Le progrès : agricole, industriel, politique et commercial, 17 avril 1875, samedi 17 avril 1875
[" ug ts 4 ent De.bler Nes te ffes 28 18 du ne Ver.1.1 Sherbrooke, P.Q., Samedi, 17 Avril, 1875.No.30.me To | ABONNEMENT.|W | ANNONCES.i .[i (STHICTEMENT P AYABLE D'AVANCE.) I JOUR DE PUBLICATION $ LE SAMEDI.\u2014 ; i Un an, olnquunte-deus HUmEros.oo.$1.0.| Promièro insortion, par ligne,.8 eentins §1x mols, VIDELBIX DUILEFOS 115505 te * Insertions subuéquentes, do .2 do ETATS-UNIS, e \u2018 \u2014 Un 80+ .Cartes d'affaires, par année, $4.00, sis IOIBy caesarean, Les frais de poste sont à la charge des abonnés.Les lettres et envois doivent être adres- s6a /rano-de-ports AGRICOLE, INDUSTRIEL, POLITIQUE ET COMMERCIAL, BELANGER, FRERES, Editeurs-Propriétaires.L.C.BELANGER, Rédactenr-en-chef.Annonces commerciales, ct autres, traitées de gré à gré.BUREAUX ET ATELIERS : Maison-Twose, audessus du magasin de MM Dupuy & Dupuy, rue Wellington.\u2014\u2014 -_\u2014 Cartes d'Affaires.(GEORGE POULTER, Monuments bre, rue Meadow, près du maga- sia de B- Dorkill & Fils, Sherbrooke, PQ 00e DOUARD LAROCITE, Voiturier.Réparations faites sous le plus court délai, En face de l\u2019hôtel de M.Théod.Camirand, rue Factory, Sherbrooke, P.Q.Ww E.IBBOTSON, Droguiste et + Apothleaire, Prescriptions des médecins préparées avec soin.Rue Wellington, Sherbrooke, Qué.OSEPH FISETTE, Armurier et Serrurler, rue Wellington, Sherbrooke, P., Carablnes changées en chnons unis pour fer à plomb, Toutes sortes d'armes à feu et d'articies de chasseurs constamment en mains et réparations faites avec goût ct promptitude.M McKECHNIE, rue Wellington, + Sherbrooke, P.Q., arrive d'Angleterre avec l'assortiment le plus complet et le mieux chotsi des Cantons de l'Est.; F S.A.PELLETIER, Arpenteur +» Provincial.Burean\u2014au bureau de la Compagnie d'Assurance Mutuelle de Sherbrooke et Stanstead, Ifôtel de Ville, Sherbrooke, P.Q.ARTIER & BOULANGER, Pharmaciens, à côté de l'Eglise Haptiste, Co- aticooke, P.t2.MM.Cartier & Boulanger tiennent constamment en mains l'assortiment le plus complet en fait de drogues, médecines pa- lentées, etc.4 4 r = FREDERIC ST.LOUIS, Pharma maclen et Chimiste, vient d'ouvrir un éta- bilssement, coin des rues Main et Craig, Richmond, I.Q., dans le but de détailier des Dro- vues, Articles de Toilettes, Parffumeries, Tein- ures, Papeterles &e.Les ordres de Messieurs les Médecins seront promptement et soigneusement remplies, M DECINS.REDERIC PARE, Médecin & Chirurgien, vis-à vis l\u2019église méthodiste, rue King, Sherbrooke, P.Q.HOMAS LARUE, Médecin et Chirurgien, 3Compton-Centre, P.Q.6 R.A.B.CARTIER, Médecin et Chirurgien, À côté de l'Eglise Baptiste, Coatlcooke, P.Q.8 AVOCATS.ELTON & FELTON, Avocats et Procureurs, Sherbrooke et Arthabaska.CALDER, Avocat, Sherbrooke.« Etude: Malson-Grifiith, porte volsine du Bureau de Poste.Rentrées dc fonds faites sous le plus court délai.2 ALL, WHITE & PANNETON, Avocats.Bureaux: dans l\u2019Hôtel-de- Ville, Sherbrooke.R.N.HALL WM.WHITE L.E, PANNETON C.BELANGER, Avocat, Sher- » brooke, Qué.Bureaux: dans la maison.Twose, rue Wellington, andessus du magasin do MM.Dupuy & Dupuy.M.Bélanger suivra tous les circuits du district de St, François.BELANGER & BROUILLET, Avocats, Conticooke, P.Q.Etude: Maison Shurtieff, no.7.L, C, BELANGER, P, BROUILLET.NOTAIRES.A.ARCHAMBAULT, Notaire + Publicet Syndic Officiel.Bureaux: Hotel de Ville, Sherbrooke, P.Q.HENRI ST.LOUIS, Notaire Publie, Ste.Edwige de Clifton, M.St.Louis pratique dans les deux langues et se chargera de la vente et de l'achat de terres et acceptera toute agence qu'on voudra bien lui confier.3 F x DESROSIERS, Notaire Pu- + Coatlcook .Q.: au - reau d'Enregistrement P.Q.Etude: au Bu JM Desrosiers est Agent du * Crédit Fon- cler du Bas-Canada\u201d et aussi de l\u2019Assurance Royale Canadienne,\u201d de Montréal.15-12m de C.II.CITAGNON, Notaire Pu- be blie\u2014Syndle Offictel\u2014-Commissaire de a Cour Supérieure\u2014Agent d'Assurance sur la pue contre le fen\u2014Agent de Terres\u2014Agent 1 tal \u20ac Loan Com; \u2014Agent pour Perini Foncier B, C-Costictokes ve wa rerres à rendre dans Stanstead, Burns \u20ac ereford et Compton\u2014 à prêter à 6} & cent pour 2 ans à » ans 5 HUISSIERS.EMI TREMBLAY, Huissier de 5, à Cour Supérieure, Sherbrooke.Bureau, en l'étude de L.C.Bélanger, avocat.4° BENJAMIN LACIIANCE, Huis- sler de la Cour Supérieure, Ham-Sud.2 AMase BENOIT, THuissior de la Cour Supérieure pour le district de St.François, Wecdon: Par ° HOTELS.OTEL DU CHEMIN DE FER, enn T - tory, Sherbrooke, Pris dre rue Fao UX ITED STATES HOTEL (ci-de- medi vant Broderick), dans le voisinage tm- lat de ln gare du Grand Tronc et dû Pas- Bum psi pri pe = Sherbrooke, P.Q.I.Pearson, pro- OUNTAIN HILL HOUSE, 5 & 7, Cote di A Tra dents, gérant, la Montagne, Québec.J oseph AFE FRANCAIS, 24, ruo du Pa- Q as, Haute-Viile, en face l'Hôtel Albton, cn ! Cc, Par A, Maugard.Maison de pension, Cu sine Française, Chnmbres Meublées, Sa- onu privés pour repas de commande.8 CHUSSUBES.J.LLOYD, Magasin de Chanssu- « Tes, en fi ! Wellington, Bheroreckcer Die ToC En ru \u2014\u2014\u2014 OUIS BRUNELLE, Cordonnier, Porte voisine de la pharmacie de W.E.Ibbotson, rue Wellington, Sherbrooke, P.Q.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Magasin bas prix de Montréal 20 paires de Couvertes, tout laine.P, MOMANAMY, FEUILLETON.L'INTENDANT BIGOT \u2014_\u2014 Roman Canadien \u2014_\u2014\u2014\u2014 PAR JOS.MARMETTE.PREMIERE PARTIE.Les Roués.CIAPITRE II.LE CHATEAU BIGOT (Suite) Mais discroto est sa curiosité ; car, qui saura jamais les mystéres qu'elle à surpris quand celle appuyait ainsi son front diaphane sur les croisées du château ?Le bruit du galop d'un cheval se ait entendre dans l'avenue, pour cesser tout à coup à quelques arponts de l'habitation.Un homme descend de sa monture, qui halète ct fume sous la fraîcheur du soir.Il porte dans ses bras quelque chose qui laisse deviner des formes humuines sous les plis d\u2019un ample manteau.Laissant là son cheval, ce personnage quitte l'avenue pour entrer dans le bois.Après avoir fait une trentaine do pas sur la gauche, il s'arrête, et se baissant vers les racines d'un arbre recouvertes par une touffe d'arbustes, il tire à lui un anneau caché par le feuillage, ce qui fait ouvrir une trappe habilement dissimulée sous lc gazon.Cette trappe laisse béante une ouverture profonde de plusieurs picds.Quelques marches, taillées dans le roc, s'enfoncent dans un long souterrain creusé dans la direction du château.L'homme descendit ces degrés ct referma sur lui la trappe.Ensuite, il déposa son fardean a terre et tira de sa poche un briquet, dont il se servit pour allumer uno dos lanternes qui pendaient accrochées à l'entrée du souterrain.Puis il reprit sa charge ct se remit à marcher.Son falot jetait uno lumière blafarde sur les parois humides, où ello laissait voir de grosses araignées, qu'on n\u2019avait pas dû déranger depuis longtemps sans! doute, tant elles dormaient sans crainte dans leur légers humaes attachés à toutes les sapérités; pondant que de petits lézards ot d\u2019autres reptiles de ce genre fuyaiont sous les pas de l'importun pour se réfugier dans les crevasses du pays.Mais Sournois, qu'on a dit reconnaître, paraissait se soucier peu de la hideuse présence des insectes et des reptiles, ainsi que de l'atmosphère humido ; d\u2019un pas ferme, il gagna l'ex trémité du souterain que terminait un escalier semblable à celui de l'entrée.Il en gravit les marches, ot lorsque sa tête toucha la voûte du corridor, il appuya le pouce sur un bouton de cuivre dont un secrol mécanisme fit ouvrir une scconde trappe qui donnait accès dans la cavo de la petite tour do l'ouest.Un autre escalier conduisait d'abord au rez-do-chaussée, puis dans l'uni- quo appartoment du premier étage dont Sournois ouvrit la porte avec une clef qu'il tira d'une cachette habilement pratiquée dans la muraille.C'était une ravissante petite chambre que celle où il pénétra, un vrai boudoir de marquise.Un moëlleux tapis de Perse y étouffait le bruit dos pas, tandis que des rideaux de damas rouge, qui laissaient retomber gracieusement jusqu'à torre les flots soyeux de lours épais roplis, empéchaient los regards indiscrets du dehors do pénétrer à l'intérieur do la chambre.A côté d\u2019un lit blanc et coquet à demi caché dans une aledve, on apper covait un riche chiffonnier en bois do marquoterie satiné que surmontait une glace de Venise, Sur ce moublo s\u2019étalait un charmant nécessaire do toi- letto, dont les nombrouses pièces de vermeil renfermaient Ja poudre alors en grand usage, les diverses pommades et los parfums variés indispensables à uno élégante et jeuno femme.Une causeuso et deux fautouils, aussi de bois satiné et de velours rouge, semblaient attendre d'élégants visiteurs.En voyant les carreaux d\u2019épsis velours qui s'étendaient au pied de chacun de ces siéges, on.pensait com- bien de mignonnos bottines devaient faire ressortir avec avantage le petit pied d'une femme sur le fond cramoisi du velours.Une splendide tenture de tapisserie des Gubolins, que Bigot avait fait venir à grands frais de France, et représentant des sujets tirés de ln mythologie amoureuse, revêtait les murs de la chambre ; et des Amours joufflus, peints eur le plâtre du plafond, lançaient leurs flèches À de folâtres bergères qui semblaient faire aussi peu de cas de leur vertu que de leurs moutons, tant leur attitude était provocatrice et leurs robes courtes, léè- res et transparentes.\u2014Cornebœuf! se dit Sournois, qui déposa sur le lit la jeune fille toujours évanouie, le joli lieu pour souper en compagnie de deux amis, d\u2019un pâté de venaison et de vins de choix à discrétion ! Sont-ils heureux ces richards- Ia! Tout pour eux et rien pour nous! Mais n'importe, j'espère assez grossir le magot que j'ai caché dans le souterrain, à côté de celui maître, pour retourner vivre en France d'ici À cinq ou six ans.C'est alors, morbleu ! que je pourrai tâterà mon tour de cette vie de plaisir, sous un nom d'emprunt! Mais il me va, pour cela, falloir augmenterun peu les légers impôts que j'ai jusqu'ici prélevés sur la bourse de M, l'intendant.Et pourquoi m'en ferais-je un scrupule?Le diable ne rit-il pas du voleur qui en pille un autre?Ah çà ! mais cette donzelle a-t-elle donc eu assez peur de moi pour passer, en un rien de temps, de vie À trépas?Sournois venait d'entr'ouvrir le mantaau, et la lumière de la lanterne tombait en plein sur la jeune fille, dont la belle figure avait la pâleur de la mort.lille ne remnait pas, notre héroïne, et le souffle vital semblait avoir fui sa poitrine, si l'on s\u2019en rapportait à l'absence complète de mouvement et de bruit respiratoires.\u2014Ah bien! par exemple, qu\u2019elle soit morte ou non, dit le valet, peu m'importe! jui bien et dûment exécuté les ordres de mon maitre, ma tâche est maintenant accomplie, et c'est son affaire de rendre cette belle à la vie.Quant à moi, je m'en vais souper: car cette course à franc-étrier m'a donné une fuim de diable! Sournois alluma une bougie rose qu'il y avait dans un Lougcoir d'argent sur le chiffonnier, ct sc retira par où il était venu.Avant de sortir du souterrain, il s'arrêta toutefois près do la trappe d'entrée pour faire jouer un ressort qui ouvrit un petit panneau do fer lequel fermait une cache pratiquée dans la paroi de gauche.Il en tira une cassette qu\u2019il ouvrit avec hâte.Un sourire de satisfaction effleura ses lèvres à la vue de plusieurs piles de louis d\u2019or qui couvraient le fond do la boite, en compagnie d\u2019un portefeuille des plis duquel débordaient un assez grand nombre de bons sur le trésor.Il referma la boite ainsi que le panneaux du coffre-fort, et jeta un regard d'envie sur la paroi opposée.\u2014Le maître m\u2019a défendu de toucher à l\u2019autre, se dit-il, et m'a menacé d'une épouvantable catastrophe si j'osais porter la main de ce côté.Qui sait si ce n\u2019est pas seulement pour m'effrayer?L'occasion me viendra bientôt, peut-être, de tenter à co sujet une expérience dont la réus-ita comblerait d'un seul coup tous mes vœux.Après quelques minutesde contemplation devant ce mur humide qui n\u2019offrait pourtant aucune trace d\u2019ouverture, le valet de confiance de M.l\u2019intondant gravit les degrés, et sortit du soutorrain dont il referma la trappe.Lorsqu'il revint dans l'avonue, il.rencontra plusieurs cavaliers.C'étaient l'intendant ot sa suite, Sournois les avait dépassés en chemin au grand galop de son cheval, Bigot, qui avait cu le temps d\u2019entrevoir la jeune fillo sous lo manteau, ne se sontait pas do joie.Quant À ses amis, ils avaient feint de no rien ro- marquer.L'intendant se pencha sur son cheval et dit à l'oreille de Sournois quelques mots auxquels lo domestique répondit aussi à voix basse.\u2014Fort bien ! dit Bigot en se redros- sant.Va donner mes ordres pour qu\u2019on serve de suito le souper.Tandis que Sournois so dirigeait vers los cuisines, avec d\u2019autant plus de hâto que son estomac lui avait déjà suggéré l'idée de co pélérinage, Bigot et ses hôtes remirent lours chevaux aux soins des Inquais et entrèrent au château.Deux houres plusjtard,la salle Aman- ger de Benumanoir présentait un coup-d\u2019œil tout À fait propre à charmer le moraliste, qui aurait pu enten- dre la convorsation tenuo par l'intendant et ses amis, Le souper tirait à sa fin.Ces mossieurs en étaient arrivés au fromage, etlo vin, qui avait commencé à leur monter au cerveau dès le second service, continuait à circuler avec plus d'entrain que jamais et témoignait maintenant de l'excellence deson crû par le chaleureux effet qu\u2019il produisait sur les convives.Tous les invités parlaient et gesticulaient à la fois.Dans leur expansion, causée par les vins capiteux, les conviés laissaient, à leur insu, ressortir les traits saillants de leur carac- tore.Aussi le spirituel et méchant Des.chenaux s'amusait à taquiner l\u2019ex- boucher Cadet qui, en devenant mu- nitionnaire-général, n'avait pu se départir do cette rudesse de manières qu\u2019il avait puisée dans son éducation première.Aux fines attaques et aux saillies mordantes du secrétaire, Cadet ne savait répondre que par quelques grossiores platitudes appuyées de jurons malsonnants dans la bouche d'un homme de sa position.Quant à Corpron, le premier commis de Cadot, bien que son intérêt le portât à défendre son patron, une lueur de bon sens qui éclairait encore, à travers les vapours de l'ivrosse, son esprit sournois et rusé, lui conseillait de ne pas s'exposer à s\u2019aliéner le secrétaire; aussi ne fuisait-il que parer les plus rudes estocades de Deschenaux, sans engager directement le fer avec cu redoutable et influent adversaire.Pour ce qui est de De Villiers, qui avait succédé au contrôleur de la marine, Bréard\u2014celui-ci s\u2019en était retourné en France extremement riche\u2014il buvait sans prendre part à cette lutte agagante et perfide, C'était un homme de rien, qui avait d'abcrd été simple commis dans les bureaux de la marine.\u201cPersonne, dit le Mémoire sur les affaires du Canada, ne fut plus insatiable et de plus mauvaise foi que lui; ctses mœurs ainsi que sa conduito répondirent à la perversité de son génie.\u201d Il s'enivrait sans rien dire, en parvenu qui aimo les plaisirs de la table et ne se veut point immiscer dans la critique des petites faiblesses et misd- res des autres, de peur qu'on ne vienne à découvrir, par un dangereux rapprochement, de plus honteuses turpitudes sur son prôpre compte.L'intendant venait de congédier tous les serviteurs de peur qu\u2019ils n'abusassent de quelqu'indiscrétion échappes aux convives avinés.Son front soucieux trahissait certaine préoccupation intérieure assez forte pour le poursuivre jusque dans les juissances oublieuses d\u2019un copieux repas.Pensait-il aux difficultés que la ve nue des nouveaux événoments militaires allait jeter sur sa voie déjà fort embarassée, ainsi qu\u2019à l'orage qui déjà grondait à son horizon assombri, et qui, venant de ln cour, pouvait contenir dans ses flancs le coup de foudre destiné à écraser l\u2019intendant infi- dole ?Songeait-il, au contraire, aux moyens à prendre pour se faire aimer de cette jeune fille qu\u2019il avait fait en- levor si brutalement le soir même ?C'était certainement l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux pensées qui lc préoe- cupait ainsi, lorsqu'il fut soudain tiré do sa réverie par le bruit d\u2019uno assiette qui, après lui avoir effleuré la figure, alla se briseren éclats sur la muraille.Cadet venait de lancer ce projectilo à la tête de Deschenaux.Voici ce qui avait causé cet esclandre.Deschenaux, jaloux de la fortune rapide de Cadot, l'avait d'abord raillé sur l\u2019impopularité des immonses levées do blé faites, dans les campagnes, par le munitionnaire-général, levées très-profitables, du roste, avait-il ajouté, pour celui qui était chargé de les faire.