Dimanche-matin, 10 juin 1979, Cahier 9
[" Li HR T5 ve + E Tr ng Send 4 i Æ LR ANE TR) ei 1 \u20180 » 4 Li i |} v i= x Led { LA ! / RIE ¥ ik.+ at NE who 4 La À fr NY 4 L 16) +, Er y +3 À Fu i T4 v I s N wn #7 x rd \u201c; ¥ % or \u2018< I LA wR ta, Akin Fak ha EET ; ir, En À Ay % * +55 xE 7 4, fa y : ® #5 co * a) > fe Fy,\u201d y.q I ol) # Ê 4 3 | of À i f dé 5 A Fe radar { ; « i 4A À + % vk: 4 Y de + $ + % ¥ Fx ge ee RT.\u201c\" fi 5% Ws ah * ZA ¢ y | + 4 oud + SR fon & Frey 2 .Y , pas $ À ; cu A ¥ i edo lady.Soto 5 \u2014\u2014 y PAGE 2 \u2014 DIMANCHE-MATIN CARREFOUR \u2014 10 JUIN 1979 Les invités du dimanche La - antiquaire de la royauté Evelyn Newman est probablement la seule montréalaise qui a eu comme clients d'aussi prestigieuses personnalités que les familles présidentielles des USA, les familles royales d'Europe en plus de voir ses antiquités et oeuvres d'art figurer dans des films comme «Le Parrain» et «L'Exorciste».Etablie depuis trois ans à Montréal, Evelyn Newman et son mari furent, pendant de nombreuses années, propriétaires d'une importante entreprise de New York se spécialisant dans le commerce des antiquités et des EVELYN NEWMAN, oeuvres d'art anglaises et françaises du 18e siècle.Aujourd'hui, Evelyn Newman a laissé New York pour ouvrir une boutique a Westmount, «Le Connaisseur», où l\u2019on retrouve quantité de chefs- d'oeuvre d\u2019une époque où l'art était pratiquement élevé au rang d'une religion.«Mais, si je me suis établie ici», de raconter madame Newman, «c'est surtout pour être près de ma fille et de mon gendre que j'adore.J'ai la chance d'être la mère de trois enfants qui m'ont donné six petits- enfants, lesquels à leur tour m'orft fait le cadeau de deux arrière- petits- enfants.Depuis que j'habite Montréal, je dois dire que je suis devenue amoureuse de cette ville et de ses habitants.J'y resterai.» Entourée de ses souvenirs faits-de porcelaines anglaises, d'anciens flacons de parfum, d'une lampe Tiffany originale, Evelyn Newman mène une vie paisible de grand-mère et parle très peu de ses rencontres avec les grands de ce monde.«On m'a déjà offert d'importantes sommes d'argent en échange de lettres de grandes personnalités mais j'ai toujours refusé de les céder.» Ce disant, elle exhibe rapi- .dement une lettre portant le sigle de la Maison Blanche.«Mon mari et moi nous sommes toujours fait un point d'honneur de ne pas utiliser les noms de nos clients sans \u201c leur consentement.» Cette éthique leur a valu le respect de leurs clients et de tous les importants négociants internationaux en oeuvres d'art, base essentielle pour exercer un commerce à untel niveau.Etce n'est pas maintenant qu'elle dérogera de cette ligne de conduite.L'homme s\u2019est depuis toujours interrogé sur son avenir et de cette interrogation naquirent cer taines pseudo-sciences telles l\u2019astrologie, la chiromancie ou d'autres méthodes relevant du spiritisme.Pour Kimon Valaskakis qui pratique la prospective, science qui utilise une approche scientifique pour analyser les diverses options existant dans l'avenir, il est possible de prévoir ce que sera la société de demain sans avoir recours à la sorcellerie.KIMON VALASKAKIS, un oeil sur le futur Gamma, calqué sur le modèle des «Think Tanks» américains et dont la seule fonction est une projec- Jion sur l'avenir afin d'aborder l'inconnu avec une attitude volonta- À «Nous avons obtenu notre pre- .mier contrat du gouvernement fédéral dès notre première année et une équipe de 15 chercifeurs secondés par 10-étudiants entreprirent l'étude du complexe pro- bième de la conservation de l'énergie», raconte Kimon Valaskakis.domicilaire.» Actuellement, Gamma a lancé le projet «Delta», lequel étudiera l'effet de la double révolution dans les télécommunications et l'informatique pour les années 80.Selon Kimon Valaskakis, les enjeux sont considérables puisque notre avenir sera intimement lié à l'utilisation de l'ordinateur.- «Avec l'avènement de la fibre soit de 30 à 35 passera à plus de 1,000.Ceux qui contrôleront ce «câble» pourront également contrôler l'information.Chaque «domicile pourra éventuellement être reliée, via le câble, à un ordi- -nateur central qui pourra, sur demande, soit rediffuser les detnie- res nouvelles, soit acheminer la commande d'épicerie.Nous devons déja nous poser la question: Selon Kimon Valaskakis, deux options seront offertes au public, l'accès à un ordinateur central ou l'utilisation individuelle d'un microordinateur domestique.De plus, les années 80 äamèneront d'autres bouleversements sociologiques avec l'introduction de la robotique.D'ici trois-ans, on pourra acheter pour quelques $4,000 un robot qui, en plus d'accomplir certaines Docteur en Sciences économi- «Certaines denossuggestionsfu- optique dans les télécommunica- Quels seront les mécanismes qui .tâches domestiques, remplacera ques et professeur titulaire à l'Uni- rent appliquées, notamment l'ins- tions», avance Kimon Valaskakis, assureront un controle efficace de .plusieurs secteurs d'une main- versité de Montréal, Kimon Va- tauration du programme fédéral «le nombre de canaux de télévi- l'utilisation objective de ce super d'oeuvre déjà décimée par le chô- laskalds fonda en 1974 te groupe de Subventions pour l'isoiation.\" sion\" actuellement disponibles, ur \u201cmayen dinformation?»s pea Mage.Ceci est pour demain.one trees 70 Herm K 4A dS vr ai oe 344 pre YE Tp FY Tn pement a de a rimes Sethi à 0501 TE SOS LENS Ted a OMANCHE RINT EAHRERDUR£ 4 SIN 19794 PAGES __ Les invites du dimanche a Tran * Te + Apprivoiser Iz la marée verte Depuis quelques années, la marée verte a envahi nos foyers.Symbolisant un désir de rapprochement avec la nature, l\u2019homme citadin, las des gris du béton et de l'asphalte, s'est tourné vers la culture et l'entretien des plantes vertes.De plus en plus de québécois \u201d* investissent chaque.année des sommes relativement importantes pour l'achat de plantes mais les échecs sont aussi nombreux.Après quelques mois, les plantes, mal entretenues, se dessèchent et meurent.Dans sa quincaillerie du Centre d'Achats de Côte St-Luc, un jeune montréalais, Michel Chaimberg a monté ce qu'il qualifie d'être la plus importante serre du genre au Canada.Aucune lumière du jour ne pénètre dans son magasin et il a dû reproduire artificiellement les conditions idéales pour la conservation des espèces qu'il offre au public.«Je peux tout contrôler à l\u2019inté- : AE rieur de ma serre», affirme Michel photosynthèse si \u201cessentielle a Chaimberg.«Chaque plante a leur- bonne santé.» des besoins qui lui sont propres Michel Chaimberg affirme éga- que ce soit pour l'intensité de lement que de trop nombreux fleu- l'éclairage, de l'humidité et de ses ristes achètent de grossistes des besoins en eau.» __plantes qui R'ont pas été acclima- BERNARD RAGUENEAU, Occupant une superficie de 2,000 pieds carrés, la serre de Michel Chaimberg est aussi adéquatement ventilée et un humidificateur maintient 'humidité a 70%.«ll né faut pas se faire attraper par les différents gadgets dans le commerce», avance-t-il, «comme par exemple ces tubes fluorescents qui sont censés être spécia- | lement conçus pour I'horticulture.J'utilise deux types de tubes bien communs afin de donner à mes plantes un éclairage à la fois chaud et froid.Elles ont ainsi l\u2019intensité nécessaire à la réaction de tées.«Les racines sont en état de choc et l'acquéreur l'ignore au moment de l'achat pour finalement se fendre compte après quelques semaines que sa plante est morte.On se décourage et on laisse tout tomber.» Michel Chaimberg est actuellement le seul marchand qui peut se permettre d'offrir une garantie de trente jours sur là vente de ses plantes.