La tribune, 11 avril 2020, Cahier 1
[" SAMEDI 11 AVRIL 2020 SHERBROOKE | 96 PAGES | 111e ANNÉE, N° 31 latribune.ca 2,30 $ taxes en sus PP40011259 MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE FRAGILE ÉQUILIBRE PAGES 22 À 26 KIM THÚY PORTÉE PAR LA VAGUE Un projet qui germe lentement PAGES 2 ET 3 P H O T O A R C H I V E S L A T R I B U N E , S T É P H A N I E V A L L I È R E S ON APPUIE L\u2019ACHAT LOCAL La souveraineté alimentaire au menu PAGES 4 ET 5 Sonia Bolduc Des semis et (plus que) de la bonne volonté PAGE 7 Karine Tremblay Le poids de nos choix PAGE M24 «?NOURRIR SON MONDE?» 0033582 0037749 On protège aussi la santé mentale de nos jeunes ! Information et conseils à l\u2019intérieur.residencessoleil.ca PRENDRE SOIN DES AUTRES.ÊTRE UNIS.RESTEROPTIMISTES.C\u2019ESTDE FAMILLECHEZNOUS SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 2 LA LONGUE ROUTE VERS L\u2019AUTONOMIE ALIMENTAIRE SHERBROOKE \u2014 Impensable à court terme selon l\u2019Union des producteurs agricoles, réalisable avec une bonne dose de volonté politique selon l\u2019Union paysanne.Le Québec pourrait-il accroître rapidement son autonomie alimentaire?La question divise les acteurs du milieu agricole alors que le sujet a été ramené à l\u2019avant-plan par le premier ministre pendant ses points de presse quotidiens.Devant un réel risque de pénurie alimentaire sur le marché mondial, François Legault a répété à quelques reprises dans les derniers jours l\u2019importance pour le Québec de produire davantage afin d\u2019être en mesure « de nourrir son monde ».Mais pour arriver à une certaine autonomie alimentaire dans la province, c\u2019est tout un écosystème qui devra changer, prévient le président de l\u2019Union des producteurs agricoles Marcel Groleau.« Si on travaille dans une perspective de développer notre autonomie, ça va passer par plusieurs éléments : de la sensibilisation auprès des citoyens, les lois et les règlements concernant les importations, les programmes gouvernementaux, le soutien des régions et des municipalités, etc.C\u2019est un tout », fait remarquer M. Groleau.Le président de l\u2019UPA le dit d\u2019emblée : les producteurs d\u2019ici sont en mesure de nourrir le Québec, à condition de faire des changements dans nos assiettes.Mais pour l\u2019instant, les fermiers et les éleveurs ne sont pas en mode augmentation de production, croit M. Groleau.« En ce moment, on craint que les travailleurs étrangers temporaires ne puissent pas venir, il y a beaucoup d\u2019incertitude au niveau des marchés puisque les paramètres de la consommation ont changé drastiquement en quelques jours alors que tout le réseau d\u2019hôtels, de restaurants et d\u2019institutionnels est presque arrêté.On se retrouve avec trop de lait, de poulets.Il y a plein d\u2019ajustements à faire dans la chaine alimentaire et c\u2019est ce qui explique que les producteurs soient plus en mode urgence et ajustements que développement », explique le président de l\u2019UPA.À l\u2019inverse, le président de l\u2019Union paysanne croit que l\u2019application d\u2019une loi déjà existante permettrait de rapidement favoriser le développement de l\u2019autonomie alimentaire du Québec en misant entre autres sur les circuits courts.« La Loi sur la mise en marché des produits agricoles est claire : un plan conjoint ne s\u2019applique pas aux ventes directes au consommateur.Or, la Régie des marchés agricoles et alimentaires, sous la pression directe de l\u2019UPA, refuse d\u2019appliquer cette loi qui permettrait de faire de la vente directe aux consommateurs de leur communauté », dénonce Maxime Laplante, président de l\u2019Union et agronome.Les quotas qui régissent la production agroalimentaire au Québec sont un frein direct à son développement, fait valoir M. Laplante.À moins de détenir un quota de production (245 $ par poule, 24 000 $ par vache, 1850 $ par mètre carré pour le poulet), chaque ferme est limitée à 100 poules, 300 poulets et 24 dindons.« Le Québec est de loin la province la plus coercitive à ce niveau.Prenons le cas d\u2019une poule.On doit payer 245 $ pour le quota, rajouté le prix de la poule, la nourriture, l\u2019emballage, la livraison.tout ça pour avoir le droit de vendre un œuf de poule à sa communauté.C\u2019est sûr que les petits producteurs ne peuvent pas arriver dans ce contexte », déplore le président de l\u2019Union paysanne.Sans quota et sans le système de gestion de l\u2019offre, le Canada serait alimenté à 80 % par des produits américains, réplique Marcel Groleau.« Nous sommes trop proches de cet énorme producteur pour lever nos barrières et enlever les quotas », croit-il.La diversification des activités sur une ferme est une solution pour rentabiliser ses activités, clame l\u2019Union paysanne.« Qu\u2019on parle de transformation a l i m e n t a i r e , de restaura- t ion, d\u2019une ferme péda- g o g i q u e , d\u2019une table champêtre, etc.Il y a moyen de faire plein d e t r u c s .Mais toutes ces ini t ia- t i v e s s o n t bloquées par la Commission de protection du territoire agricole qui considère qu\u2019il s\u2019agit de nuisances aux activités agricoles.C\u2019est un non-sens », affirme M. Laplante.LE DÉFI DE LA MAIN D\u2019ŒUVRE En Estrie, ce sont quelque 200 travailleurs étrangers, provenant principalement du Mexique et du Guatemala, qui sont attendus par les producteurs.Au Québec, ce chiffre grimpe à 16 000 et au Canada, à 40 000.Bien souvent, la difficulté de trouver de la main-d\u2019œuvre locale est citée comme un des principaux freins au développement de l\u2019autonomie alimentaire du Québec, entre autres par l\u2019UPA.Michel Brien, producteur lait i e r e t Marcel Groleau, président de l\u2019Union des producteurs agricoles \u2014 PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE Maxime Laplante, président de l\u2019Union paysanne \u2014 PHOTO FOURNIE CHLOÉ COTNOIR chloe.cotnoir@latribune.qc.ca PLUSIEURS EMBÛCHES À L\u2019HORIZON Selon le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ), le secteur de la production agricole québécoise regroupe environ 28 000 exploitations.Il est surtout orienté vers l\u2019élevage, qui génère 61 % de la valeur des recettes agricoles issues du marché.En 2018, les producteurs agricoles québécois ont perçu des recettes totales de près de 8,9 G$.Le secteur laitier, qui est la principale production animale au Québec, a de son côté rapporté 2,4 G$.Le secteur porcin, la deuxième production animale en importance, a affiché des recettes de 1,2 G$ en 2018.Toujours selon le MAPAQ, l\u2019industrie bioalimentaire représentait 12% des emplois au Québec en 2018, avec un total de 518 672 travailleurs.CHLOÉ COTNOIR Une industrie de près de 9 G$ laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 3 LA LONGUE ROUTE VERS L\u2019AUTONOMIE ALIMENTAIRE SHERBROOKE \u2014 Pas besoin d\u2019une production de masse importante pour vivre d\u2019agriculture au Québec.Maude-Hélène Desroches et son conjoint Jean-Martin Fortier l\u2019ont prouvé avec une production à petite échelle, aux Jardins de la Grelinette, à Saint-Armand, une microferme biologique de moins d\u2019un hectare cultivé qui génère des ventes de plus de 150000 $.Selon Mme Desroches, changer le paradigme de production au Québec pourrait se faire plus rapidement qu\u2019on pense.Le secret d\u2019une petite production?« Nos prix ne sont pas plus chers que ceux des autres producteurs, mais nous avons simplifié la production.Nous n\u2019avons pas de machinerie lourde à entretenir et nous misons beaucoup sur la qualité du sol.Nous pouvons donc mettre les cultures plus serrées les unes sur les autres.Notre ferme est aussi diversifiée.Nous faisons de la vente directe d\u2019une quarantaine de légumes.Nos paniers hebdomadaires sont toujours très diversifiés » résume Mme Desroches, qui vend aussi ses produits à l\u2019épicerie de Frelighsburg.Les petites productions arrivent semble-t-il à embaucher facilement parce que les tâches à effectuer sont très diversifiées.L\u2019autre clé, pour les Jardins de la Grelinette, c\u2019est la serre qui permet de partir les semis en toute sécurité, à la fin de l\u2019hiver, ou de poursuivre la culture à l\u2019automne et au printemps.Dans une lettre publiée dans La Presse mercredi, Jean-Martin For- tier proposait d\u2019ailleurs d\u2019appuyer les petites fermes aux productions diversifiées qui fonctionnent en circuit fermé, par exemple en permettant à Hydro-Québec de leur offrir le même taux préférentiel que celui des alumineries, ce qui permettrait de rentabiliser le chauffage des serres.Mme Desroches explique l\u2019idée du chauffage des serres.« La serre nous permet de partir des épinards en août, de récolter, et parce qu\u2019ils ont survécu à l\u2019hiver dans une serre non chauffée, nous avons pu recommencer le travail en mars.Si la serre était chauffée, nous pourrions produire en hiver, tout en plantant des légumes adaptés à nos saisons, comme des verdurettes, des carottes, des radis.Le frein à une plus grande souveraineté alimentaire, c\u2019est vraiment le chauffage.Et en ce moment, ce n\u2019est pas intéressant d\u2019utiliser des combustibles fossiles pour y arriver.» Et quand il est question de chauffer les serres, on ne parle pas de recréer le climat estival.« Ce serait de garder la température à 5 en plantant des légumes résistants au froid.Parce qu\u2019en hiver, il n\u2019y a pas grand-chose qui pousse au Québec.Ce ne serait pas difficile de gagner du terrain, parce que c\u2019est trois fois rien ce qui se fait en ce moment.» L\u2019autre élément encourageant serait de donner une meilleure accessibilité à la terre.« En ce moment, c\u2019est compliqué parce que ça coûte cher.Les lots à vendre sont trop grands.» Maude-Hélène Desroches croit donc que le paradigme actuel pourrait changer très rapidement si on s\u2019en donnait la peine.Surtout que les futurs producteurs affluent dans les écoles d\u2019agriculture.« Dans le même sens, pourquoi ce sont les producteurs du bio qui doivent payer pour identifier leurs produits?Pourquoi ce ne sont pas les utilisateurs de produits chimiques qui payent pour avoir le droit de polluer?Pourquoi devons- nous nous assurer d\u2019avoir une bande tampon pour éviter que nos produits bios soient contaminés?Pourquoi ce ne sont pas ceux qui polluent qui doivent assumer cette bande tampon?Les Québécois sont prêts à prendre ce virage.Les producteurs aussi.» Et oui, Mme Desroches voit dans la crise de la COVID-19 une occasion d\u2019accélérer la souveraineté alimentaire du Québec.« Le Québec est déjà franchement avancé en matière d\u2019agriculture.Le modèle qu\u2019on utilise fonctionne.Il a été rentable après deux ans.Les gens sont prêts à acheter les légumes qui sont cultivés près de chez eux.» Le paradigme pourrait changer rapidement JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca Jean-Martin Fortier et Maude-Hélène Desroches ont prouvé qu\u2019il n\u2019était pas nécessaire de posséder plusieurs hectares de terrain pour rentabiliser une production agricole.\u2014 PHOTO FACEBOOK Depuis 2018, le Cégep de Victoriaville offre un diplôme d\u2019études collégiales en Gestion et technologies d\u2019entreprise agricole.Le programme qui se décline en quatre profils \u2014 dont production fruitière biologique et agriculture urbaine qui sont uniques au Canada \u2014 gagne en popularité depuis sa naissance.La première année, 68 personnes étaient inscrites à l\u2019un ou l\u2019autre de ces profils.Ils sont maintenant 124 sur les bancs de l\u2019école.L\u2019Institut national d\u2019agriculture biologique (INAB) du Cégep de Victoriaville regroupe les activités d\u2019enseignement, de recherche, de transfert technologique et d\u2019incubation en agriculture.Il constitue le plus grand centre de formation et de recherche en agriculture biologique au Canada.L\u2019INAB en chiffres c\u2019est : une terre de 55 hectares certifiée biologique; des bâtiments ultramodernes; des serres de 1350 mètres carrés certifiées biologiques et un parc d\u2019équipements dernier cri d\u2019une valeur de près de 3 millions $.CHLOÉ COTNOIR L\u2019AGRICULTURE BIO SÉDUIT LES JEUNES À Sherbrooke, il est permis de posséder des poules pondeuses sur son terrain depuis 2018.Le règlement stipule toutefois qu\u2019il faut posséder au minimum deux et au maximum cinq poules pondeuses.Les coqs sont interdits.Un seul poulailler est accepté sur chaque terrain.Il est nécessaire de s\u2019inscrire au registre de la Ville avant de se procurer des poules, sans quoi une contravention de 100 $ pourrait être délivrée.Ceux qui n\u2019ont pas l\u2019espace nécessaire à la maison pour cultiver un jardin peuvent louer une parcelle de terre dans un jardin communautaire ou se tourner vers les jardins collectifs.À Sherbrooke, des jardins communautaires sont situés sur la rue Thibault, la rue Beckett et au coin des rues Saint-Fran- çois et Lévesque.Un jardin collectif est situé sur la rue du Pacifique.Victoriaville a mis sur pied le Jardin des rendez-vous, où des bénévoles entretiennent le jardin sous la supervision de la Ville.Tous les citoyens sont invités à y cueillir des fruits et des légumes frais.Le projet s\u2019inscrit dans le mouvement des Incroyables Comestibles.La Ville de Drummondville a opté en 2019 pour la plantation d\u2019un verger urbain dans le quartier du Vigneron pour densifier son couvert forestier et permettre à la population de cueillir des fruits frais.Des aménagements de fleurs annuelles et de jardinières sont aussi ornés de tomates, de choux, de fraises, de basilic et autres fines herbes, de fruits et de légumes.Les surplus sont offerts à des organismes de charité.JONATHAN CUSTEAU Règlements et jardins collectifs \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU de foin à Racine, arrivait jusqu\u2019à récemment à faire rouler ses opérations sans l\u2019aide de travailleurs étrangers.Mais avec la rareté de la main-d\u2019œuvre qui sévit au Québec, c\u2019est la première année qu\u2019il est forcé de se tourner vers la main- d\u2019œuvre étrangère.« Sur plusieurs fermes laitière et porcine en Estrie, on est rendu avec des travailleurs étrangers à l\u2019année.Dans le passé j\u2019ai toujours fonctionné avec des travailleurs québécois, mais avec la rareté de la main- d\u2019œuvre, c\u2019était rendu une nécessité de trouver une autre option pour avoir des travailleurs à la ferme », témoigne-t-il.« Notre modèle agricole s\u2019avère de plus en plus dépendant de cet apport de main-d\u2019œuvre étrangère.Le cas du coronavirus met à jour les conséquences d\u2019une telle dépendance », illustre M. Laplante en précisant qu\u2019avec des programmes intéressants et de la sensibilisation, plusieurs Québécois pourraient être tenté d\u2019aller travailler sur les fermes.Malgré tous les obstacles qui semblent se dresser devant le développement de l\u2019autonomie alimentaire, M. Laplante reste tout de même optimiste.« En principe il n\u2019y a pas tant de choses à changer.La loi sur la mise en marché direct existe.Le gouvernement doit dire à la Régie : appli- quez-la.Ce n\u2019est pas une révolution, mais ça changerait la donne pour beaucoup de monde », résume l\u2019agronome.P H O T O L A T R I B U N E , J E S S I C A G A R N E A U SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 4 LA LONGUE ROUTE VERS L\u2019AUTONOMIE ALIMENTAIRE latribune.ca facebook/quotidienlatribune @LT_LaTribune SOMMAIRE aff aires 27 bourlingueur M20 leMag M1 leP\u2019titMag M21 décès 39 en cuisine M24 horoscope M33 jeux M32 mérite estrien M31 monde 46 opinions 12 plein air M28 sports 50 ADRESSE 1950, rue Roy Sherbrooke, J1K 2X8 NUMÉRO GÉNÉRAL 819 564-5450 ABONNEMENT ET LIVRAISON 819 564-5466 abonnement@latribune.qc.ca Sans frais 1 800 567-6955 RÉDACTION (24/7) 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca Téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ 819 564-5450 Téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES 819 564-2222 Téléc.819 564-5482 HEURES D\u2019OUVERTURE De 8h30 à 12h et 13h à 16h30 NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?redaction@latribune.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le discours sur la souveraineté alimentaire du Québec n\u2019a rien de nouveau pour de la relève agricole, qui s\u2019en fait la défenderesse depuis des années.Mais, pour réussir ce « grand projet de société », il faudra arriver avec un plan fouillé et solide qui permettra à tous les types de producteurs de se frayer un chemin jusque dans les foyers, croit le directeur général de la Fédération de la relève agricole du Québec, Philippe Pagé.Si les producteurs québécois des créneaux du lait, des œufs et de la volaille, qui fonctionnent sous un modèle de gestion de l\u2019offre, sont déjà bien représentés dans les frigos de la province, plusieurs défis sont toujours à relever pour les autres types d\u2019agriculteurs de la relève comme les maraîchers ou les éleveurs de chèvres et d\u2019agneaux, avance-t-il.Le premier enjeu à surmonter : « l\u2019espace tablette. » « Les épiceries vendent de l\u2019espace tablette, c\u2019est comme ça qu\u2019elles fonctionnent.Les gros joueurs ont une plus grande capacité de négociation et d\u2019approvisionnement, et les épiceries n\u2019ont pas envie de gos- ser toutes les semaines pour savoir combien de concombres le producteur va pouvoir lui fournir.Il faudrait peut-être changer le système qui veut que les produits viennent d\u2019une grande bannière reconnaissable avec une image de marque et qu\u2019ils soient disponibles partout tout le temps. » Les plus petits producteurs de la relève, qui ne bénéficient pas du support d\u2019une association de producteurs dans plusieurs cas, doivent ainsi se tourner vers d\u2019autres points de vente plus nichés, assumant à la fois le rôle de producteurs experts, de livreurs, de gestionnaires, de vendeurs et de directeurs marketing, observe celui qui est également maire de la municipalité rurale de Saint-Camille.Tous n\u2019aspirent pas non plus à la croissance : le modèle du petit maraîcher se doit aussi d\u2019être respecté, insiste-t-il.« C\u2019est un mode de vie.Je dirais que 99,9 % des productions maraîchères de la relève sont de petites productions qui appartiennent à un couple et qui fonctionnent à l\u2019externe pour leur récolte.Ils ne veulent pas nécessairement devenir une entreprise de 50 employés pour arriver à avoir une place sur les tablettes.Tous les outils qui vont leur permettre de vendre plus facilement seront les bienvenus. » Même si certains organismes existent déjà pour promouvoir les produits locaux, comme Créateurs de saveurs Cantons-de-l\u2019Est, par exemple, il n\u2019existe toutefois aucune entité qui incarne le rôle que joue actuellement Investissement Québec pour les entreprises, souligne M. Pagé.Une relève tournée vers la souveraineté alimentaire Philippe Pagé, directeur général de la Fédération de la relève agricole du Québec et maire de Saint-Camille.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, SIMON ROBERGE Les plus petits producteurs de la relève, qui ne bénéficient pas du support d\u2019une association de producteurs dans plusieurs cas, doivent ainsi se tourner vers d\u2019autres points de vente plus nichés, assumant à la fois le rôle de producteurs experts, de livreurs, de gestionnaires, de vendeurs et de directeurs marketing.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE La valeur moyenne des fermes au Québec s\u2019est accrue de plus de 50 % depuis le début de la décennie, pour atteindre près de 3 M$ au 31 décembre 2017, selon une enquête de Statistiques Canada.C\u2019est néanmoins au Québec que la valeur moyenne des fermes demeure la moins élevée à l\u2019échelle canadienne, exception faite des provinces de l\u2019Atlantique.En particulier dans des productions animales comme le lait et l\u2019élevage de porcs, la valeur moyenne des fermes dans le reste du pays est le double de ce qu\u2019elle est au Québec.CHLOÉ COTNOIR UNE FERME VAUT EN MOYENNE 2,8 M$ AU QUÉBEC JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca 0021888 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue SABORD, nommasculin Définition \u2013[MARINE] Ouverture quadrangulaire pratiquée dans la muraille des anciens navires de guerre, munie d\u2019un dispositif de fermeture étanche et servant soit au passage de la bouche des canons, soit de prise d\u2019air pour les chambres et les batteries.Locution \u2013faux sabord : grand hublot carré.Champ lexical \u2013dalot, canon, mantelets, hublot, caronade, écoutille, navire\u2026 laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 5 LA LONGUE ROUTE VERS L\u2019AUTONOMIE ALIMENTAIRE SHERBROOKE \u2014 Si l\u2019appel à l\u2019achat local par le panier bleu a servi de catalyseur, la tendance à la hausse de la demande pour les produits alimentaires locaux était déjà entamée.« Il y a une explosion de la demande depuis deux semaines », confirme le président des Amis de la terre, David Maurice, qui chapeaute le Marché de solidarité régionale de l\u2019Estrie.De la soixantaine de commandes passées à la même période l\u2019année dernière, les ventes ont plus que doublé en ces temps de confinement avec 133 commandes pour des recettes de plus de 15 000 $ au cours des deux dernières semaines.La ferme l\u2019Harmonium de Bury a vu ses surplus d\u2019œufs de poule en liberté fondre à un point tel qu\u2019elle peine à fournir sa clientèle avec la production quotidienne.« Les gens achètent les œufs à coups de dix et même quinze douzaines », signale Jade-Audrey P é l o q u i n q u i a d é m a r r é l a ferme l\u2019Harmonium il y a deux ans avec son conjoint Bruno Charpentier-Morin.Dans les serres de la clé des champs à Saint-Camille, Alexandre Cardin-Mercier et Catherine Audet, les plants de légumes pour la saison estivale sont à peine sortis de terre que les trois quarts de la production de légumes biologiques sont déjà promis.« Habituellement, nous en sommes environ au tiers à cette période de l\u2019année.Les gens ont plus de temps pour s\u2019abonner à nos paniers, mais aussi pour être certains d\u2019être approvisionnés en légumes locaux au cours de l\u2019été », mentionne Alexandre Mercier-Cardin.Environ 180 familles reçoivent des paniers de légumes biologiques provenant de cette ferme de Saint-Camille lors de la saison estivale et autant achètent les légumes au marché public.« Notre terrain ne nous permet pas d\u2019en produire plus.Nous essayons d\u2019améliorer nos façons de faire, mais il ne nous reste pas beaucoup de marge de manœuvre », signale le producteur de Saint-Camille.Les clients se déplacent de Sherbrooke jusqu\u2019au kiosque maraîcher de la ferme l\u2019Harmonium situé en bordure de la route 108 à Bury.Avant même d\u2019avoir reçu les porcs, les agneaux et les poulets qui doivent grandir au cours des prochains mois, plus de la moitié de sa production est déjà vendue.« Avant, je faisais la livraison et je devais faire un peu de publicité.Maintenant, les clients viennent jusqu\u2019ici », signale Jade-Audrey Péloquin, dont la demande pour les légumes en vue de la saison estivale est aussi importante.La liste de clients à la ferme l\u2019Harmonium est passée de dix l\u2019an dernier à plus de quarante dans les dix derniers jours.Plus de 80 pour cent des producteurs au Marché de solidarité régionale de l\u2019Estrie sont situés à moins de 80 km de Sherbrooke.« Nous sommes un hybride entre l\u2019épicerie où les gens achètent ce qu\u2019ils veulent quand ils le veulent et le panier fermier qui est fourni à un jour fixe durant une certaine période.Il faut prendre l\u2019habitude de commander ce que tu veux, mais à un moment précis chaque semaine.Présentement, les gens ont plus de temps pour nous découvrir et nous espérons qu\u2019ils vont rester par la suite », mentionne David Maurice.Alexandre Cardin-Mercier estime que la relation avec le producteur est tout aussi importante que le produit en tant que tel.« Les légumes deviennent un prétexte à rencontrer les gens dont nous connaissons les histoires et les familles.Ils peuvent aussi nous parler, nous poser des questions sur la ferme ou sur les recettes à faire avec les légumes du panier.Il faut que tout ça ait du sens », estime le producteur maraîcher qui croit beaucoup à l\u2019éducation en matière d\u2019alimentation.Jade-Audrey Péloquin croit que les producteurs locaux où le produit passe de la ferme à la table rassure les consommateurs.« J\u2019ai l\u2019impression que ce virage vers l\u2019achat local va rester.Lorsque les gens ont goûté à des produits locaux avec le contact avec un fermier de famille, les gens ont avantage à le garder près d\u2019eux.Les gens aiment ce qu\u2019ils goûtent et constatent la qualité », estime Jade- Audrey Péloquin.L\u2019appel à l\u2019achat local fait par le gouvernement du Québec en cette période pandémie de la COVID-19 est une consécration pour le Marché de solidarité régionale de l\u2019Estrie.« Ça fait plus de dix ans que l\u2019on fait la promotion de l\u2019achat local.On se prépare déjà à l\u2019après-pan- démie parce que notre modèle est applicable.Le marché de solidarité permet à de petits producteurs de trouver un débouché régulier pour leurs produits », indique David Maurice.Les produits locaux ont la cote La ferme l\u2019Harmonium de Bury a vu ses surplus d\u2019œufs de poule en liberté fondre à un point tel qu\u2019elle peine à fournir sa clientèle avec la production quotidienne, soutiennent les propriétaires Bruno Charpentier-Morin et Jade-Audrey Péloquin.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Alexandre Cardin-Mercier et Catherine Audet sont les heureux propriétaires de la Clé des Champs de Saint-Camille.Ils posent avec leur fille Estelle, deux ans, et le tout petit Armand, 1 mois.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Qu\u2019y a-t-il de plus bénéfique pour le Québec?Encourager ses producteurs, ou de se nourrir exclusivement de produits cultivés à proximité?Avec les différentes stratégies qu\u2019emploient des producteurs pour s\u2019assurer une place en épicerie, certaines nuances doivent être prises en considération, avance Philippe Pagé, directeur général de la Fédération de la relève agricole du Québec.« Certaines grandes marques québécoises vont par exemple fournir les épiceries avec leurs propres produits en saison, par exemple des brocolis.En hiver, elles vont plutôt faire pousser les brocolis ailleurs pour continuer de vendre sous leur bannière.Quand moi je l\u2019achète à l\u2019épicerie, je sais que les profits de l\u2019entreprise restent quand même au Québec.Tout n\u2019est pas noir ou blanc.Il y aura une grande partie de sensibilisation à faire.Au final, le choix appartient au consommateur quand il est à l\u2019épicerie.L\u2019expérience nous prouve que quand les consommateurs décident de quelque chose, la chaîne suit. » JASMINE RONDEAU ACHAT LOCAL OU SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE?« On a un gouvernement qui est très sensible à l\u2019entrepreneuriat et à l\u2019économie.Il y a énormément d\u2019efforts qui sont faits pour développer plusieurs secteurs économiques québécois stratégiques, comme les transports électriques ou l\u2019aérospatiale, mais il n\u2019y a pas cet enthousiasme-là ou ce degré d\u2019accompagnement là pour le milieu agricole », déplore-t-il.Finalement, M. Pagé croit qu\u2019il serait crucial de voir le gouvernement montrer l\u2019exemple.« Il doit intégrer le plus possible des aliments locaux dans les institutions, par exemple les cafétérias de prison, d\u2019écoles et d\u2019hôpitaux.En Estrie, on a beaucoup vu la différence lorsque les agences de santé ont été fusionnées en CIUSSS.Il y a eu une centralisation du pouvoir d\u2019achat dans les grands centres comme Sherbrooke. » CHOIX DE SOCIÉTÉ « La souveraineté alimentaire, ce n\u2019est pas juste une campagne de marketing.On a déjà des outils et des véhicules pour promouvoir l\u2019achat local et c\u2019est super bien, mais si on veut atteindre un niveau de plus, il faut que tout le monde décide d\u2019y mettre du sien.Ce sera un choix de société.Pas juste un plan griffonné sur un coin de table en quelques semaines en temps de pandémie », fait valoir Philippe Pagé.N\u2019empêche que le souhait qu\u2019a exprimé à plusieurs reprises François Legault de voir le Québec plus autonome en termes d\u2019alimentation représente un « très bonne nouvelle » pour l\u2019économie des régions, pour l\u2019environnement et pour la santé de la population, exprime M. Pagé, qui affirme avec fierté se nourrir presque exclusivement de produits québécois.« Effectivement, ça veut dire que je ne mange pas beaucoup d\u2019oranges et de bananes, et l\u2019hiver, je mange beaucoup de légumes racines, parce que c\u2019est ce qui pousse ici.Si les gens sont prêts à acheter local et à encourager les producteurs agricoles québécois, c\u2019est important qu\u2019ils sachent que ça vient avec quelque chose.Ça ne peut pas juste être des vœux pieux et de se dire que tout le monde va se mettre à acheter québécois.Ça va prendre des incitatifs. » RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca LIRE LE POIDS DE NOS CHOIX \u203a M24 SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 6 Merci de continuer de travailler.Merci d\u2019aller au front pour nous soigner.Merci de combattre l\u2019ennemi invisible.Merci de répondre à l\u2019appel.Merci de veiller sur notre santé.Merci de nous soutenir.Merci de nous rassurer.Merci d\u2019être aussi dévoués.Merci d\u2019être là pour nous.Merci d\u2019être nos anges gardiens.Travailleuses et travailleurs du réseau de la santé: 0037207 laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 7 LA LONGUE ROUTE VERS L\u2019AUTONOMIE ALIMENTAIRE J\u2019 étais pas mal convaincue d\u2019avoir coché une variété de tomates italiennes quand j\u2019ai passé ma commande en ligne.Mais bon, faut croire que non.Y avait des tomates cerises, de la tomate à sandwich, un lot de paquets de semis de légumes et de fines herbes, ben des fleurs aussi.Mais pas de tomates italiennes.« Tiens, ce sont les graines de tomates Maria que j\u2019avais récoltées y a deux ans », m\u2019a fièrement lancé ma douce en me tendant un petit pot de verre avec une trentaine de graines à l\u2019aspect douteux.En confinement, t\u2019évites les longs débats qui peuvent déraper, vous l\u2019aurez compris vous aussi, j\u2019ai mis les graines en terre pour lui faire plaisir et saluer une de ses rares initiatives potagères.Fait une quinzaine d\u2019années qu\u2019on fait un potager à la maison, les premiers étés sur le mini terrain de la mini maison dans la mini ville, et depuis près d\u2019une décennie, dans la campagne où on s\u2019est retranché avec des poules, des chèvres, des ânes.Fait donc une quinzaine d\u2019années qu\u2019on s\u2019est mise à rêver à ça, une certaine forme d\u2019autonomie alimentaire.Fait une quinzaine d\u2019années, donc, qu\u2019on avance avec cette idée, de projets en essais, d\u2019essais en erreurs, d\u2019essais aussi en réussites.Des semis tout en même temps, des semis trop tôt, trop tard, un dernier gel sur tes plants de tomates fraîchement transplantés au potager, des chèvres qui sautent la clôture pour se payer la récolte de betteraves et de laitue, des poules qui picorent les tomates bien mûres, des cerises de terre qui lèvent pas de terre.Mais aussi des conserves et des soupers concoctés directement dans le jardin, un peu de salade ici, quelques feuilles de basilic, un peu de concombres, des carottes, de la ciboulette, et du feta gracieuseté des biquettes.« T\u2019sais So, si je devais nourrir ma famille avec mon propre jardin demain, j\u2019aurais aucune idée comment faire, on n\u2019a pas ces connaissances-là. » Lui, c\u2019est un de mes jeunes collègues, en début de semaine, quand on brainstormait ce sujet de dossier dans un de nos millions d\u2019appels conférences de téléjour- nalistes confinés chacun chez soi.Ce n\u2019était pas anodin.Tout est là.Dans la perte du savoir, oui, mais dans la perte du contact, surtout.Quand François Legault a déclaré, puis répété au cours de la dernière semaine son intention de redonner au Québec son autonomie alimentaire, son énoncé parlait beaucoup en sous-texte de notre perte de contact avec notre alimentation, avec les produits, les aliments, leur origine, leur production, avec leurs producteurs.Son énoncé mettait aussi en lumière notre manque de volonté des dernières décennies, une certaine forme d\u2019abandon de nos capacités, alors qu\u2019ils étaient nombreux à appeler à une révision complète de nos façons de faire d\u2019un bout à l\u2019autre de la chaîne alimentaire.Son énoncé plein de bonnes intentions laissait aussi entrevoir la complexité du projet, pas seulement pour des questions de climat, mais surtout en raison d\u2019un système tellement cadenassé de règlementations et de dérè- glementations qu\u2019on ne sait plus avec quelle clé se déchaîner.Redonner son autonomie alimentaire au Québec, ça exigera bien davantage qu\u2019une tarification avantageuse d\u2019Hydro-Québec pour de la production en serres, même si c\u2019est une très joyeuse et inspirante idée.Redonner son autonomie alimentaire au Québec, ça exigera une vue d\u2019ensemble, de la créativité, de la bonne volonté et de la volonté politique, du partage et de la collaboration, une capacité à laisser une place nécessaire aux gros producteurs, indispensables, mais aussi aux petits qui se butent constamment à des règlementations, des quotas, des coûts et des façons de faire sans souplesse.Ça prendra de la place pour tous, pour le citoyen aussi, dans son rôle de consommateur capable d\u2019exiger ses produits québécois sur les tablettes de son supermarché autant que de son marché public, dans sa capacité aussi de payer un prix juste pour un produit d\u2019ici.Ça prendra de la fierté, de l\u2019audace, du savoir et un contact renouvelé avec ce qu\u2019on produit et ce qu\u2019on mange.Là, c\u2019est le temps des semis, pour nos petits potagers respectifs, mais aussi pour notre avenir collectif.C\u2019est le temps de se semer du savoir, du contact, de l\u2019autonomie, et accessoirement, des tomates Maria, parce que oui, les semis ont germé.SONIA BOLDUC CHRONIQUE sonia.bolduc@latribune.qc.ca Des semis et (plus que) de la bonne volonté 0027598 toutchanger.ca L\u2019argent amassé par la Fondation du CHUS permet l\u2019achat de technologies de pointe offrant des traitements moins invasifs contre le cancer.Merci de donner.Vos dons peuvent tout changer.La curiethérapie n\u2019est pas offerte dans la région.- Don de 100$ Louis - Don de 40$ Sarah SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 8 ACTUALITÉS Des assouplissements sont au programme avant la fin de la première vague cet été CATHERINE LÉVESQUE La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Le premier ministre Justin Trudeau croit que de nombreux « assouplissements » sont à prévoir d\u2019ici la fin de la première vague de la COVID-19.Selon les prévisions du fédéral dévoilées jeudi, cette première vague pourrait prendre fin d\u2019ici cet été si l\u2019épidémie est maîtrisée.Divers secteurs de l\u2019économie pourraient donc reprendre leurs activités dans les prochains mois, mais il n\u2019y aura pas de retour complet à la normale jusqu\u2019à ce qu\u2019un vaccin soit trouvé contre le virus.M. Trudeau avertit que la première vague devrait être « la plus grave » et c\u2019est seulement après qu\u2019on pourra assouplir certaines règles.« Plus de gens pourront peut-être aller au travail, les écoles vont peut- être recommencer à reprendre (leurs activités), l\u2019activité économique pourrait reprendre, mais ça va être fait de façon à maximiser nos précautions et à minimiser nos risques d\u2019autres propagations », a-t-il dit, en pesant ses mots.D\u2019ici là, le Canada devrait avoir développé de meilleurs protocoles sur le dépistage et devrait avoir les capacités technologiques de mieux suivre les contacts des personnes infectées, a-t-il ajouté.Mais M. Trudeau avertit qu\u2019on aura à vivre avec « certaines mesures » même pendant l\u2019automne.M. Trudeau dit qu\u2019il espère ne jamais avoir à invoquer la Loi sur les mesures d\u2019urgence dans la crise de la COVID-19.Ce sujet était à l\u2019ordre du jour lors de sa discussion avec les premiers ministres des provinces et des territoires, jeudi soir.Vendredi, M. Trudeau a souligné que cette loi n\u2019était pas nécessaire pour le moment, mais qu\u2019elle pourrait le devenir pour faciliter la distribution de matériel médical entre autres.PARLEMENT RAPPELÉ SAMEDI La Chambre des communes et le Sénat ont été rappelés exceptionnellement samedi pour adopter le programme de subventions salariales de 75 % pour les entreprises.Certaines entreprises ont déjà commencé à réembaucher leur personnel dans l\u2019attente de ces subventions.En attendant le feu vert du Parlement, M. Trudeau a fait valoir que certaines entreprises peuvent déjà appliquer auprès de leurs institutions financières pour le Compte d\u2019urgence pour les entreprises canadiennes.Ce programme permettra d\u2019offrir des prêts sans intérêt pouvant atteindre 40 000 $ aux petites entreprises et aux organismes à but non lucratif qui ont vu leurs revenus diminuer en raison de la pandémie de la COVID-19.Après la séance au Parlement, M . T r u d e a u p r e n d r a c o n g é dimanche et lundi pour passer du temps avec sa famille.Il y a 21 243 cas confirmés et probables décelés par les t e s t s a d m i n i s t r é s a u C a n a - da.La COVID-19 a provoqué jusqu\u2019à maintenant la mort de 528 Canadiens.Trudeau veut lâcher du lest MIA RABSON La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Même si sa priorité demeure de distribuer plus de 100 milliards $ en aide d\u2019urgence, le gouvernement fédéral est en train de planifier discrètement la sortie de crise à plus long terme.Son plan encore embryonnaire reprend en partie la stratégie économique qui se dessinait avant que la COVID-19 ne chamboule tout, avec un budget fortement axé sur les changements climatiques.« Lorsque la reprise commencera, le Canada pourra bâtir une économie plus forte et résiliente en investissant dans un avenir plus propre et sain pour tous », a déclaré Moira Kelly, porte-parole du ministre de l\u2019Environnement Jonathan Wilkinson.La ministre des Femmes et de l\u2019Égalité des genres, Maryam Monsef, expliquait dans une récente entrevue que la réponse du gouvernement compte trois volets, à commencer par l\u2019aide directe aux citoyens, puis le soutien aux entreprises.« En même temps, nous posons des balises pour que, quand il sera temps de commencer le nettoyage et la reprise économique et communautaire, mon équipe ait préparé une ébauche de la marche à suivre », a-t-elle exposé.Certains ministres dont les portefeuilles sont moins sollicités dans le cadre de la lutte à la pandémie examinent de plus près la situation sur le long terme.Parmi eux figurent le ministre de l\u2019Environnement, Jonathan Wilkinson, et la ministre de l\u2019Infrastructure, Catherine McKenna.Avant la COVID-19, tous deux jouaient un rôle de premier plan dans la préparation du budget fédéral, qui devait constituer en quelque sorte une mise de fonds pour l\u2019atteinte de la carboneutra- lité d\u2019ici 2050 \u2014 une promesse électorale des libéraux.Le climat à l\u2019avant-plan de la stratégie fédérale 0033616 0037546 Inscription GRATUITE à petitsentrepreneurs.ca L\u2019ENTREPRENEURIAT! Cultiver En cette période d\u2019incertitude, souhaitons que la fête de Pâques 2020 devienne un rayon d\u2019espérance au cœur des personnes qui souffrent.Le Christ est ressuscité Alelluia! Alelluia! Célébrons la victoire de la vie sur la mort.Joyeuse Pâques! Luc Cyr Archevêque de Sherbrooke Suivez nos célébration en ligne diocesedesherbrooke.org @diocesesherbrooke laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 9 QUÉBEC \u2014 Le premier ministre François Legault a annoncé que 25 nouveaux décès reliés à la COVID-19 ont été déplorés dans les dernières 24 heures.Cela porte le bilan à 241 sur le territoire québécois.Le nombre de nouveaux cas s\u2019élève à 11 677, une hausse de 765 par rapport à la veille.Le nombre d\u2019hospitalisations semble s\u2019être stabilisé.Cinquante-quatre personnes ont été admises dans un centre hospitalier, portant le total à 733.Signe encourageant : le nombre de personnes transférées dans les unités de soins intensifs a diminué de 10.On recense actuellement 186 patients dans ces unités.LA PRESSE CANADIENNE 25 nouveaux décès au Québec PATRICE BERGERON La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 Le gouvernement ca- quiste n\u2019écarte pas un retour en classe avant le 4 mai.C\u2019est ce qu\u2019a laissé entendre le premier ministre François Legault à sa mise à jour quotidienne sur la lutte au coronavirus, vendredi, au Parlement.