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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2020-01-11, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CXI NO 2 / LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM ENTREVUE Pauline Klein, l\u2019art de jouer des rôles socialement acceptables | LED 34 INDEX Avis légaux B6 et B10 Décès .A6 Édito .B8 Grille TV.LeD56 Idées.B9 Mots croisés.LeD70 Petites annonces.A6 Philo .B7 Sports.A9 Sudoku .LeD70 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.Le livre francophone est menacé à Toronto Les bibliothèques doivent désencombrer leurs rayons d\u2019ouvrages rédigés dans la langue de Molière RENTRÉE CULTURELLE Un guide des plus belles offres de la saison en une quarantaine de pages LED 2 PERSPECTIVES 12 janvier 2010, Haïti est secouée par un tremblement de terre meurtrier | B 1 À B 4 ET B 8 MARCO FORTIER LE DEVOIR \u2019est la nouvelle tendance en immobilier : les logements destinés aux « personnes actives de 50 ans et plus ».Ces projets immobiliers conçus pour les professionnels sans enfants et pour les retraités riches et en santé se multiplient, surtout sur la Rive-Sud et dans la couronne nord de Montréal, a constaté Le Devoir.Ce type d\u2019immeuble qui semble exclure les familles avec enfants aggrave la crise du logement qui sévit dans la grande région de Montréal, font valoir des groupes de défense des locataires.Il s\u2019agit d\u2019une pratique vraisemblablement discriminatoire, selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).La Charte des droits et libertés de la personne interdit en effet de refuser l\u2019accès à un logement en fonction de l\u2019âge du locataire.Le promoteur Habitations Trigone offre 10 projets immobiliers destinés aux «personnes de 50 ans et plus» sur la Rive-Sud et dans la couronne nord.Les locataires adorent ce concept tout récent, appelé Viva-Cité.«C\u2019est tranquille, propre et bien insonorisé.Et on est entourés de personnes qui sont comme nous autres», dit une résidente du projet Viva-Cité de Longueuil, inauguré il y a un an, en janvier 2019, rue Cuvillier.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une « résidence pour personnes âgées » offrant des services médicaux et la préparation de repas.Aucun de ces services n\u2019est offert.Ce sont des immeubles locatifs comme n\u2019importe quel autre.Le projet de Longueuil compte 146 logements d\u2019une, deux ou trois chambres.La particularité, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a que des « personnes de 50 ans et plus » dans ces immeubles.Aucun enfant.Les familles sont tout de même les bienvenues, explique Jean-François Rousseau, directeur du marketing d\u2019Habitations Trigone.« Il n\u2019y a pas de restriction pour quelqu\u2019un qui a en bas de 50 ans, mais est-ce que la personne va s\u2019y plaire ?Nous, on dit que c\u2019est pour les 50 ans et plus parce que notre produit est conçu pour des gens de 50 ans et plus », dit-il.Par exemple, « dans chacun de nos complexes, il y a un récréologue qui organise des activités adaptées à notre clientèle », précise M.Rousseau.IMMOBILIER Des ghettos illégaux pour les 50 ans et + ?Des promoteurs développent un créneau particulier et vraisemblablement discriminatoire au regard de la loi On ne veut exclure personne, mais de plus en plus, les gens de 50 ans et plus veulent juste être tranquilles NANCY, DU SERVICE À LA CLIENTÈLE D\u2019UN PROJET À MIRABEL » DEVOIR DE PHILO L\u2019intelligence artificielle | B 7 C VOIR PAGE A 5 : GHETTOS GUILLAUME LEPAGE LE DEVOIR Faute d\u2019emprunts suffisants, le réseau des bibliothèques publiques de Toronto retire 27 000 documents en français de ses rayons.Cette décision « soudaine » a été perçue comme un coup de massue par des membres de la communauté franco-ontarienne, déjà éprouvée par le gouvernement Ford.« Nous sommes en colère », lance sans ambages Serge Paul, président de l\u2019Association torontoise des communautés francophones de l\u2019Ontario (ACFO).Cette décision « décevante » touche certes les francophones, mais aussi les nombreux francophiles de la Ville Reine, déplore-t-il.«C\u2019est dans ces bibliothèques qu\u2019ils pouvaient surtout avoir accès à des livres en français.» Le réseau des bibliothèques publiques de Toronto (TPL) a confirmé au Devoir qu\u2019il entend retirer 18 % de sa collection francophone.Une information d\u2019abord rapportée par l\u2019ONFR+, un site d\u2019information rattaché à TFO et VOIR PAGE A 4 : FRANCOPHONE ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 P h o t o M i c h e l G i b e r t , n o n c o n t r a c t u e l l e .R e m e r c i e m e n t s : T A S C H E N - w w w .g u d e a .f r .* L e s o f f r e d e s S o l d e s d \u2019 h i v e r s o n t v a l a b l e a u C a n a d a d u 1 1 a u 2 6 j a n v i e r 2 0 2 0 .O f f r e s u n i q u e s , n o n - c u m u l a b l e s , n e p e u v e n t ê t r e j u m e l é e à a u c u n e a u t r e p r o m o t i o n .BROSSARD - LAVAL - MONTRÉAL - TORONTO Du 11 au 26 janvier PROFITEZ DE PRIX PARTICULIÈREMENT SÉDUISANTS SUR UNE SÉLECTION DE MODÈLES D\u2019EXPOSITION Huit ans et demi de prison pour Bebawi L\u2019ancien cadre de SNC-Lavalin Sami Bebawi, reconnu coupable de fraude et de corruption, a été condamné vendredi à une peine d\u2019emprisonnement de huit ans et demi.Bebawi avait été reconnu coupable en décembre des cinq accusations pesant contre lui.Il a été jugé pour fraude, recyclage de produits de la criminalité, possession de biens volés et corruption d\u2019un agent public étranger dans le cadre du «développement des affaires» de SNC-Lavalin en Libye.Bebawi est demeuré impassible lorsque le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure du Québec a prononcé la sentence.La Couronne réclamait neuf ans de prison tandis que les avocats de Bebawi suggéraient une peine de six ans.La Presse canadienne Décès de Neil Peart, batteur de Rush TORONTO \u2014 Neil Peart, batteur et parolier de Rush, est décédé mardi à l\u2019âge de 67 ans, ont annoncé vendredi ses compagnons du groupe rock canadien, dans un communiqué conjoint.Un communiqué de la famille précise que Neil Peart est décédé à Santa Monica, en Californie, après avoir lutté pendant plus de trois ans contre le glioblastome, une forme agressive de cancer du cerveau.Né à Hamilton, en Ontario, Neil Peart avait rejoint Rush en 1974, après le premier album du groupe, en remplacement du batteur d\u2019origine John Rutsey.En 1997, Neil Peart et ses camarades Lee et Alex Lifeson étaient devenus les premiers musiciens rock à être admis à l\u2019Ordre du Canada.La Presse canadienne EN BREF MARCO FORTIER LE DEVOIR Au nom de la laïcité de l\u2019État, le gouvernement Legault est-il en voie d\u2019éliminer toute référence à la religion ou à la vie spirituelle dans les écoles ?L\u2019abolition annoncée du cours d\u2019éthique et culture religieuse (ECR), conjuguée à la mise au rancart d\u2019éléments associés à la vie spirituelle dans le projet de loi 40, provoque des inquiétudes dans le milieu de l\u2019enseignement.« L\u2019abolition annoncée du programme Éthique et culture religieuse constitue une éclatante victoire de l\u2019athéisme militant québécois et de ses propagandistes.Pour ce mouvement, la religion est intrinsèquement une aberration, le fruit de l\u2019irrationalité.Pire, elle est la \u201cgangrène de l\u2019humanité\u201d.Forcément, la religion, même dans une perspective culturelle, n\u2019a pas sa place à l\u2019école », déplore Jean-Pierre Proulx, journaliste et professeur retraité, dans une note transmise au Devoir.Ce spécialiste de l\u2019éducation a présidé un groupe de travail sur la place de la religion à l\u2019école, dans l\u2019optique de la déconfessionnalisation du système scolaire au tournant des années 2000.Il avait recommandé la création d\u2019un cours non confessionnel d\u2019enseignement culturel des religions.Le cours ECR est ainsi né en 2008 pour que les élèves québécois connaissent les religions \u2014 d\u2019un point de vue historique et culturel \u2014 même si les prêtres ont été sortis des écoles publiques.Le ministre Jean-François Roberge a annoncé cette semaine que le cours d\u2019ECR sera profondément transformé pour faire place à un cours d\u2019éducation à la citoyenneté dont le nom reste à déterminer.Les élèves apprendront notamment des notions d\u2019éducation à la démocratie, à la sexualité, à l\u2019environnement et au droit du numérique.Cette décision s\u2019inscrit dans une tendance à gommer toute référence à la religion ou à la spiritualité dans le programme de l\u2019école publique, souligne Jean-Pierre Proulx.Un volet méconnu du projet de loi 40 (sur la transformation des commissions scolaires) propose ainsi d\u2019abolir le droit des élèves à « des services d\u2019animation spirituelle et communautaire ».Sortir la religion des écoles La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a déploré cette mise de côté de la vie spirituelle des élèves dans son mémoire sur le projet de loi 40.La dé- confessionnalisation du système scolaire québécois ne veut pas dire qu\u2019il faut « sortir la religion » des écoles, note la Commission dans son mémoire, daté de décembre 2019.« Par une diversité de moyens, dont certaines obligations de l\u2019enseignant, mais aussi le service d\u2019animation spirituelle et d\u2019engagement communautaire et le programme d\u2019ECR, l\u2019école québécoise veut depuis participer au développement de dispositions chez l\u2019élève qui lui permettront de reconnaître l\u2019égale dignité de l\u2019autre et favoriseront la poursuite du bien commun », indique le document.« Le projet de loi 40 [\u2026] comporte des risques de décentrements supplémentaires par rapport à une laïcité respectueuse des droits et libertés de la personne, cette fois à l\u2019endroit des élèves.Après l\u2019interdiction du port de signes ÉDUCATION L\u2019abolition du cours Éthique et culture religieuse suscite du mécontentement religieux imposés aux directeurs, directeurs adjoints et enseignants de l\u2019école publique au Québec, assiste- rons-nous à l\u2019avenir à la mise en œuvre de nouvelles limitations qui viendront réduire auprès des élèves, cette fois, la portée de la liberté de conscience et de religion ?» Culture et spiritualité La Fédération des professionnelles et professionnels de l\u2019éducation (FPPE- CSQ ) s\u2019inquiète aussi des conséquences de l\u2019abolition du cours d\u2019ECR et de la « fragilisation » des services d\u2019animation et de vie spirituelle.Ces services laïques ont remplacé la pastorale lors de la déconfes- sionnalisation des écoles, rappelle Jean Martineau, vice-président du syndicat qui représente 393 « animateurs de vie spirituelle et d\u2019engagement communautaire ».