L'écho de Saint-Justin, 1 avril 1931, Avril
[" ue cc soit MR A pS hommes 8 1 font LR Vol quelques 28 \u2019 la vic or- EB ™ aires, ces I talgie des nt encore 88 ocher.BH le sont des ME pabitués à À ertain ca.Ss trouve.es aubai- gf 5 le grand À la crise Lu Mliclacam MO Cette seigneurie fut concédée le bit ils ont MB 21 avril 1705 à Jean Sicard sieur de puti une A Carufel.Elle fut octroyée par Phi- ] leur cn M lippe de Rigaud, marquis de Vau- pas assez M dreuil, et François de Beauhar- Inois, gouverneur et intendant de la PPI erres, ils § de que MR Nouvelle-France.Ce titre compre- t perdu M nait \u201cl\u2019espace de terre qui reste il est en.BE dans la rivière Maskinongé, dans le B® lac St-Pierre, depuis celle qui a issionnai M esté cy-devant concédée au sieur is un de.ME Le Gardeur jusqu'au premier sault illeur dc SM de la dite rivière, ce qui contient sentent deux lieues.ou environ de front sur peu de @ipareille profondeur.\u201d En titre de re qu'ils {fief et seigneurie, haute, moyenne encore.\u201cMet basse justice.(a) B iCuré.# Le 16 février 1723 Jean Sicard, er, Ont.M sieur de Carufel, officier dans les Métroupes du détachement de la Maui\u2019 laisse iif rine, rend foi et hommage pour le difficiles Mb fief et seigneurie à lui accordé par droite ct # MM.de Vaudreuil et de Beauhar- ite rois le 21 avril 1705.Le 19 février de Dieu.of 1723.aveu et dénombrement de JC Jean Sicard de Carufel, officier des \u2026 , @iftroupes du détachement de la marie réussit Le, pour le fief de Carufel.La sei ins, l\u2019es- M oneurie de Carufel se trouvait vor- bforce lc BE sine de cute des Ursulines des aistre à Trois-Rivières, connue sous le nom \"0 M de fief St-Jean.Comme la délimi- barler, il MR tation de ces seigneuries n'était pas tendre, 9 bien établie, il en résulta de gran- vy \"I des difficultés.Les Ursulines eu- tote.M rent souvent à se plaindre de Jean Sicard sieur de Carufel qui empié- #8 tait sur leur domaine.M Le 27 janvier 1737, Jean Sicard, sieur de Carufel, fait son testament en faveur de ses enfants, devant le notaire Antoine Puyperoux de la Fosse, de Maskinongé.(1) Jean Sicard sieur de Carufel a dû mourir dans les preiniers jours MR du mois d'août 1743, car le 12 août M8 de cette année, le notaire La Fosse fait l\u2019inventaire de ses biens.(2) Cette seigneurie commença a se démembrer en 1741.Le 2 mars 48 1741, Joseph Sicard de Carufel et ME son épouse vendent à Jean-Fran- #3 cois Duchesny leur part et portion 8 qui pourra échoir, compéter et ap- M partenir au dit Sicard de Carufel @ dans le fief et seigneurie de Caru- W fel.Acte de Puyperoux de La Fosse, notaire à Maskinongé.Le 17 a- M oùt 1743, acte de Puyperoux de La A @ Fosse, Etienne Lerhaistre dit Beau- : voir et Marie-Anne Sicard sa femme, vendent à Jean-François Du- A chesny la quote-part qui pourra 5 HRA yt min, wr i = ts BR - échoir, compéter et appartenir à la, dite dame Lemaistre dit Beauvoir dans le fief et seigneurie de Caru- + MB fel.(3) Clest le fief qui fut connu ¢ho M sous le nom de Marie-Anne.Il é- tait situé du côté nord-est de la Rivière Maskinongé, voisin du fief St-Jean.Ce fief passa en 1749 aux mains de Charles-François-Xavier- Tarieu de Lanaudière, seigneur de Ste-Anne de la Pérade.Le 7 mars 1744 par acte de transaction devant Hyacinthe-Olivier Pressé, notaire aux Trois-Rivières, Jean-François Duchesny, seigneur en partie de Carufel, Geneviève de Carufel, son épouse et Jean Sicard de Carufel, fils ainé de feu Jean Sicard et d'Angélique Lupien, sa femme, par lequel te dit Sicard de Carufel vend et transporte au sieur Duchesny la moitié du dit fief de Carufel.Le 4 octobre 1745 par acte de transaction devant Hyacinthe-Oli- vier Pressé notaire aux Trois-Ri- vières, Jean-François Duchesny et Geneviève Sicard de Carufel, sa femme, et Louis Delpé St-Cerny et Elisabeth (4) Sicard, sa femme, par lequel le dit Delpé St-Cerny et sa femme ont cédé et abandonné au dit sieur Duchesny tous les droits successifs qui pourraient leur être échus par le décès de leurs père et mère dans le fief de Carufel.\u201c Le ler juillet 1746 par acte de vente devant Hyacinthe-Olivier Pressé, notaire aux Trois-Rivières, Louis Sicard de Carufel (5) et son épouse Catherine Trottier, vendent à Jean-Francois Duchesny.leur beau-frére, leurs parts et portions dans le fief et seigneurie de Caru- fel.Le 16 mars 1750, acte de vente de Pierre-François Rigault, notaire et d\u2019Agathe Sicard (6) sa femme, à Jean-François Duchesny des droits et portions avenus et échus à la dite Dame Agathe Sicard dans la succession de feu son père dans le fief et seigneurie de Carufel.Cette acte fut reçu devant Louis Piflard, notaire aux Trois-Rivières.Le 4 septembre 1750, acte de vente de François Sicard de la Vauwle à Jean François Duchesny de tous ses droits et prétentions dans le fief et seigneurie de Caru- fel.Greffe de Louis Pillard, notaire aux Trois-Rivières.vente de Charles Dupuy et Ursule Sicard, (7) sa femme à Jean- François Duchesny de \u2018da quote- à la dité Dame Dupuy dans le fief i Maskinongé.Saint-Justin, avril 1931.Madeleine Geneviéve.Ces derniers le 9 mars 1781 rendent foi et hommage.Pierre Duchesny, seigneur et propriétaire comme ainé de la moitié du fief et seigneurie de Carufel, et le sieur André Duchesny, tant pour lui que pour acquitter Madeleine - Geneviève Duchesny, sa sbeur, co - seigneurs chacun d'un quart dans l\u2019autre moitié du dit fief et seigneurie, dont ils jouissent tous trois par indivis à l\u2019exception d\u2019un dix-huitième que possède James Cuthbert dans le dit fief.Le 13 aoit 1829 Souffrance de dix-huit mois qui vaudra foi accordée par Sir James Kempt, administrateur du gouvernement du Bas-Canada, au sieur Louis-André + qu\u2019il est tenu de rendre à Sa Majesté pour partie du fief et seigneurie de Carufel.La seigneurie de Carufel possédée par André Duchesny fut vendue par le shérif des Trois-Riviè- res en 1842.Le lieutenant-colonel François Boucher, marchand de reur par un titre du shérif en date du 28 septembre 1842.En 1854 en vertu de la loi 18 | Victoria, chap.III et l'acte d\u2019a- \u2018mendement seigneurial de 1855, 18 Viet.C.des droits et devoirs féodaux dans le Bas-Canada, on procéda à l\u2019éva- fuation des cens et rentes et charges annuelles pour chaque fonds et on les convertit en rentes constituées.De plus les commissaires devaient faire un cadastre après avoir appelé les intéressés.Le \\ cadastre abrégé de la\u2019 seigneurie de | Carufel, possédé par François Bou- \u2018cher, écuyer fut fait le 24 janvier 1861, par Norbert Dumas, écuyer, commissaire.(8) | Le seigneur François Boucher \u2018est décédé à Maskinongé, le 26 a- lott 1861, à l\u2019âge de 83 ans.| Parmi ses enfants on remarque : | François-Xavier-Olivier, médecin, époux de Emélie Munro, décédé en 11836.Charles, médecin, marié à Suzanne Salmon.Quatre filles dont | Montréal; Léocadie à François- Chartier-Alfred Larocque, et l\u2019autre à Joseph Larocque.Marie-Ju- Morrisson, de Berthier; le notaire et seigneurie de Carufet.Greffe de Eustache Sicard de Carufel, de | Puyperorux de La Fosse, notaire à |Maskinongé, était également marié ve, elle épousa à Notre-Dame de à une Demoiselle Boucher.Le sei- Duchesny pour la foi et hommage| a.Maskinongé s\u2019en est porté acqué- 103, pour l'abolition deux de ses nièces Agathe Dam- bourgèse (madame Cloutier) et E- mélie Dambourgès épouse du notaire François-Xavier Brunelle de Maskinongé, mais veuve en 1861, son mari étant mort en 1838.Les héritiers légitimes de François Boucher voulurent faire mettre de côté ses dernières volontés.Ce procès qui eut un grand retentissement, dura plusieurs années, et se termi- tia par des jugements où la conduite des nièces du colonel Boucher est hautement appréciée.Les héritiers Boucher retirent encore les rentes seigneuriales de cette seigneurie.Charles Drisard.\u2014- Cette seigneurie fut dans la suite désignée sous le nom de L\u2019Ormière.La paroisse actuelle de St-Justin est situé sur le territoire de cette seigneurie.1, \u2014 Ce document qui devrait se trouver dans le greffe de ce notaire.déposé à Sorel, est perdu.2.\u2014 Cet acte qui se trouve à Sorel est presqu\u2019indéchifirable.3.\u2014 Marie-Anne Sicard de Ca- rufel se maria, la premiére fois le 16 août 1717 à Rivière-du-Loup, à Antoine Trottier dit Desruisseaux.La deuxième fois elle épousa, le 5 juillet 1734 Etienne-Charles Le- maître-Auger, de Rivière-du-Loup.Cette partie de seigneurie fut connue sous le nom de fief Marie-An- ne.| 4, \u2014 Elisabeth Sicard de Caru- fel avait épousé en premiéres noces Louis Delpé St-Cerny et en secondes, le 22 avril 1751, Jean-Baptiste Vanasse-Bastien.5, \u2014 Louis Sicard épousa en secondes noces à Rivière-du-Loup, en haut, Charlotte Lemaître-Augé, en 1757.6.\u2014 Agathe Sicard était veuve en premières noces de Joseph Petit- Bruno.Elle épousa Rigault le 22 a- loût 1749.7.\u2014 Ursule Sicard se remaria en 1759 à Maskinongé à Louis Va- nasse-Bastien.8.\u2014 Cf.Inventaire des conces- Le 16 septembre 1753 acte de deux mariées aux Larooque, de isons en fief et seigneurie, Roy, 1928, Vol.4, pages 184 et s.9.\u2014 Julie-Elisabeth-Geneviève Morrisson leur fille épousa en pre- part qui pourra échoir et compéter |ilie-Emérence (9), mariée à Charles \\mières noces Thomas Kinton, capi- | taine des Ingénieurs Royaux, de :Berthiervifle.Etant devenue veu- Grâces, Montréal, le 30 janvier Les héritiers de Jean-François |gneur Boucher par son testament |1861, sir Hippolyte Lafontaine, ju- Duchesny furent Pierre, André et fait en 1861 avait aussi avantagé : ge en chef du Bas-Canada.Sir L.- Rédigé en Collaboration.\u2014 La Seigneurie de Carufel as eye n\u2014a .H.Lafontaine est décédé le 20 février 1864 et son épouse le 16 août 1905.La file de Lady Lafontaine : Maria-Henrietta-Katherine Kinton épousa en novembre 1870, Fran- cois-Antoine-Marie-Alfred Laroc- que, chevalier commandeur de l\u2019or- 1905, à Montréal.Saint François de Sales patron des journalistes Saint François de Sales, autrefois évêque de Genève, écrivain et prédicateur de grand renom, vient d'être honoré comme patron particulier des journalistes catholiques.Tous les représentants de la presse catholique à Rome, italiens et étrangers, avaient été invités à une messe célébrée à da basilique du Sacré-Coeur, et la plupart ont communié.A la conclusion de la cérémonie religieuse, les RR.PP.de l\u2019Ordre des Salésiens offrirent dans leur communauté un déjeuner aux journalistes.Ce repas, institué lorsque le Pape actuel désigna saint François comme le protecteur des journalistes et l'exemple qu\u2019ils doivent suivre, est une affaire annuelle.Savoyard de naissance, saint François combattit avec succès la réfornie protestante par de nombreux traités et sermons.Le Pape Pie IX, en le proclamant dans sa bulle de 1877 docteur de l'Eglise, l\u2019appelle le \u201cmaître et fe restaurateur de l\u2019éloquence sacrée\u201d.Il se distingua parmi les prosateurs français du commencement du 17ème siècle par la simplicité et le naturel de son style.Bien qu\u2019il fut de descendance aristocratique et eut été élevé au rang épiscopal, il préféra toujours une vie de pauvreté.Grande conversation entre Totor et Momo.\u2014 T'as pas de petit frère?\u2014 Non.\u2014 Pas de petite soeur ?\u2014 Non.\u2014 Alors, qui donc que tu bats ?dre de Pie IX, décédé le 21 avril 2 L\u2019'ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRI L 1931.ALPHONSE XIII ROI D'ESPAGNE ABDIQUE Le roi Alphonse, le dernier des Bourbons, a abdiqué mardi soir, 14 avril.à 6 heures (1 h.de l'après- midi, heure solaire de l'Est).Le monarque, qui régnait dans Madrid, la vieille capitale espagnole, depuis plus d\u2019un quart de siècle, s\u2019est rendu aux demandes du peuple pour une république et s'est effacé en renonçant à la royauté.Niceto Alcala Zamora, cheï re- publicain qui fut emprisonné pour ses activités contre la monarchie 1l ÿ a quelques semaines, se voit maintenant provisoirement à la tête du nouveau gouvernement comme président de la republique.Bien que l'aixlication du roi était devenue une certitude depuis les élections de dimanche dernier, alors que les républicains remportèrent des victoires écrasantes, par tout le pays, ce ne fut qu\u2019à la dernière minute que Sa Majesté abandonna le pouvoir.HISTOIRE EN RACCOURCI DE LA REVOLUTION ESPAGNOLE Dimanche, 12 avril: \u2014 Les répu- Dlicains remportent la victoire aux | \u201célections municipales nationales.Les étud'ants et les ouvriers font des manifestations.Lundi.13 awril: \u2014 Le cabinet se réumit et fait prévoir sa démission.Mardi, 14 awril: \u2014 La nouvelle se répand dans plusieurs villes de province que la république a été proclamée.Désordres des étudiants à Huelva.La police et les troupes interviennent.Le travail cesse en plusieurs villes.Mardi à 10 h.40 de l'avant-midi, \u2014 Le premier ministre Azmar arrive au palais royal et quelques minutes plus tard, le roi Alphonse annonce qu'il abdique.Les républicains insistent pour que le roi quitte l'Espagne immédiatement, autrement la guerre civile éclatera.Les officiers de l\u2019armée assurent le roi de leur loyauté.Ascala Zamora, chef républicain forme un gouvernement et sera probalYement le premier président de l\u2019Espagne.Tous les républicains, qui se cachaient depuis la révolution ,de l'automne dernier.sortent dans les rues.Les républicains emprisonnés sont remis en Hhberté.Mardi, 3 h.30 de Paprés-midi\u2014 Les républicains hissent le drapeau républicain sur l'hôtel des postes à Madrid.Mardi, 5 heures 30 de l'après-mu- di.\u2014 La république est officielle- nient proclamée à l'hôtel de ville.Mardi, 6 heures 30 du soir.\u2014 Les chefs républicains s'en vont dans l\u2019intérieur du pays pour prendre leurs postes respectifs.A B heures du matin.mercredi.\u2014 Le cabinet monarchiste annonce que le roi Alphonse lancera une proclamation à son peuple dans le cours de la journée.NOUVELLE DE MADRID le premier numéro de la Gazette Officiéle paru sous le régimé républicain, a consacré des articles commémoratifs respectueux au roi et à la famille royale.Le gouvernement a reçu la démission des ambassadeurs espagnols & Washington et à Londres.La famille rovale a quitté l'Es- curial et \u201ces couleurs républicaines ont été drapées aux portes du palais royal.La dernière scène d'adieu s\u2019est déroulée émouvante, à la petite gare de l\u2019Escurial, près du palais.La jantes Christine et Béatrice.et ses deux fils le prince des Asturies et le prince Gonzalo, furent les derniers membres de la fanulle royale pe de fidèles, de grands et ae nobles, venus leur souhaiter bon voyage.\u2019 Une foule de membres de l'aristocratie, apparemment convaincus de l'abolition définitive de la me- narchie, ont pris le premier train pour l'étranger où ils attendront le réglement des affaires du pays.A la vue du petit groupe qui l\u2019attendait a la gare, composé des amis des beaux jours, la reine fondit en monter dans le train.Lorsque la souveraine fut à bord.«@ général Sanjuro fouilla personnellement toutes les personnes qui désiraient approcher du wagon rov- al.Les rideaux de la voiture avaient été laissés, Ils furent levés et la figure d: la reine apparut.Des larmes coulaient de ses joues.La ma'heureuse souveraine les épongeait de son mouchoir et cherchait à comprimer les spasmes qui Ja secouaient.Le train ne tarda pas « démarrer.Le général José Sanjuro, fs répu- cS reine Victoria, ses deux filles les in- à recevoir les hommages d'un grou- famille larmes et ses filles durent l'aider à blicain et I'un des plus vaillants soldats de l'Espagne, avait tenu à assurer lui-même l'exécution des garanties de sauf-conduit données par le nouveau gouvernement à la royale.(Quinze hommes sûrs veilleront sur les voyageurs ipendant le trajet de Madrid à la (frentière française.: UN MOT D'ALPHONSE On raconte qu'un grand voulut montrer au roi plusieurs issues se- \u2018crètes de son palais au cas où il voudrait se sauver en secret.Alphonse XIII aurait répondu: \u201cIl n'y a que les renards qui se tapis- isent sous terre.Il n\u2019y a pas de renard dans mes armoiries.\u201d SOUS LA REPUBLIQUE Pendant que les membres de la famille royale prennent\u2019 le chemin de l'exil, \u201ces chefs républicains assurent l'existence du nouveau régime.Les portes des prisons de Barcelone, Valence, Jaca et autres villes ont été ouvertes devant des milliers de prisonniers politiques.MANIFESTE D'ADIEU ROI A SON PEUPLE Le roi, accompagné de son cousin l'infant Alphonse d'Orléans, et du duc de Miranda, s\u2019est embarqué \u2018à bord du croiseur \u2018Principe Al- DU fonso\u201d à Carthagène.L'infant Alphonse, prince des Asturies, héritier présomptif (du trône, est monté dans une automobile avant minuit, vraisemblablement à destination de Hendaye, sur la frontière iranco-espagnole, et l\u2019infant Juan, fils cadet d\u2019Alphonse, a quitté Cadiz pour Gibraltar où il s\u2019embarquera à bord d'un croiseur anglais à destination de l'Angleterre.Une automobile portant le monarque détrôné et sa suite a quitté le palais à 9 heures 30 mardi soir.Ses rideaux étaient Daissés mais n'empêcheaient pas ll\u2019ex-souverain d'entendre les cris de la foule transportée par la nouvelle de son départ.Alphonse a laissé avant de partir un manifeste d'adieu à son peuple qui ne sera publié que lorsque le souverain sera hors de la juridiction espagnole.le document renferme les conditions de son abdication et l'entente conclue avec les chefs républicains.Les milieux politiques croient que le roi n'a pas abdiqué de facon catégorique pour lui-même et ses héritiers.On pré- sine que le roi formule dans son manifeste l'espoir de remonter sur le trône d'Espagne au cas où les é- llections par\u2018ementaires donneraient un résultat monarchiste.Don Niceto Zamora a remis à mercredi son installation comme président provisoire de la république tout en prenant la direction des affaires dès le moment où, un peu après 6 heures p.m., il annonçait par radio à toute l'Espagne l\u2019abdication du roi et la proclamation de la république.CALME Le changement de régime s'est accompli presque sans effusion de sang.Il y eut bien hier soir à Barcelone une bagarre au cours de laquelle deux personnes furent tuées et plusieurs autres blessées, et quelques désordres à Malaga, mais en général le pays est calme.La paternelle surveillance des troupes et de la police suffit à contenir la foule.A l'exemple des Français qui dansèrent la Carmagnole dans les rues de Paris après la prise de la Bastille, la population de Madrid fut prise d'hystérie à la nouvelle de la proclamation de la république.Des mercantis réalisèrent des fortunes avec la vente du nouveau drapeau républicain aux couleurs rouge.pourpre et jaune.L\u2019aube allait paraitre lorsque les rues commencèrent à se vider.A Er a L vie .bec arde sanc L: crit Nou 64 163: frap tite un t \u201c1 gnai men vant assis papi y mait mais asse votr puis des tant four de, le c C colic s'ête pas expl qu'o un | N deu: de ave lége I con! coet où lui- van ava ce.gra son AX & Che pou je far gué mo les ne [ sur loit vou que que je tes suf Vie s à me bli- des peu Gait bdi- de \u2018est ar- ä 3 0 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.+ Le Testament de Samuel de Champlain Le dernier acte solennel de la vie de l\u2019illustre fondateur de Québec fut un témoignage de sa foi ardente et de sa vive reconnaissance envers la Mère de Dieu.La regrettée Laura Conan a e- crit un beau chapitre sur ce sujet Nous le citons presque en entier.\u201cAu commencement d'octobre 1635, M.de Champlain avait été frappé de paralysie.Pour sa petite colonie, encore si faible c'était un malheur Rien grand.\u201cLe docteur Robert Giffard soignait Champlain avec un dévouement absolu.Un matin en arr:- vant-au fort, il y trouva Champlain assis a son bureau des feuilles de papiers éparses devant -lui.J'ai encore les bras lourds, la main rebelle, dit l'illustre malade, mais, en v mettant le temps, avec assez d\u2019efforts, je crois avoir réussi à écrire un mot.Voyez! Giffard prit les feuillets et les examina.\u2014 Eh bien! demanda Champlain.est-ce lisible?Qu'est-ce que j'ai voulu écrire?Un mot immortel, répondit Gif- fard, souriant.Mais s'est presque votre signature ordinaire.Co \u2014 Crovez-vous que bientôt je puisse écrire un peu?\u2014 Une forte volonté peut bien des choses, dit le docteur, remettant les papiers sur le bureau.Mais le temps est délicieux.Mieux vaut causer au soleil.Il alla prendre un manteau de fourrure.en enveloppa le malade, lui mit son chapeau et gaiement le conduisit sur la terrasse.Champlain jeta un regard mélancolique sur le \u2018fleuve et les bois qui s'étendaient à l'infini.Ces quelques pas l'avaient fatigué, lui, le grand explorateur, et, gagnant le fauteuil qu'on lui avait apporté, il dit avec un triste sourire : Monsieur Giffard, il y trente deux ans, quand j'escaladai le cap de Québec pour la première tois avec Pontgravé, javais le pied plus léger qu\u2019aujourd'hui.\u2026.2, \u2018Renversé dans son fauteuil, 1! contemplait ce Québec, où son coeur s\u2019était enraciné si fortement.où il avait dépensé le meilleur de lui-même.Vingt-sept ans auparavant, au bas du promontoire, il avait arboré le drapeau de la France.Toutes les circonstances de ce grand acte lui revenaient, et il songeait au mystère de l'avenir et aux humbles commencements.Savez-vous, dit tout a coup Champlain, pourquoi je désire tant pouvoir encore écrire\u201d.c'est que je voudrais faire mon testament.\u2014 Votre testament! s'écria Gif- fard, mais vous allez guérir.\u2014 Non, dit Champlain, je ne guérirai pas.Et, d'un pénible mouvement de la main, il montra les bois dépouillés et murmura: Je ne les verrai plus reverdir.Une ombre douleureuse passa sur le visage du docteur.\u2014 Monsieur, il faut chasser bien loin ces funèbres pensées, elles vous feraient du mal, et vous savez que vous êtes nécessaire ici.vous (que nous avons besoin de vous.\u2014 Personne n\u2019est nécessaire, et je suis usé, dit le malade.-\u2014lL'inaction vous déprime.protesta Giffand.Vous ne savez la supporter.Rien détonnant votre vie a été si acl Mais, croyez- | moi, vous avez encore bien de la force, bien du ressort.Et vos colons implorent sans cesse votre rétablissement: \u2014 Jaurais tant voulu les aider, les soulager ; leurs difficultés, leurs misères me sont bien connues, dit Champlain tristement.\u2014 Si vous les entendiez prier pour vous, que vous seriez touché ! Par n'importe quel temps, tous les jours, ils se réunissent à Notre-Dame de la Recouvrance.Les yeux de Champlain se remplirent de larmes.\u2014 Je serais si heureux d'y prier encore pour ma colonie, dit-il.Mon cher ami pour remercier la Sainte- Vierge d\u2019avoir fait rendre le Canada à la France et accomplir le voeu que je lui avait fait, j'aurais bien voulu lui élever un beau temple.Pourtant c'est avec un bonheur bien grand que j'aime bâtir Notre- Dame de Recouvrance.et je veux \u2018ui léguer tout ce que je possède.Voilà pourquoi je désire tant pouvoir écrire, car nous n'avons pas de notaire à Québec.D'après la coutume de Paris, un curé peut recevoir un testament, mais le Père Laliemant n\u2019a pas le titre de curé.T est simplement missionnaire C\u2019est done un testament olographe qu\u2019il faudrait que je fisse.\u2014 Dans ces circonstances, on peut, je crois, dicter ses clernières volontés devant témoins.Mais, oui, s'écria joyeusement Champlain, le testament nuneupatif.conment n'y ai-je pas songé! Merci.cher ami.Rien ne m'empéche plus.Des demain, je dicterai mes dernières volontés.vous serez l'un des témoins.Et.souriant, 11 ajoute: La Reine du Ciel et de la terre sera l'héritière de Champlain.\u2014 Cela vous vaudra de vivre encore longtemps.Vous verrez grandir votre nouvelle Franee, Monsieur de Champlain.L'héroïque fondateur resta quelques instants silencieux.Une telle joie ne serait pas de la terre.dit-il ensuite.Je m'en irai bientôt.Je le sens, mais ma colonie vivra.La Vierge Marie ne me l\u2019a vas rendue pour la jaisser périr.C'est ma conviction intime profonde: en reconnaissance.je vais lui donner tout ce que j'ai et je voudrais bien lui donner plus.Ma femme.qui devait être ma légataire d'après notre contrat de mariage, nr'approuvera.J'en suis tres sûr.Le temps s'était tout à coup refroidi.\u2014 Rentrons, dit le docteur.Champlain se leva, regarda longtemps l'horizon grandiose, les maisons, fovers français, dont la fumée Montait dans la pureté absolue de l'air, et dit avec sérénité : \u2014 Giffard, ce rameau de France ce que j'ai planté avec tant de pet- nes ne périra jamais.Ceux qui viendront après nous, connaitront.comune nous, l'obstacle.la lutte.mais il y aura en Amérique une France rajeunie, rayonnante\u201d.(LAURE CONAN.