Laval médical, 1 novembre 1964, Novembre
[" a MU) Volume 35 numéro 9 FACULTÉ DE MÉDECINE, QUÉBEC - novembre 1964 édical D ÉDITORIAL ; Georges-A.BERGERON : Ë je UN SYSTÈME TUTORIAL À LAVAL .1 088 | COMMUNICATIONS J.-Mare JULIEN, Jacques CHENARD et Jacques BOULAY : PRÉSENTATION D'UN CAS DE TRICHINOSE .Co.+ .966 Louis ROYER : CHIRURGIE FONCTIONNELLE ET ESTHETIQUE DUNEZ .- - 970 Maurice BÉLANGER : PROFIL LIPIDIQUE DANS L'HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE FAMILIALE .995 tde biolog REVUE PATHOLOGIQUE E Michel TREMBLAY : 8 ETUDE COMPARATIVE DES DIFFERENTES CLASSIFICATIONS DES TUMEURS | TESTICULAIRES .22222 2 4 LL LL LL 1111111 .102 ; ENSEIGNEMENT MÉDICAL Guy SAUCIER : CRITÈRES ADÉQUATS EN PRATIQUE MÉDICALE .1037 inique e O MOUVEMENT PSYCHIATRIQUE Dominique BEDARD, Denis LAZURE et Charles ROBERTS : P ,Ç D UNE RÉVOLUTION TRANQUILLE AU QUÉBEC AU CHAPITRE DE LA PSYCHIA- © TRIE.1220112211 LL LL LL LL LL 111211 1.1042 \u2014 ANALYSES .2.221211 LL LL LL LL LL 11111111.1051 oO LIVRES REÇUS .1054 C REVUE DES LIVRES._.1055 1 NOUVELLES .1.2202222 LL LL LL LL 11111111 1.- 10a1 COURS DE PERFECTIONNEMENT ._ _ .1066 I 7 CONGRÈS.12212 LL LL LL LL LL 1111111 1.- 1069 % O NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES .1072 a\u201c.* \u2014 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ._ ._1074 POLYVINYLPYRROLIDONE-IODE (PVP.IODE) STABILIS A we AmIY cc de POVIDONE-IODE N.N.D.' *Qualité contrôlée Brevet Canadien No.684 559 JAI) JA A SAR Une fondation ROUGIER: l'institut de Recherches Appliquées en Thérapeutique (IRAT) ERS RR RR TR TR ee I \u2019 \\ ANTI-ÉMÉTIQUE ET NEUROSTATIQUE REMARQUABLE NE PROVOQUANT NI SOMNOLENCE, NI DÉPRESSION Ld EMETI prochlorpérazine a INDICATIONS NAUSÉES et VOMISSEMENTS à CON MIGRAINES et VERTIGES .» TROUBLES ÉMOTIFS et MENTAUX .e agit à faible dose | a .® exerce un léger effet stimulant demandez notre brochure i ® combat le \u201cstress\u201d émotif : Cp \u201cJour renseignements sur la posologie et les effets secondaires ue COMPRIMES 5, 10 ef 25 mg LIQUIDE 5 et 15 mg par 5 ml (c/à thé) fi SUPPOSITOIRES - 5, 10 et 25 mg AMPOULES - 2 et 5 ml, 5 mg par ml MULTIDOSES \u2014 10 ml, 5 mg par ml *marque déposée au Canada OULENC LIMITÉE 8580 ESPLANADE, MONTREAL 11 \\ big A TR I RI TR ER A PO SSE Directeur M.le professeur R.GINGRAS, i Doyen de la Faculté de médecine.É Rédacteur en chef M.le professeur Georges-A.BERGERON, Professeur de Physiologie pratique.Assistant-rédacteur M.le docteur Robert CARRIER, ÿ Sous-secrétaire de la Faculié de médecine.i Secrétaires à la rédaction MM.les docteurs Guy LAMARCHE et Jean BEAUDOIN.; Secrétaire-administrative Mle J, BERGERON.CONDITIONS Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est DE l\u2019organe officiel de la Sociélé médicale des Hôpitaux universitaires de PUBLICATION Laval et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant 2 d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles & aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT Le prix de l\u2019abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction: FACULTE DE MEDECINE UNIVERSITE LAVAL, QUEBEC.(Tél.: 681-9611 - local 244) bulletin de la société médicale des hôpitaux universitaires de laval (A) BUREAU DE DIRECTION M.le docteur Renaud LEMIEUX, président ; MM.les docteurs Rosaire GINGRAS, vice-président ; Georges-A.BERGERON, secrétaire ; Robert CARRIER.COMITÉ SCIENTIFIQUE M.le docteur Rosaire GINGRAS, doyen de la Faculté de médecine ; M.le docteur J.-B.JOBIN, président du Collège des médecins de la province de Québec ; M.le docteur Roland CAUCHON, président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Pierre JoBIN, JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MÉDICALE directeur du Département d\u2019anatomie ; .le docteur Fernando Hupon, directeur du Département d'anesthésiologie ; .le docteur Louis BERLINGUET, directeur du Département de biochimie ; .le docteur Wilfrid CARON, directeur du Département de chirurgie ; .le docteur Renaud LEMIEUX, directeur du Département de médecine ; .le docteur Léo GAUVREAU, directeur du Département de microbiologie ; .le docteur Lucien LARUE, directeur du Département de psychiatrie ; .le docteur René SIMARD, directeur du Département d'obstétrique et gynécologie ; .le docteur Paul PAINCHAUD, directeur du Département d\u2019oto-rhino-laryngologie et ophtalmologie ; .le docteur Carlton AUGER, directeur du Département de pathologie ; .le docteur Donat LAPOINTE, directeur du Département de pédiatrie ; .le docteur Corneil RADOUCO-THOMAS, directeur du Département de pharmacologie ; .le docteur Claude FORTIER, directeur du Département de physiologie ; .le docteur Henri LAPOINTE, directeur du Département de radiologie ; .le docteur Jean-Marc LESSARD, _ vice-président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Jacques BRUNET, i ; secrétaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Georges-A.BERGERON, Faculté de médecine UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC ZL 6 62 2 EE EE 2 § EE SZ gg gg gE secrélaire correspondant de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Clément JEAN, | oo trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval. = =.= = \u2014 rea Ini igi = ea pr os ~y N = = = = = Ig i: ih 5 (B) Laval : NN ay \u20ac 6 a.N ADT es = \u201cre x Vol.35 - Nov.1964 Médical > NS 1,4 La NE 7-4 = $ (XX = où X = valeur moyenne; X = valeur individuelle: N =nombre d\u2019échantillon. 1006 Les antécédents personnels : Le garçon est né à terme avec une présentation céphalique.L'accouchement a été difficile mais sans complication.A la naissance, il pesait 7,4 livres et son développement s\u2019est effectué normalement.Il a reçu les vaccins B.C.G., D.T.Cet antipoliomyélite.Les antécédents médicaux : Depuis sa naissance on ne relève que de la rougeole et des troubles digestifs.La maladie actuelle : La mère de l\u2019enfant consulte le pédiatre depuis toujours pour une pâleur prononcée, de l\u2019anorexie, une hyperthermie occasionnelle, des douleurs abdominales de plus en plus fréquentes et intenses et des troubles digestifs devenus inquiétants.A l\u2019examen de l\u2019enfant, nous constatons les faits suivants.Il s\u2019agit d\u2019un garçonnet de trois ans, blond aux yeux bleus, qui présente une pâleur marquée des téguments et une décoloration des conjonctives.Nous remarquons des taches pur- puriques à la face antérieure des jambes et à la partie antérieure du tronc.A la palpation de l\u2019abdomen, nous notons une hépatomégalie modérée, le foie dépassant de deux à trois travers de doigt le rebord costal droit.Le pôle inférieur de la rate est facilement palpable.L\u2019abdomen est sensible et la région médiane profonde est douloureuse à la palpation.Il n\u2019existe aucune contracture.Nous notons également une polymicroadénopathie inguinale et cervicale.La température est à 98°F.; les réflexes ostéo-tendi- neux sont normaux et le poids de l\u2019enfant est de 26 livres.L\u2019examen de l\u2019appareil cardio-vasculaire et du système neuromusculaire, l\u2019étude des autres systèmes de même que celle du développement psy- cho-moteur de l\u2019enfant ne révèlent rien d\u2019anormal.L\u2019examen du fond d\u2019œil met en évidence une lipémie rétinienne modérée.Devant la pâleur évidente de cet enfant et la constatation d\u2019un purpura associé à une splénomégalie et à une adénopathie étendue, nous avançons d\u2019abord le diagnostic probable d\u2019une Maurice BELANGER rs Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 leucose aiguë ou d\u2019une autre maladie du système hématopoiétique.Les examens de laboratoire : Les radiographies du crâne et des os longs révèlent un âge osseux correspondant à l\u2019âge réel de l'enfant.L\u2019index céphalique est de 74 et le crane est légérement en forme de tour.Les fontanelles ne sont pas fermées.La formule sanguine montre les résultats suivants : Hémoglobine.90% Globules rouges.4 500 000 Valeur globulaire.0,97 Globules blancs.6 500 Polynucléaires .51% Stab.9% Lymphocytes.319% Plasmocytes.9% L\u2019électrophorése des protéines est normale qualitativement et quantitativement.L\u2019amylase, la lipase, les transaminases, le calcium total, le calcium ionisé, l\u2019iode protéinique, la glycémie et l\u2019azotémie sont normaux.L'examen des selles et de l\u2019urine ne révèle aucune anomalie pathologique.Le chromatogramme des acides aminés urinaires est normal.Le profil lipidique de l\u2019enfant est fort révélateur et il fournit les données suivantes : Lactescence du sérum.\u2026.++++ Lipides totaux.2780 mg % Phospholipides.290mg % Cholestérol total.225mg % Triglycérides.2155 mg % Lipoprotéine a.2,8% Lipoprotéine.97,2% Rapport 8/a.34.0 Le sérum de ce petit patient est franchement lactescent et le profil lipidique pratiqué a plusieurs reprises après une période de jeûne de 12 à 20 heures, met constamment en évidence la dys- lipémie.Epreuve à l\u2019héparine.Nous avons effectué l\u2019épreuve à l\u2019héparine d\u2019après la méthode proposée par Beaumont (20).Nous avons donné tantôt 25 mg, tantôt 50 mg d\u2019héparine par voie intraveineuse et nous avons dosé les acides gras non estérifiés avant l\u2019injection et, par la suite, à toutes les quinze minute (figure 2).Nous avons égale- us AS la \u201ctulle M iy.0, 16; i: Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 PROFIL LIPIDIQUE DANS L\u2019HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE FAMILIALE 1007 1200 TABLEAU IV 1100 | Lipidogramme avant el après héparine.Variation du rapport T 1000 B/a sous l\u2019influence de l\u2019héparine.> w 900 2 Lipo- Li téi R t : 800 protéine wore éine \u201cor 4 700 = 600 Avant I'héparine.39 97% 32,3 hd 30\u2019 aprés I'héparine.| 5% 95% 19,0 5 500 | 90 aprés I'héparine.3,6% 96,4% 26,7 6 = 400 | 5 300} enfant nous ont rapidement conduit au diagnostic £ ool d\u2019hyperlipémie essentielle.En outre, la lactes- < 100 | cence constante du sérum, malgré l\u2019état de jeûne relatif de ce garçon et l\u2019absence de toute étiologie 0 15 30 45 60 75 90 cliniqguement décelable, nous ont incité à étudier Temps (minutes) Figure 2.\u2014 Épreuve à l\u2019héparine.Augmentation des acides gras non estérifiés avec retour à la normalité 90 minutes après l\u2019injection d\u2019héparine.ment fait un lipidogramme sur chaque prise de sang (tableau IV).Dans les deux cas, l\u2019épreuve à l\u2019héparine s\u2019est avérée positive : les acides gras non estérifiés ont augmenté tandis que les lipoprotéines 8 se sont abaissées indiquant le rôle de l\u2019héparine comme co-facteur activant la lipo- protéine-lipase.Conclusion et diagnostic : Les antécédents, l\u2019histoire clinique de la maladie actuelle et le profil lipidique très révélateur de cet le caractère familial du syndrome en explorant les autres membres de la famille.PROFILS LIPIDIQUES ET HISTOIRE CLINIQUE DE LA FAMILLE DU PROBANT : Dans le tableau V, nous présentons les résultats complets des profils lipidiques de tous les membres de la famille de notre premier malade.Tous les prélèvements ont été faits à jeun et tous les dosages ont été pratiqués en double.Commentaires : La lecture rapide du tableau V, nous met rapidement en présence de deux autres enfants atteints du syndrome d\u2019hyperlipémie essentielle.Tout TABLEAU V Profil lipidique de la famille du brobant.Trois membres de la famille paraissent atteints d'hyperlipémie familiale Lipides Trigly- Cholestérol Plus pho- Acides gras Lipoprotéines A ; totaux cérides lipides non estérifiés en pourcentage Rapport ge Sexe \u2014 Lactescence \u2014 Te en mg% T7 4 TR B/a en mg % en mg % ° en mg % en mEq/l] a 8 Pére.40 M 595 23 185 290 480 18,5 81,5 4,4 O Mère.38 F 1173 772 270 370 580 16,6 83,4 5,0 O M.B.3 M 2 780 2105 225 290 600 2,8 97,2 34,5 ++++ B.13 F 3 000 2 364 259 250 560 1,0 99,0 99,0 ++++ B.19 F 2 540 2057 190 200 685 3,6 96,4 27,0 +++ B.1 M 500 59 160 190 600 28,2 71,8 2,5 O B.11 F 600 69 190 250 620 28,5 71,5 2,5 O B.8 M 549 0 178 310 580 23,1 76,9 3,3 O B.9 F 466 31 158 200 720 42,8 57,2 1,9 O B.17 M 494 56 194 140 728 24,5 75,5 1,3 O B.15 F 587 20 246 200 680 24,5 75,5 3,0 Oo B 5 M 687 61 185 350 960 23,0 77,0 3,3 oO Bi + i Bt 4 8 BH 1008 comme leur frère, M.B., leurs sérums sont lactescents et leurs profils lipidiques, caractéristiques.L\u2019hypertriglycéridémie, l\u2019augmentation des lipides totaux et des lipoprotéines 8 ne peuvent être mis en doute.L\u2019ainée de la famille, H.B., présente une pâleur évidente qui nous fait immédiatement penser à la possibilité d\u2019une anémie sévère.À l'examen, nous ne pouvons mettre en évidence chez elle, aucun symptôme pouvant être relié directement à cette dyslipémie.Il y a deux ans, cependant, à la suite de douleurs abdominales vagues et profondes, elle a été hospitalisée pendant quelques jours.Son médecin lui révéla alors l\u2019existence de son hyperlipémie et lui prescrivit un régime hypograisseux qu\u2019elle se fait un plaisir d'ignorer complètement.Le troisième membre de la famille atteint de la maladie, D.B., une fillette de 13 ans, ne présente aucune manifestation clinique relative à son hyperlipémie.Elle ignore totalement son état et elle vaque à toutes ses occupations d\u2019écoliére sans le moindre malaise.Les autres enfants, sauf B.B.et G, B., qui ont des phospholipides au-dessus des valeurs normales, ne présentent aucune anomalie lipidique ou clinique.Pour diverses raisons, nous n\u2019avons pu malheureusement pratiquer les épreuves d\u2019hyperlipémies provoquées, qui auraient avantageusement complété notre investigation.Maurice BELANGER Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 La mère des enfants présente une dyslipémie modérée, caractérisée par l'augmentation des lipides totaux, des phospholipides et des lipoprotéines 8.Sans l\u2019observance d\u2019un régime hypo- graisseux sévère, elle ferait dit-elle des « crises de foie».Il s\u2019agit d\u2019une femme fatiguée, maigre et frêle.Elle a subit une cholécystectomie il y a quelques années et, depuis, elle poursuit péniblement ses activités de ménagère.Il semble bien que la mère de cette famille nous révèle assez clairement l\u2019origine du syndrome retrouvé chez trois de ses dix enfants.Aucune étiologie n\u2019a pu être décelée pouvant, par exemple, expliquer une hyperlipémie secondaire chez ses trois descendants.Le père, ancien tuberculeux à la retraite, paraît en excellente santé.Aucune anomalie lipidique, ni aucune manifestation clinique relative à la maladie, n\u2019ont pu être mis en évidence.En résumé, il s\u2019agit d\u2019une famille pauvre, économiquement faible et vivant de l\u2019Assistance sociale.L\u2019alimentation familiale vérifiée sur place à plusieurs reprises, nous a paru saine mais non équilibrée.Vivant à l\u2019étroit, entassés dans une maison exiguë, chacun des membres de la famille peut devenir cuisinier suivant les circonstances.Les premiers résultats obtenus par l\u2019étude com- pléte de la famille B.nous ont encouragés à poursuivre nos recherches chez les collatéraux du père et de la mère du probant.TABLEAU VI Profil lipidique de la famille de F.B., frère de monsieur B.Lipides Trigly- Phospho- Lipoprotéines, A totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport ge Sexe \u2014 Lactescence \u2014 \u2014 \u2014 en mg % Bla en mg % en mg % en mg % ° a 3 Pére.40 M 1 600 532 525 365 4,0 96,0 24,0 + Mere.40 F 565 164 200 200 30,0 70,0 2,3 Oo G.B.12 F 516 71 180 178 25,6 74,4 2,8 O G.B.\u2026 12 M 456 6 210 168 30,1 69,9 2,3 Oo M.B.17 F 433 49 180 144 30.0 70,0 2,3 oO N.B.15 F 424 34 170 148 28,1 71,9 2,8 Oo M.B.7 F 633 99 210 217 23,1 76,9 3,2 Oo J.B.16 M 516 48 190 173 27,4 72,6 2,6 oO M.B.14 F 458 18 190 168 24,6 75,4 3,0 O N.B.9 F 466 1 190 185 19,1 80,9 4,2 O J.B.2.21.19 F 491 122 250 148 26,0 74,0 4.2 oO R.B.24 M 507 0 210 217 17,3 82,7 4,7 oO pit ons ilk Jit! \u2018us \u201cer fa lala ss fais \u201cmnt he.apd * plis ver q dead le J pel di, unghie én M up 4 sement, se Emin RLY, rg Happ 1h: she Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 PROFIL LIPIDIQUE DANS L\u2019HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE FAMILIALE 1009 ÉTUDE BIOCHIMIQUE ET CLINIQUE DES COLLATÉRAUX DU PÈRE DU PROBANT : Monsieur B., père du probant, est issu d\u2019une famille composée de cinq frères et d\u2019une sœur.Ils sont tous mariés et ont des familles nombreuses.Nous étudierons maintenant le dossier de chacun d\u2019eux ainsi que celui de leurs descendants.1.Famille de F, B., frère de monsieur B.: La lecture du tableau VI, nous met en présence des faits suivants : la mère et les dix enfants formant cette famille paraissent indemnes de la maladie.Du moins, aucune anomalie lipidique n\u2019a pu être découverte à la suite de nos dosages.De plus, aucun signe biologique ne nous fait penser qu\u2019il y a parmi eux des porteurs d\u2019un gène anormal.Le père, au contraire, présente le syndrome d\u2019hyperlipémie classique ; son sérum est lactescent, son profil lipidique révèle une dyslipémie complète avec hypercholestérolémie et hyperphos- pholipémie.Par l\u2019examen clinique et par l\u2019anamnèse, nous n\u2019avons pu mettre en évidence aucune cause pouvant expliquer cette dyslipémie.Cliniquement, le seul stigmate de cette hyperlipémie nous est révélé par la présence d\u2019un xanthome tendineux incommodant.Pour cette dernière raison, il a été hospitalisé il y a quelques années et la tumeur a régressé partiellement à la suite d\u2019une diète appropriée et sévère.Depuis cette hospitalisation, il observe avec intelligence, un régime bien équilibré et pauvre en graisses.En résumé, il s\u2019agit d\u2019un cultivateur travaillant durement et qui n\u2019accuse aucun malaise en dépit d\u2019une hyperlipémie importante.2.Famille de O.B., frère de monsieur B.: Les profils lipidiques de la famille O.B., inscrits au tableau VII, mettent en relief deux faits importants : le pére de la famille présente indubitablement un syndrome d\u2019hyperlipémie essentielle mineur et quatre enfants sur onze ont des glycérides plasmatiques anormalement élevées.Il semble certain que les épreuves d\u2019hyperlipémies provoquées nous auraient permis de mettre en évidence une prolongation anormale de la lipémie post- brandiale chez plusieurs enfants, notamment chez C.B., À.B., G.B.et F.B.Cliniquement, nous n\u2019avons pu découvrir aucun antécédent pathologique ni aucune manifestation clinique pouvant être reliés à un trouble quelconque du métabolisme des lipides.Cependant, l\u2019interprétation du profil lipidique de ces quatre enfants nous suggère la possibilité de la présence chez eux, d\u2019un gène anormal, porteur éventuel de la maladie.Le père de la famille sait, depuis son séjour dans l\u2019armée canadienne, c\u2019est-à-dire depuis 20 ans, que son sérum est lactescent.Hospitalisé à cette époque dans un hôpital militaire, les médecins ont TABLEAU VII Profil lipidique de la famille O.B., frére de monsieur B.Lipides Trigly- Phospho- , Lipoprotéines, totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport Age Sexe \u2014 Lactescence Tu \u2014 SU en mg % 5 - Bra en mg % en mg % en mg % a 8 Père.43 M 1280 528 230 217 15,0 85,0 5,6 + Mère.; 40 F 500 0 200 195 28,0 72,0 2,6 O C.B.6 M 590 214 120 105 29,8 70,2 2,4 O A.B.3 M 606 196 170 150 30,6 69,4 2,3 O G.B.2 M 864 335 190 160 17,5 82.5 4,7 O N.B.7 F 449 55 180 144 30,0 70,0 2,3 O M.B.8 M 532 22 220 195 27,0 73,0 2,7 Oo D.B.20 M 466 ] 215 168 20,7 79,3 3,8 O M.B.17 F 433 33 165 158 24,7 75,3 3.0 oO F.B.15 M 600 186 180 158 20,0 80,0 4,0 O P.B.11 F 433 47 165 148 15,8 84,2 5,3 O D.B.i 10 F 491 53 195 163 33,3 66,7 2,0 oO A,B.| 9 F 482 4 220 173 27,4 72,6 2,0 OC 1010 Maurice BÉLANGER Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 TABLEAU VIII Profil lipidique de la famille H.B., frère de monsieur B.Lipides Trigly- Phospho- Lipoprotéines, \u2018 totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport Age Sexe \u2014 Lactescence \u2014 \u2014 TT en mg % Bla en mg % en mg % en mg % a 8 Père .44 M 524 19 209 185 24,0 76,0 3,1 Oo Mere.44 F 615 40 230 232 26,4 73,6 2,7 Oo H.B.6 M 565 0 285 144 30,0 70,0 2,3 oO M.B.7 F 498 73 160 178 27,7 72,3 2,6 Oo L.B.12 F 400 20 160 148 28,8 71,2 2.4 O J.B.1222000- 14 M 460 2 200 173 33,0 67,0 2,0 0 J.B.2000e 8 M 474 6 185 190 24,6 75.4 3,0 O M.B.10 F 640 20 230 214 28,5 71,5 2,5 O éliminé par de « nombreux examens » toute hyperlipémie secondaire ou symptomatique.On lui prescrivit alors un régime approprié et on lui conseilla de l\u2019observer scrupuleusement durant toute sa vie.Monsieur O.B.est un cultivateur pauvre qui doit travailler dix heures par jour pour faire vivre misérablement sa nombreuse progéniture.Néanmoins, depuis sa sortie de l\u2019armée, aucune hospitalisation, ni aucun malaise à signaler.Son examen clinique est sans particularité et on note l\u2019absence de xanthome cutané.Cependant, en dépit d\u2019un régime limitant l\u2019apport lipidique, son sérum demeure légèrement lactescent et ses lipides totaux, contrôlés à plusieurs reprises, demeurent relativement élevés.La mère de la famille offre un bilan lipidique parfaitement normal et l\u2019histoire de son dossier médical, ne montre aucune anomalie pathologique importante.3.Famille de H.B., frère de monsieur B.: La famille de Monsieur H.B.(tableau VIII), autre frère du père du probant, paraît indemne de la maladie : aucune dyslipémie ni aucune symptomatologie n\u2019ont pu être décelées par l\u2019examen clinique et par l\u2019étude biologie de chacun de ses membres.4.Famille X.B., frére de monsieur B.: Le profil Hpidique du père et des enfants réunis dans le tableau IX, ne présente aucune particularité en rapport avec le syndrome hyperlipémique.Comme toutes les familles composant la lignée paternelle, celle-ci est économiquement faible, vivant d\u2019allocations sociales.La mère affecte un bilan lipidique subnormal qui paraît relié à une insuffisance hépatique et qui s'accompagne d\u2019hypertension artérielle de nature encore indéterminée.Son médecin lui a proposé une intervention chirurgicale afin d\u2019améliorer son état actuel.TABLEAU IX Profil lipidique de la famille X.B., frère de monsieur B.Lipides Trigly- Phospho- Lipoprotéines, Age Sexe totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport Lactescence \u2014 In \u2014 enmg% | B/a enmg % en mg % en mg % a 8 Pére.30 M 560 0 210 268 18,4 81,6 4,4 Oo Mère 34 F 856 152 420 325 16,8 83,2 4,9 oO R.B.3 M 574 4 225 225 16,2 83,8 5,1 O M.B.6 M 568 0 271 200 24,2 75.8 3,1 O Y.B.0000s 7 M 641 5 228 217 35,0 65,0 1,8 O B.R.\u2026.\u2026.2 M 564 0 200 178 15,4 84,6 5,5 O M.B.2 F 666 3 228 225 36,2 63,8 1,7 oO i api + ls à Fan iB.er IE te fam Herp hs Jap \u201chme \u2018mh \u201cx fr iffons Hr nda \u201cke a ty i ls fi Ss a Hl fy My \u201clt g \u201clng \u201cgt \u201cqu in i Hany gy \u201ci 8 \u201csn OT ( \u201cBey dite x h j Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 PROFIL LIPIDIQUE DANS L'HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE FAMILIALE 1011 TABLEAU X Profil lipidique de la famille de madame F., unique sœur de monsieur B.Lipides Trigly- Phospho- ; Lipoprotéines, totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport Age Sexe \u2014 Lactescence \u2014 TS \u2014 en mg 9, Bla en mg 9, en mg % en mg % a 8 Père.48 M 680 7 238 232 19,0 81,0 4,2 Oo Mere.36 F 520 2 200 214 20,0 80,0 4,0 oO JF.17 M 425 33 165 153 22,2 77.8 3,5 O P.F.16 M 500 58 220 148 23,5 76,5 3,2 OC A,.F.121100 14 F 463 43 170 168 23,0 77,0 3,3 oO MF.12 M 697 3 285 207 22,0 78.0 3.5 oO N.F.2224.2 M 511 0 228 190 24,5 75,5 2,8 oO HF.3 ms F 690 222 270 200 11,7 88,3 7,5 O 5.Famille de madame F., unique sœur de monsieur B.: La famille de madame F.(tableau X), sœur de monsieur B., ne présente aucune dyslipémie, ni aucune maladie particulière.La pauvreté de cette famille cotoie une misère physiologique indescriptible.Le père ne travaille pas depuis plusieurs années, se contentant de l\u2019aide d\u2019autrui et la progéniture vit dans une cabane infecte absolument incompatible avec un certain degré de dignité humaine.La mère de la famille, d\u2019apparence frêle et débile, accepte difficilement les conditions économico-sociales de son milieu et elle paraît vivre dans une perpétuelle dépression.Cependant, l\u2019examen clinique et le bilan biologique de cette femme, ne révèlent aucune déficience pouvant être reliée directement ou indirectement au syndrome présentement considéré.6.Les grands-parents du bprobant : Nous avons particulièrement étudié le dossier médical des grands-parents (tableau XI) espérant découvrir chez eux un profil lipidique significatif pouvant expliquer raisonnablement la maladie retrouvée dans leur descendance.Il s\u2019agit d\u2019un vieux couple encore fort enthousiaste qui jouit d\u2019une excellente santé.Ils ont eu quatorze enfants : sept sont décédés en bas âge et sept survivent.Le grand père a été hospitalisé il y a quelques années pour de l\u2019artériosclérose cérébrale et de l\u2019hypertension artérielle.Nous n\u2019avons pu retracer dans son dossier médical aucune donnée susceptible de nous révéler l\u2019exis- (5) tence d\u2019une hyperlipémie même mineure lors de son hospitalisation.De plus, les frères et les sœurs du grand-père jouissent d\u2019une excellente santé et « vivent vieux comme lui ».Du côté maternel, nous n\u2019avons pu mettre en relief aucune déficience particulière ni aucun indice significatif.Cependant, il faut signaler un fait important : ce vieux couple grignotte beaucoup plus qu\u2019il ne mange.En outre, le soin avec lequel ils éliminent de leur alimentation, toute substance de nature lipidique, équivaut sûrement à un régime hypograisseuxtrès sévère.Cette diète rigide, scrupuleusement observée, peut expliquer, croyons- nous, l\u2019allure normale de leur lipémie.Nous avons tenté mais sans succès, de pratiquer chez eux, une épreuve d\u2019hyperlipémie provoquée, qui TABLEAU XI Profil lipidique des grands-parents, père et mère de monsieur B.Grand-père Grand-mère Age.ee 82 69 Lipides totaux, en mg %.00002220.565 590 Triglycérides, en mg %.202020000 242 12 T7 Phospholipides, en mg %.270 235 Cholestérol, en mg %.ocovvnvnnnnennnnn 190 260 a 14,3 18,5 Lipoprotéines, en pourcentage.8 85,7 81,5 Rapport B/@.vo vueiven iii 6,0 4,7 LactesCence.ooivienirirannns Oo O 1012 aurait peut-être mis en évidence, une lactescence anormale et significative.ÉTUDES BIOLOGIQUES ET CLINIQUES DES COLLATÉRAUX DE LA MÈRE DU PROBANT : La lignée maternelle est composée de neuf enfants : trois filles et six garçons.Comme nous l\u2019avons fait pour la lignée paternelle, nous étudierons maintenant, le profil lipidique et l\u2019histoire clinique de tous les membres de cette famille remontant jusqu\u2019aux grands-parents maternels.Afin de ne pas surcharger inutilement notre texte, nous nous limiterons aux données positives pouvant nous réveler l\u2019existence du syndrome d\u2019hyperlipémie ou simplement, nous éclairer sur le mode de transmission de la maladie.1.Famille de madame C., sœur de la mère du brobant : Le père et les enfants composant cette famille (tableau XIT) paraissent en excellente santé et normaux sauf M.C.et À.C.qui présentent un rapport de lipoprotéines 8/a au-dessus de la valeur normale.L'histoire et l\u2019examen clinique de chacun d\u2019eux est sans particularité.La mère, au contraire, paraît touchée par la maladie.Son profil lipidique montre, en effet, une dyslipémie mineure caractérisée par l\u2019augmentation des lipides totaux, des triglycérides et des liproprotéines 8.En outre, elle a subit une cholécystectomie il y a quelques années et même depuis cette opération, elle doit encore éliminer de Maurice BELANGER Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 probable qu\u2019en l\u2019absence d\u2019un régime approprié, le sérum de cette patiente serait lactescent ; d\u2019ailleurs, elle paraît naturellement protégée contre l\u2019apparition d\u2019une dyslipémie majeure par un dégoût évident de tout ce qui « sent la graisse ».2.Famille de madame D., sœur de la mère du probant : La mère et les enfants réunis dans le tableau XIII, paraissent indemnes de toute atteinte pathologique relative au syndrome hyperlipémique.Tous les membres de cette famille s\u2019alimentent sans aucune restriction lipidique.Le père affecte un profil lipidique subnormal compatible avec une cardiopathie compensée.3.Famille de monsieur L.H., frère de made- me B.: La mère et tous les enfants groupés dans le tableau XIV, présentent un profil lipidique parfaitement normal.Le père, frère de madame B., accuse une dyslipémie mineure mais caractéristique ; augmentation des lipides totaux, des glycérides, du cholestérol et des lipoprotéines 5.Il s\u2019agit d\u2019un homme fatigué, fragile aux désordres digestifs et qui réussit à travailler normalement en limitant l\u2019apport lipidique dans sa diète quotidienne.4.Famille de monsieur H.H., père de madame B.: Les résultats du tableau XV, ne révèlent aucune sa diète, les graisses de toute nature.Il semble anomalie lipidique chez cette famille.Le profil TABLEAU XII Profil lipidique de la famille de madame C, sœur de la mère du probant Lipides Trigly- Phospho- Lipoprotéines, totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport Age Sexe \u2014 Lactescence To TS TT en mg % 1 B/a en mg % enmg % en mg % ° a 8 Père.36 M 565 7 240 210 29,0 71,0 2,4 0 Mere.34 F 1031 364 266 270 15,0 85,0 5,6 Traces M.C.\u2026.\u2026.14 F 557 127 180 168 6,0 94,0 15,6 0 M,C.\u2026.\u2026.12 F 633 83 260 195 24,3 75,7 3,2 O NC.9 F 667 12 280 178 28,1 21,8 2,5 O L.C.6 F 615 140 200 185 24,0 76,0 3,1 0 LC.4 F 648 130 220 200 20,0 80,0 4,0 0 GC.3 M 565 158 190 153 14,5 5,5 6,0 oO AC.1 M 486 176 140 114 14,7 85,5 5,8 O hes nh vst ae 12 15 de Laval Médical E I, Vol.35 - Nov.1964 PROFIL LIPIDIQUE DANS L'HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE FAMILIALE 1013 E UN TABLEAU XIII ; i a : k Profil lipidique de la famille de madame D, sœur de la mère du probant R uf: E a Li tai 3 \u2018 Lipides Trigly- Phospho- ipoprotéines, - USE] totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport Age Sexe = \u2014 B/a Lactescence i: 1\" i en mg 9% en mg % en mg % en mg % a 8 | Père._.45 M 931 154 330 300 9,0 91.0 10,1 0 | a Mère 1.42 F 648 130 185 217 20,0 80,0 4,0 oO 3 AOL P.D.| 19 F 587 49 240 200 15.8 84,2 5,3 0 E mal C.D.18 M 590 119 180 185 25,4 74,6 2,6 oO È ia RD.17 M 532 145 230 178 36,3 63,7 1,7 oO À Tige AD.15 M 582 129 210 163 38,4 61,6 2,0 Oo i \u2019 B.D.en.14 M 648 145 220 190 33,3 66,7 2,0 0 k: enter M.D.13 F 500 74 180 158 38,4 61,6 1,6 oO ki M.D.11 F 516 55 210 168 31,0 69,0 2,2 O El N.D.I.6 F 480 60 180 163 37,0 63,0 1,7 oO i nore.Ek $ à TABLEAU XIV Hal | Bilan lipidique de la famille de monsieur L.H., frére de madame B.E das ; , ; Lipides Trigly- Phospho- Cholestérol Lipoprotéines, JDE Age Sexe totaux cérides lipides hors er en pourcentage Rapport Lactescence F ÿ s \u2014 \u2014 = enmg% | 0 B/a \u2019 È Ak en mg % en mg % en mg % ° a 8 È cle.b ; Père.30 M 989 191 300 335 13.8 86,2 6,2 oO À Sg Mère.27 F 622 0 280 237 30,1 69.9 2,3 0 : sf D.H.\u2026.\u2026 5 F 615 72 220 217 24,3 75,7 3,1 0 i LH.7 F 667 124 230 237 17,2 82,8 4,8 O gi ésord LH.6 F 698 120 260 200 23,2 76,6 3,2 0 j D.H 2 M 667 159 210 211 26,0 75,0 2,8 © à ale M.H.1 F 576 51 260 178 25,7 74,3 2,8 O ; kr LH.4 ms F 510 62 210 160 30,0 70,0 2,3 0 ; i \u201d TABLEAU XV i Bilan lipidique de la famille de monsieur H.H., frére de madame B.j fal : Lew Lipides Trigly- Phospho- Lipoprotéines, E f totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport À Age Sexe 2 2 _ \u2014 8/ Lactescence : en mg % a i en mg % en mg % enmg % a 8 À Pére.29 M 856 127 260 315 11,4 88,6 7,7 O fi Mère.23 F 607 117 200 195 30,0 70,0 2,3 0 k: \u2014 S.H.7 F 590 160 200 190 28,3 71,7 2,5 O E C.H.\u2026.\u2026.5 F 623 0 240 233 20,8 79,2 3,8 O ] G.H.3 M 424 53 125 166 17,8 82,2 4,6 O i RH.1 M 441 57 160 144 20,0 90,0 4.0 0 ! Laser g -Tw lipidique du père s\u2019écarte légèrement de la norma- 5.Famille de monsieur R.H., frère de madame B.: 3 » lité, Cependant, il s\u2019agit d\u2019un jeune alcoolique La famille réunie dans le tableau XVI, ne w qui s\u2019est montré peu coopératif.Il est probable présente aucun antécédent pathologique relatif | 8: même que les conditions expérimentales rigoureu- au syndrome hyperlipémique.L'examen clinique K ses qui ont présidé à tous nos dosages, n\u2019ont pu et les profils lipidiques de chacun d\u2019eux sont sans + être observées chez lui.particularité. ._ Laval Médical 1014 Maurice BÉLANGER Vol.35 - Nov.1964 TABLEAU XVI Profil lipidique de la famille de monsieur R.H., frère de madame B.Lipides Trigly- Phospho- Lipoprotéines, totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport Age Sexe \u2014 Lactescence - \u2014 TS en mg % Bla en mg % en mg % en mg % a 8 Pere.25 M 823 115 255 237 16,2 83,8 5,1 oO Mere.24 F 627 28 200 233 25,0 75,0 3,0 Oo H, H.3 F 483 0 195 200 23,0 77,0 3,3 oO P.H.1144 M 481 27 200 171 28,6 71,4 2,5 O TABLEAU XVII Profil lipidique de la famille de monsieur L.H.,, frère de madame B.Lipides Trigly- Phospho- J Lipoprotéines, totaux cérides lipides Cholestérol en pourcentage Rapport Age Sexe _ _ _ \u2014 B/a Lactescence en mg % en mg % en mg % en mg % a 8 Pére.27 M 613 95 220 200 22,0 78,0 3,5 O Mere.26 F 615 64 215 275 15,0 85,0 5,3 Oo M.H.3 F 500 \u2014 \u2014 175 30,0 70,0 2,3 O L.H.8ms F 495 \u2014 \u2014 140 \u2014 \u2014 \u2014 O 6.Famille de monsieur L.H., frère de madame B.: L\u2019étude du tableau XVII montre que cette famille est tout à fait normale au point de vue qui nous intéresse.7.Les frères célibataires de madame B.: Les frères célibataires de madame B.(tableau XVIII) ont un profil lipidique normal.TABLEAU XVIII Profil lipidique de A.H.et J.H., fréres célibataires de madame B.A, H.J.H, Age.04e aa ea aa ae 24 22 Lipides totaux, en mg % .581 576 Triglycérides, en mg %.222222100 0006 45 58 Phospholipides, en mg 9%.240 220 Cholestérol, en mg %.122220000000e 201 200 ! a 22,3 20,0 Lipoprotéines, en pourcentage.8 71,7 80,0 Rapport B/a.«oo ovovei 3,5 4,0 Lactescence._.O O 8.Les grands-parents maternels : Les grands-parents maternels forment un couple relativement jeune.Le grand-père présente l\u2019image de la santé et il manifeste encore beaucoup d\u2019enthousiasme dans la poursuite de toutes ses activités quotidiennes.D\u2019après lui, ses frères et sœurs ne connaissent pas la maladie, ignorant même «la visite aux médecins ».La grand-mère au contraire, s\u2019appuie sur une diète rigoureuse pour pouvoir vaquer plus ou moins bien à ses obligations de ménagère.Malgré l\u2019observance d\u2019un régime strict, elle présente un profil lipidique chargé, caractérisé par une hyperlipémie notable, une hyperglycéridémie typique et un sérum légèrement lactescent (tableau XIX).En outre, elle a subi une cholécystectomie il y a quelques années, et lorsqu\u2019elle s\u2019écarte de sa diète habituelle, rien ne va plus.Trois frères et une sœur sont décédés, à l\u2019âge de soixante ans, d\u2019infarctus du myocarde.ESSAI D'INTERPRÉTATION DU MODE DE TRANSMISSION DE L\u2019HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE L\u2019hyperlipémie essentielle, considérée comme syndrome, se caractérise par une hyperglycéridé- ts a ) 5 30 i ie ir ( site iB a irleph ep \u201cge df pot fat Ba is À still = Ce le) als, ae \u201ces de ele on \"NS \u201clime \u201caie nin Aen air dax d Hil \u201cfe il atteste pis M semi Ali uk, wil i gel! ea gi a1, Am 5 Ek 2 Wy git Laval Médical Vol.35- Nov.1964 PROFIL LIPIDIQUE DANS L\u2019HYPERLIPEMIE ESSENTIELLE FAMILIALE 1015 mie s\u2019accompagnant d'une lactescence plus ou moins prononcée du plasma lors de la période postprandiale.Cette hyperlipémie peut se compliquer d\u2019effets biologiques secondaires, tels que xanthomes éruptifs, hépato-splénomégalie, douleurs abdominales, troubles digestifs vagues, etc.Sur le plan pathogénique, il semble que l\u2019hyperlipémie puisse être considérée comme la résultante d\u2019une déficience enzymatique, en l\u2019occurrence la lipoprotéine-lipase dont le rôle est essentiel dans l\u2019épuration (clearance) des triglycérides plasmatiques au cours de la période postprandiale.De plus, la fréquence élevée de l\u2019hyperlipémie essentielle dans cette famille laisse supposer que cette déficience enzymatique est inscrite dans le patrimoine héréditaire des individus atteints.A cause surtout des variations parfois considérables des formes cliniques de l\u2019hyperlipémie essentielle, peu d\u2019auteurs se sont hasardés à tirer des conclusions définitives concernant le mode de transmission de cette maladie héréditaire du métabolisme des lipides.La découverte de trois membre d\u2019une même famille atteints d\u2019hypertri- glycéridémie avec lactescence du plasma (donc cliniquement hyperlipémiques) nous a incité à étudier, sur trois générations, les antécédents familiaux de ces individus tarés dans le but de dégager le mode probable de transmission de cette maladie.I LJ MATERIEL ET METHODES : Nous avons dressé l\u2019arbre généalogique (figure 3) de cette famille d\u2019après les résultats bio- chimiques réunis dans les quinze tableaux précédents.Chez tous les sujets apparemment tarés, nous avons pu éliminer par les critères cliniques et biologiques habituels, toute hyperlipémie secondaire.Nous reconnaissons l'importance primordiale des épreuves de surcharge lipidique pour le dépistage efficace des formes frustes de l\u2019hyperlipémie idiopathique.Cependant, il nous a été impossible de pratiquer ces techniques pour diverses raisons : manque de collaboration, impossibilité d\u2019hospitaliser les membres de cette famille, etc.De l\u2019ensemble de notre investigation, nous avons pu dégager quelques observations révélatrices pouvant mettre en évidence un mode de transmission scientifiquement valable du syndrome hyperlipé- mique.OBSERVATIONS : La figure 3 représente l'arbre généalogique de la famille étudiée et dont certains membres (III-12, II[-18, III-19, II-1, II-2, I-4) sont atteints d\u2019hyperlipémie essentielle.Le probant, c\u2019est-à- dire le premier membre atteint de la famille à être examiné médicalement est placé au bas de l\u2019arbre généalogique (III-12, flèche oblique).Les flèches |) @ COLI 1 [] HOMME NORMAL O FEMME NORMALE = HYPERGLYCÉRIDÉMIE @æ SEULEMENT PER EELIIITEPEE aHODSOHAnS \\ PROBANT HYPERGLYCERIDEMIE ET ga, LcTEscence DU PLASMA Ness Figure 3.