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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-11-25, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 2 6 9 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Le Monde \u203a Accord de paix.La Colombie a signé avec les FARC l\u2019accord de paix remanié à la suite du rejet par voie référendaire de l\u2019entente initiale.Page B 9 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.A 4 Mots croisés.B 8 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m A L E X A N D R E S H I E L D S M ême s\u2019il affirme que son projet de loi 102 a été élaboré dans le but de «moderniser» la législation environnementale du Québec, le gouvernement Couillard pourrait aussi s\u2019en servir pour restreindre les évaluations menées par le BAPE, réduire les autorisations environnementales et laisser au fédéral le soin d\u2019évaluer certains projets.Et les libéraux ne s\u2019en cachent pas : ils veulent diminuer les délais pour les promoteurs.Les observateurs consultés par Le Devoir se montrent en effet très critiques des intentions des libéraux avec le projet de loi 102, qui doit modifier la Loi sur la qualité de l\u2019environnement et qui fait actuellement l\u2019objet de consultations en commission parlementaire.Juriste et spécialiste du droit de l\u2019environnement, Jean Baril s\u2019inquiète particulièrement de la décision d\u2019y inscrire la possibilité, pour le ministre de l\u2019Environnement, de mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) pour qu\u2019il mène des «consultations ciblées ».Cette nouvelle façon de faire pourrait ainsi remplacer les traditionnelles audiences publiques menées par le BAPE depuis plusieurs années.Quelles sont précisément les intentions du gouvernement Couillard ?Impossible de le savoir, puisque le projet de règlement qui accompagnera le projet de loi n\u2019a pas encore été publié, déplore M.Baril, professeur au Département de sciences juridiques de l\u2019UQAM.Mais concrètement, ce nouveau pouvoir «arbitraire» accordé au ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pourrait restreindre la portée d\u2019une évaluation d\u2019un projet.«Le ministre peut décider de mener des consultations ciblées, et ce, pour des projets qui risquent d\u2019avoir des impacts majeurs, insiste Jean Baril.Concrètement, on donne au ministre le pouvoir de limiter les sujets sur lesquels la population pourrait se prononcer.Et selon moi, c\u2019est justement l\u2019objectif : cibler les sujets, les thématiques, les territoires ou les organismes.Le projet de loi ENVIRONNEMENT Vers un BAPE dénaturé ?Québec veut substituer aux audiences publiques des formes allégées de consultation R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L e chef du Parti québécois, Jean-François Li- sée, a annoncé, jeudi, un virage identitaire qui va plus loin que ce qu\u2019il proposait comme candidat à la chefferie en matière d\u2019interdiction des signes religieux.Au cours d\u2019une conférence de presse, le chef péquiste a présenté le « consensus » auquel est parvenue son aile parlementaire au terme d\u2019un débat de quelques heures mercredi, « une approche résolue, équilibrée et responsable », selon le document qui la décrit.En matière de port de signes religieux, la position reprend la recommandation de la commission Bouchard- Taylor, comme le prônait le candidat Lisée, c\u2019est-à-dire une interdiction faite aux agents de l\u2019État qui ont un pouvoir de contrainte \u2014 juges, policiers, gardiens de prison.Mais s\u2019ajoutent à cette liste les enseignants du primaire et du secondaire, ainsi que les éducatrices dans les centres de la petite enfance et les garderies subventionnées.Comme candidat, Jean-François Lisée ne proposait qu\u2019une «discussion» à ce sujet.Cette interdiction ne concernerait que les nouveaux employés ; Jean-François Lisée défend depuis longtemps leurs droits acquis.En outre, la proposition reprend le minimum du projet de loi 62 du gouvernement Couillard \u2014 les services de l\u2019État donnés et reçus à visage découvert \u2014 et préconise l\u2019interdiction du port du tchador pour tous les employés de l\u2019État, ce qui fait partie des amendements qu\u2019a réclamés le PQ au projet de loi.La position consensuelle reprend des propositions qui avaient suscité la réprobation du candidat Alexandre Cloutier et de ses partisans Agnès Maltais et Maka Kotto.Ces derniers étaient au côté du chef, Agnès Maltais à titre de porte-parole en matière de laïcité et Maka Kotto comme président du caucus.La ENJEUX IDENTITAIRES Lisée fait un pas de plus En se faisant l\u2019apôtre de la neutralité chez les enseignantes et les éducatrices, le chef péquiste semble contredire les propos qu\u2019il tient depuis son élection Ottawa choisit de réformer le droit de vote Page A 3 Zeitgeist Dans le feu de l\u2019action Page B 10 Éthique Mise en garde contre l\u2019excès de zèle Page A 2 «On donne au ministre le pouvoir de limiter les sujets sur lesquels la population pourrait se prononcer» Jean Baril L\u2019idée d\u2019interdire la burqa dans l\u2019espace public refait surface VOIR PAGE A 10 : BAPE VOIR PAGE A 10 : IDENTITÉ CLÉMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de l\u2019Environnement parraine le projet de loi 102, qui en inquiète plusieurs.STEPHANE DE SAKUTIN AGENCE FRANCE-PRESSE À Antananarivo, une femme déambule dans une rue marchande de la ville.SOMMET DE LA FRANCOPHONIE C H R I S T I A N R I O U X à Antananarivo L es 3000 étrangers qui débarquent ces jours-ci à Antananarivo pour le XVIe Sommet de la Francophonie ont l\u2019impression d\u2019arriver dans un pays où l\u2019on parle français.Les affiches, les panneaux de signalisation, le nom des grands hôtels sont tous en français.Un français mâtiné de malgache, mais généralement impeccable.Même les vendeurs de r ue parlent la langue de Molière.« Mais c\u2019est une image trompeuse, dit Jean-Paul Émile Rakotozafy.Faites 30 kilomètres et vous ne verrez pratiquement plus personne qui parle le français.C\u2019est une catastrophe ! » Faute d\u2019un recensement fiable, la plupart des sources statistiques ne sont pas en mesure de préciser combien de francophones compte Madagascar.Les évaluations vont de 6 % à 20 % selon que l\u2019on prend en compte la langue écrite.Peu importent les chiffres, cet ancien professeur d\u2019histoire et de géographie à la retraite a vu le français s\u2019étioler peu à peu dans l\u2019île.Il a surtout vu sa qualité dégringoler, notamment parmi les enseignants.C\u2019est pourquoi aujourd\u2019hui ce fils d\u2019un soldat malgache qui a participé au débarquement de Marseille en 1944 donne des cours dans un institut privé.« J\u2019essaie de combler les lacunes des étudiants qui entreprennent des études postsecondaires, dit-il.Pour étudier à l\u2019université, on n\u2019a pas le choix de s\u2019exprimer parfaitement en français, même dans les matières scientifiques.Or, depuis 20 ans, le niveau n\u2019a fait que baisser.» Quel avenir pour le français ?À Madagascar, la langue de Molière s\u2019étiole Les chefs d\u2019État et de gouvernement des pays qui ont le français enpartage se réunissent samedi et dimanche à Madagascar.Mais quel est l\u2019état de cette langue dans le pays hôte du sommet de l\u2019Organisation internationale de la francophonie.VOIR PAGE A 10 : FRANCOPHONIE «Il est urgent de montrer que le français peut être utile» Alexandre Wolff L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER LES GARDERIES SOUS LA LOUPE IRE L À ABELLE IS \u2019 D O D N U DEMAIN , ARÉ P ER I SS s de q vice r ans apr ur une politiq e point s ?L é alit u u public de gar a se é tion du r a é r s la c è t galit é \u2019 sait l ui vi ue q s enfants du Québec ont-ils t s, le ie der s t ur le s po s chance é de o ut-petits.o s à us accè LE ET UR O P CQ A J ET E I MAR ABELLE IS FR - JEAN A TE NTEX CO TE TEX LE .U ADEA N S E U UI O SI CHÈLE I M - , TER OR P , U ADEA N S I NÇO SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Marc Mayrand a été à la tête d\u2019Élections Canada une décennie.Il quittera ses fonctions à la fin de l\u2019année.M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) est engagé dans une course contre la montre le forçant à « prioriser » avant tout l\u2019aboutissement de dossiers de crimes contre la personne, ce qui fait craindre une prolifération des arrêts de procédures dans des af faires de crimes économiques.Les procureurs de la Couronne font le tri des dossiers pour déployer « de façon judicieuse des ressources afin de terminer des dossiers de gravité objective importante comme les crimes contre la personne», explique le por te-parole au DPCP, Jean-Pascal Boucher, dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.Il s\u2019agit d\u2019un travail « rigoureux », « sérieux », a-t-il dit, tout en soulignant que le DPCP n\u2019a d\u2019autres choix que celui d\u2019« applique[r] les barèmes de la Cour suprême».En juillet dernier, le plus haut tribunal du pays a ordonné dans l\u2019af faire Jordan que les affaires instruites devant la Cour du Québec et la Cour supérieure soient dorénavant limitées dans la durée à respectivement une année et demie (18 mois) et deux années et demie (30 mois).Au 3 novembre dernier, pas moins de 153 requêtes pour arrêt des procédures ont été signifiées au DPCP par la défense après le prononcé de l\u2019arrêt R.c.Jordan.La demande de l\u2019ex-prési- dent de la firme de sécurité BCIA, Luigi Coretti, figurait parmi elles.Avec la bénédiction du «procureur général», la juge France Charbonneau a libéré jeudi le quinquagénaire des accusations de fraude ainsi que de fabrication et d\u2019usage de faux qui pesaient contre lui depuis 2012.«Ça met fin à plusieurs années de stress et d\u2019angoisse.C\u2019est une belle journée pour lui», a fait valoir son avocate, Nellie Benoit.Le Barreau du Québec redoute de voir d\u2019autres procès \u2014 mini et méga \u2014 finir en queue de poisson en raison de l\u2019allongement des délais dans les tribunaux.Le Plan d\u2019action de la Table justice-Québec ne jugulera pas à lui seul la crise.Pour y ar river, le Barreau exhorte donc la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, à «mettre en place les outils et les ressources adéquats », en plus de convoquer des états généraux sur la justice.Les partis d\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale craignent aussi que des individus épinglés par l\u2019Unité permanente an- ticorruption (UPAC) au terme des opérations « Gravier » à Mascouche et «Honorer» à Laval \u2014 l\u2019ex-maire Gilles Vaillan- cour t et l\u2019entrepreneur en construction Tony Accurso par exemple \u2014 puissent à leur tour échapper à la justice.La députée péquiste Véronique Hivon prie Mme Vallée de « stopper l\u2019hémorragie » en accroissant sans tarder les «effectifs » de greffiers, de procureurs et de juges dans les palais de justice, tout en élargissant leurs heures d\u2019ouverture.«C\u2019est une crise sans précédent.Et le DPCP en est à sauver les meubles », se désole-t-elle.«Des juges à la retraite sont prêts à aller siéger», a lancé la juge retraitée Nicole Gibeault sur les ondes de TVA Nouvelles jeudi soir.«Mais, si on n\u2019a pas de fonds pour les payer, ils ne seront pas prêts à y aller\u2026» a-t-elle pris soin de préciser.Le nombre de requêtes en arrêt de procédures ayant comme fondement le droit constitutionnel d\u2019être jugées dans un délai raisonnable s\u2019appuyant sur la Char te canadienne des droits et libertés a bondi de 880 % en 20 ans, passant de 21 requêtes (1990- 1995) à 185 requêtes (2010- 2015), selon une étude de Vincent Langlois et Chloé Leclerc de l\u2019École de criminologie de l\u2019Université de Montréal.Passe-droits Le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-François Lisée, a reproché jeudi à la procureure générale du Québec, Stéphanie Vallée, de distribuer à pleines mains des « car tes \u201c sor tie de prison\u201d».L\u2019«ami des libéraux» Luigi Coretti a mis la main sur l\u2019une d\u2019elles, a-t-il dénoncé durant la période de questions.M.Coretti avait prêté une carte de crédit à l\u2019ancien ministre libéral Tony Tomassi, qui l\u2019utilisait pour faire des pleins d\u2019essence en dépit d\u2019une allocation de dépenses pour ses frais de déplacement versée par l\u2019Assemblée nationale.L\u2019ex-élu avait plaidé coupable à une accusation de fraude envers le gouvernement dans cette af faire en 2011.Il avait été condamné à 240 heures de travaux communautaires.Le Devoir CRIMES ÉCONOMIQUES Craintes de nombreux arrêts de procédures La ministre de la Justice Stéphanie Vallée pressée d\u2019agir sans délai H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e directeur général des élections du Canada, Marc Mayrand, admet que les cocktails de financement auxquels participent des ministres libéraux ou Justin Trudeau peuvent susciter des questions d\u2019éthique.Mais i l met en garde contre la tentation de vouloir répondre à cette préoccupation par un resserrement excessif des règles.Non seulement les partis politiques ont besoin d\u2019argent pour se financer, dit-il, mais il est sain pour la vitalité démocratique qu\u2019une partie de ce financement provienne des citoyens et non de l\u2019État.Marc Mayrand quittera ses fonctions à la fin de l\u2019année après presque 10 ans passés à la tête d\u2019Élections Canada.Au cours d\u2019une entrevue-bilan avec Le Devoir jeudi, il n\u2019a pu éviter la question des activités de financement qui font les manchettes.« Tout le monde est devenu conscient qu\u2019il y a à tout le moins une perception d\u2019éthique, de possible conflit d\u2019intérêts, mais je ne suis pas sûr que ce soit une question électorale », dit-il.Mais il rappelle qu\u2019il n\u2019y a pour tant rien de nouveau sous le soleil.« Les \u201c ticketed events \u201d [évé- nements avec un prix d\u2019entrée], il y en a tout le temps, il y en a par tout, tous les par tis, toutes les campagnes font ça.Il faut que les partis politiques génèrent des fonds.Une campagne électorale au Canada, c\u2019est plus de 20 millions de dollars.Et les par tis doivent se maintenir entre les élections, alors ils ont besoin de fonds.» En Ontario, où la première ministre libérale Kathleen Wynne et son équipe ministérielle ont fait face à des critiques similaires, un projet de loi fera en sorte que les élus et les candidats ne pourront plus participer à des événements de financement.Selon M.Mayrand, ce n\u2019est pas la voie à suivre.Contournements « Il faut être prudent.On peut bien resserrer les règles, mais si les partis se sentent asphyxiés, i l y a des gens qui vont dire on va contourner, on va trouver une autre façon », dit - i l après avoir rappelé l\u2019adage voulant que « l\u2019argent, c \u2019est comme de l \u2019eau : ça trouve toujours son conduit ».Il ne connaît pas de précé- dent.« Just in Canada.Je ne connais pas d\u2019endroit où on interdirait aux politiciens d\u2019assister à des activités de financement.Je trouve étonnant qu\u2019on en soit rendu à penser à ce genre de règles-là.» Selon Marc Mayrand, les événements de financement ont leur valeur dans le système démocrat ique : i ls maintiennent un lien entre les pol i t ic iens et les gens qu\u2019ils représentent.« Il faut que les par tis soient redevables à leurs membres.Ça impose une discipline de savoir qu\u2019 i l y a du f inancement privé, que des gens sont prêts à payer parce qu\u2019ils croient aux idées d\u2019un parti.» C\u2019est la même préoccupa- t ion qui l \u2019anime lorsqu\u2019on l\u2019invite à commenter le système québécois, qui limite à 100 $ les dons des par ticu- liers et compense les pertes par d\u2019impor tantes subventions étatiques.Il refuse de poser un jugement définitif, le modèle étant encore trop jeune, mais il trouve dif ficile de se faire à l \u2019 idée « qu\u2019un par ti politique devienne soudainement à la merci financière de l\u2019État ».Il trouve « assez étonnant de faire en sorte que les partis politiques dans ces régimes-là deviennent prat iquement des enti tés de l \u2019État .Dans un autre contexte , on serait bien inquiet\u2026 » M.Mayrand n\u2019est pas contre la restauration de la subvention versée aux formations (qui a existé de 2004 à mars 2015 au fédéral, à raison de 2 $ par vote obtenu), pour peu que le financement privé reste significatif.De manière générale, il se dit « un peu inquiet de la viabilité financière des partis politiques.Plus que depuis cinq ans.Je regarde les tendances [\u2026] et je ne suis pas certain qu\u2019il y en a assez pour tout le monde pour survivre.» Bilan Marc Mayrand recouvrera son droit de vote en 2017 (le directeur général des élections est le seul Canadien à ne pas avoir droit de vote au pays).Lorsqu\u2019il regarde le chemin parcour u pendant son mandat , i l constate à quel point la Loi électorale a été à maintes reprises modi- f iée et débattue.Loin d \u2019y voir une politisation des lois électorales , i l est ime que cela est « sain ».