\u201cSilhouettes canadiennes\u201d, p.159.) Reliques de Martyrs La tranquille colline des Martyrs, qui domine la vallée Mohawk., a rendu les ossements de trois hommes qui laissent croire à la possibilité que l\u2019on soit en présence de reliques de trois saints que les Indiens torturèrent et mirent à mort dans la première décade du 17e siè- cle.En creusant le sol sur le terrain du sanctuaire des Martyrs, près du village de Montgomery, on a mis au jour deux squelettes complets.une partie de squelette et un crâne.Ces ossements furent trouvés à trois pieds de profondeur et rien de plus fut découvert.Le sanctuaire commémore le martyre du Père Isaac Jogues connu comme l'apôtre des Iroquoi, de Jean de La Lande et de René Goupil, les premiers missionnaires martyrisés aux Etats-Unis à être canonisés par l'Eglise catholique.Tous étaient Français et membres de la Société de Jésus.Les deux derniers étaient des frères convers.Tis furent mis à mort près du sanctuaire qui fut érigé en 1885.Le Père Jogues enterra le Pere Goupil, qui avait été assommé à coups de tomahawk, dans la vallée en 1642.On supposa que les corps des autres avaient été jetés dans la riviere Mohawk après qu'ils eurent été tués en 1645.Aucune relique de leur martvre ne fut trouvée et la légende fut entretenue au cours des siècles, jusqu'au jour où elle tut ravisée par leur béatification en 1925, et leur canonisation en 1930, Le R.P.F.Cusick.directeur du sanctuaire, a retenu les services de plusieurs anatomistes pour déterminer si l'on se trouve en présence de squelettes d'Indiens ou d\u2019hommes blanes.Un fait probant est que tuellement les fouilles sont d'avis que ce sont des ossements d\u2019hommes blancs.Un fai probant est que Ton n\u2019 a trouvé auprès des squelettes aucune des reliques que les Indiens enterraient habituellement avec leurs morts.LE POISSON D'AVRIL Ceci se passait à l\u2019époque où, pour des raisons \u201cde politique, le prince de Lorraine était retenu prisonnier par LouisXIII, dans le château de Nancy, bâti sur les bords de la Meurthe.Le prince rêvait, depuis bien des jours déjà, de reconquérir sa liberté, mais n'avait encore trouvé aucun moyen pour y réussir.Au matin du ler avril, cependant, il profita d\u2019un moment où il se trouvait seul, et prit le parti de se jeter à l\u2019eau et de parcourir à la nage une bonne partie de la rivière, exploit dangereux, car le courant était très rapide.Le prince a- horda sur l\u2019autre rive, mais tout ruisselant d'eau, comme il l\u2019était, il ne pouvait continuer sa route à pied, Une petite gardeuse d\u2019oies qu\u2019il rencontra sur son chemin lui proposa de venir se sécher chez ses parents; il accepta avec empressement et suivit la petite fille à sa chaumière.Les parents de la fillette étaient de braves gens très attachés à la cause du prince de Lorraine.Ils lui prêtèrent des habits de villageois et protégèrent sa fuite.Louis XIII fut très mécontent en apprenant l\u2019évasion du princé et adressa de vives remontrances au principal geodlier, qui.pour s\u2019excuser, déclara qu\u2019il s\u2019était chargé de garder un homme et non un poisson.Cette réponse lui valut d\u2019être destitué de sa charge, mais sa répartie amusa beaucoup les Lorrains qui prirent l'habitude tous les ans, au ler avril de se livrer en souvenir de cet événement, à des plaisanteries où le poisson jouait un grand rôle.L'usagé en est parvenu jusqu\u2019à nous.Dans les casernes, pensions et Collèges, le Poisson d'avril donne lieu a de joyeuses mystifications, mais il faut avoir soin, toutes les fois que l\u2019on pratique ce passe- temps, de ne le faire que de ma- niére inoffensive.P.L.CASAUBON, B.ALLL.Notaire Placements sur hypothèque, Rè- * glement de succession, assurances, etc, 129 Frontenac, \u2014 BERTHIERVILLE, \u2014 P.Q.J.-E.LANGLOIS NOTAIRE Placement sur hypothèque.Règlement de succession, Consultation affaires civiles et municipales.SAINT-JUSTIN, QUE.Bureau: 10 rue St-Laurent.\u2014 Tél.6¢ Résidence: 12 rue St-Laurent J-EMILE FERRON AVOCAT, LOUISEVILLE, \u2014 QUE.Bureau: 35 rue Hart \u2014 Tél, 41b Résidence: 140 Ste-Julie \u2014 Té1.137% J-A.VILLENEUVE NOTAIRE Prêts sur lère hypothèque à 7%; Rè glement de succession, Administration générale, Etc, Edifice Banque Canadienne Nationale TROIS-RIVIERES, P.Q.Tél.Bell 35-r-3: Richard Lessard B.C.L.NOTAIRE Argent à prêter, Règlements de suc cessions, Assurances, Collection.STE-URSULE, Comté de Maskinongé a arrdtera un mel de tête en vingt minu-< AF\u201d .tes, enraiera un rhume en une nuit, et soulagera leu i des femmes.J.-Ernest Gagné, SAINT-JUSTIN, P.Q AGENT DE LA MAISON P.-T.Legaré, Limitée, Québec La grande variété aussi bien que le qualité des marchandises vendues par cette maison sont connues de tout le monde.Conditions pour convenir aux clients logue.\u201cADORELA\u201d La fameuse huile à parfum qui charme \u2014 Une goutte suffit.\u201cADORELA\u201d est préparée par J.JUTRAS Maître-Parfumeur Sur réception de cette annonce et 35 sous, vous recevrez par poste un généreux flacon 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de Cuisine, par Mlle Jeanne Anctil, directrice des Ecoles Ménagères Provinciales.Nouvelle édition illustrée, 270 pages, reliure toile solide.Volume indispensable à toute maîtresse de maison.Prix .Cee ee 4e 41 12 .$1.00 Le Manoir Mystérieux ou les Vigtimes de l'ambition.Roman canadien inédit, par Frédéric Houde co +.0.50 La Fille du Brigand, roman canadien inédit par Pierre L'Bcuyer .0.25 Le \u2018Membre\u2019, roman de moeurs poll- tiques québecoises .0.40 Les loisirs d\u2019un homme du peupie, par G.-A.Dumont .1 .0.50 Les Laurentiennes, poésies, par Benjamin Sulte.1 volume in-18 .0.30 Guide des Amoureux et des Gens du Monde.\u2014 Ce qu'une femme doit rechercher, ce qu'un jeune homme doit rechercher.\u2014 Conseils au jeune homme.\u2014 Conseils à la jeune file.\u2014 Le mariage.La lune de miel.\u2014 La Vie conjugale.\u2014 Le mari et la femme.\u2014 Mariage pour la montre.\u2014 Télégraphie amoureuse, etc.ete, LL i ee ee en aa 2e 0114 0.50 Le Secrétaire Universel, contenant des lettres de bonne année et de fêtes, de compliments, de condoléances, de félicitation, de remerciement, de reproche, d'excuse, de tecommandation, de demande, de conseil, d'affaires et de commerce, lettres d'amitié et de mariage, avec des instructions sur chaque sortes de lettres; la correspondance avec le gouvernement, des formules d'actes sous seing privé, avec les instructions sur ces actes, etu.2.22 24 41 41 44 44 4., 0,88 Mille Questions d'étiquette, discutées résolues et classés par Mme Mare Sau- valle, 1 volume .0.60 Les Bastonnais, par J.Lespérance, jl- .0.78 lustré .21 14 44 24 11 24 4e 4e 4 Collections de \u2018\u2018l\u2019Echo de Saint-Justin\u201d Vol.1, novembre 1921 à octobre 1922 $1.00 Vol, IL, novembre 1922 A octobre 1923 1.00 Vol.III, novembre 1924 à octobre 1924 1,00 Vol, LV, novembre 1924 à octobre 1925 1.00 Vol.V, novembre 1925 à octobre 1926 1.00 Vol.VI, novembre 1926 à octobre 1927 1.00 Vol, VII novembre 1927 à octobre 1928 1.00 Vol VIII novembre 1928 à octobre 1929 1.00 Vol.IX, novembre 1929 à octobre 1930 1,00 Causons du pays et de la \u2018colonisation, entretiens par Joseph Amusart.1 vol.in-12, cartonné toile .0.50 Une de perdue, deux de trouvées, par G.de Boucherville, 2 vol.in-12 .1.00 MONTFERRAND (Histoire de Jos) l\u2019a- thléte canadien, par Benjamin Sulte.Nouvelle édition ornée d\u2019un portrait et de nombreuses gravures .0.Enfant perdu et retrouvé (l'} ou Pierre Cholet.Histoire véritable recueillie par M.l'abbé Proulx, 1 vol., avec gravures Mille et une Nuits, contes arabes, orné d'un grand nombre de gravures.1 grand volume .222$ 12 24 .,.076 Cuisinière canadienne (nouvelle), contenant tout ce qui est nécessaire de savoir dans un ménage; les recettes les plus nouvelles et les plus simples pour préparer les potages, les rôtis de toutes espèces, la pâtisserie, les gelées, glaces, sirops, confitures, fruits, sauces, puddings, crêmes et charlottes; poissons, volailles, giblers, oeufs, légumes, salades, etc.recettes pour faire diverses sortes de breuvages, liqueurs, etc, etc.0.50 Cuisinière des familles (la).Ouvrage canadien contenant les recettes les plus pratiques et les plus simples pour préparer les potages, les viandes, les poissons; desserts, pâtisseries, breuvage, etc.0.30 La Veillée de Noël, pièce du terroir, en deux actes et un tableau, par Camille Dugway .22 44 24 .4e + 0.38 Conscience de Croyants, roman de moeurs canadiennes, par Laurent Barré.Un beau volume de 230 pages ET UNE FOULE D\u2019AUTRES 4 , L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.ECHO DE SAINT-JUSTIN JOURNAL MENSUEL W.-H.GAGNE, Editeur-Propriétaire, SAINT-JUSTIN, QUE, Le prix de l'abonnement est de 75 cents par année pour le Canada et $1,00 pour les Etats-Unis, payable d'avance.\u2014 Toute année commencée est due en entier.Pour le tarif des annonces, impressions, etc.on voudra bien s'adresser À nos bureaux.PARLONS NOTRE LANGUE D\u2019ABORD I] est sûr que notre langue regagne du terrain au Canada.En dépit de quelques gouvernements préjugés ou peureux, la situation est encourageau- te.Si les politiciens ont peur, une partie de plus en plus importante de élite anglo-saxonne ne craint pas d'apprendre le français et n\u2019a pas honte de le parler.Et cette élite, il faut le souligner, cette élite qui compte par son influence dans les sphères intellectuelles n'est pas aussi intransigeante en matière de bilinguisme Qu'on voudrait nous faire croire.Elle admire que beaucoup de Canadiens français parlent les deux -langues officielles du pays: mais elle apprécie\u2014et fort justement \u2014 qu\u2019en parlant convenablement l'anglais nous cherchions avant tout à connaître et à parler aussi parfaitement que possible notre langue maternelle.Sur ce point précis, il serait utile de consulter nos compatriotes fonctionnaires à Ottawa: ainsi que nous le disait récemment quelqu'un d'assez bien placé dans la hiéarchie bureaucratique.\u2018c\u2019est parce que nous savons Jde français que nous sommes là, et c\u2019est ce qu'on exige de nous\u201d.Sans doute, nous le savons trop.\u2014 il se produit fréquemment des incidents désagréables, provoqués par les fonctionnaires unilingues (qui sont anglais, naturellement).L'autre jour, au bureau de poste d'Ottawa, un \u2018journaliste du \u201cDroit\u201d ne réussissait pas à se faire comprendre d\u2019un employé arrogant qui osa même lui dire: \u201cPourquoi apprendrais-je le français?\u201d La race des fanatiques indécrottables n\u2019est pas près de disparaître: il faut nous y résigner.Mais aussi il faut \u2018tenir notre bout\u2019.L\u2019obstination des unilingues est aussi ridicule que choquante.Mais il est encore plus ridicule et plus choquant de voir des Canadiens français placer leur propre langue en second lieu en pleine province de Québec.Allez passer queques heures dans certaines adminstrations, allez flâner dans certaines cours judiciaires de nos grandes villes: vous serez dou- leureusement surpris de constater un parti pris de parler anglais.même entre Canadiens français.Voici un exemple, vieux de près de deux ans.mais qui est singulièrement édifiant: A cette époque, un matelot de nationalité allemande était traduit devant un tribunal de police à Montréal, pour cause de désertion.On l\u2019interoge en anglais.Le matelot allemand ne parlait pas anglais On recourt alors à un interprète.Le matelot fut condamné.Mais quelle ne fut pas la surprise des officiers du tribunal d'apprendre, après la condamnation, que cet Allemand, s\u2019il ne parlait point l\u2019anglais, savait du moins le français.Et le greffier d'en faire un reproche à l'accusé: \u201cPourquoi ne l\u2019avez- vous pas dit\u201d! \u2014 \u201cMais vous ne l'a viez pas demandé et est-ce que je pouvais soupçonner que les nersonnes ici présentes savaient le français?\u201d \u201cLe Courrier de St-Hyacinthe\u201d qui rapporta Je fait ajouta que les rieurs ne furent évidemment pas du côté des officiers du tribunal.Cet Aile mand avait donné là une rude leçon, bien méritée.11 est commode de parler l'anglais: c\u2019est nécessaire pour les gens instruits.Mais i] est encore plus nécessaire pour nous de bien savoir notre langue.Et il ne faut pas que nous ayons honte de la parler.\u201cLe St-Laurent.\u201d ACCIDENTS D'AUTOS Au-delà de 93 pour cent des accidents d'automobilés ont pour théâtres les rues des villes et des villages de la province.Au cours de l\u2019année 1929, d'après le Bulletin Officiel du Ministère de la Voirie, 6,789 accidents d'automobile survinrent dans la ville de Montréal, 316 a Westmount, 36 A Outremont, 1,306 à Québec, 282 à Sherbrooke, 93 à Trois-Rivières et 230 à Hull.A elles seules ces sept villes furent le théâtre de 9,052 accidents sur un total de 10,705, soit une proportion de 90 pour cent.Les rues de ces villes sont ouvertes douze mois par année à la circulation.Dans le cas de Montréal, de Québec, de Sherbrooke, de Hull et d'autres villes, la circulation est possible à une distance considérable en dehors des villes elles-mêmes, Les risques d'accidents donc en hiver comme en été.Bien que la circulation d'hiver soit moins considérable que la circulation d'été, le fait que l\u2019ouverture des routes en hiver progresse d'année en année, et le fait que l'on garde de plus en plus les véhicules automobiles en service au cours des mois d\u2019hiver tendent à accroître les risques d\u2019accidents durant cette période autrefois presque inactive.L'an dernier il y eut 2,582 accidents durant les mois de décembre, janvie février.mars et avril.Ces accidents survinrent presque tous dans les villes énumérées ci-dessus.La, cirenla- tion sera cet hiver plus active que jamais et il ne faudra pas être étonné de voir augmenter en proportion le nombre des accidents.Malgré le soin donné à l'entretien des rues dans les villes ainsi qu\u2019à l\u2019entretien des routes de campagnes.il y a plus de risques à circuler en hiver qu\u2019en été.Il faut donc observer davantage la prudence et faire preuve de plus de jugement\u201d.S'appuyant sur ces constatations, le Ministère de la Voirie a décidé que les officiers de circulation resteront en fonction sur les routes ouvertes à la circulation d'hiver.Il demande.pour leur rendre la tâcre pas trop lourde, la coopération de tous les an- tomobilistes sans quoi l\u2019on risque fort de voir augmenter rapidement Je nombre des accidents d'auto.LA PUBLICITE DES JOURNAUX La publicité dont il est ici question est celle qu'emploient, pour annoncer leurs produits, les fabricants et les marchands.C\u2019est la plus voyante; ce n\u2019est pas la seule.Outre cette publicité industrielle et commerciale.appliquée à la recherche de gains matériels, il existe divers ordres de \u2018\u2018réclames\u201d politiques et mondaines, littéraires ou artistiques, qui satisfont seulement le besoin démocratique de \u201cfaire parler de soi\u201d.Ce souci de se existent manifester, d\u2019afficher sa situation.son mérite ou sa personne procède du même sentiment que celui qui pousse le négociant à prôner sa marque de fabrique, pour n'être pas éclipsé, dévoré par la concurrence.L\u2019annonce, par la voie des jour naux, commenca en Angleterre vers le XVIIe siècle, et l\u2019on cite un avis inséré dès 1660, dans le \u201cMercurius Public\u201d, par les soins du roi Charles TT.où ce prince réclamait un petit chien qui s\u2019était sauvé de son palais.Mais l\u2019institution commerciale de la publicité, sous ses différentes formes, te remonte pas beaucoup au-delà de 'a moitié du XIXe siècle.Elle a profité d'un ensemble de découvertes et le progrès sans esquels ON ne pouvait même la concevoir: progrès de l'instruction primaire, puisqu'elle nh\u2019aura:t pu s'adresser à un peuple Jui ne savait pas lire; établissement \u2018le la liberté du commerce, de la presse, de la poste à bon marché, développement des moyens de transport, des ndustries du papier et de l'imprimerie.Tout cela lui était indispensable nour vivre et prospérer.Aujourd\u2019hui la vieille Maxime: \u201cA hon vin, pas d\u2019enseigne!\u201d n\u2019est plus le mise.Bon gré, mal gré, tout ven- leur est amené, pour répandre sa marchandise, à la faire connaître par à publicité.Ceux à qui ferait hor- \u2018eur l'affiche brutale, aveuglante de \u2018a rue, et de tout ce qui dépend de Ja rue, répugneraient aux annonces plus discrètes des journaux, aux prospectus, aux catalogues, ceux qui prétendent en un mot ne pas recourir a la publicité, en font une, détournée ou inconsciente, par le décor de leurs cartous d'emballage, de leurs voitures de livraison, de leur papier à lettres, par le soin de leurs étalages, par l'octroi gratuit de leurs produits à des personnes qui les font valoir, par le sacrifice qu'ils s'imposent pour figurer avec éclat aux grandes expositions.Tous cherchent à frapper l\u2019acheteur et à le séduire, L'ANNEE LUNAIRE Il y aura, l'an prochain, quatre-cent cinquante ans que nous sommes régis par le calendrier grégorien.Sans doute n'est-il] pas parfait.On s'en contentait tout de même.Les générations, peu à peu, s'étaient accoutumées à l'inohérence de ces mois qui, tantôt, ont trente et un jours tantôt trente seulement.et dont l'un n'a mêmie que vingt-huit jour ou vingt- neuf, si l'année est bissextile.Mais rien n'est éternel en ce bas monde, remarque Jean Lecoq, et les hommes sont sans cesse à la poursuite de la perfection dans tous les arts, même dans l\u2019art de dénombrer les jours et de les diviser suivant le cours des actes.Le calendrier grégorien, à son tour.a cessé de plaire; et bientôt sans doute subira-t-il le sort du calendrier Julien.auquel il fut substitué en l'an de grâce 1852.De toutes parts on en appelle à la Société de Nations pour accomplir cette réforme.À la fin de cette année, une conférence internationale se tiendra à Genève en vue de résoudre ce problème, dont on peut dire, qu\u2019il est d\u2019intérêt mondial.Le vieux calendrier grégorien n\u2019a qu'à bien se tenir.Celui qui prendrait sa place serait un \u201ccalendrier lunaire\u201d.A partir de son adoption, l'année compterait treize mois, de quatre semaines chacun, correspondant exactement avec le mois lunai- re.Ainsi disparaîtrait la fâcheuse anomalie qu veut que les mois n\u2019aient pas tous le même nombre de jours.D'autre part, il existerait une relation constante entre le jour de la semaine et la date que ce jour porterait dans le mois.Par exemple, le lundi serait nécessairement le 1, le 8, le 15, et le 22 du mois; le mardi, le 2, le 9 le 16 et le 23; le mercredi, le 3, le 10, le 17 et le 24.et ainsi de suite.H suffirait donc de date pour trouver le jour, sement de connaître le avoir la date.\u201cL'Association américaine pour la réforme du calendrier\u201d propose de donner au mois nouveau le nom de Trécembre.l'année aurait donc ainsi treize mois.M'est avis que les salariés payés au mois trouveront la réforme de leur goût.Mais il restera un jour par année hors du temps.On en ferait un jour de fête pour tous les peuples du connaître la et, inver- jour pour monde: le \u201cjour de l\u2019Humanité\u201d.Il y aurait ainsi un jour par où les hommes seraient tenus \u201caimer.an | de t La Population Terrestre ; Agent pour les engins a gazoline e Si la race humaine continue à se.nuitiplier au taux actuel, disent certains savants, elle s'élèvera à sept billiors en l'an 3,000, et n'y aura plus \u2018e place sur terre pour de nouveaux occupants.II n'y a cependant pas lieu de trop \u2018\u2019alarmer: celui qui a créé la terre et l'homme a pensé à cela bien avant «e savant monsieur.11 y a cependant.dans le peuplement du globe, un problème qui vaut la peine de fixer notre attention: c\u2019est celui de la prépondérance en nombre de races noire et jaune.Aujourd'hui, la race blanche domine encore, mais son emprise durera- t-elle toujours?Suns être prophète de malheur, on peut craindre quelque nm tie.L'histoire race blanche, ni la race jaune ne peuvent absorber la noire sans perdre de leurs qualités natives.Le Portugal tenta Yaventure au seizième siècle, et bientôt après commencait son déclin en politique, dans le sciences et dans les arts.°° Les Etats-Unis comptent à l\u2019heure | actuelle plus 10,000,000 de nègres, TAXI .Auto et Voitures pour Mariages, Baptêmes, Etc.Voyages à longue distance.Service rapide \u2014 Jour et Nuit ; : Nap.S.de Carufel & Fils Tél.29, Pont Maskinongé : P.-O.PAQUETTE Menuisier et Manufacturier de Portes, Chassis, Jalousies, Moulure, Bois plan, Ete.ENTREPRENEUR GENERAL à l'huile de Fairbank-Morse.KEntrepreneur-Blectricien licencié, SAINT-JUSTIN \u201c EPICERIES QUALITE\u2014ECONOMIE Ce qu'il y a de mieux pour votre culsine BIENVENUS I HF La place reconnue pour le bon marché, chez CHS-OMER MORAND, Téléphone Bell 212w ST-BARTHELEMI, P.Q.| ! | | + | ! Ï | Roi de la vitesse sur le Pacifique my a Vancouver milles à Honolulu /milles Yokohama milles Kobe à Yokohama } 333 milles Empress of Japan, 15 hrs 54 min.Record précédent, 19 hrs.Le luxueux Pacifique vitesse et du confort sur l'océan nombreux records qu\u2019il a établis Records sur l\u2019océan Pacifique Tableau comparatif : Yokohama 4280 [Empress of Japan Empress of Canada Vancouver 2329 [Empress of Japan Record précédent Honolulu à 3379 [Empress of Japan Empress of Canada agquebot \u201cEmpress of Japan\u201d du anadien, d\u2019un jaugeage de 26,000 tonnes, s'est d'emblée assuré le titre de roi de la Pacifique, après les ) depuis sa mise en service sur la route orientale, l\u2019été dernier.Lors de sa dernière traversée de Yokohama à Vancouver, soit une distance de 4,280 milles, le navire effectua le trajet en 8 jours, 8 beures et 18 minutes, réduisant ainsi son record précédent par 8 beures et 40 minutes.Jours Hrs Min 3 18 7 51 15 50 13 50 9 4 ~NOY ph 0 6 11 rapproché.Le gros navire détient de plus les records de vitesse entre Vancouver et Honolulu; Honolulu et Yokohama et Yokohama et Kobe.Ce dernier record est considéré comme le meilleur jamais établi au Japon.Le commandant de l\u2019\u2018\u2019Empress of Japan\u2019, le capitaine Samuel Robinson, a déclaré après son dernier voyage, que le navire possédait encore une réserve considérable de puissance et qu\u2019il pourrait décrocher un autre record dans un avenir gigantesque conflit pour la suprém, nous prouve que ni 1 atifié veux mois gang che Finévi bienl chag plaie a co freus pérai mang 17 ir nisai conv nvis depu ant.car \u20ac mens eNnco: puru trans sen 1 dems medi Le 3 mai 1928, c'était un jeudi, Pape Pie XI bénissait par lettre e jeune fille stigmatisée et le cu- é de sa paroisse située dans la Haute Palatinat; à la même heure, Ja jeune fille confilait au prêtre cette tévélation: \u201cEn ce moment, le Baint-Père nous donne sa Bénédic- ion, à vous et à moi.\u201d % Le Pape avait daigné s'occuper lui-même du cas de Thérèse Neumann ; il avait confié à un médecin \u2018Éminent qui prit la bure franciscai- \u2018nie, le P.Gemelli, directeur de 1'U- \u2018fiversité du Sacré-Coeur, à Milan, Ye soin de visiter la stigmatisée, et à \u201cPelui-ci avait assisté, durant la Se- \u2018maine Sainte, aux grandes extases ù Thérèse vécut le drame de la assion du Sauveur.Aucun rap- rt ne fut publié, mais la Bénédic- \u201clion pontificale manifesta la pensée Hu silencieux enquêteur.Jusque vers la fin de 1926, le illage de Konnersreuth restait 1- nore du monde; 11 était inconnu for de la plupart des habitants Hu Haut-Palatinat qui ne lisaient bas ce nom sur les guides de che- vin de fer: l'autocar de Waldassen ont on admirait la collégiale, pas- ait par Konnersreuth et en traver- ait les rues tortueuses pour ga- sner Artzberg.Qui aurait remar- Bqué sur la place du marché une Bnaison tassée que flanquait une grange ?C\u2019est là que naquit.le 9 août 1898, au foyer d\u2019un tailleur peu fortuné, Thérèse Neumann.En 1923, eile avait perdu sa belle santé.à la suite d'une série d'accidents, elle n'avait même plus l'usage de la vue.Le 29 avril 1923.Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui était be- atifié le jour même, lui guérit les veux, fermés depuis quarante-neuf mois.Te 3 mai 1925, alors que la (M angrène menaçait sa jambe gauche et que l\u2019amputation paraissait inévitable, la jeune fille supplia \u2018a bienheureuse Carmélite d'éviter ce chagrin à ses pauvres parents, et la plaie se ferma immédiatement.Mais Thérèse restait paralysée.\u2018a colonne vertébrale brisée, une affreuse plaie dans le dos; elle n\u2019espérait plus la guérison et ne la demandait plus dans ses prières.Le 17 mai 1925, jour où le Pape canonisait Soeur Thérèse de l\u2019Enfant- Jésus, la malade récitait le chapelet, dans son lit.Soudain, sa figure rayonna de joie, elle parut er conversation avec un personnage invisible, et, pour la première fois rlepuis six ams, se leva sur son séant.Revêtue d\u2019habits d'emprunt, car elle n\u2019en avait plus, elle se promena dans sa chambre.Plus tard encore, atteinte d\u2019une appendicite purulente et sur le point d'être transportée à l\u2019hôpital de Waldas- sen pour y subir une opération, elle demanda sa guérison, l\u2019obtint immédiatement et se rendit à l\u2019église JOURNAL MENSUEL hérèse Neumann Que penser des faits de Konnersreuth ?pour remercier Dieu; c'était le 13 novembre 1925, à 7 heures du soir.L'automne de 1926 lui apporta une pneumonie.Le 19 novembre, elle agonisait, et la famille priait autour de son lit; soudain, Thérèse laissa tomber le cierge allumé et le crucifix qu'elle tenait en mains et elle se dressa les bras tendus vers une forme invisible.La jeune file était guérie, mais une voix inconnue lui avait dit: \u201cLe Seigneur est content de te voir ainsi soumise, mais tu ne dois pas mourir, pour montrer au monde qu\u2019il y a une puissance supérieure.Tu souffriras encore beaucoup, afin de soutenir les prêtres dans l\u2019oeuvre du salut\u201d.Déjà, dans la nuit du jeudi au vendredi, 5 mars 1926, Thérèse avait été transportée au Jardin des Oliviers et avait suivi la scène de l'agonie du Sauveur; durant cette contemplation, elle ressentit au coté gauche une vive douleur; il se forma une plaie au coeur et le sang coula, jusqu'au vendredi midi.Les semaines suivantes, dans \u2018a nuit du jeudi au vendredi, elle assista à la flagellation, puis au portement de la Croix, puis de nouveau à l\u2019agonie, et toujours le sang se mit à couler de la plaie.Thérèse cachait ce phénomène, \u2018a sveur lavait-le linge en cachette: mais le Vendredi-Saint, c'est toute la Passion que Thérèse contempla de ses yeux d'où coulèrent en sillons rouges sur ses joues des larmes de sang: toute la famille et l'abbé Naber, curé du village.la virent.Quand la jeune fille reprit ses sens, Cîle sentit qu\u2019ele portait des plaies aux mains et aux pieds.