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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 23 octobre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1924-10-23, Collections de BAnQ.

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[" PRIX: 5 SOUS.um Directeur: LEON LORTIE.Rédacteur en chef: MARIUS PELADEAU.Administrateur: GEORGES LAFRANCE.\u2014 \u2014 LEQuA Ross LA PARADE DE SAMEDI DERNIER Succès complet.\u2014 Attitude du public et de la presse.E l\u2019aveu unanime, la parade des étudiants tenue samedi dernier a obtenu le plus franc et le plus mérité des succès.Bien que la température laissät à désirer, la population de Montréal a tenu quand même à assister au défilé des chars allégoriques et elle n\u2019a pas ménagé sa chaleureuse admiration pour les efforts accomplis par les diverses Facultés et Ecoles dans le montage et l\u2019ornementation des chars.Le parcours s\u2019est étendu sur plus d\u2019un mille à travers les rues Saint-Denis et Mont-Royal et ceci n\u2019est pas pour surprendre lorsqu'on songe que le défilé comprenait environ trente-cinq véhicules divers sans compter les groupes d'étudiants y intercalés.C\u2019est la Faculté de Droit qui par son magnifique char, \u201cLe Triomphe du Droit\u201d à décroché la coupe décernée annuellement par les juges; la Faculté des Sciences, toute jeune encore, a fait un bel effort qui lui a valu la seconde mention.Nous félicitons à notre tour ces deux Facultés pour le succès qui a couronné leurs efforts, Lorsqu\u2019on repasse en imagination les diverses étapes de la parade annuelle de l\u2019entérrement du béret et surtout depuis les trois dernières années, on ne peut s'empêcher de constater le chemin parcouru et le perfectionnement graduel apporté dans la préparation et l\u2019élaboration des groupes de la parade.C\u2019est le signe d'une saine émulation entre les diverses Facultés et Ecoles se fondant en une ambition unique de mieux faire toujours pour intéresser, amuser et étonner ce public par l\u2019originalité et la beauté des groupes et des chars allégoriques.Jit cette année, cette ambition des étudiants a été pleinement réalisée, s\u2019il faut en juger par l'attitude du public massé sur le passage du défilé.En cfiet, il devient évident \u2014 et ceux qui ont pris part aux trois derfièrés parades annuelles particulièrement-ont dû le-constater \u2014 que le public s\u2019intéresse de plus en plus à ces manifestations; un peu démonté au début par le macabre ct le pittoresque des tableaux, il s\u2018v est fait et il comprend mieux que les efforts des étudiants en s'amusant ainsi à la bonne franquette ont peut-être plus pour but d'amuser, de dérider les fronts tristes, les âmes abattues, et de lui montrer à ce public porté plus souvent au blame et à la critique que les étudiants peuvent tout aussi bien que d'autres faire quelque chose d'original, de pittoresque et en définitive de réellement beau.Notre public donc prend goût graduellement à ces manifestations annuelles, mais il est encore trop sobre, pourrait-on dire, de gestes d\u2019acclamations dans l\u2019expression de son plaisir et il était facile de constater samedi dernier le contraste entre l'attitude plus calme des spectateurs de la rue Saint-Denis, et celle plus exubérante, plus démonstrative, de la population anglaise massée le long de l\u2019avenue du Parc.Serait-ce que celle-ci, plus habituée à ces manifestations sait mieux les apprécier que nos gens, plus lents semble-t-il à donner leur appréciation et à exprimer leur plaisir?Constatons seulement.Un autre fait qui témoigne du grand succès remporté par notre parade annuelle est l\u2019attitude plus favorable, plus franche de la presse de Montréal, tant anglaise que française.Les journaux anglais ont tous donné un substantiel compte-rendu de l\u2019événement.Notre presse française s\u2019est moins gênée que par les années passées, et nous trnons à signaler particulièrement le compte-rendu du \u201cDevoir\u201d, d\u2019une tenue plus digne que celui de I'an dernier, alors que beaucoup s\u2019étaient demandé ce qui avait bien pu piquer notre grand quotidien pour le faire émettre d\u2019aussi étranges appréciations sur les étudiants.Cette année, tout est changé, et nous croyons que le \u201cDevoir\u201d en étant plus juste envers les étudiants a mieux servi sa cause et ses intérêts auprès d\u2019eux.A notre avis, cette attitude plus favorable et plus juste de notre presse envers les étudiants un signe digne d'être enregistré parce qu\u2019il montre le revirement graduel d'opinion qui s\u2019est fait, grâce en partie aux cfforts des étudiants eux-mêmes \u20ac! aussi grâce à une plus saine appréciation des faits de la part des directeurs de journaux, qui y songent maintenant à deux fois avant de dauber sur le dos des étudiants, surtout lorsqu'il s\u2019agit de nouvelles fantaisistes souvent forgées de toutes pièces par des ennemis des étudiants, comme le cas s\u2019est présenté, il y a trois ans, lors d\u2019un incident resté dans la mémoire de plusieurs.Devant donc ce succès magnifique remporté samedi dernier, d'aucuns se demandent peut-être si les étudiants pourront faire mieux l\u2019an prochain.N\u2019ayons crainte et faisons confiance à l\u2019esprit d\u2019invention, de trouvaille des étudiants pour nous donner encore quelque chose de réellement pittoresque ct original.D'ici là, souhaitons que les étudiants coordonnent leurs énergies, leurs ambitions dans le développement et le succès de leurs diverses organisations: sportives, littéraires, ou autres, car, elles aussi, elles tendent vers le succès et elles ne l'atteindront que par l\u2019encouragement et la coopération de tous les étudiants.Ce que ceux-ci ont su faire pour-la parade, ils se doivent de le continuer pour toutes leurs organisations qui dépendent d\u2019eux et travaillent uniquement pour eux.MARIUS PELADEAU.Billet du jour.SOIR D'OCTOBRE Tout est triste au dehors!\u2026 rien west gai dedans! Le vent qui souffle, méchant, et fait tourbillonner les feuilles qu\u2019avril fit renaître, murmure tristement la chanson douloureuse des dernières feuillées.Dans le mystère profond des longs soirs attristés, l\u2019îme reprend sans savoir pourquoi le fil des souvenirs, qui parlent des tristesses de jadis ou des joies perdues d\u2019hier.Les fleurs fanées et desséchées dans leur aspect de misère nous rappellent leurs corolles ermoeilles.Ah! les fleurs! C\u2019est qu\u2019elles meurent elles aussi avec les derniers rayons du soleil d\u2019été\u2026 ct qu\u2019ave- elles un peu meurent nos beau: rèves.Dans le mystère profond des longs soirs attristés, l\u2019on reprend\u2026.le fil des souvenirs d\u2019autrefois et les yeux clos sur tout le présent qui suinte des cnnuis, ct qui fait croître des regrets, on évoque le passé des lointaines années.I! v a là-bas, loin du bruit, un coin de terre où dorment nos amis, ceux que la mort a arrachés à notre tendresse.«A droite, à gauche, tu frappes et tit n\u2019as pas pitié des larmes des survivants! Tout nous souriait, la vi semblait nous être douce.Celui qu faisait la joie de notre âine \u2014 celui que le coeur chantait, aujourd\u2019hui n\u2019est plus.Ce fléau qui nous envahit porte à réfléchir sur l'instabilité des choses humaines, qui ne sont pas de nature à admettre la frivolité.Ce- Ini-là que l'on pleure plane déjà au- dessus de nos misères et son âme rayonne des splendeurs célestes, Le vent souffle sans cesse autour des grands arbres, les feuilles en tourbillonnant murmurent un chant plaintif, comme si le dernier soupir de leur courte existence leur faisait anal.La lumière lentement s'éteint et de nos rêves d\u2019hicr, 1! ne nous resic blus rien, pas même l\u2019ombre.La nuit a tout emporté sous sa caresse bienfaitrice\u2026 THEO.POMPE.Condoléances Les membres du Cercle Bour- get, affilié a la Société Saint- Vincent-de-Paul de Montréal, on: appris avec regret la mort de monsieur E.-M.Pineault, père de monsieur l\u2019abbé Lucien Pineault.Ils demandent à leur aumônier si dévoué de vouloir bien accepter leurs plus vives sympathies.PENSEES Les coeurs aimants sont comme les pauvres ; ils vivent de ce qu\u2019on leur donne \u2014M.Swetchine .x ** Le rôle particulier de la femme en ce monde est de perfectionner.- -Mme Necker.ABONNEMENT: $2.00 RTIER LATIN \u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE!\u201d ORGANE DE L'ASSOCIATION GENERALE DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Direction, Rédaction et Administration: 354, rue Sherbrooke est.Paraît le jeudi de chaque semaine.Vol.VI1\u2014No 3 Montréal, jeudi, 23 octobre 1924 Stanres au Beret Récité au monument Cartier lors de l'enterrement du Béret.A porta inferi\u2026 La Mort aux ailes sombres, La Mort crève les yeux du jour! Tout se confond, Et la nuit gigantesque amoncelle ses ombres Et la Mort se promène autour du ciel profond! Hélas! Papa Béret est mort la nuit dernière.Et depuis lors Bérets, Bérettes, Bércttons, Mouchoir en main, pleurant chacun à sa manière, Reniflent de travers sur tous les demi-tons.Quoi! tu n'es plus, Béret, batailleur indomptable ! Eh! qui donc a coupé ta grande haleine en deux?Es-tu mort en comptant les boutons d\u2019un constable Ou bien en gigotant au fond d\u2019un panier d\u2019oeufs?Es-tu mort de bronchite en ôtant ta perruque?Ton épouse aurait-elle empoisonné ton vin Ou plaqué le rouleau à pâte sur ta nuque?Ou tu t'es approché d'un occiput humain ?Ta mort atteint au coeur la ville tout entière.Le soleil s\u2019est caché dans les replis du soir Comme un marmot en pleurs derrière la portière.On marche sur les cors du voisin pour te voir.Sois fier de ton destin! Ta dépouille est heureuse ! À présent qu\u2019on t'a fait un tour de corbillard, Tu vas tout simplement, dans ce trou qu\u2019on te creuse, Prendre un plongeon à pic avec un air gaillard.Dors tranquille, à mon vieux Béret à barbe blanche! A l\u2019émbre\u2019 dé Cartier fais ton petit dodo.\u2019 Un gros curé dira ta messe le dimanche Et pour sonner les glas nous aurons un bedeau ! Ton ame planera dans la classe muette Où les dormeurs, aux cours, ronflent paisiblement, Ie nez comme un pignon et la bouche en cuvette.Dors tranquille, à Béret, dans ton appartement! Avec les feux-follets qui dansent sur les tombes, Avec les loups-garous aux terribles yeux blancs, Ton fantôme, effrayant comme des catacombes, Hantera le sommeil des croque-morts tremblants ! Si, vers minuit, Cartier qui fait la sentinelle Voit ton ombre à ses pieds ramper lugubrement, Bien sûr que l\u2019orateur fera la ritournelle Et la culbute avec au bas du monument.Trève de rigolade! O buveur d'aventure, Maintenant que ta cendre a l\u2019odeur des tombeaux, Adieu! Le saint Travail nous prend dans sa voiture Et nous allons trotter sur des chemins plus beaux.Oyez! docteur, notaire à la toge princière, Avocats attentifs à voir passer le vent, Si vous ne voulez pas manger notre poussière, Embarquez sans retard, \u2014 et, la Grise, en avant! = REMERCIEMENTS ! Les étudiants en Droit se font un devoir de remercier Son Exce)- lence le lieutenant-gouverneur de la province; Sir Lomer Gouin; MM.leurs professeurs; M.l\u2019abbé Pineault; M.Lamothe, C.R.; M.le Dr Sylvestre; M.le notaire Lachapelle; M.J.-A.Godin; M.Lén- pold Demers; les compagnies J.-B.Baillargeon; Rochon Express; Denis Advertising; O.DeSerres Ltée.: et tous ceux qui leur ort manifesté un sincére encouragement dans la parade universitaire de l\u2019enterrement du béret.FRANÇOIS CARON, Prés.GUY de VAUDREUIL.PENSEES CHOISIES \u2018Dans les plus solennelles actions des empires, comme dans les plus tendres effusions de l\u2019amour, l\u2019homme s'exprime tout entier par ces mêmes mots: Vous avez ma foi, je vous donne ma foi.On ne la vend jamais, on la donne, parce qu\u2019elle est d\u2019un prix si grand, que quiconque la vend est incapable de la tenir \u2014Lacordaire.x Kk Xx La foi est un acte de confiance et- par conséquent une affaire de coeur.\u2014Lacordaire.* kx La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau ; elle lui donne de la- force et du relief \u2014La Bruyère.~o \u2018wre - nd 4 A aa de A = ee PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 23 OCTOBRE 1924 CONTRADICTIONS Association générale des étudiants LE QUARTIER LATIN Journal hebdomadaire 354 EST, RUE SHERBROOKE DEVISE: Bien faire el laisser braire! Direction Directeur Léon Lortic.Aviseur légal Alexandre Marcotte.Censeur M.l'abbé Olivier Maurault, P.S.S.Rédaction Rédacteur en chef Marius Péladeau.f Pam Lesage.; Rédacteurs conjoints \u201cVein Enr Rodolphe Godin.Chroniguenr musical Romain-Octave Pelletier.Rédacteur sportif U.Laurencelle.Administration Administrateur Georges Lafrance.Gérant des annonces ).- Thomas L'Ecuyer.Circulation intéricure Gaston Caisse.Circulation extérieure Fugène Sorel.Comptable L.