\u2014 Arbre généalogique d\u2019une famille atteinte d\u2019hyperlipémie essentielle. date ad dde a Eb RR 1016 en position verticale indiquent une descendance apparemment normale.1.Le probant (111-12) : L\u2019ensemble des critéres cliniques, biologiques et thérapeutiques étudiés chez lui permettent de conclure définitivement au diagnostic de l\u2019hyperlipémie essentielle (tableau V).2.Les frères et sœurs du probani (tableau V) : Deux des sœurs du probant (III-18, III-19) souffrent d\u2019hvyperlipémie essentielle ; les autres frères et sœurs du probant sont apparemment indemnes de la maladie.Nos conclusions sur le plan diagnostique ont été basées sur les mêmes critères que ceux énumérés plus haut.3.Le père et la mère du probant (tableau V) : Le père (II-7) est apparemment normal ; la mère (II-8), sans être hyperlipémique, manifeste toutefois une hypertriglycéridémie.4.Les grand-parents du probant : Du côté paternel, le grand-père (I-1) et la grand-mère (I-2) sont apparemment normaux ; du côté maternel, le grand-père (I-3) est aussi également indemne mais la grand-mère (I-4) est manifestement hyperlipémique (tableau XIX).TABLEAU XIX Profil lipidique des grands-parenls malernels Maurice BELANGER Grand-père Grand-mère Age.ee 64 60 Lipides totaux, enmg % .12000000 565 1188 Triglycérides, en mg %.02000221000 00 105 424 Phospholipides, en mg % 172 281 Cholestérol, en mg %.2002200000 200 294 | a 29,3 15,1 Lipoprotéines, en pourcentage,.B 70,7 84,9 Rapport B/a.20000005 sea aan nas 2,4 5,7 Lactescence.00224400 20 s een Las en oO + DISCUSSION : La présence dans une même fratrie de trois enfants (III-12, III-18 et III-19) atteints d\u2019hyper- Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 lipémie essentielle, associée au fait que deux des oncles (II-1, II-2) et la grand-mère (I-4) du côté maternel manifestent aussi la même anomalie fonctionnelle, suggère très fortement que la tare en question est familiale et héréditaire, c\u2019est-à-dire transmiscible d\u2019une génération à l\u2019autre.Une telle tare n\u2019est apparemment pas liée au sexe puisque dans l\u2019ensemble de la famille considérée, les deux sexes sont également affectés (trois mâles et trois femelles).Puisque le probant (III-12) et deux de ses sœurs (III-18 et III-19) de même que la grand-mère maternelle (I-4) sont hyperlipémiques, il est plus que possible que l\u2019hyperglycéridémie de la mère du probant (11-8) et celle d'un de ses oncles (11-11) et une tante (II-9) représente en fait une forme mineure d\u2019hyperlipémie, soit une hyperlipémie sans lactescence du plasma.Le même raisonnement est très probablement aussi valable dans le cas de quatre des enfants d\u2019une même fratrie (III-6, III-9, III-10 et III-11) qui sont hyperglycéridé- miques seulement et qui sont issus d\u2019un père (II-2) manifestement hyperlipémique.L\u2019analyse génétique de l\u2019arbre généalogique de la famille considérée, suggère que l\u2019hyperlipémie essentielle se transmet suivant le mode récessif autosomal simple ; cette récessivité pouvant cependant être incomplète chez certains des individus hétérozygotes qui présentent alors une forme mineure d\u2019hyperlipémie, c\u2019est-à-dire une hyper- glycéridémie plus ou moins marquée mais toujours sans lactescence du plasma.Pareille récessivité incomplète chez certains hétérozygotes peut être attribuable à des facteurs génotypiques reliés à la constitution héréditaire, soit à des facteurs à déterminer de la péristase, c\u2019est-à-dire du milieu.Si nous désignons par A, le gène dominant normal et par a, le gène allèle anormal récessif, la représentation théorique des génotypes et de leurs phénotypes correspondants peut se formuler de la façon illustrée par le tableau XX.Examinons maintenant l\u2019arbre généalogique de la famille étudiée à la lumière du modèle génétique de transmission héréditaire que nous venons de proposer.ju w le TH jr in) si iH] | ai ile I] i dec fa i | Fr Buf figé, TH, vant s nf io fo; | : hype ue: sil pal ps 10 | facts die bw a doris fe 4 ele ler i .et page Laval Médical Vol, 35 - Nov.1964 PROFIL LIPIDIQUE DANS L\u2019HYPERLIPÉMIE ESSENTIELLE FAMILIALE TABLEAU XX Représentation théorique des génotypes el des phénotypes correspondants dans l\u2019hyperlipémie familiale GÉNOTYPES PHÉNOTYPES AA (homozygote normal) ; Glycéridémie plasmatique normale ; Aa (hétérozygote normal ; récessivité complète) ; Glycéridémie plasmatique normale ; Aa (hétérozygote anormal ; récessivité incomplète) : Hyperglycéridémie plasmatique plus ou moins marquée ; aa (homozygote anormal).Hyperglycéridémie s\u2019accompagnant d\u2019une lactescence du plasma ; donc hyperlipémie.1.La famille du probant : Le probant (ITI-12) et deux de ses sœurs (IIT-18 et I1I-19) manifestant à la fois une hyper- glycéridémie et une lactescence plasmatique sont donc, par définition, homozygotes (aa) pour le gène pathologique.Cette homozygosité des enfants tarés présuppose que les parents sont hétérozygotes (Aa) pour le même gène anormal, qu\u2019il soit en récessivité complète ou incomplète.Pour ce qui est de la mère (II-8), l\u2019hétérozygosité avec récessivité incomplète du gène anormal est certaine puisqu\u2019elle présente une hyperglycéridémie plasmatique.Quant au père (II-7), il est raisonnable de penser que lui aussi a reçu une dose du gène anormal de ses parents puisque deux de ses frères (II-1 et II-2) sont des homozygotes (aa) tarés.Chez lui, contrairement à son épouse, le gène pathologique est en récessivité complète et, de ce fait, aucune hyperglycéridémie plasmatique ne s\u2019est manifestée.Si, comme nous venons de le supposer, les parents (I[-7 et II-8) du probant sont hétérozygotes (Aa), on doit s\u2019attendre à ce que, d\u2019après les règles des proportions numériques, environ le quart seulement de leur progéniture soit atteint d\u2019hyperlipémie essentielle, donc homozygotes (aa) pour le gène pathologique.Nos observations cadrent bien avec ces règles puisque trois seulement des dix enfants sont en effet des individus tarés.Pour ce qui est des enfants restés indemnes, les mêmes règles des proportions numériques prévoient qu\u2019environ le quart est génétiquement | homozygote pour le géne normal (AA), tandis que RRA ERR les autres sont des hétérozygotes (Aa).Il est intéressant de constater que des enfants supposé- ment hétérozygotes (Aa), aucun ne présente une hyperglycéridémie plasmatique ; il faut donc supposer que chez ces enfants hétérozygotes, tout comme leur père, le potentiel d'activité du gène anormal ne permet pas d\u2019atténuer celui du géne dominant correspondant (récessivité complète).2.Les oncles, tantes el grands-parents du probant : Du côté paternel, deux oncles (II-1, II-2) du probant sont manifestement hyperlipémiques et conséquemment homozygotes (aa) pour le gène pathologique.Ici encore, une telle homozygosité chez les oncles présuppose une hétérozygosité (Aa) des grands-parents paternels qui sont apparemment normaux (I-I, I-2).L'hypothèse de l\u2019hétérozygosité (Aa, récessivité complète) des grands-parents du probant se confirme par le fait qu\u2019encore suivant les règles des proportions numériques, deux seulement (II-1, II-2) de leurs sept enfants sont des hétérozygotes tarés.Les autres oncles et la tante du probant du côté paternel ne manifestant aucune hyperglycéridé- mie, sont donc ou bien des homozygotes normaux (AA) ou bien des hétérozygotes (Aa) chez qui la récessivité du gène pathologique est complète.Quatre (III-6, III-9, III-10, 111-11) des onze enfants d\u2019un des oncles paternels tarés (II-2) qui présentent une hyperglycéridémie sont, d\u2019après notre modèle génétique, des hétérozygotes (Aa) 1017 RE i: Ri 5 Î Fi if Bl hd # Rl: RE ih f J { A 1018 pour le gène pathologique en récessivité incomplète.Puisque cet oncle taré a vraisemblablement épousé une femme homozygote normale (AA), il est certain que tous les autres de ses enfants sont aussi hétérozygotes (Aa) mais avec dominance complète du gène normal.Le même raisonnement s\u2019applique dans le cas de la discordance de l\u2019autre oncle paternel taré (II-1) dont les enfants certainement hétérozygotes (Aa) sont tous d\u2019apparence normale.Du côté maternel, une tante (II-9) et un oncle (II-11) sont hyperglycéridémiques et d\u2019après notre modèle, certainement hétérozygotes (Aa) pour le gène pathologique en récessivité incomplète.Les autres oncles et tantes du probant, quoique d\u2019apparence normale sont très certainement aussi des hétérozygotes (Aa) puisque leur mère [grand- mère maternelle (I-4) du probant] est tarée, c\u2019est-à-dire homozygote pour le gène pathologique.On peut aussi conclure définitivement que le grand-père maternel (I-3) du probant est homo- zygote pour le gène normal (AA) puisque aucun de.ses enfants ne manifeste les symptômes à la fois d\u2019hyperglycéridémie et de la lactescence du plasma.Tant du côté paternel que maternel, les enfants issus des oncles et tantes non tarés du probant, sont tous d\u2019apparence normale bien que plusieurs d\u2019entre eux, leurs parents étant homozygotes (Aa) doivent certainement véhiculer à l\u2019état de complète récessivité, le gène pathologique.RÉSUMÉ : L\u2019étude d\u2019une famille dont quelques membres, répartis sur trois générations, sont atteints d\u2019hyperlipémie essentielle (hyperglycéridémie et lactescence du plasma) suggère que cette maladie héréditaire du métabolisme des lipides se transmet suivant le mode récessif autosomal simple.La récessivité du gène pathologique semble cependant être incomplète chez certains individus hétérozygotes qui manifestent alors une forme mineure d\u2019hyperlipémie (hyperglycéridémie sans lactescence du plasma).Maurice BÉLANGER Eh Et D ai D Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS GÉNÉRALES Dans la première partie de notre exposé, nous avons présenté succinctement, les aspects cliniques de l\u2019hyperlipémie essentielle familiale ainsi que les méthodes de dosage de six fractions lipidiques du sérum.Dans la deuxième partie, nous avons étudié l\u2019histoire clinique et le profil lipidique d\u2019une famille complète dont quelques membres étaient atteints d\u2019hyperlipémie familiale.Enfin et troisièmement, nous avons discuté d\u2019un mode de transmission de l\u2019hyperlipémie essentielle d\u2019après les résultats obtenus par l\u2019investigation biochimique de tous les membres de la famille étudiée, La découverte d\u2019un syndrome d\u2019hyperlipémie essentielle est trop souvent le fait du hasard et il arrive encore que des malades meurent de complication, sans qu\u2019un diagnostic précis n\u2019ait pu être posé.Cependant, le diagnostic des formes majeures de la maladie est d\u2019une simplicité déconcertante:; il suffit de centrifuger le sang et de noter à l\u2019œil, le degré de lactescence du sérum.Dans les formes frustes ou mineures du syndrome, les épreuves de surcharge lipidique sont essentielles au dépistage de la maladie tout comme l'épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée est essentielle au diagnostic des états prédiabétiques ou diabétiques.Le rôle du laboratoire dans le diagnostic de l\u2019hyperlipémie familiale est primordial puisque habituellement, la maladie n\u2019est pas soupçonnée.Ainsi, tout sérum lactescent devrait être signalé sur les rapports d\u2019examens de façon à attirer l\u2019attention du clinicien sur la possibilité d\u2019un syndrome hyperlipémique.BIBLIOGRAPHIE 1.ADDISON, T., et GuLL, W., Guy's Hosp.Rep., 7: 265, 1857, cité in JONES, J.N., JONES, E.G., 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REVUE PATHOLOGIQUE ÉTUDE COMPARATIVE DES DIFFÉRENTES CLASSIFICATIONS * DES TUMEURS TESTICULAIRES Les tumeurs testiculaires forment l\u2019un des chapitres les plus difficiles en pathologie par suite de leur complexité et de la difficulté de les classifier.HISTORIQUE Le sujet n\u2019est pas nouveau, mais il demeure encore d\u2019actualité.Chevassu (4), en 1906, fut le premier à démêler les tumeurs testiculaires.Il parla alors de deux formes communes : a) le tératome, et b) le sémi- nome qu\u2019il appelait alors épithélioma séminal.Il décrivit aussi la tumeur à cellules interstitielles et l\u2019adénome testiculaire.Nicholson (19), en 1907, montre que les sarcomes testiculaires sont rares, que les carcinomes séminaux sont fréquents, et que les tératomes forment un groupe spécial à structures variables.Ewing (7), en 1911, trouve dans des tératomes, du tissu ressemblant à un séminome et décide d\u2019appeler les séminomes, des carcinomes embryonnaires comme ne provenant pas de l\u2019épithélium séminal mais étant un dérivé des tératomes.Par la suite, plusieurs auteurs ont tour à tour élaboré des classifications.Mais avant d\u2019aller plus loin et pour comprendre et tâcher d\u2019expliquer la physiopathologie des tumeurs testiculaires, nous allons nous arrêter et faire appel à des notions d\u2019embryologie, d\u2019histologie et d\u2019anatomie.* Travail présenté à une séance du Département d\u2019anatomie pathologique de la Faculté de médecine, université aval.** Résident dans le Service d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Michel TREMBLAY ** EMBRYOLOGIE On se rappelle que le système excréteur chez l\u2019embryon (6 et 11) provient d\u2019une région du mésoblaste qu\u2019on appelle mésoderme intermédiaire, qui va se segmenter en petits cordons cellulaires, les néphrotomes.De ces cordons successivement apparaîtront le pronéphros (néphrotomes antérieurs ou cervicaux), le mésonéphros (néphrotomes dorso-lombaires) et le métanéphros (néphrotomes postérieurs).Le pronéphros donne naissance au rein primordial, simple tube urinaire, d\u2019où se formera le canal de Wolff, qui va s'ouvrir au cloaque (fin de la quatrième semaine).Une fois, le canal de Wolff formé, le pronéphros disparaît.Le mésonéphros formera le corps de Wolff, qui est un ensemble de tubes provenant des néphro- tomes de la région dorso-lombaire.Ces tubes, par suite de leur développement, forment une masse ovoide, qui soulève l\u2019épithélium cœlomique et qu\u2019on appelle corps de Wolff.Quant au métanéphros, c\u2019est l\u2019ensemble des néphrotomes de la région lombaire qui donneront naissance au rein définitif.Formation des gonades : Les gonades se forment aux dépens de l\u2019épithélium cœlomique, qui recouvre le corps de Wolff.En effet, à la partie interne, l\u2019épithélium forme une saillie qu\u2019on appelle la crête génitale.Donc à la cinquième semaine, le cœlome s\u2019épaissit.Jusqu'à la septième semaine, les testicules et les ovaires ne sont pas différenciables.Puis, il y a formation de cordons cellulaires à partir de l\u2019épi- {4 hi Hi 3 i Hine eal \u201cle Tor Ja: hr = fut nt \u201cam ies Thés! \u201csame Lu it \u201ces, 0078 à Cm \u201cDen \u201cds d Alm US inde Ig 1 ls ir 4 an ik ig de Bric ie wi eb ty \u201cSfr i Hey \u201cAy in Hl q % teh ur cop = 35 CAR Ap OTR SEE EE Laval Médical Vol.35 \u2014 Nov.1964 thélium « germinal » recouvrant la gonade (selon certains auteurs).Ce sont les cordons sexuels, qui plongent dans le mésenchyme.Une autre théorie voudrait que le mésenchyme et l\u2019épithélium germinal qui le recouvre, participent tous les deux à la formation de cordons sexuels [Gruenwald (12) et Torrey (29)].À la septième semaine, le testicule est identifiable par suite de la formation d\u2019une tunique fibreuse, juste sous l\u2019épithélium germinal, l\u2019albuginée, isolant le parenchyme de la surface.On peut reconnaître alors les cordons qui deviennent plus distincts et arrangés de façon radiaire autour du hile de la gonade.Ces cordons sexuels donnent naissance aux tubes séminipares et probablement au rele lestis, quoique certains embryologistes pensent que le refe festis proviendrait du méso- néphros.Puis les tubes séminipares se raccordent au corps de Wolff par des tubes, qui deviennent les cônes efférents.Les cellules interstitielles proviennent soit des cordons, ou encore des cellules du mésenchyme entre les tubes.À l\u2019ovaire primitif, l\u2019évolution est plus tardive.La poussée des cordons sexuels est suivie d\u2019une seconde poussée beaucoup plus importante et qui entraîne avec elle tous les gonocytes.Ces cordons, les cordons de Pflüger, se morcellent.Autour de chaque cellule germinale se constituent une granulosa et une thèque.Cette seconde poussée a pour effet de refouler les éléments hilaires de la première dans la région hilaire de l'ovaire.En général, les cordons de la première poussée disparaissent complètement à l\u2019ovaire ; cependant il en persiste souvent des vestiges, telles les cellules sympathicotropes de Berger qui sont identiques aux cellules de Leydig.A noter qu\u2019il ne se forme pas de tunique albuginée à l\u2019ovaire ; le parenchyme reste en contact avec l\u2019épithélium de surface.L\u2019ovaire adulte comporte donc deux régions, la corticale franchement féminine et la profonde, qui, primitivement, possédait des caractères de la gonade masculine et qui les conserve plus ou moins.En résumé, on peut dire que l\u2019origine des cellules interstitielles du testicule et des cellules du hile de l'ovaire vient probablement des cordons ÉTUDE DES CLASSIFICATIONS DES TUMEURS TESTICULAIRES 1023 sexuels.Mais d\u2019où proviennent les cellules ger- minales ou gonocytes des cordons sexuels mâles ou femelles ?C\u2019est un sujet à controverse.Plus haut, on a dit qu\u2019elles provenaient de l\u2019épithélium cœlomique qui recouvre le corps de Wolff et que Willis appelle « épithélium germinal ».Ily aune autre théorie sur l\u2019origine des cellules germinales, la théorie migratoire, qui est la plus largement acceptée en particulier par Dubreuil (6) et par Gi- roud (11).Les gonocytes primaires proviendraient de la vésicule ombilicale et de l\u2019endoderme du tube digestif primitif.Ils migreraient aux crêtes génitales pour ensuite donner naissance aux cordons sexuels.Qu\u2019arrive-t-il dans l\u2019évolution des gonades ainsi formées?En connexion avec la glande génitale, au début indifférente, se forment deux systèmes excréteurs.On a vu que les cordons sexuels se sont raccordés au canal de Wolff.Chez le mâle, ces connexions donneront d\u2019abord les tubes droits et le rete lestis dérivés des cordons sexuels.Ensuite les cônes efférents à partir du corps de Wolff et, finalement, le canal déférent représenté par le canal de Wolff.Puis le testicule migrera vers les bourses probablement selon un mécanisme endocrinien.À l\u2019ovaire, le canal de Wolff est appelé à régresser tandis qu\u2019une autre formation, le canal de Müller, d'apparition un peu plus tardive, formera les voies génitales chez la femme.Ce canal naît d\u2019une invagination de l\u2019endothélium cœlomique à la région lombaire.Il ira s\u2019ouvrir au cloaque.La fusion à la partie basse des canaux de Müller de chaque côté formera l\u2019utérus, tandis que les parties libres formeront les trompes.Chez le mâle, le canal de Müller régresse.ANATOMIE ET HISTOLOGIE Rappelons brièvement l\u2019anatomie et l\u2019histologie du testicule, glande entourée d\u2019une capsule fibreuse, l\u2019albuginée.Au hile, le tissu fibreux forme le médiastin, qui s\u2019étend de façon radiaire à la capsule en fins septums pour diviser le testicule en 250 compartiments coniques.Chaque compartiment contient de un à trois tubes séminifères.Le tube séminifère long et contourné est limité par une 1024 fine membrane conjonctive.À l\u2019intérieur, contre cette membrane, il existe des cellules sans délimitation cellulaire, les cellules syncytiales de Sertoli.Puis à travers ce syncytium on reconnaît les spermatogonies.Successivement à mesure qu\u2019elles évoluent et qu\u2019elles se déplacent vers le centre du tube, elles deviendront les spermatocytes de premier ordre, les spermatocytes de deuxième ordre, les spermatides et les spermatozoïdes.Dans le tissu interstitiel, il y a les cellules de Leydig.De la vie fœtale à la vie adulte, il se fait une maturation graduelle des tubes durant la période prépubère.Entre 12 et 16 ans, la spermatogénèse s\u2019installe mais il faut attendre encore plusieurs années avant que l\u2019activité gamétogénique ne soit complète.Les changements d\u2019ordre sénile ont un début variable.On pourra remarquer une baisse des éléments spermatogéniques avec une hausse apparente des cellules de Sertoli Les cellules de Leydig varient en différentes périodes de la vie et aussi d\u2019un individu à l\u2019autre.À la période fœtale tardive, elles sont nombreuses ; on met alors en cause les gonadotrophines.A la puberté, elles augmentent à nouveau pour atteindre un maximum entre 10 et 19 ans et ensuite diminuer au cours de la vie adulte.On ne peut mettre aucune relation entre les cellules de Leydig et les tubes.Par exemple si les tubes sont atro- phiques par radiation, ectopie, traumatisme, les cellules de Leydig par contre peuvent être en plus grand nombre ou abaissées.Vascularisation du testicule : Les artères spermatiques partent de l\u2019aorte abdominale près de l\u2019origine des rénales.La veine spermatique droite provient dela veine cave inférieure juste en-dessous des veines rénales, tandis que la veine spermatique gauche origine de la veine rénale gauche.Les lymphatiques du testicule suivent en partie les vaisseaux sanguins et drainent dans les ganglions périaortiques lombaires supérieurs.C\u2019est là qu\u2019il faudra surveiller les métastases possibles.Avec ces données, essayons de mieux comprendre les tumeurs testiculaires.pt A Eee a ri Let RE ARR ER H dS Michel TREMBLAY Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 PRINCIPES DE CLASSIFICATION D\u2019abord, quels ont été les principes de classification des différents auteurs?Il est entendu que l\u2019étude morphologique à l\u2019aide du microscope a d\u2019abord été avant tout et demeure encore un grand facteur pour reconnaître et classifier ces tumeurs.Mais à ceci est venu se rajouter différentes théories suivant l\u2019embryologie, des études de tératologie, d\u2019endocrinologie, et plus récemment d\u2019histochimie, de chromatine du sexe, de microscopie électronique.On a aussi tâché de grouper ces tumeurs suivant leur degré de bénignité ou de malignité.Nous avons vu, au début, que les premiers à classifier les tumeurs testiculaires, les groupaient d\u2019abord en deux grandes classes : les séminomes (ou épithélioma séminal de Chevassu) donc origi- nant des tubes séminifères et les tératomes (groupe spécial à structures variables).NATURE DES TÉRATOMES Étudions d\u2019abord la nature du tératome?C\u2019est une tumeur formée de plusieurs sortes de tissus étrangers à la région où ils se trouvent (2).Masson (15) les définit comme des « tumeurs dys- génétiques totitissulaires comportant un mélange plus ou moins chaotique de tissus et d\u2019ébauches organiques, répondant à tout ou partie de ceux qui, correctement distribués, collaborent à la construction d\u2019un organisme ».Masson voit dans les tératomes des tumeurs issues d\u2019un germe toti- potent capable d\u2019ébaucher des tissus que l\u2019on retrouve chez l\u2019embryon normal, mais d\u2019une façon désordonnée.La multiplicité des tissus que l\u2019on peut rencontrer dans les tératomes est un caractère très important.Enfin signalons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une tumeur hété- rotopique.En effet, le tissu épidermique, le tissu dentaire, cartilagineux, osseux que l\u2019on peut retrouver dans un tératome de l\u2019ovaire est totalement étranger à cette région.Il faut donc distinguer les tératomes des «tumeurs mixtes » particulières à certaines régions.Par exemple, la calcification que l\u2019on retrouve parfois dans le fibro- Hig, LA Wig, fey ir 1s 1 ids ter: uit ! ih & ig , TE ei\u201d OH LINE 10 0g rato à ram Sort ce vt pus dE él Handy: (EEN on dans A me nd: qu le elt sel ri pir it, ie ; pi\" A pif + du Æ ui ox se rattachés à l\u2019axe vertébral.Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 adénome mammaire se fait aux dépens du tissu fibreux.De même, la métaplasie qui survient dans les tumeurs mixtes de l\u2019endomètre et où l\u2019on retrouve du tissu Osseux, cartilagineux, se fait aux dépens d\u2019un tissu mésenchymateux.CLASSIFICATION DES TÉRATOMES Il est classique de reconnaître deux types morphologiques de tératome : a) Le tératome adulte ou coétans (Askanazy), c\u2019est-à-dire dont les tissus sont du même âge que ceux de leur porteur ; b) Le tératome immature où peuvent coexister des mélanges de tissus adultes et de tissus d\u2019aspect embryonnaire ou fœtal.Siège et âge d\u2019abparition : On distingue les tératomes extérieurs et les tératomes internes.Les tératomes extérieurs sont ceux qui sont adhérents à l\u2019une ou l\u2019autre des extrémités de l\u2019axe vertébral.Ils sont congénitaux et présents à la naissance ou découverts durant l\u2019enfance.Ils peuvent se développer à l\u2019extrémité supérieure de la colonne vertébrale.On peut alors les retrouver dans la cavité crânienne, à la région cervicale, faisant même hernie dans la cavité buccale (épignathe), ou encore ils siégeront au coccyx, formant des masses externes recouvertes de peau.Ils seront également retrouvés en avant du sacrum ou dans l\u2019abdomen.Mais tous ces tératomes externes sans exception seront reliés par un pédi- cule à la colonne vertébrale.Les tératomes internes sont presque toujours situés aux gonades, rarement dans le médiastin ou en arrière du péritoine.On en verra parfois à la région cervicale et même dans la glande pinéale.Les tératomes internes ne sont jamais Ils sont découverts à tout âge mais surtout dans la trentaine.Certains auteurs nient leur existence à la naissance mais d\u2019autres, tels que Willis affirment qu\u2019ils sont tous congénitaux.Ils allèguent que ces tératomes \u2018sont souvent très gros lorsqu\u2019on les découvre, même s\u2019ils ne sont retrouvés que plus tard, le délai ÉTUDE DES CLASSIFICATIONS DES TUMEURS TESTICULAIRES 1025 serait explicable parce qu\u2019ils sont ordinairement bénins, qu\u2019ils grossissent lentement et, enfin, qu\u2019ils sont situés dans un endroit tel qu\u2019il leur faut atteindre un volume considérable avant de causer des symptômes, tels, par exemple, les kystes dermoïdes de l\u2019ovaire.Or le groupe des tératomes testiculaires malins semble contredire l\u2019hypothèse d\u2019un début précoce.Car même s\u2019ils sont situés dans un organe où ils devraient être découverts avant d\u2019être volumineux ils ne se manifestent cliniquement qu\u2019à la troisième décennie ou plus tard.Toutefois, il y a des cas où l\u2019hypertrophie du testicule fut constatée dès l\u2019enfance et même plusieurs années avant que la tumeur ne se développe rapidement ; il y a aussi des cas où l\u2019on retrouve de très grosses métastases à partir de très petits tératomes testiculaires insoupçonnés que l\u2019on aura parfois examinés et dont les structures au moment de l\u2019examen semblent bien différenciées et bénignes.ORIGINE DES TÉRATOMES Plusieurs théories ont été émises (15).Le fait que l\u2019on retrouve de nombreux tissus rappelant le développement embryonnaire a fait penser à plusieurs auteurs qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un fœtus à forme incomplète, « supprimé », attaché à un individu par ailleurs normal (Bland Sutton).D\u2019autres tels que Nicholson et Willis rejettent cette hypothèse parce qu\u2019un fœtus sans forme humaine ne peut-être considéré comme un fœtus.Quoiqu'il en soit les hypothèses sont nombreuses.1.Théorie blasiomérique (Marchand, Bonnet) : On sait que les blastomères sont les cellules primitives issues des premières segmentations de l\u2019œuf fécondé.Les expériences effectuées par des biologistes sur des œufs de batraciens et de poissons ont montré que si l\u2019on isole artificiellement les deux premiers blastomères, on aura du coup la formation de deux embryons.Si, par contre, les deux blastomères primitifs ne sont pas séparés complètement, on aura la formation d\u2019un monstre à deux têtes ou à deux queues.Ces expériences sont intéressantes, mais expliquent mal le 1026 développement des tératomes chez l'embryon humain, qui le développe à partir d\u2019un disque embryonnaire et non pas de l\u2019œuf au complet comme c\u2019est le cas des batraciens et des poissons.2.Anomalie de la ligne primitive (Budde) : On sait que la première manifestation de l\u2019embryon humain à partir du disque embryonnaire est la formation de la ligne primitive.Si à ce stade, il se formait deux lignes primitives au lieu d\u2019une, on aura un monstre bifide.L\u2019un des embryons pourra évoluer normalement tandis que l\u2019autre pourra devenir un tératome attaché à l\u2019une ou l\u2019autre des extrémités de la colonne vertébrale.Cette théorie satisfaisante pour les tératomes externes, s'applique mal aux tératomes des gonades ou tératomes internes.3.Anomalie des organisateurs de Spemann : Spemann a pu démontrer que le développement et l\u2019évolution d\u2019un embryon était sous la dépendance de groupes cellulaires ou organisateurs.C\u2019est ainsi qu\u2019on verra la ligne primitive apparaître par suite de l\u2019induction d\u2019un premier groupe cellulaire.Et ensuite que l\u2019ébauche chordale constituera l\u2019inducteur primaire du système nerveux ; la vésicule optique, celui du cristallin ; etc.L\u2019anomalie de l\u2019un ou l\u2019autre de ces organisateurs pourrait provoquer l\u2019apparition d\u2019un tératome.4.Théorie parthénogénétique : Cette théorie s\u2019applique beaucoup mieux aux tératomes internes.Il est logique de penser qu\u2019une cellule germinale, totipotente, puisse donner naissance à un embryon, sans qu\u2019elle ait été fécondée au préalable.Le développement parthénogénique ou éphébogénique se ferait suivant le sexe de la cellule initiale.La parthéno- génèse est un fait incontestable.On la connaissait depuis longtemps chez les insectes (par exemple, les abeilles).Elle a été réalisée expérimentalement chez la grenouille et chez le lapin On l\u2019a également observé spontanément chez 20 pour cent des œufs de dinde non fécondés, soumis à l\u2019incubation.L\u2019éphébogénèse serait plus difficile à concevoir.Cependant les expériences de Michalowski, dès Michel TREMBLAY Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 1928, prouvent tout au moins que les cellules sexuelles mâles sont capables d\u2019engendrer des tissus somatiques.Michalowski et ses collaborateurs à la suite, ont provoqué des tumeurs testiculaires par l\u2019injection intratesticulaire de chlorure de zinc chez le rat.Tout dernièrement Rivière (22) avait réussi par le même procédé à obtenir un séminome, neuf tumeurs interstitielles et un embryome.5.Autres causes tératogéniques : a) Facteurs génétiques.Il faut citer le cas des gènes dominants, qui entraînent le bec-de-lièvre, la polydactylie, etc.Ces dernières années, on a vu apparaître l\u2019explication d\u2019une foule de malformations par les aberrations chromosomiques, soit des variations du nombre des chromosomes en plus ou moins, tel le mongolisme qui résulte de la présence d\u2019un chromosome surnuméraire (47 au lieu de 46).b) Facteurs exogènes.Qu'\u2019il suffise de mentionner les radiations, les substances chimiques (médicaments).L'expérience de la tolbutamide en a fait réfléchir plusieurs sur la possibilité d\u2019autres facteurs médicamenteux dans la tératogénèse.De même, on peut penser aux infections virales.Il est bien démontré aujourd\u2019hui que la rubéole provoque des malformations congénitales.Certains auteurs ont pensé que l\u2019orchite qui peut survenir dans les oreillons pourrait être la cause des tumeurs testiculaires.Il faut conclure que l\u2019origine des tératomes est loin d\u2019être bien connue.Cependant les nombreuses théories, qui tentent de les expliquer nous font mieux comprendre les tumeurs des gonades.Ainsi, plusieurs classifications des tumeurs testiculaires seront proposées avec plus ou moins de différence suivant l\u2019interprétation de l\u2019auteur.A.CLASSIFICATION EMBRYOLOGIQUE DE MASSON (École française) C\u2019est à Chevassu, dès 1906, qui revient l\u2019honneur d\u2019avoir classifié pour la première fois avec assez d\u2019exactitude les tumeurs testiculaires.Masson (15) à la suite de ses travaux personnels, ceux ( Litt 1h.dl she oie frs Jp BS lsh \u201cfs pa Das! 31 re splque ute fly.te \u2018ile lend D mi Hig To Mi uty sel % tubes fume ify Hiro Laval Médical Vol.35- Nov.1964 ÉTUDE DES CLASSIFICATIONS DES TUMEURS TESTICULAIRES 1027 diy, de Peyron et de Michalowki, propose une classi- tants au testicule : les tératomes, ou tumeurs Ty.fication fondée sur l\u2019embryogénèse des gonades.tératoides que Masson appelle encore embryome do: ; Il divise les tumeurs testiculaires en deux grands et qu\u2019il fait dériver de la lignée germinale.Me groupes : L\u2019explication : l\u2019éphébogénèse.by Les tumeurs homologues formées aux dépens L\u2019auteur fait d\u2019ailleurs une comparaison très fi, des constituants normaux du testicule ; intéressante entre les tumeurs testiculaires et ti Les tumeurs hétérologues ou tératoïdes consti- Ovariennes (tableau I).fr tues par des tissus inexistants dans le testicule Avant de pousser plus loin l\u2019étude comparative vi normal.des classifications des tumeurs testiculaires, il serait bon d\u2019avoir un bref aperçu de l\u2019anatomie A.LES TUMEURS HOMOLOGUES pathologique de ces tumeurs.Dans le groupe des tumeurs homologues, Mas- Les fibromes sq 3 SOD procède pe pe de tembryon pour #3 expliquer que du mésenchyme commun de la .ie gonade primitive peuvent naitre des fibromes ou on ! on alee je nav de son a ,É>: des lymphosarcomes ; que des cordons sexuels de ctu era a or es romes qui Pproviennen so1 mor\u201d os ; .; du tissu conjonctif intratesticulaire, soit à partir ay, * première poussée peuvent originer des adénomes de l\u2019albuginée.On n'en connaît qu'un petit je \u20ac testiculaires, ou encore des tumeurs des cellules nombre \u2019 t# de Leydig sécrétant des hormones miles.\u2019 mi Du mésothélium provenant de l\u2019épithélium Les lymphosarcomes 5 M cœlomique primitif, qui recouvre le corps de | | dE Wolff, Masson voit l\u2019origine des papillomes dont | Masson dit en avoir observé Six cas et dans i 3 la structure est analogue aux kystes séreux papil- cinq cas, 1 était difficile de savoir, si ces tumeurs nu 4 Jlaires de l\u2019ovaire.A partir des cellules germinales étaient primaires à cause des métastases lombaires.sf des tubes séminipares, il explique l\u2019origne des Brettler (3), pour sa part, en aurait observé deux 44 séminomes.cas dernièrement et après avoir fait un relevé de la i Enfin, il y a le grand groupe des tumeurs littérature anglo-saxonne, il n\u2019a retrouvé que six a hétérologues, c\u2019est-à-dire formées de tissus inexis- cas de réticulosarcome primaire.Cette tumeur q ï he TABLEAU I ton Comparaison entre les tumeurs lesticulaires et ovariennes, d'après Masson Is 1 w TESTICULE OVAIRE gol.I _ 05 TUMEURS HOMOLOGUES : ni Mésenchyme.Fibromes Fibromes \u2018gt Lymphosarcome Première poussée pg + ; Deuxième poussée .wlll p foi : Adénome testiculaire Tumeurs leydigiennes (hormones mâles) Mésothélium.Papillomes Cellules germinales .Séminomes Embryomes 8 Ys) TUMEURS HETEROLOGUES Adénome testiculaire Arrhénoblastomes (hormones males) Tumeurs de la granulosa Thécomes (hormones femelles) Kystes séreux papillaires Tumeurs de Brenner Séminomes Embryomes ox | 7) 1028 assez volumineuse est fréquemment bilatérale.Waddell (30) en rapporte un cas chez un enfant.En faisant une revue de la littérature, il retrouve sept cas de lymphomes testiculaires primaires et secondaires chez des enfants dont l\u2019âge variait de quatre à treize ans, deux de ces tumeurs étaient des réticulosarcomes.Le cryptorchidisme était souvent en cause.Adénomes testiculaires Ce serait des adénomes provenant des tubes séminipares embryonnaires.On se demande parfois si ce sont réellement des tumeurs.Histolo- giquement, ils ressemblent à des tubes infantiles.Tumeurs des cellules de Leydig Ce sont des tumeurs extrêmement rares.Dixon et Moore, dans leur livre : Tumors of the male sex organs, en rapportent 37 cas (27 chez les adultes et 10 chez les enfants).Chez les jeunes garçons, elles provoquaient un syndrome de puberté précoce qui persistait dans le tiers des cas après l\u2019ablation de la tumeur.Chez les adultes, il n\u2019y avait qu\u2019un seul cas de gynécomastie.Arduino (1) a publié récemment le cas d\u2019une tumeur des cellules de Leydig associée à un syndrome de Klinefelter (atrophie testiculaire, comportement d\u2019eunuque et quelquefois gynécomastie) chez un individu avec arrangement chromosomique de sexe féminin.L\u2019auteur a aussi revisé les 100 cas rapportés dans la littérature et où on ne faisait pas mention de syndrome de Klinefelter.En somme, les cellules interstitielles donnent naissance à des tumeurs pour la plupart bénignes, qui sont probablement productrices d'hormones semblables à celles qui sont sécrétées par des cellules de Leydig normales.Expérimentalement, on a réussi à produire des tumeurs des cellules inter- stitielles chez des souris par des injections in- tratesticulaires répétées d\u2019un œstrogène synthétique tel que le stilbœstrol.Histologique- ment les celules ressemblent à des cellules de Leydig.Reset ee ii ES Miche! TREMBLAY Laval Médical Vol.35 - Nov, 1964 Papillomes du mésothélium Le mésothélium est une couche cellulaire qui recouvre la vaginale.Les tumeurs qui en origi- nent sont extrêmement rares au testicule contrairement à leurs homologues de l\u2019ovaire.Ces néoplasmes ont des structures végétantes et papillaires.Tumeurs de la lignée germinale LE SEMINOME : Masson distingue deux types de séminome : le séminome goniome et le séminome spermato- cytaire.1.Le séminome goniome : C\u2019est le séminome classique de Chevassu, que l\u2019on rencontre pratiquement toujours et qui, selon Masson, proviendrait des gonies de souches masculines (testicules) ou féminines (ovaires) ; d\u2019où le nom de goniome proposé par Peyron.Mais le fait qu\u2019on pouvait retrouver ces tumeurs à l\u2019ovaire a fait croire à certains auteurs, tels que Meyer (17), que c\u2019était là une manifestation d\u2019éléments germinaux malformés, c\u2019est-à-dire ni mâles ni femelles, d\u2019où le nom de dysgerminome, qui a été adopté par plusieurs auteurs allemands et anglo-saxons.Le séminome-goniome ou dysgerminome peut survenir à tout âge mais surtout entre 20 et 40 ans.C\u2019est une tumeur blanche, de consistance variable, grossièrement lobulée, semée de foyers nécrotiques, jaunâtres ou hémorragiques.Elle commence au voisinage du rele fesiis.L\u2019examen histo-pathologique révèle qu\u2019il s\u2019agit de grosses cellules claires, égales, polygonales, bourrées de glycogène, entre lesquelles le stroma est riche en vaisseaux et fortement infiltré de petites cellules d\u2019aspect lymphoide.Ces tumeurs sont parfois associées à un tératome.En 1911, Ewing avait alors pensé que les séminomes dérivaient des tératomes.Ewing a changé sa classification en 1940 mais la confusion demeure chez plusieurs auteurs.