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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 1969-08-02, Collections de BAnQ.

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a) - ng Fe Ce a ae © or > ®& SU ¢ Bri \u2018a o £H_ be 4 - 2 août 1969 SEULE LA MANIÈRE FORTE peut convaincre quelqu\u2019un de vous régler sa dette?Vous réunissez des clients importants dans un hôtel chic de Montréal et désirez les disposer en votre faveur par un spectacle épicé?Votre femme vous empoisonne l'existence et refuse le divorce?On cassera les deux jambes du débiteur récalcitrant; on réunira des filles délurées et- votre épouse se tuera dans un accident d'auto.Et qui comblera ainsi tous vos désirs, sinon la pégre?En obéissant au principe que tout s\u2019achéte, cette vaste organisation caricature, dans l'ombre, notre société de consommation, Arithmetique du meurtre Pas possible, des esclaves en plein XXe siecle?Mais comment nommer autrement ceux qui travaillent à bras, sans salaire, pour la pégre?\u201cJ'ai connu un de ces malheureux, me dit P.F.J'étais avec deux muscle men.Nous l\u2019avons déshabillé, puis frappé avec des chaînes.Nous lui avons annoncé, lorsqu\u2019il a repris connaissance, que désormais il travaillerait à bras, pour rembourser la marchandise qu\u2019il avait volée à son patron et pour nous payer de l'avoir battu.\u201d P.F.se remet à griffonner sur sa feuille.\u201cCelui qui nous avait payés pour ce travail habitait un quartier chic de Montréal.C'était un commerçant respecté.Pour pouvoir jouer avec la loi, il faut beaucoup d'argent.Nous ne réalisons presque aucun profit à Saint-Henri.Les gens sont trop pauvres.C'est à Westmount et à Outremont et dans les autres quartiers riches qu\u2019on apprécie nos services et qu'on les rétribue grassement.Un ouvrier ne peut pas s'offrir une fille, ni des films pornographiques.Sans les riches, nous fermerions boutique.La vraie pègre.c\u2019est le capitalisme.Nous, nous sommes les assistants de la pègre.Si on ne nous protégeait pas en haut lieu, la police pourrait nous détruire du jour au lendemain.Mais la classe dominante s\u2019est trop compromise avec nous, et nous lui sommes trop utiles pour que notre existence soit jamais réellement menacée.\u201cVous voyez bien que la pègre, en soi, n\u2019est pas indestructible .D'ailleurs, contrairement à l'image qu'on s\u2019en fait, le hors-la-loi moyen, l\u2019exécuteur, l\u2019homme de main n\u2019a rien du surhomme.C\u2019est un lâche qui, au premier signe de danger, s'enfuit dans le Nord ou aux Etats-Unis.Il se décourage vite et dramatise tout.\u201cJe me souviens d\u2019un mouffe qui m'a servi de garde du corps.En privé, il se comportait avec douceur et gentillesse.Mais dès que nous entrions dans un cabaret, il se mettait à mâcher pour jouer les durs.Le plus drôle: il n'avait pas de gomme dans la bouche.\u201cA force de se répéter: \u201cJ'ai pas peur\u201d, des types comme lui se sentent très puissants.Îls se disent: \u201cJai tel boss derrière moi\u201d.Ils ne l\u2019ont jamais devant eux, bien sûr.Et ils vivent dans une terreur continuelle, celle de la police d'abord, et celle de la pègre qui ne pardonne pas le plus léger écart.\u201cMais leur grande faiblesse, ce qui les empêche d'avancer dans l'organisation, c\u2019est leur vanité.J'ai > A connu des gars qui collaient dans des albums tous les articles de journaux racontant leurs exploits.D'autres ont tué sans raison, juste pour dire qu'ils l'avaient fait.Les patrons se méfient d'eux, parce qu\u2019ils parlent trop et qu\u2019à la moindre menace ils deviennent dangereux, prêts à se retourner contre leurs maîtres.\u201cToute leur vie, on leur a répété: \u201cT\u2019es un tout nu\u201d.Pour sortir du trou, ils ont fait du bruit avec leur moto, sous les fenêtres de l\u2019avocat du quartier, puis, avec leur revolver, dans les banques.Quand on leur ordonne: \u2018Donne une volée à ce crotté-là\u201d, ils battraient même leur père pour rester fidèles à leur rôle.Ils finissent robineux, ou avec une balle entre les yeux.\u201d Ceux qui ne disposent pas de prison n'appliquent qu\u2019un seul châtiment: la mort.C'est le sort que la pègre réserve à ceux qui transgressent la loi du silence, à ceux qui lui font obstacle.Chico a doublé Big Moto.Ce dernier lui tire une balle dans la tête.Mais la victime avait un associé, qui exécute Big Moto.A ce rythme-là, toute la pègre s'entretuerait.C'est alors qu\u2019un grand patron engage deux tueurs américains, anciens combattants de la Corée.Ces spécialistes élimineront l\u2019ami de Chico et le massacre s'arrêtera là.Un règlement de compte se termine presque toujours au troisième meurtre.La fin de l'artisanat Rien ne frappe autant l'imagination populaire que le hold-up.I! est pourtant devenu désuet et artisanal, travail de débutants ou de cerveaux obtus, et les grands patrons n\u2019y trempent jamais que de très loin.\u2018Au cours de mon sixième hold-up, j'ai commencé à observer les gens, me raconte P.F.Dès que nous entrions dans une banque, le visage des occupants devenait cendreux.Leur respiration s'arrêtait.elle reprenait bientôt, mais à petits coups précipités.Quand je frappais le comptoir de ma crosse, la caissière ne regardait plus que le canon de mon revolver.Elle entassait les billets devant moi, puis reculait jusqu'au mur.En partant.nous n\u2018\u2019entendions jamais sonner la cloche d'alarme.La banque était gelée, comme on dit dans le métier.Mais parfois les victimes \u201cprennent les nerfs\u201d.Elles se jettent sur leurs assaillants et les obligent à tirer.On finit toujours par tuer, voilà pourquoi j'ai cessé d'attaquer les banques.\u201cEt puis tu te détraques les nerfs à ce petit jeu.Une fois, nous nous stationnons devant une banque.X et moi descendons en courant, arme au poing.cagoul: sur la tête.Au moment d'ouvrir la porte vitrée, X revient vers l'auto.\u201cTu m'excuseras, bonhomme, me dit-il, mais ce matin, je ne peux pas.\u201d Le lendemain, nous sommes retournés au même endroit.X a sauté de la voiture en marche, puis a fait le hold-up a lui tout seul.Avant notre départ, il s'était bourré de goo/-balls.