Les affaires, 1 février 2003, Cahier 3
[" le défi mondial Petit à petit, l'oiseau fait son nid.dit le proverbe.C'est exactement ce que l'on pourrait dire à propos de la notion de développement durable, jadis un concept jugé, par les uns, de farfelu ou tout au moins de retour en arrière, et par les autres d'un peu trop écolo pour être applicable aux systèmes économiques des pays riches.Mais voilà que depuis une quinzaine d'années, le mouvement fait boule de neige et qu'il fait partie des priorités reliées à la mondialisation.Partout dans le monde, il est devenu normal de lier les objectifs économiques, environnementaux L'équipe du CQDD Développement durable: et même sociaux.5 abe > or a uelle est la pensée maîtresse derrière le développement durable?En gros, répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à subvenir à leurs propres besoins.On pense bien entendu en premier lieu aux Prendre le AUETE ressources naturelles et à l'environnement, mais en réalité, la notion de développement durable s'applique à toutes les sphères de l'activité humaine, de la réforme de l'enseignement scolaire (préparer la relève\u2026) à la production industrielle.Planification, productivité, démographie, technologies, w conscience, engagement, redistribution, sont autant de mots qui sont revenus constamment dans les discours des dirigeants qui ont participé au sommet mondial de Johannesburg en 2002, que plusieurs ont décrit comme le plus grand congrès des Nations Unies que le monde ait jamais vu.C'est dire à quel point le développement durable est au cœur des enjeux de la planète.Faire plus avec moins : le développement durable est également rentable, comme le démontrent plusieurs exemples en milieu industriel dans les pages de ce cahier spécial.Un cahier qui porte plus particulièrement sur le Centre québécois de développement durable (CQDD), issu d'une initiative régionale au Saguenay-Lac-St-Jean au début des années 90.« Considéré au début comme une région laboratoire, aujourd'hui le Saguenay-Lac-St-Jean fait figure de précurseur, dit le président du CODD CENTRE QUÉBÉCOIS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE ry -SaguenayzLac- CUBE Re a LEN 10 Cu XR TR et propriétaire des Serres Dame Nature à St-Gédéon, Raymond Rouleau.Le savoir-faire accumulé par notre équipe depuis plus de 10 ans a donné des résultats rentables pour plusieurs entreprises et À organisations.alors qu'ailleurs on jongle encore avec les concepts, nous avons mis la main à la pâte et proposé des solutions concrètes.En effet, le Centre regroupe des spécialistes en technologies, en environnement, en sciences et en gestion qui peuvent intervenir sur les processus d'affaires des entreprises.» À tous les niveaux de gouvermement, municipal, provincial ou fédéral, le développement durable est devenu un dossier prioritaire, constate Raymond Rouleau : « Les exercices de planification stratégique dans les régions s'y référent d'office.Des outils de mesure sont mis de l'avant, et les citoyens se mobilisent avec les décideurs en faveur de collectivités durables.Des municipalités comme St-Félicien, par exemple, veulent devenir de véritables modèles.À présent que le Saguenay-Lac-St-Jean a joué son rôle de laboratoire, nous espérons que d'autres régions, ailleurs au Québec et au Canada, emboîteront le pas, et décideront, elles aussi, de se doter de véritables programmes de développement durable.Et nous sommes prêts à exporter nos ressources qui, sur ce plan, relèvent avant tout de la matière grise\u2026» (CQDD) 425, Sacré-Cœur Ouest, bureau 210 Alma (Québec) G8B 1M4 Tél: (418)-668-7533 Télécopieur : CENTRE QUÉBÉCOIS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE Sifécursale de La Baie\u201d #22, (418) 668-3466 10) dite t P2 * PromoAFFAIRES, février 2003 Le Gentre québécois de développement durable, un laboratoire pour le Québec au Saguenay-Lac-Saint-Jean En changeant de nom récemment pour le Centre québécois de développement durable (CQDD), la Région laboratoire du développement durable (RLDD), fondée en 1991, a confirmé le désir de ses administrateurs de clarifier son rôle sur la scène régionale et québécoise.Car désormais, le CODD entend, non seulement développer et expérimenter l'application du développement durable dans sa propre région, mais aussi transférer cette expertise ailleurs au Québec.u cours des dix dernières années, le CODD a mis sur pied plusieurs projets concrets d'application du développement durable dans un rôle de leader ou d'accompagnateur, dit le directeur général Jacques Régnier.Nous avons eu des partenaires comme le Conseil de concertation et de développement (CRCD), les MRC, les municipalités et les entreprises.Nous sommes prêts maintenant à élargir ce réseautage à d'autres organisations vouées au développement régional et local.» En effet, l'expertise du Centre est maintenant reconnue au-delà des frontières régionales : « I| était temps que son nom reflète cette réalité et son impliqués dans le développement de leur région à devenir membre et à par- souhait d'en faire profiter les autres régions du Québec.En tant qu'organisme ticiper à la constitution d'un savoir-faire en développement durable profitable à but non lucratif (OBNL), nous invitons les entreprises et les organismes à toutes les régions du Québec.» a Les membres du Conseil d'administration du CQDD, dans l'ordre habituel: Patrick Girard, Antoine Bédard, Claude Garneau, Roch Laroche, Jacques Régnier, directeur général du DD, Raymond Rouleau et Gabriet Mongeau.