(is hi | Laval Médical Vol.35-Nov.1064 ÉTUDE DES CLASSIFICATIONS DES TUMEURS TESTICULAIRES 1029 2.Le séminome spermatocytaire : Masson en aurait observé neuf cas chez l'adulte.Comme le nom l\u2019indique, ce séminome proviendrait de la lignée germinale du testicule et non de l\u2019ovaire.Microscopiquement, les cellules sont inégales.On y retrouve de petites cellules à noyau foncé et à cytoplasme fortement colorable, que Masson interprète comme des spermatogonies.Il y a aussi de grosses cellules à noyau clair et filamenteux, dont le cytoplasme est abondant et pâle, cellules qui ressemblent à des spermatocytes de premier ordre.A travers ces petites et ces grosses cellules, il y aurait des cellules intermédiaires.Il n'y a pas de lymphocytes dans le stroma et le cytoplasme ne contient pas de glycogène.Barr en rapportait un cas récemment et faisait une revue de la littérature.Outre les + cas de Masson, il n\u2019y aurait que Scully (24) qui en LL ; aurait observé trois.C\u2019est donc dire que ces i ge i tumeurs sont extrémement rares ou encore qu\u2019elles su à aient été tout simplement interprétées comme des 4 + séminomes goniomes.an 5 | rg.Eo G I: SII \u2018 Peyre- tuner B.LES TUMEURS HÉTÉROLOGUES ke Masson nomme ce groupe de tumeurs, les sa, tératoïdes ou embryomes.Il distingue les em- A bryomes coétans ou adultes, semblables aux téra- WE, tomes coétans de l\u2019ovaire, mais qui sont excep- bit tionnels au testicule.25 Puis il y a le groupe des embryomes immatures : 9.1.Les embryomes immatures a forme em- ie bryoïde ; VE 2.Les embryomes immatures à tissus diffé- # renciés ; pl 3.Les embryomes immatures avec éléments N néoplasiques unitissulaires : js a) Trophoblastomes, Le b) Tropho-mésoblastomes, pc) Chorio-épithéliomes, + d) Epithéliomas ectoblastiques, oe e) Dérivés neuro-ectoblastiques.5 1.Tératomes à forme embryoïde : Ces tératomes sont surtout observés au testicule { bien qu\u2019on en ait vus à l'ovaire.Ils sont carac- | térisés par des formes embryoides rappelant le at développement de l\u2019œuf humain.Il s\u2019agit de structures cavitaires semblables au stage de la blastula à différents degrés tel que l\u2019apparition du bouton embryonnaire et son revêtement trophoblastique.Une petite cavité reproduit assez bien la vésicule ombilicale avec ses cellules épithéliales aplaties et parfois même des cellules endoblastiques, comme des cellules mucipares.Au-dessus de cette cavité une autre formation kystique ayant l\u2019aspect d\u2019un croissant dont le revêtement cellulaire devient plus épais vis-à-vis la première cavité.Ceci correspond bien à l\u2019amnios avec l\u2019ectoblaste primaire.Entre les deux structures cavitaires, il y a une mince couche cellulaire qui, selon le stage de l\u2019évolution, rappelle le cordo-mésoblaste.En somme, ces formations correspondent au développement de l\u2019embryon humain de une à trois semaines environ.Ces corps embryoïdes reposent dans un tissu mésen- chymateux très lâche, le mésenchyme extra- embryonnaire qui peut contenir quelques plasmodes représentant des trophoblastes primitifs.Ces formations sont parfois très nombreuses, Peyron (20) et Simard (25) en ont rapporté des cas où il y en avait plusieurs centaines.Mais comment expliquer la pathogénie de ces tumeurs.La plupart des auteurs semblent s\u2019accorder sur une origine parthénogénétique ou éphébogénétique.Même si elles rappellent le développement du jeune embryon à ses premiers jours, elles ne pourront continuer à se développer longtemps par suite d'anomalies.Par exemple, le mésenchyme extra-embryonnaire est vascularisé par les vaisseaux du testicule tandis que chez l\u2019embryon normal, il n\u2019est pas vascularisé et ne le deviendra que plus tard.On observe des blastocytes à peu près normaux, d\u2019autres bizarres qui pourront donner naissance à des ébauches ectoblastiques, endoblastiques.Ainsi, pêle-mêle à travers ce tissu immature, on pourra retrouver des nodules ou kystes épidermiques, des formations nerveuses, des cellules intestinales, hépatiques, etc.2.Tératomes à tissus différenciés : Masson décrit ces tumeurs comme formées de multiples corps embryoïdes à des âges différents 1030 et tellement pêle-mêle et entassés les uns sur les autres qu\u2019il est difficile de reconnaître les formations embryoïdes décrites plus haut.On ne pourra reconnaître non plus le mésenchyme extra- embryonnaire.Seules les cellules trophoblasti- ques pourront nous laisser soupçonner son existence.Ainsi seront constituées des tumeurs formées d\u2019un mélange de tissus somatiques à différents stages de maturation.3.Les embryomes tmmatures avec éléments néoplasiques unitissulaires : Ce sont des tératomes immatures simplifiés, Masson les considére comme «les tumeurs des tumeurs ».Leur point de départ le plus habituel est le trophoblaste, rarement l\u2019ectoblaste ; de l\u2019endoblaste on ne retrouverait que des tumeurs à l'ovaire.a) Les trophoblastomes.Au stage de la blastula, la couche cellulaire externe qui entoure le bouton embryonnaire donnera naissance, d\u2019une part, au mésenchyme extra-embryonnaire et, d\u2019autre part, au chorio-épithélium.Masson voit dans le trophoblastome, la tumeur originant de ce trophoblaste très primitif.Histo- logiquement, on pourra voir des cellules tropho- blastiques indifférenciées se transformant en mésenchyme extra-embryonnaire, réticulé et de plus en plus lacunaire.Certains auteurs groupent ces tumeurs sous le nom de « tératocarcinomes ».b) Les tropho-mésoblasiomes.Cette tumeur serait une forme encore plus immature du trophoblaste primitif.Teilum (26) parle ici de méso- blastome extra-embryonnaire.Schiller (23) les a interprétés comme des ébauches glomérulaires et parle a tort de mésonéphromes.¢) Les chorio-épithéliomes.Letrophoblaste primitif ayant subi une différenciation peut donner naissance à des chorio-épithéliomes ou choriocarci- nomes tout à fait semblables à ceux que l\u2019on rencontre à l\u2019utérus.Ils sont formés de cellules cytotrophoblastiques ou cellules de Langhans recouvertes par des cellules syncytiales, les syncy- tiotrophoblastes.Toutes ces tumeurs tropho- blastiques donnent des réactions d\u2019Ascheim- Zondek fortement positives.Michel TREMBLAY ERO cata te EE tte Laval! Médical Vol.35 - Nov.1964 d) Les épithéliomas ectoblastiques et endoblasti- ques.Ces tumeurs, d\u2019après Masson, dériveraient de l\u2019épithélium cylindrique de la vésicule amnio- ectodermique.Ce sont des tumeurs purement épithéliales, qui à l\u2019histologie montrent des structures papillaires, dendritiques, pseudoglandulaires et microkystiques.Comme nous le verrons plus loin, les auteurs américains les groupent sous le nom de carcinome embryonnaire et considèrent que cette tumeur serait à l\u2019origne des chorio- carcinomes et des tératomes.Il est vrai que Masson admet que ces épithéliomas ectoblas- tiques peuvent avoir une différenciation tropho- blastique.e) Tumeurs des dérivés neuro-ectoblastique.Elles seront formées exclusivement de dérivés neuro- ectoblastiques parce que la différenciation se sera faite vers cette sorte de cellules, telles les formations neuro-épithéliales, neuro-spongiales, épen- dymaires et névrogliques.Voilà donc la grande classification de Masson avec les caractéristiques de chaque tumeur dont la morphologie avait été très bien étudiée.Toutes les autres classifications proposées le sont d\u2019après une interprétation différente, dans l\u2019histogénèse surtout.Ainsi Nicholson (19) et à sa suite Willis (32 et 33) ne voient dans l\u2019origine des tératomes testiculaires qu\u2019un germe totipotent, incontrôlable, qui a échappé à l\u2019organisateur primaire (Spemann).Pour eux, il ne saurait être question de corps embryoïdes dans ces tumeurs, parce que ces formations manquent tout à fait d\u2019axiation, c\u2019est-à-dire un axe embryonnaire où s'organisent le bouton embryonnaire et successivement de façon ordonnée les autres tissus de l\u2019embryon.Mais justement, objectent les tenants de la théorie éphébogénétique [Gaillard (10)], il s\u2019agit ici de multiples corps em- bryoïdes dans ces tumeurs qui ne peuvent avoir d\u2019axiation, parce que ce sont ces cellules germinales il est vrai, mais anormales, et que même s\u2019il y a formation de corps embryoïdes, ces derniers ne sont pas organisés, et ne peuvent atteindre un développement suffisant pour constituer un embryon organisé ; d\u2019où la dédifférenciation désordonnée qui se fera en tous sens, vers des tissus adultes ou immatures.ol us Mme A a, Jon fd Ady Teg Ty Ty te \u201cdi Ty The digg, | ie, | es ity Da iy: He I se fon} fed Moo i dr Toi: dpi og o Wil + ra pik pad fo op sr Gadi 5 haut\u201d géo \u2018 cou ÉTÉ, om ul ap ni HM \u2019 qui init\u201d y » \" 5 | de fig k SHON ASB HL HI 005080 TREN HOI FEN nice ad sed bib adie bata ri Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 CLASSIFICATION DE DIXON-FRIEDMAN-MOORE Cette classification (5, 8 et 9) adoptée par la plupart des auteurs américains et aussi par plusieurs auteurs étrangers est surtout une classification morphologique basée sur le grand nombre de cas étudiés.Elle résume plus de 1 000 cas de tumeurs testiculaires provenant de la collection de I\u2019 Armed forces Institute of pathology, de Washington, D.C.Même si elle ne répond pas tout à fait à une classification histogénétique comme celle de Masson, elle est par contre d\u2019une grande simplicité.Dixon et Moore divisent les tumeurs testiculaires en deux catégories : Les tumeurs germinales qui constituent 96,5 pour cent de toutes les tumeurs testiculaires et les tumeurs non germinales formant le reste.La plupart des auteurs s\u2019entendent sur les tumeurs non germinales.Reste le groupe des tumeurs germinales qui pose un point d\u2019interrogation.Dixon et Moore (5) de même que plusieurs auteurs américains et allemands croient que toutes les tumeurs germinales proviennent d\u2019une cellule germinale primitive.Pour eux, contrairement aux auteurs français, il n\u2019y a pas d\u2019évidence que les séminomes proviendraient des cellules des tubes séminifères.Ils ont comparé les spermatogonies avec les cellules du séminome et ne croient pas qu\u2019il y ait similitude entre elles.Le fait aussi que l\u2019on retrouve des séminomes à l\u2019ovaire les incite aussi, à la suite de Meyer, d\u2019utiliser le terme plus approprié de dysgerminome au lieu de séminome.En somme, la morphogénèse des tumeurs testiculaires se ferait à partir d\u2019une cellule germinale qui donnerait naissance soit à un séminome soit à une tumeur à cellules totipotentes, le carcinome embryonnaire, qui pourrait évoluer soit vers des M.tumeurs trophoblastiques et donner le cytotropho- blastome et le choriocarcinome, ou soit donner des dérivés somatiques des trois feuillets du disque embryonnaire : l\u2019ectoderme, le mésoderme et l\u2019endoderme, ce qui constituerait \u2018les tératomes.ÉTUDE DES CLASSIFICATIONS DES TUMEURS TESTICULAIRES 1031 Le carcinome embryonnaire porte sûrement à discussion dans cette classification qui est plutôt arbitraire et morphologique.Il s\u2019agit en effet de tumeurs faites de grosses cellules complètement indifférenciées, avec un cytoplasme amphophile, à contour mal délimité.Les mitoses sont nombreuses.Parfois on aura des cellules dont l\u2019aspect ressemble à des éléments épithéliaux et d\u2019autres formations réticulées suggérant un mésoderme embryonnaire.Mais les auteurs américains les classifient comme carcinome embryonnaire en autant qu\u2019il n\u2019y ait pas de tissu identifiable.C\u2019est dans ce groupe de tumeurs qu\u2019ils font entrer les embryomes immatures à formes embryoïdes.On pourra reconnaître aussi dans cette catégorie de tumeurs, des ébauches d\u2019éléments trophoblas- tiques mais sans structure villeuse.S'agit-il là d\u2019un mélange de variétés de tumeurs représentées chez Masson par le groupe des embryomes immatures?En somme, c\u2019est pour les Américains une tumeur embryonnaire, très anaplasique dont les cellules totipotentes peuvent se différencier vers des tumeurs trophoblastiques ou vers des téra- tomes, c\u2019est-à-dire des dérivés somatiques.Donc, au point de vue pratique, Dixon et Moore (5) simplifient ces tumeurs en quatre formes histologiques caractéristiques : \u2014 le séminome ; \u2014 le carcinome embryonnaire ; \u2014 le choriocarcinome ; \u2014 le tératome.On pourra avoir quinze possibilités de variétés mais cette division serait trop compliquée.On les classe en cinq groupes parce que, cliniquement, chacun pourra se comporter différemment.Ainsi le séminome pur est-il moins malin que les trois autres ; s\u2019il est mêlé aux autres, il n\u2019a aucune influence sur le néoplasme plus malin.Quand un tératome coexiste soit avec le carcinome embryonnaire ou le choriocarcinome, l\u2019extrême malignité des deux variétés est diminuée.La division la plus simple est donc celle-ci : 1.Le séminome pur ; 1032 2, Le carcinome embryonnaire pur ou avec un séminome ; 3.Le tératome pur ou avec un séminome ; 4.Le tératome soit avec le carcinome embryonnaire ou le choriocarcinome, ou les deux, et avec ou sans séminome ; 5.Le choriocarcinome pur ou avec le sémi- nome, le carcinome embryonnaire ou les deux.Le terme tératocarcinome, utilisé auparavant par les mêmes auteurs pour décrire une tumeur formée d\u2019un mélange de tissus tératoides différenciés et d\u2019éléments malins anaplasiques tels que le carcinome embryonnaire avec ou sans le chorio- carcinome, est maintenant délaissé et l\u2019on classe ces tumeurs dans le groupe 4.Cette classification de Dixon-Moore est de plus en plus acceptée, en raison de sa simplicité.D'ailleurs, comme nous le verrons plus loin, les récents travaux semblent confirmer les hypothèses des Américains sur l\u2019histogénèse de ces tumeurs.Seule demeure encore en doute l\u2019origine de la cellule germinale.Friedman (8 et 9), qui a contribué à cette classification de l\u2019Armed forces Institute of pathology, apporte une certaine modalité dans l'explication de la cellule germinale primitive.Pour lui, le sémino- me devrait être appelé germinome, c\u2019est-à-dire une tumeur à cellules germinales de laquelle proviennent toutes les autres tumeurs germinales.A la suite de Moore, par l\u2019examen de coupes sériées, il aurait observé tous les stages de transition entre le « germinome » et le carcinome embryonnaire.CLASSIFICATION DE MELICOW (morphologique el clinique) Cet auteur américain (16) étudie les tumeurs testiculaires sous deux aspects, la morphologie et l\u2019évolution clinique (métastases).Melicow pose en principe que la majorité des tumeurs du testicule proviennent de ses composants cellulaires : 1.Les tumeurs germinales, originant des spermatogonies et de leurs dérivés ; Michel TREMBLAY Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 2.Les tumeurs non germinales, venant des cellules interstitielles, des cellules de Sertoli, du rele ou du stroma.Les séminomes seraient des tumeurs formées de spermatogonies dont le potentiel trigerminal, c\u2019est-à-dire la possibilité de se transformer en disque embryonnaire et de donner les trois feuillets : l\u2019ectoderme, le mésoderme, l\u2019endoderme avec leurs dérivés, ne serait pas mis en marche, d\u2019où la formation de séminomes puts lorsque ces cellules forment une tumeur.Melicow explique que lorsqu\u2019il y a union de deux cellules sexuelles mâle et femelle, on aurait libération du potentiel trigerminal et formation d\u2019un embryon normal.Par contre, dans la formation des tumeurs tératoïdes, le potentiel tri- germinal de la spermatogonie sera mis en marche par un facteur inconnu.On pourra avoir ainsi toutes sortes de formations embryonnaires plus ou moins entremêlées.C\u2019est ainsi qu\u2019il explique que l\u2019on rencontrera des tumeurs qui contiennent des blastulas (embryome) accompagnées de tissu trophoblastique (les choriocarcinomes).Cette formation tumorale amènera, par son expansion, un bouleversement des structures et l\u2019on pourra avoir prédominance d\u2019un dérivé tissulaire, la plupart du temps, l\u2019endoderme prenant le dessus (carcinome embryonnaire).Ou encore le bouleversement des trois feuillets primitifs pourra donner naissance à des tératocarcinomes ou des tératomes adultes.L\u2019auteur a étudié l\u2019évolution clinique de ces tumeurs chez 105 cas de tumeurs primaires et 13 secondaires chez l\u2019adulte, et chez trois cas primaires et quatre secondaires chez l\u2019enfant.Son étude des métastases est particulièrement intéressante.Un séminome et une tumeur embryonnaire peuvent se retrouver dans le même testicule et donnent des métastases qui contiendront l\u2019un ou l\u2019autre des éléments ou les deux à la fois.Le séminome, tout comme les tissus somatiques, va donner des métastases qui semblent devenir de plus en plus anaplasiques.Le carcinome embryonnaire, avec ses sous-groupes, les embryomes et les choriocarcinomes, de même NE SR RO RE CP EEE OUR I I ERAT al 1h x! Bl Ar Teh io i LL ob i lg ie ii md om ds, wir rig fi el i, The Te ral ti I Afr inn Hiv i vs Te ls Wy Hip Ti iy Hy iY ly ny jen: LA Tie; af: tlt ILA: I il 5 i il: fen of Chi pes Jd fit, pds.e bib ur 3016 tros © id iid 08 kr fli 0 sis a au Lé- dl UP A de 6 | Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 que le groupe des tératocarcinomes, donnent des métastases qui évoluent vers la différenciation.CLASSIFICATION DE TEILUM (26) (Scandinavie) Teilum, pour établir sa classification, fait une relation entre l\u2019ovaire et le testicule.Il reconnaît deux classes de tumeurs aux gonades : 1.Les tumeurs d\u2019origine germinale ; 2.Les androblastomes.1.Les tumeurs germinales : Le séminome testiculaire a son homologue ovarien, le dysgerminome.Ce sont des entités purement monocellulaires, et il n\u2019y a pas d\u2019autre type de tumeur ovarienne apparenté au dysger- minome ovarien.Quant aux tumeurs embryonnaires, Teilum reconnaît qu\u2019elles occupent une position intermédiaire entre le germinome et le chorio-épithéliome ; il utilise donc les termes gonocytome de type I, II et III pour le germi- nome, le carcinome embryonnaire et choriocarci- nome.Les tumeurs contenant des éléments trophoblastiques proviendraient du mésenchyme extra-embryonnaire ou du trophoblaste primitif.Par ailleurs, d\u2019autres éléments embryonnaires tels que l\u2019ectoderme, les embryomes, etc., peuvent proliférer et se différencier en tumeurs tératoïdes (tératomes), associées dans certains cas à des dérivés du mésenchyme extra-embryonnaire.Tei- lum insiste sur la contre-partie ovarienne des tumeurs testiculaires ; les dysgerminomes et les tératomes de l\u2019ovaire sont bien connus, de même que les choriocarcinomes, qui surviennent beaucoup moins fréquemment cependant, mais alors peut-on contester l\u2019existence des carcinomes embryonnaires à l\u2019ovaire.Teilum avance que les soi-disant mésonéphromes de Schiller à l\u2019ovaire et certains épithéliomas de l\u2019ovaire sont en fait des homologues des carcinomes embryonnaires du testicule.Si les tumeurs testiculaires tels que les sémi- nomes et les carcinomes embryonnaires sont surtout retrouvées au testicule, tandis qu\u2019à l\u2019ovaire on voit principalement des tératomes adultes ÉTUDE DES CLASSIFICATIONS DES TUMEURS TESTICULAIRES 1033 (kystes dermoïdes), c\u2019est que les cellules germinales de l\u2019ovaire auraient pius de capacité pour la différenciation somatique, c\u2019est-à-dire vers des tissus adultes ; les cellules germinales du testicule, pour leur part, évolueraient plutôt vers les tumeurs malignes indifférenciées.2.Les androblastomes : Dans une récente étude, Teilum postule que les androblastomes testiculaires sont les contreparties des arrhénoblastomes, tumeurs virilisantes qu'a décrit Meyer (17) à l\u2019ovaire sous le nom d\u2019arrhéno- blastomes.L\u2019androblastome ressemble à un testicule fœtal.Il proviendrait du mésenchyme indifférencié de la gonade.A l\u2019ovaire, les arrhé- noblastomes s\u2019expliqueraient par le développement de vestiges testiculaires.Les androblastomes testiculaires peuvent parfois avoir des propriétés féminisantes.La sécrétion de substances cestro- géniques serait alors due à des éléments identiques aux cellules de Sertoli.Teilum affirme encore, a la suite d\u2019études histologiques, que les tumeurs de la granulosa peuvent être aussi retrouvées au testicule.Le développement embryologique primitif des gonades étant identique chez le mâle et chez la femelle, l\u2019existence des androblastomes ou des tumeurs de la granulosa dans les deux sexes s\u2019explique d\u2019autant mieux.TRAVAUX RÉCENTS Nous ne nous sommes attardés qu\u2019à quelques classifications principales pour en laisser de côté de nombreuses autres qui, en général, sont pratiquement les mêmes à part quelques modalités.Malgré la diversité de ces classifications, les auteurs ne sont souvent en désaccord que sur l\u2019histogénèse et l\u2019embryologie, car en général la morphologie de ces tumeurs a été assez bien étudiée.Les études se poursuivent encore aujourd\u2019hui dans ce domaine et de nombreux travaux sont en cours.Signalons ceux de Theiss et Ashley (28) sur la chromatine du sexe des tumeurs testiculaires et de quelques tumeurs ovariennes et 1034 extragonadiques s'apparentant morphologiquement à celles du testicule.Ces auteurs Ont examiné plus de316tumeurs.À l\u2019ovaire, la chromatine du sexe était positive dans les 20 dysgerminomes et les 25 tératomes examinés.Les 96 cas de téra- tomes testiculaires donnaient 29 cas avec chromatine, 64 sans chromatine et trois tumeurs où se mêlaient des zones avec ou sans chromatine.Les 50 séminomes, les 25 tumeurs à cellules intersti- tielles et les 23 tumeurs du stroma gonadien étaient de sexe masculin.Les auteurs ont ensuite examiné 50 cas de carcinomes embryonnaires ; 13 avaient une chromatine du sexe positive, 9 étaient de sexe masculin et 28 étaient d\u2019un sexe indéterminé.Ils ont par la suite étudié 27 cas de tératomes médiastinaux ; 25 cas de ces tumeurs étaient chez des hommes et quatre avaient une chromatine du sexe positive.Les deux cas rencontrés chez la femme étaient de sexe féminin.A la suite de leurs travaux, les auteurs concluent que l\u2019origine de ces tumeurs s\u2019explique de trois façons : a) Les tumeurs des cellules interstitielles et stromales proviennent des cellules diploïdes, non germinales ; b) Les séminomes et les dysgerminomes naissent de cellules germinales avant la division rédue- tionnelle ; c) Les tératomes et les carcinomes embryonnaires proviennent de cellules germinales haploïdes par autofertilisation.Dans le cas des tératomes du médiastin, il s\u2019agirait de cellules germinales déplacées durant l\u2019ontogénèse.Nouvelle entité : Des pathologistes canadiens, Magner et Campbell (14), ont eu le mérite de décrire une tumeur chez le bébé, qui n\u2019avait pas encore été décrite, l\u2019adénocarcinome testiculaire à cellules claires.Cette tumeur maligne surviendrait durant les premières années de la vie et un traitement précoce donnerait un bon pronostic.D\u2019autres auteurs à leur suite [Teoh (27) et Hodson (13)] ont reconnu une telle entité.Teoh a suggéré le nom de orchio- blastome pour cette tumeur qui serait com- Michel TREMBLAY Laval Médical Vol.35 \u2014- Nov.1964 parable à d\u2019autres tumeurs embryonnaires tels que les rétinoblastomes, les néphroblastomes et les hépatoblastomes.Travaux de Pierce : Pierce (21) a étudié la pathogénie des tumeurs testiculaires de façon expérimentale, en se servant de tératocarcinomes de souris.Il a aussi greffé des tumeurs testiculaires humaines dans les joues d\u2019hamsters traités à la cortisone pour éviter une réaction de rejet.Les tumeurs chez la souris étaient morphologiquement comparables au carcinome embryonnaire du testicule chez l\u2019homme.Certaines de ces tumeurs se différenciaient vers l\u2019organogénèse ; d\u2019autres donnaient naissance à des « formes em- bryoïdes».Par une technique spéciale, qui consiste à injecter une suspension de tératocar- cinome dans le péritoine d\u2019une souche de souris, Pierce a réussi à recueillir des formes embryoïdes flottant dans le liquide d\u2019ascite.Ces formes embryoïdes, si elles étaient greffées sous la peau de la souris étaient tératocarcinogéniques et donnaient naissance à une douzaine de tissus somatiques.Cependant, par un examen plus poussé, Pierce et ses collaborateurs ont démontré que seules les formes embryoïdes, auxquelles était rattaché du carcinome embryonnaire, donnaient des tératomes.Donc ils concluent que les cellules du carcinome embryonnaire sont à l\u2019origine des tératomes.Dans une autre expérience, ils ont transplanté dans la joue d\u2019un hamster un carcinome embryonnaire d\u2019un jeune homme de 21 ans, mort depuis 1956 ; on a réussi à conserver ces greffes grâce à la cortisone, qui empêche la réaction du rejet.Après un certain temps, On s\u2019est rendu compte que cette tumeur sécrétait des gonado- tropines.À la microscopie optique, il ne s\u2019agissait pas des cellules du choriocarcinome.Leur interprétation fut qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un stage de différenciation du carcinome embryonnaire vers un choriocarcinome.Pour pousser leur recherche, Pierce et ses collaborateurs ont ensuite étudié l\u2019ultrastructure de ce carcinome embryonnaire sécrétant des gonadotropines, à l\u2019aide de la Lars i JH i ispr ii Hie jl HU hé gl iid Suche tes le lg me 0s él an se af iim Hs Sète Ay iy aly | ily lg: ve i: Ti gl tt 0 Sf in ut IE ; ge Ne pb Fa git\u201d tt ™ ple il) 2 Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 microscopie électronique.Ces recherches semblent démontrer les faits suivants : a) Le carcinome embryonnaire dont l\u2019ultra- structure ressemble à celle du cytotrophoblaste est un stage intermédiaire dans Ja pathogénie du choriocarcinome ; b) Le cytotrophoblaste, par ses nombreux ribosomes libres et sa pauvreté du réticulum endo- plasmique, semble bien organisé pour fabriquer des protéines ; il apparaît comme une cellule peu différenciée, qui se divise rapidement, telle une cellule souche du choriocarcinome ; c) Le syncytiotrophoblaste par son cytoplasme très organisé (réticulum endoplasmique très développé) a l\u2019apparence d\u2019une cellule bien différenciée.d) Des cellules intermédiaires entre les cyto- trophoblastes, qui se divisent rapidement (cellules souches), et les cellules géantes (syncytiotropho- blastes), qui ne se divisent pas et sont bien différenciées, ont été observées.Au microscope optique, ces cellules intermédiaires étaient classées comme des cytotrophoblastes.Où serait sécrétée l'hormone gonadotropique ?Des études faites par le même auteur à l\u2019aide des anticorps fluorescents, localisent l\u2019hormone dans les cellules géantes, uniquement (syncytiotropho- blastes).L\u2019explication serait fournie par le réticulum endoplasmique très développé dans ces cellules.CONCLUSION Toutes ces classifications ne sont pas définitives.Comme on a pu le constater, il y a plusieurs facteurs communs à ces études, soit qu\u2019elles tentent d'expliquer les tumeurs testiculaires par l\u2019embryologie, la tératogénèse, la morphologie, les études cliniques, endocrinologiques parfois, et la chromatine du sexe.Les derniers travaux semblent confirmer la classification de Dixon-Moore, qui est de plus en plus acceptée.Mais il reste encore beaucoup à expliquer et principalement l\u2019origine des cellules germinales.Verrons-nous d\u2019autres classifications dans les années à venir?Des variations sont y .i pe possibles car les recherches continuent.| (8) ÉTUDE DES CLASSIFICATIONS DES TUMEURS TESTICULAIRES 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.1035 BIBLIOGRAPHIE .ARDUINO, L.J., Interstitial cell tumor of the testis associated with Klinefelter\u2019s syndrome : a case report, J.Urol., 89 ; 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pour l\u2019accréditation par l\u2019A.A.M.C,.et l\u2019A.M.A,, les examens du Collège pour la licence de pratique * Causerie prononcée à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, le lundi, 6 avril 1964.Guy SAUCIER, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec.(il n\u2019est pas dit de bonne pratique) indiquent clairement la somme des cours, laboratoires et cliniques qui sont de rigueur.Même notre enseignement aux internes et résidents semble guidé par une inédite et flottante définition du « bon médecin », définition qui varie selon la tradition de chaque hôpital et les penchants des membres du Comité d'enseignement.Tout cela est nettement dirigé vers l\u2019acquisition, la transmission ou l'examen de connaissances, du genre « ce-que- tout-médecin-1964-doit-savoir ».Déjà c\u2019est tout un problème que d\u2019émonder le fouillis et de choisir ces connaissances à enseigner, de répartir cet enseignement entre des professeurs qui donnent des cours à des élèves absents et des étudiants qui réclament des professeurs compétents.1] est même possible de garantir un minimum réassurant qui fera la différence entre médecin et charlatan par ces cours obligatoires, des examens-barrières, des stages multiples pour « voir » des malades.Au vrai, l\u2019acquisition des connaissances médicales est longue et fastidieuse mais foncièrement facile surtout pour qui y voit le passeport vers un monde meilleur.La pratique médicale est un problème beaucoup plus aigu et plus difficile à attaquer.Sous cet angle, l\u2019apprentissage, l\u2019enseignement ou l\u2019examen de la Médecine devient presque impossible.Et pourtant, le « bon médecin » est surtout celui qui applique les connaissances acquises au soin de tel malade.Comment l\u2019étudiant peut-il se diriger dans ce labyrinthe semi-secret de la pratique en médecine ?qui peut prétendre enseigner l\u2019art médical ?qui peut juger l\u2019art de soigner ? 1038 Hippocrate disait : «La science est rapide, l\u2019art est long ».Ces deux pôles de la préparation des futurs médecins : information suffisante le plus à jour possible et formation médicale définie comme une maîtrise de la démarche diagnostique et de l\u2019essai thérapeutique, ces deux pôles conditionnent l\u2019intégration continue des progrès de la science médicale au soin de la population malade.Seule, cependant, la formation médicale correcte garantit une demi-vie de plus de quatre ans aux gradués d\u2019une Faculté et prépare un terrain réceptif aux programmes d\u2019entraînement postuniversitaire.Une formation médicale correcte n\u2019est pas délimitée par un quantum de science médicale ni définie par l\u2019accès à une pharmacopée à la fois plus puissante et plus dangereuse.La formation médicale est impossible à garantir par un programme d\u2019enseignement à moins de s'orienter vers un système intensément tutorial, elle est aussi difficile à sanctionner par les techniques d'examen habituelles.L\u2019acquisition d\u2019une maîtrise médicale minimum est un processus laissé au hasard et l\u2019étudiant peut tenter d\u2019y accéder parmi les cours et cliniques qui lui bourrent le crâne de détails pseudo-scientifiques extraits de livres lus la veille et les rares contacts avec des tuteurs intéressés à corriger son raisonnement médical.Un programme d'enseignement orienté vers cette idée de « formation médicale » aurait beaucoup plus de chances de produire des médecins qui continueraient à progresser durant encore 20 ans, soit par leur intérêt à la science médicale, soit par leur expérience acquise à même le contact des patients, soit encore par leur goût de vérifier aux sources et de s\u2019auto-enseigner ou leur réceptivité accrue vis-a-vis des cours de perfectionnement périodique.De tels médecins augmenteraient ainsi leur valeur médicale optimale vis-à-vis la population malade.Méthodes : Un tel programme de formation médicale se caractérise par une constante qui pénètre l\u2019enseignement de toutes les disciplines précliniques et cliniques : la méthode expérimentale d\u2019acquisition Guy SAUCIER Laval! Médical Vol.35 - Nov.1964 des connaissances par hypothèse, protocole, mesure et conclusion.Je voudrais insister sur une seule partie de ce programme, l\u2019enseignement clinique en tant que formation à la pratique médicale.Deux prémisses peuvent être placées comme en exergue : 1.Il n\u2019est pas de meilleur professeur que soi- même, pour celui qui veut apprendre ; 2.Pour faire du bon travail, il faut un bon outil.Toujours examiner ses points de référence, connaître le plus exactement possible la signification de tel signe, de tel dosage, de telle épreuve, apprendre à poser le problème en données vérifiables, savoir valider une impression par des critères adéquats.Depuis plus de trois ans, par essais et erreurs multiples, par tâtonnements et par réflexion rétrospective, un embryon de méthode d\u2019enseignement commence à émerger, méthode sans prétention, assez peu rodée mais qui a le grand avantage de pouvoir être continuellement vérifiée et d'accepter à l\u2019avance les critiques qui la rendront plus utilisable et plus utile.Cette méthode du gros bon sens « éduqué », érigé en système, se caractérise par la recherche continuelle du « critère adéquat » appliqué à des problèmes diagnostiques ou thérapeutiques, recherche obsessionnelle qui oblige bientôt l\u2019étudiant à se poser lui-même la question et à vérifier ses visées sur tel problème, ses repères pour tel traitement, ses conclusions à partir de telle détermination bio- chimique.Difficile à définir, cette méthode reste facile à décrire et une série d\u2019exemples feront vite saisir que c\u2019est une systématisation du mode de procéder de plusieurs internistes.Exemples de critères adéquats : Le pouls est un critère adéquat d\u2019hyperthyroïdie, indépendant de la prise de substances iodées qui perturbent les épreuves isotopiques et biochimiques.Le pouls radial n\u2019est pas un critère adéquat de l\u2019effet de la digitale sur une fibrillation auriculaire, tandis que le pouls cardiaque peut servir de critère.lp qu # | au gli i led ar À ÉD) sg Hi hi pat all HS iF, | a hall algue HED othe Dé Bi ig hg em 3 di \u201cia \u201chim là de fon Ag i ify Ht | h dit 3 h) Wy \u201cis \u201cbe, PR ni eg ly) Ty, N (ee di & | qu air x lls Tithe gi à dus flit fh lid: Jem ue 0 igs fie\u201d ir\u2019 pd\u201d Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 Le poids du patient est un critére trés adéquat pour vérifier l\u2019effet d\u2019une diète amaigrissante ou l\u2019effet aigu d\u2019un diurétique.De fait, le poids est un meilleur critère d\u2019effet diurétique que trois volumes sanguins, six ionogrammes et cent « diurèses des 24 heures » mal collectées.Le débit urinaire/heure est le critère adéquat pour décider d\u2019une anurie si une sonde vésicale est en place, cependant cette mesure renseigne peu sur l\u2019étiologie de l\u2019anurie.L\u2019hypothermie a 96-97°F.est un bon signe d\u2019hypothyroidie : son absence n\u2019est pas inter- prétable pour la raison ridicule que les thermomètres ne sont descendus systématiquement à 95°F., les thermomètres étant utilisés pour détecter spécifiquement l\u2019hyperthermie, déformation probablement héritée d\u2019un habitus chirurgical antique.De plus, une température à 98°F., peut représenter une fièvre chez un hypothyroidien hypotherme.Déjà cette courte énumération des signes cliniques vitaux commence à décrire un peu cette technique du «critère adéquat » tel qu\u2019appliqué à la séméiologie quotidienne.Des centaines d'exemples peuvent inonder votre mémoire, exemples différents selon le champ de vos intérêts médicaux.Voici quelque autres exemples de biochimie clinique.La densité urinaire est un critère adéquat de fonction rénale en l\u2019absence de glucosurie ou d\u2019albuminurie, sinon l\u2019osmolalité urinaire, qui représente un critère adéquat, devra être employée.La glycémie à jeûn indiquant 40 mg/100 ml permet d'affirmer une hypoglycémie seulement si la détermination a été effectuée rapidement après la ponction, le glucose pouvant être méta- bolisé par les leucocytes, assez rapidement surtout en présence d\u2019une leucocytose élevée ou d\u2019une leucémie.Le PBI est un critère adéquat de la fonction thyroïdienne, inadéquatement utilisé, qui doit être soupesé attentivement : le taux de 13 micro- grammes/100 ml est-il l\u2019indication d\u2019une thyro- # toxicose, d\u2019une cholécystographie trop récente, ¥ dune liaison protéique augmentée par une M1; grossesse Ou un traitement œstrogénique ?CRITÈRES ADÉQUATS EN PRATIQUE MÉDICALE 1039 La captation à l\u2019iode!3! est un critère adéquat de l\u2019activité et de la quantité de tissu thyroïdien.Une captation de 75 pour cent peut se rencontrer aussi bien dans le Basedow que dans un goitre simple ou même chez un crétin goitreux.Une captation de 30 pour cent ne peut nier un diagnostic d\u2019hyperthyroidie sans signes oculaires causée par un nodule chaud : dans ce cas, le scintigramme est le critére diagnostique nécessaire.Un critére adéquat, cerné par ces différents exemples, est quelquefois un concept de physiologie appliquée ou une observation clinique disséquée a sa valeur vraie, ou une notion de biochimie qui éclaire un probléme d\u2019interprétation ; c\u2019est l\u2019utilisation correcte de la science médicale telle qu\u2019appliquée à la situation concrète de ce patient.Pour employer l\u2019argumentation par le ridicule, il est facile d\u2019examiner quelques critères «inadéquats » couramment utilisés, de vrais sophismes médicaux.La cholestérolémie est un critère inadéquat typique pour détecter l\u2019artériosclérose, le diabète ou l\u2019hypothyroïidie, ou la calculose vésiculaire.Plusieurs centaines de patients ont été condamnés à des diètes dites hypograisseuses (donc hyper- glucidiques) pour traiter un cholestérol élevé ou prévenir l\u2019artériosclérose.Cette diète riche en glucides a épuisé une réserve pancréatique limite pour induire un diabète et augmenter davantage la cholestérolémie.L\u2019électrocardiogramme, magie sublime de la médecine électronique, demeure un critère inadéquat pour diagnostiquer l'insuffisance cardiaque et la suffisance cardiaque pour autant.L\u2019électrocardiogramme normal n\u2019est pas l\u2019équivalence d\u2019un diplôme de santé.La glycosurie, indice précieux dans la détection du diabète, n\u2019est pas un critère adéquat de diagnostic du diabète.La disparition de la glycosurie, souvent employée comme indice de contrôle d\u2019un diabète traité, est un bon critère chez les diabétiques jeunes mais peut aussi être un signe de défaillance rénale avancée chez les diabétiques âgés et donner une fausse sécurité au patient et à son médecin. 