Le devoir, 2 juin 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 1 2 2 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Bois d\u2019œuvre: Ottawa annonce son plan d\u2019aide.Le gouvernement fédéral promet 867 millions sur trois ans pour aider l\u2019industrie forestière à traverser la crise avec les États-Unis.Page A 7 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 7 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 8 ?w w w .l e d e v o i r .c o m La vérité, c\u2019est que Le Devoir a besoin de vous.« Le Devoir enrichit notre ré?exion.Le Devoir enrichit notre imagination et au bout du compte, enrichit notre vie.» VINCENT VALLIÈRES jesoutiens .com J É R Ô M E D E L G A D O A yant presque 80 ans, Moshe Safdie, l\u2019homme d\u2019Habitat 67, savoure son statut de starchi- tecte.Ses rêves démesurés et fantaisistes poussent partout, surtout en Asie, bien loin en temps et en espace de l\u2019époque où son architecture qualifiée de «hippie » faisait peur.« J\u2019ai peut-être fait une erreur, lorsque j\u2019ai présenté un bâtiment comme étant composé de verre et de verdure», confie-t-il, au sujet d\u2019un projet avorté en 1968 et destiné à San Francisco.Malgré ses tentatives, Safdie n\u2019a pas réalisé là, ni à New York ni ailleurs, des rejetons d\u2019Habitat 67.Le complexe résidentiel de la Cité du Havre demeure le seul, ce qui le rend, 50 ans après sa livraison, si emblématique de la signature Safdie, d\u2019Expo 67, pour laquelle il a été conçu, et de l\u2019architecture du XXe siècle.L\u2019exposition Habitat 67 vers l\u2019avenir / The Shape of Things to Come, que le Centre de Fantaisie architecturale Retour sur Habitat 67 avec l\u2019auteur de cette œuvre hippie, Moshe Safdie PEDRO RUIZ LE DEVOIR Une maquette qu\u2019on peut voir à l\u2019exposition consacrée à Habitat 67 VOIR PAGE A 10 : FANTAISIE JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Philippe Couillard a présenté jeudi sa «Politique d\u2019af firmation du Québec et de relations canadiennes».Climat: Trump tourne le dos à l\u2019Accord de Paris Page A 3 M A R C O B É L A I R - C I R I N O M A R I E - M I C H È L E S I O U I D A V E N O Ë L à l\u2019Assemblée nationale L e chef du gouvernement québécois, Philippe Couillard, ne se satisfait pas de la fin de non-recevoir opposée jeudi par le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, à sa « Politique d\u2019affirmation du Québec et de relations canadiennes».«Commenter quelque chose qu\u2019on n\u2019a pas lu, ça m\u2019apparaît toujours un peu hasardeux», a-t-il lâché.M.Couillard a pris de court la classe politique québécoise et canadienne en se posant en réformateur de la Constitution du Canada à moins d\u2019un an et demi des prochaines élections générales québécoises.Le premier ministre québécois a «monté la CONSTITUTION Couillard, entre idéalisme et réalisme Le premier ministre ne désarme pas devant l\u2019accueil glacial que sa proposition a reçu dans le reste du Canada En février, le premier ministre Couillard avait mis le doigt sur le vice fondamental de la position constitutionnelle de François Legault : « Il fait plein de demandes, mais il ne dit pas ce qui va arriver si la réponse n\u2019est pas oui.Il n\u2019est pas capable de le dire.Il sait c\u2019est quoi la réponse, mais il ne voudra pas le dire à la population.» Le document réitérant les demandes traditionnelles du Québec qu\u2019il a rendu public jeudi soulève la même question, à laquelle il ne répond pas davantage : que fera-t-il s i l a r é p o n s e e s t n o n , comme le suggère for te- ment la réaction de Justin Trudeau?M.Couillard est certainement sincère dans son désir de ramener le Québec de façon honorable dans le giron constitutionnel, tout comme l\u2019étaient ses prédécesseurs, mais il sait aussi bien que M.Legault que le Canada anglais n\u2019a plus le moindre intérêt pour la question.Comme le chef de la CAQ, il était cependant conscient de la nécessité de se présenter à la prochaine élection avec une politique constitutionnelle, peu importe que celle-ci soit réaliste ou non.De toute manière, il ne se passera rien de concluant d\u2019ici octobre 2018.Il s\u2019est bien gardé de fixer un échéancier, même très lointain, à l\u2019ouverture de négociations en bonne et due forme.Cela se produira « le moment venu», a-t-il dit, ce qui signifie souvent aux calendes grecques.On ne sait pas non plus quelle forme prendra l\u2019exercice pédagogique auquel il entend convier la société civile canadienne, mais le succès risque d\u2019être limité.Les colloques universitaires sur le thème « Wath does Quebec want ?», jadis très courus, ne font plus recette depuis longtemps.Et si c\u2019est non ?MICHEL DAVID VOIR PAGE A 10 : CONSTITUTION VOIR PAGE A 10 : NON Zeitgeist Le sexe en grippe Page B 10 M.Couillard est sans doute le premier à savoir que ses chances de réussite sont infinitésimales Lire aussi \u203a Pour un Canada plurinational.L\u2019éditorial de Robert Dutrisac.Page A 8 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 www.roche-bobois.com P h o t o M i c h e l G i b e r t , n o n c o n t r a c t u e l l e .M e r c i à T A S C H E N .A r c h i t e c t e : w w w .c h r i s t o p h e b e r n a r d .e u .* O f f r e n o n c u m u l a b l e , v a l a b l e a u C a n a d a d u 2 4 m a i a u 4 j u i n 2 0 1 7 .MONTREAL - BROSSARD - LAVAL - TORONTO Scenario.Composition d\u2019éléments en cuir, design Sacha Lakic.DES PRIX TRÈS SÉDUISANTS SUR LA NOUVELLE COLLECTION 2017 I S A B E L L E P O R T E R à Québec U n regroupement d\u2019entreprises pense avoir trouvé une façon de résoudre la crise du verre qui perturbe le monde du recyclage au Québec depuis des années.La formule est si prometteuse qu\u2019on songe même à importer du verre des États-Unis pour maximiser les ventes de verre recyclé.Testé à Québec depuis peu, le système développé par Éco Entreprises permet de produire des poudres de verre d\u2019une très grande qualité.« C\u2019est vraiment une première mondiale », a déclaré la présidente du groupe, Mar yse Vermette, lors d\u2019une annonce jeudi.Le recyclage du verre ne sera bientôt plus un enjeu, selon elle.Le verre constitue environ 18 % des produits jetés au recyclage.En plus d\u2019être difficile à revaloriser, il complique le tri des autres produits recyclés lorsqu\u2019il se casse.Ces dernières années, cette situation a mis de la pression sur la Société des alcools du Québec (SAQ) pour qu\u2019elle autorise la consigne, ce à quoi elle s\u2019est toujours opposée.Éco Entreprises regroupe justement la SAQ et d\u2019autres compagnies québécoises qui vendent des produits en verre.Son réseau, qui paie déjà les coûts de 100 % de la collecte sélective au Québec, s\u2019est donné l\u2019an dernier pour mission de régler le problème du recyclage du verre.«On a regardé comment faisaient les pays qui géraient le verre comme nous, mélangé avec les autres produits dans le bac de récupération », raconte Mme Vermette.«On a fait faire des études de marché sur les débouchés autres que la refonte de la bouteille et on s\u2019est rendu compte qu\u2019il y avait plein de possibilités.» La consigne encore moins justifiée Mais c\u2019est la technologie qui change les choses, explique-t- on.Jusqu\u2019à présent, le verre qui sortait des centres de tri comprenait environ 20 % de contaminants, ce qui le rendait difficile à vendre puisque les acheteurs réclament en moyenne 5 % d\u2019impuretés (morceaux d\u2019étiquette, de métal, etc.).Or voilà qu\u2019Éco Entreprises a développé un système capable de produire du verre recyclé pur à 99 %.Selon Mme Vermette, le projet rend la consigne à la SAQ encore moins justifiée qu\u2019avant.« Il faut qu\u2019il y ait suffisamment de tonnage pour alimenter les recycleurs», dit-elle.Or la consigne aurait pour effet de diminuer ce tonnage, fait-elle valoir.« Si on disperse notre verre, on ne sera pas capable d\u2019avoir un modèle d\u2019affaires qui va répondre aux besoins des recycleurs.» Leur nouveau système de tri a été construit dans un dôme attenant au Centre de tri de Québec.Il repose notamment sur une technologie anglaise « d\u2019implosion » qui permet de séparer les goulets et les étiquettes plus efficacement.C\u2019est en combinant cette technique avec une machinerie développée au Québec chez Machinex qu\u2019Éco Entreprises y est parvenue.Les résultats obtenus ici avec son outil sont sans précédent, selon le concepteur de la technologie, Steve Whettingsteel, de l\u2019entreprise anglaise Kryste- line, qui a vendu son produit un peu partout dans le monde.La formule doit être testée pendant 15 mois au Centre de tri de Québec dans le cadre d\u2019un projet pilote.Elle sera également mise à l\u2019essai dans quatre autres centres de tri ailleurs au Québec, soit à Saint-Paul et Terrebonne (dans Lanau- dière), à Grande-Rivière (Gas- pésie) et à Thetford Mines (Chaudière-Appalaches).Réunies, ces cinq usines traitent le quart de tout le verre recyclé au Québec.Pour ce qui est des débouchés, on vise les marchés des abrasifs, de la laine minérale, des ajouts cimentaires, des paillis ornementaux, des agents de filtration d\u2019eau et de remplissage, des dalles écologiques et du verre cellulaire utilisé pour les terrains de sport.L\u2019intérêt pour le produit est tel, selon Mme Vermette, qu\u2019on songe à recycler le verre des voisins.«On se demande même si on va avoir assez de verre au Québec.On va peut-être faire venir du verre d\u2019autres provinces ! » Elle mentionne aussi les ter ritoires américains limitrophes, comme le Vermont.Le Devoir ENVIRONNEMENT Recyclage du verre : une affaire réglée ?Une nouvelle technologie permettrait de produire une matière plus pure et plus attrayante pour l\u2019industrie LYNZEY DONAHUE AGENCE FRANCE-PRESSE Le verre constitue environ 18 % des produits jetés au recyclage.En plus d\u2019être dif ficile à revaloriser, il complique le tri des autres produits recyclés lorsqu\u2019il se casse. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 C e qui frappe d\u2019abord, c\u2019est le ton angélique et le visage poupon.À une autre époque, le p.-d.g.de General Motors aurait eu la peau burinée et fumé le cigare.Les grands capitalistes technos ont aujourd\u2019hui le verbe familier, le regard affable et, derrière leur sourire médiatique, les dents étincelantes de blancheur.Ce qui ne les rend pas moins acérées.La semaine dernière, la prestigieuse Université Harvard invitait son drop-out le plus célèbre à prononcer le discours annuel d\u2019adieu s\u2019adressant à ses finissants.Devant les diplômés rassemblés entre la Memorial Church et la bibliothèque Widener, le fondateur de Facebook, aujourd\u2019hui à la tête de la sixième capitalisation boursière du monde, a commencé son exposé en rappelant ses médiocres années d\u2019étude.Au lieu de profiter de la meilleure université du monde pour se cultiver, le génial informaticien préféra en effet mettre au point le «réseau social» qui le rendit milliardaire.Le voici de retour 13 ans plus tard pour livrer aux finissants, qui ont eu la discipline, eux, de terminer leurs cursus, rien de moins que sa «vision du monde».Passons sur cette fâcheuse prétention à représenter « sa » génération.Dans la prose de Mark Zuckerberg, il est partout question d\u2019«aller de l\u2019avant», de «relever le défi », de «prendre des initiatives » et de « saisir nos opportunités ».En parodiant McLuhan, on pourrait presque dire que, pour ce patron de 33 ans au physique d\u2019adolescent, « le mouvement est le message».Mais, au détour des phrases, se dévoile progressivement le monde dont rêve ce bourgeois rebelle.C\u2019est un monde d\u2019«ouverture» et diver- sitaire fait de petites communautés reliées entre elles en réseau.Cette « communauté mondiale » composée de « citoyens du monde » ne connaîtrait ni frontières ni obstacle à la libre circulation des « flux d\u2019information » , des « échanges » et de l\u2019« immigration ».C\u2019est un monde où les États nationaux ne serviraient plus à grand-chose, sinon à offrir un « revenu universel » à ceux que l\u2019automation aura mis au rancar t ou qui refuseraient d\u2019entrer dans la danse.Pour le reste, laisse entendre Zucker- berg, la charité privée aura pris le relais de l\u2019État providence.Mais ne vous inquiétez pas, car « la génération Y est déjà l\u2019une des générations les plus charitables de l\u2019histoire».Ouf, on a eu peur ! ?Ce scénario n\u2019est pas vraiment nouveau.Il a même été largement exposé dans un excellent rapport de prospective publié en janvier dernier par la CIA (Les vingt prochaines années, éd.Les arènes).L\u2019un des synopsis décrit un monde où les sociétés multinationales et les ONG supplantent les États.À une autre époque, ce repli sur les « communautés » laissant les pouvoirs régaliens à quelques grands acteurs internationaux s\u2019appelait l\u2019empire.Dans sa logique binaire, Zuckerberg préfère, lui, parler d\u2019un monde où « les forces de la liberté, de l\u2019ouverture d\u2019esprit et de la collaboration internationale » s\u2019opposent à celles «de l\u2019autoritarisme, de l\u2019isolationnisme et du nationalisme».Contrairement aux rapporteurs de la CIA, nos nouveaux capitalistes ne se contentent pas de regarder le monde froidement.Ils se réclament aussi de la vertu.À une autre époque, la bourgeoisie nationale laissait à l\u2019Église le soin de moraliser le bon peuple.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le gauchisme culturel qui remplit ce rôle, s\u2019érigeant lui-même en magistère moral du nouveau capital.Ses dogmes sont l\u2019« ouverture à l\u2019autre », la diversité tous azimuts, la charité privée et la libéralisation perpétuelle des mœurs qui fabrique de nouveaux « droits » chaque jour.La droite néolibérale fournit le programme économique, la gauche multiculturelle, une morale sociétale libertaire prête à l\u2019emploi.La boucle est bouclée.Pas de limites au capital, aux marchandises, à l\u2019immigration, aux connexions.La seule règle qui tienne consiste à toujours « se connecter davantage ».Dans ce monde qui se définit par le mouvement, pour ne pas dire par l\u2019agitation débridée, Zuckerberg a évidemment besoin d\u2019hommes qui voyagent léger.Comme lui- même d\u2019ailleurs.Dans ce long discours destiné pourtant à accepter un doctorat honoris causa, on ne trouve pas une seule citation, pas une seule référence à un auteur devant lequel il faudrait s\u2019incliner, reconnaître une filiation.En 2015, le patron de Facebook avait pourtant découvert les vertus de la lecture.Il s\u2019était même résolu à lire deux livres par mois.Parmi ceux qu\u2019il avait cru bon de « partager », pas un seul roman digne de ce nom, pas un seul recueil de poésie, pas un seul ouvrage classique.Rien qui n\u2019ait été publié durant la dernière décennie, souvent même à Harvard.Comme s\u2019il fallait, après avoir refusé « la fierté de nos limites » (Camus), ne jamais rien devoir au passé.L\u2019exercice auquel s\u2019est livré Mark Zucker- berg à Cambridge n\u2019aura probablement pas appris grand-chose aux finissants de Harvard.Mais il aura permis de constater combien nos nouveaux capitalistes se sentent investis d\u2019une mission aussi bien économique que morale.Leur progressisme est devenu une religion.En combattant l\u2019ancien monde dont ils sont pourtant issus, on a parfois l\u2019impression qu\u2019ils combattent le mal en personne.Du moins en sont- ils convaincus.Le monde selon Zuckerberg CHRISTIAN RIOUX à Paris A L E X A N D R E S H I E L D S D ans un geste qui pourrait être lourd de conséquences pour le climat de la planète, le président américain, Donald Trump, a annoncé jeudi que les États-Unis allaient se retirer de l\u2019Accord de Paris sur le climat.Il a du même coup affirmé qu\u2019il était prêt à négocier une nouvelle entente «équitable» pour les Américains, une option immédiatement rejetée par plusieurs pays.« Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l\u2019Amérique et de ses citoyens, les États- Unis se retireront de l\u2019Accord de Paris sur le climat», a annoncé Donald Trump depuis les jardins de la Maison-Blanche.« Je ne veux rien qui puisse se mettre en travers de notre chemin pour redresser l\u2019économie américaine», a poursuivi le président.Or, a-t-il soutenu, l\u2019accord signé à Paris en 2015 est nuisible «aux travailleurs, aux consommateurs, à l\u2019industrie et à l\u2019économie américains ».Il a du même coup réaffirmé son intention de soutenir l\u2019industrie énergétique, dont celle du charbon, la pire source d\u2019énergie fossile.