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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
mardi 1 février 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1949-02-01, Collections de BAnQ.

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[" L'ESSENTIEL est INTOUCHABLE \u201cEn persuadant la jeunesse qu'il s'agit \u2014 non point d'être ceci ou cela mais d'être.\u201d André GIDE Nous evons mis deux siècles à conquérir notre liberté matérielle.C'était déjà beaucoup, deux siècles.Il faut croire que ce n\u2019était pas suffisent puisqu'un régime politique brûle encore toutes ses ressources à l'autel des ponts et chaussées.Nous avons mis un siècle franc à conquérir notre liberté politique.|| faut croire que ce n'était pes suffisant puisque notre démocratie éprouve tous les regrets qu'il faut de ne plus s'offrir en colonie d'exploitation; au point qu'un membre des Communes a pris le vertige l'autre jour, à le seule appellation du mot: république.Décidément, nos historiens ont beau nous assurer que la nation canadienne est définitivement sortie de la période de l'enfance, il ne nouss persuaderont pas que ses dirigeants ne font tout en leur impuissance pour l'y rentrer.Voilà ce qui fait de notre vie politique un interminable vestibule: un peuple qui ne demande qu'à tirer un coup de chapeau au passé et que l'État retient.Comment, après cela, vouloir que l'action nationale fasse vieux jeu?Elle est d'une lamentable actualité.Deux siècles à conquérir la liberté matérielle, un siècle à conquérir la liberté politique.L'une, par les soins d'un premier gouvernement, tend à l'hypertrophie.L'autre, par les soins d'un second, à l'excès contraire.Néanmoins, entre ces deux asservissements auxquels nos gouvernants, par inbécillité, se livrent, nous respirons encore assez à l'aise pour que puisse prendre place la liberté pure et simple de l'esprit, la liberté de penser, la seule qui soit essentielle et qui échappe à toute politique.Le nationalisme contre lequel s'élevait Pérusse, a eu précisément le tort de soumettre à la liberté politique et à l'histoire, cette liberté qui relève de l'humanisme, et ainsi antécède l'histoire et la politique.Seulement voilà: nous ne savons pas ce que c'est que d'être libre ni de penser.Canadiens français, nous sommes doués d'un merveilleux esprit critique, et nous ne l'exerçons que sur des objets de surface: la grève, une élection, une loi.Chez nous, l'essentiel est intouchable.Notre mise en question s'arrête où elle devrait commencer.Je suis canadien, et j'entrevois que j'aurais pu être autre chose; ainsi je n'exclus pas mais intègre dans ma notion de citoyen les citoyens des autres races.Je vais plus loin.Je suis canadien français et j'entrevois que j'aurais pu naître autre; et ainsi j'accepte le dialogue avec les canadiens d'autre langue et d'autre culture.Je suis étudiant, mais j'entrevois que j'aurais pu ne pas l'être, et ainsi j'accepte le dialogue avec les autres métiers.La discussion dz cz que je suis et ne suis pas, de la voie qui est la mienne et de celle qui ne l'est pas, s'arrête à ce point et avec elle, le phénomène de la compréhension.L'échange avec ceux qui sous le rapport de la race, de la langue, de la culture, sont différents de moi est possible (et encorel!).Tel est mon horizon, ma largeur de vue, mon humanisme.Et pourtant, rien d'essentiel n'est encore fait.Je suis canadien, mais avant cela, je suis étudiant, mais avant cela je suis catholique, mais avant cels, je suis.ll n'y a pas d'\u2018\u2018avant cela\u2019.Je ne me suis jemais demandé si j'aurais pu naître autre que catholique, et si l'autre que j'aurais été aurait eu quelque valeur, un droit à l'existence; si, avant d'être catholique, je pouvais être un homme purement et simplement, différent de l'herbe et du lapin, dont le propre est de penser et d'être libre.Je n'ai jamais justifié mon existence à mes