Le nouvelliste, 28 mai 2020, jeudi 28 mai 2020
[" TROIS-RIVIÈRES | JEUDI 28 MAI 2020 | 100e ANNÉE, N° 172 lenouvelliste.ca Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 P H O T O A U D R E Y T R E M B L A Y COVID-19 Des employés guéris de nouveau testés positifs PAGE 3 COMPORTEMENTS DÉLINQUANTS BÉCANCOUR FERME LA PLAGE DE LA PETITE FLORIDE PAGE 2 LA NATURE SE DÉCHAÎNE À LA TUQUE PAGE 4 BELGO Des vandales responsables des bris de pare-brise?PAGE 8 Québec veut 10 000 nouveaux préposés aux bénéficiaires et propose une formation payée PAGE 5 Des professionnels en soins réclament leurs vacances lors d\u2019une manifestation PAGE 7 JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS aff aires 16-17 arts et spectacles 18-19 opinions 10-11 sports 20 à 22 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES: 819 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE COPENHAGUE (AFP) \u2014 Des chercheurs danois ont développé un robot capable de réaliser les tests de dépistage de la COVID-19, a annoncé mercredi l\u2019Université du Danemark du sud.«Des chercheurs en robotique (.) ont mis au point le premier robot entièrement automatique au monde capable d\u2019effectuer des prélèvements de gorge pour COVID-19, afin que les professionnels de santé ne soient pas exposés au risque d\u2019infection», a indiqué l\u2019Université dans un communiqué.Grâce à un bras jetable imprimé en 3D et automatiquement changeable entre chaque patient, le robot tient un écouvillon et touche l\u2019endroit exact de la gorge où l\u2019échantillon doit être prélevé avant de placer l\u2019écouvillon dans un pot et d\u2019en visser le couvercle, a expliqué le laboratoire de recherches.Le robot est actuellement à l\u2019état de prototype mais un modèle utilisable sur le terrain est en cours de construction afin de commencer les tests sur les patients, a souligné à l\u2019AFP le responsable du projet Thiusius Rajeeth Savarimuthu.«Il y a des perspectives dans le développement d\u2019un robot pour les prélèvements de gorge afin que les robots puissent prendre le relai des prélèvements à la fois en relation avec la COVID-19, mais aussi pour tous les futurs virus», a-t-il dit, cité dans le communiqué.Coronavirus: au Danemark, un robot pour réaliser les tests de dépistage GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca BÉCANCOUR \u2014 Des comportements délinquants à la Petite Floride poussent la Ville de Bécan- cour à fermer cette plage jusqu\u2019à nouvel ordre.Les températures chaudes et le déconfinement entraînaient d\u2019importants rassemblements qui sont pourtant interdits par les mesures sanitaires en place.«Quand il y a plusieurs centaines de personnes dans un petit espace comme celui-là, il n\u2019y a aucun respect de la distanciation physique», soutient le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, qui précise qu\u2019il est trop tôt pour envisager déjà une date de réouverture.L\u2019avenue Montesson est donc fermée, sauf pour la circulation locale.Un brigadier municipal assurera la gestion des entrées.Cette décision a été prise en collaboration avec la Santé publique, la Sûreté du Québec et la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.«On est en période de pandémie et en déconfinement.Tout le monde est fou raide.Et nous avons une canicule pendant que tous les parcs, comme l\u2019île Saint-Quentin, sont fermés à Trois-Rivières.Tous les axes sont alignés pour avoir, beaucoup, beaucoup de personnes à la Petite Floride», explique le maire.La plage de la Petite Floride appartient à la Société du parc industriel et portuaire de Bécan- cour.Afin de continuer à permettre à la population de profiter du site, la Ville de Bécancour demande aux usagers d\u2019être respectueux envers l\u2019environnement.En effet, d\u2019importantes quantités de déchets sont laissées sur la plage par des usagers, comme ce fut le cas le weekend dernier.«C\u2019est affreux ce qui s\u2019est passé là», dénonce le maire de Bécancour.«Les gens jettent tout à terre.Il y a des bouteilles cassées et des quantités phénoménales de déchets.Les gens n\u2019ont aucun respect.On l\u2019avait dit: si vous continuez comme ça, on va la fermer.[\u2026] On a passé une partie de la fin de semaine à gérer ce problème.Un moment donné, c\u2019est la Société du parc qui va dire qu\u2019elle ne veut plus de ces problèmes-là et interdire pour de bon l\u2019accès.» L\u2019important achalandage des derniers jours entraîne aussi des risques pour la sécurité des résidents du secteur, estime la Ville de Bécancour.«Une journée comme mercredi, il y a des voitures de chaque côté de l\u2019avenue Montesson.Ça rend les passages très difficiles pour les camions de sécurité qui auraient besoin de se rendre sur place, comme la police, les ambulanciers ou les pompiers», explique le maire Jean-Guy Dubois.La descente pour les bateaux de l\u2019endroit demeure toutefois accessible et l\u2019utilisation du stationnement est réglementée.Le coût du stationnement est de 20 $ pour les non-résidents et l\u2019accès est gratuit pour les résidents de Bécancour.LA CANICULE FORCE L\u2019OUVERTURE DES JEUX D\u2019EAU Interdits au public en raison des mesures sanitaires en place, les jeux d\u2019eau peuvent à nouveau être utilisés par les enfants qui sont à la recherche de fraîcheur avec la vague de chaleur.La direction de la santé publique a annoncé mercredi qu\u2019elle autorisait cette mesure.«Cette autorisation temporaire s\u2019appliquera uniquement le temps de la canicule.Évidemment, les exploitants des jeux d\u2019eau ainsi que les usagers devront s\u2019assurer du respect des consignes gouvernementales concernant la distanciation physique et d\u2019hygiène», explique Guillaume Cliche, agent d\u2019information au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du Québec (CIUSSS MCQ).«Il sera important que les surfaces fréquemment touchées par les usagers soient nettoyées régulièrement par les responsables des jeux d\u2019eau.» La santé publique ne recommande toutefois pas la fréquentation ou l\u2019ouverture des plages et des piscines publiques.«Il est très difficile de respecter en tout temps les consignes de distanciation physique dans ces milieux.De plus, la baignade en cours d\u2019eau et en lac peut comporter, en certains endroits, des risques pour la santé en raison de sources de contamination microbiologique», ajoute Guillaume Cliche.La Petite Floride fermée en raison de comportements délinquants La plage de la Petite Floride est fermée jusqu\u2019à nouvel ordre.\u2014 PHOTO:SYLVAIN MAYER «Les gens jettent tout à terre.Il y a des bouteilles cassées et des quantités phénoménales de déchets.Les gens n\u2019ont aucun respect.» leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 ACTUALITÉS 3 PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Une dizaine d\u2019employés du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec, dont quelques employés du CHSLD Laflèche dans le secteur Grand-Mère, sont présentement sous investigation puisqu\u2019ils ont de nouveau testé positif à la COVID-19 après avoir été déclarés guéris à la suite d\u2019une première contamination.Le CIUSSS MCQ multiplie présentement les analyses pour vérifier si ces résultats sont le fruit d\u2019erreurs dans les tests réalisés, ou alors de cas qui auraient été contaminés une seconde fois au virus.«Nous allons pousser les analyses plus loin pour vérifier s\u2019il n\u2019y a pas eu un problème au niveau du dépistage, que ce soit lors de l\u2019analyse négative ou encore du second test positif», résume Guillaume Cliche, porte-parole du CIUSSS MCQ.Parmi la dizaine d\u2019employés infectés, certaines sont infirmières ou infirmières auxiliaires membres de la FIQ.La présidente du syndicat, Nathalie Perron, ne cache pas que la situation inquiète son équipe.«C\u2019est préoccupant, parce que si ce sont de faux négatifs après le premier diagnostic, ça veut dire que ces personnes peuvent continuer à infecter des gens en pensant en toute bonne foi qu\u2019elles sont guéries.Ces personnes se croient à l\u2019abri, recommencent à aller à l\u2019épicerie, à envoyer leurs enfants à l\u2019école.Même si on respecte toutes les mesures en place, c\u2019est tout de même un risque.Nous avons très hâte d\u2019avoir les résultats pour savoir ce qui s\u2019est passé et voir s\u2019il n\u2019y a pas lieu de revoir la façon dont les tests de dépistage sont effectués», indique Mme Perron.Le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers du CIUSSS-MCQ, Pascal Bastarache, dit être au fait du dossier et suivre de très près son évolution.La majorité de ces personnes testées de nouveau positives sont en effet des préposées aux bénéficiaires membres de son unité syndicale.«On se tient au courant et on suit ça de très près.Nous attendons nous aussi des nouvelles de la direction quant aux résultats des analyses, à savoir s\u2019il s\u2019agit de problèmes au niveau du dépistage», explique-t-il.Il faut dire que présentement, l\u2019état des connaissances quant à une possible recontamination au coronavirus chez les patients infectés puis guéris en est encore à un stade très peu avancé.Plusieurs cas à travers le monde ont été rapportés, notamment en Corée du Sud et au Japon, où des patients infectés et finalement guéris ont pu contracter une seconde fois la COVID-19.Les spécialistes ne s\u2019entendent toutefois pas sur les conclusions de ces analyses, alors que les quelques études existantes sont encore bien jeunes et n\u2019ont pas pu faire l\u2019objet d\u2019évaluation ou de contre-expertise.Certains spécialistes ont évoqué la possibilité de «rebondissement» du virus, plutôt que de parler d\u2019une deuxième contamination au coronavirus, alors que d\u2019autres pointent aussi la fiabilité des tests de dépistage qui auraient été effectués sur ces patients qu\u2019on considérait «recontaminés».Une récente étude en prépublication tend à croire que les patients infectés puissent être immunisés par la suite.(https:// www.lesoleil .com/actualite/ vos-questions-sur-la-covid-19/ peut-on-re-attraper-la-covid- 1 9 - e 5 b c 6 e b e b b 3 0 a d 4 5 7 5 e - 3477d1c978f04) L\u2019étude consistait à infecter des macaques avec le virus de la COVID-19.Une fois guéris, la moitié de ces sujets ont de nouveau été exposés à la dose de virus qui les avait rendus malades, mais ces sujets se sont montrés immunisés.Des résultats qui doivent toutefois être pris avec prudence puisque l\u2019étude est en prépublication et n\u2019a pas été revue par d\u2019autres scientifiques.Le CIUSSS MCQ, pour sa part, poursuit les analyses et attend d\u2019obtenir les résultats avant de sauter à quelque conclusion que ce soit.En attendant, les employés qui ont de nouveau été testés positifs et qui ont des symptômes ont été retirés du travail, précise Guillaume Cliche.Impossible pour l\u2019instant de savoir à quel moment précis le CIUSSS MCQ sera en mesure de recevoir les résultats de ces analyses et obtenir réponse à ses questions.Les analyses devraient être complétées au cours des prochains jours.COVID-19 AU CIUSSS MCQ Des employés guéris de nouveau positifs Une dizaine d\u2019employés du CIUSSS-MCQ sont de nouveau testés positifs à la COVID-19 après avoir été déclarés guéris.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La situation s\u2019améliore dans les CHSLD de la région aux prises avec des éclosions de COVID-19.Dans les dernières 24 heures, on ne rapporte qu\u2019un seul nouveau cas dans les CHSLD et aucun nouveau décès.Globalement, la région enregistre 14 nouveaux cas d\u2019infection au coronavirus.Le plus récent bilan de la pandémie de COVID-19 publié par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Qué- bec (CIUSSS MCQ) indique en effet qu\u2019un seul nouveau cas de COVID-19 a été détecté chez un employé du CHSLD Saint-Joseph de Trois-Rivières.Ce nouveau cas porte le nombre d\u2019employés de ce CHSLD infectés par la COVID à 22.Tous les autres CHSLD où il y a eu des éclosions ces dernières semaines n\u2019enregistrent aucun nouveau cas.Il en va de même au chapitre des décès.Le CIUSSS MCQ indique que la maladie n\u2019a fait aucune nouvelle victime dans la région.Le bilan demeure donc à 180 morts depuis le début de la pandémie.La moitié des 14 nouveaux cas en Mauricie et au Centre-du-Québec se trouvent à Trois-Rivières.Par ailleurs, le nombre d\u2019hospitalisations demeure relativement stable.On dénombre mercredi 34 personnes hospitalisées, dont six aux soins intensifs.Et on retrouve dans la région 1311 personnes qui ont contracté la COVID-19 mais désormais considérées guéries.Il s\u2019agit d\u2019une augmentation de 18 personnes par rapport à la veille.QUATRIÈME CLINIQUE DE DÉPISTAGE MOBILE Le CIUSSS MCQ annonce le déploiement d\u2019une 4e clinique de dépistage mobile dans la région.Elle concentrera ses activités à Victoriaville ainsi que dans la MRC d\u2019Arthabaska-et-de-l\u2019Érable.La Ville de Victoriaville a contribué au déploiement de cette nouvelle clinique mobile.«Cette nouvelle clinique de dépistage permettra d\u2019augmenter la quantité de tests réalisés à Victoriaville et de réduire les délais afin d\u2019obtenir les résultats», mentionne André Bellavance, le maire de Victoriaville.Comme elle l\u2019a fait pour la précédente clinique mobile destinée au Centre-du-Québec, l\u2019entreprise Girardin Blue Bird a souhaité offrir gratuitement un autobus.«Chez Girardin, ça fait 60 ans que c\u2019est comme ça, on veille tous les jours à la sécurité des élèves.C\u2019était tout naturel pour nous de s\u2019associer à cette initiative», soutient Michel Daneault, vice-président, ventes et service, Est du Canada chez Girar- din Blue Bird.Cette nouvelle clinique de dépistage mobile offrira un service sans rendez-vous et sans frais pour toute personne qui présente des symptômes de COVID-19.Entre 50 et 100 tests peuvent ainsi être réalisés par jour.L\u2019horaire des unités mobiles est diffusé sur le site Internet du CIUSSS, au www.ciusssmcq.ca.Un seul nouveau cas en CHSLD et aucun décès en 24 heures «Nous allons pousser les analyses plus loin pour vérifier s\u2019il n\u2019y a pas eu un problème au niveau du dépistage, que ce soit lors de l\u2019analyse négative ou encore du second test positif» \u2014 Guillaume Cliche JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS Environnement Canada, soutient qu\u2019il est tombé 21 mm de pluie et plus en moins d\u2019une heure AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 La nature s\u2019est déchaînée à La Tuque, mercredi, vers l\u2019heure du dîner.Pluie, grêle, vent, un orage violent a laissé des traces en Haute-Mauricie.Toiture arrachée, arbres déracinés, ponton renversé, le secteur du quartier Fillion a été particulièrement affecté.«Ç\u2019a donné un bon coup de vent.Je n\u2019ai même pas eu le temps d\u2019avoir peur.Ça brassait en dedans et ç\u2019a fait boum.Il me mouillait dessus», témoigne un résident dont la toiture s\u2019est envolée.Selon les données d\u2019Environnement Canada, il est tombé 21 mm de pluie et peut-être plus selon les endroits, en moins d\u2019une heure.«De très fortes cellules orageuses peuvent donner jusqu\u2019à une cinquantaine de millimètres en moins de trente minutes et ça peut créer des crues soudaines», explique André Cantin, météorologue chez Environnement Canada.«Il y a eu des rafales à 80 km/h, mais directement sous la cellule ça peut avoir atteint 90 ou 100 km/h», note M. Cantin.O n p e u t a l o r s p a r l e r d e microrafale, c\u2019est-à-dire des vents qui poussent très fort et qui peuvent déraciner des arbres.Les pompiers du Service incendie ont également reçu trois appels en même temps, dont deux dans des écoles de La Tuque, une situation particulièrement exceptionnelle.«On a eu un premier appel pour une vérification sur la rue Saint- Georges et simultanément, on a eu un autre appel pour un incendie à l\u2019école Centrale et un autre pour le La Tuque High School.[\u2026] On a eu une alerte météo avec des orages violents, tout est en lien avec ça.Trois appels en même temps, c\u2019est plutôt rare», a fait savoir le directeur du Service de sécurité incendie de La Tuque, Serge Buisson.À l\u2019école Centrale, le personnel a réagi rapidement à une faible odeur de fumée.Les élèves ont été évacués, dans le respect des règles de distanciation sociale, vers le Colisée municipal.« L\u2019alarme incendie ne s\u2019est pas déclenchée, c\u2019est l\u2019école qui a appelé les pompiers.C\u2019est le moteur de l\u2019unité de climatisation sur le toit de l\u2019école qui a brûlé.En brûlant, ç\u2019a créé une légère fumée dans le local informatique.C\u2019était plutôt minime comme quantité de fumée parce qu\u2019il ne faut pas grand-chose pour déclencher nos systèmes», explique Amélie Germain-Bergeron, coordonnatrice aux communications pour la Commission scolaire de l\u2019Énergie.«L\u2019évacuation s\u2019est faite dans le calme et dans le respect autant que possible des règles de distanciation de deux mètres», ajoute-t-elle.Les quelque 200 élèves de l\u2019école ont pu réintégrer les classes en après-midi.Les cours auront lieu comme prévu pour le restant de la semaine.La nature se déchaîne à La Tuque Ce véhicule récréatif s\u2019est retrouvé sur le côté en raison des forts vents.\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY Les pompiers ont été appelés à intervenir à l\u2019École Centrale de La Tuque.\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY Des arbres ont été déracinés.\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY La Tuque a reçu de la grêle peu avant 13h.\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY Le toit de cette maison a été arraché par le vent.\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY Le toit d\u2019une maison du quartier Fillion s\u2019est retrouvé suspendu à des fils.\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY Un ponton s\u2019est renversé sous la force du vent.\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 ACTUALITÉS 5 OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Le gouvernement Legault veut former 10 000 nouveaux préposés aux bénéficiaires cet été pour remettre les CHSLD à flot.Mais d\u2019ici la fin de ce cours accéléré, prévue le 15 septembre, des fonctionnaires pourraient aller combler le manque de personnel toujours criant.C\u2019est ce qu\u2019a révélé le premier ministre, mercredi, à la toute fin de son point de presse de 13 h.«On essaie de trouver d\u2019autres solutions temporaires.On pourrait demander aux employés de la fonction publique d\u2019aller travailler dans les CHSLD pour quelques mois.Mais vraiment, ce que j\u2019aimerais, c\u2019est de régler ça une fois pour toutes et d\u2019avoir ces 10 000 personnes formées à temps plein», a expliqué François Legault, à propos de ce qu\u2019il qualifie lui-même d\u2019«énorme défi».Un arrêté ministériel émis au début de la pandémie permet au gouvernement de redéployer un employé «dans une autre fonction ou dans un autre lieu, selon les besoins, même si le niveau d\u2019emploi applicable à celle-ci n\u2019est pas respecté».Dans la foulée, un appel au volontariat avait été lancé aux fonctionnaires le 20 avril.APPRENDRE UN MÉTIER POUR 760 $ PAR SEMAINE M.Legault annonçait mercredi le programme de formation éclair payée de trois mois que son gouvernement offrira à la population.Québec solidaire avait fait une telle proposition le 14 avril, avançant qu\u2019une dizaine de jours de cours pourraient suffire.