«Cet accord est moins à propos du climat que pour permettre à d\u2019autres pays d\u2019avoir un avantage sur les Américains », a ajouté M.Trump, avant d\u2019af firmer que « la Chine pourra continuer de polluer pendant des années» en vertu de cette entente climatique.Qui plus est, la décision de quitter l\u2019Accord de Paris «n\u2019aura pas beaucoup d\u2019impact » sur le climat de la planète, selon le président Trump.Les États-Unis sont le deuxième pays émetteur de gaz à effet de serre, avec près de 15 % des émissions mondiales.Donald Trump a par ailleurs indiqué que les États-Unis seraient prêts à «négocier un nouvel accord» qui serait « équitable » pour l\u2019économie américaine.Le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a toutefois fermé la porte à cette option.Dans un communiqué, l\u2019organisme a fait savoir qu\u2019un tel accord, fruit de négociations menées par 195 États, ne peut être renégocié à la demande d\u2019un seul État.Qui plus est, 147 États l\u2019ont déjà ratifié, dont les États-Unis.Pour s\u2019en retirer, Washington devra toutefois attendre.Of ficiellement, un pays ne peut le faire que trois ans après l\u2019entrée en vigueur du texte, effective depuis le 4 novembre 2016.Ensuite, il y a un préavis d\u2019un an avant de sortir concrètement de l\u2019Accord.Cela signifie que la décision de Donald Trump ne devrait pas intervenir avant 2020, soit en pleine campagne présidentielle américaine.Critiques mondiales Malgré les intentions du gouvernement en place à Washington, la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, a souligné son intention de poursuivre la mise en œuvre de l\u2019Accord de Paris.Selon ce que prévoit le gouvernement chinois, le premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète doit cependant seulement plafonner ses émissions d\u2019ici 2030.Les responsables de l\u2019Union européenne ont pour leur part soutenu jeudi que le retrait des États-Unis est carrément inacceptable.Une dénonciation reprise par plusieurs dirigeants politiques, mais aussi par les groupes environnementaux et certains représentants du monde des affaires.« J\u2019estime que les États-Unis devraient se trouver à l\u2019avant-garde», a déclaré pour sa part l\u2019ancien président Barack Obama, accusant le gouvernement Trump de se joindre « à une petite poignée de pays qui rejettent l\u2019avenir».«Nous sommes profondément déçus d\u2019apprendre que le gouvernement fédéral américain a décidé de se retirer de l\u2019Accord de Paris», a commenté le premier ministre canadien, Justin Trudeau.«Ce n\u2019est pas une bonne nouvelle, a fait valoir Hugo Séguin, spécialiste des négociations climatiques internationales et professeur à l\u2019École de politique appliquée de l\u2019Université de Sherbrooke.Mais il ne faut pas oublier que le gouvernement fédéral américain n\u2019a jamais été très proactif.» Selon lui, les États américains vont poursuivre leurs plans climatiques, comme ils le font déjà.M.Séguin redoute cependant les impacts financiers de la décision américaine, puisque le pays devait participer au financement du fonds annuel de 100 milliards de dollars promis aux pays en développement, pour leur permettre de s\u2019adapter aux changements climatiques et d\u2019amorcer une transition énergétique.Au moment d\u2019annoncer le retrait, jeudi, Donald Trump a d\u2019ailleurs dit que ce fonds aurait coûté « des milliards de dollars » aux contribuables américains.« Le retrait des États-Unis signifie en outre qu\u2019on réduit les engagements pris en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre», a insisté M.Séguin.Une situation dont les impacts climatiques pourraient être importants, sur tout dans un contexte où l\u2019ambition des États est déjà insuffisante.Le Devoir ACCORD DE PARIS Le monde se désole du retrait américain Aussitôt mise sur la table, la suggestion de Trump de renégocier l\u2019entente est rejetée JEWEL SAMAD AGENCE FRANCE-PRESSE Un nuage de pollution se fraie un chemin entre les montagnes de la Sierra Nevada.Donald Trump a confirmé jeudi sa décision de renier l\u2019engagement pris par les États-Unis à la Conférence de Paris visant à combattre les changements climatiques.A M É L I P I N E D A La police de Laval « regrette » d\u2019avoir heurté des membres des médias avec les propos vulgaires tenus par un ancien policier à l\u2019égard de Monic Héron, journaliste au 98,5 FM.Elle ne s\u2019est toutefois pas excusée de les avoir utilisés devant un juge de paix afin d\u2019obtenir l\u2019autorisation d\u2019espionner un policier.Jeudi, les propos disgracieux contenus dans une déclaration sous serment de la police de Laval, présenté devant la commission Cham- berland, ont semé la controverse non seulement parce qu\u2019ils étaient vulgaires, mais aussi parce qu\u2019ils étaient faux.Dans le cadre d\u2019une enquête visant à retracer les fuites médiatiques au sein de la police de Laval, le sergent Hugues Goupil a obtenu un mandat pour espionner le policier Dominico Di Genova en disant notamment au juge qu\u2019on le soupçonnait d\u2019avoir transmis de l\u2019information à la journaliste Monic Néron dans le but d\u2019avoir des relations sexuelles avec elle.Le sergent Goupil savait pourtant que c\u2019était faux, puisque les textos échangés entre Mme Né- ron et le policier Dominico Digenova avaient été scrutés et qu\u2019ils ne révélaient rien de tel.La police de Laval avait soupçonné que quelqu\u2019un à l\u2019intérieur du service coulait de l\u2019information quand la journaliste Monic Néron avait fait état en ondes d\u2019une opération anti- drogue au moment même où elle se déroulait.L\u2019opération a eu lieu en décembre 2014 et visait notamment un pompier.Cette fuite aurait pu mettre en danger la sécurité des agents impliqués, selon la police.Mme Néron, qui a témoigné jeudi à la commission Chamberland, a confié avoir vécu un «moment surréaliste » lorsqu\u2019elle a entendu ces propos, qu\u2019elle qualifie de « disgracieux » et d\u2019« irrespectueux».«Ce sont des termes dignes d\u2019hommes du Néan- dertal [\u2026] Je ne pense pas que, si je m\u2019étais appelée Patrick Lagacé, Félix Séguin ou Claude Poirier, on aurait osé écrire ça de cette façon-là», a-t-elle souligné.La journaliste spécialisée dans les affaires policières et judiciaires a déploré l\u2019attitude des policiers à l\u2019égard de son travail.«Est-ce que ça se peut que j\u2019aie bien fait mon travail ?[\u2026] C\u2019est ce qu\u2019on a esquissé, parce que, pour les policiers, les gens qui acceptent de nous parler, il faut que ce soit pour quelque chose et ce quelque chose est de nature sexuelle.C\u2019est déplorable de penser cela.Pas pour moi uniquement, mais pour toutes les femmes», a-t-elle souligné.Excuses exigées Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Stéphane Giroux, s\u2019est dit scandalisé par les mots utilisés dans le document des policiers.Il a exigé des excuses.En fin d\u2019après-midi, le Service de police de Laval (SPL) a exprimé ses regrets par voie de communiqué.Il fait référence aux paroles de l\u2019ex-lieutenant Anthony Donato qui avaient été retranscrites pour obtenir un mandat.«Le choix des mots utilisés par l\u2019ex-lieutenant- détective Anthony Donato pour décrire son opinion sur les intentions de l\u2019ex-sergent-détective Dominico Di Genova est en ef fet déplorable », écrit le directeur du SPL, Pierre Brochet.Il indique également que « ce langage n\u2019est aucunement représentatif de celui utilisé par l\u2019ensemble des policiers de Laval, reconnus pour leur professionnalisme et leur intégrité ».Le Devoir COMMISSION CHAMBERLAND La police de Laval exprime ses regrets Des policiers ont utilisé de faux arguments pour être autorisés à espionner un collègue Nous sommes profondément déçus d\u2019apprendre que le gouvernement fédéral américain a décidé de se retirer de l\u2019Accord de Paris Justin Trudeau « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (C.c.Q., art.795) Prenez avis que Cécile BOURGAULT, en son vivant domiciliée à St-Hubert, est décédée à St-Hubert le 16 décembre 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Josée FORTIN, notaire, située au 3131 St-Martin O., # 340, Laval, Québec, H7T 2Z5.Donné ce 30 mai 2017.Michel BASTIEN et Johanne BASTIEN, liquidateurs Appel d\u2019offres AVIS est donné que le secrétaire d\u2019arrondissement recevra, sous pli cacheté, avant 14 heures, le 19 juin 2017, au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, Montréal (Québec) H2T 3E6, des soumissions pour le contrat suivant : Soumission DCSLPDS54-17-14 Aménagement d\u2019une aire de planche à roulettes située en partie sous le viaduc Van Horne.Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 juin 2017.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Toute soumission doit être présentée avec un cautionnement de soumission égal à 10 % du montant total de la soumission, conformément au cahier des charges.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation ni aucun frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Madame : Samia Idir Courriel : samia.idir@ville.montreal.qc.ca Montréal, le 2 juin 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Claude Groulx APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, à la date ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville à l\u2019attention du secrétaire d\u2019arrondissement, 555, rue Cha- banel Ouest, bureau 600, Montréal, H2N 2H8, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : S-AC-2017-006 Descriptif : Réfection des terrains de balles au parc Saint-Paul-de-la-Croix Date d\u2019ouverture : 21 juin 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (par cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : Ysabelle Filiatreault ysabelle.filiatreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 juin 2017.Visites supervisées des lieux : S.O.ou Oui, obligatoire.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7236 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau de l\u2019arrondissement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ à Montréal, ce deuxième jour de juin deux mille dix-sept.Chantal Châteauvert Secrétaire d\u2019arrondissement La Commission de la sécurité publique procédera à l\u2019étude publique de la mise en œuvre du Plan d\u2019action pour rassurer et améliorer le lien de confiance des citoyens envers le SPVM.DATE 16 juin 2017 HEURE 9 h LIEU Hôtel de ville, salle du conseil, 275, rue Notre-Dame Est / Métro Champ-de- Mars ACCESSIBILITÉ Les personnes à mobilité réduite accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande MF de votre baladeur.De plus, un service d\u2019inter - prétation pour les personnes ayant des limitations auditives peut être offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Les personnes qui désirent participer à la période de questions et de commentaires sont priées de s\u2019inscrire 30 minutes avant le début de l\u2019assem - blée.La documentation relative à cette assemblée publique sera disponible sur le site des com - missions : ville.montreal.qc.ca/commissions, dès que possible.RENSEIGNEMENTS : Service du greffe Division des élections, du soutien aux commissions et de la réglementation 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134 Montréal (Québec) H2Y 1C6 514-872-3000 commissions@ville.montreal.qc.ca @comm_MTL Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 27 avril 2017, a adopté le règlement suivant : RCG 05-002-10 Règlement modifiant le Règlement du conseil d\u2019agglomération sur la délégation de l\u2019entretien du réseau principal d\u2019aqueduc et d\u2019égout aux municipalités liées (RCG 05-002) L\u2019objet est de remplacer l\u2019annexe D pour incorporer la nouvelle grille tarifaire applicable pour 2017.Ce règlement entre en vigueur en date de ce jour.Il est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peut également être consulté en tout temps, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 2 juin 2017 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16103 Acquisition d\u2019un (1) châssis de camion et d\u2019une boîte fourgon de quinze (15) pieds avec équipements et accessoires L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 5 juin 2017 est reportée au 19 juin 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 2 juin 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue numéro de dossier Emeran Singh, 278, 7ème Rue, Île-Perrot (Oc) J7V 5Z3 540-32-700270-174 Brunie Marcelin, 145, rue des Cèdres, Laval (Oc) H7A 2V9 540-32-700309-170 Pilar Giovana Cespedes Rodriguez, 3, Place de la Belle-Rive app: 409, Laval (Oc) H7V 1B2 540-32-700324-179 Dina Antos, 5101, Eliot, Laval (Qc) H7W OG2 540-32-700385-170 Salomon Butler, 7525, bouL Perras app:5, Montréal (Oc) H1E 4N4 540-32-029727-169 Jeannie Leaman, 454, Avenue Victoria, Saint-Lambert (Oc) J4P 2J4 540-32-029122-163 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Laval situé au 2800, bouL St-Martin Ouest, Laval (Oc) H7T 2S9 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 30 mai 2017 par la greffière dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 30 mai 2017 Yana Geller Greffière-adjointe de la Cour du Québec AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : James Cody Guitard, 2628 rue Leclerc, Vaudreuil-Dorion (Québec) J7V 8J7 760-32-018025-173 9290-4788 Québec inc., 146 rue Papineau, Châteauguay (Québec) J6J 2J7 760-32-018023-178 Audrey-Jade Arsenault, 52 rue du Ponceau, Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6S 6C8 760-32-700183-173 Kim Charron, 331 du Faubourg, St-Paul (Québec) JOK 3EO 760-32-018009-177 Aménagement Réno-Restor, 331 du Faubourg, St-Paul (Québec) JOK 3EO 760-32-018009-177 Geneviève Léveillée Dubois, 2010 de Villiers, Montréal (Québec) H4E 1L3 760-32-700152-178 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Beauharnois situé au 74 Académie, Salaberry-deValleyfield (Québec) J6T OB8 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 31 mai 2017 par le greffier spécial dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Salaberry-de-Valleyfield, le 31 mai 2017 Marie-Claude Ménard Greffier de la Cour du Québec Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant sur terrasse sur domaine public Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Bar avec autorisation de danse et spectacles sans nudité Changement de catégorie de 2 Restaurants pour vendre à 2 Restaurant pour servir 5959, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H5 401, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1V2 6553, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2M5 5688, avenue Monkland Montréal (Québec) H4A 1E4 5480, chemin de la Côte- des-Neiges Montréal (Québec) H3T 1Y5 2164, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2K 2E1 6222, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H7 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Théâtre Paradoxe THÉÂTRE PARADOXE 5959, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H5 Dossier : 3666-674 Marusan Canada inc.MARUSAN 401, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1V2 Dossier : 4170-171 9341-7434 Québec inc.RAMEN PLAZA 6553, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M5 Dossier : 4400-537 Kim Yu Kyung RESTAURANT KIWA 5688, avenue Monkland Montréal (Québec) H4A 1E4 Dossier : 4561-056 9344-9205 Québec inc.PIRI PIRI CÔTE-DES- NEIGES 5480, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3T 1Y5 Dossier : 4591-400 Congrès Canadien de Tango Argentin CONGRÈS CANADIEN DE TANGO ARGENTIN 2164, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2K 2E1 Dossier : 4592-200 9218-1155 Québec inc.CHEZ PING 6222, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H7 Dossier : 748-582 Permis additionnels 2 Bars sur terrasse sur domaine public 1 Restaurant pour servir 2 Restaurants pour vendre dont 1 avec autorisation de spectacles sans nudité et 1 sur terrasse sur domaine public Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Changement de catégorie 1 Bar à 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre avec autorisation de danse et spectacles sans nudité 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 9335-4231 Québec inc.BAR L'HÔTEL DE VILLE - LACHINE 900, rue Notre- Dame Montréal (Québec) H8S 2B9 Dossier : 183-657 9359-9488 Québec Inc.WOK TOGO 1418, rue Cartier Montréal (Québec) H2K 4C7 Dossier : 363-317 9315-2262 Québec Inc.MAISON MUNAYCO 7091, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2N1 Dossier : 458-109 9102-8829 Québec Inc.CAFÉ LA TOCCA / LA TOCA GRILL 2320-2330-2340, boul.Henri- Bourassa Est Montréal (Québec) H2B 1T6 Dossier : 777-318 Entreprises Cara Limitée BIER MARKT 1221, boul.René- Lévesque Ouest Montréal (Québec) H3G 1T1 Dossier : 1483-924 9317-4449 Québec inc.