« Le gouvernement veut jeter le bébé avec l\u2019eau du bain, dit-il.La vie spirituelle est une dimension fondamentale de l\u2019être humain, au même titre que la structure nerveuse ou la structure osseuse.» Les animateurs de vie spirituelle ont aussi un rôle à jouer pour faire connaître aux jeunes l\u2019importance culturelle de la religion \u2014 en accord avec la laïcité du système scolaire, fait valoir Jean Martineau.De son côté, l\u2019Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) a dénoncé le fait « qu\u2019avant même de procéder à des consultations, le ministre de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur annonce déjà sa volonté de remplacer, en tout ou en partie, les notions de culture religieuse » dans le programme d\u2019ECR.L\u2019abolition annoncée du programme Éthique et culture religieuse constitue une éclatante victoire de l\u2019athéisme militant québécois et de ses propagandistes JEAN-PIERRE PROULX » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 Mieux Voyager Garantie du meilleur prix Service primé Hôtels et excursions les mieux cotés Nous restons à vos côtés à chaque étape de votre voyage sur les vacances ensoleillées UN MILLION D\u2019ÉCONOMIES Transformez vos économies de vacances en aventure palpitante grâce à une 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indiqué le ministre.Nous le demandons et nous nous attendons à ce que l\u2019Iran les respecte.» Selon le site Fars News Agency, une agence iranienne traduite et citée par CBS, le régime devrait annoncer samedi les causes de l\u2019accident.Mais il semble acquis que Téhéran ne souscrira pas à la thèse du bombardement, comme l\u2019ont fait le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne, notamment.Lors d\u2019une conférence de presse vendredi, le chef de l\u2019Organisation iranienne de l\u2019aviation civile, Ali Abedza- deh, a affirmé qu\u2019« une chose est claire à nos yeux.Nous pouvons dire avec certitude que cet avion n\u2019a pas été touché par un missile.Comme je l\u2019ai dit hier soir [jeudi], cet avion a été en feu dans le ciel pendant plus d\u2019une minute et demie et l\u2019emplacement [de l\u2019écrasement] indique que le pilote a tenté de faire demi-tour ».Un rapport préliminaire iranien indique que les pilotes n\u2019ont pas lancé d\u2019appel à l\u2019aide.M.Abedzadeh a ajouté que si les autres pays « sont vraiment certains [de leur théorie], ils devraient dévoiler leurs découvertes à la planète ».Il a ajouté que le fait que les débris de l\u2019avion ont été collectés « sur une surface très limitée » ne concorde pas avec la thèse d\u2019une « explosion ».Un autre représentant iranien a soutenu à la BBC que des documents prouveraient que l\u2019avion avait des problèmes mécaniques avant son décollage, n\u2019avait pas été autorisé à voler, mais que des représentants de l\u2019Ukraine International Airline avaient fait fi de cette interdiction.Selon le site de Fars News, une théorie circule en Iran voulant que les États-Unis propagent un « mensonge » à propos de l\u2019accident pour faire augmenter la valeur en Bourse du titre de Boeing.Cela dit, l\u2019Ukraine n\u2019a pas elle non plus appuyé la thèse du bombardement.Le président Volodymyr Ze- lensky a déclaré que « la théorie d\u2019un missile n\u2019est pas écartée, mais elle n\u2019a pas encore été confirmée ».Des experts français en aviation cités par l\u2019Agence France-Presse ont expliqué que l\u2019absence d\u2019explosion de l\u2019avion ne constitue pas une preuve.À l\u2019altitude où il se trouvait, l\u2019appareil n\u2019était pas encore pressurisé et c\u2019est la pressurisation qui provoque l\u2019explosion.L\u2019expert canadien et pilote professionnel à la retraite Jean Lapointe nuance ce point de vue en rappelant que si le réservoir de l\u2019avion a été touché, une explosion aurait pu avoir lieu même en l\u2019absence de pressurisation.Cela dit, l\u2019étalement des débris peut dépendre, dit-il, de la façon dont l\u2019appareil a été touché.«Le fait que les morceaux soient si petitement fragmentés et qu\u2019il soit difficile d\u2019identifier les pièces \u2014 on ne sait pas où est le nez de l\u2019avion, la queue, l\u2019aile gauche ou droite \u2014 indique que ça a frappé fort, continue M.Lapointe.C\u2019était donc un avion hors de contrôle et il n\u2019y a pas eu de tentative d\u2019atterrissage.» Jusqu\u2019à présent, M.Lapointe constate que l\u2019Iran semble se comporter correctement dans la direction de cette enquête, dans le respect des protocoles très strictement codifiés de l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACI).«Si les Iraniens ne le font pas, ils payeraient un prix économique énorme au niveau des sociétés aériennes qui ne voudraient plus jamais y aller ou, à l\u2019inverse, qu\u2019on ne permettrait plus aux sociétés aériennes de sortir de l\u2019espace iranien.[\u2026 ] Je n\u2019ai pas peur de dire que les Iraniens semblent vouloir suivre les procédures établies par l\u2019OACI quant aux invitations qu\u2019ils font aux experts de différents pays pour se rendre en Iran et les assister, ou tout au moins suivre le déroulement de l\u2019enquête.» Le seul élément qui préoccupe cet ex- pilote d\u2019Air Canada est que le site de l\u2019écrasement aurait commencé à être nettoyé.Une équipe sur place de journalistes de CBS a en effet écrit que les autorités avaient retiré presque tous les morceaux de l\u2019avion du site, que celui- ci n\u2019était pas sécurisé et que des passants pouvaient librement venir prendre des débris.Le ministre Champagne s\u2019est dit « préoccupé » par cela, mais a révélé en fin de soirée vendredi que depuis que ces informations avaient circulé, l\u2019Iran avait rectifié le tir.« L\u2019Iran a maintenant sécurisé le site et certains des éléments ont pu être déplacés dans un hangar pour reconstituer ce qui aurait pu se produire.» Transports Canada a émis un avis aux exploitants aériens canadiens leur conseillant de ne pas pénétrer dans l\u2019espace aérien de l\u2019Irak et de l\u2019Iran «en raison du risque potentiel d\u2019une activité militaire accrue dans la région».Par ailleurs, les États-Unis ont annoncé vendredi d\u2019autres sanctions économiques visant l\u2019Iran en réponse aux bombardements que la République islamique a menés mercredi matin contre des bases militaires américaines en Irak.L\u2019Iran avait mené ces bombardements à la suite de l\u2019assassinat par un drone américain du général Qassem Soleimani.D\u2019aucuns pensent que c\u2019est dans ce climat tendu que les Iraniens auraient abattu l\u2019avion civil mercredi matin, pensant peut-être que l\u2019appareil était un avion ennemi répliquant aux bombardements.À l\u2019Université d\u2019Ottawa, qui pleure la perte de trois personnes qui fréquentaient l\u2019établissement, étudiants et membres du personnel se sont rassemblés vendredi pour partager leur désarroi et rendre hommage aux victimes de la tragédie aérienne.JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Les représentants du Canada ont commencé à recevoir les visas qui leur permettront d\u2019entrer dès aujourd\u2019hui en Iran dans la foulée de l\u2019écrasement du vol 752 ayant fait 176 morts, dont 57 Canadiens.Mais le temps presse : les autorités iraniennes ont déjà commencé à nettoyer le site de l\u2019accident et continuent de nier qu\u2019un missile serait responsable de la tragédie.« C\u2019est à l\u2019Iran maintenant de démontrer s\u2019il entend coopérer dans cette enquête », a déclaré vendredi soir le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne.« Le monde est en train de regarder.» M.Champagne a invité l\u2019Iran à délivrer au plus vite les visas nécessaires.Douze représentants canadiens se trouvent déjà en Turquie, prêts à être déployés : deux membres du Bureau de la sécurité des transports (BST) et dix d\u2019Affaires mondiales.Vendredi soir, au moment où ces lignes étaient écrites, seulement deux d\u2019entre eux, membres de l\u2019Équipe permanente de déploiement rapide d\u2019Affaires mondiales Canada, avaient reçu leur autorisation de Téhéran.Ils se rendront en Iran au- jourd\u2019hui pour offrir des services consulaires.Ils serviront de relais entre le gouvernement iranien et les familles canadiennes et participeront à la recherche et au rapatriement des dépouilles.Le BST a déclaré avoir reçu une invitation à se rendre en Iran, mais que « l\u2019étendue du rôle du BST dans cette enquête, y compris les détails sur l\u2019accès au site et le type de travail qui sera effectué sur le site de l\u2019accident ou ailleurs, reste à déterminer ».M.Champagne a par ailleurs annoncé que le total des victimes canadiennes avait été revu à la baisse, de 63 à 57, après une vérification approfondie de la liste des passagers.Il a aussi révélé qu\u2019un Groupe international de coordination et d\u2019intervention pour les familles des victimes du vol PS752 avait été créé.Il réunit le Canada, l\u2019Ukraine, C\u2019est à l\u2019Iran maintenant de démontrer s\u2019il entend coopérer dans cette enquête FRANÇOIS-PHILIPPE CHAMPAGNE » LE MOYEN-ORIENT, TERRE DE CONFLITS PAGE A 10 LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 ACTUALITÉS A 4 Nouveau recul FRANCOPHONE SUITE DE LA PAGE A 1 spécialisé dans la couverture de problèmes touchant les Franco-Ontariens.Au moment où ces lignes étaient écrites, en fin de soirée vendredi, la ministre déléguée aux Langues officielles, Mélanie Joly, a affirmé que la décision sera annulée, après avoir discuté avec le maire de Toronto, John Tory.« Les livres seront sauvés.Le réseau de bibliothèques investira aussi davantage cette année par rapport à l\u2019an dernier en contenu francophone», a-t-elle écrit sur Twitter.Si rien n\u2019est changé, les milliers d\u2019ouvrages concernés seront soit déménagés vers d\u2019autres bibliothèques du réseau, soit carrément vendus.C\u2019est la baisse du nombre d\u2019emprunts qui a motivé la décision de l\u2019établissement, qui vient de conclure «un examen de trois ans» de ses collections «en français et multilingues», indique une porte- parole, Ana-Marie Critchley.Selon le réseau, la circulation des livres en français a chuté de 10% depuis 2010 \u2014 4% entre 2018 et aujourd\u2019hui.Concrètement, l\u2019emprunt d\u2019ouvrages pour adultes a baissé de 24% au cours des cinq dernières années.Ceux destinés aux enfants et aux adolescents ont respectivement décliné de 6% et de 15 % pendant la même période.Seulement 17 bibliothèques publiques de la Ville Reine conserveront des collections en français pour adultes, notamment la Toronto Reference Library et la North York Central Library.L\u2019offre francophone destinée aux enfants pourrait toutefois être bonifiée dans 73 établissements.L\u2019avenir de celle pour ados n\u2019a pas été précisé.« Nous construisons une solide collection de livres électroniques en français pour les adultes, les adolescents et les enfants », fait également savoir Mme Critchley.«Ce qui me gêne, c\u2019est qu\u2019ils mélangent le français et le multilingue», reprend Serge Paul.Sans vouloir négliger l\u2019importance d\u2019une sélection appréciable d\u2019ouvrages pour les communautés allophones de la métropole, il estime que les bouquins en français sont dans une catégorie à part.Ne serait-ce que parce que la langue de Molière est l\u2019une des deux langues officielles du Canada, répète-t-il.Un avis que partage Céline Marcoux- Hamade, qui fut responsable des services en français dans les bibliothèques de Toronto de 2004 à 2018.«Multilingue et français, c\u2019est pas la même chose du tout ! De mettre ça ensemble, ce n\u2019est pas correct du tout.Ça ne respecte pas le fait que le pays est bilingue.» En entretien, elle s\u2019explique mal la décision de son ancien employeur.Surtout qu\u2019avant son départ, les collections en français dans leur ensemble se portaient bien, dit-elle.«Le taux de circulation du matériel \u2014 comprenant livres, CD et DVD \u2014 continuait toujours d\u2019augmenter.Qu\u2019est-ce qui s\u2019est passé depuis mon départ ?Il y a peut-être moins de promotion qui est faite dans la communauté.» Mme Marcoux-Hamade avance une autre hypothèse.Si le réseau torontois compte encore des employés chargés de la sélection des œuvres en français, ce n\u2019est plus le cas de la personne qui gère les collections en français.« Une personne francophone risque d\u2019être plus au fait de ce qui fonctionne et de ce qui fonctionne moins », avance-t-elle.Stéphanie Chouinard, professeure spécialiste des questions touchant la communauté franco-ontarienne, soupçonne qu\u2019avant de décider « sans crier gare » de retirer ces milliers d\u2019ouvrages, le réseau de bibliothèques torontoises n\u2019est pas suffisamment intervenu pour répondre au «défi» que posait la baisse d\u2019emprunt étayé.«Est-ce que les Toron- tois ont été mis au fait, à la fois dans les écoles francophones et celles ayant des programmes d\u2019immersion, que tous ces livres-là étaient disponibles dans les bibliothèques publiques?», s\u2019est-elle demandé avant l\u2019annonce de Mme Joly.De son côté, le TPL assure que ses collections en français sont au cœur de diverses activités \u2014 notamment de « sensibilisation » auprès d\u2019écoliers \u2014 afin d\u2019en faire mousser l\u2019utilisation.Parmi celles-ci : des programmes de conte pour enfants, des clubs de lectures et des visites d\u2019auteurs.Sur ce dernier point, l\u2019inquiétude est palpable chez Yves Turbide, directeur général de l\u2019Association des auteures et auteurs de l\u2019Ontario français (AAOF).