«On va lancer une grosse campagne pour convaincre 10 000 personnes de s\u2019inscrire à une formation pour devenir préposé aux bénéficiaires», a détaillé le premier ministre Legault.«Ça va se donner dans plusieurs dizaines de centres de formation professionnelle, en partie aussi sur le terrain.On vise à recruter 10 000 personnes qui accepteraient de venir suivre une formation qui va durer de la mi-juin à la mi-septembre.«Les personnes qui vont s\u2019engager vont être payées pendant la formation comme des aides de services.Ça, c\u2019est un salaire de 21 $ de l\u2019heure, 760 $ par semaine.Et, s\u2019ils réussissent leurs cours, après trois mois, ils vont gagner le nouveau salaire qu\u2019on donne, qui commence à 26 $ de l\u2019heure, donc 940 $ par semaine, 49 000 $ par année.Donc, je pense, c\u2019est une offre qui est intéressante», a souligné M.Legault.Environ 20 000 travailleurs manquent au système de santé.Les 9700 personnes toujours absentes parce qu\u2019elles ont été atteintes par la COVID-19 ou parce qu\u2019elles en ont peur.Mais aussi les 10 000 autres qui manquaient déjà avant la pandémie, en temps normal.Sans compter les médecins, le réseau de la santé québécois emploie autour de 280 000 personnes.ESPÉRER LA 2e VAGUE PAS AVANT LA MI-SEPTEMBRE La deuxième tranche de 10 000 a été remplacée de façon temporaire par les personnes recrutées sur le site JeContribue et les 1000 soldats de l\u2019armée canadienne que M. Legault souhaite garder dans les CHSLD jusqu\u2019à la mi-septembre.«On espère que la deuxième vague [de contagion], s\u2019il y en a une, n\u2019arrivera pas avant le 15 eptembre.Entre-temps, j\u2019espère que les gens de JeContribue puis les militaires vont rester là.Et on espère aussi que les 9700 employés qui sont absents reviennent le plus rapidement possible au travail.C\u2019est là-dessus qu\u2019on table pour la deuxième vague», a reconnu le premier ministre québécois.Selon lui, certaines personnes recrutées ce printemps par le biais de JeContribue, mais pas formées, iront suivre la formation express de préposé aux bénéficiaires.«On était inquiet un peu que ces gens- là quittent trop vite, parce qu\u2019il y en a qui avaient un autre emploi.Il y en a qui ont perdu leur autre emploi, mais ça va faire partie des personnes à qui on va offrir de dire: on va vous payer pendant votre formation pendant trois mois.On est en train de regarder quel pourcentage va être fait dans les centres de formation professionnelle et quelle partie va être faite dans les CHSLD.Mais effectivement, c\u2019est un énorme défi», reconnaît-il.CHANGER LE NOM DE LA PROFESSION! Une grosse campagne de promotion s\u2019en vient.On pense même à changer le nom de la profession! «Peut-être aussi changer le nom, \u201cpréposé aux bénéficiaires\u201d.On n\u2019aime pas ça, \u201cbénéficiaires\u201d.Qui s\u2019occupe des vraies personnes, des vrais résidents», a indiqué M. Legault.Avec l\u2019approbation de la ministre de la Santé et des Services, Danielle McCann, toujours à ses côtés pour le traditionnel point de presse du jour avec le directeur national de santé publique, Horacio Arruda.«Notre défi aussi, c\u2019est d\u2019améliorer l\u2019image des CHSLD.Avec les 10 000 personnes de plus, le travail va être plus agréable.Puis on reconnaît qu\u2019il y a des CHSLD qui sont vétustes, qui doivent être embellis, remplacés par des maisons des aînés dans certains cas, rénovés de façon importante dans d\u2019autres cas.Donc, c\u2019est ça, le défi qu\u2019on a, de recruter dans un contexte qui n\u2019est pas facile», résume M.Legault.«GÊNANT POUR TOUTE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE» Les militaires qui prêtent main- forte dans 25 CHSLD de la région de Montréal ont déposé un rapport rendu public mercredi.Le manque de personnel y est souligné à grands traits.À savoir s\u2019il est gênant pour un gouvernement qui se dit nationaliste de faire appel à l\u2019armée canadienne, le premier ministre Legault se montre plus retenu.«Ce n\u2019est pas facile, trouver 10 000 personnes disciplinées qui acceptent sur- le-champ de venir travailler dans un contexte pas facile.C\u2019est pour ça que je suis content que, sur les 10 000, il y en ait 1000 qui soient des militaires.[Mais] c\u2019est gênant pour toute la société québécoise qu\u2019on en soit rendu là, d\u2019avoir besoin de 10 000 personnes.» 89 NOUVEAUX DÉCÈS Le bilan du jour fait état de 89 nouveaux décès déclarés liés à la COVID-19 au Québec.Journée la plus meurtrière depuis le 14 mai, soit près de deux semaines.Sur les 4228 Québécois ayant succombé au coronavirus jusqu\u2019ici, 2700 habitaient (64 %) vivaient en CHSLD.La région de Québec a atteint mercredi la centaine de morts, avec 101.La Capitale-Nationale devient la septième région à compter plus de 100 décès, après Montréal (2624), Laval (572), la Montérégie (364), la Mauricie-et-Centre-du- Québec (180), Lanaudière (174) et les Laurentides (126).Le Québec s\u2019approche des 50 000 cas confirmés, avec 49 139 au compteur, et Montréal des 25 000 cas, avec 24 611.Avec 1378 patients, le nombre d\u2019hospitalisations s\u2019avère en baisse pour une huitième journée consécutive, mais trois personnes de plus étaient traitées aux soins intensifs, soit 184.DANS LES CHSLD CET ÉTÉ Des fonctionnaires à la rescousse?Québec va mettre sur pied une formation payée de trois mois pour tenter de recruter 10 000 nouveaux préposés aux bénéficiaires.\u2014 PHOTO PC LE SOLEIL \u2014 Le gouvernement Legault ne recommande toujours pas de se déplacer d\u2019une région à l\u2019autre.Mais à compter de lundi prochain, 1er juin, il permettra à nouveau la location de type Airbnb et de chalets à l\u2019extérieur du Grand Montréal et de Joliette.Et les campings, marinas et pourvoiries rouvrent partout au Québec.Enfin, diront plusieurs.Après celui du golf, c\u2019était au tour du lobby du camping de se faire entendre haut et fort depuis plusieurs jours.La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, reconnaît avoir sous- estimé l\u2019amour des Québécois pour l\u2019activité du camping.«On a répété que ce n\u2019était pas une décision de la ministre du Tourisme.C\u2019est ce qu\u2019on lisait beaucoup sur les médias sociaux.C\u2019est vraiment la direction de la Santé publique.[.] Est-ce que j\u2019étais tout à fait consciente de l\u2019ampleur du phénomène camping au Québec?La réponse, c\u2019est non», a-t-elle constaté, mercredi, lors d\u2019un point de presse tenu en compagnie du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, et du conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique, le Dr Richard Massé.Pour la location d\u2019hébergements touristiques, il y a obligation de louer l\u2019endroit à une seule famille à la fois.On entend ici famille au sens de personnes habitant sous le même toit, à la même adresse.Foyer, ménage, maisonnée.Si cette «unité familiale», expression utilisée par la ministre Proulx, est constituée de cinq personnes ou plus, le locateur devra ensuite resp e cter «une paus e de 24 heures complètes avant de pouvoir relouer à une autre unité familiale».« Les chalets plus gros sont beaucoup plus difficiles à désinfecter et à nettoyer.De là la pause recommandée de 24 heures.Parce qu\u2019après 24 heures, la grande majorité des virus, peut-être pas 100 %, mais la grande majorité vont être éliminés.Ils vont s\u2019éliminer.C\u2019est une quarantaine temporelle», explique le Dr Massé.Pour le reste, les règles restent les mêmes qu\u2019ailleurs.Seuls les rassemblements extérieurs sont permis avec un maximum de 10 personnes provenant d\u2019au plus trois ménages.Tout le monde continue de se tenir à au moins deux mètres de distance ou, si c\u2019est impossible, porte un masque.Dans les campings, comme ailleurs, piscines publiques, modules de jeux pour enfants, aires de restauration et autres points de rassemblement restent fermés.Parmi les endroits qui rouvriront lundi, on compte aussi les auberges, les établissements de la SÉPAQ et les ZEC.Hôtels et motels n\u2019avaient jamais fermé.Louer un chalet sans (trop) se déplacer JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS JOCELYNE RICHER La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 La mission de l\u2019armée canadienne dans les CHSLD du Québec n\u2019a pas été une partie de plaisir.La pénurie criante de personnel dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), en pleine pandémie de COVID-19, a compliqué la tâche de soldats venus prêter main-forte au personnel soignant.Le rapport de 60 pages rédigé par les Forces armées canadiennes et rendu public mercredi rend compte des difficultés énormes rencontrées sur le terrain par les soldats, transformés pour un temps en préposés aux bénéficiaires dans 25 CHSLD contaminés au virus et hors de contrôle sur le plan de la gestion.Depuis le 20 avril, de nombreux soldats «ont été témoins et (ont) vécu des situations exceptionnellement difficiles dans les CHSLD», note le colonel T.M.Arsenault, en introduction du rapport, remis au gouvernement Legault mardi.Un tel niveau de stress et de difficulté ne peut que laisser des traces.Le colonel ajoute que l\u2019armée devra, après coup, faire en sorte de «favoriser le maintien de la bonne santé mentale de la force».Le rapport dresse un constat très factuel des situations observées par les militaires et des tâches accomplies dans chacun des établissements où ils ont oeuvré, dans la région de Montréal.Il ne donne cependant pas de détails de situations particulièrement problématiques qui ont été vécues durant cette mission.Il en ressort un ensemble de manquements, comme la pénurie criante de personnel, particulièrement en ce qui a trait aux préposés aux bénéficiaires et aux infirmières la nuit, un taux d\u2019absentéisme élevé, un manque de personnel ayant une formation médicale, un manque d\u2019équipement médical, une absence de médecins de garde pour constater les décès, sans compter un laxisme dans l\u2019application des protocoles de protection.On conclut que le manque d\u2019é q u i p e m e nt m é d ica l et l e manque criant de personnel ont certainement eu un impact sur la qualité des soins offerts aux patients, incluant les soins d\u2019hygiène de base.Dans certains établissements, on a par ailleurs observé des conflits entre employés.«Ces conflits portaient principalement sur le nombre d\u2019heures de travail, la gestion de l\u2019établissement, l\u2019assiduité des employés et le manque important d\u2019infirmières.Un coordonnateur a menacé d\u2019arrêter de travailler si des infirmières supplémentaires n\u2019étaient pas embauchées.» À certains endroits, le manque d\u2019assiduité du personnel semble avoir été une source continuelle de friction: «plusieurs arrivaient en retard pour leur quart et s\u2019absentaient pendant de longues périodes» pouvant aller jusqu\u2019à deux heures.L\u2019opération militaire au Québec, qui est toujours en cours, a nécessité à ce jour la contribution de 1350 membres des Forces armées, dont 1050 soldats dépêchés dans 25 CHSLD.Le gouvernement Legault souhaite prolonger la mission jusqu\u2019à la mi-septembre, mais le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a dit en entrevue à la CBC que ce n\u2019était pas possible d\u2019assurer que les militaires travaillent encore pendant près de quatre mois, sept jours sur sept, 12 heures par jour.Les auteurs du rapport notent que la présence des militaires a permis «de libérer des ressources médicales pour qu\u2019elles effectuent des soins directs auprès des patients».L\u2019armée a ainsi contribué à stabiliser la situation.L es s oldats de vaient exercer diverses tâches, selon les besoins, comme le fait de prodiguer les soins d\u2019hygiène, nourrir les patients, effectuer l\u2019entretien ménager, assurer la désinfection des lieux.Un des CHSLD les plus durement frappés par la pandémie est le Vigi Mont-Royal, où tous les patients ont attrapé le virus.C\u2019est aussi un des établissements où les soldats ont eu du fil à retordre.«Nous sommes témoins quotidiennement d\u2019employés ne respectant pas les protocoles mis en place par l\u2019établissement», en matière d\u2019équipement de protection, peut-on lire dans le rapport.Au total, la direction des Forces armées estime que la présence des soldats a certainement «amélioré la qualité de vie d\u2019un grand nombre de personnes et aidé à restaurer la dignité des personnes en fin de vie».RAPPORT DE LA MISSION EN CHSLD Les soldats ont vécu des choses «exceptionnellement difficiles» Des militaires des Forces armées canadiennes à l\u2019œuvre à Montréal, mardi .\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL(PC) \u2014- Le beau et le moins beau.Des soldats de l\u2019armée canadienne qui travaillent dans un CHSLD de Montréal depuis trois semaines ont vu bien des choses: la saleté, la douleur et les sacs mortuaires, mais aussi la joie et l\u2019apaisement sur les visages des aînés qu\u2019ils sont venus aider.La Presse canadienne les a rencontrés lundi après-midi.Les soldats ont franchi les portes du CHSLD Vigi Mont Royal le 1er mai dernier, l\u2019un de ceux considérés comme les plus contaminés au Québec: ce jour-là le bilan indiquait 196 résidants atteints de la COVID-19.Certains d\u2019entre eux affichaient au début mai une certaine appréhension sur ce qu\u2019ils allaient trouver à l\u2019intérieur.D\u2019autres étaient tout à fait confiants: on est bien formés et on sait quoi faire, disaient-ils alors lorsque La Presse canadienne les a rencontrés une première fois.Finalement, ce qu\u2019ils ont vu au début de mai n\u2019était pas le chaos.«On s\u2019attendait à une situation plus difficile que ce qu\u2019on a vu.On s\u2019attendait à ce qu\u2019ils soient plus mal en point que ce qu\u2019on nous avait dit», a confié le caporal Nicholas Gagnon, rencontré lundi dans le stationnement du CHSLD.Visiblement, il manquait de personnel sur les étages, a-t-il dit.Beaucoup de patients étaient alités.«On a vu tout de suite que des gens avaient des besoins».«Ça a été dur de voir ça.On se cachera pas les choses», a dit le grand gaillard, qui est technicien médical dans l\u2019armée.De voir des gens qui ont des besoins de base qui ne sont pas comblés, «c\u2019est quelque chose qui frappe l\u2019imaginaire».«On s\u2019est tout de suite mis à la tâche», a-t-il dit.Ce qui signifie donner des verres d\u2019eau, changer des couches, a-t-il expliqué.Il est particulièrement fier d\u2019avoir pu, avec les soldats, les soldates et du personnel du CHSLD, rassembler certains résidents dans une salle commune pour qu\u2019ils puissent manger ensemble.Dès son 4e jour dans le CHSLD.«Rapidement, on a vu le résultat sur leur moral».Cela a été rendu possible, car il y avait soudainement plus de bras pour déplacer les résidants, pousser les fauteuils roulants, les aider à marcher.Et aussi désinfecter la salle.C\u2019était l\u2019une des responsabilités des équipes de l\u2019armée de jour.Si le personnel médical formé de l\u2019armée pouvait donner des soins aux résidants, les soldats et soldates ont beaucoup fait du travail de nettoyage.Ainsi, les préposées et les infirmières pouvaient se concentrer à donner des soins aux aînés, «leur priorité», a expliqué le caporal-chef Jean-Philippe Ménard.«C\u2019était très malpropre.Les vidanges, les sacs de vêtements, tout était plein, ça s\u2019accumulait».«Inimaginable, a-t-il dit.«Moi je ne serais pas capable de vivre là-dedans».«On a \u2018clairé\u2019 les poubelles», a-t-il dit, et lavé des planchers, désinfecté des salles, instauré des zones vertes pour le personnel.«On a vu qu\u2019ils avaient vraiment besoin d\u2019aide».Mais fin mai, cela va vraiment mieux au CHSLD, ont-ils dit: les employés qui étaient absents, car malades sont tous en train de revenir travailler.C\u2019est le 12e régiment blindé du Canada, basé à Valcartier, près de Québec, qui est responsable de la logistique au CHSLD Vigi de Mont- Royal.Des réservistes font aussi partie des soldats qui se sont portés volontaires pour aider, comme des membres des Voltigeurs de Québec, un régiment d\u2019infanterie.Et la mort?Les soldats interrogés n\u2019ont pas été témoins de décès.«Les gens mourraient surtout la nuit», a dit le caporal-chef Jean-Philippe Ménard qui a vu des sacs mortuaires «partir».Le caporal Gagnon dit a avoir vécu «les décès indirectement»: «quand on rentrait sur notre quart de travail, on voyait que des gens n\u2019étaient plus là».«C\u2019était triste.On pensait aux familles», a-t-il confié.«Mais on vivait aussi ça avec le sentiment du devoir accompli».Il gardera avec lui la fierté d\u2019avoir levé la main pour aider dès le début, et tout un bagage d\u2019expérience médicale.Le caporal Ménard a trouvé la situation plus difficile au début, ce qu\u2019il qualifie de «fatigue mentale».Entendre les gens crier de douleur, il a trouvé ça dur.Mais il dit qu\u2019il va se rappeler de cette expérience toute sa vie.«Pour les liens créés avec les résidants, les gens rencontrés», a-t-il précisé.Il parle de Joyce, au 3e étage.Une dame qui aime faire tout par elle-même, mais qui ne peut plus en raison de problèmes de dos.«J\u2019ai lavé sa chambre.Elle en pleurait.Ça, c\u2019est venu me chercher».Et puis Nassim au 2e étage.«Toujours de bonne humeur, qui aimait faire la jasette».«Peut-être qu\u2019un jour je vais pouvoir revenir les voir.Leur dire un petit bonjour», a-t-il dit les yeux souriants Du beau et du moins beau leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 ACTUALITÉS 7 MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL, LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Une vingtaine de professionnelles et professionnels en soins ont manifesté devant le siège social du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du- Québec, mercredi après-midi.Le Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre- du-Québec (SPSMCQ-FIQ) voulait ainsi dénoncer l\u2019arrêté décrété par le ministère de la Santé et des Services sociaux, en vertu duquel le CIUSSS peut annuler ou déplacer les vacances de ses employés, en raison de la pandémie.C\u2019est l\u2019épuisement de ses membres après deux mois de travail intensif pour lutter contre la pandémie que dénonçait le syndicat, alors que d\u2019autres actions étaient menées par des syndicats affiliés à la FIQ à travers la province, mercredi.Un épuisement exacerbé par le recours à l\u2019arrêté du ministère de la Santé et des Services sociaux du 21 mars dernier, qui permet au CIUSSS de suspendre et d\u2019annuler les congés de ses employés, notamment les vacances.«Les professionnelles sont déjà à bout de souffle, on a des appels quotidiennement.Encore hier, des gens se sont fait annoncer que leurs vacances sont annulées.Beaucoup n\u2019ont pas eu droit à leurs jours fériés et beaucoup sont obligées de travailler à temps complet alors qu\u2019elles étaient à temps partiel.Beaucoup sont essoufflées, elles ont de la difficulté à concilier travail et famille.Les gens ont besoin de repos, ils ont besoin de se ressourcer et c\u2019est le message qu\u2019on porte aujourd\u2019hui», résume Nathalie Perron, présidente du SPSMCQ-FIQ.Les manifestants ont pris part à une mise en scène en se couchant au sol \u2013 à 2 m de distance les uns des autres \u2013 pour simuler leur mort par épuisement.Un cercueil avait été posé contre la clôture du terrain du siège social du CIUSSS, de même que des affiches où l\u2019on pouvait lire des slogans comme «mort de fatigue», «vous allez tuer notre profession» et «arrêtez les arrêtés».Claudia Rheault était du nombre des manifestants présents mercredi.C\u2019est avant tout en appui à ses collègues qui ont du mal à concilier famille et travail et à s\u2019adapter aux conditions de travail en constant changement qu\u2019elle a participé à cette action.