«C'est parce que je les achète directement du producteur et que j'attends qu'elles s'acclimatent avant de les mettre en vente», dit-il, «ainsi, je connais leur état.» C'est à cause d'une dispute avec son père que Bernard Rague- neau fit ses valises et quitta la France pour venir au Québec.lI faut croire que ce coup de téte fut très profitable si l'on en juge par le succès de ses deux restaurants, «Les Beaux Jeudis» et «Le Friday» où plus de 150 employés s'affairent à servir 900 couverts par + jour.Bernard Ragueneau débuta dans le métier comme garçon de table dans différents restaurants de la métropole avant de marquer un point important en 1969 alors qu'il s'associa à trois hommes d'affaires pour relever un établissement déficitaire qu'il nomma «ke- Friday».Quelque temps après, avec un autre associé et un investissement personnel de $250,000, il ouvrit «Les Beaux Jeudis» en ble à San Francisco.«Je n'ai jamais été un bon inventeur», précise-t-il en souriant, «seulement un très bon imitateur.» Pour appuyer cette très bonne imitation, Bernard Ragueneau applique les quatre principes pour réussir dans ce domaine riche en faillites.«D'abord, il ne faut pas lésiner sur les quantités servies.Il faut donner plus pour moins d'argent.Les Américains disent «Value for dollar».Ensuite, il faut soigner le décor.Il est important que la clientèle se sente dans une at- Mosphère qui suscite le confort.Elle ne quittera pas le restaurant à la hâte.Troisièmement, l'emplacement est très important.Il ne faut pas craindre de s'installer dans clientèle qui n\u2019a plus qu'à fairé un x une fue ou il y a plusieurs restaurants cac cette variété attire.= ve s'inspirant d'une initiative sembla- + a 900 couverts par jour choix.Ici, sur la rue Crescent, les restaurants ne manquent pas.Finalement, la relation avec la clientele doit étre aussi bonne que les rapports patron- employés.Ici, le personnel est d'expérience et se sent libre avec les clients.lis causent et blaguent ensemble.» Bernard Ragueneau a refusé une offre de plusieurs millions de - dollars pour son restaurant et ne se croit pas millionnaire pour autant.Selon lui, la valeur d'un tel établissement est intrinsèquement reliée à son âme dirigeante.Il est convaincu que sans son capitaine, tout navire risque le naufrage. PAGE 4 \u2014 DIMANCHE-MATIN CARREFOUR \u2014 10 JUIN 1979 Les invités.du dimanche - MARIEL HEMINGWAY, une adolescente \u201cqui a séduit Cannes Il semble bien que la jolie Mariel Hemingway porte New York dans son coeur, comme en témoigne son chandail des Rangers, depuis qu'elle a tourné dans Manhattan, le dernier film de Woody Alien.Venue présenter ce film hors compétition au.Festival de Cannes avec son père Jack, fils du TA + a célèbre écrivain américain Ernest Hemingway, la jeune comédienne: de 17 ans y a fait sensation, volant la vedette aux plus grandes stars.Alors qu'il y a à peine trois ans elle était une écolière parmi tant d'autres et rêvait de devenir biologiste, Mariel est maintenant consacrée vedette de cinéma, surpassant même en popularité sa grande soeur Margaux qui lui obtint son premier rôle, à ses côtés, dans le film Lipstick.Nous espérons bien que Mariel Hemingway viendra nous voir bientôt à Montréal, même si son équipe de hockey préférée a été obligée de s'incliner devant Les Canadiens lors des finales de la Coupe Stanley.| é- A + 3 O : sp RRR XF NI 755 EPR Agonist Art RA AA LAA Fad Bo 5 EW RFE Gid rd di 4.Lana WEY Rd = 40H ERE + ; Princesse \u201c de la soeur aînée du Président de.vend : du parfum Valentino a choisi la Princesse Ira de Furstenberg pour étre 'ambassadrice de ses parfums et PDG de la nouvelle compagnie.La Princesse Ira est née de l'union Fiat avec un Prince autrichien.Sa vie est un vrai roman: mariée à 15 ans au Prince Alfonso Hohenlohe, de qui elle a eu deux enfants, et ensuite au playboy italien Francisco Pignatari, elle a fait du cinéma et de la télévision.Si elle avoue que son grand amour sera toujours le cinéma, elle espère bien trouver beaucoup de satisfaction à accomplir son nouveau travail.Très belle et très italienne, Ira refuse d'être seulement une _ «image de marquer»; parlant couramment six langues, elle veut prendre une part active à l'essor de l'entreprise et à l'ouverture de nouveaux marchés.La Princesse de Furstenberg est également en_ train d\u2019 ne un no sur la ; by ta nen ET Let © Fe RAT \u2018Madame ALDO MORO, un an apres La terre continue de tourner pour Eleonora Moro, veuve du lea- \u2018der de la Démocratie chrétienne d'Italie qui fut enlevé par les Brigades rouges, puis assassiné le 9 mai 1978.Ayant retrouvé sa joie de vivre, cette femme alerte de 63 ans enseigne le catéchisme aux enfants de I'Oratoire de l'église San Francesco, que son mari fréquentait assidûment, à Monte Mario, près de Rome.On la voit ici jouant avec ses élèves pendant la récréation, quelques jours avant le premier anniversaire de la mort de son mari.C'est d'ailleurs en compagnie de ces enfants que Mme Moro se sent le mieux et c'est un peu grâce-à eux qu'elle a pu retrouver son sourire après les événements tragiques de l'année dernière.DALI serait-il ~~ = devenu sage?J \u201c cette \u201ccérémonie: i a dessiné lui- même son épée dont la garde est en or, incrustée d'émaux.Le célè- -bre artiste espagnol a prononcé \u2018un discours, probablement en jargon inintelligible comme c'est son habitude, devant la docte assem- Wy a quelques semaines, la très sérieuse Académie des Beaux- Arts de Paris accueillait en son sein l'enfant terrible de l'art contemporain: Salvator Dali, \" grand maître du surréalisme, pein- tra illuminé (pour ne pas dire haliu- ciné), «paranoïaque- critique»se- blée, sous la à coupole ge fAcads- lon son propre terme, y étaitenfin mie.- reçu à l'âge de 75 ans.Exception- \u2014\u2014 netlement, Dali s'estconforméàla .règle pour l'occasion; il portait l\u2019uni-.reste: Robert duster _ : forme vert et l'épée symbolique 4 - Bernard Paré = es académiciens.Mais quelle © ; épée! Fidèle à son personnage, le\u201d.| Photos: Gude Doarcaiors.a abenar une sosches oo est LE re i vk ptm TO .Ae NES mn dar tr dg.TS § = EVE TT 47 oar ik De] ST nel 3 façons de gagner gros La GRATOUILLE .Elle pourrait vous faire gagner - imstantanément $2 000, $20 ou peut-étre un tout nouveau sachet gratuit *.*1 million de sachets GRATUITS offerts! À Pintérieur du sachet vous pourriez trouver un chèque au porteur de $10 000, de $1 000 ou de $100.L'ESPOIR Dans chaque sachet, un billet, deux tirages 30 juin: 6 prix de $1 million 5 aoiit: 6 prix de $1 million Les numéros gagnants sont maintenant décomposables en prix de $100, 100, $200, $1 000 et $10 000.- Une bonne idée pour la Fête des Pères 7 La gratouille, la fouille et l\u2019espoir Ça peut combler gros les désirs de papa.Offrez-lui un nouveau sachet de Loto Canada.to@e Canac GENIE Vous pouvez gagner gros en dehors comme en dedans! - DIMANCHE-MATIN CARREFOUR \u201410 JUIN 1979 \u2014 PAGE s TNT] TIE Forres ogre TTT re .PAGE 6 - DIMANCHE-MATIN CARREFOUR \u2014 10 JUIN 1979 ade Besse | PAR GILLES CONSTANTINEAU Montréal, début mai: le congrès .annuel de l'Association des centres de services sociaux du Québec retentissait d\u2019un double éclat qui s'est désagréablement répercuté à l'oreille des «vieux» de 40 ans.Le premier avait des effets réconfortants: selon des travaux de recherche terminés en 1977, Robert Gemme, directeur du module de sexoiogie à l'UQAM, se permettait d'affirmer que les jeunes Québécois auraient mis «la virginité au rancart» en 1994 (c'est ainsi du moins que titrait La Presse).Cela revenait à dire, grosso modo, que cette valeur artificielle qui depuis des siècles conditionnait la sexualité occidentale se trouverait, d'ici 15 ans, à peu près dépourvue de la moindre importance; et plus encore, que si les données permet- * tant de prévoir le phénomène étaient actuellement mesurables, les moeurs étaient donc en voie d'évolution rapide.Bravo, se dirent les «vieux» qui s'accordent tous, ou du moins en majorité, à souhaiter, bien qu'en secret parfois, que leurs rejetons échappent aux effroyables difficultés que la sexualité, culpabilisante à l'époque, leur avait causées du, __ temps de leur propre jeunesse \u2014 \u201c ly a 20 ou 25-ans à peine.