-Paul Vallerand.Secrétariat Secrétaire l'aul Rousseau.Assistant-secrétaire Biblivthécaire Armand Fortier, Paul Sencz, AVIS Toute correspondance concernant le \u201cQuartier Latin\u201d doit étre adressée au bureau du journal, Maison des Etudiants, 354- est, rue Sherbrooke.Tout renseignement peut étre obtenu aux adresses téléphoniques suivantes, jusqu\u2019a nouvel ordre: Bureau du journal: (6.30 a 7.30 hrs.p.m.), Est 9673.Direction: Léon Lortie, E.2310.A NOS COLLABORATEURS Toute copie qui nous est envoyée pour insertion dans le \u201cQuartier Latin\u201d doit nous parvenir écrite au moins à l'encre sinon dactylographiée, sur un seul côté du feuillet et signée du nom et de l'adresse au complet du desti- nateur, même si la copie doit paraître sous pseudonyme.Tout article dont l'auteur nous sera inconnu ne paraîtra pas.LA REDACTION.LA COPIE Nous prions ceux qui ont de la copie à nous envoyer pour le \u201cQuartier Latin\u201d, de la faire parvenir au moins avant le mardi soir, si l'on veut qu elle soit insérée dans le numéro du jeudi.RE: LA PARADE Les présidents de Facultés et d'Ecoles universitaires, ainsi que les organisateurs de la parade sont priés de faire connaître à la direction du \u201cQuartier Latin\u201d les noms des personnes ou sociétés qui ont contribué au succès de la parade de samedi dernier en prêtant quelque chose, afin de leur rendre publiquement par la voie de l\u2019organe des étudiants le tribut de remerciements qu\u2019ils méritent.LA DIRECTION.AU MONUMENT NATIONAL Jeudi soir, 23 octobre.à 8.30 p.m., création de \u201cGisèle\u201d, opéra-comique de Lavallée-Smith.Remise de 50% sur les billets est consentie à tout étudiant moyennant présentation du coupon distribué à cet cffet, Il y a des grèves au bord de la mer.On a signalé à grand renfort de presse, qu\u2019il y avait des grèves au Havre et dans quelques ports de mer.Mais nous comprenons mal que nos confréres quotidiens aient cru devoir aviser leurs lecteurs d\u2019un fait qui n\u2019est pas nouveau: il v a longtemps qu\u2019il y a des grèves au bord de la mer, ça dure depuis que le monde est monde et personne ne s\u2019en était douté- Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient, mais ils sont toujours et partout où nous sommes.\u2014A.Dumas, fils.UN BEAU GESTE Notre allégorie de la justice, \u201cflambeau de l\u2019univers\u201d, à été certainement un des principaux facteurs du succès de notre parade.C\u2019est pourquoi nous devons beaucoup à Mademoiselle Florence Gouin dont le gracieux concours nous à assuré l'honneur su- préme de la coupe.{a pharmacie, dans un geste H- béral, qui dénote beaucoup de largeur d\u2019esprit et de fraternité universitaire, a voulu s'associer à notre triomphe et ,comme récompense au mérite, a remis à Mademoiselle Gouin un précieux parfum, don de J.-J.Jutras.La faculté de Droit ne peut pas laisser passer un tel geste, sans le souligner fortement, ct assurer l'Ecole de Pharmacie, de sa plus entière gratitude.RODOLPHE GODIN.Au Comité des Etudes Médicales À cause de circonstances imprévues, la séance du Comité qui devait avoir lieu hier soir, mercredi est forcément remise à demain soin, vendredi, le 24 octobre à 8.30 heures à la Maison des Etu- diants.Le programme sera le même que celui annoncé dans le dernier numéro de notre journal universitaire, à savoir: Rapport de l\u2019année 1923-24, par le secrétaire; et exposé d\u2019un cas d'éléphantiasis probable, par M.Roland Vincent, Ve, avec présentation d\u2019un malade.Cette séance qui sera sous la distinguée présidence du Docteur AI- bert LeSage, promet d\u2019être l\u2019une des mieux réussies et scra d\u2019un bon augure pour la nouvelle an- néc académique.Etudiants en Médecine, à la Maison des Etudiants, vendredi soir ct encourageons une ocuvre qui est Ja nôtre, celle du Comité des Etudes Médicales.x x x A une réunion spéciale du Conseil de direction du Comité des études médicales, il a été \u2018proposé par M.Albert Jutras, ct appuyé par M, René Rolland, qu\u2019un témoignage de sympathie soit envoyé à M.l\u2019abbé Lucien Pincault, aumônier de l\u2019Association Générale des Etudiants à l\u2019occasion de la mort de son vénéré père, M.Ernest Pineault.LE SECRETAIRE.Ce journal est imprimé par la Cic : Marchand Frères, Limitée, 533, ruc Craig Est.Précaution oratoire ou autre\u2014 celle que l\u2019on voudra, \u2014 je commence par confesser une impression de nouveau venu: il paraît qu\u2019au \u201cQuartier Latin\u201d, on dit carrément sa pensée, ou rien.Je ne le rappelle pas pour m\u2019en plaindre, au contraire.La genèse de cette impression, si l\u2019on veut la connaître, se retrace facilement: le dernier numéro de notre hebdomadaire en contient toute l\u2019explication \u201cNotre parade\u201d, \u201cEncore\u201d, \u201cAvis à Messieurs les Etudiants\u201d.T1 faut savoir gré aux auteurs de ces paroles rigoureuses d\u2019avoir rétabli le sens véritable des faits, pour notre plus grand bien à tous.Car, enfin, quel diable d'intérêt pouvons-nous avoir, à faire se dresser contre nous l'opinion des gens sensés, qui ne manquent, et avec raison, avouons-le, de mettre en opposition nos airs non dissimulés d\u2019aspirants à l\u2019élite de la citoyenneté, et les pantomimes extravagantes où quelques braillards, comme on a dit, font bon marché du meilleur de notre patrimoine collectif, notre réputa - tion d'étudiants français et catholiques, Une fois pour toutes, qu'on mette donc fin à ces escapades d\u2019écoliers en congé.Le vent est done aux bonnes résolutions, plutôt aux examens de conscience: les résolutions suivent, logiquement.Poussons une autre pointe dans le même sens.Des contradictions entre nos dires ct nos gestes, il s\u2019en trouve.chez nous, plus qu'on ne le croit généralement.Nouvelle précaution, à seule fin de bien délimiter le terrain.Nous vivons, c'est convenu, dans un milieu hétérogène \u2014 je parle surtout de Montréal \u2014 où les produits de toute provenance, intellectuels ou matériels, sollicitent tous les regards.Mais, dans cette production de toute nuance, au milieu de ce concours ouvert aux énergies de toute race, notre sens national devrait, ce semble, nous pousser, de préférence, vers ce qui s'apparente davantage à nos manières, à la formation traditionnelle de notre esprit, à nous-mé- mes, quoi; et cela sans bruit, sans provocation blessante à autrui, mais sous l\u2019inpulsion d\u2019un exclusivisme \u2014 n\u2019ayons pas peur du mot \u2014 tout à fait naturel et légitime.Or, une fois de plus, quelle chute entre la fréquence et la température de nos protestations de fidélité à nos ascendances classique et française, d\u2019une part, et l\u2019énergie actuelle que nous dépensons à les vivre, d'autre part! En particulier, \u2014 il faut bien préciser un peu, \u2014 c\u2019est à se demander par quelle aberration du goût, par quelle inconsistance de caractère ethnique, nous en sommies venus à priser si haut les acrobaties musicales de nos voisins, que nous ne sachions plus, réunis en groupes, moduler autre chose que des incohérences vocales, dans une langue étrangère, cet accompagnées de trémoussements du corps semblables à ceux des Iroquois de jadis sur le sentier de la guerre.Il faut voir, dans ces imitations ridicules, un manque de personnalité déplorable, aggravé, chez nous, de tout le poids de notre culture et de notre éducation.La série de nos travers, de nos contradictions, comme jeunesse universitaire, ne se clôt pas ici, tant s\u2019en faut.Toutefois, rien ne sert d\u2019accumuler les faits.avec la conséquence probable de décourager, au lieu de pousser à la réforme.L'ocuvre n'est pas de celles qu'on établit en un jour.Et c\u2019est pourquoi, on aimera peut-être à revenir en son particulier sur le sujet, histoire de sarcler \u2014 oh! rien qu\u2019un peu à la fois \u2014 le jardin de ses habitudes d'étudiant.Alphonse-Rodriguèz GAGNE.L'OEUVRE DU CURE LABELLE Peu de noms sont aussi populaires au Canada français que celui de Mgr Labelle.Son patriotisme, sa remarquable carrure physique, sa bonhommie légendaire, les énergies qu'il dépensa au service de sa race et de l\u2019Eglisc en ont fait un héros.Et c'est pour lui témoigner leur admiration et leur reconnais- ce que ses concitoyens, ceux surtout des pays où il vécut, lui ont élevé un monument lundi dernier, le 20 octobre, au milieu de fêtes inoubliables.I\u2019Ocuzre des Tracts a été heureuse de profiter de cette occasion pour faire mieux connaître cctte belle figure.Un professeur du Séminaire de Sainte-Thérèse, enfant du comté de Terrchonne, dont le curé Labelle fut le grand bienfaiteur, M.l\u2019abbé Henri Lecompte a bien voulu écrire cette courte biographic.I l\u2019a divisée en trois parties : le bon curé Labelle, l\u2019apôtre de la colonisation, le roi du Nord.On trouvera dans ces pages les trois aspects principaux de la riche physio- nomic de Mgr Labelle.On y trouvera en même temps une magrifi- que leçon d\u2019énergie et de patriotisme.Tous nos foyers, tous les fils de la race, les jeunes surtout.ne pourront qu\u2019en bénéficier.Aussi faut-il répandre cette brochure à milliers ct à milliers d\u2019exemplaires.S\u2019adresser à l\u2019Action Paroissiale, 1300.rue Bordeaux, Montréal.FETE UNIVERSITAIRE D'ANCIENS ELEVES Les membres de l\u2019Association des anciens élèves de l\u2019Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de l\u2019Université da Montréal se sont réunis à diner, samedi soir, au Cercle universitaire.Mgr Piette, recteur de l\u2019Université, présidait.On remarquait aussi plusieurs professeurs de l\u2019Ecole, M.Jean Désy, M.Yves- Ernest Lavigne-Tessier, M.Arthur Saint-Pierre, le Dr J.-A.Beaudouin.Il n\u2019y a pas eu d\u2019allocution.Le repas a été suivi d\u2019une longue conversation entre les convives sur différents sujets.A la prochaine réunion les élèves actuels de l\u2019Ecole seront invités, \u2014 Extrait de l'état-civil d'après un journal local: Naissances.\u2014Pierre-Charles-Auguste, fils de Francis-Joscph R., cultivateur, ct de Marie-Joseph-Augus- te B.instituteur, ci de Margueri- te-Charlotte B.Heureux pères! Heureux enfant ! de Besançon, a =; cat ?Avant daller en Europe goûtez 1 patisserie francaise de a wil & Cf LOIGÉE, 172-184 S.-DENIS.Est 214p Mathématiques, Sciences, Lett ?en français et en anglais.Prepay orgies aux evamens.| Brevets, Service civil, ete.RENE SAVOIE, LC.et LE, Bachelier es arts et es sciences appliquées \u2026 238 RUE SAINT-DENIs Tél.: Est 6162 MONTREAL LIBRAIRIE PONY 374, Ste-Catherine Est Médecine \u2014 Sciences \u2014 Romans _\u2014 Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin chez DEOM 251 EST, RUE SAINTE-CATHERINE CARABINS N'oubliez pas qu\u2019un véritable étudiant doit avoir un bérét et qu'on en trouve de superbes chez CHAS.DESJARDINS Perrault, LL.D., C.Antonio ! Raymond, LL.L., C.} Maxime PERRAULT et RAYMOND AVOCATS 11, PLACE D\u2019ARMES, MONTREAL Téléphones: Main 1550 ct 1551 BHT RE Ee ee blll) JE GS GL SAL SAS RR nt can LISEZ L'Action Française Encouragez son service de Librairie.BRL TESA ERs Ee I ARATE SSA, IRR La Maison qui a donné une âme à la finance.Versailles-Vidricaire-Boulais (limitée) Est 7580 Dr J.-M.-E.PREVOST Spécialiste UROLOGIE \u2014 DERMATOLOGIE VENEREOLOGIE, 460, rue St-Denis, Montréal LE PHOTOGRAPHE CONNU Rue Ste-Catherine, 5556 près St-Denis Est Pensées Choisies Il y a longtemps que la croix est maitresse du monde, sans que l'or- gucuil ait encore deviné pourquoi.* * + La force doit être au service du droit, ct non le droit à la merci de la force.Il y a bien un droit du plus sage, mais pas un droit du plus fort.\u2014 Joubert.* + * La vérité peut attendre ; elle restera toujours, et elle est sûre d\u2019être Un jour reconnue, x x L\u2019amit'é est comme une âme dans deux corps \u2014Aristote.* kk On ne peut faire du bien à tout le monde mais on peut témoigner toujours de la-bonté \u2014 Rollin.