«J\u2019ai été affectée au niveau d\u2019une équipe COVID, il a fallu s\u2019adapter pour aller voir des patients à domicile qui ont été déclarés positifs», explique-t-elle.«Chaque jour, il y avait de nouvelles façons de gérer les situations.On n\u2019avait pas l\u2019équipement requis, pas de visière.Il a fallu se battre aussi pour ça», rappelle Mme Rheault.Claudiane Gélinas était également présente à cette action syndicale.En tant qu\u2019agente de proximité pour la FIQ à Shawinigan, elle dit être bien placée pour témoigner de la détresse que vivent ses collègues.«On ne compte plus les heures, nous non plus.On est présent de jour, de soir, de nuit, la fin de semaine.On fait un roulement pour qu\u2019il y ait toujours une présence syndicale pour aider nos membres», explique-t-elle.«On est des professionnelles nous aussi, je suis infirmière clinicienne.Quand on m\u2019appelle, je suis agente, mais je suis aussi soignante.On essaie de prendre soin (de nos membres) quand ils sont en détresse psychologique.OFFRE DU CIUSSS REJETÉE Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec affirme pour sa part avoir offert une alternative à ses employés de catégorie un, soit de prendre un maximum de deux semaines de vacances, consécutives.Si cette offre avait été acceptée par le SPSMCQ-FIQ, le CIUSSS prétend qu\u2019il n\u2019aurait pas besoin de demander à des employés en vacances d\u2019y mettre un terme pour retourner travailler.«Si tout le monde revenait après deux semaines consécutives, avec le bassin qu\u2019on avait, on était capables de passer à travers toutes éclosions qui pourraient survenir durant l\u2019été.Ils auraient gardé deux semaines qu\u2019ils avaient choisies», soutient Louis Brunelle, directeur des ressources humaines, communications et affaires juridiques du CIUSSS.Le CIUSSS aurait ensuite tenté de permettre aux employés de reprendre leurs jours de vacances manquants, si la situation l\u2019avait permis.Cette offre a toutefois été rejetée par le SPSMCQ-FIQ.Les deux parties conservent donc le programme de vacances sur lequel elles s\u2019étaient entendues en février, avant le début de la pandémie.M. Brunelle prévient toutefois que cette façon de faire lui donne moins de marge de manœuvre et pourrait impliquer que des employées perdent une partie de leurs vacances.Certaines pourraient même avoir moins de deux semaines de congé.«On ne le souhaite pas et on ne le pense pas, mais il pourrait arriver qu\u2019on cancelle une semaine sur deux à quelqu\u2019un.Donc, il lui resterait une seule semaine», indique-t-il.Le syndicat explique de son côté qu\u2019il ne pouvait pas se résoudre à endosser une mesure comme celle proposée par le CIUSSS.«On ne peut pas endosser une position comme ça parce qu\u2019elle est contraire aux conventions collectives», résume Mme Perron.Elle ajoute que les trois quarts de ses membres n\u2019ont droit qu\u2019à deux semaines de vacances par année.«Ce n\u2019est pas un gros écart pour respecter les droits des gens sur le plancher», croit-elle.Mme Perron prévient en outre que les vacances qui sont annulées devront être reprises et peut-être à un moment inopportun.«Il va falloir les reprendre, ces vacances-là, et cet hiver, ce ne sera pas le temps, il risque d\u2019y avoir une deuxième vague», rappelle-t-elle.MANIFESTATION À TROIS-RIVIÈRES Ils réclament leurs vacances BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca SAINT-CÉLESTIN \u2014 Le projet de construction d\u2019une nouvelle école primaire, à Saint-Célestin, avance à grands pas.Les travaux de construction devraient en effet débuter dès le 1er juin prochain et la rentrée est prévue pour l\u2019automne 2021.L\u2019ouverture des soumissions a été tenue le 13 mai et c\u2019est l\u2019entreprise Therrien entrepreneur général de Nico- let qui a obtenu le contrat pour 10 332 900 $.Cinq entreprises avaient soumissionné en vue d\u2019obtenir le contrat à la suite des appels d\u2019offres lancés le 18 février.L\u2019investissement total comprend également les honoraires professionnels, le coût de la démolition de l\u2019ancienne école, le mobil ier et les taxes ce qui mène l\u2019investissement total à 15 675 000 $.La future école inclusive devrait accueillir plus de 150 élèves répartis dans des classes régulières et adaptées.Il s\u2019agit des élèves de l\u2019ancienne école Marquis qui a été démolie en raison de problèmes de structure et de l\u2019école Le Rucher qui avait été incendiée en août 2017.Nouvelle étape pour l\u2019école de Saint-Célestin Nathalie Perron, présidente du SPSMCQ-FIQ (à gauche, de dos), a brièvement échangé avec le directeur des ressources humaines, communications et affaires juridiques du CIUSSS, Louis Brunelle, avant le début de l\u2019action syndicale.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD Une vingtaine de professionnelles en soins ont simulé leur mort dans le cadre d\u2019une manifestation devant le siège social du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 La Sûreté du Québec enquête présentement sur un lien possible entre la présence d\u2019individus sur le site de l\u2019ancienne papeterie Belgo de Shawinigan et les dommages subis aux pare-brise de deux automobilistes à quelques minutes d\u2019intervalle, le 16 mai en matinée.Rappelons que vers 9 h 30 ce jour- là, Audrey Sanscartier a sursauté en revenant de son quart de travail de nuit.En longeant le mur de la Belgo, un morceau de pierre a atterri dans la partie supérieure droite de son pare-brise.Une trentaine de minutes plus tard, le mauvais sort réservait le même traitement à Lucie Rainville, toujours sur le boulevard Pie-XII.Or, la SQ a pris connaissance de l\u2019histoire de ces deux femmes dans les médias et a ainsi fait un lien avec l\u2019expulsion de deux jeunes hommes de 17 et 20 ans dans le même secteur, lors de la même matinée.«Ce jour-là, nous avons eu des gens qui nous ont signalé que des individus se trouvaient sur le toit de ce bâtiment», explique Éloïse Cos- sette, agente d\u2019information à la SQ.«Nous les avons localisés et nous les avons expulsés du site, avec constat d\u2019infraction pour s\u2019être retrouvés sur un terrain privé sans autorisation.» «Par contre, nous n\u2019avions reçu aucune plainte», poursuit la ser- gente.«Si les personnes qui avaient eu leur pare-brise brisé avaient appelé, probablement que nous aurions fait rapidement des liens.Nous allons maintenant procéder à des vérifications, faire une enquête pour voir si ça n\u2019aurait pas été causé par l\u2019action de ces gens.» Jointe mercredi, Mme Rainville confie n\u2019avoir remarqué aucune présence humaine dans ce secteur après avoir été surprise par cet éclat dans son pare-brise.Le Nouvelliste n\u2019a pu joindre Mme Sanscar- tier, mais la semaine dernière, elle racontait qu\u2019elle avait ralenti, mais qu\u2019elle ne s\u2019était pas arrêtée sur place après avoir encaissé ce choc.ENCORE PIRE Le maire de Shawinigan, Michel Angers, laissera aux policiers le soin de faire leurs vérifications.Mais selon lui, ses doléances pour démolir ce mur ne perdraient pas de poids si des voyous étaient responsables de ces bris.Jusqu\u2019à maintenant, l\u2019hypothèse privilégiée voulait que des morceaux de pierre se détachaient de la structure.«Ça ne change absolument rien», commente M. Angers.«Si les deux jeunes étaient responsables, ça ne fait que démontrer qu\u2019il peut y avoir n\u2019importe qui à cet endroit n\u2019importe quand.C\u2019est facile d\u2019accès.En fait, ce serait encore pire! Il pourrait possiblement y avoir d\u2019autres situations semblables.On ne peut pas placer là un gardien 24 heures sur 24 pour protéger une vieille bâtisse.» «Pour moi, c\u2019est une raison additionnelle pour éviter que ce genre de chose se produise», ajoute le maire.«C\u2019est trop facile d\u2019accès, donc c\u2019est encore plus dangereux.Raison de plus pour enlever ce mur.» Rappelons que Sanexen a entrepris le nettoyage du site de l\u2019ancienne papeterie lundi.Ces travaux devraient durer une dizaine de semaines, mais ils ne comprennent pas la démolition du mur qui longe le boulevard Pie-XII.Dans un courriel transmis en fin d\u2019après-midi mercredi, Frédéric Fournier, responsable des communications au ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, confirme que ce dernier travaille à la préparation d\u2019un appel d\u2019offres pour la réalisation d\u2019un devis de démolition des bâtiments qui restent sur le site.Le MELCC vise une publication d\u2019ici «la fin de l\u2019été 2020».Impossible, pour le moment, de savoir quand ce mur tombera.«L\u2019échéancier des travaux subséquents dépendra de la réalisation et des conclusions de ce mandat», indique M.Fournier.BRIS DE PARE-BRISE À LA BELGO Des vandales responsables?Se pourrait-il que des débris lancés volontairement du toit de l\u2019ancienne Belgo aient provoqué des bris à deux automobilistes le 16 mai?\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Bloody n\u2019est plus.Le pitbull qui a mortellement attaqué un yorkshire miniature le 25 avril a été euthanasié mardi après-midi.La propriétaire de l\u2019animal, Debrah Auger, semblait peu encline à respecter la décision du conseil municipal de Shawinigan, en début de soirée lundi.Quelques minutes auparavant, les élus avaient décrété que ce pitbull devait être euthana- sié, sur la base de rapports de deux vétérinaires qui considéraient que Bloody représentait un risque modéré envers les humains et élevé à l\u2019endroit d\u2019autres animaux.Marco Champagne, directeur général de la Société protectrice des animaux de la Mauricie, mentionne que malgré le degré d\u2019émotion élevé dans ce genre de situation, Mme Auger a finalement offert une bonne collaboration dans les circonstances.Il s\u2019est présenté chez la Shawiniga- naise en compagnie d\u2019un patrouilleur dès mardi matin.Quelques heures plus tard, en après-midi, elle communiquait avec la SPA Mauricie pour lui céder son animal.«Nous lui avons fait comprendre l\u2019importance de la décision qui a été rendue par la Ville de Shawinigan», explique M. Champagne.«Nous étions en mode collaboration, pour nous assurer qu\u2019elle respecterait la décision.Quelques heures plus tard, elle a appelé notre patrouilleur, qui avait créé un lien de confiance avec elle depuis le début.Elle nous a alors dit qu\u2019elle nous confiait son animal pour l\u2019euthanasie.» «Vous savez, notre personnel a l\u2019expérience avec les citoyens, un peu comme un travailleur social», ajoute le directeur général.«On veut que le citoyen collabore avec nous.C\u2019est sûr que c\u2019est émotif, se départir de son animal.Mais nous avons toujours eu une bonne collaboration avec cette dame.» M. Champagne précise qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une première intervention de la SPA Mauricie à la suite de l\u2019adoption d\u2019une résolution d\u2019un conseil municipal, en vertu du Règlement d\u2019application de la loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d\u2019un encadrement concernant les chiens, entré en vigueur le 3 mars.Le porte-parole précise qu\u2019à Shawinigan, il existe présentement 22 chiens sous conditions de garde, des mesures qui doivent être scrupuleusement respectées par les propriétaires pour éviter l\u2019euthanasie à leur animal.Dans le cas de Bloody, les deux vétérinaires recommandaient le port d\u2019une muselière en tout temps sur la voie publique ou lorsqu\u2019il était attaché à l\u2019extérieur, de même que le port d\u2019un harnais ou d\u2019un licou pour la promenade.Mais le conseil municipal estimait tout de même le risque trop élevé pour la population, compte tenu de l\u2019attaque du 25 avril dans le quartier Saint-Marc.M. Champagne s\u2019attend malheureusement à ce que d\u2019autres demandes semblables de municipalités soient transmises à la SPA Mauricie.«Nous avons réalisé plusieurs évaluations comportementales au cours des dernières semaines», explique-t-il.«Le 1er mai, nous avions déjà recensé une dizaine de cas de morsures en Mauricie depuis l\u2019entrée en vigueur du règlement.En 2019, nous avions réalisé 32 évaluations comportementales à la suite d\u2019une morsure.» M. Champagne fait remarquer que depuis le 3 mars, les médecins ou médecins - vétérinaires doivent maintenant signaler toute morsure qui démontre que l\u2019animal peut représenter un risque à la sécurité publique.«C\u2019est une obligation déontologique qu\u2019ils n\u2019avaient pas avant le 3 mars», précise M. Champagne.«C\u2019est pourquoi il y a maintenant plus de déclarations.» SOULAGEMENT Kayla Dumont, victime de l\u2019attaque du 25 avril dans une ruelle du quartier Saint-Marc, accueille avec soulagement l\u2019euthanasie du pitbull meurtrier.«Le poids sur mes épaules a vraiment diminué quand le conseil municipal a pris sa décision», raconte-t-elle.«J\u2019en étais vraiment soulagée.Il y a des enfants partout dans le quartier, plusieurs personnes qui ont de petits chiens.Je n\u2019aurais pas été capable de supporter que ça puisse arriver une autre fois.» E n d é b u t d e s e m a i n e , Mme Dumont est sortie de chez elle avec la chienne de sa sœur et elle affirme avoir été agressée à nouveau.«C\u2019était deux gros chiens, qui n\u2019étaient même pas attachés», déplore-t-elle.«Ils me sautaient dessus et la propriétaire ne réagissait pas.Il y a des gens irresponsables, ça n\u2019a pas de sens! C\u2019est décevant et c\u2019est dangereux pour les autres.» M. Champagne souhaite que cet épisode serve de mise en garde à la population.«Nous profitons de l\u2019occasion pour rappeler l\u2019importance de la maîtrise de son chien en tout temps», indique M. Champagne.«Sinon, c\u2019est malheureux, dramatique ce qui peut arriver.Il fait chaud, les gens déconfinent.On demande aux gens d\u2019avoir une laisse de 1,85 mètre en tout temps quand ils se promènent sur la rue et d\u2019être conscients qu\u2019un animal peut attaquer.» Quant à Mme Dumont, elle se remet lentement des blessures subies en tentant de défendre son minuscule yorkshire.«Je prends encore des médicaments», confie-t-elle.«Mon pouce ne plie pas du tout.Je suis en arrêt de travail tant que mon pouce ne sera pas guéri.» «J\u2019ai perdu ma petite fille parce qu\u2019une dame, qui savait que son chien était dangereux, n\u2019a pas respecté la loi», déplore-t-elle.«À l\u2019avenir, je ne me gênerai pas pour parler de ces situations.Je ne laisserai plus rien passer.» Le pitbull Bloody euthanasié leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 ACTUALITÉS 9 MATHIEU LAMOTHE mathieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le fait que quatre membres du personnel et deux élèves ont été testés positifs à la COVID-19 semble avoir échaudé plusieurs parents d\u2019élèves fréquentant l\u2019école Saint- Paul de Trois-Rivières.Des 37 enfants qui étaient inscrits lors de la réouverture des écoles primaires, seulement une quinzaine étaient présents, mercredi matin.Alors que certains parents ont préféré garder leur enfant à la maison, car ils étaient toujours en attente des résultats du test de dépistage et que d\u2019autres ont pris la même décision en raison de la chaleur accablante qui frappe présentement ou tout simplement pour laisser retomber la poussière, trois d\u2019entre eux ont plutôt décidé que c\u2019était assez et que leur enfant n\u2019allait pas retourner en classe avant l\u2019automne.Les activités à cette école du quartier Sainte-Cécile avaient été suspendues pendant deux jours pour des raisons qualifiées d\u2019administratives par la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, et ce, même si la Santé publique avait indiqué qu\u2019elles auraient pu reprendre dès mardi.Rappelons que, de concert avec la direction régionale de la Santé publique, la Commission scolaire avait décidé que tous les élèves et membres du personnel qui sont présents à cette école depuis le 4 mai dernier devaient subir un test de dépistage, et ce, après que les trois premiers cas eurent été rapportés.L\u2019opération avait ciblé une quarantaine de membres du personnel et une trentaine d\u2019élèves.Une désinfection complète des lieux a également été effectuée au cours du week-end.De plus, la Commission scolaire répète que toutes les mesures sanitaires ont été respectées depuis la réouverture de l\u2019école et que tout le personnel dispose des équipements de protection personnels recommandés par la CNESST.Malgré tout, l\u2019ambiance était très bonne lors de ce second retour en classe en moins d\u2019un mois selon la porte-parole de la Commission scolaire, Anne-Marie Bellerose.«Ça s\u2019est super bien passé.La direction nous a indiqué qu\u2019il y avait des sourires sous les masques.[\u2026] L\u2019équipe-école de Saint-Paul est très engagée et elle l\u2019a prouvé encore fois», mentionne-t-elle.Par contre, les membres du personnel ont dû respecter des mesures plus strictes que celles auxquelles ils étaient habitués depuis le retour en classe.Ils étaient notamment obligés de porter un masque de procédure, qu\u2019ils doivent d\u2019ailleurs changer aux quatre heures.«Il n\u2019y a donc aucun membre du personnel qui peut porter un beau masque en tissus.Il est également fortement recommandé de porter la visière quand il faut être trop près des élèves», explique la porte-parole.Des brigadières affectées à ce quartier du centre-ville confient néanmoins que le nombre d\u2019enfants qui se sont rendus à l\u2019école à pied n\u2019était pas inférieur à celui depuis la réouverture.«Ce sont les mêmes enfants qu\u2019avant», lance spontanément l\u2019une d\u2019entre elles.Pour ce qui est des élèves d\u2019une classe de l\u2019école Saint-Philippe qui ont été retirés de façon préventive, car un de ses élèves est sous investigation, la Commission scolaire est toujours en attente des résultats des tests de l\u2019élève en question.Par ailleurs, aucun cas n\u2019a été rapporté dans d\u2019autres écoles de cette Commission scolaire.RETOUR EN CLASSE À L\u2019ÉCOLE SAINT-PAUL La moitié moins d\u2019élèves qu\u2019à la réouverture Des 37 enfants qui étaient inscrits lors de la réouverture des écoles primaires, seulement une quinzaine étaient présents, mercredi matin.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Alors que le gouvernement du Québec souhaite maintenant ramener une partie des étudiants des cégeps et des universités sur les campus, l\u2019automne prochain, les étudiants internationaux qui ont choisi l\u2019UQTR pour faire leurs études supérieures seront confrontés à un choix déchirant si les cours devaient se donner en ligne malgré tout pour eux.Si leurs études ne peuvent se faire sur le campus, à la session d\u2019hiver, certains craignent de devoir tout abandonner et repartir dans leur pays sans diplôme.Bachir Brah Moustapha entend les confidences de beaucoup d\u2019étudiants internationaux qui se sentent déchirés par la situation, depuis quelque temps.Cet étudiant à la maîtrise en sciences de la gestion, depuis janvier, a été président du Comité multiculturel COMPLICE pendant ses études au baccalauréat où il côtoyait la communauté des étudiants internationaux de l\u2019UQTR.«Les étudiants viennent souvent me voir quand ils ont des problèmes», dit-il.