- Mais le réconfort ne fut pas de longue durée.Dès le lendemain, un groupe de jeunes âgés de 17 à 22 ans, auteurs d'un diaporama rer la sexualité éloquemment inti- tuié «Prêt, pas prêt, j'y va», affirmait que les premières \u2018etpérien- Une fausse.contradiction \u2018 Contradiction?M.Goñime \u201cnous e non, xpliquera que l'évolution de la sexualité et de a ttude sociale qu'elle suscite à pris Oy pode.gr er Pre a : Les moeurs évoluent, mais l'éducation a raté son coup: la sexualité continue de tourmenter les jeunes mer normalement irréductible, Mais que d'autre part la transformation des moeurs ne s'est pas _ encore traduite vraiment de façon concrète au niveau de l'éducation officielle; de sorte que sous un ch- mat social de plus en plus permissif, les jeunes sont néanmoins tenus, en matière de sexualité, dans un état d'ignorance égal, toutes proportions gardées, à celui qui avait affligé l'enfance et l'adoles- -cence \u2014 pour ne pas dire l'existence entière \u2014 de leurs parents.Le message des jeunes protestataires était à cet égard fort explicite.«J'ai été peinée de voir combien la première relation sex- velle était négative», a déclaré notamment une jeune femme de 20 ans, nommée Suzanne Walsh, qui ajoutait peu après, pour parler de l'ensemble des expériences sexuelles dans son milieu: «it n\u2019y en avait pas beaucoup qui avaient erwie de faire amour.Ils n'étaient pas prêts.ils ne s'étaient même pas masturbés».Elle avouait qu'elle.\u201d avait .parents n'avaient fait l'amour que - trois fois dans toute leur vie; et par obligation, pour avoir leurs trois ::, enfants.Elle s'était d'abord sentie - scandatisée, le jour où ele avait appris que ses parents faisaient l'amour beaucoup plus souvent.\u201c qu\u2019elle ne l'avait imaginé, et qu'ils y propaient plaisir.Mais «tout savoir que les sixième Pd rapt TAN = oie i nie.Lis.aan yErreenzas ohn)\u2019 \u201ca ont appris à parler librement de sexualité, et Suzanne a pu exhorter les parents à se montrer plus humains envers leurs enfants, en cette matière.Car la communication dans ce domaine est toujours difficile.C'est ce qui faisait dire à un autre jeune du même groupe, François Emond, qui est âgé de 22 ans: «Quand les parents seront à l'aise pour parler de leurs échecs autant que de leur plaisir, leurs enfants sauront à quoi s'eh tenir».Un péché créé de toutes pièces C'est également ce que souhaite Robert Gemme.I! est inimaginable, dit-il, que l'on puisse prévoir que d'ici peu la grande majo- _rité des jeunes auront des relations sexuelles prémaritales dépouillant la virginité de toute va-.- \u201cleur, et que par ailleurs les communications parents - enfants ni l'éducation fournie en cette matière ne se seront améliorées pour la .pelhe, dans l'intervalle.Pour preuve de l'état actuel d'in-:\" @ \u201c communication, on peut noter ke A6 \u2018fait que les Québécois, quel que.* - soitieur âge, sont peu nombreux à.u 2 4 = tels qu'enseignés par l'Eglise ca- au nombre des commandements tholique: «Impudique point ne seras» et «Oeuvre de chair ne désireras qu'en mariage seulement», fondements\u2019 de toute une culture de réprobation à l'endroit du plaisir sexuel, n'ont absolument au- transmis à Moïse, et décrits dans le Décalogue.C'est ce qu'avait signalé entre autres l'Association des sexologues du Québec, dans son mémoire sur l'éducation sexuelle à cune base biblique.Ils ne sont pas l'école, présenté en 1978 à l'occasion de la publication du Livre vert sur l'éducation primaire et secondaire.«Le contenu confessionnel en matière de sexualité, soulignait le document, n'est le résultat que d'interprétations humaines et historiques, plutôt que de messages divins ou intemporels».Robert Gemme insiste sur ce point:«Il s'agit là, dit-il, d'un péché créé de toutes pièces, mais qui a quand même déterminé des siè- - cles de culpabilisation sexuelle».Or à l'heure actuelle, ie seul enseignement sexuel donné dans nos écoles l'est par l'entremise des cours de religion ou de morale, et l'idéologie confessionnelle y supprime toute information effec- .tive et objective sur une foule d'élé- \u2026 ments estimés «immoraux», en ?\u201cparticulier sur ja physiologie - exäcte des relations sexuelles, autres que naturelles ou sur l'apprentissage du plaisif sexuèl.Mais loin d\u2019annoncer tine ouver- .ture d'esprit quelconque a cet \u201d égard, 18 ministère indique plutôt diet a i \" Vintention de rendre l'école publi À Le 151 que:plug.strictement - 25 rohit BL pl Late Fl sur les méthodes contraceptives è 209503030660 \u2014 gr ety py ® = 0 ox mn es | v .of U & J \" ä ; - 0 : > - au Pan = a 0 /m Quand elle sera complétés dans quelques semaines, \u2019hui, nous commençont la premi tu auras alors un vrai beau navire de collection.\"corvette\" des Forces Armées Canadiennes.Si tu suis bien les indications, tu la trouveras facile à La semaine prochaine, la poupe du navire.Aujourd construire.TA CUISINE Bon Dimanche-Matin Noi Maintenant que le salon de Sophie est complet, nous commencerons ensemble 3 meubler sa cuisine.Le premier morceau est des plus facile, le réfrigérateur.Dimanche-matin prochain, le poële et ses accessoires.Bonne journée >» \u2014\u2014 Le salon de Sophie Fi E800 4 ae 38 AR 08 1 = + : | cele a 2000 vante me 2 Lo EPR ie ; mess ne PT - [OY nr Ss pro AJ RA i SU | SVR So A ws \u2014\u2014 * \u201cPAGE 10 \u2014 DIMANCHENATIN CARREFOUR \u2014 0 JUIN 1679 2 a A 2 Symposium sur la sexualité de l'enfant 18s 7.Bet 9 septembre 1979.pour lor TALON Symposium Enfance et senuahte Telephone 1514) 282-4679 272 = 7 CLASS RAA SES AE Pré-programme Secteur À Developpement sexuel de l'enfant normal Secteur B tentant Secteur C - rtarprétation - Français \u2014 Anglas Cout d'nscnptron Avent le 31 ma $80 00 Apres ie 31 ma 5100 00 Drthcultes conflis pathologies ef therapies de la seauaire et de | eronsme de Enperences éducairves 21 PECAQOGQUES Sur la se1uahte de | entant @ LA PRESSE af the sexuality Symposium of the child Téléphone (514) 282-4679 > Pre-programme Sector A \" : Sexual development of the \u201cnormal\u201d chéd B Sector cuites.conficts, pathologies.and therapes i chid sexuality and eroscsm Educational and pedagogical expenments on chid sexuality Interpretation Registration Fes $80.00 before 31 st May $100 after 31 st May Cartired B.Broderick, Mary S.Calderone, Abert Elis, Robert J.Flynn, John H.Gagnon, Richard Green.Harry F.Harlow, Harold C.Lyon, ra L Reiss, Ronald J.Siaby, Heino Meyer Bahiburg.and fifty other presentations.vi @ international! Year of the Child 1979 MONTRÉAL STAR of the sexuality Symposium of the child H3C 3P8 Téléphone (514) 282-4679 Pre-programme Sector À Sexual development of the \u201cnormal\u201d chid Sector B Educational and pedagogical experiments on child sexuality interpretation .Se Registration $80.00 before 31 st May $100 after 31 st May aN Nous n'en avons pas cru nos yeux.Vous n\u2019en croirez pas les vôtres non plus.Dans le cadre de l'Année intemationale de l'enfant, le département de sexologie de l'Université du Québec à Montréal jetait récemment les bases d'un symposium sur la sexualité de l'enfant, et retenait dans différents média canadiens de l'espace publicitaire payé au tarif régulier, pour annoncer que l'événement se tiendrait les 7, 8 et 9 septembre prochains.] Dans les média de langue française, comme en témoigne l\u2019annonce reproduite de La Presse du 25 mai, le message fut reproduit intégralement \u2014 pourquoi en aurait-il été autrement?Mais il n'en fut pas ainsi dans les journaux de langue anglaise, ni à Montréal, ni à Toronto.