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Titre :
Le journal d'agriculture et d'horticulture illustré
Éditeur :
  • Montréal :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1914-1917
Contenu spécifique :
lundi 15 octobre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture
  • Successeur :
  • Journal d'agriculture
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Le journal d'agriculture et d'horticulture illustré, 1917-10, Collections de BAnQ.

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[" -\u2014 PR ER [SN TON Fes es ae £5 Th > , at A » a * 2 2 EX Volume 21 ! 9 ! gic 4 æe nC hy Ee pi > La \u201ctr CE) New ag hi Ls pC ~~ Tr wn = XK ye 2 fh Pa tL ¢ Te, ab i» a Rad pd ¢ +, LC ES 9 = ( .Ja A 4 I 3) RC [- ¢F 1) LC Lag) Sad =o 4 AL) Os | 15 » po rd and J / 4 | Be.a hE J SU Lu @; 4 { ny +, : Pd a\u201d Hf Lac oa 4 1m *\u201c 4 3 | iH A ve Ne 15 Octobre 1917 .Swag hI oo Ÿ Lt} ad i * ES Cod A 10; VER x 6 LE ES Pau ER] anh EY OT hd EF) a.= Le, n LA PROVINCE DE QUEBEC a \u20ac Lam \u201ca LS SR N - i A) 3 ef + > : ES AY x, A | ES ra LA FETE DU MERITE AGRICOLE A L\u2019EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC, 5 SEPTEMBRE 1917 \u201c5 I a = 2 Ed » Numéro 4 ET DHORTICULTURE ILLUSTRE PUBLIE PAR LE MINISTERE DE LAGRICULTURE DE DAGRICULTURE | = ma me TIME = AE TS SE EL Yn.aw Sohn re eran arty rrr ve =r \u2014 awe rm er \u2014\u2014 >.nt EE eR 7 in LET IN Leer rt Aree \u2014 ea wf 0 J J m0 yet a an x a em \u2014 a mets Ca mr mea Se pes reg \u2014 \u2014\u2014\u2014 ve \u2014 a ee LTTE ai = Ya ae SEN 3 ral] - ES ar = Fe \u2014 II LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE Sr ILA | \\ Le Cauchemar au Sujet du Chauffage à Air Chaud OUR celui qui a étudié les systèmes de chauffage, la fournaise \u2018\u201cHecla\u2019\u2019 à air chaud en appelle fortement.Non seulement elle fournit une chaleur suffisante, mais aussi elle procure une ventilation adéquate.Elle rafraîchit l\u2019air entier dans la maison et le conserve en une circulation constante.Elle empêche l\u2019atmosphère de devenir sèche et malsaine en lui fournissant l\u2019humidité qui lui est nécessaire.Recherchez la \u201cHecla\u201d, avant d\u2019Installer un Nouveau Sys- teme de Chauffage La \u2018\u201cHecla\u2019\u201d est Propre et Exempte de.Gaz Vous avez entendu dire, sans doute, que les fournaises à air chaud ne sont pas avantageuses.De temps en temps, on dé- Vous examinerez sûrement la \u201cHecla\u2019\u201d avec soin, avant de faire votre choix final.mio man mio noi (8 ih TY A p (5) wa NI x a Fo Ki To h ) montre qu\u2019elles deviennent sales ct émanent des gaz.Mais, ces plaintes ne proviennent jamais d\u2019une \u2018\u201c\u2018Hecla\u2019 \u2014 chauffée à la maison.Ce cauchemar au .sujet du chauffage À l\u2019air chaud n'existe plus, depuis l'invention de la jointure soudée \u201cHeela\u201d brevetée.Même exposée pendant lons- temps À la chaleur, cette jointure ne peut jamais s\u2019étendre.fille est très bien soudés, à Té- preuve des voies d'eau, Nous la garantissons pour la durée de la fournaise.Elle retient la fumée, les gaz, la fine suie dans In chambre À fumée, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils atteignent le tuyau de la cheminée, Ainsi, la \u201cHeelan\u201d est un système de chauffage propre, exempt de gaz.Ne l\u2019oubliez pas.Si vous nous envoyez une esquisse superficielle du plan de votre maison, nous vous fournirons des renseignements d\u2019experts pour le chauffage adéquat d'une fournaise \u2018Hecla\".Si vous suivez ces explications, nous vous garantissons que la chaleur procurée sera suffisante pour votre maison.Au printemps et en automne, vous bénéficierez de la commodité de l\u2019\u201cHecla\u201d.Son foyer À côtes breveté vous permet de chasser rapidement le froid seulement par un petit feu.Au plus fort de l\u2019hiver\u2014et il y a des milliers de propriétaires d\u2019\u2018He- cla\u201d qui 'admettent avec nous\u2014 la plus grande capacité d\u2019émanation calorifique de ce foyer en acier à côtes fait épargner une tonne de charbon sur sept ! Fournaise à Air Moelleux H EC LA Des informations de grande valeur se trouvent dans ces livrets GRATUITS.Si vous désirez étudier plus loin les grands et nombreux avantages que vous offre la \u201cHecla\u2019\u201d, écrivez pour avoir notre pamphlet gratuit \u201cConfort et Santé\u2019.Il est clairement illustré et chaque caractéristique y est pleinement décrite.Avec ce livret nous envoyons, d\u2019une édition limitée, une , copie du livret intéressant, \u201cUn systéme de chauffage & air pur\u201d.Ces pamphlets gratuits devraient étre en votre possession.Ecrivez pour les avoir aujourd\u2019hui.CLARE BROS,, Limited (i rr) QS COI IT TTD (6) IE TICE (8) OOO PRESTON Winnipeg Vancouver SITIO] ETERS azz La question de chauffage à air chaud et de ventilation m'intéresse.Veuillez m'envoyer vos brochurettes ,\u2018\u2019Comfort and Health\u201d et \u201cA Pure Air Heating Pian\".Cecl, va sans dire ne doit m'o- En ne bliger à rien.mue ll M 3 nl Nom .+.Adresse .+.+2 20 40 00 00 0000 CLARE BROS., Limited Dépt.J.A.2 PRESTON, ONT.LITHO saut INSITE U ailing Voici une Balance Fairbanks Pour tous les Besoins de Pesée On perd des millions de dollars par l'emploi de mauvaises balances.Il est de votre intérêt de connaître ce que vous avez pour ce que vous payez.Tout fermier perd assez pour payer une bonne balance, tous les ans.Les Balances Fairbanks vous permettent de savoir si vos pesées sont exactes, Chaque balance est examinée par le gouvernement et garantie absolument en très bon ordre.Balance Fairbanks avec Plate-Forme Portative\u2014devrait être dans chaque ferme, afin de vous rendre compte que vous donnez et recevez la pesée honnête.Elle est particulièrement bien faite, possède de pesants coussinets en acier, une grande plate-forme et des roues larges\u2014peut peser jusqu\u2019à 2,000 lbs., par JA livres.Balance Fairbanks pour le Fermier est une ba- lance-camion, On peut facilement la transporter 250005000000 va, partout avec ou sans charge, un levier tombant aide, par ses coussinets, le transport, lorsqu \u2018elle est chargée.Elle peut peser jusqu\u2019à 2,000 lbs.par 1% livres.Peu importe l\u2019espèce de balance dont vous avez besoin, votre marchand local peut vous la procurer ou nous vous l\u2019enverrons directement Equipement à Moteur Fairbanks-Morse pour la Ferme.| i Tell LN rvs THE CANADIAN FAIRBANKS-MORSE à COMPANY, Limited Montréal et les principales villes fg : 4, ou Lord AE von i Ervcanorumett \u201cOMAZON\u201d Nourriture Canadienne produit des animaux vigoureux, est une Nourriture Canadienne et une médecine excellente pour le cheval, les porcs et la volaille.Elle donne de l\u2019endurance, augmente l\u2019appétit et donne de la vigueur.Elle est hautement recommandée comme dépurative du sang et pour favoriser l\u2019augmentation de la production du lait des juments et des vaches.Elle est économique.Elle ménage le grain: Mélangée avec d\u2019autres aliments, elle permet de réaliser de fortes économies sur le fourrage.Demandez ces préparations à votre fournisseur.Surveillez l\u2019amélioration de votre bétail.Ecrivez-nous et demandez nos circulaires.DR.ED.MORIN & Cie, Limitée, # QUEBEC, - - - CANADA.GRATIS Guide du Trappeur d\u2019Hallam\u201496 pages ; 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Le procédé d\u2019aiguisage en croissant des scies la scie est aiguisée de manière à ce que toutes les .\u2019 * a , » passe-partout (godendards) SIMONDS assure que | dents JSoient | d épaisseur uniforme, d\u2019une extrémité Simonds Canada Saw Company, Limited, Montreal, Que., S?JEAN.NB.FAIT EN CANADA LE KODAK peut être un réel plaisir ou.une simple question d\u2019affaire\u2014comme vous le voulez.Il y a plaisir à prendre des photographies des scènes de famille comme celle-ci\u2014c\u2019est une question d\u2019affaire, de prendre des vues des animaux, vergers, récoltes et bâtisses.Avec un Kodak Autographe vous pouvez inscrire la date et le sujet du film au moment de la pose et le résultat n\u2019est pas simplement une photographie mais un régistre authentique de la ferme.La brochurette \u201cKodak sur la Ferme\u2019 vous intéressera.Nous nous ferons un plaisir de vous en envoyer une copie.Kodaks Autographiques de $7.00 en montant.CANADIAN KODAK CO.LIMITED (3 TORONTO, CAN.ONTARIO BUSINESS GOLLEGE BELLEVILLE, ONT.(Etabli depuis 50 ans) Est le collège anglais par excellence pour les étudiants Canadiens-Fran- çais qui désirent suivre un cours anglais commercial et pratique.Pour plus d\u2019informations écrivez pour catalogue.J.W.JOHNSON, F.C.A,, Ontario Business College, Belleville, Ont.Avec les doigts! Vous enlevez les cors sans douleur fo\u2014 Vous appliquez quelques gouttes, puis vous enlevez les cors ou callosités.Il arrête la douleur à l'instant.Cette petite bouteille contient la merveille des merveilles.C'est une medecine presque magique, découverte par un citoyen de Cincinnati.Son nom est Freezone; elle est à base d'en 1 ttes d Freezone ez quelques gou e ce sur A Cor tendre, douloureux ou callosité dure.Immédiatement ia douleur disparaît et quei- Er ques instants aprds vous consta- tez que le cor ou la callosité est si soulevé que vous n\u2019avez qu\u2019à l'enlever avec les doigts.En appliquant Freezone ou après, vous ne ressentez aucune » douleur, il n\u2019irrite même pas la peau.Demandez une petite bouteille A de Freezone à votre pharmacien.M Elle ne coûte que quelques sous mais elle vous débarrassera positivement de cors durs, mous, cors entre les orteils ou callosités sous {| la plante des pieds.Si votre pharmacien ne l\u2019a pas, il peut se le procurer pour vous dans n\u2019impor- te quelle maison de gros. as 1077 = 0 iv LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE OVER fre c= ES fes 2 NER Epargnez les Ghevaux pour les Travaux dela Ferme E fH une Ford.Moins Couteux Une Ford se paie par elie-méme par le temps qu\u2019elle sauve au cultivateur pressé, coûte moins cher \u2019un cheval.Elle ne mange pas le bénéfice fait lorsqu\u2019elle est au repos.M.S.M.Smith de Holstein, Ont., dit.Je puis faire plus de milles, à moins de frais, avec ma Ford qu\u2019avec un cheval.Son opinion est partagée par des milliers d\u2019autres.M.W.À.Fallin, de Vermillion, Alberta, dit qu\u2019- il a parcouru avec sa Ford plus de 13,000 milles par des chemins boueux à travers les prairies et les champs par toute sorte de temps.Ses dépenses complètes d\u2019entretien pour trois ans, n\u2019ont été que de $3.35, sauf un set de pneus de roues d\u2019arrière.Quand il en coûte moins de conduire une Ford qu\u2019un cheval, il semble de mauvais compte d\u2019aller à la ville avec un cheval, de le fatiguer de sorte qu\u2019il n\u2019est pas apte au travail le lendemain.Jamais Fatigué C\u2019est la grande qualité d\u2019une Ford! Elle n\u2019est jamais fatiguée.Elle roule à la ville et retour, transporte les enfants à l\u2019école ou votre femme chez des (=< N général le cultivateur a assez de travail pour ses chevaux sur sa ferme.Il peut difficilement s\u2019en servir pour le boghei ou le phaeton.Et son temps est précieux.La main- d\u2019oeuvre est si rare qu'il ne peut prendre une demi-journée ou une journée pour aller en voiture à la ville et en revenir lorsqu\u2019il peut le faire en une heure ou deux avec amis à 15 milles de distance sans avoir à respirer, sans fouet.Vous n\u2019avez pas à commander une Ford.Et dans les côtes, elle les monte comme l\u2019écureuil grimpe dans l\u2019arbre.Facile à Conduire Il est aussi facile de conduire une Ford qu\u2019un cheval.C\u2019est la voiture pour la campagne.Elle s\u2019ac- mmode des routes étroites et des courbes courtes.Vous pouvez la tourner dans le même espace ou un u plus aue vous ferez d\u2019un boghei et un cheval.Elle n\u2019a pas peur de moteur à traction, du tramway, des chars ou autres automobiles.Elle ne prend jamais peur.Elle reste aux portes sans poids.Le coût initial d\u2019une Ford est petit\u2014$495 pour la voiture de tourisme.Si vous tenez à la vendre à la fin de l\u2019année, vous trouverez facilement quelqu\u2019- un qui vous offrira le prix d\u2019achat moins $125.Considérez tout le plaisir que vous avez eu pendant un an pour $125: que d\u2019heures de voyage agréable et que de fatigue vous avez épargnée à vos chevaux.Ne croyez-vous pas que c\u2019est un bon marché à faire ?\u2018Aucun cultivateur de progrès ne devrait se passer d\u2019une Ford.Plus vous examinez la chose, plus vous y songez, plus vous réalisez que la chose est vraie.Voiture de tourisme - $495 Runabout - - - - $475 F.0.B.FORD, ONTARIO Ford Motor Company of Canada, Limited FORD - - ONTARIO LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE ; Vv YT LH A | LEE | \u201c Arrête le sang à | Pinstant; fait dis- | paraître toute in- | flammation ; prévient l\u2019empoisonne- | ment du sang et guérit le crapaud.\u201d DOUGLAS & .COMPANY FABRICANTS, j Napanee - Canada _ SMe Sn ETS A Ee pe Ra LT es) ENGRAIS CHIMIQUES Votre Demeure Demande MARQUIS Protection | AVEC POTASSE Vous ne pouvez vous dispenser de la \u2018\u2018peinture cette année\u201d.2.La pourriture et la détérioration sont les plus grandes menaces Les seuls engrals véritables de votre propriété.Vous maintenez vos assurances de vie et de faits avec feu\u2014 pourquoi négligez votre demeure?Un peu de peinture ou de vernis à l\u2019extérieur ou à l\u2019intérieur aujourd\u2019hui vous épargnera de fortes dépenses plus tard.VIANDE \\ REGARDEZ-Y ! © SONGEZ-Y.PEINTUREZ-LA ! 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on soupe la lampe allumée, volets clos, \u2014ceci pour l\u2019euphonie de la phrase, car les volets, comme bien d\u2019autres choses, se sont envolés\u2014dans le rayonnement de la chaleur du poêle familial.Et tandis que les nuits s\u2019allongent, que le froid augmente ses emprises, l\u2019automne semble mettre au coeur de l\u2019homme des champs plus de douceur et plus d\u2019amour.Mais voilà encore des bêtises.%* x = Le pére lit en fumant, la mére tricote ou raccommode, la téte penchée sur son ouvrage, la pensée vers tel petit parti du nid.Les jeunes gens, pleins de cette vague attente que chacun connait et que certains romanciers ne traduisent pas trop mal, foni de tout et principalement des sottises\u2014 ce qui ne tire pas à conséquence.Les plus petits, oublieux de leur grammaire et de leur jographie, se tiraillent consciencieusement\u2014ce qui est hygiénique, sauf peut-être pour les fonds de culottes.Enfin, le petit dernier, lui, est déjà plongé dans ce sommeil qui ravit les Anges.Le criquet, muse des foyers heureux, dit-on, lance son cri métallique et monotone.* %* * Or sus, nous venons troubler la paix de ce foyer pour conseiller au cultivateur d\u2019envoyer coucher les petits et de lire Pendant une petite demi-heure \u2014tous les soirs ou à peu près\u2014une revue agricole ou toute autre publication traitant des choses de la terre.Durant le printemps et l\u2019été, il n\u2019a pratiquement pas le temps de lire: c\u2019est entendu.Mais comment mieux employer les longues et savoureuses veillées de l\u2019automne et de l\u2019hiver qu\u2019en cherchant à s\u2019instruire des choses de son métier?Vaut-il mieux bâiller aux cornelles et s\u2019embêter dans les grands ramages?ry a = JE ; hs Vaut-il mieux aller s\u2019ennuyer en petit comité, au Coin, ressasser des reins sonores et rire de ceux qui.rient de nous?On peut toujours y aller faire un petit tour mais pourquoi ne pas en revenir un.peu plus tét que d\u2019habitude ou (!) partir un peu plus tard pour la séance?* * * Démontrer la valeur éducatrice de la lecture serait tomber dans le puéril et le dilatoire.Si l\u2019on n\u2019est pas assez vieux pour être persuadé que la lecture est l\u2019un des tout premiers moyens de s\u2019instruire, il faut bien vite s\u2019aller emmurer et ne pas sortir de sa croûte.Aussi bien nous ne ferons pas à nos lecteurs l\u2019injure de croire qu\u2019ils diffèrent là-dessus d\u2019opinion.Il n\u2019y a pas que l\u2019homme instruit.(instruit parce qu\u2019il lit beaucoup) qui soit tenu de lire; l\u2019agriculteur, depuis que son métier est devenu une science et un art, est obligé de connaître, de s\u2019instruire, de se tenir au courant, de marcher avec son temps, s\u2019il ne veut pas piétiner sur place ou être écrasé en chemin.) Il y a quelque chose de changé autour de lui: il faut qu\u2019il change lui-méme.