Le devoir, 16 juillet 2014, Cahier A
[" Usée maintient sa menace de potirstiîvre la ministre St-Rerre en diffamation Page A 3 Des victimes du « Matricuie 728 » disent avoir perdu confiance en la justice Page A 3 -é WWW.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C V N° 1 5 7 LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 JUILLET 2014 1,13$\t+ TAXES =\t1,30$ Livrer bataille sur l\u2019échiquier 4» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Profondément concentrée, la jeune Stéphanie tente de gagner sa place au sein de l\u2019équipe qui représentera le Canada au Championnat du monde d\u2019échecs en Afrique du Sud cette année.Le Championnat jeunesse du Canada se tient cette semaine à l\u2019hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth à Montréal.Les meilleurs jeunes joueurs canadiens s\u2019affronteront jusqu\u2019à vendredi.Aujourd\u2019hui Le Monde > Proche-Orient : Nétanyahou accuse le Hamas de ne pas avoir accepté une trêve.A Ottawa, Trudeau durcit le ton contre le Hamas.Pages A 2 et B 5 Culture > Différend FFM-SODEC: des personnalités s\u2019insurgent contre des attaques personnelles à l\u2019endroit de Monique Simard.Page B 8 Économie > La Fed évoque une remontée des taux d\u2019intérêt plus tôt que prévu.Page B1 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.A4 B6 B2 B8 B6 B8 Cyrano 2.0 Six ans après le Cyrano de Bergerac monté au Trident à Québec, le Hiéâtre du Nouveau Monde (INM) et Juste pour rire proposent en chœur à partir de mercredi soir à Montréal leur vision de la célèbre œuvre d\u2019Edmond Rostand.Serge Denoncoiut assiue la mise en scène de ce personnage marquant de la littérature française qui, malgré ses alexandrins, ses capes et ses épées, aiuait pu facilement trouver sa place dans notre présent munérique.En devenant sans doute im redoutable blogueiu.FABIEN DEGUISE Si loin, mais finalement très proche.Avec une peur évidente de communiquer ses émotions de manière directe, sans intermédiaire et médiatisation, avec un visage caché derrière un avatar, en l\u2019occurrence Christian, pour déclarer sa flamme à Roxane, avec son franc-parler, son goût pour la polémique, pour la critique sociale de son présent, exprimée avec verve, Cyrano de Bergerac aura-t-il été, avant l\u2019heure, un de ces humains 2.0, dissimulés derrière un compte Fa-cehook pour s\u2019afficher socialement et interagir avec les autres sans trop s\u2019impliquer, caché derrière un écran et une photo magnifiée par un filtre Instragram?Alors que le TNM et Juste pour rire se préparent à mettre un nouveau Cyrano sur les planches, dans une forme plus que classique, six ans après celui monté par Marie Gignac, complice de Robert Lepage,\tannikmh decarufel au Trident de Québec, et près Le comédien Patrice Robitaille arborant un nez célèbre derrière un écran d\u2019ordinateur au TNM.Le Cyrano d\u2019Edmond Rostand VOIR PAGE A 8 : CYRANO\taurait sans doute été le plus habile des blogueurs.A- Renseignements personnels Des faites à Statistique Canada PHILIPPE ORFALI Alors qu\u2019elle s\u2019apprête à demander à un bon nombre de Canadiens la divulgation de leur numéro d\u2019assurance sociale en vue du prochain recensement.Statistique Canada peine à conserver les données confidentielles de ses propres employés, a appris Le Devoir.En l\u2019espace de neuf mois, près de 350 d\u2019entre eux ont vu des renseignements personnels \u2014 numéro de téléphone non inscrit, évaluations de rendement ou demandes d\u2019emploi \u2014 être divulgués à tort à des personnes qui n\u2019auraient jamais dû mettre la main sur ces informations.Depuis août dernier, une dizaine d\u2019incidents d\u2019atteintes à la vie privée ont été répertoriés à Statistique Canada, révèlent des documents obtenus en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.Le 20 septembre, l\u2019agence perdait complètement la trace d\u2019une clef USB contenant les résultats des évaluations de rendement de cent employés, des renseignements hautement confidentiels.Le support de stockage aurait été dérobé par un membre du personnel de l\u2019agence, après les heures de travail.Comme la clef USB n\u2019était pas chiffrée, des données telles que le nom des employés, leur charge de travail, leur niveau de productivité et la qualité du travail rendu étaient accessibles à quiconque consultait les documents.Deux mois plus tard, l\u2019institution diffusait à nouveau les résultats d\u2019évaluations de rendement d\u2019une vingtaine d\u2019employés, cette fois en envoyant par la poste trois colis contenant ces données à une mauvaise adresse postale.Ce n\u2019est qu\u2019un mois après le premier incident que l\u2019agence est parvenue à récupérer les docu- VOIR PAGE A 8: FUITES Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : Faudrait savoir.Page A 6 Forages pétroliers Les autochtones à la défense du golfe du Saint-Laurent ALEXANDRE SHIELDS Les Premières Nations innues, malécites et micmaques du Québec et des maritimes s\u2019opposent à l\u2019exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent et entendent poser des gestes pour le démontrer, a appris Le Devoir.Le regroupement, qui dénonce l\u2019empressement du gouvernement Couillard dans ce dossier, estime notamment qu\u2019un récent jugement de la Cour suprême accorde des droits aux autochtones sur ce territoire «ancestral».En plus de tenir une réunion à Halifax afin de «parler d\u2019une seule voix» en faveur de la protection du gobe, les Premières Nations dépêcheront mercredi une flottille de bateaux qui doivent occuper symboliquement le secteur d\u2019Qld Harry.Cette structure sous-marine est convoitée en raison de son hypothétique potentiel en or noir.«Nos Nations souhaitent envoyer un message clair selon lequel il n\u2019y aura pas de forage dans le golfe.Nous voulons aussi lancer un message en faveur de la sauvegarde du golfe du Saint-Laurent et de son importance que les Premières Na- VOIR PAGE A 8: GOLFE Lire aussi > Des Premières Nations contestent en cour le projet Northern Gateway.Page A 4 77831303444829 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 16 JUILLET 2014 ACTUALITES Conflit israélo-palestinien Justin Trudeau se lance dans le débat et durcit le ton contre le Hamas Avec Gaza, les applications spéciales « guerre » font un tabac en Israël MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le chef libéral Justin Trudeau durcit le ton à l\u2019égard du Hamas, qu\u2019il blâme d\u2019avoir rejeté le cessez-le-feu que l\u2019Egypte était parvenue à négocier avec le mouvement islamiste et Israël.Ayant laissé le soin jusqu\u2019à présent à ses députés de se prononcer sur le dossier sensible du Proche-Orient, M.Trudeau a sauté dans l\u2019arène mardi en ajustant le discours de son parti.Depuis son élection à la tête du Parti libéral l\u2019an dernier, Justin Trudeau ne s\u2019était pas prononcé publiquement sur le conflit israélo-palestinien.Les violences des derniers jours semblent avoir forcé le chef à faire connaître son opinion sur le sujet.«Le Parti libéral du Canada condamne fermement le rejet par le Hamas de la proposition égyptienne de cessez-le-feu, ainsi que les tirs incessants de roquettes contre des civils.Il conviendrait de féliciter Israël pour avoir accepté la proposition de cessez-le-feu et pour avoir démontré son attachement à la paix», a fait valoir M.Trudeau dans un communiqué diffusé mardi.«Israël a le droit de se défendre et de protéger son peuple, a ajouté le chef libéral, ù Hamas est une organisation terroriste qui doit cesser immédiatement ses attaques à la roquette.» BPcit l\u2019importance de tout mettre en œuvre «pour protéger la vie des civils» et l\u2019appel à ce que « toutes les parties fassent preuve de retenue et démontrent \\ JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Depuis son élection à la tête du Parti libéral l\u2019an dernier, Justin Trudeau n\u2019avait pas fait connaître sa position sur le conflit israélo-palestinien.Les violences des derniers jours semblent avoir forcé le chef à se prononcer.une réelle volonté de parvenir à la paix par la négociation».Ces phrases figuraient dans la précédente déclaration libérale, signée par Marc Carneau la semaine dernière.Et le député tenait les mêmes propos lundi.Mais le chef libéral ne les a pas réitérées dans son propre communiqué.Qu\u2019est-ce qui a changé ?Le Hamas n\u2019a pas respecté le cessez-le-feu, a-t-on expliqué mardi chez les libéraux.La veille, le secrétaire parlementaire du ministre de l\u2019Immigration Chris Alexander accusait M.Trudeau, par voix de communiqué, de ne pas défendre Israël «contrairement au premier ministre Stephen Harper».«Encore une fois, les libéraux de M.Trudeau assimilent à tort la violence aveugle de terroristes belliqueux à une démocratie qui se défend», reprochait le conservateur Costas Menegakis.Une critique qui explique l\u2019ajustement du discours libéral?Rien à voir, a-t-on répondu dans le camp Trudeau.Baird précise sa position Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a P iülftiléall Les fêtes passent.Les dons restent.Donnez votre fête en cadeau pour que les enfants atteints d'une maladie dégénérative puissent s'amuser jusqu'au bout de la vie.mafeteencadeau.com Le Phare Enfants et Familles cependant pris note du changement de ton, en point de presse à Ottawa mardi après-midi.«Ça pris sept jours pour qu\u2019ils changent leur position.Mais maintenant, il [M.Trudeau] appuie et appuie fortement notre position», a commenté M.Baird.Le ministre a de son côté précisé la position canadienne, en prenant la peine de saluer les efforts du président de l\u2019Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour améliorer la sécurité en Palestine ainsi que sa coopération avec Israël.« Ce n\u2019est pas un conflit entre l\u2019Autorité palestinienne^ ou le peuple palestinien et l\u2019Etat d\u2019Israël.C\u2019est un conflit entre une organisation terroriste internationale et l\u2019Etat hébreu», a souligné M.Baird, notant qu\u2019aucune roquette n\u2019avait été lancée depuis la Cisjordanie, que ne contrôle pas le Hamas.Or le Canada, qui mène une lutte contre le terrorisme dans le monde, ne se fera pas l\u2019arbitre d\u2019un conflit opposant une démocratie à une entité terroriste, a réitéré le ministre, à l\u2019instar de son discours des derniers jours.La mort de civils palestiniens (80% des près de 200 décès répertoriés), que le Hamas utilise comme «boucliers humains», est une «tragédie humaine», tout comme le premier décès d\u2019un civil israélien.«Mais soyons clairs: un camp est responsable.Et c\u2019est le groupe terroriste Hamas», a martelé le ministre conservateur, qui ne tolère pas de voir certains observateurs comparer les attaques du Hamas à celles d\u2019Israël.