À Montréal, le Montreal Star, qui s'appli- - que pourtant ces jours-ci à se trouver une seconde jeunesse, décida que le symbole mis au point par les services graphiques de l'UQAM: une esquisse de deux enfants nus se tenant par la main, était horrifiant, pour ne pas dire shocking.Tout le monde sait, en effet, que les petits Anglo- Canadiens viennent au monde sans sexe, et que toute la sexualité, chez nos concitoyens de langue anglaise, se fait sous le signe de la parthénogenèse, en attendant la propagation des bébés- éprouvet- 7 \u201d tave-vaisselle.Les censeurs du Montreal Star résolurent donc de rétablir leur réalité des choses, et expurgèrent le dessin des deux sexes.: Sans en dire un mot aux annonceurs, selon ce que nous a confié l'organisateur du symposium, M.Marcel Couture.Cet acte à proprement parler de censure nous fait nous interroger sur le sens de la morale professionnelle de ces messieurs parfois très portés à vouloir la faire aux autres.Et nous interroger aussi sur les fondements de cette réputation qu'on a faite voici longtemps aux Québécois de langue française, celle d'être affligés d'un étroit puritanisme.OF Mais il n'y a pas d'Anglais qu'à Montréal.Il s'en trouve également quelques-uns à Toronto, possédés du même sentiment d'épouvante devant tout ce\u2019 qui est sexuel.Chacun sait également que les Torontois de bonne souche ontobtenu ces temps derniers l'expurgation de certaines rues de leur ville de tout ce qui pouvait s'y +saur A Robert Gemme Les petits Anglais mont pas de sexe \u2026 rapprocher d'une forme quelconque de commerce sexuel.C'est- à-dire qu'on y a fait disparaître les «salons de massage» et les procé- _ dés de sollicitation, qui constituaient une trop manifeste négation de cette réalité pourtant universellement admise, selon laquelle les petits Anglais, a fortiori les grands, n\u2019ont pas de sexe.Mais là où les Anglais de Montréal se sont bornés à retoucher, ceux de Toronto, plus particulièrement du Toronto Star, cultivant depuis des mois la réaction .violente, y sont allés d'un coup de tampon noir, équivalent d\u2019un acte de castration façon totalitaire.L'accueil fait à ces actes insen-: sés a été partout le même: «ll faut être malade», disait-on \u2014 chez les Québécois de langue française, entendons-nous.Mais il n'est pas possible, même si le péché sexuel n'existe que dans l\u2019esprit de qui le commet, que tous les Anglo- Canadiens souffrent de la même perversité, quoi que veuillent faire accroire leurs présumés porte-parole.1 International Yeus of the Child 1 \u20181 tes.C'est propre, comme une \u2014 7 \u2014 un qe REA belle faïence anglaise.Ç end'au-, \u2018os y , te 4 : or ; \u201c Press LR ne 5 y tres Mh Cest fi ; EEN .= ol ; - va Php, demie VENIR D 187 T1 0 RÉ émet Lo © émise rae sé aii maim aus mo mre ee am rem pe x _ go mille, IE \u201cRICTECIOHBRES 7 DIMANÇHE-MATIN CARREFOUR «3 10 JUIN:1979 \u2014 PAGE 14,» ÉCONOMIE: Depuis leur lancement, à Tokyo \u2018en 1973, jusqu'à\u2019 leur conclusion, à Genève il y a quelques semaines, les dernières négociations commerciales multilatérales ont, à plu- -sieurs reprises, occupé l\u2019avant-scène de l'actualité - économique mondiale.Qu'est-ce que le GATT?Au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale, sous l'égide de l'Organisation des Nations-Unies, nouvellement créée, les principaux pays commerçants de l'époque négocièrent un accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, que l\u2019on connaît sous son sigle anglais: le GATT.Depuis plus de trente ans, cet accord sert de code général pour régler les échanges entre les pays.On y trouve les règles de jeu sur lesquelles les pays se sont entendus.Ces règles sont assez souples Pour que les signataires puissent continuer d'y souscrire, en principe, même quand leurs intérêts conjonctuels les amènent à y faire de sérieuses entorses.Mais, même dans cette démarche hésitante, l'objectif est clair et précis: promouvoir le libre échange.On peut tout de suite dire que cet - objectif a été atteint en bonne partie et que, depuis trente ans, le monde a connu une croissance des échanges qu'il était difficile d'imaginer, au lendemain du conflit le plus destructeur de l\u2019histoire.Ces résultats ont été obtenus parce que les pays, dans l'ensemble, ont respecté quelques obligations de base auxquelles ils - s'étaient.engagés (obligation\u2014- r \u2018de ne pas faire de discrimina- \u2026 tion entre les pays signataires, \u201cde s'accorder mutuellement \u201cdes réductions de droits de - douane, de ñe pas construire 0 ANDRE POIRIER Ecole des hautes études commerciales GAIT etla bercisation es échanges d'obstacles nôn- douaniers qui auraient comme effet de restreindre le commerce entre eux par exemple).Rappel historique ll serait tout aussi faux que prétentieux de croire que cet effort de promotion du commerce international est une invention de notre époque.De tout temps, les partenaires .commerciaux ont tenté de réduire toutes les barrières que les responsables politiques s'ingéniaient à construire, à lutter contre toutes les formes de politiques d\u2019achat chez nous au nom de la liberté de commerce.Dès le douzième siècle, les commerçants européens avaient établi, dans le Gotland, une petite île située au sud de la Suède, une zone franche où ils s\u2019échangeaient toutes sortes de marchandises, à l'abri des interventions \u2018des gouvernements.Ce n\u2019était pas la première manifestation de ce désir de libéralisation des échanges, et on devait en connaître plusieurs autres par la suite.Au cours du siècle dernier, sous l\u2019influence de l'Angleterre, alors toute puissante, ce courant de libre échange avait atteint un niveau remarquable.Mais, la montée des nationalismes européens, qui allait conduire à la guerre de 1914-1918, renversa cette tendance.Entre les deux guerres national ne connut pas une très forte reprise parce que les inflations européennes et la.grande crise de 1929 ranimè- rentles nationalismes.Ces na-.tionalismes furent fortement ébranlés par la guerre de 39-45, et c'est dans ces circonstances que le GATT permit la plus grande libéralisation des échanges que l\u2019on ait observé.Pourquoi rechercher le libre échange?Tous, nous saisissons facilement que la spécialisation des tâches apporte certains avantages.Nous savons que sur la ferme traditionnelle, on faisait à peu près tout, culture, élevage, tissage, menuiserie, construction, bois de chauffage, savon, beurre, etc.Mais les choses ont bien changé.Les agriculteurs ont choisi les cultures pour lesquelles leur ferme est la mieux adaptée.S'ils produisent du lait, ils y consacrent toute leur activité, et s'adressent à d'autres producteurs pour s'habiller, se lo= \u2014 \u201c ger, se chauffer et même pour se nourrir.Cette spécialisation a fait disparaître tout un folklore, ce que les nostalgiques regrettent, mais, par ailleurs, cette spécialisation a suscité un progrès économique qui s'est traduit par- l'enrichissement de tous les membres de la société.Cet enrichissement a eu un coût: les populations ont dû se déplacer.Il y a au- jourd\u2019hui beaucoup moins ans, et la croissance des villes ne s'est pas produite sans provoquer de problèmes.Dansled Roue écha \u2018ges kia TL fia Tt eR 200, xs 7 se i ve faire le même raisonnement.Les pays n\u2019ont pas tous les mêmes ressources, et si chacun se spécialisait dans les activités qui correspondent le mieux à son potentiel, tout le monde serait plus riche.I! faut préciser que tout le monde serait plus riche, à condition que des taxes douanières ne viennent pas annuler les avantages de prix que le producteur le plus efficace détient.Plus les droits de douanes sont élevés, plus on favorise le maintien des activités les moins rentables.