Bulletin de liaison /, 1 avril 1965, Avril
[" (7 4 PER s-335 - a - *\u2026 AU SOMMAIRE BULLETIN DE LIAISON DE LA SOCIETE DES PROFESSEURS D'HISTOIRE numéro 4 HVRIL 16h Réunion générale du 6 février 1965 .+ + + + + + + + + + + + + + Introduction à la lecture de Fernand Ouellet (S, GAGNON) .2 Liste des mémoires de D.E.S.et des thèses de doctorat (Laval) .11 Archives de l'Université Laval .Entre nous + + + + + + + + + » Documentation .« +.+.« .* e e .LS e ° .e .* .* ° * e 1,10,15 Le Bulletin paraît 4 fois l'an: en octobre, décembre, février et avril.La cotisation de membre de la Société fixée à deux dollars (étudiant: $1,00) donne droit au Bulletin.Adresser toute correspondance à: La Société des Professeurs d'Histoire, Case postale 2 (Haute-ville), Québec 4.Les articles signés n'engagent que leurs auteurs.Fondée le 20 octobre 1962, La Société des Professeurs d'Histoire groupe les enseignants à tous les niveaux.Des excursions et des réunions sont organisées au cours de l'année scolaire.Le Bureau de direction se compose comme suit: Président : M.l'abbé Jacques Barnard (Séminaire de St-Georges) Vice-prés.: Secrétaire: Directeurs: .M.S,-Marthe de Béthanie, SeCoQo) M.Jacques Lemieux (Ecole Normale de Mérici) M.Jo\u2014Claude Poulin (Licence d'Histoire III, Laval) Trésorier : M, l'abbé Geo,-Etienne Proulx (Collège de Lévis) M R M .Pierre Savard (Institut d'Histoire, Laval) Maison Marg.d'Youville) .René Durocher (Rosemont, Montréal) IIT 4 (avril 1965) ek 3 x 3, REUNION GENERALE DU 6 FEVRIER 1965 Samedi, le 6 février dernier, une cinquantaine de membres ont participé à la réunion générale de la Société, convoquée à la cinaméthèque de l'Université Laval.L'assemblée a successivement visionné et discuté: 1) Une classe d'histoire: leçon jugée trop \"magistrale\", au sens péjoratif du terme.On a également reproché au professeur son autoritarisme et la construction trop littéraire de son texte.2) Bonaparte: reconstitution de sa vie jusqu'en 1804 par des illustrations de l'époque.Sans commentaires.3) Papineau: apprécié comme film d'atmosphère apte à faire comprendre la personnalité du chef politique.Utile pour l'enseignement, À condition d'éclairer les élèves au préalable sur les problèmes économiques et sociaux soulevés au cours du film.On s'est inquiété des effets de la présentation d'un tel film devant un auditoire d'étudiants à tendance séparatiste.4) L'essor d'une nation: lesEtats-Unis de 1865 à 1914: la discussion s'est prolongée longtemps après la levée de la séance, à 16,50 heures.Produit par un service gouvernemental américain, ce film d'allure très optimiste n'est pas exempt d'une certaine propagande.Certains en ont tellement vu, qu'ils le jugent inutilisable pour l'enseignement de l'histoire; d'autres l'ont jugé récupérable, moyennant un effort du professeur pour signaler l'existence d'un \"revers de la médaille\" .M.Pierre Savard présidait l'assemblée.Les assistants ont pu se munir d'une abondante documentation concernant les films destinés à l'enseignement de l'histoire.Le secrétaire, Joseph-Claude Poulin.XXXXXXIXXX DOCUMENTATION M, Antonio DROLET, des Archives du Québec, a traduit et adopté à nos besoins un fascicule publié par le State and Local History (U.S.A.).Ce fascicule intitulé \"Conseils à l'historien amateur\" résume commodément quelques conseils de méthode essentiels à ceux qui se livrent à la recherche historique, en même temps qu'il indique plusieurs instruments de travail indispensables (guides bibliographiques, catalogues, etc.).Les membres qui désirent recevoir gratuitement cette publication n'ont qu'à envoyer leur nom à l'adresse de la Société.La Faculté des Arts de l'Université Laval a publié une \"Bibliographie sommaire pour le cours de civilisation canadienne\" (Document 788). INTRODUCTION À LA LECTURE DE FERNAND OUELLET Cette présentation ne prétend pas être exhaustive.Elle veut tout au plus dégager certains aspects d'une oeuvre qui laisse espérer des travaux plus considérables.Ajoutons que nous n'avons obéi à aucun plan d'ensemble; ainsi certains rapprochements qui nous sont venus spontanément, nous ont amené À situer l'auteur dans le contexte de la recherche sur le Canada français.Si notre travail peut rendre service aux historiens et aux enseignants, nous serons satisfaits de la modeste contribution que nous voulons