\u2014Et vous, avait répondu Cadet, croyez-vous être en odeur de sainteté auprès des bourgeois de Québec?Outro quo vous êtes rocevour de l'imposition qu'on a mise sur eux pour l\u2019ontretion dos casernes ct que cela suffit pour vous attirer la malveillance des citoyens, on ne so gène pas de dire que vous empochez la moitié des contributions.\u2014Oh parbleu! la bonne furco! répliqua Deschenanx.Et pensez-vous, mon cher, que l\u2019histoire do co gros million, à vous compté lors do votre entrée on charge, soit plus édifiante que celle de I'impot 7 \u2014Mais, dit Corpron, qui intervint prudomment, vous avez dû voir, M, lo secrétaire, le compte-rendu que nous avons fuit tenir à M.l'intendant de l\u2019emploi de co million.Pourquoi donc vous arréter a de viles calomnies ?\u2014Allons done, mon cher Corpron, lui dit Deschenaux avec un rire cynique, je vous croyais plus fort! Est-ce que nous ne nous connaissons pas tous un peu, hein ?Entre nous cette feinte est ridicule.Aussi soyez certain que malgré votre savant état do compte fait pour aveugler, la-bas, messieurs les ministres, jo sais fort bien quels jolis prélèvements vous avez faits, Cadet et vous, sur ce million de franes avancé au munitionnaire, Mais ce west point la la question.Car il est constant, entre nous, que c\u2019est à qui s'enrichira le plus vito parmi tous les fonctionnaires de ce gouvernement, qui ne fait que se modeler, du reste, sur celui de Mme de Pompadour.Ce que je veux reprocher à Cadet, c\u2019est qu\u2019il nous compromet tous.\u2014Et comment cela, 8.tonnicrre ?s\u2019écria Cadet; ne suis-je pas aussi fûté que vous, par hasard ?\u2014-Je serais le dernier à vous refuser les plus brillantes qualités de l'esprit, dit Deschenaux d'un ton railleur, trop qui nefit qu'exaspérer Cadet.Mais avouez que vous vous êtes mis sur un haut ton.Lo peuple, qui crève de faim, s\u2019indigne de vous voir une table aussi fustucuse que celle que vous tenez, avee, en outre, valets de chambre, laquais et maitre d\u2019hotel.\u2014Eh ! mille diables ! peu m'importe ce que dit la populace! Je maintiens mon rang, voilà tout ! \u2014 Votre rang ?votre rang ?Bah! \u2014Commont ?mais ne suis-je pas autant et même plus que vous ?\u2014Autant, jo ne dis pas ; mais plus.! \u2014Pour être né dans la boutique d'un cordonnier, vous faites bien l'important, monsieur le secrétaire ! \u2014Ohl!oh! monsieur le munition- naire-général, le prenez-vous sur ce ton-là ?D'abord, je ne erois pas devoir en céder à un ex-porcher.Puis laissez-moi vous répéter ce bon mot qui courut tout Québee, lors de votre élévation à l\u2019emploi que vous occupez aujourd\u2019hui et que vous n'avez certes pas dû à une instruction laborieusement acquise.C\u2019est étonnant, disait- on, que Cadet, le boucher, ait su passer aussi vite du couteau à l'épée.(1) \u2014Bélitre! rugit Cadet, qui saisit une assiette et la lança au visage du malicieux Deschonaux.\u2014 Messieurs ! messieurs ! s\u2019écvia Bigot.Au lieu de vous griser et de vous quereller, il vaudrait mieux, je pense, aviser au moyen de nous tirer de l'impasse où nous a poussés une administration plus que suspecte.Tandis que vous dormez sur le fruit de vos exactions, je suis seul A veiller au salut de tous.[4 continuer.] NOUVELLES ETRANGERES.LETTRES PARISIENNES.Paris, 11 Mars.Le Journal officiel a parlé; nous avons enfin un ministère.M.Buffet, vice-président du conseil, cst ministre de l'intérieur.Les autres départements sont ainsi répartis: M.Dufaure, à la justice; le due Decases, aux affaires étrangères ; M.Léon Say, aux finances; Caillaux, aux travaux publics; M.de Maux, à l\u2019agriculture ct au commerce; M.Wallon, à l'instruction publique et aux cultes, MM.de Cissey et de Mon- taignac à la guerre et à la marine.Avant de vous entretenir des efforts de la dernière heure qui ont été faits auprès ds M.Buffet et qui l\u2019ont amené à renouer les négociations brusquement interrompues, laissez-moi vous dire que ce cabinet est essentiellement conservateur, qu\u2019il ne renferme que des hommes modérés ct qu'il répond parfaitement aux assurances de la note publiée dans le Journal officiel, le 26 février.L\u2019élément centre gauche, c'est-à-dire, l'élément nouveau, n'est représenté que par deux ministres, MM.Dufaure ct Léon Say.C'est très-suffisant pour donner aux pouvoirs publics une allure nouvelle, sage et mesurée.MM.Dufaure ct Léon Say sont aussi conservateurs qu'il est possiblo de l'être lorsqu'on n'est point ou qu'on n\u2019est plus monarchiste.Le premier a donné des gages de son honnêteté et de son dévouement aux idées d\u2019ordre et de paix sociale.Quant au second, esprit très-modéré, et son caractère un eu enclin au scepticisme politique, fo tiendront à l\u2019écart de tout emportement.Joignez-y l'immense fortune qu'il possède, ct en fait un des capitalistes les plus considérables de notre ville, et vous vous convainquerez que le char de l'Etat pour parler la vieille langue, ne sera point conduit par dos mains trop aventureuscs, M.Buffet est là, d'ailleurs, et nous pouvons avoir pleine confiance en sa sagesse.La dircetion de la politique intérieure est confiée à cet homme sûr entre tous et de plus extrêmement énergi- ue.Les howmes d'ordre peuvent onc se tranquiliser, La république (1) Toutes les allusions faites aux personna- es de cettescène sont exactement historiques, oyez les Mémoires sur les affaires du ne déraillera pas avec de pareils conducteurs.Quaud aux autres membres du cabinet, ils appartiennent tous à l\u2019an- cieune majorité dn 24 mai.MM.de Cissey et de Montaignac ont même plus d'affinités avec la droite qu'avec le contre droit.D'autre part, M.de Meaux représente spécialoment la minorité royaliste.M, de Mcaux est un homme nouveau.J'entends par là qu'il u'a point encore eu de poste ministériel, mais il s\u2019est fait, à maintes reprises, remarquer comme orateur.Il est disert, abondant, ét ne manque ni d'élévation ni de finesse et il ne peut que grandir en talent et en autorité, Gendre de l\u2019illustre de Montalembert, il appartient à une famille où les nobles exemples ne font pas défaut et où on sait s'en inspirer.Nul donte que l'avenir ne réserve au jeune ministre une fortune fort brillante.Et maintenant, par quel coup de baguette la combinaison ministérielle, jetée bas mardi soir, est-elle ressucité tout à coup?Le hasard n\u2019y est pour rien et le désinterressement de tous a été le grand ressort.DM.Buffet, je vous l'ai dit, avait définitivement remis son mandat entre les mains du maréchal.Fort découragé, le président de la république avait projeté de former un minis- tôre extra-parlementaire.Tl manda, en conséquence, hier matin, M.Paul Andral, président dn conseil d'Etat, et le chargea de constituer un cabinet.Le maréchal n'exigeait que le maintien des ministre de la guerre et de la marine, mais quant aux autres portefeuilles il donnait à M.Paul Andral carte blanche pour en chercher les titulaires.L'honorable président du conscil d'Etat n\u2019hésita pas à dissuader le maréchal d\u2019une pareille entreprise.Il lui représenta le mauvais effet qu\u2019une telle com- bivaison produirait sur l'opinion publique.Il ne lui cacha pas non plus qu\u2019un tel ministère aurait peu de crédit sur l\u2019Assemblée et qu\u2019il ne pourrait guère compter obtenir uue majorité quelconque.M.Paul Andral conscilla au maréchal de tenter une suprême adjuration au dévouement de M.Bocher, l'homme qui jouissait du plus grand ascendant sur les groupes du centre et qui, par son esprit conciliaut ct le charme qu\u2019il cxer- ce sur tous, pouvaitle mieux renouer les fils rompus des négociations.M, Bocher fut appelé.ll promit de s\u2019interposer auprès de M.Buffet et surtout auprès de M.d\u2019Audiffret-Pas- quier, ce dernier, ayant, par son refus de la veille, mis à néant toutes les combinaisons.M.Bocher entra done en conférence avec le ducd'Audiffret.Il faut le dire bien haut, M.d'Audiffret-Pasquier s\u2019est en cette occasion, admirablement conduit.I] fit abnégation complète de sa personnalité ct il déclara à M.Bocher qu'il n\u2019entraverait en rien dans l\u2019œuvre du maréchal.En conséquence, il renou- ça à toutes prétentions ministérielles et il autorisa M.Bocher à en donner l'assurance à M.Buffet.Immédiatement averti, le président de la Chambre, ne voulant point se montrer moins dévoué que M.d'Audiffret, s'empressa de télégraphier au maréchal, qu'il prenait pour son compte le ministère de l\u2019intérieur et que dès lors tout était aplani, Pendant ce temps, le moment de la séance approchait.À une heure, les députés du centre droit se réunissaient dans la salle des conférences et M.d'Au- diffret-Pasquier prenait la parole.L'honorable due protesta de toutes ses forces contre les imputations dirigées contre lui par une certaine presse qui le représentait comme ayant voulu imposer au maréchal de MacMahon des conditions inacceptables ou blessantes, Dans cette courte improvisation, M.d'Audif- fret s\u2019est élevé à la véritable éloquence, celle de I'honnéte homme ému et ne prenant conseil que de son patriotisme.Vous en juger par l'extrait suivant de son discours que j'emprunte à un compte-rendu presque sténographique \u201cJe * jure sur l\u2019honneur que je me suis livré \u201c tout entier, sans restriction et sans « conditions, à M.le maréchal de Mac- « Mahon et à M.Buffet.Quant aux \u2018 haines dont on m\u2019'accuse, tous ceux \u201c qui me connaissent savent qu\u2019elles \u201c\u2018 n\u2019existent pas.Je puis combattre, \u201c avec chaleur, les idées et les systèmes politiques ; mais, je ne sais pas comment je ferais pour avoir de la haîne contre les personnes.Lu haine me coule entre les doigts.Et main- \u2018\u2018 tenant, messieurs, laissant de côté toutes les questions personnelles tou- \u2018\u2018 tes les compétitions, nous n'avons plus qu\u2019une chose à faire, qu'un devoir à remplir, donner au chef de l'Etat un nouveau témoignage de confiance et dévouement,nous serrer autour de lui, remettre entre ses mains non-seule- ment le dépôt de l\u2019ordre ct de la séou- rité, mais le dépôt, non moins précieux,de nos libertés publiques et par- \u201c lementaires, \"\u2019 Ces paroles ont produit un grand effet.Les membres de la réunion le sont cou- vertos d'applaudissements et on peut dire que M.d\u2019Audiffret-Pasquier est dès aujourd\u2019hui désigné naturellement pour succéder à M.Buffet au fauteuil présidentiel.Et maintenant quel sera le programme du nouveau ministère?Tl sera bien simple.Il secondera la politique de modération et d'apaisement qui doit nous conduire sans secousse, aux élections générales.Il présidera à ces élections et garantira leur sincérité en assurant l\u2019ordre ct la paix intérieure.Je tiens à vous mettre en garde, dès maintenant, contre les bruits répandus par la presse radicale et la presse bonapartiste, intéressées l'une et l\u2019autre à irriter les conservateurs et à éveiller leurs susceptibilités, ; Ces journaux répétent à l'envi que le programe da ministère se résume 05 cinq points: lo Fixation des élections au « mois d'octobre prochain ; modifications  apporter à la loi municipale, notam ment en ce qui concerne la nomination des maires; Levée de l'état de siége partout, excepté À Paris, Lyon et Marseille ; 4o maintien du scrutin de liste dans la loi électorale À intervenir ; 50 éliminations nombreuses dans le person - nel administratif.Ce sont 13 les desideruta du parti-ra- dical, ce ne sont point les projets du mi- nistére, M.Buffet n'est point homme à acir par soubresauts.f mettera du temps ct do la mesure à tout, S'il peu- se que l'état de siége peut être levé dans quelques départements où il n\u2019est qu'un vostige de la guerro de 1870, il le lôvera.Mais il n'agira point par une mesure générale qui pourrait inquiéter les esprits.Si quelques fonctonnaires doivent être éliminés des préfectures ou des parquets, là cncore on agira avec prudence et circonspection.Le cabinet actuel n'est pas une réunion d'hommes de passions.Il ne procédera qu'avee mesure ct dans les limites de la sagesse politique la plus éclairée, Quant à la dissolution, il est certain que le moment ne saurait en être indéfiniment reculé, mais c'est la Chambre seule et non le ministère qui peut en fixer l\u2019époque.Le monde des affaires saluera avec confi ance l'avénement du nouveau cabinet.Le travail verra dans le nom des hommes qui le composent des garantics de sécurité et d'ordre et ainsi le pays attendra sans crainte le jour où, consulté de nouveau, il cxprimera son opinion sur la politique qui lui paraîtra [a plus propre à assurer sa prospérité jusqu'à l'expiration des pouvoirs du maréchal de MacMahon, Paris, 13 mars, La déclaration luc ala séance d\u2019hier par M, Buffet, au nom du nouveau ca- inet, cest un programme politique des plus énorgiques et des plus sages.Il produira sur le pays honnête lo plus grand et le plus rassurant offet.] dissipera les appréhensions des hommes pour qui le mot do République sonne mal et qui nourrissent des défiances contre une forme de gouvernement qui ne se recommande pas par ses antécédents.Mais entre les mains de M.Buffet, cette machine explosible entre toutes sera inoffensive pour les bons et soustraite à la dirco- tion des mauvais.N'avais-je pas raison de vous dire que los journaux radicaux seraient fort désappointés, et que leurs désirs no scraient ni flattés ni satisfaits par le nouveau cabinet.Adieu ces rêves si longtemps carassés de destitutions on masse des fonctionnaires, de dissolution à brève échéance, de poursuites inspirées par la rancuno ot dirigées par d\u2019autres moyens que ceux de la justice ordinaire, protectrice de tous.La politique du gouvernement so résume en une seule phrasse : trés-notte- ment conservatrice, elle sera dénuée de tout caractore de provocation comme de faiblesse.C'est ainsi que seront dissipées les réventions et les inquiétudes et que à population honnête, laborieuse, sera rassurée.Le point capital traité par M.Buffet a trait à la situation nouvelle que font aux partis les lois constitutionnelles.Le chef du cabinet a déclaré que les divisions doivent dis- paraitre devant les faits accomplis et que, quels qu'aient été les sentiments avec lesquels chacun a accueilli un nouvel état de choses, tous los hommes modérés doivent s'attacher à donner leur appui au maréchal président do la république, pour défendre les principes d'ordre et de conservation sociale.De son côté, le gouvernement ost Lien décidé à défendre les lois constitutionnelles contre los menées factièu- ses, qu'il poursuivra conformément aux lois.Cos sentiments sont à la fois très- jus:es ot politiques, et on ne peut que leur donner une complète approbation.M.Buffet a fait allusion à la situation des bonapartistes.Il a déclaré que le gouvernement respecterait les regrets ot les convictions qu\u2019à laissés dans le cœur de nombre de bons citoyens, le dernier régime, pourvu que ces souvenirs ne se manifestassent par aucun acto répréhonsible.Les radicaux ont bondi sous ce coup qui leur enlève tout cspoir de donner une satisfaction aveugle à leurs rancunes.Le cabinet a bien compris qu'il ne dovait s'inspirer que des sentiments de la justice et n'armer son bras que légalement.Il n° manquera pas et, en rospectaht la liberté des convictions, il tiendra la main & co que des actos dangereux pour l'ordre de choses actuel no se commottent pas.Les radicaux, vous le savez, demandaient la levée de l'état de siége dans tous les départements.M.Buffet adit que tant que Ia loi nouvelle sur la presse no serait pas faite, le gouvernement no saurait renoncer aux pouvoirs que lui confère l\u2019état do siége.De même, los maires continue- rout, du moins pendant uno période déterminéo, à être nummés par l'autorité supérieure, qui los tant que possible, dans le sein des con- soils