À VENIR 1982, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H7 Dossier : 3350-923 9355-5407 Québec Inc.LE PALAIS BABYLONE \u2013 BABYLON PALACE 3390, rue Crémazie Est Montréal (Québec) H2A 2X8 Dossier : 4595-542 900, rue Notre-Dame Montréal (Québec) H8S 2B9 1418, rue Cartier Montréal (Québec) H2K 4C7 7091, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2N1 2320-2330- 2340, boul.Henri- Bourassa Est Montréal (Québec) H2B 1T6 1221, boul.René- Lévesque Ouest Montréal (Québec) H3G 1T1 1982, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H7 3390, rue Crémazie Est Montréal (Québec) H2A 2X8 RÈGLEMENT NO 4 - RÈGLEMENT CONCERNANT LES NORMES DE SÉCURITÉ ET DE COMPORTEMENT SUR LE RÉSEAU DE TRAINS DE BANLIEUE Loi sur le Réseau de transport métropolitain (L.R.Q., c.R-25.01, a.72 et 74) CE RÈGLEMENT A ÉTÉ ADOPTÉ PAR LE CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DU RÉSEAU DE TRANSPORT MÉTROPOLITAIN LE 29 MAI 2017 PAR VOIE DE RÉSOLUTION NO 17-CA(RTM)-48.CE RÈGLEMENT ENTRE EN VIGUEUR LE 1ER JUIN 2017.SECTION I - APPLICATION ET DÉFINITION 1.Le présent règlement établit les normes de comportement des personnes sur le réseau de trains de banlieue, constitué des trains, gares, quais, stationnements et autres immeubles, exploité par le Réseau de transport métropolitain (ci-après le « Réseau »).2.Dans le présent règlement, on entend par « préposé » un employé ou un représentant du Réseau, de l\u2019entreprise affectée à l\u2019opération des trains de banlieue ou d'une compagnie de chemin de fer dont les voies sont affectées au réseau de trains de banlieue.3.Dans le présent règlement, le mot «fumer» vise également l\u2019usage d\u2019une cigarette électronique ou de tout autre dispositif de cette nature.SECTION II - CIVISME 4.Sur le réseau de trains de banlieue, il est interdit à toute personne : 1° de gêner ou d'entraver la circulation des usagers; 2° de refuser de circuler lorsque requis de ce faire par un inspecteur ou un préposé.5.Il est interdit à toute personne de circuler à bicyclette, en patins à roulettes, à trottinette ou en planche à roulettes dans une gare, sur un quai, sur une allée piétonnière, dans un escalier ou dans un train.6.Il est interdit à toute personne de circuler à motocyclette ou à cyclomoteur sur le réseau de trains de banlieue ailleurs que dans un stationnement.7.Il est interdit à toute personne de s'étendre sur un siège ou sur le plancher d'un train, d'une gare ou d'un quai.8.Il est interdit à toute personne de fumer ou d'allumer un briquet ou une allumette dans un train, une gare ou un abri sur un quai.9.Il est interdit à toute personne de consommer des boissons alcoolisées sur le réseau de trains de banlieue.10.Il est interdit à toute personne de faire du tapage dans un train, une gare ou un abri sur un quai.11.Il est interdit à toute personne de faire fonctionner, sans être munie d'écouteurs, une radio, un magnétophone ou un autre appareil semblable dans un train, une gare ou un abri sur un quai.12.Sur le réseau de trains de banlieue, il est interdit à toute personne, à moins d'avoir une autorisation écrite du Réseau, d'offrir en vente ou en location un bien ou un service ou d'en faire autrement la publicité.13.Dans un train ou une aire de contrôle ou sur un quai, il est interdit à toute personne, à moins d'avoir une autorisation écrite du Réseau : 1° de demander ou de recueillir un don; 2° de demander ou de recueillir des signatures; 3° d'effectuer des sondages, relevés ou autres études; 4° d'offrir ou de distribuer un tract, un feuillet, un dépliant ou tout autre imprimé.14.Dans un train, sur un quai ou dans une aire de contrôle des usagers, il est interdit à toute personne, à moins d'une autorisation écrite du Réseau, d'exécuter une œuvre musicale ou lyrique ou de donner autrement un spectacle.15.Dans un train, une gare ou une aire de contrôle ou sur un quai, il est interdit à toute personne, sans motif raisonnable, d'être en possession d'un couteau, d'une épée, d'une hache, d'une machette ou d'un autre objet similaire.16.Dans un train, une gare ou une aire de contrôle ou sur un quai, il est interdit à toute personne d'être en possession d'explosifs, de matériel pyrotechnique ou de toute matière dangereuse ou dégageant une odeur nauséabonde.SECTION III - TRANSPORT D'ANIMAUX, DE SKIS OU DE BICYCLETTES 17.Il est interdit à toute personne de se trouver dans un train ou une gare ou sur un quai avec un animal, sauf: 1° si elle est handicapée et qu'elle est accompagnée d'un chien-guide; 2° si l'animal est un chien de moins de 10 kg, un chat ou un oiseau domestique et qu'elle le transporte, en tout temps, dans une cage ou dans ses bras et en laisse.18.Il est interdit à toute personne de se trouver dans un train avec des skis, un traîneau, un toboggan ou un autre objet semblable entre 6 h et 9 h ou entre 15 h 30 et 19 h du lundi au vendredi à l'exception des 1er et 2 janvier, du vendredi saint, ainsi que des 25 et 26 décembre ou de tout autre moment identifié à cette fin par affichage.19.Il est interdit à toute personne de transporter dans un train une bicyclette ou une remorque pouvant y être rattachée entre le 1er novembre et le 1er mai.20.Il est interdit à toute personne de transporter dans un train une bicyclette ou sa remorque à moins d'être âgée d'au moins 14 ans ou, sinon, d'être accompagnée d'une personne âgée d'au moins 14 ans.21.Il est interdit à toute personne de transporter dans un train une bicyclette ou sa remorque entre 6 h et 9 h ou entre 15 h 30 et 19 h du lundi au vendredi à l'exception du lundi qui précède le 25 mai, du 24 juin, du 1er juillet, du premier lundi de septembre et du deuxième lundi d'octobre ou de tout autre moment identifié à cette fin par affichage.22.Il est interdit à toute personne de transporter dans un train une bicyclette ou sa remorque sauf à bord des voitures de train identifiées à cette fin par affichage.23.Il est interdit à toute personne de monter à bord d\u2019un train avec une bicyclette ou sa remorque ou d\u2019en descendre, sauf dans les gares identifiées à cette fin par affichage.24.ll est interdit à toute personne de transporter une bicyclette ou sa remorque dans une voiture de train si celle-ci contient déjà 4 bicyclettes ou le nombre de bicyclettes désigné par affichage.25.Il est interdit à toute personne d'appuyer une bicyclette ailleurs que sur les supports prévus à cette fin.26.Il est interdit à toute personne de laisser une bicyclette ou sa remorque pendant plus de 72 heures consécutives sur un bien du réseau de trains de banlieue.SECTION IV - EXPLOITATION DU RÉSEAU 27.Il est interdit à toute personne d'insérer dans une distributrice de titres de transport ou dans un appareil qui fait de la monnaie autre chose que de la monnaie canadienne ou une carte de monnaie électronique.28.Il est interdit à toute personne de déposer ou d'abandonner tout déchet, papier ou autre rebut solide ou liquide ailleurs que dans un réceptacle destiné à les recevoir ou d'autrement souiller un bien du réseau.29.Il est interdit à toute personne de souiller le siège d'un train, d'une gare ou d'un quai, notamment en y posant un pied, ou de placer sur un tel siège un objet susceptible de le souiller.30.Il est interdit à toute personne d'endommager un bien du réseau, notamment en y apposant une inscription ou des graffiti.31.Il est interdit à toute personne : 1° d'empêcher ou de retarder la fermeture d'une porte extérieure de train; 2° d'ouvrir une porte extérieure d'un train en mouvement.32.II est interdit à toute personne: 1° de monter à bord d'un train en mouvement ou d'en descendre; 2° de s'agripper à l'extérieur d'un train; 3° d'accéder au toit d'un train ou à un élément du système d'alimentation électrique d'un train.33.II est interdit à toute personne de manipuler un bien du réseau dont l'usage est réservé exclusivement aux préposés.34.Sauf en cas d'urgence, il est interdit à toute personne : 1° de faire fonctionner le mécanisme d'ouverture d'urgence d'une porte; 2° de faire usage d'une sortie de secours; 3° d'actionner les freins d'urgence; 4° d'utiliser un autre équipement de sécurité du réseau.35.Sur le réseau de trains de banlieue, il est interdit à toute personne de déplacer un panneau de signalisation, d'information ou de publicité, une affiche ou un cordon de sécurité.36.II est interdit à toute personne : 1° de franchir la zone de sécurité fixée en bordure d'un quai, sauf pour monter dans un train ou en descendre ou pour utiliser une allée piétonnière; 2° de franchir une clôture située aux abords d'une voie ferrée ou d'un bien du réseau.37.Sauf en cas d'urgence ou à moins d'y être autorisée par un préposé, il est interdit à toute personne de se trouver sur une voie ferrée, dans un tunnel ou dans un lieu réservé, par affichage, exclusivement aux préposés.38.Il est interdit à toute personne de se trouver dans un train ou une gare ou sur un quai entre 2 h et 5 h, sauf à un endroit signalisé à cette fin.SECTION V \u2013 STATIONNEMENT 39.Dans un stationnement, il est interdit à toute personne d'immobiliser un véhicule routier aux endroits suivants : 1° dans une allée réservée à la circulation des véhicules; 2° dans un endroit où le stationnement est interdit par signalisation; 3° dans une aire d'attente, à moins que le véhicule soit continuellement sous la surveillance du conducteur.40.Dans un stationnement, il est interdit à toute personne de conduire un véhicule routier : 1° à une vitesse supérieure à 15 km à l'heure; 2° en ne se conformant pas à la signalisation installée.41.II est interdit à toute personne de laisser stationné un véhicule routier dans un stationnement entre 2 h et 5 h, sauf à un endroit signalisé à cette fin.SECTION VI - DISPOSITIONS FINALES 42.La violation de l'une des dispositions des articles 3 à 41 et 43 rend le contrevenant passible d'une amende d'au moins 75 $ et d'au plus : 1° pour une première infraction, 500 $ si le contrevenant est une personne physique ou 1000 $ dans les autres cas, ou; 2° en cas de récidive, les montants mentionnés au point 1° sont portés au double, le tout, conformément à l'article 72 de la Loi sur le Réseau de transport métropolitain.43.Une personne autorisée par le Réseau à faire une activité doit en tout temps être en possession de l'autorisation écrite du Réseau et des documents attestant son identité ou celle de l'organisme qu'elle représente.44.Le présent règlement entre en vigueur le 1er juin 2017. J E A N N E C O R R I V E A U Quand il a démissionné de son poste de directeur à la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal (DSTI) en 2007, Joseph Farinacci estimait que le dossier du Faubourg Contrecœur avait fait l\u2019objet de manœuvres de «malversation».M.Farinacci s\u2019était d\u2019ailleurs opposé à la vente du terrain, qu\u2019il jugeait désavantageuse pour la Ville, a-t-il expliqué jeudi lors de son témoignage au procès du Faubourg Contrecœur.L\u2019administration de Gérald Tremblay voulait mandater la Société d\u2019habitation et de développement de Montréal (SHDM) pour développer le projet du Faubourg Contrecœur sur un terrain appartenant à la Ville.Il avait été convenu de vendre le terrain à la SHDM, qui devait ensuite le revendre à un promoteur par appel d\u2019offres.Le prix de vente a été fixé à 14,8 millions.Si la SHDM devait revendre le terrain à meilleur prix, 70 % des profits devaient être versés à la Ville et 30 % à la SHDM, a expliqué M.Farinacci.«J\u2019étais globalement d\u2019accord avec les 14,8 millions parce qu\u2019on vendait à notre \u201ccousin\u201d, la SHDM», a dit M.Farinacci.Il croyait cependant que le terrain valait davantage et qu\u2019un appel d\u2019offres permettrait d\u2019obtenir un prix plus avantageux.Une étude préliminaire avait établi à 11 millions le coût approximatif de la décontamination du terrain.Mais ce montant était « surévalué » et une étude complémentaire était nécessaire, a expliqué Joseph Farinacci, qui dit avoir exigé que la SHDM produise cette étude complémentaire avant que la vente puisse se réaliser.Mais l\u2019ex-président du comité exécutif de la Ville et accusé dans cette affaire Frank Zam- pino ne l\u2019entendait pas ainsi.Lors d\u2019une réunion le 14 février 2007, M.Zampino a demandé au fonctionnaire de faire cheminer le dossier afin qu\u2019il soit prêt pour la semaine suivante.Sans étude complémentaire pour la décontamination, Joseph Fari- nacci a refusé.L\u2019administration a passé outre son avis et est allée de l\u2019avant avec la vente.« La transaction se faisait malgré moi.On avait contourné les règles usuelles.J\u2019étais perplexe et confus.Je ne comprenais pas pourquoi on voulait laisser aller tout cet ar- gent-là», a indiqué le témoin.À ce moment, la Ville comptait vendre le terrain à la SHDM pour 14,8 millions en soustrayant un montant de 14,7 millions, dont 11 millions pour la décontamination des sols.« Il nous restait juste 100 000$.[\u2026] Je n\u2019étais pas d\u2019accord», a commenté le témoin.Joseph Farinacci a voulu raconter au tribunal sa rencontre avec une connaissance de longue date, l\u2019ingénieur Gino Lanni de la firme Groupe Séguin.Mais le témoin n\u2019a pas pu rapporter la conversation, car le juge Yvan Poulin a déterminé qu\u2019il ne pouvait accepter cette preuve.Joseph Farinacci a cependant relaté cette conversation lors de son témoignage devant la commission Charbonneau en 2013.Gino Lanni avait laissé entendre qu\u2019il y avait eu des manœu- vres pour faire en sorte que le terrain soit vendu à Catania.Peu après, M.Farinacci a annoncé sa démission au directeur général de la Ville, Claude Léger, qui a tenté de le retenir en vain.« Je concluais que ce n\u2019était pas une question d\u2019incompréhension, d\u2019incompétence ou de la mauvaise pratique.C\u2019était davantage une question de malversation », a dit le témoin au tribunal.Joseph Farinacci a quitté la Ville le 5 mars 2007.En contre-interrogatoire, l\u2019avocate de Frank Zampino, Me Isabel Schurman, l\u2019a questionné sur ses rencontres avec le journaliste de La Presse, André Noël, qui avait signé en 2008 une série d\u2019articles sur la SHDM.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 P A U L I N E G R A V E L A ux premières heures du 4 janvier 2017, les deux interféromètres LIGO installés aux États-Unis étaient très légèrement déformés par le passage d\u2019une onde gravitationnelle ayant été engendrée par la fusion de deux trous noirs survenue il y a trois milliards d\u2019années.Cette obser vation, imperceptible à nos sens, ajoute une nouvelle confirmation à la théorie de la relativité générale d\u2019Einstein.Elle fournit également des renseignements sur le mode de formation des trous noirs.Rappelons que les trous noirs sont des objets célestes si compacts que l\u2019intensité de leur champ magnétique empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s\u2019en échapper.Cette fusion de trous noirs est la troisième du genre à être détectée par le Laser Interferome- ter Gravitational Wave Observatory (LIGO) depuis qu\u2019on a accru sa sensibilité.Une première détection avait eu lieu en septembre 2015 et une seconde en décembre 2015.49 fois la masse du Soleil À partir du signal enregistré en janvier dernier, les chercheurs de la Collaboration LIGO et VIRGO (l\u2019interféromètre européen qui entrera en activité l\u2019été prochain) ont pu déterminer que la masse des deux trous noirs à l\u2019origine de l\u2019onde gravitationnelle détectée atteignait respectivement 31 fois et 19,5 fois celle du Soleil.Ils ont aussi pu en déduire que leur collision avait donné naissance à un trou noir un peu plus léger que la somme des deux précédents puisque sa masse s\u2019élevait à 49 fois celle du Soleil.La masse disparue a quant à elle été convertie en énergie sous forme d\u2019ondes gravitationnelles qui, selon Einstein, déforment l\u2019espace-temps \u2014 que l\u2019on représente souvent comme un trampoline \u2014 lors de leur passage.Plus précisément, les équations d\u2019Einstein indiquent que les ondes gravitationnelles étirent l\u2019espace dans une direction et le compriment dans la direction perpendiculaire.C\u2019est pourquoi les détecteurs LIGO sont constitués de deux bras perpendiculaires de quatre kilomètres chacun.L\u2019onde gravitationnelle du 4 janvier dernier a allongé un bras et rétréci l\u2019autre bras des deux détecteurs d\u2019un attomè- tre (1x10-18 m), soit une longueur 1000 fois plus petite qu\u2019un proton.Les chercheurs sont néanmoins persuadés que cette déformation, si infime soit-elle, résulte du passage d\u2019une onde gravitationnelle, car une déformation tout à fait identique a été enregistrée par le détecteur situé à Livingston en Louisiane trois millisecondes après celle détectée à Hanford dans l\u2019État de Washington.Le décalage temporel dans l\u2019apparition du signal entre les deux sites d\u2019enregistrement a par ailleurs permis de déterminer, bien que de façon très grossière, d\u2019où provenait dans le ciel cette onde gravitationnelle.De multiples télescopes du monde ont alors pointé leur objectif dans cette direction dans l\u2019espoir de détecter un phénomène lumineux qui témoignerait de la fusion des deux trous noirs.Mais rien n\u2019a été détecté.Einstein Cette troisième détection d\u2019une onde gravitationnelle se distingue par le fait que l\u2019onde a été produite par des trous noirs situés à trois milliards d\u2019années- lumière de la Terre, soit beaucoup plus loin que ceux des deux premières détections qui avaient été créées à des distances de 1,3 et 1,4 milliard d\u2019années respectivement.Cette plus grande distance a permis aux chercheurs de confirmer avec plus d\u2019assurance une autre prédiction la théorie de la relativité générale d\u2019Einstein: l\u2019absence de dispersion des ondes gravitationnelles au cours de leur propagation entre leur source d\u2019émission et la Terre.L\u2019effet de dispersion sur la lumière, par exemple, fait en sorte que les différentes longueurs d\u2019onde de la lumière voyageront à des vi tesses di f férentes lorsqu\u2019elles traverseront un milieu comme le verre, ce qui produit un arc-en-ciel quand elle traverse un prisme, notamment.La nouvelle détection, dénommée GW170104, a également fourni des indices sur les directions de rotation des deux trous noirs à l\u2019origine de l\u2019onde gravitationnelle enregistrée.En plus de tourner l\u2019un autour de