apporter à la connaissance d'une oeuvre dont on dit, dans les milieux anglophones, qu'elle fait école.Jusqu'ici, aucun historien de langue française n'avait saisi ou exprimé l'ampleur du courant libéral qui aboutit aux troubles de 1837.En conséquence, on distinguait mal les emprunts de la députation \"professionnelle\" du Bas-Canada aux mouvements libéraux et nationaux qui, en Europe, renversaient les monarchies absolues, menacaient de disloquer les Etats historiques ou incitaient les peuples à se regrouper sous la bannière nationale.Or la société canadienne des débuts du siècle dernier a tenté d'évo luer au diapason de ces grandes idéologies et elle les a fait servir à la lutte pour la réalisation d'un Etat national fondé sur l'idéal démocratique de l'école libérale.C'est dans cette perspective que M.Ouellet a saisi l'évolution historique du Bas- Canada.D'un autre point de vue, M.Ouellet est l'un des rares historiens canadiens- français qui ait emprunté à d'autres disciplines des techniques de recherche, des hypothèses de travail qui enrichissent, quoi qu'on en pense, la vision du passé.C'est à l'aide d'un traité de caractérologie, qu'il a interprété ce qui reste de la correspondance de Julie Papineau avec son mari (1).Certaines données de la psychologie et de la psychanalyse lui ont servi 3 tracer un portrait du chef patriote (2).Une étude de Max Sorre, Les fondements de la géographie humaine, lui a donné les éléments d'une critique du régime seigneurial (3).Toujours dans cette perspective d'emprunt, il a publié avec son collègue, M.Jean Hamelin, un chapitre de l'histoire économique de la Province de Québec (4).Monsieur Ouellet ne possède pas seulement ces sciences dites descriptives auxquelles il recourt, il est également servi par une connaissance des principaux systèmes philosophiques, tributaires du siècle de la raison et promoteurs des idéologies dont les révolutionnaires se réclameront.Ainsi, il présente un Joseph Papineau for=- mé à l'école théocratique incarnée dans un Plessis, à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles (5), aux prises avec la conception de l'Etat prônée par les tenants de la souveraineté populaire (6). - 3.On a pu mettre en doute la valeur d'une recherche sur les comportements sociaux, sur la psychologie sociale, M, Ouellet signale néanmoins qu'une histoire des mentalités peut apporter des éclaircissements valables aux connaissances acquises.Il s'est d'abord essayé dans le genre en formulant des hypothèses intéressantes autour d'un document sur \"l'encan\" (7).Puis, dans un inventaire des recherches sur le XIXe siècle, 11 soulignait l'à propos d'une recherche en ce sens (8).Quoi qu'il en soit, notre avis est qu'à l'heure de la presse à grand tirage, une histoire de la mentalité des groupes sociaux ou de régions bien délimitées est possible.Elle corrigera, en tout cas, les lacunes.inévitables qui déparent certaines synthèses globales.I] faudra, par exemple, vérifier un jour l'importance qu'a eue la propagande agriculturiste - si on nous permet cette expression qui a droit de cité en Europe - sur certains milieux ruraux, dans la seconde moitié du XIXe siècle.Car on en connaissait l'existence bien avant le travail de M.Brunet qui est au fond un éventail assez vague des connaissances que nous possédions déjà (9).Spécialiste de l'histoire du Bas-Canada, M.Ouellet a aussi pris position dans une polémique engagée autour de l'interprétation à donner à la Conquête.Nous ne reprendrons pas les thèses des deux écoles qui sont bien connues (10).Mais il est intéressant d'observer les deux phases bien marquées dans la pensée de M.Ouellet.D'abord, il infirme les conclusions de M.Brunet à l'effet que la Conquête, où qu'elle se produise, est un événement fatal dans l'histoire d'un peuple et partant dans l'histoire du Canada français.Sans mettre en cause certaines allégations de M.Frégault, il prend soin de remarquer que la position de M.Brunet s'appuie sur les recherches de son col- 1ègue (11).Dans une étude subséquente, il s'en prend, cette fois, À certaines affirmations de l'auteur de La civilisation de la Nouvelle-France où il était dit entre autres que le système seigneurial était une institution économico-sociale qui convenait au pays; en 1760, dit-il en substance, la Nouvelle-France était parvenue à une maturité