«J\u2019ai un problème quand les gens tentent de mettre les deux dans le même bateau, comme si les deux côtés étaient en quelque sorte autant responsables et que les deux côtés étaient égaux.L\u2019un est une organisation terroriste internationale qui cible des civils, l\u2019autre est l\u2019État d\u2019Israël qui tente d\u2019empêcher ces gens d\u2019infliger la terreur, la terreur absolue, à des millions de personnes, israéliennes, palestiniennes et arabes.» Soit, Israël a le droit de se défendre, mais le Canada condamne-t-il la force avec laquelle l\u2019État hébreu réplique dans la bande de Gaza?L\u2019une des obligations fondamentales d\u2019un gouvernement est de protéger sa population.Israël ne fait pas exception, a répliqué le ministre.Le Devoir DAPHNE ROUSSEAU à Jérusalem Les applications liées à la sécurité, permettant notamment de suivre les alertes à la roquette en temps réel, font fureur auprès des Israéliens, qui y voient une protection supplémentaire dans le conflit avec le Hamas qui s\u2019apparente aussi à une guerre psychologique.Téléchargée près d\u2019un demi-million de fois, l\u2019application pour téléphone intelligent «Red Color» (ou «Tseva Adom» en hébreu) est devenue un incontournable du quotidien des Israéliens depuis une semaine: une alerte sonore en temps réel est envoyée à ses utilisateurs à chaque tir de roquette ou d\u2019obus en direction d\u2019Israël.Il y a eu bien plus de 1000 tirs de projectiles palestiniens, selon l\u2019armée.«L\u2019application sert surtout à prendre conscience de l\u2019ampleur de la situation dans le pays, mais j\u2019hésite à la garder, car c\u2019est terriblement anxiogène» «Lorsqu\u2019elle sonne pour me signaler une alerte à Tel-Aviv, je suis déjà dans l\u2019escalier en train de courir à l\u2019abri [en raison des sirènes d\u2019alerte].Elle sert surtout à prendre conscience de l\u2019ampleur de la situation dans le pays, mais j\u2019hésite à la garder, car c\u2019est terriblement anxiogène», reconnaît Sophîe Taïeb, 37 ans, gestîonnaîre de communauté à Tel-Avîv.L\u2019applîcatîon «Red Color», quî sert surtout à faire partie d\u2019une chaîne d\u2019information en temps réel et à savoir ce qu\u2019il en est de ses proches dans le reste d\u2019Israël, contribue à diffuser le sentiment d\u2019une « guerre généralisée ».Or Arbel, l\u2019Inventeur Israélien de la futile mais très populaire application «Yo!» \u2014 qui a levé un million de dollars fin juin pour ce service qui consiste simplement à envoyer ce mot d\u2019argot à ses contacts \u2014 s\u2019est associé depuis le début de la guerre à « Red Color», selon le site d\u2019information Times of Israel.Ainsi, un abonné à ces deux services verra par exemple s\u2019afficher sur son écran de téléphone le message : « YOALERTJERUSALEM!» Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 SERVICES : \u2022\tEncadrement 1 pour 1 ou 2 pour 1 \u2022\tSalle de stimulation multisensorielle \u2022\tActivités enrichissantes, valorisantes et adaptées à chacun des participants, dans un milieu sécuritaire et agréable \u2022\tMusicothérapie TARIFS : \u2022\tÊtre membre de lAssociation des Personnes Handicapées Matawinie (APHM) (cotisation annuelle de 5$) \u2022\tUn montant de 2$ par séance est demandé afin d'autofinancer les activités spéciales offertes aux participants.Pour plus d'informations contactez Briggitte Schrama - Coordonnatrice 450 843-3070 postes 1027 bschrama(5)iardinetoiles.ca Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Plus sérieusement, l\u2019application «Secure Spaces» propose une carte Google Interactive des abris publics antiaériens les plus proches, qui sont souvent de petits cubes de béton aménagés dans un renfoncement de la rue ou un parking souterrain.Bouton SOS L\u2019autre succès du moment est l\u2019application « antl-enlève-ment», qui a été téléchargée près de 100000 fols après le rapt et le meurtre de trois jeunes étudiants juifs qui faisaient de l\u2019auto-stop en Cisjordanie occupée.Imputés par Israël au mouvement Islamiste Hamas, qui ont profondément choqué les Israéliens.«L\u2019utilisateur, qui doit s\u2019enregistrer au préalable sur notre site, ouvre l\u2019application et appuie sur le bouton SOS.Sa localisation via GPS est enclenchée et, en moins de trois minutes, une équipe de secours peut être sur place», assure Dov Malsel, le développeur de l\u2019application «NowEorce SOS» qui, après avoir lancé 11 y a six ans une version en hébreu et en anglais, planche désormais sur une version en arabe de l\u2019application.Toutes ces technologies ont été développées par des civils et les Israéliens sont nombreux à s\u2019interroger sur la passivité \u2014 au propre comme au figuré \u2014 technologique de la Direction de la défense passive, une division du ministère de la Défense chargée des civils qui avait un temps utilisé un système d\u2019alerte par textos pour prévenir la population civile en cas d\u2019attentat.Une technologie qui n\u2019a pas résisté longtemps aux Inventions plus sophistiquées des geeks de la «Start Up Nation», le surnom donné à Israël, un des champions mondiaux du numérique et de l\u2019Innovation, où sont nées des applications universellement connues, comme «Waze».Interrogée sur le développement d\u2019applications militaires destinées à aider la population en temps de guerre, une porte-parole de l\u2019armée a confirmé «que le projet était en cours» \u2014 sans autre commentaire.Agence France-Presse L\u2019ex-ministre libéral Joe Fontana, reconnu coupable de fraude, évite la prison London \u2014 L\u2019ancien ministre libéral fédéral Joe Eontana, reconnu coupable de fraude, évite finalement la prison : 11 a été condamné mardi à quatre mois de détention à domicile et à 18 mois de probation.Eontana, qui a Joe Fontana été par la suite \u2014 et W 'âfmuL\tjusqu\u2019à tout récemment \u2014 maire de London, en Ontario, avait été reconnu coupable en juin de fraude et d\u2019abus de confiance par un juge de la Cour supérieure.Le juge a estimé que Eontana avait falsifié en 2005 une facture pour les noces de son fils afin d\u2019obtenir un remboursement de 1700$ du gouvernement, alors qu\u2019il était ministre dans le cabinet de Paul Martin.La Couronne avait réclamé plus tôt mardi une peine de quatre à six mois de prison.La défense, elle, avait plaidé pour des travaux communautaires, une probation et une amende.L\u2019ex-député, ministre puis maire a déjà Indiqué qu\u2019il n\u2019avalt pas l\u2019Intention de faire un retour en politique active.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 JUILLET 2014 A 3 ACTUALITES Le projet de loi criminalise maintenant les prostituées qui communiquent devant ou à côté d\u2019«une garderie, un terrain d\u2019école ou un terrain de jeu» Prostitution : Ottawa garde le cap HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les quatre jours d\u2019audiences estivales extraordinaires n\u2019auront au final pas donné grand-chose.Le gouvernement conservateur ira de l\u2019avant avec son projet de loi sur la prostitution tel que rédigé initialement, y apportant seulement une légère modification, qui n\u2019en change pas la substance et qui, selon l\u2019usage, pourrait même le rendre plus restrictif.Le projet de loi C-36 rend de facto la prostitution illégale au Canada en criminalisant les acheteurs de services sexuels, mais en amnistiant les prostituées.Cependant, C-36 criminalise les prostituées si elles communiquent en vue de vendre leurs services dans des endroits où il «est raisonnable de s\u2019attendre à ce que des personnes âgées de moins de 18 ans se trouvent».Cette criminalisation des prostituées a été vivement contestée pendant les audiences du comité parlementaire la semaine dernière.Les critiques ont fait valoir que si, comme le prétendent les conservateurs, les prostituées sont des «victimes», alors elles ne peuvent être aussi des criminelles.C\u2019est donc ce passage qu\u2019a accepté de modifier, mardi, le gouvernement.mais pour le clarifier, et non pour en alléger la portée.Le projet de loi criminalise maintenant les prostituées qui communiquent devant ou à côté A\u2019«une garderie, un terrain d\u2019école ou un terrain de jeu».La question est de savoir si cela restreindra encore davantage leur champ d\u2019action.Les fonctionnaires du ministère de la Justice avaient fait valoir que la précédente formulation de C-36 serait sujette à l\u2019interprétation policière et judiciaire.Il était donc raisonnable de penser qu\u2019une prostituée ne serait pas importunée si elle travaillait près d\u2019un terrain de jeu à deux heures du matin.Désormais, elle le sera si elle travaille sur ce terrain de jeu, à minuit comme à midi.La députée néodémocrate Françoise Boivin s\u2019inquiète du fait que le nouveau libellé ne précise pas que les prostituées devront connaître l\u2019existence de la garderie dont on leur reprochera de trop s\u2019approcher.En milieu urbain, dit-elle, plusieurs garderies en milieu familial ne s\u2019affichent pas.Elle se demande si certains dénonciateurs pourraient faire ainsi expulser des prostituées de secteurs entiers.Le porte-parole du gouvernement, le député Bob Dechert, rétorque qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «exception relativement étroite».Le gouvernement soutient qu\u2019un des objectifs de sa loi sur la prostitution est de protéger les enfants de la vue de la prostitution en encourageant les femmes à travailler à l\u2019intérieur.«Les enfants ont le droit de ne pas la voir, de ne pas y être exposés», a plaidé M.Dechert en comité mardi.«Un enfant de 10 ans a le droit d\u2019aller au terrain de jeu, à son école et, pour cette petite partie de sa vie, de ne pas savoir que la prostitution existe [.].Ne pouvons-nous pas leur donner cette petite place ?Ne pouvons-nous pas dire aux femmes qui choisissent de continuer à aller dans la rue [.] s.up., pas devant les écoles ?Pas près des terrains de jeu ?Pas près des garderies ?Donnons à ces enfants innocents cette petite place où ils n\u2019ont pas besoin de voir la prostitution.Est-ce trop demander?» Vision de l\u2019opposition Le gouvernement a accordé une seule concession à l\u2019opposition : la loi sera soumise à une révision parlementaire dans cinq ans.Il a toutefois refusé d\u2019obliger le ministère de la Justice à produire chaque année des statistiques sur la prostitution et une évaluation de l\u2019impact de la loi sur la santé et la sécurité des prostituées.Et après s\u2019y être montré ouvert, il a rejeté la demande du Nouveau Parti démocratique d\u2019effacer rétroactivement le casier judiciaire de toutes les prostituées.Le libéral Sean Casey était d\u2019accord, soulignant qu\u2019il était illogique de continuer à pénaliser quelqu\u2019un reconnu coupable en vertu d\u2019une loi déclarée inconstitutionnelle par les tribunaux.La séance parlementaire de mardi a conclu le processus de révision du projet de loi C-36 et pour ainsi dire scellé la législation dans sa forme finale.Elle a permis d\u2019entrevoir comment le NPD aurait, lui, répondu à la décision de la Cour suprême.Le NPD a en effet proposé un amendement qui aurait seulement criminalisé les clients qui achètent les services sexuels d\u2019une personne contrainte à se prostituer.Tout achat dans un contexte «consensuel» serait resté légal.Le gouvernement a rejeté cette proposition.