*x x *' Voyons comment.Sans vouloir entrer dans des considérations trop solennelles, on peut dire que, dans la plupart des pays européens, l'agriculture a depuis trente ou quarante ans, subi une profonde transformation.L'histoire économique de la fin du dernier siècle a peu de fait aussi original et aussi important à enregistrer que l\u2019évolution scientifique et industrielle qui s\u2019est dessinée dans la pratique agricole - d\u2019alors.L'agriculture jusque là dans le marasme s\u2019est réveillée.Plusieurs facteurs sont entrés en ligne de compte parmi lesquels nous nous bornerons à ne mentionner que les principaux, soit le progrès du machinisme, la création et l\u2019amélioration des voies de transport, certains remaniements tarifaires, pour lutter contre la concurrence et les crises agricoles et puis surtout la vulgarisation de nouvelles théories scientifiques.Tout cela a sensiblement transformé la production agricole.\u201cLe cultivateur, lui aussi, écrit un économiste français, subit un profond changement dans son être moral: il sort enfin de son long isolement et, peu à peu, les nécessités de la crise agricole et l\u2019Âpre concurrence l\u2019obligent à s\u2019unir à son voisin pour acheter, produire et vendre à meilleur compte que par le passé.Ainsi, chaque jour plus nombreuses, de > puissantes associations rurales se constituent en Allemagne, en Danemark, en France, en Italie et dans la plupart des nations européennes\u201d.Bref, l\u2019agriculture est devenue \u201cune industrie comme une autre\u201d et l\u2019évolution en ce sens a été appelée l\u2019industrialisation de l\u2019agriculture, appellation un peu laborieuse, mais très exacte.* kk Pour que l'agriculteur tire parti de cette transformation, de cette marche en avant, il faut qu\u2019il entre dans le mouvement.Pour cela, il doit chercher par tous les moyens, à s\u2019instruire des choses de son métier pour en connaître les secrets, en corriger les lacunes, en intensifier les bonnes méthodes et partant l\u2019aimer et le faire aimer.Or la lecture d\u2019un bon journal est l\u2019un des tout puissants moyens à prendre pour arriver à Posséder ces connaissances.Le cultivateur doit lire pour savoir ce que l\u2019on fait avec son argent pour améliorer la situation de l\u2019agriculture.Il doit lire pour savoir ce qui se fait autour de lui, dans sa province, à l\u2019étranger.Il doit lire pour apprendre à profiter des expériences et des travaux scientifiques qui se font dans l'intérêt de l\u2019agriculture.Il doit lire pour apprendre à cultiver mieux, plus économiquement et plus profitablement.* = # Mais que faut-il lire?Toutes les choses pour lesquelles on a un goût particulier.' Et puis préchons hardiment pour notre clocher et recommandons la lecture du Journal d\u2019Agriculture.Il est servi gratuitement aux membres des cercles agricoles.Il est fait pour eux; c\u2019est leur journal.Il faut le lire régulièrement tous les mois et même le conserver.T1 faut même le faire lire aux enfants.\u201c + + Et comment lire?Un philosophe anglais a écrit ce qui suit: Read not to contradict and to confute, nor to believe and take for granted, but to weigh and consider.Autrement dit: En lisant, il ne faut ni chercher la petite bête, ni tout gober, mais bien peser et considérer ce qu\u2019on y affirme.Conseil excellent, qu\u2019une revue agricole anglaise place toutes les semaines en tête de sa colonne éditoriale.Il faut le mettre en pratique.TOUSSAINT LUMINEAU 50 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET a D\u2019HORTICULTURE Aviculture Apiculture .La fête du Mérite Agricole Expositions Sherbrooke-Montmagny La traite des vaches .Arts domestiques et écoles ménagères Notes entomologiques Le contrôle des étalons .La lumière électrique et la ponte L\u2019avoine nouvelle aux chevaux En refaisant de vieilles choses .H.Nagant .Le Badaud .J.C.Chapais .G.E.Marquis .Geo.Maheux .H.Nagant .J.C.Chapais .J.B.Le Soigneux .C.Vaillancourt .Cousine Gillette AGRICULTURE GENERALE QUELQUES MOTS A NOS LECTEURS AU SUJET DES EXPOSITIONS AGRICOLES OMME la misére sur le pauvre monde, les expositions, durant le mois de septembre, pleuvent sur le dos des journalistes.On est assailli de tous côtés; on arrive, on regarde partout, on prend des notes, on casse une croute fraternelle au lunch d'honneur, on écoute quelques discours\u2014oh! à prine le discours de résistance, l¢ plus souvent\u2014on fait la lecture des binettes, on croque quelques photos, on serre des mains et bonjour; il faut aller faire la même chose à 100 milles plus loin.Au retour, c\u2019est toute une besogne que de rédi- er des comptes rendus potables.Il y à un moyen très usité: c\u2019est de faire un rapport incolore, inodore et sans saveur, énumérant les noms et prénoms et adresses de tous les membres des différents comités, des dames qui ont fait le service au banquet, des exposants, etc, le tout d\u2019un optimiste à faire danser la sarabande et avec un beau massacre d\u2019adjectifs au superlatif.C\u2019est un moyen, mais on peut se demander si ces rapports trouvent des lecteurs en dehors de ceux dont les noms sont mentionnés.Il est permis d\u2019en douter.x % + Nos lecteurs trouveront plus loin différentes notes sur les expositions de Québec, de Sherbrooke et de Montmagny.Qu\u2019on s\u2019y repotte.Pour ne pas donner une indigestion d\u2019expositions au lecteur, nous avons \u2014vu l\u2019abondance de matières habituelles au numéro de septembre\u2014 renvoyé au numéro de novembre le rapport de l\u2019exposition de Lotbinière sur laquelle nous voulons insister particulièrement.Celle de Ste-Scholastique offre généralement un intérêt spécial aux amateurs de beaux animaux- Les sujets exposés cette année étaient remarquables.Nous en reproduirons quelques photographies dans notre prochain numéro.A part cela, rien de spécial dans les exhibits.Son Honneur lc lieutenant-gouverneur de la province, Sir P.E.LeBlanc et I'honorable J.E.Caron, ministre, ont visité l\u2019exposition et y ont porté la parole devant une immense foule.\u201c x * Pour notre prochain\u2019 numéro, M.J: H.Lavoie, chef du Service de I'Horticulture, nous a promis un article sur \u201cl\u2019horticulture aux expositions\u201d.De cette plume et sous ce titre nos lecteurs auront là quelque chose d\u2019original et d\u2019instructif à lire.LUMINEAU Il ne faut pas.Il ne faut pas que le succès remporté par les cultivateurs de notre province à Toronto, en industrie laitière, ne serve qu\u2019à les enivrer et à les endormir.Souhaitons qu\u2019il soit plutôt un vigoureux stimulant et une agréable invitation à faire encore mieux.Malgré tous les développements heureux que notre industrie laitière a subis depuis quelques années, restons bien convaincus que nous sommes encore loin de la perfection.TEE Schott (M.).Retour du verger.Vérité aveuglante Pas d\u2019obus sans acier, pas d\u2019acier sans charbon, pas de charbon sans mineurs, pas de mineurs sans pain, pas de pain sans agriculteurs.Va-t-on l\u2019oublier ?CARNET DU LECTEUR TES-VOUS bien satisfait de votre récolte d\u2019avoine, cette année?Tous les rapports reçus nous indiquent que le rendement en a pas été traître.La mauvaise température de ce printemps en est la cause première.Mais peut-être avez-vous quelque chose à vous reprocher.Avez-vous semé du bon grain?Avez-vous passé le rouleau en temps voulu?Votre avoine n\u2019a-t-elle pas été attaquée par la rouille?le charbon?Vous devriez envoyer une carte au ministère de l\u2019Agriculture, à Québec, et faire la demande du bulletin 27 intitulé L\u2019avoine, par M.F.N.Savoie, B.S.A., ancien professeur d\u2019agriculture aujour- d\u2019hui secrétaire du ministère.Et pendant une heure de ces longues veillées d\u2019automne, vous devriez lire ce que tout bon cultivateur doit savoir sur la culture de l\u2019avoine.L'auteur débute spirituellement comme ceci: On raconte que le littérateur anglais Samuel Johnson, causant un jour aveæun citoyen du pays du chardon, qui cherchait à le convaincre de la valeur de l\u2019avoine comme aliment domestique, lui dit er guise d\u2019argument: \u201cL'avoine, monsieur, mais nous laissons cela aux chevaux en Angleterre \u2014 Ceci explique, répondit tranquillement l'Ecossais, pourquoi les meilleurs chevaux viennent d\u2018Angleterre et les meilleurs hommes d'Ecosse.\u201d Ecrivez.On l\u2019enverra gratuitement.L\u2019Homme-qui-lit NOTRE CARNET DE LA REDACTION LA oon de sep de matiéres habituelles du numéro de septembre\u2014mois des expositions,\u2014 nous oblige à supprimer notre carnet de la rédaction.Nous aurions aimé y dire un mot de l\u2019embargo sur l\u2019exportation des pommes et un mot sur la \u201cquestion du bacon\u201d.\u2018 Quant à ce que nous appellerons \u2018\u2018nos recommandations\u201d, faisons-les en partie: Ne laissez rien gaspiller dans le jardin; faites beaucoup de conserves; labourez autant que possible cet automne; blanchissez les étables; ne laisser pas les vaches laitières exposées aux pluies froides; et, quand vous repassez dans vos champs* moissonnés, soyez content de ce qui vous a été donné.ot Lumineau Pr atti tive pou org du rémi de \u20ac et d l\u2019hoi MM.J.-N Elise Geo.Ante J.-B miss.crét: l\u2019Ag d\u2019Ag d\u2019ag' à l\u2019E re, ( ete.Le teau.du p Canr M.du N fessi noml coup qui tour l\u2019exp La forts au P ture, tes le L\u2019hos In l\u2019Agr par l qui \u20ac de la de p granc L\u2019i uel Lys va- dit ais vis, le- v LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 51 FÊTE DU MÉRITE AGRICOLE à l\u2019Exposition provinciale de Québec Proclamation des lauréats-et distribution des décorations et des diplômes A fête annuelle du Mérite agricole, célébrée à l\u2019Exposition provinciale de Québec, le 5 septembre dernier, avec un vif éclat, avait attiré dans la vieille capitale de très nombreux cultivateurs, venus de tous les points de la Province pour prendre part aux brillantes manifestations organisées en-l\u2019honneur des nouveaux \u201cchevaliers du sol\u201d.lauréat de la médaille d\u2019or, M.J.-F.Descoteaux, qui est un cultivateur modéle et qui fait honneur à la noble profession d\u2019agriculteur.L\u2019exemple de M.Descoteaux sera sans doute suivi et encouragera un grand nombre de cultivateurs de cette province.En ces temps de guerre, dit M.Caron, on s \u2019aperçoit que l\u2019agriculture est indispensable.Mainte- M.J.-F.Descôteaux, cultivateur à Ste-Monique de Nicolet, Lauréat de la Médaille d\u2019or au concours de Mérite Agricole, est décoré par son député, M.J.-A.Trahan, le.5 septembre 1917, en présence d\u2019une foule sympathique.Vers onze heures eut lieu au temple grec la cérémonie officielle de la proclamation des lauréats de cette année et de la distribution des médailles et des diplômes.On y remarquait la présence de l\u2019hon.J.E.Caron, ministre de l\u2019Agriculture, de MM.L.-A.Cannon, M.P.P., J.-A.Trahan, M.P.P., J.-N.Francoeur, M.P.P., Hector Laferté, M.P.P., Elisée Thériault, M.P.P., J.Lafontaine, M.P.P., Geo.-I.Delisle, M.P.P., Louis Létourneau, M.P.P., Antonio Grenier, sous-ministre de l\u2019agriculture, J.-B.Carbonneau, ex-député, G.-A.Vandry, commissaire de I\u2019Exposition, M.Georges Morisset, secrétaire, F.N.Savoie, secrétaire du ministère de l\u2019Agriculture, Oscar Lessard, secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture, H.J.Nagant, éditeur du Journal d\u2019agriculture, MM.les abbés H.Bois, professeur à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatiè- re, Côté, curé de St-Alexis, Co.de Bonaventure, etc.Le lauréat de la médaille d\u2019or, M.J.-F.Desco- teaux ainsi que son épouse étaient assis à la droite du président de cette belle fête agricole, M.L.-A.Cannon.M.Cannon souhaita la bienvenue aux lauréats du Mérite Agricole, Il fit l\u2019éloge de la noble profession du cultivateur.Il fait remarquer que le nombre des lauréats, cette année, dépasse de beaucoup la centaine, ce qui ne s\u2019est jamais vu, et ce qui est dû, évidemment, à la publicité faite autour du Mérite Agricole par la Commission de l\u2019exposition provinciale.La Commission a décidé de multiplier ses efforts en vue de faire construire le plus possible, au Pare de l\u2019Exposition, un édifice pour l\u2019agriculture, un édifice où devront être centralisées toutes les branches de l\u2019industrie agricole.L\u2019honorable J.-E.Caron Invité à prendre la parole, l\u2019hon.ministre de l\u2019Agriculture se dit heureux du succès remporté par le concours du Mérite Agricole cette année et qui est de bon augure pour l\u2019avenir.Le nombre de lauréats a beaucoup augmenté.C\u2019est une grande preuve que l\u2019oeuvre du Mérite Agricole est grandement appréciée dans toute la province.L'honorable ministre félicite principalement le nant les Alliés ont les yeux sur le Canada, comptent sur le Canada pour avoir des vivres nécessaires pour continuer la lutte.Il faut donc produire le plus possible pour obtenir la victoire finale.L\u2019agriculture a une grande importance dans cette guerre, une importance vitale.Si Louis Hébert, le premier colon canadien, revenait au Canada combfen il serait fier des agriculteurs de la Province de Québec, dit l\u2019honorable ministre.M.Caron fait l\u2019éloge de la Commission de l\u2019Exposition qui a fait beaucoup pour le Mérite Agricole.Il déclare qu\u2019il est prêt à seconder les efforts des commissaires pour encourager le plus possible la classe agricole.Il termine en disant aux cultivateurs de rester attachés au sol.Les cultivateurs sont à la tête de la société.Ils commandent et peuvent commander encore.Avant longtemps ils seront la classe dirigeante.Le drapeau du Mérite Agricole Au lauréat de la médaille d\u2019or revenait l\u2019honneur de déployer et de hisser le drapeau du Mérite Agricole au sommet du mât spécial qui lui est destiné.C\u2019est ce que fit alors le principal héros du jour, M.J.F.Descoteaux, aux applaudissements des nombreux spectateurs qui l\u2019entouraient.Le Banquet On se rendit ensuite dans le grand restaurant du palais central où un magnifique banquet fut offert par la Commission de l\u2019Exposition aux lauréats des concours de Mérite Agricole.On y voyait au-delà de 250 cultivateurs, représentant tous les comtés de la Province et tous décorés, soit de la médaille d\u2019or, de la médaille d\u2019argent ou de la médaille de bronze.On y rencontrait également, à côté des agriculteurs, les chefs du gouvernement provincial, plusieurs députés à la Législature Son Honneur le maire de Québec, de nombreux membres du clergé, et autres personnages de marque.M.L.-A.Cannon, M.P.P., 1er vice-président de la Commission de l\u2019Exposition, présidait le banquet.Il avait à sa droite M.J.F.Descoteaux, de Sainte-Monique de Nicolet, lauréat de la médaille d\u2019or de 1917, et à sa gauche, Sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec.M.L.A.Cannon souhaita la bienvenue aux lauréats, déclara que l\u2019Exposition provinciale, en célébrant avec éclat le Mérite Agricole, avait voulu s\u2019allier davantage à la classe agricole et faire de la ville de Québec la \u2018\u2018capitale agricole\u201d de la Province.Il proposa d\u2019abord la santé de Sa Majesté le roi d\u2019Angleterre et ensuite celle de M.J.F.Des- coteaux, qui était le héros du banquet et dont le portrait se voyait dans le fond de la salle, sur un grand transparent.M.J.F.Descoteaux a Appelé a porter la parole, M.Descoteaux, avec une aisance parfaite, remercia la Commission de l\u2019Exposition et les autorités officielles des bonnes félicitations qui lui avaient été adressées.Ces félicitations, dit M.Descoteaux, s\u2019adressent à tous les lauréats, et je veux que tous les cultivateurs ici présents les partagent, avec moi, de même que tous ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019agriculture.En proposant ensuite la santé de la Province et du Mérite Agricole, M.Cannon formula auprès des représentants du gouvernement la demande Cérémonie du drapeau du Mérite agricole que M.Descôteaux, lauréat de la médaille d\u2019or, a déployé et va bientôt hisser à son ât.