telle que la Conquête allait \"désintégrer\" une société bien organisée tant sur le plan économique que social, Puis il conclut à l'existence d'une nation canadienne (12).Ainsi, sans aller aussi loin que M, Brunet, sans parler de \"déchéance\", ou de \"décapitation', M.Frégault suggérait l'idée que la Conquête était à l'origine d'un \"traumatisme\" qui n'a cessé de nous déclasser.Il s'en fallait de peu pour qu'un tempérament bouillonhant n'amplifiât ses conclusions, c'est ce qui n'a pas manqué de se produire (13).On sait que sur certains points, des corrections ont été apportées aux allégations de ce que M.Ouellet appelle l'école néo-nationaliste.A propos du régime seigneurial 4 notamment, les travaux de M.Trudel (14) ont montré qu'il s'agissait d'un \"mode de peuplement\" adapté à la géographie du pays et qui présentait certains avantages sociaux.Une étude de M, Ouellet, antérieure à celle-là, avait établi que le système n'était pas de nature à favoriser l'implantation d'une économie de type capitaliste axée sur l'industrie (15).Et même sur le plan de l'économie agricole, un géographe avait signalé que la forme rectangulaire qui le caractérisait, constituait une sérieuse entrave à l'exploitation (16).Quant au problème d'ordre économique que soulèvent les affirmations de M, Fré- gault, nous croyons pour notre part, que ses premières publications étaient commandées par une hypothèse bien précise: établir l'existence d'une civilisation en Nouvelle- France, ce qui conduisait à l'affirmation d'une activité économique considérable.Cette préoccupation est d'ailleurs bien plus explicite dans le cours de civilisation canadienne qu'il a donné à l'Université de Montréal et dont une partie a été publiée (17).C'est pourquoi la conclusion est inévitablement la suivante: à la veille de la catastrophe de 1760, les Canadiens forment une nation qui se distingue culturellement de la Métropole et qui compte une bourgeoisie d'affaires très active.I1 faut lire à ce sujet un article de M.Frégault qui énumère encore quelques transactions de cette bourgeoisie à la veille du drame (18).Dans la même publication, la communication de M.Trudel montrera qu'il y a une opposition entre les deux textes sous le rapport des réalisations économiques en Nouvelle-France (19) et l'on constatera que l'inventaire du professeur de Laval est bien décevant.On verra aussi que M.Frégault, à un moindre degré que M.Brunet, conclut au fatalisme de la Conquête.On comprendra finalement pourquoi M, Ouellet se demande si le mot \"nation\" convenait aux habitants de la Nouvelle- France, ou bien s'il ne s'agit que d'une projection de l'historiographie néo-nationaliste qui,dans une certaine mesure, a fait de l'Ancien régime l'âge d'or du Canada français (20).Retracer l'histoire du libéralisme dans le Bas-Canada, c'est aussi examiner les attitudes de la hiérarchie face aux prises de position des Patriotes.M.Ouellet les a saisies à travers la lunette de ces derniers qui fustigeaient le pacte conclu entre l'Eglise et les bureaucrates (21).Dans l'optique libérale, l'école est pour la responsabilité de l'Etat sans aucune affinité religieuse.M.Ouellet a tracé les grandes lignes de l'évolution du système scolaire en se référant à l'idéologie libérale.On voit l'Eglise attachée à ses prérogatives traditionnelles, et les efforts d'une minorité qui veut soustraire l'éducation à son contrôle (22).Lorsqu'on écrira l'histoire de l1'Egli- se de cette époque, on devra signaler qu'elle était l'objet d'un asservissement calculé - 9 - de la part des dirigeants coloniaux.Pour sa part, M.Trudel qui s'est beaucoup intéressé à l'histoire de l'Eglise, a bien montré que cette attitude était une constante à partir de la Conquête (23).M.Ouellet a abordé plus récemment certains sujets dans des synthèses qui méritent une mention particulière.Il a fait un exposé des premières manifestations du nationalisme au Canada français, qui remonte aux débuts du XIXe siècle (24).Ce travail contredit les allégations de l'école montréalaise à l'effet que le nationalisme canadien- français remonterait au régime français et se prolongerait depuis la Conquête jusqu'à nos jours (25).I1 a encore publié une synthèse des revendications libérales des Patriotes en vue de créer un Etat national indépendant, laïc et neutre: entreprise qui se