\u201d Le hold-up présente maintenant trop de risques et pas assez de profits.La Mafia se rabat donc.entre autres, sur la contrebande, les narcotiques et le racket de la protection.Par la publicité, l'industrie crée chez les consommateurs une demande pour certains produits.La pégre, elle, utilise la violence aan WULAL 0 Pa C4 9 pour atteindre le même résultat.Trois malabars exigent d\u2019un propriétaire de cabaret un pourcentage de ses recettes.Au refus de ce dernier, ils démoliront sa boîte, créant chez lui le besoin d\u2019une protection contre de tels accidents.Peu de clubs montréalais échappent à ce genre de rançonnement.Organigramme d\u2019un empire Doit-on accuser la pègre de tous les crimes?Pas encore, mais cela viendra, du moins pour les délits importants.Car la politique de la Mafia vise à monopoliser rapidement les entreprises illégales.Et elle ne plaisante pas avec ses concurrents .L\u2019escroc Phaneuf, qui disparut voici quelques années avec cinq millions de dollars, est sans doute l\u2019homme le plus recherché d'Amérique, mais pas seulement par la police.La pègre ie talonne parce qu\u2019il a violé son monopole, qu\u2019il a refusé de partager avec elle les fruits de son vol.Les mafiosi jouent souvent le rôle de policiers.Ils châtient les crimes \u2014 ceux commis à leur insu.Mais comment s'articule une telle organisation, capable de réaliser le monopole du crime?D'où tire- t-elle son efficacité, son apparente impunité?Au plus bas échelon se trouve le mouffe, terreur de son quartier.On l\u2019emploie pour les coups risqués.C'est surtout lui qui écopera des fortes sentences.Son embaucheur appartient a la petite pègre.Il connaît les quatre autres membres de sa main, jamais le chef.Seul ce dernier traite avec les états-majors de l\u2019ouest ou de l\u2019est de la ville.Autour du grand patron travaille une équipe de spécialistes, responsables chacun d'une activité bien délimitée, par exemple des tripots clandestins ou des règlements de compte.De plus, des avocats et des techniciens sont payés en qualité de conseillers.Leurs relations avec la pègre demeurent sur un plan professionnel et, bien que compromettantes, parfaitement légales.Au-dessus de la mêlée se tient le \u201cpoteau de fer\u201d.C\u2019est lui qui imposera des trêves entre bandes rivales, au nom d\u2019intérêts supérieurs, ceux de la Mafia internationale.Celle-ci semble croire à la libre entreprise, puisqu\u2019en rendant taboue la vie de chacun des grands patrons de l\u2019est et de l\u2019ouest elle a consacré la division de Montréal en deux territoires antagonistes, séparés par la frontière de la rue Saint-Laurent.Pendant que la pègre montréalaise s\u2019affronte en luttes intestines, elle n'a pas le loisir de secouer le joug des chefs internationaux.Les chefs n\u2019avissent pas La clef de la puissance dans le monde interlope, c\u2019est le savoir et non la force ou la popularité.En effet, la Mafia ne conserve aucun document, aucune archive.Tous les renseignements essentiels sont pourtant inscrits dans le cerveau de quelques individus.qui les vendront parcimonieusement à leurs subordonnés, afin de leur permettre de réussir telle ou telle opération.Ainsi, pour dévaliser une bijouterie, Baby Tremblay demande au patron le nom d\u2019un électricien, qui neutralisera la signalisation antivol, celui d\u2019un perceur de chambres fortes.En échange, 60 p.c.du montant du vol reviendra au boss.Et Baby Tremblay n\u2019essaiera pas de tricher, car le patron a aussi sous la main l'adresse de dix tueurs, qui ne se connaissent pas entre eux.Une fois le cambriolage perpétré, de quoi peut-on accuser le coordonnateur?D'avoir donné à un de ses amis le numéro de téléphone d\u2019un électricien?On ne condamne pas quelqu'un pour cela.La raison de l'impunité des chefs, c'est qu\u2019ils n\u2019agissent pas, ils informent.C'est parce qu'il a prouvé à maintes reprises son honnêteté et son impartialité qu\u2019on obéit au chef.Il n\u2019exerce pas un pouvoir absolu et arbitraire.S'il exigeait plus que son pourcentage normal dans une affaire, ses propres hommes l\u2019abattraient.Le patron prèche généralement des principes étonnamment bourgeois.Il méprise ceux dont il exploite les vices.Jamais il ne se droguera, deviendra alcoolique.Il consacre ses loisirs à regarder la télévision ou à jouer aux quilles.Ses voisins le respectent, car il sait se tenir.Il s'habille sobrement, comme un homme d'affaires qui a réussi.Il s\u2019arrange du reste fort bien avec sa conscience.puisqu\u2019il observe les lois du milieu.Un gigantesque marche noir Nous avons examiné les mécanismes de la pègre.Il convient maintenant de définir la nature de ses.rapports avec la société.Depuis 1945.en Sicile, les mafiosi ont assassiné des centaines de militants socialistes.On sait le rôle de la Mafia dans certaines élections au Canada.Même si elle forme en principe une organisation non politique, elle a compris que son sort est lié au système actuel et elle n'hésite pas à défendre ce dernier, le cas échéant.Les lois interdisant la prostitution ou les drogues servent ses intérêts, car elles agrandissent son domaine, celui de l\u2019illégalité.La Mafia se situe donc d'instinct à l\u2019extrême-droite.La société crée la rareté de certaines \u201cmarchandises\u201d (comme le sexe, l\u2019avortement ou la drogue).en les retirant du commerce légal.Certains marchands n'hésitent pas à vendre certains produits, dont l'interdiction a entraîné le cherté.La pègre n\u2019est pas autre chose qu\u2019un gigantesque marché noir, fonctionnant en marge de la société capitaliste, mais selon les mêmes principes qu'elle.Les énormes profits réalisés par la pègre sont investis dans l'industrie privée.Ce sont des milliards de dollars que la Mafia injecte ainsi chaque année à l\u2019économie nord-américaine.La prostitution et la drogue lui donnent une légère marge de bénéfices, par laquelle elle peut éliminer ses concurrents.De sorte qu\u2019une part importante des capitaux de certaines grandes compagnies trouve son origine dans des activités illégales.On sait que plusieurs fortunes américaines sont nées d\u2019une façon mystérieuse, pendant la prohibition.Et c\u2019est ici que réformistes et révolutionnaires s'affronteront une fois de plus.Peut- on éliminer le cancer de la Mafia sans changer le système?\u201cQuand la Justice sera vraiment juste, m'a déclaré P.F.en guise d\u2019adieu, elle n'aura plus besoin de lutter contre la Mafia.Celle-ci aura cessé d'exister.\u201d 2 août 1969 - 5 Coul de frais bonbon ouieurs de 1rals oonbons | =|«.