«C\u2019est notre intention de rendre illégal l\u2019achat de services sexuels ou la communication dans le but d\u2019acheter des services sexuels de quelque personne que ce soit, où que ce soit, et à n\u2019importe quel moment que ce soit au Canada, a martelé Bob Dechert.A la lumière du jour ou dans la noirceur des ombres, à l\u2019intérieur ou à l\u2019extérieur.Quel que soit l\u2019endroit que vous puissiez imaginer au Canada: en haut d\u2019un arbre ou dans un terrier de lapin, dans un barrage de castor, oui, à 100 %.Ces acheteurs, on leur dira que ce n\u2019est pas bien.» Les libéraux n\u2019ont proposé aucun amendement au projet de loi.Le Devoir Christine St-Pierre sur la défensive Le député Lisée maintient sa menace de poursuite malgré la mise au point de la ministre libérale Québec \u2014 La guerre de mots entre la ministre Christine St-Pierre et son prédécesseur Jean-François Lisée se poursuit de plus belle : le député péquiste maintient sa menace d\u2019entamer des procédures judiciaires contre la ministre libérale, qui a nié mardi avoir voulu attaquer la famille de M.Lisée.«Les interrogations légitimes que fai soulevées quant aux 11 déplacements ou visites de M.Lisée en France n\u2019ont en aucun cas et d\u2019aucune façon fait mention de sa famille.S\u2019il a senti, d\u2019une quelconque manière, une atteinte à sa vie privée, ce n\u2019était pas du tout mon intention.Le respect de la vie personnelle des élus est pour moi un principe primordial », a déclaré la ministre St-Pierre dans un communiqué.« Sans vouloir lui prêter de mauvaises intentions, le député de Rosemont contribue à alimenter des propos diffamatoires que je n\u2019ai jamais tenus», a-t-elle ajouté.Cette mise au point est loin d\u2019avoir satisfait le député Lisée.«Je lui demandais de se rétracter sur les faits mensongers qu\u2019elle a répétés à mon sujet et de s\u2019excuser auprès de ma famille.Elle n\u2019a fait ni l\u2019un, ni l\u2019autre», a-t-il écrit sur son blogue mardi soir.Il envisage toujours de poursuivre la ministre libérale en diffamation.Le député péquiste et ancien ministre des Relations internationales accorde à celle qui lui a succédé au ministère un délai d\u2019une semaine pour s\u2019amender, à défaut de quoi il intentera une poursuite en diffamation.« Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on peut salir une réputation et s\u2019en sauver.C\u2019est le combat que je vais mener», a déclaré M.Lisée en point de presse mardi à l\u2019Assemblée nationale.«jyjme St-Pierre sait comment une poursuite en diffamation va se terminer.Les faits, les témoignages, les documents vont lui donner tort et me donner raison.Je lui demande donc d\u2019émettre d\u2019ici une semaine une rétractation complète de ses allégations et d\u2019exprimer ses excuses envers ma famille.Sinon, fengagerai une poursuite en diffamation», a-t-il affirmé.Des frais remboursés La semaine dernière, St-Pierre a soulevé publiquement des doutes sur Christine l\u2019intégrité de son prédécesseur, sous- St-Pierre entendant qu\u2019il avait abusé de ses missions officielles dans l\u2019Hexagone pour des activités personnelles.Elle a allégué que M.Lisée s\u2019était rendu 11 fois à Paris en 18 mois.M.Lisée admet d\u2019emblée qu\u2019il a profité de missions et d\u2019escales dans la Ville Lumière pour visiter sa conjointe Sandrine Perrot et leurs deux enfants, qui demeurent à Chartres, à 90 minutes de Paris.Il assure toutefois avoir rem- Jean-François boursé tous les frais reliés à ses activi- Lisée tés privées, y compris les services d\u2019un chauffeur.Il ignore le montant qu\u2019il a versé, mais promet de déposer les documents pertinents au tribunal s\u2019il entame une poursuite.«Au procès, s\u2019il y a procès, je ferai sortir toutes mes cartes de crédit», a-t-il dit.Flanqué de sa conjointe et du chef parlementaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, M.Lisée a accusé la députée libérale de l\u2019Acadie d\u2019avoir entraîné sa famille dans le débat public, une faute inacceptable à ses yeux.«Il y a une règle non écrite dans la politique et les médias québécois: on ne touche pas à la vie familiale des élus.Or M\"\u201d St-Pierre a franchi cette ligne rouge à toute vapeur, en faisant de ma vie familiale un sujet de discussion publique, comme si c\u2019était quelque chose de répréhensible ou de mystérieux.Alors, exceptionnellement, j\u2019ai demandé à ma conjointe Sandrine d\u2019être à mes côtés aujourd\u2019hui.C\u2019est elle et nos deux enfants \u2014 et bientôt un troisième \u2014 qui font qu\u2019on traverse l\u2019Atlantique pour se voir l\u2019un l\u2019autre», a-t-il relaté.M.Lisée s\u2019est défendu d\u2019avoir profité de toutes les occasions pour se rendre à Paris auprès de sa famille aux frais des contribuables.Le décompte qu\u2019il a fourni aux journalistes mardi relève cinq missions à Paris, six vivant d\u2019autres destinations et cinq aux Etats-Unis.En comparaison, l\u2019ex-ministre libéral des Relations internationales, Pierre Arcand, a effectué six missions dans la capitale française, a fait remarquer le député de Rosemont.Comme il prévoit de payer des coûts importants s\u2019il y a poursuite, il met son adversaire au défi d\u2019en faire autant et d\u2019assumer elle-même les frais de sa défense.Avec Le Devoir La Presse eanadienne S( fiv'®' i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Serge Lavoie et Rudi Ochietti se sont présentés au palais de justice mardi matin pour assister à l\u2019audience de la policière Stéfanie Trudeau, en vain.Les victimes de « Matricule 728 » se confient Deux ans se sont écoulés depuis la violente intervention de la policière Trudeau.Prévue pour mardi, la comparution a été reportée au 26 septembre.MELANIE LOISEL Serge Lavoie et Rudi Ochietti s\u2019étalent levés tôt, mardi matin, pour assister à l\u2019audience de la policière Stéfanie Trudeau, surnommée «Matricule 728», qui est accusée de voies de fait simple à l\u2019égard d\u2019un citoyen.Les deux hommes, qui ont été tabassés par l\u2019agente en octobre 2012, tenaient à être présents pour s\u2019assurer que cette histoire ne soit pas oubliée.En moins d\u2019une vingtaine de minutes, le juge a par contre reporté la comparution au 26 septembre à la demande de la défense, qui réclame des preuves supplémentaires pour sa cliente.À la sortie de la salle d\u2019audience du palais de justice de Montréal, les deux amis étaient découragés par la longueur des procédures.«N\u2019importe quelle histoire embarrassante pour les policiers, on a toujours l\u2019impression qu\u2019ils l\u2019étirent dans le temps», déplore M.Lavoie, qui est considéré comme la seule victime de l\u2019agente Trudeau, suspendue, pour le moment, avec salaire.Le 2 octobre 2012, la policière a été filmée en train de le tabasser violemment pendant de longues minutes.Rudi Ochietti, qui était présent ce jour-là, affirme qu\u2019il a lui aussi eu droit à un traitement violent de la part de la policière Trudeau.Comme il n\u2019apparaît pas sur la vidéo, aucune accusation n\u2019a pu être déposée contre la policière dans son cas.«La policière Trudeau m\u2019a sauté dessus d\u2019abord.Serge est alors intervenu et elle a sauté sur lui», rappelle M.Ochietti, qui demeure ébranlé par toute cette histoire.Tourner la page Après presque deux ans, les deux hommes ont envie de tourner la page de cette affaire qui a laissé beaucoup plus de marques qu\u2019ils ne l\u2019auraient imaginé.Pendant plusieurs mois, ils ont eu de la difficulté à dormir, fait des cauchemars et eu des moments d\u2019angoisse.«Tu serres les dents tout le temps et tu ne sais pas pourquoi», raconte Serge, 51 ans, qui a dû se battre pendant un an et demi avec l\u2019Indemnisation des victimes d\u2019actes criminels QVAC) avant de pouvoir recevoir de l\u2019aide psychologique, sans pour autant recevoir de l\u2019aide financière.Pendant quelque temps, les policiers le reconnaissaient aussi dans la rue, ce qui le mettait mal à l\u2019aise.Il avait l\u2019impression de voir «la matricule 728» partout.Même s\u2019il a vécu cette histoire dans l\u2019ombre, Rudi reconnaît qu\u2019il a lui aussi longtemps craint les policiers en se promenant dans la ville.«Je suis découragé de notre force policière à Montréal.La police devrait être là pour aider, pour s\u2019occuper de notre communauté, et fai réalisé que ce n\u2019est pas ça qu\u2019on a», raconte-t-il avec une pointe d\u2019inquiétude dans la voix.Sa mésaventure lui a fait prendre conscience du manque de transparence des forces policières.«Ce n\u2019est pas possible que des policiers enquêtent sur d\u2019autres policiers.La fraternité est tellement forte et puissante qu\u2019ils vont toujours se protéger entre eux», soutient M.Ochietti.Selon lui, il faudrait que des citoyens puissent jouer un plus grand rôle lors des enquêtes pour créer une espèce de «couche» entre les policiers.Son ami Serge Lavoie pense aussi qu\u2019il est temps de revoir les procédures pour redonner confiance aux citoyens à l\u2019égard des pobciers et même du système judiciaire.«Si on veut que notre société reste bien, il faut s\u2019en occuper.Si on a des policiers qui stimulent l\u2019agressivité, la violence et qu\u2019il y a impunité, on ne l\u2019aura pas et on va perdre ce qu\u2019on a», lance-t-il comme un grand cri du cœur.La policière Stéfanie Trudeau est passible d\u2019une peine de cinq ans d\u2019emprisonnement si elle est reconnue coupable de voies de fait sur M.Lavoie.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 16 JUILLET 2014 ACTUALITES NORTHERN GATEWAY Des Premières Nations veulent bloquer le projet en Cour fédérale MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Un groupe de Premières Nations de la Colombie-Britannique se tourne vers la Cour d\u2019appel fédérale pour tenter de bloquer le projet de pipeline Northern Gateway.Sept nations de la province de l\u2019Ouest \u2014 certaines situées dans l\u2019archipel d\u2019îles du Pacifique que traverseraient des bateaux-citernes pour transporter le pétrole canadien vers l\u2019Asie \u2014 ont entamé des contestations judiciaires au cours des derniers jours afin de faire invalider l\u2019approbation du gouvernement fédéral au projet de pipeline d\u2019Enbridge.Les communautés autochtones demandent à la Cour d\u2019appel fédérale une révision judiciaire de la décision d\u2019Ottawa qui a donné le feu vert à Northern Gateway, à la mi-juin, en y indexant 209 conditions auxquelles devra répondre Enbridge.«Le Canada a le devoir de consulter [les Premières Nations] de façon significative.C\u2019est dans la Constitution.Et ce n\u2019est pas arrivé», a déploré le chef intérimaire de la nation Gitxaala, Clarence Innis.Sa communauté a déposé 7500 pages de documents à la commission d\u2019examen conjoint du projet, mais on n\u2019a pas tenu compte de ses préoccupations, a-t-il fait valoir dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.Gitxaala \u2014 située sur une île à l\u2019ouest de la Colombie-Britannique \u2014 espère mainte- nant que le tribunal invalidera l\u2019accord d\u2019Ottawa, puisque le gouvernement ne les a pas suffisamment consultés, à son avis, et bloquera ainsi le projet de pipeline qui transporterait le pétrole albertain vers Kitimat, sur la côte Ouest, où des bateaux prendraient le relais vers l\u2019Asie.