solde par un échec, assurant le retour des forces conservatrices qui dominent la seconde moitié du XIXe siècle.Ce triomphe incarne les conceptions théocratiques du pouvoir civil s'appuyant sur une presse ultramontaine, et bannit de la société les \"mauvaises tê- tes\" de l'époque, tel un Honoré Beaugrand (26).Enfin, il faut parler d'une étude fort intéressante, quoique moins spécialisée, sur les grandes étapes de l'idéologie nationaliste vue en regard de l'option séparatiste.M.Ouellet y démontre que les assauts nationalistes accompagnent ou suivent une période de récession économique et sont en quelque sorte une manifestation du malaise qui l'engendre et que l'on croit conjurer en se séparant du reste du Canada, ou de l'empire britannique à l'époque coloniale.Selon que le nationalisme s'appuie sur les principes libéraux ou sur la hiérarchie catholique, nous assistons à la formation d'un courant libéral et partant anticlérical, ou bien à l'occasion de ce que M.Ouellet appelle le clérico-nationalisme (27).L'impression d'ensemble que nous donne la lecture de M.Ouellet, c'est que la recherche en histoire s'est dégagée des préoccupations d'éducation nationale qui l'ont caractérisée jusqu'à présent (28).Il a écrit des pages à peu près définitives de l'his= toire du libéralisme au Canada français.On pourra ne pas être d'accord sur ses conclusions; il est méme probable que certaines études vieilliront, ce qui ne surprendra personne dans un domaine où la recherche est très abondante et soumise À la personnalité, au jugement, au tempérament du chercheur.Pourtant, on ne pourra nier un souci d'impartialité, ce qui n'a pas toujours été le cas de ceux qui ont écrit l'histoire des Patriotes.Car on doit bien reconnaître qu'on a trop souvent prodigué les condamnations et les excuses, distribué arbitrairement les responsabilités de l'échec des Troubles sans se soucier d'analyseren toute objectivité la pensée et les gestes de ces Patriotes.Nous croyons que M.Ouellet a réussi cette tâche.Serge Gagnon Département d'histoire Collège de Sainte-Anne de la Pocatière (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) - 0H - NOTES Pernand Ouellet, Le destin de Julie Bruneau-Papineau (1796-1862); ambitieuse et mélancolique Julie; Julie Papineau, un cas de mélancolie et d'éducation janséniste.Nous ne donnons pas les références des travaux cités dans l'inventaire bibliographique.Fernand Ouellet, Papineau dans la révolution de 1837-38; Louis-Joseph Papineau, un être divisé.Fernand Ouellet, Un problème économique et social.La crise agricole dans le Bas-Canada, 1802-1837.Ces rapports de bon voisinage laissent présager la fin des querelles qui opposent souvent les sociologues ou les économistes et les historiens.Un article intéressant a été écrit sur le su- Jet par Fernand Braudel.(Histoire et sociologie, in G.Gurvitch, Traité de sociologie (PUF 1962), t.1: 83-98); 11 est fait mention, entre autres, des définitions unilatérales qui aboutissent toujours à l'incompréhension.Un exemple de cette attitude nous est fourni par l'accueil réservé à Economie et société en Nouvelle- France dans Actualité économique (octobre-décembre 1961): 537-548.La collabora= tion que nous préconisons peut, par exemple, servir à amorcer des comparaisons fécondes entre l\u2018analyse des valeurs de la famille au XIXe siècle dans Le destin de Julie Papineau, et quelques remarques du livre de M, Philippe Garigue, La vie familiale des Canadiens français (PUF et PUM 1962), ou encore l'exposé de M.Guy Rocher, Les modèles et le statut de la femme canadienne-française, in Images de la société, Editions ouvrières 1964: 194-204, Fernand Ouellet, Joseph Papineau et le régime parlementaire (1791).Fernand Ouellet, Mer Plessis et la naissance d'une bourgeoisie canadienne,1797= 1810.On comparera ces pages avec les remarques de Herbert F.Quinn, The Union Nationale: A Study in Quebec Nationalism, University of Toronto Press 19633 le paragraphe The Lack of a Democratic Philosophy (pol4s.) offre un parallélisme intéressant.Fernand Ouellet, La mentalité et l'outillage économique de l'habitant canadien (1760) A propos d'un document sur l'encan.Fernand Ouellet, L'étude du XIXe siècle çcanadien-français.Michel Brunet, Trois dominantes de la pensée canadienne-française: l'agriculturis- me, l'anti-étatisme et le