1040 La température buccale n\u2019est pas un critère adéquat chez un polypnéique ou un comateux.La réserve alcaline, ou bicarbonate sanguin, n\u2019est pas un critère adéquat pour distinguer l\u2019acidose métabolique ou l\u2019alcalose respiratoire et le pH sanguin devra être utilisé avant de traiter un patient intoxiqué aux salycilates.Ces quelques exemples circonscrivent, de façon positive et négative, le concept opérationnel de « critère adéquat » comme outil d'enseignement de la pratique médicale.Les exemples choisis reflètent trop mes connaissances médicales personnelles mais des exemples similaires pourraient être puisés dans chaque champ de la médecine.Discussion de la méthode : Le critère adéquat représente un outil d\u2019enseignement objectif et raisonné, appuyé sur des connaissances vérifiables, qui permet de prévenir les erreurs, qui incite l\u2019étudiant à étudier les bases physiologiques, biochimiques, pharmacologiques du raisonnement médical proposé, qui favorise l\u2019enseignement pratique de la thérapeutique en établissant clairement les paramètres mesurables qui signeront l\u2019amélioration du patient.L'enseignement tutorial, au lit du malade, devient ainsi plus expérimental dans le sens de Claude Bernard et moins dogmatique, avec preuves à l\u2019appui ou avec preuves apportées par l\u2019effet observé et mesuré chez le patient.Rien de mieux pour comprendre une fois pour toutes l'effet de la digitale que de mesurer le pouls, le pouls cardiaque, le débit cardiaque, la respiration, la vitesse circulatoire, la fonction hémodynamique rénale, l\u2019évolution des œdèmes, de la natriurèse, le reflux hépato-jugulaire, et je ne sais quoi encore chez un seul patient en insuffisance cardiaque par fibrillation auriculaire avant, pendant et après une digitalisation surveillée.Cet enseignement tutorial respecte l'ignorance du stagiaire (les stagiaires et les internes sont là pour recevoir l\u2019évangile médical), le stimule à apprendre par lui-même beaucoup plus qu\u2019on ne pourrait lui enseigner.Encore, le système du critère adéquat est un outil d\u2019auto-enseignement autant pour le stagiaire Guy SAUCIER Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 et le résident que pour l\u2019enseigneur et le praticien.Si l'expérience se définit non pas en nombre d\u2019années de pratique mais en quantité de réflexion sur les erreurs, qui apprend quelque chose à celui qui s\u2019est trompé, ou même à celui qui peut démonter le mécanisme de l'erreur.La technique des critères adéquats permet de distinguer les erreurs dues à l\u2019ignorance occasionnelle, à un défaut de technique ou d\u2019utilisation de techniques ou à une faute de jugement diagnostique ou thérapeutique : toujours assez objectivement pour éviter le blâme ou le manque d\u2019éthique professionnelle, en gardant comme guide le bien du malade.Dans toute erreur de diagnostic, il y a matière à réflexion pour le bien du malade en cause mais encore plus pour prévenir si possible la répétition chez des patients futurs.Cette technique n\u2019est pas une panacée et ne garantit pas un minimum de jugement clinique à ceux qui en sont dépourvus.Elle présuppose des connaissances médicales moyennes et un sens expérimental nécessaire.Cette technique peut orienter vers une formation à la pratique médicale, elle peut s\u2019appliquer à l\u2019enseignement de la séméiologie clinique, bio- chimique, radiologique.Son application, mettant en lumière le signe adéquat, conduira à une médecine mieux intégrée, profitant de toutes les ressources de la science médicale pour traiter chaque patient, terminant du coup cette inutile bataille de préséance entre la clinique et le laboratoire, envenimée par des cliniciens qui ne connaissent pas de biochimie et entretenue par des pseudo-savants qui ne croient qu\u2019aux dosages et aux isotopes.En effet, la technique des « critères adéquats » rend plus objective la pratique médicaleeninsistant sur l\u2019interprétation-limite des signes par opposition à une médecine dirigée par la thérapie des symp- tomes.Et par signes, j'entends tout autant les signes biochimiques, radiologiques, hématologiques que purement cliniques.Ainsi, serait encouragé un retour à une séméiologie opérationnelle clinique qui ne serait plus en fausse compétition avec le reluisant appareillage du laboratoire en même temps qu\u2019une utilisation beaucoup plus rationnelle | gl à LEN 3 160 led us ptt bret pas à das ire e188 pit ges Hide ref yr = on 0 Lent Li teh men ut de sélectue \u201cmentales Hes d dent Fit de ese qu is oy \u201cpind \u201ctetes sente, | Hide iti en g} mb tat Jy El He day RN A ag ay mg 3 by Tes de it fom \u201cpat D M Say Ay & D \u2018tte que By 2.\u201ca iS ; wi | Jr } qui ler NN.Wp, ATE iy Wray Ul.oe Nerdy Biri Lo Te Ou le he I pére: 1 fie iL pe Clg rps gE eo opie.noe on, DRE ps LE 2 TOUR ter ere (Or gel qu met.cu pa do ; gt puis\u201d ap\u201d i > i a & quil jan eds\u201d ça 9 M paf rt Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 des ressources offertes par la science médicale pour le diagnostic de la maladie.La mise en marche d\u2019une telle méthode d\u2019enseignement requiert une présence tutoriale plus nombreuse, une application continue des ensei- gneurs à corriger le raisonnement médical des étudiants.Une compétition d\u2019excellence se crée entre enseigneurs et enseignés qui devient rapidement exigeante pour l\u2019enseigneur et l\u2019oblige à progresser continuellement.De plus, cette méthode ne peut s'appliquer que dans un centre où les patients sont envisagés comme des malades et non comme des clients.L\u2019avenir de l\u2019enseignement : La technique des «critères adéquats » n\u2019est qu\u2019un exemple de méthode applicable à l\u2019enseignement de la médecine vue comme une discipline intellectuelle très particulière : l\u2019application expérimentale souvent urgente de connaissances scientifiques à des cas individuels faisant de chaque patient son propre témoin pour juger de la validité de l\u2019hypothèse diagnostique à la condition expresse qu\u2019il y ait un protocole minimum et des critères objectifs.Ces micro-expériences sont trop individuelles pour être analysées statistiquement et neseprêtent guère à des publications retentissantes.Mais il est possible qu\u2019une formation médicale ainsi orientée accélère l\u2019acquisition d\u2019un savoir en alerte et accroisse l\u2019intérêt continu vers unart médical appuyé sur des données renouvelées, Avant longtemps, les médecins pourront se prévaloir des intégrateurs électroniques pour les aider dans le diagnostic, car il n\u2019y a là qu\u2019une juxtaposition de signes, cliniques ou autres, facilement analysables à la condition que les signes soient corrects.Mais la recherche des signes, leur évaluation relative, la pesée des différents examens de laboratoire requerront toujours un esprit formé à l\u2019observation et au raisonnement adéquat.Et cette formation, d\u2019autant plus utile qu\u2019elle s\u2019appuie sur des connaissances scientifiques + étendues et progressivement augmentées, ne peut #% s'acquérir que pendant les années cliniques, deux années pour ceux qui s\u2019orientent vers la pratique iM générale, six années chez les futurs spécialistes.CRITERES ADEQUATS EN PRATIQUE MEDICALE 1041 Une telle formation demeure un actif permanent, un actif qui fournit des dividendes intéressants en garantissant un intérêt continu à la science médicale et une compétence accrue auprès du patient.Conclusions : L\u2019enseignement de la pratique médicale représente un problème difficile et de sa solution dépend l'amélioration des soins aux malades dans les années à venir.Il ne s\u2019agit pas de diplômer davantage de médecins plus savants, ou soi-disant tels, il s\u2019agit plutôt de mieux former les futurs gradués afin qu\u2019ils puissent s'appliquer de façon continue à conjuguer la science médicale et les besoins de chaque patient.Une orientation plus décisive du programme d'enseignement vers la formation d\u2019un esprit expérimental à partir des années précliniques pourrait se continuer par un entraînement clinique fortement marqué par des méthodes similaires à celles des «critères adéquats ».Que chaque patient soit étudié avec un sens expérimental précis, que chaque traitement soit envisagé avec un protocole, que chaque malade soit le prétexte à une leçon séméiologique, à un raisonnement diagnostique, à une épreuve thérapeutique circonstanciée afin qu\u2019un mode pratique d\u2019autoformation puisse imprégner chaque interne pendant ses stages hospitaliers pour qu\u2019il continue d\u2019apprendre avec ses patients lorsqu\u2019il sera en pratique.Qu\u2019on me comprenne bien : je ne fais pas un plaidoyer pour une médecine d'hôpital, je ne supporte en rien l\u2019hégémonie de la médecine académique.J\u2019insiste pour que le milieu universitaire oriente son enseignement vers la formation à la pratique médicale en vue de procurer à la population une meilleure médecine à domicile.Entre la médecine académique et la pratique médicale à domicile, il y a toutes sortes de différences, surtout dans les moyens et les techniques, dans les conditions d\u2019application des connaissances médicales, mais je crois que la seule préséance ou priorité est en fait, dans le temps, qu\u2019une meilleure médecine académique doit préparer une meilleure pratique médicale, la seule médecine qui compte, la médecine qui réussit à aider les malades. MOUVEMENT PSYCHIATRIQUE UNE RÉVOLUTION TRANQUILLE AU QUÉBEC AU CHAPITRE DE LA PSYCHIATRIE * C\u2019est avec plaisir que nous avons accepté votre invitation de dresser le bilan des principaux développements qui sont survenus dans la province de Québec dans le domaine de la psychiatrie et de l\u2019hygiène mentale durant les deux dernières années.Le 31 mars 1962, la Commission d\u2019étude des hôpitaux psychiatriques, formée des trois auteurs de cette communication, remettait son rapport au ministre de la Santé, le docteur Alphonse Couturier.Cette Commission avait été créée en septembre 1961 et l\u2019on connaît sans doute la teneur de ce rapport et les recommandations radicales des commissaires.Quelques jours plus tard, soit le 16 mai 1962, le Ministère de la santé donnait suite à l\u2019une des principales recommandations de cette Commission.Il créait un organisme, à qui il confiait la responsabilité gouvernementale d\u2019établir et d\u2019exécuter, selon les concepts modernes, un programme d\u2019assistance psychiatrique et d\u2019hygiéne mentale.Ce nouvel organisme, « Les Services psychiatriques », a remplacé la division des hopitaux psychiatriques.On a voulu ainsi inscrire dans l\u2019appellation même de cette division, la préoccupation du Ministère d\u2019établir des Services d\u2019assistance qui ne soient pas uniquement ou principalement constitués d\u2019hôpitaux.Les mois qui suivirent ont été marqués essentiellement par un travail d'organisation générale et par quelques réalisations qui ont tenu compte * Conférence présentée au Congrès annuel de l'Association des psychiatres du Canada, à Vancouver, le 30 juin 1964.1.Directeur des Services psychiatriques, ministère de la Santé, Province de Québec.2.Directeur adjoint des Services psychiatriques, ministère de la Santé, Province de Québec.Dominique BEDARD?m.p, Denis LAZURE?wo, Charles ROBERTS*, M.D.à la fois et du programme et des nécessités les plus urgentes.Mentionnons brièvement les plus importantes réalisations.\u2014 L'obtention de crédits provinciaux plus substantiels que ceux des années précédentes.Le budget pour le traitement des maladies mentales est ainsi passé de $18 000 000 en 1961-1962, à $24 000 000 en 1962-1963.\u2014 Un plan d'assistance à la formation professionnelle a été mis sur pied afin de pallier plus rapidement à la pénurie du personnel professionnel.À cette fin, une somme de $200 000 a été mise à la disposition des Services psychiatriques.\u2014 Le mode de financement de quatre des principaux hôpitaux psychiatriques a été complètement transformé.La formule d\u2019une allocation fixe par jour et par malade a été remplacée par la formule budgétaire de façon à inviter les autorités de ces hôpitaux à utiliser l\u2019argent versé davantage en conformité avec les besoins des malades.\u2014 De concert avec le Service de l\u2019assurance- hospitalisation, les Services psychiatriques ont permis à l\u2019Hôpital Sainte-Justine pour enfants, de Montréal, de développer considérablement son département de psychiatrie.\u2014 Des efforts considérables ont été accomplis pour que l\u2019Hôpital Saint-Charles de Joliette et l\u2019Hôpital-des-Laurentides de l\u2019Annonciation, comté de Labelle, deviennent des centres actifs de traitement à l\u2019intention des malades mentaux de ces régions.Les résultats déjà obtenus permettent d\u2019espérer que cette première tentative de régionalisation des services sera couronnée de succès.\u2014 Deux décisions importantes dans le champ de la psychiatrie ont été prises par les autorités MERS Let Ru Hag ni] (eta yj sty ts de j Un, = | de ute sauter à davar Tas.figs .rant Joel 4 ga\u201d pr Guin\u2019 ¢ fé gi\u201d sage oh Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 gouvernementales : celle d\u2019affecter à d\u2019autres fins le Pavillon Saint-Georges, hôpital psychiatrique en construction à Sherbrooke et qui était conçu pour héberger 900 « malades chroniques » selon une formule périmée ; et celle de bâtir un hôpital à sécurité maximale en remplacement de celui de Bordeaux, situé depuis plusieurs années, et de façon provisoire, dans l\u2019enceinte même de la prison de Montréal ! \u2014 De nombreuses séances d\u2019études sous l\u2019égide des Services psychiatriques ont été consacrées à la refonte éventuelle de la loi concernant les institutions pour le traitement des maladies mentales et de celle de la Curatelle publique.\u2014 Enfin, l\u2019un des premiers gestes des Services psychiatriques a été d\u2019instituer un comité consultatif.Ce comité groupe des psychiatres qui, de par le champ d'activités propre à chacun d\u2019eux, est de nature à seconder la tâche du Ministère de la santé dans les réalisations à apporter et les priorités à établir.Ce sont là les principaux développements qu\u2019a connus la phychiatrie dans notre milieu au cours des derniers mois de 1962.Il importe donc maintenant de jeter un coup d\u2019œil sur les réalisations de 1963 et du premier trimestre de 1964.PERSONNEL DES SERVICES PSYCHIATRIQUES DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ Le tableau I établit le personnel des Services psychiatriques en février 1964 par rapport à celui de l\u2019ancienne Division des hôpitaux psychiatriques en mai 1962.Ce tableau peut être complété par les observations suivantes : a) Le directeur des Services psychiatriques, : le docteur Dominique Bédard, est à temps complet, - et ses deux adjoints sont employés à demi-temps ; b) Un des comptables assume la direction de la section administrative et financière ; c) Les deux médecins non-psychiatres sont les 3 docteurs André Boudreau et Léon Dugal, de la » | Section médicale de l\u2019alcoolisme, autrefois l\u2019Office 5° 4 provincial de l'alcoolisme ; # | ©) UNE REVOLUTION TRANQUILLE AU CHAPITRE DE LA PSYCHIATRIE 1043 TABLEAU I Personnel des Services psychiatriques du ministère de la Santé de la province de Québec Mai 1962 * Février 1964 Psychiatres.Médecins non-psychiatres.Infirmière psychiatrique.Comptables.Secrétaires.Sténographes.Commis-dactylo.Commis.| | | no | | | œ | N= EHH OOO =O [oe 00 * Personnel de l\u2019ancienne Division des hôpitaux psychiatriques absorbé par les Services psychiatriques ou affecté à une autre division du ministère de la Santé.d) Un nouvel organigramme sera bientôt présenté afin d'augmenter ce personnel à trente-neuf personnes et d\u2019y inclure, en particulier, un psychologue, un travailleur social, un documentaliste et un statisticien.FINANCEMENT DES HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES D\u2019importants changements sont survenus au cours de cette année, La formule de l\u2019allocation per diem a été complètement abandonnée et tous les hépitaux psychiatriques doivent maintenant soumettre des prévisions budgétaires.Les prévisions budgétaires, la revision périodique du budget et l\u2019analyse des états financiers de fin d\u2019année établissent le montant des argents que le ministre de la santé verse a ces institutions.Ces critères concourent également à une utilisation de ces argents plus conforme aux besoins des malades.Les contrats qui ont été modifiés en conséquence présentent par ailleurs des particularités intéressantes dont les principales sont les suivantes : a) Le Ministère de la santé couvre de ses argents non seulement le coût d\u2019opération de chacun de ces hôpitaux, mais aussi toutes les dépenses en immobilisation à l\u2019exception de la dépréciation sur Les frais d'opération des Services les bâtiments. 1044 externes (clinique externe, service de jour, dispensaire, foyers affiliés à l\u2019hôpital psychiatrique, etc.) sont inclus dans le coût d\u2019opération.b) Le Ministère de la santé a voulu reconnaître l'importance de la recherche psychiatrique en milieu hospitalier.Un article spécial a donc été introduit dans ces contrats et spécifie que les frais des travaux de recherche entrent également dans le coût d\u2019opération des hôpitaux psychiatriques.Une double condition est cependant requise : les autorités médicales de l\u2019hôpital psychiatrique et celles du département de psychiatrie de l\u2019université concernée, doivent, au préalable, donner leur assentiment à ces projets de recherche.Ces argents que le Ministère de la santé a versé à ces hôpitaux psychiatriques ont encore été plus considérables en 1963-1964 qu\u2019en 1962-1963.En 1961, ces institutions bénéficiaient d\u2019un per diem inférieur à celui d\u2019établissements dits de « soins de garde » et pourtant, ils se devaient d\u2019offrir à leurs malades les services de traitement et de réadaptation.On comprend alors que pour en arriver à placer ces hôpitaux psychiatriques à un niveau fonctionnel acceptable, il a fallu les faire bénéficier d\u2019une assistance financière d'autant plus considérable.Les conventions collectives et le retrait des subventions fédérales en hygiène mentale à l\u2019adresse de ces institutions ont évidemment contribué à l\u2019augmentation du coût d\u2019opération.Le tableau II illustre bien l\u2019effort financier qu\u2019ont déployé les autorités gouvernementales ces dernières années.TABLEAU II Assistance financière aux hôpitaux psychiatriques au cours des neuf dernières années ANNÉES SUBVENTIONS 1956-1957 $11 842 000.1957-1958 11 854 000.1958-1959 14 910 000.1959-1960 15 350 000.1960-1961 16 980 000.1961-1962 18 190,000.1962-1963 23 594 000.1963-1964 29 572 000.1964-1965 36 500 000.Dominique BÉDARD - Denis LAZURE - Charles ROBERTS Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 Pour un nombre équivalent de malades, le coût d\u2019hospitalisation a donc passé du simple au double dans l\u2019espace de trois ans, alors que les années précédentes, il ne comportait que de légères augmentations annuelles.L'augmentation notable du taux quotidien d\u2019hospitalisation dans les principaux hôpitaux ressort au tableau III.TABLEAU III Taux quotidien du coût d'hospitalisation dans les principaux hôpitaux psychiatriques (en dollars) 1961-62 1962-63 1963-64 Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.2,75 3,75 4,85 Hôpital Saint-Michel-Archange.2,75 3,75 4,50 Verdun Protestant Hospital.- 2,75 4,35 5,60 Hôpital Mont-Providence.2,50 4,00 6,90 Hôpital Saint-Charles de Joliette.2,50 2,50 6,15 Hôpital-des-Laurentides.2,00 2,00 8,70 Le budget du Ministère de la santé à l\u2019égard de la psychiatrie ne renfermait traditionnellement qu\u2019un seul article important : l\u2019hospitalisation.L'article «subvention » a été développé afin de faire face à des besoins qui ne nécessitent pas l\u2019hospitalisation en milieu psychiatrique classique.Une somme de $300 000 a ainsi été consacrée aux Services psychiatriques des hôpitaux généraux et à des cliniques d'hygiène mentale.PLAN D\u2019ASSISTANCE À LA FORMATION PROFESSIONNELLE Alors qu\u2019autrefois l\u2019accent était mis sur la construction d\u2019établissements psychiatriques spéciaux, aujourd\u2019hui, les préoccupations ont plutôt trait à la formation et au recrutement de spécialistes.C\u2019est l\u2019un des premiers gestes que les Services psychiatriques ont posé en mettant sur pied un plan d\u2019assistance à la formation professionnelle.Depuis 1962, un nombre imposant de bourses ont été accordées à des résidents en psychiatrie, des étudiants en service social, en psychologie, en thérapie d\u2019occupation en nursing, en psychopédagogie, etc.Voici à cet égard des tableaux comparatifs (tableaux IV, V et VI) qui mettent en cause ce PRIE PEER PEER (2 ga quel gl fi Bn / ty Ar hy die, , Tu | À: lei It; ie I: is Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 plan d\u2019assistance a la formation professionnelle que nous avons mis sur pied et celui qui existait depuis plusieurs années grâce aux subventions fédérales en hygiéne mentale.TABLEAU IV Bourses pour formation professionnelle (Plan provincial) Nombre Montant Montant SPECIALITE de versé en versé en bourses 1962-63 1963-64 Psychiatrie.73 $34 941 19 $144 513 77 Psychiatrie infantile.3 \u2014 5 991 72 Infirmière psychiatrique.4 3 770 00 2 300 00 Infirmière en hygiène mentale.1 \u2014 2 100 00 Infirmière hygiéniste.\u2026.1 \u2014 1 400 00 Thérapie d'occupation.35 13 725 00 21 794 00 Psychologie clinique.2 \u2014 3 765 00 Psychologie.19 3 140 00 20 331 72 Psychologie appliquée.1 \u2014 2 400 00 Psychologie sociale, .1 _\u2014 3 000 00 Service social.17 512000 1310922 Education familiale.1 \u2014 2 520 00 Criminologie clinique.\u2026.1 \u2014 600 00 Administration.1 \u2014 200 00 TOTAUX.2010000000 160 $60 696 19 $224 025 43 Ces tableaux illustrent plusieurs faits que nous n'avons malheureusement pas le temps d\u2019exposer UNE RÉVOLUTION TRANQUILLE AU CHAPITRE DE LA PSYCHIATRIE 1045 ici.Mentionnons cependant que nous comptons environ 75 médecins-boursiers en formation psychique.PSYCHIATRIE INFANTILE Ce champ particulier de la psychiatrie a retenu notre attention.L\u2019Hôpital Sainte-Justine pour enfants (Montréal) est maintenant doté d\u2019un Service très complet qui peut subir avec avantage la comparaison avec tout Service du genre en Amérique du Nord.Ces Services comprennent notamment une clinique externe, un Service de jour un Service de consultation, un Service interne, une clinique d\u2019évaluation de l\u2019intelligence et une clinique des troubles de l\u2019apprentissage scolaire.Le tableau VII présente quelques données intéressantes concernant le nombre de personnes qui ont bénéficié des Services de ce centre psychiatrique doté d\u2019un personnel de soixante professionnels, qui ont examiné ou traité en 1963 plus de 2 700 enfants.L\u2019Hôpital Mont-Providence de Montréal, jusqu\u2019à récemment une institution de soins de garde TABLEAU V Bourses pour formation professionnelle (Plan fédéral-provincial) _ .Nombre Versé en Versé en Versé en Versé en SPECIALITE de bourses 1960-61 1961-62 1962-63 1963-64 Neuro-psychiatrie.2 $ 3000 00 $ 2250 00 $ 3000 00 $ 3000 00 Psychiatrie.65 49 590 00 38 735 00 57 010 00 59 165 00 Psychologie.25 4 800 00 22 750 00 18 850 00 17 550 00 Servicesocial .64 19 050 00 20 650 00 21 775 00 25 350 00 School for graduate nurses.22 \u2014 7 875 00 7 875 00 10 350 00 ToTaux.173 $76 440 00 $92 260 00 $108 510 00 $115 41500 TABLEAU VI Grand tolal des bourses octroyés selon les deux plans 1960-1961 1961-1962 1962-1963 1963-1964 Plan fédéral-provincial Las $76 440 00 $92 260 00 $108 510 00 $115 415 00 Plan provincial .\u2014 \u2014 60 696 19 224 025 43 TOTAUX.$76 440 00 $92 260 00 $169 206 19 $339 440 43 Dominique BÉDARD - Denis LAZURE - Charles ROBERTS ptits ds eee ROL DORM RG Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 TABLEAU VII HôPITAL SAINTE-JUSTINE (MONTRÉAL) Bilan des consullations en psychiatrie infantile & I Hopital Sainte- Justine de Montréal (tableau comparatif pour les mois d\u2019avril, mai et juin) 1962 1963 Nombre d\u2019enfants aux cliniques externes : Diagnostic.1112100000 0040 Lea AR ea eee ee a ee aa ee ee 124 388 Traitement.11000 2002 LA a ae 4e da te a ee ea ee eee 310 562 Nombre de parents aux cliniques externes.coo.524 869 Nombre d\u2019enfants aux cliniques internes.1004001 sac ace ee 278 349 Nombre total d\u2019entrevues (enfants et parents) dans tout le Service.\u2026.2 856 5 941 pour 900 enfants arriérés mentaux, a connu aussi une impulsion qui s\u2019est traduite notamment par la réorganisation de ses Services et le recrutement d\u2019un personnel professionnel encore incomplet mais impressionnant.Environ vingt-cinq éducateurs spécialisés sont maintenant au Service des enfants éducables et semi-éducables de cet hôpital.L\u2019Hôpital Mont-Providence a de plus créé un Service pour adolescents qui, à l\u2019instar des adultes ne souffrant pas d\u2019arriération mentale, peuvent présenter des troubles mentaux sérieux.On compte terminer l\u2019achèvement de ce Service dans les premiers mois de l\u2019année 1964, Service qui comprendra quarante lits, 20 pour fillettes et 20 pour garçons.En juin 1963, le Verdun Protestant Hospital, de Montréal, admettait ses premiers adolescents dans son nouveau pavillon pour enfants de cette catégorie.Le Centre médico-social pour enfants, de Québec, occupera bientôt de nouveaux locaux dans un établissement dont il s\u2019est porté acquéreur.L'assistance financière que le Ministère de la santé a d\u2019ailleurs procurée à cette institution a mis un terme à la désertion du personnel professionnel et permettra au contraire un recrutement supplémentaire de nature à servir davantage la population de Québec et de la région.L'Institut Albert-Prévost a aussi innové en ce domaine en mettant sur pied, en octobre 1965, une clinique de psychiatrie pour enfants.RÉGIONALISATION DES SERVICES Le travail entrepris dans ce sens à la fin de l\u2019année précédente a été continué au cours de l\u2019année 1963.L\u2019Hôpital-des-Laurentides (L\u2019Annonciation, comté de Labelle), et l\u2019Hôpital Saint- Charles de Joliette ont maintenant atteint une période de développement qui leur permet d\u2019offrir à leur population respective de véritables Services de psychiatrie.Jusqu\u2019alors, c\u2019était principale- Saint-Jean-de-Dieu de Montréal qui desservait ces régions.Les tableaux VIII et IX illustrent bien l\u2019augmentation du personnel de ces deux institutions et du Mont-Providence, et les répercussions de ces changements dans le mouvement des malades.L\u2019Hôpital des Laurentides, avec la nomination du docteur Marcel Lemieux au poste de Surintendant médical, en février 1963, se voit assigné un territoire formé de huit comtés, au nord et nord- TABLEAU VIII Personnel des trois hôpitaux régionaux 1961-1962 1962-1963 1963-1964 Hôpital Saint-Charles de Joliette.339 447 590 Hépital-des-Laurentides.261 372 426 Hôpital Mont-Providence.- 516 519 715 1116 1338 1731 pu 5 { ih ARTE Hi Laval Médical 21 ui | Vol.35 - Nov.1964 J LAS A - 0.9 CELESTINS ,* Pe a LEA ALCALINE Free brad DE L'ÉTAT er FOIE, VOIES BILIAIRES fn à Us \u20ac Li VOIES DIGESTIVES Sin of ue EQUILIBRE DE LA dof il NUTRITION 18 A pk 7 Py RD Se 0° PA 7 lait e® o*' Hot > © ot pels o% RC RY) ade \\ se e nl rite: y «0 oO YEE, des Sha janv gt prescrivez COUR > se 19 Ve «0 RECOMMANDEE PAR = LAS) [HS Jp A DANS LE MONDE ENTIER J 4 0s 15 Importateurs: HERDT & CHARTON, Inc., 2245, rue Viau Montréal (10) 22 Laval Médical - Vol.35 - Nov.1964 YFEROSE, AN (RON LOMVDRATE COMPLEX teaspoontul is equnatint le DOSAGE: As pre seribai by physician.Usuat \u201cDaily Main tenance Dose; Adults amd children over 12 years: 1 to 2 tea noonfels, Childrens: qu A \\ emental an.Sto12 years, MO a ue : 1 teaspoonful: 2 te évention and treatoess 6 years, Ya to V2 fo 1 fefcieacy anmies.teasposatul: Infos as à attentes d children under Re esation et lo traitement 5 \u201c7 ; .years: 18 drops suémie ferriprive (06 to Ya ter un 8 J all Oy iim \u201ctn m0 \u201ca Hrs he lat Hs int au tim, (uty {lat Be and fl Kad Km \u2018ig aux patients; elle sert aussi à compléter un traitement déjà amorce.oo Th L'élixir JEFRON possède une saveur agréable, ne laisse toxique que d'autres préparations de fer.* Ty aucun arrière-goût de métal et ne cause ni irritation gastrique, L'élixir JEFRONIC, en plus de posséder tous les avantages ee ni constipation.Il peut se prendre entre les repas.du Jefron, renferme en plus des vitamines By» et B;.Il agit \u201cmi Dans chaque cuillerée à ché de Jefron, on retrouve comme hématinique et comme supplément nutritif.Il est ay l'équivalent de 100 mg de fer élémentaire, proportion beau- particulièrement recommandé dans l\u2019anémie ferriprive et n | coup plus élevée que dans la plupart des autres hématiniques.dans l'anorexie causées par une carence alimentaire, \u201cdim Le polyférose contenu dans le Jefron s'est avéré moins *documentation médicale sur demande.pe Rappelez-vous qu\u2019aucune préparation de fer n\u2019est efficace si elle demeure dans le flacon.P| PITMAN-MOORE DIVISION DOW CHEMICAL OF CANADA.LIMITED M DON MILLS/ONTARID It, 31 C2 | Laval Médical Vol.35 Nov.1964 UNE RÉVOLUTION TRANQUILLE AU CHAPITRE DE LA PSYCHIATRIE 1047 TABLEAU IX Etai comparatif du mouvement d'entrées et de sorties des malades à l\u2019Hôpital-des-Laurentides (806 lits) 1962 1963 Hommes Femmes Hommes Femmes Entrées durant l'année : Premières admissions.0 0 96 54 Sorties durant l\u2019année : Définitives : Libérations.3 0 57 34 Provisoires : Mises en foyer.0 0 13 0 Congés d'essai.37 0 108 0 Re-entrées durant l\u2019année : Réadmissions.0 0 4 7 Retours de foyer.0 0 3 0 Retours de congé d'essai.10 0 59 0 ouest de Montréal et dessert une population de 345 000 habitants.Ouvert en 1961 et destiné à être un hôpital pour «chroniques » n\u2019acceptant que des patients de sexe masculin transférés des hôpitaux actifs, il s\u2019imposait évidemment d\u2019admettre dorénavant des malades du sexe féminin, s\u2019il allait véritablement jouer son rôle d'hôpital régional, et c\u2019est en septembre 1963 que la première patiente fut admise.La thérapie industrielle, déjà bien amorcée en 1961, se développa de façon remarquable et plus d\u2019un tiers des malades participent activement et quotidiennement à cette forme de réadaptation.Outre ces principaux événements hospitaliers, il faut ajouter l\u2019ouverture en mai 1963 d\u2019une première clinique externe à l\u2019Hôpital-des-Laurentides, au rythme de deux jours par semaine en août, d\u2019une clinique externe située au Centre psychosocial de Saint-Jérôme, au rythme de cing jours par semaine et les débuts, en fin de décembre 1963, d\u2019une clinique externe à Sainte-Agathe.Finalement, en novembre 1963, après entente avec l\u2019Hôpital général de Hull, intégration de la clinique externe psychiatrique de Hull de façon temporaire au Service des cliniques externes de l\u2019Hôpital-des- Laurentides.Il faut ajouter également des consultations à l\u2019hôpital général de Mont-Laurier et également des consultations légales aux deux (11) prisons de la région, soit Saint-Jérôme et Mont- Laurier, pour évaluations psychiatriques.Ces quelques chiffres et ces quelques aperçus sur les développements récents de cet hôpital sont un maigre témoignage de la transformation qui s\u2019est opérée dans cette institution dans l\u2019espace d\u2019un an environ.Voilà donc une région qui, il n\u2019y a pas si longtemps, n\u2019avait un hôpital que de nom, et qui maintenant est doté de services psychiatriques modernes.HÔPITAL SAINT-CHARLES DE JOLIETTE (1 423 lits) De création un peu moins récente (1960) mais tout comme l\u2019Hôpital-des-Laurentides, l\u2019Hôpital Saint-Charles avait été mis sur pied pour absorber les malades chroniques, déversés par les hôpitaux actifs de Montréal et Québec.Le docteur Pierre Martel, nommé Surintendant médical en 1963, et l\u2019équipe professionnelle qu\u2019il recruta rapidement, se mirent immédiatement à l\u2019œuvre pour convertir cette institution inactive en un centre psychiatrique régional.De concert avec le Ministère de la santé, il fut décidé que cet hôpital desservirait une population de 320 000 habitants appartenant à dix comtés.Une clinique externe ouvrit bientôt ses portes, au rythme de cinq jours complets par semaine, et quelques mois plus tard, on inaugurait un Centre de traitement pour alcooliques, le premier du genre dans les hôpitaux psychiatriques du Québec, sinon du Canada.Dès la première année de son fonctionnement, ce nouvel hôpital psychiatrique régional peut présenter des résultats intéressants (tableau X), quant au mouvement des malades.Les Services psychiatriques du Ministère jugent très fructueuse cette expérience tentée à l\u2019Annonciation et à Joliette, et prévoient procéder bientôt à l\u2019organisation de deux autres hôpitaux semblables aux précédents, l\u2019un situé à Roberval (Lac- Saint-Jean) et l\u2019autre à Saint-Ferdinand-d\u2019Halifax (Beauce).Nous aurons alors deux nouveaux centres psychiatriques régionaux d\u2019environ 1000 lits chacun, qui desserviraient ensemble une 1048 TABLFAU X Mouvement des malades à l\u2019Hôpital Saint-Charles de Joliette en 1963 Hospitalisés depuis plus de 5 ans : Mis en congé .10.0000000 00 este eee « 189 Mis en foyers.0000000000 00e 46 Admis de la région : Admissions.102020022 00 ace eee 231 Mis en congés.0000000 00000 136 Clinique externe : Nombre de malades.421 Consultations.0.00000ase 0e ee 1450 population d\u2019au-delà de 500 000 habitants, répartie sur une vingtaine de comtés.LOI DE LA CURATELLE PUBLIQUE C\u2019est également en 1963 que l\u2019Assemblée législative de la Province a apporté des modifications à la Loi de la curatelle publique et a permis ainsi de libérer le malade mental de sérieux préjudices dont il était jusqu'alors victime.Le patient en cure fermée dans un hôpital psychiatrique régi par la Loi concernant les institutions pour le traitement des maladies mentales, n\u2019est plus soumis automatiquement à l\u2019obligation de confier la gestion de ses biens au Curateur public.Ce n\u2019est maintenant seulement lorsque le Surintendant, sur l\u2019avis d\u2019un Conseil médical, constate que le malade en cure fermée souffre également d\u2019incapacité juridique, que le recours aux services de la Curatelle publique peut être sollicité.Le même malade qui est mis en congé et pour lequel ces mesures ont été prises dans le but de l\u2019assister, peut quand même conserver la libre disposition du fruit de son travail.Enfin, si la sortie d\u2019essai doit durer plus de six mois, les pouvoirs du Curateur public à son égard cessent automatiquement.FOYER DE TRANSITION Les ex-patients psychiatriques de langue française bénéficient, depuis le mois de novembre 1963, Dominique BÉDARD - Denis LAZURE - Charles ROBERTS Laval Médical Vol.35 \u2014 Nov.1964 d\u2019un «Foyer de transition».On sait que la prolongation de l\u2019hospitalisation d\u2019un grand nombre de malades mentaux repose davantage sur des facteurs familiaux et sociaux que sur des facteurs psychiatriques proprement dits.Nombre d\u2019entre eux sont sans famille ou ont été délaissés par elle, et le retour direct dans la société serait d\u2019autant plus difficile qu\u2019aucun emploi les attendrait.De là la nécessité de résidences temporaires et particulières qui permet à ces malades de reprendre place dans la société en leur offrant des conditions suffisantes de sécurité et également grâce à une équipe professionnelle et à des groupements sociaux affiliés, un emploi dès la sortie de l\u2019hôpital.C\u2019est l\u2019Association « AMITIÉ » qui a créé ce Foyer en plaçant à sa direction une corporation sans but lucratif « Les foyers de transition, inc.».Il est situé à Montréal, coins Delorimier et Rachel- Est, et a une capacité de vingt (20) lits.La Jeune Chambre de commerce de Montréal collabore à cette œuvre en facilitant l\u2019embauchage de ces ex-patients sur le marché du travail.SERVICES DE PSYCHIATRIE DANS LES HÔPITAUX GÉNÉRAUX Nous ferons allusion à cette forme d\u2019assistance psychiatrique au chapitre des subventions fédérales en hygiène mentale.Nous voulons souligner ici que de nombreuses démarches ont été effectuées dans le but de créer de tels services dans les hôpitaux généraux qui sont en construction ou en voie d\u2019agrandissement.Ces démarches ont porté fruits puisque, dorénavant, un hôpital général ne peut être construit ou agrandi, si ses plans ne comportent pas un Service de psychiatrie conforme aux normes du Ministère de la santé.Non seulement des hôpitaux généraux de la région de Montréal seront ainsi dotés des Services psychiatriques, mais également des hôpitaux généraux régionaux.C\u2019est d\u2019ailleurs en fonction de l\u2019établissement de ces nouveaux Services qu\u2019en particulier, les Services psychiatriques ont mis sur pied un plan d\u2019assistance a la formation professionnelle.a 8 \u2014\u2014 ee mm mere ~~ er \u2014 - ey - en er er ri ni; in Rak a Ja or: de & Sita IS ff pub: Full shi jen 0 itil Rp conf me ent ont a aus fy pitt 2 BE | qu Laval Médical Vol.35 \u2014 Nov.1964 (12) EXTRAIT SPECIAL DE LEVURE EXTRAIT SPEC! HORMONOTH ERAPIE RATIONNELLE FORMULE EXTRAITS TOTAUX DE EXTRAIT DE FOIE DE VEAU DE BIÈRE AL DE CERE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISE VITAMINE Bu et FER Hémoglobinique TRAITEMENT DE CHOIX DANS les Retards de Croissance, les Convalescences des Maladies Infectieuses, les Appétits Capricieux, les Asthénies.PRÉSENTATION : Ampoules buvables: Boîtes t 2 ALES de 12 et 24 Sirop : Flacons de 150 et 300 cc.Herdt :Charton Inc.2245, RUE VIAU MONTREAL, P.Q.23 Laval Médical Vol.35 \u2014 Nov.1964 Un exutoire pour l\u2019animosite ?Les excès de table sont souvent un exutoire pour l\u2019animosité.Beaucoup de gens défoulent leur colère en se livrant à des excès alimentaires pendant ou entre les repas.Il s\u2019ensuit de l\u2019embonpoint.