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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 2008-08-23, Collections de BAnQ.

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[" Er asus _ CAHIER A du 23 au 29 août 2008 .Entre preneuriat i les affaires Social 35 a SEE ape = SES pe race pros 7 ve 2 ge Res 2 IS TRO nN Jane FT ™ 4 i 5 ted 3, oy an 77 = fA He EE gh Xf Le TE i 5 à a JE i fit in it pe as 1 Be 1 jt: Lie oh Li i) Le) A EL) ET oi ti fs À he 5) of y GE, pu i a+ In iy 4 Na Hi is 3 It FE 2 Et © ju À ie De ny 3 a 2 nd ae 2 sat 5d 1 Se a A.ty Le pi el wh HE ME a 174 ei Iv 05 a4 i iF nd 1 fe i x Ve oF EA hi i - LE HE iv i ji i £4 & EE oh 18 fv ae: i À 5 # pu si a i Es FA i a Ly 6 ei E.Es] i té] LA as Eu ps J is 5 VE i Tk pepe Gi 2 te ar rr oi ns #5 as pe SE Zn 255 whet, = 5 33 = pe {id A ME els i gi 5 at i i ez ns En) Gig eve 16) i CONO mie ge Er oppeme fi Hy fo De Re LU f= onde ie e * oy a LH En 25 PC es 2 He re 5 5 i pA a = ES 46 - pre y + ue & y 5 a a Le a Lis J ; EA A a ni 7 § i + Ed 4 oe Cee 2 b \u2014 > - RY ou Q Es ; i < ME = 4 3 i : A ta ti = » te i, 5 LE | 78 _\u2014 ; rs Gs i fe & - Cilio 12 i 4 af wi = Tui pr i 5 + 25.A = Ese be ic tomy oi Er Er ER es Er ha ¥ 5 Er pt TE Le ts a 5 5 Pa pes >.TY ze Bi mr.Leer, Tac Sv 2 ps hE Ha IS de, pe a \u2018ar zut à, à Tov: SRE ue 2 Le nt Bs a i 2 Ye a, = hd 5 od ir 5 ey ; ES 5 en Ths, a pe api iy dE ue Mis FL Ur 5 di es se ee RE che = ES 5 œ 5 ig = > agen: 3a i @ ere Vine, i TE.de Tac.5 es Te i Hy, i a pi Ep 1 PE oy To = ci Sue pis se X EE at a 3 ss pu > id Lait ce HE + CE a 7 or ace RATE 7 ta dig) i GA Sa Les Xe a #3 prie.Th 7 £53 sd sr es fim 2 oy x iS wy on 1% 5 ve fes AS ba Sas ca hd À = Lo 423 YH re 2 a = Rs #3 \u20144 oi Te ptt Es A C'est la fermeture du magasin général qui a amené des citoyens du village de Saint-Camille, comme Sylvain Laroche, à prendre les choses en main.Peu à peu, le village renaît.[Photo : Stéphane Lemire] AY) i a EN > a 5 al Fy - Vivre l'entrepreneug 2 ry ah oan coopératif! Te FA «eu ee - = = Joins-toi à l'Alliance des jeunes 5 | ÿ 5 = coopérateurs et mutualistes du Québec.5 y et.ï = « Démiéfre ton projet coopératif Conseil ' By québécois et communique avec un agent de promotion de la coopération à l'entrepreneuriat collectif jeu esse 4 Ÿ 3 4 etdela mutualité 3 5.Ÿ a5 Ps À oi: A www.coopquebec.coop ducationetjeunesse ER oe lS ES (A2) du 23 au 29 août 2008 | les affaires | www.lesaffaires.com reneuriat social Le A cahier entrer Les valeurs avant les profits Société.Pour une nouvelle géneration d'entrepreneurs, il est possible de concilier objectifs sociaux et économiques.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca Généralement, on croit que l'entrepreneuriat social est la chasse gardée des coopératives, des mutuelles et d'autres organisations sans but lucratif.Pourtant, il est aussi l'affaire d'hommes et de femmes qui veulent gagner de l'argent, mais en faisant les choses différemment.Ils sont animés par la volonté de changer le monde, \u2014 un peu, du moins.S'ils sont nombreux, ça fera une grande différence.Ces entrepreneurs donnent un autre sens aux affaires.Ils fondent des coopératives, bien sûr, et aussi des entreprises privées qui recherchent le profit.Mais en respectant scrupuleusement leurs valeurs.Ce dossier est le résultat d'une collaboration entre Les Affaires et l'Institut du Nouveau Monde.Nous voulons faire tomber les frontières.Les entrepreneurs sociaux doivent aussi prendre leur place dans le monde des affaires.Et la communauté des affaires, de son côté, a tout intérêt à mieux intégrer teur approche.Chacun contribuera de meilleure façon au développement de la société, au bénéfice des gens et de l'environnement.Stéphane Lavallée Éditeur Les Affaires Michel Venne Directeur général Institut du Nouveau Monde ne nouvelle génération d'entrepreneurs est entrain d\u2019émerger.Elle est investie d\u2019une mission sociale, d\u2019abord etavanttout.Desentre- preneurs pour qui les retombées sociales de leur entreprise dans la communauté, de même que leurs valeurs personnelles, passent avant les résultats financiers.« On voit de plus en plus d'entrepreneurs, surtout des jeunes, qui ont une autre vision de l\u2019économie.Ils veulent trouver d\u2019autres façons de créer et de distribuer la richesse », constate Nancy Neamtan, pdg du Chantier de l\u2019économie sociale, une organisation née dans la foulée du Sommet socioéconomique tenu en 1996.Même son de cloche de François Brouard, professeur à la Sprott School of Business de l\u2019Université Carleton, d\u2019Ottawa.« L'entre- preneuriat social est un concept émergent qui gagne en popularité ici et ailleurs dans le monde », dit-il.L'ère du consomm'acteur Le désengagement de l\u2019État dans certaines sphères de la société n\u2019est pas étranger au développement de I'entrépreneuriat social ces dernières années, aussi bien au Québec qu\u2019à l'étranger.« L'État et le marché libre ne fournissant plus certains services et produits nécessaires à la société, d\u2019autres entreprises ont pris le relais », explique M\"* Neamtan.La création du Chantier de l'économie sociale y a aussi contribué en favorisant l\u2019essaimage, entre autres, de centres de la petite enfance, de ressourceries et d'organismes d'aide domestique et de soins à domicile.Plus récemment, « la volonté de répondre à des problèmes sociaux et environnementaux a donné une autre impulsion au mouvement », note M™ Neamtan.Car nous sommes entrés dans l'ère du consomm'acteur qui désire notamment des produits plus sains et plus respectueux de l\u2019environnement.Des produits bio à ceux du commerce équitable, en passant par le tourisme solidaire, les besoins de consommation changent.Ainsi naissent des entreprises « qui veulent changer le monde, qui apportent des solutions innovantes à des problèmes de nature sociale », dit Nicolina Farella, directrice d'Ashoka Québec, une organisation mondiale créée il y a 25 ans pour promouvoir l\u2019entrepreneuriat social.Un rôle économique accessoire L'entreprise sociale prend plusieurs formes : coopératives, organismes sans but lucratif (OSBL), entreprises privées incorporées ou non.« C\u2019est un concept plus large que celui d\u2019économie sociale, qui regroupe uniquement les entreprises de type coopératif et les organismes sans but lucratif », explique Nancy Neamtan.; Ce qui distinque l\u2019entreprise sociale, c\u2019est justement sa mission sociale à accomplir.C'est celle « qui place la personne, la communauté et la société au cœur de son projet », dit Mme Farella.Et on ne parle pas ici d\u2019entreprises socialement responsables.