messianisme, in Ecrits du Canada français, 111 (1957): 31-117.Nous avons dépouillé quelques numéros de la Gazette des Campagnes, pério= dique ultramontain publié à La Pocatière de 1861 à 1805, et nous sommes en mesure de prétendre que les appels lyriques à la vocation terrienne, l'idéologie messianique étaient une préoccupation constante des rédacteurs.D'un autre côté, le nombre d'abonnés, leur répartition géographique nous laissent croire que cette publication fut le credo de toute une génération dans la région immédiate, chez les Acadiens des Maritimes et dans les régions nouvellement colonisées du Saguenay et du lac Saint-Jean.Nous nous proposons d'en faire un document de base dans une étude de la mentalité rurale de l'est du Canada français.Un résumé de la querelle a été publié par M.Cameron Nish dans la revue Actualité économique de juillet-septembre 1963: Une bourgeoisie coloniale en Nouvelle-France: 240-265.M.Nish se propose de donner une réponse au problème qui, A notre avis, est devenu une querelle de mots; on est passé de \"désintégration\" à \"décapitation\" et voici que l'on veut établir des distinotions entre \"bourgeoisie coloniale\" et \"bourgeoisie métropolitaine\" ! Fernand Ouellet, M, Michel Brunet et le problème de la Conquête. (12) (13) (14) (15) (16) (17) (18) (19) (20) (21) (22) (23) (24) (25) \u2014 \u2018| = Guy Frégault, La civilisation de la Nouvelle-France, 1713-1744, Montréal 1944.Cette thèse est reprise dans la plupart de ses travaux postérieurs.Les expressions \"\"individualité ethnique\" et \"sentiment national\" nous incitent à croire, à la suite de M.Ouellet, qu'il s'agit d'une \"projection\" de l'historiographie nationaliste.Le mot \"traumatisme\" est de M, Ouellet.Nous signalons à l'attention de ceux que passionnent des travaux curieux et originaux, une compilation de ce que nous appellerions: le langage de l'enfance chez M.Michel Brunet.Sans exagérer,nous avons relevé des douzaines de fois les termes \"puéril\" et'haïf\" dans ses textes.Ces répétitions qui sont celles de l'homme engagé qui se défend laissent croire que, sauf M.Brunet, il y a bien peu de gens qui soient parvenus à l'âge de la maturité dans la Province! Marcel Trudel, Le régime seigneurial.Société historique du Canada, Ottawa 1956, 20p.Fernand Ouellet, Un problème économique et social.Pierre Deffontaines, Le rang, type de peuplement rural au Canada français, in Cahiers de géographie (1953), no 5.Guy Frégault, La guerre de Sept Ans et la civilisation canadienne, in RHAF, 7,2 (septembre 1953): 183-206.Guy Frégault, La colonisation française au XVIIIe siècle, dans Cahiers de l'Académie canadienne-française, 2 (1957): 53-80.Marcel Trudel, La Nouvelle-France, in Cahiers de l'Académie canadienne-française 2 (1957): 23-50.Fernand Ouellet, Le Nationalisme canadien-français De ses origines à l'insurrection de 1837.Nous signalons la réflexion qui peut venir à l'idée de certains historiens; parler de nationalisme en 1760, ne serait-ce pas faire un péché d'anachronisme ?Fernand Ouellet, Le Mandement de Mgr Lartigue de 1837 et la réaction libérale.Nous mentionnons cet article de façon particulizere, bien que plusieurs autres devraient être évoqués ici.On pourra établir des comparaisons intéressantes avec les études de l\u2019abbé Pascal Potvin, Les Patriotes de 1837-1838, essai de symthèse historique, in Le Canada français, XXV, 6 (février 1938): 567-584; 7 (mars 1938): 668-690; 8(avril 1938): 679-793; o(mai 1938): 891-907.On y étudie entre autres, le mandement de Mgr Lartigue.Fernand Ouellet, L'enseignement primaire; responsabilité des Eglises ou de l'E- tat.| Marcel Trudel, La servitude de 1'Eglise catholique du Canada frangais sous le régime anglais, in CHAR 1963: 42-64; in SCHEC, Rapport 1963: 11-33.Sans être la plus agréable, À la lecture, c'est peut-être une des meilleures études de M, Trudel.Fernand Ouellet, Le Nationalisme canadien-français: De ses origines à l'insurrection de 1837.Nous avons indiqué les positions de M.Frégault.Un article encore assez récent de M.Brunet trahissait par son titre - bien qu'il ne faisait pas d'allusions au nationalisme dans la seconde moitié du XVIIIe sièele - cette\u2019 conviction: Michel - Brunet, L'évolution du nationalisme au Canada français de la Conquête à 1961, in Le magazine Maclean, l,l(mars 1961): 19, 56-58, 62. -8 = M, Ouellet n'est d'ailleurs pas le seul 3 révéler le synchronisme des mouvements nationaux de l'Europe et du Canada français.Un spécialiste de la période, Mme Helen Taft-Manning, l'a bien établi dans The Revolt of French Canada.Ainsi, elle déclare dans son introduction: \"What attracted much less attention at the time but is beginning to interest Canadian historians today, is the resemblance between the movement in the St.Lawrence Valley and the revolutionary movements on the continent of Europe which culminated in the Revolution of 1848.