« Cela té - moigne d\u2019une cer taine vital i té , d \u2019un cer tain souci d\u2019amélioration constant.» Pendant son règne, les scandales n\u2019auront pas manqué, que ce soit le financement « in and out » conservateur ou les appels robotisés frauduleux.Sans compter le débat sur le por t du voile.Tous ces moments ont été dif ficiles, Élections Canada ayant été prise à par tie.« Il faut se développer une carapace.[\u2026] C\u2019est un peu malheureux que les institutions démocratiques soient l\u2019objet parfois des joutes politiques.» Le Devoir ÉTHIQUE ÉLECTORALE Marc Mayrand met en garde contre le zèle Le patron sortant d\u2019Élections Canada voit un avantage aux dons privés Strahl rompt avec Trudeau La controverse sur les cocktails de financement libéraux a fait une première « victime » collatérale : l\u2019ex-ministre conservateur Chuck Strahl, qui siégeait au comité de gouvernance de la Fondation Pierre-Elliott-Trudeau, a démissionné.La Fondation a obtenu en juin un généreux don d\u2019un haut responsable chinois qui avait assisté un mois plus tôt à un dîner à 1500 $ le couvert en compagnie du premier ministre Justin Trudeau.Devant les critiques de l\u2019opposition, le gouvernement a fait valoir que la Fondation était apolitique.À preuve, la présence de M.Strahl \u2014 et de l\u2019ex-députée néodémocrate Megan Leslie \u2014 à son conseil d\u2019administration.Selon le Globe and Mail, M.Strahl écrit dans sa lettre de démission qu\u2019il ne permettra pas aux libéraux de se servir de son nom pour cautionner leurs activités de financement politique.M A X I M E B I L O D E A U à Québec La ministre de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, souhaite clore pour de bon l\u2019épisode de la commission Charbonneau.Pour y arriver, elle entend déposer un projet de loi à grande portée, mais avertit que le gouvernement libéral pourrait omettre certaines recommandations.Un projet de loi resserrera notamment les règles éthiques et déontologiques des élus, a-t- elle annoncé jeudi.La ministre s\u2019est aussi dite prête à renforcer l\u2019encadrement de l\u2019octroi et de la gestion des contrats publics, soit la recommandation phare de la commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (CEIC).« Si on ne les adopte pas toutes, nous aurons des raisons», a-t-elle assuré.La députée du Parti québécois Agnès Maltais a critiqué l\u2019inaction du gouvernement, au lendemain de la publication du rapport du comité de suivi qui conclut que 60 % des recommandations n\u2019ont pas été mises en œuvre.« Autorité des marchés publics sans les pouvoirs ni les fonctions nécessaires, projet de loi sur les lanceurs d\u2019alerte inadéquat : pourquoi est-ce qu\u2019il ne fait pas un suivi réel des recommandations de la commission Charbonneau ?», a-t-elle demandé en Chambre.La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a rétorqué que le gouvernement libéral donne suite aux recommandations de la CEIC puisqu\u2019il les étudie de manière exhaustive en vue de leur mise en œuvre.«80% des recommandations de la commission Charbonneau demandaient un changement législatif, un changement réglementaire ou des changements dans les directives», a-t-elle rappelé.Avant de déposer le projet de loi promis, la ministre de Santis dit souhaiter d\u2019abord prendre connaissance du rap- por t de la Commission des institutions de l\u2019Assemblée nationale, qui reviendra sur les recommandations du commissaire à l\u2019éthique, Jacques Saint-Laurent, déposé en février dernier.Le document doit être normalement diffusé d\u2019ici l\u2019ajournement des travaux parlementaires, le 9 décembre.« Au printemps, nous ferons un cumul de ces recommandations afin de peaufiner notre projet de loi prêt depuis mai dernier.Les choses prennent du temps et c\u2019est la même chose ici.Je suis convaincue que lorsque nous aurons étudié les 60 recommandations, nous adopterons celles qui nous semblent valoir la peine de l\u2019être », a-t- elle fait valoir.Mme de Santis a aussi précisé que certaines recommandations de la CEIC pourraient être écartées.Déception Mme Santis s\u2019est par ailleurs dite « déçue » du « bulletin bien loin de la note de passage » remis au gouvernement libéral par le comité de suivi de la commission Charbonneau mercredi.« La réponse gouvernementale est, à ce jour, insatisfaisante», écrit le comité dans ce document publié exactement un an après le dépôt du rapport final de la CEIC.Mme de Santis estime que le rappor t du comité indépendant fait fi « des subtilités » du processus législatif.« Il se cantonne à une analyse très quantitative.Je suis déçue que ce soit ainsi, d\u2019autant plus que nous avons entamé des discussions depuis longtemps sur d\u2019autres recommandations », a-t-elle souligné dans un impromptu de presse.« Nous n\u2019avons pas les fruits de ces dernières.Mais cela devrait venir bientôt », a-t- elle enchaîné.Le Devoir Commission Charbonneau : un projet de loi pour tout régler La ministre De Santis promet d\u2019agir pour assurer l\u2019éthique des élus au printemps L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 D epuis l\u2019élection américaine, il y a des gens qui croient apercevoir Donald Trump jusque dans leurs rêves les plus intimes.Impossible de discuter politique sans qu\u2019ils décrivent les nouveaux ravages du « trumpisme ».Même la primaire de la droite française y a goûté.Comme si l\u2019on pouvait trouver un seul point commun entre les débats cour tois et sérieux de ce scrutin exemplaire et l\u2019inquiétant cirque médiatique que l\u2019élection américaine nous a révélé.D\u2019aucuns ont même poussé le ridicule jusqu\u2019à comparer le bourgeois de province réservé, affable et appliqué qu\u2019a toujours été François Fillon au grossier personnage qui s\u2019apprête à entrer à la Maison-Blanche.S\u2019il y a pourtant un homme qui tranche avec cette vague populiste, c\u2019est bien ce fils de bonne famille qui a toutes les chances de devenir dimanche le candidat de la droite et à qui l\u2019on a d\u2019ailleurs toujours reproché sa trop grande sobriété.Si Alain Juppé a toujours personnifié la grande bourgeoisie technocratique un peu cassante, François Fi l lon s \u2019est toujours identifié à la droite de province catholique et sociale.Celle qui est probablement toujours la plus proche du gaullisme traditionnel, qui se voulait un mélange de libéralisme économique, de réformisme social et de patriotisme tout en demeurant plutôt conser vatrice sur le plan des mœurs, de la famille et de l\u2019école.Certes, François Fillon veut réduire la taille de l\u2019État \u2014 et l\u2019on peut contester ses chiffres \u2014 , mais pas beaucoup plus que ne l\u2019ont fait les gouvernements d\u2019Europe du Nord ou les sociaux-démocrates allemands.Rien n\u2019est plus opposé à la pensée de François Fillon que cette idée que professait Margaret Thatcher, selon qui « la société, cela n\u2019existe pas».Associer François Fillon à l\u2019extrême droite n\u2019a pas plus de sens.C\u2019est ignorer une réalité de la vie politique française bien connue des sondeurs qui veut que parmi tous les électeurs, les catholiques soient souvent les plus réticents à se rallier au Front national.?Si François Fillon est aujourd\u2019hui si proche de la victoire, ce n\u2019est pas d\u2019abord à cause des réformes économiques qu\u2019il propose et qui sont plus ou moins reprises par tous les candidats de la droite.On pourrait même penser que c\u2019est peut-être là son principal point faible.D\u2019ailleurs, tant que François Fillon ne parlait que d\u2019économie, il n\u2019intéressait personne.C\u2019est en axant progressivement son discours sur la défense de la laïcité, de l\u2019« Europe des nations », de la famille et en osant nommer clairement « le totalitarisme islamiste » qu\u2019il a progressivement gagné la première place.A-t-il senti le vent tourner ou cela cor respond-il à des convictions profondes ?Probablement un peu des deux.Toujours est-il que c\u2019est ce « souverainisme tranquille », comme celui de son ancien mentor Philippe Séguin, qui est allé chercher l\u2019approbation de tant d\u2019électeurs.François Fillon exprime l\u2019opinion d\u2019une majorité de Français en approuvant le mariage homosexuel mais en refusant de rompre les liens traditionnels de filiation.C\u2019est pourquoi il veut limiter l\u2019adoption par les couples homosexuels à la seule adoption simple (qui pré- ser ve l\u2019identité des parents biologiques) et combattre toutes les formes de « gestation pour autrui » qui légalisent le commerce des enfants.Le sociologue de gauche Jean-Pierre Le Goff a raison de voir dans son positionnement une « révolte contre le gauchisme culturel devenu dominant » et le refus du « modernisme à tous crins dans le domaine des mœurs et de la culture ».D\u2019où son opposition à une école qui n\u2019est plus centrée sur les savoirs.Alors que Fillon creuse son sillon à droite, Alain Juppé pourrait s\u2019être trompé d\u2019élection, comme le montrent ses soutiens qui sont sur tout au centre et à gauche.En accusant François Fillon d\u2019« ambiguïté » sur la question de l\u2019avortement, Alain Juppé se trompe aussi de pays, car il le sait par faitement, ce débat n\u2019existe pratiquement pas en France où le droit à l \u2019avor tement fait consensus dans toutes les familles politiques.C\u2019est d\u2019ailleurs une des caractéristiques du maire de Bordeaux de céder parfois au jeunisme et aux modes venues d\u2019Amérique.Ce qui explique une partie de son admiration béate à l\u2019égard du Québec.Notons que les deux hommes n\u2019ont jamais caché leurs sympathies pour le Québec, où Juppé s\u2019était réfugié après avoir été condamné par les tribunaux français.Quant à Fillon, au 400e anniversaire de Québec, il avait prononcé un des discours les plus mémorables depuis ceux du général de Gaulle.Depuis quelques jours, Alain Juppé tente de se présenter comme celui qui est le mieux placé pour vaincre le Front national à la présidentielle.L\u2019ancien député de la Sarthe, lui, demeure imperturbable.Il a été le seul cette semaine à dire que la présence de Marine Le Pen au second tour n\u2019était pas une fatalité.Comme s\u2019il refusait de définir sa stratégie et son programme en fonction du seul et sempiternel Front national comme l\u2019ont fait tous ses prédécesseurs, de Mitterrand à Sarkozy.C\u2019est peut- être cette rigueur, ce refus de la politique-spec- tacle et cette indépendance d\u2019esprit que les Français ont voulu récompenser.L\u2019anti-Trump CHRISTIAN RIOUX à Paris JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE La ministre fédérale des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, a présenté sa réforme de la Loi électorale jeudi.M A R I E V A S T E L H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondantes parlementaires à Ottawa L e gouvernement Trudeau annule les resserrements conservateurs à la Loi électorale.Et il en profite du même coup pour élargir le droit de vote : tous les Canadiens expatriés pourront désormais voter, et les jeunes adolescents seront invités à se préinscrire à la liste électorale.«Les jeunes Canadiens ont voté en grand nombre en 2015, par rapport à 2011.Mais on ne peut pas tenir ça pour acquis », a fait valoir la ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, en présentant sa réforme de la Loi électorale jeudi.Ses fonctionnaires ont noté que seuls environ 60% des jeunes qui viennent d\u2019atteindre l\u2019âge de la majorité sont inscrits à la liste électorale, contre 90% du reste des électeurs.Pour y remédier, Élections Canada créerait, en vertu du projet de loi C-33, un nouveau registre des futurs électeurs permettant aux jeunes de 14 à 17 ans de se préinscrire en vue de l\u2019obtention de leur droit de vote.Leur inscription à la liste électorale fédérale se ferait ensuite automatiquement à leur 18e anniversaire.Ottawa fait le pari que ces jeunes seront sensibilisés à cette nouvelle possibilité dans leurs cours d\u2019éducation citoyenne.Le Directeur général des élections retrouvera par ailleurs son droit de parole.Les libéraux annuleraient l\u2019interdiction pour le DGE \u2014 instaurée par les conservateurs \u2014 de faire des campagnes d\u2019éducation en vue d\u2019un scrutin.Le DGE ne pouvait, depuis 2014, que s\u2019adresser aux jeunes du primaire et du secondaire.Son mandat d\u2019éducation populaire serait désormais « sans restriction».Vote pour tous à l\u2019étranger Le gouvernement Trudeau souhaite en outre permettre à tout expatrié citoyen canadien de conserver son droit de vote à vie.Depuis 1993, un Canadien vivant à l\u2019étranger perdait le droit de vote après cinq ans d\u2019absence.Et il devait déclarer son intention de revenir au pays.Avant cette date, les Canadiens perdaient carrément leur droit lorsqu\u2019ils quittaient le Canada.Mais les libéraux proposent qu\u2019à l\u2019avenir, tout citoyen canadien né ou ayant vécu au Canada puisse continuer de voter depuis l\u2019étranger.La limite de cinq ans était « relativement arbitraire », selon la ministre Monsef.Ottawa estime qu\u2019un million de personnes pourraient désormais voter en en faisant la demande auprès du fédéral.Le gouvernement britannique prévoit de déposer un projet de loi pour prolonger à vie le droit de vote de ses expatriés.Les Britanniques perdent présentement ce droit après 15 ans d\u2019absence.Les Américains conservent leur droit de vote à vie.La France permet à ses citoyens de voter, qu\u2019ils aient habité ou non l\u2019Hexagone.Élections Canada procédera en revanche à un nettoyage de sa liste d\u2019électeurs, qui comptait à peu près 40 000 non-citoyens en date du dernier dénombrement en 1997.Annulation La réforme électorale conservatrice de 2014 avait fait grand bruit car elle modifiait la façon d\u2019identifier les électeurs, ayant pour ef fet de restreindre l\u2019accès au droit de vote.La carte d\u2019information de l\u2019électeur (CIE) \u2014 ce car ton envoyé par la poste par Élections Canada sur lequel figurent le nom et l\u2019adresse du résidant \u2014 n\u2019était plus acceptée comme document d\u2019 identité.Les conservateurs plaidaient que ces cartes se retrouvaient parfois par dizaines dans les boîtes de recyclage d\u2019édifices locatifs, accessibles à tous, y compris aux gens mal intentionnés.Élections Canada avait rejeté l\u2019allégation, notant que la CIE était surtout utilisée par les électeurs pour établir leur adresse.Le Canada est un des rares pays à exiger qu\u2019un électeur prouve à la fois son identité et son adresse, mais seuls 2 des 39 documents d\u2019identification acceptés comportent ces deux éléments (dont le permis de conduire, que 15 % des électeurs ne détiennent pas).Les libéraux accepteraient à nouveau la CIE comme preuve d\u2019identité.Serait aussi restauré le système des répondants \u2014 ces électeurs qui certifient connaître un autre électeur dépourvu de pièces d\u2019identité et lui permettent ainsi de voter.Les conservateurs disaient que plusieurs erreurs administratives étaient commises, ce qui ouvrait la porte à de la fraude.Les libéraux veulent permettre à un répondant de certifier l\u2019identité d\u2019un citoyen, mais pour seulement un électeur qui vote dans la même section de vote que lui.Un électeur ayant eu recours à un répondant ne pourrait pas à son tour répondre de quelqu\u2019un d\u2019autre.Un sondage de Statistique Canada a conclu, début 2016, qu\u2019environ 172 000 électeurs n\u2019ont pas voté au dernier scrutin fédéral par manque de pièce d\u2019identité.Enfin, les libéraux annulent une autre décision conservatrice de faire passer le Commissaire aux élections sous l\u2019autorité du Directeur des poursuites pénales plutôt que celle d\u2019Élections Canada.Et le mode de scrutin?Selon le conser vateur Blake Richards, la ministre Monsef ne présente rien de plus qu\u2019une « distraction », alors que le Comité sur la réforme électorale se prépare à déposer la semaine prochaine ses recommandations.« On ne voudrait pas que ça serve de diversion pour ne pas respecter la promesse fondamentale de changer le mode de scrutin», a renchéri Alexandre Boulerice du NPD.