À l'avant plan: Éléonore Côté, Lili Simard et Denis Doré « Nous invitons les entreprises et les organismes impliqués dans le développement de leur région a devenir membre et a participer a la constitution d\u2019un savoir-faire \u2019 en développement durable profitable a toutes les régions pe L'éducation au cœur du développement durable La mission de l\u2019école est celle d\u2019instruire, socialiser et qualifier tous les jeunes =~ 5 qui lui sont confiés.à - Former des individus qui a deviendront des citoyens et citoyennes impliqués, autonomes et éveillés aux réalités qui les entourent, : voila certes un défi extraordinaire et stimulant ! La toile de fond qui dicte les actions et les gestes des acteurs et actrices de I'éducation est tissé autour de valeurs qui nous unissent et nous transforment : la solidarité, la liberté, la justice, le respect, le bien commun et l'ouverture à la différence.L'école forme des cerveaux et des cœurs dans une perspective de développement humain intégral.Pour que chacune et chacun réalise son plein potentiel, trouve sa place dans la société, se réalise, se dépasse et soit tout simplement heureux.L'éducation se révèle donc un outil essentiel au développement des individus, à la compréhension du monde et à l\u2019action citoyenne vigilante et con- scientisée.Voilà autant de réalités présentes quand nous parlons de développement durable.Monique Villeneuve, coordonnatrice régionale pour le mouvement d'éducation populaire et d'action communautaire PARTENAIRES DES ENTREPRISES D'ÉCONOMIE SOCIALE SOUCIEUSES DE LA PROTECTION DE NOTRE ENVIRONNEMENT * Programme d'aide aux entreprises d'économie sociale oeuvrant dans le secteur de la gestion des matières résiduelles ° Programme d'aide aux entreprises d'économie sociale intégrant le développement durable LES DU SAGUENAY\u2014LAC-SAINT-JEAN LUS MES RC UE ELU EN EE 2155 de la Peltrie, jonquière (Québec) G7X 7W8 (418) 542-9488 - 1-800-524-9488 DÉVELOPP EMENT ¥ PromoAFFAIRES, février 2003 e P3 Les municipalités prêtes à prendre le virage du développement durable Les villes et villages du Québec sur la voie du développement durable, c'est l'engagement qu'ont pris les participants d'un colloque du réseau québécois de Villes et Villages en santé, tenu l'automne dernier à Laval.On y a dévoilé une déclaration signée par une soixantaine de maires favorisant le développement de collectivités durables.a réflexion menée de par le monde pour la construction de collectivités durables fait ressortir partout certains enjeux majeurs : le développement économique durable, le développement social et la lutte contre la pauvreté, la démocratie locale et la participation, la gestion des matières résiduelles, l'adaptation à l'environnement nordique, l'architecture écologique, l\u2019urbanisme et la réappropriation de la ville par les citoyens, les transports durables, la maîtrise de l'énergie, l'éducation.Ces défis concernent toute la communauté en fonction du rôle que chacun peut y jouer : citoyens, élus et gestionnaires municipaux, conseils régionaux de concertation, centre locaux de développement, services d'aide et de développement, corporations économiques, conseillers économiques gouvernementaux, etc.Les expériences de collectivités durables réussies, quel que soit le pays, doivent leur succès à une foule d'actions concertées, découlant d'une vision commune partagée par toute la communauté, puis intégrées dans une démarche qui s'apparente fortement à nos exercices de planifications stratégiques au Québec.Les expériences réalisées à travers le monde témoignent des avantages économiques d'une telle démarche, en plus des bénéfices sociaux et environnementaux.Depuis plusieurs années, le CODD travaille à la conception d'outils visant la mise en œuvre de véritables collectivités durables et s'apprête à amorcer avec ses partenaires une première démarche québécoise.Un laboratoire d\u2019expérimentation sur la nordicité La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est située en milieu nordique, plus précisément dans la zone du Pré Nord., et environnement pousse à une adapta- | tion et une créativité particulières : « C'est \u201cle Pré Nord qui a été le plus massacré gg dans le Nord », affirme Louis-Edmond Ë Hamelin, géographe et père du concept de nordicité, On y a fait les choses comme on les faisait plus au sud au