- a ® © + © 9 5 9S 5 ® 0 8 0 ap. {| LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 23 OCTOBRE 1924 PAGE TROIS | © Vtt Vente Stanton en tan tan tant 1° ra UE ~ | 4) ols ole ole L' IDEAL QUE NOUS POURSUIVONS Notre page sportive n\u2019a qu\u2019un but: la réunion de tous les esprits, sous une même idée.Cette idée, nous avons dû l\u2019avoir exprimée déjà, lorsque nous demandions la coopération de tous, dans le but d\u2019assurer le succès de toutes nos entreprises.Il n\u2019y a en effet qu\u2019à se persuader de vouloir, pour atteindre jusque là.Désirer le succès ct y travailler sans relâche : c\u2019est le secret de toute réussite.Observons ce qui se fait ailleurs.Nous remarquons bien vite que les succès sportifs sont dus à une étroite union entre les organisateurs, les participants et les représentés, ceux qui donnent leur appui moral.Chaque jour, les journaux nous apportent la narration de faits relatifs à ce que nous prétendons.vons plus douter de la mise en opération des moyens: nous sommes certains que leur application ne peut rapporter que des bénéfices, Ainsi, pourquoi ne pas profiter de l'expérience chaque jour éprouvée?Il semble si logique que les constatations les plus simples devaient nous être des leçons apprises, que nous n\u2019oublierons plus.Nous n\u2019avons pas, sans doute, la sottise d\u2019exiger qu\u2019on nous répète des démonstrations suffisamment probantes par elles-mêmes?Et pourtant, il s\u2019est encore produit ce qui ne devait plus revenir.T1 nous semble, en effet, que les remarques faites ailleurs, aujour- d'hui même, dans cette page, au sujet d\u2019un tournoi de tennis, entrz Universités canadiennes; il nous semble, disons-nous, que ces remarques n\u2019auraient pas dû être faites.Certes, elles sont légitimes, puisqu'elles ont été forinulées pour Mais, véritablement, c'est cette cause de remarque qui n\u2019au- On était assez averti, croyons-nous, par les désastres du passé, pour s\u2019en tenir là et ne plus promettre que nous causerait jamais dû être.manquions notre but.Peut-être frappons-nous dans le vide.ne nous entendra pas.donc?.Tout de méme, nous persistons temps que parcille situation cesse.bien qu\u2019il nous faudra cesser toutc activité sportive.Ce sera inévitable.Car il y a un terme à ce que nous soyions unc risée perpétuelle, et passions pour de parfaits incapables.Au contraire.rugby.Tout en ce faisant, sachons admettre que, si l'esprit sportif a été maintenu chez les joueurs, c\u2019est grice a leur collaboration avec les gérants et capitaines; sachons admettre aussi que ceux qui n\u2019ont pas joué, devaient de leur côté aider moralement au succès, mais qu\u2019ils s'en sont abstenus pour la plupart; sachons admettre enfin que tous, tant que fous sommes, joucrons et \u201cnous-joueurs\u201d, nous avons une lieue entière à parcourir avant de commencer à compter une satisfaction.Alors, mais alors seulement, après toutes ces admissions, nous pourrons estimer, commencer à estimer que nous suivons la\u2019 voie, de nos deux jambes, sans \u201cà-côté\u201d.quitterons plus le sentier suivi par tous, le bon sentier, qui mène au succès Nous y serons.Libre toujours qu\u2019il en soit ainsi.sement, nous ne serons pas les seuls à en souffrir.Tout notre monde universitaire subira les conséquences de cette inaptitude à vouloir comprendre, et son prestige tombera à bas niveau.Donnons-nous le mot.ligne les efforts réels et continués depuis le début de l\u2019année, que nous avons cependant remarqués auprès de nos organisateurs du Il en résulte que nous ne pou- En certains endroits, on Malheureu- Qu\u2019importe-t-il à déclarer qu\u2019il est grandement Autrement, nous prévoyons trop Accentuons sur toute la Et la volonté aidant, nous ne U.G.L.LA SEMAINE PROCHAINE Notre saison régulière de rugby se terminera dans le cours de la semaine prochaine, par une dernière joute contre McGill.11 va sans dire que pour lors nous escomptons une victoire, notre première victoire.Elle viendra à point.Nos joucurs scront prêts.Ils s\u2019entraînent depuis plus d\u2019une huitaine ct continuerons à s\u2019entraîner en vue de cette joute, la joute suprême.Verrons-nous un grand public à cette dernière matinée sportive d\u2019automne?Nous osons l\u2019espérer.Nous avons confiance que toutes les Facultés seront généreusement représentées, Qu'on se tienne donc au courant, afin que nous ayions la plus grosse assistance de la saison: il suffira que chacun soit présent.Nous annoncerons le jour de la joute, en temps opportun.11 s\u2019agira donc de profiter de cette dernière occasion d'admirer le travail de nos joueurs, qui, tous, sans exception, ont essayé, de leur mieux, d\u2019ajouter quelques nouveaux fleurons à nos couleurs universitaires.Aux aguets donc.Surveillez les nouvelles.La joute finale de rugby sera annoncée partout.LE GYMNASE Il est ouvert tous les jours.Notre ami Louis-Emile Bernard, E.E.Men a la garde.On le peut fréquenter.Tous: les soirs de 6.15 h.4 9.00 h.A A A A A A Ne SPOR h.foofoufenfoofonforfoofoofentel \u2014le samedi après-midi de 1.00 5.00 h.p.m.On peut aussi prendre des douches, a toute heure du jour, dans la salle avoisinant le gymnase.Tous ces sports sont officiels.Chacun choisit ceux qu\u2019il préfère.On peut donc s\u2019entrainer pour tous les concours.On donne son nom à M.L.-E.Bernard, 354, rue Sherbrooke est, pour obtenir ce qu\u2019on désire en équipements, à l\u2019heure la plus commode.à Le plus chaleureux accueil est réservé aux petits comme aux grands athletes.On n\u2019a qu\u2019à se présenter, pour être bien reçu.Seulement, qu\u2019on se présente.DANS LA BOITE AUX LETTRES Nous recevons d\u2019un camarade la communication qui suit.Il nous a prié de la publier à la page sportive.Nous avons accepté, parce qu'elle démontre qu\u2019il v a encore de nos camarades qui ne se désintéressent pas des succès ou qui s'affligent des insuccès sportifs de notre Université.Nous accepiecrons toujours les notes qu'on voudra faire paraître ici, pourvu qu\u2019elles soient selon les formes et les convenances.Ci-su:t la note dont nous avons parlé: À qui la faute?(En marge d\u2019un tournoi de tennis).Un petit groupe d'amateurs de ternis quortim pars fui, assista, la semaine dernière, au tournoi inter- collégial de tennis, sur le terrain du McGill.J'y ai vu un état de choses déplorable, qui m\u2019a surpris et qui me porte à écrire ces lignes.Car je suis convaineu qu'avec une bonne organisation, l\u2019Université de Montréal aurait pu faire cette année bien meilleure figure, et qu\u2019elle pourra avant longtemps remporter le chan:- pionnat.Aussi, je demande, avec tous les fervents du tennis, que ceux qui sont en charge des sports aient l\u2019obligeance de répondre aux questions suivantes : I.N\u2019est-il pas vrai que deux joueurs de notre équipe ont perdu par forfait ?II.N\u2019est-il pas vrai que les joueurs qui ont pris part aux doubles en étaient à leur premier essai ensemble?Leur avait-on demandé dc s\u2019entraîner ensemble ?III.N\u2019est-il pas vrai que le tournoi de l\u2019Université était organisé pour choisir notre équipe?Pourquoi un joucur n\u2019ayant pas pris part à ce tournoi nous a-t-il représenté, au McGill ?IV.N\u2019est-il pas vrai enfin, que certains joucurs ont été avertis le matin même, où ils devaient jouer, par l'entremise des journaux?Qui était chargé de s\u2019occuper de l\u2019équipe et quel en était le capitaine ?Voilà autant de questions que je me suis posées et que j'espère voir élucider.Un amateur de tennis.N.B.\u2014Mes remarques ne s\u2019af- pliquent nullement à nos confrères du McGill, mais bien à \u201cnos\u201d organisateurs sportifs: l'Association Athlétique ou ses représentants.A L\u2019ARENA Il est tout probable que l\u2019Aréna Mont-Royal sera cet hiver encore, la scère de nos joutes de hockey.Il sera pourvu de glace artificielle, de sorte que la saison s\u2019ouvrira de très bonne heure.On nous dit que la couche de glace sera prête dans une quinzaine de jours.C\u2019est donc dire que l'heure approche où nous pourrons y aller avec entrain dans nos préparatifs à une saison de succès.Avis donc aux intéressés.Dès qu\u2019il y aura de la glace, nous aurons lroit de nous en servir.THätons- nous.Car il faut aussi songer à l'organisation de nos trois équipes, pour l'hiver qui vient.Ne soyons pas pris au dépourvu.Mieux vaut arriver trop tôt qu\u2019en retard.L'Association Athlétique y verra très tôt, cette année, de sorte qu'elle a déjà les yeux sur tous.prévienne done ses désirs., Qu'on QUESTION D\u2019ARBITRES L'Association Athlétique, compétente en la matière, doit voir à ce que les joutes auxquelles participent nos équipes soient dirigées par des arbitres impartiaux.Ça n'a pas été le cas de notre dernière partie de rugby contre MeGill.A l\u2019avenir, sans doute, on n\u2019aura plus à subir des irrégularités, grâce à la vigilance de nos officiers, auxquels sont confiés nos intérêts sportifs.Nous ne signalons pas ce fait par malice.Nous désirons seulement que l\u2019ordre règne partout où nous allons avec nos équipes.La saison de course étant terminée les messieurs dont les noms suivent sont priés de rapporter le plus tôt possible, leur équipement.Ils sont priés de le remettre à M.Emile Bernard.McAvoy\u2014 souliers.Payfer\u2014souliers, culottes, gilet.Gendron\u2014souliers, gilet, Savage\u2014 souliers.P.GABOURY, Mid.\u201c28\u201d, gérant.PERLES PERDUES Le mort qui parle.\u2014 De 1'*Union républicaine\u201d du Jura (14 septembre): Le correspondant dw \u201cDaily Mail\u201d à Tanger apprend de source espagnole qu\u2019un des morts, après les récents combats du Riff, a révélé l\u2019existence d'un certain nombre de Russes et d'Allemands dans les troupes riffaines.Ne s'agit-il pas plutôt d'un Maure?+ Les helltes annonces.\u2014 Celle-ci cueillie dans le \u201cBourguignon\u201d du 22 septembre: A vendre, un homme sérieux aux Cuirs et suif, rue Saint-Eu- sèbe, 6, Auxerre.Allons, mesdemoiselles, qui veut acheter un homme sérieux?C\u2019est une occasion.Dépêchez-vous d\u2019en profiter! Et cette autre, extraite d\u2019un journal de Flers (Orne): Samedi 20 et dimanche 21 septembre, aux heures habituelles, grandes séances de gala avec \u201cLes Ames Sanglantes\u201d, film sensationnel qui à tenu l'écran de la salle Marivaux en exclusivité pendant deux mois.Le programme de ces séances sera complété par \u201cLes Arènes Conjugales\u201d, brillante comédie.Les \u2018Arènes Conjugales\u201d! En effet, ça doit être assez comique.VV 0) ole LA PA PE TA a sn AS mbt LE TENNIS EN Ve Les finissants de Ve année de Médecine sont actuellement engagés dans les péripéties d'un tournoi, amical faut-il ajouter, de tennis, Ce tournoi qui se poursuit dans les heures de loisir que leur laissent leurs études absorbantes, est commencé depuis se- medi dernier et se poursuit avec le plus de régularité possible.Voici les résultats des parties jouées depuis samedi jusqu\u2019à mardi inclusivement: Rolland\u2014Marcotte : 10-8; 6-1 Moreau\u2014DPéladeau: 6-4; 6-4 Vincent\u2014Richer: 6-0; 6-0 Rochon\u2014Savage: Rochon gagne par forfait.Latour\u2014Roy: 6-0; 6-0 Coté\u2014Deguire: 7-5; 6-2 Il reste deux éliminations du premier tirage à finir.En deuxième élimination : Morcau\u2014Rolland: 6-1; 4-6; 6-2 Vincent-\u2014Rochon: 6-0; 6-0 \u201cPour la plus grande gloire de l\u2019Eglise et de notre pays\u201d Dans une lettre qu\u2019il a adressée aux organisateurs, le vénérable IZvêque de Sherbrooke ,S.G.Mgr Larocque a témoigné de ses intentions relativement au Pèlerinage National Canadien de l'Année Sainte.\u201cLa lettre de Son J£minence le Cardinal, a écrit Monseigneur Larocque, est l'expression d\u2019un voeu formulé par tous les IEvéques de la province civile le Québec.Jc vous félicite et vous remercie d'avoir, à la demande de l\u2019épiscopat canadion-français, entrepris la tâche nussi pieuse que laborieuse, de l'organisation d'un pèlerinage à Rome, à l'occasion de l'Année Sainte.De tout coeur je bénis votre entreprise, et je ne doute pas qu\u2019avec l\u2019expérience des Agences de Voyages Jules Hone dans les organisations de ce genre, ce pèlerinage n\u2019obtienne un plein succès pour \u201cli plus grande gloire de l\u2019Eglise et de notre l\u2019ays\u201d selon votre désir qui est aussi celui de l'E- piscopat canadien-français\u201d.Et S.G.Monseigneur F.X.Cloutier, Evêque des Trois-Rivières, formulant ses voeux pour le plein succès de l'organisation, émet l'espoir que son dio- cése sera bien représenté.\u201cIl me fait plaisir de vous féliciter, à mon tour, écrit Monseigneur Cloutier, de la louable initiative que vous prenez d'organiser un Pôlerinage National Canadien à Rome, pour l'Année Sainte du Jubilé prochain.Je bénis votre entreprise en formulant le voeu que le plus grand nombre possible de mes diocésains soient inspirés de se joindre à vos pèlerins pour faire le voyage d'Europe, sous les meilleurs auspices, en une circonstance si solennelle, si rare en même temps\u201d.Venant de tous les coins de la Province de Québec, même des autres Provinces du Canada et des Etats-Unis, nombreuses sont les demandes de ren- scignements sur cette grande organisation du Pèlerinage National Canadien, dont le départ n été fixé au 5 mai prochain, sur le \u201cMélita\u201d, de la Compagnie du Pacifique Canadien.Aussi, d'ici quelques jours, une brochurette sera publiée et distribuée gratuitement à tous ceux qui la réclameront aux bureaux des organisateurs, les Voyages Hone, à Montréal ou Québec.Pensées Choisies Cherchez le devoir et le bonheur vous viendra par surcroît.La réflexion aime les détours ct les retours sur\u2019 elle-même, elle tient à savoir ce qu\u2019elle fait et pourquoi elle le fait \u2014 Vallet.x x * Plus le danger est _indéfini,-plus l\u2019angoisse est forte \u2014Barrès.xx L\u2019apathie des bons fait la force des méchants.* x kx Jugez certain ce quigést - certain et douteux ce qui est: douteux et vous serez un bon juge \u2014Bossuet.