l\u2019autre, les deux trous noirs effectuaient aussi des rotations sur eux-mêmes autour de leur propre axe, un peu comme si deux patineurs effectuant des vrilles sur eux-mêmes tournaient aussi en même temps l\u2019un autour de l\u2019autre.Or, l\u2019analyse des données semble indiquer que l\u2019axe de rotation de l\u2019un des deux trous noirs était légèrement incliné et donc se retrouvait désaligné par rapport au mouvement orbital de la paire.Une observation qui suggère que ces deux trous noirs ne proviendraient pas d\u2019un système stellaire binaire, dont les deux étoiles orbitant autour d\u2019un centre commun auraient explosé et seraient alors devenues deux trous noirs, car, étant donné que les axes de rotation d\u2019étoiles d\u2019un système binaire sont parfaitement alignés, les trous noirs qui en découlent le seront aussi.Par contre, le fait que les axes de rotation des deux trous noirs du système GW170104 semblent désalignés indique plutôt qu\u2019ils se seraient formés indépendamment au sein d\u2019un amas stellaire et qu\u2019ils se seraient rapprochés et finalement jumelés plus tard dans leur évolution.Cette troisième observation fait l\u2019objet d\u2019un article dans le journal Physical Review Letters.Le Devoir ASTRONOMIE De nouvelles ondes gravitationnelles détectées Cette troisième observation confirme une nouvelle fois la théorie de la relativité générale d\u2019Einstein FAUBOURG CONTRECŒUR Une transaction entachée par la malversation, croit un ancien haut fonctionnaire LIGO/CALTECH/MIT/SONOMA STATE (AURORE SIMONNET) En plus de tourner l\u2019un autour de l\u2019autre, les deux trous noirs ef fectuaient aussi des rotations autour de leur propre axe.I l faut limiter le temps d\u2019écran des enfants de 2 à 5 ans, selon la Société canadienne de pédiatrie (SCP), qui suggère moins d\u2019une heure par jour.Quant aux petits de moins de deux ans, il n\u2019est pas recommandé du tout de les laisser devant les écrans de télé et d\u2019ordinateur.L\u2019exposition aux médias numériques est en hausse dans la vie familiale des Canadiens, note la Société.Et les inquiétudes des parents quant aux effets du temps d\u2019écran sur leurs enfants augmentent aussi, souligne-t-elle d\u2019entrée de jeu en publiant jeudi un document qui se veut un énoncé de principes, après avoir effectué une revue de la littérature scientifique sur cette question.Par «temps d\u2019écran», on désigne ici tout le temps passé devant ceux-ci, quel que soit le moyen: téléphones intelligents, tablettes, télévisions, jeux vidéo, ordinateurs et toute technologie portable.Et cette limite proposée n\u2019est pas respectée actuellement : en 2014, l\u2019organisme caritatif Jeunes en forme Canada a constaté que les enfants de 3 à 5 ans passent en moyenne deux heures par jour devant un écran \u2014 soit plus du double recommandé.D\u2019ailleurs, seulement 15 pour cent des enfants d\u2019âge préscolaire passent moins d\u2019une heure par jour devant une télé ou une tablette, selon une autre étude citée.Et ce n\u2019est pas juste à la maison: de nombreux enfants d\u2019âge préscolaire cumulent le temps d\u2019écran chez eux et en milieu de garde, souligne la Société.Dépendance appréhendée Pourquoi la SCP s\u2019est-elle intéressée à ce groupe d\u2019âge spécifiquement?D\u2019abord, parce que les premières expériences de l\u2019enfant à l\u2019égard des écrans peuvent être déterminantes, souligne-t-elle, citant maintes études.Et puis, elles peuvent créer une dépendance, et une surexposition pendant la petite enfance accroît la probabilité de surutilisation plus tard.Aussi parce que les habitudes relatives à la santé, y compris l\u2019utilisation des médias, se cristallisent plus facilement pendant la petite enfance que plus tard.La Société a voulu recenser les bienfaits et les risques potentiels du temps passé devant les écrans pour les enfants de moins de 5 ans.Parmi les aspects évalués, elle a regardé l\u2019impact sur le développement du cerveau.À ce sujet, elle conclut qu\u2019on ne sait pas si l\u2019exposition précoce aux médias sur écran modifie le cerveau en développement.Par contre, une forte exposition à la télévision en arrière-plan nuit à l\u2019utilisation et à l\u2019acquisition du langage et au niveau d\u2019attention, est-il rapporté dans le document.Aptitudes sociales Mais tout n\u2019est pas noir : à compter de l\u2019âge d\u2019environ 2 ans, des émissions de télévision bien conçues, adaptées à l\u2019âge et comportant des objectifs éducatifs précis, peuvent être un moyen supplémentaire d\u2019améliorer les aptitudes sociales et linguistiques de tous les enfants de 2 ans et plus, particulièrement ceux qui vivent dans la pauvreté ou qui sont autrement défavorisés.Elles peuvent aussi encourager des attitudes positives envers les groupes ethniques.La Société conseille de limiter le temps d\u2019écran, mais elle suggère aussi aux parents de regarder le contenu avec leurs enfants, histoire d\u2019établir des liens entre le contenu et la réalité et de renforcer les aptitudes comme l\u2019attention, la mémoire et la réflexion.Il est aussi recommandé aux parents d\u2019alterner entre les activités impliquant des écrans et le jeu actif.La Presse canadienne MÉDECINE Les médias numériques nocifs pour les tout-petits La Société canadienne de pédiatrie recommande de limiter le temps d\u2019écran à moins d\u2019une heure par jour FREDERICK FLORIN AGENCE FRANCE-PRESSE Selon une étude, seulement 15 pour cent des enfants d\u2019âge préscolaire passent moins d\u2019une heure par jour devant une télé ou une tablette.Une ex-infirmière avoue avoir tué huit personnes âgées Une ex-infirmière ontarienne a admis, jeudi, qu\u2019elle avait tué huit résidents de foyers pour personnes âgées en leur injectant de l\u2019insuline, notamment parce qu\u2019elle était malheureuse dans son travail et dans sa vie en général.Plus de sept mois après son arrestation, Elizabeth Wettlaufer, âgée de 49 ans, a plaidé coupable à huit chefs de meurtre prémédité, quatre chefs de tentative de meurtre et deux chefs de voies de fait graves.Les crimes ont été commis au cours des dix dernières années dans trois centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée de l\u2019Ontario et dans une résidence privée où elle était employée.La Presse canadienne Le saumon de l\u2019Atlantique dans un déclin inquiétant Les populations de saumon de l\u2019Atlantique sont en déclin en Amérique du Nord, et tout indique que ce déclin s\u2019accélère.Selon les données recueillies par la Fédération du saumon atlantique (FSA), un organisme international voué depuis bientôt 70 ans à la conservation de l\u2019espèce, les montaisons de saumons en 2016 étaient plus faibles que celles de l\u2019année précédente et laissent présager que la situation pourrait se détériorer davantage en 2017.Ces données recueillies au Canada, aux États-Unis et au Groenland sont dévoilées à l\u2019approche d\u2019une rencontre de l\u2019Organisation pour la conservation du saumon de l\u2019Atlantique Nord (OC- SAN) la semaine prochaine à Varberg, en Suède.Les délégués de gouvernements nationaux doivent y discuter de mesures à prendre pour assurer la protection de l\u2019espèce.La Presse canadienne Défense : remplacer les navires coûtera plus cher que prévu Le directeur parlementaire du budget (DPB) affirme que le remplacement des navires de combat canadiens par le gouvernement est en voie de coû- ter aux contribuables 2,4 fois plus qu\u2019initialement prévu.Le DPB estime ainsi qu\u2019il en coûtera près de 62 milliards à Ottawa pour le remplacement de 15 navires, soit plus de deux fois la somme de quelque 26 milliards initialement prévue dans le budget de 2008.Le rapport estime que le gouvernement ne pourrait remplacer que six navires s\u2019il voulait respecter le budget de départ.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 63.09 0.61 0.98 617 Canadian-Tire CTC.A 154.69 0.93 0.60 266 Cogeco CCA 79.44 0.46 0.58 49 Corus CJR.B 13.57 0.21 1.57 283 Groupe TVA TVA.B 3.50 -0.02 -0.57 0 Jean Coutu PJC.A 22.51 0.32 1.44 107 Loblaw L 76.99 0.64 0.84 667 Magna MG 62.27 1.80 2.98 1442 Metro MRU 45.64 0.40 0.88 313 Quebecor QBR.B 41.76 0.61 1.48 218 Uni Select UNS 30.04 -0.35 -1.15 227 Saputo SAP 43.37 -1.73 -3.84 3043 Shaw SJR.B 28.99 0.13 0.45 756 Dollarama DOL 128.32 3.19 2.55 386 Restaurant Brands QSR 82.90 0.25 0.30 637 Transat A.T.TRZ 6.03 0.06 1.01 20 Yellow Media Y 5.26 0.47 9.81 107 S&P TSX SPTT15469.91 120.00 0.78 224803 S&P TX20 TX20 626.21 3.55 0.57 79103 S&P TX60 TX60 913.00 6.62 0.73 101514 S&P TX60 Cap.TX6C 1009.59 7.32 0.73 101514 Cons.de base TTCS 562.28 2.66 0.48 5582 Cons.discr?©.TTCD 202.23 2.85 1.43 8833 ?ânergie TTEN 187.08 2.08 1.12 42726 Finance TTFS 279.85 1.97 0.71 41778 Aurif?®re TTGD 207.85 -1.21 -0.58 95774 Sant?© TTHC 67.54 1.07 1.61 2868 Tech.de l\u2019info TTTK 65.75 1.39 2.16 10594 Industrie TTIN 225.13 2.91 1.31 16847 Mat?©riaux TTMT 237.56 -0.59 -0.25 72383 Immobilier TTRE 302.57 2.71 0.90 5741 T?©l?©coms TTTS 168.05 -0.02 -0.01 2373 Sev.collect.TTUT 254.79 1.23 0.49 6688 M?©taux/minerals TXBM 101.99 -0.14 -0.14 45884 TSX Venture JX 800.45 0.55 0.07 72228 Cameco CCO 12.74 0.29 2.33 835 Canadian Natural CNQ 39.45 0.51 1.31 1255 Hydro One H 23.74 0.00 0.00 1064 Enbridge ENB 52.67 0.67 1.29 2291 EnCana ECA 13.28 0.15 1.14 4690 Enerplus ERF 10.87 0.22 2.07 982 Pengrowth Energy PGF 1.14 0.04 3.64 885 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 38.25 0.03 0.08 1001 Suncor Energy SU 42.32 0.04 0.09 2417 Cenovus Energy CVE 12.26 0.21 1.74 3574 TransCanada TRP 63.18 0.47 0.75 713 Valener VNR 22.72 -0.02 -0.09 41 Air Canada AC 17.77 -0.03 -0.17 1870 Bombardier BBD.B 2.47 0.03 1.23 8801 CAE CAE 21.82 0.00 0.00 848 Canadien Pacifique CP 214.96 1.24 0.58 274 Chemin de fer CN CNR 106.22 1.49 1.42 1099 SNC-Lavalin SNC 52.60 0.77 1.49 277 Transcontinental TCL.A 24.52 0.84 3.55 119 TFI International TFII 27.24 -0.36 -1.30 378 B.CIBC CM 105.61 -0.01 -0.01 1801 B.de Montr?©al BMO 91.43 0.76 0.84 2765 B.Laurentienne LB 52.41 0.33 0.63 132 B.Nationale NA 53.76 0.48 0.90 1182 B.Royale RY 93.80 0.43 0.46 4062 B.Scotia BNS 76.70 0.48 0.63 4334 B.TD TD 64.70 0.30 0.47 2295 Brookfield Asset BAM.A 51.16 0.02 0.04 731 Cominar Real CUF.UN 13.17 0.09 0.69 431 Corp.Fin.Power PWF 32.89 0.65 2.02 1542 Fin.Manuvie MFC 23.82 0.49 2.10 4574 Fin.Sun Life SLF 44.68 0.33 0.74 1001 Great-West Lifeco GWO 33.96 0.38 1.13 452 Industrielle All.IAG 50.53 0.52 1.04 196 Power Corporation POW 29.36 0.54 1.87 865 TMX X 71.59 0.22 0.31 160 Agrium AGU 124.49 -0.33 -0.26 319 Barrick Gold ABX 21.95 -0.39 -1.75 2027 Goldcorp G 18.49 0.12 0.65 1564 Kinross Gold K 5.83 -0.01 -0.17 3185 Mines Agnico-Eagle AEM 65.75 0.46 0.70 423 Potash POT 22.28 -0.03 -0.13 1860 Teck Resources TECK.B 24.28 0.23 0.96 1562 Fortis FTS 44.84 0.37 0.83 710 TransAlta TA 7.66 0.04 0.52 613 BlackBerry BB 15.42 1.14 7.98 7268 CGI GIB.A 68.37 1.40 2.09 613 BCE BCE 61.08 -0.13 -0.21 617 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 63.09 0.09 0.14 760 Telus T 45.95 0.01 0.02 996 iShares DEX XBB 31.83 -0.01 -0.03 38 iShares MSCI XEM 31.38 0.25 0.80 14 iShares MSCI EMU XEU 24.92 0.19 0.77 13 iShares S&P 500 XSP 27.86 0.19 0.69 189 iShares S&P/TSX XIC 24.60 0.20 0.82 320 ELEMENT FINANCIAL EFN 9.55 0.99 11.57 9411 BLACKBERRY LTD BB 15.42 1.14 7.98 7268 HB NYMEX CL BULL HOU 6.05 -0.07 -1.14 6314 ENCANA CORP ECA 13.28 0.15 1.14 4690 MANULIFE FINANCIAL MFC 23.82 0.49 2.10 4574 BANK of NOVA BNS 76.70 0.48 0.63 4334 iShares S&P TSX 60 XIU 22.89 0.19 0.84 4092 ROYAL BANK of RY 93.80 0.43 0.46 4062 CENOVUS ENERGY INC CVE 12.26 0.21 1.74 3574 LUNDIN MINING CORP LUN 7.33 -0.11 -1.48 3526 BRP INC DOO 37.03 4.17 12.69 175 ELEMENT FINANCIAL EFN 9.55 0.99 11.57 9411 YELLOW MEDIA LTD Y 5.26 0.47 9.81 107 BLACKBERRY LTD BB 15.42 1.14 7.98 7268 BONTERRA ENERGY BNE 16.98 1.14 7.20 210 SIERRA WIRELESS SW 39.01 2.40 6.56 329 ARC RESOURCES LTD ARX 17.80 0.93 5.51 2026 TOROMONT IND LTD TIH 47.88 2.37 5.21 144 WHITECAP RESOURCES WCP 9.56 0.40 4.37 1864 FINNING INTL LTD FTT 26.82 1.12 4.36 538 HORIZONS BETAPRO HVU 14.57 -0.71 -4.65 1239 AMERICAN HOTEL HOT.UN 10.24 -0.47 -4.39 1177 SAPUTO INC SAP 43.37 -1.73 -3.84 3043 ALTIUS MINERALS ALS 10.14 -0.36 -3.43 110 KIRKLAND LAKE GOLD KL 10.18 -0.32 -3.05 1705 HUDBAY MINERALS HBM 6.75 -0.16 -2.32 1656 FIRST QUANTUM FM 11.14 -0.25 -2.19 3176 HB NYMEX NG BULL HNU 6.75 -0.14 -2.03 2310 CENTERRA GOLD INC CG 7.52 -0.15 -1.96 1170 IAMGOLD CORP IMG 5.91 -0.11 -1.83 1372 BRP INC DOO 37.03 4.17 12.69 175 DOLLARAMA INC DOL 128.32 3.19 2.55 386 WASTE CONNECTIONS WCN 131.32 2.80 2.18 113 SIERRA WIRELESS SW 39.01 2.40 6.56 329 TOROMONT IND LTD TIH 47.88 2.37 5.21 144 INTACT FINANCIAL IFC 94.70 1.92 2.07 407 MAGNA INTL INC MG 62.27 1.80 2.98 1442 CANADIAN NATIONAL CNR 106.22 1.49 1.42 1099 SHOPIFY INC SHOP 126.12 1.40 1.12 650 CGI GROUP INC GIB.A 68.37 1.40 2.09 613 SAPUTO INC SAP 43.37 -1.73 -3.84 3043 ONEX CORP ONEX 96.95 -1.24 -1.26 107 HORIZONS BETAPRO HVU 14.57 -0.71 -4.65 1239 AMERICAN HOTEL HOT.UN 10.24 -0.47 -4.39 1177 BARRICK GOLD CORP ABX 21.95 -0.39 -1.75 2027 ALTIUS MINERALS ALS 10.14 -0.36 -3.43 110 TFI INTL INC TFII 27.24 -0.36 -1.30 378 UNI SELECT INC UNS 30.04 -0.35 -1.15 227 AGRIUM INC AGU 124.49 -0.33 -0.26 319 KIRKLAND LAKE GOLD KL 10.18 -0.32 -3.05 1705 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 469,91 ?+120,00 +0,8% New York S&P 500 2430,06 ?+18,06 +0,8% NASDAQ 6246,83 ?+48,31 -0,8% DOW JONES 21 144,18 ?+135,53 +0,7% PÉTROLE 48,36 +0,04 $US +0,1% ?OR 1270,10 -5,30 $US -0,4% ?DOLLAR CANADIEN 74,07 +0,00 $US +0,0% ?1$US = 1,3500 66,05 +0,10 EURO 1 EURO = 1,5141 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2576,25 26,57 1,04 IQ120 2601,13 23,49 0,91 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine New York \u2014 Wall Street a signé des records en clôture jeudi après une hausse attribuée à un indicateur encourageant sur l\u2019emploi privé aux États-Unis : le Dow Jones a progressé de 0,7 % et le Nasdaq, de 0,8 %.Les trois principaux indices de la Bourse de New York ont terminé à des niveaux jamais vus en clôture.L\u2019annonce d\u2019un retrait des États-Unis de l\u2019Accord de Paris sur le climat par le président américain, Donald Trump, n\u2019a pas semblé jouer sur les indices car, selon Art Hogan de Wunderlich Securities, les marchés avaient déjà pris en compte une telle décision.Selon les résultats définitifs, l\u2019indice vedette Dow Jones a avancé de 135,53 points à 21 144,18 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 48,31 points à 6246,83 points.L\u2019indice élargi S&P 500 a gagné 18,26 points, soit 0,8 %, à 2430,06 points.«Les indicateurs ont été dans l\u2019ensemble meilleurs que prévu», a affirmé M.Hogan.Les créations d\u2019emplois dans le secteur privé aux États- Unis ont fortement progressé en mai, dépassant largement les attentes des analystes, a indiqué la société de services informatiques ADP.« J\u2019ai l\u2019impression que ça vient s\u2019ajouter au tableau d\u2019une amélioration de l\u2019économie, ce qui est important après un premier trimestre un peu faible», a commenté Chris Low, de FTN Financial.Dans l\u2019immédiat, cela a surtout redonné de l\u2019élan à Wall Street et fourni une dose d\u2019optimisme sur l\u2019emploi à la veille de la publication des chiffres mensuels officiels et plus complets du gouvernement américain.Climat : les républicains disent bravo Sur le plan climatique, les alliés républicains du président Donald Trump ont applaudi jeudi sa décision de se retirer de l\u2019Accord de Paris sur le climat.Leur base électorale n\u2019en attendait pas moins, même si l\u2019opinion américaine en général est de moins en moins climatosceptique.Les Américains étaient majoritairement hostiles à une sortie de l\u2019Accord de Paris.Mais dans le détail, ce sont les démocrates qui s\u2019opposent, pas les républicains.Selon un sondage YouGov réalisé pour le Huffington Post en mai, 46% des électeurs de Donald Trump étaient favorables à un retrait de l\u2019Accord et 22 % n\u2019avaient pas d\u2019opinion.