municipaux.M.Buffet à été vivement applaudi ar toute la partie consorvatrico de J Assomblée.Il a reçu à son banc do ministre de vives félicitations.Seule la gauche s\u2019est abstenue ot s\u2019est montrée très-froide.N\u2019avais-je pas raison de vous dire, dans une de mes dernières lettres, quo l'avenir lui apporterait bien dos surprises ?La question qui préoccupe lo plus los esprits à ls Chambre, cst celle de la nomination d'un président en rem.prendra, au-.RORY emg: on po ET py ear ry i placement de M.Buffet.Il est clair que les gauches vont s'appliquer à chercher un homme dant le nom soit significatif et constitue une démonstration hostile A M.Buffet, Quel sora- til?On parle de M.Laboulaye ou de M, Casimir Périor.D'autre part, les journaux radicaux, très-courroucés des équitables paroles prononcées par M.Buffet à l'égard des bonapartistes qui demeureront calmes, soutiennent la candidature de M.d'Audiffret-Pas- quier, on lui attribuant uno signification qu'au fond elle n'a pas.Je vous ai transmis le discours prononcé par lo duo d\u2019Audiffret dans une récente réunion du centre droit et vous avez vu avec quol soin il s\u2019est défendu des imputa tions qu'on avuit dirigées con- tro lui.Dn reste, ce qui enlèverait à In nomination du duc d'Audiffret au fauteuil présidentiel la mauvaise signification quo los radicaux lui attribueraient, c\u2019est la déclaration faite hier par M.de Kerdrel devant les mem- res do la droite modérée.M.de Ker- drol à déclaré à sos amis qu\u2019il refusait absolumont la candidature qui lui était offerto ct qu\u2019il les priuit de reporter leurs suffragos sur le duc d'Au- diffrot.Dans cette circonstance, M.de Ker- drel s'est conduit avec beaucoup de tact.Il à témoigné une fois do plus quo l\u2019honnôteté et la franchise sont la meilleuro des politiques.Il a rappelé uo sn candidature à la vico-présidence tait néo au centre droit et quo, s\u2019il s0 portait candidat au fautouil présidentiel, il risquerait d'avoir pour adver- sairos une partie do ceux dont naguère encore il recueillait les suffrages et les sympathies.Dans lo cas où M.d'Audiffret-Pas- uior sorait nommé président de la \u2019hambro, son successeur au fauteuil vacant de vice-président serait M.le général de Chabaud-Latour.Les droitos s'empresseront do donnor à l'ancien ministre de l'intérieur cette nouvelle preuvo d'estime.Lo conseil des ministres doit se réunir ce soir pour examiner la question des sous-seciétaires d'Etat ct arrêter des choix.Je n'ai rien a ajouter aux renseignements que jo vous ai transmis hier à ce sujet.Banque des Cantons de l'Est.CAPITAL, $1,000,000, Cinq par cent d'intérêt payé sur les dépôts de Banque d'Epargnes.Monnaie des Etats-Unis reçue en dépôt et intérêt alloué.Billets reçus pour en faire la reeption.Traites tirées sur New- ork et Boston, payables en or ou en monnaie courante.Ceux qui reçoivent des envois de la Grande-Bretagne peuvent donner ordre à leurs agents de faire leurs remises à la Banque de Montréal, 27 Lombard Street, Londres, au crédit de cette banque, et toucher ici le montant au taux ourant du change.Lettres de Change sur Londres, Angleterre, tirées pour n'importe quel montant, depuis £1 en montant.Wau.FARWELL, jr., Caissier.Sherbrooke, 6 oct., 1874.\u20143 Er SAMEDI, LE 17 AVRIL, 1875.Drogues.À la torture.Ceux qui connaissent notre gracieux et courtois confrère du Pionnier ne s'étonneront point de son dernier article : ils savent que notro homme a toujours eu la tête dure, le cœur aussi, le caquet haut et surtout inépuisable.Du temps même qu'il n'avait pas la peino d'écrire, les plus difficiles lui cussont décerné la palme contre n\u2019importe quel concurrent; tous, d'un commun accord, l'eussent proclamé digne du rang do tambour-major dans le régiment de ceux qui ne se taisent pas.Mais À présent qu'il tient une plume de rédacteur, on dirait qu'il se croit capable de faire oublier au public que cet instrument rouillé ne lui a jamais servi à autre chose qu\u2019à opérer dans la soustraction et la division / Il est plus intraitable que jamais.Peu lui importe de savoir si ce qu\u2019il dit est vrai, s'il y a du bon sens dans ce qu'il écrit, s\u2019il court lo risque de passer pour un malappris et un chenapan ; il est maintenant possédé de la manie d'écrire, il écrit; tout comme naguère il parlait et parlait quand même, pour satisfaire son autre manie.Procla- mons-le maître passé dans l'art d'éreinter sans art, en entassant phrases eur phrases, commo il a mérité de l'être dans l'art do criailler, Après cot hommage au mérite, on nous pardonnera volontiers de passer rapidement sursa première demi-colonne, qui n'est, comme tout le reste, qu\u2019un ramassis de mots creux et de phrases bitardes.Disons seulement qu'il sied mal à M.Cabana de tirer sur nos frères, encore plus que de tirer sur nous.Nous ne sachions pas qu'ils lui aient jamais fait aucun mal, si co n\u2019est peut-être d'avoir comme nous contribué à enrichir,à la sueur de leur front ot à leur propre détriment, un ingrat ct un sans-cœur; mais ne fait pas des ingrats qui veut, ct pour en faire il faut bien avoir été mal par- tags du sort.De plus, cetto sotte attaque jure singulièrement avec ses hypocrites protestations de bon-vou- loir À notro égard ; elle démontre à l'évidence qu'il nous en veut quand même et que, à l'exemple du loup de de la fable, quand il ne peut s\u2019en prendre à nous, il s'en prend À nos frères.Lui qui prétend s'abreuver si haut au dessus de nous, comment se fait-il donc que nous troublons son enu et l'empêchonsde buire ?Serait-il jaloux aussi de la taille de notre grand frère ?C'est bien possible, car on cena vu qui étaient ausi petits que lo confrère avoir de ces velléités là; à preuve : la grenouille de la fable! Vrais qu'il prenne garde: pour s'être trop gou- flé, lo chétif batracien a crevé.Enfin, sur co terrain, nous lui rappellerons le proverbe: \u201cNe point lancer de pierres dans le jardin d'autrui, quand on est soi-même dans une maison do verre!\u201d La seconde demi-colonne no tire guèro plus à conséquence.11 y est quostion d'élections municipales pour la troisième fois; c\u2019est un sujot usé, comme In candidaturo de notre confrère, Tout co quo nous avons à dire 3 là-dessus, c'est quo nous n\u2019avons jamais aspiré aux honneurs civiques, ot que, partant, la prétenduo division de voix dont il parle n'a jamais eu lieu; notre candidature n'a pas encorg raté trois fois commo la sienne.Ii a bien tort d'évoquer ces tristes souvenirs, car nous l'avons toujours supporté, nous, dans ces luttes pourtant si im- ssibles; l'hiver dernir crcore, nous tions prêt À en faire autant, si quel- qu\u2019un lui eût fait Ia charité de lo proposer comme étant le candidat le plus populaire de la haute-ville.Or, comment at-il reconnu notre générosité à son égurd?On le sait, on se jotant à plat vontre sur notre candidature dans Richmoud et Wolfe et en cherchant à nous pordre, au moyen de l'arme favorite des lâches : In calomnie! Voilà la noblosse de ses sentiments, voilà son bon-vouloir, voilà son affection, voilà s& roconnais- sance ! Oui, il pout se vanter d'être bien disposé envers nous ; sa conduite depuis six mois ost là pour lo prouver.Son amitié nous rappelle colle du chat pour la souris: patte de velours d\u2019un côté, griffos mourtrières de l'autre, ce qui peut se traduire ainsi : du miel sur les lèvres, mais du fiel dans le cœur! Et qu'il ne croie pas quo nous ne faisons quo lui supposer ces sentiments; nous affirmons, appuyé sur ses actes, qu'ils existent ot dévorent co qui lui resto encore de son pauvre cœur.C'est bien tristo à dire, mais rien do plus vrai! Il croit so tirer d'affairo en disant qu'il ne voit rion chez nous qui puisse le porter à nous jalouser sous aucun rapport, et puis, il parlo de déboires, d'écartades (sic !) de faux pas, de funfaronnades, do tutelle sous une caution, de circulation, \u2014non pus de son argent, mais do son journal\u2014entin do toutes ces choses qui lui donnent le cauchemar.Il peut appeler tout cola d\u2019un autre nom, mais le nom ne fait rien a la chose; on y trouve tous les ingrédients, lu base même, do la jalousie, de l'envie, de la haine.Cette descente dans los affaires privées,ces léchosinsinuations, cetto vantardise de bas étage, tout cela donne la mesure de In noblesse de ses sentimonts, Il nous aime tant et si fort, qu\u2019il voudrait pouvoir nous écraser ! H cherche encoro à s\u2019échappor en demandant quelle raison il aurait de nous haïr à présent qu\u2019il est débarrassé de nous.Nous ne lui en con- nuissons aucune, ot voilà précisément pourquoi nous l'accusons do la plus \"asso ot de la plus noire ingratitude.Hair pour so venger, c'est dans ln pauvre nature humaine; mais haïr pour hair, c\u2019est eeulememt dans la sienno! Aulieu donc de nous en vouloir, il devrait nous remercier, car il sait bien quo c'est nous qui l'avons généreusement débarrussé du fardeau qui l'obsédait dopuis neuf longues années! I n\u2019a pu oublier si tôt les larmes de crocodile qu'il a feint de verser, lorsque nous l'avons contraint, malgré lui, à consommer cette im- menso sacrifice ! Mais lo bouquet do sa jéréminde se trouve daus le passage où il donne à entondre qu'il nous à pris par charité dans son bureau.Il est vrai qu'alors, comme aujourd\u2019hui, nous n'étions pas riche; mais il devrait se rappeler que, tout pauvre quo nous étions, il était très anxieux de s'associer à nous, ct qu'il nous a, de son côté, apporté une assez maigre dote, lui dont la clientèle suffisait à peine à subvenir au coût do sa pension! 11 faut bien croire aussi que la communauté ne lui a pas été défavorable, puisqu'il prétend n\u2019avoir rien A nous envier.S'il.entend seulement parler do la fortune, il ferait beaucoup mieux de se taire.Dans In demi-colonno suivante, il cherche à nous convaincre de vénalité dans les élections.Le public sera sans douto charmé d'apprendre que le produit do cette vénalité a toujours servi à arrondir son gousset.Qu'on aille voir les documents dont il parle, et l'on y constatera que, si nous avons honnêtement gagné quelques piastres, il n'a jamais oublié d'en em ocher sa bonne moitié.Quant à \u2018election de Compton, nous avons, comme lui et avec lui, supporté M.Sawyer contre M, Ross et nous le défions d'établir que l\u2019appât do l\u2019or nous ait jamais fait broncher.leut-il en dire autant ?A-t-il oublié la manière dont il à écorché son ami M.Picard ?Qu'il nous dise donc s'il a une seule fois bougé de chez lui avant de s'être assuré son justo prix, Pour ce qui est des motifs de notre candidature, il los connaît mieux que tout autre.II sait que nous nous en sommes entièrement rapporté à ceux de nos amis qui n\u2019ont point voulu nous laisser retirer.Nous avons été battu, mais Dieu merci, l'honneur est sauf.Il a été des premiers à nous imputer des motifs sordides, mais en cela il échoué comme dans toutes ses autres calomnies.ln pareil cas, un honne- te homme, un homme d'honneur doit se rétracter.Le fera-t-il ?II est inutile de revenir sur la preuve de son bienveillant témoin, M.Noël; son argumentation boiteuse, ses faux-fuyants ne lo tiveront point de l'impasse où il s\u2019est mis.MM.Ar- chambault et Pannoton sont pour le moins aussi dignes de foi que son homme.noi qu'il en dise, leur témoignage n'est point contradictoire ; il établit d\u2019une manière péremptoire que nous n'avons point fuità M.Noël ia déclaration qu'il asi mal et si be.noitement rapportée.Cela nons sufiit.Au reste, notre confrère doit savoir que, s'il nous eût fallu choisir entre Sir A.T.Galt et M.White, d\u2019un côté, ot sa vieille nullité libéritre et ex-orangiste, de l'autre, nous n\u2019eussions pas hésité un instant.Maintenant, nous devons clore cette discussion qui a déjà duré trop longtemps.En la terminant, nous prions : que encore, notre ligne de conduite : nous sora dictéo, à l'avenir comme par | le passé, par lus règles do la loyauté et de l'honneur; nous voulons bien nous montrer patient et magnunirge, mais à condition que l'on nous respèg- te.La paix est à ce prix.: \u2014 \u2014\u2014\u2014 Témoignage d'estime.Mardi dernier, M.Théodore Leinai- re, chof des omployés duns la manufacture de bois de M.Wim.Long, en cetto ville, à été l'objet d'une démonstration qui lui fait honneur.A loc- casion de son prochain départ do l'établissement, qu'il a conduit avec tant de succès pendant trois années, pour aller occuper un autre poste plus ucratif, tous les employés de M.Long, au nombre d'environ soixante et quin- zo, se sont Cotisés pour lui offrir un témoignage de leur estime et un souvenir.Ils avaient choisi pour cadeau une magnifique pipe d'écume de mer d'un grand prix.Nul doute que leur aimable compagnon ne trouve leur choix excellent, car cet vbjot lui rap pellera bien souvent les jours agréables qu'il à passés au milieu d'eux.C'est, ou effet, un très joli souvenir; et commo l'a dit le poëte : Bp oe \u201cLe souvenir est l'âme de la vie, Toul seul survit à la mort, nu malheur.Dans les longs Jours de la mélancolie, Ah! c'est encore un éclair de bonheur qu'un souvenir,\u201d Or, l\u2019on sait que celui-là peut même chasser la mélancolie, comme l\u2019attesteraient au besoin tous les partisans du calumet.Il servira dune à adoucir l'amertume de la séparation, tout en rappelant à son heureux possesseur des amis dévoués et fidèdes et des années fort agréables.Le cudeau fut présenté par l\u2019un des lus anciens ouvriers do la maison, M.Edouard Garand, au nom de secs collègues, en termes appropriés à la circonstance.Bien que pris à l\u2019improviste, M, Lemaire sut exprimer ses remorcio ments et sa reconnaissance d'une maniore fort heureuse, Il dit que cotte marque d'estime, de la part de ses collègues, sans distinction d'ori- gie ou de croyance, lui était tout particulièrement agréable et qu'il ne Poublierait jamais.11 eût désiré pouvoir leur donner une preuve tangible de sa gratitude, mais en revanche, il les prio de croiro qu'il emporte d\u2019eux tous et de chacun d'eux le meilleur souvenir.Cetto démarche honore les respectables et intelligents ouvriers de M.Longet nous les félicitons cordialement.En reconnaissant de la sorte le vrai mérite, ils donnent une haute idée de leur sens droit et de l'excellent esprit qui les anime.Uno classe on- vrière, animée de tels sentiments, à droit à tous les égards dus à son rang honorable dans la société.D'un autre côté, nous sommes fier de ce témoignage de confiance, d'estime et de respect donné à un artisan unadien-français, au sein d'une population mixte comme la nôtre.C'est une preuve de plus des bons rapports qui existent entre ceux qui la composent, et de l'impartialité avec laquelle on sait apprécier ici le véritable mérite.Nous offrons nos félicitations à M.Lemaire et lui souhaitons succès et prospérité dans sa nouvelle position.On nous informe que M.Lemaire doit prendre la direction de l\u2019importante manufacture, que M.G.B.Bryant est sur le point de construire en cetto ville.La Minerve est prièe de reproduire.- Do nouveau ! Tu en veux encore George Dandin, Si jamais quelqu'un a volé son nom, c'ost bien l'inodoro bonhomme qui écrit les correspondances qu'il prétend spirituelles sans doute, et qui paraissent par soubresauts dans le Plonnier, signées \u201c Censeur.\u201d En acceptant le principe du maître qui a dit: Le style c'est l'homme, le pauvre hèro duit être médiuvcrement meublé dans les appartements qu'il possède à la capitale.Uno visite chez Twose lui est vivement recommandée.Mais, comme les belles femmes qu'il adore, quoiqu'il les refuxe\u2014c'est lui qui l\u2019a dit\u2014il n\u2019écrit jamais sans un pestscriptum, où il égrène ses plus fines pensées, ses plus spirituelles re- montraaces, enduites invariablement d'une couche imperméable à l\u2019eau et inaccessible à la lumière, ce qui fait songer à ces vers d'un poëte critique français : Siton esprit veut cacher Les Belles choses qu'il pense, Dis-mot qui peut t'empêcher De te servir du silence.Dire ne suffit pas; il faut voir par sci-même, comparer et juger.Que les personnes qui ne lisent pas le Pionnier, le lisent ; que celles qui ne savent pus lire, se le fussent live, dans les cas surtout où un sommeil réparateur est réclame par l'état de leur santé, Les sensations que l'on éprouve à cette merveilleuse lecture, font, qu'aux pre- midres lignes, l'on s'étire, étend les bras, baille, feru.6 l'œil et s'endort.Avec le Pionnier, il n'est plus néces- sairo de passer chez lo pharmacien pour acheter de l'opium; aussi les personnes prudentes et bien avisées en découpent-clles les plus fins mor- cenux, qu\u2019elles portent continuellement dans leurs poches, pour en faire usage dans les eas pressants ct we gents, Mais pour qu'on ne soit pas trompé (lans son attente ct pour que l'effet { désiré soit toujours obtenu, il importe de bien choisit, et ce, dans les meilleurs endroits.Les articles à préférer, sont ceux qui font généralement mention de sauver de l\u2019argent, de respectabilité, d'informant, de jugement ren- versé\u2014pourquoi ne pas dire culbuté ?