|| suffit de monter suffisamment les droits de douanes pour provoquer, au Canada, la production de bananes en serre.Pourquoi, si les avantages en sont si évidents, n'avons- nous pas aboli toutes les taxes et autres barrières douanières?-Parce que la spécialisation des tâches dans le domaine international a, elle aussi, un coût.Si l\u2019on réduit les droits de douanes sur les texti- \u2014 les, les consommateurs canadiens y gagneront, mais il faudra déplacer nos populations.Il faudra trouver de nouveaux emplois pour les travailleurs du textile qui ne pourront plus faire face à la concurrence étrangère.C'est donc graduellement que l'on réduira les droits de douanes pour se donner lé temps nécessaire aux ajustements.Les négociations du GATT sont l'occasion de d'agriculteurs qu'il y a cent __décider de l'importance et du calendrier de ces réductions.Le Tokyo Round æ = 1973.À ce moment-là, la croissance économique mondiale était forte, l'inflation n'avait pas encore atteint des niveaux élevés et les marchés financiers internationaux connaissaient un bourn sans précédent.Toutes les conditions étaient réunies pour que les pays acceptent de faire un pas important vers une plus grande libéralisation des échanges.Il n\u2019y avait qu'un seul problème nouveau: la présence à la table des négociations d'un grand nombre de pays en voie de développement, qui voulaient dégager une approche commune face aux pays industrialisés.Puis, ce fut la guerre d'octo- .bre 1973 au Moyen-Orient, la hausse vertigineuse des prix du pétrole, la déstabilisation des marchés financiers internationaux, l'inflation généralisée, le ralentissement des échanges internationaux et la stagnation économique.Toutes les conditions étaient soudain réunies pour une forte poussée de nationalisme économique.Dans tous les pays, les producteurs ont redoublé leurs pressions.auprès des gouvernements, pour obtenir des mesures protectionnistes.Sur cette toile de fond, les négociations ne pouvaient pas être faciles.On croyait au départ qu'il allait-être possible de modifier les règles du jeu de façon assez fondamentale, mais cela ne s'est pas révélé possible.Les pays industrali- sés ont finalement pu en arriver à des ententes entre eux, mais rien n\u2019est vraiment réglé avec les pays en voie de développement.Beaucoup d'experts pensent que les ententes négociées entre les partenaires industrialisés ne seront que partiellement mises en opération au cours des prochaines années, et que même les bases d'une entente glo- \u201c%ale avec les pays en voie de développement, pour établir LA.dernière ronde de négo- - .un :nouvel ordre économi-_ x a \u2018que, \u2018sont encore A\u2019 trouver.ê EE te ee mt eed mm on + po =~: PAGE 12 \u2014 DIMANCHE-MATIN GARREFOUR \u2014 10 JUIN 1979 ~ PAR ANDRE BASTIEN Les hommes politiques ont plus d'une raison de s'inquiéter de la situation économique de la région montréalaise qui, au fil des ans, ne cesse de se détériorer.Sa population stagne; elle décroîtrait même, aux dires des statisticiens, menaçant de descendre sous le million, ce qui aurait pour première conséquence de mettre fin aux prétentions de l\u2019administration municipale qui clame le rôle international de Montréal.Son industrie, fortement axée sur les secteurs «mous» a connu les pires difficultés juqu'à l'adoption, à la fin de 1976, des contingentements à l'importation, mais maigré cette ultime mesure de sauvetage, la partie est loin d\u2019être gagnée: Comment pourrait-il en être autrement, alors qu'après l'exode des - sièges sociaux des institutions financières, on assiste maintenant à une relocaksation, au profit de la rivale, Toronto, des services d\u2019informatique des grandes entreprises montréalaises, quand l'état- major de ces sociétés lui-même n\u2019émigrent pas dans la capitale ontarienne?Malgré ces chiffres alarmants, l'économiste Pierre Lemieux, dans une étude publiée dans la revue Commerce et déjà cité dans le premier volet de ce reportage, n'en conclut pas moins que «le défaitisme prononcé que l'on - observe ces temps-ci, au sujet de la situation économique de Montréal, est quand même exagéré.Premièrement, il y a la conjoncture extérieure \u2014 Canada, Etats- Unis \u2014 qui n'a pas-été encourageante depuis quelque temps, et si Montréal se porte plus mal que Toronto, elle ne va généralement pas plus mal que l'ensemble du Québec.Plusieurs difficultés pour- on ._raientn\u2019 être que conjoncturefies.«li ne faut pas non plus ni exagérer la signification de certaines dif- ficuités actuelles ni oublier les quelques indicateurs positifs dans .des secteurs qui semblent pérécii- ter.Les tendances démographiques ne constituent qu'un symptôme et non une cause des difficultés économiques de Montréal et du Québec.Si Montréal a perdu son rôle de centre financier du Canada, la Bourse de Montréal réussit quand même à concurrencer Toronto dans le nouveau marché des «options».Quant au transport aérien, c'est partout dans le monde qu'il a récemment fléchi.» L\u2019exode des sièges sociaux Ce climat de défaitisme dont fait état Pierre Lemieux est peu propice à une action positive; et il conduit souvent même à des débats stériles qui font les manchettes des journaux.À titre d'exemple, il suffit de penser à tout ce bruit autour de la présumée exode des sièges sociaux.Que faut-il en penser?Selon les uns, Montréal serait \u201cvictime d'une véritable hémorragie, que l'arrivée au pouvoir du Parti québécois, en novembre 1976, aurait contribué a aggraver; pour les autres; l'affaire n'aurait rien de catastrophique; nous serions en présence de quelques cas marginaux tout au plus qui viendraient confirmer un mouvement déjà äncien, visible dans toute l'Amérique du Nord.Au cours des derniers mois, trois études portant sur ce sujet ont fait l'objet d'une publicité tapageuse.Leur mérite: fouiller une question qui ne cesse de préoccuper; aucune toutefois ne paraît exempte d'a priori.Ainsi, ne faut-il\u201d pas s'étonner que leurs conciu- sions soient diamétralement opposées.Dans une «Analyse de l\u2019industrie des sièges sociaux à Montréal», étude réalisée pour le compte du Conseil du patronat du Québec, les auteurs affirment, par exemple: © que 15 pour 100 des compagnies interrogées ont déjà décidé - de déménager l'ensemble ou la majorité des activités de leur siège social, ce qui représenterait le transfert de 500 à 1,000 emplois et la disparition donc de 2,000 à 4,000 emplois induits; © que 30 pour 100 des entreprises touchées par cette étude prendront une décision d'ici deux ans quant à la relocalisation de leur siège social: ; ® que les activités séparées des sièges sociaux seront obligatoirement regroupées en un lieu uRique et, dans les conditions actuelles, au détriment de Montréal; ® qu'il n'y aura pas ¢'implantation de nouveaux sièges sociaux.Ces sombres conclusions se .voient confimées dans un bref \u2018document sur «La réalité du phé- nomènëdes transferts des opérations des entreprises en dehors du Québec» que signait, en novembre 1978, le député libéral Reed Scowen.En bref, l'homme politique soutient que, depuis l'accession au pouvoir du Parti québécois, plus \u201c de 45 entreprises auraient déménagé leurs services, soit en tout, soit en partie, hors du Québec, privant ainsi les travailleurs de 5,500 emplois.Les conclusions d'un premier rapport d'étape de l'Office de planification et de développement du Québec, intitulé «Les sièges sociaux et l'emploi au Québec: quelques statistiques partielles», sont bien différentes.Les auteurs déclarent entre autres choses: _9 qu'entre janvier 1977 et novembre 1978, le Québec ne déplore la perte que de sept sièges sociaux, dont une correspond à une fermeture d'entreprise: © qu'au chapitre de l'emploi, la disparition ou le déménagement de ces sièges sociaux ont entraîné une perte de 744 postes de travail, soit 1.9 pour 100 des 38,593 emplois dans les sièges sociaux de grandes entreprises.Rien donc ne paraît concorder, sinon que chacun semble s'attacher, par le biais d'un rapport présentant «toutes» les garanties de rigueur intellectuelle, à défendre son «parti».La journaliste Marie-Agnès Thellier pour sa part s'explique facilement ces divergences de vue.