\u2014Québec, 5 septembre, 191 R § Ta Se .y Sadie : SENTE 52 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE déjà faite de construire au Pare de l\u2019Exposition un \u2018\u2018Palais de l\u2019Agriculture\u201d\u2019 où devront être centralisées toutes les branches de l\u2019industrie agricole, où les cultivateurs, et en particulier les lauréats du Mérite Agricole, viendront chaque année retremper leurs énergies.M.Cannon se montre très optimiste, et il est d'opinion que même avant la fin de la guerre, seront jetées les bases de cette construction qui fera honneur à Québec et à l'Exposition de Québec.Sir Lomer Gouin La Commission de l\u2019Exposition voulait fêter les cultivateurs, dit le Premier Ministre, et elle l\u2019a fait dignement et d\u2019une manière admirable depuis trois ans.Jamais des fêtes plus fécondes que celles organisées en 1915 par l\u2019Exposition à l\u2019occasion des Noces d\u2019argent du Mérite Agricole, ne se sont déroulées à Québec.Avant 1915, les cultivateurs qui prenaient part chaque année au concours du Mérite Agricole étaient relativement peu nombreux.Aujourd\u2019hui, ils dépassent la centaine.Ceci démontre que, si Mercier fit une oeuvre patriotique en fondant l\u2019ordre du Mérite Agricole, les Commissaires de l\u2019Exposition provinciale de Québec ont aussi un grand mérite, car ce sont eux qui ont fait refleurir cette institution.Parlant de l\u2019entreprise de l\u2019Exposition, Sir Lo- mer dit qu\u2019il lui a parfois semblé que la ville de Québec était un peu téméraire.Cependant, maintenant qu'il voit le Palais Central, il dit qu\u2019on a cu raison de faire grand et de faire beau, et au nom de Québec et de la province de Québec, la plus vieille province de la Confédération, il félicite et remercie la Commission de l\u2019Exposition et la cité de Québec.Sir Lomer adresse des félicitations particulières à M.Descotcaux et à tous les autres lauréats, de même qu\u2019à leurs épouses, qui ont certainement contribué beaucoup au mérite de leurs époux.En ce qui concerne le Palais de l\u2019Agriculture, dont on voulait voir commencer l\u2019érection au Parc de l'Exposition, Sir Lomer ne fait pas de promesses explicites, mais le projet semble cependant lui sourire, et il déclare qu\u2019en ce qui concerne l\u2019agriculture, lui-même et son gouvernement entendent donner à l\u2019Exposition Provinciale de Québec tout le support auquel celui-ci est en droit de s\u2019attendre.L\u2019hon.J.Ed.Caron L\u2019hon.J.Ed.Caron, ministre de l\u2019Agriculture voulut aussi féliciter l\u2019Exposition de Québec de ce qu\u2019elle a fait pour l\u2019agriculture.Faisant allusion aux critiques et au dédain dont nous sommes quelquefois l\u2019objet de la part des autres provinces, M.Caron rappela qu\u2019à une exposition de Toronto, M.Fournier, de Gentilly, remporta le premier prix dans un concours avec des cultivateurs ontariens, concours qui était jugé par des gens de l'Ontario.M.Caron nota aussi l\u2019avancement de notre industrie et rappela que notre beurre, l\u2019an dernier, s\u2019est vendu plus cher que celui de la province d\u2019Ontario.\u201cCe succès, dit-il, est dû à l\u2019esprit de coopération et à l\u2019intelligence des cultivateurs, qui n\u2019ont pas rejeté les enseignements de la science et ont compris leur devoir.\u201d M.Caron, rappelant aux cultivateurs quel est leur devoir de l\u2019heure présente, leur demande de produire davantage et surtout de défricher davantage.Il prie les fils des cultivateurs de ne pas abandonner la terre et d\u2019aller coloniser les belles plaines de l\u2019Abitibi.\u201cNos récoltes actuelles valent actuellement 100 millions, dit-on; il faut que dans quelques années les récoltes de la province de Québec valent 300 millions.\u201d M.Caron termine en disant que toutes les classes de la société, aujourd\u2019hui, se rallieAñt à la classe agricole ct l\u2019encouragent.C\u2019est le gouvernement de sir Lomer Gouin qui, le premier, a compris que la bonne administration de l\u2019agriculture doit être à la base de tout gouvernement.M.Caron a aussi des paroles élogieuses pour le clergé, qui a toujours fait sa grande part dans la diffusion de la bonne semence.M.William Power, M.P., qui fait de l\u2019élevage, déclara que la province de Québec, par sa richesse et sa prospérité, était la plus haut cotée sur le marché.ll donna à cela trois raisons.D'abord parce qu\u2019elle a d'immenses ressources; ensuite parce qu\u2019elle a une dette très petite et enfin parce qu\u2019- elle a une sage administration.ee progll cor Eh È : | I mme Pour GLORIFIER § 2 Dicnewent On y a admiré les races Holstein, Ayrshire, Canadienne, Jersey, Guernsey, Suisse Brune, Hereford, Aberdeen Angus, Shorthorn,-bref, le petit enfant a raison: beaucoup de gros boeufs.Et c'est de l'estrade centrale\u2014pardon, 'amphithéatre, c\u2019est plus solennel\u2014-qu\u2019il faut les voir défiler gravement, le ruban d'honneur au cou.Ma parole! à force de se faire admirer, caresser et décorer, ces animaux dont certains font le tour de la province vous prennent des airs de fierté et de solennité! Venait en tête du défilé un gros taureau blanc, superbe animal, chargé de rubans, l\u2019air pacifique, le pas majestueux et lent.Ceux qui ont appris un peu d'histoire ancienne ont dû se porter par la pensée aux jours antiques où les druites égorgeaient et offraient en sacrifice des taureaux blancs pour apaisser la colère des dieux et implorer leur clémence.Les pesants Shorthorns, les massifs Herefords, les replets Aberdeen Angus, les pacifiques Holstein, les fringantes Ayrshires, les graciles Jerseys, les excellentes Canadiennes, tous et toutes ont défilé triomphalement.Les moutons, eux, par exemple, ne se sentaient pas chez eux.Leurs loges retentissaient de leurs.Be-eh ahuris.Un malin nous a affirmé qu\u2019ils se sentaient beaucoup plus à l\u2019aise à l\u2019exposition provinciale.Les porcs\u2014les pourceaux, comme dirait La Tribune \u2014 (Chester Blancs, Tamworths, Yorkshires et Berkshires) n\u2019avaient pas le loisir de manifester quoi que ce soit, par même appétit tant la chaleur les terrassaient.C\u2019est le cas de dire que la chaleur les laissait froids.La parade des chevaux nous a rappelé\u2014c\u2019est en- tendu\u2014le célébre tableau de Rosa Bonheur: Le marché aux chevaux.Le cheval est naturellement un animal très fier en même temps que très distingué.Il triomphe sur les terrains de l\u2019exposition: il y fait le beau, le \u201cfrais\u201d, mais il plait toujours.Nous avons longuement et tout spécialement admiré de magnifiques chevaux Canadiens\u2014race vaillante, vigoureu- sc, tough et passe-partout.Aussi de solides Clydes, d\u2019élégants Percherons, d\u2019agiles Standard-Breds, d\u2019aristocratiques Hackneys et jusqu\u2019à des amours de poneys Shetlands.Les chevaux de Mademoiselle Viau, de Montréal, ont été beaucoup admirés.Il y a eu, quelque pari, une exposition de chiens, paraît-il( qui a été un grand succès affirment leg.dames, Allons; tant mieux.* * Là où l\u2019exposition a été nettement agricole, c\u2019est au pavillon du ministère provincial de l\u2019Agriculture.Cela, pour la raison bien simple que c\u2019est le seul endroit sur le terrain où l\u2019on fait de la démonstration agricole.Il faut ajouter que les Fermes expérimentales fédérales participent aussi, de leur côté, à un travail méritoire sous ce rapport.Au pavillon de l\u2019Agriculture provinciale, on ne fait pas seulement qu\u2019exhiber des produits remar- quables\u2014fort intelligemment étalés sous la direction de l\u2019excellent M.A.Lambert\u2014des instructeurs at des experts sont là pour enseigner, expliquer, faire des expériences et des démonstrations.Ainsi, les visiteurs sont presqu\u2019obligés d\u2019apprendre quelque chose malgré eux.Les Services de l'Horticulture et de l\u2019Aviculture travaillent efficacement à rendre instructives et éducatrices les expositions \u2014qui le sont souvent médiocrement en dehors de quelques points isolés, A Sherbrooke, l\u2019exhibit du Service de l\u2019Hortieul- ture était tout spécialement intéressant.De plus, on a mis tout en oeuvre pour que les visiteurs apprennent quelque chose des bonnes méthodes.Derrière son ingénieux matériel de démionstra- tion, M.Georges Maheux, le plus grand ennemi des bibites de notre province, a donné aux visiteurs a rt = re 2 - \u2014\u2014 pee ts am rey 2s TR Rt res LL Sas mar pare 54 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE des cours à l\u2019impromptu sur les moyens à pren- \u201cdre pour se protéger des sales petites bêtes qui font tant de dégâts dans nos récoltes.Un peu plus loin, M.Morgan, du Serviee de l\u2019Aviculture, expliquait aux dames ce qu\u2019il faut faire pour élever de beaux poulets et avoir de bonnes pondeuses.On le voit, on a fait du travail très profitable au pavillon du Département.» #* + M.J.E.Caron, ministre, y est venu \u201cfaire un petit tour\u201d uccompagné de M.Mitchell, trésorier provincial, et de quelques autres visiteurs.C\u2019est un homme qui devient très populaire, aussi l\u2019a-t-on accueilli à Sherbrooke avec beaucoup d\u2019enthousiasme.Après une alloeut'on en francais ct en anglais au lunch d'honneur il a visité en connaisseur l\u2019exposition.sauf le Midway.bien entendu.% % # En effet; le Midway?demanderez-vous.Nous avouons être entré dans une tente, mais hola! une seule.Un truand y avalait un sabre, lequel rentrait dans sa guîne, tout simplement.Nous nous sommes aperçu que nous en avions wvalé beaucoup plus que l\u2019avaleur officiel et c\u2019est ce qui, avce d\u2019autres considérations, nous a déconseillé d'aller visiter les autres tentes.k + # Mot de la fin.Aussi longtemps que l\u2019on cherchera à connai- tre le mystère de l\u2019avenir, c\u2019est-à-dire aussi longtemps qu\u2019il y aura des hommes sur la boule terrestre, la \u201ctireuse aux cartes\u201d et la \u201cvoyante\u201d auront de la vogue.Elles attirent surtout la\u2018 jeunesse.Nous avons vu sortir de leurs tentes deux ämou- reux à qui on avait révèlé successivement \u201cqu\u2019ils étaient à la veille de faire un beau voyage\u201d.L\u2019oracle est resté muet sur la nature dy voyage mais la belle n\u2019en rougissait pas moins comme une pivoine, Tous deux sont partis très heureux d\u2019avoir dépensé des coppes aussi profitablement.Nous espérons bien qu\u2019ils le seront tou/ours ainsi.Le Badaud Pas trop grovse ! PRODUCTION DE GRAINES DE CHOUX : DE SIAM Avis aux cultivateurs St on marchands grainetiers *de la province ont décidé de {aire cultiver, par contrat, par l\u2019intermédiaire de la Division Fédérale des Semences, une certaine quantité de graines de choux de Siam.Le prix offert est de 50 cts par livre, y compris les quinze centins payés par le gouvernement à titre de subvention.Ces contrats devront comprendre % arpent, au moins.Des instructions seront données À tous ceux qui entreprendront ce travail par des officiers compétents du ministère de l\u2019Agriculture d\u2019Ottawa.Nous prions ceux qui désirent prendre de ces contrats d\u2019en avertir le plus tôt possible M.J.A.Simard, Inspecteur des Semences, Québec.es Est-ce si facile que ça de bien cultiver N commence fort heureusement à voir disparaître l\u2019ignorante catégorie des braves gens qui professent à tout venant que l\u2019agriculture est bien facile et constitue une besogne laissée à ceux qui sont trop enveloppés pour faire autre chose.Pour s\u2019y adonner avec succès, selon eux, il ne s\u2019agit que de briller par une certaine ampleur de biceps et d\u2019être simple au possible.x * Beaucoup de ces gens usent d\u2019un moyen par trop radical pour orienter l\u2019avenir de leurs fils: le plus mal doué est tout désigné à l\u2019avance pour se sacrifier et devenir l\u2019insignifiant petit habitant (le successeur du père!), tandis que son frère plus facile est prestement bombardé au collège pour y cultiver une vocation religieuse\u2014ce qui est on ne peut mieux, en l\u2019occurrence\u2014où se préparer de longue main à défendre le gousset de la veuve ou de l\u2019orphelin, ce qui est moins bien, décidément.Les classes instruites, d\u2019autre part, tout en modulant à l\u2019occasion un joli petit refrain sur l\u2019agriculteur, \u2018\u201c\u2018noble et souverain travailleur du sol\u201d, ou \u201cl\u2019agriculture, carrière indépendante, mamelle du genre humain\u201d, etc., professent avec une ignorance encore plus déplorable que l\u2019agriculture est une issue, un pis-aller laissé aux gens de maigre avoir et de petit savoir, bref aux innocents, sens canadien du mot.Ces fausses idées, chacun s\u2019en rend compte, ont fait un tort incalculable à l\u2019agriculture de notre province.Elle ont donné cours à une mentalité dont la force subversible a provoqué la saignée des campagnes et la congestion des villes; elles ont vidé nos foyers et fait perdre à notre forte nationalité canadienne française son premier héritage, nous voulons dire ses vertus d\u2019autrefois.Elles ont fait méconnaître la valeur de l\u2019intérêt porté aux choses agricoles et l'importance des études en ce sens.Et cela à un tel point qu\u2019on décernait sans appel, il y a quelques années à peine, un brevet d\u2019imbéeil- lité irréduetible à celui de nos collégiens qui avait la drôle idée d\u2019embrasser la carrière agricole, Il faut ajouter que, depuis, on abonde dans le sens contraire avec encore moins de décence; en effet, on est frappé d\u2019admiration devant l\u2019acte d\u2019héroïsme de ce pauvre collégien auquel on prête les hauts sentiments d\u2019abnégation, de dévouement et de ferveur du missionnaire qui part pour évangéliser les indigènes de l\u2019Ouganda.Aujourd\u2019hui, grâce à la guerre et à certaines perturbations économiques antérieures, les yeux se dessillent et l\u2019on commence à comprendre que l\u2019agriculture n\u2019est pas une carrière avilissante, qu\u2019- elle est plutôt, honorable en même temps que lucrative et difficile.De l\u2019étude de ses lois, de ses sciences, on a été forcé de conclure, qu\u2019étant à la fois un art, une science et une industrie, la pratique rationnelle de l\u2019agriculture demande beaucoup de ju- pement et autant d\u2019esprit, beaucoup d'observation et autant de persévérance.+ x * Essayons de le prouver brièvement.Quand le cas se présente, le choix de la ferme à exploiter, en raison de son extrême importance, requiert beaucoup de réflexion et d\u2019étude.Notons au fil de la plume les points les plus saillants à considérer: ses goûts personnels, les capitaux dont il dispose, les chances de succès ou d\u2019échec, la question des voies de transport, la proximité des centres, les indices extérieurs de fertilité, les débouchés pour l\u2019écoulement des produits, l\u2019adaptation de la ferme à certaines industries annexes, la nature, la position et l\u2019aménagement des batiments de ferme, les obligations financières sur la propriété, la demande des marchés locaux et autres, etc: En face d\u2019une terre à exploiter, le propriétaire doit étudier le problème le plus complexe de la science agricole, à savoir: adapter à sa ferme un système de culture rémunératrice et appropriée.Pour bien cultiver et retirer de son travail un revenu maximum, il est entendu qu\u2019il ne devra pas se croire nécessairement obligé de suivre toutes les méthodes routinières en honneur chez ses voisins; aussi devra-t-il étudier longuement et minutieusement le système de mise en rapport qui formera la base de son exploitation, qu\u2019il s'agisse d\u2019industrie laitière, d\u2019industrie fruitière, d\u2019élevage ou d\u2019horticulture.L\u2019application d\u2019un assolement basé sur les diverses lois physiologiques et économiques (besoin des plantes, répartition des engrais, nature des racines des plantes, distribution de la main-d'oeuvre, exigence de l\u2019alimentation des animaux de la ferme, destruction des mauvaises herbes, travaux de culture, clôtures, nature de l\u2019exploitation, ete.), est un problème ardu.Il y a là matière à profonde réflexion.Même l\u2019agronome que l\u2019on consulte sur ce sujet, doit, s\u2019il veut donner une réponse à point, étudier longuement les conditions générales et particulières de la ferme et de son milieu.PE La restauration et le maintien de la fertilité du sol\u2014science fondamentale, nécessité immédiate et indiscutable\u2014requiérent beaucoup dz connaissances, d\u2019observation et de calcul.Le cultivateur intelligent sait bien que sa terre n\u2019est pas une mine inépuisable; il sait que pour produire de belles récoltes elle doit être alimentée, tout comme ses chevaux doivent être nourris pour pouvoir travailler.Et c\u2019est tout un problème que celui de se rendre compte de quel élément le sol a besoin, quand l\u2019appliquer et en quelle quantité.La conservation et le traitement des fumiers même n\u2019est pas chose si facile puisqu\u2019il est reconnu que 50% de cet engrais est annuellement perdu sur les 3% des fermes de cette province.4 # ik L\u2019adaptation opportune et appropriée a la ferme de certaines industries agricoles (apiculture, cidrerie, houblon, culture des primeurs, fabrication du sucre d\u2019érable, culture extensive de certaines plantes, aviculture spécialisée, pépinière, production de graines de semences, ete, etc, entraîne une étude approfondie du sujet.L\u2019on admettra facilement que le choix, la sélection, l\u2019amélioration et l\u2019alimentation des animaux de la ferme sont toutes question d\u2019observation et de jugement.Pour y réussir, le cultivateur doit avoir beaucoup de coup d\u2019oeil, être avisé et persévérant.Il lui faut également une foule de connaissances zootechniques.Savoir acheter une machine dont a besoin\u2014et même savoir résister aux séductions oratoires des agents\u2014demande aussi du bon sens et du jugement.Juger de l\u2019opportunité et de l\u2019efficacité de certaines améliorations foncières, se rendre compte des branches de son exploitation qui nécessitent un investissement de capital, se procurer à point les services de la main-d\u2019oeuvre voilà encore des choses qui demandent beaucoup d\u2019attention.Enfin savoir tenir le compte exact de ses dépenses et de ses recettes sous toutes les formes, savoir vendre et acheter judicieusement requièrent beaucoup plus d'esprit qu\u2019on est porté à le croire.