ce furent des larmes joyeuses des paroles entrecoupées de baisers.Comme elle le contempla, son fils chéri qu\u2019elle n\u2019avait pas vu depuis cing années ! Et comme elle se sentit fière de le voir si grand, si beau, si fort ! Toutes ses douleurs étaient oubliées : les longs jours de misère, les pleurs silencieux ! Elle remerciait Dieu dans la prière des mères qui monte au plus haut du ciel.Désorinais elle avait un défenseur, et c\u2019était son fils.Sun fils, qui était là, ivre de bonheur devaut eile.Sun fils, son fils, son pauvre enfant ! Son petit Adrien, ce grand jeune homme ! Son Pichenet, ce docteur ! Blanche embrassait la bonne femme, tant elle avait de joie à la voir contente.La Chaumel était trop faible pour tant de bonheur.On la mit dans une bergère, et Picheuet s'agenouilla sur le tapis à ses pieds.Blanche dit : \u2014 I est venu ici pour savoir ; il faut qu\u2019il sache tout.La Chaumel attira la tête d\u2019Adrien contre son cœur, et raconta ainsi l'incendie de la cabane : \u2014 Quand j'entendis frapper à la porte de notre maison, au milieu de la nuit, je crua que c'était mon Adrien qui revenait déjà de la grande ville, car je l\u2019attendais la nuit comme le jour.Je me levai, si bien, le maitre heureuse, que mes pauvres jambes chancelantes ne voulaient plus porter mon corps.Il paraît que je mistrop de temps pour aller ouvrir ; on enfonça la porte.LE CULTIVATEUR \u2014 Est-ce toi, Adrien ?m\u2019écriai-je, La résine s'allumait.Je vis un grand corps noir qui n\u2019avait pas de visage.La résine tomba de mes mains, et je m\u2019en fuis, car, d\u2019avais eee EER Arran g iL sal parvint à m6 sir dans l\u2019obscurité, et me traîna par les cheveux jusqu\u2019au foyer où je venais de remuer les cendres pour trouver un charbon.\u2014Rallame la résine, dit-il, pour que je voie à te bien tuer ! Je compris qu\u2019il était fou, plus fou qu\u2019avant d'être mishla maison Saint- Médard.\u2014 Lâche-moi, lui répondis-si tu veux que je rallume la résine.Il me lâcha.Et pendant que je me baissaig, je voyais confusément tout son corps se dégingander, comme à la danse des fiévreux, Ill répétait entre ses dents.\u2014Je la toucherai ! je la toucherai ! Le mal se gagne ! Je ne savais pas de qui il parlait.Quand la résine fut allumée, il me la prit des mains et la porta sous la paillasse, sans rien dire.Je m\u2019élançai pleine d'épcuvante, mais il me terrassa aisément et mit son pied sur ma poitrine, La paillasse brûlait.\u2014C'est là que j'étais, grommela-t-il, quand elle est venue avec le sorcier La- cuzan et qu\u2019elle a dit que j'étais horrible! Eh bign ! ce que jo suis, elle le sera, Je la toucherai ! je la toucherai ! Le mal me gagne ! Moi, je criais : Pitié ! pardon ! car la fumée commençait à me suffoquer.Mal- brouk avait l\u2019air de respirer à l\u2019aise.\u2014Ton Andrien va donc revenir ?di- sait-il ; c\u2019est bon ; je l\u2019atteudrai, et je lui serrerai le cou jusqu\u2019à ce que sa langue devienne noire et pendue sur son menton ! AL ! ah ! reprenait-il, j'ai bien de la besogne ! Je ne sais pas si je pourrai tout faire.11 6ta son pied qui écrasait ma poitrine.Le feu avait gagné l\u2019armoire, derrière le lit ;la muraille de planches vermoulues se noircissait.Je donnai mon âme au bon Dieu, et je lui dis de protéger mon pauvre Adrien, car le râle me prenait.Je parvins cependant à me trainer jusqu\u2019à lu porte, et j'eus un peu d'air.Il avait trouvé une cruche du vin que mademoiselle Blanche m'avait envoyé.Il la vidait à même dans son gosier.~\u2014Eh 11a femme ! dit-il en riant, tu bois de bon vin maintenant que je ne suis plus là ! Dieu m\u2019envoya une bonne pensée, et je m\u2019éerian \u2018 \u2014Sauve au moins 'argent qui est dans le bahut.Je n'avais pas plutôt parlé qu\u2019il frappait le bahut à coups redoublés pour l\u2019ouvrir Le bahut contenait cinq ou six pièces de six livres de l'argent que m'\u2019adressait mon Adrien.Grâce au bruit qu\u2019il faisait, je pus en- tr\u2019ouvrir la porte sans exciter son attention, et me glisser dehors, Mais le vent s\u2019engouffra par l'ouverture de la porte et les flammes s\u2019élauçèrent jusqu\u2019à la gchar- pente Qui flamma comme une puignée de paille.Malbrouk s\u2019entêtait à vouloir forcer le bahut.Comme j'arrivais au mur du jardin de l'abbaye, j'enteudis un grand bruit derrière moi, C'était la Maison qui s\u2019abîmait en lançant ype gerbe de flammes jusqu\u2019au ciel.- Le Parmi ces flammes ardentes, Malbrouk tout noir, gambadait etgesticulait comme un démon.Il avait forcé le bahut.Le cri qu\u2019il poussa au milieu de l'incendie était un cri de triomplie.Moi, je descendis jusqu\u2019à la rivière et je suivis le bord, tant que je pus, derrière les aulnes et les saules Le jour vint avant que j'eusse atteint la forêt, et ju fus obligée de me cacher sous les branches, car je savais que Malbrouk me suivait à la piste pour m\u2019achever.Je pussai deux jours dans la forêt sans manger ui buire, et je serais morte de faim, si Dieu m\u2019avait envoyé le bon ange de notre maison, celle qui te sauva autre- sois, après t'avoir nourri longtemps de ses bienfaits, celle qui a donné du pain à ta mère après tou départ : Mademoiselle Blanche ! J\u2019eutrai au château avec elle, Hélas ! dès que je fus entrée au château, je compris ce que Malbrouk avait voulu dire par ces mots : Je la toucherai ! je la toucherai ! En me cherchant, il avait rencontré sous bois Mme la comtesse, et maintenant, Mme la cuintesse, demi-morte, tremblait l\u2019agonie du mal d'enfer.La Chaumel se tut.Une heure après, Pichenet était de nouveau seul \u2018avec mademoiselle de Noyal, dans le réduit de sa mère, Il faut croire que la Chaumel avait un peu refait la toilette de son fils, car M.Adrien avait tout l'air, maintenant, d'un jeune médecin honnête et bien couvert.\u2014Il y a malheureusement du vrai dans ces bruits qui courent la ville, lui disait Blanche poursuivant une conversation commencée, et cela finira par quelque sinistre événement.Mon pauvre père est affaibli par l\u2019âge et d\u2019ailleurs Lacuzan refuse absolument de le mettre dans la con- fidence VT-\u2014-werrez, monsieur Adrien, qu\u2019il y aura du sang au bout de ces extravagances | Ce n\u2019était plus la rieuse de tout à j\u2019heu- Lens Lis PRES et son chargeait de tristesse.tement sa tête bouclée, \u2014 Pauvre Marielle ! reprit-elle ; j'étais tout enfant quand on prononça pour la première fois chez nous le Mal d\u2019Enfer.Je me souviens qu\u2019elle devint plus pâle qu\u2019une morte et qu\u2019elle tomba sur un fauteuil en poussant un cri d\u2019épouvante.C\u2019était un pressentiment, et ce pressentiment ne l\u2019a jamais quittéc.Pichenet était comme absorbé ses réflexions, \u2014 Voici le billet que j'ai reçu dimanche dernier poursuivit Blanche.Elle tira une lettre de son sein et lut : 2 4 0913 ~~ front charmant se Elle secoua len- dans ¢¢ Ma chere sceur, \u2018Je ne vous demande rien, sachant que votre cœur vous conseillera mieux que moi.Un affreux malheur est tombé sur nous.Je ne puis vous donner d'\u2019explication par écrit.Marielle a grand besoin de vous, mais, comme il s\u2019agit de sa vie, je dois vous prévenir qu\u2019une fois entrée au château vous n\u2019sn pourrez plus sortir, ** Priez pour nous.s *LACUZAN.\u201d Pichenet écoutait Blanche reprit : \u2014Je savais que M.Albert de Coëtlo- gon devait se battre le lendemain matin avec M.de Talhouët pour ce pauvre La- cuzan, c\u2019est-à-dire pour moi.Mais je connais si bien Lacuzan ! Pour qu'il m\u2019éerivit une lettre semblable, il fallait qu\u2019un malheur, un affreux malheur en effet, fut daus-sa maison.Car je ne vous ai pas lu le post-scriptum, M.Adrien ; le voici : plus avidement.\u201cMa sœur, si vous venez, il faut que tout le monde ignore votre démarche ; vous viendrez en secret, suns vous ouvrir surtout à M.le marquis de Noyal notre père.\u201d - C\u2019est étrange ! murmura Pichenet.\u2014Oui, dit Blanche, c\u2019est étrange.Je partis au milieu de la nuit.\u2014Toute seule ?interrompit encory Pichenet.\u2014Toute seule.je sais les routes de la forêt.\u2014 Mais.pour entrer au château à cette heure ?