lieu de chercher des solutions mieux adaptées.» Pour ce chercheur, les influences extérieures, comme les modèles d'aménagement urbain ou de construction des habitations empruntées à la Californie ou la Floride, par exemple, ne nous ont pas toujours - été favorables.Dans le but d'acquérir de nouveaux outils à mettre à la disposition des municipalités, le CODD s'est associé à un quartier écologique expérimental (le GREB) où sont éprouvées des techniques et des approches nouvelles et prometteuses dans le domaine de l'habitat et du mode de vie en milieu nordique.li s'apprête à approfondir et à diffuser ces recherches par la mise en place d'un parc thématique, le Parc de la nordicité et du développement durable du Cap-à-l'Ouest.Or, « le développement durable expérimenté dans la région du Pré Nord devient intéressant en tant que modèle pour le Sud », affirme Louis-Edmond Hamelin.C\u2019est sur la magnifique péninsule du Cap-à-l'Ouest que le CODD souhaite faire la diffusion des recherches menées au GREB sur l'habitat par l'entremise d'un projet de Parc thématique de la nordicité et du développement durable.EY Utilisation des énergies nouvelles, valorisation du bois pour le chauffage et la construction, architecture solaire et bioclimatique et nordique, réduction des coûts et accessibilité, inventaire des possibilités agricoles en milieu nordique ne sont que quelques aspects de la recherche menée dans cet écohameau agricole fondé en 1990 à Saguenay, dans l'arrondissement de La Baie ; ; ) ler À l'avant garde des enjeux La Ville de Saint-Félicien se reconnaît par son territoire de 360 km2 faisant saillie sur le Lac Saint-Jean.Sa population de 11 000 personnes s'illustre par son dynamisme, son esprit d'initiative et sa forte conscience collective avant-gardiste des enjeux du développement durable.La ville maîtrise sa destinée par sa stratégie de développement, basée sur une localisation stratégique indéniable, sa position enviable de moteur industriel de la Municipalité régionale de comté du Domaine-du-Roy et une vision du futur, où l'énergie est un levier essentiel à la transformation sur place des ressources.Cette stratégie commence d\u2019ailleurs à porter fruits : Usine de cogénération de 64 M $, usines de transformation du bois (Pan-O-Starr, LAMCO), arrivée du gaz naturel, création d'un parc biothermique agro-alimentaire et forestier, etc\u2026 De plus, afin de mieux contrôler le phénomène de l'étalement urbain, la ville s'est dotée d'un Scénario de revitalisation pour son centre-ville et y prévoit des investissements privés et publics d'environ 14 M$ d'ici 5 à 10 ans.Contribuer soi-même au développement durable, à la maison et au travail Lors du désormais célèvre Sommet de Johannesburg, les journaux et la télévision ont largement fait écho de l'opinion des experts sur l\u2019état de la planète.Subitement, le lecteur ou le téléspectateur est mis en face de rudes constats : le climat se réchauffe, l\u2019eau potable se fait rare, les forêts disparaissent, des dizaines d'espèces vivantes sont en voie d'extinction, la pauvreté totale ravage plus d'un milliard d'êtres humains\u2026 Quand on regarde l'ampleur du défi, chacun, spontanément, se demande ce qu\u2019il peut faire.Et pourtant, il y a en chacun de nous un consommateur qui peut faire des choix plus responsables, acheter, par exemple, des produits locaux, plus durables, ou qui portent la marque de compagnies qui n'exploitent pas ses travailleurs ou les ressources, investir dans des fonds éthiques, co-voiturer ou emprunter le transport en commun, recycler, composter, réduire ses déchets.Et, bien sûr, il y a la pression auprès des gouvernements.Les élus prennent des décisions plus éclairées lorsqu'ils sentent la sensibilisation et la vigilance active des contribuables.Il existe encore de nombreuses mesures à prendre en matière fiscale et financière pour imposer ie développement durable et en faire bénéficier les entreprises. Des outils de gestion et d'évaluation pour mesurer l'impact du développement durable Quel est l'impact de certains gestes posés en matière d'environnement, d'économie ou de développement social?Comment rallier l'ensemble des décideurs et des acteurs du développement durable autour d\u2019un même concept?Comment valider les changements et les évaluer?Pour répondre à ces questions, les gestionnaires doivent disposer d'outils de mesure simples, adaptés et efficients.C\u2019est ainsi que l'équipe du CODD a créé un outil de planification stratégique, véritable tableau de bord permettant de mesurer l'impact des choix collectifs sur le développement de la région.Les indicateurs permettent de suivre à la trace certains paramètres du développement régional et d'en comparer l\u2019évolution à intervalles réguliers.Cet outil moderne et polyvalent s\u2019avérera, a l\u2019évidence, d'un précieux recours pour un choix éclairé parmi la panoplie des options de développement qui s'offrent