\u2014de lectureur, de voteur et de porson- nes disqualifiées.Ils contiennent, en ; à attendre son tour, et pour tuer le L'ullusion que renfermais le bout d\u2019ancédote que nous avons rapportée duns notro avant-dornier numero, et qui relatait lo fait do ce Préteur yo- msn vec co pauvee descendant \u2018de Jacob, qu été du fo du censour.Que faudrait-il donc fai ur le contenter cet impussible?Est-ce que lu etit récit suivant lui ira mieux?Tentong; s'il lui fait encore rider lo front, sa timidité d\u2019omprunt lui permettra pout-ètre de nous lo fairo comprendre, d'une manière ou de l'autre, attendu que nous lui acéordons quinze jours pour ruminer et réfléchir.La semaine dernière, dans une étude d'avocat de cotte ville, un client avait temps, il sort un journal de su poche, ôte su pipe, atin que la fumée ne lui obstruo pas ln vue et se met 4 lire.Cinq minntes apres, lintéressante fenille tombait des mains du bonhomme qui ronflait do plus belle.11 en elt pour deux heures.Réprimandé par l\u2019avocat qui n'avait pu tirer son client de ce sommeil do plomb quand sun tour fut veuu, il s'excusa on disant qu'il avait été demander un numéro du Pivnnier pour endormir sa femme sujette à des crises nervouses de dents ; qu\u2019il avait eu la curiosité d'en essayer les effets ct qu'il avait été assommé instantanémont comme un homme frappé de la poudre.Maintenant, notre censeur trouve que nous sommes'intraitable, méchant et ne discutons pas délicatement avec sa tète de choux, C'est qu\u2019il ne nous tient pas compte do la charité toute chrétienne qui nous a commandé do descendre dans l'arène avec lui, afin de l\u2019empècher do faire trop de poussière.Il avait beau jeu tout seul.On n\u2019entendait quo son artillevio et le crépitement de ses arquobuses.Victoire ! criait-il! A moi les délices du sealp! L'Empire à mes deux paires do ciseaux ! Tout doux, brave cœur! vos ciseaux n'auront jamais que la place qui leur appartient ct elle so rétrécit tous jours davantage.Le temps est passé ou un journaliste n'avait qu'a couper et hacher pour toute besogne.L\u2019esprit des autres ne suffit pas toujours, il faut aussi en posséder soi-mêmo un tout petit brin.Mais j'oubliais de vous demander quand, et à qui Louis Veuillot a dit qu\u2019on parlait mieux,français ici qu\u2019en France ?Vous no pourrez répondre que suivant votre habitude, car il est prouvé qu'un potit mensonge ne vous dérange pas la rate.Allez, s'il vous plait, parler de settler, en France, dans une maison comme il faut, si les Da mes, que vous aimez tant, ne se boucheront pas les oreilles en faisant entendre un petit cri d'horreur, et essayez de retourner une secotse fois, si la porte ne vous sera pas fermée au nez.Quant à la question de savoir de quel côté se trouve la méchanceté, lisez notre dernier mot pour aujour- d'hui, avec attention : Si la rédaction du Proyrès était mor due par un serpent, elle en \u2018mourrait ; mais si lu rédaction du Péonnier était mordue, ce ne surait pas elle qui mourrait, mais bien le serpent qui crèverait.cape \u2014 \u2014 Windsor-Mills.(DE NOTRE CORRESPONDANT, ) Nous avons eu la bonno fortune de recevoir, le & du courant, la première visite de notre Evéque.C'est un éve- nement remarquable pour notre pétite mission, dont l'établissement remonte à peine à quelques années.Aussi, tous ses membres étaient-ils des plus heureux de voir et d'entendro celui qui porte un si Vif intérêt à tous ses enfants, aux plas petits comme aux plus grands.Il nous eût été bien doux de pouvuir lui fhire, en retour, une réception solennelle et plus en rapport avec sa haute dignité; mais le cœur y était ct il nous à suns doute tenu compte de nus bonnes dispositions, À la messe, nous avons eu le bonheur d'entendre la parole onclueuse de notre premier pasteur, qui donna une touchante instruction dans les deux langues.I! adressa des éloges à la congré sation, touchant le bon esprit qui l'anime et les etforts qu\u2019elle fait pour asscoir ses institutions religieuses encore naissautes sur des bases solides, Il nous exhorta à persévérer dans cette bonne voie et à redoubler de zèle.11 s'éleva aussi avec force contre l'introduetion au sein de cette localité du commerce des boissons enivrautes, si préjudiciable partout, mais spécialement dans un centre manufacturier comme le nôtre.Sa Grandeur a aussi visité le site de la nouvelle Eglise, que le manque de moyen nous empêche de construire maintenant.Fn attendant, la cha pelle actuelle sera agrandie d\u2019une trentaine de pieds; mais il fandra se hâter de bâtir, attendu que la population s'accroit tros-rapidement, surtout celle des catholiques, Pendant son sejourici.Sa Grandeur a été l'hôte de M.Thos.Logan, gérant + | de ln Compagnie manufreturière de papier de Windsor, qui sut faire avce toute lu libéralité et l'amabilité qu\u2019on lui connait, les honneurs de lu réception.Elle n'a pas voulu, non plus, partir de notre village sans visiter cet Important établissement, source prin- | cipale de la prospérité, de l\u2019activité et ; du progrès qui y règnent et qui promettent do faire de cette localité, avant bien des années, l'un des principaux centres des Cantons de l'Est.C'est ici que se fabrique le papier lo laisse lui-mètue daus l'ombre.E demment, sa réclame veut dire: moi M.le Rédacteur, aussi, j'ui fuit du bien en cot endroit, | mui aussi, j'ai contribué au déveluppe- ; ment de la localité; rondez donc justice à mon mérite, et rappelez-vous que, st jo nu suis point lu père do co villugo, j'ai le drolt do porter le titre de maire.NOTES LOCALES ET AUTRES.Pourquoi souffrir cette toux lévornnte quaud le Buutne du Dr, Keyes peut l'arrêter, VISITEURS DIsTINGUÉS \u2014Le Rvd.L.Z.Marcau, V.G., Secrétaire de Ba Grandeur Mgr.I'Evéque de St.Hyacinthe, et M.L'ubLé Leclaire, curé de N.D.dos Anges de Stanbridge,étaient en visite à l'Evêché de cette ville, mor- credi et jeudi de cette semaine.M.J.A.Blanchard, barbier et coit- four, mérite d'être recommandé au public pur les bonnes qualités qui le distinguent dans l\u2019exercice de sa profession.Graude propreté, main légère et sûre, service prompt, réception em- prossée ct prix modérés.Il arrive récemment des Etats-Unis où il à exercé son état dans plusieurs grandes villes, ce qui le met en position de solliciter la préférence d'une clientéle qu'il promet do servir et satisfaire sous tous les rapports.Boutique: au deuxième étage,sur la rue Wellington, Bluc Fletcher, I n'ya pas de fonds de pharmacte qui soit complet sans le liquide Rhumatismale de acob.GRAND CONCERT.\u2014 Lu population du Sherbrooke et des environs aura la bonne fortune de pouvoir entendre du beau chant et de l'excellente musique, le 27 du courant.M.C.Lavi- gueur, l\u2019un des meilleurs violonistes do notre pays, donnera, dans la soirée, à l'Ildtel-de-ville, un grand concert vocal et instrumental.Il sera assisté do plusieurs artistes de Québec, parmi lesquels se trouvent Made.Lynch et MM.J.P.Plamondon, Ernest Lavigae, Fuchs, Gustave Ga- noi, ete, et quelques amateurs de notre ville.Le but de ee concert est tout à fuit patriotique, ct il est à espérer que notre publie saura rendre hommage au talent cn cette circonstance.Qu'on se le disc! Voir l'annonce.LOGIQUE, VOILA DE TES cours '\u2014Un journal qu\u2019il n\u2019est point nécesssaire de nommer, mais qui H'est pus publié à cent lieues d'ici, disait dans son dernier no,: \u201cL'IIon.M.Pope semble avoir muigri ; ses électeurs vont voir, en ce fait, une preuve qu'il a bien travaillé pour les intérêts du pays, et pour lo leur en particulier.\u201d Ainsi, messieurs les députés, si vous voulez passer pour des hommes dévoués à vos électeurs, fhites-vous maigrir, car autrement,vous seriez regardés comme des égoîtes, travaillant pour vous-me- mes.Con est fait, plus d'hommes gros en chambre! Arrière done les ventrus! Dorénavant, quand on rencontrera un homme qui + semble avoir maigri,\u201d on ne dira plus: * C\u2019est son tailleur qui l'a rendu maigre! \u201d Non, on dira tout simplement: C'est un boa député! { ZA La formule des Pilules du Dr.Colby est inappréciable, UNE INVENTION UT{LE.\u2014Nous invitons nos lecteurs à aller faire une visite à l'établissement de M.J.C.Waterhouse, dans le nouveau Bloc- Juckett, où ils pourront se prucurer les nouveaux Bees Patentés (Burners) s'adaptant à toutes les lampes à pétrole et dispensant de l'usage des globes de verre.Nous en avons fait l\u2019essti et pouvons les recommander au publie.Ils donnent une lumière blanche et vive, saus fumée ni gaz.l\u2019ensons-y donc: une lampe qui donne antant de lumiôre qu'un hee de gaz et cela sans la presence de la trop fragile © cheminée!\u201d M.Waterhouse en enverra un par la poste à quiconque lui expédiera la baxatelle de 35et=, M- Waterhouse à aussi un bel sortiment de machines à coudre, Si vous n'y trouvez point celle que vous désirez, il vous la procurera sous le plus court délai.lt porto aussi une attention spécin- le aux réparations des machines à coudre de toute sorte.Voir son annonce.as- 20, RUE EMERY, MONTREAL, \u20142 [76- vrier, 15 Je désire oxprimer mes plus sincères remerciements à la Compagnie d'Assurance Union Mutual sur la vie, de l'État du Maine, pour la ma- nigre prompte et satisfiisanto dont elle m'atraitée,cn me payant une potice de 82,000 d'assurance sur la vie de mon défunt mari, Joseph De- rome, qui s'était assuré le 11 Avril ISTH et qui est mort le 11 Octobre de la même année, n'ayant payé qu'une seule prime de 842,43, Je désire recommander cette Compagnie comme des plux honorables et digne du patronage de tous ceux qui voudraient sagement profiter des avantages qu'- elle offre, et je certifie par les prèsen- tes avoir reçu la somme de 82,000, en or, de la part de la Compagnie d'Assu- vance Union Mutuel sur la vie, comme paiement entier de la police.EnessE DEROME, A MCB.Cushing, Gérant Générai, 9 Nue St l'rançois-Xavier, Montréal.M.T.\u20ac BÉLANGER, avocat, Sherbrooke, agent-général pour le District de St.François, Ra\u201d On demande quelques sous- do l'Ævening Star de Montréal.Der | nièrement, Un collaborateur de ce | journal est venu visiter la manufne- : ure.Quelques jours après, il publinit * un rapport de sa visite, dans lequel il \u2018 lo public et nos amis de se rappeler joutre et généralement, des phrases de | décernait un jnste tribut Péloges ila.qu'en novembre dernier, notre con, trenteä cinquante-deux lignes, avec ; Compaznie et à son habilo & frère jurait ses grands dieux quil ne commencerait jamais la guerre, et que suivant sa louable habitude.il n'a point tenu parole; qu'il nous a brutalement attaqué et fait une guerre; déloyale ; que notre honneur etant en jeu, il nous a fallu nous défendre.Personne n'a regretté cette lutte plus que nous; mais il est dans la vie Fun homme publie des circonstances où il no saurait reculer, sans passer pour «un lâche et un gredin : nous nous som- ines défendu, voilà tout.Aujourd'hui, turt de notre droit et de la justice do notre cause, nous déposons les armes, espérant quo notre confrère saura peut- être en fairo autant.S'il nous atta- dix parenthèses et plus.Ceux-lt ne manquent jamais leur coup.C'est qu'ils sortent récllement de la main de Maistre et ce n\u2019est pas pou dire, Daus toutes les vocations, il se slisse des charlatans, et, malhenrense- ment, le journalisme n'est pas la profession qui en compte le moins.Mais , Pour qu'il n\u2019y ait ni méprise; ni glose | ou commentaire sur cette allégation \u2014le Pionnier divait avancé\u2014nous w'en- tondons parler que des genis qui se parent des plumes du paon, des inca- pablos qui battent le haut du pavé comme s'il leur appartenait et éclaboussent quiconque ne leur tire pas lo chapeau, it, M.Logan.Ce rapport a éte reproduit par la Gazette de Votre ville.H semble avoir irité les nerfs d'un certain à ' A aqrid om de bn en ich amis : - \u2018 re Je a Cheapest yar Cor ape Co Te Grenson ae ever eo DCS var foc TR i1 2: \u2018 | .fu 0 ' \u201c \u201c «eut a., Couapronie, en Facca Lat deer sui \u2018 : \u2019 te pertes C Leh TSC a 1&0 eT 5 A ni LT de Loute epocs du choses, Cossottes accusations ne valent pas beaucoup la peine qu'on sen oeeape.D'abord, elles sont dénuées do fondement et! en secend Tien, clies sont le fruit de la jalousie.Ce quidam, comme tant ! d'antres\u2014comme ceux, par exemple, i qui vous ont accusé si brutalement et ! si mal à propos durant la récente lutte\u2018 électorale, \u2014ne peut souffrir quo l\u2019on dise du bien de ses voisins.et qu\u2019on = agents actifs et dignes de confiance.25\u2014j.n.0.Z3-Le Enstre Einpire d cheveux de unt, est le plus propre, lé mnoins dispendieux et le mnvilleur, ea».2 Necrologie.Les journaux de Montréal anmon- cont in mort du Rvd.M.A.Mercier, du Séminaire de St Sulpice, arrivée lundi dernier, [Létait né à Lyon, en France.te 14 = eur Ge Badin nes En dat la popitatin \u20ac wile de Montreal perd an de ses pasteurs les plus aimés, Inn de ses prétres les plus dévoués,\u201d comme le dit un de NON confrères, à qui nous avons emprunté Ces détails.On fuit de lui ot de ses belles qualités les plus grands élogos.C\u2019est bien de lui que l'on pout dire avec l'Evangile: © 11 a passé cn faisant lo bien.\u201cmo permets de vous f'uire part de quel- ! courage de veuir fixer leur domicile dans : humble individu ne saurait être compa- | que de partir, étant plus pauvres que i est & faire, sc chargeraient de la eolleete {de ces petites sommes ct personne ne Connaissaut depuis longtemps le dé- voucwent que vous portez aux questions qui se rattachent à le coloni-ution, à preuve les articles que vous leur consacrez dans votre intéressant juurual, je ques vbservations en faveur de la colu- nisation en général, heureux si elles avaieut pour conséquence la prospérité des colons qui out et auront cncore le nos belles forêts.Quuique la question ait déjà été trai- téc par des personnes de capacités eu- péricures et en regard desquelles mon ré, il n\u2019en est pas moius vrai qu'on est jamais trop nombreux lorsqu'il s'agit de fuire le bicn, gu\u2019une bonne action ne peut jamais être trop encouragée ct qu\u2019il est du devoir de chacun de nous de travailler à la prospérité de son pays ct au soulagement de ses frères suivant la mesure de ses forces.Ayant eu l'occasion de voir de mes yeux la gène dans laquelle se trouve un grand nombre de colons qui viennent s'établir duns la furêt, eans autre moyen de subsistance que leurs bras, je me suis décidé à en dire quelques mots en attendant que d'autres développent les choses plus au long et d'une manière plus convenable.Je vois par les journaux que le gou- vernemeut est décidé de travailler d\u2019une manière efficace au rapatriement et à la colonisation et qu\u2019il a dejà voté une certaine somme à ce sujet.C'est bien, mais ce n'est pas tout ce que l'on devrait faire pour l'avantage du pauvre colon, si on ue veut pas qu'il se décourage et perde le fruit de tous ses travaux.Le gouvernemeut doit faire des avances à chaque colon pour une somme de 8200 \u2014terres, eoustruction ct fourniture d\u2019effets mobilicrs\u2014c'est assurément un grand avautage et il y en a plusieurs qui, s'ils avaient eu cette chance voilà quelques annéco, seraient certainement vieux qu'ils ne sont aujourd'hui; mais il faut remarquer aussi que pour ouvrir une terre, il y a bien des inconvénicuts et pour bien dire, il n'y a que ceux qui y out passé qui peuvent cn dire un mot.Tout le monde a entendu parler du travail dur et pénible du défricheur ; néanmoins, pour celui qui a bonne santé ct possède les moyens de subsistance, on ne meurt pas plus vite à ces travaux-là qu\u2019à d'autres.Mais il arrive assez souvent que les travaux ne sont pas toujours payés de suite et