« Ça prendrait quelque chose de pas mal plus substantiel pour penser qu\u2019on va oublier qu\u2019ils [les libéraux] ne veulent pas aller de l\u2019avant», a commenté le bloquiste Luc Thériault.Le Bloc rejette la reconnaissance de la carte d\u2019information de l\u2019électeur comme preuve d\u2019identité.Mais autrement, il appuie à première vue, comme le NPD, le projet de loi C-33.Le Devoir Ottawa annule la réforme conservatrice Une réforme du droit de vote\u2026 en attendant celle du mode de scrutin ?A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T Les résidentes en médecine disent être victimes de discrimination.Elles rapportent que les questions sur leur intention d\u2019avoir des enfants ne sont pas rares lorsque vient le moment d\u2019être embauchées dans le réseau de la santé.Un sondage révèle que près d\u2019une résidente en médecine sur trois a été interrogée sur son intention d\u2019avoir des enfants lors d\u2019un entretien d\u2019embauche.Chez les hommes, ce sont 14 % d\u2019entre eux qui ont dû répondre à de telles questions.Tous sexes confondus, un résident en médecine sur quatre rapporte s\u2019être fait demander s\u2019il avait des enfants lors d\u2019un entretien d\u2019embauche.Ce sondage a été dévoilé jeudi par la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ), qui demande maintenant au gouvernement de corriger la situation, qualifiée d\u2019inacceptable.Ce sont 772 médecins rési - dents qui ont par ticipé au sondage, dont 419 avaient passé une entrevue d\u2019embauche.La Dre Isabelle Vachon est résidente en obstétrique-gynécologie.Elle observe que les étudiantes en médecine font encore face au sexisme.« De ne pas se faire prendre au sérieux, c\u2019est encore une réalité, déplore celle qui est aussi vice-présidente de la FMRQ.C\u2019est assez dommage en 2016 d\u2019avoir encore ces problématiques.» Alors que les femmes sont majoritaires dans cer taines spécialités et qu\u2019elles comptent pour près de 74 % des médecins de moins de 30 ans, « cer tains patrons et cer tains collègues ont encore aujourd\u2019hui une considération dif férente pour une femme médecin», dit-elle.« La vapeur tend à se renverser parce que nous avons de plus en plus de patronnes qui sont des femmes avec la féminisation de la profession, mais on craint que les hommes soient favorisés [si on affirme vouloir des enfants], surtout dans certaines spécialités», ajoute la Dre Vachon.Le fait de se faire questionner de la sorte est un motif suf fisant pour déposer une plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.En vertu de l\u2019article 18 de la Char te, un employeur ne peut pas requérir de renseignements sur des motifs qui contreviennent à l\u2019égalité, notamment sur le sexe et la grossesse.À moins que ce soit pour appliquer un programme d\u2019accès à l\u2019égalité, comme ceux qui privilégient, à compétence égale, les femmes ou des membres des minorités.Les jeunes médecins pourraient craindre les répercussions d\u2019une plainte sur leur carrière, avance la Dre Vachon.« Le nombre de postes est restreint, c\u2019est de plus en plus dif ficile de trouver du travail », remarque-t-elle.Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) invite le réseau à «adopter une attitude non discriminatoire ».« La Charte des droits de la personne interdit toute forme de discrimination.Si ces pratiques ont cours, ce n\u2019est pas acceptable », indique la responsable des communications au MSSS, Marie- Claude Lacasse.Toute personne qui s\u2019estime lésée peut por ter plainte à la CDPDJ, ajoute-t-elle.La discrimination en médecine est un phénomène assez bien documenté.Par exemple, une enquête menée chez des médecins cliniciennes-chercheuses aux États-Unis et publiée en mai 2016 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) a également mis en lumière que 66 % d\u2019entre elles avaient vécu de la discrimination basée sur le sexe dans leur carrière, et que 30 % avaient vécu du harcèlement sexuel, lequel allait des remarques verbales à l\u2019agression sexuelle, en passant par le chantage de nature sexuelle.Le Devoir MÉDECINS Des femmes victimes de discrimination à l\u2019embauche 30 % d\u2019entre elles sont questionnées sur leur intention d\u2019avoir des enfants, selon un sondage Élections Canada créerait un nouveau registre des futurs électeurs permettant aux jeunes de 14 à 17 ans de se préinscrire Ce sont 772 médecins résidents qui ont participé au sondage, dont 419 avaient passé une entrevue d\u2019embauche L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CHANGEMENT DE NOM Prenez avis que Paulette Elsie Esther TAYLOR dont l'adresse de domicile est le 216, rue des Primevères, Ste-Thérèse, Québec, J7E 5L4 présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Farrah Paulette TAYLOR Cet avis a été rempli et signé à Montréal, le 11 novembre 2016 par AHMED SELLAH, notaire et mandataire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans le journal: C.c.Q., art.795) Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de Renald GILBERT, suivant décès survenu le 21 mai 2016 en son vivant né le 9 août 1949, résidant et domicilié au 2064, rue Lavallée, Longueuil, Qc, J4J 4E6, lequel inventaire a été fait par les liquidatrices successorales, Solange GILBERT et My- riam GILBERT en date du 9 novembre 2016 reçu devant Patrice de Repentigny, notaire.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Patrice de Repentigny, notaire, située au 116, rue Hébert, Châ- teauguay (Québec), J6K 2V7.Donné ce 23 novembre 2016 Patrice de Repentigny, notaire LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Dans l'affaire de la faillite de : Yves Royer Avis est par les présentes donné que la faillite de Yves Royer, résidant au 4745, rue Clark, Montréal (Québec) H2T 2T3 et auparavant au 575, Avenue Davaar, Outremont (Québec) H2V 3A7, est survenue le 3 novembre 2016 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 24e jour de novembre 2016, à 10 h, au bureau de Pierre Roy & Associés inc.situé au 355, Ste- Catherine Ouest, bureau 401, en la ville de Montréal, dans la province de Québec.Fait à Repentigny, le 22e jour de novembre 2016.PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC.Syndic de l'actif de Yves Royer.Mathieu Roy, LL.B., LL.M., CIRP, syndic Responsable de l'actif Appel d\u2019offres public AVIS PUBLIC est donné par les présentes, que des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous, à la Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou au 7701, boul.Louis-H.- La Fontaine, Anjou, (Québec), H1K 4B9 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2016-11 Descriptif : Réfection du parc Chénier Date d\u2019ouverture : 12 décembre 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : louise_goudreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 25 novembre 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Par ailleurs, nous vous invitons à prendre connaissance de nos politiques d\u2019approvisionnement et de gestion contractuelle sur le site Internet de la Ville de Montréal à : http://ville.montreal.qc.ca.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, arrondissement d\u2019Anjou, le 25 novembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement Louise Goudreault Direction des services administratifs et greffe Division des ressources financières et matérielles Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 21 décembre 2016, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint-Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 16-024 Descriptif : Travaux de réfection et mise aux normes de la piscine et réaménagement partiel du chalet au parc Decelles Renseignements : Mme Joëlle André, saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : Le mercredi 21 décembre 2016, à 11h Documents : Disponibles à compter du vendredi 25 novembre 2016 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les personnes ou les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1-866- 669-7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du Conseil de l\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Le Conseil ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse soumission ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 25 novembre 2016.La Secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate.Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5881 Descriptif : Cour de services Dickson \u2013 Travaux lot 1 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 28 novembre 2016, est reportée au, 14 décembre 2016, à 14h00, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le lundi 25 novembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : O tour du Monde, 5705 D Boul.Taschereau, Brossard (Québec) J4Z 1A4 760-32-017755-168 Réno confort plus inc., 4440 Chemin de Chambly, longueuil (Québec) J3Y 3M8 760-32-016624-142 Marc Lamoureux, 1007 rue des Grands Ducs, Longueuil (Québec) J4G 2P1 760-32-016624-142 Paysage vert 2006 inc., 1596 rang de l'Acadie, Richelieu (Québec) J0L 1R0 760-32-017816-168 Daniel Vincelette, 33 Trudeau, Châteauguay (Québec) J6J 4M8 760-32-016830-152 Mathieu Gagnon, 2144 George, Shawinigan (Québec) G9N 2N7 760-32-017224-157 Angela Di lorio, 179 des Mésandres, Vaudreuil-Dorion (Québec) J7V 0L3 760-32-017346-158 Pierre-Yves Leduc, 2 rue Lagassé, Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6S 4P4 760-32-017154-156 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Beauharnois situé au 74 Académie, Salaberry-deValleyfield dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 17 novembre 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Salaberry-de-Valleyfield, le 22 novembre 2016 Marie-Claude Ménard Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de BEAUHARNOIS C O U R D U Q U É B E C Division des petites créances Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Restaurant pour servir Permis additionnel 1 Bar sur terrasse avec spectacles sans nudité dans amphithéâtre extérieur (suite à une cession) (demande amendée) Permis additionnel 1 Bar Changement de capacité de 1 Bar existant (demande amendée) 1 Restaurant pour vendre 2045, rue Bishop, # 1 Montréal (Québec) H3G 2E8 364, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y 4B4 4001, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R3 369, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X 3K6 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Toro Sushi Bar Inc.TORO SUSHI BAR 2045, rue Bishop, # 1 Montréal (Québec) H3G 2E8 Dossier : 1169-622 9320-3644 Québec inc.RESTAURANT BAR SALON TERRASSES BONSECOURS 364, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y 4B4 Dossier : 2062-180 9275-6287 Québec Inc.BAR LUDGER 4001, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R3 Dossier : 3510-013 9329-3231 Québec Inc.DOUBLE PIZZA 369, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X 3K6 Dossier : 4465-498 2 Bars 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse (suite à une cession) Changement de capacité de 1 Bar (demande amendée) 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) Permis additionnel 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 9348-1877 Québec inc.BISTRO SUR L\u2019AVENUE 1362, avenue Greene Westmount (Québec) H3Z 2B1 Dossier : 207-639 Host International Of Canada, Ltd BAR SUR LA GLACE 975, boul.Roméo- Vachon Nord, #275 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Dossier : 214-767 9347-7628 Québec inc.RESTO-BAR PORTARA 991, avenue Ogilvy Montréal (Québec) H3N 1P3 Dossier : 336-859 9210-6723 Québec inc.RESTAURANT RIVENTINO 7, 8e avenue Montréal (Québec) H8P 2M6 Dossier : 754-366 1362, avenue Greene Westmount (Québec) H3Z 2B1 975, boul.Roméo- Vachon Nord, #275 Dorval (Québec) H4Y 1H1 991, avenue Ogilvy Montréal (Québec) H3N 1P3 7, 8e avenue Montréal (Québec) H8P 2M6 Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 16-6875 Descriptif : Parc Angrignon \u2013 Réfection des ponceaux Date d\u2019ouverture : 12 décembre 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant de la soumission/cautionnement, chèque visé ou lettre de garantie bancaire Renseignements : appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca Claudia Pelletier, agent de bureau Télécopieur : 514-872-1474 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 25 novembre 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca .Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 25 novembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR AVIS est, par la présente, donné que le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension a adopté, lors de sa séance ordinaire tenue le 6 septembre 2016, le règlement suivant : \u2022 Règlement numéro 01-283-89 intitulé « Règlement modifiant le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension (01-283) ».En date du 21 novembre 2016, un certificat de conformité au plan d\u2019urbanisme a été délivré relativement à ce règlement.Toute personne intéressée peut consulter ce règlement au Bureau Accès Montréal situé au 405, avenue Ogilvy, du lundi au vendredi, aux heures régulières de bureau.Le règlement peut également être consulté sur le site internet de la Ville www.ville.montreal.qc.ca/reglements.PRENEZ EN OUTRE AVIS que ledit règlement est entré en vigueur le 21 novembre 2016.Le 25 novembre 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement Me Danielle Lamarre Trignac AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à Alyson Fontaine que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Richelieu, une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de l'avis d'assignation ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Sorel- Tracy, situé au 46 rue Charlotte à Sorel dans le dossier 765-22-002611-160.Il est ordonné à la partie défenderesse de répondre dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice À Montréal, le 23 novembre 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice Si vous étiez ministre quelle serait la priorité de votre mandat?Ce serait de donner le goût et de développer la culture de l\u2019innovation à l\u2019ensemble des acteurs éducatifs.La culture de l\u2019innovation, ça consiste à voir l\u2019éducation comme de l\u2019artisanat.On emploie des enseignants, pas des robots.Ça veut dire que chaque groupe-classe, même chaque moment de l\u2019année est unique.Donc la recette qu\u2019on a utilisée à la session antérieure risque de ne pas être la même que celle qui va fonctionner cette session-ci.Il faut aimer innover, changer la recette, faire des essais, collaborer avec d\u2019autres personnes, s\u2019enrichir par du réseautage, s\u2019ouvrir pour pouvoir intégrer les aspects de nouveautés.[\u2026] Il faut repenser l\u2019école pour que les enseignants, les parents puissent développer des projets qui fassent sens dans leur contexte.Qui soient pertinents et propres à chaque école.Que chacun ait le goût d\u2019innover en tenant compte de sa communauté et ses spécificités.Que faut-il changer dans l\u2019actuel système d\u2019éducation?Il y a un manque de leadership dans le réseau public.Du côté du réseau privé, les directions d\u2019école prennent parfois ce leadership et les projets d\u2019innovations se développent très vite.Malheureusement, dans le réseau public, il n\u2019y a pas eu tellement d\u2019encouragement et de leadersgip au sein de l\u2019école.Je pense qu\u2019il faut redonner, à un niveau plus local, l\u2019occasion d\u2019aller beaucoup plus loin dans leurs idées, dans leurs projets et aussi dans la diversité.Actuellement, on essaie parfois des solutions qui sont les mêmes pour tous.[\u2026] Au lieu de prescrire aux enseignants comment faire les choses, il faut responsabiliser les enseignants pour qu\u2019ils puissent développer les approches pédagogiques qui leur tiennent à cœur.Que faut-il conserver dans l\u2019actuel système d\u2019éducation?Personnellement, je pense que le programme de formation de l\u2019école québécoise est extraordinaire.Il a peut-être été un peu avant-gardiste au moment où il a été lancé, mais je pense qu\u2019il n\u2019a pas été assez bien vendu ou n\u2019a pas assez bien atterri sur le terrain.En venant de l\u2019Europe, en ayant vu d\u2019autres programmes, quand j\u2019ai lu la première fois, le programme québécois, je l\u2019ai trouvé extraordinaire.Il est déjà très en avance sur les compétences transversales par exemple.Ce sont vraiment des compétences du XXIe siècle.Les maux du système sont-ils liés à un manque de ressources?Je viens de Barcelone et dans le sud de l\u2019Europe, ça fait longtemps que les ressources manquent.Je dirais qu\u2019au Québec, les ressources ne sont pas manquantes.Tous les ingrédients sont là, mais peut- être qu\u2019on a pris de mauvaises décisions, par exemple en pensant que la même technologie pouvait s\u2019appliquer par tout comme on l\u2019a fait avec les investissements massifs dans les tableaux interactifs, ou plus récemment avec les tablettes.Ce sont des décisions du haut vers le bas.À Barcelone, on avait beaucoup moins de ressources, mais les enseignants avaient le droit de choisir leur technologie, et ça, ça change tout.