à la région et pour la promotion du concept de développement durable.Voilà pourquoi le CRCD s\u2019est associé si étroitement à cette initiative dès 1991, Nous souhaitons vivement que l'expertise acquise en cette matière par le Centre québécois de développement durable (CQDD) puisse s'étendre à l'ensemble des régions du Québec et enrichir ainsi le coffre à outils de tous les agents de changement.Réjean Bergeron, Président du Conseil régional de concertation et de développement du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CRCD) et Président de la Table régionale sur la recherche forestière P4 * PromoAFFAIRES, février 2003 Une première au Québec Des indicateurs pour mesurer notre développement Si les grandes entreprises ressentent le besoin de se doter de tableaux de bord d'indicateurs de gestion, ne serait-il pas pertinent que les municipalités et les régions congoivent elles aussi leurs propres tableaux de bord d'indicateurs de développement durable ?\u2018ae (BLEU DZ DULL Equipe des indicateurs, Pierre Gilbert, Annie Brassard et Sébastien Simard.a qualité de vie et la prospérité d'une collectivité sont des enjeux suffisamment importants pour que l'on se dote d'un {( ensemble d'indicateurs sur les différents facteurs susceptibles d'orienter les choix de développement », dit Roch Laroche, président du comité interne des indicateurs au CODD.« La croissance du PIB, le taux de chômage et le nombre de mises en chantier de maisons neuves ne couvrent pas tout le champ du développement, loin de là.» Le CODD vient tout juste de publier le premier tableau de bord régional composé de 40 mesures ou indicateurs de développement durable.Fruit d'un travail concerté de plus de trois ans, Ce nouvel outil évalue, chaque année, les progrès du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans la perspective d\u2019un développement durable.On dit que le développement durable réconcilie l'économie, le social et l'environnement.C'est bien, mais comment s'en assurer ?Comment vérifier que l'intérêt privé converge vers l'intérêt général et que l'on progresse vraiment, collectivement, dans une direction souhaitable ?Cette sorte d'examen de routine à l'échelle d'une région servira aux pe email a _ ee différents acteurs du développement qui veulent renforcer leur action et suivre l'état de santé de leur collectivité pour qu'elle progresse davantage vers une collectivité durable.Les élus, les décideurs, les dirigeants d'entreprise et les citoyens actifs disposent enfin d'un état de situation commun, d'une base pour mieux planifier leurs interventions.Ainsi, les forces et les lacunes de ces actions pourront être mieux identifiées afin de gagner en efficacité et en impact.Quant à la population, elle peut désormais suivre l'évolution de sa région, grâce à ce formidable outil d'éducation et tenter, par des gestes concrets, d'influencer positivement les indicateurs.Il s'agit d'une première au Québec.Je suis heureux de m'associer à ce cahier spécial du journal Les Affaires soulignant, autour du thème « L'écologie industrielle, une façon de faire les choses différemment ».le 10* anniversaire de la Région laboratoire du développement durable.Le développement durable implique une modification des comportements, des systèmes de production et des habitudes de consommation.Cette vision de la durabilité écologique vise, entre autres, la protection de l\u2019environnement et la gestion optimale des ressources naturelles afin de satisfaire les besoins actuels des communautés, tout en veillant à satisfaire ceux des générations futures.En lançant la Politique nationale de l\u2019eau, le gouvernement du Québec s\u2019est engagé auprès des Québécoises et des D'ÉTAT AUX AFFAIRES MyNICIFALES ET A TAN MÉTROPOLE A ENVIRONNEMENT ET A EAU Grâce à de telles réalisations exemplaires, le Sommet mondial sur le développement durable, qui s\u2019est tenu en août 2002, à Johannesburg, a été pour le Québec l\u2019occasion extraordinaire de réaffirmer nos engagements et de consolider les efforts que nous vouons collectivement à l\u2019amélioration de la qualité du monde qui nous entoure.À cet égard, je remercie la Région laboratoire du développement durable et tous ses partenaires pour cette formidable contribution aux progrès que nous accomplissons dans l'élaboration de stratégies et de plans d\u2019action qui intègrent l\u2019environnement dans les processus de développement.Québécois à gérer l'eau de manière responsable et équitable, tout en assumant la pérennité de la ressource pour les générations actuelles et futures.Dès le Sommet de la Terre de Rio de 1992, la Région laboratoire du développement durable a endossé ce grand projet de société de concert avec de nombreux organismes et entreprises du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean, Grâce à son dynamisme et à son imagination, cé 4, # \" groupe pionnier a ainsi développé une expertise remarquable dans la