\u2018Eskatrol\u2019 modère l'appétit tout en soulageant le stress émotif qui cause les excès de table.C\u2019est pourquoi tant de patients perdent un plus grand nombre de livres grâce à \u2018Eskatrol\u2019.Capsules ESKATROL\u201d Spansule\u201d et comprimés A .7 * pour mattriser les émotions qui jouent un rôle important dans l\u2019embonpoint les capsules \u2018Eskatrol Spansule\u2019 a désagrégation prolongée renferment 15 mg de Dexedrine* et 7.5 mg de prochlorpérazine.Elles sont présentées en flacons de 30 et de 250 ainsi que sous bandes spéciales de cellophane de 15.Les comprimés \u2018Eskatrol\u2019 renferment 5 mg de \u2018Dexedrine\u2019 et 2.5 mg de prochlorpérazine.Ils sont présentés en flacons de 50 et sous bandes spéciales de cellophane de 30.(\u2018Dexedrine\u2019 est la marque de fabrique SK&F pour le sulfate d'amphétamine dextrogyre.La prochlorpérazine seule est présentée au Canada par Poulenc Limitée sous la marque déposée \u2018Stémétil\u2019.) Marque déposée au Canada 2k Smith Kline & French + Montréal 9 AZB2AF a is sa ds hi ist Sie li om sh Isa so as 0 (are die LB fin a Laval Médical Vol.35- Nov.1964 UNE REVOLUTION TRANQUILLE AU CHAPITRE DE LA PSYCHIATRIE 1049 PROJET DE CONSTRUCTION D\u2019INSTITUTIONS PSYCHIATRIQUES Le Gouvernement a pris la décision de créer un hôpital psychiatrique à sécurité maximale en remplacement de celui de Bordeaux.Un comité d'experts a été formé à cet effet et a remis, après six mois d'étude, aux architectes et aux ingénieurs, un rapport qui renferme les spécifications structurales et fonctionnelles d\u2019un hôpital de ce genre.Architectes et ingénieurs sont au travail depuis plusieurs mois, et les esquisses préliminaires ont déjà été produites.Il s'agira là à coup sûr d\u2019une réalisation issue de concepts modernes et très appropriés aux besoins des malades qui présentent des troubles graves du comportement, incompatibles avec une hospitalisation en milieu ordinaire, que ces malades aient ou non un dossier judiciaire.Le site de ce futur hôpital sera bientôt connu, et son ouverture est prévue pour juin 1966.Il pourra recevoir environ 325 malades.Il s\u2019inscrira d\u2019ailleurs dans un concept général de psychiatrie légale qui nécessitera d\u2019autres réalisations secondaires afin d'intégrer cet hôpital à des Services complémentaires.L\u2019Abitibi est une région complètement démunie de Services psychiatriques.C\u2019est pourquoi les Services psychiatriques sont à étudier un projet de constructions pavillonnaires devant desservir les malades mentaux de cette région, quelle que soit la catégories à laquelle ceux-ci appartiennent.NOMINATION DE NOUVEAUX SURINTENDANTS MÉDICAUX Plusieurs hôpitaux psychiatriques avaient à leur tête des surintendants médicaux dont les fonctions étaient déjà retenues par des institutions identiques mais plus considérables.Les nominations suivantes ont été effectuées : Docteur Jean-Louis Lapointe, surintendant médical, à l\u2019Hôpital Mont-Providence.Docteur Marcel Lemieux, surintendant médical, à l\u2019Hôpital-des-Laurentides.Docteur Pierre Martel, surintendant médical | à l\u2019Hôpital Saint-Charles de Joliette.(13) Docteur Lucien Panaccio, surintendant médical, à l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Docteur Laurent Gervais, surintendant médical, à l\u2019Hôpital psychiatrique de Bordeaux.Docteur Jules Lambert, surintendant médical, à l'Hôpital Saint-Michel-Archange.SUBVENTIONS FÉDÉRALES EN HYGIÈNE MENTALE Ces argents sont maintenant distribués d\u2019une façon plus conforme à leurs fins, c\u2019est-à-dire pour créer ou développer des Services d\u2019hygiène mentale et d\u2019assistance psychiatrique dont le coût d\u2019opération ne peut être assuré par une-aide financière d\u2019une autre source (tels les Services externes des hôpitaux généraux, les cliniques d\u2019hygiène mentale, etc.).Des hôpitaux psychiatriques comme l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, l\u2019Hôpital Saint- Michel-Archange et le Verdun Protestant Hospital retiraient à eux seuls presque le tiers de ces argents, leur financement provincial étant nettement insuffisant.Maintenant que les argents provinciaux sont à la disposition des hôpitaux psychiatriques en conformité avec leurs besoins, les subventions fédérales sont utilisées à meilleur escient.Ainsi, les régions de la Province où il n\u2019existait aucune forme d'assistance psychiatrique, comptent des cliniques d'hygiène mentale (par exemple, les régions de Hull et de Rimouski).Toutes les institutions bénéficiaires doivent soumettre des prévisions budgétaires, et chacune des requêtes fait l\u2019objet d\u2019une étude au niveau provincial par les Services psychiatriques.DIVERS Le temps ne nous permet malheureusement pas de jeter un regard soit sur quelques autres activités des Services psychiatriques, soit sur la recherche, l\u2019enseignement, etc.Mentionnons tout simplement qu\u2019au sein du Gouvernement, il se fait un travail de planification auquel nous participons.C\u2019est ainsi qu\u2019il existe un Comité interministériel très actif dont l\u2019une des tâches essentielles est d\u2019établir les responsabilités des ministères de l\u2019éducation, de la famille et du bien-être social et de la santé, dans ce champ d\u2019action qui est 1050 principalement le nôtre.C\u2019est ainsi également que de nombreuses séances ont été consacrées au rôle de chacun de ces ministères à l\u2019adresse des enfants exceptionnels et au bien-être des ex- patients mentaux.Nous avons procédé à une revsion complète de notre système des statistiques pour le rendre plus simple mais plus efficace et, pour la première fois, en conformité avec les méthodes utilisées dans les autres provinces et au Bureau fédéral de la statistique.Les hôpitaux psychiatriques ont commencé à utiliser davantage la formule des foyers nourriciers, et nous aurons très bientôt un code de procédures très à point de façon à ce que ces foyers satisfassent sans restriction aux exigences du malade.Les crédits pour la recherche ont été augmentés et leur distribution revisée.Enfin, dans plusieurs centres hospitaliers, l\u2019enseignement à tous les degrés a été développé pour constituer un gage de qualité de traitement.CONCLUSIONS Nous avons maintenant la preuve que les pouvoirs publics du Québec sont conscients de l\u2019importance de la santé mentale et de la nécessité d\u2019établir des Services de prévention, de traitement et de réadaptation, selon des concepts modernes et humanitaires.Les réalisations récentes, si importantes soient-elles, sont peu de chose si nous considérons le chemin qu\u2019il nous reste à parcourir, l\u2019énormité des besoins et la pauvreté encore réelle des ressources dont nous disposons.L\u2019obstacle majeur réside toujours dans le manque de personnel, et cette pénurie est manifeste dans toutes les régions du Québec, quoique à un degré moindre à Montréal et à Québec.La régionalisation des Services, principe essentiel, ne Dominique BEDARD - Denis LAZURE - Charles ROBERTS ERE ERR la DIRE Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 pourra s'effectuer davantage si nous ne parvenons pas à trouver des psychiatres et professionnels d\u2019autres disciplines qui consentent à exercer leur profession dans d\u2019autres des centres urbains que Montréal et Québec.Nous devons mettre davantage à point le programme en cours, continuer à le coordonner avec les développements que d\u2019autres ministères entendent favoriser dans des secteurs mitoyens, étendre la gamme des Services de façon à couvrir les besoins dans leurs rapports avec les différentes étapes que comportent en particulier la thérapeutique, la réadaptation et la resocialisation du malade mental.Nous devons également établir des priorités et le concours de tous ceux qui consacrent leurs activités, que ce soit à titre professionnel ou à titre social, au progrès de la santé mentale, est essentiel.La réhabilitation du malade mental n\u2019est pas du ressort exclusif de la psychiatrie.La participation de la communauté toute entière est indispensable.Les exemples de l\u2019Hôpital Saint-Charles de Joliette et de l\u2019Hôpital-des-Laurentides nous invitent cependant à l\u2019optimisme, comme d\u2019ailleurs le succès de la Division du Québec de I\u2019 Association canadienne pour la santé mentale qui, depuis deux ans, parallèlement au progrès de l\u2019assistance psychiatrique, a pu multiplier de une à onze le nombre de ses filiales dans la province.Il est peut-être devenu banal de souligner l\u2019évolution rapide et parfois turbulente que connaît la société québécoise depuis 1960, mais nous avons cru que nos confrères psychiatres des autres provinces ne seraient pas indifférents aux efforts considérables faits par le Ministère de la santé du Québec, dans le but de donner à son programme d\u2019assistance psychiatrique, les standards rigoureux que préconise l\u2019Association des psychiatres du Canada.ut rl Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 CHOLERETIQUE .Distributeurs exclusifs ao De Chart TT RUE MINE SS HIPOCHOLESTEROLEMIANT RARTEM au Canada : NL Mobilise les graisses de surcharge Augmente la tolérance humorale aux lipides.Hépatite - Stéatoses - Cirrhoses Athérosclérose - Hypercholestérolémie Obésité - Diabète : Diathèse rhumatismale ADULTES : 6 à 12 dragées par jour ENFANTS : 1 à 6 dragées par jour Cures de 15 jours par mois Boîte de 60 - 360 - 1000 Dragées 9 Le MONTREAL [Ne (14) Ri À = Ri Traitements de tétracycline | plus efficaces \u2014 sécurité et tolérance inégalées igi 0 plexe A ea He assure une absorption plus rapide et plus complète que la base libre ou que ses sels.! sans frais supplémentaire pour votre patient?*Marque de commerce Laval Médical Vol.35 \u2014 Nov.1964 1185, CH STE-FOY.QUEBEC 6.TEL.527-8892 ORIENTATION VISUELLE DE LA MISE EN MARCHE.=graphistes jean arcand psa DACS raymond gagnon Ds CONTRIBUTION DE KOMO CONSTRUCTION LIMITÉE AMÉDÉE DEMERS, président. James B.GOLDEN.Metastatic tumors of the spinal canal.(Tumeurs métastatiques du canal rachidien.) Surg.Clin.N.A., 43: 1349, (oct.) 1963.Introduction : Retarder le traitement des lésions métastatiques du canal rachidien, c\u2019est chercher les conséquences de la paraglégie ; celle-ci apparaîtra d\u2019autant plus rapidement que la lésion sera plus maligne.Les tumeurs malignes du canal rachidien se classifient en trois principaux groupes : à) les lymphomes ; b) les tumeurs malignes des tissus voisins ; c) les tumeurs métastatiques (épithéliales ou sarcomateuses).Pathologie : Les tumeurs métastatiques du canal rachidien sont extradurales.L'espace extradural ou elles se trouvent contient une riche lacis veineux, d\u2019où la fréquence des métastases hématogènes à cet endroit.Également pour des raisons anatomiques, ces tumeurs sont plus souvent rencontrées dans la portion thoracique du rachis.Elles se développent évidemment dans les trois plans de l\u2019espace et, rapidement, elles causent des troubles neurologiques par compression de la moelle, des douleurs par compression des racines et, de plus, elles gênent la vascularisation de la moelle.Symptomatologie : Elle est simple et significative : 1.Histoire de tumeur maligne située ailleurs ; 2.Douleurs dans le dos (au niveau de la tumeur), souvent en ceinture ; 3.Symptômes de compression médullaire : \u2014 faiblesse, paresthésie et engourdissement dans les membres inférieurs ; \u2014 troubles vésicaux et rectaux.Diagnostic : a) Radiographie de la colonne en entier : b) Ponction lombaire et myélogramme.Le liquide pourra être teinté jaune et le myélo- gramme pourra montrer un blocage à l\u2019endroit de la tumeur.Ces deux examens devront toujours être associés et on ne doit pas ignorer la possibilité d\u2019une compression aiguë de la moelle au cours de (15) ANALYSES ceux-ci, d\u2019où la nécessité d\u2019une décompression d\u2019urgence.Décompression chirurgicale : Lorsque le diagnostic est établi, la décompression est une intervention urgente : la progression de la compression n\u2019étant souvent qu\u2019une question d'heures.Soins postopératoires : Ils se résument ainsi : prévention des ulcères de décubitus, de la distension vésicale et des troubles respiratoires ; surveillance neurologique fréquente, puisque un hématome peut entraîner ce que l\u2019ablation de la tumeur visait à éviter : la paraplégie.Si l\u2019examen microscopique l'indique, il convient de faire de la radiothérapie localement.Commentaires : Quoique l\u2019intervention chirurgicale soit souvent inefficace à cause de l\u2019insuffisance vasculaire médullaire établie, elle préviendra souvent la paraplégie : un cancéreux ambulant étant tout de même préférable à un cancéreux paraplégique.Pierre FORCIER Mitsuo INADA, Katasuo KOSHIYAMA, Kanji TORIZUKA, Hiroaki AKAGI et Tadashi MI- YAKE.Clinical studies on the metabolism of 131I-labeled L-thyroxine.(Études cliniques sur le métabolisme de la thyroxine-I1131.) J.Clin.Endocr., 24 : 775, 1964.Ce travail a pour but principal l\u2019étude du taux de dégradation de la thyroxine après injection intraveineuse de cette hormone étiquetée à l\u2019iode131 chez des sujets normaux et chez des patients atteints de troubles de la fonction thyroïdienne et non traités.Résultats et discussion : Chez les sujets normaux étudiés, le P.B.I.était identique peu importe l\u2019âge.Toutefois, le taux de dégradation de la thyroxine était plus bas chez les sujets dépassant 70 ans (moyenne : 29,2 microgrammes par jour).Le taux d\u2019inactivation était aussi abaissé chez les hypothyroïdiens : 21,7 1052 microgrammes par jour.Un taux de dégradation de la thyroxine élevé à 231,1 microgrammes par jour a été observé chez les patients hyperthyroi- diens.Cette étude du taux de dégradation de la thyroxine peut fournir une appréciation fidèle de la fonction thyroïdienne spécialement chez les gens chez qui les résultats de la captation à l\u2019iode radioactif sont faussés par une diète riche en iode.Ces valeurs du taux de dégradation peuvent généralement être calculées à partir du P.B.L tout en tenant compte de l\u2019âge du patient.Ces résultats montrent que l\u2019utilisation périphérique de la thyroxine est diminuée chez les sujets normaux âgés qui conservent cependant un état d\u2019équilibre grâce à un ralentissement proportionnel de la synthèse d\u2019hormone thyroidienne.Fernand LABRIE B.L.J.TREADWELL, E.D.SEVER, Oswald SAVAGE ET W.S.C.COPEMAN.Side- effects of long-term treatment with corti- costeroids and corticotrophin.(Effets secondaires d\u2019un traitement prolongé avec les corticostéroïdes et la corticotrophine.) Lancet, I : 1121-1123, (mai) 1964.Les auteurs ont étudié les effets secondaires reliés à un traitement prolongé avec les cortico- stéroides et l\u2019ACTH chez deux groupes de patients : le premier formé de 68 patients traités aux corticostéroïdes et le second de 60 patients traités à l\u2019'ACTH.Résultats et discussion : Les effets secondaires relativement sévéres les plus fréquemment rencontrés chez les patients traités aux corticostéroides furent les ecchymoses, la dyspepsie et l\u2019élargissement de la figure, dit faciès lunaire, alors que chez les patients traités à l'ACTH, les complications les plus sévères furent d\u2019ordre androgénique : l\u2019aménorrhée et l\u2019acné.Les patients traités avec les corticostéroïdes ont présenté de deux à trois fois plus de complications sévères que ceux de l\u2019autre groupe.Les complications légères ou modérées ont par ailleurs été remarquées avec plus de fréquence chez les patients traités à l'ACTH.Cette différence peut fort bien résulter d\u2019une différence de dosage.Les réactions secondaires n\u2019ont pas semblé avoir de relation avec l\u2019âge des patients mais plutôt avec ANALYSES DOE utn aah on Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 le sexe, les femmes étant plus fréquemment atteintes que les hommes.La fréquence des complications a augmenté parallèlement à la durée du traitement et à la dose reçue.La plupart des patients traités à long terme avec les corticoïdes présentent certains effets secondaires qui peuvent généralement être acceptés en faveur de l\u2019amélioration de la maladie visée par le traitement.Une diminution de la posologie et un traitement symptomatique sont généralement suffisants lors de l\u2019apparition des effets secondaires.Fernand LABRIE Dwayne M.REED et Leonard T.KURLAND.Muscle fasciculations in a healthy population.(Fasciculations musculaires dans une population saine.) Arch.Neurol., 9 : 363, (oct.) 1963.Introduction : Les fasciculations chez un patient, normal par ailleurs, ne sont plus comme il y a 20 ans un signe de maladie imminente du neurone moteur périphérique.Par fasciculations, les auteurs entendent : une secousse musculaire rapide, cliniquement semblable à celle qu\u2019on observe dans la sclérose latérale amyotrophique (concentration isolée des fibres d\u2019une unité motrice électrophysio- logique).Méthode : Les auteurs ont soumis un questionnaire à une population médicale et paramédicale (539 sujets) après la présentation d\u2019un film leur expliquent bien ce que sont les fasciculations.Résultats et commentaires : 1.Soixante-dix pour cent des sujets avaient ou avaient déjà eu des fasciculations.A noter une légère prédominance chez les hommes.2.Dans le groupe étudié, les fasciculations sont apparues avant l\u2019âge de 30 ans dans 90 pour cent des cas et se sont rencontrées avec une plus grande fréquence entre 20 et 35 ans.3.Ces secousses musculaires se présentaient ordinairement à intervalle de plus de deux mois et duraient moins d\u2019une minute dans 50 pour cent des cas 4, Les sujets rattachaient ces fasciculations à la fatigue (31 pour cent), à la tension nerveuse (23 pour cent), aux efforts musculaires (12 pour Jul Ws its rar ~ de rs A A if i ty] Laval Médical 27 i ) Vol.35 \u2014 Nov, 1964 SRN i ax 0 Jo I $3 : et pou nr.er Res th x e i 1 ix a s ss SNS ee $ 3 sthmatiques 5 A se Tag SR ee Hk $ a $ ® SN F5 Ins a Ÿ = $ SX $ = # XN A 2 \\ et fo ES RN nN NN \u2026.a À VE Sax x i tp Ÿ a $ pr si = x : Hi : i iy : | Se Sam 5 à À $ $e +.> = .Ÿ ti Se | À oF 3 Se 2e \">, nin \u20ac = 2 a SRE NS Sy ® A x, U It WE 3 Ë prod © = SE Composition : > by £ AY Le 5 Chaque comprimé tri olore renferme : | 3 $ £3 3 lodu e potassium = Cee ee 5 gr $ e .[OE aR y 3 gr 3 Aminophylline .v > ® Phéng ital Ce eee.Ya gr at NT ee HCL.Chee eee eee Ww OR! ++ 3 4 Ephédrt ES V4 gr 5 ; Aminobenzoa thyl Ya gr 0) tx 3 S il 3 Ne ¢ 3 XE ÿ ale ! SPN gr.i MW = Ris Hydroxyde Ç mine.\u201c# JEN Lu £4 ; .à 3 ° #, è 3 Indications : Sy DN > i > $ fo + Pou Nes 3 A » meilleure protection contre les crisés .3 = ; : d'asth et pour ou B = ; S oF ; N =, asthmatiques sèches et sibila ntes.agement des toux ,.> VE = ¥ = + J ; .3 > &, su 5 = NS = 3 ES Présentation : : A = ¥ 3, a > A FI ons de 50 et:de 500 comprimé 4 ¥y hy sa 5 a .Ses S + .if = RN à = = Ny ip se 3 of a A ns , HL # 54 À Se = À .a Ji à = a ., .set à ss = a N x ss IN Gi SB .5 .« $ X 4 S se il NN = = ; an e chaque odure:de potassium seu ique; rail Ÿ PRISE i$ = X ¥ 3 hs SE < $ Fo .EN, .i sax = $ PH | ; PRO SSP = a 5, x x Su nds Ses = WN au + ¢ Nn RA X y sfr Ses $ + NE fl ifie les, tions mu ue a A 3 Ÿ Ÿ = e drainage.des voies toir up eure: NF figs Se es + os Fi SE aS ?e les:crach visqueux da la bronchite, WN QO = ja hi as in » : | AR % Se 3e NH x i WN SR 5 Fa .3 = se =.A ca .Ly e fournit = prophÿ ÿtite dans rtaine: rmes d of 44 a $ = Ny Es ss .5 «+ i % 3 goitre et | yperthy ie x a I) NS = à rme lodur, \u20ac potassiu A | fer vi i ai ; .x + \u201cChaque comprimé KI-N 0 gins.TN AN se ttes de solution frée de KI ES ES LL = \u201cpo nd; x.Su > *% a th a SY x Chaque ésmoripé N co a EN A a = $ FA: te FE ss: # SN » NN 3 = 3 È \u20ac Se & ., Xn EX > + A $e 3 à > \u2026 o SR SS 3 3 a a - RE se : SE .CS SR S qur \\ 32 i .5 ES 3 A =.A 3 0 Rn S NN > Se N Ne = IN SE WN N ol NE ; NE N vi { - ns * ® = N ; = © SX 24 $ ed = ue A 8 5 + | N° ÿ = 7x LR ® I ¥ > = = Se Sy ST AN 5 > > = $ Se a SN 3 * \"$ Ny SF alter £2 > Ÿ BN 3 ia & # F3 PE ww MYR Sn $ es Ÿ atu I 1AOFS ta got à { a = 3 = ; PES x Se $ =.+ Ia us ; x * ts iu l& pr de Québec.; = $ $ vx 24 SEN wx\u2019 3, EY ® Wye A it d'O gs or & Le ère EERE > : +, 3 io x He dt « Inca Ie 2245 e MONTRÉAL | y RUE VIAU (16) > au © orate ain on AR IR 1 ati ii NS WH eal Laval Médical .Vol.35 \u2014 Nov.1964 ( Can af les Ni: ua mem \u201cfar | Posto tion 0 serum opera aime Hi fo sén Desét us de \u201clens idem Biel En cas de \u201cstress\u201d métabolique.BECOTIN-T (vitamine B composée avec vitamine C, formule thérapeutique, Lilly) contribue largement à la guérison du malade Becotin-T abrège la convalescence car il permet de prévenir Chaque dragée contient: et de traiter les carences en vitamines hydrosolubles.Becotin-T Thiamine (sous forme de mononitrate) (By).« » + « 15 mg procure un complément de l'apport diététique en vitamines du Riboflavine (Ba) .- - fee eee.10mg complexe B et en acide ascorbique et permet de suffire aux Chlorhydrate de pyridoxine Bg +++ eves.SMO Niacinamide .12 4 0 + + + + + 0 100M9 besoins très accrus qu'entraîne le \u201cstress\u201d métabolique.Acide d- pantothénique (sous forme de pantothénate de calcium, racémique) .20M9 Vitamine B,, (équivalent d'activité).«+ ++.\" 4 mcg Acide ascorbique (sous forme d'ascorbate de sodium) (C) .2124 0 4 + + e .300MG Préparation desséchée de foie, Lilly .125mg Posologie usuelle: Une ou deux dragées par jour.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED TORONTO, ONTARIO 350076 \u2014 lie: Laval Médical Vol, 35 \u2014 Nov.1964 cent), au tabac (trois pour cent), au café, à l\u2019alcool, à certains médicaments (trois pour cent), au froid (deux pour cent) et dans 26 pour cent des cas les patients ne voyaient aucun facteur associé.Conclusion : Les fasciculations, chez un sujet normal par ailleurs, sont un phénomène fréquemment rencontré et ne doivent pas être un signe d\u2019alarme ou avoir une valeur diagnostique les rattachant à une maladie neurologique.Pierre FORCIER Martin I.SURKS et Jack H, OPPENHEIMER.Postoperative changes in the concentration of thyroxine-binding prealbumin and serum free thyroxine.(Changements postopératoires des concentrations de la préalbu- mine liant la thyroxine et de la thyroxine libre du sérum.) J.Clin.Endocr., 24 : 794, 1964.Des études antérieures ont démontré des altérations de la liaison protéines-thyroxine chez des patients souffrant de diverses maladies non thy- roidiennes.Ce travail porte sur les caractéristiques de la liaison de la thyroxine a la préalbumine ANALYSES 1053 de méme que sur les niveaux de thyroxine libre chez six patients en période postopératoire.Résultats el discussion : Une augmentation marquée du niveau de thyroxine libre démontrée chez tous les patients aprés l\u2019intervention chirurgicale.L\u2019élévation maximale a été constatée entre le deuxième et le cinquième jour après l\u2019opération avec un retour à la normale entre le huitième et le vingt-huitième jour suivant l\u2019opération.Cette augmentation de la thyroxine libre du sérum a semblé surtout due à une diminution de la liaison thyroxine-protéines plasmatiques car le taux de thyroxine totale est demeuré inchangé.Une diminution de la capacité de liaison de la préalbumine a été observée de concomitance avec une baisse de la concentration de cette même protéine.Il semblerait que des variations de la concentration de cette protéine plasmatique liant la thyroxine qu\u2019est la préalbumine (TBPA) puissent faire varier la concentration de thyroxine libre selon les besoins physiologiques.Cette augmentation de la thyroxine libre en période postopératoire pourrait influencer le métabolisme protéinique en favorisant l'incorporation des acides aminés dans les protéines.Fernand LABRIE Exposés annuels de biochimie médicale.Fondés par Michel PoLoNOVSKI.Publiés sous la direction de P.BOULANGER, M.-F.JAYLE et J.ROCHE.Masson et Cie, Paris, 1964.Le pronostic radiologique de l\u2019accouchement.A.DARDENNE.Masson et Cie, Paris, 1964.Éléments de sémiologie neurologique.C.CoËrs.Masson et Cie, Paris, 1964.Précis d\u2019anatomie et de physiologie humaines.Y.RAOUL.Masson et Cie, Paris, 1964.Publiées Masson Actualités sous la direction de A.-M.et Cie, Paris, 1964.neurophysiologiques.ONNIER.LIVRES REÇUS Traitement chirurgical des prolapsus génitaux.R.MERGER, J.LEVY, J.ELCHIOR, J.BARRAT.Masson et Cie, Paris, 1964.Problèmes de métabolisme respiratoire et d\u2019oxydations cellulaires.Publiés sous la direction de J.ANDRÉ-THOMAS.Par B.de BERNARD, P.BOULANGER, P.-H.CARTIER, P.KAISER, Cl.LIORET, A.MOYSE et A.-R.PRÉ- vor.Masson et Cie, Paris, 1964.Cahiers d\u2019anatomie.L.PERLEMUTER et J.WALIGORA.Masson et Cie, Paris, 1964.Les pneumoconioses.Publié par la Communauté européenne du charbon et de l\u2019acier, à Bruxelles.Masson et Cie, Paris, 1964.| lt RE: ne | | Da \u2018190 des | [\u2014 ; liye ue | Sip Vo = ss [2 i Cran Le.Ay Ne Laval Médical 29 ' Vol.35 \u2014 Nov.1964 \u201cLe Cheracol?C\u2019est gh Téléphone : 529-5741 W.BRUNET & CIE LIMITEE PHARMACIE EN GROS i Au service de la profession médicale 600 est, boulevard Charest, - Québec 2, P.Q.GERMAIN CHABOT, A.p.B.A.ARCHITECTE | hi Domicile : Bureau : q _ Te _ p 1290, des Gouverneurs 281, chemin Sainte-Foy D 2 i MN RN i Téléphone : 527-8256 Téléphone : 529-9095 : = and se E Ily a une succursale dans votre localité pour vous servir LA BANQUE D\u2019ÉCONOMIE DE QUÉBEC (THE QUEBEC SAVINGS BANK) Cheraco Enrayerlatoux avec le Cheracol est un dicton médical depuistrois décennies.La raison?Le Cheracol soulage la toux sans supprimer l\u2019expectoration.Une once liquide renferme: Siège social : 1161, rue Saint-Jean, - Québec.Téléphone : 529-0213 Prosphate de codeine.a.5 1gr.vis: peut créer l'accoutumance OSCAR DORVAL, B.Sc.A.Chloroforme.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.2grs.INGÉNIEUR CONSEIL Sulfogaiacolate de potassium.8grs.-.Chl re d\u2019 ONIUM.ieivarrren 8 grs.500, Grande-Allée est, suite 407 - QUEBEC 4, P.Q.Tartrate qd: amon et de potas- 8 W sium.Las a eee nnen ee eevee 1/12 gr.Alcool.vivre.3% 4 aromatisé à l' écorce de pin blanc et de merisier Présentation: en flacons de 4, de 16, de 80 et de 160 onces MARQUE DÉPOSÉE: CHERACOL CF 2306.2 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / 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tétracycline équivalant à 125 mg de chlorhydrate de tétracycline.POSOLOGIE \u2014 Enfants: 8 mg par jour, par livre de poids, répartis en doses fractionnées; e.g.un enfant de 30 Ib \u2014 }4 cuillerée à thé quatre fois par jour; 60 Ib \u2014 1 cuillerée a thé quatre fois par jour.Adultes: 2 cuillerées a thé quatre fois par jour.Flacons de 60 et de 100 cc GOUTTES Chaque cc (20 gouttes) contient de la tétracycline équivalant à 100 mg de chlorhydrate de tétracycline (environ 5 mg par goutte).POSOLOGIE:8 mg par jour, par livre de poids, répartis en doses fractionnées; e.g.un bébé de 10 Ib \u2014 4 gouttes quatre fois par jour; 20 Ib \u2014 8 gouttes quatre fois par jour; 30 Ib \u201412 gouttes quatre fois par jour.Flacons de 10 cc, avec compte-gouttes gradué «% PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE Chanfes E.Fnosst & Co.\u201calls\u201d MONTREAL REET Maison-entièrement canadienne - Fondée en 1899 MISE EN GARDE \u2014 Les antibiotiques à large spectre provoquent quelquefois une surcroissance de micro-organismes résistants.II peut se produire des effets secondaires tels que glossite, stomatite, proctite, vaginite, dermatite ou nausées.Une constante vigilance s'impose.Si l'on utilise les doses minimales efficaces, on réduit l\u2019incidence de ces effets fâcheux.En présence d'aitération rénale, surtout chez la femme gravide, même les doses usuelles risquent de donner lieu à une accumulation excessive dans l'organisme, accumulation qui peut devenir toxique pour le foie et le pancréas.Des doses plus faibles que les doses usuelles sont donc indiquées dans ces cas.Si le traitement est prolongé, on recommande d'effectuer des déterminations des concentrations sériques en tétracycline.L'administration de tétracycline à la femme enceinte et au nourrisson peut amener une pigmentation et une hypoplasie dentaires chez le bébé.On conseille donc d'éviter son emploi chez de tels patients.Par ailleurs, là où aucune autre préparation de risques éventuels moindres ne peut maîtriser l'infection, employer la tétracycline.Reade FAIT gi LA Méde Site eu Ji - kel inte wat | fbi Wg is de Aq HHT ma Tsagte Pas as | Saft lia dm Hiram Mtredne at] Refit mt nl een pe, lity LP LG \u201ctétrals II By de AU : Déc: J, & Uy pl.fig 085 fac fois qu aris es Me Rééducation du tronc, par Marcel BIENFAIT.Un volume 16x24 de 256 pages avec 189 figures.Cartonné : 34 fr.Librairie Ma- loine, S.A., éditeur, 27, rue de l\u2019École-de- Médecine, Paris (VIE).Suite logique du premier ouvrage Formulaire ihérapeulique de rééducation fonctionnelle, voici Rééducation du tronc.Conçu dans le même esprit que le formulaire, ce second travail est également destiné aux futurs kinésithérapeutes.Il se donne avant tout pour but de faciliter leurs études.Fidèle à sa conception qu\u2019une profession ne s\u2019acquiert que par la pratique, l\u2019auteur proscrit les séries de mouvements tout faits ; il ne veut donner que le moyen de composer des exercices.Ceux-ci ne peuvent être, dit-il, qu\u2019établis en fonction du cas à traiter et des possibilités du sujet.Il s\u2019agit donc d\u2019un manuel de travail.Passionné de sa profession, convaincu de la mission médicale des kinésithérapeutes, Marcel Bienfait remet le mouvement à sa juste place dans la thérapeutique.Il ne s\u2019agit plus de « gymnastique », mais de rééducation.L\u2019exercice est un médicament qui a ses indications, mais aussi ses contre-indications.Utilisé pour des malades, il ne peut l\u2019être par de simples gymnastes.Il doit être fait de praticiens avertis, connaissant parfaitement la pathologie des affections en cause et l\u2019ensemble du traitement des autres spécialistes.Ici encore le kinésithérapeute s'inscrit dans une équipe.Les chapitres se suivent dans un ordre logique : 1.Physiologie du tronc ; II.Causes et classification des déformations vertébrales ; IN.Évolution des déformations vertébrales; IV.Traitement général ; V.Examen ; VI.Traitement kinésithérapique du rachis ; VIE.La gymnastique ; VIII.Rééducation respiratoire et thoracique ; IX.Rôle du kinésithérapeute dans les algies vertébrales.Composé comme un cours, écrit dans un style simple et direct, basé sur ce bon sens que l\u2019auteur (19) REVUE DES LIVRES juge indispensable à tout rééducateur, illustré de nombreuses photographies et surtout de radiographies des plus typiques, cet ouvrage doit trouver sa place dans toutes les bibliothèques médicales.Précis d\u2019épidémiologie et de pathologie générale infectieuse, par R.CROSNIER, ancien professeur au Val-de-Grâce, membre correspondant de l\u2019Académie de médecine.Préface du professeur L.TANON.Un volume 25 x 22 de 412 pages : 38 fr.Librairie Maloine, S.A., éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIE).Cet ouvrage a été conçu selon un plan qui, pour satisfaire à la tradition, n\u2019en revêt pas moins un caractère original et nouveau.L\u2019intention directrice qui a présidé à son élaboration est un effort de fusion synthétique entre l\u2019épidémiologie classique et la pathologie générale infectieuse, dont il importait de souligner davantage, a la mesure de l'actualité, l\u2019étroite interdépendance.L\u2019une et l\u2019autre, en effet, ne peuvent se concevoir isolément, puisque leurs composantes sont solidaires par leur pénétration croisée.Les subtilités de la pathogénie et de la clinique infectieuse s\u2019éclairent d\u2019une lueur singulière et féconde, quand l'interprétation des données et des faits a pour base de raisonnement la méthodologie épidémiologique, aboutissement d\u2019une somme multiséculaire, à laquelle l\u2019agrégat des acquisitions biologiques successives a conféré finalement la force et le sceau d\u2019une loi de nature de plus en plus scientifiquement contrôlée.Telle est devenue la discipline épidémiologique remaniée, dont la rigueur et l\u2019objectivité des moyens dont elle dispose se sont peu à peu substituées aux incertitudes de l\u2019observation empirique, qui fut cependant son point de départ originel.C\u2019est donc sous cet aspect «logistique » que l\u2019auteur a voulu réaliser une anthologie générale, en sélectionnant certains chapitres, toujours survolés par le même esprit d\u2019unité et de cohésion : le spectre infectieux \u2014 l\u2019évolution régressive du génie épidémique \u2014 l\u2019état d'alerte épidémique \u2014 de quelques grandes synthèses d\u2019actualité \u2014 parallèle 1056 épidémiologique et schémas épisoémiologiques contemporains \u2014 problèmes immunologiques présents, etc.Comme le dit R.Crosnier dans son introduction, ce livre n\u2019est pas un ouvrage d\u2019épidémiologie descriptive et analytique, comparable par son orientation à celui qu\u2019il avait antérieurement écrit, mais un essai de synthèse permettant de définir la médecine infectieuse, enrichie des apports biologiques d'actualité, comme une médecine toujours collective et non seulement individuelle, en raison de ses multiples incidences naturelles et obligatoires.L'équilibre et l'harmonie d\u2019un tel regroupement et d\u2019un tel remembrement exigeaient l\u2019expérience d\u2019un auteur, qui fut à la fois épidémiologiste et pathologiste.Problèmes actuels d\u2019oto-rhino-laryngologie, conférences d\u2019actualité oto-rhino-laryngologi- ques de l\u2019hôpital Boucicaut, sous la direction de R.MADURO, J.LEROUX-ROBERT et J.BOUCHE.Année 1961 : Un volume 16 x24 de 180 pages avec 30 figures et 1 planche hors- texte en couleurs : 20 fr.Année 1962: Un volume 16x24 de 312 pages, avec 66 figures : 30 fr.Année 1963 : Un volume 16x24 de 218 pages avec 78 figures : 30 fr.Année 1964 : Un volume 16 x 24 de 260 pages avec 90 figures : 30 fr.Librairie Maloine, S.A, éditeurs, 27, rue de l\u2019École de médecine, Paris (VIC).TABLE DES MATIÈRES 1961 : 1.Essai de systématisation dans la thérapeutique de l\u2019otite du nourrisson, par P.CLERC.\u2014 2.Embryologie et anatomie de la paroi labyrinthique de l\u2019oreille moyenne.Leurs rapports avec le développement de l\u2019otospongiose, par J.BOUCHE et J.PINEL.\u2014 3.L\u2019expertise audiologique : aptitude et incapacité, par J.-E.FOURNIER.\u2014 4.Les pharyngites chroniques, par R.MADURO.\u20145.La laryngite chronique d\u2019aspect pseudo- myxomateux, par J.BOURDIAL.\u2014 6.Les kératoses du larynx (leucoplasies et pachydermies), par Y.CACHIN.\u2014 7.Les pharyngostomes, par P.ANDRE.\u2014 8.Les sarcomes du larynx, par J.LEROUX-ROBERT.\u2014 9.Intérét de la ponction ganglionnaire dans le diagnostic des adénopathies, par R.ANDRE.\u2014 10.Les mégacesophages, par P.HILLEMAND.\u2014 11.Techniques d\u2019examen de la fonction thyroïdienne.Indications thérapeutiques dans les goitres, par J.C.SAVOIE.REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 1962 : 1.La strie vasculaire, par L.CHEVANCE.\u2014 2.Les otites externes, par J.-J.DEBAIN.\u2014 3.Les otites adhésives, par J.BOUCHE.\u2014 4.L\u2019indemnisation des surdités professionnelles ; bases médicales et juridiques : :.Conditions et modalités de l\u2019indemnisation des surdités professionnelles, par R.MADURO ; à.Essai de définition médico-légale des hypoacousies professionnelles provoquées par les bruits industriels, par À.CAVIGNEAUX ; iii.Aspects audiologiques du problème de la surdité professionnelle, par J.-E.FOURNIER.\u2014 5.Les sinusites de l\u2019enfance, par E.Poncer.\u2014 6.L\u2019allergie microbienne en O.R.L., par E.HENocqQ et J.BOUCHE.\u2014 7.Les kystes du larynx, par J.BOURDIAL.\u2014 8.Les cancers de l\u2019épiglotte, par J.PINEL.\u2014 9.Épithéliomas du massif ethmoïdo-maxillaire, méthodes et indications thérapeutiques, par P.ANDRÉ.\u2014 10.Tumeurs neurogènes du cou, par J.LEROUX-ROBERT.\u2014 11.Les problèmes de la chirurgie carotidienne dans les cancers épithéliaux du cou, par Y.Ca- CHIN.\u2014 12.Chirurgie de la trachée, par P.ABOULKER.1963 : 1.Les dernières acquisitions de la physiologie cochléaire, par M.BURGEAT.\u2014 2.Évidements et tympanoplasties, par J.LEMOYNE.\u2014 3.L\u2019¢- preuve calorique, par R.MASPETIOL.