-\u2014Si je connais Lacuzan, Lacuzan me connait.Il m\u2019attendait.XIX VE MASQUE ROSE Lacuzan sait bien que je n'ai jamais peur, reprit mademoiselle Blanche avec une petite pointe d\u2019orgueuil.Lacuzan était sûr que je viendrais.Il faisait faction au bout du pont-levis.Ii me teudit la main.\u2014 Merci, Blauche, ma sœur, murmu- ra-t-il, Puis il ajouta, tandis que sa voix tremblait et s\u2019étouffait dans sa gorge.\u2014 Ma sœur ! ma sœur ! nous sommes bien malheureux ! Je prononçai le nom de Marielle.Il se couvrit le visage de ses mains, \u2014-Elle dort, reprit-il entin ; venez, je vais tout voue dire.Ici, mademoiselle Blanche s\u2019arrôta.Pichenet l\u2019interrogea du regard.\u2014Je vous en prie, ne me cachez rien, dit-il.\u2018 \u2014C'est que, répliqua Blanche, Lacu- zan est mou plus vieil ami.Si Albert de Coëtlogon, dont je veux ôtre la femme, me demandait le secret de Lacuzan, je ue le lui dirais pase \u2014 Mademoiselle Blanche, répliqua Pi- chonet, j'aime M.de Lacuzan comme s\u2019il étaic mon frère ou mon père.Je sais bien que je ne suis qu'un pauvre garçon et qu\u2019il est un graud seigneur, mais, encore une fois, je vous en supplie, ne me cachez rien.J'ai deviné la moitié de ce secret, dites-moi le reste.Blauche le regardait en face comme si elle eût voulu lire dans son cœur, après un instant, elle iui dit: \u2014Je crois en vous, Adrien, et je veux ne vous rien cacher.Voici ce que m\u2019apprit Lacuzan : Il y a environ trois semaines, ma sœur Marielle sortit toute seule du château pour se promener dans le parc.Le parc s'enfonce très-loin dans la forêt et il ya une brèche à la muraille de l\u2019enclos.Mais Lacuzan est l'idole du pays et jamais personne n'avait tenté de a'intro- daire dans le parc par cette brèche.grande ombre noire s\u2019élança hors d'un buisson et lui barra le passage.Ce qui eut lieu, ma sœur le raconta le dire tout de suite que, depuis lors, elle a perdu tout souvenir de cet événement, bien que sa mémoire soit restée fidèl pour les choses dès longtemps passées.Toute circonstance qui lui rappellerait cette scène atroce, la ferait probablement retomber au plus bas de son mal.L'ombre noire qui se dressait devan( Marielle, c\u2019était Malbrouk, vous l'avez deviné.Il eut un rire hideux et lui sois sit les deux mains.\u2014 Je te touche ! je te touche ! s\u2019écria- t-il avec uneivresse sauvage, Le mal s¢ gagne ! Et comme elle cherchait à se dégager, il lui meurtrit ses pauvres bras.Puis, \u2014comment dire cela ?\u2014craignant de ne lui avoir pas assez sirement inocu lé la peste, il se pencha sur elle et la mordit comme une bête féroce qu\u2019il est est, à la naissance du cou.Puis encore il s\u2019enfuit, sautant par dessus les arbustes et poussant de longs crig de triomphe.Marielle lui revint folle au château.Vers onze heures, avant miunuit, let premiers symptômes du Mal d\u2019Enfer la prirent.Et pendant toute la nuit, elle put entendre les sauvages hurlements de son bourreau qui criait, caché dans les hauts chênes de la forêt : \u2014Le mal fe gagne ! Je l'ai touchée | je l\u2019ai touchée ! Jamais on a pu s'emparer de cet homme qui possède une agilité infernale Pendant huit jours, Marielle a été entre la vie et la mort.\u2014Mais interrompit, ici Adrien ; qui donc la soignée ?\u2014gQon mari.\u2014M.de Lacuzan ?\u2014 Vous ne le connaissez pas ! il avait été le premier de tous dans la confidence des pressentiments de Marielle, Il a épousé Marielie avec la conviction qu'elle était prédestinée à subir l\u2019attaque du Mal d\u2019Enfer.Longtemps après que Marielle heureuse, eut Oublié ses pressentiments de jeune fille, ses craintes qu\u2019elle avait reconnu folles, Lacuzan garda ses pressentiments et ses craintes.Comme il aime ma sœur au point de vivre pour elle seulement, cette crainte devint la préoccupation de toutes ses heures, et comme il n\u2019est pas homme à fuir devant une crainte, il chersha les moyens de lutter.Vous savez que depuis l'invasion du Mal d\u2019Enfer il avait affronté les dangers de la contagion si audacieusement que le peuple l\u2019accusait d\u2019être sorcier.Il voulut unir l\u2019étude scientifique à l'expérience il se fit médecin.\u2014 Médecin ! s\u2019écria Pichenet stupéfait.I] mesurait avec respect la profondeur de cette tendresse.\u2014Médecin, répéta Blanche, non point de par la Faculté, mais de par les veilles patientes et l\u2019étude obstinée.Médecin hardi et savant.Marielle est guérie ; sa convalescenca s'achève ; Marielle est presque aussi forte qu\u2019avant son malheur.\u2014 Blanche s'interrompit.Pichenet pressentait bien qu\u2019il y avait autre chose.\u2014 Alors, dit-il, pourquoi ces mystères ?\u2014-Vous savez quelles traces laisse après soi le Mal d\u2019Enfer, répondit Blanche lentement et à voix basse ; vous savez ou vous ne savez pas à quel point ma sœur tient à sa beauté.Hélas ! sa beauté! Elle avait des larmes plein les yeux.Pichenet comprenait \u2014BElle ne sait pas encore ?.demanda- t-iL \u2014Lacuzan veut qu\u2019elle ne sache jamais! répliqua Blanche.Et c\u2019est à cette entreprise insensée qu\u2019il dépense 1naintenant sa force héroïque et son indomptable volonté.Marielle est prisonnière pour que personne ne puisse la voir, puur que jamais un geste imprudent, une acclamation, une parole de surprise ne vienne lui révéler le changement cruel qui s'est opéré en elle.\u2014 Elle est donc bien changée ! ne put s'empêcher de dire Pichenet.\u2014Je n\u2019ai pu me résoudre à la voir, re partit Blanche en détouruant les yeux ; mais quand Lacuzan se croit seul, il ré pète bien souvent : Elle en mourra | elle ea mourra.\u2014C'est une façon de parler, peut-être .murmura le jeune médecine Blanche hésita.Mauricile est bonne, dit-elle enfin, et c\u2019est trop peu dire ; elle à le cœur exquis, mais elle est restée enfant parce qu\u2019elle était trop belle.Sa beauté est devenue son âme.Lacuzan est fort, Lacuzan est grand, mais il aime trop; il aime Marielle comme on doit aimer que Dieu.ll ya des douleurs qui brisent les cœurs les plus robustes, quand Dieu n\u2019est pas là, qui égarent les raisons les plus hautes Lacuzan a dit autrefois & Marielle que si elle ne pouvant plus être heureuse en ce monde et qu\u2019il le sût, i' la tuerait, Oui, j'étais là quand il le ! dit, et c'était dans une circonatance La nuit venait.Ma sœur repronait la route du château, lorsque tout à coup uue leunelle.Or, Lacuzan sait bien qu peut prolonger longtemps désorin 14 mensonge &e cette comédie impossible, Lacuzan est las.Lacuzan voit, 11 entend Rennes tout_ entier, affolé par sa puérile turieux à la portedu château de Barbe- bleue.car ils l'appellent Barbebleu, justice du ciel ! Lacuzan a\u2019la fièvre ; Lacu- zan devient fou ; Lacuzan tuera sa femme etse tuera, parce qu\u2019il est révolté contre Diau ! \u2014Blanche cacha sa tête entre ses mains.\u2014Pichenet garda le silence.Sept heures sornèrent à l'horloge du châ- leau.Blanche sembla s\u2019éveiller en sursaut.\u201411 faut partir maintenant, s\u2019écria-t- tlle ; vous n\u2019avez que trop tardé, M.Adrien, il faut vous retirer sur le champ.Vous avez vu votre mère ; vous savez qu\u2019elle est en sûreté.Je vous charge de dire à M.Albert de Coëtlogon que je lui Aéfends de venir ainsi rôder autour du thâteau.Il lui arriverait malheur.S'il vous demande de mes nouvelles, dites-lui que je suis bien, et que je pense & lui.quelquefois.Elle se leva ; elle ouvrit la porte.Pi- shenet ne bougea pas \u2014Eh bien]! fit-elle, non sans une légère impatience.\u2014Et vous croyez, dit le jeune médecin en se redressant, que je vals vous quitter ainsi ! } Mais.\u2014Apres tout ce que vous venez de me dire ! \u2014II le faudra bien ! \u2014 Non, mademoiselle Blanche, je reste.\u2014Vous restez! fit la jeune fille effrayée; Rjouta-t-elle par réflexion.~\u20141I1 ne faut pas avoir confiance à demi ademoiselle Blanche répondit Pichenet; ous m'avez dit tout à l\u2019heure que vous troyiez en moi ; prouvez-le moi.Comme Blanche ne répondit pas, il ajouta d\u2019un accent résolu et presque impérieux : \u2014J] faut que je vois madame la comtesse de Lacuzan.Blanche frémit.