Ça responsabilise les enseignants de pouvoir décider plutôt que de se faire imposer une technologie dont ils ne veulent pas.Au-delà des technologies, je n\u2019ai jamais connu un système où il y avait autant de ressources et d\u2019accompagnement aux élèves.Je sais qu\u2019on peut toujours demander plus et qu\u2019il est bon de demander plus, mais par rappor t à ce que j\u2019ai vu ailleurs, on est dans un contexte privilégié.Même les journées pédagogiques, c\u2019est quelque chose qui n\u2019existe pas ailleurs.Il y a des enseignants qui ne prennent pas ça assez au sérieux et ne les utilisent pas à leur juste valeur.Il y a plein, plein de ressources.Des ressources sont sous-exploitées, comme le RECIT (le Réseau pour le développement des compétences des élèves par l\u2019intégration des technologies).Peut-être que c\u2019est lié aux incitatifs.Dans d\u2019autres systèmes, les enseignants qui continuent à se former peuvent progresser dans leur carrière.Mais ici, ce n\u2019est pas lié à ça.Faut-il repenser la formation des maîtres?J\u2019en discutais justement avec des étudiants ce matin.Malheureusement, on est encore dans une approche trop disciplinaire.On forme d\u2019une manière trop traditionnelle.Ça fait en sorte que le goût pour l\u2019innovation n\u2019est pas assez développé chez les enseignants.Il faut faire en sor te qu\u2019ils aient envie d\u2019apprendre tout au long de la vie.Il faut les sortir de l\u2019idée qu\u2019après leurs études, leur formation est terminée.Il faut leur dire que ce n\u2019était que l\u2019épisode initial, que maintenant, on espère qu\u2019ils continuent à se former.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H \u2022 514 985-3322 PETITESANNONCES@LEDEVOIR.COM BOUCHERVILLE 742, RUE DES BOIS-FRANCS 5 chambres.Rue tranquille.3 s/bains, pisc.creusée, jacuzzi, sauna.Magnifique fon taine en pierres.Réno.2011.Terrain de ± 45 000 p.c.VENDEUR MOTIVÉ \u2013 CENTRIS 14855539 https://youtu.be/ilbkX1piIY0 PATRICK ROBERT 514-241-2728 Courtier Immobilier, Century21 Max-Immo VISITE LIBRE DIMANCHE 27 NOV.13H À 16H HAUT OUTREMONT 32, AV.ROSKILDE Magnifique propriété, 12 pièces, 6 ch., face PARC OAKWOOD.Sa beauté a été respectée, RESTAURÉE et entretenue de façon exceptionnelle  : vitraux, escalier principal, etc.PISCINE CREUSÉE chauffée.2 GARAGES + 2 STAT.EXT.2 650 000$ \u2013 MLS # 236 693 09 CHARLOTTE MICHAUD 514.894.0866 groupe sutton\u2013immobilia inc.POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ CONTACTER LES PETITES ANNONCES AU 514 985-3322 Pourquoi le système scolaire québécois produit-il autant de décrocheurs ?Faut-il mieux former les enseignants ?Après avoir sillonné les régions tout l\u2019automne, une nouvelle consultation publique pour «moderniser le système d\u2019éducation» se termine à Québec le 1er décembre.De quelle école la société québécoise a-t-elle besoin ?Les réponses de huit observateurs et artisans dans cette série qui se poursuit avec Margarida Romero, spécialiste de l\u2019intégration des technologies en éducation.Propos recueillis par Isabelle Porter.« On emploie des enseignants, pas des robots » Margarida Romero RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Margarida Romero souhaite favoriser l\u2019innovation à l\u2019école.Professeure à la Faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université Laval, Margarida Romero est d\u2019origine catalane.Spécialiste du recours aux technologies et aux jeux numériques à l\u2019école, elle s\u2019est déjà prononcée pour qu\u2019on initie tôt les jeunes au code informatique et à la programmation.J E S S I C A N A D E A U L e ministère de l \u2019Éducation va envoyer des vérificateurs à la commission scolaire English-Montréal pour enquêter sur les nombreux « extras » qui sont octroyés dans les contrats de réfection des écoles.Un accompagnateur sera également désigné pour aider la direction à se doter de meilleures pratiques dans l\u2019octroi de contrats et l\u2019acceptation des fameux «extras ».« J\u2019ai vu dans les derniers jours qu\u2019il y avait des \u201c extras \u201d qui avaient été octroyés dans des contrats, ce qui a créé certaines discussions localement [à la commission scolaire En- glish-Montréal].Dans ce contexte-là, on se pose toujours des questions, car l\u2019argent vient du ministère de l\u2019Éducation », explique le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, en entrevue au Devoir.À la lumière de ces informations, le ministre a demandé au ministère jeudi matin de mettre en place deux mesures : « Dans un premier temps, on va faire de manière administrative une vérification à l\u2019égard des \u201c extras \u201d et, dans un deuxième temps, on va les accompagner dans de nouvelles pratiques qui sont probantes et à l\u2019avantage de l\u2019ensemble des élèves de la commission scolaire et du ministère », précise-t-il.Selon lui, les vérificateurs devraient se rendre sur les lieux « très rapidement » pour poser des questions, ouvrir les livres et « se faire une tête sur la situation».«Habituellement, les vérificateurs font le tour des questions, posent un diagnostic et ensuite proposent des mesures.Si tout va bien, la vérification s\u2019arrête là et s\u2019il y a des gestes supplémentaires à poser, ils nous feront des recommandations.» Accompagnement La semaine dernière, la présidente de la commission scolaire English-Montréal, Angela Mancini, s\u2019 inquiétait, dans une entrevue au Devoir, des trop nombreux « extras » accordés par l\u2019administration.Elle faisait écho à ses commissaires, qui dénoncent depuis des mois cette situation et qui étaient d\u2019autant plus furieux qu\u2019ils ont récemment été appelés à voter sur des dépenses déjà engagées.Mercredi soir, lors du dernier conseil des commissaires, l\u2019administration a répondu à leurs demandes en annonçant un nouveau processus pour l\u2019approbation des « extras ».Cette solution a été saluée par les commissaires, mais ceux-ci ont vite rappelé que ça ne réglait pas tous les problèmes.Ils comptent également revoir le processus d\u2019appel d\u2019offres.Ils pourront désormais compter sur l\u2019accompagnateur du ministère dans l\u2019élaboration et l\u2019application de ces nouveaux processus.Garder l\u2019œil ouvert La commission scolaire fait face à plusieurs autres problèmes qui ont été relevés ces derniers jours.Dans une lettre envoyée aux commissaires et dont cer tains médias ont obtenu copie, 12 cadres supérieurs de la commission scolaire faisaient par t de « leurs préoccupations » et rappelaient l\u2019importance « de s\u2019assurer qu\u2019une séparation claire est définie et respectée entre les représentants du politique [les élus scolaires] et de l\u2019administratif [les cadres] afin d\u2019éviter tout conflit ou perception de conflit.» En marge de cela, des commissaires de l\u2019opposition ont envoyé une lettre au ministre Proulx pour lui demander de mettre la commission sous tutelle.Ils évoquaient le « népotisme » de la présidente \u2014 ce qu\u2019elle a nié au terme de la rencontre \u2014 et invitaient l\u2019UPAC à se pencher sur les «extras».Dans un communiqué de presse, jeudi, les cadres supérieurs ont tenu à se « dissocier de ces accusations».La commission scolaire n\u2019était pas en mesure de réagir à l\u2019annonce de la vérification et de l\u2019accompagnement ministériel, son porte-parole affirmant ne pas avoir été mis au courant.Le ministre précise que le mandat donné au ministère ne por te que sur les « extras », « mais [que] dans le contexte actuel, on va garder l\u2019œil ouvert là-dessus».Le Devoir ENGLISH-MONTRÉAL Le ministère enquêtera sur les «extras » Hélène David appelle les cégeps à la rigueur La ministre responsable de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, demande à tous les cégeps de mettre en place de nouveaux mécanismes de reddition de comptes pour assurer une «saine gestion des deniers publics», y compris une politique relative aux frais remboursables, d\u2019ici la rentrée scolaire 2017-2018.«Le C.A.doit être conscient qu\u2019il est imputable et responsable.[Il] doit avoir accès à tout ce qui représente, par exemple, les frais de représentation.Qui?Quand?Pourquoi?Et selon quelle politique?» a-t- elle fait valoir au lendemain du dépôt du rapport de la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc.Les dirigeants de cégep ont réclamé et obtenu le remboursement de dizaines de milliers de dollars de dépenses «discutables» \u2014 certaines liées à l\u2019achat d\u2019alcool, par exemple \u2014, déplorait Mme Leclerc.Mme David demande à sa sous- ministre de dévoiler, au plus tard en mai prochain, un plan d\u2019action «costaud» pour donner suite aux recommandations de la VG.«L\u2019alcool est peut-être quelque chose qu\u2019on pourrait assumer par nos propres moyens», a-t-elle laissé tomber jeudi.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019état du Québec nouveau C\u2019était soir de lancement, jeudi, pour la 21e édition de L\u2019état du Québec, ouvrage phare de l\u2019Institut du Nouveau Monde (INM).Disponible en librairie dès maintenant, ce libre publié tous les ans analyse 20 enjeux de société, sous la plume de chercheurs et d\u2019experts québécois parmi les plus éminents.Cette année, une vingtaine de personnalités publiques in?uentes y partagent par ailleurs les deux dé?s qu\u2019ils jugent les plus importants à relever pour l\u2019avenir du Québec.C\u2019est notamment le cas du directeur général du Chantier de l\u2019économie sociale, Jean-Martin Aussant (à droite), ici accompagné du directeur général de l\u2019INM, Michel Venne, (à gauche) et du directeur du Devoir, Brian Myles.N I C O L E T H O M P S O N à Toronto L e maire de Toronto, John Tory, a annoncé jeudi son plan d\u2019imposer un péage aux automobilistes empruntant deux autoroutes majeures qui relient le centre-ville de la métropole à sa banlieue.Ces tarifs concerneraient la Promenade de la Vallée-du- Don (DVP) et la voie rapide Gardiner.Les droits de péage récoltés financeraient l \u2019expansion du réseau de transpor t en commun de même que l \u2019entretien des routes, tout en remédiant à la congestion automobile, a fait valoir le maire Tory.Selon des analystes, il s\u2019agirait des premiers tarifs canadiens touchant des voies rapides qui traversent le cœur d\u2019une ville majeure.Le directeur de l\u2019Institut de recherche en transport de l\u2019Université de Toronto, Eric Miller, estime que Vancouver et Montréal pourraient emboîter le pas.Il souligne que Londres et Stockholm imposent pour leur part des péages sur toutes les routes menant à leur centre-ville.Un spécialiste du financement en matière de transports, Robin Lindsey, renchérit qu\u2019une telle mesure peut inciter les citoyens à emprunter le transport en commun et ainsi réduire les embouteillages, de même que la pollution générée par le trafic discontinu.Lors de son annonce de jeudi, le maire torontois a suggéré un tarif de 2$, qui permettrait à la ville d\u2019amasser plus de 200 millions annuellement.Réinvestissement Sa proposition prévoit aussi la mise sur pied d\u2019un fonds réservé à l\u2019amélioration du transport en commun et à la réfection du réseau routier.Ce fonds serait supervisé par un organisme indépendant et ferait l\u2019objet d\u2019une vérification annuelle.Ce projet doit être soumis au conseil municipal, puis au gouver nement provincial avant son éventuelle mise en branle, qui pour rait se concrétiser vers 2019.La Presse canadienne AUTOROUTES Le maire de Toronto songe à un péage Sébastien Proulx L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 63.16 -0.49 -0.77 345 Canadian-Tire CTC.A 142.36 -0.57 -0.40 59 Cogeco CCA 63.92 -0.05 -0.08 22 Corus CJR.B 11.96 0.01 0.08 188 Groupe TVA TVA.B 3.29 0.05 1.54 11 Jean Coutu PJC.A 20.12 0.15 0.75 74 Loblaw L 68.88 -0.39 -0.56 179 Magna MG 55.29 -0.12 -0.22 210 Metro MRU 41.51 -0.16 -0.38 215 Quebecor QBR.B 37.74 0.10 0.27 49 Uni Select UNS 30.36 0.01 0.03 19 Saputo SAP 46.22 -0.22 -0.47 254 Shaw SJR.B 26.27 -0.04 -0.15 228 Dollarama DOL 101.41 -0.19 -0.19 147 Restaurant Brands QSR 64.08 -0.37 -0.57 88 Transat A.T.TRZ 5.70 -0.07 -1.21 44 Yellow Media Y 18.35 0.10 0.55 6 S&P TSX SPTT15075.20 -5.71 -0.04 69559 S&P TX20 TX20 631.72 3.38 0.54 36296 S&P TX60 TX60 890.08 -0.46 -0.05 28452 S&P TX60 Cap.TX6C 984.25 -0.50 -0.05 28452 Cons.de base TTCS 523.91 -2.94 -0.56 1649 Cons.discré.TTCD 176.83 -0.42 -0.24 2278 Énergie TTEN 216.86 -0.34 -0.16 12741 Finance TTFS 274.54 -0.14 -0.05 9685 Aurifère TTGD 186.89 -0.24 -0.13 23957 Santé TTHC 72.91 0.59 0.82 2199 Tech.de l\u2019info TTTK 56.52 -0.02 -0.04 1927 Industrie TTIN 204.58 0.15 0.07 4094 Matériaux TTMT 231.00 0.47 0.20 23450 Immobilier TTRE 273.78 0.05 0.02 2744 Télécoms TTTS 149.21 0.26 0.17 1056 Sev.collect.TTUT 228.43 0.05 0.02 5018 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 731.87 1.78 0.24 60183 Cameco CCO 12.62 0.17 1.37 508 Canadian Natural CNQ 44.01 -0.10 -0.23 353 Hydro One H 22.88 -0.35 -1.51 449 Enbridge ENB 57.47 -0.46 -0.79 574 EnCana ECA 16.63 -0.07 -0.42 1346 Enerplus ERF 10.97 -0.01 -0.09 241 Pengrowth Energy PGF 1.85 -0.01 -0.54 384 Pétrolière Impériale IMO 45.77 0.34 0.75 139 Suncor Energy SU 42.50 -0.04 -0.09 682 Cenovus Energy CVE 20.27 -0.02 -0.10 219 TransCanada TRP 61.41 0.16 0.26 425 Valener VNR 20.67 0.71 3.56 56 Air Canada AC 14.19 -0.09 -0.63 430 Bombardier BBD.B 1.92 0.02 1.05 1324 CAE CAE 19.65 -0.13 -0.66 268 Canadien Pacifique CP 201.43 0.08 0.04 47 Chemin de fer CN CNR 89.16 0.03 0.03 280 SNC-Lavalin SNC 56.84 0.18 0.32 119 Transcontinental TCL.A 18.93 -0.10 -0.53 55 TransForce TFI 33.87 0.17 0.50 291 B.CIBC CM 105.30 -0.05 -0.05 311 B.de Montréal BMO 88.80 -0.26 -0.29 739 B.Laurentienne LB 53.51 0.00 0.00 28 B.Nationale NA 49.81 0.16 0.32 523 B.Royale RY 89.65 -0.18 -0.20 632 B.Scotia BNS 72.62 -0.01 -0.01 585 B.TD TD 64.13 0.18 0.28 867 Brookfield Asset BAM.A 44.99 0.03 0.07 228 Cominar Real CUF.UN 14.07 0.04 0.29 279 Corp.Fin.Power PWF 33.54 0.14 0.42 124 Fin.Manuvie MFC 23.51 -0.20 -0.84 2091 Fin.Sun Life SLF 53.38 0.04 0.07 471 Great-West Lifeco GWO 35.31 0.02 0.06 590 Industrielle All.IAG 57.04 -0.25 -0.44 97 Power Corporation POW 29.92 0.04 0.13 238 TMX X 65.93 -0.57 -0.86 20 Agrium AGU 132.20 0.39 0.30 39 Barrick Gold ABX 19.65 -0.07 -0.35 812 Goldcorp G 17.40 -0.01 -0.06 934 Kinross Gold K 4.27 0.01 0.23 980 Mines Agnico-Eagle AEM 54.37 0.59 1.10 163 Potash POT 23.82 0.09 0.38 384 Teck Resources TCK.B 35.02 0.11 0.32 1402 Fortis FTS 40.52 -0.33 -0.81 509 TransAlta TA 6.26 0.45 7.75 2155 BlackBerry BB 10.06 -0.02 -0.20 227 CGI GIB.A 64.87 0.24 0.37 280 BCE BCE 57.95 0.10 0.17 514 Manitoba Telecom MBT 37.72 -0.04 -0.11 43 Rogers RCI.B 52.03 0.23 0.44 220 Telus T 42.34 0.08 0.19 280 iShares DEX XBB 31.30 -0.04 -0.13 26 iShares MSCI XEM 26.63 -0.04 -0.15 10 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 25.41 0.04 0.16 272 iShares S&P/TSX XIC 23.95 -0.01 -0.04 37 CANOPY GROWTH CORP CGC 10.75 0.31 2.97 8662 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 32.65 0.40 1.24 3048 TRANSALTA CORP TA 6.26 0.45 7.75 2155 MANULIFE FINANCIAL MFC 23.51 -0.20 -0.84 2091 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.34 0.01 0.19 1984 FIRST QUANTUM FM 16.67 0.68 4.25 1754 HUDBAY MINERALS HBM 9.49 0.21 2.26 1657 TECK COMINCO CL B TCK.B 35.02 0.11 0.32 1402 ENCANA CORP ECA 16.63 -0.07 -0.42 1346 LUNDIN MINING CORP LUN 7.07 0.09 1.29 1289 IMPERIAL METALS III 6.69 1.04 18.41 142 TRANSALTA CORP TA 6.26 0.45 7.75 2155 ROGERS SUGAR INC RSI 6.43 0.28 4.55 327 FIRST QUANTUM FM 16.67 0.68 4.25 1754 CANOPY GROWTH CORP CGC 10.75 0.31 2.97 8662 VALEANT VRX 23.50 0.65 2.84 410 CANAM GROUP INC CAM 9.58 0.26 2.79 141 HUDBAY MINERALS HBM 9.49 0.21 2.26 1657 SOLIUM CAPITAL INC SUM 8.24 0.18 2.23 186 CENTERRA GOLD INC CG 6.92 0.15 2.22 239 SILVER WHEATON SLW 24.27 -0.44 -1.78 298 HYDRO ONE LTD H 22.88 -0.35 -1.51 449 HB NYMEX NG BEAR HND 12.70 -0.18 -1.40 141 TOURMALINE OIL TOU 36.57 -0.50 -1.35 154 VERESEN INC VSN 12.25 -0.16 -1.29 330 GUYANA GOLDFIELDS GUY 5.57 -0.07 -1.24 140 AMALCO CL A AGI 8.29 -0.10 -1.19 124 CANADIAN UTIL LTD CU 36.07 -0.43 -1.18 128 DREAM GLOBAL REIT DRG.UN 9.24 -0.10 -1.07 283 FINANCIAL 15 SPLIT FTN 9.15 -0.09 -0.97 121 IMPERIAL METALS III 6.69 1.04 18.41 142 FIRST QUANTUM FM 16.67 0.68 4.25 1754 VALEANT VRX 23.50 0.65 2.84 410 AGNICO EAGLE MINES AEM 54.37 0.59 1.10 163 TRANSALTA CORP TA 6.26 0.45 7.75 2155 CAPITAL POWER CORP CPX 21.39 0.42 2.00 214 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 32.65 0.40 1.24 3048 IMPERIAL OIL LTD IMO 45.77 0.34 0.75 139 THOMSON REUTERS TRI 57.76 0.32 0.56 145 CANOPY GROWTH CORP CGC 10.75 0.31 2.97 8662 TOURMALINE OIL TOU 36.57 -0.50 -1.35 154 ALIMENTATION ATD.B 63.16 -0.49 -0.77 345 ENBRIDGE INC ENB 57.47 -0.46 -0.79 574 SILVER WHEATON SLW 24.27 -0.44 -1.78 298 CANADIAN UTIL LTD CU 36.07 -0.43 -1.18 128 LOBLAW COMPANIES L 68.88 -0.39 -0.56 179 HYDRO ONE LTD H 22.88 -0.35 -1.51 449 FORTIS INC FTS 40.52 -0.33 -0.81 509 BANK of MONTREAL BMO 88.80 -0.26 -0.29 739 GILDAN ACTIVEWEAR GIL 36.63 -0.25 -0.68 164 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 075,20 ?