propres yeux.Je n'ai jamais pensé que la liberté de l'humanisme chrétien, la liberté de l'humanisme marxiste, pourraient ou ne pourrsient pas valoir plus que celle de l'homme pur et simple qui n'est pas encore marxiste ou chrétien.Canadien français, j'ignore ce que c'est que l'humanisme; que l'homme sans plus, dépouillé de ses perfections ou imperfections postérieures: christianisme, marxisme, polythéisme.On m'assurera que cette mise en question était inutile (et dangereuse) puisque l'humanisme chrétien est l'humanisme intégral.Mais cette intégrité, je ne l'ai jamais vérifiée; je n'ai jamais vérifié ce qui manquait aux Grecs, ce qui manque au marxisme.Ne voyant rien des parties, je ne vois rien du tout.De là notre peur des influences.Nous n'entemons pas le dialogue avec les fervents d'une autre croyance, d'un autre humenisme, à cause du peu de vigueur de notre \u2018\u2019humanisme intégral\u201d.Dites: canadiens français, et vous englobez dans votre définition: catholiques.C'est qu'avant d'être catholique, nous ne sommes pas tout court.Au point qu'être, pour nous, signifie: être catholiques.Dès lors nous ne reconnaissons pas de droit à l'existence à ceux qui ne sont pas de notre bord.A vrai dire, nous relevons de la religion du : \u201cCrois ou meurs\u201d, et la ressemblance entre nous et Marie de Médicis serait exacte si nous n'étions à ce point des Maurice Barrès.Nous avons l'exclusion facile, et nous sommes lamenteblement engagés.Engagés dans quoi?Engagés dans l'humanisme intégral.L'intégrité, pour nous, est aux antipodes du dégagé et de l'accueillance.Pauvres automatistes qui veulent tordre le cou au grand Pan dans Québec! Se doutent-ils qu'ils qu'ils lui accordent, ce faisant, la résurrection ?L'essentiel est d'être, au maximum d'intensité.Nous savons que c'est la sincérité qui seule importe.Pourquoi, dès lors, refuser qu'il s'agisse d'être tout court, avant d'être ceci ou cela?Notre étroitesse d'esprit, notre humanisme rapetissé vient du fait que nous ne l'avons jamais remis en question; du fait que ne pouvent être simplement, par débilité, nous nous sommes empressés d'être ceci ou cele.Comme nous n'avons pas de vie propre, nous vivons de la vie de ceci ou de cela; c'est-à-dire de la vie des autres, qui nous ont précédés, et qui, eux, existaient.Nos pères bûcherons pensaient le monde en bicherons.C'était bien.Mais il n'est pas encore bien que nous ayons, après cette terrible révolution de l'esprit qui est le nôtre, recueilli cette pensée telle quelle.Nous n'avons serdé que le tour des phrases.Nous sommes des machines qui excluent.Comprend-on maintenant pourquoi nous nous plaignions que le Canada ne nous ait pes donné de \u2018\u2018meître à penser\u2019?Un maître que nous aurions suivi ou non, peu importe; mais Qui nous aurait dit pourquoi nous respirons.Jean-Guy BLAIN Directeur: PIERRE LEFEBVRE Rédacteur en chef: NOËL PÉRUSSE LES ÉCOLES DE HAUT-SAVOIR Depuis que la belle créature a décidé d'apprendre à lire, écrire et compter, Adam, ce cher, s'est toujours préoccupé des progrès intellectuels de sa douce moitié.Les universitaires sont peut-être les seuls qui soient en mesure de ne pas parler à travers leur chapeau de propos si délicats!.Nous lisons dans les journaux étudiants quelques connaisseurs qui se plaisent à disséquer leurs compagnes!.Quelques-uns semblent favorables à lo cause féminine, d'autres, au contraire, reprochent aux jeunes filles leur présence à l'université et par conséquent leurs absence de sous le toit paternel, leurs succès et même leur pédanterie (ils disent souvent vrai sur ce dernier item).Eve ne peut rester indifférente aux porfums dont on l'encense (qui ne le le serait past), pas plus qu'aux forts dont on l'accuse, à bon droit ou non.Elle se fait son propre avocat en prenant la plume pour se défendre.Elle pousse même l'audace jusqu'à discuter mode masculine.Janet Harbron, colloboratrice au \"Varsity\" de l'Université de Toronto, prend la défense de Eve B.A.