\u2018 LES FEMMES aimeront toujours la féminité, quoi qu'on en dise.C'est pour elles un jeu, parfois, que de s'habiller à la garçonne, que de se déguiser en cow-boy ou en créature venue d\u2019une autre planète.Mais elles reviennent tôt ou tard, avec ravissement, - aux robes légères, vaporeuses, faites de volants et de jolis plis et ornées de quelque dentelle ou ruban.Ces robes, l\u2019été surtout, ont tendres couleurs et, cette année, nous font penser, plus encore qu'à des fleurs, à des glaces ou à de frais bonbons.Nous avons rassemblé pour vous quelques-unes des toilettes romantiques de cet été.Mais ne vous y trompez pas, ce sont des robes modernes c'est-à-dire des robes qui ne vous compliqueront pas la vie.Elles sont vaporeuses sans pourtant avoir exigé des verges et des verges de tissu, opaques et solides, beaucoup plus qu\u2019il n\u2019y paraît.Elles sont pâles et toutes en froufrous.Sachez pourtant qu\u2019elles s'\u2019entretiennent en un tournemain et que vous n\u2019aurez jamais, à cause d'elles, à passer de longs moments a votre table de repassage.Avec des toilettes aussi mignonnes, les jolies jambes sont de rigueur; soignez donc bien les vôtres.Les bas au genou sont élégants si vous avez les jambes longues et fines.Méfiez-vous d'eux si vous n\u2019avez plus vingt ans.Ils ne réussiront qu'à vous donner un air de fausse gamine.Préférez-leur un collant de teinte chair ou assorti à votre toilette et à vos chaussures.Ci-dessus, ceinture bijou sur des volants d\u2019organza infroissable, de Maggie ; Reeves.A gauche et a sur notre page couverture, QE ÿ | de Junior Sophisticates, ve | dentelle blanche sur ie fourreau de teinte érable.5 La belle sur la balançoire SUR porte une robe blouson, = 5 de Paniel, et son chevalier JR servant, un vesion signé 2 Mr.Casual.\u2019 se d mi + \"as A nds RS 45, we 0 + d a wif Ft = © Eb PX Ho an & INE \"TY dv \u2014.Ww, ES æ 3.XA i # LE at AF ge Sl Ask por\u201d £ à EH Mu a ts lg: Taw - 7 rag = oOo d w ' ¥ qu +* 3 Ty \\ o © ta ES \u201ca PR: \u2018a À asi 4 \\ bh PRs 4 8 4 gS \\- Fy © ° At 4 ; | «+ > agg tr \u201chay AY f.wp aa ee Pires) \"Tha, y na, Le ant | < .dit ON ee a da, Sem Ae nr ng.i ve me, p> al Aig ir Dot A a, _ \u201cve ae § Lyd) # : 1 PR oof rad 2 HN) 80.are o> 2 3 4h odie \u20ac ws AEE me, Hi Ls \u201c> bo 9 se ; 4 past % PA 2\u201d gl iy nd .ï a £a (i Vv Ve Poa ja E # * 2 x à § \u2018 É ge\" vi?\\ ; pi C | 6.Eo | gr | xl \\ A fi \\ \\ ! j 7 i Py Et | | où f + i i F4 we h 1 4 8 dy # ; } 43 7 > Ie 4 A 2 août 1960 - 7 Pour se laisser glisser au fil de l'eau, du voile de coton finement plissé, brodé et signé Pantel.Le grand chapeau fleuri est de la maison Holt Renfrew ê Es f | 1 lé Fle pl ; 4 Re » gk fr Af Hi 5 + + at; # ; \u2018fe (SE, hey La + TAN AW, hbo XY bad £33 > Pat +» x > \u201cfer Je EAS > 3 Ea FM vir LY \u20ac Né = Race Teil\u201d .\u201d \u201cdn NE ot PS W sony 5 _.\u201c> av 24 ne \u2018w IR a * a: A, né Lug 2, ; Lan Xk [ , - 4 fd IT; > > 2 Xe Fac Le Dr SAL & a Tey ey Ca, dass U ; ry 2 NA DES ces ar£ - Sd À aad © LY te ile fd aly b 0 jeu \"pe LE SN \u2018a Pacs al LJ a) - wa ge 00 4 as x < ~ ro a 2 < 2 th a oa vv Py >, 4.Pe a Rega Ya =» es AS 4 ~~ « \u201c+ Sug.a or > top 4m > 7 + + -*% +, aa Fike \u201cya Ena Cm So 7 a \u2014.=.he e J si : 14 ~ .\"kr hed A nt eR Jey PE?\u201cAim oe ee we na 3-4 - wo pes \u201c_ 2 l'a Ah æ * SRS ad yp ke wpe Rag = oo Fo a VP J 5 a \u201c3 : = -~ =» ; = ~ - 5 .>.= dé Jira : 3 we + ur 196 < ne .\u2014 AT pnd \u201car 4 in - -, : : - * ex Tama, | a Lan : = &., a xy i \u201che X.\u20ac Rx Low > \u201cnF Aare ou - = - - .S° 5: T0 r Pays fn a A a me = hk J \u201cee 7 vo 44 pth yd + \u201chg 3 wn > ax.» 5 sa > Vw od wahoo fo TN >.22 à - bo > br La _\u2014 \u20ac Leg 05 en: + met x » troc.taie TT ~ \u2014 +.VA .2.e Kon _ ge me g \u20ac \u201c4 \u201ca Ky À ben LA 13, * - \"is Te.Aiea en wu PA a rR.+ te 5 Z \u201ci À vec me + = wie = er i.- AE RE py x «5K wn ag, F an .ey > X v 7 \u201cahr > Harrison.À A yp Ea TTR o£ shin.PES Fr mt a BY.* 5 A\u201d FN ; X ~~ ll = © oP 1 Rd oY - Cpe\u2019 wh 4 = real nd + Lr > 3 ae -\u2014 oa Le a, \u2014 2 mare zd enn Gn Mskeilhr af oe We ta yg Bb Ti a.\u201ca.RA a \u20ac wh = Aud £ ~~\u2019 nn => Ri A wo £ es A Ù 4 ry Rd roe Pd À a 2 = Erie SE A Z A \u20ac.l5y - - EI Sl Rel, 4 ?\u20ac | £ 4 + e J È He.5 # wd 4 M sa 1 ¢ \u2019 ro 4 * \u201c i i > z ye bre, is Le » od A3 » ei i + sf | * a ed x É 2 NE a ry a a ro \u201cx = de À.J; hr ; ct, e Fa té rs om wy 4 hd ee + cP 5 ft e pe | | es eo «Ts 3 .- | ë 3 Fe (> ; rg ahd 8 8 CL à $ FTV Rg 5 .a = in re ve pO sale Le dit ppm em ae LR Fa va meme Bee, Te, Ee a \u2014 al TIME LE Nr le AN Ss err ee} eee Lu] = \"Prat Prae rt \\ JP ci ttn ata TE ENS ha ; Ltée LE Er dr Ce mg a ere Rte ET Ne NN tL J) Le cerner rer at Ve re EE Lee Lie LR Van trame me Le Lt li LE re rt ae .- r » Mba htm dori I 1 (J oT J Jr 7 = Te AREER AP SEY Ei LAL.ted LY LL TT YL im ey lg fl Ue iontie Sigil ese cenmdee) de i LL at mama Sn a 7 PL - S brrrrtprrereé ble hremtebeée bértset tee den un Te Ll ucral revriradoncirat aille trial sure cench summer dé - Mouetone dédtme AN A1 1 1 O1 TOP CT fT Tr fT htt a ecb AU VA Tn TT [TL Lead fictegmndometgptilh Land SL LT da A de pute EA Lal JL oT TTT of Vo LT [og LL] ol 0 dll ented ptt nd ; du due } (alae Ce FCF le sam A Loy VIL Yrs rr a TL ff SEE A AS 07 PT Pe Ff Ll eden Coenen otal Ml Url dr rena LL YL a done VI Up Thee eee dA ireland Co hE 2 Td pt rat ete dr LT LL ER SE POEIE ey rr 7 ~~ papal Arenal at EC, bolle eC \u2018 meer ML) Lt od 1 a - bY UY of oS dee ( A BW VE ST \u2014 cme-fbet- irae aurons a signi prdgypogpenile 0 .a A S\u2014 ren ) eme \\ \u201d > gr.ruée & A ds ad EY MN TE LS VIOLONEUX ÉLECTRIQUE par Pol Chantraine Perspectives IL FAUT PARFOIS rencontrer des bonshommes comme Philippe Gagnon pour se rendre compte qu\u2019il n\u2019existe pas qu\u2019une seule façon de vivre sa vie, ni une seule gamme d\u2019émotions, de sentiments, de connaissances, de craintes et d\u2019obsessions, une seule échelle des valeurs sur lesquelles jouer son petit role d\u2019homo sapiens.Loin des méningites, du stress et des infarctus, Philippe Gagnon a compris que le but de la vie est le bonheur, et qu\u2019il est chose accessible pour qui ne se complait pas à l\u2019enfouir dans un marécage de complications.Mais qui est Philippe Gagnon?Nul grand philosophe épris d'ontologie, ras- surez-vous.Disons simplement qu\u2019il est le seul violoneux \u201célectrique\u201d du Québec, qu\u2019il vient d\u2019avoir cinquante- deux ans, qu\u2019il a une bonne tête de diable, la barbe presque éternellement vieille de deux jours, le joual imagé, et qu\u2019il fait partie de ce qu'il est convenu d'appeler \u201cla gang a Robert Charlebois\u201d.Allons même plus loin: il a joué et continue de jouer un rôle de premier plan dans la métamorphose de la personnalité de Robert Char- lebois en lui communiquant un peu de a.\\ sa simplicité, de son insouciance, de rte WRG Sd ,ÿ son inébranlable optimisme, de son SELL sal iT.d pittoresque et de son magnifique pri- LES Mitivisme.Philippe Gagnon tombe comme une A PHILIPPE GAGNON, Du camp de bücherons | commencement a à la Place PUR SU ois A gauche, Philippe Gagnon joue du violon sur la galerie d\u2019une maison de la République de la Butte, à Val-David.Ci-dessus, raide comme un piquet, il donne un récital à la Butte à Mathieu.En bas, il répète avec Robert Charlebois, que peigne Mouffe.2 août 1969 - 9 PHILIPPE GAGNON, VIOLONEUX ÉLECTRIQUE poumonée d\u2019air frais dans une huma- \u2018 a nité de plus en plus contaminée par | ; I'automation et la cybernétique.Son + univers est tellement différent du nôtre que l\u2019on n\u2019y pénètre pas sans éprouver une certaine sensation de vertige, de dépaysement, voire d\u2019angoisse, ni sans se demander si la machine raisonnable et logique, le robot froid et calculateur que l\u2019humain des sociétés soi-disant avancées est en train de devenir, reste encore programmé pour communiquer avec l\u2019humain animal, instinctif, impulsif et naturel.Après un temps d\u2019adaptation, | quelques étapes de transition, on s\u2019a- a # Koitex Plus perçoit finalement que oui; l'inquié- - » tude se dissipe et l\u2019on se sent envahi par un réconfortant bien-être.x \u201cPour poigner du castor, ça prend la servietle luxueuse du quatre .