Élu officier à l\u2019AGEUQTR en mars, il constate que les étudiants internationaux «sont assez frustrés de la situation qui prévaut.Beaucoup sont déjà en Afrique et ne savent pas s\u2019ils vont pouvoir revenir et il y en a beaucoup qui sont déjà ici et se demandent comment vont se passer les cours, cet automne», dit-il.Il y a quelques jours, en effet, le recteur annonçait que les formations se donneront «essentiellement en ligne» à la session d\u2019automne.Selon M. Brah Moustapha, «le rectorat de l\u2019Université n\u2019a pas pensé à eux.» C\u2019est que déjà, les cours en ligne posent un problème de décalage horaire» pour les étudiants de l\u2019UQTR qui sont toujours en Europe ou en Afrique et qui sont séparés du Québec par un fuseau horaire de 5 ou 6 heures de différence avec le Québec.«Si des cours se donnent à 20 h, ici, il va être 2 h ou 3 h du matin là-bas», illustre-t-il.S\u2019il existe, au Québec, des fluctuations dans la fiabilité du réseau internet, «à plus forte raison en Afrique», dit-il.«Ils ont déjà des problèmes de connexion internet.C\u2019est pour ça que ceux qui ont la possibilité et les moyens de venir au Canada pour avoir une meilleure formation font ce sacrifice pour venir», explique-t-il.«Si les cours sont dispensés en ligne, pourquoi on va vouloir payer cher alors que je n\u2019ai pas accès à Internet comme il le faut?», fait valoir M.Brah Moustapha.C\u2019est une situation très frustrante, pour eux, parce qu\u2019ils viennent ici «pour la qualité de l\u2019enseignement», explique-t-il et aussi parce qu\u2019au «Canada, les études sont toujours dispensées, quelle que soit la situation qui prévaut», explique-t-il.Lorsqu\u2019il a été question de fermer les frontières à cause de la COVID-19, la plupart des étudiants internationaux de l\u2019UQTR ne sont pas retournés chez eux.Puisque le recteur a récemment confirmé que les cours, pour la session d\u2019été, se donneront totalement en ligne et pour la session d\u2019automne, essentiellement en ligne, «il y en a beaucoup qui se posent la question s\u2019ils ne rentreront pas chez eux, mais les frontières étant fermées, c\u2019est un peu difficile pour eux.Et puis il y a la distance avec la famille.Cette situation pandémique ne favorise pas les étudiants ni l\u2019Université.Ça n\u2019arrange pas du tout les étudiants étrangers.Ça crée une certaine frustration», ne cache-t-il pas.Le fait que la formation soit donnée en ligne fait craindre aux étudiants internationaux «que leur formation soit moins bonne», indique M.Brah Moustapha.«C\u2019est pour ça que des voix sont en train de se lever pour demander, si c\u2019est possible, qu\u2019on puisse revoir leurs droits de scolarité», dit-il, en précisant qu\u2019un seul cours vaut 1600 $.Les étudiants internationaux souhaiteraient qu\u2019une partie de leurs droits de scolarité leur soient remboursés ou crédités pour d\u2019autres cours, explique-t-il.«C\u2019est de l\u2019argent perdu et ils s\u2019énervent beaucoup», dit-il.Dans son cas, comme dans le cas d\u2019autres de ses compatriotes, cet étudiant à la maîtrise n\u2019a «plus accès aux ordinateurs de l\u2019Université ni aux logiciels» à cause du confinement.Or, dans sa formation, il doit utiliser un logiciel spécialisé qui lui permet de faire de la programmation lors de la création d\u2019un projet.Étant contraint de finir sa session en ligne de la maison, il n\u2019a plus eu accès à ce logiciel qui était inclus, dit-il, dans ses droits de scolarité et il lui faut payer pour l\u2019avoir.Bref, les études en ligne suscitent bien des soucis pour les étudiants internationaux qui sont plus de 2000 à l\u2019UQTR en provenance principalement de la France, du Maroc, de la Chine, du Cameroun et de l\u2019Algérie.Situation compliquée pour les étudiants internationaux Bachir Brah Moustapha, officier de l\u2019AGEUQTR et ancien président du Comité culturel COMPLICE.\u2014 PHOTO: NOUR MAMADOU I.C.PRODUCTION «Il y a la distance avec la famille.Cette situation pandémique ne favorise pas les étudiants ni l\u2019Université.Ça n\u2019arrange pas du tout les étudiants étrangers.Ça crée une certaine frustration» JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 10 éditorial Président et éditeur ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE MARTIN FRANCOEUR m.francoeur@lenouvelliste.qc.ca MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANELAPORTE Collaboration spéciale Le Cirque du Soleil et sa part d\u2019âme Nous le savons tous, Guy Laliberté est un des fondateurs, en 1984, du Cirque du Soleil.Il en a assuré la pérennité jusqu\u2019en 2015 en tant qu\u2019actionnaire principal, mais aussi comme directeur artistique durant de longues années.Le Cirque, c\u2019est un enfant qu\u2019il a vu grandir et s\u2019épanouir.Il a veillé sur lui et il a pris soin de son âme, si je puis dire.En 1980, de passage à l\u2019Auberge de jeunesse le Balcon Vert de Baie- Saint-Paul, j\u2019ai eu le loisir de croiser le jeune artiste de rue Guy Laliberté.Je me souviens surtout l\u2019avoir vu haut perché sur des échasses avec un nez de clown au visage.Il y avait un chapeau par terre devant lui.Je lui avais donné 50 cents.Il avait alors esquissé un grand sourire tout en faisant un geste large d\u2019une de ses échasses.Un rituel qu\u2019il semblait faire chaque fois qu\u2019un spectateur lui faisait une offrande pour souligner ses prouesse d\u2019échassier.On se souvient des premiers grands spectacles du Cirque dont Alegria.L\u2019âme du Cirque du Soleil était palpable.L\u2019émotion et l\u2019émerveillement étaient au rendez-vous.Guy Laliberté a annoncé dernièrement qu\u2019il désirait racheter, avec un groupe d\u2019investisseurs, le cirque qu\u2019il a fondé il y a un peu plus de 35 ans.Il affirme vouloir retrouver l\u2019âme du Cirque du Soleil.Et moi, je le crois sincère et je salue celui qui veut reconquérir son propre cirque, qu\u2019il avait laissé filer aux quatre vents.Robert Lepage et Franco Dra- gone, qui ont créé de grands spectacles avec le Cirque, saluent eux aussi l\u2019initiative de Laliberté.Le Cirque du Soleil c\u2019est en grande partie la signature de Guy Laliberté.C\u2019est en quelque sorte une part de son âme à lui.Il a le fervent désir de repartir à zéro la belle aventure avec des artisans du Québec.De grâce, laissons-le aller de plus belle vers sa reconquête! Yvan Giguère Saguenay Le club des QI-minus déconfine! Précisons tout de suite, car les membres de ce club ne peuvent guère lire plus de 60 caractères à la suite: QI veut dire «quotient intellectuel».Ce club est caractérisé par un fait indéniable: si vous demeurez au centre-ville de Trois- Rivières, vous avez remarqué que leur QI est inversement proportionnel aux décibels crachés par leurs «engins» qu\u2019ils viennent «rincer» sur Royale, Bonaventure, des Forges, des Ursulines et autres boulevards de leur défoulement.La discrétion des forces policières ne semble pas entrer dans l\u2019équation QI-décibels, au grand plaisir des membres du club en question.Chère COVID, ne te sens pas coupable de cette conduite débile.Leur maladie surgit annuellement.Hubert Marcel F.Trois-Rivières CARREFOUR DES LECTEURS C\u2019est le système de paye Phénix qui est responsable du prochain repêchage de la LNH.L e scénario semble classique.Au moment où Trois- Rivières s\u2019apprêtait à aller de l\u2019avant avec un projet structurant, pour lequel le financement semblait attaché, voilà qu\u2019il y a du sable dans l\u2019engrenage.Les libéraux fédéraux vont-ils nous faire le coup de repousser le projet d\u2019aménagement d\u2019une nouvelle aérogare jusqu\u2019aux prochaines élections pour en faire un engagement local fort?Ça commence à ressembler à ça.Et c\u2019est hautement déplorable.On a beau expliquer que c\u2019est un problème d\u2019adaptabilité ou de renouvellement des programmes qui auraient permis le versement de 4 millions $ par le fédéral, il n\u2019en demeure pas moins que pour les intervenants économiques et la population locale, ça donne l\u2019impression que Trois-Rivières et la région dans son ensemble ont été larguées.Surtout que les atermoiements du fédéral dans ce dossier viennent fragiliser les autres engagements du montage financier totalisant une douzaine de millions de dollars, notamment de Québec et de la Ville de Trois-Rivières.Le projet de nouvelle aérogare de 12 M$ s\u2019inscrivait dans le plan global de développement de l\u2019aéroport et de la grappe industrielle qui s\u2019y rattache.On souhaite non seulement consolider les quelque 700 emplois existants dans l\u2019industrie aéronautique, mais aussi en créer de nouveaux.On prépare aussi le terrain pour des vols commerciaux et cargos qui pourraient désormais décoller de l\u2019aéroport régional.Bref, le réaménagement de l\u2019aérogare constituait, en quelque sorte, la clé de voûte du positionnement stratégique et renouvelé de Trois- Rivières sur l\u2019échiquier de l\u2019industrie aéronautique.Selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, l\u2019enveloppe qui devait contenir les fonds pour permettre le versement à Trois- Rivières aurait dû faire l\u2019objet d\u2019un transfert d\u2019Infrastructure Canada vers Développement économique Canada en 2019, alors que ces fonds apparaissaient dans la mise à jour économique de l\u2019automne 2019.Or, le transfert n\u2019a jamais eu lieu une fois les élections passées, ce qui a compliqué les choses quant à l\u2019accessibilité du programme qui avait été visé.C\u2019est suffisamment sérieux pour que la Ville et son bras de développement économique manifestent des inquiétudes quant à la réalisation du projet.Le plus frustrant, dans tout ça, c\u2019est que tout le monde semblait tenir pour acquise cette aide du fédéral, y compris le ministre François-Philippe Champagne.Il l\u2019avait d\u2019ailleurs confirmée à quelques jours du déclenchement de campagne électorale.En août 2019, alors qu\u2019il était justement ministre de l\u2019Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne annonçait comme réglés les dossiers de l\u2019aérogare, de la bande urbaine du port de Trois-Rivières et du réaménagement des terrains du Sanctuaire Notre-Dame-du- Cap.«C\u2019est réglé.Après ça, ce qui compte, c\u2019est que ces choses-là avancent», avait-il insisté alors.Bien justement, Monsieur le Ministre.Les choses avancent ici.Mais c\u2019est votre gouvernement qui les retarde.Mince consolation, François- Philippe Champagne réitère sa profession de foi envers l\u2019aéroport de Trois-Rivières et affirme que son gouvernement est en train de «regarder de nouvelles avenues».Mais c\u2019est là que le bât blesse.Parce qu\u2019on n\u2019a aucune idée du délai qu\u2019entraînera cette exploration de nouvelles avenues.Surtout, on n\u2019a aucune idée de l\u2019impact que pourraient avoir sur le projet trifluvien les nombreuses demandes provenant d\u2019aéroports ailleurs au pays qui voudront se tourner vers le fédéral pour se sortir de la crise exceptionnelle que l\u2019industrie aérienne traverse présentement.On ne peut toutefois pas s\u2019empêcher de penser que si tout avait été fait correctement et dans des délais normaux, on ne serait pas en train de craindre pour le projet de renouvellement des installations aéroportuaires trifluviennes.Aéroport: largué par le fédéral? leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS La situation anormale de confinement que nous vivons actuellement incite de plus en plus de gens à émettre leur point de vue et c\u2019est le bienfait de la démocratie.Bien qu\u2019identifié dans le groupe «des sages à risque», je porte un grand intérêt à la situation des jeunes qui vivront pendant longtemps les multiples conséquences de la pause.Je veux féliciter tout particulièrement les jeunes qui ont le courage d\u2019exprimer ce qu\u2019ils vivent.Ils se font de plus en plus nombreux et c\u2019est tant mieux.D\u2019autres écrits nous permettent de constater que plusieurs jeunes s\u2019impliquent activement au mieux vivre des moins favorisés ou des plus durement touchés en ce temps de crise.Nous les «vieux», nous plaignons souvent de ne pas comprendre le langage des jeunes mais j\u2019ai eu le plaisir de lire, entre autres, deux textes inspirés et inspirants de jeunes adolescentes qui expriment combien l\u2019école leur manque.Je crois qu\u2019elles portent le message de nombre d\u2019adolescents.Ce qui leur manque, ce n\u2019est pas l\u2019école comme seul lieu d\u2019apprentissage mais plutôt celle où tout en suivant un parcours académique, les ados côtoient leurs amis, participent aux activités parascolaires, sont en contact avec des adultes significatifs et évoluent à l\u2019intérieur de structures contre lesquelles ils rechignent parfois mais dont ils ont besoin.Trois cher- cheures universitaires (Université du Québec en Outaouais et Université de Montréal) ont d\u2019ailleurs mené un projet de recherche pour connaître l\u2019opinion des jeunes sur le confinement.Ce que je lis, je vois et j\u2019entends de la part de ces jeunes, ce n\u2019est pas qu\u2019ils sont les seuls à souffrir de la situation.Heureusement, ils parlent d\u2019eux-mêmes et souhaitent que nous tous tenions compte de ce qu\u2019ils vivent.À cet effet, la ministre Charest a fait preuve d\u2019une grande sensibilité en répondant publiquement (La Presse+, 22 mai 2020) à un jeune sportif (et indirectement à bon nombre d\u2019autres) qui lui a fait part de son souhait de renouer le plus tôt possible avec son sport.Pour mettre un baume sur ce confinement, je lance une suggestion aux écoles secondaires à l\u2019effet d\u2019organiser une journée de fin d\u2019année scolaire en présence physique, dans le respect de toutes consignes sanitaires.Les ados qui se sentent à l\u2019aise d\u2019y participer auraient l\u2019occasion de saluer leurs amis qui demeurent trop loin géographiquement pour se rencontrer à l\u2019extérieur de l\u2019école et qu\u2019ils n\u2019ont pas vus depuis la mi-mars, pour dire adieu à ceux qu\u2019ils ne reverront probablement pas à cause du passage vers un cégep ou autre institution scolaire à l\u2019extérieur de leur région et pour dire MERCI aux professeurs et autres professionnels qui les ont aidés et influencés durant leur parcours scolaire.Au revoir, adieu et merci ne sont probablement pas les termes qu\u2019ils utiliseraient mais ce n\u2019est pas grave; ils exprimeraient les mêmes sentiments dans un langage qui leur est familier.Michel Morin Trois-Rivières Les jeunes et le confinement L\u2019auteur, Mathieu Pelletier, est vice-président Acceptabilité sociale et des relations avec les communautés chez Pilote groupe- conseil.Il est titulaire d\u2019un doctorat en aménagement du territoire et en développement régional de l\u2019Université Laval.N ous pouvons tenir pour acquis que l\u2019actuelle pandémie du coronavirus (COVID-19) aura, pour la plupart des individus et des organisations, des retombées majeures nécessitant des ajustements cruciaux.À titre d\u2019exemple, dans une récente communication, M.Henri-Paul Rousseau affirmait à juste titre qu\u2019il «faut [\u2026] prendre en considération qu\u2019au lendemain de cette crise, les choses ne seront plus jamais comme avant» et formulait à cet égard cinq constats, dont l\u2019un mettait en évidence l\u2019intensification des préoccupations écologiques qui, «couplées à de nouvelles tensions sociales, rendront les décisions collectives plus ardues et plus complexes».Cette complexification du processus décisionnel a pour corollaire la nécessité, pour notre société, de réfléchir sérieusement sur nos façons de faire en matière de participation publique.En effet, force est de constater que les mécanismes participatifs actuels favorisent une surreprésentation des organisations, peu importe qu\u2019elles soient privées, publiques ou à but non lucratif.En pratique, ce déséquilibre a perverti le modèle participatif qui est passé petit à petit d\u2019une logique mettant la personne de l\u2019avant à une logique organisationnelle.Par le fait même, cette mutation a généré graduellement un déficit démocratique dans la prise de décision collective sur les projets d\u2019envergure.À l\u2019heure actuelle, la participation publique est presque exclusivement tributaire de la motivation d\u2019individus et d\u2019organisations à s\u2019exprimer sur des enjeux et des préoccupations liés aux projets.De fait, les mécanismes valorisés et déployés depuis une bonne quinzaine d\u2019années ont fini par être appropriés par des intervenants épaulés par organisations paradoxalement aussi structurées que des entreprises, mais qui n\u2019en font pas pour autant des interlocuteurs représentatifs de la majorité.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas par candeur que certains groupes éprouvent le besoin d\u2019ajouter le qualificatif «citoyens» à leur désignation.L\u2019une des conséquences de cette situation est que l\u2019intérêt et la motivation de la majorité des citoyens et citoyennes à s\u2019exprimer sont plombés par: - un cadre lourd et intimidant; - des démarches très procédurières; - un écosystème particulièrement propice aux groupes de pression très organisés; - des conditions de participation contraignantes (horaire, facilité de déplacement, durée des interventions, etc.); - une préoccupation pour le respect de mécanismes participatifs rigides au détriment des résultats; - une ignorance de leur finalité, soit la connaissance et la compréhension des attentes et des besoins d\u2019une majorité de citoyens et citoyennes.Il s\u2019ensuit que les travaux des instances participatives sont de moins en moins représentatifs de valeurs, d\u2019enjeux et de préoccupations trop souvent évalués à l\u2019aune du degré de mobilisation et d\u2019agitation des personnes et des groupes qui y prennent part.Il faut impérativement élargir la participation au plus grand nombre possible en privilégiant un processus dont l\u2019efficience se mesure qualitativement par sa capacité à interpeller beaucoup plus d\u2019individus et d\u2019organisations de tous les horizons à y prendre part et, surtout, à y formuler sereinement des opinions divergentes.Pour ce faire, il faut que les mécanismes de participation publique contraignent les initiateurs de projets et les instances de participation publique à aller à la rencontre des citoyens et citoyennes concernés par les projets, et non l\u2019inverse.Le principe est simple: rejoindre les gens dans leur quotidien au moyen d\u2019un processus clair, accessible et comportant un minimum d\u2019étapes à franchir.Il faut recentrer la participation publique sur les citoyens et citoyennes en s\u2019assurant certes de la contribution de parties prenantes spécifiques (les acteurs socioéco- nomiques, environnementaux et communautaires, par exemple), mais en évitant le corporatisme et le clientélisme qui «contaminent» tout dialogue.Ce faisant, les instigateurs de projets auront l\u2019heure juste sur l\u2019acceptabilité de ces derniers et seront dès lors en mesure d\u2019agir dans l\u2019intérêt fondamental des communautés qui les accueillent et leur accordent le privilège de les concrétiser sur leurs territoires respectifs.Dans son format actuel, la participation publique repose sur un modèle qui n\u2019est plus en adéquation avec la réalité contemporaine.Il est urgent que des experts et des scientifiques indépendants se penchent sérieusement sur ses lacunes ainsi que sur les opportunités qui se dessinent dans le contexte de l\u2019après-COVID-19.Il faut donc repenser ce modèle non pas pour l\u2019éliminer, mais pour le bonifier, pour stimuler et pour nourrir la motivation du plus grand nombre possible de citoyens et citoyennes.C\u2019est une des conditions essentielles pour que des communautés aient ou retrouvent le goût et la possibilité de s\u2019exprimer librement et posément, avec la conviction légitime de disposer d\u2019une force d\u2019influence réelle pour faire œuvre utile.Replacer le citoyen au cœur du processus de décision, c\u2019est aussi le meilleur moyen de prévenir ou, à tout le moins, d\u2019atténuer les tensions sociales auxquelles M.Rousseau fait référence.En matière de participation publique, notre société n\u2019a plus les moyens de se priver de l\u2019apport de gens qui sont depuis trop longtemps confinés dans le vaste cercle de la majorité dite silencieuse et qui ne devrait plus l\u2019être.PARTICIPATION PUBLIQUE Et si on incluait les citoyens dans les «consultations citoyennes»?L\u2019auteur de cette lettre affirme que notre société n\u2019a plus les moyens de se priver de l\u2019apport des citoyens qui sont depuis trop longtemps dans la majorité dite silencieuse.