«Les conclusions des trois étu- :des, écrit-elle, divergent non seu- ilement à cause d'anatyses diffé- \u2018rentes de réalités différentes, mais parce qu'au départ, les trois études ont des objectifs diamétralement opposés qui leur font choisir des approches contraires.» En outre, elle ne manque pas de rappeler certaines difficultés propres à ce genre de recherches.«L'une d'entre elle tient au secret dont aime s'entourer la grande entreprise lorsqu'elle prend des décisions à forte implication politique.» Le mystère reste donc entier, s'il y a hémorragie, la preuve doit encore être faite.Lueurs d\u2019espoir «Somme toute, constate à juste titre l'économiste Pierre Lemieux, si la situation actuelle de I'économie montréalaise n\u2019est pas seulement déclin: un tableau impressionniste de la condition actuelle de Montréal montrerait plusieurs zones d'ombre, mais aussi des taches de lumière.Si certains secteurs péréclitent \u2014 finance, vêtement, transport, tourisme, etc.\u2014, d'autres se maintiennent \u2014 commerce \u2014 ou même prospèrent \u2014 aliments et boissons, matériel de transport, appareils électriques \u2014, comme l'illustre l'importance ou la faiblesse des immobilisations dans ces secteurs.Au fond, selon les dires d\u2019un autre économiste, Alfred Cossette, on aurait toutes les raisons de croire que la situation présente de Montréal n'aurait rien de catastrophique.«Un examen détaillé de la structure économique de Montréal permet même de constater qu'il existe, au niveau sectoriel et global, des potentiels dé développement importants sur lesquels pourrait prendre appui une stratégie de développement a long terme de l'économie montréalaise.» Ces potentiels de développement, quels sont-ils?e la position géographique de Montréal, centre de transbordement à proximité du marché américain; -e une main-d'oeuvre .qualifiée et expérimentée; ® la proximité d\u2019une réserve de matières premières parmi les plus abondantes en Amérique du Nord; e la présence d'un secteur tertiaire bien développé: .eune base industrielle articule; © de l'électricité à un prix relativement bas; ¢ lataille méme du marché mon- tréalais.Toutes ces raisons et bien d'autres font dire aux dirigeants de la Chambre de commerce de Mon- - tréal qu'il y a lieu d\u2019être optimiste ™ quant à l'avenir de Montréal, malgré tout le pessimiste que peut suggérer l'analyse des grandes tendances de son évolution.Une politique de relance Encore faut-il que les principaux intervenants politiques adoptent, par rapport à Montréal, une toute autre philosophie.«Voulons-nous que Montréal soit une métropole à l'échelle du ° continent nord-américain ou, plus simplement, la plus grosse vie du Québec, déclarait récemment le président du Comité exécutif de - Montréal, M.Yvon Lamarre.Si la dernière option est celle du gouvernement fédéral, par les objec- tits du ministère de l'Expansion économique et régionale, et du gouvernement québécois, par: son orientation, ces mêmes gou- - vernements n'ont qu'à poursuivre encore quelques années leur poli- .tique de décentralisation qui a prévalu durant la décennie écoulée et nous a apporté les problèmes actuels.» Si tel n'est pas l'objectif, une réorientation de l'action des gouvernements supérieurs s'impose, de même qu'un allègement du poids des administrations gouvernementales.L\u2019économiste Pierre Lemieux et, dans l'ensemble, les dirigeants de la Chambre de Commerce de Montréal, soutiennent à ce sujet que «les temps sont mûrs pour réclamer la réduction du poids des administrations gouvernementales et la réduction des impôts et - des contrôles gouvernementaux.«Les administrations municipales ont leur part à faire dans ce \u201c domaine, en réduisant leurs exigences budgétaires et, par exemple, en laissant à l'entreprise privée certains services municipalisés.Au niveau provincial, il faut continuer de réclamer l'abrogation des mesures linguistiques ar- - bitraires et abusives, en particulier- celles concernant l'éducation des enfants.Parmi les idées à lancer,.=~ il faudrait proposer la libéralisation 2.N°0NTRÉAL: | P= @# TT Weg des contrôles imposés aux activités financières, ce qui constituerait une bonne méthode, la seule méthode sans doute, pour éventuellement redonner à Montréal son rôle de centre financier.» Si on ne peut souscrire à toutes ces suggestions, il demeure toutefois important de modifier l'image de Montréal, jugée souvent défavorablement à l'étranger.S'il y a place ici pour l'entreprise privée, tout doit être fait pour faciliter leur implantation et son développement, sans pour autant perdre de vue le bien-être collectif qui, inutile de le rappeler, dépend en partie de la croissance industrielle du Québec.Bien d\u2019autres actions concrètes , doivent être entreprises pour modifier un tant soit peu la situation économique de Montréal et parmi elles, la redéfinition des politiques gouvernementales d'expansion économique.Chose certaine, rien ne pourra être fait avant l'adoption d\u2019un plan de développement qui tient compte de la nécessité de revitaliser les entreprises traditionnelles, tout en favorisant le secteur manu- .facturier moderne.En termes concrets, il s'agit de favoriser la restructuration des industries du textile, du vêtement, de la bonneterie et de la chaussure en maintenant temporairement les contingentements à l'importation; ce répit, surtout s\u2019il est accompagné d'une incitation à la modernisation, devrait permettre à ces industries de s'otienter vers l'utilisation de la fibre synthétique, la mode et la haute couture, domaines où elles pourraient avantageusement concurrencer les entreprises étrangères.L'intérêt porté aux industries de secteurs «mous» ne doit pas faire oublier l'importance des activités modernes à grande capacité d'innovation technologique dont la pétrochimie.Des efforts ont déja été consentis, mais ils devront être poursuivis puisque ces entreprises présentent des potentiels de croissance très élevés.Toutes ces s questions et bien d\u2019autres seront évoquées prochainement, lors d'un mini-sommet sur la situation économique de \u201c Montréal, mini-sommet suivant de près la tenue de deux importants colloques, l\u2019un à l'Ecole des hautes études commerciales, l'autre, dans le cadre dès activités de la - Chambre de commerce.Ces premiers débats montrent en fait toute l'importance qu'on accorde désormais aux problèmes mon- tréalais.Au fond, comme le souligne Alfred Cossette, «certains pourront penser que si Montréal se déconcentrait un peu au profit des autres régions du Québec, ce ne serait pas une mauvaise chose surtout si un dynamisme plus faible de Montréal pouvait se traduire par une augmentation de l'activité ailleurs.À a \\ : -\".- mY : .7 - .