«Nous voyons cela comme une menace à notre mode de vie, notre culture, notre connexion spirituelle à ce territoire.Nous voulons de l\u2019équité et du respect.[.] Nous dépendons de ces ressources, au moins 80% de l\u2019alimentation de notre population vient de cette mer.Et une bonne part de cette ressource que nous tentons de protéger aboutit aussi sur vos tables à dîner.Ce n\u2019est pas juste pour Gitxaala.C\u2019est pour tout le Canada aussi», a fait valoir le chef Innis.Gitxaala ne fait pas cavalier seul.Les Premières Nations Haida (elle aussi dans l\u2019archipel d\u2019îles que traverseraient les bateaux pétroliers) ainsi que Haisla, Heiltsuk, Kita-soo/Xaisxais, Nedleh A^ut\u2019en et Nak\u2019azdli ont entamé des contestations judiciaires auprès de la Cour d\u2019appel fédérale.Les communautés estiment que la décision de la Cour suprême il y a deux semaines d\u2019accorder à la nation de Tsilhqot\u2019in le titre de terre ancestrale et de lui confirmer le contrôle exclusif de ce territoire leur sera utile puisqu\u2019elle est venue confirmer le devoir d\u2019Ottawa de consulter les communautés autochtones.Le Devoir Fin de l\u2019opération de secours dans le métro de Moscou Moscou \u2014 L\u2019opération de secours après le déraillement mardi d\u2019une rame du métro de Moscou qui a causé la mort de 21 personnes, l\u2019accident le plus grave à être survenu dans le métro moscovite, est «entièrement terminée», ont annoncé les autorités russes.«L\u2019étape de sauvetage est terminée», a annoncé le ministre russe des Situations d\u2019urgence, Vladimir Poutchkov.«D\u2019ici à 30 heures, tout doit redevenir à la normale.» Les passagers de la rame, qui a déraillé à l\u2019heure de pointe mardi matin, «ont tous été extraits» des voitures du métro, a précisé le maire adjoint de Moscou, Piotr Biriou-kov.Les secours tentaient toujours sur place de dégager le corps d\u2019une des 21 victimes, a indiqué l\u2019agence de presse russe Ria Novosti.Selon le ministère des Situations d\u2019urgence, 129 personnes ont été hospitalisées, dont 42 dans un état grave.Deux étrangers, un Tadjik et un Chinois, ont trouvé la mort dans la catastrophe, a précisé le directeur du département de la Santé de Moscou.Agence France-Presse Montréal met fin aux programmes d\u2019accès à la propriété L\u2019exode des familles vers les banlieues pourrait s\u2019accélérer PHILIPPE ORFALI La fin abrupte de programmes d\u2019accès à la propriété et d\u2019aide financière à la rénovation de la Ville de Montréal risque d\u2019accélérer à nouveau l\u2019exode des familles vers les banlieues, a déploré mardi Projet Montréal.L\u2019administration Coderre a annoncé en début de semaine, sans préavis, l\u2019annulation de nombreux programmes de subventions à l\u2019acquisition et à la rénovation de propriétés résidentielles, qui permettaient chaque année à plus d\u2019un millier de familles d\u2019acquérir une première demeure ou encore de procéder à des rénovations importantes sur leur habitation.Une décision prise en raison, semble-t-il, du non-renouvellement de la participation financière du gouvernement du Québec à ce programme.Montréal, qui recevait chaque année près de 8 millions de dollars de Québec dans le cadre de cette initiative, serait la seule ville à avoir annulé ses programmes de subvention, a souligné une porte-parole de la Société d\u2019habitation (lu Québec, Myriam Régnier.À l\u2019échelle de la province, l\u2019enveloppe budgétaire accordée à cette fin s\u2019élevait annuellement à 29,2 millions, une somme retranchée dans le JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les programmes touchés bénéficiaient presque exclusivement aux familles avec enfants, leur offrant des subventions allant de 4000 $ à 12 000$.Un autre coup dur pour Montréal, qui peine à retenir ses jeunes familles.cadre des plus récents efforts de réduction des dépenses gouvernementales.Le cœur urbain affecté Les programmes touchés \u2014 Rénovation résidentielle majeure, Rénovation à la carte.Acquisition d\u2019une propriété (volet remboursement forfaitaire), Stabilisation des fondations, Habitations urbaines pour familles et Bonification Accès-Logis \u2014 bénéficiaient presque exclusivement aux familles avec enfants, leur offrant des subventions allant de 4000$ à 12000$, a souligné mardi le chef de l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville, Richard Bergeron.Un autre coup dur pour Montréal, qui peine à retenir ses jeunes familles, dit-il.«Chaque année, Montréal perd 22000 résidants, en particulier des familles, au profit des banlieues.[.] Cet exode des jeunes familles vers la banlieue appauvrit la métropole et nuit à la vitalité de Montréal.La ville et Québec doivent mieux répondre aux besoins des jeunes familles, en tête de liste en termes d\u2019accessibilité à la propriété de grands logements.» (2\u2019est principalement le cœur urbain de la métropole qui sera affecté par la fin de ces programmes, a-t-il ajouté.Quelque 1300 familles ont effectué des demandes d\u2019aide financière à la Ville de Montréal dans le cadre de l\u2019une ou l\u2019autre de ces initiatives depuis janvier.Elles devraient être informées au cours des prochains mois de ce qui adviendra de leur subvention, a expliqué Christian Champagne, de la Direction de l\u2019habitation de la Ville.« C\u2019est sûr que la fin du programme peut paraître brutale.Par le passé, on a déjà offert plus de temps à la suîte de la fîn d\u2019un programme, et nous avons dû par la suîte admînîs-trer toutes sortes de demandes non fondées effectuées dans l\u2019espoîr de bénéfîcîer de ces subventions», affirme-t-il.Les programmes financés exclusivement par la Ville continueront d\u2019exister, a-t-il ajouté.C\u2019est le cas d\u2019Accès-Lo-gis, qui soutient la réalisation de logements sociaux et communautaires, et du remboursement des droits de mutation pour les familles compris dans le programme Acquisition d\u2019une propriété.Le Devoir COUPES A RADIO-CANADA D\u2019ex-membres du CA sont inquiets Ottawa \u2014 Neuf anciens membres du conseil d\u2019administration de Radio-Canada ont écrit au président actuel du conseil afin de lui faire part de leurs inquiétudes face aux coupes annoncées par le diffuseur public.L\u2019ancien président de Radio-Canada, Robert Rabinovitch, et Guylaine Saucier, qui a été présidente du conseil d\u2019administration, font partie des signataires de la lettre envoyée à Rémi Racine.Radio-Canada doit retrancher 130 mil-lions $ de son budget en raison des compressions fédérales, d\u2019une baisse de ses revenus publicitaires et de la perte des droits de diffusion du hockey.Le diffuseur a annoncé le mois dernier qu\u2019il réduirait son personnel de quelque 20% au cours des cinq prochaines années, couperait dans ses bulletins de fin de soirée et diminuerait son volume de productions maison.H a également évoqué la possibilité de vendre son quartier général torontois.H a de plus l\u2019intention d\u2019axer ses priorités sur les services mobiles et numériques plutôt que sur la radio et la télévision.L\u2019un des signataires de la lettre, Clarence LeBreton, s\u2019inquiète de la diminution des productions du diffuseur.Parfois, des coupures cosmétiques doivent être faites pour équilibrer un budget, dit-il, mais les plus récentes réductions annoncées auront pour effet d\u2019éventrer le vénérable diffiiseur.En entrevue, M.LeBreton a qualifié le conseil d\u2019administration de «gardîen du temple» et demande à M.Racine de manifester son inquiétude devant le démantèlement proposé.M.Racine a indiqué, par courriel, que la lettre fera l\u2019objet de discussions au cours de la prochaine réunion du conseil d\u2019administration de la SRC.D\u2019ici 2020, Radio-Canada supprimera de 1000 à 1500 de ses 7500 emplois.Ces suppressions d\u2019emplois s\u2019ajoutent aux 657 déjà annoncées par le diffuseur en avril.La Presse canadienne Duffy aurait une fille illégitime Une femme de 32 ans vivant au Pérou affirme être la fille illégitime de l\u2019ancien sénateur conservateur Mike Duffy, selon le magazine Maclean\u2019s.Karen Duffy vit à lima.En entrevue avec le magazine anglophone, elle a allégué que sa mère avait eu un enfant avec l\u2019ancien journaliste vedette alors que celle-ci était en train de finir de purger une peine d\u2019emprisonnement dans une affaire de trafic de drogue.La mère de M™'^ Duffy aurait eu une relation avec M.Duffy il y a plus de 30 ans, alors qu\u2019elle finissait de purger sa peine dans une maison de transition.Celle-ci aurait par la suite quitté le Canada pour vivre au Pérou, son pays d\u2019origine, où elle a accouché.Elle a tenu à ce que sa fille conserve le patronyme de M.Duffy dans son acte de naissance péruvien, selon Maclean\u2019s.La jeune femme poursuit M.Duffy au Pérou afin qu\u2019il reconnaisse qu\u2019il est son père biologique.L\u2019ancien sénateur a réagi par écrit en transmettant une déclaration aux médias, expliquant qu\u2019il s\u2019agissait de «fausses allégations» émanant d\u2019une ancienne «trafiquante de drogue».Karen Duffy souhaite que M.Duffy transmette un échantillon d\u2019ADN afin de savoir s\u2019il y est son père biologique.M.Duffy a été nommé au Sénat en 2009.