\u2014 PHOTO LA PRESSE JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS MATHIEU LAMOTHE mathieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 C\u2019est en raison d\u2019une gestion déficiente de l\u2019inspection et de l\u2019entretien du circuit électrique du système moteur- pompe qu\u2019il manipulait alors qu\u2019il s\u2019affairait à nettoyer une ligne de production que Daniel Moreau est mort électrocuté, le 5 octobre 2019 en soirée, à l\u2019usine Margarine Thibault de Trois-Rivières.La Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé, mercredi, les conclusions de son enquête relative à ce tragique accident de travail.Selon le rapport, le travailleur décédé et un collègue effectuaient les tâches auxquelles ils avaient été assignés lorsqu\u2019un «contact entre le conducteur de continuité des masses et une des phases du connecteur d\u2019alimentation a mis les pièces métalliques du système moteur-pompe sous une tension de 600 volts».M.Moreau a reçu cette décharge mortelle lorsqu\u2019il est revenu à la pompe pour fermer avec ses mains la valve de purge fixée à la tuyauterie métallique de l\u2019équipement en question.Les secours ont alors été appelés sur les lieux et M.Moreau a été transporté à l\u2019hôpital, où son décès a été constaté.À la suite de l\u2019accident, la CNESST a interdit à l\u2019employeur d\u2019utiliser la pompe à haute vélocité et l\u2019installation électrique qui y est associée ainsi que de nettoyer des lignes de production à l\u2019aide de la pompe à haute vélocité.L\u2019employeur a donc dû fournir une méthode de travail sécuritaire spécifique à cette tâche.En réponse à cette demande, Margarine Thibault a transmis une attestation d\u2019un ingénieur pour l\u2019installation permanente qui sera dorénavant utilisée pour le nettoyage des lignes de production.Les opérations de nettoyage des lignes de production à l\u2019aide d\u2019une pompe à haute vélocité ont donc été à nouveau autorisées.De plus, la CNESST a délivré un constat d\u2019infraction à Margarine Thibault.Pour ce type d\u2019infractions, le montant de l\u2019amende varie entre 17 179 $ et 68 721 $ pour une première offense et peut atteindre 343 607 $ en cas de récidive.ACCIDENT DE TRAVAIL MORTEL CHEZ MARGARINE THIBAULT Une gestion déficiente de l\u2019inspection et de l\u2019entretien d\u2019un équipement en cause À la suite de l\u2019accident, la CNESST a interdit à l\u2019employeur d\u2019utiliser la pompe à haute vélocité et l\u2019installation électrique qui y est associée ainsi que de nettoyer des lignes de production à l\u2019aide de la pompe à haute vélocité.\u2014 PHOTO: COURTOISIE NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un Guate- maltèque de 22 ans vient d\u2019être condamné à 30 mois de prison pour avoir poignardé un compatriote avec qui il travaillait sur une ferme à Champlain.Les événements sont survenus le 3 octobre 2019.Melvin-Walde- mar Gallardo-Ramos faisait partie d\u2019une équipe de travailleurs étrangers temporaires.Ils œuvraient tous ensemble sur une ferme et, le soir venu, résidaient dans un appartement fourni par le propriétaire.Or, le travailleur entretenait un conflit personnel avec un autre Guatemaltèque.Sur l\u2019heure du midi, il aurait donc décidé de régler ses comptes pendant que son collègue était attablé devant un repas.Il a surgi dans son dos pour le piquer dans la nuque avec un couteau sans toutefois le blesser.La victime s\u2019est alors empressée de quitter les lieux.Le soir venu, toujours pendant que ce même Guatemaltèque était attablé devant son repas, Melvin- Waldemar Gallardo-Ramos est revenu à la charge.Il l\u2019a poignardé dans le haut du dos, lui infligeant du même coup une coupure.Et quand la victime s\u2019est retournée vers lui, il lui a donné un second coup de couteau, dans l\u2019œil cette fois-ci, lui causant des lacérations suffisamment importantes pour entraîner une perte de vision.Le suspect a été arrêté et emprisonné.Au terme d\u2019un procès qui a duré 12 jours, il a été reconnu coupable de voies de fait graves et agression armée.Quant à la victime, âgée de 21 ans, elle est retournée dans son pays où elle a dû subir des inter ventions chirurgicales.Dans le cadre du procès de Gal- lardo-Ramos, cet homme n\u2019était pas revenu au pays pour témoigner.La procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, avait plutôt obtenu du tribunal que son témoignage effectué à l\u2019enquête préliminaire soit déposé en preuve.Selon des informations que Me Lemay avait également obtenues, la victime craint non seulement l\u2019accusé (même si ce dernier est en prison au Québec) mais aussi les représailles de la famille de celui-ci au Guatemala.Dans le cadre des plaidoiries sur sentence, qui ont eu lieu mercredi au palais de justice et qui ont nécessité la présence d\u2019une interprète français-espagnol, Me Lemay a demandé l\u2019imposition d\u2019une peine de trois ans de prison.L\u2019avocate de la défense, Me Corinne Tremblay, a plutôt suggéré 12 mois de prison.En prononçant la sentence, le juge Jacques Lacoursière a pour sa part indiqué que les facteurs de dénonciation et dissuasion devaient primer dans cette affaire.Il a certes tenu compte de la gravité du crime qu\u2019il a qualifié «d\u2019attaque sournoise», de la préméditation et de la vulnérabilité de la victime qui a été attaquée dans le dos.Il a aussi rappelé à l\u2019accusé tout le tort qu\u2019il a causé à la réputation de tous ses compatriotes qui viennent travailler au Québec.Selon la jurisprudence, les peines pour des crimes de cette nature varient entre trois et cinq ans mais, en tenant compte des facteurs atténuants, le juge lui a imposé 24 mois pour les voies de fait grave et six mois consécutifs pour l\u2019agression armée.De ces 30 mois, il lui reste cependant 18 mois à purger compte tenu de sa détention préventive.Évidemment, tout semble indiquer qu\u2019il sera déporté au Guatemala une fois sa peine terminée, d\u2019autant plus qu\u2019il savait que toute incartade lui coûterait son emploi et son statut de travailleur temporaire.Une probation de deux ans lui a quand même été imposée à sa sortie de prison.Parmi les conditions qui lui sont imposées, il lui est interdit de communiquer et d\u2019approcher la victime et sa famille et d\u2019avoir des armes en sa possession.UN GUATEMALTÈQUE TRAVAILLANT DANS UNE FERME EST CONDAMNÉ PAR LA JUSTICE CANADIENNE 30 mois de prison pour avoir agressé un compatriote avec un couteau NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un homme de 59 ans a été arrêté, mardi après-midi, par les enquêteurs de la Direction de la police de Trois- Rivières en lien avec le trafic de cannabis.Il s\u2019agit de Guy Thibeault.Il a comparu, mercredi, au palais de justice de Trois-Rivières où il a été formellement accusé de trafic de cannabis, trafic de stupéfiants et d\u2019infractions liées aux armes à feu.Il y a eu objection à sa remise en liberté.Cette opération antidrogue faisait suite à des informations transmises aux enquêteurs de la section «ACCES cannabis» à l\u2019effet que le suspect s\u2019adonnait au trafic de cannabis illicite à partir de sa résidence.Les enquêteurs se sont donc présentés dans un logement de la rue Laviolette le 26 mai pour y perquisitionner les lieux.Sur place, ils ont saisi des quantités importantes de cannabis et de métamphétamine, du matériel relié à la vente de stupéfiants, une arme prohibée, des munitions ainsi qu\u2019une somme d\u2019argent canadien.Le suspect a donc été mis en état d\u2019arrestation et transporté au quartier général afin d\u2019être rencontré par les enquêteurs.Rappelons que le programme «ACCES Cannabis» a été mis en place à l\u2019automne 2018 par le gouvernement du Québec.Celui-ci est coordonné par le ministère de la Sécurité publique.Il vise notamment à intensifier la répression du cannabis illicite afin d\u2019en diminuer l\u2019accessibilité, particulièrement chez les jeunes.ACCES cannabis: opération antidrogue à Trois-Rivières \u2014PHOTO: ARCHIVES leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 ACTUALITÉS 13 NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Au terme d\u2019une enquête préliminaire qui s\u2019est étirée sur six jours depuis la mi-mars, Normand Trahan, le propriétaire du Zoo de Saint-Édouard, a finalement été cité à subir son procès sur les chefs tel que portés contre lui soit cruauté et négligence envers des animaux.Il est vrai que le renvoi à procès n\u2019était pas contesté par l\u2019avocat de la défense, Me Michel Lebrun.L\u2019enquête préliminaire visait surtout à évaluer la preuve de la Couronne et la crédibilité des témoins.Parmi ceux-ci, il y avait les vétérinaires Édouard Maccolini, Marion Desmarchelier et Shannon Ferrel de même que Me Sophie Gaillard, directrice de la défense des animaux de la SPCA de Montréal, Philip Éthier et Alessandra Magini, les deux promoteurs qui avaient tenté d\u2019acheter le Zoo de Saint-Édouard et des constables spéciaux dont Clémentine Simon de la SPCA Montréal qui a témoigné mardi et mercredi sur son rôle dans la perquisition et l\u2019arrestation de M. Trahan.Notons qu\u2019une ordonnance de non-publication nous interdit cependant de dévoiler le contenu des témoignages et de la preuve à ce stade des procédures.Comme M. Trahan a demandé un procès devant juge et jury, le dossier a été reporté au prochain terme des assises de la Cour supérieure le 11 septembre.On sait que son enquête préliminaire avait commencé les 12 et 13 mars dernier.Trois autres journées avaient ensuite été prévues mais les audiences avaient dû être suspendues avec la crise de la COVID-19.Elles ont finalement repris mais de façon virtuelle à quatre reprises au mois de mai, ce qui a permis de faire avancer le dossier.Par ailleurs, en ce qui concerne la requête en stérilisation déposée par le procureur de la Couronne Me Julien Beauchamp-Laliberté, ce sera au juge David Bouchard qui a présidé l\u2019enquête préliminaire de décider s\u2019il a la juridiction pour l\u2019entendre.La Couronne soutient qu\u2019une soixantaine d\u2019animaux doivent être stérilisés le plus rapidement possible.Plus de 200 animaux ont été saisis lors du dépôt des accusations contre M. Trahan et localisés dans d\u2019autres sites.Depuis, il y a eu plusieurs naissances.Me Lebrun conteste de son côté l\u2019admissibilité de la preuve que veut déposer la Couronne au soutien de sa requête.Mais avant de tenir le débat sur le fond, le juge devra statuer sur sa juridiction.Il fera connaître sa décision le 16 juin.FIN DE L\u2019ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE DE NORMAND TRAHAN Cité à procès pour cruauté et négligence envers des animaux MARIE-ÈVE MARTEL La Voix de l\u2019Est L\u2019acheteur d\u2019un immeuble à Rox- ton Falls qui poursuivait les vendeurs pour la présence de vices cachés n\u2019a pas réussi à faire annuler la transaction devant la Cour supérieure.Il n\u2019est toutefois pas reparti bredouille du tribunal puisque la compagnie ayant procédé à l\u2019inspection du bâtiment devra lui payer 25 000$ plus intérêts pour le travail bâclé de son inspecteur.Dans sa décision rendue à la mimai, la juge Line Samoisette estime que l\u2019acheteur de l\u2019édifice de la rue Notre-Dame à Roxton Falls, qui a abrité pendant plusieurs années le bar Le Spot, «a été mal conseillé» par le représentant de l\u2019entreprise 9276-7359 Québec inc., sise à Shawinigan, ce qui a mené à la transaction rapide de 180 500$, en juin 2015, et aux «troubles, ennuis et inconvénients» qui en ont découlé.Le triplex centenaire où on trouvait également deux logements a été mis en vente en 2015 au coût de 194 900$.Plusieurs rénovations y avaient été effectuées entre 2005 et 2014.Un acheteur potentiel effectue une visite le 2 juin 2015, au cours de laquelle le vendeur fait mention de fissures et indique que des infiltrations d\u2019eau y surviennent lors de fortes pluies et à l\u2019occasion de la fonte des neiges.L\u2019acheteur ne vérifie pas davantage, pas plus qu\u2019il ne pose de questions plus poussées sur l\u2019état de l\u2019édifice avant de déposer une offre d\u2019achat le même jour.«Il a été négligent», précise la juge dans sa décision.Une inspection préachat est toutefois demandée et effectuée par 9276-7359 Québec inc., dénichée sur Internet.Outre la fissure déjà déclarée, l\u2019inspecteur Stéphane Perron n\u2019a rien relevé d\u2019anormal lors de sa visite, de laquelle il ne fournira jamais de rapport.Il ne retourne pas non plus les appels de l\u2019acheteur, qui achète quand même le bâtiment à la fin du mois de juin.BATAILLE D\u2019EXPERTS C\u2019est quelques mois plus tard, durant le temps des Fêtes, que le nouveau propriétaire déchante en réalisant des rénovations pour transformer le bar en loft.En mars 2016, il met en demeure l\u2019ancien propriétaire, lui reprochant de lui avoir caché des fissures dans le solage, de la moisissure et des installations électriques non conformes, entre autres.De nouvelles expertises mènent à la découverte «d\u2019anomalies à la toiture, aux murs extérieurs et à la fondation».On lira, dans un rapport ayant été remis à l\u2019acheteur en mai 2016, «que les nombreux problèmes relevés lors des inspections affectent l\u2019intégrité de la structure du toit, des murs et de la fondation du bâtiment sous étude et que la valeur de revente de la propriété est susceptible d\u2019avoir un impact immédiat sur son caractère assurable».Cela vaut une deuxième mise en demeure au vendeur qui, pour sa défense, fait lui aussi réaliser une inspection par un professionnel.Devant la Cour, tant l\u2019expert de l\u2019acheteur que celui mandaté par le vendeur ont déposé une évaluation des travaux correctifs nécessaires pour remettre le bâtiment en état.Le premier estime qu\u2019il faut tout refaire, ce qui coûterait tout près de 45 000$, tandis que le second juge qu\u2019il est possible de ne réparer que les sections endommagées, ce qui coûterait environ 30 000$ de moins.FAUTE PROFESSIONNELLE Au tribunal, l\u2019acheteur réclamait une somme d\u2019environ 260 000$ représentant l\u2019annulation de la transaction et le remboursement du prix de vente, des différentes expertises et dépenses liées au dossier et 15 000$ en dommages moraux.À défaut de faire annuler la vente, il réclamait une diminution du prix de vente de plus de 50 000$, le remboursement de 12 750$ de frais et dépenses, en plus des dommages moraux.Le vendeur a répliqué en exigeant une somme de 25 000$ pour les troubles subis par la démarche, qu\u2019il considère abusive et digne d\u2019un dédommagement supplémentaire de 25 000$ pour abus de procédure.Ces deux recours ont été rejetés par la juge Samoisette, qui souligne d\u2019une part que «rien ne permet de conclure que les vendeurs ont retenu volontairement de l\u2019information pour induire l\u2019acheteur en erreur» et que la déclaration du vendeur ne dispensait pas l\u2019acheteur de faire examiner soigneusement un immeuble.La femme de loi a toutefois retenu partiellement le recours intenté par l\u2019acheteur contre l\u2019inspecteur et l\u2019entreprise à numéros.«En l\u2019espèce, l\u2019inspecteur préachat n\u2019a pas soulevé d\u2019indices visibles et n\u2019a formulé aucune réserve lors de sa visite.Il n\u2019a pas levé de drapeau rouge concernant plusieurs indices visibles susceptibles de soulever des soupçons, alors qu\u2019il aurait dû le faire.Il n\u2019a pas recommandé d\u2019investigation plus poussée par un professionnel alors qu\u2019il aurait dû le faire.Il n\u2019a pas remis un rapport d\u2019inspection préachat comme le prévoit le contrat de service», conclut la juge, qualifiant cette négligence de faute professionnelle entraînant la responsabilité de l\u2019entreprise qui l\u2019emploie.BASÉ À SHAWINIGAN En janvier 2017, 9276-7359 Québec inc.et l\u2019inspecteur Stéphane Perron, décrit dans cette affaire comme «l\u2019âme dirigeante de cette dernière», avaient été solidairement condamnés par le juge Alain Trudel, dans le district judiciaire de Trois-Rivières, à payer 8160,32$ pour ne pas avoir décelé un vice- caché lors d\u2019une autre inspection et 1724,63$ à titre de frais d\u2019expert pour les travaux correctifs effectués ensuite.Selon le registre des entreprises du Québec (REQ), M.Perron n\u2019est identifié ni comme actionnaire ni comme administrateur de 9276-7359 Québec inc.Le REQ fait toutefois état de trois compagnies enregistrées sous le même numéro d\u2019entreprise du Québec et logeant à la même adresse, à Shawinigan, dont M.Perron est seul actionnaire et administrateur.VICES CACHÉS Un acheteur reçoit 25 000$ pour le travail bâclé d\u2019un inspecteur Dans sa décision rendue à la mi-mai, la juge Line Samoisette estime que l\u2019acheteur de l\u2019édifice de la rue Notre-Dame à Roxton Falls, qui a abrité pendant plusieurs années le bar Le Spot, «a été mal conseillé» par le représentant de l\u2019entreprise 9276-7359 Québec inc., sise à Shawinigan, ce qui a mené à la transaction rapide de 180 500$, en juin 2015, et aux «troubles, ennuis et inconvénients» qui en ont découlé.