« Tant mieux si de grandes entreprises privées sont engagées socialement et agissent en meilleur citoyen corporatif.Mais ça ne fait pas automatiquement d\u2019elles des entreprises sociales », souligne M\" Neamtan.Pas plus que les entreprises qui, par exemple, œuvrent dans le secteur de l'environnement, précise-t-elle.« Certaines le sont, parce qu'elles se consacrent à l'amélioration de la qualité de vie, mais d\u2019autres y voient uniquement un filon pour faire de l'argent.» « L'entreprise sociale joue un rôle d'agent de changement.Sa mission, qui peut être combinée à une mission économique, consiste principalement à créer une valeur et une richesse sociales », dit M.Brouard, de l\u2019Université Carleton.Mesurer sa performance.sociale L'entrepreneur devra pouvoir mesurer sa performance sociale.« Pour tout entrepre- { LEXIQUE | j Entrepreneur social : C'est une personne qui décèle des besoins sociaux etmet de l'avant une solution pour y répondre.Elle utilise des principes entrepreneuriaux pour créer et gérer un projet à fort impact social, tout en faisant participer ta communauté à sa démarche.neur de l\u2019économie sociale et solidaire, mesurer son impact social est une question fondamentale », estime le Collectif pour le développement de l\u2019entrepreneuriat social, un organisme français créé en 2006 pour promouvoir cette autre façon d'entreprendre.Autre enjeu : concilier les impératifs sociaux et économiques de son organisation.C'est-a- dire offrir à la communauté des produits et services tout en demeurant rentable.La Fondation de l\u2019entrepreneurship, par l\u2019entremise entre autres de son programme de mentorat, « aide les entrepreneurs sociaux dans cette démarche », dit sa porte-parole, Rina Marchand.L'entrepreneuriat social présente aussi une voie intéressante de développement régional, estime M.Brouard.« Dans le contexte du développement local, il est souhaitable de créer de nouvelles formes de développement économique.L'entrepre- neuriat social en est une.» # Nancy Neamtan, du Chantier de l'économie sociale : « De grandes entreprises privées sont engagées socialement et agissent en meilleur citoyen corporatif.Mais Ça ne fait pas automatiquement d'elles des entreprises sociales.» [Photo : Gilles Delisle] rt AEE NE TI TE He ARR A TTY fi .www.lesaffaires.com les affaires du 23 au 29 août 2008 be Np \u2014y ART TE SIlrepveileuian : « Pour nous, ga va plus loin que la mode.Il s'agit d\u2019un excellent outil de communication pour signifier notre engagement, notre fesponsabilité sociale », dit Pascal Benaksas-Couture, cofondateur d'Oôm Ethikwear, en compagnie de sa partenaire d'affaires, Pascale Clauzier.[Photo : Gilles Delisle] Se vêtir en toute bonne conscience Profil.Oôm veut prouver que le vêtement éthique et biologique est plus qu'une mode.Diplômé en finance de HEC Montréal, Pascal Benaksas-Couture est fasciné depuis son tout jeune âge par le milieu de la finance et des marchés boursiers, dans lequel il a d\u2019ailleurs travaillé deux ans.Diplômée elle aussi de cette école, en gestion de l'exploitation et de la production, Pascale Clauzier a œuvré pendant plusieurs années dans l\u2019univers de la mode.Ensemble, ils ont créé Oôm Ethikwear à Montréal, une entreprise qui depuis 2003 propose des vêtements éthiques et biologiques.Leur slogan, « Se vétir de conscience », est le reflet d'une nouvelle génération d\u2019entrepreneurs prônant des valeurs sociales avant l\u2019appât du gain.« Oui, on veut faire de l'argent, mais pas à n'importe quel prix », dit Pascal Benaksas- Couture, qui s'occupe du développement des affaires d'Oôm (prononcez oum).Plus qu\u2019une collection de vêtements Son bref passage dans l'univers boursier, « qui allait à l'encontre de mes valeurs », l'amène à s'interroger sur son avenir professionnel.Il décide alors de tout lâcher et part au Costa Rica pour travailler avec des paysans qui cultivent le café.Un séjour de coopération qui lui aura permis de « réfléchir à la façon de faire converger valeurs personnelles et travail ».À son retour, il rencontre par hasard Pascale Clauzier, qui se remet aussi en question et cherche une façon de se réaliser en changeant le monde.Germe alors le projet d'exprimer leurs idéaux au moyen d\u2019une gamme de vêtements éthiques ornés de messages engagés ou positifs.« Pour nous, ça va plus loin que la mode.Il s\u2019agit d'un excellent outil de communication pour signifier notre engagement, notre responsabilité sociale », dit Pascal Benaksas-Couture.Cinq ans plus tard, Oôm propose une réponse au nombre grandissant de consommateurs qui s'interrogent sur la provenance de leurs vêtements et sur les conditions dans lesquelles ils sont fabriqués.« Notre collection est entièrement confectionnée au Québec en collaboration avec des organismes d'économie sociale », explique M.Benaksas-Couture.Car Oôm veut être plus qu'une gamme de vêtements.Le bouton rouge qu'elle appose sur chaque vêtement et son logo accrocheur cousu sur chacun d'entre eux symbolisent l\u2019acheteur responsable et le refus de l'exploitation.Made in Québec Les vêtements d\u2019Oôm sont confectionnés par des organismes d'insertion sociale qui viennent { PROFIL : 3 Nom : 06m Ethikwear Activité : Conception de vêtements éthiques Siège social : Montréal Effectif : 3 employés Chiffre d\u2019affaires : n.d.Marché : Canada Actionnaires : Pascal Benaksas-Couture et Pascale Clauzier Année de fondation : 2003 Site Web : www.oom.ca en aide, par exemple, à des handicapés ou à des femmes dans le besoin.« Nous achetons le fil à l\u2019étranger, mais tout est tissé, teint, cousu et imprimé ici.» L'entreprise s\u2019approvisionne en Turquie et en Inde en coton équitable, ce qui veut dire que les employés qui travaillent dans ces entreprises bénéficient de conditions de travail justes.Oäm a poussé plus loin son engagement en s\u2019approvisionnant aussi en coton biologique, donc cultivé sans pesticide ni engrais chimique.Elle l\u2019a introduit dans sa collection printemps- été 2008, où le bouton rouge est troqué pour un vert.« Notre objectif est d'offrir des collections entièrement équitables et biologiques », dit Pascal Benaksas-Couture, en précisant qu\u2019il est difficile de trouver des fournisseurs.Pour favoriser l\u2019approvisionnement, l\u2019entreprise est membre de la coopérative fibrEthik, qui œuvre dans le commerce équitable de biens non alimentaires, notamment le coton.