«On a des partenariats avec des succursales pour la présentation d\u2019auteurs.Mais on ne sait même pas s\u2019il y aura des livres en français dans ces succursales-là pour les prochains événements », lance-t-il.À ses yeux, cette décision des bibliothèques publiques de Toronto est un «nouveau recul» pour la francophonie en Ontario, écorchant au passage les compressions budgétaires du gouvernement Ford.D\u2019ailleurs, relève-t-il, le prêt entre les bibliothèques de la province n\u2019existe plus depuis avril, ce qui a privé bon nombre d\u2019usagers d\u2019un large bassin de documents en français.«On grignote tout ce qu\u2019il y a de francophone », avance-t-il.Questionné par Le Devoir, le cabinet de la ministre ontarienne des Transports et des Affaires francophones, Caroline Mulroney, a simplement indiqué avoir « communiqué avec les responsables de la Ville de Toronto afin de discuter de cette situation, et fera un suivi.» Sur Twitter, la ministre déléguée aux Langues officielles, Mélanie Joly, s\u2019est, quant à elle, dite « très préoccupée ».« Comment pouvons-nous enseigner le français et vivre dans notre langue sans que les bibliothèques encouragent la lecture de nos livres ?», a-t-elle précisé.MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Jean Charest n\u2019a pas encore officialisé sa candidature à la chefferie du Parti conservateur que, déjà, un autre Québécois souhaite se lancer pour lui barrer la route.L\u2019ancien organisateur politique Richard Décarie compte briguer la succession d\u2019Andrew Scheer afin d\u2019empêcher l\u2019élection d\u2019un libéral et de défendre ses valeurs pro-vie.« M.Charest n\u2019est pas dans la même famille.C\u2019est un libéral qui ne doit pas avoir de passe-droits, tranche M.Déca- rie, en entrevue avec Le Devoir.De voir que lui, Gros-Jean comme devant, vient se présenter pour refaire sa carrière en ayant porté l\u2019étiquette libérale, c\u2019est indécent.C\u2019est ce qui m\u2019a motivé à m\u2019impliquer.» Richard Décarie attend que la course soit officiellement déclenchée par le parti, mais il est quasi assuré de se lancer puisque son principal adversaire sera de la partie.L\u2019ex-premier ministre québécois a pris sa décision et compte bel et bien se lancer dans la course d\u2019ici deux semaines, a confirmé une source proche de M.Charest.Richard Décarie, qui a travaillé pour Stephen Harper de 2003 à 2005, trouve déjà que le Parti conservateur est trop progressiste et qu\u2019il n\u2019a pas suffisamment perpétué l\u2019héritage de l\u2019Alliance canadienne, notamment sur les questions sociales.« Avec le retour du libéral Jean Charest à la tête de ce parti, ou surtout de Peter MacKay, on va devenir un Parti progressiste-conservateur.» Or, M.Décarie se présente comme un « vrai bleu conservateur » : liberta- rien, conservateur sur le plan fiscal et « le plus social conservateur de tous les candidats potentiels annoncés jusqu\u2019à présent ».Il est contre l\u2019avortement et promet d\u2019intervenir pour en resserrer l\u2019accès, tant à l\u2019étranger qu\u2019au Canada.Il souhaite ainsi que les transferts en santé que verse le fédéral aux provinces ne puissent plus servir à financer les services d\u2019avortement \u2014 car il ne s\u2019agit pas d\u2019un soin de santé, stipule-t-il.Il permettrait en outre à des députés de présenter des projets de loi d\u2019initiative parlementaire sur cet enjeu.Quant au mariage entre conjoints de même sexe, l\u2019aspirant candidat évite d\u2019énoncer sa position personnelle.Mais M.Décarie argue qu\u2019il viendrait modifier la définition du mariage afin que seules les unions religieuses puissent porter ce nom.Les autres ne seraient pas qualifiées de « mariages », mais seulement d\u2019« unions civiles ».« C\u2019est une façon de rétablir le respect des traditions historiques.» PARTI CONSERVATEUR Un Québécois pro-vie veut bloquer Charest Comme le parti qu\u2019il aspire à diriger, il s\u2019oppose à la taxe carbone fédérale « inefficace ».M.Décarie croit aux changements climatiques, mais laisse les scientifiques se prononcer quant à savoir s\u2019ils sont causés par l\u2019homme.« Il n\u2019y a pas de consensus.» Il s\u2019oppose à tout registre des armes à feu.Prônant un gouvernement fédéral décentralisateur, il n\u2019interviendrait pas dans une contestation de la loi québécoise sur la laïcité.L\u2019appui des pro-vie Bien que M.Décarie ne soit pas connu du grand public, son nom circule déjà dans les milieux socio-conservateurs et pro-vie.Une part de l\u2019équipe de campagne qui avait épaulé l\u2019ex-dé- puté Brad Trost, en 2017, lui prêtera main-forte.M.Trost était arrivé quatrième lors de cette dernière course à la chefferie.Il compte lui aussi aider M.Décarie en lui faisant profiter de son réseau de membres et de donateurs.M.Trost note que, si les conservateurs sociaux s\u2019organisent, ils peuvent mobiliser 30 000 membres pour influencer le vote \u2014 qui avait compté 142 000 votants il y a deux ans.Les groupes antiavortement n\u2019ont pas encore décidé derrière quels candidats ils se rangeront pour tenter, justement, de peser dans le choix du prochain chef.Matthew Wojciechowski, du groupe Campaign Life Coalition, veut d\u2019abord voir les positions que défendront les aspirants chefs lors de la campagne.Mais il a déjà repéré la candidature de Richard Décarie, un « candidat prometteur » et « assurément attirant ».Pierre Poilievre est aussi considéré comme pro-vie par le CLC, qui estime qu\u2019il pourrait être « digne d\u2019appui ».M.Wojciechowski craint cependant que le député et ex-ministre se montre plus prudent et veuille éviter des débats sur l\u2019avortement.Fortier abandonne L\u2019ex-ministre et sénateur Michael For- tier a pour sa part renoncé à briguer la chefferie, constatant qu\u2019il n\u2019avait pas de chance de l\u2019emporter puisque ses positions tranchent trop avec celles d\u2019une majorité des conservateurs.Il a reproché au parti, dans une lettre ouverte à La Presse+, de traîner encore « ses démons sur les questions morales » et d\u2019être devenu « des climatos- ceptiques » aux yeux des Canadiens.Tout indique que l\u2019ex-ministre Peter MacKay se portera candidat, tout comme le député Erin O\u2019Toole.La députée Marilyn Gladu a annoncé officiellement jeudi qu\u2019elle sera de la course, comme l\u2019homme d\u2019affaires québécois Bryan Brulotte, qui en a fait l\u2019annonce lundi.ALEXIS RIOPEL LE DEVOIR Ils avaient beau rêver d\u2019espace depuis leur tendre enfance, encore devaient- ils obtenir leur permis avant de prendre la route des étoiles.C\u2019est chose faite depuis vendredi pour Jenni Sidey- Gibbons et Joshua Kutryk, deux Canadiens, ainsi qu\u2019onze Américains, qui se sont entraînés ces deux dernières années à Houston, au Texas, pour devenir astronautes.La nouvelle cohorte, composée de six femmes et de sept hommes, est ainsi éligible à des missions spatiales, y compris des affectations vers la Station spatiale internationale (SSI).Surtout, elle est la première à être diplômée durant l\u2019ère du programme Artemis de la NASA, qui prévoit un retour de l\u2019humain sur la Lune.Systèmes à bord de la SSI, sorties ex- travéhiculaires, formation à la survie, langue russe : l\u2019entraînement des recrues visait à développer des compétences très variées.En le terminant, Mme Sidey-Gibbons et M.Kutryk sont devenus les 13e et 14e astronautes canadiens.« Voler dans l\u2019espace est très difficile, et donc l\u2019entraînement est très difficile », admet en entrevue Mme Si- dey-Gibbons, qui insiste cependant pour dire que le camp de recrutement de l\u2019Agence spatiale canadienne, d\u2019une durée d\u2019un an, l\u2019avait préparé de bril- AÉROSPATIALE Deux Canadiens obtiennent leur permis pour l\u2019espace lante manière à l\u2019entraînement de la NASAL\u2019ingénieure de 31 ans, née à Calgary, était auparavant professeure à l\u2019Université de Cambridge, au Royaume- Uni, où elle a aussi décroché un doctorat.Dans les prochaines années, elle travaillera à Houston en soutien aux astronautes en mission spatiale.Avant de devenir astronaute, Joshua Kutryk, âgé de 37 ans, était quant à lui pilote d\u2019essai et lieutenant-colonel dans l\u2019Aviation royale canadienne.La formation qu\u2019il vient de suivre à Houston était très différente de celle pour devenir pilote dans l\u2019armée, explique ce natif de Fort Saskatchewan, en Alberta.« Dans l\u2019armée, c\u2019était très difficile, mais aussi très spécifique, dit-il.À Houston, il y avait une grande variété de compétences à acquérir, et c\u2019est pour ça que c\u2019était un défi.» À quand les étoiles ?M.Kutryk explique qu\u2019un autre astronaute canadien devrait séjourner dans la SSI d\u2019ici 2024, mais que ce sera probablement Jeremy Hansen, diplômé en 2011.Ce dernier n\u2019a encore jamais mis les pieds dans l\u2019espace.Viendront ensuite les deux astronautes nouvellement confirmés.« L\u2019aventure est une partie de notre histoire et de notre identité en tant qu\u2019humains, pense M.Kutryk.C\u2019est une chose qui pourrait même nous sauver à l\u2019avenir.Nous avons absolument besoin de continuer à explorer, ici sur Terre, mais aussi dans l\u2019espace.» Jenni Sidey-Gibbons, ingénieure albertaine de 31 ans, a achevé avec succès le programme d\u2019entraînement de la NASA, tout comme Joshua Kutryk, pilote militaire albertain de 37 ans.NASA À Houston, il y avait une grande variété de compétences à acquérir, et c\u2019est pour ça que c\u2019était un défi JOSHUA KUTRYK » Multilingue et français, c'est pas la même chose du tout ! De mettre ça ensemble, ce n'est pas correct du tout.Ça ne respecte pas le fait que le pays est bilingue.CÉLINE MARCOUX-HAMADE » LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 ACTUALITÉS A 5 UN FONDS À L\u2019ÉCOUTE DE SES ACTIONNAIRES APPEL PUBLIC DE CANDIDATURES En prévision de l\u2019élection des administrateurs qui formeront son prochain conseil d\u2019administration, le Fonds de solidarité FTQ souhaite recevoir des candidatures a?n de pourvoir les quatre postes d\u2019administrateur qui doivent être élus par les actionnaires à la suite d\u2019un appel public de candidatures.L\u2019élection des administrateurs se déroulera à l\u2019automne 2020, dans le cadre de l\u2019assemblée générale annuelle des actionnaires du Fonds.Les personnes qui souhaitent soumettre leur candidature pour l\u2019un des quatre postes à pourvoir doivent satisfaire aux critères d\u2019éligibilité et remplir le formulaire prévu à cet effet.Les dates de réception des dossiers de candidature sont du 3 février au 27 mars 2020, à 16 heures.Pour en savoir davantage sur les critères d\u2019éligibilité et pour vous procurer le formulaire de candi dature, rendez-vous sur notre site Web au fondsftq.com/candidatures.Des questions ?Composez le 1 800 567-3663.Mixité sociale GHETTOS SUITE DE LA PAGE A 1 Le promoteur Théo Francoeur offre aussi quatre projets immobiliers pour les « personnes autonomes de 50 ans et plus », à Blainville et à Sainte-Adèle, au nord de Montréal.« On a un produit qui correspond bien à ce que recherchent les gens de 50 ans et plus », ex- plique-t-il au cours d\u2019un bref entretien.Il se trouvait en vacances à l\u2019étranger.Le projet Bourg-Joli de Sainte-Adèle, par exemple, offre des jeux de pétanque, une balançoire extérieure, une salle d\u2019exercice, un salon Internet, une salle avec foyer et table de billard, précise le site Web de l\u2019entreprise.Comme à Viva-Cité, tous les frais (électricité, câble, etc.) sont inclus dans une seule facture.Est-ce qu\u2019il faut être âgé de 50 ans et plus pour apprécier la présence d\u2019un foyer, d\u2019une table de billard, de l\u2019air conditionné ou de l\u2019électricité ?Pourquoi des locataires âgés de moins de 50 ans ne pourraient-ils pas profiter d\u2019un projet immobilier comme celui- là ?D\u2019ailleurs, pourquoi réserver des logements à des gens d\u2019un certain groupe d\u2019âge ?