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 14 ACTUALITÉS MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca BÉCANCOUR \u2014 Maintenant que les municipalités sont autorisées à ouvrir leur camp de jour, la Ville de Bécancour lancera la reprise des inscriptions à son camp de jour estival ce lundi 1er juin, dès 8 h 30.En tout, huit semaines d\u2019animation seront offertes, soit du 30 juin au 21 août inclusivement.En conformité avec les nouvelles normes de sécurité et d\u2019encadrement enfants/ animateur demandées par la Santé publique, sept sites d\u2019animation seront dorénavant offerts pour respecter les normes de distanciation physique.Les sites seront respectivement les suivants: gymnase Terre-des- Jeunes et salle Nicolas-Perrot (secteur Bécancour), centre culturel Larochelle et patinoire couverte (secteur Saint-Grégoire), salle Maurice-Richard (secteur Sainte- Angèle), salle de Villers (secteur Sainte-Gertrude) et salle Yvon- Guimond (secteur Gentilly).Les heures de services seront également revues de 8 h à 17 h pour nous permettre de maintenir la qualité de notre service.Les sorties extérieures et les déplacements en autobus seront retirés de l\u2019offre de service pour assurer la sécurité de tous.Fidèles à leurs habitudes, les animateurs s\u2019assureront d\u2019effectuer la grande majorité des activités à l\u2019extérieur des bâtiments, pour profiter du plein air et diminuer le risque de contamination.Cette année, un nombre maximal d\u2019enfants sera accepté pour chacun des sites et pour chacun des groupes d\u2019âge disponibles.La capacité de cette version revi- sitée du camp de jour municipal sera donc de près de 200 enfants, variant légèrement selon les inscriptions réelles par groupes d\u2019âge.Habituellement, 350 enfants étaient acceptés en temps régulier.Le nouveau ratio représente donc 57 % du compte habituel, respectant ainsi le taux de fréquentation des écoles primaires du territoire en situation de COVID-19 (55 %).Chaque inscription devra être effectuée exclusivement via la plateforme d\u2019inscription en ligne : https://mon.accescite.net/38010/ fr-ca/Home/Index.Il sera donc important de créer son profil d\u2019usager avant de faire l\u2019inscription en ligne.L\u2019ouverture des inscriptions se fera dès 8 h 30, le 1er juin.Les places disponibles seront offertes, au préalable, aux citoyens de Bécancour, et ce, jusqu\u2019au 7 juin inclusivement.Par la suite, s\u2019il reste des places disponibles, elles seront ouvertes du 8 juin au 14 juin aux enfants de la maternelle 4 ans du territoire.Finalement, à partir du 15 juin, les non-résidents pourront aussi se prévaloir de ce service et combler les places disponibles s\u2019il y a lieu.Il est important de spécifier que le tarif habituel d\u2019inscription sera réajusté à 350 $/enfant et de 550 $/non-résident.La Politique familiale municipale accorde aux résidents un rabais de 50 % au troisième enfant de la même famille s\u2019inscrivant à l\u2019animation estivale.Un guide des parents spécifiant les particularités de ce service sera transmis ultérieurement pour chaque enfant inscrit.Pour information complémentaire, on peut composer le 819 294- 6500 poste 524.Des camps de jour à Bécancour MATHIEU LAMOTHE mthieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Les visiteurs pourront finalement avoir accès au parc national de la Mauricie à compter du 1er juin.Par contre, cet accès sera limité à certains secteurs.En effet, seules les entrées de Saint-Jean-des-Piles et de Saint- Gérard seront accessibles.L\u2019accès au secteur Saint-Mathieu demeurera fermé en raison des travaux de réfection qui sont toujours en cours.Les stationnements seront donc ouverts et les visiteurs auront notamment accès aux sentiers de randonnée du secteur de la Rivière- à-la-Pêche, dont certains qui le seront seulement en sens unique.Ces mesures ont pour objectif de favoriser le respect des règles de distanciation physique.Les toilettes du salon du pavillon de services de la Rivière-à-la-Pêche pourront également être utilisées.La liste complète de ce qui sera ouvert ou fermé est disponible sur le site https://www.pc.gc.ca/fr/ pn- np/qc/mauricie/visit/covid- 19-info.Pour le moment, il ne sera pas nécessaire de payer les droits d\u2019entrée.Les visiteurs devront tout de même s\u2019arrêter au kiosque de perception.Parcs Canada demande également aux visiteurs d\u2019être prudents dans leur utilisation des lieux, d\u2019observer les restrictions de voyage et de respecter toute fermeture en place.Par ailleurs, un espace de stationnement sur deux sera disponible, et ce, également afin de favoriser le respect des mesures de distanciation.Parcs Canada surveillera la situation et pourrait s\u2019ajuster et mettre en place d\u2019autres mesures.De plus, les installations de camping et de canot-camping demeurent fermées au moins jusqu\u2019au 21 juin, ainsi que la pêche récréative, et ce, jusqu\u2019à nouvel ordre.PARC NATIONAL DE LA MAURICIE Accès limité à compter du 1er juin Le parc national de la Mauricie rouvrira partiellement à compter du 1er juin.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER TROIS-RIVIÈRES (FH) \u2014 Suite à l\u2019annonce de la part du gouvernement de la possibilité de rouvrir les bibliothèques, la Ville de Shawinigan confirme que les bibliothèques de son réseau seront de nouveau ouvertes dès la mi-juin pour le service de prêt de livres.Le tout, en respectant évidemment les directives de santé publique.Des panneaux de plexiglass seront installés ainsi que de la signalisation.Pour le moment, les chutes de livres demeurent fermées et un service d\u2019aide aux usagers (réabonnement, aide numérique, information) est toujours disponible au 819-536-7218, poste 523 ou en écrivant au biblio@shawinigan.ca.Réouverture des bibliothèques de Shawinigan à la mi-juin OTTAWA (PC) \u2014 La Coalition canadienne pour le droit aux armes à feu conteste la constitutionnalité du récent règlement décrété par le gouvernement libéral qui interdit la possession de 1500 modèles d\u2019armes à feu d\u2019assaut «de type militaire».Dans sa contestation en Cour fédérale, la Coalition plaide que ces fusils sont des armes destinées à la chasse et au tir sportif, puisque c\u2019est comme ça que leurs propriétaires les utilisent depuis des décennies.La Coalition plaide que les nouveaux règlements, décrétés par arrêté ministériel, sont illégaux et dépassent la portée des pouvoirs conférés au cabinet fédéral.Les libéraux ont adopté cet arrêté ministériel au début du mois, en affirmant que ces armes n\u2019avaient «été conçues qu\u2019à une seule et unique fin: tuer le plus grand nombre de personnes le plus rapidement possible».Parmi les modèles prohibés, on retrouve l\u2019AR-15, une arme qui a souvent servi à perpétrer des tueries de masse aux États-Unis.«Vous n\u2019avez pas besoin d\u2019un AR-15 pour abattre un cerf», disait le premier ministre Justin Trudeau le 1er mai dernier, lors de l\u2019annonce du règlement.Le décret a été accueilli favorablement parmi les défenseurs d\u2019un meilleur contrôle des armes à feu qui voient la démarche comme une première étape vers un retrait massif de ces armes de la circulation.Dans sa requête, la coalition allègue qu\u2019il n\u2019existe «aucune preuve convaincante» qu\u2019une réforme de la classification des armes, rendant illégaux un grand nombre d\u2019entre eux, permettra d\u2019atteindre l\u2019objectif souhaité de réduire le nombre de tueries et de renforcer la sécurité du public.Les opposants prétendent au contraire que le fait d\u2019interdire ces armes aura l\u2019effet de favoriser le marché de l\u2019importation illégale d\u2019armes à feu.Ce qui rendrait ces armes intraçables puisqu\u2019elles ne seraient pas enregistrées.«Toutes les armes utilisées pour la chasse ou le tir sportif peuvent être utilisées de manière abusive comme c\u2019est le cas de plusieurs autres objets que possèdent les Canadiens comme des couteaux ou des véhicules», peut-on lire dans la requête.«Les impacts préjudiciables sur les libertés des propriétaires d\u2019armes légales sont largement disproportionnés par rapport à tout avantage négligeable pour le public», renchérit la coalition.Le règlement sur les armes d\u2019assaut est contesté en Cour fédérale leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 ACTUALITÉS 15 MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS \u2014 La baisse draconienne des réserves d\u2019eau de Saint-Étienne-des-Grès résulte non pas d\u2019une fuite majeure du réseau, mais bien d\u2019une plus grande consommation de la part des citoyens, soutient Robert Landry.Le maire de Saint-Étienne se base sur une recherche menée sur le réseau municipal afin de trouver l\u2019explication à cette diminution des réserves d\u2019eau.Cette situation a été notée particulièrement en fin de semaine, alors que Saint-Étienne a été touchée par un important feu de forêt.Le manque d\u2019eau a rendu des bornes-fontaines inutilisables.L\u2019eau était fournie aux pompiers via le transport par camions-citernes.«On avait une consommation en double de la normalité.Lundi, j\u2019ai cru que c\u2019était une fuite.Dans la nuit, on a demandé aux gens de ne pas consommer, on a augmenté la pression dans le réseau et on a une petite fuite très mineure.Donc, le problème de la surconsommation vient des résidences», conclut le maire Landry.Saint-Étienne doit aussi composer avec des bris mécaniques qui affectent deux puits.La pompe d\u2019un des puits sera réparée au cours des prochains jours et le puits devrait être en fonction samedi.À l\u2019instar d\u2019autres municipalités comme Shawinigan, Saint- Étienne demande la collaboration de ses citoyens afin de réduire la consommation d\u2019eau.Saint- Étienne maintient l\u2019interdiction d\u2019arroser les gazons et de remplir les piscines.Cette règle semble être suivie par de nombreux citoyens, car la consommation est de retour à la normale.«On a remis de la pression hier matin (mardi).On va en remettre graduellement tant que les gens vont respecter les consignes.Les gens doivent comprendre que la situation est critique», souligne M.Landry, en ajoutant que Saint-Étienne a vécu en même temps deux bris sur des puits, une sécheresse durant un mois de mai et une pandémie de coronavirus qui amène plus de citoyens à être à la maison, ce qui influence la consommation.Une coupe temporaire du service d\u2019eau a été observée dans la nuit de lundi à mardi.La possibilité de couper de nouveau le service est mince, croit M.Landry, car la consommation est de nouveau à un rythme normal.LA SOPFEU TOUJOURS PRÉSENTE Malgré le fait que l\u2019incendie de forêt est maîtrisé depuis dimanche, 21 pompiers forestiers de la SOP- FEU étaient toujours à Saint- Étienne, mercredi.Ils sont occupés à éteindre des fumées résiduelles.L\u2019intervention se déroule davantage au centre de la zone de l\u2019incendie de forêt.La Société de protection des forêts contre le feu maintient l\u2019indice d\u2019incendie au niveau extrême.Voilà pourquoi Saint-Étienne demande aux citoyens de respecter l\u2019interdiction de faire des feux à ciel ouvert, même si les gens possèdent des installations conformes.SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS La surconsommation d\u2019eau est le problème MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL, LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Constatant une forte hausse de l\u2019utilisation d\u2019eau potable sur son territoire, la Ville de Trois-Rivières demande à ses citoyens de réduire leur consommation.La Ville conseille ainsi d\u2019éviter d\u2019arroser inutilement la pelouse et les haies, de faire de l\u2019herbicy- clage (laisser les débris de feuilles et de gazon tondu sur la pelouse pour préserver l\u2019humidité du sol et servir d\u2019engrais naturel), de couvrir sa piscine d\u2019une toile solaire pour réduire l\u2019évaporation de l\u2019eau et de se procurer un baril récupérateur d\u2019eau de pluie.«L\u2019utilisation rationnelle de l\u2019eau potable est écologique, économique et permet d\u2019assurer les réserves d\u2019eau nécessaires advenant des incendies majeurs», affirme la Ville dans un communiqué diffusé mercredi.R a p p e l o n s q u \u2019 u n i n c e n - d i e d e f o r ê t s\u2019e s t d\u2019a i l l e u r s déclaré le 22 mai dernier, à Saint-Étienne-des-Grès.Les pompiers ont dû s\u2019approvisionner en eau à Trois-Rivières pour lutter contre cet incendie, puisque les réserves d\u2019eau de la municipalité étaient très b a s s e s e n r a i s o n d e l a surconsommation.S e l o n l a V i l l e d e T r o i s - Rivières, l\u2019augmentation de la consommation d\u2019eau potable est «particulièrement problématique» dans le secteur de Pointe-du-Lac.La patrouille verte de la Ville a d\u2019ailleurs été mobilisée dans ce secteur depuis le début de la semaine pour sensibiliser la population et faire respecter la réglementation en vigueur.Celle-ci prévoit que l\u2019arrosage de la pelouse peut se faire une journée sur deux (jour pair pour une adresse civique paire, jour impair pour une adresse impaire), de 19 h à 21 h pour l\u2019arrosage manuel, de 20 h à 21 h pour l\u2019arrosage automatique et de 22 h à 23 h pour les systèmes d\u2019irrigation automatiques ou manuels.Pour plus d\u2019informations sur le règlement sur l\u2019utilisation de l\u2019eau et pour voir l\u2019ensemble des conseils pour l\u2019économie d\u2019eau potable: https://www.v3r.net/ services-au-citoyen/eau Les Trifluviens invités à économiser l\u2019eau La SOPFEU n\u2019a plus besoin de dépêcher un avion pour arroser le feu de forêt de Saint-Étienne-des-Grès, comme le montre cette photo prise en fin de semaine dernière, mais des pompiers forestiers sont toujours au travail.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD «Les gens doivent comprendre que la situation est critique» JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 16 facebook.com/ lenouvelliste TORONTO 15 272,03 + 123,91 NEW YORK 25 548,27 + 553,16 S&P 500 3036,16 + 44,36 PÉTROLE $US 32,81 $US - 1,54 DOLLAR ¢US 72,57 ¢US + 1,13 EURO $CAN 1,5144 ¢CAN - 0,10 ?JULIEN ARSENAULT La Presse canadienne Malgré les critiques de l\u2019opposition dénonçant un manque de transparence, le prêt de 200 millions $ US offert au Cirque du Soleil constitue une proposition «brillante» et pavera la voie à un éventuel rapatriement du contrôle de l\u2019entreprise entre les mains d\u2019actionnaires québécois, croit le premier ministre François Legault.D\u2019un côté, les propriétaires actuels bénéficieront d\u2019un soutien financier dans le cadre de leur plan de relance.De l\u2019autre, l\u2019État québécois dispose d\u2019une option pour racheter la participation des actionnaires étrangers.«On donne la chance aux actionnaires, pendant quelques années, de nous démontrer qu\u2019ils sont capables de ramener la rentabilité au Cirque, puis, le montant qu\u2019ils recevraient (.) serait proportionnel à leur succès.Je pense que c\u2019est gagnant-gagnant», a dit M.Legault, mercredi, en point de presse.Le Cirque ne génère pratiquement aucun revenu puisque ses activités sont paralysées par la pandémie de la COVID-19.Cela a forcé la société à annuler ses 44 spectacles et à licencier la quasi- totalité de son effectif, soit environ 4700 personnes.Le prêt sera versé uniquement si les actionnaires actuels - le fonds d\u2019investissement TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) - restent en scelle.Cela n\u2019est pas garanti, puisque le Cirque, qui tente de se recapitaliser en raison de sa dette d\u2019environ 900 millions $ US, pourrait accepter une autre offre.Dans le cadre de l\u2019entente, l\u2019État québécois, à un prix qui sera établi à la valeur du marché, pourrait forcer une transaction à une date qui n\u2019a pas été dévoilée ou racheter la participation des firmes étrangères, qui détiennent 80 % du Cirque, si elles décident de retirer leurs billes.«Si c\u2019est nous qui gagnons l\u2019offre, bien nous allons pouvoir discuter (avec) tous les Québécois qui pourront être intéressés à l\u2019acheter (le Cirque)», a dit M.Legault.Au Québec, Québecor ainsi que le cofondateur du Cirque Guy Laliberté, qui a vendu ses dernières actions à la CDPQ en février dernier, ont déjà manifesté un intérêt.DES RÉPONSES PLUS TARD Par ailleurs, lors de la période des questions à l\u2019Assemblée nationale, le ministre de l\u2019Économie, Pierre Fitzgibbon, a affirmé que les détails de l\u2019entente seront dévoilés si l\u2019argent est versé, sans toutefois fournir d\u2019échéancier.«Il y a un processus qui est complexe avec les créanciers du Cirque, ce sont eux qui vont décider (qui seront les prochains propr iétaires) , a- t- i l di t , en réponse à une question du député de Québec solidaire Vincent Marissal.Quand cela sera finalisé, toutes les ententes seront divulguées.» M.Fitzgibbon avait annoncé un soutien financier de Québec à l\u2019occasion d\u2019une mêlée de presse, mardi, ce qui a déplu aux partis d\u2019opposition.Pour le porte-parole solidaire en matière de finances, il y a «beaucoup plus de questions que de réponses».En suggérant que l\u2019État québécois devrait être «en partie propriétaire» plutôt qu\u2019un simple prêteur, M.Marissal a dit que l\u2019aventure était risquée.«On veut voir le fameux «deal» avant d\u2019embarquer les Québécois, les Québécoises, dans une autre aventure qui pourrait être désastreuse, coûteuse, ruineuse», a-t-il lancé, en point de presse, avant la période des questions.La porte-parole l ibérale en matière de culture et de communications, Isabelle Melançon, a estimé que l\u2019annonce avait été «nébuleuse».Au Parti québécois, le responsable des questions d\u2019économie, Martin Ouellet, s\u2019est demandé pourquoi il fallait «aller si vite et si fort avec le Cirque» alors que plusieurs autres entreprises souffrent.ADÉQUAT D\u2019après M.Fitzgibbon, l\u2019instrument financier négocié avec les actionnaires du Cirque placerait Québec parmi les premiers créanciers de la société.Pour le professeur titulaire au département de management à HEC Montréal Louis Hébert, le soutien financier offert par le gouvernement Legault est «convenable» et «raisonnable».En figurant dans le haut de la liste des créanciers, Québec risque d\u2019avoir plus de pouvoir par rapport à une prise de participation minoritaire dans la compagnie, a-t-il estimé au cours d\u2019un entretien téléphonique.«C\u2019est une première créance, cela veut dire que l\u2019État québécois devient partie prenante et sera beaucoup mieux placé pour savoir ce qui se passe et avoir une influence sur les décisions, a dit M. Hébert.Lorsqu\u2019on est actionnaire minoritaire, les autres peuvent voter contre vous.» L\u2019aide financière offerte par Québec est assortie de multiples conditions, dont le maintien du siège social, actuellement situé dans l\u2019arrondissement montréa- lais de Saint-Michel, au Québec.CIRQUE DU SOLEIL François Legault vante l\u2019entente «C\u2019est une première créance, cela veut dire que l\u2019État québécois devient partie prenante et sera beaucoup mieux placé pour savoir ce qui se passe et avoir une influence sur les décisions.» \u2014 Louis Hébert, professeur titulaire au département de management à HEC Montréal «Si c\u2019est nous qui gagnons l\u2019offre, bien nous allons pouvoir discuter (avec) tous les Québécois qui pourront être intéressés à l\u2019acheter (le Cirque)», a expliqué le premier ministre François Legault.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 AFFAIRES 17 OTTAWA \u2014 Le directeur parlementaire du budget estime qu\u2019un programme fédéral visant à accorder aux petites entreprises une pause dans le paiement de leur loyer pourrait coûter 520 millions $ au Trésor public au cours de l\u2019exercice financier.Le rapport déposé mercredi par le directeur parlementaire du budget (DPB), Yves Giroux, met toutefois un bémol sur son estimation.