# * + Bref, rien n\u2019est facile en agriculture.Les nombreuses sciences qui s\u2019y rattachent variant dans leur complexité avec les pays, les régions, les climats, les sols, les innombrables espèces et variétés de plantes, les multiples races d\u2019animaux et mille autres facteurs sont d\u2019application extrêmement difficile.* x x Confiez à quelqu\u2019un le soin de mettre en rapport un sol épuisé, mettez-le à la tête d\u2019une exploitation, et s\u2019il réussit à y faire pousser de plantureuses moissons, s\u2019il en tire d\u2019honnêtes et beaux revenus, s\u2019il vit heureux et tranquille, sachez bien que cet homme est intelligent, qu\u2019il fait oeuvre sage, noble, infiniment précieuse à la société et qu\u2019il mérite tout le respect et la considération de tous ceux qui vivent de ses sueurs, c\u2019est-à-dire de tout le monde.TOUSSAINT LUMINEAU Le \u2018\u201csomme\u2019\u2019 d\u2019aprés diner par Langley.rr HI où \u201cdi ind nos ble tai: sez réc se sur sa LE JOURNAL D\u2019AGRICULT URE ET HISTOIRE VRAIE LES DEUX COUPABLES Où il est question d\u2019un homme qui \u2018\u2018magane\u201d\u2019 son sol, d\u2019un autre qui se plaint toujours et finalement d\u2019un troisième qui arrange les choses à son profit.L y avait une fois\u2014il faut bien que les histoires commencent par une fois!\u2014nous raconte une revue agricole anglaise, un cultivateur qui \u201cdisputait toujours contre sa terre\u201d et se plaignait indéfiniment.Il \u201clyrait\u201d toujours comme disent nos gens.Sa terre, de consistance légèrement sableuse, épuisée\u2014cropped to death\u2014par le propriétaire précédent, ne produisait plus que des mauvaises herbes là où prenaient place autrefois d\u2019assez bonnes récoltes.Or il advint qu\u2019à la suite d\u2019une récolte, particulièrement médiocre, notre homme se découragea tout à fait et après avoir déclaré sur tous les tons qu\u2019il en avait plein le dos, il mit sa terre en vente.* + Un de ses voisins, bonhomme débrouillard qui connaissait le tabac, flaira l\u2019affaire et piqua une pointe dans le champ à vendre.En faisant l\u2019étude du terrain, il remarqua que le sol retenait l\u2019humidité même durant les sècheresses de l\u2019été.Ayant bien connu le premier propriétaire de cette terre, il se rappellait que cet imprévoyant avait tout demandé au sol sans rien lui restituer.Il pensa longuement à ces choses et après avoir ainsi réfléchi et calculé, il se porta acquéreur de la terre\u2014 à bon compte naturellement.Il commenca par y semer du seigle, seule plante qui pût s\u2019accommoder d\u2019un pareil sol, et il l\u2019enfouit par un labour d\u2019automne.Il épandit autant de fumier qu\u2019il put en disposer mais s\u2019en rapporta surtout à la pratique des engrais verts (enfouissement d\u2019une plante enrichissante) pour restituer au sol sa fertilité première.Il fit tant et si bien que la terre ne tarda pas à produire une bonne récolte de trèfle et l\u2019on voit au- jourd\u2019hui de superbes vergers produire d\u2019excellents fruits là où le prédécesseur jurait consciencieusement que cette terre n\u2019était bonne qu\u2019à faire damner.Et c\u2019est ainsi que très souvent ce ne sont pas les terres qui valent rien mais bien ceux qui les cultivent.x x om Du premier coupable nous ne dirons rien, encore qu\u2019il ait assumé la grande part de la culpabilité.Les gens qui croient encore qu\u2019un sol peut produire indéfiniment des récoltes sans qu\u2019on doive lui restaurer sa fertilité sous une forme ou sous une autre méritent qu\u2019on les fasse travailler pendant une semaine sans prendre de nourriture.L'expérience serait très probante.Le second coupable le lyreux est plus intéressant, plus typique.On le rencontre fréquemment.Il a souvent le bon nez de ne pas se repandre en sempiternelles doléances, mais il ronge son frein en silence et remise son mécontentement.La terre ne le paie presque plus; il ne peut y vivre que péniblement et c\u2019est la plupart du temps parce qu\u2019il n\u2019a pas la sagesse de renoncer à placer une piastre en banque à 3% et l\u2019investir dans sa culture en l\u2019employant judicieusement à faire une amélioration foncière, bâtir un silo, acheter un bon taureau, un engrais approprié, que sais-je.* * On dit: c\u2019est facile à écrire.Nous le voulons bien.Mais n\u2019est-ce pas raisonnable?N\u2018est-ce pas logique?L\u2019industriel, lui, est \u201cplus d\u2019affaire\u201d.Les capitaux qu\u2019il investit dans une entreprise sont la plupart du temps risqués.Et cependant il n\u2019hésite pas à dépenser une piastre pour en gagner cinq plus tard.Il en est ainsi logiquement en agriculture quand il y a un homme avec une tête pour faire la dépense judicieusement.Le cultivateur prête à sa terre.Et la terre ne fait jamais banqueroute.T.LUMINEAU Profession de foi Lue, quelque part cette magnifique profession de foi d\u2019un homme d\u2019Etat: \u2018Je crois que le campagne, qui est l\u2019oeuvre de Dieu, est plus belle que la ville qui est l\u2019oeuvre des hommes.Je crois que le travail est le travail partout où nous le trouvons, mais que la vie aur la ferme cst plus large, plus libre et plus heureuse que dans la ville; je crois que mon succès ne dépend pas de l'endroit où je suis, mais de moi-même \u2014non pas de ce que je rêve, mais de ce que je fais réellement\u2014non pas de la chance, mais du courage.Je crois qu\u2019il faut travailler à l\u2019heure du travail, jouer à l\u2019heure du jeu et donner et exiger la justice dans tous les actes de la vie\u201d.D\u2019'HORTICULTURE 55 fm {sin aef A Eo I TE CER N po 2000 AEE a L\u2019exhibit des Jardins Scolaires a I\u2019Exposition provinciale de Québec.SUCCES DES JARDINS OUVRIERS Le jardin ouvrier et scolaire établi .au printemps dernier à Québec par le ministère provincial de l\u2019agriculture, a obtenu un beau succès \u2014Les cultivateurs-amateurg ont des provisions pour l'hiver.E printemps dernier le ministère provincial de l\u2019agriculture établissait à Villa Belvédère, sur le chemin Ste-Foye, à Québec, à côté du monument des braves, un jardin ouvrier et scolaire.Nous apprenons aujourd\u2019hui que l\u2019entreprise, grâce à l'initiative du ministère et à la bonne volonté des personnes qui s\u2019y sont intéressées a remporté un beau succès.Comme solution pratique, ceux qui ont profité des offres du ministère de l\u2019agriculture ont aujourd\u2019hui une provision de légumes pour tout l'hiver.Plusieurs même ont remporté des prix à l'Exposition de Québec.Le terrain cultivé fut mis à la disposition du service d\u2019horticulture par l\u2019Union expérimentale de la province.Le ministère fournit.les couches chaudes, s\u2019engagea à faire les labours et le hersage et offrit au public quelques lots à culture de 50 pieds par cent.Douze cultivateurs improvisés obtinrent des lots.Les demandes vinrent en grand nombre, mais le terrain n\u2019étant pas assez vaste pour satisfaire tout le monde.On sema de la laitue, des radis, des betteraves, des haricots, des choux, des oignons, des tomates et des pômmes de terre.Le tout était sous la direction d\u2019un jardinier expert du ministère qui était à la disposition des cultivateurs.Ces derniers, qui se recrutaient parmi toutes les classes de la société, s\u2019intéressèrent beaucoup à la culture de leurs lots.- L'année précédente, au même endroit, des jeunes gens de la ville avaient vendu des produits cultivés par eux pour une somme de $30 et avaient en plus amassé une provision de pommes de terre, de choux et d\u2019oignons pour l\u2019hiver.Le résultat, cette année est à peu près semblable, malgré la mauvaise température.Les cultivateurs du quartier du Belvédère ont amassé une provision de produits maraichers pour la saison prochaine.Le résultat obtenu est donc très satisfaisant et de nature à donner les meilleurs encouragements pour l\u2019avenir.EN L\u2019HONNEUR DE LOUIS HEBERT Touchante démonstration religieuse a la chapelle du Séminaire de Québec E 4 septembre dernier, à 9 heures, à la chapelle publique du Séminaire de Québec, a été commémoré, par une touchante manifestation religieuse, l\u2019acte de Louis Hébert prenant possession de la terre canadienne.Le dévoilement du monument Hébert n\u2019ayant pu avoir lieu à la date annoncée\u20143 septembre,\u2014les organisateurs de la fête n\u2019ont pas voulu laisser passer l\u2019événement inaperçu.Une messe a été dite par l\u2019abbé A.Couil- lard Desprès, promoteur de l\u2019idée du monument.Sa Gtandeur Mgr.P.E- Roy a prononcé l\u2019allocution de circonstance, et un salut solennel du T.S.Sacrement a été chanté, pendant lequel M.J.C.Cha- pais, assistant-commissaire de l\u2019industrie Laitière de la province de Québec, M.J.N.Castonguay, doyen de la Faculté d\u2019Arpentage de l\u2019Université Laval, vice-président de la Commission de Colonisation de l\u2019A.S.C., et M.Amédée Denault, chef du Secrétariat des Oeuvres de l\u2019A.S.C.et président de la Ligue de la Presse Catholique, ont lu respectivement une consécration de l\u2019agriculture, de la colonisation et de presse catholique au Sacré Coeur.Son Eminence le Cardinal a bien voulu présider à la cérémonie. LEE IE ee \u2014 a a rere op oe Rr a mt Ste mere ET.me tere memes emia.3% Simple note TATISCIENS et agronomes en congrès à Ottawa, il y a déjà quelque temps, ont établi que le profit fait par l\u2019agriculteur ne dépassait pas 3%.Une réflexion s\u2019impose toutefois et c\u2019est que ce très maigre résultat est la conséquence du manque de comptabilité usuelle chez les cultivateurs.De fait, c\u2019est la principale cause, la comptabilité étant la clef de voûte de tous les problèmes de la ferme.L'agriculteur ne se résoudra à changer telle ou telle de ses méthodes,.à tenter une amélioration élémentaire, essayer un système de culture diffé- rent, que quand il se sera rendu compte, par des chiffres vérifiés sous ses yeux, des défectuosités de sa pratique et de l\u2019efficacité de ce qu\u2019on lui enseigne.Parmi les objections contre la comptabilité, l\u2019une des plus curieuses est celle-ci: Pas besoin de tenir des livres quand on travaille comme il faut toute l\u2019année et que l\u2019on économise tant que l\u2019on peut! Assurément! c\u2019est micux que de s\u2019inspirer de la nouvelle maxime: Assieds-toi et le ciel t\u2019aidera et dépenser à tort et à travers.Prônant l\u2019épargne sur la ferme, un vieux professeur disait que le cultivateur ne doit pas attacher ses chiens \u2018\u2018avee des saucisses\u201d! C\u2019est d\u2019un symbolisme très peu académique, mais d\u2019une vérité toute crue.Quant à l\u2019objection, elle n\u2019est nullement fondée.D\u2019abord, la comptabilité appauvrit-elle?Et puis n\u2019est-ce pas par elle que l\u2019agriculteur s\u2019apercevra que telle de ses opérations, apparemment payante et faite par \u201ctout le monde\u201d, ne donne pas les revenus espérés et nécessite beaucoup de travail?Et ne serait-ce que pour diminuer la somme des efforts inutiles, la comptabilité rendrait encore un service inappréciable.On découvre, à l\u2019aide de chiffres, que l\u2019on oriente pas assez son labeur vers telle ligne supposée peu lucrative pour dépenser toute son energie dans une autre où les bénéfices sont réels, mais non proportionnés au travail apporté.Y a-t-il un marchand, si modeste soit-il, qui s\u2019aventure dans les affaires sans noter soigneusement sous toutes les formes ce qui rentre et ce qui sort de chez lui?Alors pourquoi l'homme placé à la tête d\u2019une exploitation agricole dont la conduite est très difficile, sujette à maintes complications et variantes et sous la dépendance de causes multiples et profondes, pourquoi ne chiffrerait-il pas son affaire lui aussi?TOUSSAINT ff = POURQUOI NE PAS SUIVRE SON EXEMPLE ?\u2019AGRONOME dit au cultivateur : L'indus- L triel fabrique et vend de l\u2019acier, des chaussures, di papier; toi, tu fabriques et vends du lait, des oeufs, de la viande; tous deux vous êtes des industriels.H y a cette différence importante toutefois que l'industriel fabriquant des chaussures, par exemple, est capable de déterminer le coût de la matière première qu\u2019il emploie et par là le prix de revient - exact du produit qu\u2019il met sur le marché; toi, au contraire, tu ne peux déterminer le prix de la matière première, parce que tu la fabriques toi-même, et ce dans des conditions où il est impossible de bien définir la part respective de tous les facteurs.Tu ne devras donc pas copier en tout les méthodes de l'industriel qui fabrique des chaussures, mais bien t\u2019en inspirer, l'en rapprocher le plus possible.L'industricl se tient au courant des nouveaux procédés de fabrication, il cherche sans cesse à améliorer son travail, à le rendre plus attrayant, plus productif, plus facile; il tient une comptabilité ri- gourcuse de ses receties et de ses dépenses.Toi, empraite bien vite ces procédés et applique-les dans la mesure du possible à la production du foin, du lait, deg ocufs\u2014en d'autres termes; industrialise l\u2019agriculture dans le domaine de la production; et d\u2019une.: Voilà ce que l\u2019agronome dit au cultivateur.LUMINEAU \\ rte, ve REMINISCENCE L\u2019AGRICULTEUR AMERICAIN Simples notes YANT eu au cours d\u2019un voyage aux Etats- Unis, l\u2019occasion d\u2019étudier certaines questions agricoles, nous avons été, par là-même, ayant tout frappé de la différence des conditions sociales faites à l\u2019agriculteur américain avec celles faites à l\u2019agriculteur canadien.Sans verser dans l\u2019habituelle admiration de tout ce qui est étranger, et surtout sans nous aveugler sur le vernis superficiel que les Américains ex- ellent à jeter sur bien des choses, nous n\u2019avons pu nous empêcher d\u2019observer avec plaisir combien le cultivateur de la-bas était respecté et considéré dc tous.Il n\u2019a rien de notre habitant canadien.C\u2019est un autre homme si on l\u2019étudie sous cet aspect.Ce farmer ne rit pas, ne se plaint pas de son métier; il ne le dénigre pas en présence de ses fils; s\u2019iJ n\u2019est pas content de son sort\u2014qui l\u2019est?\u2014il semble n\u2019en témoigner aucune rancoeur; en tout cas, questionné sur les bénéfices de l\u2019agrément que l\u2019on peut trouver dans l\u2019agriculture, il demanda de suite: What is it?Dont you like country life?Il semble aimer sa carrière et très rares sont ceux qui se répandent en propos amers et plaintifs sur leur genre de vie.Dans l\u2019Etat de New-York surtout la plupart sont prospères et progressifs; ils roulent en automobile, font partie de clubs de fermiers, recoivent des journaux agricoles, s\u2019intéressent aux données de l\u2019enseignement et paraissent, ma foi, bien con- - tents de leur lot.Ce qu\u2019il y a de plus caractéristique encore c\u2019est l'estime générale dont le cultivateur américain est l\u2019objet de la part des autres classes de la société.Il est tout aussi bien vu que l\u2019homme d\u2019affaires, le médecin, l\u2019avocat\u2014il n\u2019y a point de notaires la- bas.On ne se servira pas du mot farmer comme au Canada du mot habitant pour signifier quelqu\u2019un Les produits de l'érable et le miel à l\u2019Exposition provinciale de Québec.