« On ne veut exclure personne, mais de plus en plus, les gens de 50 ans et plus veulent juste être tranquilles », répond Nancy, du service à la clientèle d\u2019un projet immobilier de plusieurs dizaines de logements pour « gens actifs de 50 ans et plus » à Mirabel.De nos jours, les locataires veulent côtoyer des gens qui leur ressemblent, explique-t-elle.Les familles avec enfants sont les bienvenues dans le projet, assure-t-elle.Le promoteur pourrait leur assigner un logement situé près du parc situé dans le secteur, précise la dame.Tous les promoteurs à qui nous avons parlé insistent : si peu ou pas de familles s\u2019établissent dans les immeubles pour résidents de 50 ans et plus, c\u2019est que ces projets ne correspondent pas à leurs besoins, selon eux.Les promoteurs disent aussi offrir plusieurs projets immobiliers pour tous les types de locataires, et non seulement pour les gens de 50 ans et plus.Discrimination Les promoteurs savent que la discrimination au logement basée sur l\u2019âge est interdite par la Charte québécoise.On ne peut non plus refuser de louer un logement à une famille sous prétexte qu\u2019elle a des enfants.Une femme de 46 ans a ainsi porté plainte contre un promoteur immobilier de Mascouche qui refusait de répondre à ses questions au sujet d\u2019un projet conçu pour les gens de 50 ans et plus, en 2008.Le vendeur avait carrément refusé de lui parler sous prétexte qu\u2019elle avait l\u2019air jeune, indique un document de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.La dame réclamait des dommages et intérêts de 8000 $ devant le Tribunal des droits de la personne.La cause a fait l\u2019objet d\u2019une entente privée.JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR « La loi de la protection de la jeunesse est devenue une loi d\u2019instrumentalisa- tion raciste», a affirmé vendredi Régine Laurent, présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.« Plusieurs chercheurs sont venus nous expliquer les traumatismes » causés aux Noirs par leur surreprésenta- tion dans ce système, a ajouté Mme Laurent, en citant le témoignage de la Maison d\u2019Haïti.« J\u2019imagine le nombre d\u2019enfants, en centaines ou en milliers, qui ont vécu ce traumatisme ; des parents qui ont vécu ce traumatisme.» « Ça m\u2019arrive rarement », a-t-elle dit ensuite, pour expliquer et temporiser quelque peu son commentaire indigné fait à la suite de l\u2019audience de la chercheuse Chantal Lavergne, de l\u2019Institut universitaire Jeunes en difficulté, et de ENFANCE Le taux de signalement des enfants noirs à la DPJ choque Régine Laurent Le nombre de plaintes adressées à la CDPDJ pour discrimination au logement fondée sur l\u2019âge a presque doublé entre les années 2016 et 2019, en passant de 37 (2016-2017) à 69 (2018-2019).La vaste majorité des plaintes dénoncent des refus dus à la présence d\u2019enfants.Une seule plainte dénonçait des logements réservés aux 50 ans et plus en 2016 et 2017, comparativement à sept plaintes durant les années 2018 et 2019.Il n\u2019y a pas eu de jugement du Tribunal des droits de la personne sur des logements réservés aux 50 ans et plus, indique Meissoon Azzaria, coordonnatrice aux communications à la CDPDJ.«Dans le domaine du logement, dès que nous recevons une demande, nous tentons dans la mesure du possible de voir si le dossier peut se régler rapidement, si le logement est encore disponible.» Le simple fait d\u2019annoncer un logement qui exclut des gens en fonction de leur âge est discriminatoire, précise la Commission.« Nul ne peut diffuser, publier ou exposer en public un avis, un symbole ou un signe comportant discrimination ni donner une autorisation à cet effet », indique l\u2019article 11 de la Charte.« Donc, une annonce pour un logement qui exclut les personnes de moins de 50 ans serait considérée comme discriminatoire », expliqueMeissoon Azzaria.« Il peut y avoir des exceptions prévues à la loi, par exemple pour les résidences qui ont une certification du ministère de la Santé.Il y a aussi des exceptions pour les organismes à but non lucratif », ajoute-t-elle.Les riches d\u2019abord Les groupes de défense des locataires déplorent cette tendance des promoteurs à offrir des logements réservés à des « clientèles » privilégiées.Cette pratique crée des ghettos où les gens se regroupent en fonction de leur âge, de leurs revenus ou de leur mode de vie.Et tant pis pour la mixité sociale.« Les promoteurs développent des marchés payants pour eux », réagit Véronique Laflamme, porte-parole du Front d\u2019action populaire en réaména- gement urbain (FRAPRU).Et quoi de plus payant que de riches locataires âgés de «50 ans et plus» dont les enfants n\u2019habitent plus avec eux ?Par exemple, les logements du projet Viva-Cité de Longueuil sont offerts à un coût variant entre 912 $ et 2565 $ par mois, tout compris (loyer, électroménagers, électricité, eau chaude, chauffage, climatisation, téléphone, Internet et câblodistribution de base).« Ça démontre qu\u2019on ne peut pas se fier aux promoteurs immobiliers pour offrir des logements abordables à la population », ajoute Véronique Laflamme.Ce type de logement à gros prix pour les 50 ans et plus nuit aux familles qui cherchent un toit à prix raisonnable \u2014 le taux d\u2019inoccupation des logements de trois chambres est pratiquement de 0 % dans les quartiers centraux de Montréal \u2014, mais aussi aux personnes âgées à faible revenu, souligne le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).De locataires âgés de 75 ans se font ainsi jeter à la rue, à Saint-Hyacinthe : un promoteur veut démolir le modeste immeuble où ils vivent depuis des années pour construire un complexe de luxe réservé aux « aînés actifs ».Sarah Dufour, professeure et responsable des programmes de l\u2019École de psychoéducation de l\u2019Université de Montréal.À Montréal, les enfants noirs comptent pour 14,5 % de la population de 17 ans et moins.Or, dans le système institutionnel de la DPJ, ils comptent pour 29,6 %, ont expliqué Dufour et Lavergne.C\u2019est la même chose, mais à un degré moindre, dans l\u2019ensemble du Québec : les enfants noirs comptent pour 6,5 % de la population des moins de 18 ans, mais ils ont des taux de signalement 1,5 fois plus élevés que leur poids démographique réel.Cette surreprésentation des Noirs n\u2019a d\u2019équivalent pour aucune autre communauté ethnoculturelle, selon les analyses présentées à la commission Laurent par le duo de chercheuses.En fait, les autres groupes ethnocultu- rels apparaissent même sous-représen- tés au sein de la DPJ quant au pourcentage qu\u2019ils occupent pourtant dans la population, ont observé les chercheuses.« Cela n\u2019a rien à voir avec l\u2019immigration », ont bien précisé en entrevue au Devoir les deux chercheuses, en s\u2019appuyant sur des données de recherche.Des nuances Elles ont tenu par ailleurs à apporter des nuances à l\u2019affirmation lancée par la présidente Laurent à la suite de leur présentation.« On ne peut pas nier qu\u2019il y a une sur- représentation » des Noirs, explique la professeure Sarah Dufour.« Mais on n\u2019a pas de preuve pour autant qu\u2019à la DPJ, il y a un système de discrimination systématique », enchaîne sa collègue Chantal Lavergne, en laissant entendre qu\u2019il s\u2019agit plutôt d\u2019un effet cumulatif plus complexe qu\u2019il n\u2019y paraît d\u2019emblée.« C\u2019est préoccupant, mais il faut se rappeler qu\u2019il y a d\u2019autres facteurs, autre que celui d\u2019être Noir, à considérer.» La défavorisation compte, « mais il y a vraiment d\u2019autres choses qui se passent dans ce cas.On ne peut pas vous l\u2019expliquer » facilement, dit Sarah Du- four.« C\u2019est très peu étudié.» Et d\u2019évoquer par exemple des facteurs de pauvreté ou d\u2019« incompréhensions inter- culturelles mutuelles ».Ce qui la mène à dire qu\u2019il y a peut-être « des services plus adaptés aux cas dont on parle » qui pourraient être pensés.Comment expliquer qu\u2019au même moment, d\u2019autres groupes ethnocultu- rels que les Noirs soient au contraire sous-représentés par rapport à leur poids démographique ?« Pour l\u2019instant, les pistes pour expliquer cette sous-représentation d\u2019enfants peuvent indiquer l\u2019usage de pratiques alternatives.» Elles observent en outre qu\u2019à Montréal, 7 enfants sur 10 signalés à la DPJ qui proviennent de groupes ethnocultu- rels quittent ces services après une évaluation.Pour ceux qui ne sont pas issus de ces milieux, c\u2019est 5 sur 10 seulement.En Ontario, avec les mêmes indicateurs, on trouve des taux comparables à ceux observés au Québec, ont expliqué les chercheuses devant les membres de la commission Laurent.«Idéalement, nous souhaitons que la proportion soit la même dans les services de protection de la jeunesse que le poids démographique» des groupes ethnocul- turels, mais pas en diminuant les critères de protection de l\u2019enfance, précisent- elles en entrevue avec Le Devoir.La loi de la protection de la jeunesse est devenue une loi d\u2019instru- mentalisa- tion raciste RÉGINE LAURENT » ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en lo-cation (ou sous- location), toute per-sonne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l 'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du l cataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER PETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS VILLE MONT-ROYAL 3 1/2 spacieux, propre, chauffé, équipé, services, ascenseurs, parcs, métro l'Acadie.975 $/mois 514 738-5281 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER E N B R E F Airbus surclasse Boeing PARIS \u2014 Airbus a annoncé vendredi avoir livré 863 appareils en 2019, le nombre le plus élevé de son histoire, malgré des retards de production qui l\u2019ont obligée à abaisser ses objectifs en cours d\u2019année, alors que son concurrent Boeing a vu ses livraisons s\u2019effondrer à la suite de la crise du 737 MAX.L\u2019avionneur américain, qui dépassait Airbus en matière de livraisons depuis 2012, n\u2019a pas encore dévoilé ses chiffres annuels, mais il n\u2019avait livré que 345 avions de ligne sur les onze premiers mois de 2019, soit deux fois moins qu\u2019en 2018 pour la même période.À l\u2019inverse, les livraisons d\u2019Airbus ont grimpé de 8 % l\u2019an dernier par rapport à 2018.L\u2019avionneur européen a par ailleurs enregistré 1131 commandes en 2019, dont 768 commandes nettes.Agence France-Presse Pas d\u2019indemnités pour le patron de Boeing NEW YORK \u2014 Boeing a annoncé que son ancien directeur général, limogé le 23 décembre pour une gestion jugée catastrophique de la crise du 737 MAX, ne percevra pas d\u2019indemnités de départ.Dennis Muilenburg, qui a pris les rênes de Boeing en 2015, ne recevra pas non plus de prime au titre de l\u2019année 2019, a précisé le constructeur aéronautique dans un document transmis au gendarme américain de la Bourse.M.Muilenburg a également renoncé à des titres d\u2019une valeur de 44 millions, a précisé Boeing, ce qui suggère que le conseil d\u2019administration avait perdu complètement confiance en lui.Il conserve toutefois toutes ses options d\u2019achat obtenues avant sa promotion au poste de p.