«Faute de précédents historiques ou internationaux clairs, les hypothèses retenues quant à l\u2019admissibilité des industries et à la participation des propriétaires à ce programme reposent en grande partie sur le jugement», prévient le DPB.Le programme offre des prêts remboursables pour couvrir la moitié des loyers mensuels d\u2019avril, de mai et de juin, à condition que les propriétaires baissent ces loyers d\u2019au moins 75 % au cours de la même période pour les petites entreprises admissibles.Les propriétaires qui ont jusqu\u2019à 10 locataires admissibles ont pu s\u2019inscrire lundi et mardi; tous les autres peuvent le faire pendant le reste de la semaine.Le premier ministre Justin Trudeau a pressé à plusieurs reprises les propriétaires à adhérer à ce programme, qui fait partie du bouquet d\u2019aide fédérale pour pallier les inconvénients économiques de la pandémie.Les dépenses fédérales directes à ce chapitre ont maintenant dépassé au moins 151 milliards $, mais le DPB a prévenu que certains programmes pourraient finir par coûter plus cher cette année que ce que les libéraux avaient prévu.Par exemple, le DPB a estimé que la Subvention salariale d\u2019urgence coûterait 76 milliards $, et non 73 milliards $ comme le prévoyait le gouvernement.Selon des données publiées par Ottawa mercredi matin, 181 883 demandes ont été approuvées pour ce programme qui couvre 75 % du salaire, jusqu\u2019à un maximum de 847 $ par semaine, pour chaque employé admissible.Les prestations versées en vertu de ce programme atteignent maintenant 7,9 milliards $.Le programme d\u2019aide pour le loyer commercial pourrait coûter 520 millions $ La Presse canadienne TORONTO \u2014 Le patron de la plus grande entreprise de téléphonie sans fil du Canada affirme que les ventes de nouveaux téléphones ont été très calmes et qu\u2019elles ne reprendront probablement pas tant que les clients ne reviendront pas dans les magasins et centres commerciaux qui ont été temporairement fermés en raison de la pandémie.Le chef de la direction de Rogers Communications, Joe Natale, a fait ces commentaires lors d\u2019une conférence virtuelle sur les télécommunications et les médias organisée par Valeurs Mobilières TD.Des analystes ont demandé aux entreprises de télécommunications du pays si elles s\u2019attendaient à observer une augmentation importante des factures impayées.M.Natale a indiqué que les paiements de factures étaient stables chez Rogers jusqu\u2019à présent, mais que le chômage plus élevé depuis la pandémie aurait probablement un impact.Il a ajouté que Rogers avait récemment enregistré une augmentation du nombre de clients qui souhaitaient dépenser moins pour leurs services sans fil et obtenir des options de paiement flexibles.Mais le revenu moyen par utilisateur de Rogers se comporte bien jusqu\u2019à maintenant, a-t-il ajouté.M.Natale affirme que le rythme plus lent des ventes de téléphones a réduit les coûts pour Rogers, qui a dépensé environ 2 milliards $ en 2019 pour subventionner les achats de téléphones des clients.TÉLÉPHONES MOBILES Les ventes sont «très tranquilles», dit le patron de Rogers IAN BICKIS La Presse canadienne Le secteur canadien de l\u2019habitation devrait enregistrer dans les prochains moins une baisse des prix, des transactions et de la construction, et la situation ne devrait pas se rétablir avant la fin de 2022, a estimé mercredi la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) dans une édition spéciale de ses perspectives pour le marché.L\u2019agence fédérale ne s\u2019attend pas à reprise rapide en forme de «V».Au lieu de cela, dans le meilleur des cas, la SCHL a estimé qu\u2019elle pourrait se présenter en forme de «U», un peu plus lente, tandis que son scénario plus pessimiste voit une reprise plus prolongée, en forme de «L».«Nous ne nous attendons pas à ce que ce soit une reprise très rapide», a affirmé l\u2019économiste en chef de la SCHL, Bob Dugan, lors d\u2019une conférence téléphonique.L\u2019agence fédérale a indiqué qu\u2019elle tablait sur une baisse des prix d\u2019entre 9 % et 18 %, et de jusqu\u2019à 25 % dans les régions productrices de pétrole.Dans le meilleur des cas, les prix pourraient commencer à se rétablir d\u2019ici la mi-2021 prix devraient commencer à se redresser d\u2019ici le milieu de 2021, a-t-elle calculé, tandis qu\u2019une reprise plus lente pourrait voir les prix être encore sous leurs niveaux précédents la pandémie à la fin 2022.Le scénario plus pessimiste pourrait voir les hypothèques différées se transformer en saisies si le marché du travail ne se rétablit pas et que les pertes sur prêts des banques augmentent, a observé M.Dugan.«S\u2019il y a suffisamment de saisies et que les banques subissent des pertes à cause de cela, cela pourrait affecter leur volonté de prêter et cela pourrait entraîner un gel de la liquidité sur les marchés des prêts», a expliqué M.Dugan.La pression sur les prix viendra avec la baisse des ventes, avec une baisse attendue de 19 % à 29 % des ventes par rapport aux niveaux antérieurs à la pandémie cette année, les pertes d\u2019emplois affectant les décisions d\u2019achat.«Quand il y a tellement d\u2019incertitude, les ménages ont tendance à être plus prudents avec les achats», a observé M.Dugan.Il a noté que les pertes d\u2019emplois étaient déjà pires que ce que laisse transparaître le taux de chômage officiel de 13 % pour avril, car il serait en fait plus proche de 20 % si le taux tenait compte de toutes les personnes qui ont quitté le marché du travail depuis le début de l\u2019épidémie.La construction résidentielle sera également affectée et les mises en chantier devraient connaître une baisse de 50 % à 75 % cette année, par rapport aux niveaux antérieurs à la COVID-19, avant de commencer à rebondir l\u2019année prochaine.Les prévisions de la SCHL sont plus pessimistes que celles émises par les banques canadiennes, y compris la Banque Nationale, qui a indiqué mercredi qu\u2019elle s\u2019attendait à une baisse d\u2019environ 10 % des prix.La Nationale a indiqué que les baisses de prix des habitations seraient quelque peu limitées, car les pertes d\u2019emplois se concentrent dans les secteurs qui ont généralement des taux de propriété moins élevés.Il y a cependant une pression sur le marché, car les taux d\u2019intérêt étaient déjà si faibles avant le début de la crise que les banques centrales ont peu de marge de manoeuvre.En outre, la baisse de l\u2019activité touristique pourrait également exercer une pression sur l\u2019économie et forcer la mise en vente sur le marché d\u2019habitations précédemment destinées à la location à court terme.D\u2019autres banques ont fourni leurs prévisions depuis que la pandémie a frappé le Canada à la mi-mars.La Banque CIBC a indiqué au début mai qu\u2019elle s\u2019attendait à ce que les prix des maisons chutent d\u2019entre 5 % et 10 % par rapport aux niveaux de 2019 avant de commencer à se redresser, tandis que la Banque TD a affirmé fin avril qu\u2019elle s\u2019attendait toujours à une hausse des prix des maisons de 6,1 % cette année.M.Dugan a noté qu\u2019il y avait beaucoup d\u2019incertitude dans l\u2019ensemble, et qu\u2019il était donc difficile de donner une prévision précise.La SCHL peut appuyer ses prévisions sur des données différentes de celles utilisées par les banques.«Nos prévisions sont un peu pessimistes (.) c\u2019est une période très difficile pour l\u2019économie», a affirmé M.Dugan.«Il y a beaucoup de reports d\u2019hypothèque, il y a un niveau de chômage très élevé, je ne sais donc pas si nos prévisions tiennent compte de données plus récentes sur l\u2019économie.» Les prix des maisons ne se remettront pas de la pandémie avant 2023 Les effets de la pandémie sur l\u2019immobilier se feront sentir jusqu\u2019à la fin de 2022, estime la SCHL.\u2014 PHOTO LA PRESSE JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 18 facebook.com/ lenouvelliste FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La 9e édition de la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Ri- vières, ralentie par le confinement lié à la COVID-19 a été relancée par l\u2019annonce de la réouverture de musées et salles d\u2019exposition trifluviennes.Prévu pour être présenté entre le 26 juin et le 11 septembre, l\u2019évènement devrait probablement se dérouler du milieu de l\u2019été jusqu\u2019au 11 septembre et ce, presque dans son intégralité.Comme tout n\u2019a pas été finalisé avec chacun des lieux d\u2019exposition, les paramètres présentés par la directrice artistique Audrey Labrie demeurent encore un peu flous mais au moins, les contours se dessinent.«On est vraiment contents que le gouvernement ait compris que la culture, c\u2019est primordial.Nous avons fait le suivi avec chacun de nos artistes invités dès le début de la pandémie parce qu\u2019on voulait poursuivre notre préparation pour que l\u2019évènement ait lieu, en numérique ou en présence physique.Il n\u2019était surtout pas question pour nous de ne pas payer nos artistes invités.» «Pour ce qui est de l\u2019ouverture, on est en pourparlers avec chacun des lieux d\u2019exposition pour ouvrir au milieu de juillet ou, au plus tard, au début du mois d\u2019août.On ne peut pas être plus précis parce que les gens ne sont pas tous au travail en même temps.C\u2019est certain qu\u2019on va ouvrir nos portes au milieu de l\u2019été avec les nécessaires mesures de distanciation.» «Tous nos artistes ont été en mesure de réaliser leurs œuvres bien que certains aient pris du retard avec les ateliers qui ont dû fermer.» La majorité des évènements extérieurs auront aussi lieu.«Par contre, de préciser la directrice artistique, certains évènements impliquant des rassemblements ont dû être abandonnés mais on prépare néanmoins un grand slam poésie qui sera probablement offert sous forme numérique parce que c\u2019est une constante dans notre programmation d\u2019avoir des événements rassembleurs comme l\u2019avaient été Urbaloko en 2016 et Trajectoire/territoires en 2018.«La Biennale sera globalement écourtée par rapport à sa forme initiale parce qu\u2019on conserve la date de clôture du 11 septembre bien qu\u2019on pourrait peut-être profiter de certains lieux d\u2019exposition qui ont une plus grande marge de manoeuvre pour allonger la présentation de certains éléments comme le projet de La famille Plouffe au Musée POP, par exemple.Ça reste à confirmer.» La direction de la BNSC espère être fixée sur la date officielle d\u2019ouverture d\u2019ici deux semaines.L\u2019évè- nement qui se déploiera sous le thème de Croire, sera présenté dans cinq lieux d\u2019exposition différents (Galerie d\u2019art du Parc, Centre d\u2019exposition Raymond-Lasnier, Musée POP, Musée Pierre-Boucher et Atelier Silex avec des expositions parallèles à l\u2019Atelier Presse Papier, à Boréalis, à l\u2019Espace Pauline-Julien et à la Galerie r3 de l\u2019UQTR.BIENNALE NATIONALE DE SCULPTURE CONTEMPORAINE Plus courte mais presque intégrale La directrice artistique de la Biennale nationale de sculpture contemporaine Audrey Labrie assure que l\u2019événement aura bel et bien lieu cet été.La Presse canadienne Le comédien et journaliste sportif Yves Létourneau s\u2019est éteint mardi à l\u2019âge de 94 ans.Il est mort de causes naturelles au CHSLD Marcelle-Ferron à Brossard, rapporte son ancien collègue et ami de longue date Roland Mailhot.En entrevue téléphonique à La Presse canadienne, M.Mail- hot a salué le départ d\u2019«un grand communicateur», qui a laissé sa marque tant dans le milieu artistique que dans l\u2019univers sportif.L e s d e u x h o m m e s s e s o n t côtoyés à CKAC, où Yves Létour- neau était reconnu pour ses éditoriaux sportifs à l\u2019émission matinale de Jacques Proulx.«C\u2019était un homme immensément intelligent, très versatile, qui était passionné de tout ce qu\u2019il faisait», souligne M.Mailhot.Commentateur de matchs de football et de Jeux olympiques, il a également assumé la présidence de l\u2019Union des Artistes de 1983 à 1984.Au petit écran, Yves Létourneau a marqué l\u2019enfance de toute une génération avec des émissions jeunesse telles que Le Pirate Ma b o u l e e t L e Ma j o r P l u m Pouding.Il a souvent donné la réplique à Gilles Latulippe, notamment dans Symphorien, où il campait le rôle du policier Placide Beaulac.Également adepte de théâtre, il a collaboré avec Marcel Dubé pour donner vie à Zone et adapter Les Beaux Dimanches et Un simple soldat, entre autres.Le premier ministre François Legault a transmis ses condoléances à sa famille et à ses proches mardi soir sur Twitter.«De beaux souvenirs d\u2019enfance: le constable Polycarpe, le Major Plum Pouding, Placide Beaulac et le journaliste sportif», a-t-il écrit.L\u2019é q u i p e d e s A l o u e t t e s d e Montréal a également tenu à lui rendre hommage sur les réseaux sociaux.«Un grand connaisseur de football qui s\u2019est toujours exprimé avec une grande franchise et rien ne le faisait reculer, a-t-on souligné.Un grand artiste e t u n g ra n d c o m m e nt ate u r.Merci Yves.» Le comédien et journaliste sportif Yves Létourneau n\u2019est plus Yves Létourneau a incarné le policier Placide Beaulac dans la série Symphorien.\u2014 PHOTO CAPTURE D\u2019ÉCRAN YOUTUBE leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 ARTS ET SPECTACLES 19 BENOIT SABOURIN bsabourin@ledroit.com Correspondant régional À défaut d\u2019avoir un véritable festival à se mettre sous la dent, les mélomanes et autres amateurs de musique pesante et rapide qui avaient l\u2019habitude de se déplacer à Montebello chaque week-end du solstice d\u2019été pour faire la fête et se molester les tympans pourront assister cette année à une «simulation virtuelle en temps réel» du Rockfest, du 19 au 21 juin, en direct de leur domicile.L\u2019équipe du Montebello Rock, cet événement qui a succédé au défunt Rockfest dont l\u2019organisation a déclaré faillite en 2018, a dévoilé mercredi les détails de «cette première mondiale» qui proposera aux festivaliers virtuels une expérience immersive qui les plongera dans plus de 50 heures de contenu exclusif tourné au fil des quelque 14 ans d\u2019existence du Rockfest.Du roadtrip vers Montebello jusqu\u2019à l\u2019arrivée au site de camping du festival, en passant par le party dans le village et les prestations ayant marqué l\u2019histoire du happening, le détenteur de billet \u2013 parce que oui, il faudra passer au guichet pour profiter de ce rendez-vous numérique \u2013, le fan aura la chance de revivre la nostalgie des belles années du Rockfest.Pour concocter cette «simulation virtuelle en temps réel» du festival, le fondateur du Rockfest et du Montebello Rock, Alex Martel, s\u2019est allié avec Lepointdevente.com.Avec un membre de sa garde rapprochée, ce dernier est en train de passer en revue plusieurs milliers d\u2019heures de tournage inédites qui ont été enregistrées durant les 14 éditions du Rockfest.Ce sont les gens de la plateforme et billetterie en ligne Lepointdevente.com qui se chargent du montage et de l\u2019aspect technologique du projet.Cette édition numérique sera présentée 24 heures sur 24, du vendredi au dimanche (19, 20 et 21 juin), comme si le festival avait réellement lieu, explique Alex Martel en entrevue exclusive avec Le Droit.Les moutures 2013 à 2018 du Rockfest, qui ont permis d\u2019accueillir de grands noms de la scène musicale internationale comme System Of A Down, Linkin Park, Blink-182, Rammstein, The Offspring, Motley Crue, Marylin Manson, Snoop Dogg, Limp Bizkit, Weezer et compagnie, risquent d\u2019être fortement représentées, assure le promoteur au bout du fil, lui qui songeait depuis déjà plusieurs semaines à organiser quelque chose en guise de remplacement à son vrai festival cette année, annulé à cause de la pandémie de COVID-19.Les «concerts virtuels interactifs» auraient pu être une option, mais le concept a été copieusement utilisé sur Facebook depuis le début de la crise, dit-il.«J\u2019avais envie de quelque chose de différent et j\u2019ai eu un flash à un moment donné.J\u2019ai réalisé qu\u2019avec toute la quantité de matériel d\u2019enregistrement et avec le côté unique du Rockfest qui est vraiment basé sur l\u2019expérience et non juste sur la musique, je me suis dit qu\u2019il y avait quelque chose d\u2019intéressant à faire», raconte M. Martel.Moyennant une somme de 34 $, une personne pourra donc se procurer un «passeport week-end» numérique lui donnant accès à un lien Internet unique non partageable qui permettra d\u2019assister aux trois jours de festivités, sur l\u2019appareil de diffusion de son choix.Un billet d\u2019un jour au coût de 19 $ sera également en vente.Le but n\u2019est pas d\u2019offrir des vidéos entières de formations musicales lors de leur passage sur les planches de la marina de Mon- tebello, souligne M.Martel.C\u2019est vraiment une «immersion» qui sera servie au festivalier qui va passer sa fin de semaine à se promener sur le site de spectacles et dans les rues du village.«C\u2019est littéralement 50 heures de matériel à préparer.C\u2019est un travail colossal, mais en même temps, ce qu\u2019on veut, c\u2019est justement de rendre ça comme un événement unique.Ç\u2019a n\u2019a rien à voir avec tout ce qu\u2019on a vu qui a été fait à date.L\u2019idée est vraiment de recréer des moments en temps réel pour que ce ne soit pas juste un live stream ou une émission.Le concept n\u2019est pas d\u2019offrir un beau montage peaufiné.Ce qu\u2019on veut offrir, c\u2019est carrément une expérience comme si le festivalier était là.On va suivre les heures de la journée.Quand il va commencer à faire noir dans la réalité, il va commencer à faire noir dans l\u2019écran.» L\u2019autorisation toute récente par les autorités québécoises des rassemblements extérieurs pour les groupes de 10 personnes et moins rend la formule encore plus intéressante, estime le promoteur.«Les gens vont pouvoir se regrouper dehors, tout en respectant les deux mètres de distanciation.Ça pourra devenir un mini Rockfest avec le barbecue et la télévision ou le projecteur installé dans la cour arrière», lance M.Martel.Les billets pour assister au festival numérique seront mis en vente à compter de jeudi midi au www.lepointdevente.com.Un Rockfest sous formule «réalité virtuelle» cet été Moyennant une somme de 34 $, une personne pourra donc se procurer un «passeport week-end» numérique lui donnant accès à un lien Internet unique non partageable qui permettra d\u2019assister aux trois jours de festivités, sur l\u2019appareil de diffusion de son choix.Un billet d\u2019un jour au coût de 19$ sera également en vente.\u2014 PHOTO LE DROIT «J\u2019avais envie de quelque chose de différent et j\u2019ai eu un flash à un moment donné.J\u2019ai réalisé qu\u2019avec toute la quantité de matériel d\u2019enregistrement et avec le côté unique du Rockfest qui est vraiment basé sur l\u2019expérience et non juste sur la musique, je me suis dit qu\u2019il y avait quelque chose d\u2019intéressant à faire» \u2014 Alex Martel JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 20 LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Michaël Cha- gnon a l\u2019impression que le gouvernement saisit mal le travail abattu par les kinésiologues et autres professionnels oeuvrant dans les studios d\u2019entraînement privés.Bon joueur dans les premières semaines de la période d\u2019isolation, sa patience a atteint ses limites: dans un message publié sur les réseaux sociaux et partagé par plus de 1500 personnes, il remet en question certaines phases du déconfinement.La réouverture des gymnases, dont les centres privés comme le F.F.R.A.P de Trois-Rivières où travaille Chagnon, n\u2019apparaît pas dans les cinquième et sixième phases de la planification.On retrouve plutôt les gyms dans les phases ultérieures, aux côtés des lieux de culte, des bars, du sport professionnel et des croisières.«On ouvrira après les centres commerciaux, les salons de bronzage, les centres de tatouage.C\u2019est une honte pour ce que sont et apportent les gyms, c\u2019est une honte pour mon métier», écrit-il dans sa missive de mardi et qui a trouvé des échos aux quatre coins du Québec.