\u201c Nouvelles collections La collection d\u2019Oôm, composée initialement de t-shirts, s\u2019est enrichie d\u2019une trentaine de vêtements pour femmes et hommes dont des jupes, des robes, des vestes, des polos et des pantalons.Le printemps dernier, l'entreprise lançait une collection pour bébés confectionnée à partir des retailles de coton 100 % biologique amassées depuis deux ans.Quant à la griffe Rêv- évolution, elle s'adresse aux sociétés ou aux organismes souhaitant développer des produits promotionnels avec des vêtements éthiques.Outre sa raison d\u2019être, Oôm s\u2019est elle-même engagée à remettre 2 % de ses ventes à des organismes qui lui tiennent à cœur : Équiterre, Dans la rue et le Club des petits déjeuners.Les vêtements d\u2019Oôm sont offerts dans une trentaine de points de vente au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.t Prendre les bonnes décisions Conjuguer l'amélioration de la productivité de votre entreprise avec les nouvelles exigences liées au développement durable.Depuis plus de dix ans, Fondaction met au service des PME québécoises du capital patient pour des projets durables enracinés dans leur milieu.FONDACTION CS POUR LA COOPERATION ET L'EMPLOI 1 800 253-6665 * www.fondaction.com » www.REERvert.com (A4) cahier entrepreneuriat social du 23 au 29 août 2008 | les affaires | www.lesaffaires.com Saint-Camille, un village d'irréductibles Ruralité.Ses citoyens multiplient les initiatives communautaires pour freiner le déclin démographique et économique.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca En cette journée de début d\u2019été, des enfants s'amusent dans un parc.Sur la rue, deux femmes \u2018se promènent avec une poussette.« Et d\u2019autres sont enceintes », souligne Sylvain Laroche, président du centre de développement communautaire et culturel Le Ptit Bonheur.Rien d'inhabituel ?Pourtant, alors que l'exode des jeunes et de la population frappe nombre de villages québécois, la vue d'enfants et de jeunes mamans dans la petite localité estrienne de Saint-Camille a de quoi surprendre.Agréablement.Ces dernières années, à l'initiative de quelques-uns de ses habitants, ce petit village de moins de 500 habitants s\u2019est tourné vers la coopération et la solidarité pour freiner son déclin.Depuis, les projets ne cessent de fleurir dans cette localité rurale où, aujourd\u2019hui, le tiers de la population est âgée entre 25 et 35 ans.«Il y a de plus en plus de jeunes familles qui viennent s'installer ici », constate M.Laroche, l\u2019un des principaux artisans de cette transformation.Une situation qui permettra au village d\u2019atteindre ses objectifs d'augmenter sa population de 10 % en 10 ans.Un groupe de citoyens investisseurs Fondé en 1848, parmi les premiers villages francophones des Eastern Townships, Saint- Camille a perdu presque les deux tiers de sa population en 80 ans, déclinant de 1100, en 1911, pour se stabiliser autour 4090, rue André-Laurendeau Montréal | Technopôle Angus Saint-Camille compte 34 associations et coopératives qui mobilisent des travailleurs et quelque 200 bénévoles.sur une population de près de 450 âmes ! de 450 habitants depuis 1991.Cela aentraîné du même coup la perte d\u2019entreprises et de commerces (abattoir, meunerie, beurrerie, magasin général et garage) jadis prospères.La fermeture du magasin général dans les années 1980, jumelé à la possibilité de perdre le bureau de poste et I'école primaire, allaient amener des citoyens inquiets a prendre les choses en main.Parmi eux, Sylvain Laroche, Jacques Proulx, agriculteur et ancien président de Solidarité rurale, et le maire de l\u2019époque, Henri- Paul Bellerose, décident alors de former un groupe d'investisseurs afin de financer le rachat de bâtiments historiques laissés à l'abandon pour les réaffecter à des activités susceptibles de retenir la population, puis de la faire augmenter.Première action du Groupe du Coin : l\u2019acquisition en 1988 de l\u2019ancien magasin général, lieu emblématique du village, qui est converti en salle de spectacles et d\u2019exposition, Le P'tit Bonheur.« Ç'a été l'élément déclencheur.La population a ainsi réalisé qu'elle pouvait changer Joanne Gardner, de la coopérative La Corvée : « La popote roulante et la pizza du vendredi contribuent à renforcer les liens entre les citoyens.» [Photo : Stéphane Lemire] les choses », se rappelle M.Bellerose.Le cœur de la vie communautaire Plus qu\u2019un important lieu de diffusion de la culture, qui a notamment accueilli Richard Desjardins, Michel Rivard, Richard Séguin et Daniel Bélan- ger ainsi que des artistes de la région, Le P'tit Bonheur est « devenu le cœur de la vie communautaire du village, où les gens aiment se rassembler et se rencontrer », souligne Benoît Bourassa, directeur général de la Corporation de une entreprise d'éConomie soclale du Groupe PART i PRENEZ PLACE ! Table d'hôte | Déjeuner | Événements | Réunions projetspart.ca/bistro > développement socioécono- mique de Saint-Camille.Le P'tit Bonheur, c'est aussi la popote roulante du mardi et la pizza du vendredi, des activités d\u2019autofinancement du centre organisées par des bénévoles.La popote roulante offre des repas à bas prix livrés à domicile ou à consommer sur place, entre autres par les enfants de l\u2019école publique voisine, et préparés par les aînés dans les cuisines du P'tit Bonheur.Le vendredi midi, d\u2019autres citoyens mettent la main à la pâte pour préparer des centaines de pizzas dégustées en convivialité.« Ces activités contribuent à renforcer les liens entre les citoyens », affirme Joanne Gardner, directrice générale de la coopérative La Corvée.Cette coopérative est une autre initiative du milieu.Deuxième bâtiment racheté parle Groupe du Coin, en 1999, le presbytère a été transformé en deux coopératives regroupées sous le nom de La Corvée : une coop d'habitation de neuf logements pour personnes âgées et une autre qui offre des services de santé aux résidents et à l'ensemble de la population.Animation et formation Le P*tit Bonheur s\u2019est aussi donné une mission d\u2019'animation et de formation qui s\u2019articule autour du Centre d\u2019interprétation du milieu rural (CIMR).Les citoyens ont notamment profité d\u2019un micro- programme en éthique des décisions offert par l'Université de Sherbrooke.Sylvain Laroche aimerait y offrir d'autres cours.