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE d\u2019obscur et d\u2019ignorant.Un jeune homme smart gmat comme nous disons nous-mêmes au pays, occupe la terre paternelle sans passer pour quelqu\u2019un qui était sous le parapluie le jour de la Pencôte.Nous ne parlons pas du très grand nombre de ceux qui étudient dans les grandes écoles d\u2019agriculture \u2014 institutions- florissantes dans chaque État.Ils sont encouragés par tous, et, en certains quartiers, sont mieux considérés que les étudiants des autres facultés.Un jeune homme instruit qui opte pour l\u2019une des carrières agricoles est loin d\u2019être tenu pour un phénomène et la presse ne le signale pas à l\u2019admiration de tous, comme nous faisons ici au pays.Nous savons bien cependant que la tendance des populations à s\u2019agglomérer dans les villes s\u2019est manifestée aux Etats-Unis d\u2019une manière très sensible.Certains chiffres du recensement nous ont appris que la population rurale du Massachusettz rest que 15% de la population urbaine, celle du New-York moins de 19%, celle du New-Jersey environ 23%, l\u2019INlinois 37%, ete.Il est certain que le dépeuplement des campagnes a été intense aux Etats-Unis, mais il faut se garder d\u2019ignorer que les autorités américaines du recensement ont une méthode plutôt arbitraire de démarquer la population rurale de la population urbaine.Ainsi toute personne dans une ville de moins de 2,500 habitants est classifiée comme appartenant à la population urbaine tandis que la population urbaine comprend celle des ville de 2,500 habitants et plus.Mentionnons aussi, pour nolé, qu\u2019une foule de gens possèdent des maisons de campagne et des petites fermes tout en travaillant cependant à la ville.Il n\u2019en est pas moins exact que l\u2019agriculteur américain est moins dénigré, moins ridiculisé, plus justement apprécié et estimé que l\u2019agriculteur ca- naden lequel est la fable de ses compatriote\u2014du moins les plus creux.et ils sont légion sur ce point.TOUSSAINT LUMINEAU Ef - Ji ue WwW 1 Ww \u2014 LU cé 1 oud fad OT 0 of Ud LV Ww «&& EN Ji Ta = LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 57 Taureau de M.Gonzalve Biron, de Pierreville.Etalon Belge de 2 ans de M.J.C.Reid, de Chateauguay.L\u2019EXPOSITION REGIONALE DE QUEBEC \u2019EXPOSITION régionale de Québec, qui s\u2019est L tenue les 31 août et 1er septembre sur les terrains de l\u2019Exposition provinciale, était intéressante à visiter, les troupeaux, sans être très nombreux, étaient superbes et auraient pu concourir avec ceux de centres très avancés au point de vue de l\u2019industrie animale et de l\u2019élevage.\u201cComme question de fait, a dit l\u2019hon.J.Éd.Caron, ministre de \"Agriculture, au banquet offert aux exposants par la Commission de l\u2019Exposition provinciale, cette exposition régionale demontre que les éleveurs canadiens-français ne sont inférieurs à nuls autres, et que les animaux de plusieurs d\u2019entre eux pourraient soutenir avantageusement la comparaison avec les animaux d\u2019éleveurs venant de l\u2019Ontario et même de plus loin\u201d.Parlant ensuite de l\u2019agriculture au point de vue général l\u2019hon.ministre déclare que les cultivateurs sont les seuls hommes sans inquiétudes à l\u2019heure actuelle.Il ajoute que c\u2019est le devoir du cultivateur de bénéficier de la guerre, parce que C\u2019est le devoir du cultivateur de produire suffisamment pour nourrir les peuples alliés et leurs armées.: C\u2019est M.G.Langelier, régisseur de la Station expérimentale de Cap-Rouge, qui agissait comme juge des sujets exhibés, NOTES BREVES SUR L\u2019EXPOSITION PROVINCIALE Elevage A en juger par la valeur des bestiaux exposés cette année, il est évident que l\u2019élevage des bêtes à cornes progresse régulièrement dans la province.La race Avrshire était la plus abondamment représentée et il y avait des génisses de haute valeur.Les troupeaux Canadiens étaient remarquables mais on les aurait souhaités plus nombreux.On y voyait plusieurs Holsteins de marque supérieure, dont un taureau de 2,800 lbs.et une vache à rendement de 96 lbs.de lait par jour (du Nou- veau-Brunswicke.) Presque toutes les races de moutons étaient bien représentées.Dans la section des porcs on trouvait de très beaux et bons sujets à bacon, Yorkshires, Tam- worths et Hampshires.Les chevaux Clydesdales étaient très bien.Les Canadiens, les Belges et les Porcherons étaient remarquables, mais en nombre trop restre\u2019nt L\u2019on remarquait spécialement 2 belles juments poulinières Belges-Ardennaises parfaitemrient conformées.Dévoilement de la plaque commémorative de Louis Hébert en présence de M.l\u2019abbé Couillard-Després et des autres membres du Comité du Monument Hébert, le 4 septembre 1917, sur les terrains de l'Exposition provinciale de Québec.Matériel agricole Parmi les machines agricoles les plus nouvelles se trouvait une série de tracteurs automobiles exhibés par la Cie Avery, de Peoria, Illinois, U.S.Ces tracteurs qui marchent au pétrole sont très puissants et fournissent un travail considérable dans la culture des terres en plaines.De bons évaporateurs à eau d\u2019érable étaient exhibés par M.H.E- Cantin, de Bélair, Co.Port- neuf et aussi par la maison Grimm de Montréal.Dans le palais de l\u2019Industrie on voyait un bel étalage de la Cie Gaulin, de Beatiport, qui fabrique tous les articles nécessaires aux apiculteurs et aviculteurs modernes.* + x Un amendement utile Un étalage modeste mais très intéressant était celui de la Cie des Carrières de Deschambault (Deschambault Quarry Corporation), 52 rue St- Paul, Québec, qui exhibait son produit sous forme : de calcaire broyé.C\u2019est un amendement puissant destiné à rendre de grands services à tous les cultivateurs dont la terre manque de chaux ou a besoin d\u2019amendement calcaire.Ce calcaire broyé, vendu sous le nom de \u201cCal- co\u201d, s\u2019emploie en toutes saisons, mais de préférence à l\u2019automne et on en applique des quantités variant entre une et trois tonnes par arpent, suivant les besoins du sol \u2014H.N.H.N Il y a encore place Le 4 septembre dernier, au cours de la cérémonie du choix du site, par M.l\u2019abbé Couillard Des- prés, pour la construction du Pavillon \u201cLouis Hé- bert\u201d sur les terrains de l\u2019Exposition provinciale de Québec, M.l\u2019abbé Ivanhoe Caron, missionnaire colonisateur, fit allusion à la dépêche que venait de recevoir le secrétaire de l\u2019Exposition de la part de M.H.Authier, maire d\u2019Amos, Abitibi, dans laquelle il dit \u201cqu\u2019il y a place dans cette région pour un pavillon de Louis Hébert\u201d.A NOS ABONNES QUI SE PLAIGNENT ES abonnés au Journal d\u2019Agriculture, membres des sociétés d\u2019agriculture, des cercles agricoles ou de la Société d\u2019Industrie Laitière qui auraient à se plaindre de la distribution du journal, ne devraient pas manquer d\u2019en avertir de suite le secrétaire de l\u2019association à laquelle ils appartiennent.En faisant leurs plaintes à leur secrétaire il serait de la plus grande importance de mentionner le nom officiel du bureau de poste, depuis quand l\u2019envoi du journal leur est discontinué ou est devenu irrégulier, et quels sont les numéros qu\u2019ils n\u2019ont pas reçus.Le secrétaire devra se hâter d\u2019envoyer les plaintes reçues au secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture, à Québec, en donnant le plus de détails possible, afin d\u2019aider au redressement immédiat des griefs.= Beau troupeau d\u2019Ayrshires de M.Paquet, de St-Nicolas, à l\u2019Exposition régionale de Québec, septembre 1917, By 58 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE INDUSTRIE LAITIERE Québec a la téte en industrie laitière Simple commentaire OMME ces bons curés qui ne veulent pas lais- C ser passer une fête religieuse sans, au moins, en dégager quelques leçons, il nous est difficile de ne pas commenter même sommairement les succès que notre industrie laitière a remportés à Toronto.\u2019 On sait que, sauf un, tous les prix aux quatre premières classes d\u2019exposants de beurre, à Toronto, sont allés à des fabricants du Québec.Les gens de Toronto en sont restés épatés.Leur presse a même fait grise mine devant ce triomphe.Ce qui vient d\u2019arriver à Toronto n\u2019est pas du nouveau: Van dernier et il y a deux ans nos fabricants de beurre sont allés décrocher presque tous les premiers prix à Toronto.Ils y ont pris goût, c\u2019est naturel et, cette année, ils ont répété cet exploit.Voyons un témoignage assurément pas suspect; nous le cueillons dans le Globe, grand journal de Toronto, numéro 5 septembre 1917: \u201cLa lecture de la liste dos prix dans le concours \u201cde beurre de crémerie, à l\u2019exposition de Toronto, \u201cest humiliante pour Lu fabricants de beurre de \u201cla province d\u2019Ontario.\u201cTL est vrai que M.J-R.Almont, de Silverdale, \u201cOnt, a obtenu le plus grand nombre de points \u201cpour le produit manufacture, mais il est le seul \u201cde tous les concurrents de la province d'Ontario \u201cqui ait pu obtenir un premier prix dans les qua- \u201ctre classes régulières de concurrents.\u201cLa majorité de tous les prix, dans ces classes, \u2018\u201c\u2018a été remportée par la province de Québec.\u201cDans la classe du bervre moulé, la province CdAlberta a remporté le premier, le deuxième, et \u201cle troisième prix, et des huit prix accordés dans \u201ccette classe, Ontario n\u2019a pu garder que les deux \u201cderniers.\u201cLa cause de tout cela semble résider dans le \u201cfait que Québec et Alberta ont organisé, depuis \u201cquelques années, l'inspection et le classement de \u201cleurs produits laitiers, tandis que dans Ontario \u201cnous n'avions rien de ce genre jusqu'à cette an- \u201cnée, et que le classement tel qu'il est organisé, \u201cWest pas obligatoire, mais simplement volontai- \u201cre\u201d Ce classement de nos produits laitiers, ou, en d\u2019autres termes, la mise en vigueur de la nouvelle loi d\u2019inspection sévère des fabriques et «des produits laitiers, a done été l\u2019un des grands facteurs de notre succès à Toronto.Après avoir morigené les siens, le même journal ajoute: N'importe quel genre de beurre se vend aujour- d'hui; mais dans les années a venir, seul le beurre de première qualité pourra être vendu avec bénéfices.Ces doléances du (lobe suggèrent deux excellentes choses du rédacteur agricole d\u2019un grand journal montréalais: Cette citation du \u201cGlobe\u201d, éerit-il, nous fait voir au moins deux choses que nous consilérons comme très importantes.Elle nous apprend, d\u2019abord que, pour arriver au succès, dans une branche quelconque de l'activité humaine, il faut savoir procéder avee méthode.Les palmes récentes obtenues par la province de Québec n\u2019ont été que le résultat du système rigoureux de classification qu\u2019elle pratique.On y retrouve, ensuite, un conseil des plus judicieux pour la classe agricole, qui se résume à ceci: si tous vvs produits, bons ou mauvais, trouvent des acheteurs aujourd\u2019hui, il n'en sera plus ainsi lorsque la guerre scra finie et que l\u2019agriculture aura repris son état normal dans le monde entier.A ce moment-là, sculs les articles de première valeur commanderont des prix rémunérateurs, Bouquet spirituel: Ne pas nous endormir sous nos lauriers.LUMINEAU LA TRAITE AVEC LES MAINS HUMIDES vs LA TRAITE AVEC LES MAINS SECHES OUS avons toujours été l'avocat de la traite des vaches faite par un trayeur ou une trayeuse ayant les mains sèches pour pratiquer cette opération.Bon nombre de trayeurs, et surtout de trayeuses, sont partisans de la méthode contraire et préfèrent pratiquer la traite avec les mains mouillées, Il nous est tombé, récemment, sous la main un ancien numéro du \u201cBritish Dairy Farme\u201d\u201d rapportant une discussion qui a eu lieu, il y a plusieurs anées, (1912 ou 13,) a ce sujet, dans le Conseil d\u2019un district rural d\u2019Angleterre, qui présente les arguments suivants pour ou contre chacune de ces méthodes.AN Are Ib Ll Ÿ 3 i A A ue Âu A RO (7 LR WA Wy A CY i | Wy a Jr Ways 1% oo! We, 1 ; 1 1 ! Un marchand d\u2019oléomargarine dans l\u2019angoise\u2014\"\u2018Ciel! voici pre la concurrence?! AVANTAGES QU\u2019ON TROUVE A SE MOUILLER LES MAINS POUR TRAIRE LES VACHES 1.C\u2019est la méthode la plus populaire et la plus naturelle.2.Si la traite est faite comme elle doit l\u2019être, c\u2019est-à-dire si les mains sont humectées avec seulement, quelques gouttes de lait, après que les premiers jets ont été rejetés à côté de la chaudière, cela aide le trayeur, vu que les mains, ainsi que les trayons et le pis sont amollis et assouplis.3.Si les trayons sont endoloris ou gercés, cela amollit les gerçures ou les crevasses et les empêche de saigner, en certains cas.Cela facilite la traite en induisant les vaches à se tenir tranquilles vu qu\u2019elles souffrent moins.4.11 est plus facile de trouver des personnes sachant traire les vaches avec les mains mouillées qu'avec les mains sèches.5, Il est plus aisé pour les débutants d\u2019apprendre à traire les vaches, si on leur laisse se mouiller les mains, et ils risquent moins de rendre les vaches difficiles à traire.6.Lorsqu'on à les mains humides, on fait la traite plus vite et d\u2019une manière plus parfaite, ce qui empêche de laisser des égouts dans la pis et de diminuer, de ce fait, la teneur du lait en matière grasse.7.I1 y a toujours, sur les trayons, une certaine quantité de pellicules épidermiques prêtes à s\u2019en détacher au moment de la traite et qui, lorsque les mains sont humides, s\u2019y attachent au lieu de tomber dans la chaudière.8.Sur les fermes où l\u2019on n\u2019a pas l\u2019habitude de laver le pis des vaches avant la traite, le fait de traire les vaches avec les mains mouillées rend le pis humide et y fait ainsi adhérer certaines poussières en suspension dans l\u2019air et qui, autrement, tomberaient dans la chaudière.DESAVANTAGES QU\u2019ON RENCONTRE EN SE MOUILLANT LES MAINS POUR TRAIRE LES VACHES 1.I] n\u2019y a que fort peu des trayeurs qui ont l\u2019habitude de se mouiller les mains pour pratiquer la traite qui sont assez soigneux pour empêcher gre le surplus du liquide mouillant ne dégoutte de leurs mains et, en tombant dans la chaudière, ne communique au lait les saletés qu\u2019il contient et même des germes de maladies dont eux ou la vache souffrent.Ceci est une source dangereuse de contamination et contribue beaucoup à la dissémination de maladies de la peau, ou autres maladies contagieuses dont sont affectés l\u2019humanité et les animaux qui sont ses commensaux.On sait que le lait, cet aliment parfait, si universellement consommé comme nourriture, est un des meilleurs véhicules servant à communiquer les organismes pathogènes auxquels il offre un milieu si propre à leur multiplication.2.Le premier lait dont on se sert pour s\u2019humect:r les mains s\u2019attache aux trayons et au pis, leur communiquant nombre de bactéries qui l\u2019infestent.Elles s\u2019y multiplient rapidement et s\u2019y préparent, pendant que ce lait sèche, pour la traite suivante une nichée d\u2019organismes nuisibles qui seront incorporés au lait dans la chaudière.3.Le mouillage des mains est une cause de contamination et de mauvaises saveurs qui sont communiquées, au lait et, plus tard, au beurre et au fromage, par les doigts dégouttants.4.Si le pis et les trayons rendus humides par le contact des mains mouillées ne sont pas soigneusement asséchés après la traite, il en résulte des ger- cures et des plaies sur les trayons, surtout pendant les temps frais, qui agissent sur le tempérament de la vache et, conséquemment, influent sur son rendement en lait, vu l\u2019irritation dont ils sont la cause pendant la traite.5.Ce sont, généralement, les premiers jets du lait trait qui sont utilisés pour mouiller les mains et, l\u2019on sait que ces premiers jets devraient tou- jeurs être projetés en dehors de la chaudière au lieu d\u2019être employés à mouiller les trayons et à être ensuite incorporés au lait de la traite.De là, augmentation des causes de contamination du lait par la pratique du mouillage des mains pour l\u2019opération de la traite.Nous endossons volontiers tous les arguments qui viennent d\u2019être employés pour condamner la pratique de la traite des vaches avec les mains mouillées.Nous la qualifions, cette pratique, de coutume malpropre et absolument inutile.Si l\u2019on constate qu\u2019il faille vraiment, en certains cas, assouplir les mains et les trayons avec une substance quelconque, il vaut mieux recourir à la vaseline.Mais, nous ne croyons pas qu\u2019il y ait aucune mé- cessité de ce faire, étant donné que nous voyons tous les jours des trayeurs et des trayeuses traire les vaches avec les mains sèches.Laver le pis et les trayons de la vache, s\u2019ils sont sales, immédiatement avant la traite, apporter toujours, en tout cas, avec soin, un linge propre et humide pour le passer sur le pis et les trayons au moment de la traite, traire avec les mains sèches, après se les être lavées et assèchées auparavant, constituent, pour nous, les soins à prendre pour l\u2019opération de la traite des vaches bien faite.