À l\u2019inverse, 92 % des électeurs d\u2019Hillary Clinton souhaitaient que les États-Unis y restent.Depuis son entrée en fonction, le président Trump gouverne à l\u2019intention de son cœur d\u2019électorat, de l\u2019immigration à l\u2019environnement et à la sécurité, déterminé à appliquer sans fléchir ses promesses de campagne.Il peut s\u2019appuyer sur des centaines d\u2019élus conservateurs, qui eux-mêmes représentent des régions où le pétrole, le gaz naturel et le charbon sont des moteurs de l\u2019économie locale, du Midwest au Texas et aux bassins du centre des États-Unis.En particulier, le secteur du charbon produit encore 30% de l\u2019électricité américaine.Et bien qu\u2019il ne représente plus que 50 000 emplois, concentrés dans les régions conservatrices du Wyoming, de la Virginie occidentale et du Kentucky, il exerce une influence politique démesurée.Au Congrès, la majorité républicaine a facilement adopté cette année des lois annulant des réglementations environnementales de l\u2019ère Obama.Et jeudi, les élus ont salué par dizaines l\u2019annonce présidentielle.Tous ces républicains ne contestent plus forcément la réalité des changements climatiques ou de la responsabilité des activités humaines.Leur argument est d\u2019abord économique : fermer les centrales au charbon ou forcer les opérateurs à utiliser plus d\u2019énergies renouvelables serait coûteux à court terme en matière d\u2019emplois, ainsi que pour le prix de l\u2019électricité.Un raisonnement qu\u2019avait employé le président républicain George W.Bush dès son arrivée au pouvoir en 2001 pour rejeter le protocole de Kyoto réglementant les émissions de dioxyde de carbone, signé par son prédécesseur démocrate, Bill Clinton.Si des grandes entreprises comme Exxon- Mobil ou General Electric s\u2019opposaient à la sortie de l\u2019Accord, de nombreux groupes et lobbies industriels poussaient Donald Trump à annuler l\u2019héritage Obama.La puissante US Chamber of Commerce, plus grande fédération patronale du monde, arguait que la mise en place de l\u2019Accord coûterait plus de 3000 milliards de dollars à l\u2019économie américaine d\u2019ici à 2040.L\u2019organisation politique conservatrice Americans for Prosperity, financée par les frères milliardaires Koch, à la tête d\u2019un empire industriel et chimique, soutenait aussi le retrait, tout comme des dizaines de groupes conser vateurs, qui eux-mêmes financent largement les campagnes des républicains.Agence France-Presse Wall Street signe des records L es temps demeurent dif fi- ciles pour Uber.Après l\u2019annonce d\u2019importantes pertes financières au premier trimestre 2017, la société califor- nienne a encaissé le départ de son directeur financier, en poste depuis quatre ans.Uber Technologies a annoncé mercredi le départ de son directeur financier pour rejoindre une autre star t-up basée à San Francisco, le géant américain continuant ainsi de subir des défections au sein de sa direction.Depuis le mois de février, une dizaine de hauts dirigeants ont quitté Uber, dont Sherif Marakby, qui était vice-président chargé des programmes de véhicules au niveau mondial, ou encore Rachel Whetstone, sa directrice des communications.Accusé d\u2019avoir volé 14 000 documents chez Google, son ancien employeur, Anthony Le- vandowski a été licencié dans la foulée.Uber se sépare ainsi d\u2019un ingénieur expert en véhicule autonome.Une lourde perte alors que la guerre des talents agite la Silicon Valley, soutient Le Figaro.Le groupe a connu plusieurs revers ces derniers temps, dont des accusations de harcèlement sexuel par une ancienne salariée ou encore une vidéo montrant le directeur général, Travis Kalanick, en train d\u2019admonester un chauffeur Uber qui se plaignait de la baisse de sa rémunération, rappelle l\u2019agence Reuters.Uber a par ailleurs annoncé mercredi qu\u2019il avait généré pour le premier trimestre 2017 un chiffre d\u2019affaires en hausse de 18% par rapport aux trois derniers mois de 2016, à 3,4 milliards $US.La perte du groupe s\u2019est établie à 708 millions pour la période, contre 991 millions au quatrième trimestre 2016.«Le resserrement de notre perte au premier trimestre nous met sur une bonne trajectoire vers la rentabilité», a dit un porte-parole d\u2019Uber dans un courrier électronique cité par Reuters.Le Devoir Nouvelles défections et lourde perte pour Uber SETH WENIG ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le groupe Uber a connu plusieurs revers ces derniers temps.Uni-Sélect achète au Royaume-Uni Uni-Sélect a conclu des ententes avec un fonds d\u2019investissement et d\u2019autres actionnaires minoritaires lui permettant d\u2019acquérir The Parts Alliance, deuxième distributeur indépendant de produits automobiles destinés au marché secondaire au Royaume-Uni.Il s\u2019agit d\u2019une transaction, évaluée à approximativement 205 millions de livres (355 millions $CAN), libre de dettes et d\u2019encaisses de trésoreries.La transaction est entièrement financée par dette.Parts Alliance sert plus de 23 000 clients par l\u2019entremise de ses 161 magasins détenus en propre et 38 établissements affiliés au sein de son réseau.Ceci lui assure une part de marché de 7 % et une présence dans 85 % du pays avec une équipe de plus de 2900 membres.Sur une base non auditée, pour l\u2019exercice terminé le 30 avril 2017, Parts Alliance a réalisé des ventes équivalant à 458 millions $CAN et un bénéfice d\u2019exploitation de 30 millions.Le Devoir Nouveaux services d\u2019Air Canada En tout, Air Canada compte lancer cet été 11 nouveaux services internationaux sans escale au départ de Vancouver, de Toronto et de Montréal.Deux liaisons, Vancouver\u2013Taipei et Toronto\u2013Mumbai, seront assurées à l\u2019année, tandis que les autres sont proposées pour la saison estivale.Au départ de Montréal, Marseille (3 fois par semaine), Reykjavik (3 fois par semaine) et Alger (quatre fois) seront desservies par Rouge.Tel-Aviv (deux fois par semaine) s\u2019ajoute aux dessertes en exploitation principale.Le Devoir L\u2019action de BlackBerry bondit avec les rumeurs d\u2019acquisition Toronto \u2014 L\u2019action de BlackBerry prenait jeudi 8% à la Bourse de Toronto, à la suite de la publication d\u2019un rapport déterminant la société comme la cible d\u2019une éventuelle acquisition.Le titre de BlackBerry a touché un sommet de 15,82$ en matinée, ce qui représentait un gain de 10,8%.Il a par la suite clôturé à 15,42$, en hausse de 1,14$, soit 8% Selon un rapport de Citron Research, l\u2019action de BlackBerry devrait atteindre le cap des 20$US sur le Nasdaq d\u2019ici 24 mois.Jeudi, l\u2019action de l\u2019ancien fabricant de téléphones intelligents valait environ 11,61 $US sur le marché américain.Citron Research, un site Internet de commentaires financiers dirigé par Andrew Left, a écrit que le logiciel QNX de BlackBerry, qui est ins- Fondaction dans Daoust Forget Fondaction a annoncé un investissement de 2 millions dans le Groupe Daoust Forget afin de le soutenir dans la conversion de ses équipements de nettoyage à sec traditionnels.«Fondaction accompagne une entreprise précur- seure qui est le premier service de nettoyage à sec québécois à utiliser des produits écologiques.Ce changement de cap se fait en amont des futures lois quant à la santé et aux normes environnementales similaires à celles de la Californie ou de pays européens», peut-on lire dans le communiqué.Le Groupe Daoust Forget est le plus grand réseau d\u2019ateliers de nettoyage à sec au Canada avec plus de 120 points de services et plus de 80 propriétaires franchisés.L\u2019entreprise a été acquise en juin 2015 par des investisseurs français.Le Devoir tallé dans environ 60 millions de véhicules, faisait de la société une cible attrayante pour Qual- comm, Nvidia ou NXP Semiconductors.La Presse canadienne L I A L É V E S Q U E Le modèle québécois réussit bel et bien à réduire les inégalités, mais il ne favorise pas mieux qu\u2019ailleurs au Canada l\u2019ascension sociale, c\u2019est-à-dire les chances pour un enfant d\u2019un milieu pauvre d\u2019espérer atteindre un plus haut niveau de revenu.Telle est l\u2019une des conclusions de l\u2019étude Le Québec est-il égalitaire?qui porte sur l\u2019égalité du revenu et la mobilité sociale, réalisée par l\u2019Institut du Québec.Cet institut est né d\u2019un partenariat entre HEC Montréal et le Conference Board du Canada.À la base, au Canada, le Québec est parmi les provinces où l\u2019on trouve le plus d\u2019inégalités de revenus, avant que le gouvernement redistribue ceux-ci.C\u2019est grâce aux différentes politiques de redistribution des revenus, comme une fiscalité progressive, des crédits d\u2019impôt et différentes prestations, que le Québec devient « l\u2019une des provinces les plus égalitaires », a confirmé au cours d\u2019une entrevue Jean-Guy Côté, directeur associé à l\u2019Institut du Québec.Toutefois, il souligne que les moyens choisis par le Québec pour redistribuer ces revenus n\u2019ont qu\u2019un effet à court terme.Ils réussissent bel et bien à combattre les inégalités de revenus, mais ils ne réussissent pas mieux que dans les autres provinces à offrir de meilleures perspectives d\u2019ascension sociale aux citoyens en matière de revenus.«Les politiques re- distributives mises en place au Québec n\u2019aident pas davantage les ménages les plus pauvres à s\u2019en sortir que dans les autres provinces canadiennes », écrit l\u2019Institut dans son étude.Pour aider les plus démunis à avoir plus de chances d\u2019accéder à un plus haut niveau de revenu, les économistes prônent plus d\u2019investissements sociaux.Il s\u2019agit, par exemple, d\u2019investissements dans le réseau public d\u2019éducation primaire et secondaire, dans l\u2019éducation post- secondaire, dans les politiques pour favoriser l\u2019intégration des immigrants.« À long terme, pour un résultat similaire, il est moins cher de créer une société plus mobile, car l\u2019inégalité du revenu se résorbe en partie du fait de la mobilité ascendante des plus pauvres et descendante des plus riches», écrit l\u2019Institut dans son étude.En matière d\u2019investissement social, «la solution passe par la formulation de politiques publiques qui profiteraient aux enfants de tous les milieux, et particulièrement à ceux issus de ménages moins nantis, comme la politique des garderies accessibles et un système scolaire public de grande qualité», écrit l\u2019Institut dans son étude.M.Côté estime que la solution n\u2019est pas monolithique.«Il y a un mix à avoir entre la redistribution et l\u2019investissement social.Il faut trouver le point d\u2019équilibre entre les deux.Est-ce qu\u2019on redistribue beaucoup, donc on investit moins dans l\u2019investissement social comme l\u2019éducation, mais on redistribue plus les revenus ?Ou on va chercher beaucoup plus d\u2019investissements sociaux et un peu moins de redistribution?» résume-t-il.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, ont dévoilé jeudi le plan du gouvernement canadien qui repose en grande partie sur des prêts et des garanties de prêts de 605 millions.F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L e gouvernement fédéral promet des mesures totalisant 867 millions sur trois ans pour soutenir l\u2019industrie forestière face aux droits compensateurs imposés par les États- Unis, un plan salué par Québec mais immédiatement critiqué par le lobby des producteurs américains qui ont déclenché le conflit en 2016.Le plan, dévoilé cinq semaines après celui du gouvernement Couillard, repose en grande partie sur des prêts et des garanties de prêts de 605 millions provenant de deux agences fédérales : Exportation et Développement Canada et la Banque de développement du Canada.Le reste, environ 260 millions, aidera notamment les entreprises à diversifier leurs produits, appuiera des communautés touchées et permettra de prolonger la période maximale des accords de travail partagé pour « réduire le nombre de mises à pied».Ottawa estime que son plan est « approprié » compte tenu des circonstances et croit qu\u2019il repose sur des bases juridiques solides.«Nous sommes absolument confiants du fait que cet ensemble de mesures est conforme à tous les traités internationaux auxquels le Canada participe», a dit la ministre des Af faires étrangères, Chrystia Freeland, lors d\u2019une conférence de presse avec Jim Carr, le ministre des Ressources naturelles du Canada, et François-Philippe Champagne, ministre du Commerce international.Les enveloppes ne sont pas ventilées de manière géographique, car elles seront disponibles aux entreprises dans l\u2019ensemble du Canada, où qu\u2019elles soient basées.En guise de comparaison, le plan est beaucoup plus important que celui dévoilé lors du pré- cédent conflit du bois d\u2019œuvre (2001-2006).Il avait alors fallu à Ottawa sept mois pour aboutir à une aide de 100 millions.Les mesures du gouvernement fédéral ont été unanimement louangées, tant à Québec que dans le monde syndical, industriel et patronal.«Nos efforts ont porté leurs fruits.[\u2026] Nous sommes très, très contents», a affirmé le ministre québécois des Forêts, Luc Blanchette.«Le fédéral envoie un message clair», a ajouté la ministre de l\u2019Économie, Dominique Anglade.« On voit que lorsque les acteurs se mettent ensemble pour atteindre un but, ça donne des résultats comme ce qu\u2019on voit aujourd\u2019hui, a dit le p.-d.g.du Conseil de l\u2019industrie forestière du Québec, André Tremblay.Ce qu\u2019Ottawa nous dit au- jourd\u2019hui, c\u2019est ce que Québec avait dit aussi, c\u2019est-à-dire : \u201cOn sera là\u201d.» L\u2019industrie québécoise compte 60 000 travailleurs.Le syndicat Unifor et l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) ont également exprimé leur satisfaction.Mesures de Québec Le plan d\u2019Ottawa sur vient plus d\u2019un mois après celui de Québec, qui demandait la participation d\u2019Ottawa le plus rapidement possible.Le gouvernement Couillard a mis en œu- vre un plan de prêts et de garanties de prêts pour environ 180 entreprises qui font face aux droits compensateurs rétroactifs.La hauteur de cet appui pourrait atteindre environ 300 millions.« L\u2019annonce d\u2019une nouvelle subvention pour les producteurs canadiens de bois d\u2019œuvre fait pencher encore plus la balance en faveur du Canada », a déclaré la U.S.Lumber Coalition, qui représente l\u2019industrie américaine d\u2019où émanent les plaintes.En gros, les producteurs américains affirment depuis des décennies que leurs concurrents canadiens profitent d\u2019un avantage déloyal car le bois prélevé provient notamment de terres publiques.Washington a imposé dès la fin du mois d\u2019avril des droits se situant entre 3 % et 24 % pour cinq grandes entreprises \u2014 dont le groupe québécois Produits forestiers Résolu \u2014 analysées par le département du Commerce américain.Pour toutes les autres, il a imposé des droits de 19,88%, de même que des sanctions rétroactives sur 90 jours.En plus des droits compensateurs, des droits antidumping pourraient également s\u2019appliquer dès la fin juin.Depuis 2013, un nouveau régime forestier est en vigueur au Québec, principalement pour répondre aux préoccupations de Washington.Ainsi, une partie du bois est vendue aux enchères, et le prix obtenu permet de déterminer les redevances des compagnies pour le reste des volumes couverts par les garanties d\u2019approvisionnement.Le Devoir BOIS D\u2019ŒUVRE Ottawa dévoile à son tour un plan d\u2019aide G É R A R D B É R U B É O ttawa accentue la pression sur Boeing.Le gouvernement a suspendu ses pourparlers avec le géant américain de l\u2019aéronautique en vue de l\u2019achat des avions militaires Super Hornet.Steven Mackinnon, secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l\u2019Approvisionnement, a confirmé jeudi que les discussions entre les deux parties étaient suspendues.Boeing, qui prévoyait de faire l\u2019annonce d\u2019une entente avec Ottawa pour l\u2019achat de 18 avions de chasse Super Hornet, a également retardé l\u2019événement.L\u2019argument retenu, évoqué également mercredi : Boeing ne se comporte pas en «partenaire de confiance».Ottawa n\u2019a toutefois pas ouvert la communication avec d\u2019autres fournisseurs potentiels.Le secrétaire parlementaire n\u2019a évidemment pas fait référence au contentieux opposant Boeing à Bombardier.La veille toutefois, le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, n\u2019avait pas ménagé ses critiques contre le géant américain Boeing, qualifiant ses attaques contre Bombardier de «non fondées ».Le ministre reprenait le thème en soutenant que Boeing ne se compor te pas comme un « partenaire de confiance » et disait souhaiter la voir retirer sa plainte contre Bombardier devant le département américain du Commerce et la Commission américaine du commerce international.La ministre des Af faires étrangères, Chrystia Freeland, aussi responsable du commerce Canada\u2013États-Unis, avait la première brandi la menace de renoncer à l\u2019achat des Super Hornet de Boeing, une transaction servant à combler le délai avant le lancement d\u2019une compétition ouverte visant le remplacement de sa flotte de 77 CF-18.Le Devoir Ottawa rompt les communications avec Boeing L e président de la FTQ, Daniel Boyer, s\u2019étonne de voir que le premier ministre Philippe Couillard, d\u2019habitude si prompt à comparer l\u2019économie québécoise à l\u2019économie onta- rienne, s\u2019abstient maintenant de le faire, alors que l\u2019Ontario vient d\u2019annoncer que le salaire minimum y sera graduellement haussé à 15 $ en 2019.La première ministre de l\u2019Ontario, Kathleen Wynne, a annoncé, mardi, que le salaire minimum passera de 11,40 $ l\u2019heure à 11,60$ en octobre, puis à 14$ le 1er janvier prochain et à 15$ en 2019.«C\u2019est sûr qu\u2019on serait totalement satisfaits de ça!» s\u2019est exclamé jeudi le président de la plus grande centrale syndicale du Québec, au cours d\u2019une entrevue avec La Presse canadienne.La FTQ demande déjà une hausse du salaire minimum à 15$ le plus rapidement possible et a déjà suggéré des hausses graduelles de 70¢ par année pour y parvenir.Le salaire minimum au Québec vient d\u2019être haussé de 10,75$ à 11,25$ le 1er mai dernier.