« Avec l'économie du savoir et les technologies de l\u2019information, il y a tout un monde qui s'offre à nous », dit-il.D'autant que l\u2019arrivée dans le village de la fibre optique et de l'accès à Internet haute vitesse en 2005 multiplient les occasions non seulement d'apprendre, mais aussi « d\u2019attirer des jeunes, des travailleurs autonomes », note M.Laroche.Le P'tit Bonheur offre également des espaces locatifs, notamment à la coopérative de solidarité la Clé des champs, qui y a installé ses bureaux.Deux cents bénévoles sur près de 450 habitants ! D'autres initiatives témoignent de la vitalité du village.Comme ce projet de relance des activités du moulin à scie ou celui du rang 13, dont les terrains sont réservés aux personnes qui voudront y établir une petite exploitation agricole ou forestière.Saint-Camillecompte34associations et coopératives qui mobilisent non seulement des travailleurs, mais aussi quelque 200 bénévoles.sur une population de près de 450 habitants ! à EN BREF 448 Population totale de Saint-Camille en 2006 (comparativement a 440 en 2001, soit une hausse de 1.8 %).DEMOGRAPHIE Place aux jeunes La population se renouvelle : prés du quart des habitants ont moins de 14 ans.EMPLOI Faire mieux que les autres Saint-Camille enregistre un taux de chômage inférieur à La moyenne québécoise (4,3 % par rapport à 7 % en 2006).Source : Satistique Canada, 2006 5 coTm\u2014\u2014 en ap em mete www.lesaffaires.com | les affaires | du 23 au 29 août 2008 Lu (A5) entrepreneuriat socia: cahier Quelque 300 acres consacrés aux projets domiciliaires et agricoles Construction.Le développement.des fermettes du rang 13 et du parc agrovillageois attire de j jeunes familles.L'avenir de Saint-Camille passe par son essor démographique.Le projet de développement des fermettes du rang 13, jadis le plus populeux du canton, \u201csouhaite y contribuer.Avec la collaboration du propriétaire des terrains, Marc- André Charland, des espaces forestiers ont été offerts pour la construction de maisons.Ce qui a mené à la création l\u2019an dernier de la Coopérative de solidarité du rang 13, qui a fait l\u2019acquisition de 300 acres de terre pour en assurer le \u201c développement domiciliaire.Mais n\u2019y habitera pas qui ut ! «y a des critères précis.Les \u201ctéjrains ne sont vendus qu\u2019aux personnes intéressées à y établir une résidence permanente et à mettre sur pied un projet agricole ou forestier », explique Pascal Beauregard, président de la Coopérative et futur résident du rang 13.On ne parle pas ici de grandes exploitations, mais plutôt de fermettes se spécialisant - par exemple dans l'élevage de petits animaux, la fabrication de fromage ou l\u2019apiculture.Acheter un terrain, adopter un mode de vie La Coopérative privilégie les projets ayant un lien avec les techniques d'agriculture biologique et l\u2019utilisation de produits naturels et biodégradables.Les futurs résidents sont aussi encouragés à adopter des matériaux et des méthodes de construction moins dommageables.« On vend aussi un mode de vie.S'installer à Saint-Carnille, c\u2019est vouloir participer à un projet de société », dit Pascal Beauregard.Ces terres ont été divisées en lots qui accueilleront 25 nouvelles familles, toutes membres de la Coopérative.agromme est exclusif à la Caisse d'économie solidaire Desjardins.> Devenez membre! À terme, le lotissement devrait donc accueillir une soixantaine de personnes, soit l\u2019équivalent de 13,5% de la population actuelle.Déjà, 22 des 25 terrains d\u2019une grandeur variant deS à 20 acres ont été vendus, à des jeunes de moins de 40 ans.Les acheteurs devront y construire leur maison dans un délai de cing ans.La municipalité s\u2019est engagée à effectuer des travaux d\u2019infrastructure, notamment la construction de deux chemins de plus d\u2019un kilomètre chacun, la mise à niveau de deux rangs, et l\u2019arrivée de l'électricité et des télécommunications dans ce secteur.Toujours dans le but d\u2019attirer Des mesures pour garder ses aînés \u2018 Saint-Camille multiplie les initiatives pour attirer de jeunes familles.Mais le village tient aussi à garder ses aînés.Ainsi est née La Corvée, une coopérative d'habitation où, depuis décembre 2000, habitent une dizaine de personnes âgées.« Les gens âgés qui ne pouvaient plus tenir maison étaient souvent obligés de quitter le village.Pourtant, certains auraient préféré vieillir ici », dit Joanne Gardner, fondatrice et directrice générale de La Corvée.BY_Vi: Cette diplômée en gérontologie a alors fait d\u2019une pierre deux coups : elle a trouvé un endroit pour loger les aînés du village et une nouvelle vocation au presbytère.Des gens sont même en attente pour occuper l\u2019un des neuf logements, dont six sont adaptés pour les personnes en légère perte d'autonomie.La coopérative d'hébergement projette même une deuxième phase., La réussite de la maison Art- Mon-Nid repose aussi sur son milieu de vie.« Nous voulions créer un lieu qui encourage les gens à rester autonomes et actifs, dans un environnement agréable », dit M™ Gardner.Il y a des jardins communautaires entretenus par les résidents, des aires de repos et de jeux et une cuisine collective.Les aînés sont invités à participer à la vie de la coop et à celle de la communauté, comme en témoigne leur participation à la popote roulante du P\u2019tit Bonheur ou à des projets avec les élèves de l'école.Cela favorise les liens intergé- Desjardins Caisse d'économie solidaire Québec - 1 877 647-1527 des familles, Saint-Camille mise aussi sur la création d\u2019un parc agrovillageois constitué de huit terrains d\u2019un demi- hectare situés autour du champ de culture de la coopérative La Clé des champs.PT.nérationnels, note Joanne Gardner, qui précise que la coopérative prone les vertus d\u2019entraide et de partage.La Corvée, c\u2019est aussi une coopérative de solidarité qui offre des soins et des services de santé tant aux résidents qu\u2019à la population.Située au rez-de-chaussée du presbytère, la coop offre les services d\u2019une infirmière, d\u2019une massothérapeute, d\u2019une ostéopathe, d'une acupunctrice et d\u2019une thérapeute en relation d'aide.PT. (AG) * cahier Place aux atrebr eneurilat social du 23 au 29 août 2008 / les affaires | www.lesaffaires.com légumes cultivés dans son village Agroalimentaire.La coopérative La Clé des champs sème les éléments de la revitalisation du milieu rural de Saint-Camille.