\\- veuglée par les larmes de sang.elle dt à sa soeur: \u201cRegarde donc ce que j'ai.cela me fait si mal\u201d.Sur le devant de la tête, puis sur l'épaule.et sur tout le corps elle reçut les stigmates du couronnement d'épines, du portement de croix, de la flagellation.Aujour- d'hui encore, elle porte autour de la tête huit cachets minuscules, stigmates du couronnement d\u2019épines: une large empreinte sur l\u2019épaule droite, stigmate du portement de croix ; quatre marques aux pieds et aux mains, stigmates du crucifiement ; une large blessure à la poitrine, stigmate du coup de ian- ce.Ces visions de la Passion n\u2019ont cessé de se renouveler, extatiques et douloureuses, sauf durant le temps de Pâques à la Pentecôte.Daus la nuit du jeudi au vendredi, serait-ce pendant une conversation a laquelle elle prend part et intérét, elle cesse subitement de connaitre le monde visible: elle suit une vision, Ses gestes et l'expression de son visage en laissent soupçonner les épisodes, tandis que le sang coule: c\u2019est lagonie, la trahison de Judas, la comparution devant le Sanhédrin, la scène du prétoire, le couronnement d'épines, et ainsi de suite.Une cinquantaine de scènes se succèdent, durant de dix à quinze minutes; la dernière seule se prolonge audelà d\u2019une heure.Thérèse semble subir elle-même les tourments du Sauveur.Un matin, le 8 juillet 1927, l\u2019aib- bé Naber apporta fa communion à Thérèse.\u2018\u2019Résel, lui dit le prêtre, voici le bien-aimé Sauveur qui vient à toi!\u201d \u201cHs se sont moqués de lui\u201d \u2014 \u201cQui, Résel\u201d\u201d Hé- rode, je voudrais bien lui crier: à bas.\u201d \u201cMais, Résel, on ne doit pas faire cela\u201d.\u2014 \u201cNon, aussi, je ne le fais pas, mais il le mériterait bien\u201d.La jeune fille, qui venait d'assister à la scène de dérision, ne pouvait encore penser à autre chose, et ne saisissait pas tout le sens des paroles du prêtre.Au professeur Wutz, qui enseigne les langues orientales, à Eich- staet, Thérèse raporta des paroles arameennes qu\u2019elle avait retenues au cours de ses extases.Contemplant en vision la trahison de Judas, elle avait entendu celui-ci dire à Jésus :\u201cShelama, Rab- boni.Je vous salue Maître\u201d; les autres apôtres crier: \u201cGannaba! Maggera! Voeur! traitre!\u201d: le Christ: demander: \u201cMa hada?Qu'est-ce\u201d.L'orientaliste les lui traduisit.Pour da mettre à l'épreuve, le professeur cita, en plusieurs langues, le Gloria in excelcis, et quanti elle entendi l'arameen, elle s'écrit joyeuse : \u201cC'est cela.mais il en Manque un bon bout!\u201d Elle soutint mêmie contre le professeur certaines prononciations, et celui-ci dut avouer, après recherches, qu'elle avait raison.Annonciation, Transfiguration et autres scènes évangéliques se dé- rou\u2018ent sous les yeux de la stigmatisée: elle écoute avec plaisir, le jour de la Pentecôte, le discours de saint Pierre et n'en perd pas un mot, car \u201cil s'exprime en bon allemand\u201d.Pendant ces repos extatiques.Thérèse dévoile souvent les secrets des coeurs.Mgr Schremibs.évêque de Cleveland, étant entré dans la chambre Thérèse dit à sa mère: \u201cIl v a ici un monsieur originaire de la Bavière, qui réside maintenant de l'autre côté de l\u2019océan, où 1 se dépense beaucoup pour Dieu.J'ai quelque chose à lui confier: que les autres sortent\u201d.Comme le secrétaire, Mgr MacFadden, voulait sortir, lui aussi, la jeune fille lui dit: \u201cLui, il peut rester, il ne comprendra pas\u201d.En effet, ce prélat anglais ignore l'allemand.Et Thérèse parla à l'évêque de Cleve- \u2018und.de sa vie intime et des affaires du diocèse.À un visiteur qui se faisait passer pour peintre, la stigmatisée dit un jour: \u201cTu es prêtre, toi; tu as apostasié, il a vingt ans, mais tu ne perdras pas le sacendoce, il reste éternellement.Prédictions, dons des langues, autres phénomènès qui surprennent l'entourage de Thérèse; mais, celui qui étonne le plus ces bons Bavarois, c\u2019est que depuis près de qua- tre ans, la jeune fille n\u2019absorbe plus ni nourriture ni boisson.C\u2019est ce qui a aussi le plus émerveillé les savants allemands; Thérèse s'est prétée avec une patience que nous jugerions excessives à leurs expériences.Sur ce cas, la science allemande s'est passionnée et les médecins étrangers, croyants ou incroyants, ont tenu à l\u2019étudlier eux aussi.Dans une étude critique qui vient de paraître, le R.P.Dorsaz, Rédemptoriste (1).permet de se faire une opinion en connalissance de cause.Il établit d\u2019abord les faits; 1l montre ensuite Thérèse aux prises avec des savants qui, avant tout examen, prononcent les mots d\u2019hystérie, de forces inconnues, d\u2019'autosuggestion, et ne peuvent mainte- mir devant les faits leur affirmation.Telles de leurs expériences déplaisent beaucoup : pendant un sommeil extatique.un médecin alla jusqu'à diriger sur les yeux ouverts de Thérèse une lampe de plusieurs milliers de bougies, et c'est mirade que cette brutalité n'ait pas provoqué une ophtalnie.Cette partie du livre est traité avec le plus grand soi.Les faits paraissent surnaturels, faudra-t-il y voir la main de Dieu?C'est encore une question que le R.P.Dorsaz envisage.L'EgHse seule a droit de répondre authentiquement.I! existe, cependant des signes qui distinguent les phénomènes d'origine divine d'avec les artifices du démon: ces signes semblent être favorable à là stigmatisée et confirmer l'existence d\u2019une mission divine.Leçon sur l\u2019invisible, leçon sur la spiritualité de l'âme qui domine le corps matériel où elle habite, le- cons sur le Christ et le mystère de la souffrance et le dogme de la Rédemption, leçons sur la fécondité de l\u2019Eucharistie qui soutient l\u2019âme et le conps, ce sont là quelques en- scignements de Konnersreuth.Le Messager.NOS TRADITIONS Lorsque \u201ces individus meurent, ils transmettent à leurs descendants Jes biens matériels qu'ils ont amassés à la sueur de leur front.[Lorsqu'une génération s'éteint, elle confie à la génération qui la suit, un ensemble d\u2019usages communs.Nous les appelons les traditions.Jadis, nos pères laissaient moins d'argent à leurs héritiers, parce que les conditions économiques dans lesqueeliles ils vivaient ne le leur permettaient pas d'en amasser autant qu'aujourd'hui.Ils conservaient, cependant, avec un soin jaloux les traditions que leur laissaient ceux qui les précédaient, afin de les transmettre religieusement à la prochaine génération.Aujourd'hui, nous donnons à ceux qui viennent après nous plus de richesse matérielle.Employons- nous le même zèle à léguer nos traditions à nos enfants?La généralisation est un défaut.L'optimisme exagéré, un non moin- dre.Tout en se gardant des deux L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN \u2014 extrêmes, il faut admettre que nos traditions disparaissent de certaines familles, Un certain nombre d\u2019entre elles difapident cette richesse inappréciable, et, lorsqu'elles s\u2019éteignent, si elles fHaissent plus de biens matériels à leurs descendants, elles ne peuvent en faire autant de nos traditions.Que chacun regarde autour de soi.Dans combien de familles ne se retrouvent plis ces pratiques religieuses familiales d'antan, comme la prière en famille, le bénédicité et la récitation de l\u2019Angelus ?Le respect de l'autorité familiale ne baisse-t-il pas?Jadis le père se montrait le chef de fa famille.Aussi, même à vingt ans les enfants n'osaient rien faire sans le consentement de leurs parents.Aujourd\u2019- hui, des jeunes filles de 15 ans, quand elles en sont pas plus jeunes encore, imposent leurs quatre volontés à leur père ou à leur mère.C'est un détail insigmfiant, diront les uns: mais jadis on se tutoyait moins entre parents et enfants.Ce n\u2018est pas que \u2018le respect paternel ne puisse pas exister avec cette habitude, théoriquement.En pratique, le tutoiement amène une plus grande familiarité et incline au manque de respect, surtout lorsque l'enfant n'obtient pas ce qu'il désire.Les scènes quotidiennes de vie familiale ne manquent pas pour illustrer cette vérité.L'aieul n'était-il pas jadis entouré d'une plus grande piété filiale qu'aujourd'hui?Nos \u201cvieux\u201d, il l'est pas rare aujourd'hui de les voir considérés comme un fardeau ennuyeux, quand on ne les case pas dans un hospice pour s'en débarrasser, Nous en avons vu de ces pau- vrs \u201cvieux\u201d pleurer, parce que leurs enfants, qui avaient les moyens de les garder à la maison, les avaient rélégués dans un hospice.Est-ce un mirage du passé?Chez nos péres, la vieille politesse fran- caise fleurissait davantage.Sur son passage, on saluait plus communément le prêtre ou l'église.Aujour- d'hui, si l'on salue, c\u2019est d\u2019un geste écourté.l'âme en est disparue.Faut-il parler de d\u2019anglomanie dans les idées, dans les moeurs, dans le langage et dans les relations sociales?Cette maladie existait chez nos pères, surtout dans la classe dirigeante qui, par une aberration propre aux esprits faibles et naifs, croyaient se grandir en se mariant a des Canadiens de langue anglaise et de religion protestante, en fréquentant presque exdlusive- ment leur milieu social et en adoptant leurs idées et leurs maniéres de vivre.Aujourd'hui, notre classe dirigeante souffre encore de cette atrophie du sens national au détriment souvent de sa foi et toujours de sa nationalité.Ce mal, cependant, se propage dans toutes les classes de la sqciété, de nos jours.Ce coup d\u2019oeil est incomplet.I faudrait parler encore bien d\u2019autres vertus traditionneïles de nos pères comme leur simplicité de vie, manque \u2018de l\u2019équilibre des facultés de l'âme, et leur proverbiale écono- (à suivre sur la page douze) Fatt L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.LE DEVOIR DE L'HEURE PRESENTE Ne pouvant plus traverser la frontière pour s'établir dans les fabriques américaines, se voyant refuser le droit d'aller s'établir sur les terres des Plaines centrales de son pavs, le Canadien est maintenant forcé de songer aux terres des provinces de l'Est canadien: terres qu'il a dédaignées trop souvent: terres qu'on lui a refusées parfois.Dans la province de Québec seulement, le surplus des naissances sur les mortalités est de 50.000 annuellement.Cela fait 25.000 nouveaux couples qui chaque année doivent s'établir quelque part.Pour la moitié ces nombreux couples prendront la place des vieux.Un quart s'en ira pour faire fortune en ville.Ces derniers ne réussiront la plupart du temps qu\u2019à crever de faim et à regretter le temps où Tis étaient a la campagne, mais ils n'en resteront pas moins en vile.Plus tard une autre génération ira les rejoindre, confiante toujours de réussir.et.Un quart, soit 6,250 familles pourraient s'établir dans les vieilles paroisses où tant de terres sont | L\u2019ADIEU LA TERRE maintenant qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019établissement des Canadiens chez eux ?Aprés avoir reçu et aidé à l'éta- hlissement de 50,000 à 100,000 fa- miles d\u2019étrangers chez nous et cela pendant des années, nous hési- tertons a faire les dépenses nécessaires pour l\u2019établissement de Canadiens chez eux! Ce ne serait pas tolérable.Et le devoir le plus pressant dus.Canadiens a l'heure présente, pour ceux qui ont des enfants à établir.pour ceux des campagnes plus particulièrement, c\u2019est de réclamer des gouvernements canadiens, fédéral et provinciaux leur par, d'héritage des terres publiques.Le devoir de tous les guouverne- ments du Canada n'est-il pas d\u2019ai- derpar tous les moyens possibles à l'établissement des descendants des pionniers (Ju Canada dans leur propre pays.C'est une politique nouvelle, mais elles s'inpose.J.-E.LAFORCE.LA COLONISATION DANS LA MATAPEDIA (Histoire vécue) Le \u2018Père Fabien\u201d était un vrai : , .1442 4 i! 442 \u201c inocupées.où \u2018a culture intensive nl: de la terre.un vétéran de la glè- permettrait un \u2018\u2019tassage\u201d qui serait |be.I possédait une belle terre.d'un une bénédiction pour la plupart de T10S paroisses.Il nous reste dunc SIN MILLE DEUX couples nouveaux qu'il nous faudrait placer sur des terres nouvelles, si notre politique d\u2019étahlisse- ment est bien organisée.Pour des décades nous avons eu une poktique de colonisation qui a rapidement développé les Plaines centrales du Canada.Neus avons pour atteindre ce but dépensé l'argent par millions.annuellement.Ce fut toujours pour le bénéfice des étrangers que notre politique attira.Nos gouvernants furent d'une excessive générosité pour ces étrangers, qui pour un trop grand nombre, ne seront jamais des Canadiens.Qui parle de sécession à l'heure actuelle, si ce ne sont ces groupes étrangers venus ici pour s'emparer de NOS terres et que nos gouvernants ont eu \u2019imprudence d'admettre dans notre pays, voire même d'aider à s\u2019établir chez nous.Chez nous seulement.dans la province de Québec, il nous faudrait voir a l'établissement de plus dc six mille familles annuellement.Mais c\u2019est une soixantaine de paroisses cela.Dans quelques années nous aurions couvert notre territoire colo- nisable.Et pourtant ce ne serait pourvoir à l'établissement des nôtres que dans la proportion du quart de leur augmentation naturelle.Est-ce à dire que parce que cela fait plusieurs paroisses qu\u2019il faudra ouvrir chaque année que nous devrions nous désintéresser de l\u2019établissement des Canadiens chez eux?Il fut un temps où les étrangers nous arrivaient à pleins bateaux.Pour faciliter leur établissement chez nous, nous avons dépensé des centaines de millions en construc- on de chemin de fer, de routes, Écoles, d'aides de toutes sortes.\u201cerions-nous moins généreux CENT CINQUANTE: wl riche et fertile.situé dans les concessions \u201cX.\u201d.T avait deux garçons, Pierre et Johnny.qui, malheureusement n'aimaient pas la terre.Tous \u2018es jours ils ne cessaient de maudire la \u201cterre ingrate\u201d qui les faisait peiner et suer.La Ville était tout l'objet de leurs rêves.Ils n'aimaient pas le mékier d'habitant, disaient-ils.Ils ne vousaient pas passer leur vie dans les concessions.Un jour, le pere Fabien.apres lien des insistances, avait dû céder aux désirs de ses deux garcons.Il vendait sa terre pour s'en aller demeurer à la ville.Il abandonnait cette vie des champs avec ses labeurs et ses.douceurs.(était bien décidé.Tl s\u2019en allait demeurer à Montréal.On se hata de faire un encan pour vendre ou plutôt pour donner tout le roulant.Le ceour du père Fabien était bien triste ce jour-a.C\u2019est avec chagrin qu\u2019il voyait partir ses belles vaches laïtières, ses gros moutons et surtout sa bonne vieille jument Nelly.Elle lui avait rendu tant de services cette bonne vieille bête.! Le soir qui précéda le départ, il voulut revoir une dernière fois les champs qu\u2019il avait ésouchés et éro- chés.Tout lui parlait au coeur.Accoudé sur la bonne cloture de pieux, réfléchit longtemps, ce bon vieux père Fabien et il.pleura.La brunante commençait lorsqu\u2019il entra au foyer.\u2014 Eh bien! papa, dit Johnny, le plus jeune des deux garçons, demain vous irez vous promener en ville.! c\u2019est plus sport que de se promener dans les champs.\u2014 Vous allez faire votre gros mtessieu, reprit Pierre.\u2014 Ah! mes enfants, ça me coûte beaucoup de laisser ma terre.car ça va être ma mort, moi que de rien faire.\u2014 Ne prenez pas d'occupatien, vous allez vous accoutumer.après tout il ya toujours des émites à rester dans les concessions.Le père Fabien, la tête baissée.semblait pleurer.Le lendemain c'était le départ.\u2018adieu définitif.Hola! les femmes, vite.On entasse dans les voitures des boites ficelées à la hate.des paquets tous ces riens qui tiennent tant au coeur.On jette un dernier coup d'ocil sur la vieille maison, sur le vieux fournil, sur la laiterie, sur tous ces souvenirs intimes de toute une vie.Ah! il est triste l\u2019adieu à la terre.il arrache bien des pleurs.Des les premiers jours de la vic de \u2018a ville.\u2018e père Fabien, s'ennu- vait à la mort.Il n'aimait pas à respirer cet air vicié, le brouhaha des rues l\u2019accallait.11 s'ennuyait s'ennuvait à la mort.\u2014 \u201cC\u2019est ma mort, moi, disait-l, de rester à rien faire.Je m'ennuie de la terre.Je m'ennuie de mes vertes prairies, de mes belles pièces de labour, d'avoine, de ble.de mes beaux grands champs.\u201cL'exilé partout est seul\u201d.l\u2019aroles profondes et bien vraies.Le Pède Fabien \u2018es redisait souvent.Toujours il était triste et morose.re re souriante, cet air accueillant et gracieux qu'il avait lorsqu'il était sur la terre.Déjà ses cheveux ont blanchi.| Ses joues se sont creusées.son dus s'est arrondi.I! mourait ce bon vieillard à ne rien faire.Hélas! le malheur allait bientôt s'abattre sur cette pauvre familie déracinée de la terre et vouée à la ruine.Ce changement brusque et subit avait fait vieillir de ans ce bon vieux vétéran de la glèbe.Enfin dix-huit mois à peine après l'adieu à la vieille terre paternelle, qu'il avait fécondée de ses sueurs, fertilisée de ses travaux.le pere Fabien allait dormir son dernier sommel dans le grand cimetière de la Côte-des-Neiges du Mont-Rovai.Oui il le disait bien, ce bon vieux père Fabien \u2018C'\u2018était sa mort.lui, que de ne rien faire.I! est mort ennui de la.terre.Chers amis matapédiens qui venez de lire cette petite histoire du père Fabien.ne l\u2019imitez pas.Si vous avez une terre dans la vallée de la Matapédia gardez-la et travaillez coureugeusement à son défrichement.Si vous n\u2019êtes pas encore un ami de la bonne terre de chez nous, venez vous établir sur un lot dans la paroisse de Ste-Marguerite de Causapscal.Ici vous ne serez pas des exilés, mais vous rencontrerez des coeurs généreux et un petit curé-colon qui fera tout son gros possible pour vous aider et vous encourager.Lambert Closse.La Servante (de l\u2019étage au-dessus), \u2014 Ma maîtresse demande que vous laissiez chanter votre fille, cet après-midi.\u201d La Dame, (très flattée).\u201cComment donc, certainement, dites à votre maîtresse que je suis heureuse que cela l\u2019amuse.\u201d La Servante.\u2014 \u201cOui, Madame, elle attend la visite du propriétaire cet après-midi et elle désire avoir l\u2019occasion de lui demander à diminuer son loyer.\u201d Il n'avait plus cette figu- | dix | GPO raoio rip paeaiiiiodrafoeisairofoaiooeleedafaiodest eee db ofotode dp 0 00 01% Pees ole se etes%e ete e%0e% 00 Sogeatoofsatoodsatoedeciselssiosioasefocioniaalociodioslocen & () vane vous + ; .pressions $ - Ye vo! Nous pouvons faire vos impressions ; foedrolenieedriiodsiionieilondrdealsaosaieoiiude sires plod 2 1% ¢%0e%00% 0% ¢%6¢%0 po 0ree 0000000 00000004] PE o%6s%0 ese\u2019 os%0e 0c\u2019 e%es eels a a a A AS te trier t ee aurez besoin d'im- ge Se ees® Rata) of $ $ $ ; = 3 3 Cees?a! at teed 00 ER 000% %00% 6% 4% .6%c*se®-c%e®s.e%.e% 2% o Footeeselaales safes oirageateolosiratralsedselaleafocirelealoolesdralvaioalociooiocdsaloalsedsalraloefoatsalroleedralne] etostospatsstotoatosleedsotochatosdopatosiatoodoiiiosdodsodobol seated dinlotiutootohodo donde footed , * : quelconques, n'ou- z ES bliez pas que nous sommes en mesure $ de vous faire ces travaux d'une façon + + artistique, rapide et à bon compte.+ 3 -\u2014 \u2014 LA +.3 \u201c NOS SPECIALITES + de + de Factures, En-têtes de Lettres, Enve- T o> oe % loppes, Memorandums, Cartes de vi- + + site.Cartes d'Affaires, Invitations, TL * Programmes, Lettres de faire-part, & de Cartes Mortuaires, Affiches, Pancar- 4 + tes, Circulaires, Etiquettes, Reçus \u20ac i$ et Billets, Billets de Râfle, Brochu- + + res, Prospectus, Livrets de Comp- * * toir, Calendriers, Etc, Etc.5 t owe 3 de $ Lettres funéraires imprimées à quel- + + ques minutes d'avis.* « este 000 t00%0 200% ¢% sete ee 000000000080 Adressez toute commande ou demande d'information À L'Echo de Saint-FJustin, as oe ot Saint-Justin, P.Q.PS dotoded OMER RINFRET BOUCHER Et Commerçant d'animaux de toutes sortes, volailles, foin, etc.| GROS ET DETAIL LOUISEVILLE, P.Q.EXAMEN DE LA VUE GRATIS | Réparez les ennuis de la vue, causés par les années ou la maladie, par un verre bien approprié.Assortiment complet de montures de corne fine aux couleurs variées, aussi montures nouvelles or gravé blanc spécialement pour dames.Vous trouverez ici la nouveauté en montres, bracelets, bagues a diamant et bijouteries de toutes sortes.Réparations de montres et horloges.C.-U.ST-JEAN Bijoutier et Opticien, 73 rue St-Laurent, Louiseville.EUSEBE DIONNE ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN LICENCIE INSTALLATIONS 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sans doute mêlée Ÿ à la vie canadienne ambiante, gar- - § de pourtant certains traits atavi- tour des ancêtres.@ ques, ou du moins quelques va- } gues souvenirs de l'exil et du re- Un rapide coup à d'oeil sur chacun de ces groupe- | ments a chance, m\u2019assure-t-on, d\u2019intéresser les lecteurs du \u2018\u201cDevoir\u2019\u2019\u2026 Le groupe acadien te plus homo- { gène, hors des Provinces Mariti- | mes, se trouve dans la Gaspésie méridionale, sur les rives de la baie des Chaleurs, dans les dix ou douze belles paroisses agricoles du ÿ con:té de Bonaventure.Débordant ce comté, les Acadiens se rencon- | trent aussi, nombreux, sur les côtes orientales du comté de Gaspé, entre Paspébiac et Percé où la pe- che marine jadis vantée par Nicolas Denys conserve toujours ses droits.Quant à la vallée de la Ma- tapédia.ce couloir naturel qui.à l'ouest, sépare géographiquement la Gaspésie du territoire témiscoua- tien, on sait qu'elle eut comme pionniers, à sa porte méridionale (paroisses de St-André et de St- Alexis), des familles acadiennes de Rustico, I.P.E.conduites par l\u2019abbé Belcourt en ,1860, auxquelles s'adjoignirent, après 1890.bon nombre de colons du comté de Bonaventure.La loi Mercier.qui accordait un lot de terre gratuit au père de douze enfants vivants, favorisa cet exode.Tout compte fait, la (Gaspésie \u2014 y compris la vallée matapédienne doit renfermer aujourd\u2019hui une population acadienne d'au moins quarante mille âmes.Ce furent les paroisse-mères de Carleton et Bonaventure qui reçurent.en 1756, les premiers débris humains du catadlysme de l\u2019année précédente: quelques fuyards Beaubassin (aujourd'hui Amherst.N.-E.).quelques ouailles de l'abbé Le Loutre échappées aux soldats et aux chiens de Robert Monckton.la plupart de ces infortunés avaient hiverné dans les environs de la montagne de Campbellton, N.-B.les premiers squatters (1) aca- liens du comté de Bonaventure s'appelaient Landry.Teblane Du- gas, Comeau, Bernard.Bourdage, Arsenault, Babin, Poirier.On connaît l'oeuvre admirable accomplie.au milieu de ces errants à la recherche d\u2019une patrie.par l'abbé Mathurin Bourg (Bourque).petit exilé de Grad-pré en Virginie, puis en Angleterre, devenu grâce à la l\u2019rance, le premier prêtre acadien de la post-dispersion.grand vicaire de Mgr Briand pour l\u2019Acadie et curé-fondateur de Carleton, en 1773.l'oeuvre de reconstruction entreprise par l\u2019abbé Bourg fut continuée par de zélés missionnaires français échappés à la tourmente | révolutionnaire de 1789, tels les abbés Desjardins, de la Vaivre.Jo- ver, et par des prêtres canadiens : MM.Lefrançois, Amiot, Pain- chaud, Demers, Gagnon, Boisvert, Faucher.Malo, Desruisseaux, Tessier, Audet.Le.premier -prêtre de Acadiens dans la i province de Québec (PAR LE R.Fr.A.BERNARD, C.S.V.) la Gaspésie acadienne, l\u2019abbé Jean- Louis Allain, enfant de Carleton, fut ordonné à Québec le 4 juin 1837, après avoir été, au collège Sainte- Anne de la Pocatière, un des nombreux protégés de M.Painchaud.li consacra toute sa carrière sacerdotale au soin de la paroisse de Bonaventure où il mourut le 16 juin 1863.Depuis cette époque s\u2019est lentement constitué un clengé gas- pésien.La création du diocèse de Gaspé, en 1922, avec Mgr F.-X.Ross comme premier titulaire, a donné un nouvel essor au recrutement des vocations sacerdotales et religieuses parmi la population acadienne de la baie des Chaleurs.Ce progrès religieux marche de pair avec le progrès économique et social qui s'observe présentement dans la vieille péninsule trop longtemps plongée dans la léthargie.Parmi les pionniers acaidens de Carleton, # convient de mentionner particulièrement l'ancêtre du regretté sénateur Philippe Landry, dont le nom reste lié à la défense des droits du français au Canada.