« J\u2019écoutais les arguments de la première ministre: ce sont des arguments qu\u2019on mentionne depuis belle lurette.On dirait que c\u2019est moi qui parlais, en af fir- mant que hausser le salaire minimum va faire tourner l\u2019économie et que ça va augmenter la richesse et permettre à des gens de consommer plus localement», a commenté M.Boyer.Le Québec «est en train de se faire dépasser par tout le monde», déplore le président de la FTQ, qui rappelle qu\u2019en plus de l\u2019Ontario, l\u2019Alberta a également annoncé qu\u2019elle hausserait son salaire minimum à 15$, et même dès octobre 2018, dans son cas.M.Boyer propose au gouvernement du Québec de former un comité de travail qui réunira toutes les études qui ont été réalisées sur la question, entendra les acteurs intéressés et fera de solides recommandations.La Presse canadienne SALAIRE MINIMUM La FTQ invite Couillard à s\u2019inspirer de l\u2019Ontario J U L I E N A R S E N A U L T L a participation de la famille Beaudoin -Bombar dier dans BRP lui permettra de passer à la caisse alors que le constructeur de véhicules récréatifs s\u2019apprête à verser le premier dividende de son histoire en plus de procéder à un important rachat d\u2019actions.En dévoilant ses résultats du premier trimestre avant son assemblée annuelle, jeudi, la société de Valcour t a annoncé qu\u2019elle retournera 8¢ par action à ses porteurs de titres à compter du 13 juillet en plus de racheter des actions jusqu\u2019à concurrence de 350 millions d\u2019ici la fin de juillet à un prix qui n\u2019a pas encore été déterminé.Avec ses 41,2 millions d\u2019actions à droit de vote multiple, la famille qui contrôle Bombardier recevra jusqu\u2019à 3,3 millions dans le cadre du premier versement du dividende et pourrait empocher davantage en vendant certaines de ses actions.La firme américaine d\u2019investissement Bain Capital aura également droit à sa part du gâteau grâce à ses 31,7 millions d\u2019actions.C e s d e u x a c t i o n n a i r e s majoritaires, qui détiennent conjointement 65,3 % de BRP, se délesteront d\u2019une partie de leurs actions pour maintenir une participation équivalente dans la société au terme du processus de rachat.En ce qui a trait à ses résultats pour la période de trois mois terminée le 30 avril, abstraction faite des éléments non récurrents, BRP a généré un bénéfice normalisé de 28,3 millions, ou 25¢ par action, par rapport à 4,8 millions, ou 4¢ par action, lors du premier trimestre de l\u2019exercice 2016.De leur côté, les revenus ont été de 956,2 millions, en progression de 3%.La Presse canadienne BOMBARDIER BRP versera un dividende ÉTUDE SUR LE REVENU Le Québec, égalitaire, pourrait faire mieux RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le constructeur de véhicules récréatifs BRP s\u2019apprête à verser le premier dividende de son histoire. Philippe Couillard avait rêvé d\u2019un accord constitutionnel menant à la signature de la Constitution canadienne par le Québec pour le 150e anniversaire de la fédération.Il a dû se contenter du dévoilement d\u2019une politique d\u2019af firmation nationale que n\u2019auraient pas reniée ses prédécesseurs Jean Lesage, Claude Ryan ou Robert Bourassa.l faut saluer l\u2019initiative de Philippe Couillard, qui en rendant publique la « Politique d\u2019af?r- mation du Québec et de relations canadiennes » de son gouvernement sort les fédéralistes québécois du simple attentisme, de cette politique du « fruit qui n\u2019est pas mûr » dont Jean Charest s\u2019était fait l\u2019artisan.« Nous sommes Québécois avant tout, et c\u2019est notre façon d\u2019être Canadiens », a déclaré Philippe Couillard.On dit de lui qu\u2019il est le plus fédéraliste des premiers ministres de l\u2019histoire contemporaine du Québec.Il est certes celui qui manifeste l\u2019affection la plus forte à l\u2019endroit du Canada.On est loin d\u2019un Robert Bourassa qui ne voyait dans la fédération canadienne que les avantages économiques.« L\u2019allégeance québécoise » s\u2019additionne à « l\u2019appar tenance canadienne», a fait valoir Philippe Couillard.La nation québécoise n\u2019est pas dé?nie comme une nation ethnique au sens de la motion, votée à la Chambre des communes sous le gouvernement Harper, où il est question des «Québécois», en français dans le texte anglais.La nation québécoise est politique, libre de ses choix, composée d\u2019une majorité de francophones, mais également d\u2019une communauté de langue anglaise, qui reconnaît onze nations autochtones, une nation pluraliste « forte d\u2019une grande diversité culturelle» qui s\u2019intègre à la trame historique commune, à un «tronc commun» dans le cadre de l\u2019interculturalisme.La fédération canadienne est un « modèle plurinational », un « pacte » entre deux peuples fondateurs qui aurait dû inclure à l\u2019origine les Premières Nations, a soutenu Philippe Couillard.Ce pacte fondateur a été rompu en 1982.Certains ne verront rien de neuf dans cette politique d\u2019af?r- mation nationale.Or c\u2019est justement là son mérite, celui d\u2019être orthodoxe, de correspondre aux principes qui ont été élaborés par les tenants du fédéralisme renouvelé, mais qui servent aussi de fondement aux aspirations souverainistes.Quant aux revendications concrètes, Philippe Couillard s\u2019en tient aux cinq conditions de l\u2019accord du lac Meech, soit la reconnaissance de la nation québécoise (on parlait pudiquement de société distincte à l\u2019époque), la participation à la nomination des trois juges québécois à la Cour suprême, un droit de veto sur les modi?cations constitutionnelles, un statut constitutionnel pour l\u2019entente sur l\u2019immigration et l\u2019encadrement du pouvoir fédéral de dépenser.Ici, le premier ministre aurait pu faire preuve d\u2019un peu plus d\u2019inventivité.Ces cinq conditions étaient perçues comme un minimum par le gouvernement Bourassa et devaient d\u2019ailleurs évoluer.Nous nous étonnons que le champ de la culture et des communications, par exemple, ne fasse pas partie des revendications, alors que le gouvernement Charest avait réclamé l\u2019exclusivité de cette compétence.Les négociations constitutionnelles ne sont que l\u2019aboutissement de la démarche du gouvernement Couillard.D\u2019ici là, le ministre Jean-Marc Fournier entamera un « dialogue » au Canada non seulement avec les responsables politiques, mais avec la société civile et les peuples autochtones.Il défendra cette idée d\u2019un Canada plurinational.«Dans le reste du Canada, il est fréquent de penser que le pays ne peut être formé que d\u2019une seule nation », une « vision univoque» qui a triomphé en 1982, reconnaît toutefois son gouvernement dans la politique.Justin Trudeau, de façon cavalière et avant même d\u2019avoir lu le document, rejetait toute possibilité de rouvrir la Constitution.Ni pour le Québec ni pour les autochtones, doit-on conclure.Le premier ministre canadien a fait preuve d\u2019une pitoyable légèreté.En conférence de presse, Philippe Couillard a évoqué des sondages qui montrent un renforcement de l\u2019attachement identi- taire des jeunes Québécois à l\u2019endroit du Canada, des jeunes qui ne sont d\u2019ailleurs pas marqués par les stigmates du rejet de l\u2019accord du lac Meech.Il en a conclu à l\u2019échec historique du mouvement souverainiste.Or, paradoxalement, la faiblesse actuelle du mouvement souverainiste ne contribuera pas à ce que son message soit pris au sérieux au Canada anglais, pour lequel la question du Québec est réglée une fois pour toutes.Il ne faut certes pas s\u2019attendre à des résultats immédiats de cette politique ; il n\u2019y a d\u2019ailleurs aucune garantie de résultat.Mais au moins, Philippe Couillard envoie le signal que la nation québécoise, dans toute l\u2019acceptation du terme, le concerne.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Pour une répartition équitable des ressources en éducation Le Devoir du 31 mai annonçait que le ministère de l\u2019Éducation prévoit l\u2019ajout de ressources d\u2019éducation spécialisée pour les classes de maternelle et de première année.Des voix s\u2019élèvent pour dénoncer le fait que chaque école accédera aux mêmes L I B R E O P I N I O N S A M H A R O U N Auteur N ous souf frons d\u2019obsession ethnocultu- relle.Pas un débat politique ou culturel sans que, au détour d\u2019une idée, d\u2019une phrase ou d\u2019un mot, surgissent les préjugés et les associations erronées et simplistes : les immigrants n\u2019aiment pas nos valeurs, les Anglos sont plus tolérants que les Francos, qui sont plus identitaires et plus exclusifs, et ainsi de suite ! La nuance ne fait pas bon ménage avec l\u2019ethnoculture.D\u2019ailleurs, les Canadiens d\u2019expression anglaise ont élevé le multicultura- lisme au rang de mythe fondateur du pays, au point qu\u2019ils en font le secret de la réussite des institutions.Pour ne pas être en reste et pour nous en démarquer, nous nous accrochons, au Québec, à l\u2019interculturalisme, idée proposée par Gérard Bouchard dans ses écrits, comme la réponse universelle à tous nos problèmes.Encore récemment, le 30 mai, Le Devoir publiait une lettre de Michel Seymour (relayé, le 31 mai, par Olivier Collin) qui s\u2019achevait par un dithyrambe appuyé de l\u2019interculturalisme.Pour tant, à y regarder de plus près, nous constatons que l\u2019interculturalisme est une variante édulcorée du multiculturalisme.Selon les multiculturalistes, la société (canadienne ou québécoise) est composée de communautés culturelles qui doivent être reconnues en tant que telles alors que, pour les inter- culturalistes, le Québec est fait d\u2019une majorité canadienne-française et de minorités ethnocul- turelles.Reste que les deux modèles relèvent de la même logique sociologique puisqu\u2019ils se réfèrent à l\u2019ethnoculture comme prémisse incontournable à leur vision des choses.Or les questions qui se posent au Québec depuis les débuts du débat sur les accommodements sont d\u2019ordre politique : qu\u2019est-ce qu\u2019être citoyen québécois et quels devraient être les rapports entre l\u2019État et la religion?D\u2019abord des individus Il n\u2019y a pas d\u2019ethnocultures à l\u2019Assemblée nationale.Il y a des individus : les députés, qui représentent des individus, soit les électeurs, abstraction faite de leurs origines ethniques, religieuses et nationales, et cela vaut pour les uns et pour les autres.Mais ces individus ne sont pas des atomes isolés qui errent dans la nature, ils participent d\u2019un système de valeurs qui les intègre dans la Cité : ces individus-ci- toyens, débarrassés de leurs préjugés culturels et sociaux, forment la volonté générale inscrite dans la loi.La démocratie n\u2019existe que s\u2019il se forme, au-dessus des individualités consentantes, une entité collective qui incarne les aspirations et les responsabilités de tous et de tout un chacun.Henr y Kissinger n\u2019est pas un historien juif allemand, mais un historien américain, et Salman Rushdie n\u2019est pas un romancier islamo-indien, mais un écrivain britannique.Fonder la citoyenneté sur l\u2019ethnie ou la religion équivaut à la réduire à un état primaire, infrapolitique.La dualité eth- noculturelle majorité/minorités altère l\u2019idée de peuple qui, dans le cas du Québec, a été forgée par quatre siècles d\u2019histoire avec ce que cela suppose de traditions et d\u2019institutions, de malheurs et de grandeurs, de représentations et de symboles.Instaurer le modèle Tout en saluant la démarche libérale et l\u2019esprit d\u2019ouverture des interculturalistes, nous demeurons sceptiques quant à la façon d\u2019instaurer ce modèle.Pour M.Bouchard, « la reconnaissance des minorités ethnoculturelles dans un esprit pluraliste est une des pièces maîtresses de l\u2019interculturalisme » (cf.Bouchard, L\u2019Interculturalisme\u2026, p.47).Il définit la minorité comme « un foyer ou une sociabilité distincte qui se déploie à la fois en coexistence et en relation avec la culture majoritaire\u2026 » (ibid, p.36) et préconise que « l\u2019intercultura- lisme [\u2026] se soucie autant des intérêts de la majorité culturelle [\u2026] que des intérêts des minorités et des immigrants » (ibid, p.16).Reconnaître implique une égalité des cultures au sein d\u2019une même société et l\u2019attribution de droits spécifiques à chacune des cultures.Que les premiers peuples du Canada jouissent de droits politiques, administratifs et culturels n\u2019est que justice puisqu\u2019ils ont humanisé le territoire depuis des millénaires ; que les Québécois d\u2019expression anglaise aient des droits linguistiques est aussi justice puisqu\u2019ils ont développé depuis deux siècles d\u2019importants réseaux éducatif et hospitalier ! Ce sont des droits spécifiques liés à des conditions historiques spécifiques.En vertu de quoi les néo-Québécois devraient-ils avoir des droits spécifiques ?Et, du reste, quels droits ?Tous les Québécois, qu\u2019ils soient de souche ou d\u2019installation récente, ont et doivent avoir les mêmes droits et assumer les mêmes responsabilités.Ni plus ni moins ! C\u2019est ce qu\u2019on appelle la citoyenneté dans une démocratie.En clair : tous les droits aux individus, aucun droit aux ethnocultures ! Un néo-Québécois contre l\u2019obsession ethnoculturelle FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ajouts de services, peu importent ses besoins ou son contexte socio-économique.J\u2019aimerais par tager avec le ministre Proulx ma vision d\u2019orthophoniste travaillant à Montréal auprès d\u2019enfants d\u2019âge préscolaire présentant des troubles sévères du langage.Chaque année, à la veille de l\u2019entrée à la maternelle, leurs parents vivent des angoisses bien fondées, en réalisant que la classe spécialisée qui conviendrait à leur enfant ne compte qu\u2019un nombre insuffisant de places (4 classes de 8 enfants pour tout le territoire de la CSDM), ou en réalisant que les ressources qui faciliteraient l\u2019intégration en classe ordinaire sont clairement insuffisantes.Et chaque année, je ne peux que constater à quel point ces situations sont beaucoup plus fréquentes dans certaines écoles de quartiers défavorisés, par exemple dans Hochelaga, dans le Cen- tre-Sud ou dans Sud-Ouest\u2013Verdun.Le contraste est frappant lorsque je rentre dans le quartier où j\u2019habite moi-même, et où mes propres enfants fréquentent une école relativement favorisée du quartier Rosemont.Je sais que, sans être totalement exempte d\u2019enfants à besoins particuliers, mon école ne vit pas la moitié des défis que rencontre une école d\u2019Hoche- laga en matière d\u2019intégration.Pourquoi donc les maternelles de l\u2019une devraient- elles obtenir exactement les mêmes ajouts de ressources que l\u2019autre ?Je vous informe aussi, M.le Ministre, du fait que les parents qui redoutent une rentrée difficile pour leur enfant à besoins particuliers auront rarement le temps, l\u2019énergie ou les ressources pour adresser ces re- Toujours plus bas\u2026 Dans sa réponse à la libre opinion (passablement outrancière, je l\u2019accorde) d\u2019André Lamoureux du 29 mai, Michel Seymour («Des Juifs bolcheviques aux gauchistes islamistes ») n\u2019hésite pas à ranger Fatima Houda-Pepin parmi les propagateurs de la «paranoïa xénophobe» dans notre société.Il semble malheureusement que la décence la plus élémentaire ne soit plus de mise de nos jours quand vient le temps de faire valoir son point de vue.Je ne partage pas nécessairement les idées politiques de Mme Houda-Pepin, mais l\u2019engagement de cette personne, notamment en faveur de la promotion des droits des femmes, me paraît devoir mériter le respect.Il serait grand temps de réintroduire un peu de l\u2019esprit des Lumières dans un débat public où l\u2019abject s\u2019invite de plus en plus souvent.Pour l\u2019heure, hélas, beaucoup d\u2019ampoules sont grillées au plafond.Frédéric Dupuy Montréal, le 30 mai 2017 Pour un Canada plurinational I ROBERT DUTRISAC De la poudre aux yeux L\u2019occasion était trop belle\u2026 le fédéral n\u2019allait surtout pas la rater.Et pourquoi pas «La Saint-Jean-Baptiste: fête nationale du Québec et de la Francophonie canadienne» telle que désignée sur le site Internet de Patrimoine canadien?Après tout, 150 bougies «honorant» la fondation du Canada ne peuvent pas demeurer inaperçues au Québec! Foutaise! À mon sens, les festivités du fédéral ne représentent que de la poudre aux yeux des Québécois, une frime partisane qui ne peut que jeter de la confusion dans les festivités qui soulignent traditionnellement les festivités de la Saint-Jean-Baptiste au Québec.Les fédéralistes disposent déjà du 1er juillet pour célébrer le Canada\u2026 À eux d\u2019en faire cette année une activité spéciale soulignant le 150e anniversaire de leur pays! Henri Marineau Québec, le 27 mai 2017 marques à votre gouvernement.Cela est encore plus vrai des parents que je côtoie dans les quartiers moins favorisés.C\u2019est pourquoi je me permets de vous le signifier moi-même.Mettez de côté votre mesure électoraliste et confiez aux commissions scolaires le soin de partager elles-mêmes les ressources selon les besoins.Comme orthophoniste, mère et citoyenne, j\u2019exige un partage équitable des ressources, et non une mesure faussement universelle qui favorise les quartiers nantis.Paschale Pinsonnault, M.P.O., orthophoniste Le 31 mai 2017 