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca Dans ses belles années, Saint- Camille comptait 75 agriculteurs, 2 fromageries, 1 boulangerie, des abattoirs et des moulins à scie.Presque tous sont aujourd\u2019hui disparus.En 2003, pour revitaliser un milieu rural en déclin, un groupe de citoyens fonde La Clé des champs, une coopérative de solidarité maraîchère et agroforestière.Son objectif est de renforcer la diversification agricole dans une approche écologique tout en réintégrant la transformation et la commercialisation de ses produits à l\u2019échelle locale.« L'idée est de devenir le grenier du village », dit le coordonnateur, Guillaume Bonneau, en précisant que la coopérative favorise le rapprochement entre le producteur etle consommateur.La coopé- INSTITUT DU NOUVEAU MONDE rative travaille aussi à la venue d'agriculteurs dans la région.Des produits presque bio Située en plein cœur de Saint- Camille, la coopérative cultive environ quatre acres de produits maraîchers allant des petits fruits (framboises, cassis) à près d\u2019une quarantaine de variétés de légumes.« Sans pesticide ni produit chimique », précise M.Bonneau.Ces produits sont principalement destinés à la population locale et régionale.Depuis 2004, la coopérative a distribué près de 2 000 paniers biologiques à la population de Saint-Camille et de Sherbrooke.Elle vend aussi ses produits au nouveau marché public de la Gare, à Sherbrooke.Sous la coordina- Desjardins Caisse d\u2019économie solidaire En 2003, pour revitaliser un milieu rural en déclin, un groupe de citoyens fonde La Clé des champs, une coopérative de solidarité maraîchère et agroforestière sans but lucratif.« L'idée est de devenir le grenier du village », dit Guillaume Bonneau, son coordonnateur.[Photo : Stéphane Lemire] tion de la Clé des champs, 18 entreprises de production et de transformation de la MRC des Sources et d\u2019autres place un réseau de distribution qui lui permet de rejoindre des clients tels que des supermarchés et des institutions sensibles à l\u2019achat local.La coopérative s'intéresse aussi au développement de l\u2019agroforesterie, en particulier la culture de produits forestiers non ligneux sous couvert forestier.Ces produits, qui comprennent entre autres le ginseng sauvage, les crosses de fougère et les champignons comestibles, peuvent être classés en trois catégories commerciales de plantes : comestibles, pharmaceutiques et ornementales.« Nous avons un projet de plantes médicinales », précise M.Bonneau.La coopérative assure l\u2019approvisionnement de ses membres en arbres à noix, qui proviennent de sa pépinière.# MRC voisines y vendent aussi leur produits.En 2006, pour mieux répondre à la demande croissante, La Clé des champs a construit une serre et un bâtiment doté d'une chambre froide.La coopérative a aussi mis en (UN TECHNOPÔLE \u20ac ANGUS PARC URBAIN D'ENTREPRISES Fier entrepreneur social! Le Technopôle Angus félicite l'Institut du Nouveau Monde pour son programme À GO, ON CHANGE LE MONDE! qui soutient l'entrepreneuriat social des jeunes.Aimer travailler www.technopoleangus.com | 514 528-8618 www.lesaffaires.com | les affaires du 23 au 29 août 2008 _ RR a ee 2x Hi (A7) entrepreneuriat social cahier PRE EE ET PE Des idées pour faire avancer la société Entrevue.Michel Venne, le fondateur et directeur de l'Institut du Nouveau Monde, travaille à renouveler les façons de faire.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca Michel Venne a été correspondant à Québec, éditorialiste, directeur de l\u2019information et chroniqueur au quotidien Le Devoir, de 1990 à 2006.Activiste politique et social, il a fondé en 2003 l\u2019Institut du Nouveau Monde (INM), un think tank non partisan qui se consacre au renouvellement des idées au Québec.Il est l\u2019auteur de plusieurs ouvrages et a dirigé des ouvrages collectifs.Journal Les Affaires - L'Institut œuvre à renouveler les façons de faire.Changer le monde, c'est possible ?Michel Venne - Changer le monde est non seulement possible, c\u2019est une réalité.Le monde change parce que des hommes et des femmes formulent des Invest OXI ry \u201ca, Michel Venne, fondateur de l'Institut du Nouveau Monde [Photo : Yves Provencher] propositions, des projets qui répondent a des besoins et reçoivent l'assentiment de leurs concitoyens.La première condition pour changer le monde est l'engagement personnel.À l'INM, nous proposons des Investissement Québec démarches qui s\u2019articulent autour de trois verbes : s\u2019informer, débattre et proposer.Pour changer le monde, il faut d\u2019abord savoir de quoi on parle et pouvoir examiner les options qui s\u2019offrent pour issementy GEES reconnu Inancement e'l'entrepreneuriat-collectif§ Appelez un conseiller d'Investissement Québec.1866 870-0437 www.investquebec.com résoudre des problèmes, reconnaître les idées fortes, se faire une opinion.JLA - Doit-on repenser le développement économique ?MLV.- L'idée neuve a déjà presque 20 ans : c\u2019est celle du développement durable.Or, on met en œuvre ce concept de manière encore trop timide.On commet l'erreur d\u2019assimiler le développement durable à la protection de l\u2019environnement.Polluer moins est une bonne chose.Mais l'exigence du développement durable est plus grande.Elle impose d\u2019agir de façon responsable à tous égards.Une entreprise durable recycle ses déchets et réduit sa consommation d'énergie, mais elle se préoccupe aussi des êtres humains qui y travaillent et de ceux qui vivent dans la même société.JLA - L'entrepreneuriat social s'inscrit-il dans la démarche de la voie citoyenne ?MV.- L'entrepreneuriat social, c\u2019est une façon de s\u2019engager.S\u2019engager pour changer le monde en fondant une entreprise.Une entreprise qui répond à un besoin social.L'économie sociale réintroduit le concept d\u2019échange entre les producteurs et les consommateurs et réhabilite la notion de rémunération de la production, tandis que, dans l\u2019économie de notre époque, on récompense l'investissement.JLA - L\u2019entrepreneuriat social est-il une façon de mieux occuper et uebec développer le Québec ?MV.- Pour développer les régions, il faut voir à la fois grand et petit.Il faut voir grand et investir dans des projets d\u2019infrastructures routières, aéroportuaires, d'Internet à haute vitesse.Il faut maintenir un réseau d\u2019universités et implanter des centres de recherche, miser sur la production d'énergie.Mais il faut aussi voir petit et miser sur le développement local et l\u2019économie sociale.Dans ce cas, il s\u2019agit de miser sur la qualité des personnes qui habitent un territoire et sur la concertation des acteurs, le maillage des savoirs et la créativité des populations.Il faut comprendre que, dans la mondialisation, les sociétés qui s\u2019en tirent le mieux sont celles qui misent sur ce qu\u2019elles savent offrir d\u2019original.1 ho Soin 0 SA SAS FE (A8) cahier entrepreneuriat social Une entreprise bien accommodante Profil.Commodus offre des services visant à faciliter la conciliation travail-famille.