Les affaires, 6 février 1993, Cahier 2
[" TARIAGATION : LES CLIENTS SE MONTRENT PLUS EXIGEANTS ll y a la récession, il y a la libéralisation des règles de publicité et puis, il y a carrément trop d'avocats, disons-le.Si bien que les bonnes relations ne suffisent plus pour garder ses clients.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 B-3 ASSURANCE JURIDIQUE : À QUAND L'ENGOUEMENT ?Il y a encore relativement peu de produits offerts et la récession a ralenti leur popularité, mais La Capitale garde toujours espoir de faire un malheur avec son programme d'assurance juridique.B-4 MONTRÉAL, LE SAMEDI 6 FÉVRIER 1993 Le No 1 de la finance et de l'économie au Québec CAHIER B 20 PAGES HL_ es règles de transition qui présideront à l'entrée en vigueur du nouveau Code civil amèneront de l'eau au moulin des avocats.Effectivement, souligne Robert Godin, associé au bureau montréa- lais Lavery de Billy, à l'usage, la loi de mise en application du nouveau Code \u2014 à l\u2019étape de projet \u2014 se révélera très difficile à interpréter.Cette législation, soumise pour consultation au Barreau du Québec, suppose que les litiges qui apparaîtront en 1994 devront être tranchés en fonction du nouveau régime, même si leur source a pris naissance sous l'empire de l\u2019ancien Code.En effet, étant donné l\u2019importance des modifications au Code, le ministre de la Justice a décidé de lui donner d'emblée force universelle, plutôt que de laisser les deux Codes cohabiter, le temps que l'ancien ne disparaisse par attrition.Or, la bouchée sera dure a avaler : siégeant depuis longtemps au sein des comités du Barreau appelés à se pencher sur le Code civil, M.Godin explique que la réforme québécoise constitue un exemple unique par l\u2019ampleur des transformations introduites d\u2019un seul coup.L'aboutissement d'une quarantaine d'années de réflexion En -effet, il faut préciser que la refonte est l'aboutissement, d\u2019une quarantaine d'années de réflexion sur le Code civil, resté relativement inchangé depuis 1866.La réforme du droit de la famille, au début des années 1980, constituait l'amorce au changement fondamental apporté par le nouveau Code.Soulignons que le principal impact des changements prévus dans le droit commercial concerne les sûretés : les garanties offertes par les emprunteurs à leurs créanciers.M.Godin précise : « Cela va changer l\u2019évaluation des risques pour les institutions financières.Leurs recours seront soumis à des délais, conditions et choix moins souples Robert Godin, associé de Lavery de Billy, croit que l\u2019entrée en vigueur du nouveau code civil créera un peu de grabuge au début, mais que cette situation ne durera pas très longtemps cependant.NOUVEAU CODE CIVIL : UNE MANNE POUR LES AVOCATS Apres 40 ans d'études, la réforme du Code civil est bien engagée.Au chapitre du droit commercial, les changements seront majeurs et la période de transition en enverra plusieurs consulter les juristes : des millions de dollars en services-conseils qu\u2019actuellement ».Ainsi, alors que la jurisprudence actuelle a établi que les créanciers doivent accorder un délai juste et raisonnable avant de saisir un bien, le nouveau Code laisse courir une période précise de temps entre le préavis et le moment où un prêteur peut passer à l\u2019action.De son côté, Jean-R.Boivin, associé au bureau de Langlois Robert, de Montréal, signale que ce préavis, envoyé au préalable à un nouvel organisme créé à cette fin \u2014 le Bu- reau de la publicité des droits \u2014 afin que les autres créanciers puissent en prendre connaissance, devra spécifier la nature exacte de sa portée.Après avoir rappelé les défauts de se conformer aux conditions du prêt, le document devra spécifier le montant réclamé, la nature du droit, la description du bien grevé, etc.Par contre, les modifications apportées aux conditions de prêt profiteront autant, sinon davantage, aux banques qu\u2019à leurs clients.En regroupant toutes les formes d'un prêt sous un même chapeau, appelé hypothèque, le nouveau Code civil simplifiera énormément le processus des enquêtes de crédit.Ainsi, mentionne M.Boivin, une hypothèque pourra être prise sur un immeuble comme maintenant, mais également sur les meubles, les stocks, les créances, etc.Pour satisfaire aux besoins élargis de crédit, les entreprises doivent présentement faire intervenir une hypothèque sur la bâtisse, un nantissement commercial sur l'équipement, une cession de créances, une cession de biens en stock, etc.Davantage conforme aux normes nord-américaines « Donc, cela clarifie beaucoup la situation, affirme M.Godin.Les ajustements au niveau des sûretés mobilières ressemblent beaucoup au droit nord-américain.Les règles du Code actuel sont un peu toutes croches.« En bout de ligne, tout le monde y trouvera son com iin Ui pu i A LES AFFAIRES, samedi 6 février 1993 - Cahier spécial B-2 nain cuassscan nue pu =pancs MARCHAND, MAGNAN, MELANÇON, FORGET Avocats Le cabinet regroupe quelque 20 avocats qui se spécialisent dans les domaines suivants: = droit des assurances responsabilité civile et professionnelle droit de la construction droit des affaires financement de l'entreprise litige commercial Ce mii pe wh I Tour de la Banque Nationale 600, De La Gauchetière Ouest Bureau 1640 Montréal (Québec) Téléphone : Télécopieur : 514 861-0727 H3B 4L8 514 393-1155 La certitude d'avoir fait le bon choix LEDUC LeBEL est un cabinet d'avocats bien établi qui assure des services juridiques dans les divers domaines du droit; le droit commercial, le droit du travail, le droit civil et bancaire, le droit des assurances et le droit administratif, tant au niveau national qu'international.Un cabinet d'avocats conscient de ses responsabilités et qui a le souci de l'excellence de ses services professionnels.Une équipe qui vous assure le support nécessaire, peu importe la taille de votre entreprise.1130, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) (514) 849-6023 LEDUC Le Publicité : les avocats font preuve de modération H_ plupart des avocats font preuve de beaucoup de modération dans la mise en marché de leurs services.Il y a deux ans, le Barreau levait les restrictions imposées à ses membres concernant la publicité.Certains craignaient alors que les avocats ne s'inspirent de leurs confrères américains, où les 2 pour 1 et les rabais