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).A M Y L I E , M É L A N I E E T S T É P H A N I E B O U L A Y, A R I A N E B R U N E T , C A T H E R I N E D U R A N D , A R I A N E M O F F A T T E T S A F I A N O L I N Musiciennes et membres de Femmes en musique* ous avons choisi un jour de devenir des musiciennes dans la vie, des créatrices.Loin de nous était alors l\u2019idée d\u2019une inégalité possible entre les sexes dans le milieu des arts et du spectacle, ou même d\u2019une industrie à deux vitesses.Dans notre tête, si nous travaillions fort, si les gens étaient ouverts à entendre nos œuvres, le traitement que nous recevrions serait le même que celui que reçoivent nos homologues masculins.Parce qu\u2019après tout, un talent est un talent, un succès est un succès, peu importe le sexe.Finalement, entre chanteuses, musiciennes, auteures-compositrices-interprètes, techniciennes et autres intervenantes féminines du milieu, nous nous entendons toutes pour dire que le sexisme existe bel et bien dans l\u2019industrie de la musique et que la plupart d\u2019entre nous l\u2019avons vécu, à un moment ou à un autre : ne serait-ce que par les préjugés véhiculés quant à nos connaissances de la technique ou de l\u2019équipement, par la remise en doute de notre talent, de notre expérience ou de notre pertinence.Depuis la médiatisation récente du contenu de dif fé- rents festivals québécois, nous avons aussi pris conscience avec consternation de la faible représentation des femmes dans les programmations (souvent moins de 30 %, et même 10 % dans certains festivals, alors qu\u2019à la Société professionnelle des auteurs et compositeurs du Québec, dans le volet Chanson, on recense 42 % de femmes inscrites et 49% à l\u2019Union des artistes).L\u2019automne dernier, nous nous indignions également de constater que la dernière femme à avoir remporté le trophée d\u2019auteur-composi- teur de l\u2019année à l\u2019ADISQ était Francine Raymond, en 1993.Et c\u2019est sans parler des inégalités salariales (selon certaines statistiques de l\u2019Union des artistes, les femmes gagnent en moyenne 75 % de ce que gagnent les hommes), des inégalités quant à la longévité des carrières (âgisme) et des conséquences négatives de la maternité pour les femmes de notre industrie.Et il s\u2019agit ici de NOTRE milieu exclusivement.Milieu qui, rappelons-le, est déjà souffrant depuis de longues années.Ouvrons la discussion Faut-il en plus que les femmes partent avec un désavantage dû à leur genre ?Les artistes féminines de notre scène locale sont débordantes de talent, elles ont des choses à dire, un public, elles travaillent fort et bien.Si elles sont représentées en minorité partout, ce n\u2019est pas parce que leur musique n\u2019est pas touchante, groovy, intelligente ou moins populaire.Pourquoi alors nous exclut-on à ce point ?Faudrait-il se résoudre à exiger des quotas proportionnels à notre représentation dans le milieu, simplement pour retrouver la place qui nous est due ?Ou encore viser la parité en s\u2019inspirant de domaines comme celui de la politique ?Serions-nous rendues là, pour arriver à faire en sor te que les femmes qui sont déjà dans l\u2019industrie puissent y rester et que celles qui veulent un jour s\u2019y tailler une place y parviennent ?Une chose est certaine, on ne peut en rester là.D\u2019autant que l\u2019industrie du spectacle fonctionne en partie grâce aux subventions, et que cette utilisation des fonds publics devrait venir avec une responsabilité sociale, notamment celle de viser le respect des valeurs d\u2019égalité de notre société.Acteurs (actrices) de la scène musicale québécoise, soyez au cœur du changement souhaité et nécessaire pour un milieu sain et équilibré qui inspirera les jeunes ar tistes, musiciennes, techniciennes et intervenantes du milieu de la musique de demain, à croire que ce métier peut être épanouissant pour TOUS.Maintenant, ouvrons la discussion pour savoir comment on peut y parvenir ! *Ont aussi signé ce texte des centaines de créatrices.On trouvera la liste complète des signataires sur nos plateformes numériques.Un talent est un talent, peu importe le sexe Des musiciennes prennent la plume pour dénoncer l\u2019inégalité des sexes dans leur milieu La chronique de Cathy Wong fait relâche cette semaine.S O L Z A N E T T I Chef d\u2019Option nationale hilippe Couillard ne lance pas un chantier de négociations constitutionnelles pour faire diversion aux révélations sur ses liens avec Marc-Yvan Côté.La coïncidence est bonne pour lui, mais il n\u2019a pas pu rédiger un document de 200 pages en une semaine juste pour ça.C\u2019est un projet qu\u2019il avait fait mine de mettre sur la glace, mais qu\u2019il prépare depuis longtemps.S\u2019il s\u2019était préalablement entendu avec M.Trudeau pour que ça fonctionne, c\u2019eût été un coup de génie.D\u2019abord, il serait allé chercher la part de l\u2019électorat caquiste qui souhaite avoir plus de pouvoir au sein du Canada.Ensuite, son adversaire traditionnel sur ce champ de bataille, le Parti québécois, est ligoté par sa promesse de ne pas proposer l\u2019indépendance en 2018.Toutefois, le lendemain de la parution de la nouvelle, M.Trudeau lui donne une gifle en assurant à tout le monde qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019ouverture de la Constitution.Si c\u2019est vrai, l\u2019initiative de M.Couillard tombe à l\u2019eau et il a fait une énorme gaffe.Il a reconnu que le statu quo est insoutenable, tout en se faisant bloquer le chemin à une transformation du Canada.Quatre actions Si la réponse du premier ministre canadien est sincère, M.Couillard est un piètre stratège.Si toutefois le refus de M.Trudeau n\u2019est qu\u2019une mise en scène et qu\u2019il prévoit de changer d\u2019idée pour donner à tout le monde l\u2019impression que M.Couillard a fait un gain politique, quatre actions deviendront alors nécessaires.Le PQ devra revoir sa promesse absurde de n\u2019entreprendre aucune stratégie indépendantiste pour 2018.Québec solidaire devra revoir le mandat donné à son projet d\u2019assemblée constituante, car il faudra avoir une position claire pour s\u2019opposer à cette tentative d\u2019«enfirouapement» constitutionnel.En effet, si l\u2019ouverture de la Constitution devient l\u2019enjeu clivant de la prochaine élection, ceux qui auront une position mitoyenne, se laissant interpréter en 50 nuances de peut-être, se retrouveront entre deux chaises et seront boudés par l\u2019électorat.Les négociations pour la feuille de route des OUI-Québec devront aboutir, car les indépendantistes auront plus que jamais besoin d\u2019une stratégie commune.Si on présente trop d\u2019options différentes dans un débat qui sera aussi polarisé, nous allons perdre.Si le Canada accorde à M.Couillard ne serait-ce que la moitié d\u2019une des cinq conditions qu\u2019il a posées, il va l\u2019accepter plutôt que de perdre la face.Il signera alors la Constitution sans référendum, fort de sa majorité parlementaire élue par 29 % des électeurs inscrits.Ensuite, QS et le PQ devront envisager l\u2019idée de pactes électoraux temporaires à l\u2019aune de la nouvelle conjoncture.Je sais que personne n\u2019en a envie, mais là, l\u2019intérêt supérieur de la nation va l\u2019exiger plus que jamais depuis les années 1990.Pourquoi ?Parce que la signature de la Loi constitutionnelle de 1982 aurait des conséquences terribles.Premièrement, elle donnerait une apparence de légitimité à ce régime conçu pour nier la démocratie québécoise et araser notre différence.Deuxièmement, parce que la signature de cette loi entraînerait un autre recul de la loi 101, appuyant constitutionnellement le droit à l\u2019école anglaise pour les immigrants issus du monde anglo-saxon.Les conséquences sur l\u2019avenir du français en Amérique du Nord pourraient être irréversibles.Est-ce vraiment ce que nous voulons?Peut-être exagère-t-on la menace de cette tentative libérale de nous faire signer la Constitution canadienne.Philippe Couillard est peut- être un piètre stratège.Mais quoi qu\u2019il en soit, nous avons le devoir d\u2019envisager dès maintenant tous les scénarios.Les indépendantistes devront se solidariser si le débat constitutionnel s\u2019ouvre B O B R A E , O L I V E R M A C L A R E N , S A R A H C O L G R O V E , B E N J A M I N B R O O K W E L L , J U L I E - A N N E P A R I S E A U Avocats au sein du cabinet Olthuis Kleer Townshend LLP e 1er juin 2017, le Canada disait au revoir aux quatre délégués des Nations unies en visite qui ont passé les dix derniers jours à rencontrer des communautés à travers le pays afin d\u2019en apprendre davantage sur l\u2019impact des entreprises d\u2019ici sur les droits de la personne protégés par le droit international.Au cours de la prochaine année, ils rédigeront leur rapport, et les droits des peuples autochtones seront au cœur même de ce rapport.Le Canada est en avance sur de nombreux autres pays en matière de reconnaissance des droits des peuples autochtones, mais il reste encore beaucoup de travail à accomplir.Les tribunaux canadiens, les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent reconnaître que le consentement libre, préalable et éclairé est une exigence essentielle afin de défendre les droits des peuples autochtones dans un contexte de droit international.Après plus d\u2019une décennie à s\u2019y opposer, le Canada a finalement annoncé l\u2019an dernier qu\u2019il appuyait pleinement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (la « Déclaration »).En 2007, le Canada avait été l\u2019un des quatre États à voter contre la Déclaration.Lorsqu\u2019il a finalement annoncé son soutien en 2016, le gouvernement a été acclamé pour sa décision.Mais, peu de temps après, le gouvernement a précisé que son soutien à la Déclaration se ferait «conformément à la Constitution canadienne existante».Or il existe une différence considérable entre les exigences constitutionnelles du Canada concernant le traitement des peuples autochtones et les exigences du droit international.Une différence importante se situe au chapitre du standard de consultation, où le droit international exige un standard plus exigeant, soit le consentement des communautés autochtones.Dans le cadre de la Déclaration, lorsque les États agissent de manière à avoir un impact sur les droits des peuples autochtones, ils ont l\u2019obligation de les consulter pleinement et de ne pas donner le feu ver t au projet proposé avant de recevoir le consentement « libre, préalable et informé» des communautés affectées.La Déclaration ne constitue pas l\u2019unique forum exigeant le consentement à titre de standard.La norme du consentement au développement de projets a en effet été adoptée par de nombreuses agences et organisations internationales de développement, telles que la Banque mondiale et la Société financière internationale, de même que par certains prêteurs privés soumis aux Principes de l\u2019Équateur.Ceci est notamment dû au fait que la norme de consentement est de plus en plus considérée comme un outil pouvant éliminer les risques liés au développement de projets.En ef fet, contrairement à la consultation qui démontre le processus de discussion avec les populations affectées, la norme de consentement, quant à elle, est sans ambiguïté et permet plus de certitude.Place à la consultation Tout comme la Déclaration, notre Constitution exige que les gouvernements consultent les peuples autochtones avant de prendre des mesures susceptibles d\u2019af fecter leurs droits.Cependant, les tribunaux canadiens ont souvent déclaré que la consultation ne nécessite généralement pas de consentement.Par crainte d\u2019un pouvoir de veto, les autorités gouvernementales soutiennent fréquemment que le consentement n\u2019est pas nécessaire.Le droit international exige également que la consultation soit libre, préalable et éclairée, et que les populations autochtones puissent participer pleinement aux décisions qui les concernent.Or la validité et la qualité de la consultation seront grandement affectées par la capacité des communautés autochtones d\u2019avoir accès à des ressources financières adéquates qui leur permettront de faire une évaluation complète du projet.Au Canada, la consultation est habituellement considérée comme un obstacle administratif plutôt que comme un processus de prise de décision partagée.La consultation est souvent non financée, ou encore partiellement financée par l\u2019entreprise qui demande un permis au gouvernement, ce qui rend souvent la capacité des peuples autochtones à exercer leurs droits constitutionnels dépendante du bon vouloir de l\u2019entreprise qui aura des impacts sur le territoire touché.De plus, les délais de consultation sont généralement courts et les services d\u2019experts indépendants sont rarement fournis.Cer tains pro jets canadiens ont reçu le consentement de communautés dans le passé.Cela s\u2019est notamment produit lorsque les entreprises ont voulu négocier ouver tement les termes de leurs projets avec les communautés autochtones locales, leur fournissant le temps et le soutien nécessaires afin d\u2019évaluer de façon indépendante l\u2019impact du projet sur leurs droits et les avantages proposés.Cependant, jusqu\u2019à ce que les communautés autochtones aient un accès garanti et adéquat aux ressources dont elles ont besoin pour s\u2019engager dans une consultation et un droit reconnu de dire « non » aux développements qui les touchent, les exemples de consentement réel resteront rares et les processus de consultation favoriseront plutôt la discorde.Les tribunaux, les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent reconnaître que les relations saines sont fondées sur le consentement \u2014 un consentement libre, préalable et éclairé.Un an après avoir finalement soutenu la Déclaration, nous devons commencer à l\u2019appliquer à tous les niveaux : en droit, au sein des politiques et programmes gouvernementaux ainsi qu\u2019en matière de contrats privés.Fournir un financement stable, des échéanciers flexibles et des experts indépendants lors de la consultation est la première étape cruciale à mettre en œuvre.[\u2026] L\u2019engagement du Canada envers les communautés autochtones ne répond pas au droit international JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sol Zanetti lors du congrès de Québec solidaire JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE P N L Le sexisme existe bel et bien dans l\u2019industrie de la musique et la plupart d\u2019entre nous l\u2019avons vécu L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 J U I N 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S design de l\u2019UQAM vient d\u2019inaugurer, revient sur cette pierre angulaire de la carrière entamée en 1967 par le diplômé de l\u2019Université McGill.Tout a commencé là, sur ce bout de terre appelé à lier Montréal et les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame.Issu de sa thèse intitulée «A Three-Dimensio- nal Modular Building System», Habitat 67 aura été la première réalisation de Moshe Safdie.Il a alors 25 ans et bénéficie de l\u2019esprit de folie de l\u2019époque.«Est-ce que j\u2019aurais pu construire Habitat au- jourd\u2019hui ?Je ne pense pas, dit le vénérable architecte, à l\u2019occasion d\u2019une visite de presse de l\u2019exposition.Les gouvernements ne prennent plus ce genre de risque Mais oubliez Habitat, l\u2019Expo elle-même serait impossible.Ici ou ailleurs.Les foires de ce type n\u2019existent plus.On a des trucs commerciaux, pas des exercices utopiques.C\u2019était un moment unique, ça ne venait pas de moi, prétentieux [cocky] jeune homme.» Le défi de la densité Architecture pyramidale en trois parties, Habitat 67 est un amalgame de modules cubiques en béton, tous préfabriqués sur un terrain adjacent.Safdie l\u2019a conçu comme une cité dans la ville, avec ses commerces, ses rues-passerelles et des unités possédant chacune leur jardin et leur vue panoramique.C\u2019était sa solution au problème de la densité urbaine et sa riposte à l\u2019étalement urbain.Pour célébrer ce 50e anniversaire, l\u2019organisme Histo&Co propose des visites guidées pendant tout l\u2019été.Safdie, lui, procède à restaurer l\u2019unité qui lui appartient, une des rares, sinon la seule qui a été préservée dans son état d\u2019origine.Après sa mise à neuf, il veut la léguer à une entité publique, pour le moment inconnue.Célébré et chéri, classé depuis 2009 par Québec, Habitat 67 n\u2019a pourtant vu le jour qu\u2019amputé d\u2019une partie du projet rêvé.Aussi folles aient été les années 1960, elles ont eu leurs limites.Une des maquettes exposées au Centre de design révèle toute l\u2019étendue de la proposition initiale.Sur les 1000 appartements pensés, quelque 150 seulement auront été construits.Inauguré pour abriter des résidences locatives et abordables, Habitat 67 est aujourd\u2019hui un petit nid de luxe, isolé et loin du tumulte urbain.Moshe Safdie l\u2019admet, sans qualifier le projet d\u2019échec.