À * DIMANCHE-MATIN CARREFOUR \u2014 10 JUIN 1970 \u2014 PAG 13 Marie-Josée Drouin PROMENADE FL AL KIRKLAND ANJOU 3% - 4% - 5% CYT TT D\u2019ALENGON 3% - 4% - 5% PROJET ENTIEREMENT NOUVEAU APPARTEMENTS LUXUEUX © Air climatisé ® 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de nos comportements d'automobilistes qui détériorent l'environnement permettra peut-être de vivre en harmonie! La vache sacrée d\u2019Amérique L'automobile fait maintenant partie de notre civilisation à un point tel que sa disparition subite modifierait grandement notre faconde vivre ainsi que notre économie.ll existe toutefois une marge énorme entre l'absence d'autos et une utilisation de cette dernière qui soit en harmonie avec l'environnement de l'homme.Quelle différence entre une ville aménagée pour l\u2019homme et une ville aménagée pour l'automobile! L'utilisation massive de ce mode de transport a des répercussions sur l'eau, l'air, le sol, l\u2019énergie, les matières premières et sur l'homme évidemment.Saviez-vous que.| \u2014 12 millions de véhicules moteurs parcourront le Canada en 1980.\u2014 Environ 60% de la pollution atmosphérique proviennent des gaz d'échappement des véhicules moteurs.\u2014 Sur la distance Montréal - New-York, une auto consomme autagt d'oxygène qu'un homme en une année.\u2014 Au cours de son cycle de vie, une automobile produit son poids de nuisances: oxyde de carbone, hydrocarbures et oxydes nitriques.\u2014 66% des 3,5 millions de véhicules enregistrés au » diennament en milieu ur- bains: _\" AU \u2014 70% du monoxyde de carbone (CO) contenu dans l'atmosphère des villes proviennent des véhicules automobiles.Respirera s\u2019en rendre malade _.Sans être l'unique cause de la pollution de l'air \u2014 les industriés et les systèmes de chauffage font leur part \u2014 les véhicules moteurs constituent la principale source de cette pollution.lly à pollution de l'air quand l'atmosphère contient des substan- .ces nocives et étrangères qui la rendent nuisible à l'homme et à son habitat naturel.La pollution de l'air, ça ressemble parfois à un nuage bieuté qui flotte au-dessus des toits.Ce nuage, presque permanent à certains endroits, atténue les rayons du soleil et prive les plantes vertes (et les arbres) de l'énergie solaire nécessaire au processus de photosynthèse.Par .Ce processus les plantes absorbent le gaz carbonique (CO7) et libèrent dans l'air l'oxygène indispensable à la vie de l'homme des animaux.L'automobile qu'on utilise pour le moindre déplacement, en plus \u2018de polluer l'air consomme, pour le fonctionnement de son moteur à combustion, une partie de l'oxygène nécessaire à toute forme de vie.Des études 5 sérieuses -.\u2018montrent: = \u2014 qu'il y à une relation entre là .polluiion de l'air et-l'emphysème pulmonaire; $ | | [ay > > (J 3 L Environ 60% de la pollution atmosphérique proviennent des gaz d'échappement des véhicules moteurs.\u2014 que le nombre de cancer du : poumon varie selon la quantité de pollution atmosphérique: \u2014 qu'il y a une relation entre les matières polluantes, les maux de tête, les étourdissements et le ralentissement des réflexes; \u2014 qu'il existe un lien entre les maladies du coeur-et le taux élevé de monoxyde de carbone.Vroum, vroum .put, put! Les autos, c'est bien connu, sont plus bruyantes que les rasoirs électriques! Parlez-en aux Ladouceur.Ils habitent une maison unifamiliale en banlieue, tout près de l'autoroute.Ouvrir une fenêtre est un luxe qu'ils ne peuvent se permettre.Aussi ont-ils été obligés d'acheter un climatiseur pour avoir un peu d'air frais l'été et pouvoir dormir dans un caime relatif.Les gens qui habitent certains quartiers de la ville pourraient en dire.autant.lis sont agressés à la journée longue, et méme tard: dans la nuit, par les bruits de la .circulation: pneus qui gémissent, klaxons agressifs, silencieux Chacun fait sa part, - mais laquelle?La pollution de l'aic et les agressions par le bruit, ça vous préoccupe?Voyons si l'utilisation que vous faites de l'automobile diminue ou augmente cette pollution.Cochez l'énoncé qui vous convient.\u20181- a) Vous voyagez toujours seul pour aller au travail.leaserensseseeenaeeseenecencss O b) Vous voyagez habituellement en auto - : AVEC UN VOISIM.\u2026.\u2026.\u20260occcresenceresssenencececnenmesan es J 2- a) Vous possédez une voiture qui consomme _ beaucoup d'essence, donc qui produit - beaucoup de monoxyde de carbone.] b) Vous vous déplacez avec une petite autO.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026rrccrsirecrrersrsnnereenee O 3- a) Vous utilisez habituellement l'auto pour voyager.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 bencrensasenerenrassaser cena rence crranen 0 UU b) Vous utilisez surtout les transports en COMMUN .cconrerrrererrnrearennn bansencranmee ess cesrerea canne O 4- a) Vous roulez avec une voiture sans silencieux ou munie d\u2019un «silencieux : bruyant HollYWOOd» \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026cceccercesccssersnses (I \u201cb) Vous gardez toujours votre silencieux en bon état \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026mnnnnnnnslt- \u201c 5-8) Vous prenez la voiture pour aller chercher le journal et des cigarettes.ol b) Vous allez chez le dépanneur à bicyclette 1 = ou a pied ecssssnsnans jesosseuns0ss ruverasenctss ascousoue .detvessasers lessacessoious Od \u2026 StVous avez coché 3 énoncés a) né vous étonnez pas de trouver le quartier bruyant et de respirer de l'air pollué.Vous \u2018contribuez à polluer l'atmosphère dans laquelle vous vivez.be OS - Lt A0 0 05 70 SU 20 V0 seen oe +00: 1 + 4600 6\u20ac 3 DIMANCHE-MATIN CARREFOUR \u2014 10.JUIN 1979.\u2014, PAGETS spectacle désolant Si l'automobile se charge de polluer une bonne partie de l'air par les gaz et le bruit, elle ne s'abstient pas pour autant de souiller le sol et l'eau.Les autos sont solides et propres quand elles sont neuves.Mais elles vieillissent elles aussi.Moins étanches, elles perdent de l'essence, de l'huile, de la graisse.Tout cela est lavé par les pluies et retourne à la rivière ou s'infiltre dans le sol.Elles perdent des morceaux.Les pneus sont semés.au hasard des routes ou entassés dans les champs.Spectacle désolant, qui est aussi une atteinte à l'environnement.Cette détérioration de l'environnement s'accentue l'hiver par l\u2019utilisation de fondants; on en dé- .verse 800,000 tonnes sur les routes du Québec.Ces produits retournent en grande partie dans la nature par les égouts des villes, les déchargements de neige dans le fleuve et les rivières et par les déneigeuses qui lancent la neige dans les champs.4 Une mécanique envahissante Otez-vous les vaches, place aux chevaux- vapeurs! C'est l'auto qui dicte le développement du territoire à la ville comme à la + campagne.Elle modifie les paysages à un rythme qui n\u2019a d'égal que la vitesse de déplacement de ses - usagers.C'est d'ailleurs cet impératif du plus vite qui fait se dérouler, en tout sens et en tous lieux, les rubans goudronnés.On aménage graduellement les villes en fonction de l'automobile.Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir ces mécaniques devenir de plus en plus envahissantes.Avez-vous déjà songé à la détérioration de l\u2019environnement causée par les tracés routiers dans les villes: \u2014 des quartiers sont souvent morcelés, \u2014 des parcs publics sont rendus inaccessibles aux enfants, \u201c \u2014 des maisons encore habitables une sont démolies et leurs occupants chassés, \u2014 des rues, autrefois considé- - rées comme sécuritaires, sont devenues dangereuses du fait de leur transformation en rues \u2014 à sens unique.Des parcs.de stationnement.Lorsqu'elles s'arrêtent, les automobiles exigent encore plus que leur part d'espace.À Montréal, le centre-ville est occupé à 35% par des parcs de stationnement.Si seulement la moitié de ces terrains asphaltés était transformée en espaces verts, on respirerait plus facilement! ; Des énergies dépensées C'est probablement à ce chapitre que la voiture gruge davantage l'environnement.