-d.g.La valeur de celles- ci dépassait les 218 millions au cours de clôture vendredi.Agence France-Presse Le grand patron de TMX prend sa retraite TORONTO \u2014 Groupe TMX a annoncé vendredi le départ à la retraite de son chef de la direction, Lou Eccleston, lequel survient peu après que des allégations ont été faites à son endroit, fin novembre.Le site Web Business Insider avait rapporté que M.Eccleston avait été accusé, dans des documents judiciaires et par la division des droits de la personne de New York, d\u2019avoir eu un comportement inapproprié à l\u2019endroit d\u2019employées au cours de son mandat de cadre supérieur chez Bloomberg.Le conseil d\u2019administration de TMX précise qu\u2019un enquêteur n\u2019a trouvé aucune preuve que M.Ec- cleston se soit livré à du harcèlement ou à une inconduite sexuels pendant ses années à TMX.John McKenzie assumera l\u2019intérim tout en poursuivant son rôle de directeur financier.La Presse canadienne Les livraisons d\u2019Airbus ont grimpé de 8 % l\u2019an dernier.CHRISTIAN CHARISIUS / DPA / AFP L JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE Le couperet tombe chez des fournisseurs du Boeing 737 MAX GE Aviation a décidé de mettre à pied 13 % du personnel de production à son usine de Bromont, vraisemblablement en raison de la suspension de la production de l\u2019avion 737 MAX de Boeing.Aux États-Unis, Spirit AeroSystems doit licencier environ 16 % de ses effectifs.Les 70 employés concernés à Bro- mont ont été prévenus vendredi, a fait savoir par courriel le porte-parole de GE Aviation, Perry Bradley, en évoquant la nécessité, pour l\u2019entreprise, d\u2019adapter sa cadence de production aux conditions de marché.Celui-ci a souligné que la situation était « temporaire ».General Electric et Safran Aircraft Engine détiennent conjointement CFM International, qui construit les moteurs des 737 MAX, cloués au sol depuis mars 2019 dans la foulée de deux écrasements mortels.« CFM travaille en étroite collaboration avec Boeing, les compagnies aériennes qui sont clientes chez nous ainsi que nos fournisseurs dans la foulée de la récente décision » de l\u2019avionneur américain prise le mois dernier, a écrit M.Bradley.Un peu moins de 600 personnes sont affectées à la production chez GE Aviation à Bromont.L\u2019effectif total du site est estimé à environ 900 employés.GE Aviation avait obtenu une subvention de 12 millions de la part du gouvernement québécois en 2017 dans le cadre d\u2019un investissement de 238 millions à son usine de Bromont visant à créer 115 nouveaux emplois.L\u2019argent devait notamment servir à acquérir des équipements pour la fabrication de composantes de moteurs de nouvelle génération qui sont destinés aux appareils Boeing 737, Airbus A320neo et Comac C919.2800 licenciements aux États-Unis De son côté, le groupe américain Spirit AeroSystems a annoncé devoir licencier environ 16 % de ses effectifs en raison de la suspension de la production de l\u2019appareil 737 MAX, cloué au sol depuis mars 2019 après les deux drames qui ont fait un total de 346 victimes.Les licenciements concernent 2800 salariés de l\u2019usine de Spirit Aerosystems située à Wichita, dans le Kansas, mais le groupe prévoit d\u2019autres suppressions d\u2019emplois d\u2019ici la fin du mois dans ses usines de Tusla et McAlester dans l\u2019Oklahoma, précise un communiqué.« Cette décision difficile est une étape nécessaire étant donné l\u2019incertitude liée à la fois à la date de la reprise de la production du 737 MAX et aux rythmes de la production » une fois que Boeing recommencera à fabriquer des appareils, a commenté Tom Gentile, le directeur général de Spirit Aerosystems, qui emploie actuellement plus de 18 000 personnes dans le monde, selon son site.Boeing avait annoncé la suspension des livraisons des 737 MAX dès le 14 mars 2019, au lendemain de l\u2019immobilisation des appareils partout dans le monde, mais avait dans un premier temps maintenu la production à 52 exemplaires par mois.Après un ralentissement des cadences, le constructeur avait finalement annoncé, mi-décembre, l\u2019arrêt de la production de son avion vedette à partir de janvier 2020, pour une durée indéterminée.Or le 737 MAX représente plus de 50% du chiffre d\u2019affaires de Spirit Aerosys- tems, qui fabrique notamment pour Boeing le fuselage des appareils, les pylônes de moteur et des éléments des ailes.Le groupe assure avoir tenté de minimiser l\u2019impact de sa soudaine baisse d\u2019activité en transférant certains salariés sur d\u2019autres programmes et en organisant des salons de l\u2019emploi avec d\u2019autres entreprises du secteur aéronautique.Le constructeur américain a pour sa part assuré que l\u2019arrêt de la production n\u2019aura pas de répercussion sur ses propres effectifs, les quelque 12 000 personnes affectées à la production du MAX à Renton pouvant être assignées à d\u2019autres tâches ou relocalisées dans d\u2019autres usines.Avec l\u2019Agence France-Presse a poussée de plus de 20% des actions en 2019 est venue sauver l\u2019année des régimes de retraite.Ceux à prestations déterminées (PD) ont pu ainsi compenser des taux de rendement obligataire à échéance les plus faibles en 60 ans.Les actions mondiales ont terminé l\u2019année avec éclat, produisant la meilleure performance annuelle en une décennie de l\u2019indice MSCI Monde, ont souligné les analystes de la Banque Nationale.« Les gains étaient généralisés, toutes les grandes régions affichant une performance à deux chiffres », le ton accommodant des banques centrales et la baisse des taux directeurs comptant parmi les catalyseurs.Mais pour les régimes PD\u2026 Cette année plutôt faste en Bourse a produit un rendement global de 22,9 % de l\u2019indice S & P / TSX, de 28,9 % (en dollars américains) du S & P 500 et de 27,7 % (en dollars américains) du MSCI actions mondiales.Côté obligataire canadien, les pressions baissières sur les taux ont permis une hausse de 12,7 % de l\u2019indice des obligations canadiennes à long terme l\u2019an dernier.Ce faisant, la firme d\u2019actuariat Aon Canada a calculé que le rendement global de l\u2019actif des régimes à prestations déterminées composant son univers a crû, en moyenne, de 15,9 % l\u2019an dernier.Sur la base du degré de solvabilité, l\u2019indice Mercer de santé financière d\u2019un régime de retraite hypothétique a atteint 112 % au 31 décembre dernier, contre 102 au début de l\u2019année.Le ratio de solvabilité médian des régimes clients du cabinet en ressources humaines était de 98 %, contre 93 % à la fin de 2018.Pour Aon, ce ratio se chiffrait à 102,5 % au 1er janvier 2020, soit une hausse de 7,2 points de pourcentage sur l\u2019année, qui rapproche le ratio de son record trimestriel atteint au troisième trimestre de 2018.« La proportion de régimes entièrement capitalisés se situait à 54 % au 1er janvier 2020, en hausse de 16 points de pourcentage sur 12 mois », ajoute Aon.Passif actuariel Voilà pour l\u2019actif.Au passif, « les rendements des obligations à 10 ans ont tout de même terminé l\u2019année à 26 points de moins qu\u2019au début de 2019, et ceux des obligations à long terme, à 42 points », écrit Aon.Pour sa part, Mercer souligne que « le rendement positif du marché des actions tout au long de 2019 a permis aux régimes de retraite PD types de connaître une très bonne année, malgré les taux de rendement à échéance des obligations à long terme les plus faibles en plus de 60 ans ».Et F.Hubert Tremblay, conseiller principal de Mercer Canada, d\u2019ajouter : « Les régimes PD qui investissent massivement dans les actions peuvent encore une fois dire merci aux marchés de les avoir sauvés d\u2019une année qui aurait pu être catastrophique.» Le cabinet souligne que l\u2019amélioration des niveaux de capitalisation sur la base de solvabilité n\u2019a pas empêché que des pressions soient exercées sur les obligations de ces régimes présentées dans les états financiers, sous le coup de taux d\u2019intérêt les plus bas jamais vus et des faibles écarts de taux des obligations de sociétés de haute qualité.« Il est possible qu\u2019une hausse de 15 % des obligations dans le bilan des organisations au courant de l\u2019année attire l\u2019attention des directeurs financiers et des investisseurs sur les passifs accumulés, élément auquel ils ne se seraient peut-être pas autrement attardés », prévient M.Tremblay.VOS FINANCES La Bourse porte les régimes GÉRARD BÉRUBÉ Cette décision difficile est une étape nécessaire étant donné l\u2019incertitude liée à la fois à la date de la reprise de la production du 737 MAX et aux rythmes de la production TOM GENTILE » ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Hydro-Québec a dévoilé vendredi un contrat de 20 ans pour vendre de l\u2019électricité à Énergie NB Power, au Nouveau- Brunswick, lui permettant ainsi de progresser un peu plus dans l\u2019écoulement de ses surplus tout en poursuivant les discussions avec la Ville de New York de façon active.Le contrat de 47 TWh au Nouveau-Brunswick, où Hydro-Québec a envoyé 7 % de ses exportations en 2018, générera pour la société d\u2019État des revenus d\u2019un peu plus de 2 milliards sur sa durée.La province maritime a commencé ses importations d\u2019électricité auprès d\u2019Hydro-Québec en 2012.« [Énergie NB] voulait acheter plus d\u2019énergie verte du Québec, prolonger pour sécuriser jusqu\u2019en 2040 » les achats d\u2019électricité, a dit en entrevue téléphonique le p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec, Éric Martel, qui était au Nouveau- Brunswick vendredi matin pour une conférence de presse avec son vis-à- vis, Gaëtan Thomas.Le contrat repose sur l\u2019utilisation d\u2019une interconnexion déjà existante.«Le besoin était là.Ils étaient contents de nos services jusqu\u2019à maintenant, notre réseau est extrêmement fiable», a ajouté M.Martel.D\u2019autant plus que c\u2019est par le Nouveau-Brunswick qu\u2019Hydro-Québec passe pour acheminer une partie de ses exportations vers les États-Unis.Hydro-Québec en contrat pour 20 ans avec Énergie NB Il est bien connu que la société d\u2019État est aux prises avec des surplus depuis plusieurs années et qu\u2019elle a multiplié les efforts au fil du temps afin de signer des contrats hors Québec.Sur 20 ans, le contrat de 47 TWh au Nouveau-Brunswick représente une moyenne annuelle de 2,35 TWh.Cela s\u2019ajoute à l\u2019entente qu\u2019Hydro-Québec a signée avec le Massachusetts prévoyant des exportations annuelles de 9,45 TWh si le projet New Energy Clean Energy Connect, qui passerait par le Maine, obtient toutes les autorisations nécessaires pour une mise en service en 2022.Le contrat avec la Ville de New York n\u2019est pas signé, mais « il y a beaucoup de discussions qui prennent forme présentement », a dit M.Martel.En prenant le contrat du Nouveau-Bruns- wick et en y ajoutant un contrat new- yorkais du même ordre que celui du Massachusetts, soit d\u2019environ « 10 TWH aussi, on est rendus à 22 TWh.Ça, ça voudrait dire qu\u2019on aurait à peu près écoulé nos surplus », a-t-il ajouté.Deux autres ententes Une deuxième entente présentée vendredi par Hydro-Québec et Énergie NB porte sur la réfection de la centrale de Mactaquac, près de Fredericton.L\u2019installation, mise en service en 1968 et responsable de l\u2019approvisionnement énergétique de 12 % des foyers du Nou- veau-Brunswick, a un problème lié à une réaction chimique qui entraîne un gonflement et une fissuration du bé- ton.À 660 MW, la puissance de la centrale est environ le tiers de celle de Beauharnois, à l\u2019ouest de Montréal.Pour Hydro-Québec, qui « offrira des services-conseils, réalisera les travaux de conception et assurera la supervision technique du projet », le contrat rapportera environ 100 millions sur la durée de la réfection, qui prendra une douzaine d\u2019années, a dit M.Martel.La durée de vie utile de la centrale serait ainsi prolongée jusqu\u2019en 2068.Enfin, Hydro-Québec et Énergie NB ont convenu d\u2019entamer des pourparlers portant sur des interconnexions supplémentaires entre les deux provinces, l\u2019objectif étant d\u2019accroître les exportations vers les Maritimes et les États-Unis.