\u2014 4.Les tumeurs bénignes des cordes vocales, par G.SÉNÉCHAL.\u2014 5.Les troubles du langage dans les affections du système nerveux central, par P.PraLoux.\u2014 6.L'avenir social des laryngectomi- sés, par P.MOUNIER-KUHN.\u2014 7.Le lambeau musculo-aponévrotique temporal dans la chirurgie de l\u2019oreille, par J.BoucHE.\u2014 8.Les œsophagites (à l\u2019exception des œsophagites par caustiques), par Y.LALLEMANT.\u2014 9.Les tumeurs de la parotide, par J.LEROUX-ROBERT.\u2014 10.Atlas histo- pathologique des tumeurs de la parotide, par J.LEROUX-ROBERT et J.de BRUX.1964 : 1.La perception de la parole et du langage, par Ira J.HirscH, Ph.D.\u20142.Le polype choanal, par J.BOURDIAL.\u2014 3.Fibrome naso-pharyngien, par Jean LEROUX-ROBERT.\u2014 4.Les épistaxis, par J.BOUCHE.\u2014 5.Les voies d\u2019abord des tumeurs bénignes du larynx, par R.MASPÉTIOL.\u2014 6.Tumeurs malignes du plancher de la bouche, par P.ANDRÉ.\u2014 7.Traitement des adénopathies cervicales cancéreuses, par J.PINEL.\u2014 8.La chirurgie des cancers des voies aéro-digestives supé- ses Ac Hi a ii ih il ny Annan HRY RH ons EE f st rates oh fi i Hit i | it Laval Médical % ol.35 Nov.1964 31 ) | - Lin iy i oe le diabétique Ni gli tin ae ca le 2» que rd ag i PE, JTL io LL} inal nt Li = art, us ri ri RL AUX eleve après : bu pi © J fii les MER as | Chez le diabetique | sd CUT red #3 nz 5g ) et s OL Chez le diabétique BER I'in 7 GEST ILE adulte obèse H feng sûf i (pel PE Ie fre t stable® Gi moyen ff A CE By CILA ce uP môn | re FEES I 3 cémie sans TY [TCL i.favoriser [és LG : ment k EI Ip al.Put LE graisseuse-et- ST BN Le Fa HE) acil (MER nese (Ha) DE jologe erent giu CHUN IE C pissement tion} 3, Le d\u2019epargne.[LRTI J CI (ie fi Li pa 6 Pour le diabet obe et stable fs) Ré que adulte M3 EAE *4 pa eon aie?hr DBI DBI hig en comprimeés de 285 a PTE RTL tion rêgiee de 50 ma.LEE ¥ ig | DE PHENFORM NE af In ah \u201c| senguin en facil oidhiseiten pe par.Pr media jre di CRE] Afore chslmiocle ee en D SUR Bl] pu EC of son \u20ac Aeon + MEE ne se 3 £ CLES ffas i.ervi & con neuiiémie, fer ace 2 ges la Mog eal & fae iif le rettion deve gute i di ys H i DE ay 10] ara a) = ojext poglycenita Cure ea pau) abet] oh dulte et sta be JUIRESODESE ue sant.CepancE I\u201d Hi (ae RA ur [el sXdelgS sloÿs S044 yce man essen PO.> di BER Dréd 5 = gi @ [Macico-uHese ge oan ii DBI - PER) pour LE IA UE FIRS ET 3 TR LES [I {) rr AUX: En pian NY el A L £ Se] DIABETE INSTABLE COMME 0) VANT A L\u2019INSULINE ea fil\u201d ot Rañecigmament complets dans (e Arascipge.ppl ARLINGTON-FUNK LABORATORIES, a\" sien:of U Loan a.© as ky Dos 7) sy 40, Li EL RE ET GR LT I-33 Calgary Vancouver es yp (20) \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 NE PNRRANATIEIE ren Hl; Nad diay aH il 4 ak \u201can Cai a se 32 \\ > wv; À \\ | a \\ ç _ .- .- Ë \u201c \u2018 _ \\ j A w Ë \\ A \\ Ü ÿ .| .\\ = Ù .\\ Ù \\ .N y \\ i \\ R L q S 7 - i È S ; 5 = À ».- ; : À 2 \\ N NS N j , [ ¥ W ; \\ DN à RS | .\\ .2 g ; x : ; LE VN | | ir i SSD 4 HE Le ; il À | [ 1 A .AN Ÿ A yy 4 À | : mt = J, / a | Ni | y a J re.as i Se 4 7 7] I hn A cE 0 fit LIMITEE \\ ne = ç vs te | NA 4 NN N il | aa = Sr 1775, Edouard-Laurin, Montréal 9 A | : W | Near et Ct | | ; (GLUTAMATE DE MAGNESIUM) Sheil =H N EAN I fro bi) ; y AMPOULES B; \\ | À DRAGEES B; < \\ S RX WW, RETARDS INTELLECTUELS ; 4 A ù PREPARATION DES EXAMENS te \\ x 3 5 ç 0 \u2018 BW S D i S a | i | i C-B DRAGEES TRIVIT B AMPOULES TRIVIT B BUVABLES BUVABLES ASTHENIES PSYCHO-SOMATIQUES A) ; S S S = + QUAY y | WA GLUTAMAG 2 N i$ SN S S | | } \u2018 À y SN \\ | \\ - i AN N 3 R Nb oe > .12 ; ; = NN \\ \\ | \\ K u N 4) \u201cI i À : ; } ; 3 LT WN \\ WN ñ Ÿ il \\ \\ \\ (à / _ ; : ; i & i | \\ { : | Vol.35 - Nov.1964 Laval Médical > =.= = = = Ë5 Zz = \u2014 = 5 22 = = & a.5 Ê = Ë vs &- 2 = = 5 _\u2014 = £ = = 2 fg 5 E Sd 1 = 2 = = = = = a = & = = = = = \u2014 = æ = ë = 2 = w= 2 = = 2 3 = = = = g = = = we Laval Médical Vol.35 \u2014- Nov.1964 rieures après radiothérapie, par Y.CACHIN, \u2014 9, Critique des voies d\u2019abord du massif facial, par le docteur J.LABAYLE.\u2014 10.Les réticulo-lym- pho-sarcomes de l\u2019oreille moyenne, par Jean MARCHAND.\u2014 11.Les malformations congénitales de l\u2019œsophage.Leur traitement en oto- rhino-laryngologie infantile, par H.MULER.\u2014 12.Traitement chirurgical de certains troubles sévères du temps pharyngé de la déglutition.Leurs bases physiopathologiques, par Paul ABOU- KER.\u2014 13.Les abcès du cerveau (Diagnostic et traitement actuels), par J.-J.DEBAIN.\u2014 14.Les possibilités des procédés radiologiques modernes dans le domaine oto-rhino-laryngologie par P.FLEURY (en collaboration avec R.BOURDON).\u2014 15.Le recrutement auditif, par J.-E.FOURNIER.La télévision radiologique \u2014 Ses problèmes : physiques, bhysiologiques, pathologiques, par le docteur Marcel NOIX.Préface du professeur Jean VERNE, membre de l\u2019Académie nationale de médecine.Un volume in-8° de 205 pages avec 123 figures et 7 tableaux dans le texte (1962) : 36 fr.Editions Doin, Deren et Cie, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).Depuis quelques années, la télévision radiologique a permis d'exposer, au cours d\u2019émissions scientifiques télévisées, l\u2019aspect encore peu connu des viscères en mouvements, mais c\u2019est surtout vis-à-vis du médecin spécialiste qu\u2019elle devient un puissant procédé d\u2019exploration, complétant les techniques classiques de la radiologie.Elle permet, grâce à une visibilité parfaite de l\u2019image, de préciser le diagnostic en s'appuyant sur les notions physio-radiologiques de la motricité organique.L'auteur, qui est un des promoteurs de cette méthode, dérivée de ses travaux en radiocinémato- graphie, qui lui ont valu en 1958 le Prix Infroit de l\u2019Académie nationale de médecine, a réuni dans cet ouvrage l\u2019ensemble de ses observations sur le dynamisme viscéral normal et sur ses perturbations dans les anomalies congénitales ou dans les maladies aiguës ou chroniques.Réalisé dans le cadre général de la physique électronique et de ces applications à l\u2019amplification et à la transmission des images radiologiques, l'ouvrage retracera pour le lecteur les différentes étapes qui relient les premiers essais aux réalisations industrielles et commerciales actuelles.Mais la physiologie étant à la base de ce travail l\u2019auteur rappelle les raisons de l'insuffisance du comportement de l\u2019œil en vision crépusculaire @1) REVUE DES LIVRES 1057 dans le cadre de la lecture de l\u2019image radiologique et précise l\u2019importance du coefficient de sécurité apporté par la télévision radiologique vis-à-vis de la dose nocive des radiations X ionisantes.Parmi les problèmes multiples soulevés par la motricité viscérale, ceux concernant l'appareil urinaire ont été particulièrement bien étudiés.Déjà honoré à la Sorbonne, dans le cadre scientifique, par le jury d\u2019un doctorat ès sciences de l\u2019université de Paris en mai 1962, ce travail s\u2019est vu attribuer, deux mois plus tard, le Prix du Congrès des radiologistes de culture latine offert par l\u2019université de Madrid, et, tout dernièrement en physiologie, le Prix Pourat de l\u2019Académie nationale de médecine.Premier travail important sur cette grande question d'actualité, cet ouvrage sera un guide simple mais précis pour l\u2019étudiant dont les connaissances sont encore éloignées des acquisitions récentes de la science en électronique.Il pourra y suivre les grandes étapes qui ont précédé l\u2019avènement de la télévision et l\u2019amplification des images.À cette époque où la radiologie entre dans le cadre des connaissances générales du médecin, il verra quel peut être l\u2019intérêt de ces techniques dans l\u2019exercice futur de sa profession, car il y découvrira les premières notions de physio-radiologie viscérale.Le radiologue y trouvera, condensés, les principaux travaux de l\u2019auteur d\u2019ordre technique et clinique, et la riche iconographie lui montrera ce qu\u2019il peut en attendre au cours de ses examens radiocinématographiques.Enfin, le gastro-entérologue, le gynécologue et surtout l\u2019urologue ne pourront rester indifférents devant ces techniques d\u2019avenir qui présentent déjà des indications précises dans leurs spécialités et qui ont déjà fait maintes fois leurs preuves dans le diagnostic clinique, l'indication opératoire et la surveillance immédiate et tardive des résultats opératoires.Colloque sur la thyroïde, par C.CHAGAS et Luiz Carlos G.LOBO.Un livre 16x23 de 566 pages, avec 124 figures et 76 tableaux.Instituto de Biofisica, Rio-de-Janeiro, Brésil, 1964.TABLE DES MATIÈRES PREMIÈRE PARTIE : Biochimie et physiologie de la glande thyroïde.1.Introduction, par C.CHAGAS. 1058 2.Biosynthèse des hormones thyroïdiennes, par R.PITT- RIVERS (en anglais).3.Biochimie comparée des hormones thyroidiennes, par J.LELOUP.4.Physiologie des hormones thyroïdiennes chez le fœtus, par A.JEST.5.Métabolisme périphérique des hormones thyroidiennes, par S.LISSITZKY.6.Métabolisme hépatique des hormones thyroïdiennes, par L.C.LoBo et J.FRIDMAN (en portugais).7.Ultrastructure el localisation du TSH marqué dans la glande thyroïde, par E.De ROBERTIS et R.MANCINI (en anglais).8.Incorporation d\u2019iode roadiouctif par les cultures de thyroïdes embryonnaires, par M.X.O.MUsACCHIO et E.PENNA-FRANCA (en anglais).9.La méthode d'équilibre isotopique dans l\u2019étude de la fonction thyroïdienne, par F.MOREL.SECONDE PARTIE : Application des radioisotopes au diagnostic et au traitement des affections thyroïdiennes.1.Introduction, par J.COURSAGET.2.Etude par l\u2019iode radiocatif de la phase inorganique du cycle de l\u2019iode dans la thyroïde, par J.BARZELATTO (en espagnol).3.Etude par l\u2019iode radioactif de la phase inorganique du cycle de l\u2019iode dans la thyroide, par E.PENNA FRANCA (en portugais).4, Le scinligramme thyroïdien dans [étude des goitres nodulaires, par J.RODRIGUES ef al.(en portugais).5.Processus d\u2019auto-immunisalion de la thyroïde, par D.DONIACH (en anglais).6.Génétique biochimique de la maladie de Hashimoto, par R.HALL (en anglais).7.Génétique biochimique des maladies de la thyroïde.Etude de l\u2019iode lié aux protéines du plasma, dans ces maladies, par J.B.STANBURY (en anglais).8.Exploration fonctionnelle de la thyroïde par l\u2019iode radioactif, par J.G.CORDEIRO et al.(en anglais).9.Evaluation critique de l'application de l\u2019iode radioactif aux maladies de la thyroïde, par A.B.ULHOA CINTRA (en portugais).10.Le goïtre endémique, par M.ROCHE (en anglais).11.Le goître endémique : utilisation du sel iodé, par C.A.Y ACIOFANG (en espagnol).12.Etude de la vitesse de déplacement du Na?* de l\u2019orbite chez des malades exophtalmiques, par A.B.Houssay et al.(en anglais).13.L\u2019iode radioactif dans le traitement de la thyréotoxicose, par N.CARVALHO (en portugais).14.L\u2019iode radioactif el le cancer de la thyroïde, par J.P.MABILLE et M.TUBIANA.Chaque sujet traité est suivi d\u2019une discussion et une discussion générale complète chacune des deux parties du programme.REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 Toute correspondance sera adressée à: M.le professeur Carlos Chagas, Instituto de Biofisica, 458, avenue Pasteur, Rio de Janeiro, Brasil.Aromathérapie \u2014 Traitement des maladies par les essences des plantes, par le docteur Jean VALNET.Un volume 13,5 x20 de 390 pages : 32 fr.Librairie Maloine, S.A., éditeurs, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIC).Ce travail vient à son heure car, déjà depuis de nombreuses années, pour de nombreux chercheurs, médecins et une grande partie de l\u2019opinion, les essences aromatiques naturelles tirées des plantes sont redevenues des vedettes en matière thérapeutique.Il appartenait au docteur Jean Valnet \u2014 de produire un livre sur les possibilités extraordinaires des huiles essentielles.Cet ouvrage rappelle, ou nous fait connaître, les très nombreux travaux fragmentaires antérieurs qui ont permis de démontrer que l\u2019aro- mathérapie était bien la thérapeutique « millénaire et d\u2019avenir » que beaucoup pressentaient.De multiples expérimentations de laboratoire, animales et humaines, ont démontré «le bien fondé des notions traditionnelles découlant d\u2019un simple empirisme » pour reprendre une parole du doyen Léon Binet.Les plantes et les essences aromatiques, en effet, n\u2019ont jamais trahi les espoirs qu\u2019on a pu mettre en elles.Leurs propriétés sont diverses et puissantes : antiseptiques, bactéricides, antivirales, cholagogues, diurétiques, anti- rhumatismales, aphrodisiaques, antispasmodiques, apéritives, digestives, s\u2019opposant à l'élaboration par l\u2019organisme de calculs \u2014 tant biliaires que rénaux \u2014 circulatoires, .il n\u2019est pas question de dresser une liste limitative des activités des essences.Les essences aromatiques ont, par ailleurs, d\u2019autres propriétés fondamentales.D\u2019abord, elles sont atoxiques et, sauf quelques cas bien limités, elles ne sauraient provoquer « fortiori le moindre incident.Elles sont, par ailleurs, pour le docteur Valnet qui les emploie en permanence en traitement de fond, détoxicantes, reminéralisantes, rééquilibrantes en définitive.Elles permettent en outre, aux autres thérapeutiques de « mieux mordre », d'agir plus à fond sur un organisme dépuré, débarrassé de ses toxines et déjà, grâce à elles, sur la route de la régénérescence. iid tb qu el ser eq oh cé ig vii wl vtr i & alle: ré fi qui dou ai © Jatt mel.ww, i E .Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 Vis-à-vis de nombreuses médications chimiques et synthétiques actuelles nécessitées par certaines affections gravissimes, les essences se comportent comme des alliées qui neutralisent les méfaits éventuels, à court ou à long terme, de ces médicaments.On trouvera dans l\u2019ouvrage du docteur Jean Valnet de nombreuses observations venant confirmer toutes ces notions.Certaines affections ont trait aux essences végétales utilisées seules.D\u2019autres sont relatives à des maladies qui furent traitées \u2014 outre un traitement phyto et aromatique de fond \u2014 par diverses médications naturelles ou biologiques où entrent, selon les cas, l\u2019eau de mer, l'argile, les oligo- éléments, le magnésium, les cellules fraîches, etc.Par ailleurs, ancien médecin et chirurgien de l'Armée, le docteur Jean Valnet n'oublie pas ses passages dans les corps francs pendant la campagne de France et d'Allemagne, aux hôpitaux d'évacuation comme chirurgien, à l\u2019antenne chirurgicale avancée n° I au Tonkin de 1951 à 1953 comme médecin-chef et chirurgien de cette formation.Le traitement des blessés de guerre lui tient particulièrement à cœur.On trouvera, dans son ouvrage, la manière de les traiter par les essences, tant du point de vue général que pour accélérer la cicatrisation de leurs plaies, qu\u2019elles soient simples, infectées ou gangréneuses.Toutes ces notions s'appliquent, bien entendu, aux plaies, quelles qu\u2019elles soient, de la pratique civile.Outre une étude particulière de nombreuses essences ou végétaux (comme l\u2019ail, l\u2019oignon, le clou de girofle, le gingembre, etc.) qui agissent dans l\u2019utilisation journalière, notamment grâce à leurs huiles volatiles, l\u2019auteur a consacré, sous forme de digest, un chapitre aux indications principales des essences étudiées dans son ouvrage.De nombreuses recettes anciennes, des plus dignes d\u2019intérét et toujours d\u2019actualité \u2014 eu égard aux résultats qu\u2019elles ont de tous temps permis d'obtenir \u2014 épaulent les formules actuelles qui en sont dérivées.Ainsi qu\u2019il le mentionne, la plupart des essences sont généralement formulées soit en gouttes, soit sous forme de perles ou de pilules.Mais on se traite d'une façon fort correcte par l\u2019emploi quotidien dans la cuisine de nombreux aliments condimentaires, également par les infusions, les décoctions diverses ainsi que les inhalations, les liniments ou les bains qui agissent de façon puissante par les essences qu'ils permettent ainsi d'introduire dans l\u2019organisme.REVUE DES LIVRES 1059 Aussi, le docteur Jean Valnet a-t-il cru opportun de consacrer un court chapitre\u2019 à la récolte des plantes et à leurs utilisations diverses.En résumé, un ouvrage qui joindra l\u2019utile à l\u2019agréable et qui intéressera aussi bien le praticien que le malade et aussi, faut-il ajouter, le bien portant.Actualités pédiatriques, Conférences sous la direction du professeur Marcel LELONG.Cinquième série.Un volume in-8° de 376 pages avec 43 figures (1963) : 42 fr.Editions Doin, Deren, et Cie, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIe).Cette cinquième série des Conférences hebdomadaires de la Clinique de pédiatrie et de puériculture de l\u2019Hôpital Saint-Vincent-de-Paul répond au même but que les précédentes : fournir à chaque membre de l\u2019équipe pédiatrique (et, du même coup, au praticien de médecine générale) la possibilité, au delà de ses préoccupations personnelles dominantes, d'intégrer ce qui se fait de nouveau à côté de lui, à l\u2019intérieur de l\u2019équipe, l\u2019enfant restant considéré comme une unité indissociable et tout compartimentage étant artificiel.Dans cette perspective, voici, dans leur variété, les sujets traités dans ce volume : Quelques aspects de la physiologie circulatoire fælo-placen- laire (Claude SUREAU) ; Conduite à tenir en brêsence d\u2019un re- lard stalural (Pierre CANLORBE) ; Les goitres du nouveau-né (Marcel LELONG) ; L'intolérance héréditaire au fructose (Claude GENTIL) ; Les diarrhées par déficit enzymatique de l'hydrolyse intestinale des sucres (Jean REY) ; Notions actuelles sur la physiologie rénale (M.LEGRAIN) ; Diagnostic et traitement des broléinuries chroniques (G.LAGRUE) ; Les paralysies oculo- Jaciales congénitales ; le syndrome de Mæbius (J.-C.DALLOZ) ; Traitement chirurgical des spina-bifida (Jacques ROUGERIE) ; Le pédiatre el l\u2019information sexuelle des enfants (Michel SOULE) ; Aspects cliniques du « petit mal » épileptique chez l\u2019enfant (Jean MIRIBEL) ; La médication en neuro-psychiatrie infantile (Léon KREISLER) ; La sensibilité héréditaire aux médicaments (Jean REY) ; La détection des hétérozygotes (Jean FRÉZAL) ; Introduction à la génétique des populations (Jean FRÉZAL) ; L'as- Dlénie congénitale (Ph.LUCET) ; Données hématologiques normales en pédiatrie (Pierre LORTHOLARY) ; Le syndrome d\u2019Al- drich (Daniel ALAGILLE) ; Hémoglobine felale (Pierre Bor- VIN) ; Les médications en cardiologie infantile (Michel Ri- BIERRE) ; Les communications interventriculaires (Pierre VER- NANT) ; Les corps étrangers intrabronchiques chez l'enfant (François COUDER) ; La fistulisation ganglio-bronchique au cours de la tuberculose initiale traitée (Jacques COUVREUR) ; Les dermalomyosites chez l'enfant (Jean VASSAL).Chacun de ces exposés est complété par un court index bibliographique permettant au lecteur de consulter les références les plus utiles.L\u2019ensemble forme un corps homogène et concerne non 1060 seulement les problèmes cliniques les plus variés, mais aussi les aspects biologiques, génétiques et même sociaux de la pédiatrie actuelle.Problèmes de réanimation \u2014 Comple-rendus des rapports, communications, discussions.Publiés sous la direction du professeur agrégé A.LARCAN.Un volume in-8° de 727 pages avec figures (1962) : 70 fr.Editions, Doin Deren el Cie, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).La réanimation médico-chirurgicale, branche relativement nouvelle de l\u2019activité médicale, nécessite de fréquentes mises au point, avec confrontations d'opinions, sur des sujets qui relèvent de la pratique quotidienne.Les Journées de réanimation de Nancy (Nancy, mai 1960) ont eu pour but de s'attacher à certains de ces problèmes.Il est extrêmement difficile de résumer la très riche matière des deux sujets traités.Nous trouvons plus simple de donner ci-dessous un extrait de la table des matières : I.Collapsus et choc en médecine inierne : Intérêt théorique et pratique de la distinction collapsus-choc.\u2014 Circonstances d\u2019apparition, clinique et biologie du collapsus et du choc hémorragiques.\u2014 Collapsus et choc non hémorragiques en médecine interne.\u2014 Intérêt de la mesure de la pression veineuse dans le traitement du choc.\u2014 Physiopathologie et orientation thérapeutique du collapsus et du choc.\u2014 Rein du choc.\u2014 Traitement du collapsus et du choc hémorragiques.\u2014 Les indications de la transfusion intra-artérielle dans le traitement du choc hémorragique.\u2014 Traitement du collapsus et du choc non hémorragiques.\u2014 Les agents vasopresseurs dans le collapsus vasculaire.\u2014 Intérêt du glucose hyper- tonique et de l\u2019insuline dans le traitement d\u2019ur- REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.35 \u2014 Nov.1964 gence du choc obstétrical.\u2014 Les Kuatsu : thérapeutique manuelle de réanimation japonaise.\u2014 L'électrothérapie d'urgence au cours du collapsus d\u2019origine cardiaque.\u2014 Le crush syndrome.Aspects cliniques et évolutifs.Traitements.\u2014 Les chocs pancréatiques.\u2014 Collapsus et intoxications aiguës.\u2014 Un cas de réanimation d\u2019infarctus myocardique avec collapsus persistant et résistant aux thérapeutiques communes.\u2014 Le collapsus dans l\u2019infarctus du myocarde récent.A propos de 160 observations.\u2014 Les collapsus cardio- vasculaires du vieillard.Données étiologiques, anatomo-pathologiques et thérapeutiques.\u2014 Le collapsus cardio-vasculaire au cours du tétanos.\u2014 Table ronde sur : L'intoxication oxycarbonée.\u2014 Etc, etc.II.Réanimation des poussées aiguës de l\u2019insuffisance respiratoire chronique : La ventilation assistée au cours des poussées aiguës de l'insuffisance respiratoire chronique.\u2014 Ventilation instrumentale au cours de l'insuffisance respiratoire aiguë des pulmonaires chroniques.\u2014 Intérêt d\u2019un respirateur artificiel à pression positive intermittente (valve de Bird) dans le traitement de l'insuffisance respiratoire chronique avec cœur pulmonaire chronique.\u2014 Facteurs de pronostic et indications thérapeutiques au cours des poussées d\u2019insuffisance respiratoire aiguë chez les pulmonaires chroniques.\u2014 Notre expérience de la ventilation assistée dans le traitement de I'I.R.A.du pulmonaire chronique.\u2014 Le traitement de l'insuffisance respiratoire aiguë des pulmonaires chroniques en dehors de la ventilation instrumentale.\u2014 Ventilation assistée et Diméfline au cours de l\u2019insuffisance respiratoire grave.\u2014 Le traitement médical des poussées asphyxiques de l\u2019emphysème pulmonaire sévère avec cœur pulmonaire chronique.La place de l\u2019oxygénothérapie à faible dose associée à l\u2019Acétazolamide.\u2014 Etc, etc.le do \u201casia lt Kai] Ham 104th Wy DE Là Len A egy ny 1 tng ei CS Si ifr it de Ri I Dy Hyg ney le n hig 8 gy ly, Ent + i I fo I, AcE SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES Séance du jeudi 8 octobre 1964, à la Faculté de médecine \u2014 .J.-A.GRAVEL, J.BEAUDOIN et P.-E.GAREAU : Le myxome de I oreillette droite ; 2.L.GENEST : L'histoire naturelle des neuro- blastomes ; .P.-P.DEMERS : Le diabète sucré néonatal ; , R.FORTIN, M.DORION et P.DUGAL : La lymphographie dans les lymphomes ; 5.A.-P.PELTIER : Etude des anomalies immuno- électrophorétiques dans certaines glomérulo- pathies.= CD PRIX DE LA PROVINCE DE QUEBEC AU DOCTEUR JACQUES LEBLANC Le docteur Jacques Leblanc, professeur agrégé et assistant au département de physiologie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval s\u2019est mérité le troisième prix dans la section des sciences de la nature au Concours littéraire et scientifique du Québec pour ses Etudes sur l\u2019adapitation au froid, en particulier chez les pêcheurs de la Gaspésie.LE SERVICE DU BIEN-ÊTRE DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER Le Service de bien-être de la Société canadienne du cancer est maintenu actif grâce à la collaboration d\u2019un nombreux groupe d\u2019auxiliaires bénévoles qui consacrent chaque mois un grand nombre d'heures à la confection de pansements.Ce Service de pansements est également approvisionné par les Comités de bien-être des sections du district de Québec.C\u2019est ce qui permet à la Société de pouvoir répondre aux nombreuses demandes reçues au bureau local de la Société.Rappelons que ces demandes doivent comporter une autorisation écrite du médecin traitant.En effet, le Service du bien-être de la section de Québec rapporte que, depuis avril dernier, il a distribué gratuitement plus de 90 000 pansements divers comparativement à 71000 l\u2019an dernier.Seuls les patients cancéreux et traités à domicile peuvent jouir de ce service.Vivant uniquement de souscriptions publiques, la Société canadienne du cancer rappelle au public NOUVELLES en général qu\u2019elle n\u2019a jamais payé ni ne paie présentement de comptes d\u2019hôpitaux, de médecins ou d\u2019anesthésistes Aidant aux recherches et poursuivant le travail d\u2019éducation et de bien-être, la Société compte toujours sur la générosité du public et sur le dévouement des auxiliaires bénévoles.Des dons spéciaux, à la Société, au lieu de fleurs à l\u2019occasion d\u2019un décès, sont toujours reçus avec reconnaissance.UNE DISTINCTION AU CLINICAL SYMPOSIA DE CIBA Une publication Ciba, le Clinical Symposia, a reçu la récompense décernée par l'American Medical Writers Association pour l\u2019année 1964 avec la citation : « Pour service distingué en journalisme médical ».Le Clinical Symposia, qui est édité à l\u2019intention du corps médical, contient des articles rédigés par des médecins éminents, illustrés en couleurs grâce au talent du docteur Frank Netter.Il est distribué par les soins de Ciba Company Limited, de Dorval, Québec, aux médecins, institutions d'enseignement et bibliothèques médicales du Canada Des nombreuses éditions de ce magazine médical sont dignes d\u2019être considérées comme des pièces de collection ; le premier numéro du volume I, par exemple, imprimé en 1948 : l'illustration de la couverture, qui représente des cellules cancéreuses, rappelle la méthode découverte par feu le docteur G.N.Papanicolaou.Le deuxième numéro, toujours d\u2019actualité après 16 ans, est consacré d\u2019un bout à l\u2019autre à l\u2019étude de L\u2019hépatite infectieuse.Depuis la parution de ces premières éditions, une foule d\u2019autres sujets médicaux, touchant la pathologie, la chirurgie, l\u2019anatomie, etc, ont été traités dans le Clinical Symposia.La dernière édition contient une étude sur la glande pituitaire.du docteur Calvin Ezrin, f.r.c.p.(c), de Toronto, suivie de 14 pages d'illustrations en couleurs exécutées par le docteur Netter.La grande popularité de cette publication Ciba met souvent ses éditeurs dans l\u2019embarras en raison du nombre important de demandes qu\u2019ils reçoivent et qu\u2019ils ne peuvent pas toujours satisfaire. BRE SE ES StH ot 1062 BIOGRAPHIE DES PERSONNAGES HISTORIQUES Les Presses de l\u2019Université Laval et de l\u2019Université de Toronto travaillent conjointement à la production d\u2019un dictionnaire biographique des personnage de l\u2019histoire du Canada.Le but de cet ouvrage est de raconter, aussi fidèlement que possible, la vie des Canadiens qui se sont distingués au cours de l\u2019histoire de notre pays, remontant au début de l\u2019êère coloniale.Ce dictionnaire biographique, une fois complété, comprendra quelque vingt volumes, renfermant chacun 500 biographies.Le projet a été rendu possible grâce à un don de feu James Nicholson, de Toronto.Un octroi de $160 000, permettant d\u2019entreprendre immédiatement le travail de recherches sur l\u2019histoire de la deuxième moitié du xIx® siècle a été consenti par la Commission du centenaire.La rédaction du dictionnaire biographique des Canadiens est une entreprise qui sort de l\u2019ordinaire.Sans le don généreux de M.Nicholson on n\u2019aurait pu donner suite à ce projet.De même, sans l\u2019aide de la Commission du Centenaire, il aurait fallu retarder ce travail de plusieurs années.La Commission du Centenaire et le public bénéficieront tous de cette entreprise qui donnera accès à une riche source d\u2019information sur les détails peu connus de l\u2019histoire du Canada depuis la Confédération et qui serviront à des fins de publicité et de documentation.LE JEUNE CANADA EN MARCHE Le premier juillet, jour de la Confédération, 72 jeunes étudiants du Québec et de l\u2019Ontario se sont croisés à Ottawa, en route vers d\u2019autres provinces.Des étudiants de la région Toronto-Hamilton se rendaient à Edmundston, Nouveau-Brunswick, tandis que deux autres groupes de la région de Montréal montaient à bord du train les conduisant à Saskatoon et à Vancouver.Cette première vague d\u2019étudiants a été accueillie par le Secrétaire d\u2019État, l\u2019honorable Maurice Lamontagne, et par John W.Fisher, commissaire.C\u2019est la Commission, comme l\u2019on sait, qui est responsable de ce vaste programme de vovages- échange.Plusieurs députés étaient aussi présents.Messieurs Lamontagne et Fisher considèrent le programme des voyages-échange d\u2019étudiants comme étant une des plus importantes réalisations de la Commission du Centenaire (Ottawa).Les répercussions en profondeur de ce programme sur NOUVELLES Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 la formation intellectuelle des jeunes Canadiens qui en bénéficient, sont incalculables.Des amitiés indéfectibles seront nouées et le pays tout entier sera mieux connu et mieux aimé.Durant le mois de juillet, quelque 450 jeunes Canadiens ont déjà vécu cette aventure mémorable.Pour la plupart, c\u2019est leur premier long voyage et une occasion unique de rencontrer des compatriotes habitant à des milliers de milles de leur foyer.Il est prévu que 22 groupes, formés chacun de 24 étudiants d\u2019écoles secondaires, âgés de 15 à 17 ans, et accompagnés de deux moniteurs, passeront une journée dans la capitale entre le 1\u20ac juillet et le 26 août.Chaque fois que cela est possible, le premier ministre et les députés s\u2019entretiennent avec les étudiants de passage à Ottawa.Ces étudiants assistent à la cérémonie de la relève de la garde, visitent les édifices du Parlement, la Galerie nationale et autres endroits intéressants de la capitale nationale.Il est prévu qu\u2019en 1964, ces voyages-échange, organisés par la Commission du Centenaire en collaboration avec les départements de l\u2019éducation des 10 provinces, profiteront à 1 000 jeunes Canadiens qui non seulement feront connaissance mais vivront pendant quelque temps ensemble.Ce programme comprend aussi un octroi de $100 000 versé par la Commission du Centenaire (Ottawa), à 15 organismes privés qui entreprendront, chacun de leur côté, des voyages-échange en tout point semblable, et dont bénéficieront 2 000 autres jeunes Canadiens.On espère que des étudiants des Territoires du nord-ouest et du Yukon pourront.en 1965 et 1966, se joindre au mouvement et visiter leurs camarades des 10 autres provinces.En somme, il est prévu que 3000 jeunes étudiants auront participé à ces voyages en 1964 et chaque année, par la suite, leur nombre ira en augmentant pour enfin atteindre, en 1967, l\u2019année des célébrations du centenaire, un chiffre de 17 000.« L\u2019expérience du passé nous a enseigné que les jeunes Canadiens ont appris à se mieux connaître et à s\u2019apprécier davantage par le truchement de ces voyages-échange,» a souligné M.Fisher.La Commission du Centenaire espère que dans l\u2019avenir, grâce à l'expérience acquise et aux heureux résultats obtenus, ces voyages-échange deviendront une réalisation permanente de la vie canadienne.aies \u201cpes Med lel = AD0FT Hh Le fl sony (tr mes Tie 1 dct log 0h pe fie | many P) { Les be lt a ig ener fi Teas le Cli ae ides ¢ Tis, | ly \u201clr i Thy ; ig à i onde \u201cré \u201clig I a [ing re | 3 tiny gy \u201cre es a ES TS ii! ney Tons Mp ag He Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 FILMS MEDICAUX Ciba vient de sortir trois nouveaux films appartenant à la série Physical Diagnosis, films, I, 11 et III, formant l\u2019étude Neurological Signs, destinés aux médecins, aux institutions d\u2019enseignement et aux sociétés médicales.Le film I, intitulé Cranial nerves, étudie en détail la fonction normale de chacun des nerfs crâniens et examine ensuite, chez une série de patients, certains troubles fonctionnels et leurs répercussions sur cette partie du système nerveux.Durée de projection : environ 35 minutes.Le film IT passe en revue les aspects normaux et anormaux de The motor system and reflexes ; vingt-huit minutes de projection.Le film III a pour sujet Proprioceptive and sensory systems ; 28 minutes.Ces trois films de 16mm sont en couleurs avec trame sonore en anglais ; ils ont été réalisés a la Wayne State University à Détroit, sous la direction du docteur Bernard J.Alpers, professeur de neurologie au Jefferson Medical College.On peut se procurer les films documentaires de la série Physical Diagnosis à titre de prêt à Czba Company Limited, Dorval, Qué.FONDS BÉNÉVOLE ; POUR LA PROMOTION DE LA SANTÉ Organisation mondiale de la santé Les besoins du monde dans le domaine de la santé augmentent sans cesse.L'Organisation modiale de la santé (O.M.S.), dont le but est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible, n\u2019est pas en mesure de satisfaire ces demandes croissantes par son seul budget régulier.Aussi la Treizième Assemblée mondiale de la Santé a-t-elle créé, en mai 1960, le Fonds bénévole pour la Promotion de la Santé, alimenté par des contributions volontaires publiques et privées.Ce fonds permet de lancer un certain nombre d\u2019opérations sanitaires limitées, et de stimuler ainsi l\u2019initiative des pays intéressés.Un champ d'action unique au monde : Grâce à ce Fonds, un champ d'action unique au monde s\u2019offre aux initiatives tant publiques que privées.Aujourd\u2019hui, la mise en route de multiples projets sanitaires est devenue possible par l\u2019intermédtaire de 'O.M.S.Avec son infrastructure, cette Organisation, qui dispose en effet des connaissances, des facilités, et des moyens techniques nécessaires, peut diriger et coordonner utilement l\u2019action sanitaire internationale.BORE.aE ino Ani ARR NOUVELLES 1063 But identique, mais manque de coordination dans les moyens d\u2019action, tel est le point commun a de nombreuses initiatives \u2014 publiques et privées \u2014 en vue de relever le niveau de santé du monde.On dresse des listes de besoins, de priorités déjà connues.On redécouvre des méthodes pourtant éprouvées, tandis qu\u2019on crée des mécanismes superflus pour exécuter certains projets sanitaires.Tout cela peut être évité, et l\u2019on parviendrait à une utilisation plus rationnelle des ressources en investissant dans la santé par l\u2019intermédiaire du Fonds bénévole pour la Promotion de la santé de l'O.M.S.Le choix entre dix comptes spécialisés : Comment le Fonds est-il organisé ?Quels sont ses moyens d'action?Quels sont les problèmes sanitaires dont il contribue à hâter la solution ?Autant de questions auxquelles nous répondons ici.Le Fonds bénévole pour la Promotion de la santé est réparti en dix comptes spécialisés : \u2014 Compte général pour les contributions sans objet spécifié ; \u2014 Compte spécial pour l\u2019éradication de la variole ; \u2014 Compte spécial pour la recherche médicale ; \u2014 Compte spécial pour l\u2019approvisionnement public en eau ; \u2014 Compte spécial pour l'assistance au Congo (Léopoldville) ; \u2014 Compte spécial pour l\u2019assistance accélérée aux états ayant récemment accédé à l\u2019indépendance et aux états en voie d\u2019y accéder ; \u2014 Compte spécial du programme contre la lèpre ; \u2014 Compte spécial du programme contre le pian ; \u2014 Compte spécial pour l'éradication du paludisme ; \u2014 Compte spécial pour les contributions diverses à objet désigné.Prestations, espèces ou matériel : Le Fonds bénévole peut recevoir les contributions des gouvernements, de l\u2019industrie, des organisations professionnelles, des fondations, des institutions et même des particuliers.Les contributions peuvent être versées indistinctement à tous les comptes, soit en espèces, soit encore sous forme de prestations ou de matériel.Comme c\u2019est le cas pour chacun des Comptes spéciaux, les opérations sanitaires visées par le Bg jit: Bi Mi È Bt hh oi kt fl FE fl ki 1064 Fonds sont l\u2019objet d\u2019une présentation particulière dans le Projet annuel de programme et de budget de l\u2019'O.M.S.Les opérations qui ont été entreprises figurent au Rapport financier annuel.1.Compte général pour les contributions sans objet spécifié : Ce compte reçoit les contributions de donateurs qui ne spécifient pas à quelles opérations sanitaires ils désirent voir affecter leurs dons, laissant ainsi à l\u2019Organisation toute latitude dans son choix.2.Compte spécial pour l'éradication de la variole : Un milliard d\u2019être humains vivent dans des régions d\u2019endémicité où la variole demeure un grave problème sanitaire.Quant au risque de contagion, il ne fait que s\u2019accroitre pour le reste du monde, en raison, notamment, de l\u2019intensification des transports internationaux.La mise en œuvre d\u2019un grand nombre de programmes d\u2019éradication à l\u2019échelle nationale, techniquement tout à fait réalisables, ne progresse que lentement, car les pays sont mal préparés à faire face, avec leurs seuls moyens nationaux, aux multiples problèmes qui surgissent, tout particulièrement dans le domaine du transport, de l\u2019équipement, et de la fabrication de vaccin à la fois efficace et thermostabile, utilisable tant dans les régions tropicales que semi-tropicales.Ce compte a été jusqu\u2019à présent essentiellement alimenté par les donations en vaccin des gouvernements.Le vaccin a été utilisé en priorité pour faire face à des situations urgentes créées par de brusques flambées épidémiques.Des contributions en argent, en moyens de transport, en équipement, des dons importants de vaccin lyophilisé