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OEFRES CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-17-010573-144 COUR SUPÉRIEURE CAISSE DESJARDINS DES GRANDS BOULEVARDS DE LAVAL Demanderesse c.Mario GIGUÈRE Défendeur ORDONNANCE DU TRIBUNAL PAR ORDRE DU TRIBUNAL La demanderesse Caisse Desjardins des Grands Boulevards de Laval avise le défendeur Mario Giguére qu'elle a déposé au greffe de la Cour supérieure du district de Laval, une requête introductive d'instance amendée en délaissement forcé pour vente sous contrôle de justice d'un immeuble situé au 799 Des Cascades à Mascouche, Québec Une copie de cette requête a été laissée à l'attention du défendeur, au greffe du tribunal, au Palais de justice de Laval, situé au 2800, Boulevard Saint-Martin Ouest, à Laval, province de Québec La requête sera présentée pour adjudication devant le tribunal le 19 août 2014 à 9 00 heures de l'avant-midi en salle 2 02 au Palais de justice de Laval, 2800 Boulevard Saint-Martin Ouest à Laval, province de Québec, et le tribunal pourra à cette date procéder à l'audition de la cause et prononcer un jugement conforme aux conclusions contenues dans la requête introductive d'instance qui vous est destinée, à moins que vous ne soyez présent devant le tribunal à cette date VEUILLEZ DONC AGIR EN CONSÉQUENCE LAVAL, le 11JUILLET 2014 CarolinaCocullo, gacs Greffier de la Cour supérieure Me Claude Papineau avocat 1600 Boul St-Martin Est, Tour A, Bureau 700 Laval (Québec) H7G 4R8 Téléphone (450) 668-4500 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL COUR SUPERIEURE (CHAMBRE CIVILE) No 540-17-010150-141 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse ROBERT KALFAYAN Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 28/07/2014 à 10 00 AU 1501, DES FUTAILLES MONTREAL seront vendus par l'in-termédiaire de la SAQ, les biens et effets de ROBERT KALFAYAN, saisis en cette cause, soit VINS ET SPIRITUEUX HUGO PHILIPPE HUISSIER DE L'ÉTUDE PHILIPPE & ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 RUE DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5TEL 450-491-7575 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL No : 500-05-083028-140 No.: ETA-3172-14 COUR DU QUÉBEC ET COUR FÉDÉRALE.L'Agence du Revenu du Québec et Gouvernement Fédéral Partie demanderesse c.Jules César Ba-dra Partie défenderesse AVIS DE VENTE Prenez avis que les biens de la partie défenderesse seront vendus en justice par huissier le 29 juillet 2014 à 10 h au 14499, boul Gouin à Pierrefonds, province de Québec Les biens saisis sont ci-dessous énumérés Un meuble télé 3 portes bois brun, 1 TV LG 60' avec cinéma maison, 1 foyer Hampton, une table de centre bois beige, 2 causeuses, 2 chaises noires et grises et plusieurs autres biens Conditions argent comptant ou par chèque visé fait à l'ordre de Michel Gaucher, huissier de justice en fidéicommis Pour toute information Michel Gaucher, huissier de justice Tél 450-654-6511 entre9h00et 16h00 AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE (Article 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de ¦ 9117-6263 QUÉBEC INC.ayant fait affaire sous la raison sociale CONCEPTEK Avis est par les présentes donné que la faillite de 9117-6263 QUÉBEC INC.ayant fait affaire sous la raison sociale CONCEPTEK, 3128, Av.Du Mont-Royal Est, Montréal, Québec, H1Y 3M5, Canada, est survenue le 4\u2019 jour de juillet 2014, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23° jour de juillet 2014 à 9:00 heures, au Bureau du syndic - Montréal, 1290, rue St-Denis, bureau 802, Montréal (Québec).Daté à Montréal, Québec O\u2019 jour de juillet 2014.Guylaine Houle, Syndic PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC., Syndic 1290, rue Saint-Denis Bureau 802 Montréal (QC) H2X 3J7 Tél.: (514) 282-8667 Téléc.: (514) 282-9667 AVIS LEGAUX & APPELS IXOFFRES 7é/.514-985-3344 Fax.514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avi s-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ ledevoir.com AVIS DE CLOTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Pauline Thibault-Zamojski, en son vivant domiciliée au 2166, rue Favard app.1 à Montréal, province de Québec, H3K 1Z8, est décédée le 28 septembre 2008 à Montréal, province de Québec.Un inventaire révisé de ses biens a été dressé le 7 juillet 2014 par le liquidateur successoral, conformément à la loi, et peut être consulté par les intéressés aux bureaux du liquidateur situés au 600, rue de la Gauchetiére Ouest, bureau 2000, à Montréal, province de Québec, H3B 4L8 sur rendez-vous seulement en communiquant avec monsieur Frédéric Richard au 514 390^245.Donné à Montréal, ce 15 juillet 2014.Raymond Chabot inc., iiquidateur.HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-22-211437-143 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c ANTONIO DI LORIO Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P-C- Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Montréal, une requête introductive d'instance Une copie de cette requête et de l'avis au défendeur ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, local f 120, situé au f rue Notre Dame Est, Montréal II est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance A défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai Soyez aussi avisé que la requête introductive d'instance sera présentée pour décision devant le tribunal, le 27 août 2014 à 9E100 en la salle 2 06 du palais de justice de Montréal À Montréal, le 30 juin 2014 RUXANDRA CORNELIA lEPAN Greffier adjoint, C Q HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-22-213169-140 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c MOSHE HE2RONY Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C-P-C- Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Montréal, une requête introductive d'instance Une copie de cette requête et de l'avis au défendeur ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, local f 120, situé au f rue Notre Dame Est, Montréal II est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance A défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai Soyez aussi avisé que la requête introductive d'instance sera présentée pour décision devant le tribunal, le 27 août 2014 à 9E100 en la salle 2 06 du palais de justice de Montréal À Montréal, le 4 juillet 2014 RUXANDRA CORNELIA lEPAN Greffier adjoint, C Q Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC Ville-Marie Montréal ERRATUM DEMANDES DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM 1307.RUE SAINTE-CATHERINE OUEST ET 1430.RUE DE LA MONTAGNE Les personnes intéressées sont priées de noter que, dans l'avis public intitulé « Demandes de participation à un référendum » qui a paru le 12 juillet 2014 dans journal Le Devoir, la liste des zones concernant le second projet de résolution CA14 240439 autorisant l'agrandissement du magasin Ogilvy avec des composantes commerciales, hôtelières et résidentielles au 1307.rue Sainte-Catherine Ouest et emplacement de l'ancien hôtel de la Montagne au 1430.rue de la Montagne - PP 292 (dossier 1146347036), aurait dû comprendre au sous-paragraphe a) du paragraphe 4 la zone visée 0215.Montréal, le 16juillet 2014.M\u201c Domenico Zambito Secrétaire d'arrondissement AVIS PUBLIC Rosemont La Petite-Patrie Montréal! Arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie ENTRÉE EN VIGUEUR D'UN RÈGLEMENT AVIS PUBLIC est donné que le conseil d'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, lors de sa séance ordinaire du 2 juin 2014, a adopté le règlement suivant : RCA2614-001 Règlement autorisant un emprunt de 4 259 000 $ pour la réalisation de travaux d'aménagement et de réaménagement de divers parcs de l'arrondissement Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire le 8 juillet 2014.Ce règlement entre en vigueur en date de ce jour, conformément à la loi et est disponible, pour consultation au bureau Accès Montréal situé au 5650, rue D'Iberville, 3\u201c étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Fait à Montréal, ce 16 juillet Me Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d'arrondissement < AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Défendeurs\tN\t° dossiers\tDemandeurs 8141789 CANADA INC\t500-32-134510-124\tDUPRAS, LISES ALL 9180-4567 QUEBEC INC\t500-32-134510-124\tDUPRAS, LISES ALL MATTEAU, JEAN PIERRE\t500-32-134510-124\tDUPRAS, LISE S ALL APQLQN, AGNES\t500-32-141338-147\tAGENCE DE VOYAGE CAP CERILIEN,JEAN LQUIS\t500-32-142759-143\tSERVICES FINANCIERS ESNAT(2000) INC., DIENE, MANSOUR\t500-32-142572-140\tFOCUS COMPAGNIE D\u2019INVESTISSEMENT Canada Province de Québec District de MONTREAL Locaiité MONTREAL COUR DU QUEBEC Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST #1.04 MONTRÉAL (QC) H2Y1B6 Téléphone : 514-393-2304 ORDONNANCE (Art.139C.P.C.) Il est ordonné aux défendeurs ci-dessous mentionnés d'informer le greffier de l'option choisie dans un délai de trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance.Des copies de la demande et de l'avis des options du défendeur ont été laissées au greffe de cette cour à votre intention.À défaut de ce faire, jugement pourra être rendu contre vous sans autre avis ni délai.DIONNE, SERGE DUMAIS, FREDERIC 500-32- 500-32- EBENISTERIE BOUCHARD 500-32-ETIENNE, RUDOLPH 500-32- 134363-128 142148-149 139214-136 142383-142 KASSABIAN, STEVEN\t500-32-142132-143 LEMAY,\t500-32-141529-141 ALAIN MUNYARADZI MAYOLA, ANDIE\t500-32-140952-138 MURAT, PATRICK\t500-32-141338-147 PADDOCK, DOUGLAS\t500-32-139502-134 PAULETTE, LOUIS\t500-32-143008-144 ALAIN MUNYARADZI PETIT, PATRICK ALAIN MUNYARADZI 500-32-141871-147 PIERRE, JESSIE\t500-32- VERVILLE, DANIEL\t500-32- À MONTRÉAL, ce 14 juillet 2014 ET DIVERTISSEMENT INC., MAALOUF, CAMILLE SERVICES FINANCIERS ESNAT(2000) INC., LEGAULT, MARIE-JOSEE SERVICES FINANCIERS ESNAT(2000) INC., SERVICES FINANCIERS ESNAT(2000) INC., SERVICES FINANCIERS ESNAT(2000) INC., TSAI, REBECCA AGENCE DE VOYAGE CAP BHASKARAN, SUSHMITA SERVICES FINANCIERS ESNAT(2000) INC., SERVICES FINANCIERS ESNAT(2000) INC., AGENCE DE VOYAGE CAP TALL, MACKI 141338-147 141288-144 MarioaraAlbastroiu, gacq LE DEVOIR LE MERCREDI 16 JUILLET 2014 A 5 ACTUALITES COMMISSION CHARBONNEAU La corruption, une « maladie sociale et politique », selon trois professeurs BRIAN MYLES La corruption n\u2019est pas le seul fruit de quelques «pommes pourries».C\u2019est une véritable «maladie sociale et politique » qu\u2019il faut combattre par une bonne dose de démocratie participative.Dans un mémoire déposé à la commission Charbonneau, trois professeurs en philosophie (Marc-Antoine Dilhac, Christian Nadeau et Pierre-Yves Néron) invitent les entreprises privées et les titulaires de charges publiques à en faire plus dans la lutte contre la corruption.Si les entreprises croient sincèrement à la saine concurrence et au libre marché, elles doivent se doter d\u2019une «norme anticorruption», calquée sur la norme ISO, afin de faire respecter les règles du libre marché.«Par souci de cohérence, le milieu des affaires aurait intérêt à en faire beaucoup plus pour lutter contre la corruption, pour participer à la création d\u2019un environnement sain de concurrence économique», écrivent les trois éthiciens.Les élus doivent également cesser d\u2019imputer la responsabilité de la corruption à une poignée de «pommes pourries».Cette analogie facile à comprendre a l\u2019avantage d\u2019évacuer toute forme de remise en question du système et des règles du jeu.« On peut cibler et condamner des individus \u201ccorrompus \u201d, mais il est plus difficile de penser la corruption de nos institutions », constatent MM.Dilhac et Nadeau, deux professeurs de philosophie à l\u2019Université de JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les trois auteurs du mémoire craignent que la juxtaposition des instances de lutte contre la corruption \u2014 l\u2019inspecteur général de Montréal, Denis Gallant (notre photo) et le vérificateur général \u2014 entraîne une concurrence néfaste entre elles.Montréal, et M.Néron, leur homologue de l\u2019Université catholique de Lille.Pour les trois auteurs, la corruption est « un virus » qui se développe dans des institutions dysfonctionnelles, au sein desquelles il y a trop d\u2019occasions de contourner les règles.En ce sens, la corruption relève à la fois d\u2019une responsabilité individuelle et collective.La souche du virus est tenace, principalement parce qu\u2019il y a un effritement de la reddition des comptes, un déclin de la représentativité politique, un accroissement du pouvoir discrétionnaire des élus dénoncé de longue date par le vérificateur général, et une perte généralisée d\u2019expertise dans des institutions clés telles que le ministère des Transports.Des progrès Selon Marc-Antoine Dilhac, le Québec est à l\u2019avant-scène du combat mondial contre la corruption.