\u2014 Voir ma sœur ! s\u2019écria-t-elle ; vous ne savez donc pas qu\u2019un meurtre ne coûte rien à celui qui est désespéré | Je vous ki dit, et puissé-je me tromper, mon Dieu ! que Lacuzan tuerait sa femme.Croyez-vous qu\u2019il vous épargnerait ?Pichenet sourit doucement, \u2014Je suis bien sûr que vous n\u2019abandonneriez pas ma mère, mademoiselle Blau- the, dit-il, si M.de Lacuzan me tuait, Il y avait dans ces simples paroles une résignation si belle que Blanche fut tou- thée jusqu\u2019au fond du cœurs \u2014Vous êtes bon, Adrien, dit-elle sans dissimuler son émotion ; mais Lacuzan n'est pas un homme que l\u2019on puisse ainsi servir malgré lui-même.Vous êtes tout jeune, l\u2019avenir est brillant devant vous ; Allez, et que Dieu vous récompense d\u2019avoir voulu vous dévouer pour nous | Pichenet au lieu de se retirer et de répondre ouvrit les revers boutonnés de son frac de velours noir et tira de sa po- the une boîte plate en maroquin.\u2014Vous prenez vos repas avec monsieur le comte et madame la comtesse ?deman- da-t-il, \u2014Oui.Pourquoi ?-Parce que cette circonstance nous servira, mademoiselle Blanche, Il choisit dans sa boîte de maroquin un petit flacon, étiqueté d\u2019un mot latin.\u2014 Cinq gouttes dans le verre de monsieur le comte, trois gouttes dans le verre de madame la comtesse, dit-il avec calme ; ils s\u2019endormiront tous les deux.: Blanche ne répondait point.Pichenet lui tendit la fiole.- \u2014Si vous ne voulez pas, prononça-t-il | tout bas et d\u2019un ton décidé, j\u2019essayerai d'un autre moyen.car, je vous le répète, mademuiselle Blanche, il faut que je vois madame ls comtesse.Blanche hésita un instant, puis elle prit le flacon, Nous uvons vu l\u2019usago qu\u2019ellé en avait fait, Quand Pichenet fut introduit par elle dans le petit salon où Marielie et Lacu- zan avaient pris leur repas, il était deux heures environ, Blanche était toute pâle de l\u2019action qu\u2019elle venait d\u2019oser.Le comte Henri dormait la tête pen- thée sur sa poitrine, Le sommeil irrésistible l\u2019avait saisi à Pimproviste, On voyait au mouvement de ses bras, posés Avec force contre ses genoux qu\u2019il avait essayé de lutter.Marielle au contraire la tête renversée sur le dos de son fauteuil, parmi les boucles de ses beaux cheveux blonds, Pichenet traversa le salon sur la pointe des pieds.ll était plus pâle que Blanche et Blanche entendait son cœur battre dans sa poitrine.\u2014S'ils allaient s\u2019éveiller ! murmura la jeune fille.Pichenet prit une des mains du comte, ! l'éleva, puis la licka tout a coup.La main retomba inerte.Et le comte no bougca pas, Blanche ue dit plus rien, Mais uno autre terreur lui venait { ce sommeil ressemblait à la mort.Elle mit sa main ?x le coeur de Lacuzan qui battait dou- cement et réguliérement, ; Pichenet vit, devina et sourit.I s'approcha de Marielle et tâcha de doigts tremblaient trop.\"\"Pé0UE.96s \u2014Aidez - moi mademoiselle Blanche, dit-il en essuyant la sueur qui coulait déjà de son front.Blanche obéit mais ses pauvres doigts tremblaient encore plus que ceux du jeune médecin.Les cordons du masque furent néanmoins dénoués.Iln\u2019y avait plus qu\u2019à le soulever.Blanche et Piche- net se regardèrent.Ils n\u2019osaient plus.Par la porte ouverte, leurs yeux se tournèrent instinctivement vers le salon de velours bleu.On voyait, juste en face de la porte, le portrait de Marielle.Un jour vif éclairait sa radieuse beauté.Pichenet enleva le masque.Blanche poussa un cri étouffé et tomba raide sur le tapis.Pichenet lui-même chancela et fut obligé de s'appuyer à la table.Pourquoi décrire ce qui est poignant, jusqu\u2019à briser le cœur ?Nous ne dirons point ce qu\u2019ils virent, Blanche et Piche- net, sous le masque de satin rose, Hélas ! le portrait était là, toujours brillant de sa beauté divine ; il était là, raillerie amère et cruelle ; le rayon de jour le Faisait doucement sourire.Pichenet prit Blanche et la porta jusqu\u2019à sa mère à qui il dit : \u2014Tiens, mère, soigue-la Quand elle s\u2019éveillera, dis-lui qu\u2019elle à fait un rêve.ZI s\u2019élança de nouveau dans le petit salon et se mit à genoux devant Marielle.Les larmes jaillissaient de son cœur et se séchaient sous ses paupières brûlantes.Et quand pour la seconde fois, il regarda l\u2019éblouissant portrait qui était dans la chambre voisine, son souffle râla dans sa gorge.Le contraste était horrible et navrant.Pichenet ferma la porte pour ne plus voir ce sourire du passé qui insultait à la désolation présente, Lacuzan s\u2019agitait dans son sommeil.Des paroles confuses venaient à ses lèvres.Pichenet crut l\u2019entendre qui murmurait : \u2014I la touchée ! il l\u2019a touchée ! Le mal se gagne |! Un éclair brilla dans les yeux du jeune médecin.Avant de se reculer, il joignit ses mains tendues vers le ciel et pria ar- damment.Puis il choisit diverses substances dans sa boîte de maroquin, les mélangea dans un verre avec de l\u2019eau pure et commença son pansement.Ce mélange devait avoir une action violente, car Marielle se plaignait dans son sommeil, Pichenet lui lotionna le visage tout entier, abondamment.Quand il eut achevé, il brûla les linges qui lui avaient servi, et se lava les mains dans dans de l\u2019eau chargée de cendres.Puis il jeta sur la pelle rougie une goutte d'essence qui chassa les parfums acres de la lotion et rendit à l\u2019atmosphère sa pureté première, Lacuzan s\u2019éveilla vers la brume.Marielle était étendue sur son fauteuil dans l\u2019état où il l\u2019avait laissé avec son masque de soie rose sur le visage.La présence de Pichenet n\u2019avait point laissé de traces.XX LE MIROIR La convalescence de la comtesse avan- gait rapidement.Et à mesure qu\u2019elle recouvrait ses forces et sa santé, Marielle revenait à la coquetterie de sa nature.C\u2019étoit pour elle une véritable torture que de ne point se servir.Elle avait supplié son mari de lui donner un miroir, ne fit-ce que pour une minute.Elle avait tâché de séduire Blanche pour que celle-ci lui procurât un miroir en ca- chetto.\u2014Un miroir ! un miroir ! mon royau- \u2018me pour un miroir ! eiit-elle dit volontiers si elle avait été reine.Locuzan, lui, devenait de plus en plus sumbre.Son espoir s\u2019en allait.Chaque nouveau progrès de la convalescence de Marielle le rapprochait d\u2019un dénoûment fatal.Huit jours s'étaieut écoulés depuis l\u2019arrivée de Pichenet au château du Grail, où le comte Henri ne soupçonnait point sa présence.Pichenet partageait la chambre de sa mère.M.de Badubreux n'avait pas manqué, comme on lo pense de raconter in exten- 80, non sans citations tragiques, l\u2019histoire de sa rencontre avec le fils de la Chaumnel, Pichenet, autrefois danseur de corde, maintenant premier aide du médecin de sa Majesté.L'histoire s'était notablement embellie en passant par la boutique Mormichel- LE CULTIVATEUR f - - - Barbedor, et Guillemite avait cru pouvoir ajouter que ce jeune homme avait été envoyée par le roi Louis XV pour savoir un peu ce qui se passait au château de Bar- GAULLE Vivé, les cinq demoiselles Trécucne, et les époux Soliment, tout doué d\u2019une riche imagination avaient brodé l\u2019aventure.Les vicomtesses n\u2019étaient point restées en arrière de ces gens du commun.Pichenet était la coqueluche de Rennes.Tout le monde s\u2019occupait de lui: le salon comme Ia boutique.Pensez-donc ! on l\u2019avait vu danser sur la corde, ce docteur, etchacun se souvenait bien dela voix qu'avait ce coquin de Malbrouk, quand il disait : \u2014Saute ! Pichenet.- Or, M.Albert de Coétlogon avait laissé échapper quelques paroles d\u2019où l\u2019on pouvait conclure que le jeune médecin avait franchi le seuil terrible du Château de Velours, le jeune médecin n'\u2019avait point reparu.Encore une victime # joindre au nombre toujours croissant des victimes de Barbebleue ! Quand donc la justice du ciel, ou, à son défaut la justice humaine devait-elle écraser cet abominable fléau ! Les dames de la balle, cette puissance que Rennes a toujours reconnue, avaient les oreilles fort échauffeées.On commençait à chanter pouille sous les fenêtres de monseigneur le gouverdeur de la province, Le peuple se mettait de la partie, sans trop savoir pourquoi.C\u2019était une révolution *\u2018ab ovo.