pour celui qui duit atteudre sur sa récolte, pour vivre ct soutenir sa famille, si la récolte a été mauvaise, il tombe dans la misère.Maintenant, dans la furêt, avee des communications difficiles, ou ne peut se procurer ce qui est nécessaire à la vie aussi facilement que dans les vicilles parvisses, Avec la misère vient le découragement, ct pour un certain nombre, après avoir travaillé péviblement pendant plusieurs années, il ne reste d\u2019autre alternative lors de leur arrivée.Cependant ces gens-là auraient fait d'excellents colons, s'ils avaient eu quelques secours pour leur aider à passer les mauvaises années, Parlons à présent de nos frères qui vont nous revenir des Etats-Unis, La santé de plusieurs d\u2019entre eux sera peut- être déjà beaucoup affuiblie par le travail ct vu lons séjour daus les manufactures.Plusicurs encore reviendront avec peu de moyen ct auront certuine- ment le plus grand besoin de secours pour leur aider à passer les mauvais jours.Ils ont été obligés de quitter leur pays par la force des circonstances ct non sans regret.Ils revicunent pour vivre au milieu de nous et avee nous; ils veulent féconder notre sol de leurs sucurs et de leurs travaux ; c'est pourquoi ne les abandonnons pas, ne les oublions pas, mais tichons de leur venir en aide par tous les moycus possibles, afin de leur faire oublier l\u2019amertume de l'exil et leur rendre les beaux jours de la vie de fumille que tout cœur canadien aime tant.C'est une tache qui doit nous être agréable, car ilya peu de familles au Canada qui n'aient quelques parents ou amis eur lu terre étransure, ct que l'on aimerait revoir avec le plus grand plaisir.Mais pour venir en aide aux colons d'une manière efficace, comment faire ?Voici: la chose est très-pratique, trés-facile ct pourrait produire un bien immense.Il faudrait faire chaque année une petite souscription de 25 à 30 cents par familles, dans les différentes paroisses du Bas-Canada.Toutes ces pctites sommes réunies en feraient une grande, que l'on partagerait avec équité aux coluns les plus nécessiteux ce qui serait pour cux d'un bien immence.Nos prêtres qui sont toujours-li quand le bien pourrait micux réussir, cux qui connaissent le chemin du cœur de leurs paroissicns et savent si bien leur parler, quand il s\u2019agit d'œuvres de charité, Comme la prospérité de notre pays dépend de la colonisation, il y a cucore une œuvre patriotique à accomplir, qui servirait en outre à ramener parmi nous des frères qui sont exposés à perdre leur religion & leurs mreurs dans un pays où la liberté cst pour ainsi dire illimitée.Ces secours pourraient encore être employés pour une autre cause qui est la principale pour tout catholique.Si les émigrants viennent se placer par groupes daus les forêts, il leur faut un prêtre pour les secours indispensables de la religion comme aussi pour les encourager dans leur nouvelle position, car le prêtre a toujours été le meilleur guide ponr le colon, Ensuite, comment subve- uir aux besoins du prêtre sans lequel il sera impossible de former des établissements solides, car pour tout catholique, c'est-li un point essentiel?Il cst plus ! que douteux de pouvoir les réunir sans qu'ils aient acquis la certitude qu\u2019un prêtre résidera au milieu d\u2019eux & que des éroles seront fondées pour l'instrue- | tion de leurs cufants, En avant donc dans Ja voie du progris et que ceux qui veulent la colonisation 0 ES = à donner l'avantage de rester dan pays pour ue plus être exposés aux res de l'exil.Courage, pauvres colons, ayez conf.ance dans ua avenir meilleur, car vos frères, plus favorisés que vous des biens de la fortune, s'apperecvant qu'ils peu.veut vous Venir en aide à si peu de frais, Vout s'empresser de vous porter secours, ct avec leur secours ct celui de Dicu, vous réussirezà vous former deg établissements pour vos enfants, sur Je sur le sol de notre patrie bion aimée et chéric.UN AMI DE LA COLUNISATIoS, - eM.- \u2014 Revue Europeeune, Uue partie de la séance du Parlement anglais a été consacrée ces jours derniers aux débats d'un projet de loi présenté par M.Fawcett qui permettrait aux personnes de sexe, majeures ét non marices, de voter pour l'élection des députés au parlement.La chambre a vepoussé lu seconde lecture de ce projet par uu vote de 182 voix contre 153.Une boune mesure pour les mar.chands-expéditeurs, est celle que cou- tient un projet de loi qui a subi sa seconde lecture à la chambre des Communes.Les propriétaires de navires sc.ront sujets à compensation envers ceux qui font des pertes daus les naufrages, L'augmentation des moyens de prudence et de surveillance en sera la conséquence, ct les malheurs urrivant par négligence et imprévoyauce, seront moins nombreux.A la méme Chambre, il a été demandé par M.Sullivan, député de Louth, si la loi défendant de porter des armes en Irlande, s'ppliquerait aux tireurs américains qui viendraient prendre part au grand tournoi international de tir.Le secrétaire M.Breach, a dit qu'il serait fait exception pour les tireurs amé- ricaius, attendu qu'ils ne venaieut pas pour enfreindre les lois et que tout serait fait pour assurer leur liberté d'action.Un acte d'audace qui a causé beau.cnup de surprise, a été accompli par le capitaine Paul Boyuton, qui a tenté de faire à la nage, au moyn d'un appareil de sauvetage de son invention, la traversée du canal de la Manche, depuis Douvres & Boulogne, Une foule nombreuse était assemblée sur le quai de Douvres pour assister au départ du voyageur qui a été salué par de sympathiques acclamations.Un vapeur spé cialement nolisé pour la circonstance accompagnait le nageur avec un pilote, Il a fait 50 milles à la nage ct est resté 15 heures dans l\u2019eau.Vers le soir, et à 8 milles de la côte seulement, il a dù céder aux instances du pilote et monter sur le navire, attendu que le temps était devenu mauvais, que la nuit tombait et que la mer était grosse au point que presque tontes les personnes à bord étaient malades.Si le pilote n'avait pas pris une fausse direction, la tentative aurait été couronnée d'un plein sue cds, car les médecins ont fait rapport que Boynton aurait pu rester six heures de plus dans l'eau ; ainsi, malgré que le trajet v'uit pas été entièrement accompli, le succès du l'invention n'es est pas moins assuré.La commission française nommés pour l'exposition centenale des Etats- Unis s'est réunie ces jours derniers.M, de la Fayette, présidait et MM.Wasli- burn et Forney étaient présents.Une lettre du ministre du commerce français füt reçue pendant la séance, qui disait que le gouvernement ne saurait roster indifférent à la grande solennité qui doit avoir lieu à l\u2019hiladelphie; que son pré décesseur avait décidé qu'il était ué- cessaire pour la France d'y participer, parce qu'il était persuadé que l'l£xpo- sition aurait pour résultat d'étendro plus au loin les relations du pays.Le Post de Berlin, journal miuisté- ricl, prétend que les derniers événements laissent entrevoir qu\u2019il est probable que l'Assemblée Française, craignant uno majorite républicaine après les élections, désire précipiter la guerre de revanche sous les auspices du Maréchal MacMa- hon et des princes d'Orléans, tandis que le parti royaliste profiterait de la position pour établir la monarchie.Les conservateurs de l'Autriche désirent la retraite du cabinet Andrassy en vue de prendre part aux prochains événements ; et la majorité des hautes classes de l'Italie est prête à se rallier contre l'Allema- gone.ll ne serait donc pas impossible pour la France de contracter sur le champ une alliance Austro-[talienne.Le correspondant Berlinois du Z'imes, dit que des rumenrs alarmantes cireu- lent et que depuis l\u2019entrevue de Fran- gois-Joseph et de Victor- Emmanuel, il y à moins d\u2019espérance que précédew- ment, à Berlin, de concerter des mesures communes avce l'Autriche et l'Italie.D'un autre côté, ln Gazette de l'Allemagne du Nord, organe semi-officiel, dit : L'article du /ost de Berlin est assez vrai sous certains rapports, mais l'on peut admettre que nos relations internationales sont loin d'être aussi défavorables que le représente ce journal.Tout cn reconnaissant que la réorgaoi- sation de l'armée française est inquiétante, on ne doit pas lui attribuer un but qu\u2019elle n'a pas en réalité.L'influence du parti ultramon'ain, en Italie cten Autriche, est impuissante à empécher la bonne entente avec les nations étrangères.Le gouvernement français a donné instruction à ses consuls de sommer, pour la dernière fois, tous les sujets français vivant en pays étrangers et qui sont tenus au service militaire, de faire enregistrer leurs noms aux consulats Les agents du même grouvernement ont fait des contrats avec la Bohême, pour l'achat de 10,000 chevaux qui devront être livrés avant le premier juin pr& chain.À propus de la mort de Ledru-Rollin, le farouche tribun, comwe on l'appelait en 1818, le Figaro dit quelque mots sur cet homme excentriqué qui avait pour grand-pére lo fameux prestidigitateur Comus, C'était un I dividu fort remarquable et très honnête dans son mêtier et qui a laissé son nom à d'autres cscamoteurs,comme de grands eur sé.tue ut ut 1 Han de leur pays, wtont damenin à T0 ere Nous vu.Ps alors surgir une ère ue prospérité à | que tte il paraît qu'on ne devait pas! s'attendre de sitôt.Le mérite de ce | changement reviendra aux personnes qui prendrontl'initiative,et notre gouvernement, s'apperecvant que tout le monde veut apporter snn concours pour la bonne réussite de l'entroprise nationale, fera encore de plus grands cfforts et ne voudra pus se laisser distancer.lus tard, nos enfants nous béniront de lour avoirtracé un si beau chemin qui leur Conédiens ont transmis le leur à \u201cceux qui tiernnt leur emploi, 11 n'était pas alors un physicien do quelque valeur qui ne s'intitulât : élève de Comus.11 fit une belle fortune ct s'installa lt campagne dans une maison qn ilsé tait fait bâtir.C'est-là qu'il devish grand-père de Ledru-Rollin qui lui auf si fut expert en matière de prestidigt tation, ct a su si bicn escamoter suffrage universel cn France.Voulant fêter dignement la naissant de son petit-fils, le papa Comus or rol na un trés-beau baptémo dans 1'égi® ps duv être tio d ves \u20ac ble | que, et le joie; en y net cevo c'est souv mot L our \u2018\u2019éte heur quit le ch tomb civil, U verné ordre J'Em cons proc] Jema prim cathe qui © de la cette cours le cor tholic dit gt glise ia pa] l'exte est en avec] Ce fausse l\u2019opin préter M, de cathol tés tri sien n catho! drait « religie ropéer un de la Bel forme! voulai publie avoir : façon contre moins me c'e tueller et qui ce qui PI Auj Excell donné adopté quatre Les vés pa) soumis Acts dit, po ryW.Acte Son second: du Can Honor Messie Jen vous rd que vo de vos été plu Lad ayant pays.sentim| semen Cour d sure q tion \u20ac onnem L'a voir Id des ch) rés da ments résult: plus fonds protec] et cn traites malhe Po rinisd pire td à ado sant | d'un g ces ac nécess gueur lorsq sante gouve L'a sitiond tacles malle publid Il avant: tif à ] dispar le libr comp: Ls été p auteu rer a pour tres Pad grand par s cfficad In ces in contr ment, d'ins Ses Be Messi Je vous trout, à fin dout aucur au dé de no coloni pays geux d ino Je SEE std.nis (que uno pns, che Maque 0S Les tla e de Ita- ma- ible \u201cle NES, reu- ran- |, il Jem- jesu- Ita- Alle- ciel, est mais s in- dé- nal.rani- (uié- un L'in- te à ; Da onné mer, pjets s qui faire Jats.ont pour rront pro- ollin, elait jques rique peux n in pnête pom ands ceux t pas aleur alla à | s'é ovint i aug idigt er le gancé rdon- égliet EL ET « 5 \u201d t ill.- et tous les paysans vouluren ut ru\u201c ts à la cérémonie.À la sor- tio pi l'évlise, Comus, appelaut ces bra- «es gens, leur remit à chacun un double jouis dans la wain.A cette épo- ue, c'était chose rare \u2018qu\u2019une pièce d'or et les paysans ne se sentaient pas de joie; mais ils s'apperçurent avec stupeur, en regardant de près, que le beau jau- pet bien luisant, qu ils avaient cru recevoir, se trouvalt remplacé par un sou : c'est que le bonhomme Comus s'était souvenu de sun ancien métier d'esca- tree dans la vie a été plus belle pour Ledru-Rollin que son départ pour l'éternité.En arrivant, il a cu le bonheur de passer par l'Eglise ; en nous uittant, il a eu le malheur de prendre le chemin qui se trouve à côté, pour tomber dans le trou de l'enfouissement civil.projet de loi élaboré par le gouvernement prussien, prohibant tous les ordres religieux dans toute l\u2019étendue de j'Empire, à l'exception de ceux qui se consacrent au soiu des malades, sera rochainement soumis au parlement al- Jemand.II est aussi question de sup- rimer les octrois accordés au clergé catholique.À l'occasion des débats ui ont eu lieu dans la chambre haute de la Diète prussienne, relativement à cetto question, Bismark a fait un discours dans lequel il a déclaré que depuis le concile du Vatican, les évêques catholiques sout presque des papes.1] dit qu\u2019il n\u2019était pas un ennemi de I'L.glise catholique ct ne sévit que contre ja papauté qui a adopté le prineipe de l'extermination des hérétiques, ce qui est en contravention avec l'Evangile et avec les lois de l\u2019Etat, Ce langage qui contient autant de faussetés que de mots, ne peut détruire l'opinion généralement admise quo les prétentions de domination religieuse de M.de Bismark et sa haine contre le catholicisme, sont la cause de difficultés très nombreuses, L'autocrate prussien ne se contente pas de persécuter les catholiques dans son pays, mais il voudrait encore imposer sa politique antireligieuse à tous les gouvernements européens, ainsi qu\u2019il l\u2019a fait déclarer par un de ses organes officiels.On sait que la Belgique a répondu par un refus formel, à la demande de la Prusse, qui voulait empêcher les évêques belges de publier des mandements avant de les avoir soumis à la censure de Berlin.La façon arrogante de Bismark irrite contre lui, même les gouvernements les moins sympathiques à la religion, comme c'est le cas pour l'Italie qui est actuellement en froid avec les allemands et qui s\u2019est rapprochée de l'Autriche, ce qui a excité l\u2019ire de M.de Bismark.\u2014\u2014\u2014 Parlement Fédéral.PROROGATION DES CHAMBRES.Ottawa, 8 avril 1875.Aujourd'hui, à 3 heures p.m., Son Excellence le Gouverneur-Général a donué sa sauction aux projets de loi adoptés durant la session, an nombre de quatre-vin«t-neuf, Les deux actes suivants ont été réservés par Son Excellence et devront être soumis à l'approbation de la Reine: \u2014 Acte pour venir co aide, \u2014autrement dit, pour permettre le divorce, \u2014à Ilen- ry W, l\u2019eterson ; Acte relatif au droit d'auteur.Son Excellence a ensuite prorogé la seconde session du troisièmo Parlement du Cabada par le discours suivant :\u2014 Honorubles Messieurs du Sénat, Messieurs de la Chambre des Communes ; Je ne puis vous laisser partir saus vous remercier de l\u2019assiduité ct du zèle que vous avez déployés dans l'exécution de vos devoirs pendant la session qui a été plus courte que de coutume.La session a èté fecondu eu mesures ayant de grandes consèquences pour le pays.J'ai donné sans hésiter mon assentiment à l'acte pourvoyant à l\u2019établissement d\u2019une Cour Suprême et d\u2019une Cour de l\u2019Echiquier pour le Canada, mesure qui a été lougtemps sous cousidéra- tion ct qui était nécessaire au perfeeti- onucment de notre système judiciaire, L'acte relatif la faiilite va promouvoir les intérêts du commerce par suite des changements utiles qui ont été opérés dans la loi existante.Ces changements auront sans aucun doute pour résultat de produire une administration plus soignée ct plus économique des fonds de banqueroute, en accordant une protection convenable aux créanciers £t en protégeant contre les mauvais traitements le débiteur honnête mais malheureux.Pour aider au développement et à l\u2019administration efficace de notre graud empire territorial dans le Nord-Ouest, on a adopté une mesure importante en pas sant l'acte pourvoyant à l'établissement d'un gouvernement basé sur ses exigences actuciles et pouvant faire face aux nécessités de l'avenir, cn mettant en vigueur des institutions représentatives lorsque la population sera jugée suffisante pour l'exercice des fonctions d\u2019un gouvernement responsable- i L'acte du service postal, par ses dispositions libérales et l'éloignement des obstacles à la libre communication de la malle, coopérera grandement au bien publie.Il résultera pareillement de grands avantages de la passation de l'acte relatif à la télégraphie océaniqu>, en faisant disparaître le monopole et en accordant le libre accès sur nos côtes à toutes les compagnies do télégraphe maritime., L'acte consernant le droit d'auteur a Été passé pour protéger les droits des Anteurs et des artistes qui désirent reti- Ter avantage de cette législation ; et pour facillter les arrangements pour la publication, cn Canada, des œuvres d\u2019autres pays.Par l'acte d'assurance, uue plus grande séeurité est dounded I'assuré, par suite de l'adoption d'un système efficace d\u2019inspection.L'acte relatif aux pénitenciors a placé ces institutions sous la direction et le contrôle plus immédiat du gouvernement, et lo système d'administration et d'inspection a été simplifié et les dépen- Sesscront moindres.Messieurs de la Chambre des Commuues, Je vous remercie des subsides que vous avez votés.Ces subsides permet- trout à mon gouvernement de conduire à fin les grandes entreprises publiques dont lc paysa bez \u2018n, ct qui, je n'en ai aucun doute, contribucront grandement au développement do nos ressources ct © Votre commerce et au progrès de la colonisation dans l'intérieur de notro Paysoù se porteront des colons courageux et industrionx, norables Messionrs ot Messicurs, Jo vous félicite d'avoir adopté plusieurs mesures, autres celles que jai énumérées, mesures qui coopéreront au bien-être et à lu prospérité publique, qui rendront nos iustitutions plus sta- bleset tendront à promouvoir la confi- : ance et la bonne volonté duns les différentes classos do notre population.Ie peuple appréciera j'en suis sûr vos travaux sous ce point de vuu ct j'ai l\u2019espoir que de sa part, il aimera avant tout son pays d\u2019un amour désintéressé, ct travaillera au bien public en général.