\u201d C'est dans ce code presque secret que Philippe Gagnon qui double la protection et le confort ee we on se sert de pièges no 4) entre deux gorgées de bière, boisson pour laquelle il conserve toujours une soif saharienne.Puis, à mesure que les canettes se vident, on apprend qu\u2019il a exercé presque tous les métiers, draveur, bûcheron, mécanicien, conducteur de pelle mécanique, charpentier, qu\u2019il a toujours été un joyeux drille, qu\u2019il a même été marié pendant une quin- Zaine d\u2019années (\u2018\u201cmarié, garanti, pardessus la tête, dit-il\u201d) et qu\u2019il est le père de quelques enfants, dont l\u2019aîné me at ae a LP travaille dans une banque, à Saint- Jérôme, et un autre dans les cuisines d'un restaurant montréalais.Aujour- d\u2019hui il se rend compte que \u201cça prend une femme pour entretenir une maison \u2014 moi, j'garoche ça par ici pis x» ça par là\u201d (c\u2019est sa façon à lui d\u2019excuser le désordre indescriptible qui règne chez lui, à Val-David), mais vu que sa dernière maîtresse lui a fait passer les fêtes de Noël en prison, il hésite .*Maudite boisson!\u201d, soupire-t-il sans rancune.Puis, il embarque dans une autre histoire: \u201cJ'ai déja eu un violon de $750, mais j'I'ai perdu.J\u2019étais parti sur une brosse \u2014 la boisson, t\u2019sais .on perd la tête \u2014 , pis, j'ai dû I'laisser en quequ\u2019part.Mais pour un violoneux comme moi, ça ne prend pas un .Comment est-ce qu\u2019on dit?\u201d \u201cUn Stradivarius\u201d, suggère Diane Labelle, l\u2019épouse de notre photographe.\u201cC\u2019t'en plein ça!\u201d s\u2019exclame Philippe avec gratitude.\u201cMoi, j'l\u2019appelle mon braillard, mais c\u2019est du violon pareil.\u201d Et, coupant court à la conversation, il se met à en jouer.Quand il manipule l\u2019archet, ce phénomène, en toute autre circonstance souple et même un peu dégingandé, devient rigide comme un piquet, droit contre le dossier de sa chaise; ses pieds martèlent des syncopes compliquées, un sourire ému et complaisant fleurit En haut, Philippe et sa giroueite.sur ses lèvres, et son regard se fige, comme hypnotisé par quelque chose d\u2019indéterminable.Il est alors le plus heureux des hommes, et peu importe que le public frise le délire, comme à la Butte à Mathieu, s'encroûte dans l'indifférence ou exprime son exaspération par quelques coups de sifflet, comme à la Comédie- Canadienne, en mai dernier, il est au comble de l\u2019extase et aucune force extérieure ne peut ni lintensifier ni la diminuer.Pour Philippe Gagnon, qui est merveilleusement dépourvu de complexes et qui ignore avec quelles pointes de sarcasme et de mépris les snobs de la ville parlent des habitants, quand ce n'est pas des colons, il n\u2019existe aucune différence entre un public d\u2019amis ou de bûcherons \u201csu\u2019une baloune\u201d, celui des grandes salles montréalaises, ni même celui de l'Olympia de Paris, auquel il a bien failli faire entendre ses gigues et ses riles rustiques.\u2018C\u2019est tout\u2019 du monde qui veulent avoir du fun, dit-il.\u201d Et il se présente sur la scène de la Place des Arts (avec ses souliers pointus, ses pantalons en accordéon, son blazer rouge, son noeud papillon et son chapeau de cow-boy) avec la même assurance que s'il allait divertir les gais lurons d\u2019une partie de sucre.Même s\u2019il se produit sur les grandes scènes et dans les fêtes populaires, et si son deuxième longue-durée est sur le point de sortir (sur étiquette Gamma), Philippe Gagnon considère toujours le violon comme un violon d\u2019Ingres.S'il venait à le considérer comme un outil, il n\u2019en jouerait probablement plus avec la même joie, parce que, dans son optique, le travail est loin d\u2019être la plus réjouissante des activités humaines.Le travail, c\u2019est sa petite entreprise \u2014 il en est le seul employé! \u2014 d\u2019ébénisterie et de décapage de vieux meubles.Et s'il parle avec émerveillement de la solution secréte, presque magique, avec laquelle il enlève les vieilles peintures, il se plaint amèrement du fait qu'il doive se lever très tôt le matin pour la faire bouillir dans d\u2019immenses chaudrons les jours où la nécessité le pousse à travailler.L'avenir?Philippe Gagnon n\u2019y song2 guère.Pour lui, la vie ne commen- Ce ni à quarante ni à Cinquante ans: elle recommence tous les jours.@ \u2014 Photo Poste traite vos souvenirs comme des objets précieux.Vos photos, c\u2019est vos souvenirs.Vous les prenez avec amour.Vous voulez qu\u2019on les développe avec soin.Photo Poste pense comme vous.Techniciens expérimentés, opératrices en gants blancs, rien n\u2019est trop bon pour vos souvenirs.Photo Poste vous offre technique parfaite, garantie complète, et service d\u2019un jour, de nos bureaux de Montréal comme de ceux de Québec.Et nous ne vous faisons payer que les photos réussies.Bien sûr, vous pourriez vous contenter } d\u2019un travail bon marché, mais vous ne trouverez nulle part à meilleur prix la qualité Photo Poste.DÉVELOPPEMENT ET IMPRESSION: KODACOLOR 8 poses .$3.00 12 poses .4.00 Chaqus photo est 20 pases.ttt éce \u2018 méticuleusement pression .- : vérifiée et 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Ii est donc prudent d\u2019emporter un remède digne de confiance\u2014l\u2019Extrait de fraises des champs du Dr Fowler.Préparé à base de racines et d'herbes, d'Extrait du Dr Fowler assure un soulagement rapide et digne de confiance pour enfants et aduites.Chez vous ou en voyage, ne soyez jamais pris au dépourvu\u2014ayez toujours de \"Extrait de fraises des champs du Dr Fowler sous la main.COMMENT ON NOUS VERRA DANS 2000 ANS Si, dans quelques années, notre civilisation venait à disparaître à la suite d\u2019une conflagration atomique, comment une nouvelle humanité, dans deux mitle ans, interpréterait-etle des objets trouvés dans des fouilles et aujourd\u2019hui courants?C\u2019est la fantaisie à laquelle s\u2019est livré Pierre Petel.La semaine prochaine.2 août 1969 - 11 cicareTTES @ Ra (AU AN ee.IL CJ ELL RÉGULIÈRES ET \u2018KING\u2019 À \u2014\u2014 22m rate 0m 0m \u2014__ ee - more a pe ge AR ra) Ro se £ R SA Fa a Let ¥ 4 ; +R Ç see foe et he + uf + PN 4 2 ae 3 go Ed & ve be ve £ i % - * 8 % è Q } > i 7 > + JS wiv EC 3 A: ti ÿ , £3 A % \\ ~ 5 4 : TTA 3 1 \u20ac» Ny \\ AN Rad 3 > fer t i r Lh.Py 4 0 M: dj = = va oN «8 + La { ; FN ww Be se CA i x grat - 8 > 3H ) $n ¢ 4 in Joe pen +2 I 5e PY.op $ .