\u2018Eve commença et depuis qu'Eve n\u2019y est plus, il serait grandement temps que quelqu'une la remp!'açât dans la lutte.A l'époque biblique comme aujourd'hui, il semble que la seule préoccupation de la femme soit de se trouver un époux.C'est le privilège des jeunes filles qui hantent les universités de \u201cprendre mari\u201d.Les étudiants se lomentent, soit, mais découvrons la couse de leur plainte.Les étudiants disent que la femme par sa présence dans une école de haut savoir démontre bien qu'il s\u2019y trouve là les hommes les plus aptes à la captivité.I semble bien que ces messieurs n'ont pas réalisé combien une femme qui est à lo hauteur de faire face aux contrariétés et aux problèmes quotidiens est une acquisition financière.Inutile de mentionner les grands hommes qui sont parvenus au sommet de leur carrière grêce à la subtilité et à la prévoyance féminine.Nous rencontrons souvent des hommes, nantis de quelque grade universitaire, épouser une femme de peu d'érudition; par contre, ils exigent de leurs filles une éducation supérieure à celle de leur épouse et quelquefois à la leur.Combien plus heureuse est la mère capable de comprendre ses enfants qui traversent la pénible épreuve universi- faire! .Mais enfin .laissons Adam résoudre ses propres problèmes .\u201d\u201d «a Les Carabines semblent n'avoir jamais eu à se défendre de leur titre, ou peut- être l'ont-elles déjà fait?.Sauf pour quelques-unes, les attaques leur ont passé par dessus la tête; pourquoi?.Leurs confrères approuvent probablement leurs jupes longues et leurs ciga- reftes, sons toutefois abandonner leurs \u2018\u2019idées bien arrêtées\u201d sur l'éducation des femmes.Un étudiant (sans doute chimiste) de l'Université Queen, ao découvert un nouveau corps, appelé \u201cfemme\u201d à la suite de recherches intenses sur une nouvelle bombe.NOMENCLATURE: Fe (NDLR: cucune analogie avec le fer).POIDS ATOMIQUE: 120 lbs, quoiqu'on en ait trouvé de 95 jusqu'à 300 Ibs.PROPRIÉTÉS PHYSIQUES: Gèle instantanément.Fond av moyen de procédés spéciaux et très sûrs.PROPRIÉTÉS CHIMIQUES: Possède une grande affinité pour l'argent, l'or, le platine et le carbone sous forme crystollisée, etc.Réagit violemment quand laissée seule.Absorbe une grande quantité d'aliments.Devient verte quand placée aux côtés d'un spécimen plus précieux.Ses réactions sont calalysées par C2H50H et agit plus rapidement à la noirceur.USAGES: Décoration très en vente.Peut s'en servir comme tonique pour remonter le moral; fait équation dans la distribution de la fortune.Le plus puissant abaisseur d'impôts.ÉTAT NATUREL: On le trouve partout où il y a des hommes, rarement à l'état pur.N.B.\u2014 Explosif violent quand confié à des mains inexpérimentées.Des commentaires sur cette analyse seraient peut-être compromettonts\u201d! .\u2026.* * * AU CINÉMA UNIVERSITAIRE On lu dans les véhicules de la M.T.C que 84 femmes sur 100 préfèrent les hommes qui portent un couvre-chef; les étudiantes de l'Université de la Colombie-Britannique démentent cette noble publicité en exaltant ceux qui vont fête nue, cheveux au vent (il est vrai qu'elles n'ont pas comme nous le privilege de contempler et frictionner un \u2018'genou Gustavien'®) Pourtant un chapeau fait tellement bien, c'est si gentil de rencontrer un étudiant sur la rue qui soulève son chapeau en reconnaissance de votre sourire, ou de le voir chez Valère déguster un café bien coiffé de son feutre ftoppé.De plus, le chapeau est un excellent point d'attaque aux enthousiastes défoulements des adeptes du hockey, v.g.! on l'enfonce jusqu'aux oreilles de l'occupant d'en-bos quand un des nôtres compte un point.