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Un rebond, le mois dernier, est venu conclure de belle façon une bonne année pour l\u2019emploi au Québec.L\u2019économie québécoise a regagné 21 000 emplois au mois de décembre, ramenant son taux de chômage à 5,3 %, a rapporté vendredi Statistique Canada.Essentiellement à temps plein, ces nouveaux emplois se sont concentrés dans les services d\u2019hébergement et de restauration ainsi que dans la fabrication, et sont venus effacer une partie de l\u2019important recul (-45 100 emplois) qu\u2019on avait essuyé le mois d\u2019avant et qui avait poussé le taux de chômage à 5,6 %.Revenu à 5,3%, le taux de chômage au Québec se révèle le même aujourd\u2019hui qu\u2019en Ontario, l\u2019autre province à avoir bénéficié de la plus forte création d\u2019emploi le mois dernier (+25 000), et dépasse le niveau enregistré en Colombie- Britannique (4,8%), mais est inférieur à la proportion dans l\u2019ensemble du Canada (5,6 %) ou dans des provinces plus éprouvées économiquement, comme l\u2019Alberta (7%) ou Terre-Neuve (11,8%).Sur 12 mois, il s\u2019est créé près de 63 000 emplois nets au Québec (+1,5 %), dont plus de 58 000 à temps plein et notamment au bénéfice des travailleurs plus jeunes (15 à 24 ans) et plus âgés (55 ans et plus).Le taux de chômage est tombé aussi bas que 4,7 % au mois d\u2019août, établissant un nouveau record aussi loin que les données disponibles permettent de regarder, c\u2019est-à-dire depuis janvier 1976, rappelle Statistique Canada.En moyenne, le taux de chômage au Québec s\u2019est fixé à 5,1 % en 2019, en baisse de 0,4 point par rapport à l\u2019an née précédente et à 0,6 point de moins que la moyenne au Canada, a souligné vendredi l\u2019Institut de la statistique du Québec.Dans certaines régions, cette moyenne est descendue aussi bas que 3,9 % (Centre-du-Québec et Abitibi- Témiscamingue), et même 3,5 % (Capi- tale-Nationale), tandis qu\u2019elle a été plus élevée à Montréal (7,2 %) ainsi qu\u2019en Gaspésie\u2013Îles-de-la-Madeleine (13 %).Les industries qui ont le plus grossi leurs rangs, l\u2019an dernier, ont été celle de la construction (+20 000), des services de santé et d\u2019assistance sociale (+19 000), ainsi que le transport et l\u2019entreposage (+17 000).Quelques- unes ont eu plus de mal, particulièrement celle des services aux entreprises, aux bâtiments et autres services de soutien (-29 000).2020 moins faste « L\u2019année 2020 laisse entrevoir une hausse de l\u2019emploi qui sera moins vigoureuse, et ce, pour plusieurs raisons, a expliqué dans une brève analyse l\u2019économiste du Mouvement Desjardins Joëlle Noreau.D\u2019abord, la croissance du PIB réel sera moins rapide [\u2026 ].Ensuite, la rareté de la main-d\u2019œuvre, qui rend déjà ardu le remplacement des départs à la retraite, sera encore bien présente.Pourvoir de nouveaux emplois demeurera complexe, ce qui ralentira d\u2019autant les embauches.» Au Canada, « on se souviendra de 2019 comme d\u2019une année faste pour le marché du travail » avec la création nette de 320 000 emplois, dont quatre fois plus en Ontario (243 000) qu\u2019au Québec (63 000), a observé pour sa part son confrère de la Banque Nationale Matthieu Arseneau.Si le taux de chômage au Canada est resté le même de décembre 2018 à décembre 2019, à 5,6 %, a-t-il poursuivi, « cela s\u2019explique par le fait que la population active a crû en un an à son rythme le plus soutenu depuis 2007 en raison d\u2019une politique d\u2019immigration dynamique au pays.» EMPLOI 2019, année faste pour le Québec Le contrat de 47 TWh au Nouveau- Brunswick, où Hydro- Québec a envoyé 7 % de ses exportations en 2018, générera pour la société d\u2019État des revenus d\u2019un peu plus de 2 milliards sur sa durée.CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR 3,5 % Il s\u2019agit du taux de chômage pour 2019, à son plus bas historique et bien inférieur aux 3,9 % enregistrés en décembre 2018 DELPHINE TOUITOU À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE ÉTATS-UNIS Le marché du travail termine la décennie sur une note décevante En moyenne, l\u2019économie américaine a créé seulement 175 000 emplois chaque mois de l\u2019année écoulée Le marché du travail américain s\u2019est essoufflé en décembre avec un nombre d\u2019emplois créés et une hausse des salaires décevants, mais, à 3,5 %, le taux de chômage est resté à son plus bas niveau en 50 ans.Au total, 145 000 emplois ont été créés au cours du dernier mois de l\u2019année 2019, a annoncé vendredi le ministère du Travail.C\u2019est beaucoup moins que les 256 000 enregistrés en novembre (révisés à la baisse), dont le total avait été gonflé par le retour sur le marché de l\u2019emploi de salariés de General Motors après leur grève historique.En moyenne, l\u2019économie américaine a créé 175 000 emplois chaque mois en 2019, contre 225 000 créations mensuelles en 2018.Les économistes estiment toutefois que l\u2019économie américaine reste dynamique avec un nombre moyen de 100 000 nouveaux emplois mensuels.L\u2019évolution du salaire horaire moyen a continué de décevoir en décembre, avec une progression de seulement +0,1 %.Et comparativement à décembre 2018, elle tombe sous la barre des 3 % (+2,9 %) pour la première fois depuis un an et demi.« Bien que le rythme des hausses de salaires ne se soit pas accéléré au cours des derniers mois, il reste plus fort que ces dernières années », a nuancé Rubeela Fa- rooqi, économiste chez HFE.Pour autant, les salaires ont peiné l\u2019an passé à décoller en dépit d\u2019une main- d\u2019œuvre qui s\u2019est raréfiée.Pour fidéliser leurs employés, les entreprises ont jusqu\u2019alors privilégié de leur donner plus d\u2019avantages, notamment en ce qui touche l\u2019assurance maladie, plutôt que d\u2019augmenter les salaires dans un contexte de ralentissement économique et d\u2019incertitude lié à la guerre commerciale qui a fait rage entre les États-Unis et la Chine.L\u2019évolution du salaire moyen sur un an reste toutefois au-dessus de l\u2019inflation, qui s\u2019est établie à 2 %, a relevé le ministère du Travail.À 3,5 %, le taux de chômage reste à son plus bas historique et est bien inférieur aux 3,9 % enregistrés en décembre 2018.« La performance du marché du travail continue de fournir une base solide au principal pilier de la croissance : les dépenses de consommation », a estimé Gregory Daco, chef économiste chez Oxford Economics.Il souligne néanmoins qu\u2019avec les risques d\u2019incertitude, notamment politique, les entreprises qui restent prudentes pourraient restreindre la demande de main-d\u2019œuvre.La société d\u2019État est aux prises avec des surplus depuis plusieurs années L\u2019année 2020 laisse entrevoir une hausse de l\u2019emploi qui sera moins vigoureuse JOËLLE NOREAU » A 8 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette Solde de 20% sur toute la marchandise jusqu\u2019au 26 janvier ASSOCIATED PRESS À SYDNEY Novak Djokovic a battu Denis Shapo- valov 4-6, 6-1 et 7-6 (4) à la Coupe de l\u2019ATP, vendredi, permettant aux Serbes de se qualifier pour les demi-finales, aux dépens du Canada.Deuxième raquette du tennis masculin, Djokovic mène désormais 5-0 dans ses duels face à l\u2019Ontarien de 20 ans.«C\u2019était très serré?; ç\u2019aurait pu aller d\u2019un côté comme de l\u2019autre.Il [Shapovalov] a joué de manière incroyable, a souligné le «Djoker».On aurait dit, vraiment, que je disputais un match chez moi.« Quand la plupart des gens dans les gradins t\u2019encouragent sur chaque point, alors tes sensations deviennent très différentes sur le terrain.Tu peux puiser de l\u2019énergie que tu n\u2019aurais pas autrement.Tu trouves de la motivation, a noté Djo- kovic.C\u2019est la raison pour laquelle j\u2019essaie de profiter de ces moments, et de les garder en mémoire où que j\u2019aille.» Le Serbe a eu besoin de 2 heures et 41 minutes, surmontant la quinzaine d\u2019as du Canadien.Djokovic a un léger avantage pour les bris, 3-2.« C\u2019est une autre étape pour moi, qui démontre que j\u2019ai ma place contre des gars comme lui, a confié Shapovalov.Honnêtement, je suis passé à quelques points seulement de remporter ce match.Donc, ouais, je crois que je suis en très bonne posture.J\u2019espère que je ne m\u2019arrêterai pas là.J\u2019espère que je pourrai continuer [dans cette direction].» Plus tôt dans la journée, le Québécois Félix Auger-Aliassime s\u2019est incliné 6-4 et 6-2 contre Dusan Lajovic.Auger- Aliassime a dominé 10-3 pour les as, mais il a aussi commis 5 doubles fautes.Ces deux défaites en simple ont confirmé l\u2019élimination du Canada, mais les deux pays ont tout de même disputé leur match de double.Les Serbes Nikola Cacic et Viktor Troicki ont complété le balayage du duel en prenant la mesure de Peter Po- lansky et d\u2019Adil Shamasdin, 6-3, 6-2.Auger-Aliassime participera au tournoi sur invitations d\u2019Adélaïde la semaine prochaine, tandis que Shapova- lov disputera la Classique ASB en Nou- velle-Zélande.TENNIS Le Canada éliminé à la Coupe de l\u2019ATP ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE À BROSSARD LA PRESSE CANADIENNE Même si le Canadien traverse une deuxième série de huit défaites dans la même campagne pour une première fois depuis au moins son entrée dans la LNH en 1917, personne ne baisse les bras dans le camp de la formation montréalaise.Les joueurs ont même retrouvé le sourire à l\u2019entraînement vendredi, lors d\u2019un exercice avec les filets postés aux lignes bleues.« Les temps sont durs dernièrement, mais il y avait aussi un but à cet exercice, a rappelé l\u2019entraîneur-chef, Claude Julien.Nous voulions faire travailler nos joueurs dans une zone plus restreinte.Ça servait à deux choses : détendre l\u2019atmosphère, mais aussi travailler dans les espaces limités.Nous continuons à tout faire pour nous replacer sur la bonne voie.» Le capitaine Shea Weber avait rappelé après le revers de 4-2 face aux Oilers d\u2019Edmonton jeudi qu\u2019il ne servait à rien de s\u2019apitoyer sur son sort.Le gardien Carey Price a fait écho à ces propos vendredi, quand il a été questionné sur une déclaration faite plus tôt cette semaine au cours de laquelle il avait affirmé qu\u2019il était « au-delà de la frustration ».« Ça veut dire ce que ça veut dire : ne pas se laisser atteindre par une attitude négative et continuer à faire les choses qui me permettraient de connaître du succès sans me soucier du résultat », a expliqué Price.Price, qui est âgé de 32 ans, a indiqué que c\u2019est son expérience dans la LNH qui lui permettait de mieux gérer la situation actuelle.Et c\u2019est cette attitude que les meneurs du Canadien tentent d\u2019inculquer aux jeunes joueurs de l\u2019équipe.« J\u2019essaie d\u2019oublier tous les matchs quand ils sont terminés, a mentionné la recrue Nick Suzuki.Nous regardons la vidéo pour nous améliorer, mais chaque jour est un nouveau départ.Notre groupe de meneurs fait du bon travail pour ne pas avoir la tête basse.\u201cWeby\u201d [Weber] et les autres se présentent le lendemain de chaque match avec une bonne attitude.Ça aide les jeunes à emboîter le pas.» Avant les rencontres de vendredi, le Tricolore se retrouvait au 13e rang de l\u2019Association de l\u2019Est, à neuf points des Flyers de Philadelphie et du dernier rang donnant accès aux séries.HOCKEY Pas question de baisser les bras Joueurs et entraîneurs travaillent fort pour mettre fin à la série de défaites, assure Julien La situation du Canadien ne peut être ignorée, même par les joueurs.Le classement est affiché dans le corridor tout juste à l\u2019extérieur du vestiaire du Complexe sportif Bell.Price a rappelé laconiquement que les Blues de St.Louis ont gagné la Coupe Stanley le printemps dernier alors qu\u2019ils occupaient le dernier rang du classement général de la LNH le matin du 3 janvier.«Je sais qu\u2019il y a un nuage noir au-dessus de nous présentement, mais personne n\u2019a abandonné, a insisté Julien.Les joueurs et les entraîneurs continuent de travailler fort.J\u2019ai vu plusieurs situations dans le passé où les équipes ont baissé les bras, mais ce n\u2019est pas le cas ici.Est-ce que les joueurs sont frustrés?Oui, parce qu\u2019ils ont le succès de l\u2019équipe à cœur, parce qu\u2019ils veulent gagner.