«Quelle est la place des gyms dans notre société?Je ne parle pas nécessairement de ceux à grande surface, mais des petits centres.Je parle des propriétaires, des gestionnaires qui ont étudié pendant trois ou quatre ans à l\u2019université, qui sont allés chercher des formations pour devenir entraîneur par la suite.Ces gens essaient présentement de sauver ce qu\u2019ils ont mis des années à bâtir.» Préparateur physique au Sport- études des Estacades, kinésio- logue des Diablos du Cégep de Trois-Rivières et des Dragons du Collège Laflèche, professionnel auprès de plusieurs membres de l\u2019équipe canadienne de canoë- kayak: Chagnon voit passer au F.F.R.A.P plusieurs de nos athlètes de la relève et de l\u2019élite en Mauricie.«Ça va du petit hockeyeur de niveau pee-wee jusqu\u2019au joueur p ro c o m m e A l e x i s D \u2019Ao u s t .Environ 80 % de ma clientèle, c\u2019est relié aux sports.Ce monde- là, j\u2019en suis coupé en ce moment.Pourtant, on a un plan avec mille précautions pour ramener progressivement les athlètes dans nos salles.Tout est prêt», assure- t-il, en entrevue au Nouvelliste.DES MESURES STRICTES La Coalition des studios privés d\u2019entraînement avait entrepris des discussions avec le gouvernement il y a un mois, afin de plancher sur leur réouverture.«Un protocole clair a été présenté.Au F.F.R.A.P., on fonctionnera en plages horaires avec rendez-vous, prise de température à l\u2019arrivée, lavage des mains et entraînement exclusif pour une personne dans un espace de 150 pieds carrés.On évite de se croiser entre clients, nous serons pointilleux sur les heures de rendez-vous et sur le nettoyage des appareils, des comptoirs, des poignées de porte.» Chagnon mentionne au passage que les studios privés sont habitués de procéder ainsi.«Ça fait dix ans que j\u2019offre de l\u2019entraînement comme un service privé.Nous serons seulement plus assidus sur la propreté des lieux.Contrôler les allées et venues, on le faisait déjà.» À lire les réactions sur sa prise de position publique, ils sont plusieurs à être prêts.«La majorité de mes clients, elle ne fait pas partie de la population à risque de développer des complications.Elle n\u2019ira pas flâner dans les centres d\u2019achats n o n p l u s.Pa r c o n t r e , c e t t e clientèle, elle trouve le temps long.Je trouve que le gouvernement ne met pas assez l\u2019accent sur l\u2019aspect santé de notre métier.Il y a aussi beaucoup de gens qui croient que les portes de nos gyms privés ouvrent et se ferment au même rythme que les grandes surfaces.Ce n\u2019est vraiment pas le cas!» UN DÉCONFINEMENT SPORTIF À GÉOMÉTRIE VARIABLE.ET À HUMEUR VARIABLE Michaël Chagnon côtoie des athlètes de toute sorte de disciplines.Il convient que ceux pratiquant des sports collectifs de contacts, comme le hockey et le football, ont moins le moral par les temps qui courent, alors que d\u2019autres, plus chanceux, ont pu reprendre leur entraînement, comme les canoéistes et les kayakistes.«Nos deux joueurs de football professionnel de la Mauricie, Jean- Christophe Beaulieu et Louis-Phi- lippe Bourassa, s\u2019entraînent avec des cages à squat dans leur cuisine! C\u2019est loin d\u2019être évident.» C\u2019est encore plus difficile quand ces athlètes ne peuvent miser sur l\u2019expertise de leurs entraîneurs privés.«Quand tu manques d\u2019équipement, tu peux te débrouiller pendant quelques semaines, mais presque trois mois plus tard, la motivation en prend un coup.L\u2019absence de variétés et d\u2019accès à certaines installations, ça joue sur l\u2019humeur.On reçoit des courriels et des textos chaque jour.On continue le suivi, mais il y a une limite à ce qu\u2019on peut offrir comme service à distance.» Un kinésiologue de la Mauricie se vide le cœur Michaël Chagnon entraîne quelques-uns des meilleurs athlètes de la relève et de l\u2019élite en Mauricie.Depuis presque trois mois, il doit se contenter de les suivre à distance.\u2014PHOTO: COURTOISIE «On ouvrira après les centres commerciaux, les salons de bronzage, les centres de tatouage.C\u2019est une honte pour ce que sont et apportent les gyms, c\u2019est une honte pour mon métier» leNouvelliste JEUDI 28 MAI 2020 SPORTS 21 STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Isaac Lambert était reconnu l\u2019an passé comme l\u2019un des meilleurs attaquants des Estacades.Le joueur natif des Bois-Francs ne s\u2019est toutefois pas contenté de travailler fort sur la glace et en gymnase, il a offert les mêmes efforts sur les bancs d\u2019école, ce qui lui a valu le trophée Rosaire-Morin 2019-2020 remis au joueur ayant obtenu la meilleure amélioration scolaire individuelle dans la Ligue de hockey midget AAA.«C\u2019est toujours l\u2019fun de gagner un trophée! Ça récompense le travail que j\u2019ai fait.Mon plan A, c\u2019est le hockey, mais je sais que ce ne sont pas tous les joueurs qui gagnent leur vie avec leur passion, alors ça prend un plan b solide», expliquait l\u2019adolescent de 16 ans, qui s\u2019est découvert un petit béguin pour la finance ces derniers mois.«Je me vois devenir planificateur financier après le hockey», sourit-il.Ce n\u2019est évidemment pas pour tout de suite.Présentement, Lambert partage son temps entre l\u2019école à distance, son entraînement et un boulot.«Ça me garde occupé! Je trouve ça long, ne pas embarquer sur la glace, mais je m\u2019assure de pousser à fond à l\u2019entraînement.» Reste à savoir qui va récolter les fruits de cette préparation.L\u2019an passé, l\u2019Océanic de Rimouski l\u2019a réclamé au repêchage, même si Lambert regardait vers les États- Unis.Au niveau NCAA, il s\u2019est engagé avec l\u2019université du Maine.Il reste donc à décider laquelle des deux routes il va emprunter à partir de l\u2019an prochain.«J\u2019ai encore du temps pour y penser, rien ne presse.Jusqu\u2019au camp de l\u2019Océanic, en fait, je peux réfléchir.Je veux vraiment faire le tour de mes options, et choisir la meilleure pour moi», souligne celui qui a amassé 36 points, dont 15 buts, en 42 matchs la saison dernière.FILION ET LUNEAU EN NOMINATION Lambert ne sera vraisemblablement pas le seul Estacades à récolter une distinction provinciale.Ses coéquipiers Vincent Filion et Tristan Luneau sont finalistes, respectivement au titre de meilleur espoir chez les gardiens et de meilleur espoir.À moins d\u2019une très grande surprise, les deux vont rafler cet honneur.Luneau a été établi au début du mois, par la centrale du soutien au recrutement de la LHJMQ, comme le meilleur espoir disponible en vue du repêchage de vendredi prochain.Filion, pour sa part, était classé sur cette liste comme le meilleur gardien disponible, au milieu de la première ronde.MIDGET AAA Lambert brille sur les bancs d\u2019école Isaac Lambert\u2014 PHOTO FACEBOOK ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Le Canadien de Montréal est l\u2019une des huit formations qui profiteront, d\u2019une certaine manière, d\u2019une deuxième vie, si la LNH peut aller de l\u2019avant avec la relance de sa campagne sous la formule d\u2019un tournoi à 24 équipes.Et Marc Bergevin espère voir sa troupe profiter pleinement de cette chance.Le directeur général du Tricolore aurait pu noter mercredi, lors d\u2019une conférence téléphonique, que ses plans ont été chamboulés par le scénario de relance développé par un comité conjoint entre la LNH et l\u2019association des joueurs.Après tout, le Canadien occupait le 12e rang de l\u2019Association de l\u2019Est quand la saison a été interrompue le 12 mars et Bergevin a joué le rôle de vendeur avant l\u2019heure limite des transactions, en échangeant les vétérans Ilya Kovalchuk, Nate Thompson, Nick Cousins et Marco Scandella.Mais voilà que le Canadien jouera une série de qualification au meilleur de cinq rencontres face aux Penguins de Pittsburgh, si la LNH reçoit le feu vert des autorités gouvernementales et de la santé publique pour reprendre ses activités cet été.« Su p p o s o n s q u e re n d u a u dernier jour de la saison régulière, vous avez l\u2019occasion de rentrer en séries ou de participer à la loterie, vous allez vouloir rentrer en séries, a rappelé Bergevin.Le but, c\u2019est de faire les séries.Nous sommes chanceux de pouvoir participer aux séries en raison du système mis en place et nous allons tenter de connaître le plus long parcours possible.» Le Canadien pourrait toutefois vite se retrouver dans la position vers laquelle il se dirigeait avec 11 matchs à jouer dans la saison.Si jamais le Tricolore est éliminé par les Penguins, il regagnera une place parmi les équipes admissibles à la loterie.Et on saura dès le 26 juin si les partisans du Tricolore pourront rêver ou non à l\u2019un des trois premiers choix, quand un premier tirage sera effectué.«La situation n\u2019est pas idéale pour toutes les équipes.Certaines sont avantagées, d\u2019autres moins.La COVID-19, personne n\u2019a vécu ça auparavant, a rappelé Bergevin.La ligue a fait les ajustements nécessaires.Nous devons nous adapter.Moi, je vois le verre à moitié plein et non à moitié vide.» Malgré les nombreux bas de la dernière saison régulière, incluant deux séries de huit défaites, Berge- vin a dit toujours croire en l\u2019équipe qu\u2019il a assemblée et il n\u2019exclut pas la possibilité de voir sa troupe éliminer les Penguins lors du tour de qualification.Le Tricolore a présenté une fiche de 1-1-1 face à la bande à Sidney Crosby et Evgeni Malkin au cours de l\u2019hiver.«Nos chances sont aussi bonnes que les autres équipes dans ce tournoi, a-t-il insisté.Je ne veux pas mettre trop de pression sur Carey (Price), mais quand vous comptez sur un gardien comme lui, tout est possible.J\u2019aime nos chances contre les Penguins.» ALEXANDER ROMANOV POURRA-T-IL JOUER?Bergevin a également commenté la composition possible de la formation de 28 joueurs, excluant les gardiens, du Tricolore lors de la relance.La longue interruption a permis à des joueurs de panser leurs blessures.Bergevin a confirmé que Jonathan Drouin était remis d\u2019une blessure à une cheville, tandis que Tomas Tatar avait affirmé le mois dernier qu\u2019il était rétabli d\u2019une blessure au haut du corps.Dans les autres cas, dont ceux de Shea Weber, Victor Mete, Ryan Poehling et Jesperi Kotkaniemi, il faudra attendre une évaluation de leur état de santé par un médecin de l\u2019équipe avant d\u2019en savoir plus.La disponibilité de Max Domi et du jeune défenseur Alexander Romanov représentent des dossiers plus complexes.Domi est atteint du diabète de type-1 et il est plus à risque de développer des symptômes sévères et des complications s\u2019il est infecté à la COVID-19, selon Diabète Québec.«Si les médecins disent que ce n\u2019est pas sécuritaire pour Max de jouer, alors il ne jouera pas, a affirmé Bergevin.Jamais le Canadien mettra à risque la santé des joueurs.» En ce qui concerne Romanov, Bergevin a indiqué qu\u2019il n\u2019y avait toujours pas de décision finale concernant la disponibilité des joueurs ayant signé des contrats pendant le confinement pour venir jouer dans la LNH.En vertu de ces nombreux points d\u2019interrogation, Bergevin a dit qu\u2019il avait simplement une «bonne idée» de l\u2019identité des 28 patineurs qui composeront la formation du Canadien.Il est possible que les équipes puissent disputer deux matchs préparatoires pour compléter leur évaluation.Bergevin a toutefois ajouté qu\u2019il s\u2019attendait à ce que toutes les équipes amènent avec elles au moins trois gardiens dans les villes où seront présentées les matchs.PAS PRESSÉS DE REVENIR La LNH a indiqué lundi qu\u2019elle espérait lancer la phase 2 de son programme de relance tôt en juin, alors que les joueurs pourront recommencer à s\u2019entraîner en petits groupes sur une base volontaire dans les centres d\u2019entraînement des équipes.De son côté, Bergevin a affirmé avoir eu une discussion avec un seul joueur à ce sujet et qu\u2019il attendait des réponses des représentants Paul Byron et Brendan Gallagher pour connaître les intentions du groupe.Il a toutefois noté qu\u2019en vertu des mesures gouvernementales exigeant une période d\u2019isolement de 14 jours à l\u2019arrivée au pays, les joueurs américains et européens du Canadien n\u2019étaient pas pressés de revenir à Montréal.En attendant, ces joueurs peuvent néanmoins continuer à s\u2019entraîner chez eux ou dans des installations près de chez eux dans leur pays natal.Bergevin a aussi précisé que le Canadien ne songeait pas encore à s\u2019installer aux États-Unis pour préparer sa relance, comme le directeur général des Canucks de Vancouver, Jim Benning, l\u2019a suggéré mercredi.TOURNOI À 24 ÉQUIPES Bergevin voit le verre à moitié plein «Nous sommes chanceux de pouvoir participer aux séries en raison du système mis en place et nous allons tenter de connaître le plus long parcours possible.» JEUDI 28 MAI 2020 leNouvelliste 22 SPORTS La Presse canadienne CALGARY \u2014 Steve Nash, une ancienne vedette de la NBA, ainsi que le cavalier montréalais Éric Lamaze et son cheval Hickstead seront admis au Temple de la renommée des sports du Canada.La golfeuse Lorie Kane, l\u2019ex-pen- tathlète Diane Jones-Konihowski, la curleuse en fauteuil roulant Sonja Gaudet ainsi que John «Jackie» Barrett, un spécialiste de la dyna- mophilie, se joindront à Nash à titre d\u2019athlètes immortalisés.La liste des intronisés dans la catégorie des bâtisseurs inclut les ex-hockeyeurs Willie O\u2019Ree et Sheldon Kennedy, ainsi que Ross Powless (crosse), Duncan Campbell (rugby en fauteuil roulant) et Judy Kent, une leader des Jeux du Commonwealth.Ces six athlètes et cinq bâtisseurs sont honorés en reconnaissance du 65e anniversaire du Temple de la renommée des sports du Canada en 2020.«En ces temps incertains, nous sommes emballés de partager des nouvelles positives et d\u2019introniser ce remarquable groupe de personnalités au Temple de la renommée des sports du Canada l\u2019année prochaine», a déclaré Cheryl Bernard, présidente et directrice générale, dans un communiqué publié mercredi.La cérémonie d\u2019intronisation, qui devait avoir lieu à l\u2019automne, a été reportée à 2021 en raison de la COVID-19.Nash, qui est originaire de Victoria, a été un garde dans la NBA pendant 18 saisons et a été nommé le joueur le plus utile à son équipe en deux occasions.Lamaze et sa monture Hicks- tead, décédée depuis, ont gagné l\u2019or en saut d\u2019obstacles individuel et l\u2019argent en saut d\u2019obstacles par équipe lors des Jeux olympiques de 2008 de Pékin.Hickstead, qui est décédée dans l\u2019arène de compétition en 2011, est le troisième cheval intronisé, après Northern Dancer, en 1965, et Big Ben, en 1996.«Je suis surtout heureux pour Hickstead, a déclaré Lamaze par communiqué.Dans notre sport, ça prend deux athlètes, un humain et un équin, travaillant de concert.En Hickstead, J\u2019ai trouvé un vrai partenaire.» Kane, de Charlottetown, a signé quatre victoires sur le circuit professionnel de la LPGA.Jones-Konihowski, originaire de Vancouver, a remporté l\u2019or aux Jeux du Commonwealth, en 1978, et aux Jeux panaméricains, en 1975 et en 1979.Elle était perçue comme un espoir de podium en vue des Jeux olympiques de Moscou, en 1980, mais son rêve s\u2019est estompé lorsque le Canada a décidé de boycotter les Jeux, comme plusieurs autres nations du Bloc de l\u2019Ouest.Le Musée du Temple de la renommée des sports est situé à Calgary.TEMPLE DE LA RENOMMÉE DES SPORT DU CANADA Steve Nash et Éric Lamaze admis Steve Nash \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE FRÉDÉRIC DAIGLE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Bob Gainey a mis du temps à se décider.Mais une fois qu\u2019il a jugé qu\u2019il était temps de se séparer de certains de ses souvenirs, il n\u2019a plus regardé en arrière.«J\u2019étais dans une période où je voulais changer des choses dans ma vie, a déclaré l\u2019ex-capitaine du Tricolore au cours d\u2019une vidéocon- férence, mercredi.J\u2019ai ouvert les portes d\u2019une armoire et j\u2019ai trouvé tous mes souvenirs que j\u2019avais amassés pendant 20 ans.Je n\u2019étais pas prêt à refaire l\u2019exercice une autre fois.Ma décision était alors prise.» Restait maintenant à faire le tri: quels items garder, lesquels offrir au Temple de la renommée du hockey et au Panthéon des sports de Peter- borough, sa ville natale.«J\u2019ai donc opté pour une façon de faire avec laquelle je serais à l\u2019aise.J\u2019ai approché le Temple de la renommée du hockey, c\u2019était important pour moi de le faire.Je voulais avoir une idée de ce qui pourrait l\u2019intéresser, pour m\u2019assurer qu\u2019il n\u2019avait pas des items similaires provenant d\u2019autres joueurs.Nous avons trouvé des items qu\u2019il désirait et que j\u2019étais heureux de lui donner.«J\u2019ai fait le ménage pendant un an.J\u2019ai gardé des choses pour moi- même.J\u2019ai aussi envoyé des trucs à Peterborough.Le reste est ici pour le public.» Le reste, ce sont 66 items que Gainey a confiés à Classic Auctions, qui mènera les enchères jusqu\u2019au 16 juin.Les collectionneurs y trouveront leur compte: des chandails portés lors de matchs ou tournois importants, comme celui, no 34, de la Coupe Canada 1976; des bagues de la Coupe Stanley, des répliques de trophées Frank-J.-Selke et bien d\u2019autres.Tout au long de ce processus, qui a duré près d\u2019une année, Gainey a hésité à mettre en vente certains items, dont quelques-uns ont été retirés de la liste avant la mise en vente officielle.«Vers la fin du processus, j\u2019ai demandé à Marc (Juteau, le président de Classic Auctions) si je pouvais garder la rondelle de mon premier but dans la Ligue nationale.C\u2019était un item qui était plus important pour moi et je l\u2019ai finalement gardé dans ma collection personnelle.Le but a été marqué en novembre 1973, contre Cesare Maniago», a souligné Gainey, qui n\u2019a pas voulu donner plus de détails sur les items qu\u2019il a choisis de conserver.Certains des articles ne proviennent pas de sa collection personnelle, mais de celle de la famille, comme une paire de de jambières que Patrick Roy avait offertes à Steven, son fils.Jusqu\u2019à maintenant, les items ont obtenu des mises de près de 90 000 $ US.Marc Juteau estime qu\u2019on pourrait doubler ce montant d\u2019ici la fin de la vente.Bob Gainey a choisi de remettre une partie des profits à la Fondation des Canadiens pour l\u2019enfance.EN FAVEUR D\u2019UN TOURNOI À 24 Difficile de parler à Bob Gainey sans lui demander son opinion sur les dernières décisions prises par la LNH en vue de son retour au jeu.Celui qui a souvent fait partie de divers comités de règles et d\u2019innovations au cours de sa carrière de dirigeant applaudit le plan mis en place par Gary Bettman et l\u2019Association des joueurs.«Je suis 100 pour cent en faveur que la ligue joue pour une coupe Stanley, si c\u2019est possible.Je sais que les joueurs aimeraient avoir la chance de jouer pour la coupe Stanley et c\u2019est aussi très important pour les franchises de recommencer à faire des affaires.Les partisans ont hâte, à mon avis, de regarder leur équipe favorite à la télévision.Si les autorités sanitaires donnent le feu vert, ça ne peut qu\u2019être bon pour les joueurs.» Et il ne voit absolument aucun inconvénient à ce que 24 clubs se disputent le trophée.«Même si les chances sont moindres de gagner la coupe, d\u2019avoir plus d\u2019équipes en séries est un bon changement aux règles selon moi.» Bob Gainey met en vente une partie de sa collection Bob Gainey était le capitaine du Canadien quand ceux-ci ont remporté la coupe Stanley en 1986.\u2014 PHOTO PC "]
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