-5,71 -0,0% New York S&P 500 Fermé ?+0,00 +0,0% NASDAQ Fermé ?-0,00 -0,0% DOW JONES Fermé ?+0,00 +0,0% PÉTROLE Fermé -0,00 $US -0,0% ?OR Fermé -0,00 $US -0,0% ?DOLLAR CANADIEN 74,12 +0,02 $US +0,0% ?1$US = 1,3491 70,25 +0,04 EURO 1 EURO = 1,4234 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2370,77 +1,90 +0,08 IQ120 2412,18 +0,46 +0,02 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine L\u2019 après-crise n\u2019a pas permis d\u2019inverser le creusement des inégalités.L\u2019écart entre riches et pauvres reste ainsi à des niveaux records dans la plupart des pays de l\u2019OCDE.Et cet appel à la relance des investissements publics pour repartir l\u2019activité est demeuré sans réponse jusqu\u2019ici.Et si Donald Trump changeait les choses ! Le FMI et l\u2019OCDE ont multiplié depuis un an les appels à relancer les investissements publics pour faire redémarrer une croissance mondiale en panne : le populiste et protectionniste Donald Trump, contre toute attente, pourrait être leur homme.«C\u2019est le moment pour des investissements publics [\u2026].Il revient désormais aux politiciens d\u2019utiliser les mécanismes dont ils disposent pour nous sortir du piège de la croissance molle », avait assuré en septembre la chef économiste de l\u2019OCDE Catherine Mann, lors d\u2019un entretien à l\u2019AFP.Le FMI était sur la même ligne : sa directrice générale, Christine Lagarde, avait exigé en octobre de l\u2019action de la part des États pour relancer la croissance, appelant notamment l\u2019Allemagne à utiliser ses excédents budgétaires.Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a fait la sourde oreille.À peine plus d\u2019un mois plus tard, Mme Lagarde qualifie désormais de proposition « positive » la promesse de Donald Tr ump de mener un grand plan d\u2019investissement aux États-Unis d\u2019environ 550 milliards de dollars pour rénover les infrastructures.Autre discours « Il est frappant de voir à quel point le discours des grandes institutions a changé » sur la dépense publique, constate dans une note Philippe Uzan, directeur des gestions de la banque d\u2019affaires suisse Edmond de Rothschild, en référence aux sévères ajustements budgétaires que le FMI a imposé par le passé.Le plan de relance du président élu pourrait pourtant « porter à 120-130% le ratio de la dette en fonction du PIB » contre près de 100 % aujourd\u2019hui, estime Laurent Geronimi, directeur de la gestion des taux de la banque privée Swiss Life.A priori, ce bond de la dette n\u2019est pourtant pas perçu comme un danger.«Nous considérons [le plan] comme un investissement et pas forcément comme un coût», mais à condition que ces dépenses soient ef fectuées judicieusement, souligne Beth Ann Bovino, chef économiste pour les États-Unis de l\u2019agence de notation SetP.« Les États-Unis envoient un message : ils n\u2019ont pas peur de creuser leur déficit courant et ils font confiance au reste du monde pour aller y chercher des rendements », explique Ludovic Su- bran, chef économiste de l\u2019assureur-crédit Euler Hermes.« Mais s\u2019ils sont prêts à faire un stimulus et à pousser la croissance, ils ne peuvent pas se permettre d\u2019adopter des mesures protectionnistes [promises par M.Trump] qui découragent le reste du monde à acheter leurs obligations », prévient-il.Le plan de relance doit aussi passer l\u2019obstacle du Congrès : « La principale limite au déficit pourrait être le besoin de convaincre les républicains d\u2019approuver les dépenses et les mesures fiscales, alors que pour nombre d\u2019entre eux la dette, c\u2019est le mal », a souligné l\u2019économiste Olivier Blanchard, du Peterson Institute for International Economics.Car, la hausse des dépenses n\u2019est pas sans danger.« Le risque est d\u2019alimenter un niveau déjà élevé de dette publique », admet M.Uzan, soulignant toutefois que le ratio du ser vice de la dette dans le PIB est tombé à moins de 3 % aux États-Unis, grâce à la faiblesse des taux d\u2019intérêt actuels.Pour sa part, M.Geronimi n\u2019écarte pas le risque d\u2019un krach obligataire si les marchés « ne faisaient pas confiance à la politique de M.Trump et de la Fed».Inégalités records Les inégalités de revenus restent à des niveaux records dans la plupar t des pays de l\u2019OCDE, la reprise post-crise de 2008 n\u2019ayant pas permis d\u2019inverser la tendance au creusement des écarts entre riches et pauvres, selon des données publiées jeudi et reprises par l\u2019agence Reuters.Les revenus disponibles des ménages demeurent globalement inférieurs à leurs niveaux d\u2019avant-crise, surtout pour les moins favorisés, souligne l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques dans une note.Les ménages disposant des revenus les plus élevés ou de revenus dans la moyenne ont en effet « regagné l\u2019essentiel du terrain perdu pendant la crise», précise l\u2019organisation basée à Paris.Entre 2007 et 2010, le revenu réel disponible a davantage reculé pour les 10 % de ménages les plus modestes que pour les 10 % de ménages les plus riches, avec des baisses s\u2019élevant respectivement à 5,3 % et 3,6 %.Par la suite, « les fruits de la reprise n\u2019ont pas été partagés équitablement» car le redressement amorcé depuis 2010 a davantage profité aux ménages les plus aisés, qui ont vu leurs revenus rebondir de 2,3 % sur la période 2010-2014.Dans le même temps, les revenus des plus pauvres n\u2019ont regagné que 1,1 %.Avec Le Devoir Agence France-Presse RELANCE DES INVESTISSEMENTS Le FMI et l\u2019OCDE l\u2019ont rêvée, Trump pourrait la réaliser TASOS KATOPODIS AGENCE FRANCE-PRESSE La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, qualifie de « positive » la promesse de Donald Trump de mener un grand plan d\u2019investissement aux États-Unis.Air France : un Dreamliner Paris-Montréal À partir du 1er mai 2017 Air France affectera un Boeing 787 sur sa route Montréal- Paris.Montréal deviendra ainsi « la première destination transatlantique du Dreamliner aux couleurs d\u2019Air France ».Le transporteur doit accueillir un premier B787 dans sa flotte en décembre et un deuxième en avril 2017.Ce dernier sera affecté à la liaison entre Pa- ris-Charles de Gaulle et Montréal.Il sera configué en cabine « Business » (30 sièges), en cabine « Premium Economy » (21 sièges) et en Economie (225 sièges).L\u2019appareil propose une réduction des émissions de CO2 d\u2019environ 20 % ainsi que des émissions sonores.Le Devoir Airbus inaugure son nouveau gros-porteur Blagnac \u2014 L\u2019Airbus A350- 1000, plus gros bimoteur de l\u2019avionneur européen, a effectué jeudi son premier vol d\u2019essai, dans l\u2019espoir de damer le pion à son rival américain Boeing 377.Le nouveau venu de la gamme des A350 a pris son envol sous le ciel gris sombre de l\u2019aéroport de Tou- louse-Blagnac, applaudi par des centaines d\u2019employés et d\u2019invités.L\u2019appareil a été allongé d\u2019environ sept mètres par rapport à son aîné l\u2019A350- 900, ce qui a permis d\u2019ajouter 41 sièges, soit 366 passagers.Le nouveau long-courrier se situe sur le juteux marché des gros biréacteurs, où règne en maître le Boeing 777-300 de la gamme 377.Selon les experts, ce segment des 350-400 passagers représente 1000 milliards de dollars de recettes potentielles.Agence France-Presse Bombardier évite les mises à pied en France Bombardier a reçu une commande de 620 millions $US pour la livraison de 40 nouveaux trains en France, ce qui permettra à la multinationale de maintenir des emplois à son usine de Crespin, située en Normandie.En fait, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) a décidé de se prévaloir d\u2019options dans le cadre d\u2019un contrat évalué à 11 milliards signé en 2010 pour un total de 860 trains.Cette levée d\u2019options permet à Bombardier de garantir du travail à ses 2000 salariés à l\u2019usine de Crespin.Bombardier avait prévenu que le carnet de commandes de l\u2019usine était pratiquement vide après le premier trimestre de l\u2019exercice 2019.La Presse canadienne Rentes et prestations indexées à 1,4 % À partir de janvier, les 1,9 million de bénéficiaires du Régime de rentes du Québec verront leur rente augmenter de 1,4%.Ce rajustement annuel des rentes du Régime touche les bénéficiaires des rentes de retraite, de conjoint survivant, d\u2019invalidité, d\u2019enfant de personne invalide et d\u2019orphelin.Le Devoir France : baisse du chômage en octobre, Hollande se réjouit Paris \u2014 Le nombre de chômeurs en France a décru de 11 700 en octobre et de 100 000 depuis le début de l\u2019année, signe pour le président François Hollande que le combat pour l\u2019emploi « porte ses fruits ».À six mois de l\u2019élection présidentielle, ces chif fres publiés jeudi par le ministère du Travail étaient très attendus, le président socialiste ayant conditionné sa candidature à une baisse crédible du chômage.Le nombre de demandeurs d\u2019emploi ins- LEON NEAL AFP crits auprès de l\u2019opérateur public Pôle emploi, sans aucune activité, a atteint 3,48 millions en France métropolitaine en octobre (soit \u20130,3 % sur un mois).Sur un an il a reculé de 2,8 %, « la plus for te baisse observée depuis mai 2008 », selon le ministère du Travail.Agence France-Presse Philippe Rainville devient p.-d.g.d\u2019Aéroports de Montréal Normand Legault, président du conseil d\u2019administration d\u2019Aéroports de Montréal, a annoncé la nomination de Philippe Rainville au poste de président-directeur général d\u2019Aéroports de Montréal.Il succédera à James C.Cherry qui prendra sa retraite le 31 décembre après 15 ans à la tête de l\u2019organisation.M.Rainville affiche 30 ans d\u2019expérience professionnelle.Il détient un baccalauréat en commerce de l\u2019Université McGill et est un comptable professionnel agréé (CPA).Il s\u2019est joint à Aéroports de Montréal en 2008 à titre de vice-président, Finances et administration et chef de la direction financière.Depuis 2014, il occupe le poste de vice-président, Planification, ingénierie et construction au sein d\u2019ADM.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le « test climat» que le gouvernement veut imposer aux entreprises est loin de leur plaire.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L es groupes patronaux craignent que le « test climat » que Québec veut inclure dans la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (LQE) nuise au développement économique.Ils préfèrent s\u2019appuyer sur les lois du marché, grâce à la Bourse du carbone, pour inciter les entreprises québécoises à limiter leurs émissions de GES.De passage jeudi en commission parlementaire pour se prononcer sur le projet de loi 102, qui modifie notamment la LQE et modernise le régime d\u2019autorisations environnementales, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a montré du doigt les nouveaux pouvoirs conférés au ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel.Épée de Damoclès Le projet de loi stipule que, lors du processus d\u2019autorisation d\u2019un projet, le ministre peut « tenir compte des émissions de GES » et « prescrire toute condition, restriction ou interdiction qu\u2019il estime indiquée pour protéger la qualité de l\u2019environnement».Cela peut inclure « le choix d\u2019une technologie particulière, un procédé ou une source d\u2019énergie».«Les lois du marché vont dicter les choix technologiques pour des raisons de concurrence et de compétitivité.Si on ajoute un processus d\u2019examen parallèle qui devient une épée de Damoclès pour l\u2019approbation de projets, [\u2026] c\u2019est qu\u2019on ne reconnaît pas le Système de plafonnement et d\u2019échange de droits d\u2019émission de gaz à ef fet de serre [SPEDE]», a fait valoir en entrevue le directeur principal Affaires publiques et développement corporatif du CPQ, Benjamin Laplatte.« On peut dif ficilement imaginer qu\u2019à un moment donné, le gouvernement puisse mettre son veto sur un projet parce qu\u2019il aurait décidé que telle technologie est plus souhaitable », illustre-t-il.Intervention critiquée Interpellé à ce sujet, le ministre Heurtel s\u2019est montré rassurant, indiquant que le but du «test climat» est d\u2019analyser des projets, de soulever des préoccupations et de trouver des solutions «en amont», afin de permettre aux promoteurs de se conformer aux exigences liées à la lutte contre les changements climatiques.«Il n\u2019y a rien dans le projet de loi qui dit \u201cça passe ou ça casse\u201d.[Le but], c\u2019est de forcer l\u2019évaluation», a-t-il souligné.La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) avait exprimé des préoccupations semblables à celles du CPQ mardi, en critiquant sévèrement l\u2019approche gouvernementale.« En imposant le choix d\u2019une technologie par ticulière, un procédé ou une source d\u2019énergie, de même que des mesures visant à prendre en considération les impacts des changements climatiques sur l\u2019activité, le ministre s\u2019immisce dans le processus de gestion des entreprises sans connaître leur contexte d\u2019af faires, la complexité des technologies employées et ce qui a mené à ces choix», indique le mémoire déposé par la fédération.En commission parlementaire, le directeur Stratégie et af faires économiques de la FCCQ, David Laureti, a demandé pourquoi le gouvernement tenait à ajouter « une couche supplémentaire» avec le « test climat », alors que le SPEDE fonctionne très bien.Heurtel agacé Visiblement agacé, M.Heur- tel lui a donné une réponse ferme.« Je ne comprends pas cette opposition-là, a-t-il lancé.Le marché du carbone est la pierre angulaire de notre stratégie de lutte contre les changements climatiques, mais il faut d\u2019autres outils.» La Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (FCEI) a elle aussi pris part au débat sur le projet de loi 102 jeudi en proposant de modifier le mandat du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) en lui attribuant désormais le nom de Bureau d\u2019audiences publiques sur le développement durable.« Nous considérons que l\u2019aspect économique est souvent défavorisé dans le processus d\u2019évaluation de l\u2019actuel BAPE, a avancé l\u2019organisation.Or, sans la préservation d\u2019un équilibre entre les trois piliers du développement durable \u2014 soit l\u2019environnement, le social et l\u2019économique \u2014 dans les processus d\u2019évaluation environnementaux, on risque de passer à côté de projets porteurs pour le Québec.» Le projet de loi 102 prévoit que le gouvernement peut instaurer un comité de sélection pour choisir les membres du BAPE, mais la FCEI voudrait que Québec aille plus loin en s\u2019assurant que ces membres soient issus en par ts égales des milieux environnemental, social et économique.Le Devoir CHANGEMENTS CLIMATIQUES Le patronat mise sur les lois du marché Le « test climat » prévu dans le projet de loi 102 est jugé superflu G É R A R D B É R U B É P endant que la mobilisation lève au sud de la frontière, ici, près de 70 leaders canadiens sont cosignataires d\u2019une lettre ouver te exhor tant les premiers ministres à l\u2019action climatique.Ils appellent de tous leurs vœux l\u2019élaboration d\u2019un ambitieux plan pancana- dien en matière de climat et de développement durable.L\u2019initiative vise cette rencontre des premiers ministres du Canada, prévue dans deux semaines, pour élaborer le Cadre pancanadien en matière de croissance propre et de changements climatiques.Parmi les signataires figurent des présidents d\u2019entreprises réparties entre plusieurs industries, comme le pétrole et le gaz, la foresterie, l\u2019exploitation minière, la fabrication, les institutions financières, le commerce de détail et les technologies propres.Des représentants des peuples autochtones, des jeunes, des travailleurs et des ONG environnementales sont également parmi les 68 signataires de la lettre, à l\u2019initiative de la coalition l\u2019Institut pour l\u2019intélliProspérité, établi à l\u2019Université d\u2019Ottawa.«Ensemble, ils forment un groupe d\u2019organisations comptant plus d\u2019un million d\u2019employés et des revenus dépassant les 300 milliards de dollars», lit-on dans la lettre.Action réclamée Le 16 novembre, des dirigeants de plus de 360 entreprises, pour la plupart américaines, exhortaient le président américain désigné à respecter l\u2019Accord de Paris sur le réchauffement climatique.Le groupe, sous l\u2019of fensive canadienne, «réclame une action audacieuse et rapide pour remplir les engagements climatiques du Canada et accélérer le passage à une croissance propre dans tous les secteurs de l\u2019économie, notamment par : l\u2019augmentation du prix du carbone et l\u2019utilisation des fonds dégagés au profit des objectifs en matière de climat et de compétitivité ; l\u2019établissement de normes d\u2019ef ficacité énergétique de calibre international ; l\u2019investissement massif dans les infrastructures propres ; et la promotion de l\u2019innovation propre dans toute l\u2019économie», peut- on lire dans le communiqué.Au Québec Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins et l\u2019un des 68 cosignataires de la lettre, a occupé l\u2019avant-scène.