\" (The Revolt of French Canada, Macmillan 1962: XIV).\u2014 Vue dans le contexte de l'histoire de l'Empire britannique, son volume rappelle à maintes reprises la solidarité qui existait entre les Patriotes du Bas-Canada et le mouvement d'émancipation en Irlande, par exemple.(26) Séraphin Marion, Libéralisme canadien-français d'autrefois et d'aujourd'hui, in Cahiers des Dix, 27(1962): 9-45.(27) Fernand Ouellet, Les fondements historiques de l'option séparatiste dans le Québec.(28) Voir Ramsay Cook, I'historien et le nationalisme: le cas Michel Brunet in Cité libre, XV, 73(janvier 1965): 5-14.La filiation que l'A, établit entre Garneau, Groulx et Brunet nous semble assez juste.Des remarques sur d'autres historiens ne manquent pas d'à propos.Quant à l'éducation nationale, relève-t-elle vraiment de l'histoire ?I1 y aurait lieu de faire des distinctions entre l'historien qui expose les faits sans les imposer, et l'éducateur qui doit constamment faire des mises au point, tant sur le plan national que religieux.Nous n'avons pas abordé ces questions, mais nous sommes parfaitement conscients du problème.* x X % ¥ x % BIBLIOGRAPHIE (dans l'ordre de la publication) Denis-Benjamin Viger et le problème de l'annexion, in BRH, 57, 4(oct.-nov.-dée.1951): 195-205.Le Mandement de Mgr Lartigue de 1837 et la réaction libérale, in BRH, 58, 2 (avril-mai- juin 1952): 91-104.Un problème économique et social, in ERH, 59, 3(juillet-août-septembre 1953): 157-161.Correspondance de Joseph Papineau (1793-1840), in RAPQ, 32-33(1951-1953): 161-299.Joseph Papineau et le régime parlementaire (1791), in BRH, 61, 2(avril-mai-juin 1955): 71-77 .Etienne Parent et le mouvement du catholicisme social, in BRH, 61, 3( juillet-août-sep= tembre 1955): 99-118.Toussaint Pothier et le problème des classes sociales (1829), in BRH, 61, 4(octobre; nov.-déc.1955): 146-159.M.Michel Brunet et le problème de la Conquête, in BRH, 62, 2(avril-mai- juin 1956) ¢ 92-101.La mentalité et l'outillage économique de l'habitant canadien (1760).A propos d'un document sur l'encan, in BRH, 62, 3(juillet-août-septembre 1956): 131-139.Mer Plessis et la naissance d'une bourgeoisie canadienne (1797-1810), in SCHEC, Rapport 1956: 83-99. L'abolition du régime seigneurial et l'idée de propriété, in Hermès, 14(hiver 1954): 22-36.Lettres de L.-J.Papineau à sa femme, in RAPQ, 34-35(1953-1955): 187-442; 36-37(1955- 1957): 253-375.Inventaire de la saberdache 4: Jacques Viger, in RAPQ, 36-37(1955-1957): 33-176.Papineau dens la révolution de 1837-38, in CHAR 1958: 13-34.L'histoire des archives du gouvernement en Nouvelle-France, in Revue de l'Université Laval, XII, 5(janvier 1958): 497-515.Tiré à part.Le destin de Julie Bruneau-Papineau (1796-1862), in BRH, 64,1(janvier-fév.-mars 1958): 5-31; 2(avril-mai-juin 1958): 37-63.Correspondance de Julie Bruneau-Papineau 1823-1862, in RAPQ, 38-39(1957-1959): 53-184.Papineau et la rivalité Québec-Montréal (1820-1840), in RHAF, XIII,3(déc.1959): 311-327.Papineau (Documents historiques présentés avec une introduction biographique), Cahiers de l'Institut d'Histoire, 1, PUL 1959, 104p.Recension dans RHAF, XIII, 4 (mars 1960): 585s (Groulx).Lettres de Joseph-Adolphe Chapleau (1870-1896), in RAPQ, 41(1959-1960): 25-118.Louis-Joseph Papineau, un être divisé, Société historique du Canada, Ottawa 1960.24p.Recension dans RHAF, XIV,3(déc.1960):453s.L'enseignement primaire: responsabilité des Eglises ou de l'Etat, in Recherches socio- raphiques, 11, 2(avril-juin 1961): 171-187.Les fondements historiques de l'option séparatiste dans le Québec, in CHR, XLIII, 3 (septembre 1962): 185-203.Reproduit de Liberté, IV, 21(mars 1962): 90-112.L'étude du XIXe siècle canadien-français, in Recherches sociographiques, 111, 1-2(jan- vier-août 1962): 27-42.La