« C\u2019est plus que sérieux, on n\u2019exclut pas de rouvrir les écoles et les garderies avant le 4 mai, on va suivre ça, il n\u2019y a rien de décidé encore, on va suivre ça jour après jour », a-t-il déclaré.M. Legault a invoqué le fait que les enfants sont moins à risque d\u2019avoir des complications liées au corona- virus.Mais il faudra s\u2019assurer que les enfants ne côtoient pas leurs grands-parents, a-t-il ajouté.Par ailleurs, il estime que le Québec est en train d\u2019atteindre le sommet de la courbe épidémique, qui serait « moins haute qu\u2019ailleurs, moins haute qu\u2019anticipé ».Il a tenu à souligner que les statistiques se font encourageantes.« Le nombre de personnes hospitalisées et aux soins intensifs se stabilise encore », a-t-il indiqué.« Les beaux jours s\u2019en viennent », a ajouté le premier ministre, en laissant présager une « renaissance » pour la province.« Je pense qu\u2019on va sortir grandis de cette épreuve.Plus unis, plus forts », a-t-il déclaré aux côtés de la ministre de la Santé, Danielle McCann et du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.« RÉSULTATS EXCEPTIONNELS » Ce dernier a également salué des « résultats exceptionnels », tout en mettant en garde contre une levée trop rapide des mesures de distanciation sociale.La crise est effectivement loin d\u2019être terminée, tandis que la COVID-19 continue de frapper fort dans les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) et les divers types de centres privés pour aînés.Entre-temps, les hôpitaux ont reçu la consigne de cesser de transférer des patients vers les CHSLD, où la plupart des décès ont été constatés.François Legault maintient que cette pratique était nécessaire pour libérer des lits dans le réseau de la santé.« Il n\u2019y a pas personne qui a subi des conséquences négatives de ces transferts, sur la qualité des services qui ont été donnés, soutient- il.C\u2019était correct de le faire. » «?Les beaux jours s\u2019en viennent?» Lors de sa mise à jour quotidienne, vendredi, le premier ministre François Legault a tenu à souligner que les statistiques se font encourageantes.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT Legault envisage un retour en classe le 4 mai La vaste majorité des pertes de vie enregistrées à ce jour au Québec touchent des personnes âgées de 70 ans et plus.0037742 contactez-nous ! Peu importe le contexte économique actuel, vous pouvez compter sur le CTEQ! Nos services sont maintenus.INFORMATION FORMATION MAILLAGE COORDINATION RÉFÉRENCEMENT COORDINATION CTEQUEBEC.COM 1 844 200-2837 #1000 SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 10 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La situation est difficile dans les CHSLD où « les listes d\u2019attente sont perpétuelles », indique le commissaire aux plaintes et à la qualité des services du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS Denis Beaulieu.« Les gens vivent de plus en plus vieux, avec des problèmes de santé de plus en plus importants.On retrouve de plus en plus de problématiques complexes de démence, de troubles du comportement sévères », explique M. Beaulieu.« À Sherbrooke, il faudra des projets de construction.On ne pourra pas continuer éternellement avec des mesures qui devaient être temporaires et qui finissent par être permanentes », ajoute M. Beaulieu.Dans les CHSLD, « il faut vivre avec les bâtisses actuelles, qui ne sont pas flexibles.Comment ajouter dix lits dans une installation sans s\u2019embarquer dans des constructions qui prennent des années?Je comprends la difficulté.Mais les locaux qui sont adaptés pour devenir des chambres doivent quand même refléter un bon milieu de vie » met en garde Denis Beaulieu.Au fil du temps, on a donc transformé des « salons des familles » et d\u2019autres locaux du genre en chambre pour résidents.Ces mesures devaient être temporaires \u2013 quelques semaines durant la période hivernale par exemple.« Mais ce sont des solutions qui sont devenues permanentes.Les listes d\u2019attente sont perpétuelles », indique-t-il.La situation est particulièrement problématique à Sherbrooke.« Même en développant des places à l\u2019interne, il y a des limites à ça. » « En contrepartie, il y a des locaux qui étaient utilisés à d\u2019autres fins et qui étaient très utiles, et qui ne peuvent plus l\u2019être, comme les salons des familles, les chambres de convalescence et les chambres de fin de vie », indique-t-il.Rappelons qu\u2019il y a en ce moment deux projets de nouvelles constructions de CHSLD désuets, à Lac- Mégantic et à Magog, et tous les deux sont retardés pour différentes raisons.En février, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a annoncé que la région sociosanitaire de l\u2019Estrie aurait droit à 156 places en « maison des aînés » pour des usagers en « perte d\u2019autonomie modérée » et 72 places en maisons alternatives, dont la mission est de recevoir une clientèle adulte ayant des besoins spécifiques.Le gouvernement de la CAQ a promis de créer 2600 nouvelles places d\u2019ici deux ans au Québec dans le cadre de la mise sur pied des nouvelles maisons des aînés et maisons alternatives, un engagement de 2,6 milliards $.Sherbrooke a besoin de nouvelles places en CHSLD La transformation de salons en chambres d\u2019hébergement doit être une mesure temporaire dans les CHSLD, mais cela est trop souvent devenu une solution permanente à cause des listes d\u2019attente perpétuelles pour obtenir une chambre en CHSLD, indique le commissaire aux plaintes et à la qualité des services du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE « Mais ce sont des solutions qui sont devenues permanentes.Les listes d\u2019attente sont perpétuelles. » \u2014 Denis Beaulieu Propriétaires forestiers, soyez prêts pour la prochaine saison.Trouvez votre forestier de famille! Trouvez votre conseiller forestier sur forestierdefamille.com Courez la chanc e de gagner une visite conse il d\u2019une valeur d e 350 $ Des professionnels près de chez vous Un réseau de conseillers forestiers est à l\u2019oeuvre pour guider les propriétaires de boisés désireux de faire réaliser : \u2022 un plan d\u2019aménagement forestier; \u2022 une plantation d\u2019arbres forestiers; \u2022 des travaux de récupération d\u2019arbres affectés par une épidémie d\u2019insectes ou des vents violents; \u2022 des éclaircies permettant d\u2019améliorer les peuplements; \u2022 la réfection de chemins forestiers; \u2022 la délimitation des milieux forestiers sensibles.Un soutien financier disponible Une mesure de remboursement des taxes foncières pour les producteurs forestiers, offerte par le gouvernement du Québec, soutient la réalisation de travaux d\u2019aménagement forestier.Ce soutien permet d\u2019obtenir un remboursement allant jusqu\u2019à 85% du montant des taxes payées pour la partie boisée d\u2019un lot, en échange de travaux d\u2019aménagement forestier réalisés sur la propriété.Cette mesure reconnaît une gamme de travaux sous la supervision d\u2019un ingénieur forestier.Le propriétaire doit posséder un boisé de 4 hectares et plus, et s\u2019enregistrer comme producteur forestier.réseau de conseillers forestiers est à l\u2019oe vre pou guider les propriétaires de boisés désireux de faire réaliser : Pâques 2020 sera INOUBLIABLE Laissez nos entreprises gourmandes prendre soin de tout, prendre soin de vous! Chocolat, viennoiseries, fine cuisine et plus encore destinationsherbrooke.com 0037830 0027024 laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 11 MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les plaintes ont été en hausse en 2018-2019 au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS et augmenteront encore en 2019-2020.Quatre secteurs d\u2019activités sont considérés comme particulièrement vulnérables dans l\u2019établissement : les services aux jeunes, l\u2019hébergement en CHSLD, les services en psychiatrie et la maltrai- tance envers les aînés et les personnes majeures en situation de vulnérabilité.C\u2019est ce qui ressort du dernier rapport de Denis Beaulieu, le commissaire aux plaintes et à la qualité des services du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.« On remarque une augmentation des plaintes médicales, tant du côté des soins et services que du côté des relations interpersonnelles », indique Denis Beaulieu.Cette augmentation du nombre de plaintes du côté des relations interpersonnelles, qui est constante depuis quelques années, a d\u2019ailleurs donné lieu à un plan d\u2019action pour améliorer les rapports interpersonnels au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS « dans une vision élargie ».« L\u2019organisation met un effort c o n s t a n t s u r l e s r e s s o u r c e s humaines.Il y a eu par exemple l\u2019adoption d\u2019une politique de la civilité », nomme en exemple Denis Beaulieu.« Il y a aussi des projets-pilotes qui vont voir le jour dans certaines salles d\u2019urgence.Évidemment, comme il y a, dans les salles d\u2019urgence, des gens malades, qui souffrent, qui attendent, qui sont inquiets, il y a plus de risques d\u2019y avoir des problèmes.Le personnel doit intervenir pour donner davantage d\u2019information et apaiser la clientèle.À certains endroits par exemple, on peut voir le temps d\u2019attente sur des télévisions.Il faut aussi qu\u2019on rende le wifi disponible.Il y a des gens avec des téléphones, mais plusieurs aussi ont des tablettes sans accès à internet.Pour occuper les gens, il faut qu\u2019on crée des environnements physiques et technologiques intéressants », indique Denis Beaulieu.SECTEUR JEUNESSE Parmi les quatre secteurs les plus vulnérables de l\u2019Estrie, on retrouve celui de la jeunesse.Rappelons que la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a d\u2019ailleurs été mise sous tutelle par le ministre de la Santé et des Services sociaux le 5 mars dernier.« Ce qu\u2019on constate à travers les plaintes, c\u2019est une difficulté à recruter.C\u2019est un secteur d\u2019activité très difficile.Ce n\u2019est pas n\u2019importe qui qui peut aller travailler là, car on est confrontés à de la négligence.Plus que jamais, ça met en lumière que c\u2019est toute la société qui doit travailler à la protection de l\u2019enfance.Ça prend des actions globales », explique M. Beaulieu.La situation en santé mentale a aussi défrayé la manchette à de multiples reprises au cours des deux dernières années.De nombreuses plaintes provenaient d\u2019ailleurs de patients hospitalisés au département de psychiatrie à l\u2019Hôtel-Dieu.« C\u2019est un milieu très difficile.D\u2019abord, l\u2019environnement physique n\u2019est plus adapté.L\u2019urgence psychiatrique est petite, c\u2019est cloisonné.Des gens qui souffrent d\u2019une dépression sévère côtoient des gens en psychose\u2026 Ça crée un environnement propice à rendre les gens dans un état instable », indique Denis Beaulieu.« Les risques de désorganisation sont importants, d\u2019où l\u2019importance d\u2019utiliser les meilleures techniques d\u2019intervention.D\u2019ailleurs, l\u2019équipe désignée pour répondre aux codes blancs a gagné un prix récemment au Gala d\u2019excellente du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Il y a les contentions physiques spécialisées.Mais avant ça, il y a des signes de la désorganisation et c\u2019est là l\u2019importante d\u2019utiliser les bonnes façons d\u2019intervenir », ajoute M. Beaulieu.« I l a u r a d e s p r o g r a m m e s pour améliorer les relat ions interpersonnelles, les manifestations de compassion\u2026 » insiste-t-il.LES « SOINS INTENSIFS » EN SANTÉ MENTALE Depuis la publication de son dernier rapport, le commissaire aux plaintes et à la qualité des services du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS a vu apparaître très clairement un nouveau secteur vulnérable : la direction des déficiences intellectuelles et des troubles du spectre de l\u2019autisme (DI-TSA), notamment à cause de la problématique des listes d\u2019attente.« C\u2019est un secteur d\u2019activité très particulier, où il y a entre autres des troubles du comportement sévères et difficilement contrôlables », met- il en contexte.C\u2019est pourquoi les résidences en assistance continue (RAC) du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS sont maintenant sur le radar de l\u2019équipe de Denis Beaulieu.Les RAC sont en quelque sorte les « soins intensifs » des résidents atteints de déficience intellectuelle ou de troubles du spectre de l\u2019autisme et souffrant de troubles graves du comportement.« Le défi est important là aussi, et le CIUSSS a un projet pour consolider les RAC.Le défi est de trouver des endroits sécuritaires, avec des matériaux sécuritaires », indique-t-il.Les défis pour le CIUSSS de l\u2019Es- trie-CHUS sont grands.Heureusement, « il y a plein de belles actions qui se font malgré les immenses défis qu\u2019il y a dans le réseau de la santé ».« Il y a plein de belles choses inno- vantes qui se font, la recherche se poursuit, les gens sont encore motivés, il y a plein de gens qui trouvent le moyen de développer des outils, qui développent des projets en les tenant à bout de bras, et c\u2019est très inspirant et motivant », souligne Denis Beaulieu.AU CIUSSS DE L\u2019ESTRIE-CHUS Plus de plaintes année après année Denis Beaulieu est commissaire aux plaintes et à la qualité des services au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU 0037928 SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 12 OPINIONS DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca L a suspension des chantiers de construction jusqu\u2019au 4 mai, en raison de la pandémie de la COVID-19, et l\u2019échéance du 1er juillet représentent un véritable casse-tête non seulement pour les entrepreneurs en bâtiments mais aussi pour les locataires sherbrookois qui n\u2019ont pas renouvelé leur bail et prévoyaient déménager.C\u2019est un euphémisme de dire qu\u2019il y a beaucoup d\u2019inquiétude chez les organismes de soutien aux locataires à faible revenu, qui s\u2019attendaient déjà à une situation difficile en raison d\u2019un taux d\u2019inoccupation de seulement 2,3 % à Sherbrooke.Sans compter qu\u2019une quarantaine de logements sociaux ne seront pas prêts pour le 1er juillet.La pandémie actuelle risque d\u2019exacerber les choses, au point où l\u2019Association des locataires de Sherbrooke évoque une « catastrophe » et demande au gouvernement Legault de geler les baux actuels pour éviter que des gens se retrouvent dans la rue le 1er juillet, de même qu\u2019une aide financière pour les locataires.Selon son porte-parole, Normand Couture, la situation est sans issue pour nombre de ménages à faible revenu qui louent dans le privé, d\u2019autant plus qu\u2019en raison des règles de distanciation sociale, on ne peut visiter de logements, ce qui rend la recherche quasi impossible.Bref, ce n\u2019est rien de nouveau, mais les ménages à faible revenu risquent de faire les frais d\u2019une crise, cette fois socio-sanitaire, plus que les autres.Selon les chiffres de l\u2019Association des professionnels de la construction et de l\u2019habitation du Québec (APCHQ), le nombre de logements locatifs en construction dans la région de Sherbrooke (incluant le coopératif) était de 1154 au 31 mars, auquel s\u2019ajoutent 374 unités unifamiliales et copropriétés.De l\u2019ensemble de ces logements, 350 devaient être livrés en avril, mai Crise appréhendée et juin, indique le vice-président principal affaires-publiques de l\u2019APCHQ, François Bernier, qui anticipe évidemment des retards.À titre d\u2019exemple, la Coopérative des Grandes Familles, un projet de 19 logements dans le secteur d\u2019Ascot, craint que les unités ne puissent être livrées pour le 1er juillet et qu\u2019une centaine de personnes se retrouvent sans toit, puisque les familles avaient annoncé à leur propriétaire actuel qu\u2019elles déménageaient.L\u2019Office municipal d\u2019habitation a pour sa part deux projets, un de 24 unités de logements abordables pour les grandes familles, les Habitations des Pins, rue de Lavigerie, et un autre de 26 unités pour les 50 ans et plus dans l\u2019arrondissement de Lennoxville qui, tous deux, risquent fort de ne pas être complétés pour le 1er juillet.Le vice-président de l\u2019OMH, Pierre Avard, s\u2019inquiète pour la reprise des travaux, mais se console en sachant que les unités n\u2019avaient pas encore été allouées et que les futurs locataires n\u2019avaient pas résilié leur bail actuel.La solution passe évidemment par une reprise des travaux de construction, au moins dans le secteur résidentiel.C\u2019est ce que demande l\u2019APCHQ qui n\u2019attend qu\u2019un signal du gouvernement Legault pour redémarrer, alors que 10 000 unités de logement doivent en principe être livrées en avril, mai et juin au Québec.« Il faut trouver les moyens de les parachever, sinon des gens seront à la rue; mais on veut le faire dans le respect des règles sanitaires », explique François Bernier.Pour ce faire, l\u2019APCHQ a élaboré un guide des bonnes pratiques sanitaires.La députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie, presse elle aussi le gouvernement de permettre la réouverture des chantiers de construction dans le secteur résidentiel.Elle dit recevoir de plus en plus d\u2019appels de personnes désemparées qui n\u2019ont pas renouvelé leur bail actuel et craignent de se retrouver dans la rue.À moins de trois mois de l\u2019échéance du 1er juillet, Québec doit entendre le message et permettre la reprise des chantiers résidentiels pour éviter une autre crise : celle du logement.0029772 0034722 0037986 Vos escaliers limitent vos déplacements et vos aires de vie?Il existe des solutions simples et accessibles pour vous aider à jouir pleinement de toute votre maison.Accrédités PAD, SAAQ et CNESST Résidentiel et commercial 819 658 222 OU1 844 35 8228 ENTRETIEN \u2022 INSTALLATION RÉPARATION www.elevaction.ca 500$ PLUSIEURS PRODUITS D\u2019AIDE À LAMOBILITÉ plateforme élévatrice, lève-personne, ouvre-porte, siège de bain, chaise d\u2019escalier, ascenseur, etc.de rabais sur nos chaises d\u2019escalier Siena 5555, route 112, Ascot Corner.Nos nouveaux bureaux à 5minutes de Sherbrooke.PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com Natur-Santé 733, boul.Frontenac Ouest, bureau 104, Thetford Mines 418 334-1071 L\u2019ALVÉOL 104, rte du Président- Kennedy # 100, Lévis Commandes postales 418 833-5933 1 877 833-5933 Fermé dimanche et lundi Service de naturopathe L\u2019ALVÉOL 2622, rue King Ouest, Sherbrooke (à l\u2019arrière de l\u2019édifice 2630) 819 823-3322 Fermé mercredi et dimanche L\u2019ALVÉOL 227, rue Principale O., Magog Commandes postales 819 868-3368 1 877 511-3368 Fermé mercredi et dimanche .quebec 2 pour 1 En vigueur du 20 au 26 mars 2020.Jusqu\u2019à épuisement des stocks.Lignes ouvertes : Santé en direct avec Johanne Verdo, samedi de 8 h à 10 h, sur Radio V.M.ActiVitéS neRVeuSeS épuiSeMent Le plexus solaire est un important réseau de nerfs situé derrière l\u2019estomac et devant l\u2019aorte, à quelques centimètres sous le sternum.C\u2019est l\u2019un des centres énergétiques les plus importants de notre organisme.C\u2019est là que se concentrent les sources importantes de nos activités nerveuses, vulnérables à l\u2019épuisement.Le relâchement du plexus peut-être provoqué par une bonne stimulation du bout des doigts.La stimulation du plexus solaire permet de favoriser le «lâcher prise» mental et de dynamiser physiquement tout votre organisme.Quelques séances de stimulation du plexus solaire avec la crème réflexe plexus vous apporteront une sensation de répit, de bien être des plus agréables.Essayez, vous verrez bien! Utilisez le langage des mains avec la crème plexus, puis respirez profondément à quelques reprises, de façon à susciter un répit\u2026 Cette intervention ponctuelle vous permettra d\u2019entretenir chez-vous l\u2019état de dynamisme dans l\u2019action.Un direct en douceur, au coeur de l\u2019énergie. laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 13 Niveaux de service et consignes COVID-19 Consultez l\u2019aide-mémoire à l\u2019endos de votre calendrier des collectes pour bien trier vos matières recyclables ou questionnez l\u2019outil Ça va où?à recupestrie.com.La collecte des trois bacs est maintenue selon le nouveau calendrier de collecte.Véri?ez également si votre journée de collecte a changé à sherbrooke.ca/collectes.Collectes des matières recyclables, compostables et des déchets Bacs de déchets Déposez les mouchoirs contaminés et les masques, lingettes* et gants souillés dans des sacs bien fermés, puis placez-les dans votre bac de déchets.1 Bacs pour matières compostables Durant la pandémie de la COVID-19, Recyc-Québec vous recommande de déposer plutôt vos mouchoirs dans votre bac à déchets.Voir les explications dans le point suivant.Bac pour matières recyclables Souvenez-vous : les seules matières acceptées dans ce bac sont : \u2022 Le papier.\u2022 Le carton.\u2022 Les sacs de plastique regroupés dans un sac de plastique noué.\u2022 Les contenants de plastique numérotés 1, 2, 3, 4, 5, 7 et leurs couvercles.\u2022 Les contenants de verre et leurs couvercles.\u2022 Les contenants de métal.Écocentres Les écocentres sont présentement fermés.D\u2019ici leur réouverture, conservez à la maison toutes vos matières destinées à l\u2019écocentre : matériaux de construction, branches, résidus domestiques dangereux, équipements électroniques désuets, etc.Centre de transfert Le centre de transfert et le site de Bury de Valoris sont fermés à la population.Conservez vos résidus encombrants à la maison.Vous pourrez les apporter au centre de transfert ou avoir recours à la collecte des résidus encombrants lorsque la situation sera rétablie.Boîtes de dons de vêtements Les boîtes de dons sur le territoire de Sherbrooke sont présentement inaccessibles.Conservez vos dons à la maison jusqu\u2019à ce que les activités des organismes de réemploi reprennent.Contenants consignés Pour limiter vos déplacements, gardez idéalement vos contenants consignés à la maison jusqu\u2019à ce que la situation soit rétablie.Sinon, pro?tez d\u2019un déplacement essentiel (ex.: à l\u2019épicerie) pour vous défaire de vos contenants consignés.Avant de vous déplacer, véri?ez si votre épicerie les accepte en ce moment.1 Sacs réutilisables Si vous utilisez des sacs réutilisables, lavez-les à fréquence régulière et prenez les précautions d\u2019usage pour réduire le risque de contamination.1 Si vous souhaitez continuer d\u2019utiliser vos sacs réutilisables dans les commerces qui les acceptent, emballez vous-mêmes vos produits pour limiter la manipulation et la propagation du virus.2 Sources : 1 Recyc-Québec, 2 MAPAQ.* Les lingettes vont à la poubelle et non pas dans les toilettes.BIEN GÉRER VOS MATIÈRES RÉSIDUELLES 0037927 SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 14 ACTUALITÉS Quatre questions de confinement O n a beau se dire que « ça va bien aller » et coller des arcs-en-ciel dans nos fenêtres, la crise de la COVID-19 est éprouvante.On est cloîtré à la maison.On ne peut plus socialiser et bouger comment avant.On travaille avec les enfants qui se picossent en arrière- plan.Et on peut facilement passer nos journées devant des écrans à angoisser sur l\u2019évolution de la pandémie ou à se comparer à nos amis Facebook qui ont l\u2019air tellement épanouis malgré tout.Avec ma blonde et mes enfants, on s\u2019est fait une liste de quatre questions quotidiennes pour nous rappeler comment rester sains d\u2019esprit pendant le confinement.Les voici.QUI AI-JE APPELÉ?Le confinement nous empêche de voir nos familles, nos amis et nos collègues \u2014 sauf si on les croise par hasard l\u2019autre côté de la rue.Ces jours-ci, personne n\u2019est à l\u2019abri de l\u2019isolement social, notamment les 1,2 million de Québécois qui vivent seuls.Or, des scientifiques ont établi que l\u2019isolement social nous fait courir le même genre de risque pour notre santé que si on fumait jusqu\u2019à 15 cigarettes par jour.C\u2019est le temps où jamais de se servir du téléphone.Au moins une fois par jour, on prend l\u2019appareil \u2014 ou Skype, Zoom ou Facetime \u2014, et on appelle nos proches, mais aussi des gens avec qui on n\u2019a pas parlé depuis longtemps.Un ami m\u2019a dit : « je n\u2019ai jamais parlé autant au téléphone ».Pourquoi pas vous?Qui sait, vous rétablirez peut-être même le contact avec de vieux amis.DE QUELLE FAÇON AI-JE BOUGÉ?Le gym est fermé, les enfants ne peuvent plus aller dans les modules de jeux, on ne peut même pas jouer au hockey dans la ruelle.La tentation de faire la patate sur le divan est forte.Mauvaise idée : selon l\u2019Organisation mondiale de la santé, la sédentarité renforce toutes les causes de mortalité, double le risque de maladies cardiovascu- laires, de diabète et d\u2019obésité et augmente les risques de dépression et d\u2019anxiété, entre autres.Malgré le confinement, il reste plein de façons de bouger.Idéalement, allez dehors \u2014 le contact avec la nature fait du bien.Marchez, courez, faites du vélo.Mais respectez vos deux mètres de distance.Sinon, faites une petite routine d\u2019exercices à la maison, du yoga en ligne ou pelletez la neige qui reste dans votre entrée \u2014 n\u2019importe quoi qui fait pomper votre cœur.QU\u2019EST-CE QUE J\u2019AI RÉALISÉ?Un Tweet que j\u2019ai lu récemment d\u2019un humoriste américain : « Il est important de garder un semblant de routine quotidienne dans ces moments difficiles, donc je vais regarder mon téléphone, me masturber, ne pas sortir, et parfois prendre une guitare et la reposer immédiatement ».C\u2019est un des paradoxes de l\u2019être humain : notre instinct de conservation de l\u2019énergie tend à l\u2019oisiveté, mais on est plus heureux quand on est occupé.Alors, si vous vous retrouvez avec beaucoup de temps libre à la maison, vaut mieux se fixer au moins un objectif pour la journée.Aujourd\u2019hui, je vais repiquer mes semis.Aujourd\u2019hui, je vais faire du pain.Aujourd\u2019hui, je vais réparer mon vélo.C\u2019est plus exigeant que de regarder une série sur Netflix, mais beaucoup plus satisfaisait.COMMENT AI-JE RELAXÉ?Ah non, j\u2019ai des symptômes, est- ce que j\u2019ai contracté la COVID-19?Combien de temps va durer le confinement?Comment vais-je survivre au télétravail avec les enfants à la maison?La crise du coro- navirus est un pipeline de stress.Or, une surexposition au cortisol \u2014 l\u2019hormone du stress \u2014 peut malmener notre corps : problèmes digestifs, maux de tête, problèmes de concentration, sommeil perturbé, anxiété, dépression.D\u2019où la nécessité d\u2019apprendre à relaxer.En la matière, un de vos meilleurs alliés est la respiration profonde.C\u2019est un moyen éprouvé de se calmer le système nerveux.Inspirez par le nez en comptant jusqu\u2019à quatre, puis expirez jusqu\u2019à six.Sinon, évadez-vous : lisez, regardez un film, écoutez de la musique.On ne peut pas toujours être productif.MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com NOUS, LES HUMAINS SHERBROOKE AU BOUT DU FIL 819 823-8000 NOUVELLES MESURES Lundi au vendredi, de 8 h à 20 h Samedi et dimanche, de 9 h à 16 h 24 h / 7 j Requêtes travaux publics 819 821-5858 laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 15 M a tante m\u2019a raconté une drôle d\u2019histoire.L\u2019autre jour, elle est allée à la pharmacie au lieu de demander à ma cousine de faire ses emplettes pour elle.À l\u2019entrée, un garde de sécurité lui a fait les gros yeux.De gros yeux, comme lorsqu\u2019on gronde un enfant de 5 ans.Avez-vous plus de 70 ans?lui a-t- il demandé.Oui, a répondu ma tante.« Vous ne pouvez pas entrer, lui a-t-il dit sur le ton du reproche.Faites votre commande en ligne et on ira vous la livrer.» Ma tante a rebroussé chemin sans rouspéter.De toute manière, elle n\u2019avait plus envie d\u2019entrer.À cause des gros yeux.Elle est revenue à la maison.Avec son amoureux, ils ont fait leur commande en ligne.La commande est arrivée le jour même.Si c\u2019était correct?« En gros, oui.À part qu\u2019ils nous ont apporté de la vitamine C au lieu de la vitamine D », a regretté ma tante.Rien de grave, dans le fond.À part les gros yeux.Pourquoi les gros yeux?Je voudrais juste rappeler que personne n\u2019a choisi ce qui nous arrive.Surtout pas les « vieux » qui font les frais de la situation plus que les autres.L\u2019autre jour, c\u2019était à l\u2019émission Bonsoir, bonsoir, l\u2019animateur jasait avec la comédienne Marie Tifo et son mari Pierre Curzi, tous deux confinés par la force des choses.Devinez de quoi ils ont parlé?Bien oui.Et Marie Tifo de s\u2019ébahir à un moment donné : « Quand le premier ministre a annoncé que les gens de 70 ans devaient être confinés, nous, tout d\u2019un coup, on s\u2019est rendu compte qu\u2019on était devenus vieux.» Notez la formulation : « devenus » vieux.Depuis quelques semaines, tous les gens de 70 ans et plus au Québec sont « devenus » vieux.Ça s\u2019est fait presque du jour au lendemain.Sans préavis.Les « devenus vieux », comme Marie Tifo, comme Pierre Curzi, comme ma tante qui est autonome et dans une forme resplendissante, ont été confinés chez eux.Pour leur bien, évidemment.Et même si le confinement forcé des « devenus vieux » m\u2019apparaît comme une triste nécessité, c\u2019est une mesure qui frappe très injustement les aînés.Le couple Tifo-Curzi fait partie des privilégiés qui habitent la campagne et disposent d\u2019un grand terrain pour vivre leur confinement.Ma tante n\u2019a pas à se plaindre non plus.Mais je jasais cette semaine avec Madeleine Guèvremont, présidente de la FADOQ de Buckingham.L\u2019organisme a téléphoné à tous ses membres de 70 ans et plus, un par un, pour prendre de leurs nouvelles.Sept cents appels au total.Elle m\u2019a parlé d\u2019un monsieur qui habite seul dans une résidence pour aînés.Son balcon donne au nord.« Il ne voit plus jamais le Soleil », dit-elle.Non seulement les vieux sont ceux qui souffrent le plus du confinement, ils seront aussi les derniers à en sortir.Puisqu\u2019il faudra bien relancer l\u2019économie un jour, les plus jeunes retourneront travailler.Les enfants reprendront l\u2019école.« Oui, il y a des risques qu\u2019ils soient infectés, a convenu le premier ministre Legault.Mais les risques qu\u2019il y ait des conséquences graves sont très faibles.» Quand les entreprises rouvriront leurs portes, les plus jeunes « devront faire très attention de ne pas s\u2019approcher de nos aînés », a rappelé le premier ministre.Le vieux monsieur sur son balcon n\u2019a pas fini de s\u2019ennuyer du Soleil.Je ne remets pas en question les décisions de la santé publique.À voir les vieux tomber comme des mouches dans les CHSLD, le confinement est une triste nécessité.D\u2019ailleurs, j\u2019ai exhorté ma tante à rester chez elle.Mais, de grâce, les gros yeux, laissez donc faire.Les vieux sont les premières victimes de cette pandémie.Faut pas les faire suer en plus.Les gros yeux Depuis quelques semaines, tous les gens de 70 ans et plus au Québec sont «devenus» vieux.\u2014 PHOTO 123RF PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com 0037970 SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 16 ACTUALITÉS BRIGITTE TRAHAN Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019impact du confinement des personnes de 70 ans et plus pourrait avoir un impact extrêmement négatif, à moyen terme, tant sur leur santé psychologique que physique.« Les personnes vivant seules courent de quatre à cinq fois plus de risques de se faire hospitaliser, signale l\u2019organisme Les Petits frères en se basant sur un rapport du Conseil national des aînés.En fait, selon divers rapports scientifiques sur la question, l\u2019isolement « affecte l\u2019activité neuroen- docrine, causant l\u2019inflammation et une baisse du système immunitaire.Elle augmente de 60 % les risques de démence et de régression cognitive de même que les risques de mortalité.L\u2019isolement serait aussi dangereux pour la santé que l\u2019obésité, l\u2019alcoolisme et le tabagisme.Il est également associé à des niveaux supérieurs de dépression et de suicide.Lorsque, à la mi-mars, le premier ministre Legault a prononcé sa désormais célèbre directive aux aînés de 70 ans et plus « Envoye à maison! » dans le but de les protéger de la COVID-19, la professeure Sylvie Lapierre de l\u2019UQTR, une spécialiste de la gérontologie, a immédiatement prévu les conséquences et en a tiré la conclusion suivante : « C\u2019est un très bon exemple d\u2019âgisme. » Et même si cette directive qui isole les 70 ans et plus a pour objectif d\u2019aplatir la fameuse courbe des victimes de ce virus, la gérontologue est hésitante à l\u2019approuver.« Le fait d\u2019être coupés de leurs proches aidants a des impacts très négatifs », affirme-t-elle.« Quatre-vingts pour cent des personnes qui sont en CHSLD ont des problèmes cognitifs.Elles ne comprennent pas ce qui se passe, surtout quand elles vont avoir les renforts des centres hospitaliers », fait-elle valoir.MANQUE DE NUANCES Ce dont ces personnes ont besoin, dit-elle, « c\u2019est un environnement calme, où la personne se sent en sécurité, où il y a une routine.C\u2019est important d\u2019avoir des gens qui sont formés dans le domaine », plaide-t-elle.Et puis la chercheuse estime que les mots « vulnérable » et « mourir » ont été associés trop souvent dans les communications quotidiennes des autorités québécoises.« Tout le monde est vulnérable d\u2019attraper la maladie », fait-elle valoir.Pour ce qui est d\u2019en mourir, c\u2019est autre chose.« C\u2019est une minorité des personnes âgées qui sont fragiles, qui ont des problèmes physiques, mentaux , cognitifs », affirme-t-elle.Les gens pensent peut-être, dit- elle, « que vu qu\u2019il y a plein de morts chez les aînés, c\u2019est pour ça que l\u2019économie ne retourne pas à la normale.Il faut toujours trouver quelqu\u2019un à blâmer.Chez Olymel, ce ne sont pas des personnes âgées qui l\u2019ont attrapé, ce virus, tout de même et qui ont forcé la fermeture de l\u2019entreprise », plaide-t-elle.La professeure Lapierre reconnaît que l\u2019interdit aux aînés a pour objectif de protéger les plus fragiles.« J\u2019ai un collègue qui a 70 ou 75 ans.Il ne peut pas aller à l\u2019épicerie, mais sa femme, qui est plus jeune, mais en moins bonne santé que lui, peut y aller. » Où est donc la logique, se demande- t-elle.« On ne peut pas faire de cas par cas, car il faut simplifier les choses, mais c\u2019est de l\u2019âgisme quand même », plaide-t-elle.Selon elle, cette règle manque de nuances et il aurait été préférable de conseiller que les gens âgés ne sortent pas au lieu de donner des directives applicables au pied de la lettre.« Ce n\u2019est pas l\u2019âge qui va faire qu\u2019une personne va plus mourir.Ça dépend de son état de santé », plaide-t-elle.« On voit ce qui se passe aux États-Unis.Il y a beaucoup de diabète et de mauvaise santé.Les gens s\u2019alimentent mal.Ce sont des gens qui sont pauvres, qui ne se nourrissent pas bien, qui n\u2019ont pas de système immunitaire, qui n\u2019ont pas accès aux services de santé qui décèdent.Malgré tout, on met un âge pour régler le problème », déplore-t-elle.Le moral des aînés mis à rude épreuve 0037697 Transformez la crise actuelle en occasion favorable! Prenez maintenant les décisions qui vous permettront d\u2019être un ac- teurprivilégiéde la reprise,dudéveloppementetde l\u2019emploi.Les stages coopératifs de l\u2019Université de Sherbrooke s\u2019adaptent en effet à vos besoins particuliers durant la pandémie de COVID-19.Communiquez avec le Service des stages et du développement professionnel dès maintenant afin que nous puissions convenir d\u2019une durée qui convient à votre organisation! Nos stagiaires peuvent vous aider à : \u2022 Fournir vos services essentiels durant le confinement; \u2022 Participer à la transformation des secteurs stratégiques de votre organisation; \u2022 Soutenir le rythme accéléré lors de la reprise à venir; \u2022 Bénéficier des retombées du redémarrage; \u2022 Offrir un temps de repos à votre personnel particulièrement sollicité durant la crise.Des stagiaires dans tous les programmes et concentrations (gestion, informatique, génie, communication, etc.) sont disponibles pour vous aider au cours des prochains mois.La formule est flexible : entre 8 et 15 semaines (minimum de 280 heures) durant la période allant de mai et août.Programmes d\u2019aide financière disponibles Le gouvernement fédéral a annoncé cette semaine que les employeurs (incluant les institutions sauf les municipalités et ministères), dont les stages répondent aux critères, auront un accès facilité à la subvention du gouvernement du Canada Apprentissage intégré au travail couvrant 50% du salaire du stagiaire, et ce, jusqu\u2019à 5000 $.Plusieurs autres programmes d\u203aaide financière sont disponibles et sont bonifiés de jour en jour, notamment celui d\u2019Emplois d\u2019été Canada.Tous les employeurs, excluant les agences et les ministères gouvernementaux, sont en effet admissibles à une subvention de 100% du salaire minimum en vigueur.Si vous aviez effectué une demande avant la date limite, communiquez avec EEC au 1 800 935-5555.Visitez notre site au www.usherbrooke.ca/stages pour obtenir plus de renseignements.N\u2019hésitez également pas à communiquer avec nous pour poser vos questions au 819 821-7747.Depuis plus de 50 ans, notre institution permet aux organisations et à la clientèle étudiante de se côtoyer dans le cadre d\u2019expériences de travail.Nous avons donc développé une solide expertise au niveau du recrutement et de la relève.Nous vous partageons certaines des meilleures pratiques dans nos chroniques.C\u2019est un rendez-vous mensuel! Besoin d\u2019aide durant la crise?5000 $ pour financer un stage lachance.qc.ca SHERBROOKE | DRUMMONDVILLE | WATERLOO R B Q 8 1 0 9 - 7 6 5 1 - 0 8 NOUS RESTONS DISPONIBLES POUR VOUS BESOIN D\u2019INFORMATION POUR L\u2019ACHAT D\u2019UNE MAISON?Les Entreprises Lachance contribue aux médias de proximité comme La Tribune pour maintenir l\u2019information locale dans notre région. laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 17 CONTRIBUEZ À RÉDUIRE LA PROPAGATION DE LA COVID-19 Les symptômes de la COVID-19 peuvent être très faibles ou graves, et leur apparition peut survenir jusqu\u2019à 14 jours après l\u2019exposition au virus.PRENEZ CES MESURES POUR RÉDUIRE LA PROPAGATION DE LA MALADIE À CORONAVIRUS (COVID-19) : SYMPTÔMES SI VOUS PRÉSENTEZ DES SYMPTÔMES Suivez les conseils de votre autorité locale de santé publique.Lavez vos mains fréquemment avec de l\u2019eau et du savon pendant au moins 20 secondes.Évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche.Évitez les contacts rapprochés avec des personnes malades.Toussez et éternuez dans le creux de votre bras et non dans vos mains.Restez à la maison autant que possible et si vous devez sortir, assurez-vous de respecter les consignes d\u2019éloignement physique (environ 2 mètres).POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR LA COVID-19 : 1-833-784-4397 canada.ca/le-coronavirus Restez à la maison et isolez-vous pour éviter de transmettre la maladie à d\u2019autres.Évitez de visiter des personnes âgées ou des personnes ayant des problèmes de santé, car elles sont plus susceptibles de développer une maladie grave.Téléphonez avant de vous rendre chez un professionnel de la santé ou appelez votre autorité locale de santé publique.FIÈVRE (supérieure ou égale à 38 °C) TOUX DIFFICULTÉ À RESPIRER Utilisez un désinfectant pour les mains à base d\u2019alcool lorsqu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019eau et de savon sur place.Si votre état s\u2019aggrave, appelez immédiatement votre professionnel de la santé ou votre autorité de santé publique et suivez ses instructions. SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 18 ACTUALITÉS L\u2019 étage est vide.On a retiré des dizaines de bancs de la salle d\u2019attente.Je m\u2019assois sur une chaise isolée au milieu de la pièce.Ma pose embrasse l\u2019ère du temps de par son absurdité.Dans l\u2019emboîtement des drames, il y a, au périmètre le plus grand, une pandémie qui renvoie chez elle la moitié de l\u2019humanité.Puis, à l\u2019intérieur, des fractures sociales qui jaillissent de plus belle, sous le choc des plaques tectoniques.Plus au-dedans encore, des milliers de tragédies qui fleurissent dans des huis clos inhabitables, des enfants-chiffons dans des placards, des fins de vie qui se passent sans visite, des deuils dérobés de leurs rituels, des naissances données parmi des inconnus, des solitudes qui s\u2019érigent en plans de suicide, puis des hôpitaux, avec dedans, des soignants qui dorment peu et s\u2019agitent beaucoup.Puis, mon étage de chimio, avec dedans, mon tout petit drame, avec dedans, mon encore plus petit corps, avec dedans, une tumeur, et, nouveauté de la semaine, deux caillots qui se sont donné l\u2019idée de se créer, dans ma veine cave, tout près du cœur.Je suis à me perdre dans l\u2019enchaînement vertigineux de ces pensées quand il se pointe avec un masque, des gants, son sarrau habituel.Il sourit.Ses yeux me le disent.Il me tend le coude.On se salue ainsi, en tant de pandémie.Je le suis dans un corridor désert, où, il n\u2019y a pas si longtemps, je croisais des dizaines de vivants mis entre guillemets comme moi, avec leur visage un peu jauni, leur foulard sur la tête et leur sourire compatissant.On se sourit beaucoup au septième étage du CHUS.Les mouchoirs jaillissent rapidement des sacoches, pour se tendre au voisin, quand il semble sortir d\u2019une rencontre coup-de-poing.On y amorce des conversations comme au comptoir du café du coin, sans égard aux différences qui, en dehors de ce contexte, nous auraient possiblement freinés.Ils me manquent aujourd\u2019hui, mes camarades de tranchées.Je le rejoins dans son bureau aux grandes fenêtres qui donnent à voir sur.la maison de soins palliatifs.