\u20ac» Bd) ; .A UE PS Cd 6 ÿ ; x REE a & 4 y [ «82 x + e bee yi, © \"SA ¥ 3 LL $ 7 ig Ç {x RY XQ whi 44 Ÿ = A4 mir.£ A ve, net 2 ER \"a AS : NE +4 dy ro ad x NE J = on & Xe MEN SW TANKS Pu N Pa Sw bo 3 ) Le p< dans une demi-heure; 3» L à dr PY JA \u2019 Ci-dessus, à 16 h 30 P \\ Vie æe 14 = VA AY A \u201cay x, yy / a+ wd À e -f % : £ $, » = seul gratte-ciel de la ville; en haut, tir dernières cartouches avant la redditio \u2019 ?de éclatement d'un obus sur le on prépare déjà les barricades de l'insurrection qui éclater 3 dans les rues de Varsovie | iy YER TR, VJB dads 7 a.ul En ooût 1944, les Polonais s'insurgeuient en vain contre les Allemands -, LES NOUVELLES concernant l\u2019avance des Alliés se répandent comme une traînée de poudre: les combats en Italie avec les Polonais qui se battent à Monte Cassino, la bataille de Normandie où les troupes américaines, canadiennes, françaises, anglaises et autres progressent rapidement .Sur le sol même de la Pologne, l\u2019Armée soviétique mène une dure lutte.A l\u2019approche des soldats russes, les partisans polonais attaquent les arrières des troupes allemandes qui se replient systématiquement.La puissante organisation nazie montre les premiers signes de la défaite.La population polonaise, épuisée après cinq années d\u2019occupation et de périls quotidiens, est prête à tout; elle est grisée par les revers allemands.Pendant l\u2019occupation nazie, un réseau de résistance s'était dé- , veloppé.L'Armée polonaise de l\u2019intérieur dépassait 300 000 hommes en 1944.Ses effectifs sont composés en bonne partie de soldats réguliers qui ont repris les traditions d\u2019avant la guerre.L'intérêt vital de la Pologne exigeait d\u2019écourter au minimum la période des combats sur son sol.C\u2019est pourquoi les diverses régions entraient en action contre les Allemands au fur et à mesure que l'Armée rouge avançait.Mais une nouvelle menace ne tarde pas à se dessiner.Après la libération de Vilno, les Soviétiques s\u2019empressent de désarmer et d\u2019interner les unités polonaises qui y ont participé.Il y a 25 ans, à Varsovie, personne ne faisait de projets ni ne pensait aux vacances.L'ordre clandestin de mobilisation, puis le_ ; contre-ordre et de nouveau l'état d\u2019alerte augmentent la tension \u2018générale.Dans les rues, la circulation devient plus dense.Les pas- | sants, agités et pressés, arborent des accoutrements bizarres.Par- +4 tout, on en voit qui portent des colis, des sacs, des valises.\u2018 La radio des Russes lance appel sur appel à l'insurrection.Leurs troupes approchent de l\u2019autre côté de la Vistule.On entend un duel d'artillerie.Les autorités allemandes ordonnent à tous les hommes valides de 16 à 65 ans de venir creuser des tranchées à la périphérie de Varsovie.Des convois de blessés allemands traversent la ville sans interruption.Un vent de panique souffle sur l'occupant.vl On ne voit plus de soldats isolés mais ils errent en groupes nom- # breux, armés jusqu\u2019aux dents et semblent moins arrogants.Le ler août, à cinq heures du soir, l\u2019insurrection commence.Environ 40 000 Polonais sont mobilisés; ils ont l'appui quasi total de la population.Après les premiers jours de combat et malgré l\u2019enthousiasme enivrant de la liberté, il est clair que les Allemands se ressaisissent et que, en plus des quartiers comme Praga, Okecie et Ochoto, ils réussissent à conserver ceux où se trouvent les services gouvernementaux et policiers ainsi que le siège de la Gestapo.Sont également en leur possession la Citadelle, les lignes de chemins de fer et quelques grands bâtiments qu\u2019ils ont fortifiés.Le centre de Varsovie, avec les quartiers de la Vieille Ville, Zoliborz, Mokotow, Wola et plusieurs autres, est entre les mains des insurgés.Des drapeaux polonais, blanc et rouge, flottent un peu partout.Comment décrire ce combat de 63 jours où des soldats improvisés tiennent tête avec un équipement de fortune à 20 000 Alle- » mands armés et bien entraînés, appuyés par l\u2019artillerie lourde et l'aviation?D'autant plus que, par la suite, 2 000 Ukrainiens pro- allemands viennent se joindre aux soldats hitlériens, plus une division blindée et plusieurs autres unités ramenées des alentours de Varsovie.La contre-attaque allemande commence à Wola, quartier de l\u2019ouest de la ville.Jour après jour, les insurgés polonais perdent du terrain.Le 7 août, décimés, ils décident d\u2019abandonner ce quar- A) A 4 tier.La vengeance allemande est impitoyable: 40 000 civils, hom- n.mes et femmes, sont massacrés sans pitié.Lo Le plan allemand consiste à couper Varsovie en plusieurs poches de résistance et à les liquider l\u2019une après l\u2019autre.De son côté, l'état-major polonais dép'oit justement ses efforts pour relier ces quartiers entre eux.Sans succès! Des unités polonaises, concentrées dans la forêt au nord de Varsovie, réussissent une approche jusqu'à la ville et même prennent part à l\u2019attaque des lignes de chemins de fer, défendues par les Allemands.Elles sont finalement évacuées aprés avoir été décimées.Des le début de P'insurrection, les Allemands appliquent la guerre totale et massacrent tous ceux qu\u2019ils trouvent et achèvent les blessés.Des hôpitaux entiers, tombés entre leurs mains, sont arrosés de produits inflammables et incendiés; les blessés meurent dans les brasiers, d\u2019autres sont liquidés à bout portant.Beaucoup se souviennent du rôle particulièrement odieux d\u2019un certain détachement, composé principalement d'Ukrainiens qui arrachent les doigts pour en voler les bagues, violent et tuent en dansant la hopak ou danse des talons.D'ailleurs, les Allemands, à quelques exceptions près, n\u2019ont pas grand-chose à apprendre d\u2019eux, si ce n\u2019est la hopak.Malgré 24 raids aériens britanniques, un américain ct quelques russes \u2014 ces derniers après le 14 septembre \u2014 , les forces en présence sont par trop inégales.Quelques succès payés bien cher, des actions d'éclat et de l\u2019héroïsme quotidien .La Vieille Ville tombe, puis les autres quartiers l\u2019un après l\u2019autre.À court de ravitaillement et à bout de résistance, le centre de Varsovie capitule à son tour le 2 octobre.L'histoire de cette insurrection, c\u2019est plusieurs histoires.Chaque quartier, chaque rue, chaque maison a la sienne.Chaque insurgé, chaque participant l\u2019a b 3 Mme Lena Kielczewska (à g.) se souvient encore des obus allemands tombés dans une cour d'hôpital, et M.Piotr Kopczynski (à dr.), il a participé.de l'attaque de Ci-dessus, de g.