\u2014_- Aux amateurs de la pêche.Le gouvernement fédéral vient de publier les réglements concernant la pêche, pour la saison prochaine.Voiei les périodes pendant lesquelles la pêche est interdite dans la province de Québec.Poisons blancs, depuis le 10 novembre jusqu\u2019au 13 décembre ; La truite saumonée et la truite des lacs, du 15 au premier décembre ; La truite de rivière (speckled et brook), du 10 septembre au premier janvier; Le bass, du 15 mai au 13 juin ; Le doré, du 15 avril au 15 mai ¢ Le maskinongé, du 15 avril au 15 mai ; Les personnes qui contreviendront à ces règlements, en prenant à la pèche, attrapant, tuant, achetant ou ayant en leur possession ces poisons pendant cette période scront, seront passibles de l\u2019amende ou de l'emprisonnement.Les délateurs de telles personnes auront à la moitié de l'amende imposée et au paiement de leurs frais et dépences comme témoins.NOUVELLES DIVERSES.-\u2014Jord Dufferin doit s'embarquer au mois de mai prochain pour l'Angleterre.On croit généralement qu'il ne reviendra pas au pays et qu\u2019il sera nommé gouverneur des Iudes.\u2014I11 y avait, mardi soir, à la gare de Montréal, une petite fille de 14 mois, dont la tête mesure deux pieds ct six pouces de circonférence.On dit l\u2019entant victime de l'Hydrocéphale Chronique ou accumulation d'eau dans la tête.C'est uue merveille qui, évidemment, ne fera pas vieux os.\u2014Un grand anuonceur américain a calculé que depuis 22 aus, il n publié des annonces pour remplir plus de 700 volumes in quarto.11 a commencé son commerce cn passementerice avec la modique somme de $600 et vaut aujourd'hui 20 millions.ll attribue sa prospérité au fait qu\u2019il n\u2019a reculé devant aucune dépense pour anuoncer ses marchaudises.\u2014Une nouvelle ligne de télégraphe sera construite ce printemps entre Melbourne et Drummondville, en passant par l\u2019Avevir et Ulvertou.Dojà tous les poteaux sont sur plaoc.\u2014Le Matrimonial News, journal publié à Londres.contient daus son dernier numéro plus de trois cents demandes pour femmes et maris.Cette feuille a une grande circulation en Angleterre.\u2014Jusqu\u2019d cette date, les vétérans de 1812 ont présenté deux mille demandes de pensions au département de la milice.Si toutes ces réclamations sont bien fondées, les 850,000 votées par le Parlement ne permettront pas d'accorder de fortes pensions à ces nobles invalides.\u2014Une souris, à Schoharie, N.Y., s\u2019introduisit dansnnc ruche pour voler du miel, muis elle fut prise en flagrant délit et piquée à mort par les abeilles.Son cadavre se décomposa et commença à ré pandre une mauvaise odeur dans la ruche.Les aboilles n'étant pas assez fortes pour la trainer dehors, l'envelopé- rent bermétiquement de cire de manière à prévenir toute exhalaison malsaine.\u2014On n'imagine pas à quel point sont répandues aux Etats-Unis certaines feuilles périodiques.Le New-York Weekly, par exemple, prétend avoir 300,000 abonnés.Un petit journal de l'Ohio, intitulé Litele Gem, est arrivé à une circulation de 250,000.Il s'adresse &pécialement aux enfants.Il est publié à Wadsworth, Ohio.One annonce les changements ceclé- siastiques suivants dans le diocèse de St.Hyacinthe :\u2014Le Révd.M.Desnoy- ers, Curé de St.Vincent d\u2019Adamsville, est transféré à la Cure de St.Joseph d'Ely dans le Diocèse de Sherbrooke, avec la faculté de revenir dans le Diocèse quand il le désirera.Le Rév.M.U.Charbon- neau, Vicaire à Granby, est transféré à la Cure de St.Vincent d'Adamsville, avec la desserte de la nouvelle paroisse de St.Alphonse de Granby.Le Révd.M, F.X.Bertrand est transféré du Vicariat de St.Ours, à celui de St.Judes, et le Révd, M.E.Lessard est transféré du Vicariat de St.Judes à celui de Ste.Rosalie.\u2014TERRIBLE ACCIDENT.\u2014On dit dans la Gazette de Sorel : Lundi matin, M.Antoine Mongeau, cultivateur assez âgé du Chenal-du-Moine, était occupé à couper du bois devant la porte de la maison oû il demcure avec son fils, ne se doutant nullement de ce qui devait bientôt lui arriver.En effet, un de ses petits-fils, d\u2019environ trois ans et demi, étant sorti, et voulant saisir quelque chose au licu où il coupait son bois, s'avança, sans que lui-même s\u2019en aperçût bien entendu, jusqu'à la portée de sa hache, et celle-ci vint s\u2019abattre sur la tête du pauvre enfant et lui fendre horriblement le crâne.La mort, on le pense bien, fit presque instantanée.M.le député-corouer Turcotte, assisté du Dr.Sylvestre, tint unquéte sur le corps de cet enfant dans l'après-midi, et le jury rendit un verdict de \u2018\u201c Mort accidentelle.\u201d \u2014\u2014ARTHABASKA.\u2014On dit dans l\u2019Union des Cantons del'Est : Samedi dernier, l'épouse d'un cultivateur de Ches- ter-Quest attenta A ses jours dans les circonstances suivantes.D\u2019abord, clle est d'une piété excessive ct observe ses devoirs religieux avec une serupuleuse exactitude.Restée seule & la maison avec son petit enfant, elle se mit A lire In passion du Sauveur ect s'attendrit tellement au récit de cctévangile qu\u2019elle se décida de payer de son sang le sacrifice de l'Hommo-Dicu.L'imagination montée ct surexcitée, clle gravit l\u2019escalier, ct une fuis au grenier, prenant un razoir, se tranchale cou, sous le menton.Au même instant, un jeune garçon cn- trait ct, voyant du sung dégoutter sur le plancher, courut chez les voisins donner l'éveil.Le médecin arriva quelques minutes plus tard et trouva lu malheureuse ne donnant plus signe de vie.Cependant, tout espoir n'était pas perdu, et l'homme de l'art, après beaucoup d\u2019efforts, réussit à fermer la plaie, et vit avec bonheur, quelques heures après, sa patiente recouvrer ses sens.Nous avons appris depuis qu'elle était en voio de guérison.NAINSANCE.En cette ville, le 9du courant, l'épouse M, P, D), St.Germain, sellier, une fille.DECES.A St, Hyacinthe, le 12 du courant, MARIE- LUCE-HERMINE, enfant de M.Louis Tellier, avocut, À l'âge de 3 aus et deux mols, Avis Speciaux.Le Grand Remede pour les Femmes! PILULES PERIODIQUES DE MOSES.Cette médecine blen cunnue n'est pus une lin position, mals un sûr remède pour les maladies auxquelles les femmes sont sujettes, quelle qu\u2019en soit Is cause, et bien que ce soit un remède puissant, 11 ne contient rien qui puisse nuire à la constitution.Dans tous les eus d'affections nerveuses, ou spinales, douleurs dans le dos, futigues après un eXerciec léger, palpitation du cœur, hystérie, ces pilules etfectucront In guérison quand tous les autres moyens auront manqué, Elles ne contiennent pas de fer, calomel, antimoine ou rien de nuisible au tempérament, Il y a des directions complètes dans la brochure qui entoure chaque paquet et que l\u2019on doit conserver avec soin.Pour les détails, obtenir un pamphlet de l'agent qui le donne gratis JOB MOSES, seul propriétatre.1 et 12} cents pour les frais de poste adressés à Northrop & Lyman, Toronto, Ont, agents- généraux pour la Puissance, vous vaudront une bouteille contenant plus de v pilules, par le retour de lu malle.En vente pur I.J.Tuck et J.R.MeBaln, chimistes et droguistes, Sherbrooke; J.W.{jnmsby, Huntingville; A.H, Moore, Magog; H.J, Brown, Windsor- Mills, et C.Smith, Johnville, 6 Les Hemorroides sont guéries constamment par l'ONGUENT HEMORROIDAL ve MATHIEU.En cas de non-suceds, Pargent serait rendu.-1'rix, 31 par pot ; $3 pour 6 pots, IExpédig À toute des- ination, en Canada, & [a réception du prix.Une bonne remise est accordée aux commur- cants.Æ\u20ac\"Se vond en groset en détail parla soclété de fabrication etde pradudts chimiques, Wingate & Co, tue Bor aventure, @, Montréal, Dépôt principal rne Notre-Daine, 195, Montréal, luz?ELECTRICITE.Huile Felectrique de Thomas, valant dix fois son poids en or, douleur ne peut durer quand on en fuit usage, un cine la moins enûteuse qui ait jan été ti Une dose guérit le mal de gorge ordin Une it bronchite, Une val 50 centins a guéri un anclen rhume.Il guérit positivement le catharre, l'asthme et le croup.ne valeur de 5) centins à guéri lu douleur dans le dos et la môme quantité à guéri un mal de dos de huit années.Voici des extraits de quelques unes des nombreuses lettres qui ont G16 recues de diflerentes parties du Canada, les qels sutliront, nous pen pour satisfaire les plus sceptiques arte, Ont, écrit: \u201cFEnvoy.» bouteilles de l\u2019Huil tr wmas; jai vendu toutes celles que j'avais eues de vous et j'en ai besoin d'avantage ; guérisons sont vraiment merveilleuses, *\u2014 W.Maguire, de Frank- Un, écrit: * J'ai vendu tout ce que l'agent à laissé; ce remède agit comme un charine ; il a été lent d\u2019abord, mais il s'écoule bien maintenant.\u201d\u2014M.Cole, d'Ionn, écrit: \u201cVeuillez m'envoyer 6 douz.de bouteilles de l'Huile Ecleetri- que de Thomas; je ten ai presque plus; rien n\u2019évale ce remède ; il est hautement recom- Mmandé par ceux qui en ont fait usage.\u201d\u2014J, Bel- ford, Thiamesville, écrit: \u201cEnvoyezimmédia- tement un nouvel approvisionnement d\u2019Huile Lcleetriques; je n\u2019en ai plus qu'une bouteille; je n'ai jamais rien vu se vendre aussi Lien et donner autant de su \u201cfaction générale, \"\u2014J.bouteille à guéri autre approvisionne j'ai tout vendu ce qu mieux que cot artic ton, P.Q,, écrivent: Si quiert une grande réputation ici déc tous les jours; envoy ¢z-nous oi un nouvel approvisionnement sans délai.\u201d \u2014 Lemoyne, Gibb Cle, de Buckingham, I\u2019.Q}., écrivent: \u2018Envoyez-nous une gr e d\u2019Huite Felcetrique; nous trouvons qu\u2019elle se vend bien.En vente chez tous les vendeurs de médecines, Prix: 25 cents.Préparée par S.N.THOMAS, PHELPS, NY, et NORTHROP & LYMAN, Toronto, Ont., seuls agents pour la l\u2019uissance, NorE\u2014liclectrique : choisie et éleetrisée, En vente par TJ.Tuek et J, R.MeBain, ehi- niistes et drog Sherbrooke ; J.W., Gruns- hy, Huntingvill 1I, Moore, Magog; H,J, Brown, Windsor-Mills,et C.smith, Jobnville, 23 octobre, IST 6 Annonces Nouvelles.GRAND CONCERT VOCAL \u2014Fr\u2014 INSTRUMENTAL, \u2014A LA\u2014 Salle de l'Hotel de Ville MARDI SOIR! 27 AVRIL COURANT, Donné par des Artistes de Québec, sous lu direction de M, \u20ac, Lavigueur, violoniste.Le programme et les détails scront publiés à temps, PRIX DES PLACES: Sieges Reserves, 50 Cts, ordinaires, 25 Cts.LISEZ! LISEZ! LISEZ! Machines a Coudre Lt tous les accessoires s'adaptant à toutes les machines.J.C.WATERHOUSE A ouvert.des appartements dans le nouveau BLOC-BECKETT, audessus de chez MeBain, où il soccupera d'acheter, vendre, échanger, ajuster et réparer les Machines ñ Coudre.Il aura constammant en mains un assortiment choisi de Machines, mais si cHes ne vous conviennent point, 11 se chargera de vous en procurer d'autres de wimporte quelle manufac.ure.Machines vendues à prix faciles.Attention particulière donnée aux réparations.M.Waterhouse surveillern lui-même ce département.Grâce à son expérience de 15 années dansce genre d\u2019ouvrage, il peut satisfaire les plus difficiles, Les célèbres Machines À ourler de Goadrich, \u20145 de ces machines et une machine & doubler dans chaque garniture, Tous ceux qui ont des machines à coudre devraient en avoir une boîte : elles s'adaptent À toutes les machines, Prix nu détail $100,\u2014Expédiées par lu poste, si on le désire.Outre les Machines à Coudre, 11 tient en vente plusieurs articles récemment pauentes, par- milesquels se trouve un BEC A LAMPE éclairant sans globe, Tous ceux qui tiennent mai- sonsavent combien ces globes de verre sont dixpendieux, etense rervant de ce nouveau BEC, ils opérent du coup une grande économie, Cer becs donnent Une lumière blanche et vive, sans fuméo ni gaz.Tous ceux qui en ont fail l'essai disent que c'ost un article indispensable.Venez les voir ou faites-les demander par la poste en m\u2019envoyant Sets.Agents demandés dans toutes les parties du pays pour vendre ces articles ct beaucoup d\u2019autres dont l'excellence est hors de question, Circulaires envoyées partout à demande.S'adresser à, J.C.WATERHOUSE, 1a30 Sherbrooke, Que, CANADA: ) Province de Québec, District de St.François.3 Dans la Cour de Circuit pour le District de St.Frangois.L'an mil huitcent soixante et quinze, te douze du mols d'avril, Devant SHORT & MORRIS, G.C.C.JounN MceNicor, de In ville de Sherbrooke, dans le District de St.François, négociant, -\u2014 Demandeur, Sieges vs, JASPFER MUNT, el-devant du Canton de Bury, dit District, actuellement aux Etats-Unis * d'Amérique, Défendeur.Il est ordonné sur requète du demandeur, pour autant Bue le défendeur n'a pas de domicile dans la Provinee de Québec, et ne pout atre trouve dans le District de St.Frangols,que par un avisn être inréré deux fois dans le Sherbrooke News ct Le Progrès, papicrs-nou- velles publiés dans lo dit District, en langue angluise et française, que le dit défendeur cotnparaisse dans les deux mois qui suivront ladernière publication des présentes, attendu que faute par lui de ce faire, lc demandeur aura le droit de procéder à son encontre comme dans une cause par défaut, ous, snorf@MôhkRis a, 0.c.