recherche et la mise en œuvre d\u2019outils efficaces visant à permettre à la population d\u2019améliorer sa qualité de vie, et ce, tant en termes de santé, d\u2019emploi.d'éducation et de culture dans le respect des ressources écologiques et de la biodiversité.Ayant notamment acquis son savoir-faire dans le domaine de l'application territoriale des principes du développement durable et du soutien concret aux expériences Je félicite donc sincèrement les instigateurs de ce mouvement mobilisateur.Je souhaite au nouveau Centre québécois de développement durable et à ses partenaires une longue vie et une continuation des plus fructueuses dans l'esprit du développement durable d'organismes et d\u2019entreprises, cet organisme compte du Québec.maintenant partager sa ferveur et ses connaissances dans l\u2019ensemble du Québec sous un nouveau vocable.soit celui de Centre québécois en développement deux =< da \u2014 durable.ANDRÉ BOISCLAIR Environnement Québec Mesurer les impacts sociaux dans une perspective de développement durable La dimension sociale est la plus méconnue du développement durable et la moins bien intégrée des processus de planification, d'évaluation et de gestion environnementales.Pourtant, l'objectif du développement durable, soit répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures, comprend une a \u201c% dimension sociale essentieile.Elle tient compte d\u2019équité et de justice, non seulement entre les générations, mais aussi entre le centre et les périphéries, entre le Nord et le Sud.« Pas de développement durable sans les pays du Sud! » ont rappelé les participants au Sommet de Johannesburg.L'évaluation et le suivi des incidences sociales d'un changement planifié (infrastructure, programme, politique) favorisent l'atteinte \u201cet la mesure d'objectifs de développement durable.Par exemple, un mégaprojet industriel favorise-t-il, dans la communauté d'accueil, une meilleure équité dans la redistrubution des emplois parmi les femmes et les jeunes?La mesure du développement durable doit être mise en relation avec les politiques publiques sectorielles de même qu'avec des enjeux de développement durable à l\u2019échelle des communautés.La prise en compte et ia mesure du social passent par l'identification des enjeux de développement durable, des engagements des décideurs, des stratégies ainsi que des lieux d'échange à mettre en place pour la viabilité, l'équité et la socio-diversité des communautés et de leurs membres.Leur participation est donc essentielle à toute initiative de développement durable, ainsi qu\u2019à sa mesure.Christiane Gagnon, Professeure au département des sciences humaines, Directrice du programme de recherche sur la modélisation du suivi des impacts sociaux, Université du Québec à Chicoutimi PromoAFFAIRES, février 2003 e P5 Alcan adopte la démarche es entreprises comprennent l'importance de considérer de multiples dimensions dans la conduite de leurs activités.Guy Bouchard est directeur, Environnement pour Alcan Métal primaire - Québec : « Depuis plus de 20 ans, Alcan poursuit progressivement une approche distinctive dans la conduite de ses affaires qu'elle désigne aujour- d'hui comme étant la durabilité d'entreprise.Le concept de durabilité est au cœur de l'équation qui vise à maximiser la valeur dans tous les secteurs de l'entreprise.I! s'agit d'une démarche bien intégrée dans nos activités.» Alcan figure parmi les leaders au sein de l'indice de durabilité Dow Jones.Ses efforts en matière de durabilité ont eté soulignés récemment lors du sommet de Johannesburg.Alcan considère que son succès dépend directement de ses actions à l'intérieur et à l'extérieur de ses établissements.« Jour après jour, nous travaillons à favoriser l'intégration des dimensions économie, environnement et société dans ce que nous réalisons et planifions.Pour y parvenir, nous misons sur les valeurs d'intégrité, de transparence, de travail d'équipe et de partenariat à tous les niveaux de l'organisation et avec les publics externes.Ce faisant, Alcan devient un employeur, un producteur, un partenaire communautaire et un placement plus intéressant ».K N 2 où \u2019 D Guy Bouchard, Directeur, Environnement, Usines d'électrolyse du Québec, Groupe Alcan Métal Primaire, Divisien d'Alcan inc.C'est d'ailleurs dans cette perspective de durabilité qu'Alcan est représentée au sein du conseil d'administration du CODD et a fourni, en 1999, un support financier et technique pour réaliser une expérience d'éco-efficacité auprès des PME du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le plan de gestion des matières résiduelles, une démarche de développement durable pour les MRC É | est possible de concilier développement durable et matières résiduelles.Cette situation est vraie pour les MRC.qui doivent se doter d\u2019un plan de gestion des matières résiduelles, suite à des modifications à la Loi sur la qualité de l'environnement, et