« Nous souhaitons que ce plan soit ambitieux, de nature à nous rendre plus concurrentiels et prêts à saisir les occasions d\u2019affaires que présente une économie faible en carbone.Ce plan doit aussi démontrer que nous participons pleinement à l\u2019effort planétaire pour combattre les changements climatiques et s\u2019y adapter.Il doit, enfin, nous engager dans une transition inclusive.» «Nous aurons besoin de plus d\u2019actions concrètes, de nouvelles technologies, de nouveaux produits financiers et de nouvelles façons de faire pour atteindre les cibles de l\u2019Accord de Paris», a-t-il ajouté.Présentant la situation québécoise, «nos émissions de gaz à effet de serre décroissent, y compris nos émissions industrielles, tandis que notre PIB augmente.Notre production industrielle est une des plus vertes au monde et le secteur des technologies propres est solide, diversifié et en croissance», dit-il.Le Devoir CANADA Climat : une coalition veut de l\u2019action U ne meilleure performance des activités de distribution d\u2019énergie au Vermont a aidé Gaz Métro à réduire sa perte au quatrième trimestre, ce qui a eu un impact favorable sur les résultats financiers de Valener.Le véhicule d\u2019investissement pour le public dans la société en commandite Gaz Métro a néanmoins affiché jeudi une perte nette de 1,8 million pour le trimestre clos le 30 septembre, soit 5 ¢ par action.Celle-ci était cependant nettement moins élevée que celle de 7,4 millions, ou 19 ¢ par action, af fichée pour la même période un an plus tôt.Valener a attribué cette amélioration à une hausse de 3,6 millions de la quote-part du bénéfice net de Gaz Métro, ainsi qu\u2019à la diminution de 1,5 million d\u2019une perte sur instruments financiers dérivés.De son côté, Gaz Métro a réalisé une per te nette de 10,9 millions au quatrième trimestre, comparativement à une perte de 23,3 millions un an plus tôt.Ses revenus ont avancé de 1,4 % pour atteindre 465,6 millions au plus récent trimestre.Trimestres les plus rentables Valener détient une participation directe de 29 % dans Gaz Métro, ainsi qu\u2019une participation indirecte de 24,5 % dans les parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré.Ses résultats trimestriels sont fortement assujettis aux variations saisonnières de la température et du vent, qui influencent la consommation d\u2019énergie des clients.En conséquence, les deux premiers trimestres des exercices financiers de Vale- ner, qui se déroulent pendant l\u2019automne et l\u2019hiver, sont habituellement les plus rentables.Pour l\u2019ensemble de l\u2019exercice, Valener a engrangé un bénéfice net de 62,2 millions, en hausse de près de 39 % par rapport à celui de 44,8 millions de l\u2019exercice précédent.Le bénéfice net annuel de Gaz Métro a pour sa par t bondi de 53,3 %, passant de 181 millions l\u2019an dernier à 277,5 millions pour l\u2019exercice 2016.Le président du conseil d\u2019administration de Valener, Pierre Monahan, a qualifié l\u2019exercice 2016 de «solide» dans un communiqué, soulignant au passage la performance des Parcs de la Seigneurie de Beaupré.La présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, a quant à elle insisté sur l\u2019atteinte d\u2019un bénéfice net ajusté record, lequel a progressé de 14% d\u2019un an à l\u2019autre.Par ailleurs, le conseil d\u2019administration de Valener a approuvé une hausse de 4 % du dividende trimestriel de l\u2019entreprise, qui passera ainsi de 27 ¢ à 28 ¢ par action ordinaire.La Presse canadienne ÉNERGIE Valener améliore son profit annuel M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa A près un peu plus de dix ans de paix commerciale, la guerre entre les États-Unis et le Canada dans le dossier du bois d\u2019œuvre semble sur le point de reprendre.Dans une déclaration écrite transmise en début de soirée, jeudi, la ministre fédérale du Commerce international, Chrys- tia Freeland, a confirmé les rumeurs qui circulaient.Elle a affirmé que, selon la compréhension du gouvernement canadien, la Coalition du bois d\u2019œuvre des États-Unis déposera vendredi des recours auprès du ministère américain du Commerce.Assurance La ministre a assuré que le Canada était prêt à toute éventualité et que le gouvernement défendrait vigoureusement les intérêts de l\u2019industrie canadienne du bois d\u2019œuvre et de ses travailleurs.Elle a rappelé que, dans le passé, le gouvernement canadien avait toujours eu gain de cause devant les tribunaux commerciaux internationaux dans le dossier du bois d\u2019œuvre.La période de grâce d\u2019un an que s\u2019étaient accordée les deux parties après l\u2019expiration de l\u2019accord canado-américain sur le bois d\u2019œuvre résineux a pris fin le 12 octobre dernier, ouvrant la porte à l\u2019imposition de tarifs douaniers sur les produits canadiens par les autorités américaines.Selon la ministre Freeland, le vent protectionniste qui souffle actuellement au sud de la frontière complique «toute négociation commerciale, incluant celle-ci».La Presse canadienne BOIS D\u2019ŒUVRE Rumeurs d\u2019un début imminent des hostilités commerciales ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE La ministre du Commerce international, Chrystia Freeland L\u2019achat par le gouvernement Trudeau de 18 avions de chasse Super Hornet construits par Boeing est un trompe-l\u2019œil destiné à cacher l\u2019inconfort d\u2019un politicien qui s\u2019est trop avancé.Non seulement les libéraux avaient-ils promis de lancer un appel d\u2019of fres, mais les voilà qui annoncent une décision milliardaire transitoire dont ils ne connaissent même pas le coût.u cours de la campagne électorale de 1993, Jean Chrétien avait promis d\u2019annuler l\u2019achat de 50 hélicoptères Cormorants commandés par les conservateurs de Brian Mulroney au coût de 6 milliards.Aussitôt élu, M.Chrétien a tenu promesse, et Ottawa a dû payer 500 millions en guise de dédommagement.Cinq ans plus tard, les libéraux commandaient à leur tour 15 Cormorants, et six autres années plus tard, 28 exemplaires du concurrent H-92 de Sikorsky.Toujours sans appel d\u2019offres.Compte tenu du nombre d\u2019années qui ont séparé ces acquisitions, le coût d\u2019acquisition de ces appareils ajouté à l\u2019entretien prolongé des vieux Sea Kings a fait grimper la facture ?nale à plus de 11 milliards, soit près du double de l\u2019engagement pris onze ans plus tôt par les conservateurs.Va pour les hélicos.Entre-temps, les libéraux avaient aussi accepté d\u2019injecter 700 millions sur une période de 40 ans pour participer aux côtés d\u2019autres pays, dont les États-Unis, à un programme de développement d\u2019un avion fureteur ultramoderne chez Lockheed Martin, le F-35.Revenus au pouvoir en 2006 sous la direction de Stephen Harper, les conservateurs ont décidé de maintenir leur participation au projet du F-35 et même de faire l\u2019acquisition de 65 appareils au coût de 9 milliards.Quelques mois avant l\u2019élection suivante, le nouveau chef libéral, Michael Ignatieff, promit d\u2019in?rmer cette décision après que le Directeur parlementaire du budget eût révisé les coûts à rien de moins que 29,4 milliards sur 30 ans.Encore vainqueur à cette élection, Stephen Harper maintint sa préférence pour le F-35, mais se ravisa ?nalement à la veille des élections de 2015 pour permettre la tenue d\u2019un concours s\u2019il était réélu.C\u2019est à ce moment que le jeune libéral Justin Trudeau entre en scène pour renchérir en promettant un appel d\u2019offres en bonne et due forme, mais duquel le F-35 maudit serait exclu.Or, voilà que le même Justin Trudeau vient d\u2019annoncer l\u2019achat sans appel d\u2019offres de 18 Super Hornet de Boeing en guise « solution transitoire», sans en avoir négocié le prix.Du même souf?e, Ottawa annonce la tenue d\u2019un processus de sélection qui durera cinq ans pour le choix de l\u2019avion principal.Un appel d\u2019offres auquel Lockheed Martin pourra participer, bien sûr, puisque le Canada contribue toujours au programme de développement du F-35 et que les règles du commerce l\u2019y forcent.Tout cela vous donne la nausée.?Depuis le temps que des comités d\u2019experts, des militaires comparent les différents modèles de chasseurs à la lumière des besoins d\u2019une armée moderne, pourquoi prolonger le processus d\u2019au moins cinq autres années?Pourquoi sinon pour reporter la décision après les prochaines élections?Entre-temps, pourquoi procéder à l\u2019achat de 18 Super Hornet malgré les coûts supplémentaires que cela comporte pour la formation des pilotes et l\u2019entretien d\u2019une ?otte parallèle aux 77 vieux F-18 encore fonctionnels et aux futurs vainqueurs de l\u2019appel d\u2019offres?Puis, pourquoi avoir passé outre à un appel d\u2019offres pour ces 18 appareils contrairement à ce qu\u2019on avait promis?Pourquoi, sinon pour plaire au gouvernement américain et à quelque puissant intermédiaire dont on ne connaîtra sans doute jamais l\u2019identité?Pourquoi ne pas avoir simplement maintenu le choix du F-35 qui a dépassé le stade du développement et pour lequel plusieurs entreprises du Québec et d\u2019Ontario sont déjà de grands fournisseurs?Bien sûr, Boeing fait aussi des affaires au Canada, au Manitoba surtout, mais l\u2019acquisition du Super Hornet, qui pourrait coûter 10 milliards, n\u2019ajoutera pas grand-chose à notre économie.La saga des avions de chasse en sera à sa onzième année au moment où une décision dé?nitive sera prise par le gouvernement au pouvoir en 2021.D\u2019ici là, Ottawa aura dépensé quelques milliards pour prolonger la vie des vieux F-18, et plusieurs autres milliards pour se procurer des appareils de transition.Décidément, malgré leurs airs de jeunes politiciens dynamiques et décidés, progressistes et différents, les rouges de Justin Trudeau ressemblent à s\u2019y méprendre à leurs pères et à leurs grands-pères de triste mémoire.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Un cadeau de Nöel pas comme les autres Le premier ministre Justin Trudeau se trouve en voyage au Liberia et à Madagascar.Cette visite, dit-il, « témoigne d\u2019un engagement renouvelé du Canada envers l\u2019Afrique ».Pendant ce temps, le ministre des Finances, Bill Morneau, prépare son budget.Déjà le Comité des af faires étrangères vient de lui recommander un cadeau très par ticulier qui appuierait cet engagement renouvelé du Canada : augmenter le budget d\u2019aide étrangère à 0,35 % de notre revenu national d\u2019ici 2020 (il est maintenant à 0,28 %).Donner de l\u2019aide aux plus démunis \u2014 pas une mauvaise idée, mais ce qui est encore mieux, c\u2019est que grâce à cette augmentation d\u2019aide, on pourra enfin, avec une éducation et une nutrition améliorées, favoriser dès la petite enfance le développement des nouvelles générations du Sud.L\u2019expérience montre statistiquement qu\u2019avec ces interventions, on peut faire croître le revenu des citoyens de 10 % à 20 %, ce qui engendre des effets d\u2019entraînement, si bien que les nouvelles générations sont de moins en moins dépendantes de notre aide et se positionnent de plus en plus pour devenir des partenaires commerciaux.Monsieur le Ministre Morneau, un cadeau qui génère à la fois la solidarité et L I B R E O P I N I O N Y U N J E N M.D.FRCPC, présidente de l\u2019Association médicale du Québec L a profession médicale est-elle tombée de son piédestal ?s\u2019interrogeait Le Devoir mercredi.Ou plutôt, a-t-on retiré ce même piédestal ?En écoutant les débats publics au- jourd\u2019hui, force est de constater que oui.Notre profession occupe maintenant une position fragilisée dans la confiance de la population.Le contrat tacite qui nous permettait de jouir de certains privilèges en retour de services accessibles a été rompu.Plusieurs ont cherché à dévier la responsabilité de la situation vers des éléments extérieurs, tels que l\u2019intervention des lois 10 et 20.Cependant, la faute ne peut pas toujours incomber à autr ui.Comme médecins, nous sommes partie prenante de la problématique et de la solution.C\u2019est donc une crise de confiance profonde qui frappe le système de santé québécois.La société, bâilleuse de fonds, en a assez de payer pour des résultats en deçà de ses attentes et exige une plus grande reddition de comptes.Résultat : des secteurs et des acteurs qui occupent un espace budgétaire important sont exposés, parmi lesquels les médecins et leur salaire.Ce que souhaite la population du Québec, ce sont des résultats concrets.Considérant que du total des sommes octroyées aux soins de santé (32,85 milliards de dollars), 7,3 milliards de dollars (22%) sont consacrés aux salaires des médecins, il est facile de comprendre la sensibilité de la population à l\u2019égard du rapport entre le salaire des médecins et les résultats attendus.L\u2019Association médicale ef fectue régulièrement des sondages publics afin d\u2019évaluer le seuil de confiance de la population à l\u2019égard des médecins.En dix ans, ce seuil est passé de 85 % à 65 %.Un problème profond existe donc réellement.Défendre la position contraire relève de l\u2019aveuglement volontaire.À cet effet, la profession médicale doit éviter le double piège de l\u2019idéalisation d\u2019un passé où elle jouissait de tous ses privilèges sans transparence, et de la recherche d\u2019un bouc émissaire pour le présent.Avec toutes les critiques qu\u2019elle a essuyées, la profession médicale doit se poser une question fondamentale : qu\u2019a-t-elle fait, collectivement, pour résoudre les problèmes du système de santé au cours des dernières années ?Il y a cer tes eu plusieurs luttes pour améliorer la condition de vie des médecins, mais rien de significatif pour le réseau de la santé.Au- jourd\u2019hui, nous vivons les conséquences de la rupture de notre contrat social, qui exige de notre part un investissement dans les solutions.Comme médecins, nous avons manqué de perspective collective dans la question du professionnalisme médical.Parce que nous étions concentrés sur d\u2019autres enjeux que la transformation du système, nous avons raté des occasions d\u2019être engagés dans ladite transformation du réseau et de jouer un rôle de premier plan pour la collectivité, et non pas seulement pour l\u2019individu.En guise de résultat, d\u2019autres acteurs ont pris la place que nous aurions dû occuper.Une place pour laquelle la population nous accordait pourtant sa confiance.Puisque nous avons la connaissance intime des besoins de nos patients et que nous avons la capacité d\u2019organiser les services en fonction de la disponibilité des ressources, nous aurions dû nous investir à l\u2019avantage de tous depuis longtemps déjà.La bonne nouvelle, c\u2019est qu\u2019il n\u2019est pas trop tard.En effet, le contexte actuel nous offre l\u2019occasion de participer à la transformation du réseau.Nous avons toujours notre crédibilité professionnelle.De plus, la population s\u2019attend à ce que nous jouions un rôle actif dans cette transformation.Avec une attitude d\u2019ouverture au changement et le désir de montrer l\u2019exemple, nous sommes en mesure d\u2019effectuer le virage attendu par la population et de regagner la confiance perdue.Regard critique Pour ce faire, la profession médicale doit commencer par accepter de porter sur elle- même un regard critique.Le 18 novembre, les médecins de l\u2019Alberta ont pris conscience de leur place dans le système de santé albertain.Malgré un poids budgétaire inférieur à celui des médecins québécois (10 % du budget des soins de santé), ils ont mis à risque leur rémunération en garantie d\u2019une amélioration notable de l\u2019état de leur système de santé.Ils ont choisi de s\u2019investir dans un système durable et dans leur professionnalisme, afin de pouvoir répondre aux besoins du présent, sans toutefois négliger la réponse aux besoins futurs.