sont indispensables pour aider les pays à intensifier la lutte contre la variole.3.Compte spécial pour la recherche médicale : En 1958, une étude sur le role de 'O.M.S.dans le domaine de la Recherche a permis d\u2019aboutir a la conclusion que l\u2019Organisation devait avant tout §\u2019intéresser 2 : \u2014 des problèmes dont la solution peut être plus aisément trouvée par un effort collectif international que par des groupes locaux ; \u2014 de grands problèmes difficiles à résoudre localement, soit en raison du caractère limité des ressources dont la région dispose pour la recherche, soit en raison de la nature même du problème.Les contributions venues alimenter le Compte spécial pour la Recherche médicale ont permis à l\u2019'O.M.S.d\u2019aider, de stimuler et de coordonner NOUVELLES Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 un certain nombre d'activités touchant à la recherche dans le domaine de la biologie, de la pharmacologie, des maladies transmissibles, des services de santé publique, de la protection et de la promotion de la santé, de l\u2019hygiène du milieu, etc.Grâce au prestige dont jouit l'O.M.S.dans le monde médical, l'ampleur de l\u2019action ainsi amorcée, et l'importance des moyens finalement mis en œuvre dépassent de loin les crédits alloués par l'Organisation.Parce qu\u2019elle fait précisément office de catalyseur, l'O.M.S.est à même de coordonner la recherche et d'assurer la mise en route de programmes à longue échéance avec des moyens financiers relativement modestes.Nombreux sont les projets de recherche patronnés par l'O.M.S., qui nécessitent un appui prolongé plusieurs années durant.C\u2019est pourquoi l\u2019Organisation s\u2019est donné pour ligne de conduite de transférer dès que possible au budget régulier les projets mis en route grâce aux crédits du Fonds spécial pour la Recherche médicale.4.Compte spécial public en eau : Quatre-vingt-dix pour cent des habitants des pays les moins développés ne disposent que d\u2019installations d\u2019eau insuffisantes ou reçoivent de l\u2019eau non potable.Il est bon de rappeler que dans ces régions, les maladies de l\u2019eau \u2014 choléra, typhoide, dysenterie \u2014 sont parmi les principales causes de décès.Dans cet ordre d\u2019idées, il y a relation de cause à effet entre les disponibilités en eau potable et le taux de progression économique des populations.Aucun progrès économique durable ne peut être obtenu si l\u2019on ne dispose pas d\u2019eau potable en abondance.Les contributions versées à ce compte servent à établir des plans d\u2019approvisionnement en eau, les réseaux de distribution et leur administration, enfin à former du personnel technique et administratif.En outre, ce programme d\u2019assistance prévoit notamment l\u2019envoi d\u2019experts, d'équipes de consultants, les services de sociétés d\u2019ingénieurs- conseils, ainsi que l\u2019octroi de bourses.pour l\u2019approvisionnement 5.Compte spécial pour l\u2019Assistance au Congo (Léopoldville) : Ce compte a été établi en raison du caractère exceptionnellement urgent des besoins sanitaires de la République du Congo, et tout particulièrement en vue des besoins à long terme qui s'imposent dans le domaine de la formation médicale.: he pai ipl el bi { | Som été Je um mie {fat il le HS IE TEINS C Pour let d ise fof Les ¢ il vied 1 (a Lely ml pr.onde rey Pr Jar où egy here Tin # rm À uty ing Ung ep.» iy vg À Ca heal | js dé die ble: mE hoi st iin na eds: fuk s de serve en ea gratos pad pr de oy pu y Car Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 = Les contributions reçues à ce jour ont servi à développer un programme de formation qui permet à un certain nombre d\u2019assistants médicaux de parfaire leurs études à l'étranger pour devenir médecins à part entière.6.Compie spécial pour l\u2019Assistance accélérée aux nouveaux Etats : Nombreux sont les pays ayant récemment accédé à l'indépendance et en voie d\u2019y accéder qui ne disposent que d\u2019un médecin pour 20 000 ou même 100 000 habitants.Le manque d\u2019infirmières, de techniciens et de personnel sanitaire s\u2019y fait cruellement sentir.Les possibilités hospitalières sont très réduites, les laboratoires en nombre nettement insuffisant.Certains de ces pays ne disposent pratiquement pas d\u2019établissements d\u2019enseignement médical.Pour faire face à une situation aussi critique, il est de la plus urgente nécessité de favoriser la mise en œuvre de programmes sanitaires, et d\u2019accélérer la formation de personnels nationaux.Les contributions reçues permettent de promouvoir une action à la fois concertée et planifiée en vue de l\u2019élévation du niveau sanitaire des pays.7.Comple spécial du Programme contre la lèpre : La lèpre, qui est historiquement la plus ancienne des maladies de l'humanité, peut aujourd\u2019hui se guérir.Cependant, dans plus de 57 pays du monde, on compte encore près de 10 millions de lépreux.Pour combler la distance qui nous sépare du jour où l'humanité sera délivrée de ce fléau, de nouveaux efforts doivent être accomplis dans la recherche, l\u2019expérimentation sur le terrain, l\u2019organisation des campagnes nationales, la coordination de nombreux projets antilépreux isolés dont l\u2019exécution est rendue souvent difficile par un certain gaspillage de forces.C\u2019est grâce à la générosité d\u2019un don à l\u2019Organisation \u2014 destiné à renforcer la lutte contre la lèpre \u2014 que ce compte spécial a pu être ouvert en janvier 1964.8.Compte spécial du Programme contre la pian : Il y a encore, de par le monde, 65 millions de personnes menacées par le pian, maladie infir- misante qui sévit principalement dans une zone située entre les tropiques du Cancer et du Capricorne.La campagne de masse contre le pian, lancée par l\u2019O.M.S.dès sa naissance, a été couronnée du succès.Dans plusieurs vastes zones, le taux @2) MAN dss notin NOUVELLES 1065 d\u2019endémicité du pian est passé de 30 pour cent à moins de un pour cent.Si de tels efforts étaient encore maintenus pendant une période relativement courte, le pian pourrait être rayé de la liste des grands problèmes sanitaires dans les pays tropicaux.Une contribution venue d\u2019un groupe d\u2019étudiants canadiens de l\u2019enseignement secondaire qui ont lancé une campagne baptisée « Guerre au pian », a permis l\u2019ouverture de ce compte en janvier 1964.9.Compte spécial pour l\u2019éradication du paludisme : Lorsqu\u2019en 1955, l'O.M.S.lança son gigantesque Programme mondial pour l\u2019éradication du paludisme, près de un milliard et demi d\u2019habitants du globe vivaient dans des zones impaludées (Chine continentale, Corée du nord, et Nord- Viêt-Nam mis à part).On peut constater au- jourd\u2019hui que sur ce chiffre, 343 millions d\u2019habitants vivent dans des zones où l\u2019éradication est achevée, 761 millions dans des zones où des programmes d\u2019éradication sont en cours.Mais 396 millions d'habitants vivent encore dans des régions où le programme d\u2019éradication n\u2019a pas commencé.Ce Programme d\u2019éradication du paludisme \u2014 la plus vaste campagne sanitaire jamais entreprise \u2014 est financé par des fonds provenant de sources tant nationales que bilatérales, par le budget régulier de l'O.M.S., et enfin par le Compte spécial.Les contributions volontaires versées à ce compte doivent permettre d\u2019intensifier la campagne et de gagner du temps, deux conditions essentielles à la réalisation complète de l\u2019éradication.Non seulement la victoire sur le paludisme délivrera-t-elle le monde de la maladie la plus répandue, mais encore en supprimera-t-elle les désastreuses conséquences pour les pays en voie de développement, aussi bien dans le domaine économique que dans celui du progrès social.10.Compte spécial pour Contributions diverses à objet désigné : Ce dernier compte reçoit des contributions pour des activités spécifiquement désignées par le donateur, à condition toutefois que celles-ci ne se confondent pas avec celles déjà financées par d\u2019autres comptes spéciaux.Toutes informations complémentaires concernant le Fonds bénévole pour la promotion de la santé peuvent être obtenues au Secrétariat de l'Organisation mondiale de la Santé, Genève, Suisse.H RU COURS DE PERFECTIONNEMENT .JOURNEE MEDICALE A I\u2019HOPITAL DU SAINT-SACREMENT L\u2019Hôpital du Saint-Sacrement organise pour le samedi 14 novembre 1964 une journée médicale pour les praticiens.Tous les praticiens sont cordialement invités à cette journée.L\u2019inscription se fera à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement à neuf heures du matin.L\u2019ENSEIGNEMENT DANS LE SERVICE D\u2019ANESTHESIE ET DE REANIMATION DE L\u2019HOTEL-DIEU DE QUEBEC Les médecins auxquels s\u2019adressent les cours d\u2019anesthésie et de réanimation de l\u2019Hôtel-Dieu doivent avoir fait, après leur internat, une année de résidence dans un milieu reconnu.De plus les candidats sont acceptés pour une période de trois années.Cependant cette acceptation doit être renouvelée annuellement.Les conférences.Elles ont lieu le mardi et le jeudi de chaque semaine de l\u2019année scolaire, à 4 heures 30, au bureau des anesthésistes, à l\u2019Hôtel-Dieu.Le programme de ces réunions est établi au début de l\u2019année scolaire.Chaque membre du Service, ainsi que les résidants, deviennent des collaborateurs du cours.Les visiteurs, résidents et internes sont toujours les bienvenus aux différents cours.PROGRAMME DES COURS POUR L'ANNÉE 1964-65 Cours inaugural 8 septembre : Fails et noms saillants de l\u2019histoire de l\u2019anesthésie, par André JACQUES.Anatomie 10 septembre : Anatomie, histologie el structure biochimique du systéme nerveux central, par Gaston TREMBLAY.15 septembre : Cerlaines régions analomiques imporlanies pour l\u2019anesthésisie, par Jacques MORISSET.17 septembre : Innervation somatique de la iête el du cou, par André LAPOINTE.22 septembre : Innervation somatique des ceintures el des membres, par Michel MARQUIS.24 septembre 6 octobre 8 octobre 13 octobre 15 octobre 20 octobre 22 octobre 27 octobre 29 octobre 3 novembre : 5 novembre 17 novembre 19 novembre 24 novembre 26 novembre 1° décembre 3 décembre 10 décembre 15 décembre 17 décembre 22 décembre : Les infiltrations du sympathique, par Jacques HouUDE.Physiologie : Volumes el capacités pulmonaires, par Yvon DuBE.: Régulation nerveuse el humorale de la respiration, par André L'APOINTE.: Ventilation alvéolaire ; circulation pulmonaire, par Marcel CLAVET.: Insuffisance respiratoire, par Raynald DÉry.: La fonction respiratoire au cours de l\u2019anesthésie, par Jacques MORISSET.: Oxygénation el anesthésie, par Gaston TREMBLAY.: Homéosiasie circulatoire au cours de l\u2019anesthésie, par Raynald DÉRY.: Physiologie du réveil, par Donat GAGNON.Anatomie et physiologie obstétricale appliquées à l\u2019anesthésie, par Marc BEAUCHEMIN.: Activité rêflexe sous anesthésie, par Raynald DÉRY.Biochimie : Effets de l\u2019anesthésie sur les liquides de l\u2019organisme el leur contenu ionique, par Raynald Dérr.Pharmacologie : Anesthésie intraveineuse: les barbituriques, par Jacques HOUDE.: Pharmacologie des narcotiques ei de leurs antidotes spécifiques, par César DICKSON.: Neurolepianalgésie el neuroleptataralgésie, par André JACQUES.: Anesthésie à Uéther di-éthylique, par Jean-Guy VOYER.: Ce qu\u2019il faut savoir de l\u2019anesthésie au cyclo- propane, au trichloréihylène et au fluo- roxéne, par Marcel CLAVET.: Le proloxyde d\u2019azole en anesthésie, par Louis FOURNIER.: Pharmacologie des curares, par André Jac- QUES.: Sélection d\u2019un anesthésique local, par César Dickson.: Histamine el aniihistaminigues, par Marc FoLEY.{4 Sark av sign \u201cjade = gt jai fer rir Jif | Hi Hfowir fri J a des 3 Dan dus ques Fin hig nai, Dir, ish, They ws Hus an is pon ON, sk Je ant yo oJ iL i I y (= i J Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 8 janvier 14 janvier 19 janvier 21 janvier 26 janvier 28 janvier 2 février 4 février 16 février 18 février 23 février 25 février 2 mars 4 mars 9 mars 11 mars 16 mars 18 mars 23 mars 30 mars 1% avril 6 avril 8 avril 20 avril Si di : Troubles du rythme cardiaque au cours de l\u2019anesthésie, par Jean-Guy VOYER.Physique : Principes et techniques de mesure de l\u2019oxygène et de l\u2019anhydride carbonique, par Jacques PELLETIER.: Notions de lonicité et de baricité, par Marcel CLAVET.: L\u2019appareil anesthésique, par Jacques PELLETIER.Notions d\u2019anesthésie clinique : Principes qui gouvernent la sélection des drogues utilisées comme prémédication ; classifica- lion des risques opératoires, par Yvon DUBE.: Intubation endotrachéale, par Marc FOLEY.: Significations des variations de la pression artérielle au cours de l\u2019anesthésie et de la période postopératoire immédiate, par Marc BEAUCHEMIN.: Anesthésie du vasculaire, par Gaston TREMBLAY.: Anesthésie du cardiaque pour chirurgie non cardiaque, par Raynald DERY.: Problèmes de réanimation posés par le nouveau- né, par Michel MARQUIS.: Obstruction respiratoire, par Louis FOURNIER.: Anesthésie du grand traumatisé d\u2019urgence, par Jacques PELLETIER.: Complications cardio-vasculaires bostopératoi- res, par Raynald Déry.: Anesthésie pour chirurgie thoracique, par Marc BE AUCHEMIN.: Anesthésie caudale, par Jacques MORISSET.: Anesthésie en oto-rhino-laryngologie, par César Dickson.: Anesthésie-réanimation du brûlé, par Michel MARQUIS.: Anesthésie hors du bloc opératoire, par Jacques PELLETIER.: Répercussions endocriniennes el métaboliques de l\u2019anesthésie et de l'opération, par Jacques Houpe., : Hypovolémie et anesthésie, par Donat GAGNON.: Complications digestives en anesthésie, par Marcel CLAVET.: Les comas, par André JACQUES.: Oligurie et anurie postopératoires.Anesthésie de l\u2019urémique, par Jacques HOUDE.: Importance des maladies du système nerveux central pour l\u2019anesthésiste, par Gaston TREMBLAY.COURS DE PERFECTIONNEMENT 1067 22 avril : L\u2019anesthésiste en face des douleurs non soulagés par la médication habituelle.Participants : Symposium : André JACQUES, Marcel CLAVET, Jacques HOUDE, Jacques PELLETIER, et Raynald Déry.ENSEIGNEMENT DE LA STATISTIQUE APPLIQUÉE À LA MÉDECINE ET À LA BIOLOGIE Le Centre d\u2019enseignement de la statistique appliquée à la médecine et à la biologie de l\u2019Institut de statistique de l\u2019Université de Paris organise chaque année une série de cours spécialement adaptés aux besoins des médecins, pharmaciens et biologistes s'intéressant à la recherche, qu\u2019ils soient en cours d\u2019études ou qu\u2019ils les aient achevées.Cet enseignement, professé sous la direction de monsieur Daniel Schwartz, ancien élève de l\u2019École polytechnique, directeur de recherche à l\u2019Institut national d'hygiène, est conçu comme une initiation aux méthodes statistiques pour des élèves n\u2019ayant pas reçu de formation mathématique préalable.Il comporte : Un Cours de méthodologie statistique.L\u2019ensemble des méthodes statistiques qu\u2019on rencontre usuellement en recherche médicale, pharmaceutique ou biologique y est abordé non par la voie des techniques mathématiques mais par un raisonnement logique et assimilable.Le programme comporte notamment les divers problèmes relatifs aux comparaisons de pourcentages et de moyennes, à l'analyse de variance, aux plans expérimentaux, à la corrélation et à la régression.Ce cours est professé de la mi-novembre à fin janvier, les lundis et mardis de 20 h.30 à 22 h, et complété par une séance hebdomadaire de travaux pratiques.Un Cours d\u2019abplication à la médecine.Le programme comporte les Essais thérapeutiques contrôlés ; les Enquêtes étiologiques et épidémio- logiques ; les Problèmes de pronostic, etc.Ce cours est professé de fin février à fin mai, les mercredis de 18 h.à 19 h.30, et complété par une séance hebdomadaire de Travaux pratiques.Un Cours d'application à la biologie.Le programme comporte la Numération des bactéries en milieux solide et liquide ; le Titrage des virus : les Essais biologiques, notamment la Mesure de l'efficacité d\u2019une substance par rapport à une substance de référence et les lois en Tout-ou-rien (dose efficace 50%), etc.Ce cours est professé de fin février à fin mai, les mardis de 18 h.à 1068 COURS DE PERFECTIONNEMENT 19 h.30, et complété par une séance hebdomadaire de Travaux pratiques.Un examen de fin d\u2019études sanctionne les deux semestres d\u2019études pour les élèves qui le désirent ; ils ont alors le choix entre deux certificats : \u2014 Le certificat de statistique appliquée à la médecine de l\u2019Institut de statistique de l\u2019Université de Paris.\u2014 Le certificat de statistique appliquée à la Biologie médicale de l\u2019Institut de statistique de l\u2019Université de Paris.L'enseignement est ouvert à tous les auditeurs de langue française.Des subventions d\u2019études peuvent être demandées auprès des Ambassades Laval Médical Vol.35 - Nov, 1964 de France des différents pays.Pour tous renseignements complémentaires, s\u2019adresser au Secrétariat du Centre d\u2019enseignement de la statistique appliquée à la médecine et a la biologie (C.E.S.- A.M.), 16 bis, avenue Paul-Vaillant-Couturier, Villejuif (Seine).Le directeur de l\u2019Institut de statistique de l\u2019Université de Paris, Daniel DUGUE Le directeur du Cenire d enseignement de la statistique appliquée à la médecine ei à la biologie, Daniel SCHWARTZ 11 og Alita SH me: des Pus 21 di guplie ic Li tage les Bla ent 3 hg Amon gs po 08 ps 1 Ore npr pos deche \u201cnquet lle Pour \u2018idee LN Lisg XXXIIe CONGRÈS DE L\u2019ACFAS À OTTAWA Les grandes assises de la science canadienne- française auront lieu cette année à l\u2019université d'Ottawa, du 6 au 8 novembre ; ce sera le XXXIIe congrès annuel de l\u2019Association cana- dienne-française pour l\u2019avancement des sciences (Acfas) qui groupe 45 sociétés scientifiques.Plus de 300 communications y feront connaître le résultat de recherches dans un grand nombre de disciplines : physique, chimie, agronomie, géographie, sciences économiques, biologie, chimie, etc.Les travaux sont si divers qu\u2019il a fallu les partager en 22 sections.Le sujet dominant du congrès sera l\u2019évolution de la vie.Le vendredi soir 6 novembre, sera présenté un film prestigieux, Le Grand Secret, qui illustre admirablement l\u2019origine et le devenir du monde ; et le dimanche 8 novembre, les délé- guês pourront discuter le thème à la suite des exposés de quatre spécialistes qui sont en même temps des conférenciers bien connus.Outre les réunions de sections, le programme comprend des films scientifiques ; une importante exposition de matériel d\u2019enseignement et de recherche ainsi que de livres et manuels ; enfin un banquet au cours duquel seront décernés les prix, médailles et bourses de l\u2019Acfas.Pour tout autre renseignement, on est prié de s'adresser au Secrétariat de l\u2019Acfas, Case postale 6060, Montréal.XXXIV® CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA L'Association des médecins de langue française du Canada tiendra son trente-troisième congrès les 18, 19, 20 et 21 novembre à l\u2019Hôtel Reine- Elizabeth, Montréal.PROGRAMME PRÉLIMINAIRE Mercredi, le 18 novembre SALONS JOLIETTE ET MARQUETTE 10h.30à12h.: L'hépatite à virus : L\u2019épidémiologie : - Le diagnostic , - Le pronostic et l\u2019évolution vers la cirrhose ; - Le traitement.4h.aldh 15 h.15 à 16 h.30 CONGRÈS Animateur : le docteur Florent THIBERT.Participants: les docteurs Jean Fon- TAINE, René LEFEBVRE et André VIALLET.: Président: le docteur Roger-R.Dt- FRESNE.Données récentes sur la pathogénie du diabète, par le professeur Albert E.RENOLD, Genève.: Problèmes médicaux de la grossesse : les anémies et la toxémie.Animateur : le docteur Gilles AMYOT.Participants: les docteurs Raymond BARCELO, Jacques GAUTHIER, Louis LAPIERRE et Suzanne LAURIN.Jeudi, le 19 novembre SALONS JOLIETTE ET MARQUETTE 10 h.30 à 12 h.14h.alsh.15 h, 15 à 16 h.30 : : Médicaments nouveaux \u2014 Bienfaits el dangers : De l\u2019éprouvette à l\u2019évaluation clinique ; - La procédure gouvernementale ; - Le point de vue du Directorat des aliments et drogues ; \u2014 L'expérimentation clinique, sa nature et son role.Animaleur : M.Roger LAROSE.Participants : les docteurs Maurice-R.DUFRESNE, Jacques GENEST, J.B.MurePwy et M.Paul-F.JEAN.: Président ; le docteur Roger-R.DUFRES- NE.La démographie du cancer à l\u2019échelle internationale, parle professeur Pierre MENOIX, Paris, directeur de l\u2019Institut Gustave- Roussy et délégué officiel de la France.La démographie du cancer : à l\u2019échelle nationale : le docteur À.J.PHILIPS ; à l\u2019échelle provinciale ; le docteur À.-R.POTVIN.le docteur Louis-Charles Animateur : SIMARD. 1070 CONGRÈS : Assemblée générale annuelle des membres de l\u2019A.M.L.F.C.16 h.30 Vendredi, le 20 novembre SALONS JOLIETTE ET MARQUETTE : L\u2019insuffisance artérielle : Les aspects cliniques et radiologiques essentiels : - Les indications et les principales modalités du traitement médical et chirurgical.10 h.30 à 12 h.Animateur : le docteur Paul Roy.Participants : les docteurs Normand-J.BELLIVEAU, Paul CARTIER et Guy QUENNE VILLE.14h.a16h.30: La régulation des naissances : Animateur: le docteur Jacques BaIL- LARGEON, Première partie : La méthode sympto-thermique, par le docteur Claude-À.LANCTOT ; Les progestatifs de synthèse en gynécologie, par le docteur Michel-J.BÉRARD ; Les contraceptifs, par le docteur Lise FORTIER.15 h.30 à 16 h.30 : Deuxième partie : Observations psychiatriques, par le docteur Karl STERN ; Observations morales, par le Père Jules PAQUIN, S.J.En discussion générale : les docteurs Claude-À.LANCTÔT, Michel-J.BÉ- RARD et Lise FORTIER.Samedi, le 21 novembre SALONS MACKENZIE ET DULUTH 9h.30à12h.: Conférences anatomo-cliniques : Président : le docteur Edouard DEs- JARDINS.Première conférence, par les docteurs Jean COUTURE, Marcel GUAY et Simon LAUZÉ.Deuxième conférence, par les docteurs Carlton AUGER, Jean-Marie BEAUREGARD et Paul-Émile CHARBONNE AU.14h.à 16h.30 : Sociologie el médecine : Président: le docteur Roger-R.Du- FRESNE.Le rôle du médecin de famille dans la santé mentale au Canada francais, par le docteur Marc-Adélard TREMBLAY ; Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 Les facteurs sociaux de l\u2019évolution biologique de l\u2019homme, par le docteur Jean BENOIST ; L\u2019épidémiologie d'après les Canadiens français, par le docteur Andrée BENOIST ; La médecine socialisée, par le docteur Guy ROCHER.COURS DE MEDECINE * Mercredi, le 18 novembre SALON RICHELIEU 8 h.30 à 10 h.15 : Les hypotenseurs : Indications du traitement ; \u2014 Classification des hypotenseurs ; - Mécanismes d\u2019action et effets secondaires ; \u2014 Résultats de la thérapeutique moderne.Animateur: le docteur Jean de L.MIGNAULT.Participants : les docteurs Julien MARC- AURÈLE, Yves PIETTE, et Hubert SAINT-PIERRE.Jeudi, le 19 novembre 8 h.30 à 10 h.15 : Traitement symptomatique de la douleur chez le cancéreux : Introduction du problème ; \u2014 Pharmacologie des analgésiques ; \u2014 Aspects pratiques cliniques ; \u2014 Apport de la radiothérapie ; \u2014 Chirurgie de la douleur.Animateur: le docteur Maurice LE- CLAIR.Participanis : les docteurs Jules HARDY, Yvan MÉTHOT et Léon TÉTREAULT.Vendredi, le 20 novembre 8 h.30 à 10 h, 15 : Actualilés thérapeutiques en pédiatrie : Influence postnatale de la médication administrée en période de gestation ; \u2014 Emploi des nouveaux antibiotiques ; \u2014 Vaccination contre la rougeole ; - Usage de la gamma- globuline.Animateur : le docteur Luc CHICOINE.Participants : les docteurs Gloria JELIU, Georges JOLIVET et J.-H.-Victor M ARCHESSAULT.* La Fédération des omnipraticiens du Québec confère à ces cours un crédit d\u2019études de six heures et le Collège de médecine générale du Canada un crédit de cing heures quinze minutes.ih 1546 Sal a.h né le Io (ine hr\" LA Cal 165 Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 COURS DE CHIRURGIE * Mercredi, le 18 novembre SALON BERSIMIS 8h.30 à 10 h.15 : Perturbations hydro-électrolytiques en chirurgie : Réponse de l\u2019organisme au choc opératoire ou traumatique ; \u2014 Perturbations aiguës du volume sanguin ; \u2014 Perturbations de l\u2019équilibre acido-basique ; - Physiopathologie du grand brûlé.Animateur : le docteur André LANTHIER.Participants: les docteurs Jacques BRIÈRE, Guy LEMIEUX et Roger PLANTE.Jeudi, le 19 novembre 8h.30 à 10 h.15: Urgences chirurgicales chez le nouveau-né : Urgences respiratoires ; - Urgences digestives, CONGRÈS 1071 Animateur : le docteur Jean CHAGNON.Participants : les docteurs Jacques-C.DUCHARME, Hubert GRÉGOIRE et David R.MURPHY.Vendredi, le 20 novembre 8 h.30 210 h.15 : Douleurs lombo-sacrées avec irradiation aux membres infé- TIEUTS : Nomenclature ; - Anatomie pathologique ; \u2014 Diagnostic ; \u2014 Traitement.Animateur : le docteur Carroll-A.LAU- RIN.Participants : les docteurs Gilles BERTRAND, Guy GERMAIN, Jean-Louis LÉGER, Maurice MONGEAU et Arthur PAGE.* La Fédération des omnipraticiens du Québec confère à ces cours un crédit d\u2019études de six heures et le Collège de médecine générale du Canada un crédit de cinq heures quinze minutes. rt La eme NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES SPECTUSSIN E.R.Squibb & Sons, Ltd.Composition.Sirop béchique non narcotique à l'arôme de cerise.Il renferme 10 mg de nosca- pine, un mg de maléate de carbinoxamine, cinq mg de chlorhydrate de phényléphrine, 50 mg de chlorure d\u2019ammonium et 25 mg de menthol par cuillère à thé de cinq cm$.Alcool : trois pour cent en volume.Indications.Soulagement passager de la toux due aux rhumes ou à des états allergiques.Posologie.Adultes : Deux cuillères à thé, trois ou quatre fois par jour.Enfants de 6 à 12 ans: Une cuillère à thé, trois à quatre fois par jour.Au-dessous de 6 ans : Consulter le médecin.Présentation.Bouteilles de quatre onces.FUNGIZONE E.R.Squibb & Sons, Ltd.Composition.Préparation aqueuse d\u2019amphoté- ricine B à trois pour cent (30 mg/cm3), teintée et parfumée.Indications.Infections cutanées et, ou muco- cutanées dues au C.albicans et réagissant au traitement topique.La tolérance est très bonne chez les personnes de tout age.Administration.Application généreuse sur les lésions deux à quatre fois par jour.Présentation.Bouteilles plastiques de 30 cms.CELESTONE REPET ABS Schering Corporation Limited Composition.Chaque dragée renferme un mg de phosphate disodique de bêtaméthasone, un nouveau dérivé soluble de la bêtaméthasone, le corticostéroide de choix quant à l\u2019efficacité, la tolérance et l\u2019économie.Mode d\u2019 action.Contrairement aux autres corti- costéroïdes à action retard, les Celestone Repetabs renferment deux doses égales de 0,5 mg qui sont libérées à intervalles de quatre à six heures pour procurer un soulagement continu et prolongé.Chaque Celestone Repetabs de un mg peut être substitué à deux comprimés de Celestone, 0,5 mg, ou à leur équivalent de tout autre corticostéroïde, tel que: huit mg de triamcinolone, 10 mg de prednisone, 1,5 mg de dexaméthasone, etc., ce qui permet au malade de réaliser une économie appréciable.Indications.Les symptômes de la plupart des maladies justiciables des corticostéroïdes sont adéquatement maîtrisés avec l'administration quotidienne de un ou deux Celesione Repetabs seulement.Ce nouveau dérivé soluble de la bêtaméthasone procure un effet thérapeutique rapide avec une diminution sensible de l\u2019irritation gastrique.Dans les cas où un mg de bêtamé- thasone par jour est indiqué, un seul Repetabs peut être administré, soit le matin ou le soir.Un Repetabs administré au coucher procurera un plein effet thérapeutique durant toute la nuit et les avantages suivants : pour l\u2019arthritique : soulagement de la douleur durant toute la nuit, moins de raideur au lever ; pour le malade souffrant de dermatite : sommeil plus reposant grâce au soulagement du prurit ; pour l\u2019asthmatique : absence relative de dyspnée nocturne.TINACTIN Schering Corporation Limited Composition.Solution de tolnaftate à un pour cent.Propriétés.Tinactin est efficace contre la plupart des micro-organismes responsables des infections fongiques de la peau ; il ne cause pas de réactions locales ou généralisées désagréables et ne provoque pas de sensibilisation.Indications.Les études cliniques ont démontré que Tinactin possède une activité fongicide inégalée chez les malades souffrant d'infections fongiques superficielles, telles que Tinea corporis, Tinea cruris, Tinea barbæ, Tinea pedis et Tinea versicolor causées par les dermatophytes comme les T.mentagrophytes, T.rubrum, E.floccosum, M.canis et M.furfur.LINCOCIN The Upjohn Company of Canada Description.Le Lincocin, chlorhydrate de lin- comycine, est un antibiotique, chimiquement ORDRE nl a it élan al ue eli mes] Le Faible i ee id pri Ji tion gai long qa L Yen che Tomine Tons rl IE, itis fa pig À rat Poe quatre fo / fig 1g de {yt Done Ii de a taf hil de I fis tafin tant.tlds ki EN mite 3) à Du, swt } gr fe: | nj gl! 4 dl pas, ples Girl iis be ons fo pr i Ti con ao pd que Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 distinct des autres et qui ne représente pas de résistance croisée avec les antibiotiques existants.Sa sécurité est trés élevée et sa tolérance excellente, tant par voie orale que par voie parentérale.Le Lincocin est efficace contre la plupart des germes pathogènes à gram-positif courants.Selon la sensibilité du microbe et la concentration de l\u2019antibiotique, celui-ciest ou bactéricide ou bactériostatique.Le Lincocin a pu être donné sans incident à des sujets ayant des antécédents d\u2019allergie à la pénicilline.Indications.La Lincocin est indiquée dans les infections relevant de germes à gram-positif qui sont sensibles à son action, notamment les staphylocoques, les streptocoques et les pneumocoques.Le médicament s\u2019est révélé efficace aussi bien chez l\u2019adulte que chez l\u2019enfant, et a permis d'éliminer les germes pathogènes dans des infections critiques, comme la pneumonie staphylococcique, la septicémie, l\u2019ostéomyélite et dans des infections graves de la peau et des tissus mous, et aussi dans des infections courantes des voies respiratoires supérieures et inférieures, et comme adjuvant de l\u2019antitoxine dans la diphtérie.Posologie.Adultes : 500 mg, per os, trois ou quatre fois par jour ou 600 mg, intramusculaire (23) NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES 1073 ou intraveineux, dans un soluté glucosé ou salé, une ou deux fois par jour.Enfants : 30 à 60 mg par kg et par jour per os ou 10 à 20 mg par kg et par jour, intramusculaire ou intraveineux dans un soluté glucosé ou salé.Dans les infections plus graves, ces doses peuvent devoir être augmentées.Dans les infections à streptocoque hémolytique S, le traitement devra être poursuivi pendant au moins 10 jours, pour réduire le risque possible d\u2019une crise de rhumatisme articulaire aigu subséquent.Contre-indications ei précautions.Sa sécurité au cours de la grossesse n\u2019a pas été établie et jusqu\u2019à ce qu'on possède une plus longue expérience clinique, il faut considérer que le Lincocin n\u2019est pas indiquée chez le nouveau-né, chez la femme enceinte ou comme traitement prophylactique du rhumatisme articulaire aigu.Étant donné que le produit n'a pas été étudié suffisamment chez des malades atteints de maladies préexistantes des reins, du foie, des glandes endocrines ou du métabolisme, il n\u2019est pas conseillé de l\u2019employer chez ces malades, à moins que des circonstances cliniques spéciales ne l\u2019imposent.Le principal effet secondaire a été des selles molles ou de la diarrhée.i fi pi RE ES Ea fi H i NOUVELLES PHARMACEUTIQUES NOMINATION À LA COMPAGNIE CYANAMID OF CANADA LIMITÉE Le docteur Claude-P.Gendron, président du Collège de médecine générale du Canada, vient d\u2019être nommé directeur médical de la compagnie Cyanamid of Canada Limitée.Le docteur Claude-P.Gendron.Le docteur Gendron aura notamment à s\u2019occuper d\u2019enquêtes cliniques sur tous les produits Lederle au Canada; à assurer la liaison de Cyanamid avec la profession médicale, ainsi qu\u2019avec la section médicale de l\u2019Association canadienne des fabricants de produits pharmaceutiques, et à maintenir des relations avec l\u2019agence fédérale de contrôle sur les médicaments et autres sujets connexes à la médecine.Spécialisé en médecine interne et en hématologie, le docteur Gendron détient plusieurs titres en ces domaines : il est membre de la Société internationale d\u2019hématologie, membre de la Société américaine d\u2019hématologie, et spécialiste accrédité en hématologie auprès du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Il a également, à titre consultatif, apporté le concours de son expérience en hématologie à plusieurs hôpitaux de la région montréalaise.Outre le Collège de pratique générale du Canada, dont il est président cette année, les autres groupements professionnels dont fait partie le docteur Gendron sont l\u2019Association médicale canadienne, l\u2019Association des médecins de langue française du Canada et la Société médicale de Montréal.Agé de 44 ans, le docteur Gendron naquit à Boucherville, près de Montréal, d\u2019une famille qui, pour sa part, était traditionnellement versée dans la profession du droit.Son père, le juge Lucien Gendron, fut longtemps l\u2019un des avocats crimi- nalistes les plus célèbres au pays.En dépit de ce patrimoine juridique, le docteur Gendron opta cependant pour la médecine et entreprit ses études prémédicales dès qu\u2019il eut quitté le collège Mont-Saint-Louis et reçu son baccalauréat ès arts de l\u2019Université de Montréal.Mais la guerre survint, qui interrompit ses études.Le docteur Gendron s\u2019engagea dans la marine en 1942.Il reçut son entraînement d\u2019officier au King's College, de Halifax, et servit ensuite dans l\u2019Intelligence navale.Il fut posté outre-mer, notamment, pendant deux ans.Il détenait le rang de lieutenant-commandant, lors de son licenciement en 1946.Il fut alors, pendant quelque temps, administrateur adjoint de l\u2019hôpital des Anciens combattants à Montréal, et veilla à ce que l\u2019établissement fût remis en bonne et due forme aux autorités civiles.Il reprit ensuite ses études médicales à l\u2019université Laval de Québec, accomplit une année d\u2019internat à l\u2019hôpital Général de Verdun, et fut reçu docteur en médecine, cum laude, en 1951.Après quoi il se rendit à la clinique Lahey, de Boston, et y passa près de quatre ans, se spécialisant en médecine interne et en hématologie.Il fit un stade d\u2019une autre année au fameux labo- as fi qi Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 ratoire des recherches sanguines de l'hôpital New England, et étudia auprès du docteur William Demechek, dont la réputation est internationale en hématologie.En 1955, le docteur Gendron entreprit de pratiquer la médecine de façon générale, tout en demeurant spécialiste en hématologie et en médecine interne.Il fut attaché auprès de l'hôpital Maisonneuve de Montréal ; plusieurs importantes compagnies, d\u2019autre part, bénéficièrent de ses conseils et offices : mentionnons la Shell, Dominion Textile, T.Eaton, la compagnie d'assurances London Life.Il a épousé Mlle Henriette Trudeau, fille du brigadier-général Henri Trudeau, décédé.Le docteur et madame Gendron habitent à Outre- mont.Ils ont trois filles.FABRICANTS D\u2019ANESTHÉSIQUES PHARMACEUTIQUES ET PURETÉ DES ANESTHÉSIQUES ET AUTRES MÉDICAMENTS Lors de l\u2019avènement de l\u2019anesthésie, dans les années qui suivirent 1840, les médicaments étaient en général remplis d\u2019impuretés.Cela tenait à toute une série de facteurs : fabrication ou extraction défectueuses, méthodes de purification imparfaites, mauvais choix de récipients et de méthodes de conservation et, dans certains cas, adultération pure et simple.La médecine et l\u2019anesthésie \u2014 des pays de langue anglaise en particulier \u2014 eurent la bonne fortune, au début du XIX® siècle, de voir les premiers pas de l\u2019industrie pharmaceutique guidés par un petit nombre d'hommes d\u2019affaires de grande intégrité dont certains étaient Quakers et dont d\u2019autres avaient reçu une formation qui s\u2019inspirait d\u2019un code moral semblable.Ces hommes, assez habiles pour réussir dans leurs entreprises commerciales respectives, refusaient néanmoins de sacrifier leurs principes moraux à leurs ambitions.C\u2019est ainsi qu\u2019ils ne vendirent jamais de médicaments de qualité inférieure.À cette époque la distinction entre pharmaciens, apothicaires, chimistes et fabricants de produits pharmaceutiques n\u2019était pas très claire.Les détaillants étaient souvent fabricants et essayaient de purifier les médicaments à partir de matières premières achetées à des grossistes qui faisaient exactement la même chose à une plus grande échelle.D\u2019autre part les grossistes étaient souvent propriétaires d\u2019un ou deux magasins de TNR NA EEE VOOR agp RYH HENK di naiss iauadivy edb CLD NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 1075 détail, ce qui leur permettait d\u2019écouler régulièrement ceux de leurs produits qui étaient le plus en demande.Et les soi-disant chimistes faisaient souvent profession de pharmaciens afin de recueillir les revenus nécessaires à la conduite de leurs recherches.On devenait apothicaire ou pharmacien en commençant par le bas ou par le sommet.De jeunes garçons faisaient un apprentissage de cinq ans ou bien des docteurs \u2014 sans vocation particulière pour la médecine \u2014 ouvraient un commerce de pharmacie.