crise agricole dans le Bas-Canada, 1802-1837, in CHAR 1962: 17-33.Reproduit dans Etudes rurales, 7(octobre-décembre 1962), section 6 des publications de l'Ecole Pratique des Hautes-Etudes: 36-57.Nationalisme canadien-français et laïÏcisme au XIXe siècle, in Recherches sociogra- hiques, IV, 1(juillet-août 1963): 47-70.Le Nationalisme canadien-français: De ses origines à l'insurrection de 1837, in CHR, XIV, 4(décembre 1964): 277-292.Julie Papineau: un cas de mélancolie et d'éducation janséniste.Ambitieuse et mélancolique Julie, in Maclean, 1, 4 (juin 1961): 18-20; 55-58. \u2014 10 - QUELQUES RECENSIONS Les Cahiers des Dix, no 25 Huguette et Pierre Chaunu, Séville et l'Atlantique (1504-1650).Paris, Armand Colin, 1955.Préface de Lucien Febvre.(Compte rendu des trois premiers volumes), in RHAF, X, 3(décembre 1965): 431-438.Pierre Chaunu.Séville et l'Atlantique (1504-1650).3 vol., CXXV-1212-2050p.Paris, 1959, in RHAF, XIV, 3(décembre 1960): 455-460.François Crouzet, L'Economie britannique et le Blocus continental (1806-1813), PUF 1958, 949., 2 vol., in RHAF, XIII(juin 1959): 131-136.C.D.W, Goodwin, Canadian Economie Thought: The Political Economy of a Developing Nation, 1814-1914.London, Duke University Commonwealth Studies Center, Cambridge University Press, 1962, 214p., in Recherches sociographiques, 111, 3(septembre- décembre 1962): 383s.Ernest J.Lajeunesse (éd.), The Windsor Border Region, Canada's Southermost Frontier.Documents de la Champlain Society, Ontario Series, IV, in RHAF, XIV, 3 (décembre 1960): Louis-Joseph Papineau, Histoire de l'insurrection au Canada.Texte établi par M.-A.Guérin, Montréal, Les Fditions d'Orphée, 1963, 75p., in Recherches sociographiques, LV, 3(septembre-décembre 1963): 363s.xx x x x xx DOCUMENTAT ION Lors de la réunion de la Société du 6 février 1965, les films suivants ont été projetés: La classe d'histoire (cinémathèque universitaire Laval) Bonaparte \" \" \" Papineau (Office National du Film) L'essor d'une nation (Service d'Information des Etats-Unis) Mademoiselle Thérèse Roy, directeur de la Cinémathèque, nous informe que les professeurs peuvent obtenir des films en s'adressant à : Office du Film du Québec, Hôtel du Gouvernement.(catalogue sur demande) Cinémathèque de l'Université Laval (cat.sur demande) Office National du Film, et Institut Canadien du Film en s'adressant, pour ces deux organismes, aux cinémathèques régionales comme la Cinémathèque de l'Université Laval ou la Cinémathèque Municipale de Montréal (Bibliothèque Municipale).\u2018 Rappelons qu'il faut commander au moins un mois à l'avance. Liste des mémoires de D.E.S.et des thèses de doctorat -11- ! | présentés à l'Ecole des Gradués de l'Université Laval | | (section histoire) de 1952 à décembre 1964 inc.(1) DIPLOME D'ETUDES SUPERIEURES (Histoire) 1952-53 GRENIER, Fernand * Papiers Contrecoeur et autres documents concernant le conflit anglo-français sur l'Ohio, de 1745 à 1756.XXXIV-485p.Vol.l des Publications des Archives du Séminaire de Québec.summa cum laude 1955-56 LECLERC, Paul-André, ptre Le mariage sous le régime francais.VIII-(IV)-162p.1956-57 GALARNEAU, Claude * Edmond de Nevers et l'avenir du peuple canadien-français.XI-106pe magna cum laude 1258-29 SEGUIN, Robert-Lionel * Teg conditions techniques de l'habitant canadien-français aux XVIIe et XVIIIe siècles.X-129p.cum laude (1) Ies titres marqués d'un astérisque ont été publiés: * entièrement; *X en partie.La Bibliothèque de l'Université Laval garde une copie des mémoires et des thèses, 1961-62 VACHON, André ¥ Histoire du notariat canadien, 1621-1960.XXITI-288p.summa cum laude 1962-63 LESSARD, Claude L'histoire de l'éducation au Séminaire de Nicolet, 1803-1863.J00(1-358p.cum laude 1963-64 LECIERC, Jean, s.j.L'expédition de Denonville, 1687, antécédents et suites.XII-174p.cum laude DESILETS, Andrée (S.Thérèse de Notre-Dame, con.d.) Une figure politique du 19e siècle, François-Xavier Lemieux.XVI-292p.magna cum laude BAILLARGEON, Noël, ptre Le Séminaire de Québec et la fondation des missions de la Louisiane, 1698-1699.XXV-180p.magna cum laude 1964-65 HAMELIN, Marcel L'Honorable Raoul Dandurand et la participation du Canada à la Société des Nations dans les années 1920.XVIII-172p.magna cum laude JOHNSON, Mme Micheline Dumont Introduction à une étude de la déportation des Acadiens: Le rôle politique des missionnaires auprès des sauvages.magna cum laude - 13 - DOCTORAT D'UNIVERSITE (Histoire) 1957-58 CADIEUX, Lorenzo, Sej.