de 25 % font maintenant partie de la culture judiciaire.Or, il n'en fut rien.Les avocats d'ici ont fait preuve de sobriété.Leurs budgets publicitaires n\u2019ont d\u2019ailleurs pas connu de hausse significative.D'une part, les plus importants bureaux ont une clientèle institutionnelle que l\u2019on n\u2019attire pas avec une annonce.D'autre part, les petits bureaux, dont la clientèle plus populaire pourrait être tentée par une réduction de 25 % sur les divorces, par exemple, ont peu de moyens pour la publicité.Le point saillant de ces deux premiéres années de libéralisation a sans doute été la publicité télévisée de l\u2019avocat québécois Guy Bertrand.Grande star au firmament de la Vieille Capitale, Me Bertrand a profité de la libéralisation pour remettre les choses en perspective : « À cause des grandes causes que j'ai défendues, je suis devenu une vedette du droit.Cette image me nuisait parce que les gens croyaient que j'étais devenu inaccessible alors que moi, j'ai toujours voulu défendre le peuple.La publicité télévisée m\u2019a permis de modifier mon image », a dit Me Bertrand au journal LES AFFAIRES.L'avocat avoue également avoir dû cesser de représenter des joueurs de hockey, justement parce que les gens ordinaires en avaient déduit qu\u2019il fallait être plein aux as pour se payer ses services.La publicité de Me Bertrand visait un deuxième objectif : répondre aux policiers qui l\u2019ont accusé d\u2019être l\u2019informateur du journaliste Normand Lester de Radio-Canada dans l'affaire de la collaboration de l\u2019ex-ministre Claude Morin avec la Gendarmerie royale du Canada.« Les attaques malicieuses des policiers ont eu un effet dévastateur.Elles m\u2019ont fait perdre beaucoup de business.Je n\u2019avais pas de choix de ne pas répondre », a expliqué l\u2019avocat.L\u2019audace de Me Bertrand a- t-elle changé la façon de faire des juristes de Québec ?Me Bertrand a indiqué que le coût élevé d\u2019une campagne télévisée met cette forme de publicité hors de portée de la majorité des avocats.« Il y a des avocats qui sont contre, d\u2019autres qui sont pour.Mais tous conviennent que ma publicité était de bon goût.» Faibles budgets publicitaires Louis M.Dionne, administrateur de l\u2019étude Flynn, Ri- vard, de Québec, ne croit pas que l\u2019incursion de Me Bertrand dans le domaine de la publicité télévisée change la façon de faire de l\u2019ensemble de la profession.« Avec la clientèle qu\u2019il \u2014 Me Bertrand \u2014 a, ça peut être bon pour lui.Mais pas pour un bureau qui a une clientèle institutionnelle.Même aux = rs) v UTOMOBILI® RESIDENTIELLE ET BIENS PERSONNELS, Etats-Unis, où la publicité des avocats est beaucoup plus répandue, les gros bureaux ne semblent pas vouloir embarquer.La rentabilité d\u2019une annonce dans des médias à grande portée n\u2019est pas du tout évidente non plus », estime M.Dionne.« Je ne pense pas que les budgets publicitaires des avocats aient beaucoup augmenté depuis deux ans.Toutefois, cette libéralisation a développé chez nous des réflexes que nous n'avions pas », a pour sa part commenté Robert P.Gagnon, associé du cabinet Grondin, Poudrier, Bernier, également de Québec.Me Gagnon a notamment expliqué que dans le passé, lorsqu'il donnait une conférence, il se contentait de remettre une photocopie de son texte aux participants.« Maintenant, on fait imprimer le texte sur du papier de qualité et on l\u2019insère dans une belle pochette de présentation.Nous n\u2019annongons pas plus qu\u2019avant, mais nous avons raffiné notre marketing.» « Ce n\u2019est pas en s\u2019annonçant dans n'importe quel journal qu\u2019on va chercher la clientèle d\u2019affaires, a également indiqué Marc Bernard, de Bernard Simoné et associés, de Longueuil.« Mais peut-être qu\u2019un avocat qui fait des divorces peut y trouver son compte.D'ailleurs, si vous consultez l\u2019annuaire téléphonique de la Montérégie, vous verrez que les plus grandes annonces sont celles des avocats qui s\u2019occupent de divorces.» « Je n\u2019ai pas vu beaucoup de changement depuis deux ans, a également déclaré Michel d\u2019Amours, associé de Lachance d\u2019Amours Roy Bourcheix.Tous les grands cabinets de Montréal que nous avons interrogés à ce sujet, Heenan Blaikie, Martineau Walker, Pouliot Mercure, Desjardins Ducharme Stein Monast, etc.ont abondé dans le même sens.La libéralisation de la publicité, jumelée à une concurrence plus forte, a rendu les avocats plus conscients de l\u2019importance d\u2019un bon marketing.Ils ont refait leurs brochures et leurs publications pour les rendre plus attrayantes et ils peaufinent davantage leurs communications institutionnelles, mais voilà virtuellement tout.Quand les entreprises fusionnent, se refinancent ou font des mises à pied, les rabais de 15 % sur présentation d\u2019un coupon ne leur inspirent ui CRT EE 2 pr re a VE © ar AC me p\u2014 pression pp ne te ee te Tendance : la sélection des avocats se fait de plus en plus par appel d'offres Bes gros clients recourent de plus en plus souvent à un appel d'offres dans le but de choisir un cabinet d\u2019avocats.La rationalisation touche ainsi ces spécialistes, habitués à ce que leurs factures soient acquittées sans discussion.Michel Robert, associé se- mentionne que les entreprises projetant une acquisition, une émission d\u2019actions, etc.ont pris l\u2019habitude de solliciter des soumissions pour ce type de travaux ponctuels.« On nous demande de décrire le travail que l\u2019opération représente.Il faut aussi préciser quels avocats seront affectés au projet et leur taux horaire.Le procédé est un peu semblable à ce qui se fait dans le domaine du génie.» Le phénomène s\u2019explique, entre autres, par la très forte concurrence que se livrent les bureaux d'avocats entre eux.