\u2014v \u2014 SVS pede pre adem PAGE QUATRE LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 23 OCTOBRE 1924 A NOTRE AVIS Nos voisins du sud, ambitieux et entreprenants, ne se laissent pas troubler par le scrupule.Il y a quelques années ils débarquaient à Haïti, où, sous prétexte de rétablir l\u2019ordre, mais en réalité pour s'emparer des richesses naturelles ct du commerce de l'ile, ils massacraient plusieurs centaines de noirs.Ils avaient d\u2019ailleurs déjà accompli pareil exploit aux Philippines.11s ont la force: la force du nombre et celle de l\u2019or; ils entendent bien s\u2019en servir pour étendre leur influence.Hs excellent à s'imposer au nom de la liberté, Naguère, leur chef, \u2019idéaliste\u201d Woodrow Wilson, promenant en Furope ses rêves et ses nuées, enseignait au monde à respecter \u201cle droit des peuples à disposer d\u2019eux-mé- mes\u201d.Or, aujourd\u2019hui, c\u2019est au nom de ce principe que les Américains interviennent par la force dans les affaires intérieures des petits Etats de l\u2019Amérique latine pour y faire triompher leurs intérêts.Récemment encore ils tentaient de s\u2019emparer, ils s'emparaient effectivement, de Pile des Pins, située à proximité de Cuba, dans le but non avoué mais évident de faire main basse sur de riches plantations ct de se créer au besoin un nouveau pied-à-terre pour leur contrebande.N\u2019avons-nous pas nous-mêmes à nous plaindre de leur façon d'agir?Pour de prétendues fins sanitaires, et dans le but véritable de s\u2019en servir pour des fins industrielles, nos voisins n\u2019hésitent pas à détourner des Grands Lacs deux fois et demie plus d\u2019eau que ne leur permet l\u2019entente intervenue entre eux et nous?Au reste, pourquoi se géneraient-ils?Ne sont-ils pas les plus forts?Qu'importent les protestations du faible au peuple qui s\u2019est donné pour mot d'ordre: \u201cMake money honestly if vou can.but make money!\u201d Evidemment leur conception des relations internationales part de ce principe.Ce sont ces faits, dont plusieurs désormais appartiennent à l\u2019histoire, qu\u2019il nous faut garder présents à la mémoire dans nos négociations avec les Yankees.La canalisation du Saint-Laurent est, à l'heure actuelle, la grande question en litige entre les létats-U- nis et le Canada.Considérée cn elle-méme, l\u2019entreprise comporterait peut-être pour nous autant d\u2019avantages que de désavantages.Le coût élevé des travaux serait probablement compensé par la création d\u2019une puissante source d'énergie électrique dont l\u2019emploi soustrairait notre industrie à la dépendance du combustible américain.Mais les conditions dans lesquelles ces travaux devront s\u2019effectuer, en collaboration avec les États-Unis, laissent entrevoir plus d\u2019une difficulté, comportent plus d\u2019un danger.Il y a tout lieu de croire que dans cette aventure nous tiendrions le rôle du pot de terre voyageant en compagnie du pot de fer.Il est à présumer que, le jour où les Américains auront pris pied sur le territoire canadien, nous serons expropriés en fait, sinon en droit.Le cas de la ville de Chicago, butée dans son ols- tination, doit nous instruire.D\u2019ailleurs, l\u2019attitude des Américains dans leurs relations avec les peuples du sud et du centre, l\u2019état de sujétion dans lequel nous vivons vis-à-vis d\u2019eux, nous interdisent toute nouvelle concession qui ne comporte pas sa compensation immédiate et adéquate \u2014E.M.(De la Rente\u2014Octobre 1924.) ¢ UN GESTE PROFANE @ ; ang ; LL RA hi 1 0 AE A ns Antérieurement même au sourire et au langage, le baiser est vieux comme le bipède humain.C\u2019est peut-être aussi l'apanage dont il soit le plus fier et le plus jaloux, du moins dans la pratique de la vie intime, et il l\u2019invoque volontiers pour établir sa supériorité psychologique sur les autres espèces animales, sans songer que si, sur ce chapitre comme sur quelques autres, il a le droit d\u2019en remontrer à la majorité des animaux, il pourrait néanmoins se mettre avec profit à la noble école de la gent ailée, où il apprendrait, de la modeste colombe par exemple, l\u2019art des symboles les plus délicats et les plus chastes de la véritable tendresse conjugale, C\u2019est un fait que l\u2019homme, si tristement porté à dénaturer, à souiller à peu près tout ce qu\u2019il touche, à dépouillé le baiser de sa signification religieuse, morale et sentimentale pour le revétir d\u2019un caractère sensuel, d\u2019un aspect trop animal.Je n'en veux pour preuve que la rougeur des jeunes filles encore honnêtes provoquée par la seule prononciation de ce mot profane, de sens péjoratif pour la plupart de ceux qui l'emploient.On a pris l\u2019habitude, au spectacle peu édifiant de la décadence morale du monde contemporain.d'oublier que le baiser fidèle à sa destination naturelle, à sa fin morale est un geste presque religieux, un des plus nobles qu'il soit donné à l\u2019homme de poser.On ne comprend pas assez que la baiser est une institution créée non pour servir d\u2019instrument de jouissance sensuelle, mais bien pour témoigner des sentiments les plus élevés de l\u2019âme.Certes, le baiser est avant tout un témoignage d'amour, mais il serait absurde de confondre le baiser de bon aloi, le baiser hon- néte avec le baiser purement charnel, avec cette grimace sen- suclle qui est la profanation, la prostitution de amour.Au-dessus de amour païen, il est un amour amour amour chrétien, amour conjugal, filial, amour maternel.paternel, dont le sceau est le baiser chaste, dégagé de tout élément impur.Rien de plus touchant ni de plus sain que le baiser mutuel de l\u2019époux et de l\u2019épouse, serment solennel et profondément sincère de protection, d'appui et de consolation réciproques, que le baiser entre parents ct enfants, gage de tendresse et d'union à travers toutes les vicissitudes de cette vie terrestre.Le baiser honnête est le ciment de la famille.Sans être aussi expressif que pour l'amour, le baiser est aussi un témoignage d\u2019amitié, d\u2019estime, de respect, de vénération, de reconnaissance, de bonne entente, de charité, de réconciliation.Le baiser légitime est un geste à significations nombreuses et variées.Dès l\u2019antiquité ct jusqu\u2019à nos jours, on a regardé le baiser comme le mode de salutation le plus délicat et comme la façon la plus expressive de marquer son esti- Me ou son respect.Le baiser d'amitié, le baiser d\u2019hospitalité, le baiser de respect s\u2019échangeaient couramment.Les cardinaux obéi- rent longtemps à l\u2019usage de baise: les reines sur la bouche.Le baise-main, le baise-pied remontent à une fort haute antiquité.A côté de ce baiser de soumission, le Moyen-Age établit le baiser d'hommage, le baiser d\u2019allégeance, le baiser féodal, symboles d\u2019engagement réciproques revétus de la valeur du serment.Il n\u2019y avait pas jusqu\u2019à l\u2019adoration des divinités païennes, des idoles, des astres, qui ne se traduisit obligatoirement par ce geste consacré.Des étymologistes ont voulu que le mot \u201cadorer\u201d signifiät \u201cporter ses lèvres, ad os portare\u201d, que les deux termes \u201cadorer\u201d et \u201cbaiser\u201d couvrissent, à l\u2019origine, deux actes identiques, tout au moins analogues.Les premiers chrétiens et les premières chrétiennes se baisaient sur la bouche au cours de leurs agapes fra- ternclles.Saint Paul recommande aux fidèles de pratiquer largement le baiser d\u2019amitié et celui de charité.Encore aujourd\u2019hui, l\u2019Eglise observe bon nombre de ces pures coutumes, à preuve le baiser de l'autel durant le sacrifice de la messe, le baiser de l'anneau épiscopal aux jours de confirmation, le baiser de la main du pape par les cardinaux présents à l\u2019élection, le baisement de la mule pou - tificale par les visiteurs catholiques.Quant au baiser de paix.échangé autrefois entre tous les communiants, c'est à cause des mauvais \u2018tours du démon de la chair qu\u2019on l\u2019a réservé aux prè- tres et aux cleres du choeur, moins accessibles aux tentations des sens.Hors ces rites religieux, comme il reste peu de vestiges du baiser honnéte.Comme il est déchu des hauteurs morales où la conscience chrétienne l'avait élevé.La corruption des moeurs en a fait un acte si animal et si morbide que beaucoup, aujourd'hui, v voient plus de honte que de noblesse.On ne saurait trop déplorer cette déchéance du baiser et la réputation fâcheuse que les viveurs lui ont faite.Quantum mutatus ab illo! Il est si vrai que le baiser est profané, marqué du sceau de la dégénérescence que nombre de moralistes et d\u2019hygiénistes, alarmés de ses ravages, lui ont voué une guerre à mort et juré de le poursuivre jusque dans ses derniers repaires, tout comme l\u2019on traque une béte fauve.Le tuer ou le rendre inoffensif, tel est le mot d\u2019ordre.II faut a tout prix, si possible, le réintégrer dans ses fonctions bienfaisantes.Les moralistes parlent avec rudesse ct franchise.Le baiser sensuel, clament-ils, est une manoeuvre de perdition, un guet- apens infernal, la brèche accoutumée du diable en désir d\u2019entrer dans la place.Ce serait déjà un accouplement de détail, une imprudence préparant aux pires catastrophes.Il paraîtrait que, du moment que l\u2019on a les lèvres, on n'est pas loin d\u2019obtenir le reste.Au reste, ajoutent les défenseurs de la morale et de l\u2019honneur, le baiser charnel, même sans incita- tion à la luxure, est un acte trop animal pour ne pas être indigne de l'humanité consciente de son rang dans l\u2019échelle de la création.Les champions de l'hygiène condamnent le baiser à un autre point de vue, non moins intéressant.Peu leur importe que Je baiser soit la porte de l\u2019enfer, il leur suffit qu\u2019il soit la porte des microbes pathogènes.Quand un individu applique ses lèvres sur une portion d\u2019épiderme ou de muqueuse d'un autre individu, il est plus que bête ou grossier, il est criminel, décrète l\u2019hygiène qui ne badine pas.À quoi servent donc les découvertes de la bactériolo- gic cet l\u2019organisation savante de la défense sanitaire, si les humains continuent, en cachette, de semer, par leurs baisers imbéciles, les plus horribles maladies infectieuses?Le baiser, voilà la pas- serclle qui permet au tréponème et au bacille de Koch de sauter d\u2019un organisme à l\u2019autre et d'y porter la même désolation.Si l\u2019habitude de baisailler les enfants et les grandes personnes à propos de tout et de rien, mais sans piai- sir charnel, est funeste, a fortiori la pratique du baiser sensuel, d'autant plus fécond en volupté qu\u2019il est plus intime, plus étroit, plus complet.S\u2019il y a des gens qui promènent un chancre syphilitique aux lèvres, c\u2019est peut-être quelquefois pour avoir bu avec un verre contaminé, mais plus souvent et plus plausiblement pour avoir vidé trop consciencieusement la coupe des voluptés impures.Qu'à cela ne tienne, répliquent les poètes épicuriens, défenseurs attitrés de toutes les formes du Plaisir, ce septième château de la poésic.Le baiser sensuel, un contact obscène ou malsain de muqueuses?Allons done! Non, non, c\u2019est le choc étincelant de deux amours, le point jeté entre deux coeurs, le tuyau de raccordement entre deux âmes désireuses de se mêler, de se fondre en une seule.Il ne manque plus que d\u2019enfiler la fameuse tirade de Rostand.Pour tout dire en peu de mots, le baiser est à la fois la plus sublime manifestation de l'attraction amoureuse et la plus exquise des jouissances.Cette conquête de l\u2019humanité, il faut la défendre jalousement contre les entreprises des barbares, c\u2019est-à- dire contre les austéres moralistes ct les secs hygiénistes.Qui a raison et qui l\u2019emportera?Je crois que les poètes sont trop le jouet de la passion et de l'imagination pour ne pas avoir tort, mais, par ailleurs, je crains fort que les hygiénistes et les moralistes n\u2019aient contre eux les instincts les plus impéricux de la nature humaine, souveraine en ce domaine comme en bien d\u2019autres.De même que le baiser maternel ou filial, le baiser sexuel est lié aux fibres les plus intimes de l\u2019être ainsi l\u2019instinct ne conraît pas de barrière.Il semble que, quoi que fassent, pour l\u2019atteindre, les lois ct les bonnes volontés, le baiser illicite voisinera toujours, comme il a voisiné et voisine de plus en plus, avec le baiser légitime et irréprochable.On ne doit pas se flatter d\u2019arracher jamais IMPRESSIONS D'UN ANCIEN Le béret est une chose qu\u2019on ne porte plus: on lenterre A l\u2019automne, quand les feuilles jonchent les chemins et que les arbres s'¢talent comme des Spectres au bord des rues d\u2019asphalre, un cortège de mort s\u2019avance à travers la ville.Les fossoyeurs marchent gravement à la suite dy chariot funèbre, et sur un cata falque dort de son dernier sommeil, le béret.Or, samedi dernier, la cérémonie maintenant traditionnelle eur lieu avec le faste accoutumé.Les diverses facultés avaient réuni tout un attirail de chars alicgori.ques et de groupes des plus représentatifs.Tous ont pu admire l'ordre, l\u2019ensemble et le bon goût de cette parade; il serait donc inutile de décrire au long les différents éléments qui ont contribué à son succès.C\u2019est aux pieds du Mont-Royal qu\u2019eût lieu le grand événement, Après un défilé par les rues, à travers une foule compacte et sympathique, la procession se massa aux approches du monument Gcorges-Etienne Cartier.