À chaque fois, j\u2019essaie de ne pas faire de liens.Tandis qu\u2019il regarde longuement des images sur son ordinateur, je me laisse imaginer les jours d\u2019une fin de vie autre que la mienne, dans une des chambres de cette maison, au cœur de ce printemps étrange qui nous enserre.Je pense à ce père ou à cette mère qui, aux dernières lueurs de sa conscience, manque peut- être cette ultime chance de jeter pour ses descendants, les bases d\u2019un deuil doux, en déposant sur leurs vieilles blessures d\u2019enfance des mots attendus et des longs regards qui réparent.Je repense à combien mon métier m\u2019a appris à déceler, dans chaque adulte, même sous des couches et des couches de bonne tenue et de contenance, cet enfant qui espère, jusqu\u2019à la fin, une forme bien spécifique de reconnaissance parentale.Pas n\u2019importe laquelle.Pas la simple fierté, pas l\u2019amour possessif ou narcissique, pas le copyright parental, mais bien la reconnaissance, celle qui s\u2019approche de l\u2019étymologie magnifique du mot, celle qui implique ainsi le fait de renouveler (re), ensemble (co), la naissance.Reconnaissance, comme dans le fait d\u2019être mis au monde, de façon nouvelle, par le regard de quelqu\u2019un d\u2019aimé, qui se pose sur nous et qui nous voit pour qui on est, profondément, dans notre unicité.« Je te reconnais » deviendrait en ce sens la plus belle des déclarations d\u2019amour.C\u2019est cette reconnaissance, ou l\u2019attente de celle- ci, qui, accolée à la perte, transforme n\u2019importe quel adulte, en grand enfant de tout au plus huit ans, quand il perd sa maman ou son papa.Je pense à tout l\u2019amour qui doit se dire en moins de temps, aux touchers manquants, aux écrans qui deviennent, eux aussi, palliatifs, dans la maison de soins palliatifs que l\u2019on aperçoit du bureau de mon oncologue.Je dis « mon », parce qu\u2019on a cette tendance à s\u2019approprier ce qui nous garde en vie.Mon oncologue n\u2019aime pas ce qu\u2019il voit sur les images.Il me le dit.Je le ressens, aussi.On ne se connaît pas depuis longtemps, lui et moi.Mais quand il n\u2019aime pas quelque chose, j\u2019ai un frisson long qui me traverse l\u2019échine et une envie, irrationnelle, de me trouver un Dieu à prier.Plutôt, je m\u2019assois en moi-même et le regarde agiter ses bras dans son sarrau, faire des téléphones, demander des scans, s\u2019obstiner un peu, parce qu\u2019il est 16 h 30, demander à parler à tel ou tel spécialiste, puis, prendre le temps de m\u2019expliquer, clairement, les jolis tableaux cliniques que ça dessine, un caillot qui se met à voyager jusqu\u2019au cœur, ou au cerveau.Et alors, en moi, monte une autre forme de reconnaissance, celle qui dit juste « merci », celle qu\u2019on n\u2019arrive pas souvent, ni à formuler, ni à recevoir, à cause de la distance et de la défense professionnelles qui se dressent en porte-à-faux à ce qui pourrait simplement circuler, entre quelqu\u2019un qui donne, et quelqu\u2019un qui reçoit.Parce que cette semaine, mon oncologue, mon infirmière- pivot, les techniciennes en échographie, les cardiologues, les radiologistes, les secrétaires, les infirmières, se sont tous enchaînés, dans une chorégraphie impeccable pour me sauver la vie, malgré le chaos, malgré ce printemps qui nous tue tous un peu, je n\u2019ai que ce mot qui s\u2019imprime sur le clavier : reconnaissance.Un patient, lui-même médecin, m\u2019avait déjà dit, aux termes de sa propre psychothérapie : « Je ne pourrai jamais assez vous remercier.Vous, c\u2019est votre travail.Moi, c\u2019est ma vie ».Cette formule m\u2019était toujours restée, et je la réverbère aujourd\u2019hui vers tous les soignants qui continuent de tenir à bout de bras un système qui se révèle, au final, aussi beau qu\u2019il peut parfois être imparfait, ce qui le rend du même coup, simplement humain.Cette semaine, question de supporter ceux qui sont sur le front, d\u2019autres survivantes ont eu envie de témoigner leur reconnaissance à leurs soignants, passés ou présents.C\u2019est par ici : https://www.rosedesvents.com La reconnaissance NATHALIE PLAAT CHRONIQUE Collaboration spéciale LA SAGESSE DES CRABES C\u2019est cette reconnaissance, ou l\u2019attente de celle-ci, qui, accolée à la perte, transforme n\u2019importe quel adulte, en grand enfant de tout au plus huit ans, quand il perd sa maman ou son papa.\u2014 PHOTO FOURNIE Reconnaissance, comme dans le fait d\u2019être mis au monde, de façon nouvelle, par le regard de quelqu\u2019un d\u2019aimé, qui se pose sur nous et qui nous voit pour qui on est, profondément, dans notre unicité. laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 19 Pour de l\u2019information sur le Programme de soutien aux clients RBC, consultez le rbc.com/covid19fr ou prenez rendez-vous pour un appel téléphonique avec un conseiller à rbc.com/reservation.Même à distance, nous sommes là pour vous.Alors que les mesures de distanciation sociale doivent être suivies à la lettre pour combattre la COVID-19, nous devons continuer de nous soutenir pour que notre pays sorte de cette épreuve.En cette période d\u2019incertitude, nous avons plus que jamais besoin les uns des autres.C\u2019est pourquoi nous avons créé le Programme de soutien aux clients RBC.Plusieurs questions nous ont été posées, et de nombreuses autres se poseront à mesure que la situation évoluera.Sachez que nous sommes à l\u2019écoute et que nous vous fournirons le soutien dont vous avez besoin, particulièrement si vous êtes dans une situation dif?cile.D\u2019abord, nous tentons d\u2019alléger la pression quotidienne exercée sur vos ?nances en : Ensuite, nous sommes conscients que plusieurs de nos clients subissent une pression supplémentaire causée par une mise à pied, une perturbation majeure des activités de leur entreprise ou des circonstances familiales dif?ciles.Nos employés sont disponibles pour des consultations en direct et vous aideront à créer un plan personnalisé qui allégera la pression que vous vivez actuellement.Cela peut inclure une réduction de 50 % des frais d\u2019intérêts pour les clients dont le paiement minimum des cartes de crédit est reporté.Si vous êtes dans une situation ?nancière critique, veuillez prendre rendez-vous pour un appel téléphonique avec l\u2019un de nos conseillers à l\u2019aide de notre service de réservation en ligne.Finalement, en ce qui concerne nos clients commerciaux et les petites entreprises \u2013 véritable moteur de l\u2019économie canadienne \u2013, vous pouvez compter sur RBC pour vous fournir un soutien immédiat.Ainsi, nous permettrons les reports de paiements et augmenterons temporairement les limites de crédit lorsque cela sera nécessaire.Nous supprimerons également temporairement les frais d\u2019établissement pour l\u2019inscription des entreprises clientes aux solutions de gestion électronique de trésorerie et de traitement des chèques à distance.Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement pour mettre en œuvre ses nouveaux programmes pour les entreprises, et nos conseillers sont là pour vous aider.RBC est au service des Canadiens et des Canadiennes depuis plus de 150 ans, et nous sommes passés à travers de nombreuses épreuves au ?l du temps.Les dé?s sont peut-être différents, mais la force et la détermination de nos employés sont toujours les mêmes.D\u2019ailleurs, je souhaite remercier tous nos employés pour leur compassion et leur dévouement extraordinaire en cette période sans précédent.Nous réévaluerons notre approche à mesure que la situation évoluera.Nous sommes là pour vous.Cordialement, Neil McLaughlin Chef de groupe, Services bancaires aux particuliers et aux entreprises RBC \u2022 reportant des paiements d\u2019hypothèque, de carte de crédit, de prêt remboursable par versements et de prêt-auto pour une période pouvant aller jusqu\u2019à six mois; \u2022 fournissant la possibilité de reporter des paiements à partir de nos outils libre-service en ligne; \u2022 faisant en sorte que les cotes de crédit ne soient pas affectées par les reports de paiements; \u2022 annulant certains frais, comme les frais d\u2019opposition au paiement de chèques et les frais de relevé au GAB.0038025 SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 20 Nous sommes conscients que cette décision a chamboulé certaines habitudes.La croissance phénoménale de l\u2019achalandage sur nos plateformes numériques indique toutefois que vous êtes très nombreux à continuer de nous fréquenter jour après jour, et peut-être plus que jamais.Les médias d\u2019information sont un service essentiel et nos équipes assument avec fierté notre mission de fournir une information rigoureuse, pertinente, sur le monde qui nous entoure.Cette édition du samedi en témoigne de façon éloquente.Notre rendez-vous du weekend prend des allures de magazine d\u2019actualité et d\u2019art de vivre.Vos réactions à cette nouvelle formule, unique dans le marché, sont tout simplement emballantes.UNE CONTRIBUTION INESTIMABLE Afin de refléter la nouvelle situation, nous ajustons nos tarifs d\u2019abonnement.Si vous avez payé à l\u2019avance, la durée de votre abonnement sera allongée en conséquence.Cet ajustement sera fait rétroactivement, à la date de fin de la publication imprimée pendant la semaine, soit le 25 mars dernier.Si vous êtes comme la vaste majorité de nos abonnés et que vous payez par prélèvement automatique mensuel, votre nouveau prix sera de 15,65$ plus taxes.Nous allons ajuster votre prochain paiement en fonction du montant payé en trop récemment.Choisir de rester abonné à notre édition imprimée du samedi, c\u2019est la meilleure façon de contribuer au maintien de votre média de proximité.C\u2019est la manière la plus concrète de favoriser la poursuite d\u2019un journalisme de qualité qui s\u2019intéresse à vos préoccupations, un travail essentiel en tout temps, et encore plus en ces temps de confinement.NOUS SOMMES LÀ POUR VOUS Notre service à la clientèle n\u2019a jamais complètement cessé ses activités ces dernières semaines, mais nous avions dû réduire nos heures de fonctionnement.Or, nos conseillers seront de retour du lundi au vendredi, de 7h à 16h30, et le samedi de 7h à 11h.Ils sont là pour répondre à vos questions.Sachez toutefois que vous n\u2019avez aucun geste à poser si vous désirez poursuivre votre abonnement, si précieux pour nous.L\u2019ajustement de tarif et l\u2019allongement de votre période d\u2019abonnement seront effectués automatiquement.Merci encore de votre appui, au nom de toute notre équipe.MESSAGE IMPORTANT À NOS ABONNÉS Vous connaissez bien le contexte dans lequel toutes les organisations évoluent présentement.Nous n\u2019y échappons pas, évidemment, et nous voulons vous remercier de tout cœur de continuer de nous appuyer, et particulièrement à la suite de la suspension des éditions imprimées pendant la semaine.Ce geste était incontournable pour assurer la poursuite de nos activités, alors que nos revenus publicitaires ont chuté de façon drastique.CHOISIR DE RESTER ABONNÉ À NOTRE ÉDITION IMPRIMÉE DU SAMEDI, C\u2019EST LA MEILLEURE FAÇON DE CONTRIBUER AU MAINTIEN DE VOTRE MÉDIA DE PROXIMITÉ.Parce que vous aimez votre communauté, vous choisissez de contribuer à votre média de proximité.0038018 laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 21 MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Profiter de l\u2019arrêt temporaire de la tradition de Pâques pour lui redonner un sens qui nous ressemble.Réfléchir à ce qui nous rendait heureux lors des réunions familiales et le revivre autrement.Recréer la chaleur humaine malgré les distances.Voilà ce que propose la professeure retraitée de l\u2019UdeS Lucie Mande- ville, qui s\u2019intéresse à la psychologie positive et à la psychologie humaniste.« La crise va remettre en perspective l\u2019importance de cette tradition.Et peut-être que d\u2019en être privés nous fera changer notre façon de voir Pâques et les autres rassemblements familiaux.Au lieu de les voir comme des obligations, peut- être qu\u2019on les appréciera davantage », souligne Mme Mandeville, qui invite les gens à réfléchir aux raisons qui faisaient en sorte qu\u2019ils aimaient Pâques et celles qui, au contraire, les rebutaient.« Si le volet très commercial de cette fête vous déplaisait, pourquoi ne pas cesser d\u2019acheter des chocolats à vos proches et plutôt leur offrir un cadeau intangible », mentionne-t-elle.Par exemple, si ce qui nous plaisait dans le rassemblement était de reprendre contact avec des membres de la famille qu\u2019on ne voit pas dans notre quotidien, on peut le nommer.« On peut offrir de beaux mots.Les moyens de communication, on les a.Prendre le téléphone et dire aux membres de notre famille qu\u2019ils nous manquent ou qu\u2019on aime leur bonne humeur, leur créativité ou leur générosité et qu\u2019on a hâte au prochain rassemblement, ça fait plus de bien et c\u2019est plus précieux qu\u2019un chocolat.En plus, recevoir un compliment donne souvent envie d\u2019en faire plus », ajoute Mme Mande- ville, souhaitant que Pâques crée cette année, une longue chaîne de générosité.Comme c\u2019est le cas dans bien des situations, l\u2019espoir est primordial pour demeurer positif.« De savoir que la tradition prend une pause temporaire est bien différent que si on disait que, du jour au lendemain, Pâques n\u2019existait plus pour toujours.On pourra célébrer Pâques cet automne peut-être. » « On est conscient qu\u2019il y a un effritement des tissus sociaux et ces fêtes-là nous permettaient de remettre la famille dans le tableau de nos priorités.On sait que les relations humaines sont cruciales au bien-être des gens », résume la professeure.LES AÎNÉS PLUS AFFECTÉS « Les traditions sont plus ou moins importantes selon les familles et il y a aussi un phénomène où elles perdent de l\u2019importance avec la jeune génération.Par ailleurs, après Noël, Pâques est la fête familiale la plus importante et ça demeure, pour les plus vieilles générations qui ont vécu alors que la religion était plus présente, une célébration importante », explique Mme Mandeville.« Les personnes aînées sont déjà confinées, certaines sont en perte d\u2019autonomie, et là on les prive de ce qu\u2019il y a de plus important, soit leur liberté et leurs proches.Oui leurs proches, car rendus à un certain âge, on n\u2019a plus de projets, plus de titres, il ne nous reste que nos proches », ajoute la psychologue, qui lance une pétition, car elle trouve que le gouvernement va trop loin avec certaines mesures.« On tente de protéger la santé physique des aînés, mais il ne faut pas que ça cause plus de mal à leur santé mentale.Si on cause une grande détresse, on n\u2019est pas plus avancé.Est-ce qu\u2019on pourrait penser tester les proches des aînés et les laisser se rendre visite », demande-t-elle.La grande capacité d\u2019adaptation des enfants fera en sorte que ces derniers seront moins affectés.« Même s\u2019ils rouspètent un peu, ils s\u2019adapteront.Ils sont tellement plus dans le présent que nous. » Pour prouver à leurs grands- parents ou aux aînés qu\u2019ils sont bien entourés et non pas abandonnés, Mme Mandeville propose aux enfants de préparer un montage des qualités qu\u2019ils aiment de leurs aînés ou de préparer un questionnaire pour créer une conversation qui va au-delà des jasettes habituelles.Par exemple, les enfants pourraient questionner leurs grands- parents sur les moments les plus beaux ou les plus importants de leur vie, note l\u2019ancienne profes- seure de l\u2019UdeS.L\u2019interdiction des rassemblements force l\u2019annulation de plusieurs réunions familiales de Pâques.Et si on en profitait, cette année, pour transformer la tradition et n\u2019en garder que l\u2019essentiel, demande la psychologue Lucie Mandeville.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES \u2014 PHOTO LA PRESSE, ARCHIVES, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE Une occasion de repenser les traditions 12h MARTIN PELLETIER LUNDI AU VENDREDI DÈS 5h30 STEVE ROY CRISE DU CORONAVIRUS TOUS ENSEMBLE SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 22 LE FRAGILE ÉQUILIBRE DANIEL LEBLANC Le Droit OTTAWA \u2014 Nul doute que la crise de la COVID-19 est venue chambouler de A à Z le quotidien de tout le monde, y compris des enfants, qui du jour au lendemain n\u2019ont pu remettre le pied à la garderie ou à l\u2019école.Et comme les adultes, leur niveau de stress et d\u2019anxiété est susceptible d\u2019avoir grimpé depuis un mois.S\u2019il est difficile de prévoir les réactions des tout-petits face à cette pandémie qui bouscule nos vies, outre le fait que chaque enfant a sa propre personnalité et son propre tempérament, reste qu\u2019au final, leur réaction dépend beaucoup de celle de leurs parents.« Ils sont comme de petites éponges, il faut faire attention à notre propre anxiété comme parent, être attentif à nos propres émotions, car ils vont gober ça, ils vont se mouler à ce qu\u2019on vit comme sentiments.Il faut essayer d\u2019avoir des façons saines de gérer notre stress.Et si on se sent submergé comme parent, on doit en parler à quelqu\u2019un et aussi poser ses limites en prenant du temps pour soi, par exemple en faisant du sport.On doit l\u2019expliquer à l\u2019enfant.Car, si on angoisse sans cesse et qu\u2019on est toujours rivé à notre écran (pour les nouvelles), c\u2019est ce qu\u2019il apprendra à faire aussi », note Geneviève Piché, professeure au Département de psychoéducation et de psychologie à l\u2019Université du Québec en Outaouais.Même pour les enfants, le stress n\u2019est pas nécessairement négatif, indique quant à elle la psychologue Marie-Ève Beaudoin.« C\u2019est une réponse adaptative à une situation qui pourrait être dangereuse, alors il est normal que le niveau de stress augmente.Quatre éléments sont réunis : la nouveauté, soit de ne jamais avoir été confronté à une telle situation; l\u2019imprévisibilité; quand on sent que l\u2019on n\u2019a pas beaucoup de contrôle et lorsqu\u2019on sent que ça pourrait menacer notre personne à la fois au niveau physique ou émotionnel.En ce moment, tous ces éléments sont présents, alors on veut être plus vigilant pour prendre les bonnes décisions.Le stress va nous permettre de faire ça.Ce qu\u2019il faut voir, c\u2019est si le stress devient trop haut et nuit à notre fonctionnement.On tombe alors dans le spectre de l\u2019anxiété », dit-elle.Selon l\u2019âge de l\u2019enfant, le stress peut se manifester sous différentes formes, de l\u2019altération des comportements par rapport à la normale aux troubles de sommeil en passant par des peurs qui semblent être apparues subitement, des maux de ventre, une grande irritabilité, le faible intérêt pour jouer ou encore des crises de colère.« Il faut voir jusqu\u2019à quel point leurs habitudes ont changé.Le meilleur truc, ce qu\u2019il faut retenir, c\u2019est que l\u2019enfant ne va pas nécessairement nous le dire, il faut être à l\u2019affût des signes.Je suggère aussi de poser des questions, par exemple : comment tu trouves ça qu\u2019on soit tous ensemble à la maison?On peut aussi lui demander de dessiner le coronavirus ou ce que représente pour lui une journée à la maison, pour mieux saisir comment il se situe dans la situation actuelle », explique Mme Piché.Pour les enfants un peu plus âgés, par exemple les 9 ans et plus, c\u2019est souvent plus facile de verbaliser, enchaîne Marie-Ève Beaudoin, qui précise que ce qu\u2019elle observe dans ses consultations, ce n\u2019est pas tant des inquiétudes face au coronavirus que des inquiétudes par rapport au confinement qui se prolonge.« Il y a les conséquences de tout ça qui deviennent des stresseurs.Le fait d\u2019être toujours à proximité des parents, les conflits, le manque d\u2019activités, le stress financier.Plus le temps avancera, plus de telles problématiques vont apparaître.Les prochaines semaines seront cruciales », affirme-t-elle.Geneviève Piché y va de sa propre suggestion pour discuter avec les adolescents de la crise qui nous secoue.« Je pense qu\u2019il faut en discuter de façon plus libre et en profiter pour faire des ponts avec leurs apprentissages dans des matières comme les sciences, l\u2019histoire, les mathématiques.On peut aussi les aider à développer leur esprit critique à travers leurs questionnements.Il faut en parler, car s\u2019il se fait ses propres réponses, se les créent, il peut s\u2019imaginer des scénarios catastrophiques.Vaut mieux avoir la bonne information », dit-elle.Indiquant que les enfants qui sont d\u2019ores et déjà anxieux au quotidien auront souvent tendance à vouloir tout savoir dans les moindres détails, Mme Beaudoin conseille aux parents de filtrer l\u2019information qui vient aux oreilles des enfants par le biais des médias.« Ils ont tous une résistance au stress qui est différente.Le danger, c\u2019est qu\u2019avec les nouvelles qui sont en boucle, ils peuvent tout interpréter à leur façon et ça peut créer encore plus de stress.Il faut tracer ses limites, car trop c\u2019est comme pas assez.La vie ne tourne pas uniquement autour de ça », lance la spécialiste, qui ajoute que l\u2019on doit malgré tout répondre aux questions « le plus honnêtement possible avec des mots adaptés, car l\u2019enfant va souvent se contenter d\u2019une réponse simple ».Et au fait, alors que l\u2019incertitude plane quant à la réouverture des écoles et garderies, qu\u2019est-il préférable de dire aux enfants, en particulier les plus jeunes ?« On peut leur expliquer que papa et maman aimeraient beaucoup leur dire, qu\u2019on comprend qu\u2019ils s\u2019ennuient, mais que personne ne sait vraiment ce qui adviendra, qu\u2019on doit patienter.Autrement, l\u2019enfant va toujours revenir avec des questions et va avoir de faux espoirs.On peut faire des activités avec eux comme écrire une lettre ou envoyer une vidéo, surtout pour les tout-petits ou les élèves qui sont en maternelle ou première année, pour qui la notion du temps est vague.Ça permet ainsi de conserver un lien, car ce qui est dur pour eux, c\u2019est le manque de lien avec l\u2019adulte significatif qu\u2019est l\u2019enseignant ou l\u2019éducatrice », de dire Mme Beaudoin.GÉRER L\u2019ANXIÉTÉ CHEZ LES ENFANTS DURANT LA CRISE ACTUELLE «?Ils sont comme de petites éponges?» Il est difficile de prévoir les réactions des tout-petits face à cette pandémie qui bouscule nos vies.\u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY GRANBY \u2014 «?Que ce soit en période de confinement ou pas, on sait que l\u2019activité physique a un effet anxiolytique, de réduction de l\u2019anxiété.Surtout l\u2019activité aérobique, comme la marche, la course à pied ou le vélo.?» Amé- lie Soulard est psychologue et préparatrice mentale à l\u2019Institut national des sports du Québec, en plus d\u2019être chargée de cours à l\u2019Université de Sherbrooke.Ces trois sports auront un effet calmant et rassurant, en plus d\u2019avoir la capacité de diminuer le stress et de donner un sentiment de contrôle sur sa vie.IMPRESSION DE CONTRÔLE « Le confinement nous est imposé, alors on peut avoir la perception de ne pas avoir de contrôle sur notre vie.Le fait de sortir et d\u2019aller faire une activité physique, ça nous donne une impression de contrôle.» L\u2019activité physique provoque des émotions ou des sentiments positifs en plus d\u2019améliorer la perception de soi.Le sport peut aussi avoir un effet social, même s\u2019il n\u2019est pas pratiqué avec d\u2019autres personnes.La connexion avec les autres, même si elle est virtuelle, permet de briser l\u2019isolement, selon Mme Soulard.« Vous avez peut-être remarqué que, lors de la première semaine de confinement, on allait marcher et c\u2019était un peu comme d\u2019habitude : on ne disait pas bonjour à tout le monde.Alors que depuis la deuxième semaine, on dit bonjour aux gens qu\u2019on croise.On leur sourit.On s\u2019arrête pour parler à notre voisin sur son balcon.» Pratiquer son sport en étant entouré de verdure et d\u2019arbres apporte également plus de bénéfice qu\u2019en étant entouré de bitume, ajoute la psychologue.Pour ce qui est des sports intérieurs, de plus en plus de séances s\u2019organisent sur les réseaux sociaux, notamment pour du yoga ou de la zumba par exemple.PLAISIR « En situation de pandémie ou de confinement, ce qui est important c\u2019est d\u2019avoir du plaisir, de trouver le côté positif de la situation actuelle.C\u2019est particulièrement important.On n\u2019adhèrera pas à un programme d\u2019exercice si on n\u2019a pas de plaisir.» En accompagnant notre activité de musique que l\u2019on aime, le plaisir est encore plus grand.Une bonne façon de passer à travers la pandémie avec un esprit sain dans un corps sain.CYNTHIA LAFLAMME, LA VOIX DE L\u2019EST Le sport contre l\u2019anxiété laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 23 LE FRAGILE ÉQUILIBRE SHERBROOKE \u2014 Alors que 20 % de la population souffrira de troubles anxieux au cours de sa vie, faut-il craindre que la pandémie accentue le phénomène?À coup sûr, prévient Pasquale Roberge, professeure agrégée au département de médecine de famille et de médecine d\u2019urgence à l\u2019Université de Sherbrooke et directrice de l\u2019Axe santé populations, organisation et pratiques au Centre de recherche du CHUS.« C\u2019est certain que la situation actuelle peut augmenter les symptômes d\u2019anxiété ou les symptômes dépressifs chez les gens qui avaient déjà de tels problèmes dans leur vie avant la pandémie », dit-elle, en soulignant qu\u2019il s\u2019agit des troubles mentaux les plus fréquents dans la population.Or les mesures de distanciation sociale et de confinement posent un défi supplémentaire à ces personnes qui ont déjà tendance à éviter les situations anxiogènes pour elles, comme les activités sociales, les lieux publics ou les risques de contamination.« Les personnes qui vivent un épisode de dépression peuvent avoir une perte d\u2019intérêt pour leurs activités et être peu motivées à participer à des activités hors de la maison », pointe aussi la Pre Roberge, en insistant sur l\u2019importance d\u2019au contraire maintenir une routine de vie la plus normale possible.« C\u2019est important de faire des petits pas, tous les jours, pour éviter l\u2019isolement social, conseille la Pre Roberge.De faire des efforts pour maintenir les liens avec les autres.De s\u2019adapter à une forme de socialisation à distance comme on voit beaucoup avec les gens qui font des conférences web avec leurs proches qui sont dans d\u2019autres lieux.De maintenir un équilibre entre le fait de ne pas être trop exigeant envers soi-même et de poursuivre la réalisation de certaines activités malgré les contraintes du confinement. » DES SIGNAUX D\u2019ALERTE La spécialiste reconnaît néanmoins qu\u2019il est normal de vivre de l\u2019anxiété, de la peur, de l\u2019inquiétude et des craintes, alors que l\u2019horizon de la fin de la crise est encore obscur.Et elle recommande de rester à l\u2019affût des signaux si le stress et l\u2019anxiété prennent le dessus sur nos émotions.« On peut avoir des difficultés de concentration, des difficultés à dormir, une peur envahissante, une perte d\u2019intérêt pour les activités qu\u2019on apprécie habituellement, de la difficulté à réaliser ses tâches quotidiennes, une surconsommation d\u2019alcool ou de médicaments.On peut avoir aussi des symptômes comme de l\u2019irritabilité », énumère-t-elle.« Si notre bien-être psychologique est affecté d\u2019une manière intense par les événements, il faut alors mettre en place des stratégies qui sont souvent très simples pour aller mieux malgré le confinement. » Et non, ces stratégies ne seront pas différentes pour les gens qui présentaient déjà des troubles anxieux avant la pandémie.« Quand on regarde toute la littérature sur l\u2019anxiété et la dépression, on voit que prendre soin de soi, ça nous ramène toujours aux mêmes bases d\u2019avoir de bonnes habitudes de vie et de maintenir tout ça en place, malgré le contexte difficile qu\u2019on vit actuellement. » Pasquale Roberge rassure également sur le fait que toutes les ressources d\u2019aide qui étaient disponibles avant la pandémie le sont encore, malgré tout.Notamment les ressources en ligne du ministère de la Santé et plusieurs sites web d\u2019organisations reconnues.Elle-même a prévu ajouter d\u2019ici peu une page COVID-19 au site web de son Laboratoire de recherche sur les troubles anxieux et dépressifs en première ligne.« Il y a aussi plusieurs professionnels de la santé, dont des médecins de famille et des psychologues, qui offrent des consultations en ligne et qui ont des disponibilités », souligne-t-elle.Si l\u2019on se choisit de se tourner vers les nombreux livres, applications, et programmes sur le web qui aident à gérer les symptômes d\u2019anxiété et de dépression, elle recommande toutefois d\u2019opter d\u2019abord pour des ressources qui s\u2019appuient sur l\u2019approche cognitive comportementale, « parce que c\u2019est l\u2019approche de psychothérapie qui est le mieux établie pour les symptômes anxieux et dépressifs ».Est-ce qu\u2019on doit s\u2019attendre, Pre Roberge, à une augmentation de la prévalence des troubles anxieux et dépressifs après la pandémie?« Le temps nous le dira et ça va prendre des études pour bien documenter ça, entrevoit-elle.Mais je pense qu\u2019on doit être prêt à faire face à des besoins accrus au niveau des services de santé mentale dès maintenant et après la pandémie. » QUELQUES CONSEILS POUR PRÉSERVER SA SANTÉ MENTALE Bouger, même si on ne peut plus aller au gym.Il est démontré que l\u2019activité physique a des bienfaits sur le bien-être émotionnel.Limiter le temps passé à suivre l\u2019actualité et choisir des sources d\u2019informations fiables.Il faut conserver un équilibre entre l\u2019évitement complet de savoir ce qui se passe et le suivi excessif des nouvelles qui peut exacerber nos inquiétudes.Maintenir de saines habitudes de vie.C\u2019est bon pour le moral de réaliser des activités tous les jours pour avoir le sentiment d\u2019avoir accompli quelque chose dans sa journée.Éviter les comparaisons avec les autres sur les médias sociaux.Chacun prend ses propres moyens pour faire face à la pandémie et ça peut causer du stress de se comparer aux autres.Profiter de l\u2019occasion pour explorer des moyens de gérer son stress, par exemple la méditation ou les techniques de relaxation.Se mettre en mode résolution de problèmes quand c\u2019est possible pour ne pas laisser les inquiétudes nous envahir.Par exemple une personne qui s\u2019inquiète pour ses finances pourrait prendre un moment pour se documenter ou consulter dans ce domaine.Plus anxieux en temps de pandémie?Il est normal de vivre de l\u2019anxiété, de la peur, de l\u2019inquiétude et des craintes, dans le contexte actuel de crise sanitaire.Si le stress et l\u2019anxiété prennent le dessus sur nos émotions, il faut toutefois réagir.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN Pasquale Roberge est professeure agrégée au département de médecine de famille et de médecine d\u2019urgence de l\u2019Université de Sherbrooke et directrice de l\u2019axe Santé populations, organisation et pratiques au Centre de recherche du CHUS.\u2014 PHOTO FOURNIE Des outils en ligne pour les étudiants SHERBROOKE \u2014 Le Service de psychologie et d\u2019orientation de l\u2019Université de Sherbrooke vient de mettre en ligne un coffre à outils pour aider les étudiants à poursuivre leur cheminement malgré la situation anxiogène dans laquelle ils sont plongés, comme toute la population.« Réussir à prendre soin de soi au travers des circonstances propres à chacun et chacune représente un défi évident, mais surmontable\u2026 notamment avec de l\u2019aide », indique Bruno Collard, directeur du Service de psychologie et d\u2019orientation de l\u2019UdeS.« Nous souhaitons aider les membres de la communauté à prendre du pouvoir sur ce qui se contrôle et à mieux naviguer dans cette incertitude », ajoute-t-il, par voie de communiqué.Le coffre à outils se décline en capsules vidéo, exercices pratiques, courts textes axés sur des pistes de solution et des stratégies d\u2019adaptation, ateliers virtuels ou webconfé- rences, entre autres, et sera mis à jour régulièrement.Les outils sont développés par le Centre RBC d\u2019expertise en santé mentale jeunesse, le centre Compétences Recherche+, ou centre CR+ (anciennement le Centre universitaire d\u2019enrichissement de la formation à la recherche), et le Service de psychologie et d\u2019orientation (SPO) de l\u2019UdeS.On le retrouve via le lien www.usherbrooke.ca/promo/udes/ressources- bien-etre/ JACYNTHE NADEAU JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca Information sur le coronavirus : 1 877 644-4545 Information sur le coronavirus : quebec.ca Info sociale : 811 option 2 Le guide d\u2019autosoins du gouvernement du Québec https://publications.msss.gouv.qc.ca/ msss/document-002491/ Tel-jeunes : 1 800 263-2266 SOS \u2013 Violence conjugale : 1 800 363-9010 JEVI : 1 866 APPELLE (277-3553) Jeunese, J\u2019écoute : 1 800 668-6868 Le Tandem, centre de pédiatrie sociale (pour la MRC de Memphrémagog uniquement) : 819 868-2743 Vous avez besoin d\u2019aide? SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 24 LE FRAGILE ÉQUILIBRE MÉLANIE CÔTÉ Le Quotidien CHICOUTIMI \u2014 «?Il va y avoir des chocs, c\u2019est certain.Oui, j\u2019ai déjà des appels, mais ça va surtout être après le confinement.Je m\u2019attends à un tsunami.?» Me Miville Tremblay, médiateur et avocat en résolution des conflits, est catégorique.La crise de la COVID-19 aura un impact sur plusieurs couples.Habitués de passer quelques heures par jour ensemble, bien des couples doivent maintenant cohabiter en permanence en raison du confinement.C\u2019est comme une retraite, mais sans planification ! « On dort huit heures, on travaille huit heures, plus le transport.Il ne reste que quelques heures dans la journée.Là, on est confinés ensemble toute la journée.Ça bouillonne, les gens trouvent ça difficile.À la fin du confinement, bien des décisions devront être prises », assure-t-il.« Mais attention ! Il ne faut pas penser que tout le monde va se séparer.Les couples plus unis vont rester ensemble et ceux qui le sont moins auront des décisions à prendre.» DES RISQUES ET DES OPPORTUNITÉS La situation actuelle entraîne bien des r is ques, admet M e Tremblay, mais il faut aussi profiter des opportunités, suggère-t-il.L e s r i s q u e s a s s o c i é s à l a COVID-19 résident notamment dans le changement de routine puisque les individus ont besoin d\u2019une stabilité.Oui, il est beaucoup question des enfants, entre autres depuis l\u2019arrêt des classes, mais les adultes en ont aussi besoin.« Le risque est de ne pas accepter la situation, d\u2019être en réaction négative, alors qu\u2019il y a une opportunité de découvrir de nouvelles choses.Il faut essayer, ne pas rester négatifs.Il y a des découvertes à faire », explique Me Tremblay.Ce dernier admet que des personnes pourraient avoir de la difficulté à confronter la réalité du couple.Souvent, ces personnes fuient dans le travail, dans les sports, dans les activités, alors que tout est présentement sur pause.« On ne peut pas faire l\u2019autruche, sinon il va y avoir une tension à trancher au couteau.Le confinement nous offre l\u2019opportunité de faire le ménage alors que la fuite et l\u2019évitement étaient la solution auparavant.» Le temps d\u2019arrêt permet au couple de faire une introspection, « de se sortir la tête du sable », croit Me Tremblay, dont les bureaux sont situés sur le boulevard Martel, à Saint-Honoré.« Il faut se rendre à l\u2019évidence qu\u2019on est peut-être rendus ailleurs.Mais d\u2019un autre côté, il y a l\u2019opportunité de se découvrir différemment.On peut se dire \u201con s\u2019est perdus, on va se retrouver\u201d.» Me Tremblay propose l\u2019idée de s\u2019offrir des moments de qualité, des moments qui ne sont pas toujours possibles lorsque la routine est bien en place en dehors du confinement.Il suggère notamment des soupers en tête-à-tête lorsque les enfants sont couchés, écouter de la musique, aller marcher.« Pourquoi ne pas se rappeler pourquoi notre histoire a débuté ?», suggère-t-il.TOI, MOI, NOUS Me Miville Tremblay rappelle que le couple, c\u2019est un nous, bien sûr, mais il ne faut jamais oublier le toi et le moi.Il est primordial de favoriser du temps pour chacun, de trouver un dosage pour tout le monde.« Il faut retrouver notre \u201cje\u201d dans le nous.Il faut se créer des espaces de respect, lire, marcher seul.Il ne faut pas juste être sur Facebook.Il faut être proactifs.Oui, il faut se dire que c\u2019est \u201cl\u2019fun\u201d d\u2019être ensemble, mais il faut se permettre des moments individuels.» M e Tremblay admet que la crise sera une longue traversée du désert, mais on va s\u2019en sortir, assure-t-il.« Faisons de cette crise quelque chose de constructif, sug- gère-t-il.À Noël, ça va être agréable d\u2019être tous ensemble.Ça ne sera pas juste les cadeaux.J\u2019ai l\u2019impression que ça va changer des choses dans nos relations interpersonnelles », croit-il.VALORISER L\u2019ENNUI « Aujourd\u2019hui, on fuit beaucoup l\u2019ennui, mais il faut l\u2019accepter et le savourer.Avant, le dimanche, tout Me Miville Tremblay, médiateur et avocat en résolution des conflits, est catégorique.La crise de la COVID-19 aura un impact sur plusieurs couples.«?Les couples plus unis vont rester ensemble et ceux qui le sont moins auront des décisions à prendre », croit-il.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE CHICOUTIMI \u2014 Les couples avec enfants qui se retrouvent en confinement doivent déléguer, autant la mère que le père.C\u2019est primordial pour donner une pause aux parents, assure Me Miville Tremblay, car la situation actuelle «?demande beaucoup d\u2019énergie et de patience?».« Ce n\u2019est pas une compétition.Il est important d\u2019avoir une bonne EN COUPLE OU SÉPARÉS Quoi faire avec les enfants?\u2014 PHOTO 123RF UNE CONSÉQUENCE DU CONFINEMENT UN «?TSUNAMI?» À VENIR POUR LES COUPLES laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 25 LE FRAGILE ÉQUILIBRE LOUIS-DENIS ÉBACHER Le Droit OTTAWA \u2014 Ceux et celles qui ont l\u2019impression de rêver plus souvent en cette période de confinement n\u2019ont pas la berlue.Si cette impression est valable, dire qu\u2019on «?rêve plus?» n\u2019est peut-être pas tout à fait approprié.Plus précisément, rappellent deux professionnels du sommeil, on ne «?rêve pas davantage?», mais on «?se souvient davantage?» de nos rêves en cette période unique de nos existences.Mais pourquoi?La réponse courte est celle-ci.On dort moins bien, on se réveille plus souvent, et notre cerveau a plus d\u2019occasions de se souvenir de nos rêves.La réponse plus complète est développée par Jean-Philippe Cha- put, professeur agrégé à la faculté de médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa et Rébecca Robillard, profes- seure à l\u2019École de psychologie de l\u2019Université d\u2019Ottawa.« P l u s i e u r s c h a n g e m e n t s viennent avec le coronavirus, dit le professeur Chaput.Les gens restent à l\u2019intérieur, bougent moins, utilisent davantage les écrans (dont ceux qui projettent la lumière \u201cbleue\u201d des cellulaires et des tablettes).Ça peut jouer sur les étapes du sommeil et le rêve.» Le stress, la perte d\u2019un emploi, la crainte de se retrouver au chômage, « savoir qu\u2019il reste plusieurs semaines à ce confinement », influence les modèles du sommeil, explique-t-il.À cela s\u2019ajoute pour certains une plus grande consommation d\u2019alcool, de drogue, ou un changement des habitudes alimentaires.Travailler à la maison implique pour d\u2019autres une routine de sommeil moins stricte, sans réveil-matin.« Pour se souvenir de nos rêves, explique le professeur, il faut être éveillé.Si tu te souviens de tes rêves, c\u2019est que tu t\u2019es réveillé peu de temps après avoir rêvé.Le dormeur se trouve dans une sorte de microréveil.Si tu rêves vers 6 h, et que tu te réveilles vers 7 h, tu vas te souvenir du rêve le plus récent, soit celui de 6 h.Actuellement, on peut se réveiller davantage pendant la nuit, alors on se souvient d\u2019un plus grand nombre de rêves.On ne rêve pas plus qu\u2019avant.On se réveille plus qu\u2019avant.» Le cerveau a ainsi plus d\u2019occasions d\u2019enregistrer ces scènes décousues dans notre mémoire.DES RÊVES DIFFÉRENTS?Pour la docteure Rébecca Robil- lard, il faut éviter le piège de la « surinterprétation » des rêves et de les rattacher directement à la réalité.Le cerveau récupère effectivement des informations provenant de la réalité d\u2019une personne, mais le rêve est plus complexe que la seule interprétation de ce vécu.