~~ CW A.L I | LF a0, 0° S Q Utiliser les transports en commun ou voyager avec un compagnon de travail, deux façons de réduire la pollution de l'air et de protéger l\u2019environnement.Saviez-vous que.\u2014 42% de l'énergie totale des Etats-Unis sont dépensés pour l'auto.; \u2014 60% du caoutchouc, 10% de l'aluminium, 20% de l'acier, 50% du plomb, 35% du zinc et * -7% du cuivre sont utilisés pour l'auto.\u2014 12% de ia production mondiale de pétrole sont consacrés aux besoins des voitures et d'ici 1985, les besoins pourraient doubler.\u2014 En gardant la même voiture pendant 10 ans, on contribue individuellement à l'économie de 5 tonnes de matières premières.\u2018 \u2014 Aujourd'hui 1 famille canadienne sur 3 possède 2 véhicules ou plus.\u2014 Votre voiture qui a nécessité 3,700 livres ou plus de matières premieres retournera a la ferraille dans quelques années.\u2014 Pour faire franchir un pont à 40,000 personnes en une heure, il faut aménager: \u2014 2 voies pour faire le trajet en train \u2014 4 voies pour le faire en autobus \u2014 12 voies pour'le faire en voiture _ \u2014.Une seule si les personnes traversent a bicyclette.\u2014 Le transport par rail consomme 7 fois moins d'énergie que le transport par route.(Télé- Université: l'automobile, nuisance du sièce).= Quoi faire?Comme on a pu le constater dans les lignes qui précèdent, l'auto et l\u2019environnement ne font pas très bon ménage.Toutefois on peut difficilement nier l'utilité de l'automobile.Elle est et restera encore longtemps un mode de transport attrayant qui offre liberté, intimité, confort et rapidité.Quoi faire alors pour protéger l'homme et son environnement tout en utilisant un moyen de trans- _port qui réponde à ses besoins?Voici quelques suggestions.puisqu'il n'existe pas de solutions parfaites! 1- Voyager-avec des voisins pour se rendre : au travail.Utiliser une auto\u201cäu li&u de 4 permet d'économiser l'énergie, de réduire le bruit et la pollution de l'air.Ça exige moins de terrains de stationnement et ça décongestionne les rues, accélérant la vitesse du trafic.A propos: Aux Etats-Unis, pour certaines autoroutes et certains ponts on a adopté la politique suivante: la voie la plus rapide et la moins coûteuse est réservée aux voitures transportant plusieurs passagers; le conducteur solitaire est relayé à la voie la moins rapide et la plus coûteuse.2- Utiliser le transport en.- commun, en particulier dans les villes.L'autobus comme moyen de transport l'emporte de loin sur l'automobile indivi-.duelie.: Avec une même quantité d'essence et un trajet identique l'autobus transporte 31 passagers contre 9 pour l'auto.Si le transport par autobus ne répond pas à vos besoins et ne dessert pas adéquatement votre quartier, il est possible de vous regrouper et de faire des pressions.afin qu'on améliore ie service.Dans certaines villes du Canada, les transports en commun font partie des services essentiels offerts à la population.3- S\u2019acheter une auto qui correspond à ses besoins.On n'a plus les familles qu'on avait! 4- Choisir un équipement standard pour l\u2019auto.Les modèles «tout équipés» : air climatisé, stabilisateur de vitesse, vitre électrique, etc.exigent plus d'énergie pour le fonctionnement et de matières premières pour la construction.5- Ne posséder qu\u2019une voiture.|! a été démontré que l'achat d'une deuxième voiture coûte plus cher annuellement en investissement, entretien, assurances, intérêts sur le capital, qu'utiliser un taxi pour tous ses déplacements.6- Se rapprocher de son lieu de travail.Ce geste a pour effet de diminuer la fatigue du transport et les pertes de temps, de réduire la consommation d'énergie, et de pouvoir utiliser plus facilement les trans- \u2026 ports en communs.C\u2019est éga- \u201clement avantageux pour le portefeuille! 7- Marcher lorsqu\u2019on le peut.Pourquoi utiliser l'auto pour aller à deux coins de rue?* En plus de diminuer la pollution cette pratique est excellente pour la santé.- 8- Utiliser la bicyclette lorsque c\u2019est possible.La bicyclette est le moyen de trans-, port qui exige le moins d' éner\u201d gie, même moins que la marche.a condition d'avoir des pistes cyclables! Collaborer ävec les organismes qui font déjà des démarches dans ce sens est une façon de faire évoluer les choses.9- Prendre le train lorsqu'on fait de longs trajets ou bien lorsque le train relie la banlieue et - le centre-ville.Ce moyen de transport est supérieur à l\u2019autobus en termes de conservation d'énergie.10- Reste un geste très simple qui ne dérange pas ses habi-\" tudes d\u2019automobiliste: planter des arbres.Les arbres absorbent le monoxyde de carbone et produisent de l'oxygène.Ils absorbent également les fines particules de pollution qui tombent sur la ville: Les arbres constituent un excellent écran qui arréte les bruits.En été, ils maintiennent une température plus fraiche dans les- rues, diminuent les effets du vent et abritent des oiseaux qui se nourrissent d'insectes souvent nuisibles et agaçants.> Quand on réalise l'importanée des arbres qui transforment en air _ pur et oxygéné un air pollué, on comprend que les espaces verts sont plus utiles à notre santé que les terrains de stationnement.Pour en savoir plus \u2014 Québec - Science, 9 février 1974, octobre 1974, avril 1975.\u2014 Télé-Université, document écrit: L'environnement volume 3 (l'automobile, nuisance du* siècle).La semaine prochaine Des loisirs qui fatiguent l\u2019environnement Environnement-Québec secteur Education Gouvernement du Québec en collaboration avec le Service des Communications Ministère de l\u2019Education - Direction générale de l\u2019éducation des adultes \u2026.e.s.ce Bw er 50-081 1 00008 Se em was oo EE EEE Ce a soa oa og - partout au Canada.v \u201c> PAGE 16 \u2014 DIMANCHE-MATIN CARREFOUR \u2014 10 JUIN 1979 iE AAI NN Rn ca RE LAC PRÉSENTE AVEC FIERTÉ - LABANQUE CONTINENTALE DU CANADA.Forts d\u2019un actif de - $3 000 000 000 et dun - demi-siècle d'expéri dans le domaine de la finance, 2 000 nouveaux conseillers financiers sont à votre service Le 4 juin 1979 marque un événement mémorable.En effet, IAC, la plus importante et la plus prospère des sociétés financières canadiennes dans le domaine de l\u2019industrie, du commerce et des prêts aux consommateurs, devient la Banque Continentale du Canada, avec 140 succursales d\u2019un océan à l\u2019autre.Nous offrons au public canadien les services d\u2019une banque nouvelle, aux idées innovatrices, qui s\u2019appuie sur de nombreuses années d'expérience dans le domaine des prêts'et de l\u2019administration financière.Nous croyons fermement qu\u2019une banque doit être moderne pour aider les gens et les entreprises qui ont besoin d\u2019argent, afin de concrétiser des projets sérieux et valables.Nous mettons à votre disposition deux genres de succursales pour mieux vous servir.Nos succursales spécialisées vous offrent une gamme de programmes de prêts et de dépôts, tandis que nos succursales tous services vous proposent le système mn bancaire personnalisé Continental, un concept nouveau et - exclusif réunissant à la fois un système d'informatique très perfectionné et un service des plus personnels.Nous avons créé la Banque Continentale du Canada parce que nous croyons à la réussite des gens ambitieux et actifs, qui ne craignent pas de consacrer temps et argent à la réalisation de nouvelles idées.La Banque Continentale du Canada est en pleine action pour mieux vous servir.partout où vous verrez ce nouveau symbole.Nous sommes impatients de vous accueillir.Venez nous voir.a FF ?73 » bp vi > és wre AS pe 2eis 10; FE car ?ti deep s in LY ae setdl "]
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