\\ccompagné de quatre Leblanc d'un Dugas et d\u2019un Comeau, Claude Landry vint se cacher, au lendemain de la dispersion, dans le gite naturel du barachois de Carle- ton.Son fils Sébastien épousa Em- mérence Painchaud, soeur de M.le curé Painchaud, de Carleton.De cette union naquit Etienne Landry qui, protégé par son onde maternel devenu fondateur et supérieur du collège Ste-Anne de la Pocatiè- re, fit de brillantes études et s'établit.médecin réputé, à Québec.Marié en 18H à Caroline Letièvre, le de | docteur Etienne Landry compta parmi ses onze enfants le futur président du Sénat canadien et de l'Association d'Education d'Ontario.Romain Landry.un des frères d'Etienne a laissé à Carieton une nombreuse postérité (2).D'authentiques liens de parenté unissent les Acadiens de la Gaspé- sic 4 une partie de la population de la région de Bellechasse.Ce deuxiéme groupement acadien doit surtout son existence aux fugitifs de Miramichi et de la rivière St- Jean, que le lieutenant Charles Deschamps de Boishèhert.fils du seigneur de Kamouraska et commandant au fort N'erepis (quinze milles en amont de St-Jean.N- B.),ramena vers Québec après la destruction du poste par le colonel Monckton, Du nombre de ces fu- vards se trouvaient deux cent vingt-cinq déportés d\u2019Annapolis qui, entassés sur le Pembroke.a destination de la Caroline du Nord avaient été arrachés à \u2018l'exil, en pleine mer, par l'exploit du pilote Beaulieu qui s'était rendu maître du vaisseau et l'avait ramené à St- Jean.les paroisses de Saint-Michel et | Faint-Gervais de Bellechasse, ainsi que fa paroisse de Beaumont, accueillirent la plupart de ces rescapés.Joseph Roberge, habitant de Beaumont s'engagea envers Joseph Cadet, pourvoyeur de la colonie, à fournir à chacun des Acadiens de Beaumont et de Saint-Michel, pendant six mois, une demi-livre de boeuf ou quatre onces de lard par \u2014 jour, à partir du 14 novembre 17- 56.Mais quatre cents Acadiens, sur quinze cents, furent vite emportés par le petite vérole jointe à la famine qui désola Québec, à la veille de la conquête.Un mouvement de migration s'établit ensuite, au début du régime anglais, qui poussa vers les côtes de Rimouski et Matane, et jusque vers leurs frères de la baie des Chaleurs, plusieurs Acadiens de Bellechasse attirés par les richesses marines, toujours séduisantes.Ce mouvement entraina, d'ailleurs, maintes familles canadiennes (des comtés de Montmagny et Bellechasse qui se fixèrent difinitivement sur les côtes septentrionales de la Gaspésie où les hommes passaient la saison de pêche (3).Atteignons maintenant la rive nord du Saint-Laurent.Sans parler des noyaux de population acadienne semés du côté du golfe: à Moisie, à Mingan, à la Pointe-aux Esquimaux (ces Acadiens vinrent surtout de Iles de la Madeleine lorsque, vers 1806, sir Isaac Coffin fit valoir ses droits seigneuriaux sur ces îles), nous trouvons un troisième groupement acadien au seuil des Laurentides, dans les fertiles plaines qu\u2019arrosent les rivières Ouareau et L'Assomption.Cette région agricole offrit une patrie nouvelle aux proscrits de 1755, grâce d'abord aux Sulpiciens, ces vieux amis et protecteurs de l\u2019ancienne Acadie, qui dirigèrent bon nombre des rescapés de Boston vers les érablieres avoisinant la paroisse de Saint-Pierre du Portage, aujourd'hui L'Assomption.L'abbé Jacques Degeay.curé de L'Assomption, reçut en 1770 environ vingt-cinq de ces familles acadiennes auxquelles il procura des vivres et les instruments aratoires nêces- saires à l'exploitation des terres neuves qui devenaient leur propriété.Mais le véritable père de cette nouvelle colonie acadienne fut l\u2019abbé Jean-Baptiste Bro, (Breault), ancien compagnon d'exil en Angleterre et d'études a Paris de l\u2019abbé Mathurin Bourg.curé de Carleton.Ordonné à Québec le 15 novembre 1/72, M, Bro consacra les quarante-deux années de son ministère actif à la paroisse de Saint-Jac- qus de Montcalm (ainsi nommée en l'honneur de l'abbé Jacques De- gcay ).dont il fut le cure-fondateur en 1775.M.Bro célébra dabord l'office divin dans la maison de Charles Forest, l'un des pionniers acadiens de l'endroit.Cette vieille maison, sise à un mille de \u2018église actuelle de Saint-Jacques, dans le rang du ruisseau V'acher, a été honorée, en 1928, d'une plaque com- nmiémorant son pieux passé : elle est aujourd\u2019hui la propriété d'un M.Plouffe (4).Jusqu'à l'heure de sa retraite.en 1814, le curé acadien de Saint-Jac- ques unit ses cfforts à ceux des Sulpiciens pour attirer et fixer dans sa paroisse, ainsi que dans toute la région actuelle de L'\u2019As- sompption, L'Epiphanie, Joliette, de gros essaims de ses compatriotes échappés de la Nouvelle-Angleter- re: des Martin, Leblanc, Dupuis.Richard, Bourgeois, Breault, Du- gas, \u2018Gaudet, Poirier, Vincent.Doucet, Comeau, Gagnon, Landry, Thibaudeau, Melanson, Thériauit, Caissy, Granger, Robichaud, Forest.Amirault.Parmi les fils méritants de cette colonie acadienne qui a fourni à l\u2019Eglise et à l\u2019Etat tant d'homme distingués, il convient de mentionner ici Mgr Arse- ne Richard, né à Saint-Liguori de Montcalm en 1859, curé-fondateur, en 1899, de la paroisse de Notre- Dame des Sept - Douleurs (Verdun) et aumônier à vie des Acadiens de Montréal (succursale as- somptionniste Abbé Casgrain).Malgré ses soixante-douze ans, Mgr Richard se fera bientôt le porte-parole des Acadiens de la province de Québec auprès de leurs frères de la Louisiane.Par sa proximité des Etats-U- nis et sa facilité d'accès, la vallée du Richelieu ne pouvait manquer de devenir, à son tour, une pépinière acadienne.En 1767, treize familles venant du Sud atteignirent les domaines du seigneur Claude Pécaudy et, avec sa permission, s'établirent à Saint-Denis-sur-Riche- lieu.L'année suivante, douze autres familles, arrivant à pied du Vermont, s'arrétèrent sur les bords de ia Petite Rivière de Montréal pour y fonder le village actuel de L\u2019A- cadie, près de la ville de Saint-Jean.Le capitaine écossais David-Alex- ander Grant, héritier de la baronnie de Longueuil, en 1781, par son mariage avec Charlotte Le Moyne.favorisa ce projet de colonisation.Toute la vallée du Richelieu et les comtés voisins furent vite envahis par la nombreuse progéniture de ces pionniers qui avaient noms: Cyr.Richard, Hébert, Brault, Landry.Bourgeois, Boudreau, Trahan.Comeau, Daigle, Poirier.Doiron.Léger.Colperon.On sait que François Bourassa, père de Napoléon Bourassa, eut pour père adoptif un de ces Acadiens, Armand Brault, et que l\u2019auteur de Jacques et Marie, né à l\u2019Acadie en 1827, vécut toute son enfance au milieu de ces fils d\u2019exilés dont les récits préparèrent son ocuvre de romancier-historien.Voici enfin le cinquième groupe acadien de la province de Québec.celui des comtés de Nicolet et Ar- thabaska.Il eut les honneurs d'une chaleureuse acclamation lorsque.levant six cents Montréalais réunis à \u2018a salle Saint-Sulpice, au soir du 30 janvier 1930, M.le docteur J- B.Prince évoqua le dramatique retour à la raquette, dans le cours du mois de février 1767, de son ancé- tre Jean Prince (ou Le Prince ) parti de Boston pour venir rejoindre ses compatriotes: les Bourg.Cormuer.Doucet, Belliveau, Richard, déjà établis sur les bords de la rivière Bécancourt.La grosse paroisse de Princeville, prés d\u2019Arthabaska dit assez, avec son nom, le mérite de ces pionniers.Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de Saint- Hyacinthe en 1852, était un pur Acadien, fils de Jean Prince Jr et de Rosalie Bourg, né à Saint-Gré- goire en 1804 Au même terroir appartenaient Edouard Richard, le laborieux auteur d\u2019Acadie, et Mgr Louis Richard, l'ancien et toujours vénéré supérieur du séminaire des Trois-Rivières qui, paraît-il.se chargeait volontiers d'expliquer à ses élèves la page de la dispersion les Acadiens.les rangs de la paroisse d'Yamachiche connus sous les noms de Grande Cadie et Petite Cadie sont vraisemblablement, deux ilots dont les orgines se confondent avec l\u2019histoire des Acadiens de Bécancourt.Un autre descendant de ces pionniers, Mgr Arthur Béliveau.archevêque de Saint-Bo- niface, naquit dans la paroisse du Mont-Carmel (Champlain) en 1870.La ruine de l'ancienne Acadie a done fourni à l'élément français de la province de Québec un ap- port considérable.Cet apport est difficilement appréciable en chiffres de population, d'autant que, par les mariages, une forte proportion de la population québecoise possède maintenant des affinités acadiennes.Mais le contact habituel, les influences morales ont définitivement rattaché deux peuples frères, frappés par le même sort de conquête, destinés aux mêmes pénibles travaux de reconstruction dans tous les domaines.Favorisés par une large liberté plus tôt conquise, les Canadiens français du Québec ont suivi, avec une sympathie de plus en plus éveillée, les étapes successives de la reviviscence acadienne qu berceau de la race, dans les régions maritimes de l\u2019Est canadien.En retour, les Acadiens des Provinces Maritimes savent gré à leurs frères québecois de la bienveillance dont ils sont l'objet, par exemple lorsque chaque college classique de la province de Québec reçoit gratuitement un étudiant de l'Acadie (La chose se pratique depuis plusieurs années).Nous souhaitons que ces liens de sympathie se multiplient et s\u2019affermissent.Nous souhaitons qu\u2019une curiosité de bon aloi pousse à l\u2019étude de son passé historique la population acadienne de la province de Québee.Forts des leçons de ce passé, puissent les fils de Champlain et les fils de Poutrincourt marcher la main dans la main vers un avenir qui assigne à l'élément français un rôle nécessaire dans l\u2019Amérique du Nord! (5) A.BERNARD, C,S.V.(Le Devoir).I.\u2014 On désignait ainsi, du côté des Provinces Maritimes, les colons ou défricheurs dépourvus de titres de propriété.2.\u2014 On nous permettra de noter en passant que trois filles de l'ancêtre Claude Landry: Séraphi- ne, Geneviève et Anne Landry, épousèrent à Carleton trois frères de notre arrière-grand-père: Simon, Isaac et Magloire Bernard.3.\u2014 Dans ce groupe des Acadiens de Bellechasse se trouve évidemment comprise la population acadienne de la ville de Québec.Te R.P.Robichaud.S.J.curé actuel de l'Immaculée-Conception (Montréal) appartient à ce terroir; il naquit à Saint-Michel de Belle- chasse.4, \u2014 Deux autres Forest, pionniers acadiens, ont laissé une nombreuse postérité du côté de L'Assomption et de Saint-Paul-'Ermite.Le R.P.Ceslas Forest, de l\u2019Université de Montréal, se rédlame de cette ascendance.5, \u2014 Tl v a plusieurs familles acadiennes dans 1e comté de Maskinongé.On remarque surtout les Leblanc, les Vincent, les Bastara- che.les Arseneau.les Picotte, dans la paroisse de Ste-Ursule; les Lan- drv.les Beaulieu.les Doucet, dans celle de Maskinongé: Les Thibo- deau et les Savoie dans celle de St- Justin.Les Savoie, les Picotte, les Hébert, dans celle de Louiseville.R.L.Deux Marseillais cause de leurs chagrins intimes.\u2014 Mon cher dit, Marius, ma femme ronfle si terriblement qu\u2019elle fait éclater les vitres.\u2014 Et moi, riposte Sextius, la mienne louche à un point que, pour regarder quelqu'un, elle est obligée de lui tourner le dos. L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.La Crise Economique Ses causes, ses remèdes \u2014 XXII \u2014 CONCLUSIONS (suite) Tant valent les individus, tant valent les groupes et les sociétés qu'ils forment : c'est un axiome reconnu depuis longtemps par tous les sociologues qui ont su dompter leurs rêveries par la saine réflexion.C\u2019est aussi le sens profond de la maxime de Justinien que l\u2019on peut lire gravée au fronton de notre palais de justice de Montréal: \u201cQuid leges, sine moribus?\u201d I} faut donc faire pénétrer chez tous les membres qui composent notre société une conception de l\u2019ordre économique et social, dont notre législation sera ensuite l\u2019expression et la gardienne.Quels sont donc ces principes qu\u2019il faut inculquer et faire pratiquer à tous les individus, dans leur vie privée comme dans leurs relations avec les autres groupes ou avec les autorités de la nation?Pour résumer le plus brièvement possible, rappelons cette pensée profonde de Le Play: \u201cJe me suis attaché à quelques familles pauvres que j'ai suivies pendant plusieurs années, dans tout le détail de leur vie, me demandant : Comment leur donner Je bien-être?J'ai vu qu\u2019un progrès de bien-être dépendait d\u2019un progrès moral, et qu\u2019un progrès moral dépendant d\u2019un progrès religieux.Ceci est à mes veux de la science expérimentale aussi taine que celle des lois physiques.\u2014 J'ai fait plus.J'ai conseillé le meme travail a des jeunes hommes indécis dans leurs convictions.Je leur ai dit d\u2019entreprendre sans aucun préjugé ni parti pris, l'étude suivie et détaillée de quelques familles pauvres, et de chercher la cause et le rémède.Leur conclusion n\u2019a jamais varié; nul progrès de prospérité sans un progrès moral; nul progrès moral sans progrès religieux.\u201d Nous avons assez insisté sur l\u2019importance des principes chrétiens et catholiques dans tout ce domaine, pour nous dispenser d\u2019y revenir.Quelles sont donc les vertus morales qui dojvent diriger les individus, dans la poursuite du bonheur temporel, de la prospérité matérielle?Le travail, l\u2019épargne, et la bienfaisance.Tels sont les fondements de toute prospérité matérielle.Ex- pliquons-nous d\u2019un mot, en examinant la crise actuelle.A.\u2014 Le travail, intellectuel ou manuel, est la loi inéluctable de l\u2019homme et la condition inéluctable par laquelle il doit s\u2019assurer un minimum de bien-être au cours de sa vie terrestre.C\u2019est par son activité que l\u2019homme a droit à un salai- Te qui doit en être la rémunération.Or, actuellement, gue voyons- nous?Une foule de chômeurs, les plus consciencieux, ceux-là, qui cherchent sans en trouver, du tra- vai] qui leur permette de s'assurer, non pas le Juxe, mais le strict nécessaire a leur vie.Derriére eux, tout aussi dignes de pitié, une foule encore plus considérable de travailleurs, qui ne trouvent de l\u2019emploi que pour trois ou quatre jours par semaine, dont le salaire se trouve proportionnellement réduit, insuffisant pour éviter la gêne.Puis, à côté, un autre groupe, moins nombreux peut-être mais qui va sans cesse grandissant, de mendiants qui préfèrent l\u2019oisiveté et l\u2019aumône à une vie de travail continu ur cer- | peu mieux mais insuffisamment re- munérée.Le premier groupe se plaint avec raison que, pour faire plus de bénéfice, les actionnaires et les directeurs de grosses et moyennes compagnies tendent de plus en plus à substituer la Machine à la main- d'oeuvre humaine, et foulent ainsi aux pieds le principe qui exige que l\u2019on subordonne ses intérêts financiers au bien-être strictement nécessaire de la collectivité.Le deuxième, constate le même mal, en y ajoutant, que patrons et actionnaires, même ceux qui obtiennent des contrats octroyés précisément pour remédier à la crise, se gardent bien de comprimer leurs dividendes ou leurs autres remu- nérations plus ou moins légitimes et plus ou moins déguisées, alors qu'ils réduisent à la fois les heures de travail et les taux de salaires.Faut-il étaler le mal dans toute sa hideur.dans toute son horreur?Nous hésitons devant le danger d\u2019exciter des passions déjà exaspérées.Cependant, nous songeons que très peu de lecteurs sans doute liront cette déclaration; et que nous avons alors la chance de n\u2019atteindre que ceux qui veulent voir le fond et le tréfond de la situation, pour y remédier.Il n\u2019y a pas vingt- quatre heures, au moment où nous écrivions ces lignes, un témoin oculaire «t auriculaire tout à fait digne de foi nous affirmait, avec preuves à l'appui, que certains patrons, concessionnaires de contrats pour une institution qui a prévu et imposé une échelle de salaires à tous les métiers intéressés dans ces contrats, exerçaient encore le stratagème d\u2019engager leurs ouvriers à prix réduits, et mettaient dans leur poche quinze et vingt sous de l\u2019heure du Salaire destiné à ces ouvriers qui n'ont d\u2019autre alternative que de travailler au rabais ou de chômer.Et ce sont ces voleurs qui s\u2019opposent à une loi de salaire minimum! Quon y songe donc.Les cho- meurs forcés et les ouvriers obligés de travailler à temps court, et au rabais, sont des honnêtes gens qui constatent chaque jour la violation de la justice dont ils souffrent, sans pouvoir espérer de remède efficace à leur malheur.Comment s'étonner alors qu\u2019ils finissent par perdre patience, lorsqu'ils en viennent à la conviction de plus ancrée que la propriété personnelle et la modeste aisance auxquelles ils seraient en droit d\u2019aspirer comme conséquence de leur vie læborieuse et mortifiée ne sera jamais qu\u2019un rêve irréalisable.Pauvre psychologie sociale que celle de ces théoriciens de l\u2019économie libérale classique qui prétendent justifier les inégalités humaines et soustraire les classes supérieures à leur devoir de justice envers leurs employés! C'est elle qui engendre naturellement le socialisme et le communisme, en enlevant au pauvre consciencieux l'espérance d\u2019être un jour plus heureux, \u2018en récompense de ses sacrifices.Combien plus vraie et plus humaine la doctrine catholique qui réclame pour tous ceux qui entrent dans la société et y accomplissent leur tâche quotidienne, leur modeste part à la prospérité de tous.Quoi qu\u2019en disent les économistes rationalistes et matérialistes officiels, c\u2019est cette perspective qui légitime le véritable droit de propriété privée.Quant au troisième groupe, il est prêt, lui, à toutes les besognes de courtes durée, à toutes les manifestations révolutionnaires qui n'exi- geront pas trop d'effort à déployer.Et nous atteignons ainsi notre cinquième conclusion : il faut maintenir l\u2019esprit et l'amour du travail dans notre population, et, pour cela protéger le travail humain et lui assurer une juste remunération.Nous dirons plus tard les moyens à prendre.XXIII Conclusion.(Suite.) Le régime actuel n'est donc pas fait pour développer l'amour du travail dans les populations pauvres; que faut-il penser des classes aisées?C'est la confirmation des constatations que nous venons de faire.Le petit bourgeois travaille encore dans l'espérance de s'assurer une oisive retraite vers l'âge de soixante ans, s'il ne peut y parvenir avant.Faut-il dire que pour y arriver plus vite trop de nos gens de cette classe ne se font aucun scrupule de lésiner sur les salaires de leurs employés, salaires déjà dérisoires, inférieurs au coût de la vie, partant injustes, même s'ils sont courants?Montons encore un échelon de la hiérarchie sociale et regardons le gros \u2018patron, l'actionnaire anonyme des grosses compagnies.Le gros patron n'apparait déjà presque plus à son bureau.On voudrait croire que lorsqu'il n\u2019y est pas, il travaille tout de même encore.Malheureusement, dans trop de cas, les faits dementent les présomptions.Ces messieurs qui ont raison d'exiger de leurs employés un rendement proportionnel au salaire qu\u2019ils leur paient sont beaucoup moins scrupuleux pour gagner le salaire qu\u2019ils touchent avant tous des autres employés, en plus des intérêts calculés sur les revenus nets de l\u2019entreprise, en rémunération du capital investi.Le salaire qui est toujours trop pour les Ouvriers ne l\u2019est jamais assez pour les patrons proprements dits.Et l\u2019on peut citer bien des cas où ce salaire patronal se trouve multiplié sous les multiples déguisements où il figure dans la comptabilité de l'entreprise.Il serait aussi facile qu\u2019amusant, si ce n\u2019était tragique au pont de vue social, de calculer à combien de l'heure revient le salaire de vingt, trente mille dollars et plus que se réclament certains patrons, \u2018pour leurs apparitions rapides et brèves à leur atelier ou à leur bureau.Les Anglais sont vraiment loustique, lorsqu\u2019ils appellent cela du \u201cgoodwill\u201d, Quant aux actionnaires et directeurs des grandes compagnies, c'est encore pire! Pour eux, H est plus facile de compter les présences que les absences.Les directeurs apparaissent tout au plus une fois par semaine; dans la majorité des cas, une fois ou deux par mois, et -.pour une heure ou deux.C\u2019est un gérant salarié, très souvent modestement rémunéré, qui fait le gros de la besogne et exécute les hautes oeuvres de la réduction des salaires, après que les directeurs qui ont porté les condamnations sont partis.Et de quoi est-il] généralement question dans ces assemblées ?De réduction de salaires, d'augmentation du rendement, pour assurer des dividendes plus gros, que l\u2019on déguise par la multiplication factice des actions.D\u2019hygiène, de bien-être, de juste rémunération des ouvriers, il n\u2019est question que lorsque ceux-ci, groupés sournoise- ment et contre le gré des patrons, font menace de grève, au bon moment.Ne poussons pas l\u2019indiscrétion jusqu'à rechercher quel emploi on fait de ces revenus plus ou moins légitimes, au grand scandale des employés qui n\u2019obtiennent pas leur dû, et qui de plus en plus perdent l\u2019espoir de l\u2019obtenir.Qu'on nous comprenne bien.Nous ne sommes nullement partisan du socialisme sous aucune de \u2018ses formes.Mais nous prétendons que la doctrine catholique n\u2019est pas précisément cette théorie libérale qui prétend reconnaître la centralisation injuste des richesses entre les mains de quelques-uns qui les gaspillent, tandis que la masse qui travaille souffre la misère imméritée dont parle Léon XIII.Nous sonunes partisans d\u2019une rémunération équitable et simultanée du capital, de la direction de l\u2019entreprise et du travail; mais nous sommes r= ni Ee UN PRODUIT DE LA CANADA PAINT E== = =e 27 Ne peut senlevey contre la rémunératon exclusive des deux premières, surtout quand elles sont incarnées dans une seule et même personne physique ou morale, aux dépens de la troisième, que l\u2019on s\u2019évertue, par le temps qui \u201c; court à remplacer par la machine ÿ* inanimée.Car c'est là toute l\u2019estime que l'on fait, en ces milieux du capital humain.Avec la direction de l\u2019entreprise, { 4 nous avons déjà touché la classe des travailleurs intellectuels.Fau- | drait-il jeter un regard sur nos professionnels?Certes, nous n'ignorons pas les beaux exemples qu'on pourrait citer de dévouement | non rémunéré que manifestent avocats, médecins, notaires, etc.Dans bien des cas, cette bienfaisance est \u201c d'autant plus sincère qu\u2019elle n'est connue que du bienfaiteur et de son bénéficiaire.Cependant nous per- mettra-t-on une remarque générale qui s'apnlique à toux ceux qui sont en mesure de faire la charité?N Tu las dit sécailler/ LE VERNIS A PLANCHER SUN sèchera très dure une beauté satinée.Il possède la qualité de ne r:>s s\u2019enlever et de ne pas s'écailler, surtout, il ne laisse p is paraître les marques des talons.Il est d\u2019une transna- rence merveilleuse, réhaussant la beauté du boi: et donnant en même temps une protection et une durée exceptionnelle.Imperméable, il ne pâlira pas sous l\u2019effet de l\u2019eau froide ou chaude.Le VERNIS SUN est tout l'exception des planchers, boiseries d'extérieur et d'intérieur.possède en plus d'un fini richesse absolument insurpassable, un lustre et une durée incomparable.Il sera employé avec un succès, particulièrement pour les devants de portes d\u2019extérieur et les plafonds de vestibule car il résiste aux changements de la température.En vente ches W.-H.GAGNE, ST-JUSTIN.spécialement fabriqué.à pour les 11 d'une re RE = DU FAMEUX BLANC DE PLOMB ELEPHANT A ntelle roire le dé ons \u2018re.qu'à herc On igué uel] a sit ive , ind ule .none, qui : ine \u2018 sti- ux, irda L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.9 nc 8st que les ouvriers et les sala- préfèrent de beaucoup le res- ; pet de la justice au déploiement de .1a charité.Et en cela encore la doc- ! trine catholique leur donne raison.C'est la justice qui est le fondement de la vie sociale, non la charité qui en est le couronnement.$11 est bien humain le sentiment qi porte à faire ostentation de sa charité, qui n\u2019est pas mesurée par une obligation mathématique, plu- à tât que de se conformer aux exi- isgences obligatoires de la justice.Mais cette charité fut-elle capable x de combler toutes les lacunes que ; jusent les transgressions de la jus- : tice qu'il resterait encore à s\u2019inqui- ; + au point de vue social, de la A PUR CASTOR 21 Te ncoeur que lajsse au fond \u2018du ur de la masse, cette constata- : tibn quotidienne que son droit est : violé, pour céder la place à la géné- ; prôsité du riche.D'ailleurs il n\u2019est besoin que de suivre les délibéra- t ¢ tibns de Ja commission des Assu- ddnces Sociales pour constater bien, malgré tous les progrès ) or opus la loi de l'Assis- # C\u2019est qu\u2019en effet on ne réussira as à remplacer l\u2019ordre voulu par La charité est destinée à fê, non à corriger les défauts d\u2019un time économique.