à dr.Missala et Gaétan Bieniecki causent des événements d\u2019il y a vingt-cinq ans.A dr, officiers ukrainiens et allemands discutant de la liquidation de Varsovie en 1944.(qu centre, le col.Kaminski, chef des Ukrainiens pro-nazs.).(M.Jan Basik, Waldemar Romanowski, Leszek vécue d'une façon différente selon les circonstances, l'âge et le rôle qu\u2019il y a joué.A Montréal, vivent aujourd'hui environ 200 anciens soldats de l'Armée polonaise de l\u2019intérieur.La plupart d\u2019entre nous n'aimons pas parler de ces jours maudits.Nos souvenirs sont enfouis au plus profond de notre mémoire.Nous ne les dévoilons que parcimonieusement, avec regret.Mais, parfois, nous éprouvons la nécessité absolue de nous libérer du poids de ces souvenirs.De toute façon, aucun d'entre nous n\u2019a une vue d'ensemble de l'insurrection.Au- jourd\u2019hui encore, tout est décousu, sans dates, sans noms; on se souvient d\u2019un visage, on revoit une scène comme saisie par une caméra.En voici quelques instantanés.Quand Piotr Kopczynski, ingénieur conseil à Montréal, m\u2019a parlé de cette époque, sa voix était hachée, ses phrases courtes et un peu décousues.\u201cC\u2019était le matin.Il faisait encore sombre.Nous partions à l\u2019attaque de l\u2019église Sainte-Croix qui était reliée au quartier général de la police allemande.Longeant avec précaution les bancs de l\u2019église, nous apercevons des traînées de lumière.Embusqués dans la nef, les Allemands nous attendaient.A côté de moi, un camarade tombe sans une plainte, contre le confessionnal.L\u2019engagement se poursuit et les Boches se rendent, heureusement car ils avaient des grenades en quantités.Autour de nous, l\u2019église brûle.Quelques heures plus tard, nous avons pris le bâtiment de la police malgré les tanks qui nous talonnaient.Nous en avons même capturé un.Enfin, de la soixantaine de personnes qui formaient mon groupe, il ne reste plus aujourd\u2019hui que trois survivants: un qui vit en Argentine, un autre qui est re- - JOURS DE TERREUR tourné en Pologne, et moi-méme a Montréal.\u201d Pour Lena Jaklicz, épouse du Dr Jerzy Kielczew- ski de Montréal, le moment dont elle se souvient le mieux est le raid des 107 Forteresses volantes américaines qui ont parachuté, le 18 septembre, 16 tonnes d\u2019armes et de munitions.\u201cTout 3 coup, le ciel s\u2019est couvert d\u2019oiseaux argentés qui brillaient au soleil.: Un spectacle féerique.A l'hôpital où je travaillais, tout le personnel, les médecins, les infirmières, les blessés venus se faire panser, se sont groupés au milieu de la cour.Des cris de joie fusaient partout.Cette preuve visible que les Alliés ne nous oubliaient pas, jointe a la tension des derniers jours, avait un effet extraordinaire sur les gens qui gesticulaient comme ivres et s\u2019embrassaient.Aujourd\u2019hui encore, je me rappelle cette joie qui m'envahissait, qui m\u2019emportait.Par contre, je ne me souviens plus si j'étais à une fenêtre ou devant une porte, mais, en tout cas, pas dans la cour.\u201cSubitement, des obus partent de la Citadelle occupée par les Allemands et tombent dans la cour de l\u2019hôpital.De la foule joyeuse, il n'est resté qu\u2019un tas de morts et de blessés .\u201d M.Leszek Missala, ingénieur et président mont- réalais de l\u2019Association des anciens soldats polonais, commence à se lancer dans un récit émouvant et tragique quand il se ravise et, plein d'humour, préfère évoquer un incident cocasse: \u201cEntre les lignes allemandes et les nôtres, il y avait une distance d\u2019environ 2 000 pieds occupés par de petits jardins.M y poussait des tomates et des concombres.Quelle aubaine pour nous dont les rations diminuaient à vue d'oeil! Avec un camarade, je me glisse dans un jardin avec toutes les précau- \u2014 roi gg Xp ees oo tions d'usage.Soudain, nous nous trouvons en présence de deux soldats allemands qui avaient eu la même idée que nous.Etonnement et consternation des deux côtés .Nous nous regardons nez à nez.Enfin, ils nous disent Guten Morgen (bonjour) d'un air tout gêné et s\u2019en retournent vers leurs lignes sans tirer et .sans tomates! Mais nous, les tomates, nous les avons cueillies.Comme elles étaient bonnes! les meilleures que j'aie jamais mangées .\u201d\u2019 conclut M.Missala avec une lueur d'amusement dans les yeux.M.Jan Basik, aujourd\u2019hui à l\u2019emploi d\u2019Air Canada, se souvient particulièrement bien de sa rencontre avec les troupes russes.\u201cMon bataillon s\u2019était porté au secours de Varsovie, mais nos efforts n\u2019aboutissaient à rien et nous avons été coincés entre les Allemands et les Russes.Dans la nuit, nous attaquons les Allemands sur leurs arrières.Ils s\u2019enfuient mais, pour changer, nous tombons sous le feu des Russes.Finalement, nous arrivons à nous expliquer avec eux.Au petit matin, ils nous autorisent à traverser leurs lignes.Nous sommes fort bien reçus et on nous offre une soupe aux pois qui est un chef-d'oeuvre .Hélas, ça ne devait pas durer.Vers midi, arrive la N.K.V.D.(police secrète russe) et c\u2019est la fin de l\u2019amitié.Encerclés, nous sommes sans défense.Un général russe nous demande de déposer nos armes qu'on emmène dans un chariot.Nous n\u2019avons plus d\u2019espoir de nous en tirer depuis que la N.K.V.D.est intervenue.Encore un fois, c'est la déportation, mais cette fois en direction de la Sibérie .\u201d Ingénieur en mécanique installé à Montréal depuis les premières années d'après-guerre, M.Gaétan Bieniecki a rencontré ses premiers Canadiens pendant cette période: \u201cJamais je n\u2019aurais pensé vivre un jour au Canada quand, dans la nuit du 20 au 21 _\u2014\u2014\u2014 \u20ac - - pe [PN RNIN FREES ne sve I.tra.- M.na MOD.evr - HD ll le gin si doux qu'il se prend pur! vert gor wR DON DISTILLX CORY GIN pURROUGH LIMITED LONDON ng, CONTENTS 25 OUNCES Distillé à Londres depuis plus d\u2019un siècle.Le \u201cdry gin\u201d qui se vend le plus au Québec.2 août 1969 - 15 \u2018Play:ex est la :nurque Jéposee de International Playtex Corp., Dover, Del.© 1968 international Playtex Corp.16 - 2 août 1969 % - \\ jo 4 .s i.x % ~N LA 5e SoA wy NL i a ~~ + + - > mé ~~ Se : ° .: : SA yy : FR he ; OT, .Vv.IR \u201cx 4 £ a x next # \u2018: PH - $ FN wie re Ce Ces fro \u2019 se an al kro { .vf 4 Tae = ad\u201d 3 tL ?.& > gL oo \u2019 Som 5 A La LN \u201cr 25 : + hoa .> \u2019 * * ï = « = ; 2 .3 .à 4 (Nous avons retiré l\u2019intérieur pour vous montrer la différence).L\u2019extérieur: lisse et souple (non cartonné).L'intérieur: si absorbant .qu\u2019il vous protège dès le 1\u20ac jour.Le pire! 