« Je sais que de grands bureaux ont soumis des prix inférieurs aux coûts.Que ce soit pour prendre des parts de marché ou pour occuper leurs gens, il n'en demeure pas moins que tout le monde fait face à cette nouvelle réalité », affirme M.Robert.Sur la question des tarifs en général, le cabinet Langlois Robert a d\u2019ailleurs commandé une enquête de marketing dans le but de mieux cerner les attentes de ses clients actuels ou éventuels.I] en est ressorti que les clients souhaitent avoir plus de contrdle sur les coiits afin d\u2019établir de meilleures prévisions de leurs frais juridiques.En cours de mise au point, un système informatisé d\u2019estimation offrira en partant aux clients de Langlois Robert une description détaillée des frais encourus.Comme des imprévus surviennent fréquemment dans les causes complexes, des révisions périodiques, indiquant où on en est rendu, seront fournies pour expliquer les dépassements.Une telle innovation contribuera forcément à enlever la part de mystère qui entoure les frais d\u2019avocats.Selon Louise Comeau, syndic adjoint au Barreau du Québec, les tarifs des avocats varient énormément en fonction de plusieurs critères.Le syndic du Barreau, responsable de régler les différends êntre les membres de la profession et leurs clients, tient compte de l\u2019expérience de l\u2019avocat, du temps consacré à l\u2019affaire, de la difficulté du problème soumis, du résultat obtenu, etc.À cause des frais fixes beaucoup plus importants à Montréal, les taux horaires y sont beaucoup plus élevés qu\u2019en province.L'inverse est aussi vrai par rapport à Toronto.A Montréal, la fourchette de prix oscille entre 50 $ et 500 $ de l\u2019heure.Le montant maximum est toutefois facturé exceptionnellement par des experts reconnus, en droit fiscal notamment, qui agissent seulement titre de consultants.Les avocats seniors des grands bureaux réclament en général 300 $ de l\u2019heure.En province, la concurrence moins forte fait en sorte que les avocats juniors peuvent exiger au moins 75 $ de l\u2019heure tandis que leurs pairs plus expérimentés ne dépasseront pas 175 $.Afin d'éviter les mauvaises surprises, Mme Comeau conseille aux clients de faire consigner par écrit les ententes au sujet des honoraires.Elle recommande également de demander une facturation progressive Qui rende compte des il a venir.VALLIER HITT CE APIERRE Bureau 360 Impact de la récession H__ es sources de revenus des cabinets d'avocats ont changé depuis le début de la récession.Les cabinets d\u2019avocats ont en général subi une baisse de leurs revenus liés au droit commercial (fusions, acquisitions, constitutions en société, financements, etc.) et au droit immobilier, depuis le début de la récession.Par contre, les domaines de l\u2019insolvabilité et des litiges sont plus actifs que jamais.« La récession nous a frappés comme tout le monde.Toutefois, nos frais fixes étant plus faibles que ceux des grands bureaux, nous avons pu nous adapter », a déclaré Marc Bernard, de Bernard Simoné et associés, de Longueuil.« Le secteur commercial et l\u2019immobilier fonctionnent moins bien que dans le passé, mais nous avons compensé par une augmentation dans le secteur public et l\u2019assurance », a indiqué Louis M.Dionne, administrateur de Flynn, Rivard, de Québec.« Notre volume d\u2019affaires est resté stable pendant la récession.Ce n'est plus la croissance des années 1980, mais dans les circonstances, ce n\u2019est pas si mal », estime Jacques L\u2019Abbé, de Desjardins Ducharme Stein Monast.« Nos revenus ont continué a augmenter même en période de récession, a par ailleurs indiqué Pierre C.Lemoine, de Heenan Blai- kie.Notre bureau est encore jeune (20 ans).Notre clientèle ne cesse de s\u2019élargir.» « Les bureaux de taille moyenne comme le nôtre ont été moins influencés par la récession que les gros », a renchéri Jean H.Gagnon, de Pouliot Mercure, dont le nombre d'avocats est passé de 27, en 1989, à 37, actuellement.« Avant, nos clients nous demandaient simplement notre taux horaire.Maintenant, ils veulent savoir combien ça va leur coûter, a raconté Jean H.Lafleur, de Martineau Walker.Plutôt que de facturer selon un taux horaire, il arrive de plus en plus souvent que nous proposions un forfait à nos clients.» I NN FROMENT MONTRÉAL 1250, boul.René-Lévesque O.Bureau 2500 Montréal, Québec Canada H3B 4Y1 Tél (514) 846 1212 UNE ÉQUIPE DYNAMIQUE AU SERVICE DE TROIS-RIVIÈRES 1500, rue Royale Trois-Rivières, Québec Canada G94 GEG Tél.(819) 373 7000 LENTREPRISE HeenantBlaikie A Vv Oo C A TORONTO P.O.Box 185, Suite 3350 South Tower, Royal Bank Plaza Toronto, Ontario Canada M5] 2/4 Tel.(416) 360 6336 VANCOUVER 1199 West Hastings Suite 600 Vancouver, British Columbia Canada V6E 3T5 Tel.(604) 669 0011 Late jetoads Jalyeg - E6GT J8UA84 9 Ipaues \u2018S3YIvi4v SIT £8 LES AFFAIRES, samedi 6 février 1993 - Cahier spécial B4 L l'assurance juridique de La Capitale : accueil mitigé de la part des consommateurs Æ_ assurance juridique présentée par la société d\u2019assurances La Capitale il y a un an n'a pas encore produit les résultats espérés.Ce nouveau produit d\u2019assurance n\u2019a effectivement pas permis à l\u2019entreprise d\u2019accroître de 15 % à 20 % sa clientèle en assurance-habi- tation, comme elle l\u2019espérait alors.Toutefois, parmi les assurés que comptait déjà La Capitale, une forte majorité s\u2019est prévalue de l\u2019offre.L'assureur prévoit cependant atteindre la totalité de ses objectifs cette année.« L'année 1992 a été difficile en assurances, ce qui explique que notre volume de clientèle n\u2019a pas connu de hausse significative.Néanmoins, entre 87 % et 89 % de nos assurés ont greffé à leur assurance-habitation notre nouveau produit, ce qui est conforme à nos prévisions à ce chapitre », relate Richard Saint-Pierre, directeur du contentieux et du service des sinistres à La Capitale.Il s\u2019étonne que si peu de concurrents aient emboîté le pas.Les programmes d\u2019assurance juridique connaissent pourtant un succès phénoménal aux Etats- Unis et en Europe.Le modèle français Aux Etats-Unis, Caldwell Legal comptait 46 M de souscripteurs en 1988 après avoir offert 20 ans plus tôt un service de frais juridiques préacquittés.Les familles allemandes et britanniques détiendraient des programmes similaires dans des proportions de 50 % et de 25 % respectivement.« Nous nous sommes surtout basés sur le modèle français bien que nous ayons aussi regardé ce qui se fait en Californie.En France, cette protection juridique existe depuis le début du présent siècle, mais s\u2019est surtout développée à partir de 1965-1970.