@ Par conséquent, ce sera un bien Bcial plus grand réalisé, le jour où ouvrier et le salarié pourront sol- £r, à même leur salaire ou à mê- fe les revenus d\u2019associations aux- elles ils contribueront, les frais a médecin, d'avocat, ou de notai- k Et qu'on nous permette cette (@ernière remarque: Il nous semble que surtout par le temps de crise due nous traversons, il est de plus plus urgent que nos profession- els les moins scrupuleux, qui sont i ès exceptions dans toutes les clas- as, songent a restreindre un peu les : Éclamations trop exorbitantes de Burs consultations.Et nous énonçons notre sixième nelusion : I] faut maintenir et dé- lopper l\u2019estime pratique du tra- Quil intellectuel et manuel, par une tribution propertionnelle dans utes les classes sociales, sans ex- mpter les salariés.XXIV Il faut donc maintenir et déve- Mopper l\u2019amour du travail dans tou- Milles les classes de notre population.aut-il dire aussi un mot de la qua- Bite du travail nécessaire au succès Mans tous les domaines, économi- Millie, industriel ou commercial, et Méntellectuel?Qu\u2019on veuille bien EE roire que ce n\u2019est pas dans le but ¢ décrier notre race que nous fe- ons les réflexions qui vont sui- M re.Elles ne visent, au contraire, u'à constater des faits pour y 'hercher un remède approprié.On dirait que notre race est fa- Miguée de l\u2019effort de trois sièdes Qu'elle a fourni pour etteindre à Ma situation actuelle.Dans tous les omaines, on sent le besoin de vi- Bre sur le vieux-gagné, sans trop @< préoccuper de développer le pa- Mitrimoine.Inutile d\u2019insister sur la routine qui s\u2019est infiltrée dans tous les domaines de l\u2019activité humaine chez nous.Nos qualités maturelles nous permettent d'atteindre à un certain résultat médiocrement satisfaisant.Mais nous avons horreur de l'effort additionnel qui nous permettrait de mettre la dernière main à une tâche quelconque pour lui donner tout le fini possible.A quelques trop rares exceptions près, nous comptons peu d\u2019experts ou de virtuoses, en quelque domaine que ce soit.Et le pire, c\u2019est que la masse se croit autorisée à les censurer sans autre compétence que celle d\u2019un certain bon sens naturel insuffisamment, affiné même s\u2019il est orné de quelques idées générales.Pourtant, il devient de plus en plus nécessaire de soigner la production et sa préparation, si l\u2019on veut, surtout dans le domaine économique, faire concurrence aux autres pays sur les marchés étrangers.Car il ne faudra jamais oublier que, si nous trouvons chez nous une surabondance de richesses naturelles, nous- saurons toujours exposés à une infériorité au point de vue du coût de revient de nos produits ouvrés.Nous avons con- |quis une place enviable dans le commerce international, mais il ne faut jamais oublier que le climat qui oblige nos ouvriers à double série de vêtements, pour l\u2019hiver et pour l\u2019été, qui impose ensuite toutes les dépenses de suralimentation, de chauffage, de contruction des résidences avec des matériaux qui résistent mieux au froid, et qui enfin paralyse considérablement le commerce et l\u2019industrie, pendant les six mois d'hiver, figure en dernière ligne de compte :pour une très lourde part dans le coût de revient des produits et met notre commerce dans une position désavantageuse vis-à-vis des autres nations.Le seul remède possible, c\u2019est un effort intellectuel constant vers une production supérieure en qualité encore plus qu'en quantité doublé d'une sincère correspondence d'activité manuelle de la part des ouvriers.Du travail, passons à la deuxième vertu dont il faut éduquer notre population: l\u2019épargne.B) L\u2019épargne.\u2014 On peut dire, sans exagération, que I'épargne est de beaucoup plus ignorée que le travail, dans toutes les classes de notre population.Pour se rendre compte de toute l\u2019étendue du mal, il faudrait examiner successivement toutes nos classes sociales.La prodigalité et le gaspillage sont beaucoup plus généralisés que l\u2019avarice; mais on trouve encore moins de véritables économes.On passe facilement d\u2019un extrême à l\u2019autre, sans s'arrêter au juste milieu.En deux générations les fils ont dissipé l'héritage amassé par les parents.Ce serait une enquête fructueuse, par exemple, que d\u2019établir l\u2019évolution des moeurs à la campagne, depuis cinquante ans, et de fixer la proportion des fermes qui sont restées dans la même famille ; puis celles des fifs établis par leurs parents, il y a quarante ans, et depuis vingt ans, en tenant compte de la décroissance de la natalité par famille.Nous ne doutons pas que la conclusion serait qu\u2019 aujour- d'hui avec des familles moins nombreuses Qu\u2019il y a quarante ans, on laisse moins de fils en état de s\u2019établir.Et c\u2019est la cause fondamentale qui pousse tous les autres à déserter la campagne pour aller tenter fortune en ville.Il faut certes tenir compte de bien des facteurs.Si nos fermiers sont moins à l\u2019aise qu'\u2019autrefois, cela dépend pour beaucoup du fait que les terres des plus vieilles paroisses sont épuisées par suite d\u2019une culture trop routinière, sans engrais suffisant.Cela tient encore au fait que dans toutes nos familles aussi, et surtout dans celles qui sont plus rapprochées des centres urbains, le luxe et l'esprit d\u2019imitation des gens de la vlle, non pas seulement, ce qui serait parfaitement légitime, dans l'amélioration des commodités de la vie, mais surtout dans fes plaisirs et les usages superflus, s\u2019est implanté partout.Regardons les choses telles qu\u2019elles sont en parcourant nos plus belles campagnes, combien de Majisons vieilles de quarante et cinquante ans trouve-t-on, qui n'ont subi aucune amélioration, voire aucune couche de peinture nécessaire à leur entretien, où il n'y a ni eau ni éclairage moderne mais où l\u2019on trouve radio, piano, et voiture automobile de promenade, alors qu\u2019il n'y a pas de camion pour aller au marché voisin.I] faut en dire d\u2019ailleurs autant de nos familles urbaines.On constate ici un gaspillage éhonté, déguisé sous l'achat à crédit avec toutes ses conséquences.Et ces abus servent de bon prétexte à tous ceux qui ne cherchent qu\u2019une occasion pour se dérober à leurs obligations envers leurs employés.On trouve mêMe cette objection, sur les lèvres des philanthropes et des \u201csociaux\u201d d\u2019occasion: Le gaspillage.à leur dire est la cause de quatre- vingt-dix-neuf cas sur cent de mi- sere.Pourtant, ceux qui s'occupent sérieusement d'oeuvres sociales, et qui poussent à fond les enquêtes vous diront le contraire.La vérité, c\u2019est que dans l\u2019immense majorité des cas des familles ouvrières, l'épargne est impossible, parce que le salaire est insuffisant pour rencontrer les nécessités quotidiennes.Redisons-le ici: c\u2019est de ce point qu\u2019il faudra faire débuter toute réforme sociale qu'on voudra faire profitable, tant qu\u2019on ne se décidera pas à examiner pour de bon les possibilités pour un père de famille de répondre aux exigences d\u2019une vie modeste avec les salaires payés actuellement.Et c\u2019est pourquoi toute tentative d\u2019amélioration du sort des salariés basée sur une contribution pécuniaire de ceux-ci menace de rester stérile, si on n\u2019établit pas préalable l\u2019équilibre entre le salaire et le coût de la vie, auquel on ajoutera ensuite une augmentation en prévision de ces contributions.On comprend alors que certains salafiés, à l\u2019origine de leur vie de ménage assez consciencieux pour tenter des économies finissent par perdre espoir, quand, après dix ou quinze ans.de privation, ils constatent qu\u2019il leur est impossible de joindre les deux bouts, et qu\u2019alors ils se bornent à acheter au comptant ce qu\u2019ils ne peuvent trouver à crédit, que ces achats à termes se multiplient au-delà des besoins réels, et que le reste du salaire disponible soit gaspillé en récréations plus ou moins honnêtes et légitimes.Ajoutons que le régime industriel et commercial moderne qui s\u2019est évertué depuis des années a créer des besoins factices pour multiplier la vente de marchandises de moins en moins durables.LUCIUS.(a suivre) 31è EXCURSION ANNUELLE DE L'ASSOCIATION CHORALE ST-LOUIS DE FRANCE, DE MONTREAL A CHARLOTTETOWN, ILE DU PRINCE- EDOUARD.DU 28 JUIN AU 3 JUILLET 1931 Avec arrêts à la Malbaie, Ta- doussac, Percé et aussi visite des Caps Eternité et Trinité au Sague- nay.À bond du fameux Vapeur \u201cSt- Laurent\u201d, le plus beau de la \u2018\u201cCanada Steamship Line\u201d.Ce magnifique voyage sera sous le haut patronage de Mgr J.-A.Bélanger, P.D., curé de St-Louis de France.M y aura de magnifiques concerts à bord durant le voyage par la chorale et par des artistes distingués de la métropole, L'orchestre du \u201cSt-Laurent\u201d prendra aussi part au programme.La chorale, sous la direction de M.Joseph Saucier, avec accompagnement de son organiste, M, Antonio Létourneau donnera un concert a Charlottetown le soir du ler juillet, au Théitre King Edward.Vous pouvez maintenant réserver vos cabines.Pour programme, itinéraire et toutes les informations, écrivez à WILFRID DUCHESNAY, Secrétaire de l\u2019Association 5322 ave Delorimier, Montréal.Vendredis tragiques Ce fut un vendredi, 14 novembre 1759, que mourut Montcalm.Ce fut un vendredi, le 28 novembre 1698, que mourut Frontenac.Ce fut un vendredi, le 13 juillet.que commença le bombardement de Québec.Ce fut un vendredi, le 5 août 1689, qu'eut lieu le massacre de Lachine.Ce fut un vendredi, le 15 février 1839.que le chevalier de Lorimier monta à l\u2019échafaud.Ce fut un vendredi, le 5 septembre 1755, que les Acadiens furent enlevés à Grand-pré.Ce fut un vendredi, le 3 aout 1492.que Colom partit a la recherche de I\" Amérique.Ce fut un vendredi, le 12 «to- bre 1492, que le Nouveau monde apparut aux vigies de là Pinta.Ce fut un vendredi, le 28 juillet, que la charrue de Louis Hébert laboura pour la premiere fois le sol fécond du Canada.Ce fut un vendredi, le 24 avril 1615, que le Saint-Etienne partit de Honfleur.avec les premirs missionnaires du Canada.Ce fut un vendredi, le 6 juin 1659, que Mgr de Laval arriva a Québec.Ce fut un vendredi, le 20 octobre, que Frontenac repoussa les attaques de l'amiral Phipps.Ce fut un vendredi, le 13 septembre, que d'Iberville enleva le Fort Nelson aux Anglais.Extrait de la \u201cPetite Ecole\u201d.UN SEUL SUFFIT Un forgeron commit un crime et fut, de ce fait, condamné à être pendu.Désolé, les habitants du village se réunirent et vinrent en choeur supplier le juge d\u2019épargner le meutrier.Le village, disaient- ils, ne pouvait se passer des services de cet homme.Ils avaient besoin de lui pour ferrer leurs chevaux, arranger les roues de leurs voitures, mettre des cercles a leurs barriques.En un mot, le forgeron leur était indispensable, ils réclamaient donc sa grâce.\u2014Mais, leur dit le juge, si je fais droit à votre supplique, comment la justice sera-t-elle satisfaite?Qu'à cela ne tienne, monsieur le juge, lui répliqua un laboureur, le moyen est bien simple Notre village possède deux tisserands; or, pour une si petite localité, un seul suffit; pendez l\u2019autre.Bicycles et Accessoires Pour l'achat d\u2019un bicycle ou d'accessoires N'OUBLIEZ PAS QUE LA MEILLEURE PLACE EST AU Magasin W.-H.Gagné, St-Justin.Nous avons tout ce qu\u2019il faut pour réparer les bicycles et les remettre en bon ordre. 10 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.\u201cN ord-Sud\u201d UN NOUVEAU LIVRE DE M.LFOPOIL DESROCHIERS Notre ancien camarade Léo-Pol! Desrosiers publicra incessamment un nouveau livre: Nord-Sud.M Honoré Parent a écrit pour ce livre une préface dont nous sonunes hvu- reux de publier ici l\u2019essentiel.Après avoir rappelé la querelle qui fit rage autour du régionalisme, M.Parent écrit: Soudain le succès fulgurant de Maria Chapdelaine rave la nue comme un éclair \u2014 On pouvait donc, à même notre terreau, faire germer des chefs-d'oeuvre! La preuve en était faite.Depuis.nos écrivains ont repris confiance.Tous les ans un petit nombre de romans, qui ne sont pas tous sans mérite, annoncent l'oeuvre prochai- | ne sans défaillance.Nord-Sud est sorti du sillon ainsi tracé, du fonds abondant et di-, vers de notre histoire et de nos paysages.Le fond: | C'est d'abord toute une époque qui s'anime sous nos veux.L'auteur s'applique à décrire cette période de 1849 qui présenta un problème social d'une grande acuité.| Nos vieilles paroisses connurent a- | lors, pour la première fois, un surplus de population dont on ne sa- | vait trop que faire.Par contre, les | jeunes étaient sollicités par le mi-: rage lointain des mines d'or, de la Californie.récemment découvertes, \u2014 Au nord, les hommes ! s\u2019acharnent contre une nature revê- | che.Ici elle permet aux sables de, gruger leur terre.La, elle les livre sans défense aux exigences et aux fatigues des contrées neuves.En, plusieurs endroits, elle les prive : du nécessaire pour leur famille nombreuse.La désolation s'étend, sur ces pauvres hères, comme une nappe d'eau tranquille Nombre d'entre eux préfèrent s\u2019acheminer vers les régions faciles du sud, plu-, tôt que de continuer les défrichements commences.M.Desrosiers a lu de vieux auteurs, consulté les journaux de ce temps, connu la tradition orale.Les détails de moeurs abondent dans son oeuvre, Toute cette partie de son ouvrage repose sur une érudi-,«de sa récolte de ponnnes de terre.tion solide et variée.,Ç Le fond c'est encore l'humble | histoire qui se dégage en relief de | ce thème historique.Le héros de, ce roman, Vincent Douaire., triom- | yHiera des sables mouvants, de cet-, te réalité, par la fuite.Cet or du Pacifique l'attire comme un aimant, lin en qui fermente ercore \u20182 sang vif des anciens trappeurs, Mais 1! t'a pas à lutter seulement contre son milieu et contre cette vague d'aventure qui menace de l'emporter.Il est humain.L'amour l'a atteint au coeur.Le malheureux Vincent va s'arracher cette flèche, afin de partir.Les phrases touchantes de Vidylle de Vincent Douaire et Jo- sophte Auray se déroulent à travers ce récit.C\u2019est \u201cla petite phrase de la sonate de Vinteuil\u201d qui revient sans cesse et qu\u2019on devine, sous les motifs épars qui s\u2019amplifient et s'enchevétrent.lutte cornélienne entre l'amour | «t le devoir?Pas tout à fait.Ce, - conflit prend ici un aspect nouveau.| l'amour est aux prises avec la soif - d'aventure, dans un coeur auda- \u201clieux et qui ne rêve que de la vie ; Méine de hasards des coureurs des | bois.On parcourt avec émotion les étapes de la tourmente morale que traverse Vincent Douaire, pendant qu'autour de lui monte comme ia marée le désespoir des siens, de To- sephte, devant sa détermination de courir au loin la grande averture.Cette histoire est en outre attachante par le miliew qu'elle nous fait connaître.L'action se développe dans une région de chez nous.Nous voyons passer sous nos yeux : Berthier et ses alentours, le territoire encore inculte du canton de Brandon, les Hes du Lac Saint- Pierre.Le tableau est avisé de touches qui lui donnent plus de coloris et qui nous rendent par des descriptions minutieuses: la Bayonne, la rivière du Nord, le fleuve, les Îe- naisons, les prés verts, les masses sombres des \u201cpays de colonisation\u201d cramponné aux flancs des Lauren- tides.Toutes ces braves gens évoluent au rythme lent de la vie des champs.On les comprend, Ils n\u2019ont guère changé.C'est dire qu\u2019on trouve dans ce livre la peinture d'une époque intéressante et à peine connue, l'analyse d'un caractère et d'un conflit de sentiments peu commun dans notre littérature, la description d'une vaste région de notre petite patrie.M.Desrosiers présente donc au public, avec Nord-Sud, un roman historique.C\u2019est plus que cela.C\u2019est un document authentique - Le Courrier des Engrais Chimiques C.LL C'est le titre d\u2019un dépliant, format journal, que Canadien Industries Limited vient de publier.On peut l'obtenir GRATUITEMENT sur demande.Cette publication fort bien rédi- vée et abondamment tilustrée comporte une foule de renseignements précieux sur la question si actudlle des Engrais Chamiques.Toutes les classes le sont étudiées une à une et leurs exigences respectives au point de vue éléments fertilisants sont de- muntrées par une foule d'expériences concluantes.On trouvera en parcourant ces colonnes l'informa- tom désirée pour la bonne venue le produits maraïchers, de navets, de betteraves, de maïs, etc.On contatera que l'emploi d'engrais chimiques sur vergers, pral- ries, pâturages et céréales augmente infailliblement les revenus provenant de l'exploitation agricole.On sera également très intéressé par la révélation des méthodes les plus récentes introduites dans la fæbrication de ces précieux engrais.Enfin, la belle tenuc typographi- quelde ces pagesde même que l\u2019excellent français qu'on y rencontre augmentent encore la valeur intrinsèque de cette publication.Nous applaudissons hautement au geste courtois de Canadian Industries dLimited à l'égard de la population canadienne-française de notre pays et NOUS savons que cette initiative sera appréciée à sa juste valeur.Nous engageons vivement nos lecteurs à adresser aujourd'hui mé- me une demande pour le \u201cCourrier des Engrais Chimiques CI.L\u201d à l\u2019une des deux adresses suivantes : Division des Engrais Chimiques, Canadian Industries Limited, Beaver Hall Hill, Montréal, récoltes Ou 597 rue Barrington, Halifax, N.E.Cette cupie sera envoyée CRA- TUITEMIENT par le retour du courrier.Qu'on la lise et qu'on la garde pour référence.L\u2019arrosage des vergers rapporte profit Quelle que soit l'étendue du verger, les revenus qu'il donne sont en proportion des soins qu'il re- coit.Une récolte de pommes saines est seule capable de donner des profits; les pommes tachées, vé- rçuses, difformes, décolorées sont pratiquement invendables et inutilisables méme sur la ferme.Les pomiculteurs n'ignorent pas que la tavelure.le ver de la pomme, la mouche et le charançon du ponmmier, s'attaquent presque chaque année aux vergers.De même qu'il est impossible de récolter des patates si un ne tue pas les bêtes à patates, de même on ne peut avoir une récolte de pummes vendables sans avoir recours aux arrosages.La nécessité des arrosages est admise par tous les intéressés et pourtant un trop grand nombre continuent de ne retirer pratiquement rien de leurs vergers.Pourquoi laisser improductifs 1, 2 ou 3 acres plantées en pommiers quand, avec un peu de soin, ces arbres pourraient donner autant et plus de profits que n'importe qu'elle autre culture: La valeur des arrosages dans les vergers a été amplement démontrée par les enquêtes faites par le service provincial de l'Horticulture, depuis la mise en opération du Service d'Arrosage dans la région à vergers de Montréal.Dans les vergers commerciaux on a fait jusqu'à S& arrosages et on a réussi à contrôler la tavelure (ou la tache), alors que les vergers laissés sans traitement étaient compléte- ment infestés., Au cours de l'année 1929, après huit applications de bouillie soufrée dans 85 vergers, on constatait que dans 08, 11 y avait moins de ,10% de tavelure: dans 13, moins de 20% et dans les / autres seulement, pourcentage dépassait 20%.L'augmentation de la valeur \u2018le la récolte.comme conséquence directe de ces arrosages, s'élevait a au moins $00,000.00 prouvant sans l'onrbre d'un doute que les arroso- ges sont payants.Le minimun d'applications que le cultivateur doit faire dans un verger de famille est de + distribuées comme suit : ler arrosage: au moment l'ouverture «les bourgeons : 2ème.arrosage: quand les boutons à fleurs sont rosés: le de 3ème.arrosage: immédiatement après la chûte des fleurs; 4ème.arrosage: deux semaines environ après le troisième.; | Pas un seul verger ne devrait re- - CEVOIT MOINS QUE ces quatres arro- ; sages essentiels ; dans bien des cas, il faut en faire davantage.Ainsi dans les vergers infestés par les poux de l\u2019écorce et les chancres, on devrait faire un arrosage à la fin d'avril, avant l'ouverture des bour- |geons: en outre, dans les étés plu- |vieux, il faudrait faire des arrosages supplémentaires en juillet et août afin d'empêcher les ravages de la tavelure.| Dans la province de Québec, il a été démontré que la bouillie sou- irée est la meilleure préparation pour l'arrosage des vergers; on l'emploie à raison de 1 gallon (de ja bouillie du commerce) pour allons d'eau.\\ cola on ajoute un poison pour les insectes: 1 livre 2 .9 d'arséniate de chaux ou, si l\u2019on préfère, 113 livre d'arséniate de plomb.Il faut arroser généreusement les arbres et avec une pumpe donnant au moins 200 livres de pression.En moyenne dans Québec, sur un pommier de 12 à 15 ans, on met 1.34 gallon de solution de bouillie soufrée, alors qu'en Nouvelle-Fcos- se un en met 2.5 gallons.II ne faut pas trop ménager le liquide et faire avant tout une bonne beso- Un arrosage fait a moilié ne gne.a mo vaut rien.Ce qui paie, c'est la pratique régulière des arrosages bien faits.Si on arrosait parfaitement tous les vergers de la province, on pourrait anettre chaque année sur nos marchés 25,000 à 35,- 000 barils de plus et nos pomicul- teurs retiraient de $75,000.a $100,- 000.de plus que maintenant.La chose en vaut la peine et nous prions tous les propriétaires de vergers, petits ou gros, de réfléchir un instant à ces chiffres.Le Ministère provincial de l'Agriculture est toujours disposé à renseigner les cultivateurs désireux de s'améliorer.Toute demande d'informations, relativement aux arrosages dans les vergers, aclressée au soussigné, recevra prompte et satisfaisante réponse.GEORGES MAHEUX, Entomologiste provincial.Ministère de l'Agriculture, Québec.L'ORTGINE DE QUELQUES MODES Les filles de Louis IN ayant des pieds énormes, inventèrent les ro- hes à traine.La belle Ferronière s'étant fait une brûlure au milieu du front, fixa sur la cicatrice un bijou retenu par un fin lacet.La reine Anne d'Autriche pour que l'on admirât ses bras, d'un modèle remarquable, lança les manches courtes.Mme de Pompadour.étant de très petite taille, mit en faveur les mules a hauts talons L'impératrice Joséphine, gênée par l'irrégularité de ses dents, fit admettre par la cour, usage d'un mouchoir de dentelle qu\u2019on tenait constamment sur la bouche.Un dumestique se présente au bureau de poste de Z.\u2026.4 \"homme du guichet : \u2014 Avez-vous ct deman- une lettre restante pour M, X.> poste mon mai- tre \u2014 Iites-vous muni de Pautorisa- tion nécessaire pour retirer la lettre?\u2014 Non monsieur.\u2014 Eh bien, allez la chercher.Le doméstique part en courant et reviens cinq minutes plus tard, avec la pièce demandée.L\u2019employé la prend l'examine, cherche dans le casier et, finalement, dit du ton le plus tranquille : \u2014 I! n\u2019y a pas de lettre pour M.X.L'annonce dans { le journal local Combat la propagande | d'achat par catalogue | Le directeur de publicité d'u ne grande maison à catalogue disait récemment au cours d'une conférence: 2 oo \" ool *, of oo .XD * .Ce\u201d es * * oe Paes CS - XS * xR \u201cNous avons un bureau dant le travail consiste à lire chaque semaine les journaux hebdomadaires de tout le pays.Il n'y a pas un seul journal de quelque conséquence que notre bureay ne reçoit pas.\u201d > *, - or Xe PPB BLP GPG OPP lI OPPSEOPSOOOM EIN \"a \u201cLe bureau examine ces journaux, et quand nous constatons Que les marchands d\u2019une ville quelconque ne font pas d'annonce dans leur journal local, nous couvrons immédiatement ce territoire de notre littérature.\u201d \u201cNous obtenons toujours là des résultats beaucoup plus grands que les mêmes efforts peuvent en produire dans un territoire où les marchands locaux font un usage libéral et constant des colonnes d'annonces de leurs journaux locaux.\u201d PENSEZ A CELA M.LE MARCHAND ET FAITES USAGE DE 4 \u201cL'Echo de Saint-Justin\u201d f Journal qui est lu par plus de J 20,000 personnes de la région chaque mois.040000 Create toc POPS \u2014\u2014 \u2014 Pour vos travaux d'impressions adressez-vous à l\u2019Echo de Saint-Justin un homme de 40 années d'expérience est à la tête de ses ateliers, ce qu i vous assure une exécution parfaite de vos travaux et ses prix sont trèg mo dérés.Boucles.Boutlettes et Bouclements! Bouclant la boucle, le boucleur Boucle fortement sa ceinture: Bouclant la boucle, le coiffeur Donne du charme à sa coiffure ; Avec un \u201cKiondule\u201d Qui boucle et qui ondule, L\u2019art, dans le bouclement, N'est plus qu'amusement.suffit pour se faire des boucles et des ondulations à l'infini, simple, pratique .Pour cheveux longs et courts Envoi rapide sur réception de 50 cents à \u201cKIONDULE* 8642 rue Drolet à Montréal, BICYCLES was CCM MASSY POUR L\u2019ACHAT D'UN BICYCLE OU D'ACCESSOIRES N'oubliez pas que la meilleure place est au Magasin W.-H.GAGNE, Saint-Justin, P.Q.Nous avons tout ce qu'il faut thre KIONDULE\" \u2018 pour réparer Jes bicycles et les-re- | mettre en bon ordre.' ETE \u2014 Lisez et faites lire L\u2019Echo de¢ § Vous y trouverez des § Balnt-Justin.matières intéressantes, des courriers nombreux et des nouvelles tmportan % tes.Burs & ch | ans | déntair Ben de E Tou: Shabita ablir 8 bon anadz In\u2019 pe pa fim e \u2018établi onnet Tou «Voir ciment En ue c'e Ceu: ion §¢ Et ous le es me u Ca htenis our our u Bu isateu hemor ents! ucleur inture; oifleur oiffure L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.A 11 ù établir (De nos jours la question du pain | du beurre devient un problème apliqué pour la majorité des tra- leurs des villes.Les salaires ont le tendance à la baisse.L'ouvra- se fait plus rare, en maints en- {foits, des manufactures qui don- Mient du travail depuis des géné- ions sont fermées; des saisons rant, dans les villages aussi bien \u2018à la ville, rares sont ceux qui ès dés ie ivent se placer avantageusement, s centaines, des milliers parfois #1 vriers, anciens agriculteurs, ne vent trouver Je gagne-pain ispensable pour la subsistance la famille: heureusement encore be la charité publique vient au se- Burs des familles indigentes dont & chefs sont de solides travail- rs mais sans emploi, sans cela, Ans les grandes villes, c\u2019est par ntaines, par milliers, que des étiens mourraient de faim et de oid.