« L\u2019une des fonctions du rêve est la régulation émotionnelle.Il survient pendant le sommeil paradoxal.Dans cette période, on digère mieux ce qui s\u2019est produit dans la journée.» Au début du 20e siècle, Sigmund Freud publiait L\u2019Interprétation du rêve.Les théories du célèbre psychanalyste, qui considérait le rêve comme une soupape de l\u2019esprit, sont toujours à l\u2019étude en 2020.« Une partie du cerveau liée au contrôle cognitif devient plus silencieuse, résume la Dre Robil- lard.La partie liée aux émotions et aux peurs est activée.Il favorise l\u2019imagerie reliée à des choses stressantes.» RECHERCHE La Dre Robillard codirige par ailleurs le Laboratoire du sommeil de l\u2019École de psychologie de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Son équipe profite de cette période de confinement pour sonder la population sur son état mental et son sommeil.Un sondage en ligne* a l\u2019objectif plus large de déterminer l\u2019influence du confinement sur les liens de la pandémie de COVID-19 sur le sommeil, ainsi que sur les impacts psychologiques, sociaux et économiques.« On verra si les thèmes de nos rêves sont en train de changer.Historiquement, les femmes rêvent plus à des scènes intérieures alors que les hommes rêvent plus à des scènes extérieures.Il y a peut-être, ici, \u2018un instinct de caverne\u2019, dans lequel l\u2019homme était appelé à sortir davantage que la femme, qui restait autrefois l\u2019intérieur.On se demande si cet événement \u2018pointu\u2019 (le confinement et la pandémie) aura une influence sur les rêves, car tout le monde est à l\u2019intérieur.»\u2019 Le sondage veut par ailleurs déterminer si le sommeil et les rêves sont influencés par le stress, la pression plus ou moins forte au travail, l\u2019augmentation du temps en famille, et les nombreux changements dans les rapports aux autres.* https://uottawapsy.az1.qualtrics.com/ jfe/form/SV_5mOy05DenjLI2sB Questions sur le sondage : C19Survey@ theroyal.ca Le confinement fait-il rêver davantage?collaboration.C\u2019est le mot d\u2019ordre.Un père ne sera jamais une mère et une mère ne sera jamais un père », rappelle Me Tremblay, qui reconnaît l\u2019immensité du défi.Une fois de plus, le médiateur et avocat en résolution de conflits suggère de prendre des pauses.« C\u2019est correct si un parent va faire de la lecture, une marche.Il faut alterner les tâches et impliquer les enfants.Ils vont pouvoir en témoigner toute leur vie.Il faut créer des situations avec un aspect de jeu pour les embarquer.Par exemple, il n\u2019y a pas d\u2019âge pour cuisiner.Cette génération saura peut-être se faire cuire un oeuf.» PARENTS SÉPARÉS Pour Me Tremblay, le motif de santé publique est plus important que tout pour les parents séparés.Selon lui, les jugements qui existent priment, mais justement, il faut garder son bon jugement.« Il faut jouer franc jeu.Il n\u2019y a pas de cachette à faire et ce n\u2019est pas le temps d\u2019essayer de déjouer l\u2019autre.Si un parent a voyagé, s\u2019il a été en contact avec des gens de l\u2019extérieur, s\u2019il est plus à risque avec le travail, il faut le dire.Mais il ne faut pas tomber dans la paranoïa.» Une fois de plus, la collaboration est le mot d\u2019ordre, d\u2019autant plus qu\u2019en temps de crise, les tribunaux ne sont là que pour les urgences et les séances de médiation ne peuvent se tenir qu\u2019à distance.« Il faut se parler.Si un parent a ses enfants une fin de semaine sur deux, ça se peut que ce soit un peu plus pendant le confinement.» Pour les familles monoparen- tales, Me Tremblay propose de faire appel à des ressources extérieures, comme les membres de la famille.« Faites du Skype, allez chercher du support ! », dit-il.PENSIONS ALIMENTAIRES Me Tremblay comprend que la perte d\u2019un emploi peut entraîner de l\u2019insécurité, notamment en ce qui a trait à la pension alimentaire.Il faut y aller cas par cas, dit- il, mais il est primordial de garder toutes les preuves.Par exemple, si un parent donne un montant d\u2019argent à l\u2019autre parent, il faut garder les preuves, car à la suite de la crise, il pourrait y avoir des ajustements selon les baisses de revenus, le cas échéant.« Oui, c\u2019est ce qui suscite le plus d\u2019inquiétude, mais c\u2019est ce qui risque d\u2019être le plus facile à gérer à la sortie de la crise si tout est documenté.» Mais attention ! Les enfants doivent toujours être la priorité par rapport aux autres dépenses, rappelle Me Tremblay.En résumé ?« La paranoïa n\u2019est pas de bon conseil, la santé publique prime, il faut tout documenter et y aller selon les jugements.Il y a plein d\u2019inconnus; il faut se donner du temps pour ce qui est connu », conclut Me Tremblay.MÉLANIE CÔTÉ, LE QUOTIDIEN était fermé et je m\u2019ennuyais.Maintenant, je m\u2019ennuie de m\u2019ennuyer ! Il faut accepter l\u2019ennui et le valoriser », croit Me Tremblay.La situation actuelle peut développer de l\u2019angoisse, une angoisse souvent provoquée par une projection trop loin dans le futur.Il faut plutôt voir la crise comme un défi, croit Me Tremblay, et même si ce n\u2019est pas facile, tout le monde est plongé là-dedans.« Ça n\u2019enlève pas la souffrance, mais il faut se dire \u201cje ne suis pas isolé\u201d.Et il faut se demander \u201cquels éléments m\u2019angoissent ?\u201d, mentionne Me Tremblay, qui suggère de se tourner vers l\u2019humour.Si on se permet un scénario dramatique, il faut aussi se permettre un scénario idéal.Ça rééquilibre et il faut se permettre de se rééquilibrer soi-même.» \u2014 PHOTO 123RF «?Actuellement, on peut se réveiller davantage pendant la nuit, alors on se souvient d\u2019un plus grand nombre de rêves.On ne rêve pas plus qu\u2019avant.On se réveille plus qu\u2019avant.?» \u2014 Jean-Philippe Chaput On dort moins bien, on se réveille plus souvent, et notre cerveau a plus d\u2019occasions de se souvenir de nos rêves.\u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 26 LE FRAGILE ÉQUILIBRE GRANBY \u2014 Service essentiel, le soutien psychologique est lui aussi amené à se réinventer.Confinement oblige, les séances de psychothérapie réalisées dans un cabinet sont à proscrire par les temps qui courent.Et si la technologie pouvait jouer un rôle de premier plan?« L\u2019important, c\u2019est de continuer à offrir une oreille qui écoute », souligne Véronique Guérin, psychologue qui pratique dans la région de Granby et de Bromont.Depuis le confinement imposé par le gouvernement, celle-ci a commencé à offrir ses consultations par vidéoconférence.« Jusqu\u2019à présent, ça se passe bien.J\u2019ai eu une première entrevue avec un nouveau client et le courant est passé, même si nous étions chacun chez nous devant notre ordinateur.» Si le service peut toujours être offert malgré le confinement, tous les clients ne sont pas à l\u2019aise d\u2019assister à une séance grâce à la technologie.« Pour les moins de 45 ans, il n\u2019y a aucun problème.Mais pour mes clients plus âgés, c\u2019est plus difficile, explique Véronique Guérin.Ils ne veulent pas de consultation virtuelle, et certains ne sont pas plus à l\u2019aise avec la possibilité de faire la séance par téléphone.Plusieurs ont préféré reporter leurs consultations après la crise, lorsque ce sera possible de reprendre les rencontres en personne.» La crainte d\u2019un contact moins humain ou d\u2019une moins grande connexion entre le patient et son thérapeute peut aussi en faire hésiter plus d\u2019un.NÉCESSAIRE ADAPTATION « C\u2019est une nouvelle approche qui demande de l\u2019adaptation, croit pour sa part Renée Ouimet, directrice générale du Mouvement Santé mentale Québec.Il y a des gens qui vont être plus à l\u2019aise au téléphone, qui vont trouver ça plus intime que devant un ordinateur.Ce qui est toutefois extraordinaire, c\u2019est que ça existe en ce moment et que ça peut aider des gens.» « Dans des périodes stressantes comme celle qu\u2019on vit actuellement, il est normal de ne pas vouloir changer nos habitudes, car celles-ci sont sécurisantes, ajoute- t-elle.Parfois, il suffit d\u2019essayer une fois, deux fois.Après, ça semble plus facile.» Cette adaptation est aussi nécessaire pour les psychologues qui n\u2019ont pas l\u2019habitude de recevoir leurs clients de façon virtuelle.« Ce n\u2019était pas quelque chose que je faisais régulièrement, confie Nicolas Coupal-Noël, qui pratique d\u2019ordinaire au Complexe Physio Mouvement Santé.Depuis le 23 mars, je procède avec la caméra et ça se passe quand même bien ! » Néanmoins, ce ne sont pas toutes les interventions qui peuvent être pratiquées virtuellement.« Une partie de ma clientèle vit un choc post-traumatique.Dans le cadre de leur thérapie, je les amène dans des lieux publics, ce qui n\u2019est pas possible actuellement », illustre le psychologue.MARIE-ÈVE MARTEL, LA VOIX DE L\u2019EST CONSULTATIONS PSYCHOLOGIQUES VIRTUELLES Une oreille attentive malgré la distance Si le service peut toujours être offert malgré le confinement, tous les clients ne sont pas à l\u2019aise d\u2019assister à une séance grâce à la technologie.\u2014 PHOTO 123RF Véronique Guérin \u2014 PHOTO FOURNIE Nicolas Coupal-Noël \u2014 PHOTO FOURNIE MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Bien manger, voire cuisiner tous ses repas, faire de l\u2019exercice, prendre l\u2019air tous les jours, être aussi performant au travail tout en s\u2019acquittant des tâches ménagères et des enfants, acheter local et continuer de soigner son apparence?: certains s\u2019en mettent beaucoup sur les épaules malgré le caractère exceptionnel de la situation.Comment lâcher prise sans se laisser aller?« On vit dans une société de performance, mentionne d\u2019emblée Renée Ouimet, directrice générale du Mouvement Santé mentale Québec.On exige toujours plus de nous-mêmes, et alors qu\u2019on devrait ralentir et tenter de garder un équilibre, certaines personnes ressentiront le besoin de \u201cperformer\u201d leur confinement.» « Ce n\u2019est pas tout le monde qui a la même énergie.Pour certaines personnes, juste se lever le matin et s\u2019habiller est difficile.Pour d\u2019autres, d\u2019arriver à le faire, ça les met dans un tout autre état d\u2019esprit », poursuit-elle.S\u2019il est une pression que des gens s\u2019infligent en ce moment, nuancent les psychologues Véronique Gué- rin et Nicolas Coupal-Noël, c\u2019est surtout celle que s\u2019imposent les parents de bien éduquer leurs enfants pendant qu\u2019ils sont à la maison.« C\u2019est probablement l\u2019aspect de la quarantaine sur lequel les gens s\u2019en demandent le plus.Ils veulent s\u2019assurer que leurs petits soient à jour et qu\u2019ils n\u2019aient pas perdu leurs acquis quand ils retourneront en classe », observe la première.« Ce n\u2019est pas si évident que ça de s\u2019organiser, même avec les outils que le ministère a mis en ligne, renchérit le deuxième.Les parents doivent se rappeler qu\u2019ils ne sont pas des enseignants et qu\u2019ils doivent simplement faire de leur mieux.» UNE QUESTION D\u2019ÉQUILIBRE « On ne peut pas nier l\u2019utilité de maintenir une routine de vie pour la santé mentale, indique la psychologue.Ça permet de garder un certain contrôle sur notre situation.Ça devient plus gérable.En fait, on voit même des gens qui sont dans un état optimal malgré le confinement parce qu\u2019ils ont une hygiène de vie saine.» « C\u2019est important de maintenir une routine, parce que ça nous apporte des points de repère dans notre quotidien.Hormis l\u2019aspect financier, ce qui est difficile quand on perd son emploi, c\u2019est la cassure de cette routine », explique Nicolas Coupal-Noël, psychologue à Granby.Se laisser complètement aller, ces temps-ci, aurait par ailleurs l\u2019effet contraire.« Dormir toute la journée est une forme d\u2019évitement et cela peut éventuellement mener à une dépression », nuance la psychologue.« Il y a des journées où on a envie de tout lâcher, complète Mme Oui- met.C\u2019est correct de s\u2019accorder une pause, mais il ne faut pas que ce soit ça tous les jours, parce qu\u2019il y a un risque de démotivation.» La directrice générale recommande la gratitude et d\u2019être indulgent avec soi-même.« Plutôt que de s\u2019en vouloir de ne pas avoir tout accompli ce qu\u2019on voulait faire durant la journée, pourquoi ne pas être reconnaissant de ce qui a été réalisé ?suggère-t-elle.C\u2019est comme la forme physique, il faut faire des efforts pour maintenir sa santé mentale.» M. Coupal-Noël invite pour sa part à s\u2019ancrer dans le présent et à vivre au jour le jour.« J\u2019entends des gens dire qu\u2019ils dégustent leur café le matin, c\u2019est une manière de se plonger dans l\u2019instant présent.En fait, c\u2019est quelque chose de très sensoriel.Si on suit la directive du gouvernement qui nous invite à prendre une marche, on s\u2019en sert pour profiter du moment, pour respirer l\u2019air frais et regarder le décor autour de nous.C\u2019est une manière de se camper dans le présent et de reprendre le dessus.» BIEN «?RÉUSSIR?» SON CONFINEMENT HALTE À LA PRESSION ! Certains s\u2019en mettent beaucoup sur les épaules malgré le caractère exceptionnel de la situation.Comment lâcher prise sans se laisser aller?\u2014 PHOTO 123RF laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 27 ALAIN GOUPIL alain.goupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Comptant ou par carte?Avant l\u2019éclosion du coronavirus, la question faisait partie du rituel transactionnel de tout citoyen.Plus maintenant.La question est maintenant de savoir si la COVID-19 a sonné le glas de l\u2019argent comptant?Une fois les mesures sanitaires levées, re- commencerons-nous à payer nos achats en espèces?Chose certaine, dans son plus récent rapport publié en décembre dernier, Paiements Canada constatait déjà que les paiements en espèces étaient en baisse marquée et que ce type de paiement ne comptait plus que pour 0,9 % de la valeur de tous les achats effectués par les Canadiens.À l\u2019inverse, les paiements électroniques ont pour leur part explosé au cours de la dernière décennie.Tant et si bien qu\u2019ils représentaient 73 % du volume total des opérations enregistrées au Canada.Selon ce rapport, le volume de paiements sans contact (carte de crédit, débit ou appareil mobile) a fait un bond de 30 %.De ces transactions sans contact, 60 % se faisaient à l\u2019aide de la carte débit.« Ces dernières années, pour la première fois, les Canadiens ont plus souvent utilisé les cartes de débit que l\u2019argent comptant », notent les auteurs du rapport.VIREMENTS EN HAUSSE Comme partout ailleurs dans le monde, on assiste au Canada à une augmentation fulgurante du volume de virements en ligne liés au magasinage en ligne.Sur une période de 12 mois, de 2017 à 2018, le volume de virements en ligne a en effet bondi de 52 %.Dans la foulée, le volume de paiements par cartes de crédit a lui aussi radicalement augmenté de 52 %, de 2013 à 2018.Ce qui fait qu\u2019aujourd\u2019hui, « le Canada est le deuxième pays pour le nombre d\u2019utilisations d\u2019une carte de crédit par habitant, après la Corée du Sud », selon l\u2019étude.Les paiements par chèque et en espèces ne représentaient plus que 3 % du volume total des paiements en 2018.Il s\u2019agit d\u2019une diminution de 29 % au cours des cinq années.Ces types de paiements représentent toutefois 39 % de la valeur totale des opérations.Dans le cas des chèques, 70 % de ceux-ci sont maintenant encaissés par voie électronique sous forme d\u2019image.Plus d\u2019un consommateur sur trois (35 %) utilise aujourd\u2019hui un appareil mobile comme méthode régulière de paiement sans contact.Le rapport indique que l\u2019utilisation d\u2019un appareil mobile a moins augmenté que celle d\u2019une carte sans contact.Selon les auteurs, « les doutes sur la sécurité demeurent le principal obstacle aux paiements mobiles », souligne le document et ce, malgré le fait que le tiers des utilisateurs jugent les paiements mobiles sans danger.Fini l\u2019argent comptant?Avant même les mesures d\u2019hygiène liées au coronavirus, les transactions en argent étaient en chute marquée partout au Canada.En 2019, celles-ci ne représentaient en effet que 0,9 de la valeur de toutes les transactions.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Nos transactions de tous les jours\u2026 en chiffres* Débit : 6,1 milliards (256 milliards $) Crédit : 5,9 milliards (552 milliards $) Transfert électronique : 2,9 milliards (4,9 trillions $) Chèque et papier : 667 millions (3,9 trillions $) Guichet automatique : 499 millions (68 milliards $) Prépayées : 304 millions (18 milliards $) Espèces : 4,5 milliards (92 milliards $) *Source : Paiements Canada, rapport 2019 OTTAWA \u2014 L\u2019économie canadienne a perdu 1 011 000 emplois en mars, dans la foulée de l\u2019éclosion de la pandémie de COVID-19.Statistique Canada rapporte que le taux de chômage a augmenté de 2,2 points de pourcentage pour s\u2019élever à 7,8 %.Il s\u2019agit de la plus forte hausse mensuelle enregistrée depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées.La hausse porte le taux de chômage à un niveau observé pour la dernière fois en octobre 2010.Au Québec, le taux de chômage de février à mars est passé de 4,5 à 8,1 %.Les économistes préviennent que les chiffres seront encore plus élevés en avril, des millions de Un million d\u2019emplois perdus en mars Canadiens ayant dû demander une aide d\u2019urgence du gouvernement fédéral.Statistique Canada a dû réviser certaines de ses mesures habituelles du nombre de personnes occupant un emploi, sans emploi ou hors du marché du travail afin de mieux évaluer les effets de la CO- VID-19 sur le marché du travail, qui ont été spectaculaires et soudains.LA PRESSE CANADIENNE Stéphane Lavallée, directeur général de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) a le plaisir d\u2019annoncer la nomination de Marc Gendron au nouveau poste de Chef d\u2019équipe numérique.Marc quitte son poste de rédacteur en chef à La Voix de l\u2019Est, de Granby, pour coordonner les actions de l\u2019ensemble de notre groupe de presse coopératif dans le cadre du projet de transition numérique.Marc possède une formation en journalisme de l\u2019Université de Montréal.Il est arrivé à La Voix de l\u2019Est comme journaliste en 2008, avant de devenir directeur de l\u2019information en 2011 et rédacteur en chef en 2018.Il a fait la démonstration de ses compétences journalistiques, autant dans les plateformes imprimées que numériques.À cela se greffe un appétit pour les nouvelles technologies, qui en fait déjà un acteur de premier plan dans notre groupe lorsqu\u2019il est question du virage numérique.À titre de Chef d\u2019équipe numérique, il participe à l\u2019évolution et à l\u2019exécution de la stratégie de développement numérique, dans une optique de mise en place de nos services payants.Marc est entré en fonction le lundi 30 mars.Au nom de tous ses collègues, nous désirons lui souhaiter lemeilleur succès.AVIS DE NOMINATION La Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) est le seul groupe de presse coopératif au Québec.Il regroupe les coopératives de solidarité qui publient Le Soleil, Le Droit, Le Nouvelliste, La Tribune, Le Quotidien et La Voix de l\u2019Est. SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 28 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On protège aussi la santé mentale de nos jeunes! GUIDE N° 3 Votre enfant est inquiet en raison de la pandémie?Les conseils suivants vous permettront de mieux le soutenir durant les événements entourant l\u2019épidémie du coronavirus COVID-19 au Québec.La pandémie du coronavirus (COVID-19) qui se déroule actuellement ainsi que les mesures inédites de prévention qui y sont liées représentent une réalité inhabituelle à laquelle il peut être particulièrement difficile de s\u2019adapter.Comme pour vous, les enfants et les adolescents peuvent avoir des inquiétudes devant ces événements exceptionnels.Votre enfant, peu importe son âge, a besoin d\u2019être rassuré, de savoir qu\u2019il peut compter sur vous et sentir que vous le protégez.Quand est-il nécessaire de chercher de l\u2019aide?Malgré toutes vos tentatives auprès de votre enfant pour le réconforter et le rassurer, si vous ne remarquez aucune amélioration ou si vous constatez que les réactions négatives persistent ou s\u2019intensifient, n\u2019hésitez pas à communiquer avec le service Info-Social en composant le 811 (option 2).Vous pourrez alors obtenir plus d\u2019information et être dirigé vers des professionnels en intervention psychosociale qui vous offriront du soutien et des conseils, selon vos besoins.Pour les personnes sourdes ou malentendantes, veuillez composer le 1 800 361-9596 (sans frais).Ressources Pour mieux gérer l\u2019inquiétude : \u2022 inspq.qc.ca/mieux-vivre \u2022 ecolebranchee.com \u2022 carrefour-education.qc.ca Pour intégrer les saines habitudes de vie : \u2022 defisante.ca \u2022 force4.tv Pour mieux gérer son temps en famille : \u2022 ecoleouverte.ca \u2022 alloprof.qc.ca \u2022 teteamodeler.com \u2022 viedeparents.ca \u2022 naitreetgrandir.com \u2022 vifamagazine.ca Donnez-lui l\u2019occasion de jouer et de se détendre Il est important que votre enfant puisse trouver du réconfort en jouant et en pratiquant des activités qu\u2019il aime.Vous êtes à court d\u2019idées?Activités physiques : danser, faire des parcours à obstacles, de la corde à danser, des jeux d\u2019adresse, du vélo, du yoga, jouer dehors dans la cour, effectuer des exercices aérobiques et musculaires, etc.Loisirs créatifs : dessiner, bricoler, peindre, écrire, chanter, faire de l\u2019origami, de la pâte à modeler, tricoter, prendre des photos, etc.Jeux : jouer à des jeux de société, de blocs, de rôles, de mémoire, jouer à la cachette, aux cartes, se déguiser, assembler un casse-tête, faire des mots croisés, des sudokus, des mots cachés, etc.Divertissement : écouter de la musique, des films, des spectacles, des balados, des séries, etc.Détente : lire un livre, un conte, une bande dessinée, une revue, méditer et faire des exercices de relaxation, etc.Activités éducatives : faire des exercices scolaires, naviguer sur une plateforme éducative comme ecoleouverte.ca, apprendre une nouvelle langue, visiter des musées virtuellement, etc.Autres : cuisiner, participer aux tâches ménagères, classer des photos, etc.Soyez à l\u2019écoute Laissez votre enfant s\u2019exprimer dans ses mots ou à travers le jeu (poupées, dessins, etc.).Écoutez ses inquiétudes et son besoin d\u2019être rassuré.Répondez avec bienveillance à ses craintes et donnez-lui beaucoup d\u2019amour et d\u2019attention.Parlez avec franchise : expliquez-lui la situation Utilisez des mots simples et adaptés en fonction de son âge.Dites-lui qu\u2019il existe des mesures d\u2019hygiène très simples pour se protéger : se laver les mains souvent, tousser dans le pli du coude, etc.Enseignez-lui ces mesures.Restez positif en mentionnant que des médecins et des chercheurs travaillent pour trouver des solutions, des médicaments et un vaccin.Répondez à ses questions et n\u2019hésitez pas à lui dire que vous ne connaissez pas la réponse lorsque c\u2019est le cas.Évitez les discours moralisateurs avec votre adolescent.Vérifiez s\u2019il comprend bien la situation et rectifiez l\u2019information dont il dispose lorsque nécessaire.Ne minimisez pas la situation et invitez-le à consulter une ligne d\u2019aide et de soutien téléphonique, s\u2019il en ressent le besoin.Maintenez une routine La routine et le maintien d\u2019un milieu familial stable préservent le sentiment de sécurité.Établissez un horaire qui prend en compte les heures de lever, de coucher, de repas, les périodes de jeux, d\u2019activités structurées et les moments de détente.Adoptez de saines habitudes de vie en mangeant sainement, en buvant beaucoup d\u2019eau, en restant actif et en essayant de vous reposer et de dormir suffisamment.Prenez soin de vous Votre enfant vit les événements à travers votre regard.Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions.Au besoin, retirez-vous quelques minutes dans un milieu isolé, la salle de bain par exemple, pour retrouver votre calme.On conserve des liens sociaux virtuels Permettez à votre enfant de maintenir des liens virtuels avec ses amis ou les autres membres de la famille, comme les grands-parents.Garder un réseau social actif permet de rompre l\u2019isolement.Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour communiquer et même jouer à distance comme le téléphone, le clavardage, les appels vidéo, les réseaux sociaux, le Web ou le courriel.On reste informé Pour maintenir une attitude calme auprès de votre enfant, il importe que vous restiez bien informé sur la situation.En tout temps, faites appel à des ressources fiables, comme le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus Ne laissez pas votre enfant regarder en boucle les reportages qui couvrent la pandémie et évitez toute discussion alarmiste (augmentation des décès, aggravation de la situation, scénarios pessimistes, etc.) devant lui.Services téléphoniques pour les personnes ayant besoin d\u2019écoute ou de soutien : \u2022 Tel-Aide Centre d\u2019écoute offrant des services 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier : www.acetdq.org (pour connaître le centre d\u2019écoute de votre région) \u2022 Écoute Entraide Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE (365-4463) \u2022 Tel-Jeunes Ligne d\u2019écoute 24/7 destinée aux jeunes ayant besoin de soutien : 1 800 263-2266 \u2022 LigneParents Ligne d\u2019écoute 24/7 destinée aux parents ayant besoin de soutien : 1 800 361-5085 Services téléphoniques pour les personnes en détresse psychologique ou ayant des idées suicidaires : \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique en prévention du suicide 1 866 APPELLE (277-3553) Les signes de stress chez votre enfant : Il a des troubles du sommeil ; Il présente des inquiétudes (veut se faire prendre, pose des questions) ; Il a des douleurs physiques (maux de ventre) ; Il a un comportement plus agité (contestation) ; Il ne veut plus jouer et n\u2019apprécie plus ses activités préférées ; Il a un comportement régressif (fait pipi au lit).Les signes chez votre adolescent : Il est inquiet pour sa santé et celle de ses proches ; Il ne se sent pas touché par la situation ou bien il en minimise les risques ; Il ne veut plus s\u2019adonner à ses activités préférées ; Il éprouve des troubles du sommeil, montre un changement dans son appétit (trop ou pas assez) ; Il a envie de consommer de l\u2019alcool, des drogues ; Il est agressif, irritable, il refuse de respecter les consignes de santé publique.0037746 laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 29 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On protège aussi la santé mentale de nos jeunes! GUIDE N° 3 Votre enfant est inquiet en raison de la pandémie?Les conseils suivants vous permettront de mieux le soutenir durant les événements entourant l\u2019épidémie du coronavirus COVID-19 au Québec.La pandémie du coronavirus (COVID-19) qui se déroule actuellement ainsi que les mesures inédites de prévention qui y sont liées représentent une réalité inhabituelle à laquelle il peut être particulièrement difficile de s\u2019adapter.Comme pour vous, les enfants et les adolescents peuvent avoir des inquiétudes devant ces événements exceptionnels.Votre enfant, peu importe son âge, a besoin d\u2019être rassuré, de savoir qu\u2019il peut compter sur vous et sentir que vous le protégez.Quand est-il nécessaire de chercher de l\u2019aide?Malgré toutes vos tentatives auprès de votre enfant pour le réconforter et le rassurer, si vous ne remarquez aucune amélioration ou si vous constatez que les réactions négatives persistent ou s\u2019intensifient, n\u2019hésitez pas à communiquer avec le service Info-Social en composant le 811 (option 2).Vous pourrez alors obtenir plus d\u2019information et être dirigé vers des professionnels en intervention psychosociale qui vous offriront du soutien et des conseils, selon vos besoins.Pour les personnes sourdes ou malentendantes, veuillez composer le 1 800 361-9596 (sans frais).Ressources Pour mieux gérer l\u2019inquiétude : \u2022 inspq.qc.ca/mieux-vivre \u2022 ecolebranchee.com \u2022 carrefour-education.qc.ca Pour intégrer les saines habitudes de vie : \u2022 defisante.ca \u2022 force4.tv Pour mieux gérer son temps en famille : \u2022 ecoleouverte.ca \u2022 alloprof.qc.ca \u2022 teteamodeler.com \u2022 viedeparents.ca \u2022 naitreetgrandir.com \u2022 vifamagazine.ca Donnez-lui l\u2019occasion de jouer et de se détendre Il est important que votre enfant puisse trouver du réconfort en jouant et en pratiquant des activités qu\u2019il aime.Vous êtes à court d\u2019idées?Activités physiques : danser, faire des parcours à obstacles, de la corde à danser, des jeux d\u2019adresse, du vélo, du yoga, jouer dehors dans la cour, effectuer des exercices aérobiques et musculaires, etc.Loisirs créatifs : dessiner, bricoler, peindre, écrire, chanter, faire de l\u2019origami, de la pâte à modeler, tricoter, prendre des photos, etc.Jeux : jouer à des jeux de société, de blocs, de rôles, de mémoire, jouer à la cachette, aux cartes, se déguiser, assembler un casse-tête, faire des mots croisés, des sudokus, des mots cachés, etc.Divertissement : écouter de la musique, des films, des spectacles, des balados, des séries, etc.Détente : lire un livre, un conte, une bande dessinée, une revue, méditer et faire des exercices de relaxation, etc.Activités éducatives : faire des exercices scolaires, naviguer sur une plateforme éducative comme ecoleouverte.ca, apprendre une nouvelle langue, visiter des musées virtuellement, etc.Autres : cuisiner, participer aux tâches ménagères, classer des photos, etc.Soyez à l\u2019écoute Laissez votre enfant s\u2019exprimer dans ses mots ou à travers le jeu (poupées, dessins, etc.).Écoutez ses inquiétudes et son besoin d\u2019être rassuré.Répondez avec bienveillance à ses craintes et donnez-lui beaucoup d\u2019amour et d\u2019attention.Parlez avec franchise : expliquez-lui la situation Utilisez des mots simples et adaptés en fonction de son âge.Dites-lui qu\u2019il existe des mesures d\u2019hygiène très simples pour se protéger : se laver les mains souvent, tousser dans le pli du coude, etc.Enseignez-lui ces mesures.Restez positif en mentionnant que des médecins et des chercheurs travaillent pour trouver des solutions, des médicaments et un vaccin.Répondez à ses questions et n\u2019hésitez pas à lui dire que vous ne connaissez pas la réponse lorsque c\u2019est le cas.Évitez les discours moralisateurs avec votre adolescent.Vérifiez s\u2019il comprend bien la situation et rectifiez l\u2019information dont il dispose lorsque nécessaire.Ne minimisez pas la situation et invitez-le à consulter une ligne d\u2019aide et de soutien téléphonique, s\u2019il en ressent le besoin.Maintenez une routine La routine et le maintien d\u2019un milieu familial stable préservent le sentiment de sécurité.Établissez un horaire qui prend en compte les heures de lever, de coucher, de repas, les périodes de jeux, d\u2019activités structurées et les moments de détente.Adoptez de saines habitudes de vie en mangeant sainement, en buvant beaucoup d\u2019eau, en restant actif et en essayant de vous reposer et de dormir suffisamment.Prenez soin de vous Votre enfant vit les événements à travers votre regard.Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions.Au besoin, retirez-vous quelques minutes dans un milieu isolé, la salle de bain par exemple, pour retrouver votre calme.On conserve des liens sociaux virtuels Permettez à votre enfant de maintenir des liens virtuels avec ses amis ou les autres membres de la famille, comme les grands-parents.Garder un réseau social actif permet de rompre l\u2019isolement.Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour communiquer et même jouer à distance comme le téléphone, le clavardage, les appels vidéo, les réseaux sociaux, le Web ou le courriel.On reste informé Pour maintenir une attitude calme auprès de votre enfant, il importe que vous restiez bien informé sur la situation.En tout temps, faites appel à des ressources fiables, comme le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus Ne laissez pas votre enfant regarder en boucle les reportages qui couvrent la pandémie et évitez toute discussion alarmiste (augmentation des décès, aggravation de la situation, scénarios pessimistes, etc.) devant lui.Services téléphoniques pour les personnes ayant besoin d\u2019écoute ou de soutien : \u2022 Tel-Aide Centre d\u2019écoute offrant des services 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier : www.acetdq.org (pour connaître le centre d\u2019écoute de votre région) \u2022 Écoute Entraide Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE (365-4463) \u2022 Tel-Jeunes Ligne d\u2019écoute 24/7 destinée aux jeunes ayant besoin de soutien : 1 800 263-2266 \u2022 LigneParents Ligne d\u2019écoute 24/7 destinée aux parents ayant besoin de soutien : 1 800 361-5085 Services téléphoniques pour les personnes en détresse psychologique ou ayant des idées suicidaires : \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique en prévention du suicide 1 866 APPELLE (277-3553) Les signes de stress chez votre enfant : Il a des troubles du sommeil ; Il présente des inquiétudes (veut se faire prendre, pose des questions) ; Il a des douleurs physiques (maux de ventre) ; Il a un comportement plus agité (contestation) ; Il ne veut plus jouer et n\u2019apprécie plus ses activités préférées ; Il a un comportement régressif (fait pipi au lit).Les signes chez votre adolescent : Il est inquiet pour sa santé et celle de ses proches ; Il ne se sent pas touché par la situation ou bien il en minimise les risques ; Il ne veut plus s\u2019adonner à ses activités préférées ; Il éprouve des troubles du sommeil, montre un changement dans son appétit (trop ou pas assez) ; Il a envie de consommer de l\u2019alcool, des drogues ; Il est agressif, irritable, il refuse de respecter les consignes de santé publique.0037746 SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 30 AFFAIRES Pâques pas comme les autres pour les chocolatiers MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Choco-Là, qui enregistre normalement le tiers de son chiffre d\u2019affaires à Pâques, espère survivre à la COVID-19.« J\u2019ai trois périodes importantes dans l\u2019année, soit Noël, la Saint-Valentin et Pâques.C\u2019est Pâques normalement qui me permet de passer l\u2019été.Et en ce moment, j\u2019estime que je devrais faire environ 25 pour cent de mes ventes habituelles pour cette période », explique le propriétaire, François Paradis.Après que le gouvernement eut exigé la fermeture des commerces, M. Paradis a pris deux semaines pour rattraper ses tâches administratives et faire du ménage en vue d\u2019un déménagement.« Si je survis à la COVID-19, je prévois déménager cet été.Je ne sais pas encore où.Je regarde », note-t- il, ajoutant que son chiffre d\u2019affaires avait déjà diminué depuis son déménagement du centre-ville vers la King Ouest.« Mais avant de penser au déménagement, je dois me concentrer sur la production, car j\u2019ai une centaine de livraisons à faire dans les prochains jours.Et je ne sais pas si j\u2019y arriverai.C\u2019est beaucoup de logistique.J\u2019ai pas de livreurs et j\u2019ai des commandes qui viennent de Saint-Élie-d\u2019Orford, Sainte-Catherine, Deauville », mentionne M. Paradis, ajoutant qu\u2019un bénévole s\u2019est offert pour l\u2019aider à faire des livraisons.D\u2019ailleurs, le propriétaire de Cho- co-Là lance un appel à tous.« Si vous êtes en confinement et que vous cherchez quelque chose à faire, j\u2019accepte l\u2019aide pour les livraisons », souligne-t-il, précisant que les bénévoles peuvent manifester leur intérêt en composant le 819 822-1771.Choco-Là prend aussi les commandes par téléphone et offre un service à l\u2019auto sans contact.Des lapins avec des masques à la mode COVID-19 sont en fabrication.LA LIÉGEOISE AFFECTÉE, MAIS PAS EN DANGER La propriétaire de la pâtisserie La Liégeoise a aussi vécu des moments d\u2019inquiétudes à cause de la pandémie.« Quand la fermeture de commerce a été annoncée, on venait de terminer notre production de 500 kilos de chocolats moulés, alors on a eu très peur », révèle Virginie Gaudreault.En fin de semaine dernière, l\u2019équipe a mis en place une boutique en ligne et un service de livraison.« On a agi à la vitesse grand V et ça fonctionne bien pour le moment les livraisons.D\u2019autres clients fidèles se déplacent à la boutique où plusieurs mesures d\u2019hygiène et de distanciation ont été implantées », ajoute l\u2019entrepreneure, qui prévoit tout de même des baisses importantes au niveau de son chiffre d\u2019affaires, mais pas au point de mettre la survie du commerce en jeu.« J\u2019estime qu\u2019on enregistrera environ 60 pour cent de nos revenus habituels pour ce qui est du chocolat de Pâques.Mais nous vendons aussi des gâteaux, des pains, des fromages et de la charcuterie et de ce côté, étant donné que les gens ne se rassembleront pas, on est à environ 20 pour cent du chiffre d\u2019affaires habituel », souligne Mme Gaudreault, mentionnant que plus de 50 pour cent de ses employés sont au chômage.Choco-Là en mode survie François Paradis espère que ses ventes de chocolats de Pâques et l\u2019aide gouvernementale permettront à son commerce de passer au travers cette période difficile.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY SHERBROOKE \u2014 Quand la fermeture des commerces et le confinement de la population ont été exigés par le gouvernement, le chocolatier magogois Alain Van- den Eynden a cru que ce serait la catastrophe.À quelques jours de Pâques, après avoir pris des mesures innovantes, le propriétaire de la boutique Chocolats Vanden Eynden affirme que sa saison est sauvée grâce à l\u2019amour impressionnant que lui a démontré sa clientèle.« Il y a trois semaines, lorsque la fermeture des commerces a été annoncée, on ne savait pas quoi faire et on ne savait pas si on pourrait continuer à vendre.On a donc arrêté la production, car on avait déjà en inventaire une tonne de chocolat » , raconte M.Vanden Eynden.« On a réfléchi et puis on a décidé de mettre un catalogue sur notre site internet et on a parti une boutique d\u2019achats en ligne avec la Ville de Magog, Magog Technopole et la MRC.Les activités ont reprise à un rythme tel que j\u2019ai repris la production depuis une semaine et demie », se réjouit l\u2019entrepreneur, ajoutant qu\u2019un service à l\u2019auto sans contact et un service de livraison à domicile sans contact ont été mis sur pied.« Mon fils qui travaille normalement à la production travaille à temps plein à la prise de commandes par téléphone », ajoute-t-il.Le commerce a cuisiné des gâteaux garnis d\u2019arc-en-ciel, symbole optimiste lié à la pandémie, et des chocolats en forme du monstre du Memphré avec un masque médical.« Ils sont tous vendus.Un client nous en a commandé 120 unités », note le propriétaire de la chocolaterie qui emploie normalement 16 personnes, incluant les temps partiels, mais qui a dû réduire son effectif à six employés.« Des frais non récurrents ont été engendrés pour mettre en ligne le catalogue et la boutique, alors on ne battra pas de record du côté des bénéfices.Mais on a sauvé la saison et on est agréablement surpris de la réaction des gens », mentionne le chocolatier qui se console en pensant à tous les commerçants qui sont complètement arrêtés.MÉLANIE NOËL Agréablement surpris par sa fidèle clientèle La boutique Chocolats Vanden Eynden a cuisiné des gâteaux garnis d\u2019arc-en-ciel, symbole optimiste lié à la pandémie, et des chocolats en forme du monstre du Memphré avec un masque médical.\u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 AFFAIRES 31 ALAIN GOUPIL alain.goupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2013 Dix jours.C\u2019est ce qu\u2019il a fallu à l\u2019entreprise sherbroo- koise IBIOM pour concevoir et fabriquer une chambre d\u2019isolement portative destinée aux malades de la COVID-19 et qui pourrait avoir un impact majeur dans la lutte au coronavirus.IBIOM, qui se spécialise dans la conception de civières et de fauteuils pour le réseau de la santé, a répondu en un temps record à la demande d\u2019un hôpital de Montréal qui cherchait à obtenir une chambre d\u2019isolement portative afin de pouvoir transporter ses patients aux soins intensifs sans ne rien contaminer sur leur passage.Le président d\u2019IBIOM, Jasmin Bibeau, dit avoir pris connaissance le 28 mars d\u2019une demande d\u2019un établissement montréalais qui cherchait à se procurer un dôme à installer au-dessus d\u2019une civière en guise de protection face aux risques de contamination.Dix jours de travail intense et trois prototypes plus tard, la chambre d\u2019isolement portative a été livrée mardi après-midi à l\u2019hôpital en question.M. Bibeau, qui n\u2019a pas voulu identifier l\u2019hôpital pour des raisons de confidentialité, a indiqué que ce projet avait mobilisé toute son équipe afin que l\u2019établissement puisse s\u2019en servir le plus rapidement possible.