« Nous croyons que le contexte social au Québec actuellement présente de grandes similitudes avec celui qui prévalait en France au milieu des années 1970.Ces programmes d\u2019assurance juridique se sont avérés là-bas une véritable façon de rendre la justice plus accessible à la population, ce qui constitue le fondement de notre démarche au Québec.» La Capitale a donc bénéficié de l'expérience de son actionnaire minoritaire français, La Garantie mutuelle des Fonctionnaires.Couverture Lancé à grands renforts de publicité, l'assurance protection juridique de La Capitale n\u2019est accessible qu'à ceux qui détiennent déjà une police d\u2019assurance-habitation avec l'assureur.Celui-ci a fixé à 34 $ le prix de cette option, un prix relativement bas.Grâce à ce programme, la compagnie d'assurances = 5 @ Di = 5 wn \u20ac © mn Le programme d'assurance juridique de La Capitale re or ; nd la justice plus accessible à la classe moyenne.rembourse à l\u2019assuré les frais et honoraires d\u2019un recours judiciaire (engagé en son nom ou en celui des membres de sa famille logeant sous son toit) en matière de propriété et habitation, de consommation, de sécurité du revenu, de dommages corporels ou matériels ainsi qu\u2019en droit du travail.La compagnie d'assurances acquitte 80 % des honoraires professionnels lorsque la cause est contestée, jusqu'à un maximum de 3 000 $ par litige.Elle a également fixé un plafond de 10 000 $ de réclamations par année.Lorsque le différend est réglé en médiation, l'assuré n\u2019a alors rien à payer.Aussi, La Capitale verse 40 $ pour tout client qui désire une consultation auprès d\u2019un PRÉSIDENT A/S AHERN, LALONDE.NUSS, DRYMER 1 PLACE VILLE MARIE SUITE 3333 MONTREAL, QUEBEC CANADA H3B 3N2 TELECOP.: (514) 866-5269 _ CanAm-China Traoe DeveLopnENT ConPORATION CONSULTANTS EN ETABLISSEMENT D'ENTREPRISES EN CHINE ET EN RELATIONS COMMERCIALES AVEC LA CHINE JoHNsoN C.C.Jia, BA.LL.M.MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ DE SCIENCE JURIDIQUE CHINOISE ET DES ASSOCIATIONS DE DROIT DE PROCÉDURE ET ADMINISTRATIF DE CHINE TÉL.: (514) 866-9757 professionnel, sans exclusion d\u2019aucun champ juridique.Situations non couvertes Cependant, comme dans toute garantie, certaines situations ne sont pas couvertes.Ainsi, les litiges qui sont du niveau d'appréciation de la Cour des petites créances échappent à l\u2019assurance.Actuellement, le montant maximum qu\u2019il est possible de réclamer devant ce tribunal est de 1! 000 $.Toutefois, ce plafond sera haussé à 3 000 dès ce printemps.Aussi, un assuré qui est protégé par un syndicat voit sa cause en droit du travail ne pas être admissible à un remboursement.L'assurance couvre les recours basés sur des événe- ments survenus au moins 60 jours après la date d\u2019entrée en vigueur de la police initiale de l\u2019assuré.Les causes doivent nécessairement être de la compétence des tribunaux québécois.« Nos clients comprennent bien la formule.Ils peuvent d\u2019ailleurs s\u2019adresser à une avocate chez nous qui leur confirmera si leur projet de recours est inclus dans notre protection.» Par ailleurs, M.Saint-Pierre indique que plus de 700 personnes \u2014 entre 3 % et 5 % des soucripteurs de cette option \u2014 ont reçu jusqu'ici l\u2019aval de La Capitale pour entreprendre des démarches juridiques.I est nécessaire d'obtenir cette préautorisa- tion.Les causes les plus souvent répertoriées ont trait à des vices cachés, à des blessures corporelles (chutes et morsures d'animaux) et, dans une moindre mesure, à des licenciements.En consultation, les sujets fréquemment abordés sont en rapport avec des infractions pénales et des situations de conjoints de fait.Libre choix de I\u2019avocat Ajoutons que les clients de La Capitale ont le libre choix de l\u2019avocat.Toutefois, en ayant établi une grille tarifaire qui varie de 70 $ à 110 $ de l'heure comme base de remboursement des honoraires professionnels, la compagnie d\u2019assurances cible prioritairement un bassin de 5 000 avocats et notaires.Le Québec compterait pourtant autour de 12 000 avocats et entre 3 000 et 4 000 notaires.A ce sujet, M.Saint-Pierre reconnait que les limites de remboursement des honoraires défavorisent les grands cabinets.L\u2019assuré peut cependant décider de combler la différence entre les frais exigés par un avocat et le remboursement versé par La Capitale.Enfin, la note de frais juridiques est expédiée par le professionnel directement à La Capitale.Il est encore trop tôt, affirme le directeur du contentieux et du service des sinistres, pour établir le coût moyen de remboursement des causes approuvées puisque certaines n\u2019ont pas encore connu leur dénouement.Cependant, « nous n\u2019intervenons pas dans la relation avocat-notaire et client.Toutefois, nous demandons à nos assurés de nous autoriser à parler à leur avocat.Nous cherchons à nous assurer que la cause est bien fondée, vérifions la véracité des faits et l\u2019admissibilité à notre programme ».Satisfaction des avocats La première réaction des professionnels à l\u2019introduction de ce programme l\u2019an dernier n\u2019a pas été très enthousiaste.On assimilait le produit a.I\u2019 Aide juridique.« Cependant, en découvrant les modalités de notre programme et en voyant leurs notes de frais réglées rapidement, les avocats et notaires ont été enchantés : ils ont compris qu\u2019une nouvelle clientèle était à leur portée.» Au Barreau du Québec, Robert Primeau, directeur des services aux membres, rapporte que les commentaires entendus de la part des membres sont tous positifs.« Ce qui est intéressant, c\u2019est que beaucoup de gens qui se sont rendus consulter nos membres en vertu de ce programme juridique n\u2019y auraient pas été autrement.Ils découvrent les avantages de le faire.Et ils y retourneront plus volontiers.En fait, ils ont ainsi apprivoisé la profession d'avocat.» Objectif : classe moyenne C\u2019est la classe moyenne que tente de rejoindre La Capitale avec son nouveau produit.Une enquête de marché confiée à SOM avant le lancement de son programme l\u2019encourageait à cibler les consommateurs dont les revenus familiaux s\u2019échelonnaient entre 35 000 $ et 70 000 $.L'intérêt pour une protection juridique, révélait l\u2019étude, est plus fort parmi les gens gagnant plus de 45 000 $.La Capitale déclare que son programme peut aider à désengorger les tribunaux québécois même s\u2019il rend plus aisé le recours devant ces cours.