| Quels sont ceux qui, en ces der- ers deux hivers n'ont pas connu familles pourtant vaillantes uffrant de faim et de froid?ÿ Quand on le veut, à la campa- e, il n'en est pas ainsi.[ Ion effet, prenez le cultivateur plus modeste, le colon qui vient peine de commencer sur ume ter- nouvelle, s\u2019il a um arpent de ter- en légumes et en jardinage \u2014 btates, choux, navets, tomates, ras.laitue, oignons, carottes.frai- fers, framboisiers, etc, \u2014 y a Bjà là de quoi fournir en grande Artie la subsistance de la famille.{vec quelques anpents de terre de Lirichés en plus, il peut nourrir cheval, deux ou trois vaches, htant de porcs, cinquante poules, Ne douzaine de moutons: et voilà vie d\u2019une nombreuse famille as- hrée.Quelle est la famille intelligente travailleuse qui ne peut avoir ce- B® cn peu de temps, grace aux fa- lités offertes aujourd\u2019hui à ceux hi veulent s\u2019établir?Tous les an- ens Cultivateurs rendus à la ville vent, s\u2019ils le veulent, s\u2019établir de wveau sur de bonnes terres, a Mou de frais.Tous les fils de cultivateurs, les rabitants\u201d qui ont des enfants à ablir peuvent également acquérir ¢ bonnes terres à peu de frais, au anada.Il n\u2019y a qu\u2019à le vouloir, dans no- re pays pour être à l\u2019abri de la aim et du froid, plus, pour si bien \u2018établir qu\u2019on puisse aspirer à une Monmête aisance.Tous les chefs de familles ont le «voir strict de pourvoir à l\u2019établis- coment de leurs enfants.En certains milieux on prétend ue c'est impossible.Ceux qui soutiennent cette opi- Inn sont mal renseignés.Et il leur serait facile d\u2019avoir bus les renseignement désinés sur Mes meilleurs lieux d\u2019établissement, u Canada.Ils pourraient même btenir des facilités de transport our aller visiter ces territoires : \u2018our cela ils n'ont qu\u2019à s'adresser u Bureau des Missionnaires-Colo- isateurs du Canada, 520, rue Ri- hemond, Mentréal, Qué.les nôtres cette année?LA GASPESIE ET LA MATAPEDIA Cette Bretagne québecoise offre des possibilités d'établissement pour des centaines de familles, à distance raisonnable des chemins de fer.Ten s'éloignant des voies ferrées, il serait facile d'établir une cinquantaine de paroisses nouvelles, et encore en ne choississant que les bonnes terres.L'aspect de ce pays est joli, pittoresque.C\u2019est l\u2019un des endroits de l'Amérique les plus recherchés des touristes.C'est par excellence un pays de péche et de chasse.Dans ce pays montagneux le sol est de bonne valeur.Il produit en abondance les trèfles, le mil, les grains, les légumes.En ces dernières années, ce sont la Matapédia et la Gaspésie qui ont produit les meilleures récoltes de la province.L'égouttement des terres est naturel.Conséquenrment pas de fossés, de rigoles à creuser.Partout on trouve de bonnes routes, des écoles, le téléphone.la vie sociale y est agréable.Dans ces régions on peut prendre des terres du gouvernement, à raison de $60 par lot de 100 acres, dont $10 comptant et la balance payable en 5 ans.Il est aussi facile d'acheter des terres qui ont déjà un commencement de défrichement : terres abandonnées pour la plupart par des familles qui étaient allées s'établir mais qui au lieu de s'occuper activement de défrichement et de culture se sont plutôt livrées à l'exploitation forestière, avec tous les risques mnérants aux \u201cjobbs\u201d de chantiers.À plusieurs endroits, comme par exemple, à Saint-Elzéar et à Ste- Marguerite - de - Causapscal, de grands brulés ont détruit la forêt et rendue plus facile la mise en culture de la terre.Ailleurs, comme à Val d\u2019Espoir, dans le canton Nemtayé, le sol, de belle terre friable, se défriche aisément.Dans d'autres endroits comme à St-Moi- se et St-Damase, de belles fermes se vendent pour moins du quart de leur valeur réelle.Ce qui manque à la Gaspésie et à la Matapédia, ce ne sont ni les terres ni les avantages naturels, mais de bons cultivateurs, des gens pratiques qui veulent s'enrichir par la bonne culture du sol.Cette année, au moins 150 familles pourraient avantageusement se placer dans ce payes agricole, forestier, touristique.Tous ceux qui n'aiment pas creuser des fossés; tous ceux qui veulent des bonnes terres; tous ceux qui veulent s'établir à peu de frais: tous ceux qui veulent dies terres où le défrichement est facile: tous ceux qui veulent habiter un beau pays; tous ceux qui aiment la pêche et la chasse, ne peuvent faire mieux que d'aller s\u2019établir sur les bonnes terres de notre Bretagne québecoise.x * * LE ROYAUME DU SAGUENAY Pays de plaines, de montagnes, de lacs poissonneux, de rivières aux cours tortueux et bouillon> nants, sources d'énergie hydraulique attireuse d\u2019établissements industriels, pays de forêts immenses abritant une faune aussi riche que variée; pays de bonnes terres, de belles paroisses qui font l\u2019admiration des visiteurs: pays de \u201csport- men\u201d, le royaume du Saguenay est aussi un pays de colonisation.Des centaine de bonnes familles de cultivateurs pourraient si avantageusement s'établir au royaume du Saguenay qu\u2019on se demande comment il se fait qu\u2019un aussi riche pays n\u2019est pas plus peuplé, n\u2019est pas mieux connu de la population canadienne.C'est que depuis des générations.pour le plus grand nombre, les habitants du Saguenay et du Lac St- Jean se sont plus intéressés à l'industrie forestière qu\u2019à la culture du sol.Ce riche pays fut plus connu par la richesse des ses forêts, de ses chasses, de ses pêches, de ses cours d\u2019eau majestueux.que par la fécondité de son sol.C\u2019est qu'aussi en divers endroits, le sol riche devait être égoutté pour produire ahondanmment, plus même, il était prsqu'impossible de le défricher sans v faire des travaux d'égouttement assez considérables.Et avant que l\u2019abbé Jean Bergeron.directeur au ministère de la colonisation du gouvernement de Québec, ne s'occupat de cette question, es travaux d'égouttement étaient pour ainsi dire inconnus dans cette région.Aujourd'hui tout est changé.les terres s'égouttent, et c'est le gouvernement qui.en grande partie, fait faire les travaux d\u2019égouttement.Au rovaume du Saguenay, on trouve des villes comme Chicouti- nn, Port Alfred, Bagotville, Jon- quieres, Kénogami.Roberval, Alma, Dolbeau, Arvida qui font une consommation considérable de produits agricoles importés «d\u2019autres régions de la province, quand ce n\u2019est pas d'autres provinces, même de l'étranger.Une centaine de familles de véritables cultivateurs, \u2018de fermiers habitués à récolter des légumes surtout.qui iraient s'établir sur des terres qu\u2019elles peuvent avoir du gouvernement, soit de particuliers, terres que le gouvernement aide à défricher par ses primes de défrichement et de labour, trouveraient facilement à se placer avantageusement.Mans ce pays où les légumes viennent à merveille, on les importe d\u2019Ontario.C\u2019est que la population s\u2019est plus occupée de chantiers que de bonne culture.Dans les paroisses aux terres sablonneuses, à légumes, de Mistassini, de Ste-Monique, de Péri- bonka, etc, aussi bien que dans celles des terres fortes de St-Thomas- Dydime, de Ste-Jeanne-d\u2019Arc, de Saint-Honoré, de nombreuses fa- miles pourraient trouver là des terres qui leur donneraient une honnête aisance.kk xk NOTRE EMPIRE DU NORD L\u2019immense territoire qui, des rives du lac Témiscamingue, remonte vers la hauteur des terres et descend jusqu'aux rives de la baie James, et, de Senneterre s\u2019étend vers l\u2019ouest jusque près de Nakina dans l\u2019Ontario nord, soit une distance de plus de 500 milles, et désormais connu sous le nom d\u2019Em- pire du Nord du pays canadien, possède un sol de riche terre d\u2019alluvion, où pourarient s'établir des centaines de familles canadiennes.Cet empire canadien couvert d'une immense forêt, facile à défricher.produit mieux que les autres les trèfles et les foins.Il produit aussi abondamment les blés et les avoines des variétés hatives.C'est le pavs par excellence pour la culture des graines et des grains de choix, exempts de maladies.C'est aussi, grâce à la pureté de son climat, à la richesse de ses pa- turages, un pays pour la culture des légumes, pour l'industrie laitières, pour l'élevage des animaux de race pure.Cet empire est traversé de l\u2019est à l\u2019ouest par le chemin de fer National du Canada.Le long de ce chemin de fer une trentaine de paroisses sont ouvertes.On pourrait en établir encore au moins cinquante, à proximité de la voie ferrée.Notre Empire du Nord, c'est en même temps qu\u2019un pays forestier et un pays agricole une des principales régions minières du continent.On y trouve du plomb, du zinc.de l\u2019étain, du graphite, du molydè- ne.de l'argent, du cuivre, de Vor.Dans un pays comme celui-là, I'ouvrier de la ville, ancien cultivateur, le fils du fermier.le cultivateur qui doit vendre la ferme paternelle pour établir ses enfants, trouveront des facilités d'établissement telles que toute une famille peut s'établir avce moins que ce que couterait un établissement agricole dans une vieille paroisse.Dans p'usieurs paroisses nouvelles de l'Abitibi, par exemple, des fermes qui ont 15 à 30 acres de défrichement, où la forêt Ibrulée depuis plusieurs années permet de labourer la terre de suite avec parfois des hâtisses, peuvent être achetées pour de $200 a $300.11 en est de même dans l\u2019Ontario Nord.On trouve la même situation dans tous les pays nouveaux où 1! se fait des chantiers.Au lieu de travailler pour mettre leur terre en culture, trop de colons sont tentés par l\u2019exploitation forestière avec ce résultat presqu\u2019inévitable: une entreprise trop bon marché un hiver ; un commerçant de bois qui oubie de payer ou qui est acculé à la hban- queroute, et le colon \u201cjobber\u201d de chantier est lui aussi acculé à la faillite, Il part, laissant sa ferme partiellemens défrichée, \u2018bâtie, un peu clôturée.Plus tard, cette ferme Se donnera pour presque rien.De ces terres, il y a des centai- noes à vendre.Sur des terres semblables, à St- Mathieu, en Abitibi, une quinzaine de familles pourraient s\u2019étblir près de la chapelle; dans le canton Béarn, sur une bonne route, où la ter- er se met de suite en labour, vingt familles pourraient trouver à se placer avantageusement et récolter immédiatement pour nourrir de nombreux animaux; a St-Mathias au moins quinze familles trouveraient des étabissements tellement avantageux que l'étranger qui traverse la région s'étonne de voir d'aussi bonnes terres inoccupées.Il en est de même à vingt autres endroits de l\u2019Abbitibi et du Nord Ontario.Qu'elle soit riche ou pauvre, toute famille intelligente peut aujour- d\u2019hui s'établir sur de bonnes terres.Elles est assurée de réussir, sinon de s'enrichir, du moins: à vivre dans l\u2019aisance, si elle veut travailler avec méthode et persévérance.Dans l\u2019Abbitibi de Québec et dans 4 le nord ontarien, on fait venir d'ailleurs les oeufs, le beurre, la farine, les patates, les Légumes, le bocuf, le lard, et cette région peut facilement produire toutes ces denrées.Ceux qui cultiveront intelligemment ces terres auront donc un marché local très avantageux.Pour renseignements, adressez- vous à M.l\u2019abbé Z.Alary, 520, rue Richemond, Montréal, Qué.consomation considérable de pro- Romans Canadiens EMF-En vente à l'ECHO DE SAINT- JUSTIN ou expédiés franco par la.poste sur réception de 25 cts chaque 1\u2014L\u2019Iris Bleu.2\u2014Le Massacre de Lachine.3.\u2014Ma Cousine Mandine.4.\u2014Les Fantômes Blancs.5\u2014La Métisse.6\u2014Gaston Chambrun.7.\u2014Le Lys de Sang.8.\u2014Le Spectre du Ravin.9.\u2014Le Médaillon Fatal.10.\u2014L\u2019Aveugle.11.\u2014Nypsia.\u20182\u2014Fierté de Race.13.\u2014Roxane.14\u2014La Révélation d'une race.15.~\u2014L'Expiatrice, 16\u2014L'Associée Silencleuse.17.\u2014L'Ombre du Beffrol.18\u2014La Besace d'amour, 19\u2014Le Grand Sépulcre Blane.20-\u2014Les Cachots d\"Haldimand.21.\u2014La Cité dans les Fers.22.\u2014La Taverne du Dlable.23\u2014Le Trésor de Blgot.24\u2014Le Patriote (1837-38) 25.\u2014Le Mort qu'on venge.26.\u2014Il.e Manchot de Frontenac.27 -\u2014Fleur Lointaine.28\u2014La Besace de Haine.R9\u2014Le Siège de Québec.80\u2014Les Caprices du Cœur.EMF-Nous avons toujours A notre Hi- brairie un beau chofx de Romane, Contes, Chansonniers, Livres d'histoires, Livres de culsine, Livres de otasse, Livres de prières, Pièces de théatre, Articles de fantalaie, Papeteries, Imu- geries, etc., ete.w.hb 3.roe me ape 2 SOUVENIRS MORTUAIRES Vos Parents et Amis penseront à VOS CHERS DEFUNTS Si vous leur distribuez des cartes mortuaires qu'fls placeront dans leur livre de prières.Nous pouvons vous imprimer différentes qualités de cartes mortuaires, avec ou sans por traits, à des prix convenant à toutes les bourses, Demandez noë échantillons et notre petit lvres de prières choisies ainsi que nos prix.L'Echo de Saint-Justin, ST-JUSTIN, P.Q.QUEL EST L'ABONNÉ.\u2026.qui ne pourrait pas trouver, oha- que année, au moins un nouvel.abonné à l'Kabo de SaintJuatinf Pour réussir Il n'y a qu\u2019 voutoir, | an 12 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.Service du jardin canadien 1931 LES PELOUSES.I n'y a pas de jardin complet sans gazon.Il fait un contraste charmant parmi les arbres, les arbrisseaux et toutes les fleurs, et sert de terrain de jeu aux enfants et méme aux adultes.Une pelouse bien établie de beau gazon vert résistera à tous les usages comme le prouve les champs de golf et de Boulingrin que nous voyons partout.Mais remarquez \u201cbien que lorsque nous disons \u201cbien établie\u201d nous voulons attirer votre attention sur les simples conseils suivants : en premier lieu, on doit se rappeler que faire une pelouse est une affaire distincte et permanente, nous établissons une chose qui doit durer des années et lorsqu\u2019établie, qu\u2019il est difficile de corriger.Nous pouvons l'amoindrir ou l\u2019améliorer, mais cela demande un gros travail de rémédier aux fautes d\u2019établissement du début, sous le rapport de l'apparence.Par exemple, il est beaucoup pus facile de bien apla- mir le terrain avant de semer qu'après, il s\u2019en suit alors que la première chose à faire est de bien bê- cher, de bien niveler et de rateler afin de faire une surface très uniforme.Quand la surface à semer se compose surtout de terre de sous-sol venant d'une cave, comme c'est le cas sur les terrains qui entourent les nouvelles Dbâtisses, nous conseillons au moins deux pouces de bonne terre de jardin | lorsque ce travail est fait.et afin d'épurer le terrain.laisser pousser les premières mauvaises herbes, en- levez-les et ensuite béchez le terrain profondément en ayant soin d'enlever toutes les cines.Après cela, if suffira de bien niveler le terrain, de rateler et de bien ameublir le sol.Vous êtes alors prêts à faire une semence durable, toujours en tenant compte que l\u2019on peut semer à bonne heure au printemps en tenant compte des conditions ci-dessus.Tout de mé- me, il fawlra, surtout dans la province de Québec, attendre que \u2018la terre soit bien chauifée avant de semer.Rappelons nous toujours que la semence du gazon doit se faire que lorsqu'il n'y a pas de vent afin de répandre les graines bien uniformément.Rappelons- nous cncore gu'en établissant une pelou-¢ ou une surface de gazon, il s\u2019agit d'une semence premanente, alors 1 est essentiel de ne semer que des graïnes de premières qualité et surtout de s'adresser directement aux marchands grainiers du pays qui ont une bonne réputation.qui eux, connaissent tous les graines vitales essentielles qui doivent composer les mélanges pour notre climat.les mélanges de gazons à Lon marché peuvent bien réussir la première année pour donner une certaine apparence, mais, inévita- lement, vous negretterez de les avoir semés parce qu\u2019en outre d\u2019avoir une belle pelouse permanente, vous perdrez dans un an tout le travail préparatoire de votre terrain.Ne craignez pas d'acheter directament d'un marchand grainier de bonne réputation, les meilleures variétés qu\u2019il annonce, vous aurez là un superbe mélange d\u2019herbes fines résistantes, composé de plusieurs espèces qui résisteront à parties de ra- toutes les intempéries et vous donneront une pelouse qui ne jaunit pas.Les graines de gazon d'un prix plus élevé vous assurent la garantie du gouvernement dans le mélan- \u2018ge et la pureté, n'employez que celles-là pour votre propre bénéfice.la raison est que dans les bons mélanges vous avez toutes les variétés de graines dont chacune des espèces remplira sa fonction durant l'année.Il y a dans les mélanges dispendieux des graines d'un prix très élevé qui ont la fonction de maintenir une surface verte.veloutée tout l\u2019été.N'achetez jamais de gazon commun, la préparation du sol et la reprise du travail coutent trop cher pour cela.A aucun prix, acheter le meilleur en premier lieu.Dans les bons gazons, sur un sol, bien préparé, une livre suffit pour deux cents pieds carrés.Pour mieux reussir, appliquez (à la volée) 3 ou + jours après la semence, de l'engrais chimique en vous basant sur 5 à 700 Ibs a larpent.Noubliez pas ce fertilisant si bon marché.Donc, pour établir un beau gazon, il faut d'abord bien préparer son terrain, ensuite, de la semence du plus haut choix, ensuite l'engrais nécessaire et de temps à autre, apres les pluies.un bon roulage pour retou- ler les jeunes racines dans le sol.Coupez souvent votre gazon pour maintenir une surface toujours courte ct veloutée.Achetez votre toudeuse du marchand grainier qui connait mÿeux ce genre d'outil LES LEGUMES QUE L'ON DEVRA MIEUX CONNAITRE l y a plusieurs légumes nou- veaux ou inconnus du public en | ivénéral qui devraient plus nous intéresser: plusieurs de ces espèces nous servent à faire des salades hors saison, entre autres, les laitues romaines, des asperges, les cressons, la bette à carde, \u2018es \u2018choux raves, les courges à table, les fèves de Lima, les fèves gour- ,nages.Faites votre jardin, cette année de manière à ajouter plusieurs variétés de légumes et de fleurs.LE SERVICE DU JARDIN CANADIEN POUR 1931 Nous ne saurons trop recommander de faire la semence des pois de senteur a bonne heure comme question de fait, lorsaue l\u2019on sème cette charmante variété de fleurs on s'aperçoit souvent que linsuc- cès est dû à une plantation trop tardive.Dans bien des cas, on les cultive pour en fournir des fleurs aux fleuristes; il est alors important que le feuillage soit bien développé, c\u2019est pour cette raison qu'il est nécesaire de leur faire un Support ce qui empêchera aussi les tiges de se tordre.Si on les sème dans un jardin d\u2019amateur.entre les rangs de légumes, il faut d'avantage un support, nous verrons alors les pois de senteur se développer à l\u2019état parfait.En premier lieu, choississez dans le jardin un sol bien écouté, dans ce cas, vous pouvez semer aussi à bonne heure que vous le désirez.Faites un sillon profond de 4 à 5 pes, semez les graines et couvrez-les légèrement comme il faut aux pois de senteur une racine profonde et bien développée, en remplissant le sillon à mesure que la plante pousse, Vous aurez des tiges beaucoup plus.fortes, naturellement que si vous y ajoutez un engrais, soit du fumier bien pourri ou mieux encore, de {engrais chimique, vous aurez tous les résultats «désirés.Conume nous recommandons de semer les pois de senteur en tranchées profondes, à mesure que la tige se développe remplissez graduellement de terre le sillon pour donner une chance à la racine de se développer au point de donner à la plante plus de force pour faire les tiges qui déve- lupperont les fleurs.Ne craignez pas de semer les pois de senteur trop à bonne heure si vous suivez les indications ci-dessus ou les suivantes: Règle générale, les graines doivent être mises à un pouce de profondeur dans le fond du sillon, à une distance de 4 pcs environ ; au cas Où certaines graines manqueraient, il vaut mieux semer à tous les 3 pcs.Nous le répétons, les pois de senteur peuvent être semés à bonne heure, la terre fraiche aussi bien que les temps frais leur conviennent.Dans ces conditions, la racine se développe graduellement pour produire des tiges puissantes qui porteront des fleurs toute la saison.Aussitôt que les f'eurs apparaissent, ne craignez pas de les couper.le second jour vous montrera de nouvelles fleurs peut être mieux développées.Donnez leur une chance de bien produire de belles Aeurs en leur faisant un support soit de grillage, de piquets ou de tuteurs.Au sujet du gazon.c'est à bonne heure au printemps qu'il faut \u2018s'occuper de sa pelouse.Lorsque ile sol est encore humide.c'est le temps d'employer ! \\e rouleau à ga- |zon pour aplanir la surface soulevée par la gelée et établir pour tou- \u2018te la saison une surface unie.Re- \u2018gle générale, les variété de gazons choisies dans les meilleurs mélanges supportent bien la semence hä- tive.À l'exception des temps de grande chaleur, les glazons peuvent se semer tout été, jusqu'au pre- ;mier septemibre environ.Qu'il s'agisse de semence de printemps.d'é- lté ou d'automne.ik est important de semer que des produits de haute qualité annoncés par des marchands grainiers: ceux qui vous vendront à meilleur marché n'auront acheté généralement que des déchets qu'une maison nesponsable ne tiendrait pas à vous vendre.TI vaut mieux semer plus que moins: ratelez légèrement et ensuite passez un rouleau.à défaut d'un rouleau, on peut taper avec l'envers d'une bêche.Ne négligez pas après de travail de répandre légèrement.à la volée des engrais chimiques composés et d\u2019arroser en pluie fine.surtout avec des jets à boyaux ou arrosoirs automatiques.S'il se fait des taches dans votre gazon, ayez soin d\u2019avoir un surplus de graine de gazon suffisant pour reprendre ces taches, car le gazon peut se semer en toute saison.LA CULTURE DU PAPIER MULCH Nos commentaires seront très courts avec ce genre de culture, il est vrai que dans les iles Hawaii l'on a obtenu de bons succès pour la culture des ananas.Les preuves, dans notre province, démontrent de bons succès, le principe en lui-même est acceptable, surtout pour le petit jardin, c'est un pal'on met entre les pier rude que !C sillons pour empêcher les mauval- Ce papier est ses herbes de pousser.très résistant en plus de retenir la chaleur dans le sol, empêche les mauvaises herbes de croître, il est bon d'en faire l'essai.LES SEMENCES Au risque de nous répéter, nous vous recommandons «de toujours vous servir de graines de semence de choix pour le jardin potager ou les fleurs.Les semences de grande culture tel que nul, trefles, céréales, peuvent toujours se réchapper à cause de leur rusticité en pleine terre: il n'en est pas de même avec certains légumes ou fleurs dont le départ en couche ou en pleine terre ne peut dépendre que la qualité des semences.Association des Marchands nicrs Canadiens.NOS TRADITIONS (suite de la page cing) (rai- mie.Ce regard superficiel, toutefois suffit à montrer que, dans certaines familles, nos traditions disparaissent.Ce leg.s'il n'était que des pratiques sans âme, n'aurait à peu près aucune valeur ct ne nécessiterait pas notre attention.Mais les traditions d'un peuple manifestent un état d'âme.Ce baromêtre mesure le cours de Yautorité familiale, de l'esprit religieux familial et de la fierté nationale.De là, l'importance de travailler à conservr les belles vertus traditionnelles de nos familles avec autant de zèle que l'on en met à a masser de l'argent, parce que c'est là \u2018e moyen de leur garder leur vrai caractère catholique cet cana- dien-français.Camille L'HEUREUNX.fu palais de justice.Deux avocats dépensent des boisseaux de salive pour plaider avec acharngment une question de L'un d'eux produit un plan compliqué et donne au tribunal force explications.\u2014Messieurs / De ce coté, mitoyenneté.Voici le champ du demandeur : de cet autre côté, un chemin vicinal de ce côté-ci.le pré conmmunal: de ce chté encore.Pardon, maître Périftaze, interrompt le président, ne pouvez-vous dire de suite au tribunal de côté est la vérité?quel A la douane.\u2014N'\u2019avez-vous rien à déclarer ?Lechimiste.\u2014 Si.J'ai 600 gram- mees de dithysulfonéthylmétane et 800 grammes de tétraméthyaldia- midohenzophénonone, \u2014Ca va! Vous pouvez passer! Topin, achevant un travail pressé: Ah! si j'avais cent mille francs de rente, je sais bien ce que je ferais.\u2014 Qu'est-ce que tu ferais ?\u2014 Plus rien! ULRIC GIGUÈRE BIJOUTIER Bel assortiment de Montres, Bagues, Jones, Biljouteries, Etc, Etc Réparations de toutes sortes a dey prix très modérés Rye St-Laurent, LOUISEVILLE, CrrTR\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014ey\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014y MARBRERIE POPULAIRE 162, rue De Lanaudière, JOLIETTE, Téléphone Bell: 325, CHARLES DESROCHES, Propriétaire Monuments funéraires ep pierre, marbre et granit, pour cimetière.Sculptures d\u2019ornementatio à toute destination; exé cution sans réplique, Spéclallté: Lettrages Artistiques N'ACHETEZ PAS SANS VOIR MES PRIX.Estimation fournie sur demande Correspondance sollicitée.