\u201d \u2014Et, connaissez-vous beaucoup de révolution qui nient eu des causes si graves ?Le matin du mardi 7 novembre 1754, la cour du grand hôtel de Coëtlogon, où monsieur le lieutenant du roi faisait sa demeure, eut ses portes forcées.La foule fit irruption dans le vestibule, demandant le lieutenant de roi à grands cris, Monsieur le lieutenant de roi, parut à son balcon, et le perruquier Soli- ment, élu tribun du peuple en circonstance solennolle, lui tint à peu près ce langage : \u2014Monseigneur.crron ! cronn ! (c\u2019était comme cela que toussait le perruquier Soliment) le tiers-état de Rennes vient nous offrir le témoignage de son respect.crron !.et de son affection que j'oserais dire filiale, si, crron ! monseigneur me le voulait bien permettre ! \u2014Il est enrhumé le barbier ; cria un garçon poissonnier du nom de Joujou, qui avait une réputation de loustic de- quis le Champ-Dolent jusqu\u2019au Champ- Jacquet.Les bouchers, les bouchères, les regrattiers des deux sexes, les marchands de poissons et leurs épouses, les curieuses de rôt-tour-chaud, les débiteurs d'andouilles fraîches, etc., poussèrent en chœur un large éclat de rire.Cela commençait gaîment, Soliment continua : \u2014 À ces causes, monseigneur, nous désirons crron! ! savoir pourquoi les gens de S.M.(Dieu la bénisse) laissant Barbe- bleue tuer le monde de même, et commettre toutes sortes d\u2019abominations, qui out lieu, crron ! au su et au vu d\u2019un chacun de la ville, chez nous.\u2014Qa c\u2019est juste ! dit Joujou.Barbebleu ! Vivé trouvait la harangue plate ; et comme Soliment hésitait, il lui souffla cette transilion vraiment heureuse : \u2014Voilà donc pourquoi t\u2019est-ce que nous avons venu par devers vous ensemble et séparément.\u2014 Voilà donc pourquoi t\u2019est-ce, répéta Soliment que nous avons, crron ! venu par devers vous, avec plaisir, monsei- gueur, vous saluer dans l\u2019espérance que vous en égrouvez ensemble et séparément.-Crron ! crron ! fit Joujou ; ça se noie ! \u2014Se noie.ânonna Soliment ; comme quoi, dans l'intérêt du commerce.\u2014Crron ! crron ! cria la foule.\u2014Crron ! répéta involontairement le malheureux Soliment, qui éternua trois fois salua et tamponna son front couvert de sueur.Pendant le silence qui suivit la harangue du perruquier, on pub voir que la foule c'était beaucoup accru dans la cour et aux aux abords de la lieutenance, Circonstance grave ; il y avait un assez grand nombre d\u2019habits bourgeois parmi les vestes populaires.On voyait même quelques livrées, ce qui donnait à penser que messieurs de la noblesse avaient envoyé chercher des nouvelles de l\u2019émeute.Ils ne détestaient pas cela.Le célibataire Badabreux, qui n\u2019avait pas même à son service un valet de tragédie, était venu de sa personne.Sa tête poudrée faisait bien dans la cohue, et donnait un grand caractère au tableau.: \u2014Mes bons amis.dit le lieutenant de roi.Et il salua de loin M.le marquis de Coëtlogon pour se prêter un air te familiarité avec le vicaire de la couronne.\u2014Mrwchers enfants, reprit monsieur A bas le Heutenant de roi, je n\u2019ai pas très-bien compris ce que votre député m'a fait l'honneur de me dire.\u2014II vous a dit erron ! crron ! fit Joujou, c\u2019est pourtant clair ! Mais M.le marquis de Caëtlogon était un seigneur universellement respecté.Joujou n\u2019eut pas de succès.Les .haran- gères, les revendeuses de sard (sardines), les crieuses de rôt-tout-chaud se réunirent pour l\u2019accabler d\u2019invectives.\u2014 En conséquence, conclut monsieur le lieutenant de roi, je vais vous envoyer mon sénéchal, qui prendra connaissance de vos griefs et les transmettra, s\u2019il y a lieu, à monseigneur le gouverneur de la province, I fit au geste de la main, gracieux et paternel, puis il rentra dans ses aparte- ments.La foule cria vivat ! Malheureusement de nouveaux venus, qui arrivaient dela place Sainte-Anne apportèrent la nouvelle que trois pauvres patients étaient morts du Mal d\u2019Enfer dans les rues basses, Par une mystérieuse association d'idées, Lacuzan et le Mal d\u2019Enfer, c'était tout un pour le peuple de Rennes.Quand le sénéchal parut au balcon, le peuple grondait.Cinq pieds huit pouces et demi, sans souliers, , large envergure, nez en étei gnoir, sourcils aussi gros que la moustache d\u2019un cent-suisse, perruque de financier de comédie, tel était maître Michel Deschamps, sénéchal de la lieutenance.Joujou avait désormais beau jeu.\u2014Allons, perruquier, s\u2019écria-t-elle, fais un peu ton crron !cronn ! pour nion- sieur le sénéchal ! Il en vaut bien la peine ! M, Soliment sortit des rangs, en effet, et se prépara & recommencer son discours.\u2014Malis au premier crron ! crron ! M.Deschamps l\u2019interrompit, \u2014 Bonnes gens, dit-il en se servant de son nez immense comme d\u2019un porte-voix donné par la nature, toutes choses que de droit seront faites selon la teneur des actes régulièrement consentis par les Etats.Retournez chacun chez vous paisiblement.et si vous n\u2019êtes pas contents, adressez-nous requête, en due forme.Ce n\u2019était plus le style du lieutenant de roi.Un long murmure accueillis cette notification faite d\u2019un ton sec et à la fois solennel.\u2014Au lard ! au lard ! crièrent les polissons en gnenilles.\u2014Pouille ! pouille ! répondirent les dames des divers marchés.: \u2018Un tronc de chou, lancé par Joujou d\u2019une main sûre, comme le déclama plus tard Badabreux, fitau nez du sénéchal une large blessure.En même temps, les cinq demoiselles Trécoché arrivèrent en corps, tricotant cinq bas de laine et embaumant Pair d\u2019une véhémente odeur de cassis, Elles avaient pris le coup du matin chez Guil- lemitte Mormichel, née Barbedor.A la vue de ces cing négociantes, hautes en couleur et réellement imposantes, le sénéchai, déjà déconcerté, lâcha pied en murmurant : \u2014 Bonnes gens ! je vais vous envoyer mon procureur-juré, Celui-ci parut à son tour.Mais au lieu de venir au balcon, il se risqua sur le perron.C'était un brave homme en parchemin mangé aux rats, Il portait deux lentilles de loupe montées en besicles, et un garde-vue vert posé de côté\u2014à la mauvais.Un immense éclat de joie accueillit sa venue.Vous n\u2019êtes pas sans savoir que tous les procureurs qui ont des verres de loupes montés en besicles et des visières de taffetas fané s'appellent Langlois Par extraordinaire, celui-ci avait nom Loy- sel.Il était de mine hargneuse et passait pour très méchant.1! fit cet exorde ab irato : \u2014Jusques à quand enfin, ramassis de fainéants, abuserez-vous de notre patience ?Croyez-vous que les autorités civiles et militaire souffriront longtemps pareils rassemblements, émois, tapages, mutineries, insolences, désordres, clameurs, révoltes, troubles, séditions et autres tumultes qualifiés ! croyez-vous ?.-\u2014J1 faut le donner aux demoiselles Trécoché ! interrompit Joujou.Adjugé.Maitre Loysel fit un gèste d'horreur.Les cinq Trécoché, de leur côté, protes- terent.\u2014 Croyez-vous ?.essaya de reprendre maitre Loysel.Mais Joujou était en veine.énormément d\u2019esprit, Il se glissa derrière le pauvre procu- reur-juré, et le poussa brusquement en avant.Maître Loysel netenuait |.beaucoup ses jambes maigres et cabreuses, Il chancela, franchit les marbres du perron en battant des bras comme un perdu, et alla tomber tête première au milicu de la cohue.Vive Joujou | \u2014Barbebleu ! Barbebleue! criaient cependant ceux qui n'avaient pu entrer 11 avait dans la cour dela lieutenance, et qui\u2019 \u2018 vèrent sur deux bâtons.s\u2019impatientaient au dehors ; qu\u2019on nous donne Barbcbleue, ou nous inettons le feu aux quatre coins de la ville | Le tobu-bohu était à son comble.I ÿ avait maintenant plus de six milles per sonnes rassemblées autour de la lieute nance.Un incident survint qui fit diversion a tapage pour quelques minutes et perml au malheureux procureur Loysel de 8'¢ chapper.Bien que monsieur le lieut nant de roi n\u2019eit pas jugé de sa dignit de donner i cette cohue des explication catégoriques, il est certain qu\u2019un expri était parti le matin même pour le châtea du Grail, porteur d\u2019une missive qu priait M.le comte de Lacuzan de venir: Rennes pour rendre compte de sa cor duite.Car, à part les exagérations qui avaiex cours dans le public, la conduite de M de Lacuzan faisant garder son châtea per vingt dragons, nuit et jour, pouva bien paraître extraordinaire.Or, un dragon à cheval se présenta à bout de la rue encombrée.Il portait! réponse de M.de Lacuzan.La foule compacte et agitée n\u2019emba rassait pas beaucoup ce dragon, Le dr gou et son cheval en avaient vu bie d\u2019autres, Le dragon s'appelait Yan Bolnyi.C\u2019était un des vingt de Be grade.