« En remboursant les coûts de consultation pour quelque domaine de droit que ce soit, en acquittant 100 % des honoraires professionnels encourus lors d\u2019un règlement à l'amiable, nous favorisons la prévention et, du fait, évitons probablement que des causes soient portées devant les tribunaux ».M.Saint-Pierre pense que les effets du nouveau produit vont se faire sentir en 1993 et se traduire par une forte croissance du volume de la clientèle en assurance-habi- tation.Il assure que le coût de cette option demeurera le même tout au long de 1993.Deuxième phase La compagnie d\u2019assurances de la Vieille-Capitale prépare la deuxième phase de son incursion dans le domaine juridique.Elle proposera à des groupes et à des employeurs une protection de ce type.Déjà, certains l\u2019ont approchée pour qu\u2019un programme sur mesure d'assurance juridique soit bâti à leur intention.Ultérieurement aussi, La Capitale songe à développer davantage ce produit.Deux façons s\u2019offrent à elle : d\u2019abord, en augmentant les champs de droit couverts, ensuite en proposant un programme aux clients détenant une assurance-automobile ou une assurance commerciale.IH AE RAYM Np RINCE red == > \u2014 a A et 2 te a a ac 0 ETS La Banque Nationale veut relancer son programme d'assurance juridique E_ancer un programme d\u2019assurance juridique n\u2019est pas nécessairement voué au succès, même si un tel produit semble prometteur.La Banque Nationale (Mtl, NA, 7,38 $) en sait quelque chose.Elle vient de mettre en sourdine son projet-pilote de distribution d\u2019une assurance familiale frais juridiques.Lancé il y a un peu plus d\u2019un an avec le concours de la Sun Alliance du Canada et offert aux seuls titulaires de la carte Or MasterCard, le programme n'a pas obtenu les résultats attendus.Alain Charbonneau, rela- tionniste senior à la Banque, signale que l\u2019entreprise cherche à simplifier la formule et à la rendre plus universelle.« Ce n\u2019est toutefois pas évident.Nous devons tenir compte de la Loi des Banques qui nous empêche de vendre un tel produit par le biais de nos succursales.» Moyennant 24,95 $ par mois, le souscripteur obtenait l\u2019assurance de remboursement de frais et d'honoraires d'avocats pour différents recours devant les tribunaux : réclamations en vertu de la Loi de protection des consommateurs, pour blessures corporelles, litiges de construction ou faisant suite à des transactions immobilières, contestation de règlements de succession, poursuites pour négligences médicales, etc.Par ailleurs, l\u2019assurance frais juridiques était indépendante de tout autre produit.Les procédures de divorce faisaient aussi partie de cette couverture en autant qu\u2019elles étaient entamées au moins un an après l\u2019adhésion au programme de la Banque.Un montant maximum de 2 500 $ était remboursable dans un tel cas.D'autres restrictions s\u2019appliquaient également à l\u2019ensemble de son programme.D\u2019autres compagnies d\u2019assurances offrent aussi des protections juridiques.« La Loyds, la Sun Alliance du Canada, La Société mutuelle d\u2019assurance générale et Pafco sont les autres assureurs, avec La Capitale | qui offrent des programmes en matière juridique, fait savoir Marcel Tassé, directeur général adjoint pour le Bureau d\u2019assurances du Canada au Québec.« Certains avaient déjà développé leur propre concept au moment où cette dernière a mis en marché son produit, en janvier 1992.« Il faut dire que tous ces programmes diffèrent pour la plupart les uns des autres; dans certains cas, il s\u2019agit de quelques éléments à peine de protection juridique tandis § que d\u2019autres sont beaucoup plus étendus.On va parfois jusqu\u2019à couvrir les frais relatifs à des causes en diffamation.» Selon M.Tassé, l\u2019assurance juridique est vraisemblablement promise à un bel avenir en raison de la propension marquée des gens à recourir davantage aux tribunaux.« Les Québécois sont plus éclairés sur leurs droits qu\u2019ils l\u2019étaient il y a quelques années.» GUY & GILBERT AVOCATS Toit des affaires Droit administratif Droit agricole Droit de la construction Droit des assurances et de la responsabilité Droit de l\u2019environnement Droit immobilier Droit municipal Droit de la santé Droit des transports Droit du travail Financement Insolvabilité Litige Propriété intellectuelle Du leadership en droit LAVAL 3080, boul.Le Carrefour Bureau 550 Loval (Québec) H7T 2K9 Téléphone : (514) 686-3270 Télécopieur : (514) 687-6769 \u2014 MONTREAL 770, rue Sherbrooke Ouest Bureau 2300 Montréal (Québec) H3A 1G1 Téléphone : (514) 281.1766 Télécopieurs : {514} 281-1059 © (514) 281.9948 (514) 281-5799 PARIS 77, rue Boissière 75116 Paris (France) Téléphone : (1) 44-17-48-00 Télécopieur : (1) 45-01-86-41 Télex : Roffin 620565 F Jamie Run thoix eclaire iLyous faut {EEE BP (inexpertd £10305 J3IUED - £66T I91IAY) Q IPAWES \u2018SFYIVAJY S31 SH Sil En tant que chef d\u2019entreprise, vous devez prendre régulièrement des décisions qui déterminent le fonctionnement futur de votre entreprise.C\u2019est pourquoi McCarthy Tétrault, le cabinet d\u2019avocats au service de la communauté d\u2019affaires du Québec et du Canada, vous offre tout le soutien juridique dont vous avez besoin pour réaliser vos projets McCarthy Tétrauit.lorsque vous avez besoin des conseils d\u2019un expert.McCarthy Tétrault Québec 112, rue Dalhousie, bureau 201 Québec (Québec) G1K 4C1 Tél.: (418) 692-1532 Fax: (418) 692-4354 Montréal «Le Windsor», 1170, rue Peel Montréal (Québec) H3B 458 Tél.: (514) 397-4100 Fax: (514) 875-6246 Ottawa - Toronto - London - Calgary - Vancouver - Londres - Hong Kong LES AFFAIRES, samedi 6 février 1993 - Cahier spécial B-6 Les meilleurs cabinets d'avocats au Québec \u20ac uels sont les meilleurs cabinets d'avocats au Québec ?C\u2019est à cette question que le journal LES AFFAIRES a tenté de répondre.Très subjectif, di- rez-vous\u2026 Toutefois, 1l existe une évaluation de la qualité professionnelle des avocats, faite par leurs pairs.Nous avons procédé à une analyse de cette évaluation, contenue dans l'édition de 1991 (la plus récente) du Martindale-Hubbell International Law Directory.La maison Martindale- Lachance d'Amours Roy Bourcheix AVOCATS DROIT COMMERCIAL ET CORPORATIF LITIGE CIVIL ET COMMERCIAL ASSURANCES ET DROIT DU TRAVAIL MÉDIATION ET ARBITRAGE COMMERCIAL Claude Lachance Serge Roy Piace Euréka 7305, boul.Marie-Victorin Burcau 110 (514) 923-4600 Brossard (Québec) Ligne Montréal: (514) 953-4600 JAW 