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Mais toute résistance s'avéra vaine à la fin.Le 2 octobre, c'est la reddition du dernier quartier aux mains des insurgés, le Centre.Le bilan est terrible.Dans la population civile, 150 000 tués.Parmi les soldats polonais, il y a plus de 15 000 morts ou portés disparus, 15 000 autres (dont 2 000 femmes) prisonniers de guerre et sommés de rendre leurs armes.Le 2 octobre, jour de deuil pour Varsovie et la Pologne.De longues colonnes de prisonniers polonais quittent la ville.Fatigués, souvent blessés, ayant touché le fond du désespoir, ils avancent indifférents à tout.Allemands et Ukrainiens les surveillent, mitraillettes au poing.Autour, les maisons brûlent.Quelque part dans les ruines, un iHuminé joue la marche funèbre de Chopin.Personne ne s'en étonne.Pourtant la ville n\u2019est pas encore tout à fait détruite.Pour se venger de l\u2019insurrection, les Allemands ratissent toute la ville en emportant tout objet de valeur qui leur tombe entre les mains.H leur faudra trois mois de travail méthodique pour y arriver avant de dynamiter et de brûler ce qui restait encore debout.Après, plus rien que des ruines et des souvenirs.Et aussi lu volonté inébranlable, pour ceux qui sont chassés, de revenir un jour .Mais combien d\u2019entre nous sont encore éparpillés aux quatre coins du monde .Ils vivent certes heureux, comme moi, dans leur pays d'adoption, mais leur coeur est resté à Varsovie.@ + = Comment survivre aux vacances On arrive au seuil des vacances comme au premier jour d\u2019une année: la tête farcie de projets, d\u2019ambitions et de rêves; on a pris mille et une bonnes résolutions.Seulement, les bonnes résolutions, on sait ce que cela vaut.Aussi le mois d\u2019août nous trouve-t-il en proie à la mauvaise conscience: on n\u2019a encore rien fait de ce qu'on s\u2019était promis.A la rentrée, on sera tout a fait déprimée; les vacances, une fois de plus, on ne les aura pas vues passer.Il semble, d\u2019ailleurs, qu\u2019elles ne soient jamais assez longues pour faire tout ce dont on rêvait.Pareilles à ces maisons qui semblent immenses lorsqu'elles sont vides de meubles et d'objets et dans lesquelles on étouffe lorsqu\u2019on s\u2019y installe.On avait pensé profiter de ces quelques semaines de loisirs pour rattraper le temps perdu puisque, enfin, comme le dit l\u2019écrivain français Claude Roy, \u201cla vie est définie comme une perte continue (de temps, de forces, de soi) compensée par un intervalle annuel de retrouvailles.\u201d On avait imaginé que ces vacances combleraient, à elles seules, tous les retards et toutes les déficiences, toutes les paresses et toutes les négligences accumulées au cours de l'année.Et puis voilà que les jours passent, avec leur cortège de petits soucis et de menus plaisirs, et qu\u2019ils sont absolument différents de l\u2019idée qu\u2019on s'en était faite.Nous n\u2019avons rien accompli de ce que nous avions projeté; les livres n'ont même pas été ouverts, de menus travaux commencés n\u2019ont pas été terminés .On n\u2019a même plus pensé aux amis qu\u2019on voulait visiter, d\u2019autres ont pris leur place, et ainsi de suite.Il arrive donc que l'été nous rapporte des regrets, voire des remords.C\u2019est un tort.Les vacances ressemblent à ces auberges espagnoles où on ne mange que ce qu\u2019on y apporte.Le charme des vacances tient précisément à ce qu'elles introduisent dans l'existence un entracte fait de découvertes, d'expériences, d\u2019évé- nements totalement imprévus.C\u2019est sur le sable, avec près de moi un homme K.-O., allongé, les bras en croix, que j'ai pris mes contre-résolutions pour cette année et pour toutes les vacances a venir.Puisqu\u2019enfin, chaque été, nous emplissons ces trois semaines de projets innombrables, et que nous n'en accomplissons pas le cinquantième, nous retrouvant au seuil de la rentrée ayant tout a fait perdu notre entrain.Commencons par le plus simple: Non, je ne réveillerai plus mon mari dès huit heures les beaux dimanches d'été, sous prétexte d\u2019un pique-nique.On n\u2019ira pas s\u2019entretuer sur les routes, a - es 2 F4 EE 0 ¥ Le a = À LJ ie æ se battre pour six pieds carrés d'herbe folle en pestant contre ce gouvernement qui ne se soucie guère de mieux aménager les plages de la Belle Province; on n\u2019ira pas non plus avaler, sous un soleil de plomb, des sandwichs tièdes assaisonnés aux fourmis.On passera les dimanches dans le jardin de la maison, Ce sera moins poétique, pas vraiment champêtre, mais on aura le réfrigérateur, le barbecue, une table, des chaises, des tasses en porcelaine et de l\u2019eau frai- che, sans compter qu\u2019on peut prendre ses bains de soleil sur le toit de la maison.Non, je ne céderai pas à l'étrange virus du grégarisme ni ne me précipiterai, en fin de semaine, dans l\u2019eau de quelque île aux trésors commercialisés où c\u2019est toujours comme dans le métro aux heures d\u2019affluence.La plage y est une fournaise et un agglomérat de corps allongés: à la vérité, en avançant avec beaucoup de précautions, on pourrait atteindre l\u2019eau mais il vaut mieux marquer sa place avec une serviette si on veut la retrouver en sortant de l\u2019eau! Paresseuse de nature, j'attendrai patiemment le congé payé de mon mari, bien au frais dans ma baignoire! Non, je ne reconstituerai pas, a quelques détails prés, dans un rayon de cent milles de la ville, mon univers habituel où j'absorberai en sandwich les vacances de mon mari, en partant trois semaines plus tôt et en rentrant trois semaines plus tard.Sans compter qu\u2019une femme dont la vie tourne en rond a Vite fait d'attraper une \u201cperfectionnite\u201d ménagère nuisible à ses facultés d'adaptation.Non, je ne profiterai pas des vacances pour confectionner ce couvre-lit carreauté qui fait si bien dans la maison de campagne de Brigitte Bardot.Je ne profiterai pas des vacances pour obliger mon mari à repeindre les doubles fenêtres, retapisser la salle de bains et réparer l\u2019armoire rustique.Je ferai mentir la légende qui veut que les femmes, comme des abeilles, s'affairent autour de tout et même autour de rien, réussissant à mettre du sérieux jusque dans leurs vacances.Onze mois sur douze, je brique.je vais, je viens, je me fatigue: il y a toujours quel- qu\u2019un qui me pousse dans le dos, quelqu'un pour qui je ne vais pas assez vite.Le douzième, je veux respirer et souffler! , Oui, par la grâce de tout ce temps libre, je vais détendre le ressort, vivre à mon propre rythme, enfin oublier l'heure, lc ménage, l'éternel quotidien, et être une femme détendue, patiente, attentive, heureuse.Oui, je crois bien que cet été, ou l'été prochain, je vais prendre le temps de vivre.Nicole Charest - À tout âge, on peut souffrir de la constipation.Pour la soulager, prenez du lait de magnésie Phillips\u2019, que toute la famille peut employer.