À la lueur des torches, on lut des vers épiques ; des discours furent prononcés, et pendant que la fan- farce jouait ses airs funèbres, la terre tombait, pelletée à pelletée, sur le pauvre béret.Les froids viendront et la neige couvrira le sol où il repose : il sera peut-être oublié, car la mémoire des humains conserve si peu longtemps le souvenir des disparus.Mais, plus favorisé que d'autres, il renaîtra au printemps : et l\u2019on verra de nouveau, le béret, décorer le front des carabins.Car le béret est le symbole qu\u2019il faut constamment porter: qu'ils sont crânes, pimpants, alertes, nos étudiants qui défilent portant majestueusement le béret.Les choses parlent au coeur, et c'est vec regret que l\u2019on voit disparai- tre celles qui sont les plus éloquentes.Car l\u2019ancien qui fouille au fond de ses tiroirs aime y toucher l\u2019étoffe de son antique coiffure, et lorsqu\u2019il voit sur des têtes plus jeunes le béret, il lui semble voir passer devant lui une image du passc.RAYMOND GODIN, Avocat.l\u2019humanité à la vie instinctive et animale et de faire de tous ses actes des actes conscients, réfléchis, scientifiques.Autant courir prendre la lune avec ses dents.Tant que le monde sera monde, rien ni personne n\u2019empécheront tleux tourtereaux de se becqueter clandestinement sous la feuille touffue.GEORGES ROUSSEAU, Licencié è&s-lettres, Licencié \u20ac5- sciences politiques, économiques et sociales.Les tables qui ruent:\u2014Au Grand Pa lais, on cest tout étonné en visitant Salon des Arts Décoratifs de tire À côté des tables, des chaises, des te teuils ct des guéridons exposés, Ce recommandation : _ \u201cPrenez garde aux coups de pied ie est qu'on a installé nos artistes \u201d dustricls dans les anciennes écuries A concours hippique ct qu\u2019on n'a Done songé à enlever les pancartes qui \u20ac cernaient les chevaux. LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 23 OCTOBRE 1924 l\u2019Université de Montréal ensevelirent leur béret au pied du monument Cartier.Ce fut splendide.La montagne s\u2019était endeuillée pour la circonstance.Les arbres géants agrippés au roc sombre pleuraient \u2018leurs feuilles rousses et sèches.Le vent se lamentait à travers les branches dénudées.Un ciel froid et sombre où roulaient des caravanes de nuages gris de la longueur du chemin jetait un manteau de ténèbres au- dessus de la foule remuante.Des torches aux flammes résineuses haletaient comme des sanglots étouffés, illuminant d\u2019une clarté jaunätre cette scène de deuil.Et l'ange du monument, comme un oiseau de nuit des temps préhistoriques, battait ses ailes noires.J.es cuivres de la fanfare, tandis que les dernières pelletées de terre tombaient avec fracas sur le cercueil oblong, martelaient en soupirant la \u201cMarche Funéèbre\u201d de Chopin.Et la jeunesse étudiante pressée autour de Geor- ges-Etienne Cartier se sentait protégée ct à l\u2019aise près de l\u2019aïeul qui souriait paternellement.Puis Guy de Vaudreuil, poète original et fin nous dit spirituellement des vers.M.Gaston Caisse, président de l\u2019Association générale, aves ses yeux vifs et son humour un peu pincé sut dire des choses délicates.Son Honneur le Maire de Montréal mit de côté la morgue hautaine qu\u2019adopteraient en de telles circonstances d'autres personnages moins bienveillants et nous renouvela avec bonté sa sympathie pour nous.L\u2019honcra- ble Secrétaire de la Province se rappelant ses jours ou mieux ses soirées d'étudiant, trouva, comme toujours d\u2019ailleurs, avec des phrases d\u2019académicien des idées profondes et pittoresques.Encore une fois, les étudiants, guis lurons et joyeux copains, ont prouvé qu\u2019ils savaient bien faire les choses et les applaudissements du la foule ne leur furent point ménagés.T est rumeur \u2014 et cette rumeur devient de plus en plus persistante \u2014 que les étudiants de la Faculté de Droit ont remporté les honneurs de la parade.Les orga- tisateurs de cette faculté virent leurs efforts couronnés de succes.Ce fut bien mérité.Claquant au vent, comme au soir d\u2019une victoire, le drapeau bleu et blanc ouvrait la route.Vêtus comme au temps des cours d\u2019amour ct des jeux floraux, montés sur des chevaux fringants qui en - censaient de la tête orgucilleuse- ment, deux pages s\u2019avangaient galamment.Puis à l\u2019enseigne de la noble Faculté, le comité de régie, solennel, comme une assemblée de juges, suivait.\u201cLa Refonte des Statuts\u201d annonçait un char où deux codificateurs faisaient bouillir les lois qui protègent le public dans sa moralité et dans ses biens.La flamme haute et la fumée opaque auguraient bien et la gros- secur des volumes ne terrifiait pas trop les pauvrés gens surtaxés.Des consuls romains drapés de blanches toges portaient la \u201cLoi des XII Tables\u201d qui fit la grandeur et la puissance de Rome.Ez pour faire exécuter les ordonnan- Ces et les décrétales des rois, les lois des Parlements, les décisions des Magistrats, la Police se dan- Ell; PCD) NEED \u2014 Chronique Universitaire \u2014 js >a (Va (= Sem ooic=© D0) CD00 CTD) CT) Co) Co () C0 (Cm ES) CS) CS ES OS OS) dinait dans ses costumes qui évoluèrent au cours des siècles ; com- inençant par les faisceaux des licteurs, passant\u2019 par les marmites de fer, les hallebardes, les lourdes épées du moyen-âge pour finir avec des ventres preéminents décorés de boutons bien astiqués et des jaquettes écourtées, le tout surmonté d\u2019un casque \u201cpas chaud pour l'hiver,\u201d Deux pauvres forçats, sous l\u2019ocil menaçant du procureur du Roi et d\u2019un bourreau féroce en cagoule rouge, mais protégés par la science de leur savant avocat.se sauvaient de Ja force constabu- laire qui heureusement pour les montres et les bijoux des specta- tears les rattrapaient.Le droit administratif cherchait à admi- aistrer, à scolariser, à grouper en paroisses des foules imaginaires et des provinces de nuées.Le prét à la grosse se balançait en chaloupe sur des vagues houleuses ct sur les aspérités des rails.Gros et puissant un tireur insolvable tirait de toutes ses forces sur un tiré récalcitrant; et personne pour protester.\u201cL\u2019Harmonie des lois\u201d soupirait dans des instruments bizarres et tortus des cacophonies indescriptibles.Au son de cette musique burlesque, la Procédure procédait ennuyée ct cngoncée comme une grosse dame dans ses falbalas ct ses paniers gigantesques.Pointant, museau au vent, oreilles dressées, \u201cla chienne des examens\u201d aboyait aux examinateurs trop sévères.Et long comme une conférence cnnuyeuse, le barreau s\u2019allongeait en trophée aux mains de ses porteurs.\u201cLoi des préteurs sur gage\u201d annonçait une enseigne d\u2019usuriers crapuleux.\u201cVente sans garantie\u201d hennissait une pauvre rosinantz aux flancs aimaigris Et deux malheureux époux, femme sans beauté, homme sans élégance, trainant deux marmots polissons, offraient en spectacle la sévérité ct les devoirs épineux et monotones que nouc le lien conjugal.\u201cChemise de notaire n\u2019est pas toujours blanche\u201d criait une cartz d'annonce portée par des notaires honnêtes.Deux mexicains, gens au caractère paisible, prouvaient le grand axiome: \u201cle mort saisit le vif.\u201d Et le char allégorique: le Droit, flambeau de l\u2019univers.Sur un trône de nuages blancs, enfouie dans la mousseline neigeuse, délicate et féérique, Mlle Florence Gouin personnifiait divinement la loi qui éclaire le Monde.Sa figure d\u2019un ovale gracieux, illuminée par la vivacité de deux grands yeux noirs, surmontés de sourcils d\u2019un arc si pur qu\u2019il appelait les flèches de Cupidon, faisait battre la charge aux coeurs de ses loyaux sujets.Les longs cils droits en s\u2019abaissant jetaient de l\u2019ombre su- la peau veloutée de ses joues roses et tendres comme des fruits mürs.Des lèvres rouges comme des cerises souriaient à la foule qui l\u2019admirait respectueuse et subjuguée.Une féc enfin dont tous auraient voulu être le Prince Charmant.Mais, hélas! Comme les roses qui ne vivent que l\u2019espace d\u2019un matin, les belles parades et les gaies chansons et les joyeux propos ne durent qu'un soir trop court! HACHE-AILE P.S\u2014J'allais oublier de remercier les confrères de la Faculté qui ont cru bon de s'abstenir de prendre part à la parade.De même que ce ne sont pas les soldats qui combattent qui gagnent la bataille mais ceux qui vendent au gouvernement les fournitures, provisions et armes ainsi ces chers confrères, partisans de Pabstention, (je ne parle pas de ceux dont l'absence était moti- véc), nous ont aidé au succès de la soirée, par leurs prières et méditations solitaires.A LA FACULTE DES SCIENCES Souvenir de parade Pleuvra-t-y, pleuvra-t-y pas, telle est l\u2019angoissant problème sur lequel le temps \u2018sombre de samedi dernier nous fit pâlir, aux sciences comme aux autres facultés.Nos météorologistes, l\u2019oeil fixé sur l'aiguille barométrique qui tenait mordicus à l'incertitude, nous répondirent comme dans \u2018in chanson: \u201cP\u2019têtre ben qu\u2019oui, p\u2019tétre ben qu\u2019non\u201d.En depit de tout, les plus hardis opinèrent qu\u2019il fallait faire violence à la température.Ainsi fit-on, et l'on fit bien.Alchimistes, botanistes, sérothé- rapeutistes se mirent à l\u2019oeuvre avec entrain.Sans doute, y aurions-nous unis plus d\u2019enthousiasme si le soleil avait été plus prodigue de ses rayons, mais n'empêche que l\u2019originalité de Ia \u201cCellule\u201d, l'évocation de l\u2019\u201cAlchi- mic\u201d ct \"Hommage a Pasteur\u201d nous fit remarquer du jury.On sait en effet que si le Droit a en droit à la coupe, les Sciences ont cu la science de se faire attribuer la mention honorable.Nul doute qu\u2019en ceci Pasteur y fit beaucoup et qui sait même, si celles qui l\u2019accompagnaient n\u2019y ont pas été pour quelque chose.Quant à notre petit Joseph Meister, bien sûr qu\u2019elle contribua pour beaucoup à notre succès.Et que dire donc de maman Meister, de sa compagne et da: son turbulent époux?Mais un malheur devait arriver.Le buste de Pasteur après s\u2019être fait mutiler la face d\u2019une façon qui eut été mortelle pour tout autre qu\u2019un plâtre eut une clavicule enfoncée ou mieux défoncée.Plâtre, il a vécu ce que vivent les plâtres, l\u2019espace d\u2019une demi- procession.\u201d Il put tout de méme se porter assez bien pour venir assister à l\u2019interrogatoire de lundi.Si ses mânes vinrent errer autour de son effigie, je ne sais si elles ont reconnu en nous l\u2019acharnement au travail de celui qu\u2019elles animérent.Nous le saurons après l\u2019examen de jeudi.Philippe à MONTPETIT.= \u2018 A PEDO OO ECOLE DE PHARMACIE Nous n'avons qu\u2019a nous applaudir et qu\u2019à nous féliciter du succès obtenu à la parade macabre mais pourtant très intéressante et amusante surtout, lors de l\u2019inhumation de notre béret, samedi soir.Notre char, bien qu\u2019ayant pris feu à maintes reprises sur le parcours, n\u2019a rien laissé à désirer: car il fut original et bien fait.Il fallait voir nos grands chimistes de la dernière heure ébaubir la foule de leurs réactions multicolores toutes plus surprenantes les unes que les autres.Je n\u2019hésite pas à croire, et j'en suis sûr, d\u2019après tous les mignons sourires perçus, que le sexe fascinateur nous a trouvés fort galants, puisque nous ne lui ménagions pas les éléments de sa beauté: poudres et parfums.La suite fut assez nombreuse de ceux qui, par leur entrain et leurs saillies, nous ont favorisé de leur présence.Nous les en remercions de tout coeur.Le retour s'est très bien effectué, bien que nous n\u2019ayons pas paru, à nos rires et à nos plaisanteries continuelles, trop profondément contristés du malheureux petit béret laissé là-bas, en compagnie du grand Cartier, Tous comptes faits, nous ne trouvons ä notre crédit que des félicitations; et nous remercions tous ceux qui ont mené à bonne fin cette entreprise joyeuse.Je nomme: J.-L.Gauvin, C.Proulx, BR.Lajeunesse, J.-P.Sénez, Marius Dufresne et une foule d\u2019autres que nous n\u2019oublions pas, mais dont 1l serait trop long d\u2019énumérer les noms dans cette chronique.A.M.Courville qui nous a si généreusement aidé, nous offrons notre meilleur merci.LEON D'ABROL.REMERCIEMENTS Je me fais l'interprète des Etu- diants en Pharmacie pour remercier très sincèrement tous ceux qui, de quelque façon que ce soit, ont contribué à notre succès à la parade de l\u2019Enterrement du Béret.Mentionnons immédiatement : M.A.-J.Laurence, directeur de l\u2019Ecole; M.H.Laplante-Courvil- le, professeur; M.J.-R.Griffith, artiste-peintre; McEwen, Cameron Lted., pharmaciens en gros; Laboratoire Nadeau, pharmaciens en gros; R.Charron Express; La Parfumerie Jutras; La Parfumerie Marceau; M.J.-A.-E.Gauvin, pharmacien.Puis nous devons aussi de remercier tous ceux qui se sont dévoués à l\u2019édification de notre Char Allégorique; je craindrais d\u2019amoindrir le mérite de ces élèves ct de blesser leur humilité en les nommant.Le fait que partout on s\u2019est empressé de nous encourager, démontre clairement que les Etu- diants en Pharmacie ont déjà acquis l\u2019estime de tous ceux avec qui ils ont des relations.CLEMENT PROULX, Président.PAGE CINQ A LA FACULTE DE DROIT Ti LOS 900\u2018 A L\u2019ECOLE DE MEDECINE Samedi soir, les étudiants de VETERINAIRE Mercredi, 15 du mois, avait lieu la première réunion des membres anciens et nouveaux de l\u2019Association Médicale Vétérinaire.Il y eut élection des officiers pour l\u2019année 1924-25 et le choix après un vote, pour la plupart, fit honneur à MM.F.-T.Daubigny, M.V., comme président honoraire.H.Lorrain, M.V., président d\u2019office.A.Dauth, M.V., premier vice-président.C.Rouleau, E.