- J.C.CHAPAIS LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE 59 ANIMAUX DE LA FERME a Renseignements Agricoles Actes Administratifs CONSEIL D\u2019AGRICULTURE \u2014 SEANCE DU 4 SEPTEMBRE 1917 .Enregistrement des étalons Il est proposé par M.J.B.Carbonneau, Appuyé par C.D.Descary, Que la résolution suivante soit adoptée: Attendu qu\u2019il existe depuis plusieurs années, dans presque toutes les provinces du Canada ainsi qu\u2019aux Etats-Unis, une loi d\u2019enrôlement des étalons; Attendu que jusqu\u2019à ce jour aucune loi de ce genre n\u2019existe dans la province de Québec, et que, par suite de cette lacune dans notre législation agricole, les étalons défectueux, refusés à la monte chez nos voisins parce que tarés et déclarés impropres à la reproduction, sont transportés en grand nombre dans notre province; Attendu que les conséquences de cette importation peuvent devenir désastreuses et que le nombre de chevaux inférieurs et infirmes peut augmenter considérablement, malgré les efforts de notre gouvernement pour encourager l\u2019élevage de bons chevaux sains et de races pures, Dans l\u2019intérêt du développement rationnel de l\u2019élevage du cheval dans la province de Québec, les membres du Conseil d\u2019Agricuture demandent humblement à l\u2019honorable ministre de l\u2019agriculture d2 prendre le plus tôt possible des mesures nécessaires pour remédier à cet état de choses et suggèrent, comme première demande, de faire adopter à la prochaine session, une loi qui obligerait tout propriétaire d\u2019étalons gardés pour la monte, de se procurer un permis du gouvernement.Ce permis serait rédigé de manière à fournir au gouvernement les documents nécessaires à l\u2019élaboration d\u2019une loi plus effective.Les membres du Conseil d\u2019Agriculture croient qu\u2019une telle mesure serait de nature à préparer la voie à une législation bien désirable et rencontrerait l\u2019approbation de la masse des éleveurs de la province de Québec.Et que copie de la présente résolution soit transmise à l\u2019honorable Jos.-Ed.Caron, ministre de l\u2019Agriculture, Québec.OSCAR LESSARD, Secrétaire Jour de repos.LE CONTROLE DES ETALONS Il est grand temps de l'organiser OUT le monde sait qu\u2019en élevage, le choix des animaux reproducteurs exerce une grande influence sur les qualités de leurs produits; ce choix prend toute son importance quand il s\u2019agit de la race chevaline, et en particulier de l\u2019étalon.A ce sujet, nous croyons utile de rappeler que la Société Générale des Eleveurs de la province de Québec demande depuis plusieurs années une loi remédiant à l\u2019exploitation commerciale des étalons tarés.A l\u2019assemblée annuelle de cette Société, tenue à Montréal le 13 février dernier, son Secrétaire-Gé- néral, le Dr.J.-A.Couture, surintendant de la quarantaine fédérale de Lévis, a attiré en ces termes l\u2019attention des éleveurs sur l\u2019importance, pour ne pas dire la nécessité, de prendre des mesures efficaces pour améliorer notre espèce chevaline: \u201cL\u2019élevage du cheval est destiné à prendre bientôt une grande extension, vu la destruction d\u2019un si grand nombre de ces animaux dans les pays en guerre et l\u2019arrêt dans la production durant la durée de la guerre.La demande sera de beaucoup augmentée après la guerre et le Canada aura un marché presque illiminé durant une période assez longue, s\u2019il\u2018est en mesure de fournir des chevaux de qualité.\u201cToutes les provinces du Canada, excepté celle de Québec, ont réglementé plus ou moins l'emploi des étalons et restreint et même défendu l\u2019usage des étalons tarés pour la production.La conséquence, c\u2019est que les autres provinces nous envoient les étalons dont les services sont défendus chez elles.\u201cNe croyez-vous pas que ce serait un bienfait de prohiber l\u2019usage commercial des étalons tarés ou impropres, sous d\u2019autres rapports, à la reproduction?Si vous êtes de cette opinion, ne pensez- vous pas qu\u2019une campagne devrait être organisée en ce sens?Voilà une question que je vous soumets humblement et qui pourrait être étudiée avec profit par l\u2019assemblée\u201d.A plusieurs reprises on s\u2019est plaint que notre province produit peu de chevaux bons\u2019 pour Ie service de la cavalerie et on a déploré le fait que les commissaires anglais chargés d\u2019acheter des chevaux pour ce service n\u2019en trouvaient presque pas de convenables chez nous.Au cours de la même assemblée M.le Dr.Etienne, M.V., a déclaré que \u201ctant que nous n\u2019aurons pas une loi pour écarter du service de nos juments tous les étalons mal conformés, tarés, qui ont la liberté de faire ce service, l\u2019on aura à déplorer le fait que très peu de nos chevaux sont sains et propres à la reproduction.On a remédié à cela, dans les autres provinces,en enregistrant les étalons sains et de bonne conformation et en prohibant l\u2019usage des étalons hors d\u2019état d\u2019obtenir des certificats des inspecteurs vétérinaires et.ne pouvant être, conséquemment, recommandés pour le service\u201d.Il fut alors proposé par le Dr.Etienne et M.AlI- fred Gingras, appuyés par MM.Arsène Denis et Ovide Loiselle : \u201cQue de nouveaux efforts soient faits par le bureau de direction pour obtenir une loi règlemen- tant l\u2019emploi commercial des étalons, et qu\u2019une délégation soit organisée, durant la session, pour rencontrer les autorités et obtenir, si possible, leur appui à une telle loi.\u201d Nous sommes heureux d\u2019annoncer que la question du contrôle officiel des étalons vient de faire un grand pas grâce à une résolution adoptée par le Conseil d\u2019Agriculture à sa dernière réunion du 4 septembre, résolution que nous publions ci-dessous \u2014H.N.LIMENTA ION ACHAT PENSEZ-VOUS QUE C\u2019EST PRUDENT DE DONNER DE L\u2019AVOINE NOUVELLE AUX CHEVAUX Une réponse qui a du bon sens Le oo Lamy ry ST-IL prudent de donner aux chevaux de l\u2019avoine nouvelle?Telle est la question qui se pose chaque année, des accidents survenant assez fréquemment a la suite d\u2019ingestion d\u2019avoine nouvelle.Ces accidents sont dus à différentes causes.Il arrive parfois que l\u2019avoine nouvelle donnée aux chevaux a été mal récoltée, qu\u2019elle renferme une certaine quantité de grains germés, ou que, mal criblée, elle contient des graines plus ou moins nuisibles.Dans ce cas, rien d\u2019étonnant à ce que\u201d l\u2019avoine cause des indigestions, des coliques, etc.; ces indispositions sont dues, non pas à l'emploi d\u2019avoine nouvelle, mais à la mauvaise qualité du grain et aux impuretés qu\u2019il contient.Mais il arrive fréquemment aussi que de l\u2019avoine nouvelle bien propre, bien récoltée, cause les mêmes indispositions.A quelle cause faut-il attribuer ces désordres?Cette question a son importance, puisque, le plus souvent ces années-ci, il ne nous reste plus de vieille avoine même plusieurs jours avant le battage.On nous dit que l\u2019avoine nouvelle et bien re- coltée étant plus tendre, moins poussiéreuse et plus appétissante que l\u2019avoine vieille, le cheval, qui est gourmand, mange cette avoine, avec avidité, la mâche incomplètement et l\u2019avale avant qu\u2019elle soit suffisamment imprégnée de salive.On sait que la digestion de l\u2019amidon que contient l\u2019avoine doit se faire principalement dans la bouche par une bonne mastication et une insalivation abondante.S\u2019il en est autrement, si les aliments sont peu broyés et mal détrempés par la salive, il surgit des troubles sérieux des indigestions graves, souvent accompagnées de symptômes nerveux, que l\u2019on attribue aux propriétés surexcitantes de l\u2019avoine qui n\u2019a pas ressué, tandis que la cause principale semble être l\u2019avidité avec laquelle les chevaux se jettent sur l\u2019avoine nouvelle.Il se produirait pour l\u2019avoine nouvelle ce qui se produit lors de la mise au pâturage: les accidents seraient imputables à une trop brusque transition d\u2019un régime à l\u2019autre.* * * Nous avons lu dans une revue agricole qu\u2019une expérience très intéressante sur ce sujet a été dernièrement conduite en France, sur l\u2019ordre du ministre de la guerre.On a expérimenté sur les chevaux de l\u2019armée et les conclusions sont nettement favorables à l\u2019avoine nouvelle.\u201cT] résulte des expériences, lisons-nous dans le rapport, qu\u2019on peut, sans inconvénient et peut- être avec avantage, substituer l\u2019avoine nouvelle à l\u2019avoine ancienne, et qu\u2019il n\u2019est pas utile, pour en permettre l\u2019usage, d\u2019attendre que deux mois se soient écoulés depuis sa récolte\u201d.Il est juste de dire que les chevaux de l\u2019armée étant rationnés, et ne touchant par jour que l\u2019avoine, les accidents ont dû être plus rares que pour des chevaux dont la ration est plus considérable et aussi beaucoup moins régulière.Poursuivons le raisonnement.Si l'exemple du rationnement des chevaux de l\u2019armée explique le peu d\u2019accidents survenus chez ces animaux à la suite de l\u2019usage de l\u2019avoine nouvelle, qui nous empêche de suivre cet exemple et de donner à nos chevaux des rations bien régulières, non pas en mesure mais en poids?Essayons donc.* + + Dans le cas où il reste encore un peu de vieille avoine, on conseille de la mélanger à l\u2019avoine nouvelle, d\u2019abord dans une faible proportion, en augmentant peu à peu l\u2019avoine nouvelle jusqu\u2019à ce qu\u2019on ne donne plus que celle-ci seule.* x + Enfin, si l\u2019on est complètement à court de vieille avoine, il reste un autre moyen de parer à cette situation\u2014un moyen un peu tiré par les cheveux, nous l\u2019avouons, mais il a son bon côté.Pour que l\u2019avoine nouvelle soit moins sujette à causer des inconvénients, on devra éviter que le cheval la mange trop vite: pour cela, on ajoutera à l\u2019avoine une certaine quantité de paille ou de foin haché.Le cheval ne pouvant avaler la paille sans la mâcher sera bien forcé de broyer en même temps son avoine.Et voilà! En résumé: 1\u2014Si vous êtes obligés de servir exclusivement de l\u2019avoine nouvelle, donnez des rations bien régulières, non pas en mesure, mais en poids.2\u2014Si vous avez encore de la vieille avoine, mé- langez-la graduellement avec l\u2019avoine nouvelle.3\u2014Si vous n\u2019avez que de l\u2019avoine nouvelle, servez- sla avec un peu de foin ou de paille hâché.4\u2014Tout changement dans la nourriture doit être effectué graduellement.Le Soigneux CE QU'ELLES FONT .Les Cercles de Fermières font de l\u2019apiculture pratique, ne gardent que les ruches à cadres mobiles, cultivent des plantes mellifères dans leurs prairies, jardins et parterres; classifient, emballent le miel et hivernent leurs abeiHes en silo sous la neige d\u2019après les méthodes enseignées par le ministère prvincial de l\u2019Agriculture.A.Désilets Sita erp mT ES a \u2014- \u2014 EI TRES ae: me rr Armies Ere ie ~~ ei ane ms = ee RE aus re a TE a me ny ie re TIT EET Am A \u2014 60 A QUI S\u2019ADRESSER Pour se procurer des animaux enregistrés?ETTE question devient de plus en plus fré- C quente, à mesure que se développe l\u2019industrie de l'élevage dans notre province.Aussi, pour y répondre d\u2019une manière avantageuse, et pour l\u2019éleveur d\u2019animaux de races pures et pour le cultivateur désireux d\u2019améliorer son troupeau, nous croyons qu\u2019il est très important de publier une liste des principaux éleveurs canadiens.Dès qu\u2019elle sera publiée, elle sera envoyée gratuitement aux éleveurs qui y seront inscrits ainsi qu\u2019à toute personne qui en fera la demande au Ministère de l'Agriculture.Tel que nous l\u2019annoncions dans la livraison précédente du Journal, elle sera publiée en français et en anglais et elle contiendra outre les noms des éleveurs, quelques pages de renseignements toujours utiles aux cultivateurs.Le tarif d'inscription est de 25 centins pour quatre races ou moins et 10 centins pour chaque inscription additionnelle.Des blunes d'inscription seront envoyés sur demande en s'adressant au Guide des Eleveurs, Ministère de l\u2019Ayriculture, à Québec A propos du poids des pores F temps le plus profitable pour tuer le porc L c\u2019est quand il pèse de 175 à 200 livres, Il résulte des expériences du professeur Henry, faites avec 2200 pores qu\u2019il lui a fallu: 430 lbs de grain pour faire un bon porc de 150 lbs.482 lbs de à 250 lbs.498 lbs de 250 lbs.511 lbs de 300 lbs, 535 Ibs de 350 lbs.C\u2019est celui de 175 à 200 lbs qui est le plus demandé pour l\u2019exportation.D\u2019où il suit qu\u2019il vaut mieux vendre ses pores en automne qu\u2019en hiver.Il n\u2019y a d'exception que pour le porc de 300 lbs ou plus; ce sont les truies dont il faut toujours tirer parti.ANIMAUX ENREGISTRES A VENDRE VIS.\u2014\u201cLe Journal d\u2019Agriculture\u201d n\u2019assume aucune responsabilité en ce qui concerne la valeur intrinsèque des renseignements fournis dans les annonces qui suivent :\u2014 Etalon Canadien, 4 ans, noir, 1450 lbs.2 vaches Ayrshires, 8 à 9 nns, devant vêler en novembre, 4 génisses Ayrshires, 1 nn.7 veaux Ayrshires nés en août, 20 agneilles et 10 agneaux beicesters.2 brebis de 2 ct 3 ans.Chez M.A.Couture & Fils, St-Augustin de Portneuf.100 = grain pour faire un bon porc de 150 grain pour faire un bon pore de 200 a.= grain pour faire un bon porc de 250 as, - grain pour faire un bon porc de 300 = Taure Durham née en mars, Vache Hereford de 3 ans.Truie Yorkshire, 1 an.Plusieurs agneaux Teicesters nés en mars, Plusieurs cochets P, Rocks.Chez M.Nap.Fortier, St-Pierre Baptiste, comté de Mdégan- tie.Cochons Yorkshires nés en mars et avril.Plusieurs jeunes agneaux et agnelles Leicester.Chez M.G.Auguste Pelletier, St-Roch des Aulnaies, comté de l'Islet, Venu mile Yorkshires nés en mai.Chez M.Denis Bergeron, Ste-Sophie de Mégantie, R.R.No.1.Ayrshire née en mars, Trois truies et 3 mâles Jeunes coqs Leghorns blancs, Espagnols noirs.Chez le Dr.Gagné, St-Isidore de Dorchester.Agneaux Lcicesters.Cochons Chesters blancs nés en août.Chez M.Omer Vachon, St-Damien (chez les R.R.S,S.du Perp.Secours).Etalon Percheron, 9 ans, 1760 lbs, gris.Chez M.Alfred L'Heureux, St-Paul de Chester, cté Artha- baska.; ' Rélier Leicester, 3 ang, & vendre ou a échanger cofitre jeune brebis du printmeps ou d'un an, enrégistrée.oo.Chez M.Jean lLemicux, St-Bernard de Dorchester.Taureau Durham, 3 ans.Béliers Leicesters, 1 an.Agneaux.Verrat Yorkshire né fin de mars.Chez M.Charles Fortier, St-Pierre Baptiste, cté Mégantic.Moutons Leicesters de tout âge.Cochons Chesters Blancs nés en mai.Chez M.Jos.Vilandré, Ste-Vietoire, cté Richelieu.Taureau Canadien, 1 an, Taurcau Ayrshire, 114 an.Taureau Durham, 2 ans.Verrat Yorkshire né en mars.Verrat Chester Blane.Bélier Leicester, 2 ans.Bélier Leicester, 1 an.Agneaux Leicesters.Cheval Canadien.Chez M.Paul Fortier, St-Pierre Baptiste, cté Mégantie.Taureau Durham, & ane, $125.00.Chez M.Pierre Létourneau, St-Sylvestre de Lotbinière.et LE JOURNAL Cops Plymouths Rocks blancs et barrés.Aussi Cops Rhodes Islands.Chez les R.R.S.S.Du Perpétuel Secours, St-Damien de Bel- lechasse.Taureau Canadien enrégistré, 21, ans, 800 lbs environ, $70.Chez M.Elisée Destroismaisons, Ste-Louise, cté L\u2019Islet.Trois béliers Oxfords nés commencement de mars.Chez M.Ulric Deschamps, Repentigny, cté L\u2019Assemption.Agneaux et agnelles Leicesters.Chez M.A.A.Moreau, St-Germain de Kamouraska.Moutons Shropshires, mère, agnelles et bélier.Isidore Chevrier, Mont Oscar.Agneux et agnelles Leicesters nés en mars.Génisses Ayrshire née en février.Chez M.J.P.Roberge, St-Pierre de l'Ile d'Orléans.Taureau Ayrshire.