\u2014Allons ! dit-il, qu\u2019on se range ! -Comme la cobue faisait mine d\u2019êt: mauvaise, Yann Bolnyi piqua son chew et distribua aux plus méritants une d mi-douzaine de coups de plats de sabr saus méchanceté.Ma foi, les cinq Trécoché furent un nimes pour déclarer que c\u2019était um be: brin de soudard.Jamais vous ne tra verez de femmes plus impartiales que I cinq Trécoché, Yann Bolnyi parvint à entrer dans cour.Au moment où il descendait « cheval, Joujou eut la malencontreu idée de s\u2019écrier.\u2014Tiens ! tiens ! voilk un des dogu de Barbebleue ! Yann Bolnyi le regarda de travers, Joujou avait une de ces faces insole tes qui ont geuplé en tous temps leg vé des grandes villes ; un front étr avec des cheveux jaunes, un nez en l\u2019a des yeux gris a fleur de tête, les mal dans les poches de grands pieds plats | de ces coudes pointus, qui sont des arm offensives, 1l soutint effrontément le regard « Hongrois, et celui-ci se bornait à frone ses gros sourcils, Joujou s\u2019enhardit, eti Ja houssine qu\u2019il tenait à ls main, il de na un bon coup sur la tête du cheval « disant : \u2014Holà hé ! vous autres ! le dogus cru qu\u2019il me ferait peur ! \u2014Yann Bolnyi allongea le bras, p Joujou parla peau du cou et le lan comme un chien roquet au milieu de foule.Joujou hurla, grés du perron.Pas un n\u2019osa toucher son cheval, at ché à la balustrade.Les Trécoché dirent : \u2014 Voila un soldat qui a un fier poige ma chere ! La réponse de M.le comte de Lacus \u2018++ au message du lieutenaut de roi, fut , mise par Bolnyi au sénéchal Descham; qui la présenta, tête nue, à M.le mar de Coétlogon, Cette réponse était la renonciation M.le comte de Lacuzan, & son gra de lieutenant-colonel des dragons .Conti, Les cas étaient bien rares où un gent homme croyait pouvoir se permettre briser ainsi son épée.Je dis en ten de paix.Eu temps de guerre, cela uy vait point d\u2019exemple.En agissant de la sorte, M.de La zan s\u2019exposait à être bien sévèrement ; gé par ses pairs.Le sénéchal Deschamps lut sa let par-dessus l\u2019épaule de monsieur le lieu vant de roi, et croyant bien faire, il « lança de nouveau au balcon pour crie la foule.\u2014Celui que vous appelez Barbebk n\u2019est plus au service de Sa Majesté ! La foule pensa naturellement que gens du roi capitulaient, Un long cri de victoire répondit à I\u2019 nonce du sénéchal, et la cohue, sub ment enivrée, s\u2019élança hors de la cour la lieutenauce pour se rendre à la pl Sainte-Anne.La place Sainte-Anne était a Ren ce que le faubourg Sainte-Antoine e Paris.ll n\u2019y aurait pas eu de bo échaffourée si l\u2019on n\u2019eût fait un tour : place Sainte-Anne.Ce grand trag boueux, entouré de masureshal fanu était le théatre favori de I'émeute, Dolnyi monta les \u20ac Comme il y avait loin de la lieutens à la pauvre Sainte-Anne, il fallait } porter quelqu\u2019un en triomphe.Le mo en effet de couronner autrement une garre ! On pensa d\u2019abord au pe: quier Soliment, l\u2019orateur, mais les cr cronn imitatifs de Joujou l'avaient de pularisé, Vivé était trop vieux, Moi chel trop mignon : Badabreux appa nait à la noblesse.Joujou, le héros et la victime, fut d si tout d\u2019une voix, Les dames de la h l\u2019acclamèrent, et quatre porteurs l\u2019e Joujou se laissait faire.Il était 1 \u2018 pâle Ou crut une fois le voir trem] \" Pours tig 1 Por} | Henly Leg vu bie alt Toy & X ue dk 1 thep Wing § de she Em le HE iy =] 3 lg i it] om fn 761 [3 à mi plats, Ham sad ; « Trot li, ide geal fous J : lit ad i | demanda une écuellée de cidre.Pendant qu\u2019il buvait, ses dents battaient la énérale sur la grosse faïence de la Sasge, Lui, le bavard éternel, le lonstic incor- igible, il ne prononga pas une parole.-Dn avait beau Vexciter et lo provoquer, da gaité semblait partie pour toujours, Et cependant Joujou n\u2019était pas à cela rès d\u2019une chute sur le pavé ; il Fallait qu'il y eût autre chose.: \u2014dJoujou ! Joujou ! criait-on ! dans le zortège ; le dogue de Barbebleue t'a donc mordu bien dur ?Joujou ne répondait point, Il [risson- nait, et sa tête pâle pendait sur sa poi- | Yrine.Tout à coup il se redressa, et ses deux Pras crispés se tendirent.\u2014 Chrétiens, n\u2019approchez pas ! cria-t- 1 ; d'une voix changée ; craignez le Mal l'Enfer ! Un grand murmure s\u2019éleva dé la foule.Deux qui étaient le plus près du.brancard improvisé reculèrent avec terreur ; les Juatres porteurs lâchèrent prise à la fois, 36 déposèrent le triomphateur au milieu le la rue.1 se fit un large cercle autour du bran- jard oùle pauvre Joujou se débattait Jans Secours.Depuis quelques jours il y avait à ennes une recrudescence dans la marthe de l\u2019épidémie.Le Mal d\u2019Enfer re- yenait.La foudre avait déjà frappé plusiours coups.Quand les gens de Rennes virent la fa- 3c du pauvre Joujou devenir tout à coup livide, ses yeux s\u2019injecter de sang, et l\u2019é- sume blanchir le bord de ses lèvres, la Joie folle tomba pour faire place à la stu- Jeur.Joujou essaya de parler.Ilyen eut Jui pensèrent entendre le nom de Barbe- bleue parmi les paroles confuses que ses lents arrêtaient au passage.Ce nom de Barbebleu courut aussitôt le bouche en bouche, Le dogue de Bar- bleue l\u2019avait mordu, cet homme qui était Bb, gisant dans la poussière, et qu\u2019on avait Yu, Quelques minutes auparavant, si plpin de force et de vie ; et cet homme )gonisait.Il eut trois ou quatre convulsions ter- tibles, puis il ne bougea plus.C'était encore là, bien évidemment une rictime de Barbebleue ! Mais puisque Barbebleue, ce monstre, a'était plus au service du roi, suivant que l'avait annoncé le sénéchal Deschamps, ne pouvait-on se venger à la fiu ! Telle lut la pensée commune, et chacun répon- lit : l'heure de justice a sonné, il faut.jue Barbebleue meure ! rari Svante Le pauvre Joujou avait oublié de dire, )t peut-8tre n\u2019en avait-il pas eu le temps, qu\u2019une aventure singulière qui à son importance drns son histoire, lui était ars tivée, le matin méme de ce jour, au bord le l\u2019eau.Joujou demeurait derrière les halles, Ï se levait longtemps avant le soleil pour Mler chercher sa charge de poisson frais.De matin, comme iF fevenait avéc sa botte, il avait vu sortir des roseaux qui bor- Jaient la rivière sous le Vau-Saint-Ger- main, un grand corps maigre et dégin- çandé, aêtu de haillons humides.Cet homme\u2014 ou ce fantôme -\u2014avait un lanbeau d\u2019étoffe noire sur le visage.Joujou pensa tout de suite au mal J\u2019Enfer, mais cette manière de spectre R\u2019avait pas de \u2018crécelle, ter au milieu du pout de Toussaint, et tendit les deux bras comme pour barrer.le passage à Joujou.Il murmurait en tiant sous son masque : \u2014Je l\u2019ai touchée ! je l\u2019ai touchée ! Le mal se gagne ! Joujou n\u2019avait pas froid aux yeux somme on dit : sans sa charge, il se se- tait bien moqué du spectre, quoique ces pâles lueurs du crépuscule naissant don- aent à tous les objets Une apparence ter- tible ; malgré sa charge et malgré la fantastique tournure de ce personnage qui lui barrait le chemin, il voulut aller sutre.\u2014L'ami, dit-il, on m'attend au mar- thé.Je perdrai une piécette de douze tous si tu me retardes, L'homme au masque ne se rangea point tira de Ja poche de ses braies en gue- pilles un large écu d'argent et répondit : \u2014Tu peux bien perdre douze sous pour gagner six livres.\u2014Et que faut-il faire pour gagner six fäivres ?demanda Joujou alléché par ce gros bénéfice.Le spectre mit un doigt sur sa bouche.