« Ç\u2019a été un travail intense, pratiquement jour et nuit pour en arriver au prototype final, a indiqué M. Bibeau à La Tribune alors qu\u2019il était en route vers Montréal afin de livrer son produit fini.J\u2019ai fait quelques aller-retour Montréal- Sherbrooke pour m\u2019assurer que nous avions le matériel et que tout était correct.Avant de partir pour Montréal tout à l\u2019heure, je suis allé aux CHUS-Fleurimont pour l\u2019essayer sur différents modèles de civières.On voulait être sûr que ça puisse s\u2019installer sur tous les types de civières\u2026 » « Ç\u2019a été un travail intense, pratiquement jour et nuit pour en arriver au prototype final. » \u2014 Jasmin Bibeau, président d\u2019IBIOM La chambre d\u2019isolement portative a été conçue et fabriquée afin de minimiser les risques de contamination lors du transport des patients.« Lorsqu\u2019un patient est transporté dans un hôpital, par exemple aux soins intensifs, il doit passer par des zones vertes, jaunes ou rouges.Il y a donc des risques de contamination, tant pour lui que pour le personnel qui l\u2019entoure.En l\u2019isolant sur sa civière, on réduit les risques de contact avec le virus. » Outre IBIOM, l\u2019entreprise sher- brookoise Vimax a aussi été mise à contribution en fabriquant la structure d\u2019acier inoxydable de la chambre d\u2019isolement portative.Pour l\u2019instant, M. Bibeau indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un prototype, mais que son entreprise espère éventuellement obtenir des commandes fermes.« Nous n\u2019avons rien signé pour le moment.L\u2019hôpital nous a demandé d\u2019attendre avant d\u2019annoncer quoi que ce soit.Chose certaine, nous on s\u2019est lancé là-dedans de façon intense parce qu\u2019on croit en notre produit.On est convaincu que ça peut aider dans la lutte au coronavirus. » Déjà, IBIOM est en train de développer un autre type de chambre d\u2019isolement portative, conçue cette fois pour protéger les ambulanciers lorsque ceux-ci doivent transporter des patients contaminés.Une première version pourrait être disponible au cours des prochains jours.CHAMBRE D\u2019ISOLEMENT PORTATIVE IBIOM répond en un temps record Jasmin Bibeau, président d\u2019IBIOM, et Stéphane Mongeau, vice-président, exhibent le prototype de chambre d\u2019isolement portative conçu et fabriqué pour aider au transport des patients aux prises avec le coronavirus.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR IBIOM 0038074 Québec accorde 100 millions $ pour la formation de vos employés.Faites confiance à notre expertise ! Contactez Rémi Robert au 819-578-0036.Nos formations sauront satisfaire les besoins de VOTRE entreprise.www.seminaire-sherbrooke.qc.ca SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 32 AFFAIRES SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 À Sherbrooke, seulement 24 % (40 % pour le commerce de détail) des commerces et entreprises de services offrent de la vente en ligne.Cette proportion baisse à 16,3 % pour les commerces ou services ayant leur propre plateforme transactionnelle.Ce sont les faits saillants d\u2019un sondage réalisé au début du mois de février par Commerce Sherbrooke.Un peu moins de 300 des 5500 entreprises de la ville y ont répondu.L\u2019initiative du Panier Bleu, lancée en grande pompe dimanche, permettra aux entreprises du Québec de s\u2019inscrire et d\u2019amener directement les consommateurs sur leur site web pour faire des achats.Or, force est de constater que de nombreuses entreprises ne sont tout simplement pas prêtes à en profiter pour l\u2019instant.« Il y a toute sorte de raisons pour lesquelles une entreprise n\u2019a pas de site transactionnel, indique Charles- Olivier Mercier, directeur général de Commerce Sherbrooke et de Pro- Gestion Estrie.Ça prend du temps, ça prend de l\u2019argent et ce n\u2019est pas toujours miraculeux.Actuellement, on consomme tous en ligne, mais avant la pandémie il y avait, pour beaucoup d\u2019entreprises, seulement une petite portion du chiffre d\u2019affaires qui se faisait en ligne.Ce n\u2019était pas non plus miraculeux.Ce n\u2019est donc pas anormal de voir autant d\u2019entreprises sans site web transactionnel. » Louise Bourgault, vice-présidente et directrice générale de la Chambre de commerce et d\u2019industrie de Sherbrooke, admet même devoir faire face à une certaine résistance de la part d\u2019entreprises, surtout les plus petites.« Pour une grande entreprise, ce n\u2019est pas un problème, mais pour une PME de moins de cinq employés, c\u2019est toujours un problème de faire la mise à jour sur le site, analyse-t-elle.Il faut aussi qu\u2019elles se débrouillent avec PayPal par exemple.Il faut être adepte un peu des outils internet.Ce n\u2019est pas toujours facile. » « Souvent, les entreprises reportent le projet d\u2019un site web transactionnel, mais on arrive dans une situation où elles devront faire en sorte d\u2019en avoir un si elles veulent faire des ventes, poursuit-elle.Il y a des entreprises qui font des ventes en ce moment grâce à leur site.Je parlais à La Cartoucherie et ils ont cinq ou six commandes par jour. » LIQUIDITÉ Les petites entreprises n\u2019ont souvent pas les moyens financiers pour se doter d\u2019un site web transactionnel digne de ce nom, surtout en période de pandémie.« Pour une boutique en ligne, ça commence autour de 5000 dollars et il y a parfois des frais récurrents pour l\u2019entretien, souligne Isabelle Gagnon, propriétaire de l\u2019entreprise Quatorze Communications.La taille et les fonctionnalités vont faire varier le prix.Si on a cinq articles à vendre ou 2000 articles à vendre, c\u2019est du temps de plus de configuration. » Il n\u2019est donc pas impossible d\u2019avoir à investir des dizaines de milliers de dollars pour mettre en place un portail de vente en ligne.Les solutions plus autonomes comme la plate- forme Shopify peuvent être moins dispendieuses, mais demandent une plus grande connaissance des outils web.Ce n\u2019est pas non plus tous les types de commerces qui bénéficient de la même façon d\u2019un site transactionnel.« On était sur le bord de mettre en ligne une boutique pour des articles de survivalistes, raconte Mme Gagnon.Le client est submergé et ses ventes ont explosé.C\u2019est fou! Mais pour les restaurateurs par exemple, est-ce que c\u2019est payant pour eux aussi?Avant d\u2019avoir son retour sur un investissement de 5000 $, il va falloir qu\u2019il roule un peu plus. » « Si tu vends des piscines par exemple, à la limite tu peux vendre des accessoires en ligne, poursuit- elle.Mais la piscine tu ne peux pas la mettre dans un panier et l\u2019acheter.Il y a plein de produits qui ne se prêtent pas à la vente en ligne. » ET LES GÉANTS DU WEB?Est-ce qu\u2019un passage collectif vers la vente en ligne pourrait encore une fois favoriser les géants du web?« C\u2019est certain que c\u2019est une belle opportunité aussi pour les géants du web qui sont déjà prête au jour 1 de la crise, croit Isabelle Gagnon.Ils sont prêts alors que nous ne le sommes pas tous. » « Facebook reste quand même pour une clientèle débutante, a n a l y s e - t - e l l e .C e r t a i n s s e demandent encore si les réseaux sociaux peuvent remplacer le site internet, mais un ne remplace pas l\u2019autre, selon moi.Facebook est un attracteur de clientèle, mais ce n\u2019est pas là que les ventes se font.Sur Amazon, c\u2019est difficile au niveau de la marge de profit.Tu mets la main dans ta poche beaucoup. » AIDE GOUVERNEMENTALE En ce moment, les entreprises qui veulent se lancer dans le commerce en ligne peuvent bénéficier de l\u2019aide du gouvernement fédéral pour l\u2019élaboration et la mise en œuvre d\u2019une stratégie de commercialisation en ligne.Les dépenses pour l\u2019accès à une pla- teforme de vente en ligne peuvent être remboursées.Au Québec, les entreprises touristiques peuvent également faire appel au programme de subvention du ministère du Tourisme.Sommairement, le programme offre une subvention de 50 % pour un programme d\u2019accompagnement ou pour la mise en œuvre d\u2019outils tels que la refonte d\u2019un site pour l\u2019adapter aux téléphones mobiles et tablettes.Louise Bourgault n\u2019écarte pas non plus une aide qui pourrait provenir de la Chambre de commerce et d\u2019industrie de Sherbrooke.Elle indique aussi que la CCIS planche en ce moment sur un plan de relance pour l\u2019économie locale.Chez Commerce Sherbrooke, on prévoit mettre en place dès cette semaine des cellules d\u2019entraide qui aborderont notamment la vente en ligne.VENTES EN LIGNE Les PME tardent à s\u2019adapter L\u2019initiative du Panier Bleu, lancée en grande pompe dimanche, permettra aux entreprises du Québec de s\u2019inscrire et d\u2019amener directement les consommateurs sur leur site web pour faire des achats.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019entreprise sherbrookoise SOS Odeurs a obtenu une licence de mise en marché de Santé Canada d\u2019un gel antiseptique à mains avec 70 % d\u2019alcool qu\u2019elle produira pour répondre à la demande élevée en ces temps de pandémie.« En ces temps difficiles, nous devons prendre des initiatives et innover pour répondre aux besoins essentiels des autorités et de nos clients », a déclaré la présidente de SOS Odeurs, Josée Samson.Les désinfectants seront produits à l\u2019usine de SOS Odeurs à Sherbrooke et seront vendus à la clientèle de l\u2019entreprise, mais aussi aux gouvernements du Québec et du Canada.Le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS a notamment passé une commande importante.« La pandémie de la COVID-19 et la crise sanitaire qui en découle m\u2019interpellent au plus haut point et je me suis personnellement engagée à faire ma part pour soutenir mes clients, nos anges gardiens du réseau de la santé et la population dans la lutte contre la propagation du coronavirus », a ajouté Mme Samson.L e g ouver n em ent d u Qué - bec a reconnu la démarche de l\u2019entreprise et l\u2019importance de lui permettre de produire des désinfectants pour contribuer à la lutte contre la propagation du coronavirus en classant SOS Odeurs parmi les entreprises manufacturières essentielles qui peuvent maintenir leurs activités de production.Fondée en 2014, l\u2019entreprise du boulevard Industriel à Sherbrooke emploie entre 5 et 10 personnes et se spécialise dans la fabrication de produits neutralisant les odeurs pour les secteurs résidentiel et commercial.SOS Odeurs participe au combat contre la COVID-19 Josée Samson\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 33 Le Dr Alain Poirier accueille avec prudence des résultats encourageants dans les établissements de santé de l\u2019Estrie MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La situation est difficile dans de nombreux CHSLD du Québec et même « critique » dans quelques-uns d\u2019entre eux.Pendant ce temps, le bilan est tout autre en Estrie : il n\u2019y a aucune éclosion dans les CHSLD situés sur l\u2019ensemble du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS jusqu\u2019ici.Toutefois, il y a eu trois éclosions dans des résidences privées pour aînés (RPA) et une résidence de type familial (RTF) qui accueille des adultes vulnérables.Ces éclosions ont fait des dommages, bien entendu.Des 16 décès désormais attribués à la COVID-19 en Estrie, au moins 8 des victimes vivaient dans ces trois RPA.Le bilan demeure toutefois favorable compte tenu de la taille des CHSLD et du nombre de RPA situées sur le territoire.« On est contents, mais on ne crie pas victoire, on est prudents », explique le directeur de la Santé publique de l\u2019Estrie, le Dr Alain Poirier.A-t-on fait quelque chose de particulier en Estrie pour arriver à un bilan aussi différent que le reste de la province dans ses résidences pour aînés?Il est encore tôt pour le dire, mais il y a déjà quelques hypothèses qui peuvent être avancées.« Au sein de notre établissement, on a été très proactifs pour mettre en place toutes les directives ministérielles.Aussi, on a pris l\u2019orientation que tout le personnel porte un masque de procédure avant même que la directive ministérielle arrive.Parfois dans un contexte de pandémie, le fait de prendre des décisions des fois 24 ou 48 heures avant que ça devienne une demande ministérielle, ça fait toute la différence », explique Robin-Marie Coleman, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Le travail se poursuit sans relâche pour préserver les RPA et les CHSLD.« Quand la COVID-19 rentre dans un tel milieu de vie, en accord avec les statistiques qui disent que les personnes âgées sont plus à risque de subir des complications, ça fait beaucoup de dommages », soutient le Dr Poirier.STABILISATION DU NOMBRE DE CAS Dès l\u2019arrivée du coronavirus sur le territoire du Québec, l\u2019Es- trie a été touchée de plein fouet par la maladie.Pendant plusieurs semaines, l\u2019Estrie a été la seconde région sociosanitaire la plus touchée au Québec après Montréal.Or l\u2019Estrie est maintenant passée à la 4e position des régions les plus touchées, en proportion du nombre d\u2019habitants, après Montréal, Laval et Lanaudière, et pratiquement à égalité avec la région de la Mauricie-Centre du Québec.« Je suis convaincue que le fait qu\u2019on ait commencé plus rapidement, avec un plus grand nombre de cas, qu\u2019on ait une équipe de santé publique qui a fait des enquêtes épidémiolo- giques de qualité et rapidement, nous a permis de bien isoler les premières personnes atteintes de la COVID-19.Ç\u2019a aussi permis à l\u2019établissement de voir l\u2019importance de mettre en place rapidement une structure pour bien gérer la pandémie.C\u2019est peut- être ce départ rapide, qui n\u2019était pas souhaité, qui a permis à toute la communauté estrienne de se mobiliser aussi rapidement.C\u2019est la force de l\u2019Estrie qui nous permet, jusqu\u2019à présent, d\u2019avoir des résultats qui sont plus favorables pour notre population », soutient Robin-Marie Coleman.« Il y a aussi l\u2019élément de maîtrise dans nos CHLSD qui nous permet aussi de nous distinguer de façon favorable par rapport à d\u2019autres territoires », ajoute-t-elle.LITS DE SOINS INTENSIFS L\u2019Estrie s\u2019en tire également bien jusqu\u2019ici pour les hospitalisations et les patients placés aux soins intensifs.Vendredi après- midi, il y avait 44 personnes hospitalisées, dont sept aux soins intensifs.Les deux hôpitaux sherbrookois comptent généralement 46 lits de soins intensifs.En prévision de la pandémie, on a doublé la capacité.Il y a donc maintenant près d\u2019une centaine de lits de soins intensifs à l\u2019Hôtel-Dieu et à l\u2019Hôpital Fleurimont.« Au sein de notre établissement, on a été très proactifs pour mettre en place toutes les directives ministérielles. » \u2014 Robin-Marie Coleman Le taux d\u2019occupation des lits de soins intensifs pourrait changer d\u2019un jour à l\u2019autre, pas nécessairement à cause des patients malades en Estrie.« Les lits de soins intensifs sont maintenant gérés par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) au niveau prov i n c i a l .I l e st f o r t p ro b a b l e qu\u2019on soit amenés au cours des prochains jours à recevoir des patients de soins intensifs d\u2019ailleurs au Québec, s\u2019il y a des hôpitaux qui ne sont plus capables de répondre à la demande », indique Mme Coleman.CHIRURGIES REPRISES\u2026 AU JOUR LE JOUR Les chirurgies électives ont été suspendues au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS le 2 mars afin de libérer le maximum de lits de soins intensifs.Or cette semaine, q u e l q u e s o p é r a t i o n s s e m i - urgentes, pour la plupart onco- logiques, ont été pratiquées.« Les horaires sortent chaque jour, car on doit être très prudents sur l\u2019utilisation de nos lits de soins intensifs », ajoute-t-elle.La présidente-directrice généra l e a d j o i nte d u C I U S S S d e l\u2019Estr ie-CHUS souhaite aussi remercier l \u2019ens emble des Estriens.« J\u2019aimerais remercier la population pour leur compréhension dans la situation actuelle, mais aussi les employés du CIUSSS, les gestionnaires, les médecins et les partenaires, car honnêtement, on voit combien la région de l\u2019Estrie s\u2019est mobilisée autour de cette situation de pandémie et je me trouve extrêmement choyée d\u2019être sur ce territoire.J\u2019aimerais vraiment saluer l\u2019effort de tous », insiste-t-elle.« On ne crie pas victoire » La semaine COVID-19 en chiffes NOMBRE DE CAS POSITIFS CONFIRMÉS VENDREDI 3 AVRIL, 13 H VENDREDI 10 AVRIL, 13 H Au Québec : 610 Au Québec : 11 677 En Estrie : 450 En Estrie : 642 À Sherbrooke : 162 À Sherbrooke : 223 MRC de la Haute-Yamaska : 95 MRC de la Haute-Yamaska : 142 MRC de la Pommeraie : 46 MRC de la Pommeraie : 85 MRC Memphrémagog : 58 MRC Memphrémagog : 66 MRC de Coaticook : 9 MRC de Coaticook : 10 MRC du Val-Saint-François : 52 MRC du Val-Saint-François : 63 MRC des Sources : 3 MRC des Sources : 22 MRC du Haut-Saint-François : 12 MRC du Haut-Saint-François : 18 MRC du Granit : 10 MRC du Granit : 13 « Je suis convaincue que le fait qu\u2019on ait commencé plus rapidement, avec un plus grand nombre de cas, qu\u2019on ait une équipe de santé publique qui a fait des enquêtes épidémiologiques de qualité et rapidement, nous a permis de bien isoler les premières personnes atteintes de la COVID-19.[.] C\u2019est la force de l\u2019Estrie qui nous permet, jusqu\u2019à présent, d\u2019avoir des résultats qui sont plus favorables pour notre population », soutient Robin-Marie Coleman, présidente-directrice générale adjointe (PDGA) du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 34 ACTUALITÉS Plus de peur que de mal pour une jeune automobiliste le 4 avril quand son véhicule est entré en collision avec un autobus de la STS.L\u2019accident n\u2019a pas fait de blessé.Après cette mésaventure, la jeune femme a été réconfortée par son père qui l\u2019accompagnait.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY Une défectuosité dans un barbecue a provoqué un incendie majeur dans un immeuble locatif de la rue Olivia-Turgeon, dans le secteur de Bromptonville, mercredi.Plusieurs curieux, dont cette dame âgée, ont regardé durant de longues minutes le travail des pompiers.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY En prenant toutes les précautions nécessaires, notre équipe de valeureux photographes est présente partout sur le territoire de l\u2019Estrie afin de trouver les meilleurs clichés qui colleront aux histoires des journalistes de La Tribune.À compter d\u2019aujourd\u2019hui, nous vous présenterons chaque samedi leurs photos qui ont retenu le plus notre attention au cours de la dernière semaine.LA SEMAINE EN PHOTOS Les résidents et les travailleurs du CHSLD Saint-Joseph de Sherbrooke ont aussi eu droit à leur dose d\u2019amour cette semaine.Cette dame a pris les grands moyens pour leur adresser son message.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN Déclarer son amour à ses concitoyens n\u2019a jamais paru aussi agréable.Installée au coin de la rue King Ouest et du boulevard Jacques- C a r t i e r, M a r g a - ret, une résidante d e S h e r b ro o ke , a exprimé le sien aux automobilistes sherbrookois qui lui ont rendu la pareille à coups de klaxon.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Pascal Plamondon s\u2019affairait au nettoyage du stationnement des Galeries Quatre-Saisons à bord de son Bobcat S590 samedi dernier quand l\u2019altercation entre un gardien de sécurité et un client du Walmart a tourné au drame.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU De l\u2019optimisme et de l\u2019humour, deux ingrédients indispensables durant cette crise de la COVID-19.Un citoyen de Cookshire-Eaton a conjugué les deux pour encourager son entourage à garder le moral durant le confinement.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 35 Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l\u2019arrêt d\u2019un nombre incalculable d\u2019activités sociales, culturelles, économiques.Les journaux de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante publient une série de portraits de ceux pour qui le quotidien continue.Des personnes qui permettent d\u2019offrir quelques sourires dans nos vies chamboulées.TRAVAILLEURS AU FRONT JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com André-Philippe Côté est caricaturiste au journal Le Soleil depuis plus de 20 ans.Un nombre incalculable d\u2019événements de l\u2019actualité a influencé ses dessins, parfois des moments positifs, d\u2019autres un peu plus négatifs.Une pandémie, c\u2019est une première.Depuis que le confinement est ordonné, le caricaturiste permet aux lecteurs de sourire tous les jours.Aussi sérieuse que la situation puisse être, il faut bien se permettre de rire un peu.Q Cette crise sanitaire dure depuis plusieurs semaines, les nouvelles du monde entier tournent autour de ce même virus.Comment le confinement change-t-il votre travail?R La vie est la même, je sors peu, je dessine à la maison et j\u2019envoie mes dessins à la rédactrice en chef par courriel.Au niveau professionnel par contre, être pendant six semaines sur le même sujet, c\u2019est une pression supplémentaire.Il faut se démarquer, il faut se distinguer des autres, ne pas faire ce qui a déjà été fait, ça devient un long marathon, il faut avoir du souffle longtemps.Il arrive que je fasse un dessin et ensuite je vois que quelqu\u2019un l\u2019a déjà fait et je recommence.Tout le monde a des idées originales, pas juste les caricaturistes.Il y a des fois où j\u2019ai une petite panique, je cherche des idées et j\u2019ai l\u2019impression de ne rien trouver.Mais ça continue, c\u2019est plus stressant.Q La première caricature avec le coronavirus comme thème est parue dans Le Soleil le 24 février.On y voit le célèbre Petit Prince sur une nouvelle planète : «Dessine-moi un vaccin».Le dessin a d\u2019ailleurs connu une ampleur incroyable, même en France et partout dans le monde.Est-ce qu\u2019on avait imaginé une telle tournure des événements?R Non! C\u2019est l\u2019événement le plus important, surtout par son amplitude.Ça fait six semaines que je travaille 100 % sur le sujet, je n\u2019ai jamais vu ça.Je ne pensais pas que c\u2019était possible, je n\u2019aurais jamais imaginé quelque chose comme ça.On en parlait, mais on ne se sentait pas du tout menacés.Les gens partaient en voyage.Je suivais la situation quand même, c\u2019était majeur en Chine.Finalement on est dedans, et ce n\u2019est peut-être pas la dernière pandémie.J\u2019ai essayé de parler d\u2019autres choses, mais ça ne marche pas.J\u2019ai beau essayer, mais on dirait que je ne suis pas sur la même planète.Je prends quelque chose d\u2019extérieur et je le ramène toujours à la pandémie, les gens ne parlent que de ça.Q Dans vos dessins, on laisse beaucoup de côté la politique, mis à part quelques exceptions.Vous mettez en scène les familles, les gens qui vivent leur confinement.Et ça semble bien fonctionner, pourquoi?R J\u2019ai toujours fait ça.Ça me plaît parce que j\u2019ai toujours privilégié une démarche plus sociologique, entrer dans le quotidien des gens plutôt que de s\u2019attaquer aux politiciens.La pandémie, elle touche le quotidien des gens dans leurs relations, leurs déplacements, leur vie.Il n\u2019y a pas meilleur angle.Je l\u2019ai dessiné une fois, le docteur Arruda.C\u2019est un gars bien, il fait une belle job, mais je n\u2019ai pas insisté là-dessus.Ça devient facile un dessin en hommage à Arruda.Je suis ass ez étonné de la réponse, ce que je perçois, c\u2019est que les gens veulent rire, ils ont besoin de l\u2019humour.C\u2019est incroyable le nombre de blagues que je reçois chaque jour.Il ne faut pas rire des gens qui ont la maladie ou des choses comme ça, mais on a besoin de respirer, l\u2019humour amène un nouveau souffle.Le nombre de lecteurs a explosé, le nombre de commentaires et de réactions sur ma page Facebook, et de courriels.Ça a augmenté de 50 %, je dirais, depuis la crise.L\u2019effet est que ça fait du bien, ce n\u2019était pas nécessairement recherché de ma part.Je voulais faire le portrait de la pandémie à travers la réaction des lecteurs.Il y a de l\u2019angoisse par rapport à ça, c\u2019est un ennemi invisible et on a besoin de s\u2019échapper.Q La caricature montrant des employés de la SAQ parmi les héros du Québec a suscité beaucoup de réactions.Est- ce que les gens se montrent plus sensibles par rapport aux blagues?R C\u2019est probablement la caricature qui a créé le plus de débats.C\u2019est assez comique que l\u2019alcool soit un besoin essentiel au même titre que la nourriture.Je voulais tourner vers la dérision.On ferme tout sauf l\u2019alcool et les hôpitaux.Il y en a qui ont pris ça au premier degré, c\u2019est correct, ça n\u2019arrive jamais qu\u2019un dessin soit unanime.On le sait quand un dessin va être plus limite, on le voit venir et on ne peut pas l\u2019éviter.Je sens quand même ce besoin d\u2019humour, mais un humour consensuel, on doit sentir qu\u2019on le partage.On a besoin de se sentir solidaires.Mon recueil de caricatures de l\u2019automne, ça va pratiquement être un spécial COVID-19, à part les membres du Soleil, il y a plein de dessins qui n\u2019ont jamais été vus.«Ce que je perçois, c\u2019est que les gens veulent rire, dit André-Philippe Côté.C\u2019est incroyable le nombre de blagues que je reçois chaque jour.» \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ, CARICATURISTE «LES GENS ONT BESOIN D\u2019HUMOUR» SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 36 ACTUALITÉS L a pandémie aura eu au moins ça de beau et de bienveillant.Danielle Branchaud est confinée à la maison avec son conjoint et ses deux enfants.Ensemble, ils vivent sans distanciation, plus que jamais serrés les uns contre les autres.Ce mercredi 15 avril, la femme de 63 ans recevra l\u2019aide médicale à mourir, heureuse et en paix.Ils m\u2019ont fait promettre que cette chronique ne serait pas triste.« Il faut que ça sente la joie et la sérénité », a insisté Michel Huard, le conjoint de Danielle, en approchant son visage de la tablette électronique à travers laquelle son amoureuse a accepté de raconter son histoire qui commence toutefois avec « un coup de masse ».Des malaises gastriques sont apparus au mois d\u2019août dernier, suivis, en novembre, de vives douleurs au foie.La femme de Notre-Dame-du-Mont-Carmel s\u2019est présentée à l\u2019urgence.Le soir même, elle était sur la table d\u2019opération où on lui a retiré la vésicule biliaire.Une batterie de tests est venue confirmer qu\u2019elle était atteinte d\u2019un cancer incurable.« Il n\u2019y avait pas grand-chose à faire. » Danielle a encaissé le choc donné sans pronostic.Elle en avait peut-être pour quelques semaines, quelques mois, un an?Toutes ces réponses étaient bonnes.Le docteur Gaétan Bégin s\u2019est présenté chez elle en février.Le médecin en soins palliatifs est bien connu en Mauricie où il va au chevet de ses patients qui sont à l\u2019hôpital, à domicile ou à la Maison Aline-Chrétien, une résidence de soins et d\u2019accompagnement de fin de vie.Il y a quelques années, je l\u2019avais accompagné dans le cadre de ses visites auprès de gens atteints de graves maladies, en phase terminale, qui parlaient avec lui de leur mort imminente, sans tabou.Je n\u2019oublierai jamais cette journée où chacune de ces rencontres entre le médecin et ses patients se déroulait dans un respect mutuel et absolu.Entre deux rendez-vous, le bon docteur m\u2019avait dit, en fixant la rivière Saint-Maurice longeant notre route : « Humaniser les soins, c\u2019est dépasser la haute technologie et rejoindre la personne dans sa détresse, sa souffrance, ses besoins d\u2019affection, de compréhension, de tendresse et d\u2019amour. » C\u2019est dans ce cocon de douceur que se trouve Danielle en ce moment.Pendant que la pandémie occupe toute la place à l\u2019extérieur, elle s\u2019isole avec les siens.Dès son premier entretien, à l\u2019hiver, avec le docteur Bégin, la femme a exprimé le souhait d\u2019avoir recours, en temps et lieu, à l\u2019aide médicale à mourir.« Dans ma tête, ça pouvait être loin.J\u2019avais quand même espoir de vivre quelques mois. » Danielle avait hâte à l\u2019été, alors qu\u2019un séjour en camping était prévu avec toute sa famille.Mais les plans ont changé.Son état de santé s\u2019est détérioré.Une jaunisse s\u2019est récemment mise de la partie.« La fin est proche », a-t-elle dit à ses enfants au bout du fil.C\u2019était il y a un peu plus d\u2019une semaine.Mère de trois enfants, Natacha, 42 ans, est copropriétaire avec son conjoint de la ferme Québec Oies, à Saint-Tite-des-Caps.Père de deux enfants, Samuël, 38 ans, enseigne au secondaire, à Lévis.En raison de la crise sanitaire, frère et sœur étaient chacun chez soi, en confinement, à prendre des nouvelles des uns et des autres, à distance.Sachant que leur mère n\u2019en a plus pour très longtemps, ils sont débarqués à la maison de Danielle et Michel, avec leurs valises.Il n\u2019y avait plus une seule heure à perdre.« J\u2019avais le goût de venir serrer ma mère dans mes bras.Nous sommes chanceux, on passe du bon temps en famille », souligne Natacha en regardant Samuël qui a eu le même réflexe, avec le soutien de sa blonde.« Pars.Va vivre ça.Je vais tenir le fort », lui a-t-elle dit.Danielle est extrêmement reconnaissante envers son duo qui sera à ses côtés jusqu\u2019à la fin, malgré le contexte entourant la COVID-19.« C\u2019est un vrai privilège.S\u2019il n\u2019y avait pas eu le coronavirus, mes enfants auraient été au travail.Ils n\u2019auraient pas pu prendre tout ce temps avec moi. » Danielle voit du positif dans tout, même dans cette pandémie où à travers ses réflexions, le mot quarantaine se transforme en « quarant\u2019aime ».« On se serre, on se donne des becs, alouette! » En aucun temps, le ton de sa voix n\u2019est triste même si, confie- t-elle, les petits et plus grands deuils s\u2019accumulent depuis l\u2019annonce du cancer.Se savoir à quelques jours de la mort ne l\u2019effraie pas.Elle franchira cette ultime frontière à la maison, dans un lit d\u2019hôpital installé dans la verrière.« Je suis contente.Je suis chez nous, dans mes affaires.Je n\u2019ai pas peur.Je suis vraiment prête.Je pense qu\u2019eux aussi.Je ne dis pas qu\u2019on n\u2019aura pas de peine la journée même, mais on sait que ça s\u2019en vient. » En entendant sa mère parler ainsi, Natacha renchérit.« C\u2019est elle la plus forte.Tout le monde l\u2019admire pour sa résilience et sa générosité.Nous aussi on grandit à travers cela. » Samuël est du même avis.« On respecte sa décision.Je préfère voir ma mère partir dans le bonheur plutôt que de la voir dépérir et souffrir. » Depuis que ses enfants sont auprès d\u2019elle, Danielle a retrouvé quelque peu l\u2019appétit et l\u2019énergie perdus ces derniers jours en raison de la maladie.Ils en profitent pour fouiller dans les boîtes remplies de photos, de dessins et de souvenirs d\u2019enfance.« Je suis heureuse, je me sens bien. » Elle sourit en s\u2019entendant tenir de tels propos.Danielle n\u2019a encore rien prévu de particulier pour le 15 avril.Il y aura sans doute de la musique lorsqu\u2019elle recevra l\u2019aide médicale à mourir.« Mon chum m\u2019a dit de me faire belle, de mettre ce que j\u2019ai de plus chic.Je ne voyais pas ça de même! » Danielle déclenche le rire dans la pièce avant d\u2019ajouter plus sérieusement que la nuit précédant ce dernier jour sera sans doute « étrange », mais surtout, espère-t-elle, empreinte de magie.Non, répète la femme, la mort ne lui fait pas peur, persuadée de ceci : « C\u2019est beau après. » D\u2019ici là, Danielle profite de chaque jour qui lui reste avec sa famille confinée, des gens enlacés dans la joie et la sérénité.Une fin de vie au cœur de la pandémie Danielle Branchaud profite de chaque instant entourée de ses enfants, Samuël et Natacha Jobin, et de son conjoint Michel Huard.\u2014 PHOTO FOURNIE ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca LA VIE « C\u2019est un vrai privilège.S\u2019il n\u2019y avait pas eu le coronavirus, mes enfants auraient été au travail.Ils n\u2019auraient pas pu prendre tout ce temps avec moi. » \u2014 Danielle Branchaud laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 37 L\u2019HUMOUR AU TEMPS DU CORONA (PRISE 3) J amais deux sans trois, dit-on, voici un troisième collage de blagues et de traits d\u2019esprit glanés çà et là sur Facebook et, dans un cas, envoyé par un lecteur par courriel.Comme quoi, dans cette période où nos repères sont chamboulés, l\u2019humour reste une nécessaire soupape.Il ne s\u2019agit pas de minimiser la gravité de la situation, mais, comme pour une marche au grand air, le rire est un excellent antidote pour garder le moral en ces temps troubles.Avoir des Ét at s conf inés et des États qui ne le sont pas, c\u2019est comme avoir des sections pour uriner dans une piscine (traduction libre) \u2014 Jean-Sébastien Côté* Un Québécois sur quatre serait incapable de dire quel jour de la semaine nous sommes aujourd\u2019hui.\u2014 Le Revoir Vous êtes plusieurs à nous demander c\u2019est quoi le sentiment d\u2019être infirmière en pleine pandémie de coronavirus.Dans le film Titanic pendant que le bateau coule, le band joue, et bien c\u2019est nous! \u2014 Isabelle Samson, infirmière Il faut vraiment que j\u2019apprenne à faire la différence entre avoir faim et n\u2019avoir rien à faire.\u2014 Sais-tu que?Au Moyen-Âge, on faisait des orgies pour fêter la fin de la peste.Quelqu\u2019un sait si quelque chose est prévu?\u2014 Caroline Girard Sois comme Darth Vader : porte un masque, ne visite pas ta fille ni ton fils, sois émotionnelle- ment et physiquement distant, suis les ordres.(traduction libre) \u2014 Theresa Shareck Samedi matin avant de sortir du lit j\u2019ai dit à ma femme : \u2014 On devrait faire un bed in.\u2014 C\u2019est quoi ça?\u2014 Nous passerions la journée au lit, comme John Lennon et Yoko Ono.\u2014 À 64, ans dont 45 avec toi, on devrait plus faire un bed out! \u2014 Envoyé par Guy Sirois, grand-père Marc Bergevin annonce qu\u2019en raison du coronavirus, il n\u2019y aura pas de défilé de la Coupe Stanley à Montréal cette année.\u2014 MC MC Les douaniers français viennent de saisir deux tonnes de papier de toilette cachées dans de la cocaïne.\u2014 Luc Vigneault D\u2019habitude, le nettoyage du printemps dure jusqu\u2019au mois de juin.J\u2019ai fini.Là, j\u2019hésite entre rentrer du bois pour l\u2019hiver ou installer mes décorations de Noël.\u2014 Les vilaines filles Monsieur Legault, je vous respecte énormément, mais j\u2019espère que vous ne classerez pas les lutins de Noël dans les services essentiels! \u2014 David Philippe J\u2019ai changé le système d\u2019alarme de la maison.Maintenant, il sonne quand quelqu\u2019un sort.Le Lorrain Le Mexique vient de demander à Trump de se dépêcher avec le mur.Luc Vigneault Quelqu\u2019un connaîtrait un bon emplacement pour voir la vie du bon côté?\u2014 Envie d\u2019un grain de folie J\u2019ai besoin de suggestion pour les vacances de Pâques.Aix-en-cuisine?Salon-sur-mer?\u2014 Envie d\u2019un grain de folie Mon psy m\u2019a dit que je devenais complètement cinglé.Je lui ai dit, «si ça ne vous dérange pas, j\u2019aimerais une seconde opinion».Il m\u2019a dit «c\u2019est bien\u2026 vous êtes très laid aussi.» \u2014 Wellie Denoncourt Voici un courriel diffusé par l\u2019Ordre des psychiatres du Québec en ces temps difficiles : Chers concitoyens, Étant donné que nous sommes inondés d\u2019appels, nous vous informons que durant la période de quarantaine, il est tout à fait normal de parler aux murs, aux plantes et aux fenêtres.Veuillez nous contacter uniquement s\u2019ils vous répondent.\u2014 René Diotte Puisque tout le monde est à la maison, les cambrioleurs ne peuvent plus travailler.Ont-ils droit à la PCU [prestation canadienne d\u2019urgence]?Soupir.Tant de questions.\u2014 Pierre St-Arnaud Voici l\u2019heure d\u2019enlever le pyjama de jour et enfiler le pyjama de nuit.\u2014 Nathalie Fortin styliste Quarantaine, jour 20.\u2014 Veux-tu quelque chose à manger?\u2014 Quels sont mes choix?\u2014 Oui ou non \u2014 Wellie Denoncourt * Étant donné qu\u2019il est parfois difficile de remonter à l\u2019origine des contenus sur les réseaux sociaux, j\u2019ai indiqué la page de la personne ou du groupe où j\u2019ai trouvé chacune des blagues.MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com IMAGE LE LORRAIN IMAGE MARC DAOUD (HORACIO NOTRE HÉRO) QUELQUES TROUVAILLES VISUELLES IMAGE ENVIE D\u2019UN GRAIN DE FOLIE I M A G E A L A N A A R C H E R SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 38 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Marie-Reine CÔTÉ, en son vivant résidant au 506, Route 243, Cleveland, province de Québec, J0B 2H0, survenu le 19 février 2020 à Richmond, un inventaire des biens a été fait par la liquidatrice de la succession, Thérèse DESBIENS, le 31 mars 2020, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Anne-Marie COUTU, notaire, au 65, rue Belvédère Nord, Suite 250, Sherbrooke, Québec, J1H 4A7.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE (Avis dans un journal : C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Solange SANSCHAGRAIN, en son vivant domiciliée au 112, 11e Avenue Sud, Sherbrooke, province de Québec, J1G 2T3, est décédée à Sherbrooke (Québec) le 05 avril 2019.