\u2018Carloman\u2019\u2019, enregistré 36437.Photo reproduite dans le Juurnal.Chez M.Gonzalve Biron, Pierreville, R.R.No.1.15 agneaux Leicesters.Chez M.J.H.Couture, St-Augustin de Portneuf.Z veaux Durhum mâles.Bélier Leicester, 1 an.2 agneaux Leicesters.Chez M.Nap.Provencher, St-Pierre Baptiste, cté Mégantic.Lapins Géants des Flandres.Chez M.J.L.Chicoine, St-Sulpice, cté L\u2019Assomption.Taureau Holstein, 2 ans.Chez M.Adolphe Galarneau, Pont Rouge.Génisse Ayrshire, née février, 1917.Chez M.Calixte Bergeron, St-Pierre Baptiste, cté Mégantic.Veaux mâles Ayrshires et cuchons Yorkshires.Chez M, Collin Campbell, Manor Farm, St-Hilaire.Taureau Durham, 2144 ans.Chez M.Joseph Fortier, St-Isidore de Dorchester.M.Omer Fortin, Ste-Justine, cté Dorchester désire acheter coq espagnol noir.L\u2019EXTERIEUR Avantages de cette pratique et manière de s\u2019y prendre.\u2014Comment construire un silo\u2014 nouveau genre OF a longtemps prétendu que l\u2019hivernage des abeilles à l\u2019extérieur ne pouvait se faire avec de bons résultats.Après de nombreuses expériences faites et répétées depuis trois ans dans toutes les parties de la province, nous en sommes venus à la conclusion que non seulement l\u2019hivernage à l\u2019extérieur était pratiquable avec succès, mais qu\u2019il est même très recommandable.Nous ne citerons qu\u2019un exemple fourni par une apicultrice des régions les plus froides de notre province.Lors d\u2019une visite faite au cours du mois d\u2019août dernier, sur 25 ruches exploitées par des membres du cercle des Jeunes Fermières de Chicoutimi, deux seulement étaient un peu faibles; les autres étaient extraordinairement fortes.Plusieurs ruches pesées dépassaient les 155 livres de miel.Ces succès sont attribués en partie à l\u2019hivernage en silo.Silo pour hivernage des ruches x l\u2019extérieur.Voici les constatations faites par une jeune fermière.Nous les donnons telles que transmises : \u201cI\u2019hivernement en silo a donné pleine satisfaction.Les faits suivants ont été remarqués: en silo, les ruches dont l\u2019entrée était un peu obstruée par de la paille, ont été trouvées plus humides à leur sortie et un plus grand nombre d\u2019abeilles y sont mortes durant l\u2019hiver\u201d.\u201cDans un petit silo contenant deux ruches, l\u2019une d\u2019elles est morte.Dans un autre silo assez vaste pour loger deux ruches mais n\u2019en contenant qu\u2019une, la colonie a été trouvée trè forte à sa sortie; D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE dans le silo à trois ruches, donnant un espace plus considérable, les trois colonies n\u2019ont perdu qu\u2019un nombre insignifiant d\u2019abeilles au cours de l\u2019hiver- nement.Il ressort de cette expérience, poursuivie depuis deux ans, et qui sera continuée l'hiver prochain que: 10.L'hivernement en silo serait le mode le plus recommandable; .20.Que les silos de grand format, donnant plus d\u2019air et d\u2019espace, semblent apporter les meilleurs résultats.Au dire de ceux qui en ont fait l'expérience, voici en résumé les principaux avantages de ce mode d\u2019hivernement.lo.Pendant I\u2019hiver, les changements de température sont moins exposés à se faire sentir.La raison est bien simple, c\u2019est que la neige est aussi froide en janvier qu\u2019en février.20.Les abeilles sortent plus à bonne heure le printemps et par le fait même commencent à travailler plus tôt, donnant par là un meilleur rendement.À peine les arbres bourgeonnent-ils que déjà la ruche est remplie de couvain.Aussi les colonies sont-elles en état de faire une abondante récolte lorsqu\u2019arrive la miellée.30.Souvent en sortant de la cave d\u2019hivernement, les abeilles supportent mal un changement de température aussi subit.Les ruches hivernées en silos sont exemptes de ce contretemps.Comment construire un silo On prend une caisse pouvant contenir à peu près deux ruches distancées l\u2019une de l\u2019autre de 7 à 8 pouces.Il devra y avoir aussi 7 à 8 pouces entre les parois des ruches et celles de la caisse.Les ruches devront être soulevées de la même distance du fond de la caisse.Cette dernière devra dépasser de 12 à 15 pouces de hauteur des ruches.Les espaces devront être remplis d\u2019une subtance isolante (paille, ripes), le toit doit être bien imperméable.Le silo sera protégé contre le vent et l\u2019entrée des ruches fera face au sud.Afin que l\u2019isolant n\u2019obstrue pas l\u2019entrée de la ruche, une planchette sera placée entre la caisse et la ruche au-dessus de l\u2019entrée.Des ouvertures seront faites à la caisse devant chaque planche de vol pour permettre aux abeilles de sortir.Ces ouvertures pourront avoir 3 pouces de largeur sur % de pouce de hauteur.Si vous voulez construire des silos pour plus de deux ruches, observez les méme dimensions.Pour les silos contenant 4 ruches ou plus, il est préférable de placer sur le toit de la caisse un petit ventilateur de 244 à 3 pouces de diamètre, ce petit ventilateur permettra à l\u2019air de circuler facilement et d\u2019assécher l\u2019humidité s\u2019il y en a.C.Vaillancourt, Instructeur Apicole \u201cL\u2019APICULTURE A L\u2019EXPOSITION DE QUEBEC NCORE mieux que les années passées, le pavillon apicole du ministère de l\u2019Agriculture était très bien aménagé.Tous ceux qui l\u2019ont visité ont pu constater un nouveau pas dans le progrès.On y voyait un rucher en pleine opération.Depuis l\u2019antique ruche de paille jusqu\u2019à la ruche perfectionnée de nos jours tout y était: ruchette pour élevage de reines, presse à cire, laminoir à feuilles de cire gaufrée, etc.Le silo pour hivernage des abeilles à l\u2019extérieur a intéressé plus d\u2019un apiculteur.Des démonstrations furent données par MM.V.Chercuite, apiculteur, et C.Vaillancourt, instructeur du ministère, Nous avons remarqué un bon nombre de professionnels qui se sont intéressés à ces démonstra - tions.Dans le palais de l\u2019industrie, l\u2019installation du miel était vraiment magnifique; le mérite en revient à M.A.G.Lambert, l\u2019infatigable organisateur des expositions, dont le bon goût est connu de tous.Quant aux apiculteurs qui exposèrent pour eon- courir, nous leur devons toutes nos félicitations, seulement, il est regrettable qu\u2019ils ne soient pas venus en plus grand nombre.\u2014C.V.- CE QU'ELLES FONT Les cercles de Fermières font aimer la vie modeste et laborieuse du cultivateur, ils font connaître la valeur réelle de ses produits de culture et de confections féminines à domicile.À.Désilets LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'\u2019'HORTICULTURE 61 MER UN TROUPEAU DE VOLAILLES DE RACE PURE I reste encore un certain nombre de cochets et de poulettes de race pure et de bonne lignée que les cultivateurs et autres personnes dési- veuses de se former un troupeau de volailles de bonne race, ou d\u2019introduire un sang nouveau dans leur basse-cour, pourront se procurer à $1.25 l\u2019unité.Cela, tel que déjà annoncé, en vertu d\u2019un arrangement que le ministère de l\u2019Agriculture a conclu, avec des éleveurs des mieux réputés de cette province, afin d\u2019obvier aux difficultés que rencontrent une foule de personnes dans l\u2019acquisition de sujets de bonne qualité à prix raisonnable, difficultés d\u2019autant plus grandes cette année que les poussins nés le printemps dernier ont été, à beaucoup d\u2019endroits, décimés par suite des pluies fréquentes de la dernière saison, et que la demande de sujets de race pure est considérable.Au prix que se vendent actuellement les oeufs et la chair de volaille, il n'y a aucun doute qu\u2019un bon troupeau de volailles ne peut que rapporter des bénéfices appréciables à son propriétaire, bien que le prix des grains soit très élevé.Les villageois, et même les citadins pouvant disposer d\u2019un certain espace, ne devraient pas hésiter à s'organiser une petite basse-cour et produire des oeufs au moins pour leur consommation, en utilisant les déchets de tables si précieux dans l\u2019alimentation de la volaille, et qui trop souvent sont perdus.Ce serait là l\u2019un des bons moyens de réduire le coût de la vie qui va toujours s\u2019augmentant.Pour bénéficier de l\u2019avantage qu\u2019offre le ministère de l\u2019agriculture dans l\u2019achat de cochets et poulettes à $1.25 l\u2019unité, il suffit d\u2019adresser, au Département de l\u2019Agriculture Service de l\u2019Aviculture, Québec, une simple carte postale demandant les blancs à cette fin.Inutile d\u2019envoyer de l\u2019argent au ministère, car ce n\u2019est pas lui qui vend ces volailles, mais les éleveurs avec qui il s\u2019est entendu pour qu\u2019ils consentent à livrer des sujets de bonne qualité au prix déjà mentionné.Il ne peut aussi assumer aucune responsabilité en ce qui roncerne les transactions que le vendeur fera avec les acheteurs.L\u2019on ferait bien de ne pas tarder à donner sa commande, car le nombre d\u2019oiseaux à vendre est limité et la livraison se fera d\u2019après la date de réception des demandes.LA LUMIERE ELECTRIQUE ET LA PONTE DES POULES I est généralement reconnu et admis que nos voisins des Etats-Unis, par nous appelés communément \u201cles américains\u201d, semblent avoir le monopole des idées originales en agriculture comme, d\u2019ailleurs, dans toutes les autres industries.Pour certaines personnes, parler d'idées originales c\u2019est parler d\u2019idées folles ou au moins saugrenues.Nous ne sommes pas de celles-là et nous savons que bien des idées très originales ont été la source de la fortune de ceux qui les ont con- cues.Il en est une qui, on va l\u2019admettre, est des plus originales et qui, cependant, offre tant de plausibilité, qu\u2019elle nous a particulièrement frappé et que, bien qu\u2019elle soit une idée bien américai- re, nous avons trouvé relatée dans une revue agricole britannique qui l\u2019a probablement considérée, comme nous, valant la peine d\u2019être communiquée à ses lecteurs aviculteurs.Nous traduisons ici, en le résumant, l\u2019exposé de cette idée américaine qui, comme on va le voir, est tout à fait du domaine de l\u2019aviculture.On pourrait, avec justesse, parodier l\u2019aphorisme érigé en axiôme par un jeune écolier à fortes convictions allant à dire que \u201cil ne saurait jamais y avoir trop de pudding\u201d de la manière suivante: il ne saurait jamais se produire trop d\u2019oeufs.Ceux qui n\u2019ont pas d\u2019oeufs en réclament à grands cris, et les pays qui en produisent beaucoup ne sont jamais en peine pour trouver à les vendre.Comme ils sont l\u2019un des meilleurs et des plus sains aliments qui puissent se trouver, on ne saurait en produire trop.Et, tout de suite se présente la question de pouvoir en augmenter promptement la production.Maintenant que, actuellement, la demande de cet aliment pour la consommation s\u2019accentue plus que jamais, le problême d\u2019en obtenir une production de plus en plus considérable des bandes de poules existantes exige la plus prompie solution possible.Un monsieur Newell (de Chicago, bien entendu!) prétend avoir découvert une méthode propre à induire les poules à travailler, surtout dans les courts jours d\u2019automne et d\u2019hiver, pendant plusieurs heures ordinairement consacrées au repos durant cette période, au moyen de l\u2019emploi ingénieux de la lumière électrique.Monsieur Newell, émigré en Amérique il y a vingt-cinq ans, garde cent-cinquante poules dans un local de quarante pieds carrés situé en arriére de sa maison, dans la ville de Chicago.Il dit avoir obtenu dix-huit mille oeufs de ses poules en 1915, soit une moyenne de un oeuf tous les trois jours, de chacune d\u2019elles, et il se proposait de porter cette moyenne à un oeuf tous les deux jours, pour chaque poule, en 1916.Il vendait, à cette époque, ses cœeufs cinquante centins la douzaine.\u201cJe m'\u2019apercevais\u201d, disait monsieur Newell au cours d\u2019un entretien \u2018qu\u2019il a eu avec un nouvelliste de la \u201cChicago Daily Tribune\u201d, que mes poules me donnaient peu d\u2019oeufs en hiver.Elles avaient l\u2019habitude de se jucher très à bonne heure pendant les mois d\u2019hiver et de s\u2019éveiller tard.Je constatai qu'- elles n\u2019avaient pas assez longtemps d'heures de jour pour manger la quantité de nourriture nécessaire et pour prendre l'exercice suffisant afin de produire une bonne ponte.Je calculai qu\u2019ayant environ seize heures de jour au milieu de l\u2019été elles n\u2019en avaient que sept au milieu de l\u2019hiver.Je me décidai à leur procurer une moyenne d\u2019heures de jour en tout temps.Au coût d\u2019environ trente piastres, j'installai une lampe électrique du pouvoir de cent chandelles et une lampe incandescente de deux chandelles dans un.poulailler et deux lampes de soixante chandelles et une lampe de deux chandelles dans l\u2019autre.Je mis ces lampes en connection avec des interrupteurs (ewitches) posés dans ma maison.À six heures du matin, j'ouvre l\u2019interrupteur et les poules s\u2019éveillent, croyant qu\u2019il est jour.J\u2019éteins les lampes à huit heures ou huit heures et demi, lorsqu\u2019il fait grand jour et que les poules des voisins s\u2019éveillent.A quatre heures de l\u2019après-midi je rallume les lampes et je les garde allumées jusqu\u2019à neuf heures du soir, heure à laquelle je les éteins, sauf les lampes de deux chandelles.La lumière de celles-ci est suffisante pour simuler la brune et les poules commencent à se jucher.Je laisse les petites lampes allumées toute la nuit, de sorte que si quelques-unes des poules veulent se lever pendant la nuit pour manger elles puissent le faire.\u201d Onze jours après que j\u2019eus installé les lampes, la quantité moyenne d\u2019oeufs sauta de vingt-six à quatre-vingt-trois.Pendant la saison de la mue, sous l\u2019ancien système, quand la plus grande partie des aliments était consacrée à faire de la plume au lieu de l\u2019être à produire des oeufs, je ne ramassais que onze oeufs par jour.Maintenant, pendant la saison de la mue, j'en ramasse cinquante- deux.C\u2019est simplement une expérience basée sur la tenue des volailles en meilleure condition grâce aux plus longues heures de lumière, et j'espère obtenir encore de meilleurs résultats.Par cette méthode, je fais croire à mes poules qu\u2019elles ont plus de lumière solaire pendant toute l\u2019année, et je les garde, tout le temps avec cette illusion\u201d.Tout extraordinaire que paraisse ce récit de monsieur Newell, il nous semble qu\u2019il comporte assez de plausibilité pour mériter d\u2019être mis à l\u2019essai, au lieu d\u2019être considéré comme absurde, chose qu\u2019on est tenté de faire à première lecture.J.C.CHAPAIS CE QU\u2019ELLES FONT Les Cercles de Fermières ont adopté le poulailler froid à façade de coton; les races américaines pures; Plymouth-Rocks, Rhode-Island et Wyandottes, Jl\u2019alimentation verte et balancée, l\u2019engraissement en épinette à la platée.A.Désilets ARBORICULTURE ET HORTICULTURE NOTES ENTOMOLOGIQUES AUX EXPOSITIONS Québec, Montmagny et Sherbrooke, l\u2019entomologie a occupé une place d'honneur.Nous avions craint tout d\u2019abord que notre étrange exhibit ne fut irrémédiablement noyé au milieu des magnifiques étalages de toutes sortes qui remplissaient les salles.L'événement a prouvé que nous étions dans une erreur profonde.En effet, notre installation a suscité la curiosité des trois quarts des visiteurs, pour le moins.