à suivre en deuxième page PAULE ROLLAND Samedi, le 5 février Cinéma universitaire sous les auspices de LA SOCIETE ARTISTIQUE GIN (très pâle, en smoking) présente un flim de Dreyer tourné au Danemark en 1946 JOURS DE COLÈRE Aux 1-1, cette oeuvre magistrale a remporté le grand prix de l\u2019American Film Review 1048.Egalement: deux réalisations de la matrice Maya Derem AT LAND ct ETUDE CHOREGRAPHIQUE Pour les intimes: Un grand choix de mimiques inédites du Grand Gin en tenue maison.SERVICE D\u2019AUTOBUS Petite chronique des jours difficiles Tableau chinoptique En Chine, la situation ne cesse de s'aggraver, comme clle le fait d\u2019ailleurs depuis plus de six mille ans.L'armée rouge cest parvenue au Fleuve Bleu et en fait voir de toutes les couleurs à Tchang-Kai-Shek, qui se fait d\u2019ailleurs limoger comme un vulgaire pékin et doit se retirer à Formose .Un de ses généraux ayant fait: \u201cAh.Tchou!\u201d à la suite d\u2019un refroidissement, son armée, obéissant comme à la manocuvre, a retraité de plusieurs centaines de milles, abandonnant d\u2019im- rtants dépôts d'empois et plusieurs atterics de fers à repasser de fabrication américaine .Chou-En-Lai tient \u2018Tsin-Tsin .tiens, tiens! .Et l'on parle de paix.Ce qui n'arrange pas es choses, nuisque la paix en Chine signifie dix millions de petits Chinois de plus par année.Déji, la cote du petit Chinois commence à dégringoler sur le marché des ocuvres missionnaires .Simple jeu de l'offre et de la demande.Vite, une seringue! Le docteur Gratien Gélinas, sitôt qu'il cût son diplôme en ¢, se ha- ta d'injecter une pinte Ke bon sang à un auditoire qui pâlissait d'émotion.Cela se passait dans la salle des Promotions, pas plus tard qu\u2019hier soir .Le Président montgolfière Guy Pratt, instigateur de ceite petite fête, lévitait d'aise .Roméo Vézina dissimulait mal son calme .Le nouveau docteur nous a soumis à un régime très sévère de bonne humeur, nous conseillant de le consulter de nouveau à son cabinet du Gésu.Son pronostic est favorable dans l'ensemble, sauf pour les janissaires .Dans leur cas, il enten procéder à des analyses du sens.Des jeunes, des chambres et du commerce .Quelques heures après que I'équi d'orateurs de l'U.de M.eût puldérbé celle de la Chambre de Commerce des Jeunes, le Président de cette association démissionnait dans la honte de la défaite.11 songerait à se retirer à Formose.Prohibition Des nouvelles non-confirmées cincu- lent à l'effet qu'une offensive des La- cordaire sévirait présentement à la Société Artistique avec, en guise de Hogan: \u201cNous ne voulons plus de in Cependant, les aéroports de Formose ne signalent l'arrivée d'aucun voyageur du nom de Jean Gélinas .Gastronomies Cette affaire d\u2019empoisonnement au Cafétéria ne laisse pas de m'étonnet.J'aurais cru les usagers de I'éablisse.\u2018ment mythridatisés depuis longtemps + + » On parle beaucoup ces jours-ci \u201cde l'ouverture d'un cafétéria à Formose .En attendant, ë {clients du nôtre se sont I \u201cdans le formol.: LB QUARTIER LATIN :, EN FLANANT SUR DEUX MOTS Tout ce qui n'est point prose est vers.(Molière) Je comparais la prose la mar- cheet la poésie d la danse.(Malherbe) Il est des parallèles entre deux expressions ou deux idées que le monde s'est épuisé à conjecturer, à tracer pour une raison de système ou pour le plaisir égoïste de I'intellectuel désintéressé, Plus souvent l'on se compare soi-même, par orgueil ou par humilité.La comparaison d'ailleurs fait parfois motre_ malheur, nous qui ne savons pas apprécier.Ce genre-là devient facilement envie, jalousie ou désordre.Mais déjà je m'éloigne de mon sujet, avant même de l'avoir présenté.Depuis que je cogite, ce qui ne remonte pas à bien loin, ou ne remonte pas tout simplement, ch bien, je me vois forcé de chercher le sens de deux mots à l'emploi desquels je me suis si embrouillé que je serais acculé à ne plus m'en servir, si je ne les précisais pas.Ainsi il me semble qu'à l'époque de l'« Empire State » Babel en puissance, si l'on s'était dit une bonne fois, en réunissant les contremaîtres sur la place