aussi pour les citoyens et les entreprises, qui sont appelées à collaborer à ces plans.Peu de citoyens et d'industries connaissent le volume de matières résiduelles qu'ils génèrent et leurs coûts inhérents.Or, ils ont la possibilité de réaliser des économies importantes, de contribuer à la protection de l'environnement et à une saine gestion de nos ressources collectives.Comment cette conciliation est-elle possible ?En favorisant en premier lieu la réduction à la source, puis le réemploi, le recyclage et la valorisation.Favoriser l'achat de produits en vrac ou de contenants retour- nables, mettre en place des programmes de récupération, produire des documents recto- verso, s'assurer que les produits achetés sont récupérables, voilà des moyens faciles à mettre en place pour assurer un développement durable, dont nous sommes tous responsables.Le CODD réalise actuellement le plan de gestion des matières résiduelles de trois MRC au Lac-Saint-Jean.Une communauté dynamique tournée vers l'avenir. i, 1] - de l'entreprise et les objectifs P6 * PromoAFFAIRES, février 2003 Le programme Enviroclub™ Des PME tirent profit de l\u2019écoefficacité l'écoefficacité est un concept et un outil de gestion permettant de créer un lien entre la gestion environnementale de maximisation de la valeur des biens et la réduction des coûts.Les 7 éléments de l\u2019éco-efficacité (pour la production de biens et services) e réduction des matières e réduction de la demande énergétique © réduction de substances toxiques augmentation de la recyclabilité des matières e maximisation de l'utilisation des ressources renouvelables © augmentation de la durée de vie du produit e augmentation de la performance des biens et services En plus d'être une occasion d'affaire, la réalisation d'un projet en éco-efficacité est souvent une source d'innovation pour l'entreprise.Les PME peuvent d'elles-mêmes entreprendre une intervention en éco-efficacité.Les résultats de ces projets Les partenaires de l'Enviroclub au Saguenay-Lac-Saint- Robert Lavoie, de Développement économique Canada (DEC), Claude Vanasse, du Centre québecois de développement durable (CQDD) et Bernard Morin, du Conseil national de recherche du Canada (CNRC) Jean: vont prévenir la pollution, générer des gains économiques et sociaux pour l'entreprise, les employés et leur communauté, ce qui est un moteur de développement durable.Il existe aussi le programme Enviroclub™® destiné aux PME qui autrement, n'auraient pu amorcer une telle démarche, faute de ressources financiéres et humaines suffisantes.Le programme offre les services d'un consultant spécialisé pour réaliser leur projet et quatre journées d'ateliers de formation sur la prévention de la pollution et les systèmes de gestion environnementale.La PME s'inscrit au programme pour un montant équivalent à environ 20 % des services qu'elle recevra.Le CODD coordonne l'EnviroclubM° au Saguenay-Lac-Saint-Jean.il s'assure de l'obtention des résultats.Ensuite, avec l'aide de consultants spécialisés, le CODD vend le programme aux PME, les recrute, s'assure que les projets et leur réalisation suivent les critères du programme et s'assure de la diffusion des réussites.Éco-efficacité Ws Tes Gains économiques Gains environnementaux Les Industriels forestiers du Saguenay Lac Saint-Jean félicitent le Centre québécois de développement durable à l\u2019occasion de son dixième anniversaire.Nos entreprises forestières régionales ont mis ou sont a mettre en place ufisysteme de gestion environnementale qui inclue les concepts d\u2019aménagement forestier durable.= y ¢ de nos activités.En ce sens nous avons à cœur de préserver les systèmes naturels qui supportent la vie [ tigen Dent au mandat général que s\u2019est donné le Centre québécois ; de développement durable, soit de « Permettre à la population du Saguenay-Lac-Saint- -Jean d\u2019améliorer sa qualité de vie en termes de santé, d\u2019emploi, d\u2019éducation et de culture dans le respect des ressources écologiques ».LES INDUSTRIELS FORESTIERS DU ~ SAGUENAY LAC SAINT-JEAN | Entreprises PromoAFFAIRES.février 2003 » P7 Des résultats convaincants Protéger l'environnement tout en réalisant des économies totales de plus de 1,3 MS par année, c'est ce qu'ont réalisé 22 PME du Saguenay-Lac-Saint-Jean au cours des dernières années.développement durable (CQDD).