|GRANDE VENTE, AUDESSOUS DES Prix de Factures Du solde de mou fonds de Marchandises d\u2019Etoffes, Consistant en Indiennes imprimées, Cotonnades, Flannel- les, Twceds, Cobourgs, Mérinos, Lustres, &e., Ainsi qu'une grande quantité de Chapeaux et Casquettes, Bottes et Souliers, Habillements confee- tionnés, ete.WM.MURRAY, Vieux Magasin Blane! Coin des Rues King & Wellington, Rappelez-vous que vous pouvez acheter une paire de helles hot- tines en prunclle, au Vieux Magasin Blanc, pour 70 cts.WM.MURRAY.OSEPIT VERVILLE, Iuissier de 1x Cour Supérieure, HAM-NORD, PQ.CANADA: ) Provinee de Québec, District de St.François.S DANS LA COUR DE CIRCUIT Dans et pour le comté de Stanstead, à Conticooke, No.1041.Le neuvième jour d'avrit, mil huit cent soixante et quinze, DEVANT OTIS SHURTLEFF, ECR.PIERRE FE, PARADIS, Fer, médecin, du village de Conticooke, dit District, Demandeur, Vs, cultivateur, du canton de et, JusEPH TLAPOINTE Burford, dit Dist Défendeur.Mest ordonné,attendu que le Défendour a ldissé son domicileen cette Provinee et ne peut étre trouvé dans le Listriet de SL François, que le Défendeur comparaisse cn cette cause dans deux mois de la derniere publication de cet ordre, à être deux fois inséré dans le Sherbrooke News et Le Progrés, papler-nouvelles publiés danse District de St, François, et à défaut par lui de ce faire le Demandeur procéderacomme dans Une cause par défaut.OTIS SHURTLEFF, Belanger & Brouillet, G.CLC Pro, du Demandeur.CANADA: Province de Québec, Distriet de St.François.DANS LA COUR DE CIRCUIT Dans ef, pour le comté de Stanstead, a Coaticovke, No.1042, Le neuvième jour d'avril, mil huit cent soix- ante-ct-quinze, DEVANT OTIS SHURTLEFF, ECR.ALPHONSE JOSEPIL CORMIER, cordonnier, du village de Couticooke, dit Distriet, Demandeur, Vs.Josern LAFOINTE, cultivateur, du canton de Barford, dit District, Défendeur.It est ordonné, «ttendu que le Défendeur a aissé son domicile en cette l'rovines et ne peut être trouvé dans le District de St.François,que le Défendeur comparaisse en cette cause dans deux mois de la dernière publication de cet ordre à être inséré deux fois dans le Sherbrooke News et Le Progrès, papicrs-nouvelle publiés dans le District de St.Francois et a défaut par lui de ce faire le Demandeur procédera comme dans une cause par défaut.OTIS SHURTLEFF, c G.UC Belanger & Brouillet, Proc.du demandeur On demande Une vingtaine d'hommes pour travailler à notre briqueteric de Sherbrooke-Est.On donnera un salaire Hibéral aux mouleurs, ainsi qu'aux hommes ayant quelque expérience dans la confection de In brique.s'adresser sur los lieux a EDMOND LEMIRE.Sherbrooke, 20 mars, 1875 ASS.Avis de Déménagement MM.GAUCHER & TELLEMOSSE IMPORTATEURS, Ont transporté leurs magasins dans les nouvelles bâtisses, NOS.242 & 244 RUE ST.PAUL, En face de lin rue St.Vincent, et NOS.197, 1973 ET 199, AUE DES COMMISSAIRES, MONTREAL, Où ils continueront le commerce D\u2019Epiceries, Vins, Spiritueux, Provisions, Farines, Lard, Saindoux.Messieurs les Marchands, Hôtelllers et Boulangers de In ville et de In campagne, sont spécialement invités de venir visiter leur ns- sortiment, qui sera des plus considérables et à des prix très-bas.25 Mars.6m27 BLOC-BIRON! Rue Wellington, Sherbrooke.O.GENDRON, Avise lo publie ainsi que sa nombreuse clientèle qu\u2019il vient de recevoir 40 Caisses de Marchandises Nouvelles et de premier choix, Et dont le déballage à lieu actuellement, pour être offertes en vento à l\u2019occasion de ln belle snlgon qui va s'ouvrir.Cox marchandises proviennent directement des mellleures fabriques ct consistent principalement en Soiries, Etoffes pour Robes, D'après les dessins les plus à la mode ot à même de satisfaire les guûts les plus difficiles, Articles de nouveauté et de luxe, marchandises pour Usages domestiques, d'un as.sortimient varié et d\u2019une grande étendue.Le commerce de chaussures de M.Gendron est justement réputé comme un des mellloeurs, des plus complets et des mleux assortis de cette ville.Sntisfaction entière aux acnoteurs et viai- teurs.Réception empressée et polle, Service prompt.Prix uniques de bon marché ! n se fera un devoir do mériter te ! i fianco qué Inl acco! Diansetales i Ed Sherbrooke et dos convie rons, .Sherbrooke, 24 mars, 1878, a LA auque National, Bureau-Chef: - - Quebec.CAPITAL PAYE, $2,000,000, DIRECTEURS: HON, EUGENE CHINIC, Président.HON.L THIRAUDEAU, Vice-Président, HON, ULRIC TESSIER, On, ROBITAILLE, Ber, M, D, TU, Ei ALLER, Fer, HENRY ATKINSON, Fer, Frs, VEZINA, Catssier.BRANCHE bE MONTRÉAL: W.MOFFATT, Gérant.BRANCHE D'OTTAWA: SAMUEL BENOIT, Gérant.BRANCHE pe SHERBBROOKE, Pl.G, LA- FRANCE, Gérant.Agents à New-York: \u2014 Natlonal Bank of the Republie, Agents en Angleterre : \u2014 National Bank of Scotland, a4 Londres.Agents 4 Parls, (Franee): \u2014 F.8, Ballln « Co., Banquijers, Autres Agents dans toutes les Parties de la Puissance.\u2014\u2014__\u2014 LA BRANCHE DE SHERBROOKE reçoit des dépôts à intérôt à 5 par cent par an, Elle recevra en dépôt ou en paiement les Billets du Gouvernement et des Banques des Etats-Unis, Elle recevra aussi en dépôt où en pajement des Billets de la Banque d'Angleterre et de la Banque de France.Elle donnera des Traites sur Londres, sur Paris, sur les Etats-Unis, où sur toutes les parties de ta l\u2019uissance du Canada pour aucune Sonne.Bureau ouvert, à compter du 3 Février, 1875, tous les joursde JU a, mi a3 pom.Maison Blais, Rue Wellington, SIIERBROOKE, FP.Q.15, CHEMIN CENTRAL DE QUEBEC aka nouvel ordre, Un convoi d\u2019acconimo- PARTIRA DE LAISSERA Lae Weedon.6:00 aon, [Sherhrooke.2:00 pom.Weedon.30 ¢ |Newlington 2:00 + Marbleton Lennoxville .2:25 \u201c Dudswell Ascot.300 4 Bassin.W ry oo.3:20 + Westbur.Bassin,.4:00 Ascot .Dudswell .4:40 Tennoxville Marbleton.5:00 « Newington .Weedon.6:00 ARRIVANT A ARRIVANT A Sherbrooke.9:45 ¢ [Lic Weedon.6:2 « Sherbrooke, à mars, 1875.2ijno A VENDRE.ne bonne Vache à lait, race Durham, venant de véler, S'adresser à ce bureau, Sherbrooke, 2 Fév, 1875, Wj.no.NTION ! DESTREUX DE SETABLIR A MMERCE, A VENDRE.Cett« belle propriété, si Hen connue du pu- Llic ut située tout près de lu inanufacture l\u2019a- ton, comprenant Un magasin,un bureau, plus cing loyers, lesquels donnent un revenit annuel de plus de $230, avee une écurie, remises ot autres dépendaness, Hy a sur les licux un bon puits ereusé dans le roe, munl d'une pompe foulante qui monte l\u2019eau au deuxième étage, Chaque loyer est pourvu d\u2019éviers ou Sinks d\u2019une remise à bois, ete, La proximité de la manufacture Paton en fait l\u2019un des endroitsles plus avantageux pour lccommerce.L'accroissement rapide dur nombre des bitisses dans cette partie de Ja ville, assure un bel avenir commercial à celui qui achètera cette magnifique propriété.Le propriétaire actuel à fait un conmmerce de quinze mille plastres pendant le cours de l'annèe dernière et cela avec un tout petit assortiment.Le fonds de magasin est aussi À vendre, Une telle chance ne se rencontre pas tous les jours, Conditions libérales Pour plus anmplest informations, s\u2019adresser sur les lieux à D.AUTITIER.Rue Liverpool, Sherbrooke.Magasin à bas prix de Montréal 3 Caisses de Claques et de Dardessus, assortis, au prix de la Manufacture.D.MCMANAMY.N.LAMOTHE, Manufacturier de VALISES! SACS DE VOYAGE\" No.412, Rue Notre-Dame, MONTREAL, Aussl, un grand assort{iment de Porte-man- teaux pour Dames, Porte-monnaies, toujours cn mains, Réparages faits soigneusement et à bas prix, Magasin à bas prix de Montréal 500 Pièces de Coton américain et anglais gris et blanc, D.MCMANAMY.Assurance, Assurance, Assurance.La Compagnle d\u2019Assurance Mutuelle contre 1e Feu des comtés de Sherbrooke et Stanstead assure les bâtisses des cultivateurs et autres AU PRIX COUTANT.BUREAU I'RINCIPAL : Hôtel de Ville : Shorbrooke, P.Q.CAPITAL, $600,000.HON.E.HALE A.G.WOODWARD Président.lec.-Trésorier Magasin à bas prix de Montréal Ce Magasin ne peut et ne sera frs SUTPASSÉ, D.Mc MANAMY.MANUFACTURE DE VINAIGRE \u2018DE MONTREAL, ; J'ai I'honneur d\u2019informer le public que j'ai ouvert une manufacture de Vinaigre au No.41, rue Bonsecours, où je suis préparé a fournir au commerce un Vinalgre quidéfle ta concurrence de n'importe quel vinaigre importé.Je prends plaisir à référer au certificat des médecins suivants qui ont solgneusement ana- 1ysé le vinaigre Juco fabrique, le tour de l\u2019ouverture de mon établissement.MICHEL LEFEBVRE.CERTIFICAT.Nous, les médecins soussignés, pratiquant à Montréal, avons assisté à l'analyse chimique du vinaigre de M.Michel Lefebvre.D'après les différentes expériences qui ont été faites, nous avons été pleinement convaincus que ce vinaigre n\u2019est pus falsifié nl adultéré.Il cst de meilleure qualité que n'importe quel vinaigre importé et nous le recommandons spécinie- ment pour l\u2019usage des families comme étant parfaitement pur et n\u2019ayant aucune propriété nuisible.En fol de quoi nous avons 8 ge.T.Q.Lussier, M.D, P.E.Picault, M.D.E.H.Trudel, M.D.J, G.Bibaud, M.D, Chs.F.Painchaud, M.DH, Pelletier, M.D.J.1; Leprohon, M.D.\u2018 F.Robillard, M.D.R.Gariépy, M.DM.Ethier, M.D.A.A.Meunier, M.D.A.Rieard, M.D}, J.A.Crevier, M.D.Jos, Gagnon, M, D.22\u2014la G.Groves, J r.IMPORTATEUR DE Porcelaine, Verrerie POTERIE.: 424, Ruo St, Paul \u2014MonTRÉAL.a AVIS.L'Association des Arpenteurs des Cantons de l'Est donne avis que les Tuonnes se mê- laut d'arpenter sans sutorilé, se rendent pas- siblez d'une amende de quarante plastres pour chuque offonse, (Acte des Arpenteurs, Statuts Refondus du Canada, et Statuls auquel [I rere.re, See 12 Viet.Chap.85) et qu'elle poursul- vra aveo rigueur toute personne oontreveuant au dit acte et aux actes auxquels il réfère.Far ordre de l\u2019Assoclation, F.S.A PELLETIER, a secrétaire.Magasin à bas prix de Montréal Grocerles, Vins et Liqueurs, Porter, ac., ac.de toutes sortes et qualités.D, MCMANAMY.À vendre.1 Carte du District de #t.François, toute neuve; 1 Machine-à-coudre Minger-Wilson, toute neuve, n'ayant jamais servi ; 1 Builet (Side-Zoard) répuré à neuf, grand ot commode pour une famille.Prix modérés.Conditions faclles.S\u2019adres- sor À ce Bureau.Sherbrooke, 23 Sept, 1574, lino Magasin à bas prix de Montréal Pour l'assortiment le plus considérable et le mellleur en fait de comestibles, potables et vêtements allez chez D.MCMANAMY., A vendre à ce bureau, Le \u201cTablouu analytique du Code Municipal de la Province de Québec,\u201d contenant les de- voirk que les officiors municipaux ont 4 rem- pir durant chaque mois.Prix: 25 Cts.A VENDRE, Aux Balles de Vente de ALFRED TUCK Snecesseur de M, Loiselle & Cie, Nos.181, 188, 185 et 187, Rue Saint Jaseph, MONTREAL.200 Lits enfer ouvragé, 500 Matelas de laine, 1000 l\u2019oëles de différentes sortes, 2 Voitures de famille, 2 Wagons-Express, 4 Buggtes, 700 Canapés, Couchettes et À meublementsde chan- bre.Harntte Traineaux, Fourrures, &e., 2 Engins et Bouilloires de 7 à 8 forces, M.A.TUCK a ouvert une manufacture de Meubles À Hochéluga, et est prêt à vendre au commerce en gros et en détail.I! prend de bons billets à quatre mols, luÿ Magasin à bas prix de Montréal 100 Caisses de Chaussures de toutes sorter, D, MCMANAMY- LA Bouilloire à Vapeur! DE ROSS.Le soussigné ayant acheté do T.Saucier le droit de manufacturer cette Bouilloire dite WOMAN'S FAVORITE est prêt à exécuter toutes les commandes\u2014on peut se procurer aussi chez le soussigné plus de 20 Références Vous n\u2019avez qu'à mettre votre linge dans la bouilloire sans la frotter et vous le retiréz net ainsi il y à économie de temps, d'ouvrage, desavou et de feu.On demande des agents pour tous les comtés de la puissance, J.L.A.SURVEYER, Marchand de Ferronnerie, 524, rue Craig, Montréal.N.B.\u2014Toujours en mains Machines & Tordre, à Repasser et à Laver le linge.Gin Magasin à bas prix de Montréal J0 ets.12 oh 25 \u201c \u201c « à 15 Es © \u201c 20 Fianelle de Chambly, grise et écarlate, unle et bariolée, D.McMANAMY.50 pièces Wincey uni et de fantaisio à 50 « \u201c\u2018 \u201c à ot .Magasin à bas prix de Montréal 200 Surtouts, (Pea-Jucket,) à 54 chacun.D, MCMANAMY.AVIS.Le soussigné à l'honneur d'informer le publie de Sherbrooke et des environs qu\u2019il est jnaintenant prêt à entreprendre toute descrip.on de Batisse, Reparages, Changements, etc, etc, etc, Dans tous leurs détails.Etant architecte pratique et mécanicien, et ayant une expérience d\u2019une quinzaine d'années comme entrepreneur et contracteur dans la cité de Québec, il se flatte qu'il est par expérience et capacité en état de donner satisfaction à ceux qui le favoriseront de leurs commandes.T.M.QUIGLEY, intrepreneur.Rue Meadow, Sherbrooke, 10 décembre, 1874, 8ml2 P.JOLY & CIE, Importateurs et Commerçants en Gros \u2014\u2014DE\u2014 Vins, Liqueurs, Epiceries, Farine, Cigares, Lard, Jambon, Saindoux, Beurre, Fromage,àc.No.264 rue St.Paul et nos.200 ot 211 la rue des Commissaires, MONTREAL, P.Q.Magasin de Pelleteries 7.P.CORMIER, Chapeaux ! 7 Casquettes ! Fourrures ! \u2018Fourrures pour Dames, Messteurs et Enfants.es que Manteaux, Capots, Casques, Manchons, Boas, Mitaines, Souliers Mous, Robes * de Buffle, &c.Fourrures réparées avec soin ve et à des Prix Modérés.\u201c2 riàgnifigne nssôttiment de CHAPEAUX Un AMERICAINS, pour l'automne, vient d\u2019être reçu.« 1 y pri 6 pour 1 PÉCLETERIE ÉRUTE en argent complant.Z.P.CORMIER.Sherbrooke, Septembre, 1874, F.X.Simoneau, CONSTRUCTEUR DE MOULINS, SHERBROOKE, P.Q.M.SIMONEAU se chargera de toutes les constructions qu'on voudra bien lui confler dant cette branche, soit à l\u2019entreprise ou autrement, ainsi que du placement et ajustement de toutes espèces de machines.\u2014Il n travailté longtemps pour MM, ARKLEY & LooM1s, de Sherbrooke et il peut fournir leurs machines, aux conditions les plus avantageuses, >: Capes, Victorines, Gants, Envoi Considerable MARCHANDISES PRINTEMPS! Vient d\u2019être reçu choz ROGERS & CO.Pour acheter un habillement, un beau chapeau où une casquette de goût, de môme que pour les articles de mercerie pour inessieurs, allez 8 lg premiere Maison de Confection \u2014DE\u2014\u2014 SHERBROOKL:, #Dont les prix sont les meilleurs marehés de toute lu place, ROGERS & CO.RUE WELLINGTON, - SHERBROOKL, VIs-à-vis le Magasin Morkill.Alx.D.Porcheron IMPORTATEUR ET VENDEUR DE Porcelaine, Vaisselle et Verrerie, Lustres et Lampes une spécialité.HUILE de CHARBON (EN GROS ET EN DETAIL.) \u2014C\u2014 Jæt-Pratique de la Campagne sollicitée et traitée à des Conditions Libérales.26m.Terre à vendre.Ce bean lopin de terre, dans le Villnge de Lennoxville, entre lo Chemin de Sherbrooke et le chemin lu _grand-Trone, nu nord de la résidence de M.J, KX, W* der, contenant environ trois quarts d\u2019âcre de terres en superficie, avec une Maison, ete, actucllement oceupée par T Hopkins, USSI.Une petite terre de 50 acres, au canton de St George de Windsor, à environ deux inilles de l'Eglise, avec une bonne malson etc, et 2 ficres défrichés.Prix modérés, Conditions faciles, S'adresser à L, C, BELANGER Avoent, Sherbrooke, 23 Sept., 1874 no BANQUE DE LA CITE.SHERBROOKE On vient d\u2019ouvrir à cette banque n département intitulé: BANQUE D'ÉPARGNES, où l'on recevra des dépôts de $5 et plus, nvec un intérôt de CINQ POUR CENT FAR AN, Heures d'affaires de 10h.a 3.Le Samedi : : de 10h.a 2.Le vondredi ct.le samedl, les bureaux de la banque seront ouverts cle da 8h, du soir pour faciliter l'entrée des dépôts.La BANQUE DE LA UITÉ continue toujours l\u2019escompte de In transaction des affaires moné- f-\"res en général, s WM.ADDIE, Agent.Wagons! Wagons! Wagons! P.BIRON, MANUFACTURE de VOITURES, Boutiques :\u2014Sherbrooke-Est, sur le chemir de Lennoxville.- Voitures de toutes sortes constamment en mains et faites À ordre.Voltures peinturées à ordre dans ler derziers goûts.; Boutique de Forge de première classe en rapport avec l'établissement pour ouvrage de pratiques, &ec.Dépôt de voitures pour l\u2019hiver, ou l\u2019été, pour ceux qui n\u2019ont point de place chez eux, \u201cLe soussigné n profité du déménagement de sa boutique, de son ancienne place dans Sherbrooke.Est, pour Pagrandir et aussi donner plus d'extension à ses affaires.Il remercie ses pratiques du pntronage passé et compte sur la continuation de leur encouragement, DECALCOMANIE.Un Assortiment complet de patrons constamment en mains, Prix Modérés.Conditions Faciles.P.BIRON, ; Bherbrooke-Est 12 nov, 1874.1a8 EN GROS ET EN DETAIL, Le Magasin à bas prix de A Montréal est la place pour acheter vos Marchandises à prix réduits.- 500 Quarts de Fleur, 500 Sacs de Sel, de 1000 mts.de Blé-d'Inde 5000 lbs.farine blé-d'in- 200 minots d\u2019avoine 500 rts.de pommes Shqia.Hulls de Charbon, 10 qrts.Kerosine Port- 20 faisseaux de Morue 20 qrts.de Lard [land 100qrts.de Harengs du 5Tonnes de Sucre, Labrador, No.1.100 boites de raisin 50 BoltesValencieneia 200 Quarts de hojtes, do 15 caisses fruit en bol- 25 Loose Muscatel tes assortis, D.MCMANAMY, A.BELANGER, Marchand en gros et en détail de Meubles unis & de goût [ 276, rue Notre-Dame, MONTREAL.= M.Bélanger se flatte de pouvoir Annoncer au public qu'il a maln- bles qui a été of- {ert en vente dans la Province, oon- sistant en Sétis de salon de a en Reppe et en.B telle; Setts de chambre à coucher avec dessus en marbre et en bois; Sideboards, Tables de Centre, 3 Tables à diner, telas, 9000 chat : bot Lue et re: as chaises en bois et en Jonc de s patrons, Aussi un assorti 1 de rents nd men t Couchettes en for battu tin portées directement de l'Angleterre.ne visite est sollicitée et vous Jugèrez vous-mémes par lé boh marché.a9 Pour les Fêtes! v ant d'êtr reçu au Magasin de Tabacde Montréal un \u2018A880 iment complet d'articlesde fantaisio pour FUMEURS !, t Jour de l\u2019An.