À l\u2019instar de nos collègues de l\u2019Alberta, nous devons remettre en question notre rôle dans le système de santé et l\u2019ef fet de nos actions.La profession médicale doit prendre l\u2019initiative et convaincre notre gouvernement qu\u2019elle peut faire une différence appréciable non seulement dans sa rémunération, mais aussi et surtout dans les domaines de la pertinence clinique et de la formation de sa relève.Nous devons accepter un partage du risque et vouloir une responsabilité accrue dans la façon dont le système de santé sera géré.En résumé, oui, le professionnalisme médical est toujours vivant.Les médecins du Québec doivent cependant se rendre à l\u2019évidence que leur rôle de professionnel exige de prendre en considération l\u2019ensemble de la population, et pas uniquement l\u2019individu.Les médecins ont rompu un contrat social FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente des ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET la prospérité mutuelle, ça mérite bien une petite place dans votre budget ! Jean-François Tardif Gatineau, le 24 novembre 2016 Cannabis c.médicaments sur ordonnance « La consommation de cannabis est en hausse chez les 15 ans et plus », nous apprend l\u2019Institut de la statistique du Québec, sur un ton alarmiste.Vu comme ça, on peut avoir l\u2019impression que le cannabis est un problème social spécifique.Si on oublie que la consommation d\u2019antidépresseurs, d\u2019opioïdes, de Ritalin, d\u2019Adderall (une variété d\u2019amphétamines chimiquement proche du cristal meth, prescrite aux enfants de plus de six ans), et de nombreux psychotropes pharmaceutiques variés sur ordonnance, est aussi en forte hausse.Nous vivons dans une société dysfonc- tionnelle qui donne priorité à l\u2019efficacité économique et à la productivité au détriment de la santé mentale et physique de la population.Une société dont la richesse des uns dépend de la marginalisation et de l\u2019exploitation des plus pauvres, du surendettement et de l\u2019épuisement socio-professionnel de la classe moyenne.Une société qui rejette ses problèmes dysfonctionnels sur des individus hyper- stressés, qui conduit parents et enfants à surconsommer des psychotropes pour s\u2019y adapter, tant bien que mal.C\u2019est un problème systémique et non un problème de substance.Jacques Bouchard Montréal, le 23 novembre 2016 Françoise David, ministre?Les pourparlers furent nombreux au sein de Québec solidaire (QS) en vue d\u2019une possible convergence des forces progressistes et souverainistes.La main tendue par Jean-François Lisée s\u2019est rapidement concrétisée par un colloque d\u2019orientation chez QS.Pour sa par t, Mme David, co-porte-parole, sait très bien que son par ti rachitique progresse au rythme d\u2019une tortue et n\u2019atteindra jamais le pouvoir.La convergence des forces représente une occasion en or d\u2019injecter de l\u2019importance et, du même coup, vitaminer son parti qui en a bien besoin.Bien sûr, QS ne donnera pas son aval sans poser ses conditions, honneur oblige.Le chef d\u2019Option nationale (ON), Sol Zanetti, ainsi que Mme Véronique Hivon accueillent cet acoquinement avec ferveur.Mais au fond, Mme Françoise David constate que le temps passe vite, souhai- terait-elle un poste de ministre si le PQ atteignait le pouvoir ?Michel Beaumont Québec, le 21 novembre 2016 AVIONS DE CHASSE Plus ça change\u2026 A JEAN-ROBERT SANSFAÇON L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.M I C H E L L E C L E R C Premier conseiller aux Affaires francophones et multilatérales à la Délégation générale du Québec à Paris de 2008 à 2013 u 16e Sommet de la Francophonie, samedi et dimanche à Madagascar, les chefs d\u2019État et de gouvernement se réuniront autour d\u2019un thème s i vaste (« Croissance par tagée et développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de l\u2019espace francophone ») qu\u2019ils risquent d\u2019aboutir à une déclaration attrape-tout, interminable déclinaison de formules sans vision.Les sommets francophones, comme tant d\u2019autres sommets multilatéraux, ont rarement bonne presse.Il est aisé de faire le procès de ce type de forum où les principaux documents ont été concoctés plusieurs semaines à l\u2019avance, tandis que les discussions entre chefs d\u2019État sont corsetées à l\u2019extrême et tenues à huis clos, loin des oreilles indiscrètes.Pourtant, en dépit de ses faiblesses, le Sommet de la Francophonie conserve sa raison d\u2019être, même si un allégement de la formule est depuis longtemps souhaité.Pour le gouvernement du Canada, ce sera l\u2019occasion de fortifier les gains enregistrés en 2014 lors du sommet de Dakar.L\u2019élection de Michaëlle Jean à la tête de la Francophonie constituait une victoire importante pour le gouvernement canadien.Le travail remarquable de la diplomatie canadienne, qui avait en mémoire son douloureux revers de 2010 aux Nations unies, avait donné cette fois le résultat espéré.Jamais autant qu\u2019aujourd\u2019hui, sans doute, le Canada n\u2019a joui d\u2019une telle influence au sein de la Francophonie.Le prestige international dont bénéficie actuellement le premier ministre Trudeau et la place retrouvée du Canada sur la scène internationale contribuent à renforcer le statut politique de la nouvelle secrétaire générale, qui peut en outre compter sur des conseillers de premier plan.Crédits accrus Cette nouvelle influence au sein de l\u2019équipe décisionnelle s\u2019accompagne d\u2019un accroissement des crédits canadiens alloués à la Francophonie.En 2017, la contribution globale du Canada au budget de l\u2019OIF (contributions statutaires et volontaires) comptera pour près de 27 %, alors que celle de la France, en continuel déclin, sera égale à 37 % (contre 51 % en 2010) et celle du Québec à 6,5 %.Autour de la table francophone, tous ont pris acte de cette redistribution des cartes.Ces chiffres toutefois masquent l\u2019influence réelle du Québec, quatrième bailleur de fonds.Son engagement historique et la place unique qu\u2019il occupe en Francophonie en font un acteur clé.L\u2019ouverture d\u2019une délégation générale à Dakar et l\u2019implantation annoncée de missions diplomatiques ailleurs en Afrique rehaussent également la crédibilité du Québec.À la différence du sommet 2014, le sommet de Madagascar suscite peu d\u2019attente parmi ses membres.Cette fois, pas de cadre stratégique pour orienter la destinée de la Francophonie jusqu\u2019à l\u2019horizon 2022, pas de stratégie jeunesse ni de stratégie économique visant la création d\u2019un espace économique francophone.À mi-mandat de la secrétaire générale, la Francophonie n\u2019est pas à l\u2019heure des bilans ni des nouveaux chantiers, mais à celle de la consolidation et du repli budgétaire.La place du Québec Chaque sommet est l\u2019occasion d\u2019accueillir de nouveaux membres au sein de l\u2019organisation.Depuis la chute du mur de Berlin, la Francophonie voit grossir ses rangs et se presser à sa porte, tel le Qatar, des États à la fibre francophone instantanée.Outre l\u2019Arabie saoudite, dont le Comité spécial sur les demandes d\u2019adhésion a décidé de se dessaisir, laissant la décision entre les mains du Sommet, l\u2019Argentine, la Corée du Sud et l\u2019Ontario ont reçu des «avis très favorables [\u2026] pour l\u2019obtention du statut d\u2019observateur ».S\u2019agissant du régime saoudien, le Canada et la France se retrouveront devant un dilemme : comment sauvegarder leurs intérêts économiques bilatéraux sans tourner le dos aux valeurs de la Francophonie, aux antipodes du radicalisme sunnite de Riyad, comme nous le rappelle tragiquement l\u2019affaire Badawi?Or, à force de vouloir l\u2019universel et la francophonie, on risque de perdre de vue l\u2019un et l\u2019autre.La reconnaissance par la Francophonie de l\u2019identité culturelle franco-ontarienne constitue assurément une victoire pour la minorité linguistique de cette province.Pour le Québec, il s\u2019agit en revanche du début véritable de la dilution de sa spécificité politique au sein de la Francophonie.Quand plus tard, après le Nou- veau-Brunswick (membre depuis 1977), le Manitoba rejoindra à son tour ses rangs, la voix du Québec ne sera plus qu\u2019un écho dans le murmure environnant des provinces canadiennes.Sur la question du français, l\u2019avant-projet de la déclaration d\u2019Antananarivo s\u2019enlise dans une rhétorique convenue.Le texte se borne à réitérer que « le partage de la langue française, outil essentiel du monde du travail, moteur des échanges commerciaux et vecteur de croissance et d\u2019innovation, [nous] réaffirmons les engagements pris dans la Politique intégrée de promotion de la langue française (Kinshasa, 2012) et entendons valoriser cette langue, notamment dans les milieux professionnels».Pour avoir étroitement collaboré à l\u2019élaboration de la Politique intégrée, je peux affirmer avec force que rares sont les États membres réellement engagés dans la promotion du français sur la scène internationale.Certes, l\u2019OIF continue de mobiliser des efforts significatifs pour promouvoir la vitalité internationale du français.Pour autant, l\u2019attitude généralement adoptée par les États membres consiste à scander des formules généreuses, tout en affichant un pessimisme souriant à l\u2019endroit du français, sans passer aux actes.Le sommet de Madagascar ne changera rien à cette mollesse militante, beaucoup partageant la secrète conviction que la partie est perdue, le globish anglo-saxon étant l\u2019avenir des peuples francophones.Quant au français, invité à faire place nette, le temps est venu, pensent certains, de le mettre au rang des lubies ethnocentriques et des vieilles chimères.Sur cette question, le Québec paraît encore une fois condamné à jouer les chœurs grecs.Quand il renoncera à son rôle, la Francophonie, menacée d\u2019extinction, devra se trouver une nouvelle identité et accoucher d\u2019un autre projet à majuscule.FRANCOPHONIE Mollesse militante et pessimisme souriant Rares sont les États présents au sommet de Madagascar réellement engagés dans la promotion de la langue à l\u2019international C L É M E N T D U G A S Québec En hommage à ma mère décédée le 11 novembre Lettre au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, es 17 et 18 novembre, vous avez tenu le premier forum sur les meilleures pratiques à instaurer dans les CHSLD.Comme proche parent d\u2019un résident en CHSLD, je ne peux que souligner la pertinence d\u2019une telle initiative, quoique j\u2019aie bien aimé que les résidents ou leurs proches parents puissent aussi avoir l\u2019occasion de faire valoir leur point de vue.Si vous avez effectué quelques visites dans vos établissements, vous aurez peut-être remarqué qu\u2019il n\u2019y a aucune personne ayant la responsabilité directe de superviser, de suivre et d\u2019encadrer les préposés aux bénéficiaires sur le plancher.Les infirmières ont une certaine responsabilité, mais elles se limitent aux aspects cliniques et médicaux.Pourtant, que de gestes ceux-ci doivent- ils poser: lever, laver, habiller, faire manger, apporter leur soutien aux aînés, sans oublier d\u2019avoir un comportement et une attitude respectueuse à leur égard.Oui, il y a bel et bien un gestionnaire responsable de l\u2019établissement, mais celui-ci dispose de peu de temps pour exercer une telle supervision.Bureau, réunions, répondre aux commandes des paliers supérieurs, grugent la quasi-to- talité de son temps.Dites-moi, pourriez-vous imaginer un grand restaurant où les serveurs sont laissés à eux-mêmes sans supervision?Sans doute auriez-vous droit à un service très inégal, plus ou moins bon, parfois lent, parfois rapide, créant plus d\u2019insatisfaction qu\u2019autre chose.C\u2019est ce qui se passe dans vos CHSLD.Dans une optique d\u2019amélioration continue, la création de postes de superviseurs serait l\u2019une des pratiques qui contribueraient le plus à l\u2019amélioration des soins et des services offerts aux personnes âgées.Je sais que présentement, les différents établissements prévoient de mettre en place un poste visant à confier à un professionnel le soin de veiller à la qualité de vie du milieu.Une telle initiative n\u2019a de sens que si vos établissements se dotent d\u2019indicateurs de performance visant à suivre et à évaluer la progression réelle de la qualité de vie du milieu.Je sais pertinemment que de tels indicateurs n\u2019ont jamais été développés.Les seuls existants au sein de votre ministère sont d\u2019ordre administratif, car on est davantage porté à évaluer la capacité des gestionnaires à ef fectuer les coupes exigées que celle d\u2019assurer le mieux-être des bénéficiaires.Pourtant, les véritables clients ne sont-ils pas les bénéficiaires eux-mêmes, lesquels doivent payer pour les services reçus dans vos CHSLD?Vous allez peut-être vous demander ce que j\u2019entends par indicateurs de performance d\u2019un milieu de vie de qualité.Il s\u2019agit évidemment d\u2019éléments per tinents qui peuvent être facilement suivis et mesurés et auxquels on peut associer certains objectifs.Je vais vous en citer quelques exemples : Zéro plaie de lit ; Zéro chute ; Réponse aux demandes d\u2019aide en moins de cinq minutes ; Zéro perte de prothèse dentaire ou auditive ; Zéro perte de vêtement ; Nombre de bains/personne ; Plan d\u2019intervention individualisé pour chaque résident ; Fréquence de changement des couches ; Temps et personnel suffisant pour faire manger les personnes ; Nombre d\u2019activités de loisir ; Croyez-moi, j\u2019ai fréquenté assez longtemps l\u2019un de vos CHSLD pour affirmer que les quelques éléments cités ci-dessus posent problème.Aussi, la mise en place de superviseurs et l\u2019établissement d\u2019indicateurs de per formance quant à la qualité de vie du milieu par vos CHSLD seraient selon moi des pratiques exemplaires à instaurer dans l\u2019ensemble des CHSLD du Québec.FORUM SUR LA SANTÉ Des suggestions de bonnes pratiques GIANLUIGI GUERCIA AGENCE FRANCE-PRESSE Le Sommet de l\u2019OIF se déroule à Antananarivo jusqu\u2019à dimanche.À travers une chronique publiée mardi, la plume de Marc Cassivi a frappé comme un marteau sur une bande-annonce de l\u2019émission Montréal s\u2019allume.Cette émission annoncera la programmation des festivités du 375e anniversaire de Montréal.Le hic de la bande- annonce produite par Salvail & Co., c\u2019est qu\u2019«il n\u2019y a, à l\u2019écran, que des visages blancs [\u2026].Pas un seul Montréalais noir ou autochtone, d\u2019origine asiatique, moyen-orientale ou latino-américaine.Plea- santville, PQ, avec un degré zéro de diversité».Le manque de diversité à l\u2019écran ou dans d\u2019autres sphères de la société persiste pour une raison principale : les leaders des organisations qui perpétuent le problème ne font pas de la diversité une priorité personnelle.En 2013, le Harvard Business Review a mené une enquête auprès de 24 chefs de direction dont les entreprises respectives avaient la réputation d\u2019embrasser la diversité sous toutes ses formes.Le point commun de ces chefs de direction : ils faisaient tous de la diversité et de l\u2019inclusion leur mission personnelle.D\u2019une part, parce qu\u2019à leur avis, la diversité rendait leur entreprise plus performante.D\u2019autre part, parce que la diversité était pour eux un impératif moral en raison de leurs expé - riences et de leurs valeurs.Les 19 premiers administrateurs de la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal ne comptaient que deux femmes, et aucune personne issue de la diversité culturelle.Ce n\u2019est qu\u2019à la suite de critiques formulées en 2013 par Émilie Thuillier, anciennement vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, que la société du 375e a diversifié la composition de son CA.Les personnes responsables des premières nominations n\u2019avaient visiblement pas cette considération en tête.Au jourd\u2019hui , notons que la société du 375e manifeste une certaine sensibilité pour la diversité.La publicité produite par l\u2019agence lg2 que la société a diffusée le 10 novembre en fait montre et contraste avec la blancheur de la bande-annonce produite par Salvail & Co.N\u2019empêche que dans le spectre des priorités organisationnelles, il y a un monde entre la diversité comme souhait et la diversité comme priorité.La société du 375e a fait cette semaine la démonstration qu\u2019elle se situe plus proche de la première extrémité du spectre.Dans une entrevue mardi soir à Radio-Canada, Gilbert Rozon, commissaire aux célébrations du 375e, a mentionné que s\u2019il avait vu la bande-an- nonce avant qu\u2019elle soit diffusée, il l\u2019aurait peut- être même laissée passer.Selon lui, « c\u2019est très possible parce que dans la réalité dans laquelle on vit, des fois ça va tellement vite qu \u2019on en échappe».Justement, non.Un individu qui place la diversité au rang de ses priorités n\u2019échappe pas une telle lacune.M.Rozon aurait-il dit la même chose au sujet d\u2019une irrégularité majeure dans les états financiers de l\u2019organisme?M.Rozon a aussi dit : « Il y a eu des choix de marketing de faits de mettre les stars en avant pour aller chercher de l\u2019auditoire.» Cette justification candide indique que les choix pour la bande-annonce ont été ef fectués pour aller chercher l\u2019auditoire composé de la majorité blanche francophone.Par ce commentaire, M.Rozon occulte inconsciemment le fait que la population issue de la diversité culturelle dénonce depuis des années qu\u2019elle ne se sent pas représentée dans la télévision québécoise.L\u2019idée n\u2019est pas de faire de Gilbert Rozon ni de la société du 375e le bouc émissaire d\u2019un problème qui dure depuis des années au sein de nombre d\u2019organisations.L\u2019incident de la société du 375e constitue plutôt une occasion pour les entreprises de réfléchir à l\u2019importance de la diversité sous toutes ses formes.La pertinence de la diversité est d\u2019ailleurs déjà reconnue en gestion et en gouvernance des entreprises : une entreprise performante se doit de retrouver en son sein une gamme de compétences fonctionnelles et techniques qui, mises en commun, permettent à l\u2019entreprise d\u2019atteindre ses résultats.La prise en compte de la diversité sous d\u2019autres aspects tels que l\u2019origine ethnique, l\u2019âge, le sexe et l\u2019orientation sexuelle est notamment une extension de l\u2019exigence de constituer des entreprises performantes.On pourrait discuter de l\u2019efficacité des quotas, des comités de la diversité , des programmes d\u2019inclusion.Il faudrait d\u2019abord que les administrateurs et dirigeants accordent une importance viscérale à la diversité.Cette qualité s\u2019observe au même titre qu\u2019on vérifie chez un individu l\u2019intégrité, l\u2019adéquation aux valeurs organisationnelles, les compétences techniques et l\u2019absence de conflit d\u2019intérêts.Promouvoir des individus sensibles à la question : la première étape vers des solutions viables.Diversité, priorité ?FABRICE VIL Les leaders des organisations qui perpétuent le problème ne font pas de la diversité une priorité personnelle A L L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 5 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S porte-parole pour l\u2019immigration, Carole Poirier, complétait le tableau.