à es résultats ont été obtenus en 2001 et 2002 grâce à l'EnviroclubM®, un À service unique de prévention de la pollution et d'écoefficacité basé sur les besoins des PME et coordonné par le Centre québécois de Grâce à leur participation aux Enviroclubs*° de la région, plusieurs des 22 PME rencontrent déjà les exigences du Protocole de Kyoto en ce qui à trait à la diminution des gaz à effet de serre.D'autres ont réduit leurs résidus, leurs émissions de substances toxiques, leur consommation de matière première (eau, arbres, gaz naturel) ou ont initié les premières étapes d'un système de gestion environnemental.Tout cela générant un investissement total de la part des PME de 1,1 millions $ et un retour sur l'investissement en moins d'un an.Les 22 PME des Envireclubs™® previennsnt des secteurs de la transformation de l'aluminium, des produits chimiques, des mines et de la production d'énergie, de I'agroalimen- taire et de la sylviculture.Devant des résultats aussi encourageants, le CODD constate que l'attitude des dirigeants et des employés a changé.Les gestionnaires ne perçoivent plus ia protection -de l'environnement comme une dépense, mais comme un investissement rentable beaucoup plus rapidement que prévu.Modifier les procédures en faveur de l'environnement devient alors une occasion d'innover, de devenir plus compétitif, de se former à la prévention et de bénéficier de retombées 3 projets de l\u2019Enviroclub\u201d.SANI-TERRE Sani-terre emploi 7 personnes et fabrique des unités mobiles de nettoyage d'équipements forestier ou minier unique au monde.rare Mathie ; ary\" La conception écologique de l'unité pilote de lavage a été complétée grâce l'intervention d'EnviroclubM®.« Notre première approche consistait à tenir compte de l\u2019eau usée, mais nous n'avions pas tenu compte de l'impact de notre unité sur l'air, explique Christian Mathieu de Sani-terre.C'est avec l'aide de I'EnviroclubM que nous avons exploré de nouvelles technologies et découvert celles qui émettent le moins de gaz à effet de serre, qui consomment moins de carburant et qui coûtent moins cher d'opération et d'entretien.Nous avions déjà un produit avec une bonne image environnementale, mais nous avons réussi à l'améliorer encore ».sociales à l\u2019intérieur de l'usine et dans la communauté.SPECTUBE Spectube, un fleuron de la transformation de l'aluminium, par ses activité d'étirage de tubes, emploie 70 personnes.I! est au cœur de la future Vallée de l'aluminium du Saguenay-Lac-St-Jean.Mission pour Spectube et les consultants EnviroclubM° ?Réduire la consommation de solvant chloré (reconnu comme toxique) tout en poursuivant sa croissance actuelle de 20%.Le défi a été relevé en optimisant l'opération du procédé en boucle fermée avec des réductions de consommation de solvant de 68% et des économies récurrentes de 59 000$/an.« En plus des bénéfices pour l'environnement, de telles économies nous permettent d'être plus compétitifs et d'assurer l'emploi pour nos 70 travailleurs, dit le responsable ressources humaines et qualité chez Spectube, Benoît Hudon.ll est important de rappeler à nos clients comme Bombardier à Valcourt, par exemple, qu'il n'y a pas de différence de qualité entre un fournisseur de Montréal et en région.» ; FA 0 CR LTT Président 7 et Patrice C A US CERCLE à 111 FROMAGERIE ALBERT PERRON La fromagerie Perron emploie 70 employés et fabrique en majeure partie du fromage cheddar de maturation dont le fameux « Doyen ».Mme Sylvie Beaudoin, directrice générale : « Nous avions de vieilles habitudes liées à une situation d'abondance concemant notre consommation d'eau et d'énergie.L'Enviroclub**° va nous permettre, une fois les modifications complétées, de réduire l'utilisation de l'eau de 150 m°/jour et du gaz naturel de # 10% pour des économies de quelque 30 000$ par année.» La responsabilité sociale des entreprises, une démarche incontournable e changement est d'abord un état d'espnt, essentiel pour concrétiser les transformations les plus durables au sein des entreprises, dit Claude Vanasse, coordonnateur en éco- efficacité au CODD.Ces transformations n'arrivent que lorsque les dirigeants et les cadres prennent conscience de leurs responsabilités sociales : « Ils peuvent alors influencer durablement la culture de leur entreprise, sans perdre de vue, les notions de profit, de croissance ou de dividendes aux actionnaires.» C'est ainsi qu'à partir de leurs interventions auprès de nombreuses entreprises de la région, les membres du CODD ont noté que les dirigeants et gestionnaires intègrent de plus en plus les questions environnementales et sociales dans leurs orientations stratégiques : « Dans un premier temps, ils expérimentent la rentabilité que procurent les modifications aux activités de production, selon le modèle de l'écoefficacité.Par la suite, ils prennent volontiers les devants afin de saisir les opportunités d'affaires qu'entraînent les nouvelles stratégies politiques et fiscales mises en place par les marchés mondiaux, les gouvernements et les grandes conventions internationales comme le Protocole de Kyoto.» Un bon positionnement stratégique permet à l'entreprise : e d'anticiper les pressions réglementaires; « de construire, du même souffle, une réputation et une image positives auprès du public, des clients, des partenaires, des marchés financiers; e de réduire, à moyen et long terme, le risque actionnarial face à des investisseurs plus sensibles à la dimension éthique, un besoin qui s'exprime aussi chez l'ensemble des parties prenantes (« stakeholders ») que sont les employés, les banques, les assurances et la collectivité.