«On affronte la corruption comme aucun autre pays ne l\u2019a fait», dit-il en entrevue.L\u2019intérêt que la société civile porte à la lutte contre la corruption est sain.Les chercheurs voient d\u2019un bon œil les travaux de la commission Charbonneau; sa mise en place est à la fois «un symptôme» de la gravité de la maladie qu\u2019est la corruption et «une réponse qui témoigne de la vitalité de la démocratie québécoise ».L\u2019Etat doit profiter de l\u2019occasion pour accroître la place de la démocratie participative.Des commissions citoyennes et des comités d\u2019experts pourraient accompagner les élus, pour les conseiller dans la prise de décision, comme c\u2019est le cas dans certains pays européens.La démocratie participative, c\u2019est comme ajouter un gardien pour surveiller le gardien, explique M.Dilhac.Elle permet de remédier en partie aux lacunes dans la reddition des comptes, et de tempérer le pouvoir discrétionnaire des élus.Mise en garde hes trois auteurs mettent l\u2019Etat en garde contre la recherche de solutions faciles.À leur avis, les élus devraient être plus modestes et plus efficaces dans la lutte contre la corruption, en gardant à l\u2019esprit que «les solutions miracles sont le plus souvent des^solutions mirages».À titre d\u2019exemple, ils évoquent la création du poste d\u2019inspecteur général à Montréal.Le vérificateur général aurait pu assumer certaines de ces nouvelles responsabilités.Les auteurs craignent que la juxtaposition des instances de lutte contre la corruption entraîne une concurrence néfaste entre elles.Si la lutte contre la corruption est trop radicale et trop rigide, elle risque par ailleurs d\u2019engendrer des effets pervers : pertes d\u2019efficacité dans les entreprises et cynisme de la population devant la multiplication des affaires louches.«Il ne peut quand même pas y avoir un policier derrière chaque citoyen et une escouade derrière chaque entreprise», lance Marc-Antoine Dilhac.Selon lui, le Québec fait fausse route en faisant une fixation sur les cadeaux modestes (bouteilles de vin et billets de hockey) que s\u2019échangent les hommes d\u2019affaires, llfaut plutôt s\u2019attaquer aux dérives systémiques, et les sanctionner avec célérité.Les auteurs n\u2019acceptent pas que les dirigeants d\u2019institutions publiques ou de sociétés privées se réfugient derrière leur ignorance pour excuser les dérives systémiques.«L\u2019ignorance, même de bonne foi, constitue en soi une faute», estiment-ils.Le Devoir LA ROMAINE .se rétracte, après avoir laissé planer des doutes ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le premier ministre Philippe Couillard s\u2019est rétracté mardi après avoir remis en question le parachèvement des phases finales d\u2019un complexe hydroélectrique en construction sur une rivjère de la Côte-Nord.À peine 24 heures après avoir laissé planer un doute sur le chantier de la Romaine, M.Couillard a diffusé un communiqué pour corriger le tir, alors que l\u2019opposition péquiste l\u2019invitait déjà à le faire.De passage au New Hampshire où il a participé à une conférence sur l\u2019énergie lundi, M.Couillard avait affirmé qu\u2019il fallait terminer les phases 1 et 2 du complexe avant de décider s\u2019il fallait poursuivre avec les phases 3 et 4.Le chantier de 6,5 milliards de dollars, qui doit s\u2019étaler jusqu\u2019en 2020, avait été lancé en 2009 par l\u2019ancien premier ministre Jean Charest.Le document diffusé mardi par le cabinet de M.Couillard rappelle que des travaux préparatoires sont déjà en cours sur les chantiers 3 et 4 de la Romaine, dont les dates de mise en service sont respectivement prévues en 2017 et en 2020.«Comme je l\u2019ai mentionné [lundi] , les surplus énergétiques du Québec sont un avantage énorme qui nous permet notamment de sécuriser notre approvisionnement énergétique, d\u2019attirer des entreprises chez nous, de créer des emplois et d\u2019exporter une énergie propre et renouvelable à l\u2019extérieur du Québec», a déclaré le premier ministre dans le communiqué.Lors d\u2019un point de presse à Bretton Woods lundi, M.Couillard avait affirmé que le parachèvement des phases 3 et 4 serait décidé à la lumière d\u2019une étude qui doit permettre de savoir si les surplus d\u2019électricité d\u2019Hydro-Québec doivent servir au développement économique du Québec ou à l\u2019exportation.«Pour développer les prochaines phases, on n\u2019est pas là encore, on va finir ce qui est en cours actuellement», avait-il dit.Le chef intérimaire péquiste Stéphane Bédard avait exigé que M.Couillard dissipe rapidement les doutes qu\u2019il laissait planer sur l\u2019avenir du chantier, qui risquaient déjà de causer des mises à pied sur la Côte-Nord, à son avis.Selon M.Bédard, la construction de quatre centrales sur la rivière Romaine, un projet en cours de réalisation, est importante parce que ces infrastructures vont générer des revenus pour Hydro-Québec grâce à la vente d\u2019électricité.M.Bédard a affirmé que M.Couillard commettrait une grave erreur en décidant de limiter les travaux aux phases 1 et 2, actuellement en cours, alors que deux autres phases sont prévues.« On a besoin de grands travaux actuellement, dans l\u2019Est, dans le Nord, partout au Québec, a-t-il dit en entrevue téléphonique.Et là, c\u2019est des travaux qui vont donner des revenus en plus.Ce n\u2019est pas faire des viaducs.» La Presse eanadienne Les petilB prix font les grands voyacj^s.poEjter raffinée sur toute la ligne 114$ TORONTO NEW YOpK TIMMINS Autres destinations Attrapez-la au vol ! Pour économiser gros, réservez d\u2019ici le 17 juillet 2014.Pour connaître les rabais de votre destination, consultez flyporter.com Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 17 juillet 2014.Voyagez d\u2019ici le 14 décembre 2014.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : HALIFAX MONCTON MONT-TREMBLANT MONTRÉAL OTTAWA QUÉBEC SAULT STE.MARIE STEPHENVILLE ST.JOHN\u2019S SUDBURY THUNDER BAY TIMMINS TORONTO WINDSOR BOSTON BURLINGTON, VT CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK WASHINGTON flyporter.com 'Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de i'Est le 17 juiiiet 2014.Voyagez d\u2019ici ie 14 décembre 2014.Le rabais ne s\u2019applique pas aux vois du 10 au 13 octobre 2014 et entre ies Etats-Unis et le Canada les 26 et 30 novembre 2014.Porter peut exiger un achat jusqu\u2019à 21 jours à l'avance.Les tarifs sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra.^ A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 16 JUILLET 2014 EDITORIAL RENSEIGNEMENTS PERSONNELS Faudrait savoir La protection de la vie privée, ou plutôt ses failles font maintenant partie des sujets récurrents de l\u2019actualité.Sur la forme, il est clair que les développements informatiques favorisent l\u2019échange massif d\u2019informations, avec les risques de brèches qui s\u2019ensuivent.Sur le fond, il est tout aussi clair que cela sert bien davantage les fins de l\u2019État et du commerce que le bien-être des individus.Une mise à jour s\u2019impose.A Josée Boileau u Québec, les ministères et les organismes étatiques échangent de manière importante des renseignements confidentiels fournis par les citoyens, révélait cette semaine Le Devoir.Une affaire de routine qui facilite le travail des bureaux concernés, mais dont on ne soupçonne ni l\u2019ampleur ni l\u2019existence.Dans une société qui a la « transparence » pour maître mot, cela n\u2019est pas un mince paradoxe.On ne sait guère de choses en fait sur la nébuleuse de renseignements qui circulent au sujet de tout un chacun à Québec, à Ottawa, ou dans la sphère commerciale.Du côté québécois, l\u2019encadrement de la Commission d\u2019accès à l\u2019information semble rigoureux, mais admettons que le partage d\u2019informations qu\u2019elle autorise sans le consentement de la personne concernée a rarement pour but le «bénéfice» de celle-ci, comme le prévoit l\u2019une des clauses de la Loi sur l\u2019accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.C\u2019est plutôt la rentabilité qui motive les échanges : contrer la fraude, retrouver ceux qui doivent de l\u2019argent à l\u2019État.Du côté d\u2019Qttawa, les critiques sont plus virulentes.D\u2019abord parce que le gouvernement conservateur a plus qu\u2019un souci d\u2019efficacité administrative : il est aussi obsédé de sécurité.11 a donc un faible pour les dispositions floues grâce auxquelles il se donne une grande marge de manœuvre dans la cueillette et l\u2019échange d\u2019informations personnelles, notamment avec des pays étrangers.La réforme qu\u2019il vient d\u2019apporter à la Loi sur la citoyenneté est de cette teneur, ce qui fait frémir les avocats du secteur.À quoi s\u2019ajoutent les dérapages.11 y a deux ans, Jennifer Stod-dart, qui était alors commissaire à la protection de la vie privée du Canada, signalait l\u2019augmentation importante de plaintes touchant la protection des données personnelles au sein des institutions fédérales.Un an plus tard, nouvelle alerte : les récriminations des citoyens atteignaient un record.11 faut, soulignait-elle, gérer ces données avec plus de rigueur.Dans certains cas, on demande trop d\u2019informations ; dans d\u2019autres, leur protection est inadéquate.Comme si on n\u2019avait toujours pas compris que les pirates informatiques existent et que le vol d\u2019identité peut causer bien plus de dommages qu\u2019un vol dans une résidence privée ! En quittant son poste, après l\u2019avoir occupé pendant dix ans, Stoddart a souhaité une révision de la Loi sur la protection des renseignements personnels.Elle demandait aussi que les organismes fédéraux soient obligés de déclarer les atteintes à la vie privée lorsque celles-ci sont constatées.Le même constat peut s\u2019appliquer au Québec.Partout, ce n\u2019est qu\u2019en faisant des demandes d\u2019accès à l\u2019information (comme le démontre encore aujourd\u2019hui notre texte sur Statistique Canada) qu\u2019on arrive à connaître les brèches à la vie privée vécues dans les instances gouvernementales.et qui sont souvent bêtement le résultat d\u2019une erreur humaine.L\u2019obligation de divulguer les défaillances servirait en soi de rappel à la vigilance ! Mais il faut faire plus, tant du côté gouvernemental que de l\u2019entreprise privée, contre les processus encore plus intrusifs, encore moins encadrés.S\u2019il n\u2019y a guère à attendre du côté d\u2019Qttawa, c\u2019est une responsabilité du XXI® siècle que doit impérativement se donner le gouvernement de Philippe Couillard dans les quatre années qui viennent.JUNCKER NOMMÉ PATRON DE L\u2019EUROPE L\u2019aigreur anglaise epuis mardi matin, la Commission européenne (CE) a un nouveau président.11 s\u2019appelle Jean-Claude Juncker.Signe particulier?Lundi, il était le moteur d\u2019une polémique très vive.Aujourd\u2019hui, il le reste.Car jamais dans l\u2019histoire de la CÉ une nomination n\u2019aura suscité une opposition aussi ferme, voire autant d\u2019acrimonies, que celle manifestée au premier chef par le premier ministre britannique, David Cameron.Dans une tribune publiée dans divers quotidiens européens le 13 juillet, Cameron souligne, avec justesse d\u2019ailleurs, que, lors des dernières élections européennes, «M.Juncker n\u2019a figuré sur aucun bulletin de vote [.] ne s\u2019est présenté nulle part et n\u2019a été élu par personne.Affirmer le contraire serait profondément dommageable pour l\u2019Europe.» Au ras des pâquerettes, Cameron a raison sur toute la ligne.Par contre, il faut bien reconnaître qu\u2019au nom de «l\u2019obligation démocratique» brandie par Prançois Hollande et Angela Merkel, nul autre que Juncker ne pouvait prétendre au poste puisque ce dernier était et demeure le chef de file du Parti populaire européen (PPE) ayant remporté les élections évoquées.En fait, la litanie de griefs qu\u2019entretient le Britannique à l\u2019endroit de Juncker a pour dénominateur commun la fibre fédéraliste marquée qui habite ce dernier.A la différence par exemple de son prédécesseur, José Manuel Bar-roso, il entend accélérer cette union politique européenne qu\u2019abhorrent tant la majorité des Britanniques.D\u2019autant plus que, par union politique, ces derniers entendent renforcer l\u2019emprise que détient le couple franco-allemand sur l\u2019Union européenne (UÉ).11 faut savoir qu\u2019au cours de ses 19 ans en tant que premier ministre du Luxembourg, après en avoir été le ministre des Pi-nances pendant des lunes, de sa douzaine d\u2019années en tant que président de l\u2019eurogroupe, Juncker s\u2019est confectionné une spécialité diplomatique : élargir et renforcer les relations entre Berlin et Paris.Car, selon lui, «les démons européens n\u2019ont pas disparu.Ils sont juste endormis».Cela étant, si Cameron reproche l\u2019inclination fédéraliste de Juncker, il s\u2019est toujours abstenu de lui faire la critique d\u2019entre les critiques.De quoi s\u2019agit-il ?Si la City de Londres est un paradis fiscal qui ne dit pas son nom, ce n\u2019est évidemment pas le cas du Luxembourg qui, sous la houlette de Juncker, a enregistré une augmentation, d\u2019ailleurs très remarquée, des activités inhérentes à l\u2019évasion fiscale, blanchiment d\u2019argent sale et autres.Toujours est-il que nommer comme président de la Commission un homme qui a été au cœur ou plutôt la courroie de transmission politique des intérêts bien compris de bien des acteurs financiers devrait ravir.la City de Londres ! N\u2019est-il pas ?Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LE Ttgamuc, /vi'NiWE n lTpucati'oi^ REPRISE LETTRES La nouvelle manière Couillard ?Monsieur Couillard, je vous écris afin de vous faire part de ma vive déception quant à l\u2019inaction de votre gouvernement en ce qui concerne ce qu\u2019il est désormais convenu d\u2019appeler «l\u2019affaire Bolduc ».Après toutes ces années où les contribuables québécois se sont sentis lésés par le gouvernement de votre prédécesseur, comment pouvez-vous justifier l\u2019immoralité d\u2019un geste en invoquant sa légalité ?Un nombre certain de Québécois ont cru en vous lorsque vous leur avez promis de vous distancer des politiques du passé.Aujourd\u2019hui, la réplique des gestes passés, ne serait, selon vous, «qu\u2019une tempête dans un verre d\u2019eau».C\u2019est dire le peu d\u2019importance accordée à «l\u2019immoralité» de certains gestes politiques, alors que vous sembliez vous en offusquer au plus haut point, lors de la dernière campagne électorale.Vous parliez d\u2019une nouvelle manière de faire de la politique.Les récentes déclarations de votre ministre de la Santé sont irrespectueuses et semblent davantage relever des propos d\u2019un « bully » que d\u2019un ministre digne de ce nom ! En finir avec le cynisme, disiez-vous?Décidément, nous sommes bien loin du Parti libéral dont était membre Monsieur Claude Castonguay.Louise Bock Rosemère, le 13 juillet 2014 PQ, des tablettes vides ! Vivement le prochain FEQ Le tsunami d\u2019avril a laissé des cicatrices profondes dans l\u2019orgueil du PQ.Ce parti a perdu ses meubles, sa fierté, et les tablettes sont vides.Pour l\u2019heure on affiche «Fermé pour l\u2019été».Par ailleurs, les députés récemment élus ne représentent que les murs encore debout parmi les vestiges; des artefacts en devenir.Cette équipe a connu l\u2019horreur de la défaite gênante comme l\u2019équipe de soccer du Brésil; un bloc monolithique mal fermenté incapable de compter des buts.Tout doit être fondamentalement rebâti, de la cave au grenier, en modifiant et en améliorant la doctrine porteuse des thèmes rassembleurs.Bref, présenter à l\u2019électorat un buffet gastronomique irrésistible.Implantons une nouvelle administration plus affable et surtout pragmatique, une nouvelle enseigne et nouvelle génération, sans vouloir stigmatiser les anciens et les vénérables bâtisseurs.Le futur doit se détacher des décombres du passé.Ainsi donc, le climat sera pur et non entaché par les embruns des trop nombreuses défaites et déceptions.A partir de maintenant, les jeunes, souhaitons des choix de première ronde au repêchage, devront vendre la souveraineté comme l\u2019ultime et indispensable panacée politique.Est-ce trop miser sur la nouvelle génération et admettre qu\u2019elle est meilleure que la précédente ?Michel Beaumont Québec, le 14 juillet 2014 Souvent, on dit qu\u2019il faut marcher une ville pour la découvrir.J\u2019ajouterais qu\u2019il faut déambuler dans les rues de Québec pour vivre son Festival d\u2019été.Ces 240 heures annuelles que nous envient, à juste titre, bien des villes du monde entier, nous offrent des productions internationales mémorables rassemblant, chaque soir, plusieurs dizaines de milliers de personnes sur quelques hectares.Mais c\u2019est aussi, et surtout, une infinité de rencontres pour 50 ou 100 personnes qui, successivement, demeureront l\u2019instant d\u2019un spectacle des arts de la rue suspendues à la grâce, à la magie ou à la créativité de ces artistes de l\u2019ombre.Pensons seulement à la Fanfarniente della Strada, cette colorée fanfare de musiciens indisciplinés qui, sortie tout droit des films de Fellini, fait danser le cœur et l\u2019âme des passants de la rue Saint-Jean.Souvenons-nous de La Centaurée, ces jeunes artistes qui, pour la première fois dans une rue Cartier enfin piétonnière, allient la grâce du cirque gitan à la force des chevaux de trait.Qu à ces Lampounettes, intrigantes lampes géantes qui, le temps d\u2019un festival, sont devenues des points de repères hors-norme faisant partie du décor.Ces couleurs, ces sons, ces ambiances font partie intégrante du succès tant mérité du Festival d\u2019été.[.] Plus que 364 jours avant le retour du Festival d\u2019été.Je m\u2019ennuie déjà.Élisabeth Farinacci Québec, le 14 juillet 2014 LIBRE OPINION Cache-cache au NPD SIMON COUILLARD Enseignant en philosophie.Cégep de Victoriaville, doctorant en études québécoises Si un discours vous gêne, tâchez de détruire celui qui l\u2019émet de la manière la plus expéditive.La formule est assez simple: présentez l\u2019opposant comme quelqu\u2019un de confus, quelqu\u2019un qui ne sait pas de quoi il parle, proposez qu\u2019il soit fort possiblement irrationnel et qu\u2019il ne fasse pas bien son métier.Ensuite, déformez son propos et martelez votre message.Ce procédé est commun en politique professionnelle, mais je ne croyais pas en faire les frais un jour.Qr, un certain Youssef Amane me l\u2019a récemment servi dans les pages d\u2019opinions du Devoir (10 juillet).La lettre de M.Amane se voulait une réplique à la mienne, qui énonçait une vérité fort simple : pour se concilier le Canada anglais, Thomas Mulcair doit taire l\u2019ancrage québécois de son parti.Qr, cette thèse on ne peut plus claire a laissé M.Amane dans une grande confusion, écrit-il, et sa réplique n\u2019en a conséquemment tenu aucun compte.Comme ce dernier, en plus, se fait juge de ce qu\u2019est la bonne manière de philosopher, cela m\u2019a opportunément rappelé une chose.En philo 101, on enseigne qu\u2019il faut étudier les textes de manière critique, ce qui implique également d\u2019être attentif à leur contexte.Quelques questions sont incontournables : qui tient ce discours ?Qui est son destinataire?Quelles peuvent être les motivations possibles du premier?Quels sont ses postulats ou ses croyances implicites?Èn appliquant ces questions pour analyser la lettre de M.Amane, on trouve un beau cas d\u2019école.Ainsi, Youssef Amane se présente comme un simple citoyen montréalais outré.Mais une courte recherche révèle qu\u2019il a été attaché de presse du caucus du NPD jusqu\u2019au début de l\u2019année 2014, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à ce qu\u2019il fonde la firme Agence Effectus, «une agence de communications stratégiques spécialisée en relations publiques [offrant] un éventail de services professionnels et personnalisés, axés sur la performance et les résultats».Si Amane n\u2019est pas lui-même l\u2019auteur du discours de la fête nationale que je critiquais, sa situation motive, pour le moins, l\u2019admiration qu\u2019il a pour Thomas Mulcair.Cela n\u2019échapperait pas aux étudiantes et aux étudiants.Le stratagème est déjà assez grossier, mais il faut ajouter que la lettre est d\u2019une plus grande maladresse encore.L\u2019auteur s\u2019y montre bon soldat, opportuniste tout de même, mais sa démarche est risquée : les gens n\u2019aiment généralement pas ce genre de manœuvre, agressive et si évidemment intéressée.Il y a pire, cependant.C\u2019est que Amane a commis une erreur d\u2019appréciation, du point de vue des intérêts du NPD.Le propos de la lettre est ténu, mais il lance un débat important: Thomas Mulcair dé-fend-il suffisamment les intérêts du Québec à Qttawa?Il semble que le personnel politique du NPD, qui a choisi de relayer la lettre sur Twitter, croit en la pertinence de la question.Il serait en effet intéressant d\u2019analyser les dossiers d\u2019actualité sous cet angle, comme pour l\u2019idée d\u2019une commission fédérale des valeurs mobilières ces temps-ci.Quoi qu\u2019il en soit, et en ce qui me concerne, l\u2019enjeu se pose plutôt en ces termes : peut-on accepter qu\u2019un communicateur professionnel qui a des intérêts financiers dans un parti politique se présente comme un simple citoyen lorsqu\u2019il intervient dans l\u2019espace public pour défendre ce même parti politique?Il semble en aller des «valeurs de justice, d\u2019égalité et de respect, prônées par le NPD», selon l\u2019auteur, et qui sont si chères au « citoyen Amane ». LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 