| JOSEPH MERCURE, 3 | MARCHAND DE NOUVEAUTES * Assortiment considérable et varié dan | tous les départements à des prix très modérés.ST-BARTHELEMI, \u2014 P.Q.W.L.GAGNE, IMPORTATEUR EN GRos , Papeteries, Jouets, Sacs de papa.EP ! 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lhvait dès le commencement réso- LE.d'y établir une sucrerie.my GÉNos défricheurs improviserent inc au milieu du bosquet une pe- IRE cabane temporaire, et apres éiclques jours employés à complé- ETTE 28 leur assortiment de gouderelles goudelles, d'auges, casseaux et , res vases nécessaires, dont la s grande partie avaient été pré- es 8 és durant les longues veillées de ranit, ver, tous deux, un bon matin, un temps clair et un soleil bril- ntation s'attaquerent a leurs deux cents we fables.,Ç | ' Jean Rivard, armé \u2018de sa hache, ges atiquait une légère entaille dans Loorce et l\u2019aubier de l\u2019ardre, à is ou quatre pieds du sol, et ierre.armé de sa gouge, fichait suite.au-dessous de I'entaille, la tite goudrelle de bois, de maniè- à ce qu\u2019elle pût recevoir l\u2019eau suée suintant.de l'arbre et la lais- T tomiber goutte à goutte dans sauge placée directement au-des us.Dés les premiers jours, la tem- rature étant favorable à l'écoule- ent de la sève nos défricheurs rent en recueillir assez pour fai- une bonne brassée de sucre.Ce t un jour de réjouissance.La audière lavée fut suspendue à la émaillière, sur un grand feu ali- enté par des éclats de cèdre, puis mplie aux trois quarts de l\u2019eau Pcrable destinée à être transfor- ée en.sucre.Il ne s'agissait que entretenir le feu jusqu\u2019à parfaite ullition du liquide, d\u2019ajouter de demps en temps à da sève déjà 8 uillonnante quelques gallons de ve nouvelle, de veiller enfin, avec ne attention continue, aux progrés « l'opération : tâche facile et dou- - pour nos rudes travailleurs.Ce fut d\u2019abord Pierre Gagnon ui se chargea de ces soins, ayant initier son jeune maitre a tous les \u2018tails de l\u2019intéressante industrie.ucune des phases de l'opération v passa inapperçue.Au bout de nelques heures, Pierre Gagnon al- int plonger dans la chaudière une quelle de bois, vint avec sa galeté rdinaire la présenter à Jean Ri- lard, l\u2019invitant à se faire une trem- boite, en y émiettant du pain, invi- ation que ce dernier se garda bien M: refuser.Pendant que nos deux sucriers avouraient ainsi leur trempelte, la haudière continuait à bouillir, et Mau s'épaississait à vue d'oeil.Hentôt Pierre Gagnon, y plongeant le nouveau sa micouenne, l\u2019en retins us, | les a remplie d\u2019un sirop doré pres- ju'aussi épais que le miel.les Puis vint le tour de la tire.No- ites re homme, prenant un lit de nel- Mc, en couvrit la surface d\u2019une cou- F he de ce sirop devenu presque so- \u201d Mide, et qui, en se refroidissant, for- ne la délicieuse sucrerie que les AAA Canadiens ont baptisé du nom de tre (1); sucrerie d'un gofit plus fin et plus délicat que celle qui se fabrique avec le sirop de canne ordinaire.La fabrication de la tire qui s\u2019accomplit au moyen de la manipulation de ce sirop refroidi, est presque invariablement une occasion de réjouissance.On badine, on folâtre, on y chante, on y rit, La gaieté fait sortir les bons mois de l'esprit.C\u2019est à l\u2019époque de la Ste-Cathe- rine et durant la saison du sucre, dans les fêtes qui se donnent aux sucreries situées dans le voisinage des villes ou des villages, que le sirop se tire ou s\u2019étire avec le plus d\u2019entrain et de gaieté.Nos défricheurs-sucriers durent se contenter, pour cette première année, d\u2019un pique-nique à deux; mais il va sans dire que Pierre Gagnon fut à lui seul gai comme quatre.Cependant, la chaudière continuait à bouillir, Et de la densité suivant les promp- tes lois, La sève qui naguère était au sein du bois, En un sucre solide a changé sa substance.Pierre Gagnon s\u2019aperçut, aux granulations du sirop, que l'opération était à sa fin et il annonça par un hourra qui retentit dans toute la forêt, que le sucre était cuit! La chaudière fut ausstôt enlevée du braser et déposée sur des branches de sapin où on la laissa refroidir lentement tout en agitant et brassant le contenu au-moyen d\u2019une pa- ette ou mouvette en bois; puis le sucre fut vidé dans des moules préparés d'avance.On en fit sortir, quelques moments après, plusieurs beaux pains de sucre, d\u2019un grain pur et clair.Ce résultat fit grandement plaisir à Jean Rivard.Outre qu\u2019il était assez friand de sucre d\u2019érable, \u2014 défaut partagé d'\u2019aîlleurs par un grand nombre de jolies bouches.\u2014 il éprouxait une satisfaction d\u2019un tout autre genre: il se trouvait, à compter de ce jour, au nombre des producteurs nationaux; il venait d'ajouter à la richesse de son pays, en tirant du sein des arbres un objet d'utilité publique, qui sans son travail y serait resté enfoui.C'était peut-être la plus douce satisfaction qu'il eût ressentie depuis son arrivée dans la forêt.I] regardait ses beaux pains de sucre avec plus de complaisance que n\u2019en met le marchand à contempler les riches étoffes étalées sur les tablettes de sa boutique.' Du moment que Jean Ricard fut en état de se charger de la surveillance de la chaudière, Pierre Gagnon consacrait la plus grande partie de son temps à courir d'érable en érable pour recueillir l\u2019eau qui découlait chaque jour dans les auges.C'était une rude besogne dans une sucrerie non encore organisée et où tous les transports devaient se faire à bras.Pierre cependant s\u2019acquittait de cette tâche avec sa gaieté ordinaire, et c'était souvent au moment oû son maitre le croyait épuisé de fatigue qu'il l'amusait le plus par ses propos comiques et ses rires à gorge déployée.Au bout d\u2019une semaine tous deux s\u2019acquittaient de leurs tâches respectives avec assez de promptitude ; ils pouvaient même y mcttre une certaine nonchalance, et jouir de nombreux moments de loisirs qu\u2019ils passaient à chasser l\u2019écureuil ou la perdrix, ou à rêver, au fond de leur cabane, que Je soleil ré- réchauffait de ses rayons printa- mers.A.GERIN-LAJOIE, (1) Tire, Trempette ou Trem- pine, Goudrelle ou Goudille, Casseaux ou Caseaur ou Cassots, etc.mots destinés comme beaucoup d'autres à notre futur dictionnaire canadien-français.Il a bien fallu que nos ancêtres nventassent des mots pour désigner des choses qui n\u2019existaient\u2019 pas en France.Ces mots d'ailleurs sont expressifs et vivront toujours dans la langue du peuple canadien.Le mot nucouenne est tiré du- sauvage et est employé fréquemment dans les anciens ouvrages sur le Canada. 14 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.Imposantes funérailles de Mme P.-E.Casaubon Lundi le 13 courant, avaient lieu à Maskinongé, les imposantes funérailles de Madame Pierre Esutache Casaubon, née Claire Alda Juneau, décédée après 8 jours seulement de maladie, à l'âge de 49 ans.Outre son époux, elle laisse pour la pleurer, deux fils: Pierre-Léon, notaire à DBerthierville et Joseph-Edouard, marchand à Maskinongé; sa mère Mme Vve F,-X, Juneau, sa soeur, Mme Alfred Mousseuu, un frère, M.Joseph Juneau.Les porteurs étaient MM, Viuateur, Denis, ldouard et M., Juneau, Joseph sau- voie, neveux de la défunte et M.Joseph Savoie.l'ortaient les rubans: Mmes O- nias Caron, Pierre Dalcourt, Joseph Saucier et 1.Savoie.La levée du corps fut faite par le Rév, G.Laquerre, curé -de Ste-Ursule et le service fut chanté par M.l'abbé Cau- martin, assisté comme diacre et sous- diacre de MM.les abbés F.-X.Tousi- Enaut et Aimé Malo, tous deux du Collège de l'Assomption.Le choeur de chant sous la direction de M.l'abbé Mon- grain a très bien rendu la messe des morts harmonisée de Panneton; M.J.- C.-l?.Desjarlais tenait l'orgue.Des messes furent célébrées aux autels latéraux pur MM.les abbés Dusablon et C.Ayotte.Les Dames le costume.Tributs floraux: Branchaud, Maskinongé; mis de Maskinongé: MM.Dr L.-T.Cu- ron, P.Dalvourt, Ph.Boucher, Noé Plante, Jos.Patry, Jos.Desjarlais, Umer tertiares ussistitient avec Famille Hormisdas Un groupe d'a- Croisetière, Denis Bareil, F.-N.-A.é- langer, Onésime Vanasse.Aimé Leinyre et Arthur Trempe.Offrandes de Messes: M, et Mme Alfred Mousseau, Berthierville; M.et Mme Jos.Juneau, M.et Mme PP.Rivard, Ste-Ursule; Famille Dr L.-T.Caron, J.- A.-A.Lemyre, N.P., Maskinongé: M.l'abbé Elzéar S.de Carrufel, cure d'Yu- machiche, M, l'abbé Conrad Ayotte, Séminaire de Joliette; M.l'abbé Ed.Leblanc, curé de St-Cuthbert; M.l'abbé Zotique Beauchamp, cure de St-Ed mond; Famille Jos.Rainville, Maskinon- 36; Le 86e cours du Collège de l'Assoinp- tion, M.et Mme J.-E.Savoie.Bouquets Sprituels: Famille Vincent Casaubon, Ile du Pas; Dame Edouard Paquin, Ste-Ursule; M.et Mme Albert Bussières, Ste-Ursule; Famille Jos Juneau, Ste-Ursule; L'abbé Conrad Ayotte, Séminaire de Joliette: Famille Wilfrid Sylvestre, Berthierville: Famille Théo.L'avourse, Maskinongé; Dame Jos.Blais, St-Cuthbert: M.et Mme Arthur Trempe, Trois-Rivières; Les religieuses et les élèves du Pensionnat de Maskinongé; Famille Hormisdas Bastien, P.Dalcourt, Famille Norbert Ayotte, Maskinongé; Pierre Dalcourt, Maskinongé; M.et Mme Napoléon Pratte, Maskinongé.Sympathies: Famille J.-O.Déziel, la famille J.-O.Vanasse, famille Ls.Bélair et Dr Boucher, famille Vve Pierre Le- myre, famille J.-O.Baril, M, et Mme Alvide Lemyre, famille F.-X.Gravel, Met Mme Jos.Clément, M.et Mme J.-O.Croisetière, famille Adélara Lemyre, famille Jos.Saucier, famille Jos.0.Be- land, M.et Mme Rosurien Croisetiere, famille Ed.Paquin, M.J.-L.Lafrenière, faunille Arthur Champagne, M.et Mine Arthur Baril, fils deD.M.et Mme Donut Rinfret, M.et Mme Nap Mayer, Famille Ad.Dauphinais, Dame Onésiphore Duptiis, famille Jos.Lafrenière, famille 1.s.Landry, famille Jos.Ls Paquin, famille Jos.Patry, famille J.-P.Destrois- maisons, M.et Mme Ed.Champoux, M.ei Mme Alphonse Dupuis, Melle Marie Anne Lemyre, Lebrun et Frère, Dame Vve Jos.Lamarche, M.et Mme Ed.st- Pierre, M.et Mme Wilf.Lincourt, Met Mme Albert Beaulieu, M.et Mme Adrien Gagnon, famille Denis Dupuis, famille Romuald Grenier, Dame J.M.Marchand, M.Hormisdas Valois, M.et Mme F.-X.-A.Bélanger, famille |p phrem Saucier.famille Wilf.Adam, famille Adolphe Bastien, MDM.Aimé, Do- nat, .A\\zarias Dugas, familles Jos.Lu- pien, Elie Lemyre, MM.et Mmes Donat Ayotte, Stanislas Arotte, familles Wilf.Bérard, Gaspard lafrenière, M.Alexandre Lemyre M.et Mme Aimé Lemrre, familles Alf.St-Onge, Charles Déry.Vhilias Boucher, Ernest Lessard, W.-B.Lafrenière, Jos.S.de Carufel, Melle M.Allard DamesPellerin, Ovila Gagnon, Dame et Delle.Cloutier, familles François Marchand, Nap.S.de Carufel, Dame Vive Jos.Déziel, M.et Mme Odilon Rin- fret, MM.et Mmes Lorenzo Deserres, Aimé Brousseau, J.O.Paquin, famille Donat Guinard, M.Ed.Wolfe, M.et Mme Emile Chevalier, Melle Jeanne Ba- vil, M.Fd.Caron, familles J.-T.Lemyre, Jos.Dessert, A.Sicard, Horm.Croise- tière, Tous de Maskinongé.Mile Eug.Loranger, M.et Mme Chs.- Yad.Paquin, Notaire et Dame Lucien Lessard, M.et Mme Théo.Fournier, famille J.-O.Lessard, M.et Mme Jos.Ba- vil, Melle Cordélie Lessard, famille Henri Baril, M.et Mme Adrien Picotte, Met Mme Alph.Béland, M.et Mme William Bazin, Melle Amanda Baril, M.et Mme Urbain Lessard, M.et Mme Richard Lessard, famille Nap.St-Louls, MM.et Mmes Philippe Baril, Armand Bastien, Alb.Lessard, J.-A.Ed.Baril, Ste-Ursule.M.et Mme Ed.Picotte, M.J.-P.Bel- 1y, gérant Banque de Montréal, M.A.- F.Teesage, M.et Mme J.-H.Bellemare, famille Jos.Guinard, M.Jos.-H.Giguère, famille Isaac Giguère, Notaire J.-A.Fer- ron, M.H.P.Giguère, M.et Mme Hector Béland, M.et Mme Emile Ferron, M.Arthur Giguère, M.et Mme Victorin Kivard, M.Chs.-Ed.Martin, Maire, Met Mme J.-E, Masse, M.J.-E.Turgeon, M.et Mme Albert Milot, Louiseville.Famille Onias Caron.Dame David Gaucher, MM.et Mmes Gaspard Lemyre, Flzéar Trempe, Melle Cécile B.Lafre- nière, M.et Mme Jos.Trempe, M.Pier re Trempe, familles Ls.Casaubon, Jos.\u2018Lemyre, Dame Hormisdas et Melle Gra- Pierre Dalcourt, Omer Lebrun, via Bastien, Trempe, J.-L.Rivières.MM.et Mmes Fortunat Clément, Tous de Trois- Familles Pacifique Fafard, P.Liver- noche, L.-P.Asselin, M.et Mme Albert de Grandpré, M.et Mme Paul Fu- fard, Docteur [.Payette, de St-Cuth- bert.Familles W.-H.Gagné, Paul Baril Met Mme Hervé Francoeur, M.Jos C.Le- myre.St-Justin, Famille Ed.Cartier, M, et Mme Ls.Arthur Bélair, St-Barthélémi.M.et Mme EEpiphane Rabouin, nn, Famille J.Bte Pichette.M.et Mme Romain Farly, Sorel, Mat Mme Ovide Poulette Ste-lilizabeth; Enfants d'Alfred Mousseau, famille Alph.Mousseau, Dr A.-D, Milot, M.et Mme Dominique Tessier, M, et Mme R.Tessier, [Ducharme et Frère, familles Gauthier et Paquin, Berthierville, M.et Mme Jos.Mousseau, famille Arthur Corbin, M.et Mme J.-Ant.Paquin, famille Ovide Bastien, Melle, Dame et Thérèse Dupuis, M.et Mme Noël Bou- hard.Montréal.Melles Kliosa et Jeannette Trempe, St- Paulin, M.J.-A.Giguére, Louiseville; M.l'abbé \u2018Anastasi Forget, Supérieur du Collège de l'Assomption.Télégrammes: [famille Aubin Berthier- ville: M.et Mme L.-T.Caron, Melle Jeannette Duhamel, M.Donald Laviolet, M.et Mme Wilf.Duchesnay, Montréal.Assistaient aux funérailles: MM.Alfred Lincourt, St-Barthélemy: Gaspard Laurendeau, Edmour Juneau.Denis Juneau, Joseph Savoie, M.et Mme Vincent Casaubon, Ne du Pas; Louis Casau- bon Joliette; M.et Mme J.-F.Casaubon, MM.J.-A.Trempe Trois-Rivières; AT- mand Vermette, St-Justin; Télesphore Fatly, lle du Pas; Gaston Allard avocat, Rerthier:; Mmes Théo.Lemire, H.Verte- St-Lé- feuille, Nap.[P'ratte, Jus.l\u2019aquin, M.Fluvien Rinfret, M.Horm.Branchaud, Miles Blandine St-Louis, Jeanne Coutu, Joliette; M, et Mme Philippe Rivard, Mlle Yvette Rivard, Mme Joseph Savoie, Mlle Lucielle Branchaud, M.et Mme Hector Reéland, louiseville: Melle Juneau, Mme Cuthbert Plante, St-Cuthbert: M, Romu- lue Caumartin, St-Cuthbert: Melles Candide Lessard, Ste-Ursule.Corona Lum- bert, Ste-Ursule; M.et Mme Fortunat Trempe, Trois-Rivieres: Melles Irene 2oberge, Jeanne d'Arc Valois, Benjamine Joinville, Mme Art.Valois, St-Barthé- emi; Melles Marie Berthe et Germaine Ayotte, St-Barthélemy: Mmes Louis Bélair, Stanislas Gaboury, M.St.Gabourr, Melles Eva Boucher, et Germaine Lu- frenière, M.Adrien Clément, Mme Jos.Lafreniere Ste-Ursule: Mme Albert La- veuute, Louiseville; Mmes Onésime Va- nasse, Ernest Lessard, MM.Gérard Li- vernoche, Jean-P.Lemyre, Hormisdas Bastien, Thurible Lambert, Georges Cuar- tier.Mme Amable Lefebvre M.Pierre Lessard, Ste-Ursule; M.et Mme Elz.Trempe, Trois-Rivières; M.et Mme Nestor Livernoche, MM.W.-B.Lafrenicre, M.et Mme Jules Désy, St-Barthélemy, Melle Alice Thisdale, Mme Bernardin Thisdale, Ste-Ursule, Mme Joseph Dé- saulniers, M.et Mme Joseph Clément, M.et Mme Hervé Francoeur, St-Justin; M.Léon Boulay, Meile Cécile Lambert, Mme Hormisdas Baril, Mme Paul Baril, St-Justin: Melle Marie Paquin, M.et Mme Alphonse Béland, M.Gavien Bou- lay, M.et Mme Jos.Paquin St-Justin M.Edmond Clément, Miles ulay, Rose Saucier, Mmes Laurenzo Desserres, Romulus Pepin, Mme Ephrem Lebel, Louiseville; Melles Allard, Simonne Le- miyre, Mme Pellerin, M.et Mme Théophile Paquin, Ste-Ursule; Mlle Colombe avourse, Mme Joseph Desserres, DM.Art.Baril, Melles Juliette Lemyre, Rose Carufel, Mmes J.-B.Grenier, Flavien Rémillard, Philias Boucher, A.Le- myre, M.Arsène Denis, st-Norbert: Mme F.Trudel, St-Justin; Mme Pilippe Lebeau, Melle À.Fréchette, MM.Joseph Leivre Joseph Jutry, Joseph Lafre- nière, M.Croisetière, M.-U.Vanusse, À.Sauvler, Melle Bibiune Trudelle, Edou- ard Trempe, Louis Bergeron, Joseph Vincent, Henri Patry, Maurice Lujole, Art, Sicard, H.Lebrun, I.Doucet, J.Marchand, N.Vanasse, D.Puquin, F.Vincent, A, Fréchette, L Guinard, E.aleourt, i.Gaboury, ©.Lemyre, M.L.Mayer, Ant.Dalcourt, Jos Charette, PP.Bussiére, A.Baril, Flavien Remillard, A.Lupien, A.Morissette, A.Saucier, E.Croisetière, A.Giroux, L.Paquin, Caron, M.Vanasse, 1D.Vanasse, EV tasse A.Boucher, Antoinette Lambert, M.Paquin, Ad.Lemyre, M.Marchand, M.Beauvais, J.Saucier, Horm.Comtois.st-Justin, A.Desjurlais, Louiseville; Margue- Champagne, Rosalien Croisetière, Jeannette Champagne, Prime Gervais, Jos.Benulieu, Jus.Vanasse.Al.Lafre- nière, Amable Lebrun, Mmes A.Lefeb- vre, Omer Boucher, A.Vincent, M.Pierre Lefebvre, MM.A.Gravel, M.Lemyre, M.P.Lessard, Mme O.Lafrenière Cap de la Madeleine M.L.Lafrenière, Mme Lafrenière, M, Jules Lafrenière, Montréal; M.Mme Art.Lemyre, Mme Nap.Mayer, Melle Julienne Maver.M.Ama- hle Lafontaine, St-Barthélemy, Joseph Gervais, St-Barthélemy; Omer Lincourt, sSt-Barthélémy: Art.Farly, St-Barth-l6- my; Léon Morin, Pierre Bellemare Joseph Beaulieu, Joseph Beauvais, Jacques Morand, St-Barthéflémy, Wilfrid Ayotte.St-Burthélémy:; Théophile Bernèche, St- Barthélmy; Léon Lambert.Ste-Ursule: Mme Pierre Buneau, St-Justin, M.Ba- zin, Louis Lafond St-Cuthbert, Victor Lafond St-Cuthhert; Ubald Roberge.St- Cuthbert; Paul Lafond, St-Cuthbert: Armand Denis, St-Cuthbert; M.et Mme Ovila Philibert, Mme Jules Lemyre, Met Mme Lesseard, M.Xavier, Béland.Louiseville; Jôseph Lessard, Ste-Ursule: Marianne Lupien.Irrène Gaboury, M.el M Ayotte, Wilbrod Huard Ile du Pas: Joseph Chevalier, Louiseville; Dauphinals, Joseph Béland, Avelin Dé- ziel, Ernest Emile St-Onge, Art.Champagne, Odoric Lafrenière, M.et Mme Pacifique Fafard, St-Cuthbert; Is.P.Pivard.Epiphane Rabouin.M.et Mme P.L.Joseph Desserres, X.Hérard Ile St-Ignace, Jos.Hfrard C.Déziel, Wilfrid Lebeau, Albert Lincourt, M.et Mme J.-O, Déziel, Barthélémi Boucher, M.et Mme Joseph Lavaute.Chs.-Ed.Paquin.M.et Mme Philias Juneau.Maire St- A.\u201cat rite Dalcourt, Mme Art.Roméo Croisetière, Adélard\u2019 Paulin; Mme Alary, Mme L.-P.Asselin, St-Cuthbert; Mme Wilfrid Lebeau, Mlle Marie-Anne Lemyre, Arthur Rondeau, {me Arthur Rondeau, Melle Virgina Ba- ribeau, Paul Baril, St-Justin; Onésime Guinard, Mask.Dr lL.Payette St-Cuth- bers; Mlle Cécile Chaput, St-Cuthbert; Mlle Louise Gagnon, St-Justin; Mme vila Gagnon, Mask, Mme Adrien Gu- gnon, Mask.J.-O.Paquin, Maskinongé, Mme lémile Chevalier, Mme Rosaire Hé- roux, Melle Thérèse Déziel.Mme Alfred Duyon, Melle Maria Bastien, Maskinon- £6, Mme Alexis Bastien Maskinongé; Ii.D, Dupuis, Hormidas Croisetière, Her- vey Lebrun, Armand Vanasse, Cécile l'éry, Mme Charles Déry, Dame Sophie Vanasse, i*me Napoléon Mayer, Melle R-H, Gervais, Melle Yvonna Croisetière, ane Onésiphore Dupuis, Prime Lajoie, Mme Xavier Hérard, Jos.Dulcourt, Alexandre Lemyre, Mine T.Bernèche, Dame Vve Gilbert Hérard.Mlle Germaine Comtois, Mlle Julienne Clément lerdinand Baril, Mlle Alice Désaulniers, Mme Ths-E, Bernéche, Mme Joseph Hérard, Mme Pierre Bellemure, Madeleine Bellemare, Julienne Mayer, Eudoc- vie Ayotte, Murie-Anne Béland, Isabelle Jeannette Cusaubon, Thérèse Fufard, Albert Beaulieu, Mme Joseph Cruoisetière, Mme Hormisdas Croisetière.Mme Adélurd Pauphinais, Hormisdus tréchette, Félix Gonnevile, Donat Du- sas, Auréa Lemyre, Lucille Lemyre, Dame Louis Gravel, Dame C.-E.Vanasse, % vette Lempyre, Gabrielle Lemyre, l£mi- ie Laterreur, Ovila Gaboury, Arséne Valois, J.-Ldmond Clément, Médard La- frenicre, Omer Ddéziel, Joseph Denis, St- Cuthbert, lédouard Fréchette, J.-U.Baril, Joseph-G, Lemyre, Albert DeGran- Casaubon, pré, Honoré Dupuis, Corona Carle, fo.-I'.Wolfe, Léo l\u2019ichette, Marius Lin- court, Arthur Picotte, Prime Lajoie, Flo- ence Carle, Mme l'hilias Carle, Mlle Julienne Letendre, Parmélia St-Pierre, Mine Jos-Arthur Gervais.Mlle Claire Beuulieu, Mme Albert Beaulieu, A.Mercure, Berthier, Mme Lafontaine, Ilerthi- er, François Lafrenière, J.-B.Croisetic- re, Olivier Croisetière,.Alexis Guinard, Miville Lesage, avocat, louiseville, Paul Fleury, St-Léon, Mme Wil.Lincourt, A- dol.Fréchette, M.et Mme Elp.Lefebvre.Ste-Ursule, Basile Bussières, Alp.Boucher, Notuire L.Lessard, Ste-Ursule, Jos Letendre, Alf.Doyon, Ferd.Fafard.St-Cuthbert.M.DeGranpré, M.et Mme Paul Fafard, Cuthbert Béland, St-Cuth- bert, Ed.Baril, Ste-Ursule, Théo.Lems- re, Louis Gravel, Hor.Béland, A.La- frenière, Ste-Ursule.Mme Jos Marchand, Wilfrid Boucher, Jus Baril, Dorillia Croi- setière, Hector Plante, Augustin Giguè- re, Wilf.DeGranpré, Donat Rinfret, Fabrice L'Heureux, Ferdinand Bergeron.Mme Jos Patry, Wilfrid Rinfret, M.- Jeanne Trudel, Mme Joseph Beaulieu.François TLemyre.Emmanuel Déziel, Charles- Auguste Mousseau, Amable Lua- frenière, Romuald Grenier, Wil.Sylvestre, Baptiste Juneau, St-Paulin, Joseph Cournoyer, M.et Mme Jos Boucher, O- nésime Vanasse, Jean-Baptiste Cournoy- er, Léo Casaubon, Jos Bruneau, J.-Bte Vanasse, Mme Vctor Lefebvre, Mme Joseph Letendre, Mme Arthur Tsemyre, Mme Jenn-Bte.Cruisetière, Mme Henri St-Antoine, Mlle Germaine Guinard.Mlle Cécile Lessard, Mme A.Mdélangon, Mme Jos Lupien, Mme Adolphe Vanas- se, U.Dupuis, Mle Lucille Fleury, St- Léon, Milles Thérèse et Antoinette Caron, Mme Louis Bergeron, Mme Donat Rinfret, M.et Mme Philorum Laterreur, Mme Edouard Trempe, Mme Onésime Ross, Mme Hervé Trudel, Mle Lucile Mousseau, I3erthier, Mlle R.Paquin, de Berthier, Amable Drainville, Mme E- phrem Lemyre, Mme Adélard Lemyre, Adrien Pivotte, Ste-Ursule, Edouard Pa- quin, Antoine I.emyre, Romulus Cau- martin Wil.Rainville, St-Viateur, Dr L.-T.Caron, Rosaire St-Louis, Mme Napoléon St-Louis, Napoléon Clément, M.et Mme Joseph Mme Wellie Allard, St-Viateur, Désy, St-Viateur, Mlle Ob.Laferrière.Berthier, Téles.Lumbert Louiseville, M.et Mme Jos Juneau, St- Pauin.Mme L.T.amarche, Mlle Marie Bussières, Mme Jos Lamuarche, Mlle Léu Marchand, Mlle _Gertrude Brousseau.Milles Laurette et Léu Bérard, Jules Lu- course, Mme Lucien Dumontier, Mlle Germaine Paquin, Mme JF.Quévillon.Mme P.Desaulniers, Mlle A.Lambert.Mile Rose Lessard, Eugene Marchand, Miles Aline et Laurina Lambert, Mme Antoine Lupien, Mlle Antoinette l°Heureux, Mlle Marie-Berthe Landry, Alp.Lacombég, Mme Ovide Saucier, Mlle TLae- titia Pauphinais, Mlle Jeannette Désy, Mlle Simonne et Suzanne Vanasse, M.Lucien Dauphinais, Mme Arthur Baril, Mite Marie-Jeanne Baril, Mme Narcisse Bastien, Mlle Rose-Blanche St-Onge.Mlle Ant.Lacombe, Mlle Cévile Boland.Mde Georges Deschénes, Mle J.Ar St-Onge, Mlle Anne-Marie Vanasse, Mlle Cécile Rainville, Mlle Cordélie Va- nasse, Mme Alphonse Dupuis, Mine AImé Lemyre, Mme Vve Id.Rellemare, Mesdames Stfphane Gaboury, Alphonse Lessard, Joseph Baril, David Gaboury.Vve Joseph Déziel, Ed.Guinavd, Gas- pard Tafrenière, Théophile Sicard, Ama- ble Lafrenière, Vve Pierre Teemyre, A- délard Foucault, Ponat Guinard, M.et Mme Alf.Mousseau, Mme OO.Caron, Mme Joseph Saucier, Pierre-Léon Cu- saubon, L.-J.Thisdel, M.P.P., Davi! Gaboury, Dame F.-X.Juneau, M.V Levesque, M.R.Lapalme, M.et Mme Joseph Juneau, Jean-Paul Juneau, M ot Ame France Lemyre, T.-B.Désv, de St-Barthélemy, Mlle Lucienne St-Louls.Ste-Ursule, Mlle Germaine Cardin, Tsle Dupas, Candide Farly, Isle Dupas, Joseph Farly, St-Elphége, Jos Joinville Te DuPas, Mlle Denis, Montréal, Mme Tavallée, PBerthierville.Art.Carufel Mlle Thérèse Lebrun, Mlle Albina Le- brun, Mme Alb.Ringuette, Lioulseville.Adrien Picotte, Vve J.Déziel, Joseph T,ebrun, Alf.Béand, Ste-Ursule, Chs Desjarlais, Mme Chs Laflamme, Lac à la Tortue, Mme Denis Trempe, Ernest Roy, Ste-Ursule, J.-O.T,essard, Ste- Ursule, Mme Joseph Guinard, Loutsevil- \u2018a, Mtre Gasnard Dupuis, Mlle T.uecienne Béland, Louiseville, Mme Wilbrod Le- myre.Mme W.-B.Lafreniére, Mlle So lange Saucier, Mlle Marie-Rose Carufel, Mite Jeanne-D'Are Déziel.Mile Marcue- rite Dalcourt, Mlle Grenier, Mme Ama- ble Drainville, Mlle Laura Slcard, Mme Donat Lambert, Mme mare, Mme Elzéar Lambert, Mme Ernest Vanasse, Mme Héliodore Dupuis, M.et Mme Henri Vertefeui'le, M.J.- O.Marchand Jos-Art.Gervais, Antoine Gervais, Ed.St-Pierre, Itené Ross, Eug.Ayotte, Chs Marchand, Onorius Trempe Jos Croisetière, Art Croisetière, Fmile Chevalier, Charles Dery, Ubald Lincourt, St-Barthélemy, I.Mousseau, Berthier, Hector Plante, St-Barthélemy, Jules Marchand, Ernest Lessard, J.-B.Bellay, Louiseville, lImérie Picotte, Ste-Ursule, Art.Lambert, Louiseville, Jos Baril fils de Joseph, Adrien Marchand, Armand Caisse, Roméo Lafrenière, J.-A.-A.Le- myre, N.P., Geo.Lemyre, Art.Bélan- ger, Louis Lafontaine, St-Barthélemi, Art.Valois, St-Barthélemy, Onorius Lafrenière, Jérôme Baril, Armand Du- puis, Frnest Dupuis, Ephrem Dugas, Antonin, Laurendeau, Viateur Guinard, S.St-Onge, J.-I,.Lafrenière.Denis Du- puis, Ls Paquin, André Paquin, Isidore Gravel, Jean-Marie Vincent, Jules Pa- quin, J.-C.-F.Desjarlais, L'abbé Jos Mongrain, L'abbé Claude Lafontaine, leg Dames Religieuses avec leurs élèves de 2e, et de clusse, C.-M.Destrois- maisons, et une foule d'autres dont les noms nous échappent.Majorique Belle- 3e Le Tirage de la Merci Il aura lieu le 27 avril et non le 6 avril comme on l\u2019avait annoncé.En revanche la valeur totale des lots est portée de $2500 à $3500.\u20ac Nos lecteurs savent que les Oeuvres de Notre-Dame de la Merci, de Montréal, vendent en ce moment au bénéfice du Refuge de vieillards du même nom, des billets pour le tirage d\u2019une somme globale de $2500, comprenant des lots de $1000 à $25.\u20ac Le tirage devait avoir lieu le 6 avril à la Palestre de l'Association Athlétique Nationale, rue Cherrier.Le Comité n\u2019avait malheureusement pas prévu la somme de travail qu\u2019exiveraient à la dernière heure le classement des billets et autres formalités indispensables.Pour être sûr que tous les billets actuellement en circulation rentreront à temps, on a cru prudent de retarder le tirage de trois semaines.Il aura lieu le 27 avril en la salle Saint-Sulpice, à Montréal, sous la haute surveillance d\u2019un Comité spécial dont la composition sera annoncée dans quelques jours.Pour compenser les porteurs des billets déjà souscrits, la Direction a décidé d'ajouter, à ceux qui forment déjà la somme globale de $2500, trois lots nouveaux, l\u2019un de $500 et deux autres de $250 chacun ce qui pertera a $3500 la somme à distribuer.Le Comité espère que cette auy- mentation lui fera pardonner le petit dAsaprointement qu\u2019un certain nombre de souscripteurs pourrait éprouver du retard.Bien entendu, la chance de gagner les trois lots supplémentaires s\u2019étendra à tous les souscrinteurs indistinctemen* \u2014 Téléphone 678.Dr Maurice Caron, Ex-élève des Hôpitaux de Paris Spécialité: Chirurgie générale Mala dies des femmeg, Maladies des voie urinaires, Traitements électriques.Heures de consultations: de 11 à 12 2 à 5 et de 7 à 8.30 p.m.TROIS-RIVIERES &, rue Ste-Julie, Examen gratuit de la Vue LUNETTE SIMPLES ET A DOUBLE FOYER MONTURES À LA DERNIERE MODE TRAITEMENT A L'ÉLECTRICITE DIATHERMIE, AUTO-CON- DENSATION LAMPE INFRA-ROUGE ET LAMPE ULTRA-VIOLET Dr Jos Comtois, ST-BARTHELEMI, .\u2014 .P.Q.L.J.A.LEGRIS DOCTEUR EN MEDECINE Médecine Générale au bureau et à domicile.Répond à tous les appels de jour et de nuit dans le village, la campagne ot les paroisses environnantes.68, rue St-Laurent, \u2014 LOUISEVILLE Dr EUGENE LANDRY ST- BARTHELEMI, P.Q.TRAITEMENT A L\u2019ELECTRI DES MALADIES SUIVANTES = Spécialité des maladies de | p a peau: Eczéma, Lupus, Acné, Psoriaris, Unti caire, Furgncle, Erysipéle, Etc.Je traite aussi les maladies nerveuses, rhumatismes, sciatiques Slee, Eto , ques, névral.Téléphone 526.'Dr AUGUSTE PANNETON SPECIALISTE Maladie des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge ; Consultation: 1.30 à 4.30 hrs tous après-midi; Lundi, Mercredi et ven dredi,.7.00 à 8.00 \u2018hrs 1 rendez-vous.© solr ot sur 65a Laviblette, TROIS-RIVIERES, Dr Olivier R.Lafleche Médeci Chirurgien, Vétérinaire de l'armée canadienne Inspecteur des maladies contagieuses.LOUISEVILLE, QUE.| xx x x | 58 Royale, \u2014 Tros-Rivières | Tél.1425.| 1 Dr ROCH HEBERT #| Maladies des yeux, des oreil- , les et de la gorge.Spécialiste de l'Hôpital Cooke Spécialiste à l\u2019Hôpital St-Joseph.Consultations : 9à1Z2a.m, 1à5et7à8p.m.Examen de la vue et lunetterie SODOONGGOCOOSUCNOS0SSS0000 Pipes en Cèdre Nous avous un beau choix de tes pipes avec bouquins en caoutchouc ou en bakelite et que nous pouvÉns vous offrir aux prix suivants : ivvec bouquins caoutchouc$0.50 avec bouquins en bakelite.1.00 PRIX SPECIAUX A LA DOUZAINE Magasin W.-H.GAGNE, SAINT-JUSTIN P.Q.020090000000 00000000000000 SOOO S00 0 S300 OTSA LE SALVIFLORE Le Salvifiore est un tonique contre les men- trues, Règles en abondance, Règles languissantes, Retour de l\u2019âge.Combien de femmes et de filles souffrent de ces maladies-là.C'est le re mède idéal que chaque famille doit avoir cope- tamment sous la main.Prix: un traitement, $3.00; 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Mariage.D Le 8 avril.Donat 900.00 ce, etc.en tace de l'église; Maison au moins, aménagée pour entailler _|Pepihr et Aldéa Lefebvre.privée et magasin, bâtisse deux éta- 850.Bonne cabane à sucre, bien sl- rs, entrepreneur du pont de l'E Se : \\ 3 : | demi: Æ OL.2 étaves:!tué .; ] assage à Saint-Jus- Sépuliures.\u2014 Le 23 mars, Ima T aschereau ges et dem: ntreput, ; étages : tuée, au Te rang; pas de mauvaises uses.plise, était de p ge ] doit en -adouceur, épouse de Xavier Dou- garage, 2 automobiles; écurie, 14 places pour y circuler.S'adresser a in la semame dernière.; CO cet.a l\u2019âge de +1 ans et 7 mois.Les cultivateurs de Taschereau, Places; remise à voitures; hangar à Tain Sh orth elena, FANE St ___ ponumencer les travaux ces jours: \u2014 Le 26, Sophie Boivin, épouse [ont eu des Cours Abrégés d'Agri- bois et à Voitures.glucière, cuisine MOTEUR ELECTRIQUE A VENDRE CA M.Albert Clément a loué la a feu Denis Chevalier, à l'âge de |culture.les 19 et 20 mars dernier, |d'été 12 x 30, grand terrain, pas de Un moteur électrique de 3 forces, Joseph Brissette où vaison de M.| à la fin de 1 doit venir demeurer [ | jai.| M.1l- | u terre de M.BP nis-Blanc.M.Honoré Clément a acheté ies Éorres de Mme Alma St-Jean.qui Ent été vendues par le shérif la se- Maine dernière.M.Bernard Bourgeois.linoty- Diste est alle à Berthiervilte diman- he.M.Alphonse Paradis, typogra- he.à Sorel en fin de semaine.MM.le Dr O.-E.Milot et le Dentiste Gélinas, de Louiseville.en \u2018site à nos bureaux dernièrement.à MM.Albert Gervais, Editeur- Propriétaire de l'Etoile du Nord, A .-Charles Clément a acheté François Gagnon au SB ke GE EE Moco ll CD 8 le Joliette, et A.-D.Milot, de 8 Mbierthierville.éditeur-propriétaire a Fu \u201cCourrier de Berthierville et de 50 5 \u201cGazette de Louiseville, sont ve- 00 § ius visiter nos ateliers dernièrement.E & M.et Mme Omer Gagnon ainsi L 8 me M.Albert Gagnon.de Mont- , ë \u201cal, en visite à St-Justin dernière- vent.loo M.Véchevin Adolphe L'Archevêque et sa dame, ainsi que M.et TT, J me-W.-L.Gagné et leur fillette [ (ilberte.en visite chez M.W.-H.un tagné, dimanche dernier.men- M.et Mme Edgar Richard et bon- cur fils Léo, ainsi que M.et Mme re.[Wilfrid Duchesnay, de Montréal, es et en visite chez M.O.Duchesnay.b ces Il nous fait plaisir d'apprendre > re Baue Mlle Yvette Lebeau, qui a été aque pous | # gravement malade, est maintenant in.Acn pleine voie de rétablissement.pent, Mme Joseph Toupin est allée a ° 20 Shawinigan, au chevet de Mme Li- RIE, vnel Toupin, qui a subi une opération pour l'appendicite.Q.M.Antonio Paquin, de Montré- = al, chez M.Eugène Lebeau diman- Ma- che dernier.; .Q.M.et Mme Ernest Sanschagrin, toi.Be Charette, chez M.O.Duches- .nay.par Naissances.\u2014 Le 23 mars, Jo- à :s«ph-Donat-Alfred, fils de Camille \u2014 Le 9 avril, Anonyme Belle- mare, fils de Arthur Bellemare et de Trène Clément.St-Barthélemi Les paroissiens de Saint-Barthéle- mi maintiennent leur loi de prohibition Apptlés par le Conseil aux drnes électorales deux jours consécutifs, trois cent quarante-cing électeurs cnregistrèrent leur vote, et le décompte, vendredi soir, donnait le résultat suivant: 117 votes en faveur des licences.223 pour le maintient de la prohibition, 5 bulletins nuls.Les paroissiens ont donc répondu généreusement à l'appel pressant fait par leur dévoué curé, puisque malgré la forte organisation du \u201cGroupe Whisky\u201d, St-Barthélenni conserve sa prohibition avec une majorité de 106 voix.Et un fait important à noter, c'est que les adversaires ont \u2018\u201cdéversé libéralement leurs efforts\u201d Mais avec succès seulement en dehors des limites de notre paroisse.L'inconvénient des greffes municipales!.Le mérite de nos paroissiens en est d'autant plus grand.A l\u2019Académie, nos élèves viennent de terminer leur semaine d\u2019orientation professionnelle.Ils ont été entretenus sur «ivers sujets par les prêtres de la cure, et le R.Père Quesnel c.s.v.du Scholasticat de Joliette.Nos élèves ont sûrement beaucoup profité de cette semaine.Le concours de catéchisme passé dans nos écoles au milieu du mois de mars a remporté un véritable succès, La publication du résultat suivra sous peu.MAGASIN DE COUPONS! Un grand assortiment de coupons de toutes sortes à vendre, S\u2019adresser a Mile Lydia CLEMENT, St-Barthélenay, Co.Berthier.Rue de l'Académie.donnés par l\u2019agronome du district.M, A.Rioux et M.Dalbert.sur l'engrais chimique.Ces cours étaient très intéressants et instrue- tifs.Ts ont traité plusieurs points en agriculture.\u2018 Les cultivateurs de Taschereau sont intéressés plus que jamais à l\u2019industrie laitière puisque l\u2019année dernière, en l'espace de quatre mois et demi, notre fabrique a fait seize mille livres de beurre.M.et Mme Noel Gagnon font part à leurs parents et amis de la naissance d\u2019un fils baptisé sous les noms de J.-Patrice.Parrain cet marraine: M.et Mme Eudore Bernier, oncle ct tante de l'enfant.Mlle Eugénie B&ucher unissait sa destinée à M.Joseph Godeau, de Montmagny.L'heureux couple est parti pour voyage à Québec.M.Barthélemi Bussières est revenu d'un voyage à Québec, Montréal.Mt-Gabriel, St-Charles.T1 a visité toute sa famille et il prit part à plusieurs parties de sucre.MOTS POUR RIRE [1 est des épitaphes lugubres, mais il en est de bien drôles.Que dites-vous de celle-ci qu\u2019une veuve pas encore consolée \u2014 a fait graver sur la tombe de son mari: Mon cher époux, Repose en paix Jusqu'à ce que je vienne te rejoindre.Oui.Mais après, il est probable que le mari n\u2019aura rien perdu pour avoir attendu.CONFRERES Guitry déjeune dans un restaurant nouveau et fort cher.Comme on lui présente Paddition trés salée, le célèbre artiste fait demander le patron.C'est pour moi cette addition?Oui, Monsieur.Vous ne me connaissez donc pas?constitut; toutes les améliorations modernes: eau chaude, fournaise à air chaud; excepté l\u2019électricité qui doit être installée aux premiers beaux jours de l\u2019été.Pour plus amples informations, écrire à Mme Eugène Desrochers, St-Didace, Co.Maskinongé, Qué.A VENDRE.\u2014 Une terre située en la paroisse de Maskinongé.d'environ 70 arpents, à vendre à de bonnes conditions.S\u2019adresser à Mme Hervé Dupuis, Maskinongé.P,Q.A VENDRE.\u2014 Un emplace- cement de six arpents, avec maison, grange, écurie et poulailler, situé sur la route Nationale, près de M.Paul Marchand, dans la paroisse de Maskinongé.Aussi une bonne terre à foin de 18 arpents, située dans le Grand St-Jacques.Conditions faciles.S\u2019adresser à Amédée Larose, 25 rue Ste-Marie, Louiseville, Qué.A VENDRE.Manufacture de Liqueurs douces à vendre, en opération, bonne clientèle, très bien outillée, à bonnes conditions, où prendrait associé qui pourrait s\u2019en occuper.Cause: maladie.S\u2019adresser à Albert Brault, St-Gabriel de Brandon, Qué.an et vous verrez ane ça W.-H.Gagné, Prop Assortiment très varié presque neuf et garanti en\u201d parfait ordre est à vendre à boune condition.S\u2019adresser 4 I'Echo de Saint-Justin.À VENDRE.\u2014 Terre à foin de 23 arpents, située au pied du côteau, à Maskinongé, voisin de M.Flavien Ré- millard.Pour conditions, s'adresser à Mme Vve Pierre Lemyre, Pont Maskinongé, Qué.AGENTS DEMANDES Agents demandés pour vendre séchoirs et autres meubles modernes Gros profits.Références exigées.Avis aux marchands.PRODUITS GIARD, ENR.V.lle St-Laurent, Qué.TOLE GALVANISE Je viens de recevoir un char de tole galvanisée achetée à des conditions avantageuses, ce qui me permet de faire les couvertures à des prix dé- flants toute compétition.RE\" Venez me voir avant de placer votre commande ailleurs.HENRI SARRAZIN, Ferblantier, Couvreur et Plombier, ST-BARTHELEMI, P.Q.A VENDRE.\u2014 Très bonne terre à vendre; 105 arpents cultivables.près de l\u2019église, chars, collège, couvent.Conditions faciles.Cause de vente : Mortalité.S\u2019adresser au Dr Beaudoin, St-Lin, Co.l'Assomption, Qué.LISEZ NOS ANNONCES ET ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS.Quelquesisous.__par eux-mêmes ne représentent pas une épargne considérable, mais multipliés par le nor.bre d\u2019articies d\u2019épiceries que vous achetez durant un paie de faire ses achats Magasin Indépendant Victoria , daint-Justin, P.0.dans toutes les lignes. 16 » La Renaissance des Arts Rustiques L'Oeuvre d'art veut une inspiration originale et-commande d'éviter de copier les productions d'autrui PRENONS NOS IDEES CHEZ NOUS Fidèle à la mission qui m'a été conférée par ma naissance, miôn éducation et ma profession, et fort des nobles exemples donnés par nos ar- listes et hommes d'état, je veux moi- même continuer d'exhaler la valeur de la culture esthétique dans la vie de la famille et de la nation.S'il vous était donné aussi souvent qu\u2019à moi-même de fréquenter chez l'habitant de notre province à cette saison rigoureuse, vous observeriez un intérieur de douceur, d'harmonie et de travail contrastant avec l'extérieur ou sévissent le froid et la clameur du chômage.La sympathie que nous éprouvons à l'égard des sans travail nous em- pêcherait-elle d\u2019admirer les sans repos?Dans le cercle familial improvisé L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, AVRIL 1931.Dans l'orientation des arts rustiques, il faut, cependant, se mettre en garde contre deux tendances contradictoires, peut-être aussi redoutables l'une que l'autre.C\u2019est, d'une part, un manque d'orientation, ou d'autre part, l'habitude de reproduire intégralement des modèles.En effet si le talent n'est pus orienté, si le goût n'est pas développé dans le bon sens, il en résulte une production frappée d'infériorité et qui confine assez souvent à la vulgarité.On aurait tort de confondre le rustique avec le rustaud.L'autre tendance, peut-être plus commune et plus dangereuse, consiste à copier ou à multiplier en série des modèles réputés de qualité.LI ne faut pas oublier que des objets très beaux en eux-mêmes se trouvent dé- jd dépréciés quand ils deviennent l'apanage commun.Je n'hésite pas à dire que la standardisation des modèles est pour les arts rustiques un principe de mort, bien que la standardisation des méthodes puisse être acceptée comme un principe fécond.Puis-je dire encore avec Rodin: \u2018L'art, c\u2019est le charme de la pensée et du sentiment incorporé à tout ce qui sert à l\u2019homme\u201d.Un autre penchant contre lequel il faut bien se garder dans le dévelop- mieux préparée à embrasser la carrière conjugale ou familiale ?C'est encore l'instinct naturel au coeur de toute mère de famille de trouver une occupation lucratice pour sa jeune fille dans la sévérité d'un foyer rural.Maintenant, je m'adresse surtout à vous, auditeurs et auditrices des cam- gnes.Admettrez-vous avec moi que les arts domestiques qui ont marqué d\u2019un trait gracieux la physionomie de nos gens et ont crée une originalité si avenante dans nos foyers, soient un des plus beaux attributs de la race et un des plus grands attraits pour les visiteurs?Admettrez-vous également que les arts domestiques, qui souffrent d'une prostation lamentable dans plusieurs de nos campagnes, suscitent un intérêt toujours croissant à la ville?Pour prendre l'oeil des citadins, il n\u2019y a rien comme un costume de toile du pays joliment brodé, pas trop col monté, décemment ajouré.Cela aguiche gentiment: c\u2019est même affriolant! gialité de vie constituée, en grande partie, par nos arts traditionnels.L'essor est donné, et les artistes de nos foyers ruraux sont en mesure d'attendre plus dg renseignements techniques, plus de cours abrégés, plus de publications et plus de collaboration efficace.La mécanique moderne est appelée aussi à jouer un rôle plus efficace dans l'élaboration de la tmatière première.Mes chers amis de la campagne, saluez avec moi l'aurore d'un jour nouveau; la naissance des arts manuels qui font les foyers laborieux, unis et prospères, puis assurent le retour aux traditions saines d'un passé glorieux.Nous prions nos amis des villes de bien songer aux heureuses conséquences sociales qu'entraine la consolidation de nos foyers ruraux et de nous aider à assurer, sinon le retour des coeurs et des esprits vers la bonne terre de chez-nous, Ensemble saluons encore dans le métier et le rouet les instruments de notre survivance et les symboles de Qu'est-ce qui nous empêche d'entrevoir bientôt 2 snobisme rural! trôner sur les ruines du snobisme citadin?Efforçons-nous.avant tout, maintenir dans nos intérieurs, de dans la vaillance de nos devancières.Georges BOUCHARD, M.P.© LES PROGRES DU CATHOLICISY AUX ETATS-UNIS # Les dernières statistiques de la ligion catholique aux Etats-Unis n révèlent le progrès qui s'accomp chaque année.Selon l'annuaire de jl 3 J.Kennedy, l'Eglise américaine co te 4 cardinaux, 12 archevêques, 102 { vêques.Le nombre des prêtres s'éji ve à un total de 26,925 dont 18, appartiennent au clergé séculier A 8,052 au clergé régulier.Il y a u ] augmentation de 573 sur l'année pr cédente.Le nombre des églises s'éjié ve à 18166.On compte 135 sémif naires préparant au sacerdoce 16,303 jeunes gens.La population totale ded catholiques aux Etats-Uunis s'élève à 20,078,202.C'est une augmentatior de 83,944 sur l\u2019année précédente.| AVEZ-VOUS DEJA PENSE D'aji DER NOTRE PETIT JOURNAL my, NOUS ENVOYANT AU MOINS Us NOUVE] 4BONNE?Tél.Bell autour d'un poêle à deux ponts aux | pement des arts rustiques c'est celui flancs rougeovants, une paire de rou-, qui consiste à s'éloigner de la voie ets ronronnent gaiement.des châsses tradit/onnelle pour verser dans l\u2019imide métier buttent en cadence et des \u2018tation des modèles exotiques.tremes se gonflent à vue d'oeil, dans, Quelle que soit la valeur artisti- une alternanse de propos gouailleurs, que d'un modèle étranger, il ne com- de babils affectueux et de chansons ! porte aucun intérêt pour l\u2019acquéreur gaies ou plaintives.[du pays.Il faut que notre art reste nos costumes et nos coutumes ces caractères d'attachante personnalité et cette sobriété artistique qui font la vraie distinction et qui éloignent autant de la banalité que du snobisme.Personne d'entre nous aura la naï-, veté de croire.j'en suis sûr, que les touristes, nos voisins du sud en par-, ticulier viennent chez nous voir nos gratte-ciel et nos CARRIERE ST- Pierre Concassée de toutes sortes.PIERRE BRUT'E, SCREENING.Pierre pour construction de chemins.BARTHELEMI Je demande à qui voudra répondre | foncièrement canadien.Toutefois si ce spectacle mérite encore d'être loin de moi l'idée que la tradition reproduit dans la vie future?signifie la stabilité, l'arrêt dans la Pourquoi faudra-t-i}] que se ralentisse dans l'avenir cette activité domestique qui a tenu une si grande place dans nos moeurs familiales?On aura beau dire et beau faire, le développement de l'industrie, du commerce et de même de l'agrieul- ture ne mesureront jamais adéquatement le progrés d'un pays.Les peuples qui ont laissé une profonde empreinte dans l\u2019histoire sont ceux qui n'ont pas plus négligé les arts que les autres domaines de la pensée hu- | voie du progrès dans l'élan person- ;nel.Je souhaiterais, au contraire, que ; | sur le vieux tronc encore vermeil de nos arts traditionnels l'on sache greffer le rameau d'une technique et d'une inspiration modernes bien ! éprouvées.La tradition et la technique moderne seront comme la paire d'ailes qui permettra aux arts rustiques de prendre un essor plus hardi jusqu\u2019 | aux confins de notre province, et | voire de notre pays.routes modernes, qui ne sont le plus souvent que des\u2019 miniatures des leurs.Ils viennent en | suivant la pente naturelle de leurs âmes vers nos campagnes, nos habitations champêtres et vers cette ori- Prix sur demande, suivants quantité et grosseur.St-Barthélemi, Co.Berthier.maine.Il ne suffit pas a cet art d'être ca- N'est-ce pas, du reste.un instinct ;nadien, mais il faut encore qu'il soit naturel à tout homme et surtout à!'nspiré par les circonstances locales.toute femme de rechercher une forme! C'est là qu'un régionalisme de bon | gracieuse ou une disposition artisti-/aloi s'impose.' que même dans les objets les plus| Notre pays présente des aspects nrdinaires de la vie.! des beautés naturelles et des condi- De plus.c\u2019est bien la coutume de'tions de vie très variées.Que ces notre fermière canadienne.après |circontances locales très diverses avoir montré aux visiteurs son der-'guident et inspirent nos fermières.| uicr-né.toujours le plus beau, natu-|nos villagevises, et nos citadines qui rellement, d'attirer l'attention sur les | déjà manient l'aiguille à broder ou - .i a .= i oi dlvers articles de fabrication domes-|a crocheter, on la chasse du métier AA AR em mlm a om _ em oe tique.Au risque done, de passer pour un.avadé du siecle dernier, un modérateur du progres, ou un vain louangeur du temps passé.au détriment | présent, je tenterai encore quelques efforts vers la renaissance des arts rustiques, vers la renaissance de ces arts qui, au cours des longs hivers préviennent l\u2019oisiveté, ennui et meé- ine la misère.de ces arts qui furent an instrument de survivance dans le iyvarsé et qui sont destinés non seulement à être un gage de prospérité dans Vavenir, mais à mettre, comme dirait Rodin, \u201cun reflet du coeur et un sourire de l'âme sur les personnes et dons les foyers\u201d M faut, d'abord, lutter contre les tendances générales du siècle à produire en série, à banaliser les choses et les personnes.la surproduction industriel et wricole, qui semble à la base du ma- Laise actuel n'est-elle pas le signe l'an prochain ralentissement de la production en masse en faveur d\u2019une production plus originale?La réduction des heures de travail, provoquée par le perfectionnement de l'outillage et des machines moder- wes semble devoir donner aux travailleurs des loisirs propices au déve- doppemént de l\u2019artisanat familial.Cette idée est déjà mise en prati \u201cjue par un certain nombre d'ouvriers «le la Tchécoslovaquie qui, au sortir de l\u2019usine ou du bureau s'adonnent à a musique, à la sculpture sur bois, -atc.C'est encore un artisan du comté «de l'Islet qui réalise ce rêve en sculptant, durant ses loisirs des statuettes de bois \u2014 comme celles que je vois ici \u2014 qui font l'émerveillement des connaisseurs.avec uné dextérité remarquable.Une autre erreur contre laquelle il taut encore être prémuni c\u2019est de | n'obéir dans le développement des | arts rustiques qu'à l'appât d'un gain facile.L'habitnde de tarifer les heu- | res de travail détourne souvent des occupations apparemment peu Micra, tives, bien que pleines d'attraits.La qualité, la «durabilité, l'originalité sont des attributs qui doivent: être à la base de la production do-! mestique.Telles étaient les premié- res préoccupations de nos grand'mères qui n'auraient jamais voulu livrer au commerce un article dont elles n'auraient pas été contièrement satis- ïuite elles-mêmes.En fait, ce sont encore les régions à tendance peut-être moins commerciale qui ont gardé dans leur pureté primitive les arts domestiques.Voilà pourquoi on a eu recours aux fermières de mon comté de Kamou- raska, à celles de la Riviére-Ouelle plus spécialement.au dernier festival du Pacifique Canadien, pour improviser les costumes destinés aux artistes d\u2019un quatuor féminin.Que l\u2019on ait d\u2019abord le souci d\u2019une bonne production, et la vente viendra Le Ministère comme par surcroit.de l'Agriculture provincial, les Cercles des Fermières, les compagnies de transpôrt et diverses autres organisations coopératives y co-opèreront efficacement.Il me fait plaisir de répéter ici ce que j'ai dit tant de fois ailleurs: qu\u2019- une centaine de piastres par année gagnée par une jeune campagnarde, dans la maison de son père, équivaut à peu près au salaire de cent pias- tres par mois d\u2019une jeune fille de bureau à la ville.Dites-moi laquelle des deux sera (1) Ets haut: Feconsiitution du débarque= ment des troupes de Wotfe à l'Anse- au-Fouton, d'après une vieille gravure.(2) En bas, À droite: L'entrée du nouveau tunnel du Pacifique Canadien, du côté du fleuve, dont on achève actuellement Ia construction.(3) En bas, 2 gauche: Le général Wolfe, le vainqueur dr la bataille des Plaines d'Abraham, en 1759.a venue prochaine du luxueux paquebot de 42,500 tonnes du Pacifique Canadien, l\u2019\u2018\u2019Empress of Britain\u201d, à Québec, marquera une époque mémoral!le dans les annales maritimes de la vieille cité de Champlain.Le puissant navire, qui sera le plus gros à remonter le fleuve, accestera le 2 juin prochain aux nouveaux quais à eau profonde de l'Anse-au-Fou- lon, non loin de l\u2019endroit où le 13 septembre 1759, les troupes britanniques sous le commandement du général Wolfe, escaladérent la falaise pour aller se ranger en ordre de bataille sur les Plaines d\u2019Abraham.Cette bataille mémorable, décida du sort de la Nouvelle- France, mais Wolfe et son adversaire le marquis de Montcalm, commandant des troupes françaises, y perdirent tous deux la vie.Général Wolfe @ Afin d'assurer un service direct de trains de voyageurs entre les nouveæux quais et la ligne principale conduisant à Montréal le Pacifique Canadien a fait percer un tunnel, long de plus d\u2019un mille, sous le site méme des champs dè bataille où la suprématie du Nouveau-Monde fut disputée.e tunnel, qui coûtera plus de $2,000,000 à la compagnie, évitera un détour considérable par les termini de Québec et raccourcira sensiblement le trajet entre les quais et les principaux centres canadiens et américains.Le quai où accostera l\u2019\u2018\u2019Empress of Britain\u2019, a une longueur de 4,300 pieds, avec 40 pieds d'eau à marée basse; cinq voies ferrées convergeront en une seule au bout du quai et cette voie unique se dirigera ensuite vers le tunnel.Il y aura sur le quai un hangar à deux étages, avec escaliers par lesquels les passagers descendront à bord des convois qui les attendront.Les deux autres\u2018\u2018 Empresses\u2019\u2019 du Pacifique Canadien, le \u2018\u2018France\u201d et l\u2019 \u2018\u2018Australia\u2019, accosteront aussi en cet endroit.LL LL ; | fait Ver can -uilir AC troy lew Not \u2018quai sieu net Tro la F juin C la s tite cette part vièr "]
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