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Gaston Jr LEBLANC, notaire, membre du groupe SLM NOTAIRES, située au 340-11, rue St-Georges, Windsor (Québec) J1S 1J2.Donné ce 02 avril 2020, à Windsor (Québec).Paul-Émile Sanschagrain, liquidateur La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : PEINTURE BLANCHE À TRACER POUR TERRAINS SPORTIFS APPEL D\u2019OFFRES N° 15030 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1361951 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 6 mai 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : TRAVAUX DE PULVÉRISATION, MALAXAGE ET RESURFAÇAGE DES RUES POUR L\u2019ANNÉE 2020 - APPEL D\u2019OFFRES N° 15021 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1360353 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 7 mai 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : TRAVAUX DE RECONSTRUCTION DE CINQ (5) PONCEAUX SUR LA RUE CLÉMENT À SHERBROOKE - APPEL D\u2019OFFRES N° 14984 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1357389 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 30 avril 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : ACQUISITION DE MATÉRIEL EN PVC POUR LES CONDUITES D\u2019AQUEDUC ET D\u2019ÉGOUTS POUR LE MAGASIN MUNICIPAL APPEL D\u2019OFFRES N° 14991 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1362236 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau duServicede l\u2019approvisionnementetdeséquipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 12 mai 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : SERVICES PROFESSIONNELS EN INGÉNIERIE ET SERVICES DURANT LA CONSTRUCTION POUR LA SURVEILLANCE DES TRAVAUX DE RÉFECTION DES INFRASTRUCTURES D\u2019AQUEDUC ET D\u2019ÉGOUTS 2020 - LOT 1, LOT 2.1 ET RUE HENRI-LABONNE - APPEL D\u2019OFFRES N° 2020-005 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1362169 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 5 mai 2020 à 10 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : TRAVAUX DE RECONSTRUCTION DE CINQ (5) PONCEAUX SUR LA RUE CLÉMENT À SHERBROOKE - APPEL D\u2019OFFRES N° 14984 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1359982 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 30 avril 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement ERRATUM Dans l\u2019édition de samedi le 4 avril 2020, nous aurions dû lire le no.de SEAO suivant : 1359982 La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : TRAVAUX D\u2019INSPECTIONS PRÉVENTIVES ET D\u2019ENTRETIEN MÉCANIQUE À TAUX HORAIRE - APPEL D\u2019OFFRES N° 15027 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1360269 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 6 mai 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement ERRATUM Dans l\u2019édition de samedi le 4 avril 2020, nous aurions dû lire le no.de SEAO suivant : 1360269 La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : FOURNITURE D\u2019EMPRUNT GRANULAIRE MB20b MODIFIÉ - APPEL D\u2019OFFRES N° 15028 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1358153 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 30 avril 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement ERRATUM Dans l\u2019édition de samedi le 4 avril 2020, nous aurions dû lire le no.de SEAO suivant : 1358153 sherbrooke.ca Avis public PAIEMENT DE LATAXE FONCIÈRE Le deuxième versement pour la taxe foncière municipale générale pour l\u2019année 2020 vient à échéance le 4 août 2020.Votre remise devra être effectuée en utilisant l\u2019un ou l\u2019autre des modes de paiement suivants : Auprès de votre institution financière : Auprès de la Ville de Sherbrooke : - par Internet - par paiement préautorisé - par service téléphonique - par chèque envoyé par courrier à l\u2019adresse suivante : - au guichet automatique de la plupart Ville de Sherbrooke, C.P.50, Sherbrooke (Québec) des institutions financières J1H 5H5 - au comptoir de la plupart des institutions financières Votre paiement est porté à votre compte le jour de sa réception à nos bureaux.Par conséquent, prévoir un délai suffisant pour payer le montant dû, et ce, quel que soit le mode de paiement que vous utilisez afin d\u2019éviter des frais d\u2019intérêts.Si vous êtes un nouveau propriétaire Il est possible, si vous êtes un nouveau propriétaire, que le compte de taxes de votre propriété ait été expédié à l\u2019ancien propriétaire.Cela ne vous soustrait en aucune façon à l\u2019obligation de payer vos taxes selon les échéances prévues par la Ville, à défaut de quoi vous aurez à payer des intérêts dès l\u2019échéance des dates établies pour les versements.Veuillez noter que la Ville de Sherbrooke n\u2019émet pas de nouveau compte de taxes lorsqu\u2019il y a un changement de propriétaire.Par contre, il vous est possible d\u2019obtenir une copie de votre compte de taxes à partir du site internet de la Ville de Sherbrooke à l\u2019adresse suivante : sherbrooke.ca/taxation.Si vous n\u2019avez pas reçu votre compte, ou en cas d\u2019incertitude, il est de votre responsabilité de vous assurer que votre dossier est à jour en communiquant avec la Division du revenu au 819 821-5626.Donné à Sherbrooke, ce 11e jour d\u2019avril 2020.Nathalie Lapierre, MSc, CPA, CMA, Trésorière Résumés d\u2019avis publics La Ville de Sherbrooke vous informe que ces avis publics ont été versés sur son portail, à l\u2019adresse suivante : sherbrooke.ca/avispublics, ce jour : RÈGLEMENTS D\u2019URBANISME Suspension du processus d\u2019adoption Projet de résolution PPCMOI n° 60 \u2013 Construction d\u2019une aire de transbordement dans la cour avant secondaire d\u2019un bâtiment principal \u2013 Zone I0821 \u2013 Lots 5 322 581 et 6 086 790 du cadastre du Québec \u2013 boulevard de Portland \u2013 Arrondissement des Nations Objet : Cette résolution vise à permettre la construction d\u2019une aire de transbordement dans la cour avant secondaire du bâtiment principal d\u2019un immeuble situé dans le secteur du boulevard de Portland et de la rue Léger.Projet de résolution PPCMOI n° 61 \u2013 Occupation d\u2019un immeuble où des activités récréatives seront pratiquées \u2013 Zone C0940 \u2013 Lot 1 467 799 du cadastre du Québec \u2013 rue du Haut-Bois Sud - Arrondissement de Brompton\u2013Rock Forest\u2013Saint-Élie\u2013Deauville Objet : Cette résolution vise à permettre l\u2019aménagement d\u2019une aire de jeu pour la pratique de jeu de poches à l\u2019extérieur d\u2019un bâtiment commercial dont l\u2019usage principal est un salon de quilles situé sur la rue du Haut-Bois Sud.Les séances de consultation sont reportées et le processus d\u203aadoption de ces résolutions est suspendu suite aux mesures gouvernementales afin de limiter la propagation de la COVID-19 interdisant les rassemblements intérieurs.Des nouveaux avis seront donnés afin d\u2019annoncer la tenue des séances de consultation à la fin de l\u2019état d\u2019urgence sanitaire.Veuillez noter que ces avis publics ont été versés sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 8 avril 2020.AUTRES RÈGLEMENTS RÈGLEMENT GÉNÉRAL Entrée en vigueur Règlement n° 1213 - Décrétant un emprunt au montant de 4 785 000 $ pour la mise en place du fonds pour le développement du logement social (programme AccèsLogis), du programme Rénovation Québec et du programme de revitalisation visant la rénovation des bâtiments et certains locaux situés dans différents secteurs Objet : Ce règlement vise la mise en place du fonds pour le développement du logement social (programme AccèsLogis), du programme Rénovation Québec et du programme de revitalisation visant la rénovation des bâtiments et certains locaux situés dans différents secteurs pour un montant de 4 785 000 $.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 30 mars 2020 et que le Règlement n° 1213 est entré en vigueur à cette date.CODE D\u2019ÉTHIQUE ET DE DÉONTOLOGIE RÉVISÉ DES ÉLUS DE LA VILLE DE SHERBROOKE Entrée en vigueur Règlement n° 1214 \u2013 Code d\u2019éthique et de déontologie révisé des élus de la Ville de Sherbrooke Objet : Ce règlement vise à adopter le nouveau Code d\u2019éthique et de déontologie révisé des élus.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 8 avril 2020 et que le Règlement n° 1214 est entré en vigueur à cette date.DÉROGATIONS MINEURES Arrondissement de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville : - 61, rue Olivier-St-Pierre : une dérogation à la marge latérale minimale prescrite afin de régulariser l\u2019implantation d\u2019une maison mobile; Cette demande sera présentée à la séance du conseil de l\u2019Arrondissement de Brompton-Rock Forest-Saint-Élie- Deauville de la Ville de Sherbrooke, le 27 avril 2020, à 19 h 00, au 1000, rue du Haut-Bois Nord, à Sherbrooke.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 8 avril 2020.Arrondissement des Nations : - 1125, rue Desnoyers : une dérogation à la marge avant minimale prescrite d\u2019une habitation unifamiliale isolée, afin de régulariser son implantation.Cette demande sera présentée à la séance du conseil de l\u2019Arrondissement des Nations de la Ville de Sherbrooke, le 27 avril 2020, à 19 h 00, au 2070, boulevard de Portland, salle 003, à Sherbrooke.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 8 avril 2020.DONNÉ À SHERBROOKE, ce 11e jour d\u2019avril 2020.Me Éric Martel Greffier adjoint Ces avis publics et les documents s\u2019y rattachant peuvent être consultés au bureau de la greffière situé au 191, rue du Palais, à Sherbrooke, aux heures ordinaires de bureau, ainsi que sur le site web de la Ville à : sherbrooke.ca/ avispublics.De plus, il est possible d\u2019obtenir des renseignements relatifs à ces avis publics en téléphonant au 819-823-8000, poste 5700, aux heures ordinaires de bureau. laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 39 ARPIN PAUL, 80 ans, St-Albert autrefois de Sherbrooke AUDET CAMILLE, 90 ans, Sherbrooke AYOTTE SYLVIE (MORIN), 65 ans, Sherbrooke BLANCHARDTHÉRÈSE (DAME), 78 ans, Longueuil COUTURE JEANNE-MANCE, 81 ans, Richmond CROTEAU GEORGES, 76 ans, Sherbrooke DESAUTELS HÉLÈNE, 89 ans, Magog DUMOULIN OLYVETTE (NÉE LAPOINTE), 92 ans, Charny autrefois de La Patrie DUPLESSIS OLIVE (DION), 82 ans, Asbestos DURANDTHÉRÈSE (MORIN), 91 ans, St-François-Xavier-de-Brompton GAGNON JEANNINE (CARON), 78 ans, Sherbrooke LESCOP MARGUERITE (NÉE GEOFFRION), 104 ans, Montréal LUSSIER ANDRÉ, 78 ans, Magog LUSSIER JACQUELINE (ÉTHIER), 88 ans, Sherbrooke MARCHANDALBERTINE, 88 ans, Sherbrooke MARQUIS ANITA, 94 ans, St-Augustin de Beauport MASCOLO FRANK, 91 ans, Sherbrooke OUELLET ALINE, 75 ans, Sherbrooke PARISEAU ANITA (PARÉ), 79 ans, Sherbrooke PERREAULT BERTRAND, 94 ans, Asbestos RAYMOND ISABELLE (THIBAULT), 97 ans, Sherbrooke RENAUD JEAN-LUC, 89 ans, East Angus ROUSSIN ISABELLE, 84 ans, Sherbrooke SERVANT MARIE-ÉGLANTINE (THERRIEN), 93 ans, Sherbrooke ST-HILAIRE MICHELINE (LUSSIER), 81 ans, Sherbrooke TURCOTTE LYSE, 80 ans, Racine WALLACEWILMA (ROSS), 95 ans, Sherbrooke DÉCÈS ALBERTINEMARCHAND (1931 - 2020) Au CIUSSS des Sources, le 7 avril 2020, à l\u2019âge de 88 ans, est décédée madame Albertine Marchand, fille de feu madame Émérentienne Côté et de feu monsieur Émile Marchand.La famille recevra les condoléances, à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, suivi d'une célébration religieuse à la chapelle du même lieu et ce à une date ultérieure non déterminée vu la pandémie de la Covid-19 qui sévit actuellement.L\u2019inhumation des cendres se fera au Columbarium Short.Madame Marchand laisse dans le deuil sa soeur Rita (feu Bertrand Beauchemin) et était également la soeur de : feu Lucile, feu Ludger (Solange Blais), feu Raymond (feu Aline Houle), feu Euclide (feu Doris Percy), feu Lionel, feu Normand.Elle laisse également dans le deuil ses belles-soeurs : Andrée Joubert et Angéla Séminaro, ainsi que plusieurs neveux et nièces, parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel du CSSS des Sources.Un MERCI PARTICULIER au personnel dévoué et attentionné de la Résidence Monfette pour les bons soins prodigués à madame Marchand durant plusieurs années.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIÉTÉ D'ALZHEIMER DE L'ESTRIE 740, rue Galt O.suite 112, Sherbrooke, Québec ainsi que la FONDATION DU CSSS DES SOURCES D'ASBESTOS 475, 3e Avenue, Asbestos, Québec dès maintenant et des formulaires seront disponibles sur place le jour même.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ALINEOUELLET (1944 - 2020) C\u2019est avec un immense chagrin que nous vous annonçons le décès d\u2019Aline Ouellet, survenu le 5 avril 2020, à l\u2019âge de 75 ans.Elle était la fille de feu de Joseph Ouellet et de Maria Hudon.La crémation a été confiée au Complexe funéraire Steve L.Elkas Inc., 4230, rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke.MmeAline Ouellet laisse dans le deuil son ami Jean-Clément Servant; ses Enfants Lynn et Pauline (Sally), Steven (Sheila) et Georges, ainsi que ses petits-enfants Gabriel (Julianne), Séréna, Marina et Clark.Elle laisse également plusieurs frères et soeurs et autres parents et amis précieux.Vu le contexte actuel, la cérémonie d\u2019adieux sera reportée à une date ultérieure.Sa famille voudrait aussi remercier tout le personnel du département de cardiologie au CHUS Fleurimont pour leur dévouement et leurs soins exceptionnels.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com ANDRÉ LUSSIER (1942 - 2020) À l\u2019Hôpital de Magog, le 3 avril 2020, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé monsieur André Lussier, époux de madame Diane Dufour Lussier, fils de feu Paul-Emile Lussier et de feu Yvonne Lapointe.Monsieur Lussier demeurait à Magog.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.Nous modifierons cet avis de décès lorsque tout sera connu.Outre son épouse,monsieur André Lussier laisse dans le deuil son fils Paul Lussier, son petit-fils Philippe, sa soeur Pauline (Laval) et son frère Pierre (Muguette) ainsi que ses beaux-frères et belles-soeurs Roberte (Pierre), Claude (Denise), feu Jacques (Marielle) et Guy (Francine).Il laisse également ses cousins, cousines, neveux, nièces, autres parents de même que ses nombreux amis et tout particulièrement André et Mariette.En témoignage de votre sympathie des dons à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER SECTEUR ESTRIE seraient appréciés de la famille : https://www.cancer.ca/fr-ca Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ANITA (PARÉ) PARISEAU (1940 - 2020) Au CHSLD St-Vincent, le 5 avril 2020, à l\u2019âge de 79 ans, est décédée madame Anita Paré Pariseau, épouse de feu Pierre Pariseau, fille de feu Lucienne Nault et de feu Irénée Paré.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.Nous modifierons cet avis de décès lorsque tout sera connu.Madame Anita Paré Pariseau laisse dans le deuil ses enfants : Robert, Nancy et Kareen (Pierre Gingras) ainsi que Alain Bonneau qu\u2019elle aimait comme un fils.Elle laisse également son petits-fils Salim Chemseddine (Rachel Dubois); sa belle-famille Pariseau : Janine, feu Isabelle, Colette, Madeleine, Denise, Nicole, feu Michel ainsi que leur conjoint et conjointe de même que ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel du CHSLD St-Vincent pour les bons soins prodigués à madame Paré Pariseau.En témoignage de sympathie, des dons à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE seraient appréciés de la famille: https://alzheimer.ca/fr/estrie Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ANITAMARQUIS (1925 - 2020) Au CHSLD St-Augustin de Beauport, le 22 mars 2020, à l'âge de 94 ans est décédée Mme Anita Marquis.Elle était la fille de feu Marie Bérubé et feu Adélard Marquis.Elle rejoint son époux feu Monsieur Lucien Bélanger.En raison des circonstances, les funérailles sont reportées à une date qui vous sera communiquée ultérieurement.Elle laisse dans le deuil ses frères et soeurs : feu Léon (feu Laurette Ouellet), feu Marie-Claire (feu Roland Pinet), Irène (feu Gilbert Levasseur), feu Laurent (feu Doris Paquette), Laurence (feu Adélard Boisvert), feu Monique (feu Jean Castonguay); plusieurs neveux et nièces et son beau-fils Robert Bélanger (Lucienne Martineau).La famille désire remercier le personnel du CHSLD St-Augustin du rez-de-chaussée pour les bons soins prodigués et les attentions apportées.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à PARKINSON QUÉBEC : https://www.jedonneenligne.org/parkinsonquebec/DIM/ Les parents et amis sont invités à communiquer leurs condoléances sur le site Internet : www.dignitequebec.com Complexe funéraire Sylvio Marceau 224, St-Vallier Ouest Québec (Québec) G1K 1K2 Tél.: 418 522-5212 Téléc.: 418 521-2187 Membre du réseau Dignité www.dignitequebec.com BERTRANDPERREAULT Au CIUSSS-Installation des Sources d'Asbestos le 4 avril 2020 est décédé M.Bertrand Perreault à l\u2019âge de 94 ans, demeurant à Asbestos.Il était l'époux de Madeleine Chênevert et le fils de feu Raoul Perreault et de feu Antoinette Pilon.La crémation a été confiée aux Résidences funéraires Fréchette, 560, 1re Avenue, Asbestos.Les cendres seront déposées au columbarium du salon funéraire Fréchette.Outre son épouse, M.Perreault laisse dans le deuil son fils Alain (Josée Loiselle), Victoriaville.Il était le père de feu France et de feu Chantal (Alain Côté).Il laisse aussi dans le deuil sa petite-fille Ariane Perreault; ses frères et soeurs : feu Fabiola (feu Sylvio Boisvert), feu Georges (feu Raymonde Collard), feu Roger (Marie-Paule Leclerc), Claire (feu Philomon Collard), Elcée (feu Bertrand Boudreau); ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Lucienne (feu Émile Langlois), feu Florian (Suzanne Mercier), Marie-Berthe (feu Roger Therrien), Marcellin (Jacqueline Prince), Pauline (Roger Jean).Les Résidences funéraires Fréchette 560, 1re avenue C.P.113 Asbestos (Québec) J1T 3M9 Tél.: 819 879-2233 - Téléc.: 819 879-6844 Noël Fréchette,prés.thanatologue Sylvie Fréchette, dir.thanatopractrice deces@funerairefrechette.com Affilliée à la C.T.Q.4835 Boul.Industriel, Sherbrooke (Québec) Tél.: 819 829.9542 1 866.224.4742 Téléc.: 819 829.9348 « Les morts sont invisibles, ils ne sont pas absents » SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 40 CAMILLE AUDET (1930 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 3 avril 2020, à l\u2019âge de 90 ans, est décédé monsieur Camille Audet, époux de feu Georgette Lafond, fils de feu Gédéon Audet et de feu Georgianna Gaudet, demeurant à Sherbrooke.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.Nous modifierons cet avis de décès lorsque tout sera connu.Monsieur Camille Audet laisse dans le deuil ses enfants : Nicole, Michel, Denis, France, Diane, René et feu Réal; ses petits-enfants; ses arrière-petits- enfants.Il a été précédé de tous ses frères et soeurs.Il laisse également dans le deuil ses beaux- frères et belles-soeurs, ses nombreux neveux et nièces, cousins et cousines, plusieurs autres parents et amis.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com GEORGES CROTEAU (1944 - 2020) C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès de notre père, Georges Croteau survenu le 31 mars à l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke à l'âge de 76 ans.Il était le fils de feu Georges Croteau et de feu Cécile St-Jacques et demeurait à Sherbrooke.Il laisse dans le deuil ses enfants Perry Croteau et Karine Croteau (David Pépin); la mère de ses enfants Lise Pelletier, son amie Josée Laurendeau, ainsi que ses petits-enfants: Lukas, Elliot, Pier-Olivier, Nathanyeal et Maeva; ses frères et soeurs : Huguette et Yvon Bolduc, feu Monique et feu Renald Boissé, feu Henri et feu France Poliquin, Jacques et feu France Morin; son filleul Patrick (Louise Hébert), ainsi que plusieurs nièces, neveux, cousins, cousines, autres parents et amis.Nous remercions sincèrement l'extraordinaire équipe du Dr Ménard et l\u2019équipe de la clinique de jour de l'Hôtel-Dieu sans oublier l'équipe du CLSC Camirand.Vous avez été tous des anges pour lui et nous vous en sommes extrêmement reconnaissants.Merci Papa de nous avoir donné la vie ! Nous t'aimons très fort et tu resteras à jamais gravé dans notre coeur.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com ISABELLE (THIBAULT) RAYMOND (1922 - 2020) À Sherbrooke, au CHSLD St-Joseph le 7 avril 2020, est décédée Mme Isabelle Thibault à l\u2019âge de 97 ans.Elle était l\u2019épouse de feu Gérard Raymond.Elle laisse dans le deuil sa fille Joann Raymond ainsi que ses neveux, nièces et amis.Une cérémonie privée aura lieu en présence des cendres à une date ultérieure, lorsque les circonstances le permettront.Les cendres seront déposées au cimetière St-Philippe de Windsor.Un grand merci à ceux et celles qui ont participé à agrémenter sa vie lors de son passage à St-Joseph.Une reconnaissance infinie au personnel du 5e étage et au docteure Lucie Couture.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ISABELLE ROUSSIN (1935 - 2020) À Sherbrooke, le 4 avril 2020 est décédée Mme Isabelle Roussin à l\u2019âge de 84 ans, conjointe de Léonard Picard, fille de feu Joseph Roussin et feu Imelda Gagné, demeurant à Sherbrooke.Madame Isabelle Roussin laisse dans le deuil ses enfants : Esther (feu Richard Brazel) et Martin; ses petites-filles qu\u2019elle adorait Alex (Raphaël Boucher) et Lili-Rose.Elle était la soeur de feu Jean- Pierre, Suzanne (Roger Larochelle), Bernadette (Raymond Vigneux), Michel (Liette Dion), Hélène (sbc), Claire (Guy Bernard), Benoît (Diane Giroux).Elle était aussi la belle-soeur de feu Marguerite (feu André-Paul Laroche), feu Bertrand (feu Marguerite Ramier), feu Lucien (Ginette Gaudrault), feu Laurent (Antoinette Ramier), feu Jacqueline, feu Pierrette (feu Vianney Couture), feu Céline (feu Yves Cloutier), Thérèse (Gilles Lemay), feu Lise, Gérard (Jacqueline Leblanc).Elle laisse également dans le deuil le père de ses enfants Gilles Ballard, ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amies.La famille tient à remercier le personnel du 6C de l\u2019Hôtel-Dieu, qui par leur approche humaine a su offrir à Mme Roussin paix et réconfort dans ces circonstances tant difficiles qu\u2019inhabituelles.Merci au Dr Rioux, dont l\u2019ouverture et l\u2019écoute a su rendre l\u2019impossible d\u2019aujourd\u2019hui le possible de demain.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.Nous modifierons cet avis de décès lorsque tout sera connu.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation du CHUS.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JACQUELINE (ÉTHIER) LUSSIER (1931 - 2020) Au CHSLD St-Vincent, le 5 avril 2020, à l\u2019âge de 88 ans, est décédée madame Jacqueline Ethier Lussier, épouse de feu Jules Lussier, fille de feu Anna Parker et de feu Valmor Ethier.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, l\u2019inhumation aura lieu au cimetière de Weedon à une date ultérieure.Madame Ethier Lussier laisse dans le deuil ses enfants : Denis (Ginette), Hélène (Richard), Pierre (Lucie) et Jacques; ses petits-enfants : Bruno, Christine,Yvan,Marco,Audrée, Jérome, Jonathan et leur conjoint et conjointe.Elle laisse également ses arrière-petits-enfants : Alexi, Julien, Zachary, Patrice, Jasmin, Xavier et Zoé; ses frères et soeurs : feu Cécile (feu Albert), feu Fernand (feu Georgie), feu Marcel (feu Gilberte), feu Anita (Berthol), feu Jean-Paul (Rolande), feu Donald (feu Gisèle) et feu Guy (feu Florida); ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Rolande (Jean-Paul), feu Bertrand (feu Gisèle), Raymonde (feu Adélard), feu Conrad (Ginger), feu Richard (Rolande), Jacqueline (feu Rivard), Lise (feu Raymond), feu Jean-Paul, André (Arline); ses beaux-parents feu Laura Caron, feu Hector Lussier ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille tient à remercier le Dr Robitaille ainsi que le personnel du CHSLD St-Vincent et Dr Robitaille pour les excellents soins prodigués à Mme Ethier Lussier.En guise de sympathie, des dons à la FONDATION VITAE seraient appréciés de la famille:http://fondationvitae.csss-iugs.ca Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEAN-LUCRENAUD (1930 - 2020) À Sherbrooke, le 3 avril 2020, est décédé M.Jean-Luc Renaud à l\u2019âge de 89 ans et des poussières.Il était le fils de feu Joseph Renaud et de feu Sophie Saucier.Il habitait East-Angus.Étant donné les circonstances actuelles concernant le coronavirus (Covid-19), la date des funérailles sera déterminée à une date ultérieure.Nous vous remercions pour votre compréhension.Il est parti rejoindre son amie de coeur Paulette (Roy-Robert) et tous ceux qui l\u2019attendent pour danser et chanter.Il laisse dans le deuil ses deux fils, Jean (Isabelle Coté), Steve (Julie Bourque); ses trois petits-enfants Étienne, Florence et Stella.Il laisse aussi les enfants de son amie de coeur, Pierre, Michel, Robert et Lise Roy.Il laisse également dans le deuil ses soeurs Huguette (Gaétan Carignan) et Claudette.Il était le frère de feu Germaine (feu Léopold Bernier), feu Antoine (feu Bernadette Doyon), feu Antoinette (feu Fernando Bernier), feu Françoise (feu Aimé Pratte), feu André (feu Thérèse Fournaise), feu Thérèse (feu Marcel Mailhot) et de feu Luce (feu Marcel Nolin); la mère de ses deux fils Pauline Leroux ainsi que de nombreux neveux et nièces, autres parents et amis.La famille remercie le personnel du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS (Hôtel-Dieu) pour les bons soins prodigués à leur père.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DU CHUS.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEANNE-MANCE (COUTURE) AIROLDI (1938 - 2020) Le 5 avril 2020, au Centre d\u2019hébergement de Richmond, est décédée madame Jeanne-Mance Couture, à l\u2019âge de 81 ans.Elle était la fille de feu Sylvio Couture et de feu Simonne Martin et épouse de feu Réal Airoldi.Madame Couture laisse dans le deuil ses enfants : Sylvain (Doris Ratelle), Guy (Réjeanne Plante), Lucie (Daniel Pelletier), André (Michelle Bisson), Lyne (Jean-François Rouillard), ainsi que ses 16 petits-enfants et ses 3 arrière-petits-enfants, ses frères et soeurs : feu Madeleine (feu Clément Rivard), feu Anne-Marie (feu André Brindle), feu Gérard (feu Rita Dubreuil), feu Reina (feu Gilles Lacertes), feu Normand (Janny Hoekstra, Bernard Tremblay), Jacques (Jacqueline Côté).Mme Couture était la belle-fille de feu Henri Airoldi et de feu Rose Fredette.Elle laisse aussi ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Cécile (feu Joseph Proulx), feu Marie-Jeanne (feu Gérard Vigneault), feu René (feu Germaine Francoeur), Normand (Rita Provost), feu Ernest (feu Liliane Lemieux), feu Hervé (feu Lise Leblanc), feu Paul (feu Carmelle Proulx, Gérard Bergeron), Henriette, Hermance et Gilberte, ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.La famille tient à remercier sincèrement le personnel du CRSSS CHSLD de Richmond pour leurs bons soins auprès de madame Couture.Quand la situation le permettra, nous vous ferons connaitre les dates du moment où nous vous recevrons pour les condoléances et la célébration funéraire.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEANNINE (CARON) GAGNON (1942 - 2020) Au CHSLD Argyll, le 1er avril 2020, à l\u2019âge de 78 ans, est décédée madame Jeannine Caron, épouse de feu Jean-Claude Gagnon, fille de feu Georges Caron et de feu Irène Roy, demeurant à Sherbrooke.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.La date des funérailles vous sera communiquée.Madame Jeannine Caron laisse dans le deuil ses filles : Sylvie, Guylaine (Dominick), feu Renée, Carole (Paul) et Brigitte; ses petits-enfants : Francis, Julie, Mathieu, Elody, Jonathan et William.Elle laisse également ses nombreux frères et soeurs ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, autres parents et amis.La famille tient à remercier toutes les équipes soignantes du CHSLD Argyll qui ont pris bien soin de madame Caron.En témoignage de sympathie et en soutien envers sa fille Sylvie, des dons à la FONDATION QUÉBÉCOISE DU CANCER seraient appréciés de la famille : https://fqc.qc.ca Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 41 LYSE TURCOTTE (1940 - 2020) C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de notre soeur Lyse, survenu le 4 avril 2020.Elle résidait à La Brunante de Racine.Une autre victime de la COVID 19.Elle laisse dans le deuil ses soeurs et frères : Jacqueline (feu Raoul Gaulin), André (Diane Fontaine), Thérèse (feu Germain Bernier), Monique (feu Yvon Bernier), feu Claire (Clément Robichaud), Gérald (France Laurendeau) et feu Diane (Serge Perras), ainsi que tous ses neveux et nièces, parents et amis.Tous nos remerciements aux gens de la Brunante qui se sont si bien occupés d\u2019elle pendant une quinzaine d\u2019années.Vu les circonstances de non rassemblement, une cérémonie aura lieu à un moment ultérieure.Centre funéraire Yves Houle Tél.: 1 800 561-2881 www.yveshoule.com MARIE-ÉGLANTINE (THERRIEN) SERVANT (1927 - 2020) Au CHSLD Vigi Shermont le 6 avril 2020, est décédée Mme Marie-Églantine Therrien à l'âge de 93 ans, elle était la fille de feu Louis Napoléon Therrien et de feu Marie-Anne Therrien et l\u2019épouse de feu Agapit Servant.Elle laisse dans le deuil ses frères et soeurs : Jeanne D\u2019Arc, Gérard-Raymond (Rachel Sergerie) et Henri-Paul (Nicole Therrien); ses enfants : Jean-Claude (Francine Leblanc), Clémence (Magloire Therrien), Réjean (feu Lyne Gauthier) et Magella (Diane Bostick); ses petits-enfants : Jennifer Vigneault, Cindy-Karianne Servant, Sophie, Yvan et Martin Therrien,Yannick et Mélanie Servant; ses 11 arrière-petits-enfants ainsi que plusieurs autres parents et amis.Des messages de condoléances peuvent être adressés au site Web (salonsdupuis.com).Selon sa volonté, il y a eu crémation et les cendres seront mises en terre dans le terrain familiale, au côté de son conjoint, au cimetière de Sept-Îles, quand les conditions de la pandémie le permettront.La famille tient à remercier le personnel du Centre d\u2019hébergement Vigi Shermont pour les soins de grande qualité qu\u2019elle a reçus depuis son admission.En marque de sympathie des dons à la FONDATION DE CHUS, 530, 10e avenue Sherbrooke J1G 2R9, seraient grandement appréciés de la famille.Centre funéraire Dupuis 6207, chemin St-Élie Sherbrooke (Québec) J1R 0P5 Tél.: 819 565-4989 Téléc.: 819 348-1764 www.salonsdupuis.com Pierre Dupuis, président MICHELINE (LUSSIER) ST-HILAIRE (1938 - 2020) Au CHUS-Hôtel Dieu de Sherbrooke, le 31 mars 2020, est décédée Micheline Lussier, à l\u2019âge de 81 ans.Elle était la fille de feu Léo Lussier et de feu Berthe Dubois et l\u2019épouse de feu Adrien St-Hilaire, demeurant à Sherbrooke, QC.Mme Lussier St-Hilaire laisse dans le deuil ses enfants : Diane (Denis Bernier), Gilles (Maryse Gagné) et Michel; ses petits-enfants : Caroline, Guy-Philippe, Jean-Michel, Valérie, Jean-François, Antoine et Guillaume; ses arrière-petits- enfants : Zachary et Anaïs; sa soeur Suzanne Godère (Jacques Godère); ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, autres parents et de nombreux amis.En raison de la situation actuelle de la pandémie COVID-19, les funérailles seront célébrées en l\u2019église Immaculée Conception de Sherbrooke à une date ultérieure.Suivra l\u2019inhumation au Cimetière St-Michel.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com OLIVE (DION) DUPLESSIS (1937 - 2020) Au CHSLD des Sources le 8 avril 2020, est décédée Mme Olive Duplessis à l'âge de 82 ans, épouse de feu Richard Dion, demeurant à Asbestos Qué.La situation actuelle liée à la pandémie COVID-19 oblige la famille à reporter l\u2019échange des condoléances à une date ultérieure.Par contre les condoléances peuvent être reçues sur le siteWeb du salon : (salonsdupuis.com) Madame Duplessis Dion laisse dans le deuil ses enfants : Johanne (Jacques Lalande), Denis (France Boisvert) et Hélène (Mario Martel); ses petits-enfants : Jean-Philippe Martel (Fanny Bouthillier), Maude Martel (Anthony Jutras), Esther Lalande (Anthony Caron) et Véronique Boisvert-Dion (Daniel Kuzin) ainsi que 3 arrière-petits-enfants, sa soeur Ghislaine (Conrad Dubois) et son frère Onil (Monique Grenon).Elle laisse aussi dans le deuil ses belles-soeurs Gertrude (Julien Vachon) et Marguerite (feu Clément Lapointe) ainsi que de nombreux neveux, nièces et autres parents et amis.En guise de sympathie des dons à la FONDATION DU CSSS DES SOURCES, 465 3e avenue Asbestos J1T 1X6, seraient grandement appréciés de la famille.La famille aimerait remercier sincèrement le personnel soignant du CHSLD des Sources pour l'attention et les bons soins prodigués à leur mère Olive.Centre funéraire Dupuis 550, 1re avenue Asbestos (Québec) J1T 3X4 Tél.: 819 879-2424 Téléc.: 819 879-4406 www.salonsdupuis.com Pierre Dupuis, président PAULARPIN (1939 - 2020) À Victoriaville, le lundi 6 avril 2020, est décédé à l'âge de 80 ans, M.Paul Arpin, conjoint de Mme Gill Nault.Il était le fils de feu Edgar Arpin et de feu Anna Vigneault.Il était domicilié à St-Albert, autrefois de Sherbrooke.Outre sa conjointe Mme Gill Nault, il laisse dans le deuil sa fille Nathalie (Luc Perron) et ses petits-enfants :Alexis Perron-Arpin, Catherine Perron-Arpin.Il était le frère de feu Pauline (feu Fernand Roberge).M.Arpin laisse également dans le deuil plusieurs neveux et nièces ainsi que d\u2019autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel soignant de la Villa le Reflet pour les attentions et les bons soins prodigués.Pour souligner votre sympathie, la famille apprécierait des dons à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER.Les formulaires sont disponibles sur notre site Internet (www.gregoiredesrochers.com).PRENDRE NOTE QUE LES VISITES ET LA CÉRÉMONIE SERONT REPORTÉES ULTÉRIEUREMENT DÛ À LA SITUATION ACTUELLE.D'AUTRES INFORMATIONS SONT À VENIR PLUS TARD.Centre funéraire Grégoire et Desrochers 1300, rue Notre-Dame Est Victoriaville (Québec) Tél.: 819 752-5131 Téléc.: 819 752-2322 info@gregoiredesrochers.com www.gregoiredesrochers.com Affilié à la C.T.Q.THÉRÈSE (DAME) BLANCHARD (1942 - 2020) À Longueuil, le 5 avril 2020, à l\u2019âge de 78 ans est décédée madame Thérèse Dame, épouse de feu monsieur Michel Blanchard.Elle laisse dans le deuil ses filles Line et Diane Blanchard; ses petits-enfants: Nicolas, David et Benoit.Elle laisse également sa soeur Cécile Dame; ses belles-soeurs et ses beaux-frères; ainsi que plusieurs nièces, neveux, cousines, cousins, autres parents et amis.Elle était la soeur de feu Paul Dame.En raison des circonstances actuelles, il n\u2019y aura pas de funérailles.La famille désire remercier le personnel et les résidents de la résidence Les Fontaines de Longueuil.Complexe funéraire Ledoux 155, rue Sherbrooke Magog (Québec) J1X 2R5 Tél.: 819 843-4473 Téléc.: 819 843-4563 Courriel : info@ledouxmagog.com Site Web: ledouxmagog.com THÉRÈSE (MORIN) DURAND (1928 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 1er avril 2020, à l\u2019âge de 91 ans, est décédée madame Thérèse Morin Durand, épouse de feu Gilles Durand, fille de feu Conrad Morin et de feu Joséphine Guay Morin.Madame Morin Durand demeurait à St-François-Xavier de Brompton.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.Nous modifierons cet avis de décès lorsque tout sera connu.Madame Thérèse Morin Durand laisse dans le deuil ses fils Jacques (feu Andrée Bédard (Nicole), Robert (Marthe) et Richard (Diane); ses petits-enfants : Marie-Eve Durand (Nathaniel), Mélanie Durand (Yan) et Pier-Luc Durand, Josée Jeanson et Sophie Jeanson.Elle laisse également ses arrière-petits-enfants : Félix et Léon, Cédric et Bianca, Dylan et Noémie, son arrière-arrière-petit- fils Junior, de même que ses frères et soeurs : feu Oscar, André (Claudette), Aimé (Suzanne), Lucille (feu Jean-Guy (Jean)), Micheline (Richard) et Brigitte (feu Alcide) et sa belle-soeur Marguerite Durand, ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel du 9e étage Soins intensifs du CHUS Fleurimont pour les bons soins prodigués à madame Morin Durand.En témoignage de votre sympathie, des dons à la FONDATION DU CHUS seraient appréciés de la famille: http://www.fondationchus.org Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com WILMA (ROSS)WALLACE C'est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès pacifique deWilma Olive Wallace Ross, survenu le samedi 14 mars 2020, au Foyer Wales Home, à l\u2019âge de 95 ans.Elle était l\u2019épouse bien-aimée de feu Warren Ross et chère mère de Kelvin «Kelly» (Linda), Shelly (Ben); la chère grand-mère de Debbie, Judy, Alex et Richard; arrière- grand-mère d'Ashley, Gage, Nicholas,Arielle, Hunter et Kaliya.Wilma laisse dans le deuil plusieurs nièces, neveux, famille et amis.Un enterrement a eu lieu au cimetière d\u2019Elmwood et en raison de la COVID-19 un service commémoratif aura lieu à une date ultérieure.La famille aimerait remercier tout le personnel de Norton 3, au Foyer Wales Home pour les merveilleux soins affectueux, l'attention et la gentillesse que maman a reçus pendant son séjour.Au lieu de fleurs, des dons au Foyer Wales Home, à l'église presbytérienne St-Andrew ou au Cimetière d'Elmwood, seraient grandement appréciés par la famille.Résidence funéraire Cass 3006, rue College Sherbrooke (Québec) J1M 1T9 Tél.: 819 564-1750 Condoléances à : www.salonscass.ca SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 42 FRANKMASCOLO (12 février 1929 - 1er avril 2020) À Sherbrooke, le 1er avril 2020, à l\u2019âge de 91 ans, est décédé monsieur Frank Mascolo , époux de Françoise Couture, fils de feu Vincenzo Mascolo et de feu Régina Baron.Il laisse dans le deuil, en plus de son épouse, ses enfants Luc, Lise (Jean- Guy Houde) et Guy; ses petits-enfants Émilie (Daniel Briggs) et Guillaume (Nadejda Bureau), Marie-Ève (Jean-Philippe Lemire) et Maxime (Philippe Legrand) (leur mère Suzie Bédard), Lara et Antoine (leur mère Éveline Tremblay) et ses arrière-petits-enfants Laila, Noélie, Livia.Il laisse aussi dans le deuil ses frères Antonio, s.c.feu Benoît (feu Rolande Bruyère), feu Pierre (Denise Côté) et Dominique (Nathy D\u2019Eurveilher); ses belles-soeurs Bertha Couture (Armand Noël) et feu Lucille Couture (feu Raymond Masson).Il laisse également dans le deuil de nombreux neveux, nièces et amis(es).M.Frank Mascolo, ingénieur civil, a travaillé à la tête de la Ville de Sherbrooke de 1956 à 1989, notamment à la direction générale de la ville.La famille désire remercier chaleureusement tout le personnel des soins palliatifs de l\u2019Hôpital Hôtel-Dieu (CIUSSS-CHUS) pour leur grand dévouement et pour tous les bons soins prodigués à M.Frank Mascolo.En guise de sympathie, des dons à la FONDATIONMGR FORTIER ou à la FONDATION DESMALADIES DU COEUR ET DE L\u2019AVC ou la FONDATION DU CANCER DE LA PROSTATE seraient appréciés.La direction des funérailles et la crémation ont été confiés à la Résidence funéraire Steve Elkas.Compte tenu des circonstances, les funérailles seront célébrées à une date ultérieure qui vous sera communiquée.Vous pouvez cependant faire part de vos voeux de sympathie par courriel : lise_mascolo@hotmail.com ou au 1190 rue Évangéline, Sherbrooke, Qc, Canada J1H 5A2.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com HÉLÈNEDESAUTELS (1930 - 2020) À Magog, le 4 avril 2020, à l\u2019âge de 89 ans est décédée madame Hélène Desautels, fille de feu monsieur Roméo Desautels et de feu madame Bernadette Laporte.Elle laisse dans le deuil son frère Gaston (Ghislaine) et sa belle-soeur Denise (feu Marcel).Elle était la soeur de feu Georgette.Elle laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, cousins, cousines et de nombreux parents et ami(e)s.Madame était enseignante de métier.Elle était aussi affiliée au Foyer de la Charité Notre-Dame d\u2019Orléans et cursilliste.En raison des circonstances, les rituels funéraires se tiendront à une date ultérieure qui vous sera communiquée.La famille désire remercier chaleureusement la Dre Marie-Noël Chagnon ainsi que tout le personnel du CHSLD Magog \u2013 Hébergement 1, 4e étage \u2013 pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DE L\u2019HÔPITAL DE MEMPHRÉMAGOG (http://fondationhopitalmagog.org/).Complexe funéraire Ledoux 155, rue Sherbrooke Magog (Québec) J1X 2R5 Tél.: 819 843-4473 Téléc.: 819 843-4563 Jean-Pierre Morin, directeur info@ledouxmagog.com MARGUERITE (GEOFFRION) LESCOP (1915 - 2020) À Montréal, Marguerite Lescop est décédée le 3 avril 2020 à l\u2019âge de 104 ans.Mariée à René Lescop, professeur au Collège Stanislas (décédé en 1977), elle était mère de 7 enfants : Renée (Pierre Rochefort), Annik (Pierre Monette), Joëlle (décédée en 2008), Jean-Yves (Francine Noiseux), Kateri (Claude Briand), François (Louise Gannon) et Christian (Marcelle Foley).Marguerite Lescop laisse une grande famille de 18 petits-enfants : Christine, Stéphanie, Véronique, Mitouka Baudouin; Kateri, Jean-Christophe, Antoine Lescop-Sinclair; Marie- Joëlle, Nicolas Rivard; Raphaël, Noémie, Ariane Lescop; Antshiusse, Gaëlle André- Lescop; Alexia Messier; Timothée Hélary-Lescop, Flavie, Daphnée Lescop.Elle laisse aussi 31 arrière-petits-enfants et un en devenir.Femme moderne et très active, écrivaine et conférencière, récipiendaire du prix du Grand public au Salon du livre de Montréal en 1996 pour son autobiographie Le tour de ma vie en 80 ans, médaillée de l\u2019Ordre du Canada, Marguerite Lescop a semé toute sa vie joie et bonheur autour d\u2019elle, surtout auprès des personnes âgées à qui elle insufflait son énergie et sa vitalité.Elle qui avait trois ans lors du premier épisode de la grippe espagnole, est décédée paisiblement des suites de la COVID- 19, entourée du personnel du CHSLD Alfred-Desrochers de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM).La famille tient à remercier l\u2019équipe du quatrième étage pour leurs bons soins prodigués tout au long de ces quatre dernières années.Ses funérailles seront célébrées en temps opportun.Des dons offerts en sa mémoire à TEL-AIDE ou à la FONDATION INSTITUT DE GÉRIATRIE DE MONTRÉAL seraient appréciés.Alfred Dallaire / MEMORIA La Mausolée St-Martin 2159, boul.St-Martin Est Laval (Québec) www.memoria.ca Tél.: 514 277-7778 OLYVETTE (LAPOINTE) DUMOULIN (1927 - 2020) Au CHSLD de Charny, le 26 mars 2020, est décédée en grande sérénité, à l\u2019âge de 92 ans, madame Olyvette Lapointe-Dumoulin.Née le 24 juillet 1927 à St-Cyprien de Bellechasse, elle était la fille de feu dameAlexandrine Gilbert et de feu monsieur Anselme Lapointe.Elle a demeuré plusieurs années à La Patrie dans les Cantons-de-l\u2019Est.Elle laisse dans le deuil son fils Michel (Hélène Boulé); sa fille Camille (Jacques Béchard); ses petits-enfants : Mylène Dumonlin et ses filles Alyssia et Laurie-Ann, Anne-Marie Béchard (Steven Déry) et leurs enfants Eloi et Arielle, Fannie Béchard, Benoît Béchard (Marie-Pier Bujold-Boutin) et leur fille Béatrice; ses soeurs, ses beaux-frères et sa belle- soeur : Gilberte Lapointe (feu Pamphile Fortier), Nicole Faucher (Raynald Mimeault), Michelle Faucher-Larochelle (René Deblois), Florine Duranleau-Dumoulin; ses neveux : Renaud, Francis, Luc Dumoulin, leurs conjointes et enfants ainsi que plusieurs autres neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Elle est allée rejoindre sa soeur Juliette, religieuse des Soeurs-de-la-Charité de Québec, ses frères : Adonia, Laurent et Camille; sa soeur adoptive Irène Baillargeon-Bourdon et leurs conjoints, conjointes.La famille remercie sa grande amie madame Rosanne Côté-Chouinard qui a généreusement veillé sur notre mère jusqu\u2019à la fin de ses jours.Une grande reconnaissance à tous les membres du personnel du l\u2019Unité Belvédère du CHSLD de Charny, qui se sont dévoués quotidiennement pour notre mère, en ont pris un soin attentionné et affectueux et ont formé autour d\u2019elle une extraordinaire famille adoptive de la première à la toute dernière journée de son séjour.Selon les volontés de Madame, la famille se réunira pour une rencontre privée à une date ultérieure.