\u2014 Chut ! fit-il, ne parle pas si haut, Quand j'entre quelque part, on a peur de moi et 'on echasse.Les marchande po veulent pas vendre.Apporte-moi un miroir de vingt quatre sous, et je te donnerai ces six livres, \u2014Tope ! fit Joujou enchanté.I y avait justement tout près de là, au tain de lu place du Palais, la boutique Mormichel-Barbedor.Joujou prit sa sourse et s\u2019en alla tembouriner comme an diable sur les contrevents de la Grosse pelute, mariée à la Grosse carotte.Guillemite dormait ; mais quand il s\u2019a- giesait de traiter une affaire de vingt-qua- ire sous, Guillemite avait toujouts le ré- Plécu de.six livres promis, mais il fut si | des enfants.La mère de Joujou portait 11 vint se plan- | veil agréable.Elle vint en léger costume du matin, elle ouvrit sa boutique et vendit à Joujou un joli petit miroir encadré de bois jauue.Joujou le rapporta fidèlement à son.spectre généreux.: Non-seulement ce dernier lui donna content qu'il saigit, Joujew & Lras-le-corps.et faillit l'étouffer en l'embrassant.Püis, brandissant le miroir au-dessus de sa tête en gambadant comme un fou, il descendit derrière le pont de Toussaint et se perdit de nouveu dans les roseaux de la rive.Joujou l\u2019entendait qui disait de sa Voix creuse et sourde : \u2014 Elle se verra ! elie se verra ! et clle mourra ! XVII SIEGE DU CHATEAU DF BARBEBLEUE De ce qui précède, on peut conclurè que ce n\u2019était pas Yann Bolnyi, le dogue de Barbebleue, qui avait mordu le pauvre Joujou.Yann Bolnyi, se portait parfaitement bien et ne pouvait communiquer à autrui le Mal d\u2019Eufer qu\u2019il n\u2019avait pas.Au contraire, Malbrouk avait le Mal d\u2019Enfer, et c\u2019était Malbrouk que Joujou avait rencontré surle pont de Toussaint, avant l\u2019aube.Malbrouk en quête d\u2019un miroir de vingt-quatre sous, Quoi qu\u2019il en soit, ce fut pour le peuple de Rennes comme si le comte Henri eût tué le pauvre enfant lui-même, et de sa main.Le dogue de Barbebleue était là, on le reconnaissait, 11 fallait des cadavres à Lacuzan, ce vampire ! La mère de Joujou vint sur la place Sainte-Anne, elle vint tout échevelée et toute éplorée.Ellese rua sur le corps elle cria vengeance.Ou est la mère qui voit son fils mort sans devenir folle ?Les ennemis que Lacuzan avait par la ville, et nous savous qu\u2019ils étaient nombreux, exploitèrent aussitôt cette situation, Depuis l\u2019affreux Vivé jusqu\u2019à Ba- dabreux, depuis Guillemite Barbedor jusqu\u2019à madame la vicomtesse le Brecc du Lartz de Cramayeul-en-Gevezon-les Fos- sés-sur-Papayoux, tout le monde jeta feu et flammes, Ce grand courroux couva toute la journée comme les charbons sous la.cendre.Vers le soirs on cria aux armes dans les rues de Rennes, afin de faire siége du château de Barbebleue, et malgré la brume.tombée, la foule prit la route du'Tombeau de Velours.attrait de plus.Tout le monde voulut prendre part a cette chevaleresyue expé- dit.on.Ce fut un soulèvement en mns- se ; il y avait des homme, des femmies et une torche à avant-garde, Les gens sensés, Badabreux, Mormi \u2018chel, Soliment, Vivé, marchaieut en arrière et ne portaient rien.| La érépuscule du matin se leÿg sur un parts.Rennes avait émigré.Son .peuple, ses bourgeois, ses portiers, ses vicomtesses étaient là, suivant la croisade et faisant le siége du Tombeau de Velours._ Toute cette cohue avait bivouaqué dans les bruyères, mêmes les vicomtesses qui avaient, ma foi, leurs carrosses.Un conseil de guerre se tenait sur la lisière de la forêt.Les harangdres et les marchandes de rôt-tout-chaud; pensaient qu\u2019avec quelques fagots on pouvait faire l'affaire.Lo Mais Badabreux représenta \u2018sagement que pour prendre une piace forte, entou- vingt-quatre chants de poème épique.quelques traîtres dans un cheval de bois, fabriqué avec un grand art ; on laisse Cassandre radoter et Barbebleue est trai- né autour des murailles, attaché au char du vainqueur impitoyable.Tel fut l\u2019avis de ce célibataire.à la cause commune : \u2014 Nous tenons, à la boutique, débit de poudre royal ; si on veut faire les funds, j'irai en chercher pour ce qu\u2019on me donnera de l'argent.Badabreux, quelques béliers et bon num- bre de catapultes,car les balistes sont dangereuses à manœuvrer.On a vu quelquefois la pierte lancée avec force, rebondir contre l\u2019assiégeant lui-même et lui donner la mort ! \u2014Tas de poules mouillées ! dit une des \u2018 plus polies parmi lés demoiselles Trécoché, prenez des échelles\u2018 et grim- pez-moi là-haut.5 Mais là-baut on voyait les.silhouëttes immobiles des dragons-Lacüzan.; Et tout cet aspect du château, sombre et muet donnans des frissons aux plus braves.; À midi, les estomacs.commeuçaient à se plaindre.y FFF \u201cAucune ville de l\u2019univers n\u2019en produit de \u2018ei nombreux ni de si effrontés.\u2018tandis que Badabreux faux-bourdon- \u2018| naît : \u2018le châtiat'par le désespoir.pas ici l\u2019allégorie alpable dece qui se Loin de faire obstacle, la nuit était un | spectacle grandiose et grotesque.\u201cLe+ châtean du Grail était investi de toutes | rée de remparts, il fallait dix avs et}.Au vingt-quatrième chant, on place |.Mormichel disait, dans son dévoltment, | \u2014Tout au moins faudrait-il, reprensit\u2019 \u2018*îhe koowle pers + Larmless apd will effect a.permanent and speed té, ri nk LE CULTIVATEUR par Albert de Coëtlogon, parurent sur la route de Rennes eb annoncèrent qu\u2019ils défendraierit.@ château contre toute attaque brutale.Cela fit réfléchir et l\u2019expédition semblais bien près de.tomber l\u2019eau, lorsque de grands cris s'élevèrent dans l\u2019intérieur de la forêt - .; C'étaiont-205 sucratahts .de Rennes.|.Une troupe de quatre à cinq cents guenilleux sortit du fourré, conduite par Malbrouk et portant des fascines.L'élan était donné.Chacun prit un fagot, et tous s'élançèront vers les douves, O furenr ! 6 destin ! à discorde sanglante ! Les dragons-Lacuzan no bougeaient pas.On eût dit qu'ils dormaient, Mais derrière ces murailles sombres, il y avait le désespoir.Tous ces mouvements désordonnés, tous ces cris d\u2019une populace affolée, c\u2019était la comédie ou plutôt la.farce.Là- bas, au-delà du pont-levis du Grail, c\u2019était le drame.Il y avaitlà un homme que la douleur rendait insensé.Lacuzan avait tenté l'impossible, il le voyait bien maintenant.Un instant, il s'était cru assez fort pour entourer Marielle d\u2019une sorte de rempart magique'qui se dresserait constamment entre elle et le monde, | Il avait fait ce rêve de la garder a la fois contre elle-mé- me et contre tous \u2018; cé rêve de la tromper toujours et de lui rendre à la place de sa beauté perdue une chitmère qui devait remplacer sa beauté.Parce que la beauté de Marielle c\u2019était-sa vie, Des adorations de toutes les heures, un culte incessant, une sorte d\u2019autel dans un cachot, hélas ! Lacuzan avait rêvé ce- lee Oui, et il avait dépensé à cette œuvre puérile toute la force d\u2019un cœur de héros Eli bien ! il était las.T] voyait son dé- vouemeut inutile, et Dieu qu\u2019il oubliait Le monde, c\u2019est-à-dire ces fous et ces folles qui étaient là dans la bruyère, ces larengères, ses mendiants, ces braves dames, enfin le monde, ce qui vit dans toutes les maisons, de la loge aux greniers, en passant par les salons, le monde voulait voir et savoir.La muraille que Lacuzan avait élevée autour de sa vie gênait l\u2019œil curieux du mondes Le monde venait tout simplement incendier sa muraille pour regarder ce qu\u2019il cachait derrière.Et qui donc oserait dire que ce n\u2019est passe autour de nous ?Qui oserait atirmerqu\u2019il y a un lieu sur cette terre ol le monde n\u2019est pas fait ainsi?.- Coe Le monde est comme ces enfants curieux qui \u2018brisent leurs jouets pour eu puint trouver uue âme.Le monde est comine ce paysan idiot dans l'estomac de la pauvre bête, un'tas d\u2019œufs gros comme une maison, Le monde renverse tous les jours le seéau d\u2019eau pour'saisir la lune ! Rien ne l\u2019arrête, le moude.CO Approwwe par l\u2019Académie de pe SS 4 ri S., \\e Tenique par axeallence, fortifie lea oo épuisés par la maladih ou lus exces.Aistorisé \u2018 par Arrtté oe ministériel = Ce VIN JF ss fortifie les _ À .Estomacs délicats, $ augmente l'appétit, à facilite la digestion.