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca Qui s\u2019occupera des enfants durant les journées pédagogiques ou la relâche ?Qui accompagnera votre parent à son rendez-vous médical ?Ou êtes-vous plutôt de ceux qui profiteraient bien 4 'occasion des services d\u2019un traiteur pour préparer le souper de la famille, d\u2019un voiturier pour conduire l\u2019auto au garage ou d\u2019une personne pour faire les courses ?Commodus, entreprise sociale sant but lucratif, se fait justement un plaisir d'aider les gens.C\u2019est dans cet esprit qu'a été créée, il y a deux ans, cette firme montréalaise qui offre divers services aux employeurs voulant favoriser la conciliation travail-famille de leur personnel.« Commodus veut faciliter la vie des gens qui sont débordés », explique sa présidente et fondatrice, Lucie Chagnon.Commodus, qui signifie accommodant en latin, propose aux entreprises de bonifier leur programme d\u2019avantages sociaux.Bon nombre d\u2019employeurs offrent déjà à leurs employés des prestations d'invalidité et de retraite ou des régimes d'aide couvrant des soins médicaux et dentaires.Mais à l'heure où la qualité de vie constitue un critère dans le choix d\u2019un employeur, « les entreprises qui veulent recruter ou conserver les travailleurs FE devraient penser a offrir des services de mieux-étre supplémentaires, des services leur permettant d\u2019alléger les tâches de la vie quotidienne », estime Mme Chagnon.Des services évolutifs L'entreprise propose une trentaine de services aux salariés, regroupés dans sept familles d'activité, que les employeurs peuvent intégrer aux politiques de rémunération.Les services proposés vont du magasinage et des services de menus travaux jusqu\u2019à l\u2019aide professionnelle comprenant la médiation et le soin des aînés, parmi beaucoup d\u2019autres dans les catégories suivantes : sou- Chantier de l\u2019économie sociale | le samedi, 23 août 2008 tien à la famille; aux enfants et aux aînés; services à domicile; services de coursier et trouve- tout; solutions de transport: santé et mieux-être; services alimentaires.« Les types de services proposés évolueront constamment selon les besoins exprimés », prévoit Lucie Chagnon.Commodus vend des crédits, sous forme de points, à l'employeur, qui choisit les services qu\u2019il souhaite rendre disponibles.Chaque entreprise décide du nombre de points qu\u2019elle achète pour ses employés.Ceux-ci, qui peuvent aussi en acheter plus, les échangent ensuite contre les services de fournisseurs agréés.du 23 au 29 août 2008 | les affaires | www.lesaffaires.com - Lucie Chagnon, de Commodus : « On veut faciliter la vie des gens qui sont débordés.» [Photo : Gilles Delisle} Ces services sont fournis par des entreprises d\u2019économie sociale et des entreprises privées, sélectionnées et accréditées par Commodus, qui agit a titre de courtier.Selon Lucie Chagnon, le modèle mis au point par Commodus répond à un enjeu de société important, soit « l'amélioration de la qualité de vie des travailleurs par un meilleur équilibre de leurs responsabilités personnelles et professionnelles ».Entrepreneure sociale C'est en 1996, pendant qu\u2019elle participait à un congrès sur l'exclusion sociale en France, que Lucie Chagnon a eu l\u2019idée de lancer une entreprise permettant aux travailleurs de faire face aux responsabilités de la vie moderne.Elle s\u2019est inspirée d'un modèle français CHANTIER DE L'ÉCONOMIE SOCIALE www.chantier.qc.ca | www.economiesocialequebec.ca =e Tob hls me Ww - ** EN: iar, www.lesaffaires.com | les affaires | appelé le ticket emploi service.« J'y suis ensuite retournée pour étudier et approfondir le concept », relate M™ Chagnon, qui a finalement ouvert Com- modus en 2006.A peine deux ans aprés sa création, Commodus déploie aussi ses activités à l'extérieur de la région montréalaise (Laval, Rive-Sud et Québec).L'entreprise a décidé d'étendre ses services grâce aux franchises sociales.Celles-ci sont FAIR TRADE CERTIFIED k J A Ye produits équitables qui changent la \u2018Commodüs \u2026 Activité : Courtier en services aux employés siège social : Montréal Effectif : 5 employés Chiffre d'affaires : n.d.Marché : Québec Actionnaires : Organismes membres du conseil d'administration Année de fondation : 2005 Site Web : www.commodus.ca formées d'organismes sans but lucratif ou de coopératives qui sont répartis sur les terri- \u201c toires des MRC.Avant le démarrage de Com- modus, Lucie Chagnon a fondé et dirigé une coopérative de conseil, Interface, de même qu\u2019une coopératine immobilière et un centre de femmes.Dès la fin de l'adolescence, elle avait cofondé un organisme qui organisait des activités extrascolaires pour les enfants de quartiers défavorisés.1 vie des petits producteurs au Sud 2 Préparés et distribués au Québec par une entreprise d\u2019économie sociale LITE embauche des personnes handicapées du 23 au 29 aoiit 2008 (A9) » entrepreneuriat social cahier Des programmes pour engager les jeunes Changer le monde ne relève plus seulement de l\u2019utopie.Un nombre croissant de jeunes prennent la voie de l\u2019entrepre- neuriat social pour y arriver.« De nombreux jeunes ont des idées, des projets d\u2019entreprise qu\u2019ils veulent mettre de l'avant pour contribuer au changement social », souligne Sophie Gélinas, responsable du programme À go, on change le monde ! de l\u2019Institut du Nouveau Monde (INM).