Æ.M.V., second vice-président.Paul Jolicoeur, E.EM.V., secrétaire.Hervé Rajotte, EE.M.V., bibliothécaire.Plusieurs questions furent mises en discussion: revision des règlements de l'Association qui pourront amener quelques changements.Cinq nouveaux membres furent inscrits dont Rév.Frère Gabriel, religieux de la Trappe d\u2019Oka, qu'il fait plaisir et honneur de mentionner comme élève de l\u2019école de Médecine Vétérinaire; ainsi que MM.Lan- glois, Lefebvre, Martel et Pa- quette.% + C\u2019est avec chagrin que les E.E,M.V., malgré leur bonne volonté d\u2019y donner leur concours comme dans les années passées, ne purent parader allégoriquement et reconduire le béret dans sa dernière demeure.Quand on ne peut faire chanter une grand\u2019- messe on allume au moins un petit cierge.Et c\u2019est ce que firent cette année les E.E.M.V., grâce à la bienveillance pécuniaire du président du comité en augmentant le nombre des torches qui flamboyaient le soir de l'enterrement du béret.% * * Les étudiants de l\u2019Ecole de Médecine Vétérinaire offrent leurs sympathies à M.l\u2019abbé Pi- neault qui vient d\u2019être doublement éprouvé par la perte récente de son père.E S, EEM.V.\u2014\u2014 FACULTE DE MEDECINE Un mot de la parade et de la décision du jury.Il reste à la médecine une incomparable consolation pour n\u2019avoir pu tremper ses lèvres que dans la \u201ccoupe\u201d.d\u2019amertume.Chercher des raisons?En- barras du choix, a-t-on dit; vieux préjugés à l\u2019égard du morticole, longueur du cours de médecine; brièveté des autres, plutôt.Il semble que nous devions trouver notre récompense dans une autre vie, après y en avoir tant envoyé! Laissons ces raisons d\u2019enfant en pâture au jugement de la foule et rappelons avec quel tact, quel doigté le médecin de famille donnait ses conseils de fidélité à la confiante maman.Et puisque l\u2019amour, à la longue risque de refroidir ses ardeurs, n\u2019est-ce pas, qu'\u2019alors, le vieux praticien vient à temps attiser la braise qui couvait sous les cendres à peine chaudes, en donnant naissance au \u201cpetit tyran\u201d, quelquefois à \u2018un compagnon de logement ?Mais aussi, qui permet au légiste de travailler à la \u201crefonte des statuts\u201d, d\u2019y faiblir, de contracter une paralysie bénigne, (Suite à la page 6) \u201c & PAGE SIX LE BERET EST ENTERRE Beau succès de la manifestation nocturne de samedi.\u2014 La Faculté de Droit à l'honneur.\u2014 Parlons aussi des autres.Les cendres du béret sont déjà froides mais les échos de son enterrement de première classe ne se sont pas encore tus; des commentaires flatteurs nous arrivent de partout; les journaux n'ont pas ménagé leur admiration; la foule a prodigué ses applaudissements au passage du pittoresque défilé; c'est donc un brillant et complet succès, et bien mérité, ajoutons-le à la louange de tous ceux qui ont fait leur part, grande ou petite, dans cette organisation.C\u2019est le cas de dire que les ouvriers de la dernière heure sont récompensés largement, en proportion de leur tenacité, de leur ardeur à la besogne d\u2019ailleurs.Sans l\u2019optimisme des organisateurs et le bon vouloir des étudiants qui se sont rendus nombreux malgré la menace d'un ciel d'orage, les chars allégoriques ne se seraient jamais mis en marche; heureusement, avec quelques quarts d'heure seulement (soyons indulgents!) de retard, véhicules et personnages s\u2019ébranlaient, cortège gai ct plein d'entrain comme jamais n\u2019en aura le plus fortuné des défunts avec toute une kyriclle d\u2019héritiers.Dans un bel ordre avec tout l'enthousiasme du départ quand les jambes sont encore souples et la voix vibrante, la parade défilait sous les yeux des juges postés sous le péristyle de l\u2019édifice universitaire central, rue Saint-Denis.Rendus perplexes par le nombre des chars tous réussis, et probablement éblouis par la sarabande des flambeaux brandis par les manifestants, ces messieurs du jury sous la présidence conjointe de Mgr Pictte, le recteur, et de l'honorable A.David, secrétaire provincial, délibéraient gravement pendant que la parade continuait entre deux quadruples haies de curieux.Des sourires entendus saluaient les policiers à cheval qui.pou- obéir à leur consigne du moment, nous fravaient le passage au lien de nous l'interdire.la venue du plus fantaisiste des croque-morts précédant l'effi- gic du héret sur un morne corbillard distravait la foule sans lui laisser le temps de trop philosopher sur \u201cla police ct les étudiants\u201d, cet Cternel point d'interrogation; puis un accès de franche gaîté saluait le premier char allégorique, dû à l'esprit humoristique des copains des Ilautes Etudes Commerciales: leur conférencier à la tignasse hirsute se démenant devant un auditoire burlesque faisait songer à quelque féroce communiste en train de haranguer de farouches adeptes et des badauds.On riait encore que \u201cLa Traite\u201d, \u2014 une pauvre vache qui n'avait certes pas conscience de symboliser un aussi important chiffon de papier commercial, l'hilarité.== déclanchait de plus belle les spectateurs mis en belle humeur -\u2014 nous ne partons pas des grincheux qui regardaient curieusement malgré tout \u2014 accucillaient ensuite avec intéret les ingénieurs de demain, élèves de Polyteehni- que, avec leurs mécaniques en miniature, travaux patients, reproductions fidèles, et devant les pionniers du progrès, qui passaient, sac au dos, on devait se sentir pris d'admiration comme pour de braves soldats.les étudiants en pharmacie, bien qu'en petit nombre (leurs captivantes occupations nous privent de leur présence) venaient ensuite montés sur un char transformé en laboratoire; plus d'une grimace s'est esquissée sur votre passage, mes pauvres amis, et des collègues ont été guéris miraculeusement au seul souvenir de certaines drogues d'un goût inoubliable.Puis venait, cahotant sur les pavés, un autre roulant de la torture moderne dont le seul aspect a fait pâlir plus d'un joli minois, nous voulons parler du char allégorique de la Chirurgie Dentaire qui s'intitulait \u201cExtraction des dents sans douleur\u201d; quelle légende humanitaire! Ta rate des badauds demandait à se dilater après d'aussi glaçants spectacles, et c'est avec tout la violence d\u2019une réaction nerveuse que les rires éclataient à nouveau au passage du principal char allégorique des Sciences, \u201cl\u2019Etude de la Cellule\u201d; pouvait-on imaginer Plus spirituel que ce repris de justice en cage sous l'objectif d'un microscope monstre?Une mention honorable lui fut accordée, bravo! Un temps, puis la Médecine largement représentée offrait au publie une réplique du tableau connu \u201cLe médecin de campagne\u201d.faisait irissonner les impressionnables avec \u201cSon cauchemar du carabin\u201d dans lequel des squelettes dissèquent avec entrain un malheureux étudiant qui ne dort pas précisément du sommeil du juste.Enfin, des berceaux tout blancs, deux gardes-malades gentilles et un grave praticien montés sur un véhicule fraîchement décoré s'attirent les sympathies de la foule et lui donnent une utile leçon; on lit sur des pancartes: \u201cGuerre à la mortalité infantile\u201d.Les sosies de deux professeurs de talent de la Faculté pérorant savamment devant des potaches passent au grand amusement de ceux qui connaissent ces deux praticiens en vue: c'est réussi! Et voici la Faculté de Droit, en queue: \u201cles derniers seront les premiers\u201d.dit l\u2019lEvangile ; ce n\u2019est pourtant pas uniquement pour cela qu\u2019on leur a décerné la coupe.Leur belle tenue d'ensemble, le rôle rempli par chacun des figurants, les réparties fines, la drôlerie de leurs symboles, ct la magnificence de leur principal char allégoriqu= ont fait pencher la balance de leur côté ; nous nous faisons l\u2019interprète de tous les étudiants en'leur disant: \u201cÇa vous revenait, les gars!\u201d Une déesse jolie, diedème au front, un flambeau étincelant dans CHRONIQUE UNIVERSITAIRE (suite de la page 5) a puis à la fois, selon la célèbre expression du Dr Danis-Dariel Mi- gnault, d\u2019y \u201ctrépasser\u201d, entendons par là de passer à travers, qui permet cette complication, ce prolongement de nos lois, sinon le médecin?Le médecin-député est bon légiste et c\u2019est depuis le succès des glandes de Voronofi que le singe aspire à la Chambre! Il s\u2019agit d'étudiants dites-vous, non de praticiens.Nous en serons des praticiens et avec quei- le revanche! Aussi réclamons-nous non seulement une part des succès de nos amis en loi \u2014 nous les rendons possibles ces succès \u2014 mais en toute justice, une part de leurs bétises ct âneries pour les mé- mes raisons.Il n\u2019est pas né le médecin assez courageux et phi- lanthsope pour exagérer la dose de morphine ou de strychnine en prescription au légiste alité, parce que pour vivre, le médecin a besoin d'un ami auprès du tribunal.lésculape.de purgative mémoire, grillant un \u201cConsol\u201d su- le peristyle de PHopital Sainte- Justine, dans les reins par un tas de charlatans en rupture de banc, une engueulade entre deux professeurs qui parlant la méme langue ct qui n'ont pas poussé l'air de se comprendre \u2014 la barbe! \u2014 le rève de l'étudiant, que ie public croyait beaucoup plus sentimental et passionné, les phases de l'examen, traduisant cette Impression d'un rapide passage de locomotive fumante, tel défilé de nomades.tout cela a fortement surpris, désemparé un corps publie, un jury, habitué à ne voile médecin qu'aux heures sombres et tourmentées.Peut-être regrette-t-il maintenant d\u2019avoir cédé hätivement à une première impression.Nous possédons un fleuron qu\u2019on ne peut nous arracher: celui de pouvoir regarder la mort en face et souvent! les obscurs Dien- notre monde et les étudiants, qui ont su garder de li tenue malgré leur grand nombre.Il sera fait mention des organisateurs dévoués à tout l\u2019£- chafaudage, ultérieurement.Remercions faiteurs de *.* x L\u201cAction médicale\u201d se fait l\u2019avocate des intérêts professionnels dans la province en ouvrant une campagne de propagande.Cette société demande l\u2019appui général.Elle peut se diviser en plusieurs secteurs.Un bureau s\u2019occupera, moyennant certain pourcentage, de per- cevo.r les comptes d\u2019arrérages d\u2019une façon systématique, les assurances remboursant les sommes per- LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 23 OCTOBRE 1924 LA NUIT \u2018 sa main blanche mais ferme, \u201cle flambeau du Droit, lumière du monde\u201d passa et ce fut.tout.M, le maire Duquette, l\u2019honorable A.David, et le président de l'A.G.E.U.M.adressèrent la parole, au monument Cartier, \u201clOde au béret\u201d, oraison funèbre tragi-comique, fut lue par M.Cho- quette, son auteur, un jeune poète d'avenir, collaborateur attitré du \u201cQuartier Latin\u201d; et traînant un peu la jambe, mais toujours gais, les étudiants revinrent toujours en parade, acclamés par l\u2019Ouest avec autant de spontanéité que par l\u2019Est.Ce fut une bien belle fête, nous nous en souviendrons.-_\u2014 4 Partout dehors il fait bien noir, Dans le ciel gris pas une étoile it sur le lac aucune voile; .Tout fait silence.c\u2019est le soir! | L'oiseau s\u2019est tû là-haut, il dort.I T'oute la nature sommeille : Seul le silence encore veille | Pendant que tous les bruits sont morts.Mais il me parle ce silence L Car j'entends ta voix, O Nature! d C\u2019est le mystérieux murmure ; De l\u2019univers qui tout bas pense, çÇ Silencieux, j'écoute ce bruit, t Ce bruit où plane du mystère : ni C\u2019est l\u2019hynme pieux de la terre Qui s\u2019élève vers Dieu, la nuit.Jit les grands arbres du jardin k Sous les cieux s'inclinent dans l\u2019ombre a Pendant que moi, dans la nuit sombre tl Emu, je vais sur le chemin.h E.MIL, i \u2014 Ci gues et non remises ou simplement LES MALHEURS M lues.DE M.PLOTE | © Le programme est une réaction Pp contre les abus des dispensaires, la M.Plote a un grand défaut: il I pénurie des districts électoraux arrive toujours à l'heure exacte ° du \u201cCollège des médecins et Chi- à son bureau.W rurgiens\u201d, les honoraires des mé- M.Plote est expéditionnaire it decins d'état ou d'assurance.au ministère de la navigation flu- k Ja concurrence augmente.Les viale et des marchés couverts.\u20ac charlatans, les Chiro-Suffixe, ce Depuis vingt-huit années, dont \" que l'on voudra, les pharmaciens quelques-unes bissextiles.qui p et garde-malades prétendent tron exerce ses fonctions modestes et W souvent soulager le médecin de proportionnellement rémunérées, di son rôle.On veut obtenir justice.il ny à pas d'exemple que M.Plo- bh Ce geste est a propos.Dépé- te soit arrivé à son burean après chons-nous de pratiquer, les amis ! le neuvième coup de neuf heures, q JEAN LeSAGE, le matin.et, le soir, après le ce \u2019 deuxième coup de quatorze heu- ke ELECTIONS A res.; L\u2019ECOLE VETERINAIRE Son exactitude légendaire est, | , | sans qu\u2019il s\u2019en doute, la source de _ Mercredi dernier, se tenait, à tous les maux dont soufre MH à l'I£cole de Médecine vétérinaire de Plote \u2014 qui est, par ailleurs, gro th Montréal, la première assemblée gnon.maussade, bilicux ct per ve b-mensueile des membres de PAs- pétuellement mécontent de tout.t\\ sociation médicale vétérinaire Neuf heures.M.Plote pénètre \u201c francaise de Montréal.Le but dans son bureau.Il y fait un froid it principal de cette assemblée était de loup.de procéder à l'élection des offi- M.Plote se précipite sur le i» ciers pour le terme 1924-25, thermomètre accroché au mur.in Le Dr A.Dauth, agissant com- \u2014Vingt-cinq degrés !s\u2019écrie M.