\u201cMédailles d'Or $ Expositions de Paris WN Sydney PH Co Melbourne RN at de feasement contre SS l'ancmie (a Ehlorcse, ps ols Faris Maes, nL FRERE, 19 r.Jacob PARIS r the Lignor Habit, Positively Cured ¢ by Administorime Dr.Haines\u2019 .RE iden Specific.It can be given in a cup of.coffee or tea withoun go ofthe on taking it; taabsolutels nétler the patient Is a moderato d er Gi tenholic wreck.It hrs bren given în thousandi: : sa-*s, and in everv instance % perfect eur tiowed, [IT never fails, The system onc aied with the Specific, Ît becomes an, Stte six for tie Hiauor appetite to exist, Foy Quelques gentilshommes, commaudés and fall parpiepiars address GOLDE GrbUIAT ÉFZCIR10 CO.Race St.Cincinnati \u2018voir l'intérieur, et qui s'étonnent de n\u2019y, qui éveutre sa pouls; - eroyant trouver.!.PLUS DE MAUX DE DENTS! Par l\u2019embloi de PELIYIR PENTIODIOT JES RR.PP - Kill NRE ICTINS de l'Abbaye de SOULAC (Gironde) _ DOM MAGUELONNE (Prieur) Le HEILLEUR CURATIF ET LE SEUL PRÉSERVATIF DES Aifections Dentaires > , INVENTE en LAN 1373 PAR LE Priçur Pierre BODRSAUD EXTRAIT DE LA NOTICE La formule de PIERRE BOURSAUD et ses procédés primitifs sont scrapuleusement @ respectés.Cet Elixir.de nos Pères jouit des plus précieuses propriétés, f prévient la d carie des dents, quit blanchit eb consolide, Il chasse le sang des gencives, qu\u2019il tonifie et ÿ raffermit, et en issipe ainsi tout gonflement.H purifie l'haleine et assainit parfaitement À Ÿ la bouche, à laquelle il laisse une délicieuse et durable fraicheur.II prévient et guérit les ÿ maux de gorge, les earouemeats, les inflammations, les aphtes et irritations de toutes sortes, En un mot, l'usage journalier de l\u2019Elixir des RR.PP.Bénédictins assure la santé perpétuelle de la Gorge et de D la Bouche.Comme on le ÿ voit, le spécifique cing fois séculaire de nos Révèrends à Pères n\u2019a rien de commun avec @ les produits seulement agréa- # bles répandus dans le com\u2014 ÿ merce ; il s'en distingue autant § 9 par ses vertus préven- B tives que par son action curative , énergique, rapide et sûre.AGENT GÉNÉRA Sie MERES] MERES !! 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EAU 1 du =A SEGUIN, BORDEAUX Agent pour la province de Québec : PAUL GARRIGUE, négociant, 16, rue St-Jean, à Québec.emmener \u2014\u2014_ NOUS ATTIRONS VOTRE ATTENTION LE TRESOR DES NOURRICES DU DR: PICAULT Pour empecher les Convulsions chez les Enfants qui fout leurs Dents.C\u2019est un remède sûr, et sur lequel on peut compter ; il est agréable à prendre ; il ne peut faire aucun mal ; il procure un soulagement immédiat , il calme toutes les douleurs.EF A VENDRE PAR TOUS LES DroGUIsTEs.63 etree mr Entéressante Découverte Brerate Parrums ESS.ORIZA souipiFIEs | PRÉSENTÉS sous FORME DE CRAYONS (82 ODEURS DELICIEUSES) IL suffit de frotter légévement les objets pour les parfumer (la Peau, le Linge, Papier a Lettres, etc.) J : L.LEGRAND, Fournisseur de la Cour de Russie 207, RUE SAINT-HONORÉ, PARIS Se vendent dans toutes les principales Parfumeries, Ph©'e et Drogueries du Monde.ENVOI FRANCO DE PARIS DU CATALOGUE ILLUSTRÉ Ti {MALAI Dépôts à Québec 4 \u201cy D ; GRAINS & de Santé % % DECINS QUI EMPLOIENT LA ; 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les œufs 8 c., à Winnipeg 25 c.; les pommes de terre 25c à Winnipeg même prix.Mais voyez encore la différence: Au Wisconsin, le blé ne dorime que dix minots par acre ; à Manitoba il en rend trente- denx ; l\u2019avoine au Wisconsin, donne 35 minots ; à Manitoba, plus de cinquante ; le meilleur foin ne rapporte que $5,00 au Wisconsin ; il en vaut $8.00 à Winnipeg.L\u2019un des cultivateurs m\u2019a dit qu\u2019il avait payé l\u2019an dernier $49 de taxes sur une terre de cent pix acres, Je ne pense pas w\u2019une ferme de même étendue près de randon, dût payer la moitié de cette somme.Je m\u2019étonne toujours de voir les immigrants du Nord de l\u2019Europe s\u2019établir dans le Kansas, l\u2019Arkansas, le Da- kata-Sud et le Minnesota, où ils sont si exposés aux bizzards, aux cyclones et aux sécheresses.Si les Canadiens pouvaient Être convaincus qu\u2019il y a de bien meilleures chances d'avenir au Canada ou à Manitoba pour le travailleur, que dans ce pays-cie.ame LE MARIAGE DE LA FILLE DU GENERAL messe D\u2019après l\u2019Echo de Paris, il est bruit fu mariage de la seconde fille du général Boulanger avec le fils de la comtesse de Bari.On se souvient que le comte de Bari, frère de François ÎT, l\u2019ex-roi de Naples, a épousé, il y a quelque temps, une danseuse Un peu mûre et mère d\u2019un fils qu\u2019il a | cru devoir reconnaître bien qu\u2019ayant à peine une douzaine d\u2019années de plus que te jeune homme.François II protesta contre l\u2019accroissement inattendu de sa famille royale et an appela aux tribunaux.Mais les nouveaux époux qui avaient été faire un voyage de noce en Italie et en avaient profité pour régulariser leur situation et celle du jeune homme sur les registres du municipe de Naples, exhibèrent de leur qualité d\u2019Italiens pour contester la compétence des tribunaux français L\u2019ex-roi de Naples ne pouvait, d\u2019ail- leure, continuer le procès en Italie, puis- qu\u2019en s'adressant à la justice italienne, il- aurait fait acte de reccunaissance envers la maison de Savoie.C\u2019est ce jeune homme, reconnu par le comte de Bari, qui épouserait la seconde fille du général Boulanger.\u2014 3-22 > LE POMPIERS DE NEW-YORK ET DE LONDRES Le rapport annuel du service des incendies à New-York vient d\u2019être publié en même temps que paraissait à Londres le rapport annuel également du capitaine Shaw, chef du corps des pompiers de gette ville.De la comparaison de ces deux documents, il résulte que New-York, dont la population au 31 décembre dernier était évaluée à 1,561,708 habitants, est beaucoup mieux protégé contre les incendies que Londres, dont on évaluait la population, à la même date, à 4,351,738 habitants.En cilet, le corps des pompiers de New-York compte 1,040 hommes, y compris les officiers ; il dispose de 62 pompes à vapeur, 2 bateaux-pompe, 85 voitures- déviduirs à tuyaux,27 voitures à échelles, 3 appareils dits water towers et 10 extine- teurs chimiques ; il a en outre en réserve 24 pompes à vapeur, 3 pompes à bras, 139 petits extincteurs chimiques et tout un matériel d'incendie ; enfin il emploie 352 chevaux.A Londres, il n\u2019y a que 591 pompiers, y compris les officiers, avec 55 pompes à vapeur, 4 bateaux-pompe, 127 échelles de sauvetage, 131 chevaux, ct un matériel de réserve relativement mesquin, -A ussi le capitaine Shaw demande-t-il instamment qu\u2019on augmente les moyens dont il dépose pour combattre les incendies, moyens absolument insuffisants, dit- il, s\u2019il survenait une conflagration dansle est bon d'ajouter que, Partie 1861.I la ville de Londres n\u2019a dépensé que $1,118,435 pour.ses pompiers et leur matériel, tandis que, pendant la même période, le service des incendies a coûté à New-York près de deux millions de dol- ars.Enfin, à New-York, il existe à côté du corps des pompiers un service organisé par les compagnies d\u2019assurances contre l'incendie sous le nom de fire patrol, qui occupe 125 hommes et 18 chevaux, et qui ne coûte pas moins de $100,000 par an à ces compagnies Le même service existe dans les principales villes des Etats-Unis, toujours aux frais des compagnies d'assurances, qui ont en outre, un fonds de réserve avec lequel elles payent des récompenses à ceux qui leur dénoncent des incendiaires et leur fournissent les moyens de les faire condamner, EE LAPPARENCE DE NOS CAM.PAGRES Sous ce titre, nous lisous dans le Manitoba : nous viennent les meilleures nouvelles de.l\u2019apparence des grains qui ont été mis en terres.Le printemps étant Venu encore plus à bonne heure cette année.que d\u2019ordinaire, les semailles ont été faites plus tôt, et, depuis, la température n\u2019a pas cessé d\u2019être favorable.Aussi, est-ce avec un bien légitime contentement que nous regardons ces vastes champs tout couverts de la plus riche verdure.Dans toutes les paroisses, on a ensemencé une plus grande étendue de ter- raiti que-par les années dernières.Ceci veut dire production plus considérable, et exportation supérieure même à celle de 1887, si les conditions de température continuent d\u2019être bonnes.Chose certaine, c\u2019est que le gros de la récolte se fera avant que les gelées de la fin d\u2019août qui-ont déjà été pour nos cultivateurs la cause de pertes, puissent nous arriver.Nous voyons que des excursions se feront les 6, 13, 18 et 27 du mois prochain pour ceux de nos compatriotes de la province de Québec qui veulent visiter nos provinces, Nous en sommes heureux ; que l\u2019on vienne en masse voir, juger par soi même des immenses avantages que Manitoba offre à la classe agricole.Aussi nous invitons spécialement quelques uns de nos confrères qui semblent s\u2019êôtre imposé la tâche d\u2019enrayer le mouvement qui se fait en notre faveur depuis quelque temps surtout.2 \u2014 LA NAVIGATION DU DETROI - DE BELLISLE .ayant été saisie de la question de savoir à quelle date les bâtiments à voiles pou- Vaient passer par le Détroit de Bellisle, voici comme elle a répoudu à cette.question : ** D'après les témoignages donnés par plusieurs autorités compétentes en fait de navigation et ayant une longue expérience, la Chambre de commerce de Qdé- bec conclut que le ler juillet est la date: la plus rappraché à laquelle un bâtiment à voile peut passer par le Détroit.