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019organisme ACCUEIL-SÉRÉNITÉ (support des personnes atteintes de cancer), 101, rue Principale, Ste-Claire G0R 2V0.Tél.: (418) 883-2121.Coopérative funéraire La Seigneurie 2450, avenue St-Clément Québec Québec) (arr.Beauport) G1E 1E8 Tél.: 418 663-4735 Téléc.: 418 663-2328 Site : www.cooperative-funeraire.com SYLVIE (MORIN) AYOTTE (1955 - 2020) À Sherbrooke, le 23 mars 2020, est décédée Mme Sylvie Morin à l'âge de 65 ans.Elle était l'épouse de feu Michel Ayotte et la fille de M.Charles Morin et Mme Andrée Gauvin.Outre ses parents, elle laisse dans le deuil ses enfants : Louis-Charles (Annick), Antoine (Andrée-Anne) et Marie-Andrée (Guillaume); ses petits-enfants adorés Élisabeth, Charlotte, Edouard, Christophe, Béatrice et Georges; sa soeur Diane (Normand) et son frère Richard (Sylvie).Elle laisse également dans le deuil sa belle- famille : Louise, Christiane (Normand), Marie-Josée (Pierre), André (Maryse) et François (Irene), ainsi que de nombreux neveux, nièces, amis et anciens collègues qu'elle appréciait beaucoup.Maman d'exception par sa présence lumineuse, son écoute et son dévouement.Un modèle dans sa lutte contre le cancer, elle a offert à ses proches des moments et échanges inoubliables et ce, jusqu'à la toute fin.En raison des contraintes liées au Covid-19, une cérémonie sera annoncée et organisée ultérieurement.La famille tient à remercier du coeur Dre Chantal Doyon et la merveilleuse équipe de la Maison Aube-Lumière pour les soins, le soutien et la présence qu'ils ont eu pour Sylvie et ses proches.Elle tient également à remercier tout spécialement Pierre Charron et son épouse Carmen de même que Gilles Bourgault et son épouse Claire pour leur support tout au long de la maladie de Sylvie et précédemment, celle de son mari Michel.En guise de sympathie, des dons à LA MAISON AUBE-LUMIERE (3071, 12e Avenue Nord, Sherbrooke (QC), J1H 5H3) seraient appréciés de la famille.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com 10e anniversaire du décès de M.Raymond CHÉNARD Ce 15 avril 2020 est jour de souvenir.Dix ans déjà que tu n\u2019es plus là, mais dans nos têtes et dans nos cœurs, tu es toujours présent.Nous t\u2019aimons et nous te remercions pour tout l\u2019amour et la bonté que tu nous as donnés.Sois notre guide et notre protecteur à tous.Ton épouseMicheline, tes filsMarc, Luc et Éric ainsi que leur conjointe laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 43 1er ANNIVERSAIRE À la douce mémoire de RITA FONTAINE CHALOUX décédée le 11 avril 2019 Le temps n\u2019a pas su atténuer le vide causé par ton départ.Ta présence restera toujours gravée dans nos cœurs.Nous ne t\u2019oublierons pas et chaque jour nous avons une pensée pour toi.Nous t\u2019aimons toujours autant.Veille sur nous tous.Tes enfants et tes petits-enfants 5e anniversaire À la douce mémoire de JEAN-YVES BOUFFARD décédé le 11 avril 2015 Cher Papa, On ressent toujours de la tristesse de ne plus pouvoir partager de tendres moments avec toi.Ton courage, ta force de caractère et ta présence rassurante nous manquent.Nous inculquons à nos proches les beaux souvenirs et les belles valeurs que tu nous as légués il y a maintenant 5 ans et cela nous permet de continuer d\u2019avancer.Un sincère merci pour ton amour et cette belle vie de famille passé en ta compagnie.Nous t\u2019aimons\u2026.Tes enfants Carol, Brigitte, Nathalie, leurs conjoints ainsi que tes petits- enfants XXX En souvenir de\u2026 Malgré le temps qui passe, votre souvenir ne nous quitte jamais.Vous nous manquez toujours autant.Merci d\u2019être les Anges Gardiens qui veillent sur nous.Nous vous aimons!! Vos enfants, conjoints, conjointes, petites enfants et arrière-petits-enfants.GILBERTE FONTAINE GAGNE 14 avril 2010 LAUREAL GAGNE 5 décembre 1985 3e ANNIVERSAIRE À la douce mémoire de CLÉMENT BOULANGER décédé le 17 avril 2017 Déjà trois ans que tu nous as quittés pour un monde meilleur.Nous savons que tu veilles sur nous.Tu nous manques et nous pensons à toi.Une messe sera célébrée en ta mémoire ultérieurement à la Cathédrale St-Michel.Ton épouse Jacqueline, tes enfants, Chantal, Jocelyn et Francine, tes petits-enfants et tes arrière-petits-enfants MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un groupe de jeunes Sher- brookois a posé des centaines d\u2019affiches dans la ville pour offrir de l\u2019aide aux personnes âgées ou à risque dans cette période de pandémie.« On est des jeunes bénévoles en santé et motivés qui, tant qu\u2019à être inutiles et confinés entre un toit et quatre murs, souhaitent contribuer à l\u2019effort de guerre en nous engageant à faire les courses et la livraison de celles-ci pour les personnes qui en ont besoin », résume, en gros, les affiches.L\u2019initiative vient d\u2019étudiants du Cégep de Sherbrooke.« Au début, on était des amis du Cégep, mais d\u2019autres bénévoles, de tous les âges, se sont ajoutés lorsqu\u2019ils ont entendu parler du projet.Nous en sommes à une vingtaine de bénévoles présentement et nous couvrons désormais les territoires de Windsor, de Waterville et du Canton de Hat- ley en plus de Sherbrooke », note une des instigatrices, Laurianne Huard, qui, à elle seule, a posé une cinquantaine d\u2019affiches sur les poteaux de téléphone et les boîtes aux lettres dans les quartiers résidentiels de Sherbrooke.« On tente de rejoindre les personnes dans le besoin, mais c\u2019est plus difficile qu\u2019on pensait.Jusqu\u2019à maintenant, une dizaine de personnes font appel à nos services, mais on invite tous ceux qui en auraient besoin à nous téléphoner.Il ne faut surtout pas qu\u2019ils pensent qu\u2019ils nous dérangent.On est là et on est prêt à recevoir beaucoup plus de commandes », précise l\u2019étudiante de 18 ans.Les gens dans le besoin peuvent téléphoner au 819 829-8079 ou passer par la page Facebook « Sherbrooke : aide courses aux confinés ».« Par téléphone, les gens peuvent nous envoyer leur commande d\u2019épicerie ou leurs courses à faire à la pharmacie.Je contacte ensuite le bénévole disponible qui est le plus proche de la résidence des gens.La plupart des gens nous appellent un ou deux jours d\u2019avance, ça nous aide beaucoup.Mais on est capable de livrer dans la journée au besoin », explique Laurianne Huard.Les gens paient leurs courses lors de la livraison sur présentation de facture.« Ils n\u2019ont donc pas à craindre pour leur argent et nous, de notre côté, on fait confiance aux gens qui nous appellent puisque c\u2019est le bénévole qui débourse lors des achats », explique l\u2019étudiante en sciences humaines.COURSES POUR LES PLUS VULNÉRABLES Des étudiants lèvent la main Pas question de rester les bras croisés en temps de pandémie.Laurianne Huard fait partie d\u2019un groupe, initialement formé d\u2019étudiants du Cé- gep de Sherbrooke, qui offre de faire les courses pour les personnes qui sont les plus vulnérables à la COVID-19.\u2014 PHOTO FOURNIE « Jusqu\u2019à maintenant, une dizaine de personnes font appel à nos services, mais on invite tous ceux qui en auraient besoin à nous téléphoner.Il ne faut surtout pas qu\u2019ils pensent qu\u2019ils nous dérangent.On est là et on est prêt à recevoir beaucoup plus de commandes. » \u2014 Laurianne Huard, instigatrice de l\u2019initiative SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 44 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les clients du transport en commun qui s\u2019étaient procuré un laissez-passer pour le mois d\u2019avril pourront se faire rembourser par la Société de transport de Sherbrooke (STS).Par ailleurs, situation pandémique oblige, la STS évaluera mercredi la possibilité de réduire à nouveau ses horaires en raison du faible achalandage dans ses autobus.Le président de la STS, Marc Denault, a confirmé lundi soir que les détenteurs d\u2019un laissez-passer pour le mois d\u2019avril pourront obtenir un crédit ou un remboursement en téléphonant au service à la clientèle.Il estime toutefois que seulement une centaine de laissez-passer avaient trouvé preneur jusqu\u2019à maintenant.Il ajoute que les revenus mensuels générés par la présence des passages s\u2019élèvent normalement à 700 000 $ environ, soit près de 10 M$ par année.« Nous nous retrouvons donc dans une situation financière précaire. » Une séance du conseil d\u2019administration de la STS mercredi soir permettra d\u2019étudier différents scénarios pour amoindrir les pertes, dont une réduction de services, alors que le transport en commun est considéré comme un service essentiel.« Il nous faut à la fois gérer la crise et préparer l\u2019après- crise.Le transport en commun devra jouer un rôle dans la relance.Certains décideront peut-être de laisser tomber la deuxième voiture et il faudra permettre aux gens de se rendre à leur travail.Le défi sera de faire renaître la STS au même point qu\u2019elle était en 2019. » Parmi les réductions des services envisagées, notons que certains circuits pourraient être abandonnés pour concentrer le service sur les plus achalandés.Les contrats offerts au privé pourraient aussi être exécutés par des chauffeurs de la STS qui verraient leur tâche amputée.« Notre desserte est située à 74 % à l\u2019extérieur des zones densifiées et ces zones nous amènent seulement 4 % de notre achalandage. » « Nos scénarios doivent être flexibles et accessibles aux usagers.On ne peut pas réimprimer des horaires, refaire notre site web ou même modifier des circuits », rappelle M. Denault.Une chose est certaine, la STS compte un plancher d\u2019emplois à 140 travailleurs et la mise à pied d\u2019employés permanents doit être réalisée avec un avis de 60 jours.L\u2019organisation doit aussi s\u2019assurer d\u2019être en mesure de remplacer des chauffeurs qui pourraient être malades de manière à continuer d\u2019assurer un service essentiel.Remboursements et réduction de services dans les plans de la STS JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Illustratrice de métier et préoccupée par le moral des employés des services essentiels, la Sherbrookoise Caroline Lesmerises a trouvé une façon originale et colorée de saluer leur courageux travail.Elle peint gratuitement des arcs- en-ciel géants sur les vitrines des commerces qui continuent de servir les citoyens jour après jour, malgré les risques et les contraintes de la crise sanitaire.« Chacun y va avec ses talents et ses forces.Je ne suis pas infirmière, ni couturière, mais je sais dessiner.C\u2019est plus limité ce que je peux faire, mais ça je peux le faire », raconte l\u2019artiste en entrevue avec La Tribune, après avoir signé une xième œuvre, mardi, sur la vitrine du marché d\u2019alimentation Provigo à Windsor.Son portfolio d\u2019arcs-en-ciel est aussi garni qu\u2019inspiré : ici une quincaillerie, là une animalerie et un CPE, ici un autre marché d\u2019alimentation puis une pharmacie.À Sherbrooke, mais aussi à Magog, Saint-Denis-de-Brompton, Windsor et\u2026 Saint-Anicet qui a le plaisir d\u2019admirer la première œuvre de la série.« J\u2019étais à l\u2019épicerie du village à un moment donné, c\u2019était avant que la Santé publique demande de ne pas se déplacer entre les régions, et l\u2019équipe avait l\u2019air tellement découragée\u2026 Je ne peux pas Donner des arcs-en-ciel pour garder le moral des travailleurs Caroline Lesmerises a lancé sa série d\u2019œuvres éphémères et gratuites pour remonter le moral des employés des services essentiels.\u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK Les colorés arcs-en-ciel de Caroline Lesmerises ornent les vitrines de plusieurs commerces essentiels de la région, comme ici l\u2019épicerie Le Silo du secteur Rock Forest.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, ANDRÉ VUILLEMIN expliquer pourquoi, mais j\u2019ai proposé de leur peindre un arc-en-ciel gratuitement, juste pour remonter le moral des troupes. » Les commentaires ont été tellement gratifiants que Caroline Les- merises était lancée.De retour à Sherbrooke, elle a eu le goût d\u2019offrir son talent et son temps à ses clients qui devaient rester ouverts malgré la pandémie.« Ça se fait beaucoup par le bouche-à-oreille, dit-elle.Je n\u2019ai pas compté mes œuvres.Je peux en faire trois dans une journée et il y a d\u2019autres journées où je reste chez moi pour m\u2019occuper de mes enfants et de ma business. » « Chacun y va avec ses talents et ses forces.Je ne suis pas infirmière, ni couturière, mais je sais dessiner.C\u2019est plus limité ce que je peux faire, mais ça je peux le faire. » \u2014 Caroline Lesmerises En temps normal, l\u2019artiste derrière les Créations Lesmerises gagne sa vie principalement en dessinant des murales intérieures et en peignant des vitrines pour les occasions spéciales comme Pâques qui approche.Toutes des activités qui sont presque tombées au point mort en même temps que le Québec s\u2019est confiné.« Un peu comme tout le monde, relate-t-elle, je me suis retrouvée à ne pas pouvoir travailler.J\u2019étais un peu découragée et après deux semaines, je dois dire que je commençais à manger les murs! » Outre cet art éphémère qu\u2019elle parsème dans la région en prenant grand soin de respecter les nécessaires règles d\u2019hygiène et de distanciation sociale et sans jamais entrer dans les commerces et organisations, assure-t-elle, Caroline Lesmerises a aussi adapté quelques produits qu\u2019elle peut vendre en ligne, comme des autocollants d\u2019arcs-en-ciel et des aquarelles sur le thème du Ça va bien aller.« J\u2019ai gardé mon site web ouvert.C\u2019est comme ça que je vis en ce moment avec la vente de mes autocollants et de mes aquarelles en ligne.Mais on s\u2019entend, vivre est un bien grand mot.Heureusement que l\u2019aide [de l\u2019État pour les travailleurs autonomes] s\u2019en vient », confie-t-elle en espérant le meilleur pour bientôt.« Je continue à remplir mon carnet de commandes et un moment donné quand on aura le droit, je vais repartir.Un jour ce sera bientôt fini! » « VRAIMENT GÉNIAL » À Windsor, l\u2019épicier François Gauthier n\u2019avait que de bons mots pour l\u2019œuvre de Mme Lesmerises.« C\u2019est vraiment génial et généreux ce qu\u2019elle fait.Ça met en peu de couleurs et d\u2019espoir dans notre quotidien », a-t-il témoigné à La Tribune.« Je pense que beaucoup de monde a besoin de choses comme ça en ce moment, réplique avec humilité la généreuse artiste.Moi c\u2019est ce que je connais.J\u2019ai déjà le matériel pour le faire alors ça ne me coûte presque rien de rendre service.On est rendu là.N\u2019importe quoi qui nous donne un peu le sourire. » laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 45 LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q «Je me demandais si le fait de faire un exercice intense et régulier peut aider notre organisme à combattre les maladies infectieuses.J\u2019entends souvent une \u201crumeur\u201d voulant que lorsque l\u2019on active notre organisme, on active par le fait même notre système immunitaire.Mais j\u2019ai aussi déjà entendu une autre \u201ccroyance\u201d qui affirme le contraire, c\u2019est- à-dire que l\u2019exercice intense affaiblit le système immunitaire.Qu\u2019en est-il?», demande Marc Plamondon, de Québec.R Il ne fait absolument aucun doute que l\u2019activité physique est excellente pour la santé en général et qu\u2019à ce titre, elle aide toutes les fonctions de l\u2019organisme \u2014 le système immunitaire comme le reste.Mais au-delà de cet effet général, est-ce que l\u2019exercice a un effet plus spécifique et direct sur nos défenses naturelles?Ici, les choses deviennent moins claires.Bien des chercheurs en immunologie croient que oui.«L\u2019exercice physique aide non seulement le système immunitaire à lutter contre les maladies, les bactéries courantes et les infections artérielles, mais [aussi à] synthétiser les globules blancs [NDLR : des cellules immunitaires] et à augmenter la résistance globale du corps, ainsi que le risque de maladies cardiaques, de cancer, etc.Cela réduit l\u2019ostéoporose.De plus, l\u2019adaptation due à l\u2019exercice physique favorise le développement du système immunitaire humain», m\u2019a écrit Amir Hossein Momen, post-doctorant en immunologie à l\u2019UQAC, lors d\u2019un échange de courriels.M. Momen cite notamment à l\u2019appui une étude parue en 2006 dans l\u2019American Journal of Medicine [https://bit.ly/2V6prSY] qui a suivi 115 femmes «sédentaires» pendant un an.La moitié d\u2019entre elles ont été soumises à un régime de 45 minutes d\u2019exercice modéré cinq jours par semaine alors que l\u2019autre moitié n\u2019a fait que des étirements et est donc demeurée largement inactive.Pendant les trois derniers mois de cette expérience, les femmes du second groupe ont fait trois fois plus de rhumes que celles qui s\u2019entraînaient.Et M. Momen n\u2019est pas le seul de cet avis \u2014 certains articles parlent même d\u2019un «consensus» au sujet de l\u2019exercice modéré.Cependant, on peut aussi trouver d\u2019autres sources très solides qui ne font pas la même lecture de la littérature scientifique.Ainsi, l\u2019encyclopédie médicale en ligne Medline Plus, tenue à jour par la National Library of Medicine aux États-Unis, indique plutôt que «nous ne savons pas exactement si et comment l\u2019exercice améliore l\u2019immunité à certaines maladies» [https://bit.ly/2VaFlfn].Même son de cloche du côté de l\u2019école de médecine de l\u2019Université Harvard : au-delà de l\u2019effet général, «un lien bénéfique direct sur l\u2019immunité n\u2019a pas été établi pour l\u2019instant» [https://bit.ly/2JOlNbh].La même incertitude semble prévaloir au sujet de l\u2019exercice intense.Certains résultats suggèrent que les athlètes très entraînés sont plus vulnérables aux infections que les autres.Par exemple, une étude portant sur 2300 coureurs inscrits au marathon de Los Angeles a trouvé que ceux qui s\u2019entraînaient sur près de 100 km par semaine avaient un risque d\u2019infection deux fois supérieur à ceux qui couraient moins de 32 km/sem.En outre, parmi quelque 1800 d\u2019entre eux qui ne montraient aucun symptômes une semaine avant le marathon, près de 13 % sont devenus malades dans les sept jours suivant la course \u2014 contre seulement 2 % pour 134 coureurs qui ont choisi de ne pas participer pour des raisons autres que la maladie.Mais tous les chercheurs ne sont pas d\u2019accord avec ces résultats et, dans la revue médicale Frontiers in Immunology en 2018, certains ont même qualifié de «mythe» l\u2019idée qu\u2019un exercice intense puis déprimer le système immunitaire [https://bit.ly/2UWLMnp].Pas plus tard qu\u2019en janvier dernier, la revue savante Exercise Immunology Review a tenté de rapprocher les deux camps, mais sans grand succès [https://bit.ly/2Xu9oBc].Bref, il n\u2019est pas clair si l\u2019exercice renforce directement et spécifiquement le système immunitaire ou s\u2019il agit d\u2019un effet plus général.Mais dans un cas comme dans l\u2019autre, l\u2019exercice «aide», c\u2019est sûr.D\u2019une part parce qu\u2019il vaut toujours mieux tomber malade en forme que l\u2019inverse.Et d\u2019autre part parce que l\u2019exercice prévient l\u2019obésité qui, elle, a des effets nuisibles connus sur le système immunitaire [https:// bit.ly/3e88oZr].UN PETIT JOGGING POUR PURGER LA COVID-19?Est-ce que l\u2019exercice a un effet plus spécifique et direct sur nos défenses naturelles?Les avis divergent.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL «L\u2019exercice physique aide non seulement le système immunitaire à lutter contre les maladies, les bactéries courantes et les infections artérielles, mais [aussi à] synthétiser les globules blancs et à augmenter la résistance globale du corps.» \u2014 Amir Hossein Momen, post- doctorant en immunologie à l\u2019UQAC SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 46 Agence France-Presse ROME \u2014 Des centaines de millions de chrétiens s\u2019apprêtaient vendredi à célébrer un week-end de Pâques inédit dans un monde en plein confinement face à l\u2019épidémie de coronavirus, sur le point de faire son 100 000e mort.D\u2019ordinaire noire de monde pour cette fête, l\u2019immense place Saint- Pierre de Rome restera désespérément vide.C\u2019est sur écrans que les fidèles suivront les messes d\u2019un pape François lui-même confiné.À Jérusalem, pour la première fois en plus d\u2019un siècle, le Saint- Sépulcre sera également fermé au public durant le week-end pascal.Seul un « sosie » de Jésus \u2014 longs cheveux, tunique blanche et pieds nus \u2014 est autorisé à prier sur le parvis.En Bosnie, au sanctuaire marial de Medjugorje, véritable fourmilière durant la Semaine sainte, les panneaux intiment le « silence » à des pèlerins absents.Avec un bilan qui s\u2019alourdit d\u2019heure en heure, notamment en Europe et aux États-Unis, la marque des 100 000 morts devait être atteinte samedi, trois mois après l\u2019annonce d\u2019un premier décès à Wuhan, berceau de la maladie, en Chine.En Grande-Bretagne, où la pandémie progresse à grands pas avec 881 décès en 24 heures, le premier ministre Boris Johnson, contaminé par le coronavirus et hospitalisé depuis dimanche, a pu sortir des soins intensifs.« Il doit se reposer », a souligné son père.LES « SAINTS » DU QUOTIDIEN Le confinement de plus de la moitié de l\u2019humanité semble toutefois commencer à porter ses fruits, laissant espérer un ralentissement de la hausse de la mortalité et une moindre tension pour les systèmes de soins.Troisième pays le plus touché, l\u2019Espagne a annoncé vendredi son plus bas nombre de morts quotidiens depuis le 24 mars, avec 605 décès.Le pape a rendu un hommage appuyé aux « saints de la porte d\u2019à côté » : « les médecins, les bénévoles, les religieux, les prêtres, les travailleurs qui accomplissement leurs tâches pour que cette société fonctionne ».Mais malgré l\u2019ouverture des vannes du crédit dans les pays riches, les conséquences de la crise s\u2019annoncent dévastatrices pour l\u2019économie mondiale, en particulier pour les plus pauvres.Il faut s\u2019attendre aux « pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression » de 1929, a prévenu la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva.La communauté internationale cherche des réponses économiques et diplomatiques à la pandémie, sans réussir à surmonter toutes ses divisions.En Europe, les 27 sont parvenus jeudi à trouver un accord à l\u2019arraché prévoyant 500 milliards d\u2019euros immédiatement disponibles et un fonds de relance à venir d\u2019un montant équivalent.Ils n\u2019ont cependant pas tranché la question de la mutualisation de la dette, les « coronabonds » destinés à soutenir l\u2019économie à plus long terme, qui divise les pays du nord et du sud de l\u2019UE.Le président du Conseil européen, Charles Michel, a convoqué pour le 23 avril un sommet européen pour « jeter les bases d\u2019une reprise économique musclée ».CRISE ALIMENTAIRE Aux États-Unis, la Banque centrale a annoncé 2300 milliards de dollars de nouveaux prêts pour soutenir l\u2019économie.Et la France a doublé son plan d\u2019urgence, à 100 milliards d\u2019euros.De leur côté, les principaux pays producteurs de pétrole, Arabie saoudite et Russie en tête, s\u2019efforçaient vendredi de finaliser un accord pour réduire leur production de 10 millions de barils par jour face à l\u2019effondrement des cours.Mais dans le reste du monde, la majorité des pays sont démunis.La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont dit craindre une « crise alimentaire » en Afrique.Déjà, à Lagos, le poumon économique du Nigeria, pays le plus peuplé du continent, retentit la litanie : « On a faim ».À l\u2019inverse, au Burundi, la vie se poursuit normalement, bars et églises ne désemplissant pas.« Soyez sans crainte.Dieu aime le Burundi et s\u2019il y a des personnes qui ont été testées positives, c\u2019est pour que Dieu manifeste sa puissance au Burundi », a martelé le général Éva- riste Ndayishimiye, homme fort du parti au pouvoir.En Inde, les plus pauvres luttent pour survivre.Pour tout repas, « nous avons eu des rôtis (pain traditionnel indien, NDLR) avec du sel mélangé dans de l\u2019huile de moutarde », décrit Rajni Devi, une mère de famille de la périphérie de New Delhi, qui dit s\u2019endormir en pleurs chaque soir.PÉRIODE « ANXIOGÈNE » Dans cette période « anxiogène », la première réunion du Conseil de sécurité consacrée au Covid-19, organisée par visioconférence dans la nuit de jeudi à vendredi, a accouché d\u2019une souris.Ses 15 membres se sont bornés à apporter leur « soutien » à Antonio Guterres, sans adopter les mesures fortes espérées par le chef de l\u2019ONU, qui a qualifié la lutte contre la pandémie de « combat d\u2019une génération ».L\u2019inquiétude est grande notamment concernant les zones de conflit, où l\u2019accès aux soins est chimérique.En guerre depuis cinq ans, le Yémen a ainsi annoncé vendredi un premier cas de contamination, malgré le cessez-le-feu unilatéral annoncé par l\u2019un des camps, la coalition menée par les Saoudiens.Avec plus de 18 200 décès, l\u2019Italie est toujours le pays au monde comptant le plus de victimes, suivi par les États-Unis (16 686 morts), l\u2019Espagne (15 843), la France (12 210) et le Royaume-Uni (7978).Comme dans l\u2019État de New York, épicentre de la pandémie aux États- Unis, l\u2019Espagne, l\u2019Italie et la France relèvent une tendance à la baisse de la tension hospitalière.Partout, les autorités sanitaires appellent à ne pas relâcher les efforts pour autant.Les soignants continuent de payer un lourd tribut : en Italie, une centaine de médecins ainsi qu\u2019une trentaine d\u2019infirmiers et aides-soignants sont décédés.Au Royaume-Uni, un docteur qui avait sonné l\u2019alarme sur le manque d\u2019équipements de protection a succombé au virus.Pâques à l\u2019heure du confinement Le recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, Patrick Chauvet, a célébré la messe du Vendredi saint dans un contexte bien particulier à l\u2019heure du confinement et de la reconstruction.\u2014 PHOTO THE ASSOCIATED PRESS, LUDOVIC MARIN JEAN-LOUIS DE LA VAISSIERE Agence France-Presse PARIS \u2014 Un an après l\u2019incendie de Notre-Dame de Paris, une immense grue à l\u2019arrêt surplombe une cathédrale toujours prisonnière de son échafaudage comme dans une toile d\u2019araignée : c\u2019est l\u2019image figée que renvoie le « chantier du siècle », en plein confinement lié au nouveau coronavirus.Depuis son incendie qui a ému le monde, Notre-Dame, joyau gothique orpheline de sa flèche, sans charpente, avec une voûte fragilisée, reste en « urgence absolue » selon l\u2019équipe qui veille sur elle, même s\u2019il est très improbable qu\u2019elle s\u2019écroule.Autour du parvis ceinturé de barrières, les touristes japonais, chinois ou américains ont cessé de venir faire des selfies.« La vie est toujours là », a assuré l\u2019archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, au cours d\u2019une cérémonie à l\u2019occasion de Vendredi saint, dans une cathédrale vide.Depuis le spectaculaire incendie, dans la soirée du 15 avril, qui avait saisi d\u2019effroi Paris et le reste de la planète, poussant des mécènes et des quidams du monde entier à promettre plus de 900 millions d\u2019euros pour la reconstruction, le chantier a connu des avanies et l\u2019enquête patine.Les premiers retards ont d\u2019abord été dûs aux mesures contre la contamination au plomb.Puis à l\u2019automne et à l\u2019hiver, les intempéries ont bloqué le chantier, chaque fois notamment que les vents dépassaient 40 km/h.Et alors que le printemps se profilait et que le démarrage du démontage des 10 000 tubes de l\u2019échafaudage tordus et soudés par le feu était imminent, la pandémie de Covid-19 et le confinement général en France ont plongé le chantier dans le sommeil.Chef d\u2019orchestre du chantier, le général Jean-Louis George- lin, ancien chef d\u2019état-major des armées françaises, étudie désormais la possibilité de faire reprendre partiellement, progressivement et de manière ciblée ce chantier aux multiples facettes, qui mobilisait avant la mi-mars entre 60 et 70 ouvriers.Quand pourra-t-on entrer dans la phase de restauration?Le général Georgelin assure à l\u2019AFP qu\u2019elle « devrait commencer en 2021 ».L\u2019architecte en chef Philippe Villeneuve effectue les études de restauration, qui conditionneront les travaux.Une consolidation des voûtes pourrait être encore nécessaire.« J\u2019espère que tout cela sera terminé à l\u2019automne » 2020, affirme le général.Malgré la mise en sommeil, « nous ne dormons pas, je sollicite la réflexion de tout le monde », insiste le général qui estime tenable le délai de cinq ans souhaité par Emmanuel Macron pour restaurer ce joyau du patrimoine français.NOTRE-DAME DE PARIS UN AN APRÈS L\u2019INCENDIE Le chantier au sommeil laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 47 P H O T O F O U R N I E P A R C L A I R E E T L A U R E N C I O P H O T O L A T R I B U N E , J E S S I C A G A R N E A U VOS SOLUTIONS CONTRE L\u2019ISOLEMENT 1 LE SOLEIL PENSÉES POUR NOS AÎNÉS Je travaille au Manoir de L\u2019Ormière à Québec, membre du groupe Les Manoirs Bellevie.Afin de soutenir nos résidents dans leur isolement, nous avons prévu quelques activités pour briser l\u2019isolement.Tous les jours, nous organisons des marches supervisées par des étudiants en technique policière.De plus, trois fois par semaine, nous distribuons des jeux cognitifs aux portes.Aussi, nos employés se déguisent lors des diverses livraisons afin d\u2019ajouter du bonheur dans la journée des résidents.Lundi, nous avons organisé un après-midi en musique.En effet, les résidents étaient invités à sortir sur leur balcon et à bouger sur le rythme de la musique.Chaque 30 minutes, il changeait de côté faisant ainsi profiter toutes les phases de notre résidence.Nos résidents sont très reconnaissants et nous font savoir qu\u2019ils aimeraient beaucoup revivre cette journée! Jessica Simard, Québec 2 LE NOUVELLISTE PRENDRE SOIN DE SOI GRÂCE À UNE RETRAITE VIRTUELLE D\u2019habitude, faire une retraite signifie se déconnecter de tout pour se recentrer sur soi.Mais en ces temps de confinement, pourquoi ne pas se connecter en ligne pour vivre ce moment de voyage intérieur?C\u2019est ce que proposent Sarah Phi- libert, Amélie Dubuc, Éli Fugère et Émilie Larouche, quatre professeurs de yoga de Trois-Rivières.Le samedi 18 avril, de 9h30 à 17h, une retraite virtuelle en direct sur la pla- teforme Zoom permettra aux participants de «prendre soin de leur mieux-être».«On souhaite pouvoir offrir aux gens une opportunité de prendre soin d\u2019eux, d\u2019utiliser le temps du confinement pour se doter de nouveaux outils.On souhaite transformer tout ça en positif, prendre le temps de faire le point sur sa vie», résume Sarah Philibert.Tout au long de la journée, différents ateliers seront offerts aux participants.Pour y prendre part, les gens doivent consulter la page Facebook de l\u2019école Solia Yoga de Trois-Rivières, où l\u2019événement est inscrit.Sarah Philibert, coorganisatrice de la retraite virtuelle de Solia Yoga 3 LE QUOTIDIEN PAS DE RÉPIT POUR LE LOUP-GAROU Nous sommes une gang d\u2019amis qui avaient l\u2019habitude de se faire des soupers.Comme nous ne pouvons plus le faire, nous nous réunissons par vidéo et nous jouons ensemble à un jeu de loup-garou en ligne! Ça nous permet de rester proches et de s\u2019amuser tous ensemble! Voici une photo de nous en action! Émilie Veilleux, infirmière 4 LE DROIT CHÉRI JE T\u2019AIME.DE LOIN! Mon conjoint Clément Cloutier est sorti de sa retraite après une carrière de 39 ans en tant que gestionnaire dans le Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais pour donner un coup de main.Le voilà «gestionnaire de site» au CLSC de Hull.COVID-19 oblige, il dort à l\u2019hôtel.Ma fille et moi le tenons à distance avec amour en lui préparant le lunch et le souper.à l\u2019extérieur! Pour se réchauffer : une belle tuque et une chaufferette.Chéri je t\u2019aime, mais tiens-toi loin! Rachel Gervais, Gatineau 5 LA TRIBUNE UN TRAVAIL DE MOINE En 2019, j\u2019ai découvert l\u2019œuvre de Louise Penny et me suis promis de lire tous ses romans \u2014 un des romans, How the Light Gets in \u2014 se voulait le roman choisi pour un cours d\u2019anglais que j\u2019ai donné à l\u2019Ordre collégial du Séminaire de Sherbrooke l\u2019automne dernier.Je voulais que mes étudiants connaissent cette dame qui a quitté Toronto pour les Cantons de l\u2019Est.Ils ont bien apprécié.Or, lors de mon séjour annuel en Andalousie, j\u2019ai trouvé à Malaga la version espagnole d\u2019un autre roman de Louise Penny, soit Révélation brutale, que j\u2019ai lu en version originale anglaise.Depuis deux semaines, donc, j\u2019essaie de traduire ce roman, une page à la fois, ceci dans le but d\u2019enrichir mon vocabulaire espagnol.Un travail de moine, comme on disait dans le temps.Skip Dion, Sherbrooke 6 LA VOIX DE L\u2019EST FAIRE VOYAGER LA MUSIQUE\u2026 ET LES GENS L\u2019accès à son public dans les CHS- LD, cabanes à sucre et nombreux festivals de la province désormais coupé, le duo de musiciens formé de Claire Ouellet et Laurencio Beaudin de Granby a décidé que l\u2019immobilisme et le silence n\u2019étaient pas des options.Leur musique fait maintenant danser et voyager les gens virtuellement.Chaque jour, la pianiste et l\u2019accordéoniste proposent autant sur Facebook que YouTube une pièce propre à une ville ou un pays.Ici, ils ont joué La Valse du vieux moulin, de Mont- magny, une composition de Ray- nald Ouellet, pour ensuite revenir à Granby, avec le Reel Lorenzo, une ritournelle de Laurencio Beaudin.Claire Ouellet et LaurencioBeaudin, Granby PHOTO FRANÇOIS GERVAIS Le confinement nous force à développer des façons de rester en contact avec nos proches.La semaine dernière, nous partagions six initiatives dans six communautés pour la première de la série «6 solutions» des six médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nous avons demandé à nos lecteurs de partager leurs solutions.PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE PHOTO JESSICA SIMARD 1 4 5 6 2 PHOTO FOURNIE PAR ÉMILIE VEILLEUX 3 6 S O L U T I O N S SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 48 SPORTS Vous êtes un dictateur?Ou juste un leader politique en mal d\u2019autorité?Pour vous, la crise du coronavirus peut constituer une aubaine.Une chance unique de consolider votre pouvoir.Qu\u2019est-ce que vous attendez?De l\u2019Égypte à la Hongrie, en passant par le Turkménistan, les hommes forts partent à l\u2019attaque.JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com L e bon despote sait tout.Il n\u2019est jamais à court de solutions géniales pour contrer l\u2019épidémie.Et puis, qui osera le contredire de toute façon?Le président de la Tanzanie, John Magufuli, ordonne que les églises restent ouvertes, parce que «le virus ne peut pas survivre dans le corps du Christ.»(1) Le président du Belarus, Alexandre Loukachen- ko, conseille à ses ministres d\u2019aller suer un bon coup dans un sauna, «parce que le virus meurt à une température de 60?C».Emporté par l\u2019enthousiasme, Loukachenko présente même la conduite d\u2019un.tracteur comme une thérapie utile. (2) Au Turkménistan, le président Gourbangouly Berdymoukham- medov décrète que l\u2019épidémie n\u2019existe pas chez lui.Officiellement le pays ne recense pas un seul malade.Mieux, le vilain mot «coro- navirus» est banni du vocabulaire.Il a été retiré des brochures médicales distribuées dans les écoles.Les journalistes n\u2019ont plus le droit de l\u2019utiliser.En ville, des policiers en civil circulent pour arrêter les inconscients qui s\u2019obstinent à parler du virus.Ou pire, qui osent porter un masque.(3) De toute manière, le sage Ber- dymoukhammedov a trouvé un remède miracle pour lutter contre la maladie.Contre toutes les maladies.Il suffit d\u2019inhaler la fumée dégagée par la combustion des feuilles de harmal, une plante médicinale.Car sous ses allures un peu brutales, le président Ber- dymoukhammedov est un cœur tendre.Un fan des plantes aromatiques et de la médecine douce.Place au naturel.À bas les artifices! Au début de l\u2019année, il a émis une directive interdisant à tous les fonctionnaires masculins grisonnants de se teindre les cheveux.(4) CHANGER LA VIE L\u2019ancien maire de Chicago, Rahm Emanuel, alias «Rambo», a déjà dit qu\u2019une crise grave constitue «une occasion à ne pas manquer».Si c\u2019est vrai dans une démocratie, c\u2019est encore plus vrai dans un État autoritaire.Même qu\u2019un peu partout, des dictateurs et des apprentis dictateurs comprennent le profit qu\u2019il peuvent tirer du coro- navirus.L\u2019épidémie isole les individus.Elle paralyse l\u2019opposition.N\u2019est-ce pas le moment de frapper un grand coup, «au nom de l\u2019intérêt général»?En Hongrie, le premier ministre Viktor Orbán s\u2019est fait voter une loi des mesures d\u2019urgence taillée sur mesure.Pour une durée illimitée.«Changer nos vies est maintenant inévitable.Tout le monde doit quitter sa zone de confort,» a prévenu Orbán, alias le «Viktator».(5) La loi promet jusqu\u2019à cinq ans de prison pour la diffusion de «fausses nouvelles».Comme c\u2019est Mister Orbán et ses amis qui distinguent le vrai et le faux, les médias indépendants ont toutes les raisons de s\u2019inquiéter.(6) Aux Philippines, le président Rodrigo Duterte a instauré un «état de calamité» de six mois, qui lui accorde des pouvoirs considérables.Incluant ceux de vie et de mort sur ses concitoyens, semble-t-il.À Manille, après un petit rassemblement de gens qui réclamaient une aide alimentaire, Duterte a menacé d\u2019abattre les «fauteurs de troubles».«Je vais vous enterrer», a-t-il menacé.(7) Et gare à ceux qui défient le couvre- feu.À Manille, on les a entassés dans des cages\u2026 habituellement réservées aux petits animaux.À défaut de contracter la COVID-19, ceux-là hériteront d\u2019un sacré mal de dos\u2026.(8) Il est vrai que Rodrigo Duterte constitue un phénomène à part.Unique.À part lui, quel chef d\u2019État aurait osé traiter Dieu de «stupide fils de pute»?Sous prétexte qu\u2019il aurait laissé Adam manger la pomme que lui tendait Ève, dans la Genèse?Qui d\u2019autre, je vous le demande?LA VODKA DES PATRIOTES «Le coronavirus, c\u2019est le nouveau terrorisme», affirme Kenneth Roth le directeur de Human Right Watch.Il justifie tout.Il excuse tout.En Russie, même les manifestations d\u2019une seule personne sont interdites, pour des raisons.sanitaires.En Azerbaïdjan, le président Ilham Aliyev a ordonné à la police de fermer un local de l\u2019opposition, sous prétexte que les «rassemblements» étaient dangereux.Dans la salle, on dénombrait.quatre personnes.(9) Au besoin, il peut être avantageux de désigner un coupable.La tactique n\u2019est pas nouvelle.Dans l\u2019Europe du 14e siècle, on accusait les juifs d\u2019être à l\u2019origine de la peste.Aujourd\u2019hui, des cadres du Parti communiste chinois prétendent que c\u2019est l\u2019armée américaine qui a répandu l\u2019épidémie chez eux.(10) Au Cambodge, c\u2019est la faute des musulmans.En Russie, on pointe du doigt les jeunes snobs «qui vont siroter du vin dans les stations de ski des Alpes françaises», au lieu de boire de la vodka chez eux, «comme de bons patriotes».Du côté de l\u2019Égypte, le président Abdel Fattah al-Sissi affirme sans rire qu\u2019il gère l\u2019épidémie «en toute transparence».Remarquez, ça ne l\u2019empêche pas d\u2019accuser les critiques d\u2019être à la solde des Frères musulmans, ses ennemis jurés.Ni d\u2019expulser un journaliste britannique qui osait remettre en cause les chiffres officiels de l\u2019épidémie.Répétez après moi : «Le Pharaon est infaillible».Est-ce sa faute si une dictature a autant besoin d\u2019une opposition qu\u2019un sous- marin peut avoir besoin d\u2019une porte-patio?Jusqu\u2019ici, le général al-Sissi est resté sourd aux appels visant à libérer les quelque 60 000 prisonniers politiques du pays, pour éviter qu\u2019ils ne soient contaminés par le coronavirus dans les prisons surpeuplées.Mine de rien, on retrouve parfois 20 prisonniers dans une même cellule, sans fenêtre ni aération.Il ne suffit pas de survivre à la torture, il faut aussi échapper à la tuberculose, au VIH, LA CRISE PROFITE AUX DURS 1 laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 SPORTS 49 à l\u2019hépatite B et aux graves maladies de peau.(11) En Égypte, c\u2019est ce qu\u2019on appelle l\u2019horreur judiciaire.UNE «GRIPETTE» À plusieurs endroits, l\u2019épidémie joue en faveur du pouvoir.En Algérie, elle a mis fin à plusieurs mois de manifestations monstres.En Pologne, elle donne un coup de main inespéré au président Andrzej Duda, du parti ultraconservateur Droit et Justice.Avant le coronavirus, la réélection de Duda s\u2019annonçait difficile.Maintenant, l\u2019avenir s\u2019annonce prometteur.À cause du confinement, l\u2019opposition ne fait plus campagne, ou presque.Tout le contraire du président, qu\u2019on voit tous les soirs à la télévision.Impérial.Rassurant.Présidentiel.(12) Un peu comme un match de hockey au cours duquel votre adversaire doit jouer sans gardien de but.Les durs à cuire ne sont pourtant pas immunisés contre la crise.À cet égard, le Brésilien Jair Bolso- naro constitue l\u2019exemple à ne pas suivre.Durant des semaines, le président a minimisé l\u2019épidémie, en comparant la maladie à une grippette.