1A6 Télécopieur: (514) 923-4610 UNE EQUIPE DYNAMIQUE Cumulant plus de 60 ans d'expérience UNE ÉQUIPE ACCESSIBLE À l'angle de la route 132 et du pont Champlain Michel d'Amours Dominique Bourcheix IE Hubbell publie depuis 125 ans un répertoire des avocats les plus compétents dans chaque pays.Les avocats l'utilisent pour recommander des avocats étrangers à leurs clients.Selon Léon Bédard, directeur des communications du Barreau du Québec, ce répertoire est une bible de la profession partout dans le monde.Tous les avocats membres d\u2019un barreau font l\u2019objet d\u2019une évaluation.La maison Martindale-Hubbell envoie à plusieurs avocats une liste de leurs confrères en leur demandant de les évaluer, s\u2019ils les connaissent, bien sûr.La cote À signifie que les compétences de l'avocat sont nettement supérieures; la cote B, très bonnes; et la cote C, au-dessus de la moyenne.Une chance sur douze d'être bien coté par ses pairs De plus, pour obtenir une de ces cotes, un avocat doit obtenir la cote V.Cette cote Pratique exclusive droit du travail Denis, Comtois & Landry avocats Une équipe dynamique .' .au service de l'entreprise.3768 ch.de = Cote- al 5 est décernée à un avocat seulement si les avocats qui l\u2019évaluent le recommanderaient à leurs clients.En effet, un avocat peut donner la cote A à un confrère parce qu'il estime ses compétences en droit supérieures, mais il pourrait hésiter à lui recommander un client parce que, par exemple, son éthique professionnelle peut être mise en question.Dans ce cas, la maison Martindale-Hubbell n\u2019accordera aucune cote à l\u2019avocat.Au Québec, un membre du Barreau sur 12 environ obtient la cote A, B ou C; ces avocats sont vraiment la crème de leur profession.Toutefois, cela ne veut pas dire que les avocats non cotés sont incompétents ou que leur sens de l'éthique ne fait pas l\u2019unanimité.Ils peuvent simplement, à cause de leur jeune âge ou la nature solitaire de leur travail, ne pas encore être connus ou reconnus par leurs confrères.Pour départager les bureaux, dans le tableau figurant sur la page ci-contre, nous avons calculé combien parmi leurs membres ont reçu une cote.Pour chaque avocat coté A, nous avons accordé trois points, et deux points pour la cote B.Nous aurions accordé un point pour la cote C, mais aucun des meilleurs bureaux n\u2019ont d\u2019avocat ayant reçu cette cote.Ogilvy Renault en tête A Montréal, pas moins de 25 avocats du cabinet Ogilvy Renault ont obtenu la cote A.Ogilvy est suivi de Stikeman, Elliott, avec 17, et de McCarthy Tétrault, avec 15.A Québec, le cabinet Grondin, Poudrier, Ber- nier compte trois avocats ayant reçu la plus haute évaluation, le même nombre que Lavery de Billy.Toutefois, neuf avocats de Grondin ont reçu la cote B, contre six pour Lavery.A l'extérieur de Montréal et de Québec, 15 avocats ont obtenu la plus haute évaluation de la part de leurs confrères.GZS CIS SERVICES TT Une connaissance approfondie ; Là RT des subtilités financieres LANGLOIS ROBERT¢ AVOCATS Montréal (514) 842-9512 Mambre de Smith Lyons QUÉBEC MONTREAL OTTAWA TORONTO VANCOUVER HONG KONS TAIPE1 Québec (418) 682-1212 oy A RIT len LL LE PENSEUR Langlois Robert A RS ont Cela dit, plus un cabinet compte d\u2019avocats, plus il a de chances d\u2019avoir de bonzes dans ses rangs, c\u2019est logique.Pour faire la part des choses, nous avons voulu déterminer dans quels cabinets on retrouve la plus forte concentration de compétences, compte tenu de la taille de chacun.Pour y arriver, nous avons divisé le nombre de points obtenus par le nombre d'avocats.A ce chapitre, trois cabinets se distinguent par un pointage plus élevé que le nombre d'avocats.En tête de liste vient la cabinet La- fleur Brown, suivi au deuxième rang de McMas- ter Meighen et, en troisième place, de Mendelsohn Rosentzveig Shacter.A Québec, on retrouve la plus forte concentration de compétences au cabinet Desjardins Ducharme Stein Monast, tandis que celui de Lavery de Billy vient au deuxième rang.Voici les résultats détaillés de notre fi os Dominique I non RY ee Pa RASS BE SO SNE) TE cg oe EUR gaie a = EEE DE EE [e103ds Jaye) - E6GT J9A84 9 IPAWES \u2018SIYINVAIV SI1 La | | OÙ SONT LES MEILLEURS AVOCATS e ee = ea vn 2 ok Burea es ae 2e u Cotes obtenues « 58 ol os A Se cs) es = ef c= o| ef © ® A B| o| 2 c cl MONTREAL 0 1 Ogilvy Renault 25 34 (143 155 0,922 (4) 2 Stikeman, Elliott 17 |21| 93 114 0,815 (8) La Société d'avocats Grondin, Poudrier.Bernier qui œuvre depuis 3 McCarthy Tétrault 15 122 89 104 0,855 (5) plus de 45 ans dans plusieurs secteurs spécialisés du droit, 4 Lavery de Bill 9 |29/ 89! 115 0,773 9 5 Martineau Walker 7 28 77 128 0.601 ga) notamment le droit de la construction, civil.assurance.matrimonial, environnement, transport.commercial, bancaire.fiscal.6 Desiardins Duch 8 |22| 68 83 0,819 (6) municipal et le droit du travail, est fière d'annoncer la fusion de esjardins Ducharme , 7 McMaster Meighen 10 12 54 51 1,058 (2) son cabinet juridique avec celui des avocats «Caron.Gingras, 8 Lafleur Brown 3 |21 51 43 1,186 (1) Delage et Leblanc».9 Mendelsohn Rosentzveig Shacter 3 |19 47 45 1,044 (3) 10 Heenan Blaikie 8 (10) 44 70 0,628 (13) 11 Byers Casgrain | 5 |13 41 60 0,683 (12) 12 Guy & Gilbert | 0 19 41 74 0,554 (15) 13 Mackenzie Gervais | 5 [11 37 49 0,755 |(11) 14 Phillips & Vineberg 8 6 36 47 0,765 |(10) 15 de Grandpré, Godin 4 12°\u2019 36 44 0,818 (7) FE LL ; |\u2014 ! ' QUÉBEC | 1 Grondin, Poudrier, Bernier 3 927] 47 0,574 (3) 2 Desjardins Ducharme Stein Monast | 2 9 24 29 0,827 | (1) 3 Lavery de Billy | 3 6 21 29 0,724 (2) | | 4 Flynn, Rivard | 1 5 | 13 38 0,342 (5) | La Société d'avocats Grondin.Poudrier.Bernier en profite éga- | 5 Gagné, Letarte, Sirois, Beaudet 1 3 9 22 0,409 (4) | lement pour souligner l\u2019arrivée de M° Pierre Bourbeau et = | ME Pierre-Luc Desgagné a son cabinet de Montréal et de M° Line S COTES 4 EN REGION | Ouellet et Mê Pierre Brun à son cabinet de Québec.LE i : | | Brossard : .cccccoeviiiie.Jean-Pierre Lussier AVOCATS PROVENANT DU CABINET FUSIONNE | | i ; , ; ; ; M° MICHEL CARON.membre du M° DENIS GINGRAS, membre du Chicoutimi: .Michael H.Cain (Cain Lamarre Barreau depuis 1970 et ancien Barreau depuis 1972, oeuvre | Larouche Wells) Bâtonnier de Québec.possède une principalement en droit des vaste expérience dans plusieurs affaires et de la faillite.