\u201d ASSOCIATION ST-JEAN-BAP- TISTE DE MANITOBA Dimanche dernier, à eu lieu, à l\u2019hôtel- de-ville de St-Boniface, l\u2019élection annuelle des officiers de l'Association St-Jean- Baptiste de Manitoba.La séance a été p:ésidée par M.Roger Marion, M, P.Pet M.limile Jean agissait comnie secrétaire.L'élection donna le résultat suivant : Président, M.H.F.Despars ; ler vice-président, M.Hormisdas Bé- liveau ; 2e vice-président, M.le Dr J.H.O.Lambert ; Secrétaire - correspondant, M.Henri Royal ; Assistant sec.-correspondant, M.Mé- déric Cyr ; Secrétaire-archiviste, M.Emile Jean ; Assistant- sec.- archiviste, M.J.-Bte Lévesque.Trésorier, M.Télesphore Pelletier ; Ass-trésorier, M.Antoine Gauvin ; Médecins, MM.les Drs Fafard et Dame ; Bibliothécaire, M.J.-Bte Leclerc ; Comunissaires-ordonnateurs, MM.Cléo- phas Marcoux, Jogeph Senez et Eduard Guilbault.= Comité de régie :\u2014 Les ancieas prési- sidents, l\u2019hon.sénateur Girard, l\u2019hon.juge Dubuc, l\u2019hor.Joseph Royal, l\u2019hon.A , 2 of IT De tous les côtés, dans la province, |.\u2026 _ La Chambre dec commerce de Québec, | LE CULTITATEUR Félix Chénier et MM.Edmond Marcoux, David Joyal, Théophane Bertrand, S.A.D.Bertrand, Jos Turenne, Fran- \u2018| çois Gingras, F.E.Verge, L.P.Pru- d\u2019homme, Fabien Soucy, J.Ernest Cyr, Napoléon Bétournay, et Edmond Trudel, \u2014\u2014 DE * Ordinations \u201c Les ordinations suivantes ont été fai- reau.Ha 5 - A la prêtrse\u2014MM., les abbés Aldé- ric Boilard, Théodore Mercier, Joseph Fénélon Gagnon et Charles Langlois, du diocese de Québec et M.l\u2019abbé Alphonse Noël Pouliot, du vicariat apostolique du Dakota.Au diaconat.\u2014M.l\u2019abbé Donald Summ- murs, du, diocèse d\u2019Halifax, Nouvelle- Ecosse.Au sous-diaconat.\u2014 MM.les abbés Charles Onézime Cloutier, Alphonse Edouard Bourassa, du diocèse de ; Qué- beo ; M.\u2018l'abbé Vital Leblanc du diocèse de St-Jean, Nouveau-Brunswick et M.l\u2019abbé Daniel Bernier du diocèse de Sherbrooke, A l'exposition Paris, 28.\u2014 La presse associée télégraphie ce qui suit : Les moteurs qui servent à actionner les machines développent une force quatre fois plus grande que celle des moteurs de l\u2019exposition de 1878.Ce fait donne une idée du caractère grandiose de l\u2019exposi- tien actuelle.Comme outils aratoires les Etats-Unis se sont laissé distancer par, la France, l\u2019Angleterre et la.Suisse.Daus la section américaine \u2018on .remarque plu- sieurs machines servant à disposer les ca- 4 ractères d'imprimerie dans le composteur.4 L'une de ces.machines est munie du\u2019n | phonographe qui dicte la copie & l\u2019opérateur, PS De tous les pays la France est celle qui a exposé le plus d\u2019appareils électrignes.Après elle viennent, par ordre de classe- | ment, l\u2019Allemagne, l\u2019Angleterre, l\u2019Amérique, la Belgique, la Suisse, l\u2019Algérie, l\u2019Autriche, la Hongrie, le Chili, le Dane- -mark, l\u2019Espague, l\u2019Italie, le Japon, la Norvège, le Portugal, la Russie, la Finlande.L'application de l'électricité fait des progrès constants sinon rapides.nom du professeur Elihu Thomson, qui a découvert le moyen d\u2019obteuir, avec l\u2019aide de l\u2019électricité, la fusion parfaite des métaux qui ne s\u2019amalgament pas \u2018sous l\u2019action du feu de forge, vient s'ajouter à la liste des célèbres inventeurs américains, Les Français admirent le téléphone Bell qui permet de transmettre en un jour un million de messages.Les appareils de M.Edison occupent une moitié de la façade de la section américaine et couvrent une surface de 9,000 pieds carrés, Dans la section française on remarque une foule d'applications ingénieuses de l\u2019électricité, notamment: un pont roulant pour trans&brter et peser, un télégraphe qui est en même temps téléphone, un téléphone et microphone, un télégraphe autographique, une machine pour mesurer la résistance de I'électricité, un ascenseur électrique, des trompettes électriques, un orgue, un piano et une harpe électriques, et une machine dessallant le beurre et pesant automatiquement.Les Américains, de leur côté, ont une machine pour saler et colorer le beurre.Les Etats-Unis sont très mal représentés comme machines pour les tissus et pour la manipulation des peaux, du cuir, des fourrures, du papier et de la pierre.Paris, 28.\u2014 Les restaurants de l\u2019esplanade des Invalides où un repas ne coûte que deux sous sont maintenant très à la mode.Les visiteurs y vont en foule, On leur donne une tranche de pain, un morceau de saucisson, de l\u2019eau pure ou du chocolat à discrétion et tout cels pour la forte somme mentionnée ci-dessus.Dans 1 les restaurants, on mange bien et à bon marché si on ne prend pas de gibier ou des vins fins.A.A.G LaRivière, l\u2019hon.juge Pru- d'homme, l\u2019hon.J.E.P.Prendergast, MM.T.A.Bernier, L.J.A.Levêque, L'Enfant pleure, il veut son Castoria tes\u2019 dimanche à la, Basilique par Son | Emminence le cardinal-archevêque Tasche- | Le TORONTO MiTH.CO, Charrues en acier de toutes sortes, Charrues à roues LITTLE GIANT et Charrues à une raie pour les côtes, Herses, Semeurs, Faucheuses, Râteaux, Moissonneuses, Machines à battre, Lieuses, Raboteurs, Machines à bardeaux, Barattes, Laveuses, etc.Cultivateurs, Engins, Bouilloires, Scieries, WM.A.ROSS, 20 RUE ST-PAUL, QUEBEC.Borland\u2019s Patent Road Cart Une belle petite voiture, bien faite, et beaucoup estimée Des amateurs de chevaux, ou de tous ceux qui s\u2019en servent.Ces voitures peuvent être balancées de manière qu\u2019elles ne portent pas sur le dos du chevel, étant toujours bien balancées avec un homme de 120 lbs, comme avec un homme de 200 Ibs.Biere et Porter Labatt | DE LONDON eee artnet | Les Boissons par excellence sont les célèbres | Bière et Porter Labatt Les Plus hautes autorités médicales du Canada en recommandent : 7.4usage comme étant un breuvage des plus fortifiants et favorable à la santé comme stimulant et tonique : Faîtes usage de la celcbre BIERE et PORTER LABATT de London et n'en prenez pas d'autre en substitution N.Y.MONTREUIL SEUL AGENT A QUEBEC 179 RUE ST-PAUL.QUEBEC Le Véritable ONGUENT ce NET-GIRARD est un reméde souverain pour la guérison de toutes les Plaies, Paris, Furoncles, Anthrax, Blessures de toute espece.Ce Topique excellent a une efficacité incomparable pour la guérison des Tumeurs, Excroissances de chair, Abcès e: Gangrène.; EXIGER SUR CHAQUE ROULEAU LA BIGNATURE #7-CONTRE Dépôt général à PARIS, 4, r.d¥e Orfévres.\u2014 A Montréal.Laviolette & Nelson.THES A BON MARCHE 122: 8:8: 25: Pour la qualité quelques-uns les égalent, mais il n'y en à pas qui les surpassent \u2014\u2014 0-0-0 \u2014-\u2014 Reçus justement et en vento: Bon thé japonais, demie-feuille,(fort et doux).Gets.Bon thé du Japon en feuille écrasé, (très-fort), Sets.Bon thé du Japon en feuille, écrasé (fort et d\u2019usage),10cts Thé japonais de choix en feuille, 15¢ts, Thé japonais, en feuille, de choix 20cts.Thé de choix extra, (fort et odoriférant), 25cts.Choix extra, la plus belle qualité de la récolte de mai, 3@cts Bon Twankay, (fort et doux), 12cts.\u201c Choix HysorTwankay, 15\u20acts.Choix Hyson Twankay, (fort et d'usage), 20¢ts.Hyson Twankay, (qualité pure et supérieure, S5Cts.Choix extra, Hyson Twanky, (qualité magnifique),30cts.Hyson nouveau, (thé de l\u2019Inde), Z0cts.Hyson ancien, 20ets Oolong (Formosa) 50cta, la 1b,, Assam, Darjeeling, Cachar et Sylhet, Kangra, Himalayas, ) Neigherries(Madrs), Souchong, Pouchong et Congous, Pekoe, Q Pekoe, Flowery Pekoe et autres variétés spéciales.de thé de ! luda, Ceylon, Java, Japonais et de Chine, (noir et vert), les meilleurs qui aient jamais importés ex ad Danada.EN VENTE PAX - A.WATTERS RUE DE LA FABRIQUE "]
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