\u201c me président d'élection, a deman- Plote furieux.De deux chose m dé à l'assistance de choisir un se- l'une : ou ce thermomètre ne mar- oc crétaire.Le Dr C.Roulcau fut che pas, ou c\u2019est moi qui ai h, nommé protempore.L'on pro- fièvre.gi céda à l'élection, qui donna le ré- Or M.Plote n\u2019a pas la fièvre ca sultat suivant : et le thermomètre fonctionne à re Président honoraire, Dr F.-T.merveille.st Daubigny, directeur de l\u2019école de Seulement M.Plote ne se doute in médecine Vétérinaire de Mont- pas que le gargon de bureau quiir- Mm réal; président, Dr H.Lorrain; ritent les manies de M.Plote, lais seme viee président, Dr C.Rou.15 Sade Ouverte In fentire di in pre , .l bureau du maniaque jusqu\u2019à neuf fm leau ; secrétaire, Dr Paul Joli- heures moins une, heure i laquel in coeur ; bibliothécaire, Dr FH.Ra- 1e j1 vient la fermer; après quoi re jotte.il accroche au mur le thermomè gr tre qu'il a fait chauffer sur la ca cit Les dif ficultés que nous trouvons lorifére jusqu\u2019a ce que le docile cr aux \u20ac ; , .que les défaillances de notre volonté '°!\"\"Ment marque 25°.w ct Paveu de la médiocrité de nos Si M.Plote mettait un peu plus an désirs \u2014Fadette.de fantaisie dans ses heures dar co rivée à son bureau, le garçon N° str pourrait lui faire le coup du the ph momètre \u2014 et ce serait domma- crc ge.ha puis L\u2019exactitude de M.Plote a tl autre inconvénient.We En effet, il a beau, pour mén& air ger sa redingote, l'enlever dès son arrivée à son bureau et acco § cher dans un placard du couloir lig d\u2019où il décroche en même temp, od ; son vieux veston de travail, PH q i ALEXANDRE MARCOTTE.(Suite à la page 7) hi .La parade de cette année a soulevé un intérêt inaccoutumé parmi la gent étudiante et notre population et notons que la presse de Montréal, tant anglaise que .française y a consacré des appréciations intéressantes.Nos lecteurs seront heureux de lire ces appréciations cueillies dans la presse anglaise de notre ville.Du compte-rendu de la \u201cGazette\u201d qui est très détaillé, et trop long pour insertion complète, dans nos colonnes, nous donnons deux extraits importants.(Du \u201cMontreal Star\u201d): A grand array of floats of ail kinds mingled with terrific noise.anounced that the students of the Université de Montréal were having a grand funeral, in which devotees to all \u201ctrades\u201d, were represented.The unfortunate deceased, Monsieur Beret by name, was officially \u201cburied\u201d at the Cartier Monument where an appropriate poetic epitaph was read.The procession included all sorts oi ridiculous animals, and a jazz- wagon, surgeon\u2019s float and mining students\u2019 exhibition, all following the \u201cchief mourner\u201d\u201d An enormous crowd turned out to watch proceedings.Before the procession a baptismal service was held over an antiquated quadruped which was a stallion in its better days.Hon.J.-A.David, Mayor Du- quettc and prominent officials connected with the University, took part in the procession.(Du \u201cHerald™): In the presence of representatives of the Province of Quebec, the City of Montreal and the University, students of the Universi- tv of Montreal, the city Saturday cvening witnessed its gayest funeral.The late Mr.Beret was once again buried with all the pomp, incantations, orisons and solemn songs, at the foot of the Cartier memorial.The students expressed their sentiments of mourning hy multi-colored attendants, of gayly painted chariots, allegorical cars, comic floats and high revels.Raucous songs filled the streets as the marshals perspir- ingly tried to line up the fractious mourners.Each faculty was represented in the various coaches and the medical with all the diseases rang- \"ing from measles to fevers were represented.The chief mourner, greeted with laughter and the vociferous welcome of the large crowd, headed the procession.With a white face, black clothing and brown shoes to complete the color scheme the functionary strode along with a wand to emphasize his authority.But the crowd simply howled at his top hat of overgrown dimensions.The national anthem of today was loud and lustily sung, \u2014 \u201cIt ain't gonna rain no more\u201d.The procession reached the \u201cce- Metery\u201d and the deceased was lifted from his coffin with poetic odes and recitals, chanting and dirige singing to be cremated and his ashes scattered to the wind.LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 23 OCTOBRE 1924 Appréciations sur la parade de samedi tee (Du \u201cMorning Sun\u201d): Stretching for over two miles along city streets, which they lighted with flaming torches, a parade of Students of University of Montreal drew the attention of thousands of people on Saturday evening when they went through a weird ceremony of burying the beret on the mountain side.Hon.L.-Athanasc David, Provincial Secretary, and Mayor Du- quette represented the Province and the city respectively.Big floats constructed by the students of the various scctions of the big university formed part of the procession.The parade was one of the most successful ever held, in the opinion of the students and of the onlookers who turned out in thousands in spite of the cold night air.Street car service on Mount Royal and Park avenues was held up for over half an hour at various points to allow the parade to pass.(De la \u201cGazette\u201d) : With all the joyous mingling of pomp, revel, and bufioonery that custom demands, students of the Université: de Montreal in triumphant procession Saturday night bore the late Monsieur Beret to the Mountain side and, with incantation, orison, and solemn song, burned and buried him at the foot of the Cartier monument.Montreal witnessed its gayes: funeral.The Province of Quebec ,the City of Montreal, and the Université all took cognizance of the importance of the occasion and sent their highest officers to represent them, The students expressed their sentiments of mourning by multihued processional chariots attended Db multi-hued and vociferous attendants.And the people of Montreal turned out en masse to cnjoy the obsequies.Shortly after six o'clock, the district to the rear of the Univer- site buildings came aware that something big was in the wind.Shrouded cars rolled into position on various streets, excited students, all wearing the time-ho- nored black velvet beret with {a- culty colors, appeared, and police hovered in the offing.An orange-robed \u201clady\u201d with a Victorian bonnet, long tresses, and the .rilled pantaloons that were the dernier cri among the fair sex in 1836 gave the small boys their first thrill.Leaning airily against a telephose pole \u201cshe\u201d pulled luxuriantly on a fat cigar; then some class companions arrived and, by request, the \u201clady\u201d treated lower St.Hubert street to a weired dance which, according to one of the onlookers, merited the title of \u201chorse with the hives\u201d.As the moments went by the paraders grew in numbers.They had their real fun before they made their appearance in front of the throng.Raucous song and shrill cries filled the streets as the marshals perspiringly tried to line up the fractious mummers.Then there was a roar from Dorchester street.Law students had ensnared an aged stallion, and the baptismal ceremony was on.Mystic rites were performed.One strong-lunged youth announced that he was the incense burner, sat on the asphalt under the stallion\u2019s nostrils and puffed heavily on a huge pipe.The patient horse let it be known that he was no devotee of tabac Canadien and broke up the ceremony.At last everything was in readiness.The Hon.L.-Athanase David, Provincial Secretary, Mayor Duquette, and professors of the Universite were in their places on the steps of the institution on St.Denis street, and flood lights were turned on so that the group might judge with critical eye the various floats in the parade.Bombs and petards sounded from Viger square, a red glare crept over the house tops, and, as a squad of mounted police hove into view, street car traffic was stopped.Roars of laughter grected the head of the procession.The chief mourner was in the lead.Lanky, of deathly white face, black zlotl:- ing (and brown shoes!), the functionary stumped along importantly, with a huge wand to emphasize his authority.But what the crowd liked best of all was his top hat of skyscraper dimensions, and a synthetic tummy that wobbled sympathetically a: cach stride.Four brown-garbed grave diggers, with cowl and nmattock, followed, and then, atop a huge superstructure, Monsieur Beret himself, laid gently on a dark coffin.The faculties were behind.Gaily caparisoned cavaliers of the 17th century (with shel! r.mmed eye glasses) led the students from the Hautes Etudes Commerciales.Sitit une intéressante ct piltores- que description du défilé des divers chars allégoriques et le confrère termine: Betwect cheering thousands the procession made its way up St.Denis street, then by Mounr Royal avenue to Fletcher\u2019s Field, where the entire gathering lined up around the Cartier monument.The deccased was lifted from the coffin.Under the light oi hundreds of flares one of the principal mourners read a poetic valedictory.There was solemn chanting, A dirge was sung.The band played a funeral march.And the late Monsicur Beret was borne high to the foot of the monument, cremated, and his ashes carefully guarded.For a moment the ceremony was onc of great solemnity.But the note of revel was struck again.as one irreverent mourner lit a cigarette from the glowing ashes of the corpse and said to another mourner: \u201cHow about a little drink?\u201d Pensées Choisies Les bons mouvements ne sont rien s'ils ne deviennent de bonnes actions.\u2014Joubert.* ** Accorder un bienfait et en exiger le retour, c\u2019est retrancher le bien qu\u2019on a fait et en perdre le mérite.* % * L'amour est le principe de tout, la raison de tout, la fin de tout \u2014 Lacordaire.\u201c * x Le sentiment est fils de-la pensée.\u2014 Vallet.ts Produ LAIT CREME BEURRE se ole ole ole oe ole ole ole ole ole ole ole ole ole oe ole ole ale ole ole À ole ole oe ole CREME A LA GLACE r 2 - m.m 5 2 les prix courants du marché.Vous qui aimez à être les premiers a JEUNES GENS! s à porter les nouveautés de l'automne, venez les choisir ici: vous les aurez à des prix plus bas que Le magasin du peuple RUES STE-CATHERINE, ST-ANDRE et ST-CHRISTOPHE ë g Eg ë 5 ë upuis Srê ; Jreres ; 2 E 3 5 = ER A A SS A SS SA TEL.: MAIN # 1566 30, RUE SAINT-PAUL EST one a a eu ea a | L nae Tn a a TT a a ee Te Tae Tr Ta Ta Ta Se Connection avec chaque département ASGRAIN & |HARBONNEAU Limitee PHARMACIENS EN GROS Instruments de Chirurgie, Accessoires pour Hôpitaux, Instruments pour Dentistes et Laboratoires.MONTREAL Les malheurs de M.Plote.(Suite de la page 6) constate que les tailleurs emploient, de nos jours, de bien mauvais draps, car une redingote ne lui fait plus le quart du service qu'elle lui faisait jadis.Seulement M.Plote ne se doute pas que sa chère redingote n\u2019est pas rangée depuis cinq minutes que M.Fouipe, jeune rédacteur du bureau voisin, la décroche et la revêt, afin d\u2019économiser sa propre vêture, et va tranquillement la remettre en place à midi moins cinq et à cinq heures moins deux.+ * * M.Plote n\u2019interrompt son obscur labeur que pour vitupérer ce maudit gouvernement, ce régime odieux qui permet aux fabricants de thermomètres et de draperies de confectionner des camelotes répréhensibles.Ces jérémiades ont pour effet de taper sur les nerfs de M.Gru- pe, compagnon de bureau de M.Plote, qui n\u2019aime pas être réveillés de ses continuelles somnolences par des paroles de mauvaise humeur.Aussi M.Grupe a-t-il trouvé le moyen de se venger.Après l\u2019un des accès de colère de M.Plote, M.Grupe regarda fixément l\u2019irascible maniaque, puis lui dit, non sans une teinte d\u2019affectueuse inquiétude : \u2014 Tiens, c\u2019est bizarre! Vous n\u2019êtes point malade, monsieur Plote ?\u2014Non.Pourquoi?\u2014Votre téte a gonflé.\u2014Ma téte?M.Plote porte vivement les mains à son front et le palpe en tous sens.\u2014Je ne vois pas.\u2014Evidemment,.vous ne pouvez pas voir vous-méme.Mais, moi, je me rends parfaitement compte que votre tête a gonflé.Däme, que voulez-vous, l\u2019âge amène à tout un chacun de petits désagréments.À moi des rhumatismes, à vous l\u2019enflure de la tête.Il faut se résigner.À cinq heures, en s\u2019habillant pour partir, M.Plote constata qu\u2019en effet sa tête n\u2019entrait pas dans son chapeau.Une soudaine faiblesse fit fla- gcoler ses genoux.