« Voilà une amélioration globale pour l'entreprise, conclut Claude Vanasse, capable de sécuriser sa croissance à long terme, de motiver les employés et d'attirer une main-d'œuvre davantage spécialisée et compétente.» LATIN Vision globale et mondiale Le point de vue de Jules Dufour, Géographe, directeur de maîtrise en Études et interventions régionales à l'Université du Québec à Chicoutimi 1.Quel bilan faites-vous des mesures adoptées par les instances internationales pour protéger l'environnement et réduire les effets de la pauvreté ?Tous les observateurs s'entendent pour dire que, globalement, il n'y a pas eu de progrès J significatifs depuis Rio, ni en environnement, ni AL -Æ en ce qui a trait à la pauvreté.Malgré ce dur LL SN constat, il s'avére que les différentes conven- oo tions mondiales signées et ratifiées depuis la Conférence de Stockholm (1972) jouent un rôle indispensable.Les gouvernements nationaux sont, pour leur part, les gardiens du bien commun.Le progrès passe nécessairement par la satisfaction des \u2018 besoins essentiels de chacun et une justice pour tous.2.Comment voyez-vous le rôle de l'entreprise au XXIÉ siècle et la responsabilité sociale des entreprises ?Un des succès de Johannesburg réside dans la conviction que les entreprises sont partie prenante de la société.Elles ont à s'assurer que leurs activités ne portent pas préjudice à l\u2019environnement biophysique et à l\u2019environnement humain.il en va d'ailleurs de leur intérêt.Viser le profit à court terme au détriment de toute autre considération mène à l'épuisement des ressources naturelles et à l'appauvrissement de la collectivité.Ce qui finit par se retourner contre tous les acteurs de l'économie.L'entreprise éprouve un grand besoin de stabilité sociale, de prospérité générale et de citoyens éduqués, en santé et actifs.Une compagnie qui respecte son milieu fait de bonnes affaires.Ce sera encore plus vrai demain alors que s'instaurent peu à peu les conditions favorables à une économie viable et durable.L'entreprise fait partie de la société, elle ne s\u2019y oppose pas. Vous pensez que la protection de l'environnement est un frein au développement économique ?DÉTROMPEZ-VOUS! Il est possible pour une PME de protéger l'environnement tout en améliorant ses coûts de production.GRÂCE À ENVIROCLUB Voici quelques exemples de résultats concrets : # CYCLES DEVINCI (fabricant de vélo) : 80 % moins de solvants utilisés, économies de 82 000 par an, retour sur l'investissement : 8 mois & CAN-LAK (fabricant de produits chimiques, de peintures et de revêtements ) : réduction de 4125 kg de composés organiques volatiles par an, réduction de |7 tonnes de CO2 par an, des économies de 8 000 par année * PANN-O-STAR (fabricants de panneaux en bois massif): 177 tones de CO2 en moins par année, économie de 10 000 arbres par année, augmentation des revenus de 707 500 $ par année SANI-TERRE (fabricant d'unités mobiles de lavage pour machinerie forestière) : 33, 4 tonnes d'équivalent CO2 en moins par année, économies de plus de 13 000 $ par an par unité, économies prévues 782 700 $ Les enjeux sont énormes.Les PME le savent La performance économique des PME manufacturières est de plus en plus liée à leur capacité de se conformer aux exigences environnementales de leurs clients.Mais ce n'est pas tout.Dans le contexte de la globalisation des marchés, de l'accroissement de la concurrence, la performance est intimement liée à la gestion optimale de toutes les ressources de l'entreprise.Incluant ses matières premières.Le programme Enviroclub *: des experts au service des PME proactives.Un expert-conseil vous accompagne dans votre usine pour la réalisation d'un projet de prévention de la pollution.Sa mission : aider la PME à accroître sa rentabilité et sa compétitivité par la performance environnementale.Plus encore, vous assistez avec les autres membres d'EnviroclubMe à quatre ateliers # animés par des spécialistes.Vous aurez donc l'occasion d'échanger de l'information avec d'autres gens d'affaires sur vos préoccupations et vos expériences communes.Un programme intelligent adapté à votre entreprise Le programme Enviroclub™® a été mis en place suite a la décision de vos partenaires gouvernementaux d'aider les PME canadiennes à améliorer leur performance.L'engagement est réel et concret.Des ressources à la fois humaines et financières y sont affectées.Ce programme est adapté à votre entreprise car son objectif est la mise en place de projet sur mesure.Des bénéfices très concrets Le programme Enviroclub\"° vise l'amélioration de votre position concurrentielle et de vos chances de succès dans votre recherche de nouveaux clients.Partenaires d'Enviroclub : * Conseil national de recherches Canada * Développement économique Canada * Environnement Canada "]
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