« Vous voyez les mêmes matchs que moi.Nous ne sommes pas dominés par l\u2019adversaire, mais les erreurs sont coûteuses », a-t-il ajouté.Sans Gallagher à Ottawa ?Le Canadien pourrait être privé de l\u2019attaquant Brendan Gallagher quand il rendra visite aux Sénateurs d\u2019Ottawa, samedi.Gallagher était de retour au jeu face aux Oilers, après avoir raté quatre rencontres en raison d\u2019une commotion cérébrale.Julien a indiqué que l\u2019attaquant avait ressenti des maux de tête en fin de soirée et qu\u2019il devait rencontrer les médecins de l\u2019équipe pour savoir si les maux de tête étaient liés à la commotion cérébrale subie le 31 décembre ou s\u2019ils étaient simplement le résultat d\u2019un virus.Les défenseurs Jeff Petry et Ben Chiarot étaient également absents.Julien a confirmé que Petry sera à son poste face aux Sénateurs, tandis que Chiarot a besoin d\u2019au moins quelques jours de plus pour se remettre d\u2019une blessure au bas du corps subie mardi, au cours de la défaite 4-3 du Tricolore face aux Red Wings de Detroit.Pour sa part, l\u2019attaquant Matthew Peca est prêt à effectuer un retour au jeu, a indiqué Julien.Peca n\u2019a pas joué depuis le 10 décembre, en raison d\u2019une blessure à une jambe.Il pourrait donc être en uniforme samedi si Gallagher n\u2019est pas en mesure de jouer.ALEXANDRE GEOFFRION-MCINNIS LA PRESSE CANADIENNE Les Championnats des quatre continents de patinage de vitesse courte piste, qui seront présentés pour la première fois ce week-end, ne cadrent pas nécessairement dans le programme d\u2019entraînement habituel des Canadiens.Et plusieurs l\u2019ont souligné à l\u2019approche des premières épreuves.C\u2019est le cas de la patineuse étoile Kim Boutin, qui a été contrainte de se retirer de la compétition en raison d\u2019une tendinite au genou gauche.« Nous considérons cette compéti- tion-là comme faisant partie de notre cycle d\u2019entraînement, a indiqué la triple médaillée olympique.Habituellement, c\u2019est la période de l\u2019année où on s\u2019entraîne le plus.C\u2019est la première édition (des Championnats des quatre continents), donc on va voir ce qu\u2019il en sera à la fin du week-end.Mais c\u2019est sûr que si cette compétition-là n\u2019existait pas, alors nous aurions participé à des courses entre nous, à l\u2019entraînement.» Charles Hamelin, le vétéran de l\u2019équipe canadienne qui sera en action en fin de semaine, pense même que l\u2019événement aura lieu à un autre moment en 2021.« Il va quelque peu falloir refaire le calendrier, parce que les autres compétitions sont présentées PATINAGE DE VITESSE SUR COURTE PISTE La compétition de Montréal mal placée dans le calendrier aux mêmes dates depuis au moins deux ans, a noté Hamelin.Celle-ci (les Championnats des quatre continents) a été annoncée seulement l\u2019an dernier, donc il a fallu qu\u2019ils (les dirigeants de la fédération) la rajoutent au calendrier déjà existant.Je pense que c\u2019est le meilleur moment où ils pouvaient la mettre, mais elle est tout de même très mal placée.Retour de De Serres-Rainville Il reste qu\u2019au moins une patineuse canadienne avait encerclé les dates des 11 et 12 janvier 2020 sur son calendrier : Camille De Serres-Rainville.La Montréalaise, âgée de 24 ans, médaillée de bronze en relais aux Championnats du monde de Sofia en mars dernier, effectuera un retour à la compétition après s\u2019être absentée pendant près d\u2019un an à cause des blessures.« Je suis assez excitée, a-t-elle admis, les yeux pétillants.En plus du relais, j\u2019ai appris mardi que j\u2019allais patiner les distances individuelles, et je n\u2019ai pas eu beaucoup de temps pour réfléchir à ma préparation, ma stratégie de course.Ce que j\u2019aimerais, d\u2019abord et avant tout, c\u2019est m\u2019amuser et retrouver le plaisir de patiner.J\u2019ai hâte de voir comment je pourrai me débrouiller contre les Sud- Coréennes, puisque ce seront leurs meilleures patineuses qui seront ici ce week-end.» Les visages se faisaient longs, jeudi soir, au banc du Canadien de Montréal.L\u2019équipe traverse une deuxième série de huit défaites dans la même saison pour une première fois depuis son entrée dans la LNH en 1917.GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Ça veut dire ce que ça veut dire : ne pas se laisser atteindre par une attitude négative et continuer à faire les choses qui me permettraient de connaître du succès sans me soucier du résultat CAREY PRICE » A 9 MONDE LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 MONTRÉAL 514-231-8677 BEACONSFIELD 514-697-9484 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 REPENTIGNY 514-755-8677 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 FORT LAUDERDALE 954-955-8677 PROVENCE/CÔTE AZUR 06-33-80-00-95 MOTORISATION DISPONIBLE www.universdustore.ca SUR MESURE FABRIQUÉ AU QUÉBEC OPAQUES MAISON \u2022 CONDO \u2022 COMMERCE VERRIÈRE \u2022 MOTORISÉ \u2022 BUREAU TRANSLUCIDES SOLAIRES Claude Bouchard VENTE ESTIMATION GRATUITE SANS FRAIS UNIVERS DU STORE INSTALLATION GRATUITE UNIVERSAL BLINDS 1 855 770-8677 MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 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consacrer l\u2019effondrement de tout l\u2019édifice.Voire créer un chaos plus grand encore.Alors qu\u2019ils tentent de remettre le couvercle sur la boîte de Pandore ouverte il y a 17 ans, la cartographie régionale montre une influence grandissante de l\u2019Iran à travers des intermédiaires actifs: comme le Kata\u2019ib Hezbollah et le Harakat Hezbollah al-Nujaba en Irak, les Houtis au Yémen, les forces Al-Ri- dha et la brigade d\u2019Al-Baqir en Syrie, le Hezbollah au Liban, le Hamas et le Djihad islamique dans la bande de Gaza\u2026 Le général assassiné, Soleimani, était indéniablement un artisan de cette influence tantôt honnie par les États-Unis et leurs alliés, tantôt utile, comme face au groupe État islamique.En ce sens, les craintes des Américains sont fondées.Mais un autre regard sur la région offre une perspective différente.Celle de l\u2019Iran, ancienne grande puissance perse, colosse régional aux pieds d\u2019argile, aux prises avec une géopolitique anxiogène.Son territoire est cerné, à portée de tirs de la puissance israélienne, face à son grand rival régional saoudien, et bordé de toutes parts par une constellation de bases américaines.C\u2019est d\u2019ailleurs sur cette perception d\u2019encerclement que s\u2019est construit l\u2019essor de Soleimani, acteur-clé du régime depuis la guerre Iran-Irak, propulsé sur la scène régionale par l\u2019invasion américaine de 2003.Le politologue américain Ian Bremmer explique d\u2019ailleurs qu\u2019en assassinant Solei- mani, les Américains ont tué le «Patton iranien».Les craintes des Iraniens étaient tangibles.Le dilemme de sécurité est réel.D\u2019autant que les perceptions du président sont largement façonnées par Fox News, particulièrement si un jour de pluie cantonne le président devant sa télévision à Mar-a-Lago, comme le jour où il a pris la décision d\u2019assassiner Soleimani.Or les garde-fous sont minimes.Notamment parce que les membres du Congrès \u2014 le contrepoids naturel \u2014 n\u2019ont pas soit la volonté, soit la capacité d\u2019enrayer les mécanismes présidentiels.En effet, derrière lui, et à peu d\u2019exceptions près, les républicains serrent les rangs: le président a la Constitution pour lui, puisqu\u2019il est commandant en chef des forces armées, d\u2019autant plus qu\u2019il peut s\u2019appuyer \u2014 disent-ils \u2014 sur l\u2019autorisation (AUMF) votée en 2002 de recourir à la force en Irak, invoquée comme blanc-seing pour le président.Comme la Maison- Blanche a invoqué (sans véritablement la démontrer, disent certains républicains critiques) l\u2019imminence d\u2019une menace, cela légitimerait sa décision tant en droit interne (pouvoirs de crise) qu\u2019en droit international (l\u2019article 51 des Nations unies face à un danger imminent).Les démocrates soulignent de leur côté que le président n\u2019a le pouvoir constitutionnel de mener une guerre que sur autorisation législative (AUMF).Pour ce faire, ils invoquent la Loi sur les pouvoirs de guerre de 1973 qui restreint la capacité présidentielle de recourir à l\u2019usage de la force militaire à l\u2019étranger.Dans ce cadre, le président a l\u2019obligation de consulter préalablement (48 heures avant) et d\u2019informer régulièrement ensuite le Congrès; il ne peut maintenir d\u2019opérations militaires après 60 jours qu\u2019avec l\u2019autorisation explicite du Congrès.Il doit y mettre fin si le Congrès le lui impose par une résolution concurrente \u2014 mais cette disposition-massue a été invalidée par la Cour suprême en 1983, privant (pour l\u2019instant) le molosse de ses dents.Or, la résolution adoptée jeudi par la Chambre (démocrate) pour limiter l\u2019exercice des pouvoirs présidentiels est purement symbolique.La Loi sur les pouvoirs de guerre est certes un outil important, qui, sans que les présidents l\u2019aient respectée à la lettre, a permis de rappeler régulièrement à l\u2019exécutif l\u2019importance des limitations constitutionnelles.Mais elle est inadaptée, car elle ne permet pas d\u2019enrayer l\u2019hypertrophie présidentielle ou simplement d\u2019encadrer ses pouvoirs.Or les législateurs ont opté pour un texte non contraignant, évitant d\u2019affronter le véritable problème que constitue cette hyperprésidentia- lisation du régime, patente de W.Bush à Trump en passant par Obama, de cette dérive sans contrepoids, des prérogatives présidentielles.Les cours se tiennent traditionnellement hors d\u2019un débat qu\u2019elles considèrent ne pas être leur \u2014 invoquant la «doctrine de la question politique» pour s\u2019en débarrasser.Et l\u2019opinion publique est partiellement démunie puisqu\u2019une grande majorité d\u2019Américains (77% selon un sondage de Morning Consult/Politico) peinent à placer l\u2019Iran dans le monde.Dès lors, sur fond de procédure de destitution, avec des institutions verrouillées et des blocs polarisés, la volatilité de la politique étrangère américaine, ainsi que son imprévisibilité, n\u2019en est que plus accrue.2020 vient tout juste de commencer.ÉLISABETH VALLET GERMAIN MOYON À LONDRES AGENCE FRANCE-PRESSE À peine la bombe lâchée, Meghan a plié bagage.L\u2019épouse du prince Harry est retournée au Canada, où le couple venait de passer les Fêtes, sitôt leur décision de se mettre en retrait de la famille royale britannique annoncée.Non consultée et, selon la presse britannique attristée, la reine Élisabeth II, 93 ans, est intervenue jeudi pour tenter d\u2019apaiser la tempête causée par le « Megxit ».Elle a demandé aux membres de la famille de trouver dans les jours qui viennent une solution face à la volonté de son petit-fils, sixième dans l\u2019ordre de sa succession, de gagner son « indépendance financière » et de vivre une partie de l\u2019année en Amérique du Nord.Mais pendant que les contacts se multipliaient entre les Windsor, l\u2019ex- actrice américaine, qui n\u2019avait pas caché ces derniers mois trouver peu de soutien autour d\u2019elle pour surmonter la pression liée à sa nouvelle vie de princesse, n\u2019a pas attendu.« Je peux confirmer les informations selon lesquelles la duchesse de Sussex est au Canada », a déclaré vendredi une porte-parole du couple.Recul Harry et Meghan venaient de rentrer de vacances prolongées au Canada, prises pour prendre du recul après avoir affiché leur malaise devant les critiques appuyées des tabloïds britanniques sur les Meghan Markle revient au Canada Les tabloïds britanniques sont très critiques des supposés caprices de l\u2019épouse du prince Harry, Meghan Markle, et de son luxueux train de vie.DANIEL LEAL-OLIVAS AGENCE FRANCE-PRESSE ELODIE CUZIN À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE La cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a donné vendredi son feu vert à l\u2019envoi la semaine prochaine de l\u2019acte d\u2019accusation de Donald Trump au Sénat, essentiel pour l\u2019ouverture de son procès historique en destitution attendu d\u2019ici la fin du mois.Démocrates et républicains étaient engagés dans un bras de fer depuis la mise en accusation, le 18 décembre, de Donald Trump par la majorité démocrate de la Chambre des représentants pour « abus de pouvoir » et « entrave à la bonne marche du Congrès » dans l\u2019affaire ukrainienne.Un procès doit désormais être organisé au Sénat, où les républicains sont majoritaires, pour décider ou non de sa destitution.Compte tenu du grand soutien dont il dispose dans ses rangs, Donald Trump devrait être acquitté.Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, a attendu plus de trois semaines avant de mettre en œuvre l\u2019envoi de l\u2019acte d\u2019accusation au Sénat, condition essentielle à l\u2019ouverture du procès.Celui-ci devrait désormais se tenir d\u2019ici la fin du mois, sauf surprise.Au moment où les républicains criaient au scandale depuis des jours, Mme Pelosi a finalement annoncé, dans une lettre à son groupe parlementaire, avoir demandé au chef démocrate de la commission judiciaire de « se tenir prêt » à organiser un vote en séance plénière « la semaine prochaine ».Il s\u2019agira d\u2019approuver « une résolution pour nommer des responsables » démocrates chargés d\u2019endosser le rôle de procureurs « et transmettre l\u2019acte d\u2019accusation au Sénat ».Mme Pelosi rencontrera ses élus mardi afin de débattre de « la façon de procéder pour la suite ».Les démocrates accusent Donald Trump d\u2019avoir abusé de son pouvoir en demandant à l\u2019Ukraine d\u2019enquêter sur Joe Biden, un rival potentiel à la présidentielle de novembre.Dénonçant une « mascarade », le milliardaire affirme être innocent.«On se souviendra d\u2019elle comme peut- être la présidente de la Chambre qui a eu le moins de succès de l\u2019histoire américaine!» a tweetévendredi Donald Trump.Un retard dénoncé Mme Pelosi «et ses élus démocrates ont passé des semaines à jouer avec ce qui représente, de fait, leur tentative de renverser le résultat d\u2019une élection américaine», a dit un élu de la Chambre proche de Donald Trump, Mark Meadows.Les républicains accusent la démocrate d\u2019hypocrisie pour avoir retardé une procédure qu\u2019elle disait de la plus grande urgence, certains la disant même coupable d\u2019un «abus de pouvoir».Nancy Pelosi, elle, est furieuse que le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, coordonne ouvertement avec la Maison-Blanche la stratégie pour mener le procès vers un acquittement, qui ne fait aucun doute selon le sénateur.Les démocrates accusent aussi les républicains de n\u2019avoir pas déterminé de cadre «juste» pour le procès, en refusant de se mettre d\u2019accord dès maintenant sur les témoins qui seront convoqués.M.McConnell affirme que cela pourra être décidé après son ouverture.Malgré quelques voix discordantes, Nancy Pelosi restait largement soutenue dans ses rangs sur sa stratégie d\u2019attente, qui a permis de laisser affleurer « de nouvelles informations » dans la presse, souligne-t-elle.La Chambre a tenu « le président pour responsable d\u2019avoir demandé à un gouvernement étranger d\u2019intervenir dans l\u2019élection de 2020 pour son intérêt personnel et politique », a-t-elle écrit.« Tous les sénateurs font désormais face à un choix : être loyal au président ou à la Constitution ».Donald Trump est déjà entré dans l\u2019histoire comme le troisième président américain à subir l\u2019affront d\u2019une mise en accusation au Congrès.Mais lui affirme que cette procédure «bidon» sera toxique dans les urnes pour les démocrates tandis qu\u2019elle galvanisera ses partisans pour lui offrir la victoire lors de la présidentielle de novembre.ÉTATS-UNIS Un pas de plus vers le procès en destitution de Trump L\u2019acte d\u2019accusation sera envoyé au Sénat la semaine prochaine, dit Pelosi supposés caprices de Meghan Markle et son luxueux train de vie.Le duc et la duchesse de Sussex étaient réapparus publiquement au Royaume-Uni lundi pour une visite à la Maison du Canada à Londres.Selon le Daily Mail, Meghan a rejoint au Canada son fils Archie, âgé de huit mois, qui y était resté, laissant entendre que le couple n\u2019avait pas prévu de rester au Royaume-Uni une fois son annonce faite, préparée en toute discrétion.Il est question que le prince Harry les rejoigne rapidement, selon la même source, bien qu\u2019il soit censé présider jeudi prochain le tirage au sort de la Coupe du monde de rugby à XIII, au palais de Buckingham.Meghan a vécu au Canada lorsqu\u2019elle jouait dans la série Suits.Et une enquête parue vendredi dans le National Post indiquait que 61% des Canadiens interrogés aimeraient que le prince Harry devienne le prochain gouverneur général de leur pays, c\u2019est-à-dire le représentant d\u2019Élisabeth II dans cette ex-colonie britannique.L\u2019annonce de la mise en retrait du duc et de la duchesse de Sussex, sans concertation avec le reste de la famille, a mis le Royaume-Uni en émoi et ouvre une nouvelle crise au sein de la monarchie.Dans son allocution de Noël, la reine avait déjà jugé « semée d\u2019embûches » l\u2019année 2019, marquée notamment par la mise en retrait de son fils le prince Andrew en raison de ses liens avec le pédophile américain Jeffrey Epstein.Selon la presse, la journée de jeudi, après avoir commencé, ont raconté les membres de la famille, par la stupéfaction ou la fureur contre Harry et Meghan, a donné lieu à une série de coups de téléphone entre la reine, son fils Charles et son petit-fils aîné William pour les pousser à recoller les morceaux et arriver à une solution.Les discussions dont Élisabeth II a pris l\u2019initiative doivent déterminer le statut exact d\u2019Harry et de Meghan, qui ont dit vouloir renoncer à leur allocation royale pour avoir le droit de gagner de l\u2019argent.Cela ne devrait pas être difficile vu leur statut de célébrités modernes ayant rajeuni la monarchie. LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2020 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS DE DÉCÈS - LE MÉMORIEL Téléphone 514 525-1149 Courriel deces@lememoriel.com PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com 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Moyen-Orient, terre de conflits La région est encore à feu et à sang après des décennies de guerres La professeure de science politique à l\u2019Université Laval, Aurélie Campana, spécialiste des conflits, du terrorisme et des relations internationales, fait le point sur des décennies de guerres et de tensions au Moyen-Orient.Propos recueillis par Stéphane Baillargeon.L es nouvelles en provenance du Moyen-Orient semblent encore et toujours très pénibles : attentats, guerres, bombardements, assassinats, tensions diplomatiques.La situation ne s\u2019est donc pas améliorée depuis le début du siècle, depuis les guerres déclenchées après le 11 septembre 2001 ?C\u2019est très difficile de comparer une époque à une autre parce que les zones et les sources de tensions peuvent être différentes.Mais si on fait un décompte des conflits dans cette région, si on compare avec le décompte d\u2019avant le 11 septembre 2001, on peut constater qu\u2019effectivement la région est plus déchirée aujourd\u2019hui.Simplement en termes de nombre, oui, il y a plus de conflits au Moyen-Orient aujourd\u2019hui par rapport à il y a vingt ou trente ans.Les guerres en Afghanistan ou en Irak ont donc échoué ?Aujourd\u2019hui, avec le recul, on peut dire que ces interventions militaires ont été très mal calibrées \u2014 et je ne reviendrai pas sur l\u2019énorme problème de légitimité de l\u2019intervention des États-Unis en Irak.Surtout, elles n\u2019ont pas tenu compte des dynamiques locales dans des pays très fragmentés, divisés en communautés.L\u2019Afghanistan sortait d\u2019une guerre civile et était dirigé par un régime très autoritaire.L\u2019Irak était aussi dirigé de manière très autoritaire qui imposait un équilibre fragile, mais qui tenait.La résurgence des tensions communautaires résulte aussi des impensés et des errements de la politique américaine au moment et à la suite de cette intervention.Les erreurs commises ont des conséquences dramatiques pour les populations.Mais ce n\u2019est vraiment pas le seul facteur et il faut beaucoup insister sur ce point.Les ferments des tensions existaient avant le catalyseur de la guerre qui en a superposé de nouvelles sur des lignes de fractures plus anciennes, rouvertes et saignées à blanc.Pourquoi le conflit entre les États- Unis et l\u2019Iran redevient-il majeur ?Une multitude de facteurs convergent.On pourrait commencer par l\u2019arrivée de Donald Trump au pouvoir qui a entraîné la résurgence des tensions entre les Américains et les Iraniens alors que l\u2019administration Obama avait tenté de calmer le jeu entre autres en négociant un accord sur le nucléaire avec l\u2019Iran en impliquant les Russes et les Européens.Donald Trump incarne une position beaucoup plus dure.Il espérait obtenir des concessions de Téhéran en imposant des sanctions économiques beaucoup plus fermes.Le fossé se creuse depuis, mais il n\u2019y a pas que ça.L\u2019intervention américaine en Irak a eu pour conséquences de ranimer les tensions entre les populations chiites et sunnites.L\u2019Iran s\u2019est immiscé, naturellement dirais-je, dans cette dynamique intercommunautaire et a repris pied en Irak comme jamais auparavant en soutenant et en armant certaines milices chiites, aujourd\u2019hui placées du côté du gouvernement, mais qui pourraient se retourner contre ce même gouvernement.Il y a une très grande instabilité en Irak qui devient une zone d\u2019affrontement indirecte entre les États-Unis et l\u2019Iran.D\u2019autres rivalités s\u2019ajoutent, celle entre l\u2019Iran et l\u2019Arabie saoudite, alliée des États- Unis.Il y a différentes strates encore une fois.Quel rôle joue la Russie ?L\u2019URSS était active dans la région, par exemple avec la guerre d\u2019Afghanistan (1979-1989).La Russie était très peu présente dans la région dans les années 1990, tout simplement parce qu\u2019elle n\u2019avait pas les moyens diplomatiques et politiques de ses ambitions.Elle a fait un retour de plus en plus marqué depuis les années 2000 entre autres avec le soutien au régime de Bachar al-Assad.Maintenant, la Russie n\u2019a peut-être pas la solution à la résolution de cet ensemble de conflits et de tensions régionales et internationales, mais elle a beaucoup de cartes en main.Paradoxalement, la Russie parle avec tout le monde et est la seule puissance dans cette situation.Elle s\u2019est rapprochée de la Turquie.Elle est une alliée stratégique de l\u2019Iran.Elle parle à Israël et à l\u2019Arabie saoudite.Il ne faut pas oublier qu\u2019environ 12% ou 14% de la population russe est musulmane.Ces musulmans russes sont à majorité sunnite et Moscou a donc tout intérêt à entretenir de bons rapports avec Riyad.Si les Russes le veulent, ils peuvent contribuer à calmer le jeu.Mais il ne faut pas oublier la rivalité très forte avec les États-Unis.Est-on devant la possibilité d\u2019une autre guerre malgré toutes celles qui ont échoué dans la région ?La guerre, on sait comment elle commence, mais jamais comment elle finit.Donald Trump semble hésiter entre deux options.Il a parlé à plusieurs reprises d\u2019un retrait d\u2019Irak.D\u2019un autre côté il a des positions très, très dures vis-à-vis de l\u2019Iran.C\u2019est comme une contradiction permanente et il est encore une fois difficile de lire les positions du président américain.Une autre guerre dans la région serait dramatique.Elle aurait des conséquences dans toute la région.La diplomatie doit reprendre le dessus sur les déclarations belliqueuses à certains moments.Les Américains ont d\u2019ailleurs fait un pas en arrière cette semaine.L\u2019une des réponses possibles de l\u2019Iran pourrait être l\u2019accélération de son programme nucléaire qui ouvrirait un nouveau cycle de tensions.Certains experts ne sont pas très optimistes.Il faut que la diplomatie reprenne ses droits et très vite.IRAN IRAK ARABIE SAOUDITE TURQUIE SYRIE ISRAËL LIBAN ÉGYPTE JORDANIE KOWEÏT AFGHANISTAN PAKISTAN QATAR CISJORDANIE YÉMEN OMAN ÉMIRATS ARABES UNIS océan Indien mer Rouge golfe Persique golfe d\u2019Oman T A U S E E F M U S T A F A A G E N C E F R A N C E - P R E S S E "]
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