* Le Père Joseph-Marie Couture, Sej., missionnaire de l'Ontario- Nord et premier prêtre aviateur canadien (1885-1949).XXI-263p.DOCTORAT ES LETTRES (Histoire) 1960-61 LABARRERE-PAULE, André Les instituteurs et les institutrices laÏques catholiques au Canada français (1836-1900).XXVIII-1237p.cum laude 1961=\u201462 TETU, Michel ** Les premiers syndicats catholiques canadiens, 1900-1921.262p.cum laude 1963-64 SEGUIN, Robert Lionel ** L'habitant aux XVIIe et XVIIIe siècles.1964-65 SAVARD, Pierre La France et les Etats-Unis dans la vie et dans l'oeuvre de Jules-Paul Tardivel (1851-1905).XLVII-739p.magna cum laude - 14 = UN NOUVEAU DEPARTEMENT D'ARCHIVES A L'UNIVERSITE LAVAL L'Université Laval a créé, en septembre dernier, un département d'archives dans ses nouveaux locaux sur le campus à Ste-Foy.Afin que ce département puisse servir aux chercheurs, il est nécessaire qu'une documentation abondante et variée soit à la disposition de nos passionnés de la recherche.C'est pourquoi un appel est lancé aux membres de la Société des Professeurs d'histoire pour faire connaître ce service aux personnes qui pourraient contribuer à enrichir ce fonds d'archives.Les réponses pourraient être faites à l'adresse ou au téléphone suivant: Claude Lessard, Archives, Bibliothèque générale, Université Laval, Québec.Tél.: 681-9611, poste 6706.x X X X X X X SON ET LUMIERE Le Musée du Fort (Place d'Armes, Québec, tél.523-3948) fait revivre sur une maquette de Québec au 18e siècle, l'histoire militaire des six sièges de la ville en son et lumière.La narration est faite en anglais et en français, suivant les grou= pes, et le spectacle dure vingt-quatre minutese Le prix d'admission pour les élèves en groupe est réduit à 0.254.Nous recommandons aux professeurs cette étape intéressante dans la visite du Vieux Québec.XXXXX XX ERRATA et ADDENDA dans le numéro du Bulletin de février Page-couverture: lire volume III au lieu de IV; page 7: ligne 3, lire collègues au lieu de collèges; page 12: ligne 4, lire mémoires de licence et thèses de maîtrise. - 15 ~ ENTRE NOUS Samedi, le 6 mars 1965, a eu lieu & Jacques-Cartier, la réunion de fondation de l'Association des professeurs de Sciences du Québec.Plus de 300 professeurs (sur quelque 2,000 professeurs de sciences) sont venus de toutes les régions de la province.X X X XX X X Nous avons appris, non sans surprise, la mort de M.Joseph-Edouard COMEAU, un de nos membres de la région de Montréal.M.Comeau avait, dès la fondation de la Société, manifesté par sa présence encourageante beaucoup d'intérêt pour notre entreprise.Né à Weymouth (N.-E.) le 21 mars 1903, M.Comeau obtint son B.A.(1926) du Collège Ste-Anne (N.\u2014.), étudia trois ans à Paris (1926-28) à la Sorbonne et à Saint-Cloud et participa aux tournois internationaux d'hiver sur l'équipe nationale du Canada.Obtenant sa maîtrise de Ste-Anne (1929), il enseigna quatorze années à 1'Ecole normale de Truro (N.-E.), s'enrSla dans 1'ARC en 1941, fut licencié en 1947 comme chef d'escadrille, et obtint un doctorat en lettres (histoire) en 1949, à Montréal.Il enseigna à l'école d'anglais de l'ARC, au Collège Ste-Marie, à l'Université de Détroit (1955-60) et au Collège Notre-Dame depuis 1960.Il remplit les fonctions de vice-président de l'APPLEC, secrétaire des vétérans de l'ARC et prit une part très active dans la lutte pour la survivance francaise en Nouvelle-Ecosse.XXXXXXX HISTOIRE REGIONALE La Société Historique de Drummondville vient de publier le premier numéro de ses Cahiers intitulé: Regards sur les commencements de Drummondville, par le Frère Côme Saint-Germain, fec.Ce lancement souligne la célébration du 150e anniversaire de fondation de cette ville des Cantons de l'Est, en 1815.Il s'agit d'une brochure de 52 pages avec avant-propos, références et notes explicatives et trois cartes; l'étude couvre les années 1815-1848.Les sept pages de références et notes explicatives contiennent des indications bibliographiques précieuses pour les chercheurs intéressés À cette période de nôtre - histoire.En vente à la Société Historique de Drummondville, Ce.Pe 425, Drummondville, P.Q., au prix de $1.00."]
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