« Les jeunes veulent s'engager et plusieurs désirent le faire en créant des entreprises sociales », note Pascale Caron, conseillère en développement stratégique de la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins.Pour soutenir la réalisation de projets d\u2019entrepreneuriat social chez les jeunes de 15 à 35 ans, les deux organisations - s'associaient I'an dernier pour - lancer le programme A go, on change le monde ! Un projet qui veut stimuler leur désir « de devenir des ®, entrepreneurs sociaux dans leur milieu, leur quartier ou leur village », dit Sophie Gélinas.Conseils et bourses Le programme offre plusieurs activités et services: des conseils, des ateliers de formation, des bourses, l\u2019accès à des réseaux de ressources professionnelles et à des mentors.Un club des jeunes entrepreneurs sociaux et un portail de l\u2019en- trepreneuriat social jeunesse ont aussi été mis sur pied.Plus de 60 jeunes participent actuellement au programme.Il y a notamment Isabelle Bois- vert et son collectif de Percé, qui incitent la population à prendre son alimentation en main dans le cadre d\u2019un projet intitulé Produire la santé ensemble.ll y a aussi Catherine Poulin, dont le projet Sors de ta cour! vise a s'approprier les quartiers de Montréal sous - un angle nouveau.Outre la Caisse d'économie solidaire, qui offre des bourses Presses de I'Université du Québec Sophie Gélinas, du programme A go, on change le monde ! [Photo : Yves Provencher] totalisant 10 000 $, d\u2019autres partenaires contribuent au programme, dont les Corporations de développement économique communautaire de Montréal et les Offices jeunesse internationaux du Québec.Les boursiers d'Ashoka La fondation Ashoka, active depuis plus de 25 ans en Inde, est un autre organisme qui se voue au soutien des entrepreneurs sociaux.« Ce sont des acteurs de changement et nous voulons les soutenir », dit Nicolina Farella, directrice d\u2019Ashoka Québec.Ashoka appuie les projets de 2 000 entrepreneurs sociaux dans plus de 43 pays.Son programme GenV appuie des équipes de jeunes par l\u2019octroi d\u2019une bourse de démarrage de1 000 $.Exemples de projets : recyclage dans les écoles, ateliers artistiques, sites Web et promotion d'une saine alimentation.PT.ENTREPRISES COLLECTIVES Les enjeux sociopolitiques et ferritoriaux de la coopération et de l'économie sociale Louis Favreau A SCIENCES DU TERRITOIRE Perspectives québécoises Sous la direction LE frouverez dans cet ouvrage collectif solide source d'inspiration et de ihaissarices qui vous permettront de \u20ac votre réflexion et votre démarche mieux se positionner dans > mondiale Pour identifier, ent territoriale, vous dans l\u2019action.www.PBjo.ca 7 - era Po * (Al0) cahier entrepreneuriat social du 23 au 29 août 2008 les affaires www.lesaffaires.com Ashoka, la multinationale qui aide à aider Portrait.L'organisation mondiale dépiste et soutient Les entrepreneurs sociaux d' exception jusqu \u2018au Québec.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca Signe que l'entrepreneuriat social fait son chemin au Québec : l'organisation mondiale Ashoka, qui repère et soutient les entrepreneurs sociaux d'exception aux quatre coins de la planète, a aussi installé ses pénates chez nous depuis 2006.« Il y a beaucoup d\u2019effervescence dans le secteur social au Québec.On voit de plus en plus de gens qui mettent de l\u2019avant des projets pour agir comme acteurs de changement », constate Nicolina Farella, directrice d\u2019Ashoka Québec.Cette diplômée en sciences de l'environnement de l\u2019Université du Québec à Montréal s'intéresse à l\u2019action citoyenne depuis plusieurs années.Pendant son passage au Centre de recherches pour le Nicolina Farella, d'Ashoka Québec : « On voit de plus en plus de gens qui mettent de l'avant des projets pour agir comme acteurs de changement.» [Photo : Yves Provencher] développement international, elle s\u2019est intéressée à des initiatives qui ciblaient I'amélioration de la santé humaine par une meilleure gestion environnementale et par la participation des acteurs locaux.Depuis octobre 2006, Mr Farella dirige les activités québécoises d\u2019Ashoka qui visent a « appuyer les efforts de développement de l'entre- preneuriat social », explique- t-elle.Partenaire du développement de Aie ele 1L (= sociale au Québec Fier d'appuyer l'approche innovatrice de l'entrepreneuriat social.Affaires municipales et Régions Québec ma Les premiers fellows québécois Créé en 1980 aux États-Unis par Bill Drayton, Ashoka est un organisme philanthropique voué à la promotion de l\u2019entre- preneuriat social dans le mon- Développer de entier.Depuis sa fondation, Ashoka a fourni du financement, des services de soutien professionnel et l\u2019intégration à un réseau mondial de pairs, \u2018appelés fellows, à quelque 2 000 entrepreneurs sociaux _ dans plus de 60 pays.Le plus célèbre boursier Ashoka est le Prix Nobel de la paix 2006, Mohammed Yunus, ce « banquier des pauvres » qui a créé un réseau de micro- crédit au Bangladesh.Au Québec, le pédiatre Gilles Julien, fondateur de l'organisme Assistance d'enfants en danger dans le quartier Hochelaga- Maisonneuve, Sidney Ribaux, cofondateur d\u2019Equiterre, et Michel Venne, fondateur de l\u2019Institut du Nouveau Monde, ont reçu les premières distinctions de l\u2019organisme pour leurs efforts d'innovation sociale.Les critères de sélection comprennent l'impact social et la nouveauté de l\u2019idée, la créativité, et l'esprit entrepreneurial du fondateur.Le processus de sélection, qui compte plusieurs entrevues, peut durer jusqu\u2019à six mois Une fois élu, Ashoka fournit à ses fellows un soutien financier qui peut atteindre 200 000 $ pendant trois ans.L'organisme leur donne aussi accès à des formations et à des consultations auprès de McKinsey & Company, Hill & Knowlton et International Senior Lawyers Project.Le réseau international des fellows d\u2019Ashoka est financé par le secteur privé et bénéficie des dons de particuliers, de réseaux d\u2019entreprises, de fondations et d'entrepreneurs d\u2019affaires.s autrement en conjuguant économique et social la CDEC desservant votre territoire, consultez notre site Internet poppernené \u201cnom - Pour connaitre * Les CDEC du Québec * we ae STAG CE TTL I SO READE TOR ATT nS wo.ie bo Sil 2 NEE in tu iP a pn www.lesaffaires.com | | les affaires | du 23 au 29 août 2008 as ee st __ (AIN) epreneuriat social cahier Entreprises différentes, banquiers différents Enjeu.L'accès au financement classique est difficile pour les s entreprises s sociales, mais elles ont d' autres possibilités.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca Pour une entreprise, se financer n\u2019est jamais simple.Pour une entreprise sociale, dont le principal objectif est de maximiser ses retombées \u2019 sociales plutôt que ses rendements financiers, l'exercice est encore plus difficile.« Une entreprise sociale a intérêt à connaître les sources de financement non classiques », dit Lucie Chagnon, présidente et fondatrice de Commodus, un courtier qui offre à des employeurs des services d'aide divers pour favoriser la conciliation travail-famille de leurs employés.