À cette époque, en effet, une partie importante des études médicales était consacrée à la pharmacie et à la préparation des ordonnances.Ce qui explique pourquoi les médecins pouvaient également devenir pharmaciens.Ainsi non seulement était-il difficile de différencier les divers aspects de la pharmacie en général, mais il y avait un certain chevauchement entre les professions médicales et pharmaceutiques.C\u2019est ainsi que les pharmaciens ont apporté une contribution importante à la science de l\u2019anesthésie.Une grande partie des compagnies britanniques qui fabriquaient alors de l\u2019éther et le chloroforme se trouvaient en Ecosse.car les Ecossais, disait-on, appréciaient beaucoup les bienfaits de ces produits.Lors de l\u2019unification, en 1707, des Parlements d\u2019Ecosse et d\u2019Angleterre, il n\u2019existait pas, en Ecosse, de taxe sur les alcools et pendant plusieurs décennies il ne se trouva pas de majorité anglaise pour essayer de modifier cet état de choses et imposer une taxe malgré le fait qu\u2019en Angleterre même cette taxe fut relativement élevée.Et lorsque, enfin, on introduisit une taxe, elle resta bien inférieure à celle qui était en vigueur au sud de la Tweed.Lors de l\u2019avènement de l\u2019anesthésie ces taxes étaient encore suffisamment réduites pour justifier, économiquement parlant, la fabrication d\u2019éther et de chloroforme en Ecosse plutôt qu\u2019en Angleterre.Plus tard, lorsque les deux systèmes fiscaux devinrent identiques, cet avantage disparut.Parmi les grands pharmaciens qui ont marqué de leurs travaux les débuts de l\u2019anesthésie il faut signaler deux hommes de très grand talent.Ce furent, en Ecosse, John Duncan et, aux Etats- Unis, Edward Squibb.John Duncan était fils de chirurgien.Ses études finies il décida de ne pas suivre la profession de son père et se fit apprenti chez un pharmacien de Lawnmarket.Après avoir terminé un apprentissage de cinq ans, il se rendit à Londres pour y gagner de l\u2019expérience, mais revint plus tard à Perth où il ouvrit une boutique dans V Bi Bs sé Ri BE I Ri BH I it Ni p 1076 High Street.Après bien des vicissitudes son commerce connut le succès.Pendant toute sa vie Duncan se refusa de vendre toute substance qui ne fût pas, selon ses propres paroles, « pure et authentique ».Très tôt il se mit à fabriquer des médicaments, entreprise modeste certes, mais qui le conduisit à la production de morphine cristalline, alcaloïde principal de la morphine.Il découvrit que les docteurs préféraient la morphine pure à l\u2019opium et acceptaient volontiers de payer un prix plus élevé pour obtenir un médicament plus pur.Le cas d\u2019Edward Robinson Squibb est aussi celui d\u2019un docteur qui fit carrière de pharmacien.Né de famille Quaker il fit montre d'assez d\u2019indépendance pour renoncer au pacifisme et s\u2019engagea dans la marine de guerre américaine, au début des hostilités avec le Mexique, comme aide-chirurgien.L\u2019étonnement fit très vite place à l\u2019effroi devant la mauvaise qualité des médicaments dont il devait se servir.Affecté à la direction des laboratoires médicaux de la Marine NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 américaine il entreprit aussi la fabrication et, selon le cas, la purification des médicaments utilisés par cette arme.Entre autres phénomènes intéressants il porta son attention sur la différence des effets anesthésiques de l\u2019éther sur des personnes d'âge et de constitution semblables.Convaincu que cette différence provenait directement des impuretés ou de la teneur inégale de l\u2019éther, il entreprit la fabrication d\u2019éther pur et de teneur constante.Il inventa également un procédé de distillation de l\u2019éther par la vapeur, évitant ainsi le danger que représentaient les flammes lors de la préparation d\u2019un liquide aussi volatile et inflammable.Plus tard il adapta ce procédé à la fabrication du chloroforme.Dix ans après son entrée dans la Marine américaine, il démissionna et fonda l\u2019importante compagnie qui porte toujours son nom.GALLEY, A.H., Dette de l\u2019anesthésie envers la pharmacie, Annales du Collège royal de chirurgie, 34 : 77-97 (février) 1964.| À HN Ces pha Y die v, 1%: hg Mets én Tiny à Der bles rec de de let de I ape : 1 | a pha Th care Page ie chine Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 brise le Mur des bulles de gaz.améliore le traitement iylanta anti-acide nouveau et efficace AVANT L'ADMINISTRATION 10 MINUTES APRÈS Ces photographies prises durant la gastroscopie montrent l'effet de simethicone, l'agent antispumeux de MYLANTA.24) l'elimination des bulles de gaz de l'estomac offre un champ plus réceptif à l'action anti- acide et émolliente.et assure plus rapidement le bien-etre de votre patient En présence d'ulcère peptique, de gastrite et chaque fois qu'un anti-acide est indiqué, MYLANTA permet un traitement efficace grâce à l'association bien équilibrée d\u2019anti-acides éprouvés et d\u2019un agent antispumeux, le si- methicone, qui brise le mur constitué par les bulles et le mucus spumeux, favorisant ainsi l'action thérapeutique du produit.Simethicone offre en outre les bienfaits de son action antiflatulente.Le coût modique de MYLANTA lui vaut l'accueil très favorable du malade.|! est efficace à la dose de 1 ou 2 comprimés ou cuillerées à thé.De texture exceptionnellement lisse, les comprimés sont faciles à mâcher, et le goût du liquide est tellement agréable qu'on ne s'en fatigue pas.Comprimés MYLANTA Liquide MYLANTA chaque comprimé renferme: 5 cc renferment: Hydroxyde de magnésium 200 mg Hydroxyde de magnésium ZLU0 mg Hydroxyde d'aluminium.Hydroxyde d'aluminium gel déshydraté 200 me (équivalant au gel d'hydroxyde Simethicone (polysiloxane d'aluminium déshydraté, méthylique activé) 20mg U.S.P.) 200 mg Presentation: boîte de 100 Simethicone (polysiloxane méthylique activé) 20 mg Présentation: flacon de plastique de 12 onces PARKE-DAVIS PARKE, DAVIS 8 COMPANY.LTD.MONTREAL 9 CP-499F * MARQUE DEPOSEE Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 VOICI LE VASTE SPECTRE DE L'ACTIVITÉ BACTÉRICIDE DE (ampicilline) - = ; ~~, 2 = $: ¥ [+] wo > CN 2.2: : ZN NN ax 5 > re ON \u20ac É g NI 5, = 1 $ © ~~ © Z 5 A0 { Gps %, \u2018 ! ¥ 726) ogy, 2 x / SY x, 4, SN a, Clo .%, ® - CN @ us py Wy, x & f e 3 à à 7 - Présentation es « Te \u2014 s Ampicine, Capsules\u2014dosées { Staph non produot ! - \u2019 prucelle WE ; picing, ADS ee ~~.2 COUCEUrs de Penicillin pe = Te à 250 mg.d\u2019ampicilline.Ser be \u2014- Ampicine pour Injection\u2014 - - haque fiole contient 250 mg.a ry + - ~~ cells mero) ç qu I.) g Clostidia SBE: o Pa AY oe UNSS d'ampicilline sodique.\u20184 .; À À » ~ Ampicine pour Suspension > gs Se per os\u2014la dose de 5 cc.F2 - , , seul Se x ny, contient 250 mg.d\u2019ampicilline.NL & , 5 \\ | Fr : \\ 4 S$ + « % 4 $ © \u2014' ©: Y Pa vs.S, 3: = ?-# ~ 4 = = A > 2 =.ea 15 = 2 *Les staphylocoques producteurs BRISTOL LABORATORIES I de pénicillinase sont résistants OF CANADA LIMITED à l'Ampicine. tg] T0RË ù 0 Quel est le laxatif qui rétablit le Yrocédé#physiologique®normal d\u2019une évacuation régulière?Le Glysennide contribue au rétablisse- À ment de la fonction intestinale sans E provoquer d\u2019irritation ni de troubles ab- EB dominaux.E = evsennde mo sur une Beet a E temps déterminée : il se manifeste habituellement après 8 à 10 heures.Pris au coucher, le Glysennide stimule le plexus 8 d'Auerbach et assure, le lendemain matin, | 2 une évacuation physiologigue norma ; '-.etit volume ï = RB nide rend ce médicament facile a prendre.Cette forme de présentation évite toute ki difficulté dans la prise du médicament et BB contrairement aux laxatifs liquides ne bi laisse aucun goût ou arrière-goût dans ' la bouche.osologie efficac It etre Techerc pour chaque sujet.La dose peut être réduite ou l'administration de ce produit supprimée, lorsque les fonctions naturelles ont été rétablies.H- Ni i d cun signe accoutumance na jam été observé avec le Glysennide.Glysennide est un médicament clini= = éprouvé d'activité uniforme.- - \u2014\u2014 .ndications: Constipation par atonie.Constipation au cours de la grossesse (par atonie ou par consommation élevée de fer).ji Constipation chez les personnes âgées.à Constipation atonique post-opératoire.E © Composition: Chaque dragée contient: 12 mg de sen- nosides À et B sous forme de sels calciques.Posologie: Adultes: 2 dragées au coucher pendant 1 ou 2 semaines { © jusqu'au rétablissement de la fonction intestinale normale, suivies d'une dragée au coucher par la suite.Enfants: 1 ou 2 dragées selon l'âge.Administré au coucher, le Glysennide assure une évacuation intestinale le lendemain matin.Contre-indications: Appendicite, hémorragie intestinale et colique ulcéreuse.Présentation: Dragées, flacons de 100, de 500 et de 1,000.absorbé excrété et dans dans le stimule l\u2019intestin colôn le plexus gréle d'Auerbach HR ne RE are OS Ds Laval Médical 36 Vol.35 \u2014 Nov.1964 concentrations thérapeutiques rapidement obtenues PAR VOIE INTRAMUSCULAIRE PAR VOIE INTRAVEINEUSE e une seule injection quotidienne de 250 mg e ponctions veineuses réduites au minimum e facilité d'administration « compatible avec la plupart des e taux antibiotiques plus élevés, plus solutions 1.V.efficaces e diffusion instantanée e addition d'une dose de 275 mg de e addition d\u2019une dose de 1250 mg de vitamine CT vitamine Ctf Le traitement à l'ACHROMYCINE parentérale permet de tirer pleinement parti de toute la dose administrée, même chez les malades dont l'absorption est déficiente, contribue à la cicatrisation des plaies grâce à la vitamine C et réalise des taux sanguins efficaces même chez des moribonds.t Fiole de 250 mg, I.M, tt Fiole de 500 mg, 1.V.CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montreal Ie WIS) FI NI *Marque déposée oo» lin J a née Tay \u201cig ut dre he ly te a. Edonnez à jotre patie ce lundi à J Stimulation anabolique grâce à des injections hebdomadaires commodes (Dose moyenne pour adultes: 25-50 mg.i.m.par semaine pendant 12 semaines.On peut reprendre le traitement, si nécessaire, après une période de repos de 4 semaines.) J Action anabolique puissante ne possédant qu\u2019un faible potentiel de virilisation J Controle direct sur le patient et la posologie J Aucune interférence avec la fonction normale du foie \u2019récautions et contreindications: || faut avant tout connaître la ause de la maladie et traiter cette dernière et quand on instaure un raitement anabolisant comme adjuvant, il faut avoir soin d'inclure n régime alimentaire adéquat.Malgré le potentiel androgénique \u2018ès faible du Durabolin (phenpropionate de nandrolone), il faut \u2018en surveiller à ce qu'aucun signe de virilisation (d'habitude faible t réversible quand la posologie est réduite et le traitement est dis- ontinué) n\u2019apparaisse chez les femmes et enfants qui sont bien ensibles à une stimulation androgénique.Quand on administre des Oses élevées durant la première moitié du cycle, on peut inhiber (26) temporairement les menstruations.Les patients atteints de maladies chroniques et dont les fonctions cardiorénales et hépatiques sont dérangées doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de prévenir une rétention hydrosodique.Le produit est contrein- diqué dans le cancer de la prostate, dans l'insuffisance cardio- rénale grave et ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.Présentation: Deux présentations: 25 mg./cc.dans une solution stérile de l'huile de sésame avec 5% d\u2019alcool benzylique en fioles de 5 cc.et en fioles de 2 cc.contenant 50 mg./cce.avec 10% d'alcool benzylique.Durabolin phenpropionate de nandrolone aussi disponible: P ® Traitement anabolique à doses Déca-Durabolin d'entretien très espacées grâce 2 à des injections mensuelles (décanoatede nandrolone) ORGANON Montréal ES Laval Médical | If 38 Vol.35 - Nov.1964 ) pape .à a sut SN .ee ES = = A se i oi Ë 1.une goutte de sang capillaire ou veineux comparer immédiatement avec le tableau colorimétrique laver le sang après une minute exactement NOUVEAU! \u2018 BATONNETS REACTIFS Jv Y DEXTROSTIX «+.pour l\u2019estimation quantitative du glucose sanguin ! MARQUE DEPOSEE ! Grâce à DEXTROSTIX les estimations quantitatives du glucose sanguin sont réalisables en une minute.Il suffit d\u2019une goutte de sang capillaire ou veineux pour faire l\u2019épreuve pendant que le patient est encore dans votre bureau.La grande souplesse des épreuves avec DEXTROSTIX facilite le diagnostic.Une échelle de lectures cliniquement significatives est fournie avec les bâtonnets DEXTROSTIX d\u2019emploi facile, rendant cette nouvelle épreuve inestimable pour les examens physiques, les examens courants de vos patients diabétiques et les cas urgents.DEXTROSTIX permet un dépistage simple et rapide du- diabète aux tout premiers stades.De récentes recherches ont montré que \u2018\u201c\u201c.nombreux sont les malades atteints de diabète sucré, bénin, asymptomatique dont l\u2019état demeure insoupçonné si l\u2019on ne recourt pas à des épreuves sanguines régulières.\u201d\u201d* Présentation: Flacon No 2888 de 25 bâtonnets réactifs (tableau colorimétrique sur l'étiquette du flacon).AMES COMPANY OF CANADA LTD.Rexdale (Toronto) Ontario *Spaulding, W.B., Spitzer, W.O.et Truscott, P.W.: CA-78364F Canad.M.A.J.#9:329, 1963. les \u201cESTROGÈNES \u2014 force métabolique de la femme À travers les siècles » les femmes ont sans cesse été affligées de troubles physiologiques résultant de carence en œstrogènes.Au Jour d\u2019 hut » alors que leur espérance de vie a été portée au delà de la ménopause, les médecins préconisent le maintien des niveaux œstrogéniques bénéfiques non seulement au cours des années de transition mais encore pendant la postménopause.Cette théorie représente une méthode rationnelle de retarder ou même de prévenirla dégénérescence due à la carence œstrogénique qui souvent engendre un certain degré d\u2019invalidité.La réalisation peut être sûre et efficace avec la \u2018\u201cPrémarine\u201d, composé d\u2019œstrogènes naturels.PREemaRine (SUBSTANCES ŒSTROGÈNES CONJUGUÉES) Wilson, EB.A.ef Wilson, T.A.: J.Am.Produits Geriatrics Soc.11:347 (avril) 1963.Une Pharmaceutiques bibliographie complète est fournie sur demande.par la Recherche m cafe. Lit RATER 1 HR EER ri RA SR EL EC LR EAE LE 24 1 CE ERR 11 EY EER ER ARSON PENBRITINE, CAPSULES d\u2019AMPICILLINE NBRITIN CAPSULES PEDIATRIQUES d\u2019AMPICILLINE NBRITIN AMPICILLINE LIQUIDE NBRITIN AMPICILLINE INJECTABLE LE MOINS TOXIQUE DES ANTIBIOTIQUES À LARGE SPECTRE SUPPRIME LES BACTÉRIES MÊMES NON SEULEMENT LEUR CROISSANCE Le taux de guérisons obtenu avec la \u2018\u2019Penbritine\u2019\u201d\u2019 dans le traitement des infections des VOIES RESPIRATOIRES et URINAIRES est très élevé et par ailleurs, l'absence d'effets secondaires est remarquable CONTRE-INDICATION : allergie à la pénicilline.Fabrication canadienne | AYERST, McKENNA & HARRISON, LIMITEE Selon accord avec Beecham Research Laboratories PRODUITS PHARMACEUTIQUES MIS AU POINT PAR LA RECHERCHE MEDICALE PRIT uk Canis F-2188¢K e764 ka Tt BINION ar ann Ahr Rep ANH NERY Butazolidine Geigy Fons Bl td flit ak utiles GI ER Pour l'arthrite et les affections connexes Efficacité dans tous les types d\u2019arthrite chronique Soulagement rapide de la douleur et restauration précoce de la fonction dans les affections arthritiques aiguës Diminution de la période de l'incapacité fonctionnelle de semaines en jours dans la throm- bophlébite superficielle aiguë a Butazolidine®, marque de phénylbutazone, dragées rouges de 100 mg.Butazolidine® alka, pour les malades présentant une hypersensibilité gastrique: chaque capsule orange et blanche contient 100 mg de Butazolidine, 100 mg d'hydroxyde d'aluminium, 150 de trisilicate de magnésium, 1.25 de bromure de méthyle d'homatropine.Comme pour tous les agents chimiothérapeutiques puissants, on recommande d'exercer une surveillance étroite sur les malades traités à la Butazolidine.fig) Produits Pharmaceutiques Geigy, Montréal G-1705F I p R i p f Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 pour une action hypnogène rapide et un sommeil profond durant toute la nuit :T WIN-BARB L'HYPNOTIQUE À DOUBLE ACTION Le \u201cTWIN-BARB\u201d agit doublement pour assurer un sommeil paisible.Deux ingrédients actifs sont associés pour amener une action rapide et un sommeil profond ininterrompu, qui dure environ huit heures.Le pentobarbital invite promptement au sommeil tandis que le butabarbital compléte cette action par son effet sédatif de durée et d'intensité moyennes.Ordinairement, l'élimination de ces barbituriques se produit en moins de 8 heures, suscitant rarement un cafard matinal.Posologie \u2014 Une capsule avant le coucher.Avertissement-Peut engendrer l'accoutumance.Précautions\u2014 Les barbituriques doivent être prescrits avec prudence chez les patients atteints d\u2019affections hépatiques ou rénales, modérées ou graves.Les réactions allergiques (e.g.éruptions cutanées) et les perturbations systémiques apparaissent rarement.Flacons de 100 capsules vertes marquées d'un P.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ Charles E.Frosst & Co.MONTREAL CANADA Maison entièrement canadienne - Fondée en 1899 Chaque capsule contient: Pentobarbital sodique 65 mg (1 gr) Butabarbital.50 mg (34 gr) ie AE Dans les affections complexes d'ordre émotif TRIAVIL traitement efficace d\u2019une gamme étendue de symptômes que présente le malade psychonévrosé TRIAVI L peutsoulager/estroubles psychiques tels que l'inquiétude, l'agitation, la dépression, l'insomnie, la fatigue inexplicable et l'apathie.Les manifestations psychosomatiques comprenant en particulier de la faiblesse, de l'anorexie, de la sychnurie, de la céphalée, des palpitations et de vagues douleurs abdominales TRIAVI L est un traitement adjuvant qui aidera à obvier à plusieurs des problèmes multiples et variés, d'ordre émotif, caractéristiques du psychonévrosé qui n'en répondra que mieux au traitement de la consultation.Grâce à TRIAVIL 1.la maîtrise des symptômes pénibles permet au malade d'acquérir une meilleure compréhension de ses problèmes; 2.le patient peut s'adapter d'une façon plus réaliste à son milieu; 3.le soulagement rapide des symptômes redonne confiance au patient et facilite les relations entre le médecin et son patient.La posologie de TRIAVIL consiste en l'administration d'UN comprimé, trois ou quatre fois par jour.On recommande aux médecins, avant de prescrire TRIAVIL, de consulter la documentation détaillée qu'ils peuvent obtenir sur demande ou le prospectus accompagnant le produit.Présentation: Le TRIAVIL est présenté sous forme de comprimés oblongs, rose-saumon, dosés a 3 mg.de perphénazine et a 15 mg.de chlorhydrate d'amitriptyline, en flacons de 50.MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL *Marque déposée h É fl i ; pi i à bi i i Les malades psychonévrosés requièrent en général plus que simplement du temps et des encouragements x TRL VI L sert de médication de soutien au cours du traitement long et souvent difficile du malade souffrant de psychonévrose.Le TRIAVIL atténue les réactions exagérées à la tension quotidienne; il permet une meilleure adaptation et une plus claire vision des problèmes et, partant, il rend plus efficaces .le temps et les encouragements prodigués au cours des consultations.Le TRIAVIL est un agent psychothéra- peutique actif dans nombre d'applications cliniques qui permet d'obvier aux manifestations multiples et variées de la psychonévrose telles que l'appréhension, l'agitation, l\u2019état dépressif et l\u2019apathie.Sa double action résulte de l'association, sous un même comprimé, de la perphéna- zine et du chlorhydrate d\u2019amitriptyline.Le traitement au TRIAVIL améliore les symptômes tant psychiques que psychosomatiques chez la plupart des patients.INDICATIONS CLINIQUES VARIÉES Les troubles psychoneurotiques se manifestent sous forme de réactions émotives exagérées devant les situations quotidiennes sources de tension normale.Le TRIAVIL s'est révélé efficace dans le traitement des symptômes psychiques tels que l\u2019appréhension, l'agitation, l\u2019état dépressif, l'insomnie, la fatigue inexplicable, I'apathie; et des manifestations psychosomatiques, particulièrement sous forme de faiblesse, d'anorexie, de sych- nurie, de céphalée, de palpitations, de vagues douleurs abdominales, POURQUOI EMPLOYER LE TRIAVIL?Au traitement classique en cabinet de consultation, le TRIAVIL est un adjuvant qui aidera à résoudre plusieurs des problèmes complexes d'ordre émotif du psychoné- vrosé.Le TRIAVIL 1.aide le patient à s'adapter d'une façon plus réaliste à son milieu; 2.peut être employé pour réduire les réactions émotives exagérées en présence d'une maladie organique chronique; 3.améliore d'ordinaire les perturbations du sommeil; 4.atténue les symptômes pénibles et permet au malade d'acquérir une meilleure compréhension de ses problèmes; 5.peut assurer, grâce au soulagement rapide des symptômes, une plus grande efficacité aux relations entre le médecin et son patient.SCHÉMA POSOLOGIQUE SIMPLE La posologie habituelle de TRIAVIL consiste dans l\u2019administration d'UN comprimé, trois ou quatre fois par jour.Cette posologie doit s'établir en fonction des besoins et de la réponse de chaque patient; mais ne doit pas excéder 10 comprimés par jour.Dès que l\u2019on note une réaction satisfaisante, on doit diminuer la dose jusqu'au seuil posologique le plus bas correspondant au soulagement des symptômes qui ont motivé l'administration de TRIAVIL.AUCUN NOUVEL EFFET SECONDAIRE L'étude de TRIAVIL en champ clinique n\u2019a révélé aucun effet secondaire particulier à l'association de ces deux substances.Ceux qu'on a observés n'étaient autres que les effets isolés de la per- phénazine ou du chlorhydrate d\u2019amitriptyline rapportés auparavant.Perphénazine: Certaines réactions fâcheuses de la perphénazine semblent se manifester plus souvent avec l'emploi de doses élevées.On a cité des symptômes extrapyramidaux que maîtrise d'ordinaire, I'emploi concomitant de COGENTIN* ou une réduction de la posologie.Les effets secondaires attribuables à la perphénazine qui peuvent survenir parfois comprennent: la sécheresse de la bouche, la céphalée, la nausée, les vomissements, la constipation, la constipation opiniâtre, la sychnurie, la confusion visuelle, l'enchifrènement, l'hypotension et des variations sphygmiques.Chlorhydrate d'amitriptyline: D'autres effets secondaires qui eux aussi se manifestent occasionnellement sont en relation avec l'emploi du chlorhydrate d'amitriptyline.lls consistent en: somnolence, vertiges, nausées, agitation, hypotension, tremblements de petite amplitude, nervosité, céphalée, aigreurs gastriques, anorexie, hyperi- drose, éruption cutanée, engourdissement et sensation de fourmillement dans les bras et sécheresse de la bouche.CONTRE-INDICATIONS La perphénazine qu'il renferme ne permet pas d'utiliser le TRIAVIL en présence de dépression de la moelle osseuse.L'amitriptyline étant anticholinergique, le TRIAVIL est contre-indiqué dans les cas de glaucome et chez ceux qui sont sujets à des troubles de rétention urinaire.Les expériences sur la reproduction du rat n\u2019ont pas révélé d'anomalie fœtale.Toutefois les études cliniques relatives à la grossesse et les observations ultérieures à l'accouchement sont encore trop restreintes pour permettre de recommander le TRIAVIL à la femme enceinte.PRÉCAUTIONS Comme c'est le cas dans l'emploi de tout agent psychothérapeutique, le médecin doit prévenir les malades contre la possibilité d'erreurs de jugement attribuables aux modifications de l'humeur et la possibilité d'une réaction inaccoutumée à alcool.Ces erreurs de jugement concernent particulièrement les gens qui conduisent un véhicule motorisé; il faudra alors leur déconseiller de conduire un véhicule-moteur tant que ces effets du traitement n'auront pas disparu.L'administration du TRIAVIL doit se faire avec prudence aux malades ayant des antécédents de convulsions et à ceux qui ont éprouvé des réactions secondaires graves à l'administration d'autres dérivés de la phénothiazine.La bibliographie médicale rapporte que les composés inhibiteurs de la mono-amine-oydase peuvent renforcer les effets d'autres médicaments.Aussi recommande-t-on un intervalle de deux semaines au moins, entre l'administration des deux médicaments au sujet qui passe de l'agent inhibiteur de la mono-amine-oxydase au TRIAVIL afin que le malade puisse s'affranchir des effets inhibiteurs de la mono-amine-oxydase.I! importe de se rappeler que la possibilité de suicide chez les sujets fortement déprimés est liée à leur maladie et qu'elle peut subsister jusqu'à rémission significative des symptômes.On recommande aux médecins, avant de prescrire TRIAVIL, de consulter la documentation détaillée qu'ils peuvent obtenir sur demande ou le prospectus accompagnant le produit.PRÉSENTATION Le TRIAVIL est présenté sous forme de comprimés oblongs, rose-saumon, dosés à 3 mg de per- phénazine et à 15 mg de chlorhydrate d'ami- tripytline, en flacons de 50.Œ *Marque déposée MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL al id co 0 \u2014 at âte TRAY came el bles de rèta'ont sues s obser | encore na put agent denies à de juge- rumeur une à oncement ct up th conseil es ffl faire art dents e ques ina foamed à de dau yn 4 Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 45 Une seule injection mensuelle.permet de prévenir les infections streptococciques\u2026et les récidives du RHUMATISME ARTICULAIRE BICILLIN INJECTABLE A LONGUE ACTION Pénicilline G benzathine, Wyeth La BICILLIN demeure la pénicilline de choix, d'une efficacité dûment démontrée, quand il faut réaliser une pénicillinémie qui doit persister pendant des jours\u2026 et même des semaines.D'heureux résultats cliniques ont été confirmés à maintes reprises dans: le traitement prophylactique du rhumatisme articulaire aigu}**\u2014une seule injection de 2 ce.par mois protège contre l\u2019atteinte initiale et les récidives.le traitement des infections streplococciques et pneumococciques**- une seule injection prévient les complications des infections respiratoires, chirurgicales et autres infections bactériennes qui sont pénicillo-sensibles.PRÉSENTATION 1,200,000 unités en seringue uni-service (2 cc.) avec aiguille stérile 600,000 unités en tubex (1 ce.) avec aiguille stérile 1.Mortimer, E.A., Jr, et al.: New Eng.J.Med.260:101 (15 janv.1959).[éd] 2.Lade, R.1., et al.: Pediatrics 21 :238 (fév.1958).\u2018 3.Morns, A.J., et Rammelkamp, C.H., Jr: J.A.M.A.165-664 (12 oct.1957), aoe dome 4.Davis, J., et Schmidt, W.C.: New Eng.J.Med.256:339 (21 fév.1957).28) Cpe a Rs \u201ces Coe SRR aR Laval Médical | Vol.35 - Nov.1964 (acétohexamide, Lilly) présentant cet avantage important.Une durée d'action intermédiaire La durée d'action du Dimelor se situe entre celle du : : ; : .soc $s tolbutamide et du chlorpropamide.Grice a cette action Autrement dit, le Dimelor as le le intermédiaire un plus grand nombre de diabétiques peu- te divi \u2019 j vent bénéficier de la commodité d\u2019une thérapeutique avantages individuels d\u2019autres orale comportant une seule prise quotidienne, saus crainte d\u2019hypoglycémie nocturne.composes de la sulfonylurée.El Lilly and Company (Canada) Limited + Toronto, Ontario 350111 - Dimelor HHEHK 15 dura ea] J I ANGE SAINT\u2014ROCH et SAINT\u2014VALLIER \u2014 QUÉBEC i \\ fA [IMPRIME£EURS = W LITHOGRAPHES T EL EP HONE S 524-2454 et 524-2455 i = == yl SE THAVAUY JIMPRESSTON THAOGRAPHIQUE Lo réussite de nos fravoux est notre meilleure publicité ls LT DELIUHOGHAËNE, if CONSULTEZ NOS CLIENTS / 00 | Eds pk a A UAL hh ERY SE perds ee ad NE re EE AR AE aR REDD Laval Médical 48 Vol.35 - Nov.1964 VII la muqueuse nasale enflamméereprend son aspect normal ni douceur doublée d'efficacité\u2026 (chlorhydrate de xylométazoline CIBA) EFFET D'OTRIVIN DANS LE DÉGAGEMENT DES VOIES AÉRIENNES _\u2014 ~ \u2014_ nN od -\u2014 |__| Otrivin (la résorption de l'effet est montrée en projection) \u2014 © 1 \u2014 Adrenaline eo > Les études à l'aide du pneumomètre montrent | l'action prolongée d'Otrivin i j {111 1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HEURES oS nn Les chiffres représentent les évaluations de Wyss et Roth à l'aide du pnreumomètre & 1 (d'après Rüdiger, W.: HNO (Berlin) 7:77, 1958) dans son rapport, ., , ; Kolodny indique: \u2018\u201c(Otrivin) semble réunir toutes les qualités du décongestif nasal idéal: « effets secondaires locaux minimes = pas de congestion de retour « effet thérapeutique extrêmement prolongé.\u201d Kolodny, A.L.: Antibiot.Med.6:452, 1959 Présentations: Solution nasale Otrivin à 0.1%; flacons d'une once liquide avec compte-gouttes.Solution nasale Otrivin à 0.1% pour vaporisations nasales; nébuliseurs de 20 ml.en plastique.Solution nasale Otrivin à 0.05% pour enfants; flacons d'une once liquide avec compte-gouttes.CI BA DORVAL, QUÉBEC 4014 SNR SES FE SHOP DRE VA 9e Bas i i Laval Médical ti Vol.35 - Nov.1964 / .\\ ) Upjohn annonce la 44, Sat #4 4 id i\" : LL tn ot Cp pe .a vii pi dL Tod 4 y | nouvel antibiotique J \\ antistaphylococcique antistreptococcique antipneumococcique Avantages cliniquement démontres re LA LINCOCIN EST TRÈS EFFICACE CONTRE LES SOUCHES RÉSISTANTES Etant un _ antibiotique neuf, chimiquement distinct de tous les autres antibiotiques couramment 1 employés, la LINCOCIN attaque la plupart des souches résistantes de staphylocoques, de streptocoques et de pneumocoques qui ne sont pas préparées à son action.- LA LINCOCIN EST UN PRODUIT SÛR QUI RÉSOUT LE PROBLÈME DE L\u2019HYPERSENSIBILITÉ À LA PÉNICILLINE OU AUX AUTRES ANTIBIOTIQUES Au cours des essais cliniques approfondis de la Lincocin, celle-ci n'a donné lieu à aucune réaction ; grave d'hypersensibilité, chez les malades notoirement idiosyncrasiques a d'autres | I antibiotiques.LA LINCOCIN N\u2019A PAS RÉVÉLÉ DE RÉSISTANCE CROISÉE La plupart des souches de microbes à gram-positif qui étaient devenues résistantes aux autres antibiotiques d'emploi courant, n'étaient pas résistantes à la Lincocin.LA DOULEUR LOCALE DE L'INJECTION DE LINCOCIN EST RÉDUITE AU MINIMUM La solution stérile de Lincocin, injectée par voie intramusculaire, ne provoque pas plus de douleur que la pénicilline injectable.Donnée en perfusion intraveineuse, la Lincocin n\u2019a entrainé ni douleur locale, ni thrombo-phlébite localisée.! LA LINCOCIN À UNE SÉCURITÉ EXCEPTIONNELLE Durant les essais cliniques, on n'a pas observé de réactions allergiques graves à la Lincocin.Celle-ci n'a pas donné lieu à ES de graves réactions toxiques (la documentation complète sur la toxicité et les réactions ) secondaires peut être obtenue sur demande).La perfusion intraveineuse ou l\u2019injection intramusculaire n\u2019ont entraîné ni irritation locale, ni phlébite, ni réactions secondaires généralisées.ji présentation: pu SOLUTION STÉRILE DE LINCOCIN: 600 mg par ampoule, à l'état de chlorhydrate de lincomycine, en ampoules de 2 c.c.MARQUE DÉPOSÉE: .LINCOCIN CF2760.1 CAPSULES DE LINCOCIN: 500 mg de Lincocin, sous forme de M chlorhydrate de lincomycine, en flacons de 12 et de 100 capsules.Cr THE UPJOHN COMPANY OF CANADA /865 YORK MILLS ROAD /DON MILLS (TORONTO), ONTARIO (29) a rs i IR RR Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 PULMO-B2 -BAILLY TONIQUE RESPIRATOIRE Gaïacol Cctons Acide phosphorique a or ere YA B-Spécialités A.BAILLY 4 cis, \u2018 19, RUE DU ROCHER - PARIS .cafe par jour.VINANT Ltée., 8355, Boul.St-Laurent, MONTREAL : cuillerces à OPOBYL Cholérétiques végétaux Extraits hépatiques ., et biligires.ffectighs.4 aligues YA B -Spécialités A.BAILLY 19, RUE DU ROCHER - PARIS aux tepas Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 8355, Boul.St-Laurent, MONTRÉAL 11, P.0.EE Se EE PE RO EI I ITU | = : ig Raison de la consultation: Antécédents: i diagnostic férentiel: Rx Architecte de 52 ans.Ne peut plus organiser son travail; s'éveille aux petites heures; \"étouffe\"; anorexie.Sept mois auparavant, la compagnie n'a pu obtenir le contrat de construction d'un Centre Civique.S'en tient responsable.Le malade est très compétent quand il est \"bien\".Trois précédents similaires.Dépression réactionnelle?Psychose maniaco-dépressive?Etrafon-D compr.1 t.i.d., sédation h.s.\u2014) Documentation officielle, concernant les indications, avantages, 2sologie, précautions et contre-indications, disponible sur demande.(30) Dans le complexe anxiété-dépression où la Dépression prédomine (DEPRESSION) ND (perphénazne 2 mg + chlorhydrate d'amitriptylne 25 mg} - EFFICACE - FLEXIBLE - ÉCONOMIQUE Deux formes additionnelles pour une flexibilité unique et une plus grande spécificité.Lorsque l\u2019Anxiété (\u201cpour les troubles \\ est le facteur émotifs prédominant plus graves Ftrafon-A| Etrafon:F (4 mg de perphénazine (4 mg de perphénazine + 10 mg de chlorhydrate + 25 mg de chlorhydrate amitriptyline) J d'amitriptyline) ETRAFON ne contient pas d'agent inhibiteur de la mono-amine oxydase.Shore *Marque déposée ERC rT Ter 52 Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 dans les dans les cas de fractures infections sévères dans la en maladie chronique chirurgie oy 5 2 Pa premièrement restaurer.ensuite régénérer avec les vitamines B et C thérapeutiques Stresscaps Formule Vitaminique contre le Stress Lederle pour un soutien métabolique en présence du stress Chaque capsule renferme: Mononitrate de Thiamine (B,) 10 mg; Riboflavine (B,) 10 mg; Niacinamide 100 mg; Acide Ascorbique (C) 300 mg; Pyridoxine HCI (Be) 2 mg; Vitamine (B,,) 4 mcg; Acide Folique 1.5 mg; td-Pantothénate de Calcium 20 mg; Vitamine K (Ménadione) 2 mg.t La signification de cette substance dans l'alimentation humaine n\u2019est pas encore établie.® Marque déposée CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montreal Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 RAPIDITE, PRECISION, RINCAGE AUTOMATIQUE-C'EST LE NOUVEL HÉMOPHOTOMÈTRE\" \u201cFLO- THRU DE FISHER POUR DES DETERMINATIONS EXACTES D'HEMOGLOBINE Ony VERSE L'ECHANTILLON-0.02 ml de sang total dilué dans 5 ml de solution Drabkin résulte en la formation de cyanmethémoglobine.La LECTURE DIRECTE sur une échelle calibrée de 4 a 20 grammes % d'Hb avec une précision de tecture de = 0.1 gramme %.Exactitude: = 0.25 gramme % d\u2019Hb.La VIDANGE AUTOMATIQUE en 2 secondes par un simple contact.La contamination due à l'échantillon précédent est négligeable éliminant ainsi le rinçage.Grâce à l'Hémophotomètre \u201cFLO-THRU\u201d de FISHER, on n'a plus de cuvettes à assortir, aligner, laver ou manipuler; on n'a plus de tableau de calibration, ni de calculs; la pompe fournie peut avoir des applications variées, Pour plus d'informations, demandez le bulletin gratuit FS-248.Ecrivez ou encore appelez Fisher Scientific Ltd., 8505, chemin Devonshire, Montréal 9, Que.CX-380 A Ey FISHER SCIENTIFIC LTD.Canada\u2019s Largest Manufacturer-Distributor of Laboratory Appliances & Reagent Chemicals Edmonton, Alta.- Montreal, Que.- Ottawa, Ont.* Toronto, Ont, HRN oS Gh, RRS INR 8 ih ihn pb pnd La or Ea rishi oath i ARE L di co tI SRR dd RA Ate Laval Médical Vol.35 \u2014 Nov.1964 Enfin! 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501, 3 Avenue, - - Québec.260, 5 Rue, - Québec 3, P.Q.Téléphone : 681-4119 HUILE \u2014 COMBUSTIBLE \u2014 CHARBON CANADIAN IMPORT COMPANY MAINGUY, JARNUSZKIEWICZ & BOUTIN ARCHITECTES 83, rue Dalhousie, Québec.- Tél.: 692-1510 1327, avenue Maguire, - QUÉBEC 6, P.Q.Téléphone : 525-5156 Téléphone : 527-3568 MEMBRE DU F.T.D.GÉRALD MARTINEAU A .-F.BARDOU CLAVIGRAPHES JARDINIER-FLEURISTE 480, rue Dorchester, - Québec.1091, chemin Saint-Louis, - Québec. gr Laval Médical ae 58 Vol.35 \u2014 Nov.1964 ne | + i _\u2014 nee Vs ÿ CH HAE J bd § A Jo = _\u2014 LI0Y yh rs = | 1 q } à / \\ | id ys Fo tas Com | Ve La aber mad Je bz .Leon bh ot Se ign Nd i ! 5] {apf aS L \u2014 i hg du J \\ or k ve | J i Me OUR à 4 so Ci CERIN SPW aed \u201ced A.MOI upp.py 0 La \u2014\u2014 = REDE ULL \u201c3h Dry F YG LN || IR An Su FA nD IY i 71 vy rs i æ | | | Es ooR 460 BOT 22 E20 = i i (7 LE ser IN, 2 a mm.a À eme eue NAM 1X, A ) J ala, of of fy] ix 2 3 A (gy \u201cTe 8] ef, 2S.(Tr \u201cMage et Dry SOS du La Eee D832 3.& ly, ( Sl py 3 A A .nn III PISE RENTS iL, 1500000 1) me Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 59 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS OB A F Ames Company of Canada, Ltd.19,38 Fisher Scientific, Ltd.0 53 Anachemia Chemicals Limited.18 Frosst & Co, Charles E.111111111200, 10, 30, 42 Arcand, Jean.LL aa 26 Arlington-Funk Laboratories, division U, S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd.31 G Auberge du Boulevard Laurier, Inc.56 Ayerst, McKenna & Harrison, Ltd.39, 40 ; Galerie du Meuble, Inc.111100101111 100 58 Geigy Pharmaceuticals, Ltd.41 B Banque d'Economie de Québec.29 H Bardou, A-F.LL.57 Boutin, P.-A., Inc.LL.57 Herdt & Charton, Inc.23, 25, 27 Bristol Laboratories, Can., Ltd.26, 34 Hoffmann-La Roche, Ltée.12, Couv.IV British Drug Houses (Can.), Ltd.11 Brunet, W., & Cie Ltée.29 J C Jardins Pont-de-Québec, Inc.Couv.III Canada Drug, Ltd.18 Canadian Import Co.57 K Chabot, Germain., 29 Charrier & Dugal, Inc.47 arrier veal nc Komo Construction, Ltée.26 Claire-Fontaine, Ltée.57 Compagnie Ciba, Ltée.48 Coronet Drug, Company.17 L D Laberge, Adélard, Ltée.oo.BT Laboratoires Abbott, Ltée.20 Dorval, Oscar.29 Laboratoire Demers, Enr.,, Le.54 Dussault, Roger Ltée.57 Laboratoire Jean Olive.14, 55 KA \u201csf # Ni RE: It 60 Laval Médical Vol.35 - Nov.1964 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS (suite) - ul © Laboratoire Nadeau, Ltée.54 Pitman-Moore, Division of Dow Chemical of Canada, Ltd.LL AL A LA A 22 Laiterie Laval, Enr.eee 11 Poulenc, Ltée.1222144200 Couv.IT, 3, 9 Lederle Laboratories.4, 36, 52 © & Le ouv 3 Lilly & Company (Can.), Ltd, Eli.6, 28, 46 R M = Rochette, Émilien.\u2026 LL LL 22 29 Mainguy, Jarnuskiewicz & Boutin.57 Rougier, Inc.Couv.I Marquis, Pharmacie J.-Antonin.CL 57 Marsan & Cie, J.-M.7 (el sur bande d'adressage) s Martineau, Gérald .57 Merck-Sharp & Dohme of Can, Ltd.8, 43, 44 Sandoz Pharmaceuticals, Ltd.3 Michel, Inc, Claude.111111111000 0 0e 7 Schering Corporation, Ltd.13, 51 Millet, Roux & Cie Ltée.18 Smith Kline &French.24 N U Nadeau & Fils, J.-O.a ae sas 57 Upjohn Company of Canada.15, 16, 29, 49 oO v Organon, INC.ii nat e aa aan 37 Vichy-France .21 Vinant, Limitée.sea es ans 50 P w Parke, Davis & Co., Ltd.111410000000 33 Pharmacie Soucy.Le 57 Welcker & Cie Ltée.5, 32 Photogravure Artistique, Inc, La.1120.57 Wyeth, John & Brother.4 A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.ims
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