@ Le Phillips\" aromatisé a si bon goût que les enfants en raffolent.Etil est parfait pour eux\u2014de méme que pour les futures mamans.Et il est considéré bon particulièrement pour les personnes âgées, car il est efficace sans &tre irritant.B Donc, la prochaine fois que ; vous achèterez un laxatif, achetez un laxatif _ pour toute la famille.Achetez du | lait de magnésie Phillips\u2019 ordinaire ou aromatisé à la menthe. Les bons plats des meres en vacances La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver ETES-VOUS, comme moi, une adoratrice du soleil.Si la belle saison vous semble, à vous aussi, toujours trop courte, vous sympathiserez sans doute avec la lectrice qui m\u2019écrit ce qui suit.\u201cDe grâce, publiez des recettes de plats en casserole! Je veux dire de ces plats pour le lunch ou le repas du soir que vous pouvez préparer tôt le matin, avant de partir pour la plage avec les enfants, et que vous n\u2019avez qu\u2019à glisser au four à votre retour.J'en connais, bien sûr, mais je suis toujours en quête d'idées nouvelles.Les menus d'été, en effet, doivent être aussi variés que pendant la dure saison.Quand vous habituez votre famille à bien manger pendant dix mots de l'année, elle n\u2019accepte pas sans rouspéter, ensuite, des repas monotones ou bâclés.Et Dieu sait que la vie au grand air, qu\u2019on mène en été, ouvre les appétits! Voici donc, pour vos repas d'été, côtelettes de porc, thon, poulet, boeuf et jambon cuits avec nouilles, riz et légumes.BOEUF ET LÉGUMES EN CASSEROLE 3 livres de bifteck de ronde, en tranches de % de pouce d'épaisseur Va tasse de farine ! cuil.à thé de sel La de cuil.à thé de poivre Va cuil.à thé de paprika Approximativement Va de tasse d'huile } boîte de 28 onces de tomates ! boîte de 10 onces de morceaux de champignons (avec le liquide de conserve) gros oignons sucrés, tranchés mince et séparés en rondelles 4 carottes moyennes, tranchées 12 livre de haricots verts, en morceaux ta 18 - 2 août 1969 La tasse de piment vert, en fins bâtonnets Va tasse de céleri tranché 2 cuil.à thé de sel La de cuil.à thé de poivre __ ! cuil.à thé de basilic en feuilles Un petit morceau de feuille de laurier Va tasse de riz ordinaire (non précuit) Chauffer le four à 350°.Beurrer un plat à cuire de 4 pintes.Parer le bifteck et le couper en portions (vous devriez en avoir 8).Mêler, dans un plat peu profond, la farine, 1 cuil.à thé de sel, 4 de cuil.à thé de poivre et le paprika.Passer les morceaux de viande dans ce mélange, des deux côtés.Marteler la viande, avec le bord d'une assiette épaisse, pour y faire pénétrer la farine relevée.Faire pénétrer ainsi toute la farine dans la viande.Chauffer l'huile dans une poêle épaisse et y bien brunir les morceaux de viande, des deux côtés.(Ajouter de l'huile si cela est nécessaire.) Mettre environ 3 des tomates dans le plat beurré.Ajouter V3 de chacun des différents légumes.Saupoudrer d'une partie des 2 cuil.à thé de sel, d\u2019une partie du !4 de cuil.à thé de poivre et d\u2019une partie du basilic.Ajouter le laurier.Couvrir de la moitié des morceaux de viande, en unc seule couche.Parsemer du riz.Ajouter de chacun des légumes et encore un peu de sel, de poivre et de basilic.Ajouter ce qui reste de viande, en une seule courhe.Recouvrir de ce qui reste des légumes et d:s assaisonnements, en finissant ces additions avec les tomates.Couvrir hermétiquement et cuire au four pendant 2 heures ou jusqu'à ce que la viande soit presque tendre.Retirer le couvercle et continuer la cuisson pendant 30 minutes ou jusqu\u2019à ce que la viande soit très tendre.(8 portions) CASSEROLE DE THON ET DE NOUILLES IA tasse de nouilles, en bouts de 1% pouce ! boîte de 6'% onces de thon en morceaux 1 boîte de 10 onces de crème de champignons 12 tasse de lait Va tasse de petits cubes de cheddar fort V3 de tasse de chapelure fine 2 cuil.à table de beurre fondu Chauffer le four à 325°.Beurrer un plat à cuire de 1 pinte.Faire cuire les nouilles dans beaucoup d'eau salée jusqu\u2019à ce qu'elles soient juste tendres.Les égoutter et les mettre dans le plat à cuire, avec le thon; brasser délicatement, à la fourchette.Chauffer ensemble la crème de champignons et le lait, jusqu'à ce que ce soit bien mêlé.Ajouter le fromage et cuire, à feu doux et en brassant, jusqu\u2019à ce qu'il soit fondu.Verser sur les nouilles et le thon et mêler délicatement, à la fourchette.Ajouter la chapelure au beurre fondu et mêler délicatement.Saupoudrer le plat du mélange.Cuire au four pendant environ 20 minutes ou jusqu'à ce que la sauce bouillonne et que le dessus du p'ut soit légèrement bruni.(4 portions) POULET EN CRÈME AU FOUR Va de tasse de beurre I poulet à frire de 3 livres, en morceaux ! tasse d\u2019oignon haché ! boîte de 10 onces de crème de céleri Va tasse de lait Va cuil.à thé de sel 14 de cuil.à thé de poivre Va cuil.à thé de feuilles d'estragon La de cuil.à thé d'assaisonnement à volailles ! paquet de 12 onces de petits pois congelés Chauffer le four à 350°.Beurrer un plat à cuire d'environ 12 x 74 x 2 pouces.Chauffer le beurre dans une poêle épaisse.Y dorer les morceaux de poulet de tous les côtés.Les mettre dans le plat à cuire, à mesure qu\u2019ils sont à point, le côté encore garni de peau sur le dessus.Arroser du jus de cuisson et parsemer de l'oignon.Chauffer ensemble la crème de céleri et le lait, jusqu\u2019à ce que ce soit bien mêlé.Retirer du feu et ajouter les assaisonnements et les pois.Verser sur le poulet.Couvrir et cuire au four pendant 30 minutes.Découvrir et continuer la cuisson pendant environ 30 minutes ou jusqu\u2019à ce que le poulet soit très tendre.(De 4 à 6 portions) POMMES DE TERRE ET JAMBON AU FOUR 6 cuil.à table de beurre ! boîte de 1% livre de jambon, coupé en cubes de ! pouce ! tasse d'oignon haché 14 de tasse de farine 1 cuil.à thé de sel Ya de cuil.à thé de poivre V2 cuil.à thé de moutarde en poudre 2Y2 tasses de lait 1 cuil.à thé de sauce Worcestershire ! tasse de cheddar fort, râpé 34 de tasse de céleri tranché 34 de tasse de piment vert, en allumettes f pommes de terre moyennes, pelées et coupées en cuhes de Y2 pouce Chauffer le four à 350°.Beurrer un plat à cuire de 22 pintes.Tous les ingrédients d'un bon plat, boeuf et légumes en casserole: bifteck de ronde, tomates, champignons, oignons, carottes, haricots, céleri, piment vert, riz et assaisonnements. d XF $e 3, a \u2018#4, ra g Po A Te ai 4; s a\u2019 bpd a.; \u201c> 1906 ! No Te J £ a% J o JF gr» { n° | 4 «3 3 Sin RN EL OF , Te.aX ve us 8 A Ww RY = ON x * AR F Ad | y» = À ) 45 = AX \u2018 > 4 \u201cA + A -\u2019 + p£ À BA SEA $ tail +f AY (3 (5 Bip Pa Ix ok PL $ 2 HEAL Bre ; >\u201d & Eu i v / 3 0.* LI A | Bay 1 à à # i > | Sf 7 li | : > À À y H| an MN.\u201c P ¢ - À # % | \u2018 % 5 À
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