« Une entreprise qui véhicule d\u2019abord des valeurs sociales, ce n'est pas très vendeur auprès des financiers traditionnels », note aussi Nancy Neamtan, pdg du Chantier de l'économie sociale.Un fonds de 52,8 millions En janvier 2006, pour répondre aux besoins financiers des entreprises d\u2019économie sociale, le Chantier mettait à leur disposition un fonds de 52,8 millions de dollars, réuni grâce à la contribution financière de Développement économique Canada (qui injectait 22,8 millions), du Fonds de solidarité FTQ (12 millions), du gouvernement du Québec (10 millions) et de Fondaction, le Fonds de développement de la CSN pour la coopération et l'emploi (8 millions).- « Les entreprises d\u2019économie sociale représentent un chaînon important de l\u2019économie du Québec.Afin de soutenir leur croissance, elles ont besoin d'outils de financement adaptés a leur « Une entreprise sociale a intérét a connaitre les sources de financement non classiques.» - Lucie Chagnon, de Commodus mission et a leurs besoins », note M™ Neamtan.La Fiducie du Chantier de l\u2019économie sociale accorde des prêts de capital patient, c\u2019est- à-dire sans remboursement de capital avant 15 ans.Les prêts, qui varient de 50 000 $ à 1,5 million, sont octroyés à des fins de démarrage, de développement, d'acquisition, de construction ou de rénovation d'actifs immobiliers.Seules les coopératives et les organismes sans but lucratif sont admissibles.La Fiducie a investi près de 6 millions dans 15 entreprises, dont la Corporation du Cinéma Beaubien (Montréal), Les Serres coopératives de Guyenne (Abitibi-Témiscamingue) et le Service funéraire coopératif Drummond (Centre-du- Québec).Le Réseau d\u2019investissement social du Québec, un fonds de capital de risque mis en place par le Chantier en 1997, est l\u2019organisme mandaté par la Fiducie pour analyser les demandes de prêts.Une Caisse pas comme les autres Autre prêteur : la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins, qui demeure la plus importante Le Nobel de la paix à un entrepreneur social Signe des temps : en 2006, le prix Nobel de la paix a été décerné à.un entrepreneur social ! Le Bangladais Muhammad Yunus a reçu ce prestigieux honneur pour avoir créé la Grameen Bank, une banque fondée il y a 30 ans pour offrir du microcrédit aux exclus du système bancaire.Avec six millions de clients, dont une majorité de femmes, et 5,7 milliards de dollars de prêts distribués, soit 1% du PIB du pays, cette institution a contribué à la création de centaines d'entreprises et favorisé la réinsertion sociale de milliers de personnes.Une histoire qui rappelle celle dAlphonse Desjardins qui, en créant sa première caisse populaite à Lévis en 1900, voulait donner aux agriculteurs un meilleur accès au crédit.PT.institution financière spécialisée en économie sociale et la seule à s\u2019y consacrer exclusivement.Depuis 37 ans, cette caisse, qui utilise ses excédents pour œuvrer au développement collectif au lieu de distribuer des ristournes individuelles à ses membres, a notamment contribué au développement des centres de la petite enfance, des coopératives d'habitation, des centres d'insertion en emploi, d'entreprises culturelles, de même qu\u2019à la revitalisation des économies locales Encore aujourd\u2019hui, la Caisse est « animée d\u2019une volonté de faire les choses autrement, d\u2019être un outil de développement pour l\u2019entrepreneuriat collectif », souligne Pascale Caron, conseillère en développement stratégique de la Caisse d'économie solidaire Desjardins.La Caisse, qui visait principalement le marché des coopératives et des organismes sans but lucratif, s\u2019est intéressée davantage aux entreprises sociales privées ces dernières années.« Nous sommes encore à mieux définir la grille d\u2019analyse pour ce type d\u2019entreprises », dit M™ Caron.La Caisse d'économie solidaire dessert tout le territoire québécois depuis ses quatre centres de services situés à Montréal, à Québec, à Joliette et au Nunavik.Elle compte près de 10 300 membres dont 2 665 entreprises collectives.TIARA a VIRB TRE A ATE AT D RASE Rey EL SIE SR RIN NET L'augmentation de son effectif se fait particulièrement chez les 18 à 34 ans.« Les jeunes choisissent la Caisse à cause de notre parti pris pour les causes sociales et environnementales », dit Pascale Caron.Investissement Québec et l'entrepreneuriat social Investissement Québec est mieux connu pour ses interventions financières auprès de grandes entreprises et pour sa prospection de multinationales étrangères.Pourtant, « depuis plusieurs années nous travaillons aussi au développement des entreprises Sociales », dit Claude Carbonneau, vice-président aux coopératives et autres entreprises de l\u2019économie WALES RR, 08 EEG DURABLES AL SN le WWW.CSN.QC.CA ÉCONOMIE SHEA TANGA BESSON RP RE RME SL sociale d\u2019Investissement Québec.Depuis 30 ans en fait, car Investissement Québec assure la continuité du mandat de la Société de développement des coopératives créée en 1978.Investissement Québec participe au financement de projets de coopératives et d'organismes sans but lucratif par l\u2019entremise de garanties de prêt et de prêts directs.Tous les types de projets et tous les secteurs d'activité sont admissibles.« C\u2019est un marché en croissance », note M.Carbonneau, précisant qu\u2019Investissement Québec vient en aide à une centaine d'entreprises sociales par année avec des autorisations de prêts totalisant en moyenne 30 millions.1 PRES BORN FAR \u20144- [RN e i DESJARDINS SAIT CONJUGUER : AVOIRS ET ETRES AU FUTUR Porté par le sens de l\u2019entrepreneuriat de ses caisses qui sont des foyers d'initiatives pour le mieux-être économique et social des personnes et des collectivités, Desjardins pense à long terme et dans une perspective de développement durable.Parce que la protection de l'environnement est un enjeu de tous les jours, Desjardins pose un à un les gestes qui confirment son engagement à placer le développement durable au cœur de sa distinction coopérative.Grâce au dynamisme de ses membres, dirigeants élus et employés, Desjardins conjugue les avoirs et les êtres au présent.comme au futur.C'est plus qu\u2019une banque.C'est la plus grand groupe financier coopératif au Canada.PRODUITS D'INVESTISSEMENT RESPONSABLES - MICROCRÉDIT AUX PARTICULIERS ET AUX ENTREPRISES - PRODUITS D'ASSURANCES AUTO ET MAISON « VERTES» - CARTES AFFINITÉ VISA DESJARDINS 0 .d .«RESPONSABLES» - RELEVÉS DE COMPTE EN LIGNE @ Desjar INS www.desjardins.com/cooperation Conjuguer avoirs et êtres "]
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