À certains moments la foule qui se pressait autour des boîtes contenant les \u2018\u201c\u2018bibites\u2019\u2019 nous faisait craindre pour leur équilibre.C\u2019était vraiment plaisir que de constater cette flamme d'intérêt pour des choses pourtant nouvelles et de la part de gens peu au courant, pour l\u2019immense majorité, des merveilles de l\u2019histoire naturelle.L\u2019étalage comprenait 12 spécimens d'insectes nuisibles aux arbres fruitiers et un égal nombre pour les arbres d\u2019ornement, les légumes et la maison; en plus, une douzaine d\u2019échantillons de maladies des plantes; des échantillons des principaux insecticides et fongicides et tous les instruments indispensables pour faire la chasse aux insectes.LE MILDIOU DE LA POMME DE TERRE Dans le district de Québec la récolte de pommes de terre sera diminuée de 50% par les ravages de cette terrible maladie.Et pour toute la province, le rendement de cette légumineuse baissera d\u2019environ 25%.Voilà plusieurs centaines de milliers de piastres irrémédiablement perdues.Ceci tient à plusieurs causes dont voici la principale.Depuis des années que cette maladie se propage dans notre pays, on n\u2019a rien fait pour enrayer son développement.On ne choisit pas les semences, on ne les désinfecte pas; une fois le plant levé personne ne s\u2019occupe de pratiquer des arrosages à la bouillie bordelaise, les bêtes à patates semblent absorber toute l\u2019attention, tous les soins.Si bien que l\u2019infection déjà prononcée s\u2019est répandue comme use trainée de poudre, favorisée qu\u2019elle était par une température particulièrement humide.La leçon ne sera pas perdue, j'imagine; et l\u2019an prochain, tous ceux qui se mêleront de semer des pommes de terre prendront la peine de choisir les plus saines, les passeront au bain de formaline et ensuite les arroseront à la bouillie bordelaise.Pour vous renseigner sur l\u2019un et l\u2019autre de ces traitements, demandez les bulletins 37 et 41 lesquels sont expédiés gratis.EXEMPTE ENTRE MILLE.A tous ceux qui ne croient pas à l\u2019utilité ou à l\u2019efficacité des pulvérisations nous dédions cette simple histoire.C\u2019était au commecnement de juillet.Deux voisins Henri et Jules avaient, un mois auparavant, semé des pommes de terre qui grandissaient de superbe façon.Jules constata un jour que les feuilles portaient des traces de mildiou, alors que rien de semblable n\u2019était visible chez Henri.Il se décida alors à employer la bouillie bordelaise trois fois de suite à 8 jours d'intervalle.Le voisin Henri ne fit rien, mais le mildiou n\u2019en travailla que mieux dans cette liberté.Quel fut le résultat à la fin de la saison, c\u2019est-à-dire il y a une semaine.Jules, l\u2019homme qui osa arroser à la bouillie bordelaise, a récolté à sa grande satisfaction vingt minots pour un de patates sgines et de bonne grosseur; et Henri, le copain qui regarda faire, retira à peine ses dix minots de semence, et encore, dans quel piteux état.Et ceux qui voudront jouer à l\u2019incrédule Thomas, n\u2019auront qu\u2019à aller se rendre compte personnellement de la véracité de ce fait pas plus loin qu\u2019à Charlesbourg. 62 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE ES FLEURS EBA, L EXISTENCE ORNEZ- EN VIS DEMES RES, i de Ce qu\u2019on voyait à l\u2019Exposition provinciale de Québec.\u2014 Pavillon central de l\u2019Horticulture.Jusqu\u2019aux fèves qui sont malades.Il n\u2019y avait pas assez des patates, les haricots s\u2019en sont mêélés.C\u2019est du propre en plusieurs endroits; de ce côté aussi, la production intensive subit un formidable accroc.Le remède toujours le même, toujours puissant, toujours efficace, c\u2019est encore la merveilleuse bouillie bordelaise employée sans gêne, à profusion.D\u2019aucuns diront que c\u2019est devenu une marotte chez nous que cette histoire de bouillie.Qu\u2019on en fasse l\u2019expérience et l\u2019on verra bien vite que la marotte est du côté de ceux qui nient toujours sans jamais vérifier.N'OUBLIEZ PAS VOS PULVERISATEURS Pulvérisateurs, pompes, seringues et tout le ba- guge nécessaire aux arrosages prendront bientôt leurs quartiers d'hiver.Il ne suffit pas pour cela de jeter ces instruments pêle-mêle dans un coin de la grange ou du hangar; il faut leur donner quelques soins sinon ils seront victimes de ce qu\u2019on a spirituellement appelé \u201cles mites des piastres\u201d.Nettoyez minutieusement toutes les parties de vos appareils pulvérisateurs, huilez ou graîssez ce qui est exposé à rouiller, peinturez ce qui doit l\u2019être et examinez bien s'il n\u2019y aurait pas quelque partie à réparer ou à remplacer.Dans ce dernier cas, commandez immédiatement la pièce de rechange; retarder serait s\u2019exposer à des déboires.Lorsqu\u2019il faudra arroser au printemps prochain, la pompe devra être prête et en parfait ordre, de manière à fournir un travail excellent.Achat d\u2019insecticides, fungicides, pulvérisateurs, etc.La même remarque s\u2019applique à l\u2019achat de tous articles concernant l\u2019arrosage.Que ceux qui veulent se procurer des pompes ou des substances chimiques se décident immédiatement.Qu\u2019ils n\u2019oublient pas que les manufacturiers prennent des mois et des mois à remplir des commandes.Les premiers arrivés seront les premiers servis: soyez de ce nombre.Idée fausse.Très répandue et fortement enracinée, cette fausse conception qui veut que seules parmi les légumes, les pommes de terre méritent d\u2019être arrosées.C\u2019est ridicule.Est-ce que les médecins ne soignent que telle classe de l\u2019humanité?Eh! non, direz-vous, ils soignent les gens malades quels qu\u2019ils soient.Parfait, imitez le médecin et soignez également bien toutes les plantes de votre jardin légumier qui \u2018tombent malades\u201d.Et vous savez qu\u2019il y en a plus d\u2019une.Georges Maheux, Entomologiste NOS JEUNES FERMIERES Nous transcrivons quelques-unes des inscriptions qu\u2019on pouvait lire au Département des Jeu- - nes Fermiéres: Les cercles de Fermiéres font la culture fruitière, potagère ct ornementale dans les parterres et autour des demeures, ils développent ainsi le goût du beau et de l\u2019économie.\u201c x * Les Cercles des Fermières entretiennent des jardins coopératifs et des jardins à domicile, ils pratiquent la rotation potagère, la taille des tomates, des concombres et des melons et font leurs couches chaudes d\u2019après les instructions du ministère provincial de l'Agriculture.QUELQUES NOUVELLES UN: PALAIS DE L\u2019AGRICULTURE A l\u2019Exposition Provinciale de Québec.\u2014En l'honneur du Mérite Agricole, et à la gloire de Louis Hébert N parle de plus en plus, depuis quelques semaines, de la construction d\u2019un Palais de l\u2019Agriculture, au Parc de l\u2019Exposition Provinciale de Québec.Si l\u2019on en juge par les démonstrations et les déclarations importantes faites au cours de la dernière exposition, la construction d\u2019un tel édifice ne devrait pas tarder.D'ailleurs, l\u2019Exposition de Québec se doit à elle-même de centraliser de plus en plus toutes les branches de l\u2019a- griçulture, et de constituer pour la population de toute la province, une sorte d\u2019apothéose de notre industrie nationale.Les plans pour un édifice destiné à ragrionlture ont été préparés à la demande et d\u2019après les données de la Commission de l\u2019Exposition, qui a même publié à ce sujet une brochure des plus intéressantes.La constructioh d\u2019un Palais d\u2019Agriculture à l\u2019Exposition Provinciale de Québec n\u2019est pas un projet nouveau, puisqu\u2019elle est demandée tous les ans par une foule de visiteurs qui en constatent l\u2019absolue nécessité.Cette année, au cours de cette grande exposition, plus de 250 Lauréats du Mérite Agricole ont présenté à Sir Lomer Gouin et à l\u2019honorable M.Caron, en même temps qu\u2019aux Commissaires de l\u2019Exposition, une nouvelle requête demandant la construction de l\u2019édifice projeté, démontrant que ce serait le moyen le plus pratique de célébrer le Troisième Centenaire de Louis Hébert, premier colon du Canada, et de glorifier dignement l\u2019oeuvre de Mercier, le Mérite Agricole.Dans un magnifique discours qu\u2019il prononça devant les Lauréats réwnis, Sir Lomer Gouin laissa clairement entendre qu\u2019il était très favorable au projet, de même que le Ministre de l\u2019Agriculture, l'honorable J.Ed.Caron.A cette même occasion furent dévoilés, par l\u2019ho- norabfe Premier Ministre et l\u2019honorable Ministre de l\u2019Agriculture, sur l\u2019emplacement même du futur édifice, deux tableaux commémoratifs dont on trouvera le texte reproduit par une gravure, dans le présent numéro du Journal d\u2019Agiculture.Les Commissaires de l\u2019Exposition, les Lauréats du Mérite Agricole, les Exposants et les Cultivateurs qui assistèrent à cette cérémonie à la fois simple, imposante et touchante, manifestérent hautement leur appréciation de cette acceptation tacite, et non moins éloquente, de la part de l\u2019honorable Premier Ministre, de favoriser de son puissant concours, la construction du Palais de l\u2019Agriculture demandé.Cet édifice, véritable musée agricole, devra avoir, en chiffres ronds, 125,000 pieds carrés.La façade ou corps principal sera désigné sous le nom de Pavillon Louis Hébert, tandis que l\u2019ensemble de l\u2019édifice sera appelé le Palais du Mérite Agricole.\u2014G.M.UN SUCCES ES grands journaux de Québec et de l\u2019Ontario signalent, les premiers avec plaisir, les seconds, avec déception, que, sauf un, tous les prix aux quatre premières classes d\u2019exposants de beurre, à Toronto, sont allés 4 des fabrican:s du Québec.Québec est un pays où l\u2019agriculture et l\u2019industrie laitière sont bien arriérées, pourtant, à ce que nous disent des journalistes anglo-canadiens et américains.Ce qui vient d\u2019arriver à Toronto n\u2019est du reste pas nouveau.Il y a des années qu\u2019il en est ainsi\u2014Le Devoir.Une pétition de 400 associations de fermiers et signée par 29,000 personnes, a été déposée récemment à la Chambre des Communes, à Ottawa, faisant opposition à l\u2019importation au Canada de l\u2019oléo- margarine.t Les renseignements obtenus par le ministère de l\u2019Agriculture montrent que le total des bestiaux en France qui à la fin de 1913 était de 14,850,000, n\u2019était plus que de 12,500,000 à la fin de 1916.Les moutons pendant le même temps avaient décrû de 16,000,000 à 1-,000,000 soit de 38 pour cent, et les cochons de 7,000,000 à 4,- 000,000 soit de 38 pour cent.Les chevaux ont aussi décrû de 3,000,000 à 2, 000,000, soit de 30 pour cent. AW AF ev le.tales us nts nis et ens nto w\u2019il et m- fai- léo- nis- otal 913 000 ême soit 4, jour LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 63 Ares LA EA 2b V2 4 > 1-S yo.LE FOYER DE LA FAMILLE ARTS DOMESTIQUES ET ECOLES MENAGERES Creve un soir d\u2019automne, par un temps gris, et c\u2019est sans doute pour cela que la brunante avait aussi envahi mon âme et que je m\u2019étais pris à haïr la civilisation moderne qui cause tant de mal.\u201cLes jours se suivent mais ne se ressemblent pas\u201d, dit avec raison un proverbe.Le lendemain je passai quelques heures délicieuses à contempler l\u2019étalage des exhibits des Ecoles ménagères et des Cercles de fermières à l\u2019Exposition de Québec.Là, mille sujets me disaient le courage, l\u2019habileté et la patience des fillettes dont les noms se lisaient sur les murs et les tables.Tous les arts domestiques y étaient représentés, de même que les produits les plus succulents et les plus nourrissants du verger et du potager.Des légumes rubiconds côtoyaient des fruits délicieux et des gâteaux savoureux.Les dentelles se mariaient avec bon goût aux tricots et aux étoffes les plus variées.Le chanvre, le lin et la laine disaient encore de mille façons combien sont économes et adroites nos petites ménagères et fermières.Je les voyais, pendant des mois, carder la laine, filer le chanvre et tisser le lin, avec une bonne humeur qui ne s\u2019éteint jamais.Je les entendais, au milieu des babillements, des rires et des chants, remuer tamis, casseroles et lè- che-frites, pour s\u2019entrainer à l\u2019art culinaire.Je les contemplais, penchées sur les plates-bandes, les carrés et les plafiches du potager, au soleil comme à la pluie, à bonne heure le matin comme au déclin du jour, pour y planter, biner, sarcler et arroser les délicieux légumes que j'ai sous les yeux.C\u2019est alors que j\u2019oubliai, pour un instant, le mensonge quotidien de la civilisation, à rebours des cités, et que je sentis mon coeur battre d\u2019espoir, parce qu\u2019il y a encore chez nous, Dieu merci, des âmes dévouéas, des jugements sains et des bras vaillants.Je compris que ces jeunes ménagères et fermières, en faisant revivre les arts domestiques dans nos foyers, s\u2019attachent davantage au sol et aux lambris qui les ont vues naître et grandir.Plus tard, elles sauront rendre ces demeures agréables, parce que la paix, le confort et l\u2019aisance y règneront.Ménagères et fermières, des milliers de visiteurs, à l\u2019Exposition, ont admiré vos travaux.Revenez encore et dites bien haut, par votre vaillance et votre savoir-faire, que vous êtes toujours dignes de vos aieules, l\u2019espoir de la race, le rempart de nos vertus domestiques, comme aussi de nos traditions d\u2019honnêteté, de simplicité et de frugalité.G.E.Marquis cm CLC CR TH LY =12 .i IR FURR TELM fo.Pye.Hs Mecs} ely A i) { \u201c2 A 3 LES CERCLES DE FERMIERES A L\u2019EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC ANS le Palais des Beaux-Arts les Cercles de Fermières occupaient, cette année, les deux galeries des extrémités.L'installation de leurs divers produits, \u2014légu- mes, miels, fromages domestiques, liqueurs, pain de ménage, fleurs et lingerie de toutes espèces, tricots, filage, tissage, broderie et confections,\u2014 représentait une somme étonnante de travail et d\u2019application intelligente des méthodes enseignées par le ministère provincial de l\u2019Agriculture et par nos écoles ménagères.Il faisait plaisir de pouvoir rencontrer ces produits des Cercles de Fermières tout à côté de ceux des écoles ménagères dont ils sont la conséquence naturelle.Dévideuses par M.Barlo.Certains cercles, ceux de Mariu, cté de Bonaventure, de Rock-Forest près de Sherbrooke, ainsi que ceux de Plessisville, St-Agapit, Champlain et Trois-Rivières exposaient des objets d\u2019une valeur remarquable; tous les cercles ont présenté des conserves, marinades et confitures, ainsi que des sirops et liqueurs domestiques, le tout préparé d\u2019après les procédés que nous préconisons.Le pain de ménage attire l\u2019attention d\u2019une façon toute particulière; nombre de visiteurs ont demandé des renseignements sur sa fabrication.Les ouvrages au métier, tapis, couvertures et pièces de toile, et les travaux au crochet et à l\u2019aiguille ont tenté les nombreuses dames qui s\u2019y sont arrêtées; et la plupart des objets offerts en vente ont été immédiatement retenus.Voto 212 CPN INC Cs EE» EN REFAISANT DE VIEILLES CHOSES.4 VEST extraordinaire tout ce qu\u2019on peut tirer C de nouveau, dans du linge démodé, avec un peu de plans, un peu d'imagination, et beaucoup d\u2019adresse- La mode actuelle qui combine souvent deux tissus, favorise bien ce travail, que l\u2019on ne doit pas négliger d\u2019essayer, surtout en ces jours où chacun crie plus fort que l\u2019autre: \u201cLes temps sont durs !\u201d On consulte le cahier de mode, on examine un modèle, et l\u2019on se demande si avec deux robes démodées qui dorment dans un garde-robe, on ne réussirait pas à copier tel patron.On essaye.Si l\u2019on ne réussit pas à son goût, eh bien, alors que le produit de ce travail manqué pour vous aille à quelque pauvre femme de votre taille qui sera \u201cchic\u201d dans votre arrangement!.D\u2019abord rien n\u2019est plus facile et rien n\u2019est plus pratique que de tirer de vos vêtements qui ne vous vont plus, des robes d\u2019enfant.D'une jupe de toile blanche et de morceaux restés bons d\u2019une chemisette d\u2019homme, en tissu rayé, vous faites aisément pour un petit garçon un joli habit.Mettons une longue blouse russe blanche, garnie d\u2019un col et de poignets en rayé; et le petit pantalon sera aussi fait dans la chemise.D\u2019un ancien jupon de broderie fine très large, dont quelques parties sont usées, il est aisé de retirer une jolie robe pour petite fille.La broderie fera la jupe\u2014et avec un peu de mousseline, un trou-trou, un peu de rubans, mademoiselle votre fillette a une belle toilette neuve.D'une jupe de lainage à carreaux que vous ne mettez plus, vous ferez aussi facilement une robe commode pour la classe, en y ajoutant un peu d\u2019étoffe unie achetée, ou également tirée d\u2019une autre robe usagée.Na-
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