\u2014T n\u2019y a pas à dire, murmura- t-il, ma tête a gonflé.Et il s\u2019en fut, en marchant avec précaution pour ne point faire choir son chapeau, posé en équilibre instable sur le haut de son crâne.M.Grupe avait introduit sous le cuir du chapeau une couronne de papier épaisse d\u2019un demi-centi- mètre.MOTS D'ENFANTS La mère a emmené sa fille, âgée de six printemps, visiter le musée du Louvre, Elles s'arrêtent devant une toile représentant un sujet religieux.\u2014 liens, ma chérie, regarde, cela représente la Vierge.\u2014 Petite mère, tu dois te tromper, ce n\u2019est pas la Vierge.\u2014 Pourquoi donc?\u2014 Elle n\u2019a pas d\u2019enfant ! * x x : Jo a laissé beaucoup de croûtes de pain sur son assiette.Son père lui dit sévèrement : \u2014 Quand j'étais petit garçon, je mangeais toujours mes croûtes de pain.\u2014 Tu aimais ça, alors ?\u2014'Mais oui.\u2014 Eh bien, tiens.ci: Je te les donne! * ** L'invité, pendant le repas, d\u2019ails leurs fort soigné, ne tarissait pas d\u2019éloges sur la cuisine de ses hôtes, \u2014 Quel diner exquis! J'ai rarement aussi bien mangé.: Alors le fils de la maison, s\u2019écria : \u2014 Et«nous.donc, Monsieur! Finis celles- TA em 3 PAGE HUIT LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 23 OCTOBRE 1924 LA MUSIQUE \u2014 Charles Courboin M.Charles Courboin nous a donné l'illusion, à certains moments, que nous entendions non un orgue mais un orchestre.Son habileté de ré- gistration a été surtout visible dans la Mort d\u2019Yseult de Wagner et la Marche héroïque de Saint-Saëns, par le contraste de ses crescendus et de ses diminuendos, par l'usage approprié des timbres ressemblant le plus aux instruments de l\u2019orchestre.Par contre il s\u2019est montré purement organiste dans des pièces comme la Passacaille et Fugue de Bach et le Troisième Choral de César Franck.\u2018 11 est regrettable qu\u2019un artiste tel que M.Courboin n\u2019ait pas féuni un auditoire plus nombreux.x xk Récital Plamondon - Paquin MM.Rodolphe Plamondon ct U- lysse Paquin ont donné en récital, dimanche dernier, un programme plutôt nouveau où l\u2019on ne trouvait pas de ces rengaines qui ont pu être autrefois des morceaux intéressants, mais qui sont devenus depuis, par l'abus qu'on en a fait, une obsession dont on ne peut se délivrer.It fant donc les remercier de nous avoir présenté des oeuvres qui méritent d\u2019être plus connues.Le style de M.Plamondon est remarquable: il nous l\u2019a montré dans le Vowage d'Hiver de Schubert, dont il a donné sept extraits beaucoup goutés de l\u2019auditoirc assez nombreux qui accueillait nos deux compatriotes.Quant à sa voix, c\u2019est toujours le même organe pur et léger dont on a gardé le souvenir.M.Paquin a considérablement développé sa voix, à tel point qu\u2019il peut donner sans effort des notes aussi hautes que beaucoup de barytons.Les Adieux de Wotan, de \\Vagner, ont donné une bonne mesure de son style.x ok Xx Chorale Universitaire A l\u2019Université nous avons plusieurs Associations sportives et autres; mais la musique n\u2019est représentée que par une fanfare.Avec les bonnes voix que nous avons chez les Canadiens-Français, et qui doivent se trouver en grand nombre chez nous, pourquoi ne formerions- nous pas une chorale comme celles des universités américaines et anglaises?Allons-nous laisser l\u2019Université McGill se vanter d\u2019être la seule à Montréal qui ait une chorale.Romain-Octave PELLETIER Le Gulf-Stream n'a jamais existé Un certain M.le Danois (c\u2019est un Frangais comme son nom ne l\u2019indique pas) savant océanographe de son métier, vient de découvrir que le Gulf-Stream n'existe pas.Tous ceux qui savent que le Gulf- Stream était un fleuve équatorial (eau chaude à teus les étiages,) dont les Américains voulaient nous supprimer Ia jouissance, se réjouiront de cette découverte.Puisque le Gulf-Stream n'existe pas, les Américains ne pourront plus nous le supprimier, cela va de soi, ct nous n\u2019aurons plus qu'à rigoler comme cles petits fous en pensant a la g., pardon, à la bobine qu'ils fcront .Mais, écoutons plutôt M.le Da- nots : \u201cLes caux de l'Atlantique, dit-il sont de deux sortes, qui ne se mé- lent jamais: les eaux équatoriales chaudes et les caux arctiques (1) (froides).Ce que nous connaissons sous le nom de Gulf-Stream, n'est en définitive que des combinaisons de marées océaniques\u201d.Comme on le voit.c\u2019est tout simple.lt il fallait vraiment avoir de l\u2019imagination pour appeler un *\u201cfleuve\u201d cc qui n\u2019est tout au plus (ct encore) qu'une \u201ccombinaison\u201d.Mais voilà, toutes les personnes qui n\u2019ont pas l\u2019honneur d\u2019être océanographes, (et elles sont bien quel- (1) Nous pouvons considérer cela comme un arctique de froid.ques-unes), ont de ces naïvetés-ià Ah! ignorance.Du reste, M.le Danois compte Dien ne pas en rester là de ses découvertes.Passant de l'océanogra- phic à l'étude de la terre ferme, ce ne sera qu'un jeu pour lui, de démontrer que le Rhin n\u2019a jamais existé non plus, que la surface de l\u2019Eu- fope est composée de deux matières qui ne se mélent jamais: l\u2019une solide, la terre; l\u2019autre liquide, les eaux et que ce que nous prenions pour le Rhin, n\u2019est qu\u2019une \u201ccombinaison\u201d d'écoulement, toute naturelle, absolument indigne du nom prétentieux de fleuve.St qui sera très embété, sinon les géographes\u2014qui seront obligés de refondre leurs géographies\u2014?Voilà qui ferait beaucoup plus pour l\u2019entente à la Société des Nations que toutes les pipes de M.Herriot et toutes les revues navales de M.MacDonald, sans voutuir diminuer en rien l\u2019importance politique de ces divertissements respectifs.Ensuite de quoi il ne resterait plus (le casus belli étant supprimé) qu\u2019à démobiliser les soldats et à les envoyer pêcher à la ligne dans les aux de la Tamise et le long des bords fleuris qu'arrose la Scine, pourvu que M.le Danois veuille bien nous laisser encore la disposition de ces rivières essentiellement pacifiques.Jules RIVET, A l\u2019occasion du sixième anniversaire DE PARFUMERIE J.JUTRAS Je viens remercier Messieurs les Etudiants du bon encouragement donné par le passé aux parfums canadiens.LA FAITES-MOI REVER BOULE-DE-NEIGE et PARFAIT-BONHEUR J.Jutras.Feu Monsieur Ernest Pineault Le deuil a encore visité la famille de nctre auménier général.Deux fois en moins d\u2019une année la mort a fait sa moisson.Il semble que le malheur s'abat avec plus de complaisance sur ceux qui sont le plus prêts à supporter son poids redoutable.Il y a à peine un an, M.l\u2019abbé Pineault avait la douleur de perdre sa vénérable mère ; dimanche matin, après une longue maladie, soufferte avec une résignation bien chrétienne, le père de notre aumônier rendait son âme à Dieu.M.Ernest Pineault laisse après lui une belle famille dont les membres sont tous bien connus des étudiants: MM.les abbés Lucien Pi- neault, professeur et secrétaire de ia l\u2018aculté de Philosophie, et aumônier de la Maison des Etudiants ; Albert, vicaire à Ste-Madeleine et professeur de chant grégorien à la Schola Cantorum; Soeur de la Congrégation Notre-Dame; Ernestine (Joy- berte Soulanges), Georgette, Cécile, (Mmie Notaire Jauron).Des funérailles imposantes furent faites au défunt en l\u2019église du Saint- Enfant-Jésus du Mile-End.Un vlergé nombreux assistait au choeur : om y remarquait en particulier Mgr le Recteur, M le chanoine Fmile Chartier, vice-recteur, Mgr LePail- leur, plusieurs professeurs des Facultés de Théologie et de Philosophie, MM.les abbés Lionel Groulx, Olivier Maurault, p.s.s., etc\u2026 la levée du corps fut faite par Mgr Vincent l\u2019iette, recteur de l'U- université, et le service funèbre fut chanté par M.l\u2019abbé Lucien Pi- neaalt, assisté de MM.les abbés Albert Pincault et M.l\u2019abbé Forest, comme diacre et sous-diacre.Une assistance nombreuse, où l'on remarquait nombre de professeurs de l\u2019Université se pressait dans la nef.Les étudiants étaient représentés par Gaston Caisse et Maurice Parent pour A.G.E.U.M.; Alexandre Marcotte pour le \"Quartier Latin\u201d; Dandurand, pour la l'aculté de Philosophie, Francois Caron ct Lionel Leroux, du Droit ;Ladislas Emard, Paul-Re- né Archambault et Charles Mathieu, de la Médecine; I.éon Lortie, des Sciences; Josaphat Lemieux, Médecine vétérinaire; Origéne Dufres- ne, de I'Ecole des Sciences sociales, politiques et économiques.De nombreux représentants des congrégu- tons enseignantes d'hommes et du femmes, les élèves de l\u2019Ecole d\u2019en- scignement secondaire pour les jeunes filles assistaient aussi.Les étudiants n\u2019ont pas manqué de témoigner leur sympathie à leur aumônier si dévoué qui leur ménage st peu ses sains ct ses encouragement.Samedi soir encore, alors que son père était mourant, il a tenu à nous montrer son attachement ct sa solicitude en assistant à notre parade.lui-même nous disait, l\u2019autre soir qu'il avait tenu, avec le consentement de son père à venir nous voir parader par les rues et, nous mon- rer ainsi combien il s\u2019intéressait à nous.Les étudiants se rappelleront longtemps cette marque d\u2019estime et sauront la rendre avec usure à celui qui s\u2019en est fait l\u2019auteur.Le \u201cQuartier Latin\u201d se fait l\u2019interprète général de tous les lêtu- diants pour offrir à leur aumônier les sympathies qu\u2019ils lui déjà offertes en particulier.Léon LORTIE.TRESS Le Vice-Recteur parle à Ottawa Samedi dernier, le Canadia: Club d'Ottawa, sous la présidence d'honneur du sénateur Bel- court, recevait comme conférencier du jour, M.le chanoine Emile Chartier, vice-recteur de l\u2019Université de Montréal.L\u2019honorable Ernest Lapointe, m'nistre de la Justice, M.Fortier, député de Labelle ct nombre de personnages éminents dans le domaine politique et social de la Capitale, assistaient à cette conférence dans laquelle M.le chanoine Chartier a traité en anglais de l\u2019Unité canadienne obtenue par l\u2019éducation et incidemment de la nationalisation de l\u2019Instruction publique au Canada.M.Charles Gautier, dans le \u201cDroit\u201d de lundi dernier a su faire ressortir avec clarté les points principaux qu'a touchés M.le vice-recteur dans sa conférence.Voici ce que dit M.Charles Gautier : \u201cComment former de véritables Canadiens à l\u2019école primaire, an collège secondaire, à l\u2019université ?Comment réaliser, par le canal de l'enseignement, l\u2019unité canadienne?Questions fondamentales auxquelles le distingué conférencier a donné la seule réponse convenable.\u201cIl est impossible de régler le problème scolaire canadien si l'on ne tient pas compte du triple fait historique, constitutionnel et contemporain.Deux races, deux civilisations, qui ne s\u2019excluent pas, se côtoient quotidiennement et forment la nation canadienne.La civilisation canadienne sera donc un composé de ces deux cultures dont chaque citoyen canadien devra s'efforcer de profiter.\u201cUn système scolaire qui tendrait à faire d\u2019un Anglo-canadien un Anglais et d\u2019un Canadien-fran- çais un Français manquerait son but.À plus forte raison le système qui refuserait à l'enfant canadien une parfaite connaissance de sa langue maternelle alliée à une connaissance suffisante de l\u2019autre possible à langue.Le système idéal sera donc celui qui inculquera à l'enfant de langue anglaise une parfaite culture littéraire anglaise en même temps que les éléments de la littérature française, celni qui permettra à l\u2019enfant de laugue française de joindre à une complète culture littéraire française, les grandes lignes de la littérature anglaise.De plus, tout en sau vegardant chez enfant los caractéristiques de sa race, on de vra iui inculquer le respect des qualités de l\u2019autre race.\u201cM.le chanoine Chartier n'a pas craint de faire remarquer à ses auditeurs que les autorités religieuses et civiles de Québec avaient toujours tendu vers cet idéal et que ce que Québec avait fait dans le domaine de la vrai: nationalisation de l\u2019enseignement canadien, il ne le croyait pas im- réaliser dans les provinces anglaises.\u201d Cet exposé de la question scolaire telle qu\u2019elle se pose dans notre Canada avec ses deux civilisations, fait avec tact et franchise, devant les membres du Canadian Club d'Ottawa ct leurs amis a vivement intéressé par son argumentation claire ct ration nelle, fondée sur les principes du Droit ct de la Constitution.Nul doute que cette conférence de M.le chanoine Chartier servira à faire tomber bien des préventions, à dissiper les idées erronées et à faire avancer le moment de la solution de la question scolaire dans les provinces anglaises \u20ac | particulièrement dans l'Ontario.PICCOLO.: sarees J homme attaché à la terre de tout le paids du péché ne sait pas ce que Dieu a d\u2019empire sur une âme Ve sainte, et ce qu\u2019une âme sainte à d'empire sur son corps.Il croit l'attraction des mondes, mais il ne croit pas i attraction de Dieu.=~ Lacordaire.i Rien n\u2019a laissé dans l\u2019histoire né trace plus lumineuse que les rare représentants de la dignité humaine dans les temps de bassesse.\u2014 cordaire.| \u2014 "]
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