| .; , , secteurs du droit et.notamment, en | Granby : Jean A.Desjardins (Desjardins Dupont) droit matrimonial Be CODE Tare.orn?du M° MARC DELAGE.membre du dans le domaine du droit admims- Barreau depuis 1974.est spécia- tratif et du droit du travail Hull ESS Marcel Beaudry (Beaudry, Bertrand) hoé en irosdes aflaues de ; Philip F.Foran transport et de l'environnement.i Me PIERRE BOLDUC.membre du ; .: i i i Barreau depuis 1984, oeuvre New Carlisle © .Lucien Grenier (Grenier et Grenier) pumcipalement dans les domaines du droit civil.commercial et Rimouski © .André P.Casgrain médical Rouyn-Noranda © .Normand Grimard (Grimard, Desjardins, NOUVEAUX AVOCATS Lavallée, Grimard) Québec Montréal ; M° LINE OUELLET, membre du Me PIERRE BOURBEAU M Fisc., ; z Barreau depuis 1981, possède membre du Barreau depuis 1982, Sainte-Foy Serene rer René Amyot ; ; i | une vaste expénence dans le pratique dans le secteur du droit des André Morisset (Jolin, Fournier, Morisset) domaine du litige commercial et affaires et plus particulièrement dans Charles Trembla (Tremblay, Bertrand, du droit corporatif, les secteurs de droit commercial.Bois.Mi nault) y M° PIERRE BRUN.membre du corporatif, fiscal et professionnel.\u2019 g Barreau depuis 1989, exerce en Me PIERRE-LUC DESGAGNE.droit du travail et droit constitu- membre du Barreau depuis 1992, Saint-Jean-sur-Richelieu : Claude Lauzon tionnel.pratique en droit civil et commercial.Sherbrooke : Pierre Fournier (Fournier, Demers) Trois-Rivières : Marcel J.G.Beaumier (Beaumier, Richard) Val O'OTS mn mecrerccrrre Lucien Cliche (Cliche et Cliche) = Grondin, Poudrier, Bernier SOCIÉTÉ D'AVOCATS Source : Martindale-Hubbell International Law Directory Tableau : LES AFFAIRES Quebec: Edifice Merici.801.chemin St-Louis, Bureau 200, Quebec (Quebec) G1S 1C1 Tél.418.683.3000 Télec.418.683 8784 Montréal 425.boul.de Maisonneuve Quest, Bureau 710.Montréal (Quebec) H3A 3C5 Tél.514.982.0701 Télec 514.499 9725 Cabinet correspondant a Paris: 16.rue de Varenne.75007 Paris.Tél.(331) 45 44 23,93 LES AFFAIRES, samedi 6 février 1993 - Cahier spécial nul Hi 1 Les avocats veulent limiter les risques d'une \u20ac parle beaucoup de mondialisation des marchés dans les milieux juridiques par les temps qui courent.Toutefois, contrairement à ce que l\u2019on a vu chez les comptables il y a une dizaine d'années, il n'y a pas de course pour la conquête des marchés étrangers par les avocats.C\u2019est que l\u2019expansion étrangère coûte très cher et que les cabinets d'avocats, même les plus importants, restent de petites entreprises aux ressources financières limitées.Pas question de risquer la stabilité de leur bureau principal au nom de l\u2019expansion.De plus, contrairement aux comptables, les avocats ne peuvent compter sur le marché local des autres pays pour rentabiliser de nouveaux bureaux.Les avocats ne peuvent pratiquer le droit d\u2019un pays autre que le leur.C\u2019est seulement lorsque des clients canadiens actifs dans d\u2019autres pays peuvent leur assurer des revenus suffisants que les cabinets québécois consentent à s\u2019y aventurer.Quitte, plus tard, à développer une clientèle locale 10h20 à 10h35 Pause café 12h00 à 13h30 Déjeuner 14h50 à 15h05 Pause café I A | I PROGRAMME 8h00 à 9h00 Accueil 9h00 à 9h40 La place de la fiscalité en droit matrimonial Honorable Claude Bisson, juge en chef de la Cour d\u2019appel du Québec 9h40 à 10h20 Les formes civiles de séparation et les droits découlant du mariage Me Jean-Pierre Senécal 10h35 à 11h15 Les nouveaux conjoints de fait fiscaux Me André Lareau 11h15 à 12h00 La nouvelle planification fiscale Conférencier à confirmer 13h30 à 14h10 Le divorce à trois : moi, mon conjoint et ma compagnie Me Pierrette Rayle 14h10 à 14h50 Les changements fiscaux aux pensions alimentaires pour 1993 Me Jean-Marie Fortin 15h05 à 15h45 Le litige fiscal matrimonial : vous et votre pension vs l\u2019Impôt DO en s\u2019associant à des avocats de la place.Bureaux à l\u2019étranger Pour nombre de cabinets, les affiliations représentent donc un moyen peu coûteux et sans risques d\u2019avoir une adresse à l'étranger.En vertu de ces affiliations, deux bureaux s\u2019entendent pour se référer mutuellement des clients.Cependant, cela reste une association superficielle, chacun des bureaux ayant souvent une culture bien différente.Le cabinet Martineau Walker s\u2019est associé il y a plusieurs années à des bureaux de Toronto et de Vancouver, pour former Fasken Martineau Davis.Cette association a permis aux cabinets canadiens d'ouvrir des bureaux à Londres, à Bruxelles et à Budapest.« On ouvre un bureau à l\u2019étranger seulement quand des clients nous poussent à le faire, a expliqué au journal LES AFFAIRES Jean H.Lafleur, de Martineau Walker.« Dans un autre pays, les FISCALITÉ MATRIMONIALE COLLOQUE D\u2019UNE JOURNÉE Le 9 mars 1993 Sous la présidence de l\u2019Honorable Claude Bisson, juge en chef de la Cour d\u2019appel du Québec.NOUVELLE PUBLICATION TR MN ban ! I avocats canadiens ne peuvent faire que du droit canadien ou international.On ne peut pas compter sur le droit local pour vivre.» Rentabilité d\u2019abord Comme d\u2019autres cabinets, celui de Martineau considère le Mexique, « mais on n'est pas très avancé à cet égard », a indiqué M.La- fleur.Même chose pour les rives nord et sud de Montréal.« Je ne dis pas non, mais il faudra voir si ce serait rentable, a précisé M.Lafleur.« Les grands centres financiers attirent plus de clientèle que les petits.Nous envoyons plus d\u2019affaires à notre bureau de Québec que celui-ci en envoie à Montréal.Encore là, ça dépend de tes clients.Si tu n\u2019en as pas en Montérégie, ça ne sert à rien d\u2019y ouvrir un bureau.Penser qu'on volerait des clients à des avocats établis en Montérégie si on y ouvrait un bureau est illusoire.» Par contre, le cabinet Pouliot Mercure s\u2019est affilié à un bureau de Toronto et à un Photo : Jean-Guy Paradis LES AFFAIRES Jean H.Lafleur, du cabinet Martineau Walker : « ne peuvent pas compter sur le droit local pour vivre.» autre de Vancouver pour former Cassels, Pouliot, Douglas et, tout récemment, cette entité s\u2019affillait à un cabinet mexicain, Noriega y Es- cobedo, pour prendre la dénomination Cassels Pouliot Douglas Noriega.