Babel: « Ecoutez, désormais, un marteau sera un clou, et clou s'appellera marteau.Il ne s'agit en somme que de deux termes pratiques pour se pouvoir servir d'objets indispensables.Le clou pour marteler, le marteau pour clouer », si l'on avait procédé de cette façon, l'histoire de l'humanité aurait pâ décrire les merveilles de Babel comme celles de Babylone.Et moi, je me demande: qu'est-ce que la prose et qu'est-ce que la poésie?A notre époque, la gent dilettante n'y voit qu'une différence typographique, si du moins elle y cherche une solution .l'ordinaire, elle suggère avec la charmante naïveté de l'élève M.Jourdain qui sait bien sa leçon: « Tout ce qui n'est point prose.» Eh bien, comme vous, je cherche une solution, mais j'irai au hasard, sans m'excuser, sans quoi je devrais aussi faire amende de mes mains épaisses, mes cheveux roides et mes pieds plats.On est comme on est.Quand je lis un texte étiqueté « prose » je puis peut-être m'intéresser d la forme; tout au plus m'y intéresser.A la fin d'une page, j'ai assimilé le sens ee à l'occasion les non-sens que l'auteur m'a commumiqués avec son moyen d'expression.Je goûterai la prose en autant que AU CLUB Le champion universitaire George Gallagher, P.Brunet et M.Guze sont les trois seuls joueurs montréalais qui ont obtenu un gain contre le Dr Max Euwe, ex-champion mondial, lors d'une simultanée à laquelle prirent part 42 des meilleurs joueurs de la métropole, le 4 janvier 1949.Au début de décembre dernier, le Club d'Echecs de l'Université de Montréal (C.EU.M.) acceptait de devenir membre de la Ligue des Echecs de Montréal et Jacques Hébert, POUR VENDRE OU POUR LOUER \u201cBlazer\u201d .$26 Pantalon gris .$16 SPECIALITE POUR LOUER HABITS DE CEREMONIE PRIX SPECIAL AUX ETUDIANTS M.A.BRODEUR, Enrg.MARCHAND TAILLEUR 34 est, tue Notre-Dame LAncaster 2776 D'ÉCHECS vice-président et capitaine du C.E.U.M.devenait directeur de la nouvelle ligue.Samedi le 18 décembre, nos meilleurs joueurs allaient disputer aux gars de McGill le premier match e la saison.|| faut dire qu'ils y allaient avec une certaine appréhension car tous se souvenaient de la magistrale défaite subie lors de la première rencontre entre ces deux équipes.Mais, instruits par la défaite, nos joueurs s'étaient préparés de longue main et, après quatre heures d'une lutte sans merci, les deux équipes devaient se contenter d'un match nul.Voici le résultat détaillé de la rencontre: Table Couleur U.deMontréal vs U.McGill 1- Blancs G.Gallagher O Fox 1 2- Noirs J.Dumont 1 Samuel O 3- Noirs J.Hébert 1 Lewry O 4- Blancs C.St-Arnaud O Litwin 1 2 2 Ce résultat nous permet d'espérer de prochains succès cer McGill est reconnu comme le club à battre dans la Ligue des Échecs de Montréal.Cependant, le C.EU.M., qui existe depuis avril 1948, ne veut laisser aucune occasion de s'assurer de nom- reuses victoires.C'est pourquoi, tous ceux qui ont déjà joué dans quelque tournoi et qui peuvent être considérés comme de bons joueurs sont priés, s'ils sont intéressés à prendre part aux rencontres de la Ligue des Echecs de Montréal sous les couleurs du C.E.UM., de communiquer avec J.Dumont à MA.9418, entre 6 et 7 heures p.m.Pour terminer ce long communiqué, disons un mot de la partie simultanée jouée le 4 jenvier au Y.M.C.A.de a rue Drummond.L'ex-champion mondial aux échecs, le Dr M.Euwe de Hollande, rencontra 42 joueurs de Montréal et des environs.Le C.E.UM.avait délégué deux de ses meilleurs joueurs, MM.G.Gallagher et J.Hébert.Le match débuta à 8.30 p.m.et ne prit fin que tard dans la nuit.Les deux derniers joueurs à terminer leur partie furent nos deux carabins.Après une belle lutte qui obligea le maître à jouer 60 mouvements, J.Hébert dut baisser pavillon devant l'attaque irrésistible du Dr uwe.Quant à G.Gallagher, notre champion, il fut plus heureux et parvint à s'assurer la victoire, après une partie qui lui assura de la part du \u201cMontreal Star\u2018\u2019 le compliment suivant: « George Gallagher, student of the University of Montreal, is recognized as a fine player ».Comme on a pu le, voir par ce qui précède, le Club d'Échecs de l'Université de Montréal va de l'avant.ous ceux qui désirent faire leur part et devenir membres sont les ienvenus.Communiqué du C.EU.M.j'en apprécicrai la valeur substancielle.Dans le cas d'une mauvaise prose, d'un style aride et lourd, je déplorerai les gaucheries du mécanisme qui rend plus ou moins facile l'accès agréable des idées.Je n'irai pas plus loin.J'ai devant moi un passage de poésie.Et là encore je dois discerner le sens de ce mot qui prète à confusion.La mer, les fleurs comme une douleur ou un visage peuvent être de la poésie, mais la Poésie est la transposition de ces états d'âme absolument fugitifs, qui nous saisissent et nous quittent, sans que la volonté intervienne comme facteur.La poésie transpose ces états et les fixe.Nous aurons donc de la poésie.Encore faudra- til distinguer entre bonne et mauvaise poésie.Mais il est inutile en ce moment de juger la valeur si ce n'est pour la comparer à sa parente, la prose.Je lis une poésie.Si, par exemple, je suis à regarder un extrait des « Fleurs du Mal », je suis physiquement charmé par l'harmonie des sons, par la musique que le poète à su traduire et stabiliser en maître qu'il est.Déjà la prose se distingue dans ce but qu'elle n'a pas en elle-même, de créer par des sons, un état d'âme.Je relis les lignes qui m'ont ému par le monde désespérément beau qu'elle laisse entrevoir; je découvre le sens des mots que je goûte suivant mon caractère, mon éducation et mes dispositions.Cette deuxième opération ne se distingue pas toujours mais elle existe, indépendante de la précédente.J'éprouve dans un poème une grande joie à comprendre une vérité cachée qui vit sous les mots musicaux.Alors une troisième fois, je relis le poème; après cette lecture « de synthèse », mon souvenir ira tantôt à la forme, tantôt au fond de l'expression; ce que la prose même dans ses envolées littéraires ne réussit pas et ne doit d'ailleurs pas tenter si elle veut rester en son domaine.Je me propose de toucher à l\u2019objet propre à chacun des modes d'expression par écrit.Qu'est-ce à dire?Le sujet d'une poésie parait parfois prosaïque comme certains vers de Verlaine et de bien d'autres le prouvent.Celui de la prose touche souvent d la poésie, et tellement même que l'on se demande si l'œu- vre de Chateaubriand, éditée avec des arrangements typographiques voulus, ne serait pas de la poésie.Si j'essaie de dire « lapalissement » que tous les sujets prosaîïques ne doivent pas entrer dans la poésie, je dois poser des normes ec condamner des sujets tels que l'histoire, les sciences, la philosophie, la politique, les pamphlets et que sais-je.On dira que des générations font bien objection à la règle de constatation, mais je n'y puis rien.Les autres siècles ont cherché, ont évolué, ont rendu d'immenses services mais n'ont généralement pas su ce qu'était la poésie pure.Prenons la dialectique de Boileau et appelons cette prose rimée de la poésie.Je saute et j'espère que vous sautez.Boileau se sert d'un moyen que la prose eut fourni.Ce serait à croire qu'on peut s'exprimer indifféremment quand il s agit d'un comme lui ou d\u2019un pareil.Le maître de Racine, dans toute son intelligence, n'apporte qu'un élément très mérituire autant que nécessaire: la discipline dans la technique, mais cela ne constitue pas l'essence de la chose en soi.Les « poésies » courtisanes adressées à Louis XIV sont une insulte au désintéressement de la poésie.Et c'est une dégradation désespérante que d'apprécier la valeur de ces viols.Vous cricrez que ce genre de versification n'excite que votre curiosité d'intellectuels, ce que je concède, mais vous admirez les mnièvreries
de

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