« Le concept a été élaboré sans que l\u2019on sache qui allait y vivre, assure-t-il.Je ne crois pas que le logement social pose un défi architectural qui lui soit propre.Un défi politique ou économique, oui.Mais on ne le conçoit pas dif féremment du logement pour gens fortunés.La seule dif férence, c\u2019est la taille.Mais tout le monde a besoin de lumière, d\u2019espaces extérieurs, d\u2019intimité.» L\u2019architecte reconnaît cependant que sa proposition n\u2019a commencé à être appréciée que dans les années 1980, lorsque « l\u2019adresse est devenue snob ».«Le fait est qu\u2019Habitat séduit et est habité par ceux qui peuvent choisir.Comme projet expérimental, il était important qu\u2019il plaise au plus grand nombre», dit-il, non sans fierté.Tours d\u2019Asie Avec ses plantes et arbres qui poussent à travers le béton, grâce à un système d\u2019irrigation intégré à même la terre, Habitat 67 a ses charmes.Mais il ne s\u2019est pas reproduit ailleurs, malgré les variantes imaginées, toujours en bordure de l\u2019eau, voire sur l\u2019eau.L\u2019exposition présente les cas non aboutis à New York, à Porto Rico, à Jérusalem.Des temps durs pour la future étoile.«Habitat m\u2019a ouvert des portes pour tenter d\u2019apporter des réponses significatives aux problèmes de logement en milieu urbain.J\u2019ai souffert pendant dix ans, à force d\u2019abandonner des projets, confie-t-il.J\u2019ai eu après de bons moments en construisant des bâtiments culturels qui ont fasciné [dont le pavillon qui sert d\u2019entrée principale au Musée des beaux- arts de Montréal].Depuis, j\u2019ai pu revenir au résidentiel.Pour moi, Habitat est le début de quelque chose que je continue de faire.» L\u2019exposition du Centre de design n\u2019est pas la complète rétrospective.Elle témoigne cependant de l\u2019influence d\u2019Habitat 67 sur la pratique récente de Moshe Safdie.Depuis quelques années, en effet, les tours résidentielles, modulaires ou fragmentées, signées par l\u2019architecte montréalais se multiplient.Le défi de la densité l\u2019a amené à proposer des ensembles démesurés, autant en Chine qu\u2019au Sri Lanka ou à Singapour.Avec des noms évocateurs : Golden Dream Bay, Altair, Sky Habitat\u2026 À New York aussi, il propose une tour de 75 étages, à usage mixte, dont « la densité correspond à celle de Manhattan», signale-t-il.Actuellement, le bureau Safdie Architects mène une dizaine de chantiers, à partir du Mas- sachussetts, où l\u2019homme s\u2019est établi dans les années 1980 \u2014 après avoir élevé ses enfants à Habitat 67.De toutes ces œuvres à être livrées entre 2017 et 2020, la plus spectaculaire est le Projet Jewel de l\u2019aéroport de Singapour.Au cœur de cet espace de 1,4 million de pieds carrés, Safdie a imaginé un jardin intérieur, véritable oasis dotée d\u2019une cascade d\u2019eau et d\u2019un toit de verre qui draine l\u2019eau des pluies.Et Montréal le fait-il encore rêver?Moshe Saf- die fait presque la moue.Il constate qu\u2019Habitat 67 n\u2019a eu aucune influence sur l\u2019architecture locale.Il n\u2019est pas un échec, même s\u2019il demeure esseulé et sans héritier.Mais il s\u2019en fout, presque, puisqu\u2019ailleurs les gens s\u2019en sont inspirés.« La Cité du Havre est un no man\u2019s land.Même si on a construit d\u2019autres immeubles, au- jourd\u2019hui, l\u2019idée de la ville qui s\u2019approche du fleuve est absente.Même les récents développements du Vieux-Montréal ne maximisent pas le contact avec l\u2019eau», constate celui qui doit tout, comme professionnel, à Montréal.HABITAT 67 VERS L\u2019AVENIR / THE SHAPE OF THINGS TO COME Centre de design de l\u2019UQAM, jusqu\u2019au 13 août Collaborateur Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FANTAISIE ?Le concept des deux peuples fondateurs, qui demeure au centre de la vision canadienne de M.Couillard et d\u2019une majorité de Québécois, ne correspond plus à celle du Canada anglais, où le sentiment d\u2019« exil intérieur » que le premier ministre prête aux Québécois n\u2019émeut personne.Si le rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982 demeure un « épisode inacceptable » à ses yeux, elle constitue au contraire un acte fondateur pour le ROC, au même titre que l\u2019Acte de l\u2019Amérique britannique de 1867.M.Couillard est sans doute le premier à savoir que ses chances de réussite sont infinitésimales, mais l\u2019important est de «commencer à parler aux Québécois de ce que nous sommes», a-t-il expliqué.Durant sa conférence de presse, il a lui-même proclamé sa « fierté d\u2019être Québécois » plus souvent qu\u2019il ne l\u2019avait fait depuis qu\u2019il est premier ministre.«Nous sommes avant tout Québécois», a- t-il répété deux fois plutôt qu\u2019une, comme pour faire oublier les nombreuses occasions où il a donné l\u2019impression du contraire.En insistant sur l\u2019importance du « tronc commun» que constitue la majorité francophone, il souhaite manifestement se distancier de ce multiculturalisme auquel on l\u2019a associé.« L\u2019expression de l\u2019identité nationale québécoise s\u2019appuie non seulement sur un fort sentiment d\u2019appartenance envers le Québec, mais également sur l\u2019existence au Québec d\u2019une histoire, d\u2019une culture et de valeurs qui sont uniques », peut-on lire dans le document.?Lors de la signature de l\u2019accord du lac Meech, le PQ de Pierre Marc Johnson avait dénoncé l\u2019insignifiance des conditions posées par Robert Bourassa.C\u2019est seulement quand il est devenu évident qu\u2019il serait rejeté que son successeur, Jacques Parizeau, a commencé à en chanter les louanges, tout en « renchaussant » M.Bourassa pour qu\u2019il ne fasse pas trop de compromis.Trente ans plus tard, Jean-François Lisée a plutôt félicité le premier ministre pour son initiative, notamment pour avoir substitué la notion de « nation » à celle de « société distincte ».Si Justin Trudeau avait montré le moindre intérêt, le chef péquiste aurait sans aucun doute jugé beaucoup plus sévèrement les demandes de M.Couillard.M.Lisée a eu beau jeu de dénoncer la désinvolture avec laquelle M.Trudeau a écarté toute réouverture du dossier constitutionnel, qu\u2019il a aussitôt interprétée comme du « mépris » pour la main tendue par le Québec.Un peu plus et il aurait invité M.Couillard à venir se consoler à son chalet, comme le premier ministre l\u2019avait proposé à ce pauvre Marc-Yvan Côté.Le ton grinçant en moins, la fin de non-recevoir de M.Trudeau ressemblait à s\u2019y méprendre à celle que Jean Chrétien avait opposée à Jean Charest à la veille de la campagne électorale de 1998, quand il avait déclaré que la Constitution n\u2019était pas un « magasin général » et que le Québec avait déjà tout ce dont il avait besoin.Bon nombre de fédéralistes avaient grimacé à l\u2019époque.La possibilité que Lucien Bou- chard déclenche un troisième référendum semblait encore une possibilité bien réelle, mais qui a encore peur de la souveraineté au Canada anglais?Après tout, on a déjà dit non au Québec à deux reprises et il est toujours là.mdavid@ledevoir.com SUITE DE LA PAGE 1 NON barre» des exigences constitutionnelles québécoises en demandant «de façon très juste» la reconnaissance de la «Nation québécoise» plutôt que de la «société distincte», s\u2019est réjoui le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-François Lisée.«Le Parti libéral du Québec s\u2019est réveillé d\u2019une longue léthargie», a-t-il noté jeudi en fin de journée.M.Couillard avait dévoilé quelques heures plus tôt sa «Politique d\u2019affirmation du Québec», dans laquelle il propose d\u2019engager le dialogue avec tous les Canadiens afin de créer les conditions favorables à l\u2019acceptation des demandes dites traditionnelles du Québec \u2014 à commencer par la reconnaissance de la «Nation québécoise» dans la Loi fondamentale du Canada.Le chef libéral s\u2019est toutefois dit « pragmatique» : la probabilité de succès de négociations constitutionnelles avec le Rest of Canada est au- jourd\u2019hui nulle.D\u2019ailleurs, il a invité jeudi les réformateurs pressés à « fai[re] le tour des capitales provinciales » pour s\u2019en convaincre.« Personne ne va vous dire : \u201cOui, youpi, dans trois mois, on commence une conférence constitutionnelle !\u201d », a-t-il affirmé à un mois pile du 150e anniversaire du Canada.Force est de constater que le gouvernement du Québec ne parviendra pas seul à convaincre les premiers ministres fédéral, des provinces et des territoires à s\u2019asseoir autour d\u2019une table afin de réviser la loi fondamentale du pays.Les choses seraient tout autres s\u2019il bénéficiait de l\u2019appui de la « société civile » \u2014 dont les membres des nations autochtones.«Une conférence constitutionnelle [\u2026] pour que tout le monde y aille, il faut qu\u2019il y ait une pression non seulement politique, mais également de la société civile », a insisté M.Couillard devant un parterre de dizaines d\u2019élus, de fonctionnaires et de journalistes jeudi.Sauf que la collaboration des autochtones n\u2019aura pas lieu « si Québec définit la réconciliation en se limitant à son propre dictionnaire», a averti le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard.Selon lui, les autochtones n\u2019ont pas oublié le vote d\u2019Elijah Harper.En juin 1990, ce Cri du Manitoba avait torpillé l\u2019accord du lac Meech en brandissant sa plume d\u2019aigle.« Il ne faudrait pas se surprendre que, de notre côté, ça réagisse de la même façon » , a-t-il avancé.L\u2019époque des «rendez-vous manqués » de Meech et de Charlottetown, a-t-il rappelé, c\u2019est aussi celle du maintien de l\u2019article 35 de la Constitution, qui reconnaît aux autochtones des droits ancestraux et issus de traités.Or, cette disposition « se retrouve souvent [invoquée] devant les tribunaux, parce qu\u2019il n\u2019y a pas de volonté politique [de respecter les droits des autochtones]», a souligné le chef Picard.Pas d\u2019échéancier, mais des comptes à rendre M.Couillard a refusé d\u2019établir un échéancier pour effectuer les « changements constitutionnels [qui] sont nécessaires » à ses yeux.Le chef du PQ, Jean-François Lisée, invitera l\u2019électorat québécois à mesurer le « progrès » fait par le gouvernement libéral « avec sa proposition de grande conversation» pancanadienne lors de la prochaine campagne électorale.«S\u2019il n\u2019y a pas, disons, une majorité de Canadiens anglais qui sont d\u2019accord pour reconnaître la nation québécoise dans la Constitution, alors on devra constater que c\u2019est un échec», a-t-il fait valoir jeudi.La Coalition avenir Québec a déploré la « timidité» de la démarche libérale, dont les objectifs demeurent nébuleux.Tout en permettant au Parti libéral du Québec de « se reconnecter avec son véritab le idéal », M.Couillard provoque « un débat tout à fait souhaitable » au moyen de sa Politique d\u2019affirmation, estime le professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval Patrick Taillon.« Quelles demandes le Québec devrait-il faire ?De quelle manière devrait-on les promouvoir, ces demandes-là ?Ça fait longtemps qu\u2019on n\u2019a pas eu ce genre de débat au Québec.Il sera très profitable », a-t-il affirmé.Qui plus est, le PLQ cadre le débat sur l\u2019avenir du Québec en vue du procha in scr ut in .« ll y avait dé jà une concurrence CAQ-PQ sur la langue et l\u2019identité.Là, il y en aura une plus forte entre la CAQ et le PLQ sur les revendications constitutionnelles », poursuit M.Taillon.Le chef libéral «vient couper l\u2019herbe sous le pied à la Coalition avenir Québec», qui a le vent en poupe, est d\u2019avis le politicologue Alain G.Gagnon.«Ce n\u2019est pas une stratégie qui est là pour mettre à mal le PQ, c\u2019est plutôt une stratégie qui est là pour aller recruter des électeurs potentiels qui aujourd\u2019hui appuient la CAQ», soutient-il.Après avoir lancé un appel au ralliement de toutes les forces nationalistes autour d\u2019un projet « pragmatique » permettant au Québec « d\u2019avancer et de s\u2019af firmer à l\u2019intérieur du Canada», la CAQ devra nécessairement se mouiller davantage en matière constitutionnelle, poursuit la titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l\u2019Université d\u2019Ottawa, Linda Cardinal.« C\u2019est quoi, son nationalisme ?À quel fédéralisme adhère-t-elle ?» demande-t-elle, saluant du même souf fle l\u2019originalité de l\u2019« espace de réflexion» créé par M.Couillard jeudi.Une «main tendue», une gifle La « Déclaration d\u2019affirmation » de M.Couil- lard aura eu un rare effet unificateur à Ottawa alors qu\u2019autant le premier ministre libéral, Justin Trudeau, que le nouveau chef conservateur, Andrew Scheer, ont fermé la porte à un débat constitutionnel.« Vous connaissez mes opinions sur la Constitution.On n\u2019ouvre pas la Constitution », a déclaré M.Trudeau.Ce furent ses seules paroles de la journée sur le sujet.La « main tendue » de M.Couillard a « eu comme réponse une gifle, du mépris, de la désinvolture» de la part de son homologue fédéral, a dit M.Lisée sur toutes les tribunes.Le « printemps de la discussion» commence bien mal.Avec Hélène Buzzetti Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CONSTITUTION H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa Le document de Philippe Couillard n\u2019était pas encore déposé à Québec que le «non» retentissant d\u2019Ottawa et du Canada se faisait déjà entendre.Premier ministre du Canada, chef de l\u2019opposition officielle, premiers ministres provinciaux et éditorialistes ont rejeté l\u2019idée d\u2019une discussion constitutionnelle.«Vous connaissez mes opinions sur la Constitution.On n\u2019ouvre pas la Constitution», s\u2019est borné à dire Justin Trudeau.L\u2019équipe du chef conservateur a fait savoir tôt le matin que «M.Scheer ne sent pas qu\u2019il y a un appétit, autant au Québec que dans les autres provinces canadiennes, pour relancer le débat constitutionnel ».Le chef a répété de vive voix ces propos plus tard dans la journée, donnant ainsi l\u2019impression qu\u2019il avait attendu le dépôt du document de M.Couillard avant de se prononcer.Du côté des provinces, toutes contactées par Le Devoir, l\u2019enthousiasme n\u2019est pas au rendez-vous.Seule la Saskatchewan de Brad Wall s\u2019est montrée ouverte à discuter Constitution\u2026 mais pour remettre le Québec à sa place.« Il y a certainement d\u2019autres enjeux constitutionnels que nous aimerions aborder, indique la déclaration écrite de M.Wall.En tête de liste se trouve la péréquation, un système qui fait terriblement défaut, qui soutire chaque année plus de 500 millions de dollars à la Saskatchewan [\u2026 ] alors qu\u2019il verse 11 milliards par année au Québec.» Le bureau de la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, s\u2019est borné à déclarer : « Nous nous concentrons à améliorer notre relation avec le Québec au bénéfice des Ontariens, des Québécois et de tous les Canadiens.» Dans son éditorial intitulé «Rouvrir la Constitution?Non merci.», le Globe and Mail conclut «qu\u2019il n\u2019est pas besoin de négocier le \u201c retour \u201d du Québec dans la Constitution puisqu\u2019il n\u2019en est pas \u201c exclu\u201d en ce moment».Des ministres québécois discrets Tous les ministres québécois interrogés ont entonné en chœur que la priorité du gouvernement était l\u2019économie.Certains ont été embêtés de dire ce qu\u2019ils pensaient du fait que leur province n\u2019a toujours pas signé la Constitution.«On est en 2017.Moi, je suis rendue à autre chose», a lâché Diane Lebouthillier.« Je ne veux pas rentrer dans le débat personnel.On a vraiment des priorités d\u2019équipe en ce moment», a pour sa part lancé Marie-Claude Bibeau.«Le fédéralisme, comme on le fait là, fonctionne très bien», a soutenu François-Philippe Champagne.«On a financé la Fête nationale pour la première fois de notre histoire la semaine passée, alors ce sont de bonnes nouvelles », a dit Mélanie Joly.Étrangement, même si les conservateurs ont la même position que les libéraux, les élus québécois s\u2019en sont pris à Justin Trudeau.Alain Rayes a ainsi déploré « l\u2019arrogance du premier ministre, qui n\u2019a même pas pris le temps de lire le document».Seuls le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert ont accueilli favorablement la proposition de M.Couillard.Thomas Mulcair reproche sa fermeture à M.Trudeau, mais il ne s\u2019en étonne pas.«C\u2019est du grand Trudeau en ce qui concerne le Québec, n\u2019est- ce pas?C\u2019est ce que son père faisait, c\u2019est ce que lui fait.Il essaye toujours de faire de la politique sur le dos du Québec.» Le Devoir Le Canada refuse la main tendue de Couillard «Lors d\u2019une éventuelle reprise des pourparlers constitutionnels qui suivra une compréhension renouvelée du sens de notre union, nous répéterons que nos demandes historiques demeurent d\u2019actualité.» Philippe Couillard Reconnaissance constitutionnelle de la Nation québécoise; Participation du Québec à la nomination de ses trois juges à la Cour suprême ; Droit de veto sur les modifications constitutionnelles d\u2019importance ; Attribution d\u2019un statut constitutionnel à l\u2019entente en matière d\u2019immigration ; Encadrement par la Constitution du «pouvoir fédéral de dépenser » dans les champs de compétence exclusifs des provinces.Les demandes du Québec Philippe Couillard tente surtout de se refaire une virginité québécoise "]
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