â l'occasion des fêtes de Noë Venez les votr! _ Aussi, jours en mains, un bon Jost) ment de Ta , Clgares, Fipes, [3 Rani a qui défient toute comps! yy one.3 ne 3 La où l'Indien get à Le portes Ë 13juo Et qui seront vendus a des prix, très-rédaits, \u2018 ae pare ag Wa mw nw © th PAP ro PCR ERE ET es = CE Ep Sl a Co Eta bP TN inn esa Pre pars LE CANADA EN EUROPE, PAB BENJAMIN SULTR.= f CHAPITRE IX.SOMMAIRE.\u2014-Les habitants \u2014 Education et instruction.\u2014Une opinion non suspecte.\u2014Pre- mière application du me britannique.\u2014Autres opinions sur notre compte.\u2014I[ns- truction.\u2014Notre presse politique.\u2014L'œuvre atteste l\u2019ouvrier.En Cagads, nops donnons le som d'hahitants aux gons de Ia campagne.Cette désignation remonte à l'origine même de la colonie ; elle servit d'abord à distinguer les Français résidant à poste fixe sur des terres, des employés les compagnies de traite, des domestiques des maisons meligieuses et ds quelques partiouliers qui n'étaient point u nombre des habitants sur lesquels l'on comptait pour fonder le pays.En France, on appelle \u2018\u201c paysan \u201d celui qui cultive le so), et y est en quelque sorte attaché.Notre mot \u2018habitant\u2019 est beaucoup plus relevé, eb nos gens s\u2019en sont toujours montrés fiers avec raison, Ilya un siècle, Bougainville écrivait: \u201c\u201c Les simples habitants du Canada seraient scandalisés d'être appelés paysans.En effet, ils sont d'une meilleure étoffo et ont plus d'esprit, plus d'éducation que ceux de France.\u201d J'ajouterai, pour ce qui a trait à l'éducation, que Bougainville donne a ce mot le sens de savoir vivre, bonnes manières, politesse, urbanité, &., que Jui donne aussi le dictionnaire, mais pour ce qui touche à l'instruction, elle était presque disparue de la colonie à l'époque (1757) où il éorivait .Les premiers colons du Canada, furent des personnes instruites; c'est-à-dire,pouvant au moins lire et écrire.En consultant nos vielles archives, on est tout étonné de voir que les sept-huitième des habi- nants savaient signer, et la plupart d'une main qui atteste l'habitude de se servir de la plume.Un siècle après, l'incurie de l\u2019administration française nous avait fait changer de rôle : les gens qui font leur marque \u2018\u2019 sont en grande majorité.mais, comme l'atteste Bougainville, l'éducation de la famille et des relations sociales resteut dans ce groupe de déshérités du sort.Durham, qui écrivait en 1839, et qui puisait à toutes les sources de renseignement, a cru devoir dire ce que ses compatriotes lui avaient appris touchant les Canadiens-français de l'époque qui suivit la conquête.Il parle ainsi des habitants: \u201c I! ne leur manquait ni les vertus d'une vie simple et industrieuse, ni celles que l\u2019on reconnaît d'un comwun accord à la race dont ils descendent.Les tentations qui, dans un autre état de la société, poussent à exercer des violences contre la propriété ou la porsonne, leur étaient peu connues.Ils sont doux et obligeants, frugals, industrieux et honnêtes, très sociables, avenants et hospitaliers, et distingués par une courtoisie et une po- politesse réelle qui domine dans toutes les classes de leur société.\u201d Parlant de nous en général, il s'exprime comme suit: \u2018 Dès les commencements de l'administration anglaise en ce pays, les Canadiens-français furent exclus du pouvoir, et toutes les charges de confiance et les émoluments passèrent aux mains de personnes d'origine anglaise, Les plus hautes fonctions de la loi furent confiées à des étrangers.Les fonctionnaires du gouvernement civil, avec les officiers de l\u2019armée, composaient une sorte de classe privilégiée, occupant les premières places de la société, éloignant les hautes classes des Cana- diens-français de leur cercle, comme aussi du gouvernement de leur propre pays.\u201d Lord Durham, haut commissaire de la couronne, envoyé en Canada pour étudier l'état politique de cette colonie et trouver les moyens de nous réduire, s'est acquitté de sa tâche avec conscience et habilité.S'il ne nous a pas écrasé, ce n\u2019est pas sa faute, \u2014 toutefois, tenons lui compte des bonnes notes que la vérité historique a fait jaillir comme naturellement de sa plume.Un Anglais qui a publié un livre vers 1814 (Anderson 3 views of Canada) n\u2019hésite pas À nous faire une part agréable do ses souvenirs: « Les Canadiens-Frangais soot honnêtes et droits dans leurs transactions d'affaires, à un degré que l'on rencontrerait rarement chez une population sans instruction, ou même peut-être nulle part ailleurs.Ils sont sociables et polis dans leurs manières; et pour ce qui est de leur gouverne, ils agissent sensément, sont ingénieux et industrieux.\u201d Un négociant, M.Parker, faisait la déclaration suivante devant un bureau d'enquête de la Chambre des Communes, en 1827: \u201c Les Canadiens-français sont unis par une origine commune dont ils sont justement fiers, par leur religion, leurs vertus, et sont intéressés À soutenir une réputation qu\u2019îls ont conservée jusqu'ici sans tache.Je les encouragerais.\u201d Consultons encore lord Durham : \u201cLa négligence scutenue du gouvernement anglais laisse (en 1839) la masse des Canadiens-français sans aucune des institutions qui les pourraient élever dans l\u2019ordre de la liberté et de la civilisation.Ce gouvernement les a laissés sans moyens et sans leur conférer les institutions du self-government\u2026 Quoi- qu'il en soit, l'assertion généralement répandue que toutes les classes de la société canadienne-française sont également iguorantes, est tout-à-fait erronée, car je ne connais point de peuple chez qui il existe une plus large somme d'¢- ucation élémentaire élevée (higher kinds of elementary education) ou chez qui une telle éducation soit réellement répartie sur une plus grande portion de la population.La piété et la bienveil- ce des premiers possesseurs du pays, ont fondé, dans les séminaires qui existent sur différents points de la province, des institutions dont les ressources pécuniaires et l'activité ont longtemps été dirigées vers l'éducation.L'instruction que l\u2019on donne dans ces séminaires et ces colléges ressemble beaucoup à celle des écoles publiques d'Angleterre, pourtant elle est plus variée.Il en sort annuellement de deux à trois cents jeunes gens instruits.J'incline 4 croire que la plus grande sommes de raffinement intellectuel, de travail de la pensée dans l'ordre spéculatif, et de connaissances que puisse procurer la lecture, se trouve, sauf quelques brillantes exceptions, du côté des Canadiens-français.\u201d Voilà trente-quatre ans que co qui précède est écrit.Mous étions alors sous le talon du vainqueur depuis-qua tre-vingts ans déjà, luttant chaque jour pour échapper à la mort nationale, pour prendre notre place au soleil.Dix ans après, nous avions 108,000 enfants aux écoles ; en 1870, il y en avait 217,000.Pans cet intervalle, nous avons conduit & bonne fin nos projets de réformes politiques.Il n'est point de nation chez qui la presse périodique ait four- Di une plus noble carrière, et l'histoire du monde ne nous enseigne rien de plus beau que les luttes de nos parlements où se décidèrent le sort des descendants des soixante-dix mille malheureux de 1760, abandonnés en proie aux baî- pes, aux antipathies et aux esprices d'un ennemi puissant et peu accessible à la pitié, CHAPITRE X.papes Dpmireen Pour nous consoler des ficheuses im- ressions que font naître partout en Surope les récits de certains voyageurs et savants, nous avons plus d'une page rédigée par des hommes réellement instruits.Le nombre de nos défenseurs est peu considérable, mais il en vaut la peine.Je nommersi sustout M.Rameau, qui plus que tout autre nous a étudiés et compris ; lord Durham, dont le coup d'œil était si juste et qui n\u2019a pas craint de dire co qu\u2019il avait appris chez nous; M.Ampère, tout ravi et tout abasourdi de retrouver la France au bout du monde, la France si bien conservée ; Maurice Sand, qui couvre chaque phrase de ses lettres de point d'exclamation, et qui, pour un rien, se fixerait à Québec, M.Marmier, qui parle toujours de nous comme ferait un frère exilé; M.de Quatrefages qui oroit volontiers à la coloratiou de notre peau, mais qui applaudit aux commencements de notre littérature.Le Journal Officiel s'est fait l'organe des consuls de France en Canada ; il a publié ça et là, depuis une dizaine d\u2019années, des articles propres à fixer les hommes sérieux sur notre compte.L\u2019 Univers ne nous néglige pas non plus.Voici quelques lignes de Fun de ses articles les plus récents: \u2018« Parmi tant de nobles et généreuses ualités, il est resté aux Français-Cana- diens le culte du foyer, le respect des ancêtres.Leurs écrivains les plus célèbres se sont surtout donné la mission d'étudier le passé du pays qu'ils appellent encore la Nouvelle-France et qui, per un étrange phénomène, garde sous a domination anglaise les traits de la Vieille-France.Québec et Montréal, véritables foyer, intellectuels, nous tiennent au courant de ces travaux inspirés par la piété du patriotisme.Si nous ne leur accordons pas la place dont ils sont dignes, la faute en est aux la- labeurs et aux angoisses du moment.Nous vivons depuis de longues années comme des gens enfermés dans une di- que menacée de toutes parts par les enux envahissantes.Notre faible défense cède toujours d'un côté ou de l'autre, et toujours il nous faut user nos for ces à la consolider ou à la réparer.\u201d L'année dernière, la maison Jean- Baptiste Rolland et Fils, de Montréal, a mis en dépôt chez M.Sauton, libraire, à Paris, les livres et les brochures publiés en Canada depuis un an ou deux.Cet envoi est trés-bien accueilli par quelques Revues et journaux quien ont eu connaissance.D'autres livres suivront les premiers.Nous ne pouvons que féliciter les MM.Rolland de leur patriotisme et de leur esprit d'entreprise, et nous leur prédisons encore plus de succès s'ils veulent se borner à n\u2019envoyer en France que nos meilleurs ouvrages, ceux qui sont regardés ici depuis uelques années comme de bons produits es plumes canadiennes.Les Français d'Europe ne sauraient s'intéresser autant quo nous aux nouveautés qui sortent de nos presses ; ils rechercheront toujours de préférence les ouvrages qui représentent le côté le plus fidèle et le plus attrayant de notre littérature.Ne nous exposons pas davantage à faire passer pour des écrits célèbres chez nous, certaines brochures qui, à nos yeux mêmes, n\u2019ont que le mérite qu\u2019elles empruntent à des circonstances locales entièrement inconaues là- bas.N'envoyons pas non plus de reproductions d'anciens manuscrits, mal imprimées, criblées de coquilles, et telle- tellement fagottées en un mot, que les parisiens ne savent plus comment 8\u2019y prendre pour ne point éclater de rire, \u2014 témoin ce que M.Alfred Blot dit du Journal du notaire Badeaux : « M.Badeaux, notaire de la ville des Trois-Rivières, à écrit le Journal des opé- ratlons de l'armée Américaine, lors de l'invasion du Canada en 1775-76.Le style de M.Badeaux est semé d'archa- ismes et de provincialismes, qui ont un goût de terroir très-prononcé.La plupart des actions des républicains, dit l'écrivain royaliste des Trois-Rivières, me paraissent tenir plutôt du barbarisme que de la noblesse de leurs sentiments,\u201d Ce pauvre manuscrit a été rédigé en 1775-76, jour par jour, au milieu des événements de l'invasion américaine.Badeaux; qui jouait un rôle actif dans les affaires de sa ville natale, ne füt jamais un littérateur et ne se piquait pas de passer pour tel.De nos jours, une copie très-mal faite de son manuscrit a été imprimée, les typographes ont renchéri sur ce que le texte original et la copie ont de défectueux, si bien qu\u2019en comparant l\u2019imprimé avec l'original, j'y ai trouvé près de quatre cents fautes dont plusieurs sont graves et d\u2019autres assez amusantes, jugez-en : \u2018 Ce matin, St.Luc est parti.\u201d Badeaux avait écrit : \u2018\u201c Ce matin le lac ( la glace du lac Saint-Pierre) est parti.\u201d Voilà ce qui est offert aux étrangers comme échantil- lion de notre littérature.Mettons-y donc plus de discernement une autre fois.(A continuer.) LE CREDIT FONCIER DU BAS CANADA, Capital.\u2026 -31,000,000.00 PRESIDENT.«.C.J.CoURrsor, C.R., VICE-PRESIDENT.-M.C, MULLARKY, Kcr, Cette Compagnie est Incorporée en vertu de 1a 361ê.victorin, Chap.102 Elle est autor à recevoir des capitaux en dépôt, Hie paie 6 0,0 d'Intérêt sur les dépôts et elle offre aux déposanta d'aussi bonnes garantien qu\u2019aucune autre banque d'Epargne, La Com nie fait des prêts sur In garantie de premiêre hypothèque constituée sur immeubles d\u2019un revenu certain et durable jusqu'à concutrence de là moitié de la vuleur de tes immeubles, de 1 es pr sont de longues ou de courtes durée au gré de l'em unter.Le taux de l'intérêt cat de 600 par an, avée une charge additionnelle de ; 40 où 00 pour administration, sinon que les propriétés aflec- tées en garanties sont situéex dans les CIé et Parolsses de Montréal, ou en dehors de ce li- 8.Bureau ouvert durant les heures de Banque, No.13 rue St.Lambert.ane AGENTS dans le District de St.François : Le C.BELANGER et J.A.ARCHAMRAULT, Sherbrooke : M.C.H.CHAGNON et F, X, Drs- ROSIEHS, Coaticooke ; CHS.TUOMAS, Hjans- * J.B, LAFLEUR, T.J.TUCK, Pharmacien et Libraire, Offre en vente un assortiment cholsi de Drogues et Remèdes, Médecines Patentées, Parfums Exquis et Objets de toilette TEINTURES De première qualité et de toutes los sortes.Seul agent à Sherbrooke et aux environs pour les célèbres Faux Minérales de St.Léon.Aussi agent pour les; LUNETTES PERFECTIONNÉES DE LAZARUS, MORRIS & CIE,, \u201c et autres manufacturiers, de sorte qu'on peut choisir dans un des assortiments les plus variés des Cantons de l'Est.Les personnes qui achèteront des lunettes pourront les échanger, si elles ne conviennent pas à leur vue.Far Les Canadiens-Français trouveront à cet établissement des employés sachant le français qui les serviront avec politesse.T.J.TUCK® DUSSAULT & ROBINSON Marchands Tailleurs Tout en remerciant leurs nombreuses pratiques de l'encouragement qu\u2019ils en ont reçu, de- sirent les informer qu'ils ont agrandi leur local Afin de pouvoir suffire à l\u2019augmentation tou- Jours croissante de leurs affaires, et qu'ils sont maintenant préparés à donner satisfaction complète à tout le monde.Le département de HARDES FAITES Est des plus complets et les prix aussi réduits que possible, eu égard à la qualité.Habits de drap fin, Habits de laine supérieure, Habits de tweeds anglais, écossais et canadiens.£æ-Hablllements faits à ordre avec goût et promptitude.COUPE GARANTIE, BLOC-BEAUREGARD, Rue Wellington, SHERBROOKE, P.Q.Ferronncries ct Quincailleries, Epiceries, Tabac, &c.CHEZ E.O.LESPERANCE, ANCIENNE MAISON-BOIVIN, On trouvera toujours À ce magasin un assortiment varté de Vaisselle, Verreries, Outils de Menuisiers, Serrures de portes américaines, Garnitures de Chassis et portes, ac.\u2014aussi\u2014 Un assortiment complet de Peintures, Vernis, Huiles, GARNITURE DE VOITURE telles que Rales, Moyeux, Ressorts, Essleux en fer, Toiles peintes à l'huille et au Caoutchoue.Poëles Doubles et Poëles de Cuisine.CLOUS A CHEVAL, CHARBONS DE FORGE, CHAUX, CUIR A SEMELLE ET CUIR NOIR, BARDEAUX, &c Une visito ost repectucusement sollicitée.E.O.LESPÉRANCE, Rue Wellington, Sherbrooke, P,Q.Smith, Elkins & Cie,.FONDEURS EN FER & EN CUIVRES \u2014ET\u2014 MACHINISTES! ENGINS À VAPEUR Stationaires ct Portatifs Fabriqués pour moulins à scle à vapeur.Moulius de toute sorte construits à l\u2019entreprise par SMITH, ELKINS & CIE.Vous faut-il une machine à blanchir le bois de première classe, addressez-voux à SMITH, ELKINS & CIE Vous faut-il la mellleure machine à fatre le bardeau qui soit encore inventée, allez-chez SMITH, ELKINS & CIE, Vous faut-il tune machine pour faire des portes et les chassis dans le dernier goût, vous a trouverez chez .SMITH, ELKINS & CIE.Vons faut-il une machine À faire le lambris- un moulin À planches, un _blutenu, ndressez, vous à MMITH, ELKINS & CIE.Vous faut-il des essieux et toua les accessol- res TEQUIS dans les moulins, des poulles, &c, envoyez vos commandes à SMITH, ELKINS à CIE.Vous faut-il une machine à ajuster verticale ou un tour, adressez-vous A SMITH, ELKINS & CIE Vous faut-il des ouvrages en fer fondu lourds
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.