«La course, déjà, est loin derrière nous », a dit Maka Kotto, qui avait accusé le candidat Lisée de chatouiller « la part sombre de nos âmes ».Ainsi, un gouvernement du PQ fera la promotion d\u2019un devoir de réser ve pour les employés de l\u2019État, « affirmant sa nette préférence pour la plus grande réserve dans l\u2019af fichage des convictions politiques, sociales, religieuses ou autres ».La position recycle aussi l\u2019idée d\u2019examiner l\u2019opportunité d\u2019interdire la burqa et le niqab dans l\u2019espace public.Un comité formé de parlementaires et d\u2019experts se pencherait sur les expériences étrangères à cet égard pour ensuite faire des recommandations au gouvernement.Le chef péquiste ne parle plus des mitraillettes qu\u2019on peut cacher sous une burqa.Ce n\u2019est pas sa meilleure citation, a-t-il reconnu.À plusieurs reprises, Jean-François Lisée a laissé entendre qu\u2019il se rapprocherait de la position défendue par Alexandre Cloutier, qui croit que la char te des valeurs péquiste a considérablement nui au PQ et qu \u2019il fallait s \u2019en tenir à Bouchard-Taylor.« Il y a une dif férence entre être candidat et être chef.Il va falloir trouver un point d\u2019équilibre », ava it d it le nouveau chef dans un point de presse le soir de sa victoire.« Je n\u2019ai pas la réponse, mais probablement qu\u2019Alexandre et moi, on va la trouver.» Avant de participer à son premier caucus en tant que chef, le 14 octobre dernier, Jean-François Lisée avait affirmé qu\u2019il fallait trouver une « zone de confor t [\u2026| en intégrant les sensibilités de mes collègues.» La semaine dernière, tout juste avant le Conseil national de Québec solidaire qui devait déc ider s i des all iances é lectorales avec le PQ pourraient être possibles, Jean-François Lisée, dans une entrevue accordée à La Presse +, était allé dans le sens du po i l des sol i - daires en reléguant au second plan les enjeux identitaires.En présentant son consensus identitaire, Jean-François Lisée est revenu sur cette notion de zone de confort.«On l\u2019a trouvée dans un engagement plus ferme sur l\u2019ouverture à l\u2019autre et sur le succès des Québécois d\u2019adoption.Et donc, c\u2019est cet équilibre entre ces deux volontés qui permet de rassembler plus largement.» Le document fait état du « combat défensif » qu\u2019a mené naguère le PQ, « celui qui visait à \u201cprotéger \u201d la langue face aux risques d\u2019assimilation».Or, « il doit s\u2019agir maintenant d\u2019une affirmation positive, sereine, et inclusive».Le PQ entend s\u2019occuper concrètement des dif ficultés des nouveaux arrivants sur le marché du travail, notamment en luttant contre le racisme et la discrimination à l\u2019embauche, en leur délivrant rapidement des reconnaissances de diplômes et en leur offrant des stages.Le PQ est appelé à mieux représenter la diversité.Carole Poirier est chargée de recenser les membres et les sympathisants du PQ issus des communautés culturelles et de les regrouper.Paul St-Pierre Plamondon engagera un « dialogue » avec les Québécois de toutes origines.Enfin, quitte à utiliser les dispositions dérogatoires des chartes, le PQ souhaite hiérarchiser les droits en rejetant tout accommodement religieux incompatible avec l\u2019égalité entre les hommes et les femmes.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 IDENTITÉ Un gazouillis provocateur La Coalition avenir Québec s\u2019est attiré les foudres tant des libéraux que des péquistes en diffusant sur Twitter une publicité négative utilisant une photo d\u2019une femme qui porte le tchador pour l\u2019accoler à des photos de Philippe Couillard et de Jean-François Li- sée.«Couillard et Lisée en faveur du tchador pour les enseignantes dans nos écoles », clame la vignette.Le leader parlementaire des libéraux, Jean-Marc Fournier, a accusé les ca- quistes de mentir et de promouvoir la division et l\u2019exclusion.Le chef péquiste a comparé ce message aux publicités mensongères des campagnes électorales américaines.« Il y a peut-être des gens qui vont croire le mensonge de François Legault, mais moi, je parie qu\u2019il y a beaucoup plus de gens qui vont dire : \u201cOuache ! Ce n\u2019est pas ça qu\u2019on veut en politique québécoise.\u201d » La députée caquiste Nathalie Roy a répliqué en soutenant que les deux partis sont d\u2019accord avec le port du tchador par des enseignantes puisqu\u2019ils ont voté pour le principe du projet de loi 62, qui ne l\u2019interdit pas.n\u2019est pas là pour favoriser une participation plus large des citoyens.» Exclure des sujets Selon lui, une telle façon de faire va à l\u2019encontre de la culture de consultations du BAPE, où « les audiences sont ouvertes à tout le monde».Il souligne qu\u2019il existe au fédéral un modèle d\u2019audiences publiques où la participation est plus restreinte.L\u2019Office national de l\u2019énergie peut par exemple exiger que les intervenants démontrent qu\u2019ils sont directement touchés par un projet avant de leur donner le droit de prendre part aux consultations.M.Baril estime aussi que des « consultations ciblées » du BAPE sur le projet Énergie Est de TransCanada auraient pu permettre au ministre David Heurtel d\u2019exclure certains sujets, par exemple l\u2019analyse des émissions de gaz à effet de serre imputables à la production pétrolière.On pourrait aussi retirer à l\u2019organisme le mandat de mener une analyse économique d\u2019un projet, comme le réclament des organismes patronaux depuis plusieurs années.Ancien commissaire au développement du Québec, Harvey Mead ne s\u2019étonne pas de la volonté d\u2019introduire la notion de «consultations ci- blées » dans la législation.« Le gouvernement a tendance à vouloir restreindre le BAPE, parce qu\u2019il n\u2019aime pas le BAPE», laisse-t-il tomber.M.Mead partage d\u2019ailleurs l\u2019analyse du Centre québécois du droit de l\u2019environnement.Dans son mémoire présenté cette semaine en commission parlementaire, l\u2019organisme dit redouter que « soient préférées les \u201c consultations ciblées \u201d aux audiences pour des raisons politiques, de coûts ou de délais au détriment de ce que la procédure complète aurait apporté».Au cabinet de David Heurtel, on répond que les consultations ciblées «constituent une alternative intéressante à la médiation et à l\u2019audience publique ».« Les consultations ciblées pourraient prendre des formes variées telles que des audiences plus simples, des tables de discussion, des consultations électroniques ou autres, précise l\u2019attachée de presse du ministre, Émilie Simard.Elles pourraient être ciblées au niveau des thèmes abordés ou des participants, uniquement lorsque la situation s\u2019y prête.Ce nouveau mode de participation citoyenne pourrait aller chercher un public plus diversifié.» Évaluation fédérale Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, craint pour sa part que certains projets développés en territoire québécois puissent être à l\u2019avenir évalués uniquement par des instances fédérales.L\u2019« Analyse d\u2019impact réglementaire » du projet de loi 102, rédigée par le gouvernement, prévoit en effet que le Québec sera en mesure de « demander au gouvernement fédéral la substitution ou l\u2019équivalence de la procédure d\u2019évaluation et d\u2019examen des impacts sur l\u2019environnement ».«Étant soumis à une seule procédure, les projets pourraient être analysés dans de plus brefs délais puisque cela éviterait des dédoublements dans les requêtes et les analyses », conclut cette analyse.Le cabinet du ministre Heurtel se défend cependant de céder ses pouvoirs à Ottawa.« Le Québec est plutôt ouvert à mettre en place des mécanismes permettant que les évaluations environnementales des projets majeurs s\u2019effectuent de la manière la plus efficace possible et dans l\u2019intérêt supérieur de ses citoyens, dans le respect des lois québécoises et des compétences respectives des deux gouvernements », répond Mme Simard.Le gouvernement Couillard souhaite par ailleurs réduire de plus de 30 % le nombre d\u2019autorisations ministérielles requises pour les promoteurs, « soit une réduction d\u2019environ 1500 autorisations par année».Selon l\u2019Analyse d\u2019impact réglementaire du projet de loi, cette mesure «va entraîner des gains importants pour les promoteurs de projets dorénavant exemptés » de l\u2019obligation d\u2019obtenir une telle autorisation.Impossible, cependant, de savoir quels projets seront désormais exemptés, déplorent Jean Baril et Christian Simard.Mais pour le d irecteur général de Nature Québec, le constat est clair : « Le projet de loi ne permet pas d\u2019accroître la protection des milieux naturels, de l\u2019eau et de l\u2019air.On veut au contraire diminuer l\u2019encadrement.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BAPE RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Une audience du BAPE tenue à Lévis en mars 2016.De telles consultations pourraient être moins fréquentes à l\u2019avenir.La «malgachisation» Le grand coupable, dit ce syndicaliste, se nomme la « malgachisation », qu\u2019il ne décrit comme rien de moins qu\u2019un « génocide culturel ».«Dans les années 1970, on a cru que pour se débarrasser du colonialisme, il fallait se débarrasser du français.Or, c\u2019était une erreur.La colonisation nous a aussi laissé certaines choses positives, comme certaines valeurs, et en tout premier lieu le français.» L\u2019homme partage totalement l\u2019avis du poète sénégalais Léopold Sédar Senghor, selon qui le français était le «butin de guerre » des anciennes colonies françaises.Jean-Paul Émile Rakotozafy ne s\u2019oppose évidemment pas à l\u2019enseignement en malgache au primaire et au secondaire.Au contraire.Mais « on a fait ça n\u2019importe comment, dit-il.Ce fut une catastrophe.On a sacrifié une génération.» Résultat, les étudiants parlent le plus souvent ce qu\u2019on surnomme le vary amin\u2019anana (riz aux herbes), une sorte de chiac qui mélange allègrement les deux langues.« Ils ne parlent aucune des deux langues correctement», dit-il.Parmi la douzaine de quotidiens épinglés au mur et que dévorent des yeux les passants sur la rue Rabehevitra, au centre d\u2019Antananarivo, deux seulement sont en français.Seulement deux radios nationales émettent aussi en français.« À Madagascar, il est urgent de montrer que le français peut être utile », dit Alexandre Wolf f, qui dirige l\u2019Observatoire de la langue française créé par l\u2019Organisation internationale de la Francophonie.Dans un pays qui possède une langue nationale, où il n\u2019y a pas de population de langue maternelle française et pratiquement pas de médias en français, le français repose donc essentiellement sur la scolarisation.Théoriquement, les 4,4 millions d\u2019enfants du primaire apprennent tous le français dès la troisième année.Mais, dans ce pays où 90 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour, l\u2019école ne rejoint pas plus de 75 % des enfants.De ce nombre, plus de la moitié la quittera au bout de deux ou trois ans.Quant à ceux qui restent, ils ont toutes les chances de tomber sur un professeur qui ne parle pratiquement pas le français.Si les écoles privées tirent leur épingle du jeu, les écoles publiques qui ne sont pas gratuites ont été encouragées depuis vingt ans à engager leur propre personnel.Un personnel la plupart du temps non diplômé surnommé « les maîtres Fram », du nom des associations de parents qui les recrutent et qui les paie chichement.« À l\u2019époque, l\u2019orthodoxie économique disait qu\u2019il ne fallait plus engager de fonctionnaires, alors on a engagé n\u2019importe qui, dit Rakotozafy.Tous les recalés de tous les concours.Le niveau général s\u2019est effondré.» Parer au plus pressé Depuis quelques années, le ministère de l\u2019Éducation, aidé par des organismes internationaux, tente tant bien que mal d\u2019améliorer la formation de ces maîtres improvisés qui représenteraient jusqu\u2019à 75 % des effectifs de l\u2019école primaire publique.La petite équipe de la « Mallette pédagogique » que dirige François Maka a formé depuis 2009 près de 7000 enseignants dans les 22 régions de l\u2019île.Et elle s\u2019apprête à en former l\u2019an prochain 3000 de plus au cours de sessions qui s\u2019étalent sur une période d\u2019un an.Rares sont les écoles qui ont échappé à cette formation.Il n\u2019est pourtant pas rare que, 56 ans après l\u2019indépendance de Madagascar, François Maka se fasse encore accuser d\u2019être « à la solde des Français ».Comme si, dit-il, le français n\u2019était pas une nécessité absolue pour les études avancées et pour s\u2019ouvrir sur le monde.Le plus ironique, c\u2019est que François Maka est un ancien professeur d\u2019anglais qui s\u2019est soudainement converti au français.« J\u2019ai tout simplement eu le coup de foudre», dit-il.Le français est d\u2019autant plus nécessaire que Madagascar semble avoir été oubliée de tout le monde, estime Mathieu Lansard qui dirige le programme de l\u2019UNICEF à Madagascar.«Bien sûr, dit-il, le français est resté un marqueur de classe malgré la fin de la colonisation.La plupart du temps, ce sont les parents qui exigent une bonne connaissance du français.Ils savent bien que c\u2019est essentiel à la réussite de leurs enfants.» Selon lui, il n\u2019est pas exclu qu\u2019à terme, le malgache devienne la seule langue de scolarisation, de la maternelle à l\u2019université, croit-il.Rien ne l\u2019empêcherait.Mais pour des raisons historiques et culturelles, cela prendra beaucoup de temps.«Le bilinguisme est ici un état de fait qui va durer longtemps», dit-il.Un pays oublié Preuve de l\u2019isolement de Madagascar, l\u2019anglais y est pratiquement absent malgré la décision du gouvernement, à une époque, de lui donner un statut de langue officielle comme le français.Depuis le coup d\u2019État de mars 2009, l\u2019aide étrangère a déserté le pays.Cela se voit dans les rues de la capitale où les friperies sont pratiquement disparues et ont été remplacées par de petits commerces d\u2019alimentation ambulants.« Madagascar souf fre étrangement du caractère paisible de sa population, dit Mathieu Lansard.Ici, il n\u2019y a pas de guerre civile, pas de terroristes, pas de tremblements de terre.La population est pauvre, mais digne.La mendicité est rare.On pense que tout se passe comme dans le dessin animé américain Madagascar.Au fond, tout le monde fait comme si on n\u2019existait pas.J\u2019ai parfois l\u2019impression que si l\u2019île disparaissait de la carte, personne ne s\u2019en apercevrait.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FRANCOPHONIE GIANLUIGI GUERCIA AGENCE FRANCE-PRESSE Michaëlle Jean, secrétaire générale de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, est arrivée à Antananarivo (Madagascar) lundi.«On l\u2019a trouvée [la zone de confort] dans un engagement plus ferme sur l\u2019ouverture à l\u2019autre et sur le succès des Québécois d\u2019adoption» "]
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