«Certains vont mourir?[.] J\u2019en suis désolé, mais c\u2019est la vie.On ne peut pas arrêter une usine de voitures parce qu\u2019il y a des morts sur la route chaque année», a-t-il expliqué.(13) Le Brésil manque de respirateurs, de lits, d\u2019équipements de protection et de tests de diagnostic.Mais le président n\u2019a jamais vraiment pris la mesure du danger.Pire, il s\u2019est opposé aux mesures de confinement décrétées par plusieurs États, afin de ne pas nuire à l\u2019activité économique.À Rio, ce sont parfois les groupes paramilitaires et les gangs criminels qui ont imposé la quarantaine, pour protéger la population!(14) Ces jours-ci, une caricature montre le président Bolsonaro en dinosaure, juste avant qu\u2019un météorite tombe sur la planète pour provoquer la fin des grands reptiles.Il s\u2019écrie : «Merde, ça va foutre en l\u2019air l\u2019économie!»(15) LE MONDE D\u2019APRÈS À quoi ressemblera le monde après le coronavirus?Difficile à dire.Bon nombre de parlements sont suspendus.Plusieurs libertés fondamentales aussi.Un peu partout, l\u2019épidémie entraîne le déploiement de mesures de surveillance électronique sans pré- cédent, qui feront la joie des dictatures.(16) La Chine se trouve ici à l\u2019avant-garde.Avant même la crise, le pays avait installé au moins 250 millions de caméras de surveillance, sur son territoire.Environ une pour six habitants.Un record mondial.«Toute personne qui sort de la gare de Pékin est immédiatement identifiée par une caméra, a expliqué Byung-Chul Han, un philosophe d\u2019origine sud-coréenne, au quotidien Libération.L\u2019appareil mesure sa température corporelle, et il suffit que celle-ci soit anormalement élevée pour que toute personne ayant voyagé dans le même compartiment [de train] en soit immédiatement informée par téléphone.[\u2026] Sur les réseaux sociaux, on parle même de drones utilisés pour surveiller la quarantaine.Dès que quelqu\u2019un tente de rompre le confinement, un drone volant s\u2019approche de lui et une voix automatique lui ordonne de regagner son domicile.(17) En janvier, si la Chine n\u2019avait pas fait taire ceux qui tentaient de sonner l\u2019alerte à propos de l\u2019épidémie, peut-être que la crise aurait pu être évitée.On ne saura jamais.Désormais, pour les autorités chinoises, l\u2019heure est à la reprise en main.Gare à ceux qui ont trop critiqué la gestion de l\u2019épidémie.Ils pourraient subir le sort de l\u2019ancien haut fonctionnaire, Ren Zhiqiang, arrêté à la fin mars.Au plus fort de l\u2019épidémie, M. Zhiquiang s\u2019était moqué du président chinois, Xi Jinping, en comparant sa gestion à celle d\u2019un «clown».«L\u2019épidémie montre que le Parti [communiste] ne défend que ses propres intérêts, tout comme l\u2019administration, écrivait- il.Quant au monarque [Xi Jinping], il protège le pouvoir et les statuts de sa clique.»(18) Apparemment, l\u2019ancien fonctionnaire avait oublié une vieille blague qui résume la toute-puissance du Parti communiste chinois.«À travers le monde, on sait qu\u2019il est impossible pour un être humain de s\u2019asseoir sur un hérisson.Mais en Chine, on dit qu\u2019il existe trois exceptions à cette règle.Si on rase le hérisson.Si on fait asseoir quelqu\u2019un d\u2019autre à sa place.Et finalement, si le Parti communiste chinois l\u2019ordonne.» Notes (1) beninwebtv.com (2) «Belarussian Leader Proposes \u2018Tractor\u2019 Therapy For Coronavirus», The Moscow Times, 16 mars 2020.(3) «Au Turkménistan, le coronavirus banni du vocabulaire», La Croix, 1er avril.(4) «Au Turkménistan, les hommes n\u2019ont plus le droit de se teindre les cheveux», Courrier international, 11 février 2020.(5) «Le coronavirus tue sa première démocratie», Agence science-presse, 2 avril 2020.(6) «Hungary\u2019s Leader Grabbed Powers to Fight the Virus.Some Fear Other Motives», The New York Times, 5 avril 2020.(7) «\u201cShoot them dead\u201d \u2014 Philippine Leader Says Won\u2019t Tolerate Lockdown Violators», cnbc.com, 2 avril (8) «Philippines: Curfew Violators Abused», Human Right Watch, 26 mars 2020.(9) «Dictators Are Using the Coronavirus to Strengthen Their Grip on Power», The Washington Post, 3 avril 2020.(10) «The US-China Coronavirus Blame Game is Undermining Diplomacy», The Guardian, 31 mars 2020.(11) «Égypte.Il faut libérer les prisonniers d\u2019opinion et d\u2019autres prisonniers exposés au risque de propagation du coronavirus», Amnistie internationale, 20 mars 2020.(12) «Dictators Are Using the Coronavirus to Strengthen Their Grip on Power», The Washington Post, 3 avril 2020.(13) «\u201cIl est seul, perdu dans son labyrinthe\u201d : climat délétère dans le Brésil de Jair Bolsonaro», Le Monde, 4 avril 2020.(14) «Drug Gangs in Brazil\u2019s Favelas Enforce Coronavirus Lockdown», Financial Times, 27 mars 2020.(15) «\u201cCorona-sceptique\u201d, Bolsonaro met les Brésiliens en danger», La Libre Belgique, 5 avril 2020.(16) «A Virus to Kill Populism, Or Make It Stronger», Bloomberg, 27 mars 2020.(17) «La révolution virale n\u2019aura pas lieu», Libération, 6 avril 2020.(18) «Critic Who Called Xi a \u201cClown\u201d over Covid-19 Crisis Investigated for \u201cSerious Violations\u201d, The Guardian, 8 avril 2020.4 En Hongrie, vendredi, le premier ministre Viktor Orban a ordonné sur Internet le prolongement du couvre-feu à Budapest pour une durée indéterminée.\u2014 PHOTO AFP, ATTILA KISBENEDEK 3 Aux Philippines, le président Rodrigo Duterte a instauré un «?état de calamité?» de six mois, qui lui accorde des pouvoirs considérables.Incluant ceux de vie et de mort sur ses concitoyens, semble-t-il.\u2014 PHOTO AP 2 Au Turkménistan, le président Gourbangouly Berdymoukhammedov décrète que l\u2019épidémie n\u2019existe pas chez lui.Officiellement le pays ne recense pas un seul malade.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, CARL COURT 1 Au Brésil, le président Jair Bolsonaro s\u2019est opposé aux mesures de confinement décrétées par plusieurs États afin de ne pas nuire à l\u2019activité économique.\u2014 PHOTO AFP, EVARISTO SA 4 2 3 SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 50 SPORTS Q uestion : qui a été le meilleur compteur du Canadien au cours de la dynastie tranquille de 1964- 1965 à 1968-1969?Jean Béliveau?Henri Richard?Yvan Cournoyer?Vous n\u2019y êtes pas.Il s\u2019agit de Robert Rousseau, qui a inscrit 110 buts et 213 passes pour un total de 323 points durant ces cinq saisons, soit 15 de plus que le Gros Bill, deuxième à ce chapitre.S\u2019il a été l\u2019attaquant le plus régulier de son équipe dans la seconde moitié des années 1960, Rousseau se surpasse en 1965- 1966, avec 30 buts et 48 passes, ce qui lui vaut le troisième rang des compteurs de la Ligue, tout juste devant ce même Béliveau et d\u2019autres vedettes de l\u2019époque, dont Gordie Howe.Allez savoir pourquoi, le joueur issu d\u2019une grande mais modeste famille de hockeyeurs à Montréal finira quand même dans la deuxième équipe d\u2019étoiles cette année-là, derrière Howe.Rousseau était le premier surpris lorsque je lui ai fait part de ces statistiques lors d\u2019un entretien tout en simplicité qu\u2019il m\u2019a accordé à son club de golf à Grand- Mère il y a quelques années.« Je n\u2019aurais pas pensé », dit-il en haussant les épaules.L\u2019homme qui aura 80 ans en juillet n\u2019est pas du genre à bomber le torse sur sa carrière, pourtant remarquable.Les amateurs de hockey retiendront surtout de lui sa soirée de cinq buts contre Roger Crozier le 1er février 1964 dans une victoire de 9-3 sur les Red Wings de Detroit.« J\u2019ai failli marquer un sixième but, se rappelle-t-il plusieurs années plus tard à son intronisation au Panthéon des sports du Québec.En échappée avec Gilles Tremblay, celui-ci a vu une ouverture et a lancé au lieu de me passer la rondelle\u2026 et c\u2019est ce qu\u2019il fallait faire », ajoute-t-il toujours aussi humblement.Depuis ce soir magique, seul Yvan Cournoyer a marqué cinq buts en un match dans l\u2019uniforme du Canadien, en 1975.Avant eux, Maurice Richard avait réussi l\u2019exploit deux fois en 1944, et Bernard Geoffrion l\u2019avait imité en 1955.On peut dire que Rousseau est en bonne compagnie! Deux ans plus tôt, au terme de la saison 1961-1962, les 21 buts et 24 passes de Rousseau à sa première saison complète lui ont valu le trophée Calder, remis à la recrue de l\u2019année.À l\u2019affût d\u2019un nouveau héros depuis la retraite de Maurice Richard, en 1960, de nombreux amateurs et commentateurs ont commencé à voir en lui son successeur.« Maurice Richard, c\u2019est Maurice Richard.Il y en a eu un, il n\u2019y en aura jamais d\u2019autres.Mais je suis heureux d\u2019avoir un peu réussi avec le Canadien », avait répondu Robert Rousseau au journaliste Louis Chantigny, du magazine Maclean, en mai 1962.Au fil des saisons, l\u2019agile patineur fera davantage sa marque avec sa régularité et son endurance, lui qui n\u2019a manqué que six rencontres durant la dynastie tranquille, même s\u2019il n\u2019était pas parmi les plus costauds.Rousseau est aussi un des premiers joueurs du Canadien à adopter le bâton à lame recourbée, popularisé par Bobby Hull et Stan Mikita.On raconte que Claude Provost lui a emprunté son bâton à quelques reprises avant de se laisser tenter à son tour.Plus tard, comme son vieux complice Jean-Claude Tremblay, le numéro 15 innovera à nouveau en adoptant le casque protecteur, qui mettra une vingtaine d\u2019années à se généraliser à travers la Ligue.Au début de la saison 1965- 1966, le Canadien est établi favori pour rééditer son exploit du printemps, d\u2019autant que la formation est exactement la même qui avait soulevé la Coupe Stanley.« Je n\u2019ai jamais vu une équipe qui voulait autant gagner que celle-là », laisse échapper Rousseau lors de notre rencontre à Grand-Mère, en regrettant aussitôt que ses propos puissent écorcher la mémoire d\u2019Emile Francis, qui l\u2019a dirigé durant les quatre dernières années de sa carrière avec les Rangers de New York.On l\u2019a vu, l\u2019instructeur Toe Blake n\u2019est pas du genre à s\u2019asseoir sur ses lauriers.Au contraire, il en veut toujours plus.Défensivement, sa brigade profite de son année supplémentaire d\u2019expérience pour accorder 12 buts de moins que la saison précédente, ce qui vaudra au tandem formé par Lorne Worsley et Charlie Hodge un premier trophée Vézina en duo, Hodge l\u2019ayant remporté seul deux ans auparavant.Mais c\u2019est surtout à l\u2019attaque que le système instauré par Blake fonctionne à plein régime, avec 239 buts, un seul de moins que la puissante machine offensive des Black Hawks.En plus des performances de Rousseau, Jean Béliveau poursuit sur son élan des séries, Henri Richard connaît la dernière production de plus de 60 points et Gilles Tremblay traverse une de ses rares saisons sans rater de match à cause des blessures.Si bien que, durant toute la dynastie tranquille, la saison 1965-1966 est probablement la plus\u2026 tranquille! Après un départ en force, le club ralentit quelque peu et se retrouve même en retard de trois points sur les Black Hawks à la mi-saison.En deuxième moitié, cependant, il accélère la cadence en ne subissant que deux défaites et trois matchs nuls en 15 matchs entre le 29 janvier et le 2 mars.Résultat : le Canadien termine le calendrier en première place au classement général, huit points devant les Black Hawks.Cette saison sans histoires sera l\u2019occasion pour autre joueur tout aussi effacé de tirer son épingle du jeu.Récipiendaire du trophée Calder en 1964, Jacques Laper- rière a vite pris du galon dans la jeune défensive du Canadien.L\u2019arrière de 25 ans est maintenant un des hommes de confiance de Toe Blake, ce qui lui vaudra le seul trophée Norris de sa carrière en vertu de ses performances défensives.Robert Rousseau garde de La- perrière le souvenir d\u2019un défenseur toujours fiable sur la glace et d\u2019« un grand bouffon comique qui aimait avoir du plaisir », dans le vestiaire et durant les déplacements en train.Défenseur mobile avec des aptitudes offensives nettement au- dessus de la moyenne, Laperrière a dû contenir ses élans très tôt dans sa carrière, sur les conseils de son instructeur Blake, qui lui a demandé de concentrer son énergie à empêcher l\u2019adversaire de marquer.« Je pense que c\u2019était un conseil judicieux, dira-t-il plus tard, car cela a bien fonctionné.Nous avons gagné plusieurs coupes Stanley. » Robuste à ses heures malgré son physique élancé, le défenseur de Rouyn partage avec son instructeur cet insatiable appétit de l\u2019emporter.« La seule chose qu\u2019on connaissait à Montréal, c\u2019était la « Gagner, gagner, gagner\u2026 » SERGE DENIS BILLET serge.denis@latribune.qc.ca Robert Rousseau est l\u2019attaquant le plus régulier du Canadien au cours de la dynastie tranquille, mais il connaît sa meilleure saison en 1965-1966 avec une production de 30 buts et 48 passes, ce qui lui vaudra le troisième rang des compteurs de la Ligue.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY (TIRÉE DU MAGAZINE PERSPECTIVES) laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 SPORTS 51 victoire.C\u2019était notre leitmotiv, ajou- tait-il.Gagner, gagner, gagner\u2026 On n\u2019avait pas le choix.Derrière nous, il y avait un groupe de joueurs prêts à nous remplacer. » C\u2019est dans cet esprit que s\u2019amorce la série demi-finale contre les Maple Leafs de Toronto, éternels rivaux du Canadien tout au long de la décennie jusqu\u2019au printemps 1967.Le 7 avril 1966, Jean Béliveau brise l\u2019égalité de 3-3 avec 2 minutes 12 secondes à faire en troisième période pour procurer aux siens une avance de 1-0 sans la série.Les Toron- tois ne s\u2019en remettront jamais et s\u2019inclineront successivement 2-0, 5-2 et 4-1.Encore une fois, Robert Rousseau finit la série en tête des marqueurs de son équipe avec cinq points, à égalité avec Jean Béliveau et Jean-Claude Tremblay.Ce dernier fera encore mieux en finale contre les Red Wings de Detroit, avec six points, un de plus que Béliveau et Richard.Nombreux sont les partisans du Canadien qui ont crié à l\u2019injustice quand la Ligue a désigné le gardien des Wings Roger Crozier comme récipiendaire du trophée Conn-Smythe, remis au joueur le plus utile en séries.« C\u2019est surtout par son rôle de chef d\u2019orchestre que Tremblay s\u2019est signalé, amorçant de nombreuses attaques du club et en participant au pointage dans cinq des six parties en finale et trois des quatre en demi- finale », rappelle Léandre Normand dans son livre Les Canadiens et la Coupe Stanley, publié en 2016.Le Canadien avait pourtant joué avec le feu au début de cette finale chaudement disputée, en perdant les deux premiers matchs devant ses partisans médusés, surtout par les prouesses de Crozier.Les hommes de Toe Blake rendront la politesse aux Wings à l\u2019Olympia, avant de remporter les deux matchs suivants et leur deuxième Coupe Stanley de suite.« C\u2019est la fierté des joueurs et rien d\u2019autre que la fierté qui nous a permis de revenir dans la série, analysait Blake dans le train qui ramenait l\u2019équipe à Montréal après la conquête.Le Canadien forme une grande équipe de hockey.Nos joueurs sont fiers.La défaite n\u2019est pas quelque chose qu\u2019on accepte de bon cœur chez le Canadien.C\u2019était perceptible durant le voyage en train jusqu\u2019à Detroit.Personne ne plaisantait, personne ne riait dans le compartiment et pas davantage à l\u2019hôtel où nous résidions à Detroit.Les joueurs avaient une expression grave, presque amère, de ceux qui savent qu\u2019ils ont été humiliés par une équipe moins bonne qu\u2019eux et qui sont déterminés à ce que la chose ne se reproduise pas. » Robert Rousseau m\u2019avait tenu des propos semblables avec plus de 50 ans de recul : « Durant toutes les années où j\u2019ai joué pour le Canadien, le silence annonçait la victoire.Toe Blake n\u2019avait pas besoin de nous motiver.On savait tous ce qu\u2019on avait à faire.Et on le faisait! » Il a tout de même fallu se rendre en supplémentaire lors du sixième match pour que la Coupe demeure à Montréal.Et c\u2019est le valeureux Henri Richard qui a clôt le débat avec un des buts les plus inusités de sa carrière, son tout premier des séries cette année-là.Après un peu plus de deux minutes d\u2019écoulées en prolongation, Richard tente de saisir une passe de Dave Balon dans l\u2019enclave quand un défenseur adverse lui fait perdre l\u2019équilibre.En pleine accélération, Richard tombe sur la glace et entraine avec lui la rondelle qui glisse dans le but.Le filet sera accordé malgré les vigoureuses protestations de Crozier et de ses coéquipiers.« Deux jours plus tard, un dimanche après-midi, le Canadien défila encore une fois dans les rues de Montréal devant plus d\u2019un demi-million de partisans euphoriques, rappelle D\u2019Arcy Je- nish, dans son livre Les Glorieux.Le défilé mesurait 11 milles (18 km) et dura trois heures et demie. » Tout fier, le maire de Montréal Jean Drapeau a donné rendezvous à l\u2019équipe pour l\u2019année de l\u2019Expo 67.Mais les choses ne seront pas aussi simples, on le verra samedi prochain.La série finale de la Coupe Stanley contre les Red Wings de Detroit est plus difficile que prévu en raison des performances du gardien Roger Crozier, qui remportera le trophée Conn Smythe.Sur cette photo, il y va d\u2019une autre acrobatie devant l\u2019attaquant du Canadien Dick Duff.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY (TIRÉE DU WEEK END MAGAZINE) Jacques Laperrière \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY (TIRÉE DU MAGAZINE PERSPECTIVES) SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 52 SPORTS 2000 Un petit défenseur de Sherbrooke fait la fierté de sa ville.Stéphane Robidas dispute sa première saison complète dans la LNH et pas n\u2019importe où.Débutant sa carrière à Montréal avec le Canadien, Robidas vivait à l\u2019an 2000 son baptême d\u2019une longue carrière échelonnée sur 15 ans dans la grande ligue.Robi- das termine sa première saison avec six buts et six passes en 65 parties.2001 On aurait pu retrouver Maryse Turcotte dans le dernier paragraphe portant sur l\u2019année 2000.L\u2019haltérophile de Sherbrooke avait alors échappé de peu la médaille de bronze pour finalement terminer au pied du podium aux Jeux de Sydney.Une étoile était née, mais brille encore très fort en 2001 lorsque Turcotte ne rate pas l\u2019occasion cette fois d\u2019empocher l\u2019or aux Jeux du Commonwealth.2003 On se rappellera les Mondiaux jeunesse d\u2019athlétisme, mais aussi du joueur de tennis Frédéric Niemeyer et de ses nombreuses victoires importantes en 2003 contre des joueurs classés dans l\u2019élite mondiale.Alors positionné au 170e rang, l\u2019Estrien en fait assez pour obtenir sa place à la Coupe Davis.2004 Annie Martin offre de fortes sensations aux téléspectateurs canadiens en formant un duo avec Guylaine Dumont en volleyball de plage, aux Jeux d\u2019Athènes, disputant ainsi des matchs spectaculaires pour finalement terminer au 5e rang après une défaite face aux Américaines.Diane Roy a également profité de son passage aux Jeux olympiques d\u2019Athènes pour se faire connaître sur la scène internationale.L\u2019athlète de Sainte- Catherine-de-Hatley a raflé les médailles de bronze au 400 m et au 1500 m.2005 Carl Trottier est peut-être moins connu que tous les autres noms qui se trouvent dans ce top 20, mais sa feuille de route en judo demeure impressionnante.Assez pour lui décerner le titre d\u2019athlète de l\u2019année en 2005.Depuis un an, il multiplie alors les podiums sur la scène nationale et internationale.Lors de cette seule année, il termine au 2e rang au Canada et obtient cinq top 3 lors des compétitions internationales.2007 David Perron réalise l\u2019impossible.De midget B à la LHJMQ en passant par le junior AAA pour finalement aboutir dans la LNH.Tout ça en quatre ans.L\u2019histoire du hockeyeur de Sherbrooke fait le tour du pays et des États-Unis.Perron termine sa première saison avec les Blues de St Louis avec 27 points en 62 parties.20 ANNÉES DÉCORTIQUÉES Top 20 des athlètes estriens Les choix de Pierre Turgeon 1.Diane Roy, para-athlétisme 2.Kim Boutin, patinage de vitesse, courte piste 3.Alex Boisvert-Lacroix, patinage de vitesse 4.Frédéric Niemeyer, tennis 5.Josée Bélanger, soccer 6.Xavier Desharnais, nage en eau libre 7.Mathieu Turcotte, patinage de vitesse 8.Nicolas Fontaine, ski acrobatique 9.Annie Martin, volleyball de plage 10.Maryse Turcotte, haltérophilie 11.David Perron, hockey 12.Alex Marchand, athlétisme 13.Samuel Giguère, football 14.Philippe Duchesneau, canoë-kayak 15.Alex Genest, cross-country 16.Sara-Maude Boucher, ski alpin 17.Maïté Bouchard, athlétisme 18.Sarah Vaillancourt, hockey 19.Lissa Bissonnette, canoë-kayak 20.Alex-Olivier Voyer, hockey Les choix de Sébastien Lajoie 1.Kim Boutin, patinage de vitesse 2.David Perron, hockey 3.Josée Bélanger, soccer 4.Sarah Vaillancourt, hockey 5.Mathieu Turcotte, patinage de vitesse 6.Diane Roy, para-athlétisme 7.Annie Martin, volleyball de plage 8.Alex Boisvert-Lacroix, patinage de vitesse 8.Maryse Turcotte, haltérophilie 9.Maude-Aimée Leblanc, golf 10.Nicholas Hoag, volleyball 11.Frédéric Niemeyer, tennis 12.Xavier Desharnais, nage en eau libre 13.Samuel Giguère, football 14.Sébastien Roulier, course à pied 15.Ben Youssef Méïté, athlétisme 16.Jordan Heather, football 17.Marie-Ève Dugas, athlétisme 19.Philippe Duchesneau, canoë-kayak 20.Lissa Bissonnette, canoë-kayak Les choix de Jérôme Gaudreau 1.Kim Boutin, patinage de vitesse 2.Sarah Vaillancourt, hockey 3.Diane Roy, para-athlétisme 4.Mathieu Turcotte, patinage de vitesse 5.David Perron, hockey 6.Josée Bélanger, soccer 7.Maryse Turcotte, haltérophilie 8.Annie Martin, volleyball 9.Maude-Aimée Leblanc, golf 10.Nicholas Hoag, volleyball 11.Xavier Desharnais, nage en eau libre 12.Nicolas Fontaine, ski acrobatique 13.Stéphane Robidas, hockey 14.Alex Boisvert-Lacroix, patinage de vitesse 15.Samuel Giguère, football 16.Pascal Plamondon, haltérophilie 17.Sébastien Roulier, course à pied 18.Philippe Duchesneau, canoë-kayak 19.Jérémy Gagnon-Laparé, soccer 20.Frédéric Niemeyer, tennis Quels sont les athlètes ayant marqué l\u2019Estrie lors des 20 dernières années?Qui était la coqueluche sportive en région lors de chacune de ces années?Quel sportif faisait parler de lui presque chaque semaine dans les médias?L\u2019exercice demeure subjectif, ce qui en fait la beauté de la chose : trois observateurs ont osé se prononcer en dressant leur top 20 des plus grands athlètes de la région lors des 20 dernières années.En prime, le journaliste sportif Jérôme Gaudreau a passé en revue les journaux des 20 dernières années pour finalement cibler un seul athlète par année, menant à de chaudes luttes.Et vous, quel est votre top 20?JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca \u203a 2002 L\u2019année des Jeux de Salt Lake City.Le patineur de vitesse Mathieu Turcotte obtient le bronze au 1000 m et l\u2019or au relais.Le Sherbrookois est champion olympique.Le skieur acrobatique Nicolas Fontaine tente pendant ce temps de faire mieux que sa 6e position à Lillehammer en 1994 et sa 10e position à Nagano en 1998, mais le Magogois termine au 16e rang.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES \u203a 2006 Place aux Jeux de Turin.La jeune sensation sherbrookoise Sarah Vaillancourt fait partie de l\u2019équipe canadienne de hockey féminin et remporte la médaille d\u2019or.Ses six points en cinq parties font d\u2019elle l\u2019un des piliers de la formation championne.Un événement historique.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 SPORTS 53 2008 Diane Roy croyait bien empocher une prestigieuse médaille d\u2019or aux Jeux de Pékin.Mais la spécialiste de la course en fauteuil roulant a vu cette médaille se transformer en argent au 5000 m à la suite d\u2019une décision controversée.Un carambolage impliquant six participants dont les Estriens se souviennent encore aujourd\u2019hui.Au final, une déception.mais une récolte de trois médailles olympiques.2009 Le nageur Philippe Dubreuil impressionne autant en eau libre que dans une piscine.Le Sher- brookois remporte une victoire en eau libre aux Championnats des États-Unis et gagne le 1500 m libre masculin à la Coupe Canada de natation.Quelques semaines avant de prendre sa retraite, l\u2019athlète de 27 ans multiplie les apparitions dans les médias, mais est victime de blessures.2010 Le receveur de passes Samuel Giguère fait partie de la formation des Colts d\u2019Indianapolis qui s\u2019incline en finale du Super Bowl contre les Saints de la Nouvelle- Orléans.Le Sherbrookois évolue ensuite à New York avec les Giants avant de faire le saut dans la LCF.2011 La golfeuse de 22 ans Maude- Aimée Leblanc termine au cinquième rang lors du tournoi de qualification donnant accès à la LPGA, le circuit de golf professionnel féminin.La même année, elle excelle dans la NCAA avec l\u2019équipe de l\u2019Université Purdue et décroche son diplôme en psychologie.2014 L\u2019année de Xavier Desharnais.Classé 4e au classement mondial en 2014, le nageur sherbrookois remporte la 60e édition de la Traversée internationale du Lac- Saint-Jean.Celui qui s\u2019est fait connaître à la Traversée internationale du lac Memphréma- gog faisait maintenant parler de lui partout en province.Mention spéciale au Magogois Jérémy Gagnon-Laparé, qui évolue en 2014 avec l\u2019équipe nationale de soccer M20 et senior en plus d\u2019être membre de l\u2019Impact de Montréal en MLS à 19 ans.2015 Alex Boisvert-Lacroix inscrit une première victoire au 500 m de la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste à Calgary et pulvérise ses records personnels à ses trois courses.Il est aussi sacré champion canadien au 500 m et au 1000 m.Boisvert-Lacroix se prépare également pour les Championnats du monde disputés en Russie, là où il a raflé le bronze.2016 Josée Bélanger remporte la médaille de bronze aux Jeux olympiques d\u2019été avec la formation de soccer féminin du Canada.À Rio au Brésil, Christine Sinclair faisait la pluie et le beau temps alors que les Estriens épiaient surtout le travail de la joueuse de Coaticook.Bélan- ger rafle ainsi le titre de l\u2019athlète de l\u2019année en Estrie à son compatriote olympien Pascal Pla- mondon d\u2019Ascot Corner, qui a tout de même profité de cette année pour établir une nouvelle marque canadienne en soulevant un poids record, et à Nicholas Hoagg, qui avait terminé au 5e rang avec l\u2019équipe nationale de volleyball.Une année faste pour les athlètes d\u2019ici.2017 Une 5e position à l\u2019épreuve du 800 m aux Jeux de la Francophonie en Côte d\u2019Ivoire et un titre de championne universitaire au Canada à l\u2019épreuve du 600 m : la coureuse de Sherbrooke Maïté Bouchard se souviendra longtemps de l\u2019année 2017.?2020 Après avoir été repêché en première ronde par les Penguins de Pittsburgh, Samuel Poulin s\u2019amuse comme un fou à Sherbrooke en aidant le Phœnix à gagner le championnat de la saison régulière dans la LHJMQ.Samuel Hlavaj, Alex-Olivier Voyer et Félix Robert unissent également leurs efforts, mais les 77 points en seulement 46 parties du capitaine font de lui la grande coqueluche de Sherbrooke en ce début de l\u2019année 2020.À sa grande tristesse, les séries sont annulées dans la LHJMQ en raison de la pandémie de la Covid-19.?2018 La terre entière en 2018 a les yeux rivés sur Kim Boutin, qui nous réserve l\u2019un des plus beaux souvenirs de l\u2019histoire sportive de la région.La Sher- brookoise remporte trois médailles aux Jeux olympiques de Pyeongchang en Corée du Sud lors des épreuves en patinage de vitesse : une d\u2019argent et deux de bronze.Menant ainsi à plusieurs menaces à son endroit écrites par des Coréens en furie.Elle porte aussi fièrement le drapeau du Canada à la cérémonie de clôture.\u2014 PHOTO THE ASSOCIATED PRESS, ARCHIVES ?2012 La réputation de Diane Roy n\u2019est pas à refaire.C\u2019est aux Jeux paralym- piques de Londres que la spécialiste de la course en fauteuil roulant a une fois de plus attiré l\u2019attention.La Sherbrookoise n\u2019est qu\u2019à 75 centièmes de seconde d\u2019une médaille d\u2019or à l\u2019épreuve de 1500 mètres.Résultat : une quatrième place.\u2014 PHOTO THE ASSOCIATED PRESS, ARCHIVES ?2019 David Perron soulève la Coupe Stanley.Une première depuis belle lurette pour un hockeyeur estrien.Le Sherbrookois a également connu sa meilleure année en carrière même s\u2019il n\u2019a disputé que 57 parties en saison, ce qui ne l\u2019empêche pas de collectionner 46 points.Ses 16 points en 26 parties lors des séries ont propulsé les Blues de St Louis vers les grands honneurs.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD ?2013 Marc-Antoine Lafrenaye-Dugas fait parler de lui avant, pendant et après les Jeux du Canada de Sherbrooke 2013.L\u2019athlète se retrouve partout dans les médias.Le lanceur a finalement obtenu trois médailles en athlétisme et devient la fierté de toute une ville.Le Sherbrookois Nicholas Hoag avait également offert tout un spectacle en volleyball en menant le Québec vers la finale.Pendant ce temps, le kayakiste Philippe Duchesneau connaissait sa meilleure saison sur la scène internationale.Chaude lutte.Avantage Lafrenaye-Dugas.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, STEPHANIE VALLIERES SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 54 SPORTS JEAN-GUY RANCOURT jrancour@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 La pandémie de la COVID-19 n\u2019épargne aucun organisme.La Fondation Christian Vachon (FCV) a annulé son souper- bénéfice prévu au début du mois de juin et demeure aux aguets pour la prochaine édition de son populaire Relais Desjardins du Lac Memphrémagog.Ces deux activités demeurent les principales sources de revenus de la FCV.À lui seul, le Relais du lac Memphrémagog, grâce à la générosité des coureurs et commanditaires, avait versé un demi-million dans les coffres de la FCV l\u2019année dernière seulement.Quant au sou- per-bénéfice, qui en était à une première édition en 2019, on parle de profits avoisinant les 200 000 $.« On oublie le souper-bénéfice cette année.Il y a trop d\u2019inconnus dans l\u2019air.On va se concentrer sur d\u2019autres volets de la Fondation.C\u2019est quand même dommage.Cette activité de financement nous permettait de jumeler des entreprises à des écoles.Pour la présente année scolaire, une cinquantaine d\u2019écoles avait bénéficié de ce parrainage, ce qui représente énormément de familles et élèves », explique Christian Vachon.« Notre santé financière est bonne, mais on ne pourra pas faire du kilométrage à l\u2019infini avec notre réserve.On ne sait jamais ce qui nous pend au bout du nez.?» \u2014 Christian Vachon Celui-ci se fait tout de même rassurant.« Notre santé financière est bonne, mais on ne pourra pas faire du kilométrage à l\u2019infini avec notre réserve.On ne sait jamais ce qui nous pend au bout du nez.On en a une preuve qui nous saute en pleine face avec le coronavirus, qui est un drame aussi sur le plan économique.On ne laissera pas tomber personne.On a toujours fait preuve d\u2019ingéniosité pour amasser de l\u2019argent.On devra s\u2019ajuster selon cette nouvelle réalité.On planche déjà là-dessus », soutient Vachon.LE RELAIS Christian Vachon fait preuve d\u2019optimisme et de prudence à la fois quant à la présentation La Fondation dans le brouillard Le modèle de la FCV \u2014 Un recensement des enfants en situation de précarité par les équipes-écoles.\u2014 Un contact direct et un fil conducteur entre la FCV et les familles prises en charge.\u2014 Une aide directe et discrète aux enfants sélectionnés pour : des vêtements neufs achetés chez un détaillant partenaire de leur milieu; des fournitures scolaires aussi procurées auprès d\u2019un détaillant partenaire; des repas auprès des services de cafétéria ou de boîtes de lunch, selon le service offert par l\u2019école; des sorties scolaires et des activités parascolaires, sportives ou culturelles; une aide d\u2019urgence (ponctuelle) complémentaire à l\u2019aide offerte aux familles soutenues ou à toute autre famille qui ne faisait pas partie des familles recensées mais dont la situation a évolué de façon à ce qu\u2019elle ait besoin d\u2019aide.\u2014 Une aide directe octroyée selon les valeurs de la FCV : rapidité d\u2019action, efficacité, confidentialité.\u2014 Des frais d\u2019opérations en deçà de 10 pour cent.du Relais Desjardins du Lac Memphrémagog le 19 septembre prochain.Cette journée attire grosso modo autour de 2100 coureurs annuellement, dont 1200 pour le relais en équipe autour du Memphrémagog.Les autres participants sont des jeunes des écoles primaires qui se réunissent à l\u2019école secondaire la Ruche pour courir des distances appropriées à leur âge.« C\u2019est trop loin dans le temps pour parler d\u2019annulation et aussi je suis conscient que nous ne sommes pas encore sortis du bois avec la COVID-19.Notre limite est de 200 équipes de coureurs et coureuses.À ce stade-ci de l\u2019année, toutes les places sont habituellement prises.Quand le Québec s\u2019est mis sur pause, nous étions rendus à 140.Si la vie reprend son cours normal quelque part cet été, je crois qu\u2019il sera tout à fait plausible de présenter le Relais avec nos 200 équipes.Du moins, on devrait s\u2019approcher de ce chiffre.Et si jamais la situation actuelle ne s\u2019améliore pas et qu\u2019il est impossible de tenir ce rassemblement de coureurs, on va se tourner sur un dix sous.S\u2019il le faut, on organisera une course virtuelle. » Le message de Christian Vachon est clair.« Si l\u2019école reprend seulement en septembre, cela signifiera qu\u2019il y aura encore davantage de familles vulnérables et d\u2019élèves dans le besoin.Ce sera le chaos.Ce ne sera pas le temps pour nous d\u2019agiter le drapeau blanc et de laisser tomber les familles qui ont besoin d\u2019aide.Sachez que la FCV sera prête à passer à l\u2019action et de répondre aux demandes (voir autre texte) », fait valoir le grand manitou de la Fondation qui porte son nom.En avril 2019, le député d\u2019Orford Gilles Belanger annonçait une subvention de 100 000$ à la Fondation Christian Vachon en présence des élèves de l\u2019école Sainte-Marguerite.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU laTribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 55 MAGOG \u2014 La crise que traverse le Québec avec la COVID-19 oblige la Fondation Christian Vachon à revoir ses plans à brève échéance tout en se préparant à adoucir la rentrée scolaire pour les familles vulnérables.Un soutien que la FCV se dit prête à étendre aux quatre coins du Québec.Depuis 13 ans, la FCV a développé un modèle de soutien aux enfants dans le besoin qui a fait ses preuves.L\u2019objectif avoué de la FCV a toujours été de déployer son arsenal partout en sol québécois.Quand elle se projette dans l\u2019avenir, la FCV avait identifié l\u2019année scolaire 2023-2024 pour s\u2019implanter à travers le Québec.« Notre parcours est assez révélateur.On a 13 ans de vécu sur le terrain.Notre modèle a prouvé son efficacité.Nos actions ont toujours reposé sur la rapidité d\u2019action, l\u2019efficacité et la confidentialité.Nous aidons actuellement un millier d\u2019élèves pour leur donner une chance égale de réussir à travers 700 familles, cinq commissions scolaires et 85 écoles sur le territoire de l\u2019Estrie.Avec toute l\u2019expérience acquise au fil des années, nous pouvons élargir notre champ d\u2019action dès maintenant », mentionne Vachon.CHAMP DE BATAILLE Aussi étrange que cela puisse paraître, la COVID-19 va peut-être accélérer le processus.Christian Vachon explique.« Plus la pandémie s\u2019étire dans le temps, plus la crise sociale et économique empire.Si l\u2019école ne reprend pas le mois prochain et que la rentrée est repoussée en septembre, il y aura encore plus de familles qui crieront à l\u2019aide pour les fournitures scolaires et alimentaires, les vêtements et tout ce qui est nécessaire pour ne pas nuire à la réussite scolaire de ceux et celles qui «Nous sommes prêts» La Fondation Christian Vachon veut s\u2019engager à la grandeur du Québec plus tôt que prévu JEAN-GUY RANCOURT jean-guy.rancourt@latribune.qc.ca feront notre monde de demain.Il faut agir et notre fondation est prête à appuyer tous ces gens dans le besoin.Nous avons l\u2019expertise pour diminuer les effets de la crise et sécuriser les familles dans le besoin pour les besoins de base de leurs enfants en prévision de l\u2019école.L\u2019Estrie est la seule région qui bénéficie de l\u2019appui de la FCV.Le temps est venu pour nous, à cause du coronavirus, de devancer notre agenda et de frapper aux portes de toutes les commissions scolaires du Québec et de nous y installer.Nous avons les ressources pour aller de l\u2019avant.Nous sommes prêts.Apporter de l\u2019aide directe aux enfants vulnérables des écoles, c\u2019est notre champ de bataille, là où on excelle.Nous n\u2019aurons pas besoin de nous réinventer de A à Z. » AIDE GOUVERNEMENTALE Avant le début de la crise provoquée par la COVID-19, la FCV avait fait ses devoirs auprès du gouvernement du Québec.« Notre plan de développement pour la Mon- térégie avait reçu l\u2019aval du gouvernement et son appui financier pour nous implanter dans cette région dès la prochaine année scolaire.Le ministère de l\u2019Éducation a saisi toute la portée de la fondation qui procure de l\u2019aide directe aux enfants en situation précaire sur les bancs d\u2019école.Or, avec la COVID-19, le portrait vient de changer radicalement.Notre plan de développement pour la Montérégie sur six ans, on peut le reproduire sur six mois pour tout le Québec.À court terme, on comprend que le gouvernement de monsieur Legault a d\u2019autres priorités.Cependant, lorsque le gouvernement annoncera de façon définitive l\u2019orientation qu\u2019il prendra pour le retour des élèves à l\u2019école, nous serons prêts à étendre notre toile pour tout le Québec.Naturellement, avec le gouvernement comme partenaire et des sommes d\u2019argent à dégager de leur part.Je sais que le gouvernement ne veut pas laisser à l\u2019abandon les élèves dans le besoin.La fondation lève la main et annonce que nous serons prêts à passer à cette étape.«Notre programme d\u2019urgence pour soutenir les enfants vulnérables des établissements scolaires du Québec est déjà prêt, reprend- il.Si nous avons le feu vert, il sera expédié à tous les directeurs généraux de toutes les commissions scolaires du Québec en un temps record.En toute humilité, c\u2019est une aide qui sera difficile de rejeter du revers de la main.Il faudra ensuite s\u2019assurer que notre réseau de distribution de notre offre de service pour tout le Québec soit opérationnel et efficace selon les priorités établies avec le MELS », affirme celui qui est pompier de métier.EN ESTRIE Entretemps, la FCV continue de recenser les enfants vulnérables à travers les commissions scolaires de l\u2019Estrie.« Les équipes-écoles, les enseignants, les directeurs, sont nos yeux et nos oreilles, notre courroie de transmission.Là les écoles sont fermées.Je veux rassurer les gens.Nous contactons nos familles une par une.On veut savoir où ça fait mal actuellement pour bien orienter nos actions.La Santé publique de l\u2019Estrie a concocté avec la FCV un questionnaire pour encore mieux les accompagner.Nous enverrons un formulaire de demande en ligne par courriel aux familles identifiées pour établir la prise en charge.Notre mission n\u2019est pas arrêtée parce que les écoles sont vides.Au contraire, les besoins sont plus criants et la FCV répondra présente comme elle l\u2019a toujours fait », soutient Christian Vachon.«Avec toute l\u2019expérience acquise au fil des années, nous pouvons élargir notre champ d\u2019action dès maintenant. » \u2014 Christian Vachon Christian Vachon: « Notre programme d\u2019urgence pour soutenir les enfants vulnérables des établissements scolaires du Québec est déjà prêt.Si nous avons le feu vert, il sera expédié à tous les directeurs généraux de toutes les commissions scolaires du Québec en un temps record. » \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MICHELLE BOULAY DEUX DÉCENNIES DE PERFORMANCES 20 ATHLÈTES QUI ONT MARQUÉ LA SCÈNE SPORTIVE ESTRIENNE 52 et 53 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune SAMEDI 11 AVRIL 2020 laTribune 96 0037809 C\u2019est pas parce qu\u2019on est isolé, qu\u2019on arrête de boire du café.Mélange corsé 100% arabica (454g) 16,00 $ En achetant le café LaTribune, vous contribuez à maintenir l\u2019information locale dans votre région.Merci de votre appui! « » Provigo 55 boulevard Jacques-cartier, sherbrooke 2185 rue galt ouest, sherbrooke 169 rue Queen, sherbrooke Coop d\u2019Alentour 510, rue Jean-Paul-Perrault, sherbrooke IGA 775 rue galt ouest, sherbrooke 3950 rue King ouest, sherbrooke Marché Prospect AXEP 1124 rue Prospect, sherbrooke En ligne : cafehubertsaintjean.ca "]
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