« Nous avons choisi l\u2019affiliation pour prendre de l\u2019expansion a I\u2019étranger parce e financement ° acquisitions e fiscalité ° accidents de travail que cette solution est moins coûteuse et moins risquée que d'ouvrir un bureau, a expliqué Jean H.Gagnon, associé de Pouliot Mercure.« Les pressions des gens d\u2019affaires québécois se faisaient de plus en plus fortes pour leur offrir des services au Mexique.Notre affiliation est plus qu\u2019un échange de ré- \u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014m\u2014\u2014mm MACKENZIE _ GERVAIS AVOCATS UNE ÉQUIPE AU SERVICE DE LA PME puis 1898, notre cabinet est associé de près au milieu des affaires québécois.Les avocats de notre équipe PME, forts de cette tradition, concentrent leurs efforts vers la PME pour lui offrir, dans le contexte qui lui est propre, des services dans les domaines suivants: e droit du travail e ventes d'entreprises e conseils en environnement Dans un autre pays, les avocats canadiens ° réorganisations férences, c\u2019est une véritable collaboration.» Fidélisation de la clientèle Par ailleurs, l\u2019affiliation à un cabinet éloigné favorise la fidélisation de la clientèle.- Me Jacques Côté 15h45 à 16h30 AllTables® et AIITax® * Me Jean-Marie Fortin M.François Lebel, c.a., de Informatrix 2000 inc.En vous abonnant à la publication, obtenez 1/3 de rabais sur le coût du colloque.Pour informations et inscriptions PI) Les Publications CCH/FM Itée De Montréal : (514) 866-7148; 866-2771 Ailleurs au Québec : 1-800-363-8304 LES PROFESSIONNELS DE LINFORMATION LE professionnels qui composent notre équipe PME ont été choisis en fonction de leur personnalité, de leur expérience et de leur sens pratique.Vous trouverez chez eux des interlocuteurs conscients des limites des ressources d\u2019une PME et du lien direct qui existe souvent entre l'avoir personnel du propriétaire de la PME et celui de son entreprise.Ils pratiquent une facturation sur mesure, adaptée aux exigences particulières de la PME d'aujourd'hui.* AllTables® et AllTax® sont des marques déposées de Informatrix 2000 inc.et de Me Jean-Marie Tortin.770, rue Sherbrooke Ouest, Bureau 1300, Montréal (Québec) H3A 1G1 Téléphone: (514) 842-9831 Télécopieur: (514) 288-7389 Pierre C.Lemoine, du cabinet Heenan Blaikie : « Nous voulons poursuivre notre croissance en respectant notre philosophie.Et les fusions et les affiliations ne permettent pas cela.» Il y a trois ans, le cabinet Desjardins Ducharme Stein Monast s\u2019est entendu avec un cabinet de Toronto et un autre de Vancouver pour se recommander mutuellement leurs clients.« Avant, tout le monde faisait affaires avec tout le monde.Maintenant, les cabinets cherchent a développer des relations stables entre eux », a expliqué Jacques L\u2019Abbé, directeur général de Desjardins Ducharme.Fort de cette affiliation, le cabinet Tory Ducharme Lawson Lundell a intégré le bureau que Tory (Toronto) possédait déja a Londres et a de plus ouvert un bureau à Hong Kong.« Nous n'avons à Botan ÿ Shpheteganet ges ma a \u20ac PGND a NTH sy pas le choix de suivre nos clients dans les pays ou ils veulent faire des affaires », estime M.L'Abbé.Doutes Par contre, quelques bureaux émettent des doutes quant à la pertinence de ces affiliations.C\u2019est le cas no- Photo : Jean-Guy Paradis LES AFFAIRES tamment de Lafleur Brown et de Heenan Blaikie.De son côté, le cabinet La- fleur Brown exploite des bureaux à Toronto et à Bruxelles.« Je ne crois pas beaucoup aux affiliations de bureaux qui n\u2019ont pas la même philosophie.On n\u2019a aucun contrôle sur le bureau avec lequel on est affilié », a expliqué Peter Bateman, directeur exécutif de Lafleur Brown.Par exemple, il y a quelque temps, les cabinets Lafleur Brown et Kronstrôm Desjardins, de Québec, ont fait un mariage à l'essai.Comme les deux cabinets n'avaient pas le même type de clients, ils ont décidé de rompre, en se promettant de se référer des clients lorsque l\u2019occasion se présenterait.Quant à Heenan Blaikie, ce cabinet a refusé les avances de quelques bureaux de Toronto cherchant à s\u2019affilier et à plutôt choisi d'ouvrir son propre bureau.« Si on s'était affilié à un bureau de Toronto proportionnellement aussi important que nous dans le marché, il aurait été plus important que nous et 1) aurait tenté de nous dicter notre façon de faire, a expliqué au journal LES AFFAIRES Pierre C.Lemoine, du cabinet Heenan Blaikie.« Et si on s\u2019était affilié à un bureau de Toronto qui compte le même nombre d'avocats que nous, il aurait été proportionnellement moins important que nous et nous aurait envoyé moins de clients que nous lui en aurions envoyés, » Incidemment, le cabinet Heenan Blaikie tente de changer son image de bureau spécialisé pour la communauté anglophone.« Trois avocats sur quatre chez nous sont francophones.Notre langue de travail est le français », a tenu à préciser M.Lemoine.Il y a 18 mois, le cabinet Heenan a ouvert son propre bureau à Vancouver.« Nous voulons poursuivre notre croissance en respectant notre philosophie.Et les fusions et les affiliations ne permettent pas cela », a indiqué M.Lemoine.Cela n\u2019a pas empêché Hee- nan de fusionner avec un petit cabinet de Trois-Rivières.L'intégration des trois avocats trifluviens par le bureau de 80 avocats de Montréal ne posait pas de problème et Heenan avait déjà des clients établis dans le parc de Bé- cancour.Le Mexique intéresse aussi Heenan Blaikie, d\u2019autant plus que Roy L.Heenan, cofondateur du cabinet, est un Mexicain de naissance.« Nous nous interrogeons quant à la façon de procéder.Mais nous voulons aller plus loin que la simple affiliation », a dit M.Lemoine.« Pour fusionner, il faut qu\u2019il y ait communauté d'esprit, sinon ça fait un corps à deux têtes », estime Robert P.Gagnon, associé de Grondin, Poudrier, Ber- nier, de Québec.Il y a deux ans, ce cabinet a fusionné avec deux autres bureaux de Québec.Il exploite aussi son propre bureau à Montréal.« Il faut aussi considérer la compatibilité des clientèles.Si un bureau est forcé d'abandonner une partie de ses clients pour fusionner avec un autre, où est l\u2019intérêt ?» Il I DOMINIQUE FROMENT RIT LL AiTSE Des conseils de maitres leldads JaiUEI - £66T J9LAY) 9 Ipawes \u2018SIHIV4IV S31 68 - LES AFFAIRES, samedi 6 février 1993 - Cahier spécial B-10 > Guy & Gilbert s'apprête à signer une entente avec un bureau.
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