JUILLET 2014 A 7 IDEES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Denis Vaugeois est entré au Conseil des ministres en février 1978 comme ministre des Affaires culturelles.L\u2019 « affaire Bolduc » et le travail de député Je relis mon rapport de 1982 et s\u2019il avait été appliqué dans une plus large proportion, Yves Bolduc en aurait eu plein les bras avec son travail de député DENIS VAUGEOIS Historien et éditeur.A la suite de son élection comme député de Trois-Rivières (1976 à 1985), il a confié les éditions du Boréal à un ami et interrompu ses recherches en histoire.ai décidé de prendre la dé- JA fense de mon député en ce / sens que jamais personne ne lui a expliqué son rôle éventuel.Il n\u2019a probablement pas non plus reçu de cours d\u2019histoire du Québec au cégep.Un jour, on lui a proposé d\u2019entrer en politique par la I grande porte, c\u2019est-à-dire d\u2019accéder directement au Conseil des ministres.Et mieux encore, on lui a offert une circonscription sur un plateau d\u2019argent, la mienne, Jean-Talon, celle que venait de laisser son prédécesseur.Au fait, qui est Jean Talon?Philippe Couillard, lui, le sait, il est tombé dedans quand il était petit.Son ancêtre Louis, fils aîné de Guillaume et Guillemette Hébert, a même reçu des lettres de noblesse sur recommandation de l\u2019intendant Jean Talon en 1668.Comme ministre, Yves Bolduc n\u2019avait pas à se poser de questions sur son emploi du temps.Les journées n\u2019étaient jamais assez longues, mais rien ne l\u2019avait préparé au rôle du député.Et il n\u2019existe pas de cours de formation pour le devenir.Dans une vie antérieure, j\u2019ai eu l\u2019occasion de réfléchir, à la demande d\u2019ailleurs du premier ministre René Lévesque, au rôle du Parlement et plus précisément du député.En janvier 1982, mon rapport était publié sous le titre «L\u2019Assemblée nationale en devenir.Pour un meilleur équilibre de nos institutions ».M.Lévesque y croyait et il avait demandé de m\u2019accorder du temps au caucus pour me permettre de le présenter aux collègues.L\u2019intérêt était réel.Des députés aussi fringants que ceux du Parti québécois vivaient mal la réalité parlementaire.Je me souviens que l\u2019un d\u2019entre eux, après ma présentation, me confia: «Je commence enfin à comprendre ce que je fais ici ! » La première utilité d\u2019un député est de déterminer quel parti pourra former le gouvernement.Ensuite, on lui demandera de voter selon la ligne de parti.Dans les commissions parle- mentaires, s\u2019il appartient au groupe ministériel, il applaudit le ministre qui prend toute la place.Autrement dit, il est préférable d\u2019être dans l\u2019opposition si on est simple député.Peu après l\u2019élection de 1976, les députés de la Mauricie ont demandé une commission parlementaire pour débattre de la crise qui frappait le secteur des pâtes et papiers.Nous avons obtenu une commission, mais on nous écarta de tout rôle.Pour ma part, j\u2019avais utilisé mon réseau de contacts d\u2019ancien fonctionnaire pour ramasser des tonnes d\u2019informations, ce qui avait passablement irrité mon ami Yves Bérubé, ministre des Richesses naturelles.Des histoires semblables, j\u2019en ai des dizaines.La première recommandation de mon rapport visait un minimum d\u2019indépendance pour l\u2019Assemblée nationale.Un bon jour, les députés se mirent d\u2019accord pour élire leur président au vote secret.Mais en 2008, lorsque Jean Charest a appris l\u2019élection de Lrançois Gendron, il a piqué une crise ; tout comme l\u2019auraient fait Lucien Bouchard et tous les autres premiers ministres depuis ce temps.D\u2019ailleurs, Lucien Bouchard a battu tous les records en faisant voter une motion de blâme contre un citoyen pour des propos non vérifiés.Dans mon rapport, je recommandais qu\u2019une commission de l\u2019Assemblée nationale puisse assurer l\u2019examen de l\u2019administration des organismes qui relèvent de son autorité tout comme de l\u2019ensemble des entreprises publiques.Après diverses recommandations de même nature, je proposais que l\u2019Assemblée nationale puisse jouer un rôle d\u2019initiative, d\u2019étude et même d\u2019enquête.Bref, je relis mon rapport et s\u2019il avait été appliqué dans une plus large proportion, Yves Bolduc en aurait eu plein les bras avec son travail de député.Avec rexceptionnelle préparation qui est la sienne, il aurait été de tous les comités et de tous les débats.Bien des gens ont répété qu\u2019en tant que député de Jean-Talon, il avait forcément pas mal de loisirs.C\u2019est comme si le travail de député était uniquement de venir en aide aux démunis.J\u2019ai fait du bureau de circonscription pendant neuf ans et je reconnais l\u2019importance d\u2019être à l\u2019écoute des citoyens qui se battent avec « l\u2019administration » ; mais il y a aussi une infinité de causes qui mobilisent les gens.Dans chaque circonscription, il y a des comités de citoyens pour toutes sortes de causes et des dizaines d\u2019organismes qui reposent sur le bénévolat.Etre député, c\u2019est aussi être à l\u2019écoute des gens qui ont des projets et des idées.Pour simplifier, je dirai que ce qui tue la politique, c\u2019est la ligne de parti.Tellement que dans mon rapport, je recommandais le vote secret et j\u2019insistais pour qu\u2019un gouvernement ne soit défait que dans deux occasions : sur une motion de censure, ou sur un refus d\u2019appuyer le budget présenté par le gouvernement.Dans ce cas, je ne pouvais m\u2019empêcher de souligner que, paradoxalement, l\u2019étude du budget était le point qui prévoyait le plus grand nombre d\u2019heures de débats, alors qu\u2019il était entendu que pas un chiffre ne serait modifié.Au cours des derniers mois, pour ne pas dire des dernières années, j\u2019ai suivi deux débats qui me tiennent à cœur : la réforme des cours d\u2019histoire au secondaire et au cégep et l\u2019adoption du prix réglementé pour le livre.Avec le temps, les débats sur les cours d\u2019histoire au secondaire ont permis de rapprocher les parties, et le rapport Beauche-min a été bien reçu.Le député Yves Bolduc a-t-il suivi ce débat?A-t-il discuté de cette question avec des gens de sa circonscription?D\u2019où viennent ses décisions, prises en coup de vent au lepdemain de sa nomination au ministère de l\u2019Education, de reporter la réforme et d\u2019annuler le cours au collégial ?Et le prix réglementé?N\u2019a-t-il pas pu observer l\u2019étonnante unanimité du milieu du livre lors de la commission parlementaire ?A-t-il cherché à pousser plus loin l\u2019examen de la question et à en discuter avec des auteurs, des libraires et des éditeurs de sa circonscription, au heu de plier devant des diktats venus des coulisses et des lobbys?Pourtant, il a toute la formation pour comprendre les enjeux et aller au-delà des préjugés.Personnellement, je crois que la fonction de député ne laisse pas de place pour du travail rémunéré.Toute ma vie, sauf pendant mon passage en politique, j\u2019ai fait toutes sortes de choses en même temps; le plus souvent bénévolement, y compris une présidence d\u2019association professionnelle.J\u2019ai privé mon entreprise d\u2019heures précieuses, mais ce genre d\u2019engagement est normal, me semble-t-il, bien que dans certains milieux ça semble une « maladie » de tout monnayer.HÔPITAUX DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE MONT-ROYAL L\u2019Hôtel-Dieu n\u2019a jamais été « excédentaire » ! MICHEL BERGERON CLAUDE C.ROY Professeurs émérites, Université de Montréal e rapport du groupe d\u2019experts, présidé par l\u2019architecte Marie Lessard, sur l\u2019avenir des bâtiments « excédentaires » de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal ] et du Royal Victoria Hospital vient - ^ d\u2019être discrètement déposé sur le site Web du Secrétariat à la région métropolitaine.Le rapport est très fouillé, minutieux et lumineux.lî rejette clairement tout projet de construction de condos sur les sites des deux hôpitaux et dresse, sur le plan financier, un tableau quasi apocalj^tique des solutions proposées par divers intervenants.H convient de souligner la franchise et le professionnalisme de ces experts.Dans le cas de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le rapport est toutefois basé sur une fausse prémisse, à savoir que cet hôpital a été classé, de façon péremptoire, par l\u2019Agence régionale de santé et des services sociaux de Montréal (ARSSSM), comme excédentaire et accepté comme tel par le gouvernement précédent, alors que l\u2019Hôtel-Dieu ne l\u2019est pas du tout si l\u2019on considère le nombre toujours élevé de patients hospitalisés ou admis à l\u2019urgence.Mais les experts n\u2019avaient pas le mandat gouvernemental de modifier la question et, en particulier, de souligner que, avec l\u2019entrée en service de deux nouveaux centres hospitaliers universitaires, la fermeture de l\u2019Hôtel-Dieu accentuerait la crise des urgences à Montréal et provoquerait un allongement des listes d\u2019attente dans les services hospitaliers.Cette situation chaotique est inscrite dans les prévisions mêmes du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), situation dont l\u2019ARSSSM préfère ne pas tenir compte.Pour cette agence, aucun argument \u2014 qu\u2019il soit patrimonial, universitaire ou géopolitique \u2014 ne tient.Cet argument ne semble pas davantage émouvoir Madame Hélène David, ministre de la Culture et députée d\u2019Outremont, qui reste silencieuse depuis des mois.On n\u2019a aucunement besoin de l\u2019Hôtel-Dieu, aurait soutenu l\u2019Agence devant les experts.Une insulte à notre intelligence alors qu\u2019un document produit par l\u2019agence en octobre dernier venait confirmer le manque de lits à Montréal.C\u2019est surtout un affront à l\u2019œuvre des religieuses Hospitalières de Saint-Joseph et à la contribution de cette institution à l\u2019histoire de Montréal.Cette agence aurait autorisé la vente de l\u2019Hôtel-Dieu ainsi que du Royal Victoria, pour lequel l\u2019Université McGill a montré son intérêt.Il faut rappeler que le MSSS a investi 50 millions tout récemment pour rénover les urgences et les blocs opératoires de l\u2019Hôtel-Dieu.Nous faisons face à un gaspillage honteux.On fermerait tout cela et en même temps, on planihe le même type de rénovations à l\u2019Hôpital général de Montréal, situé à quelques centaines de mètres de l\u2019Hôtel-Dieu.Incohérence et injustice ! Compte tenu de l\u2019état actuel de notre système de santé, le Québec n\u2019a pas la marge de manœuvre financière nécessaire pour fermer l\u2019Hôtel-Dieu sans compromettre davantage l\u2019accessibilité aux soins de proximité.De plus, les citoyens de Montréal seront privés du seul hôpital francophone situé au pie4 du Mont-Royal, c\u2019est-à-dire au centre-ville.À moins de vouloir affronter, à court terme, une nouvelle crise des urgences et des listes d\u2019attente, le MSSS doit absolument maintenir l\u2019Hôtel-Dieu comme hôpital de proximité, avec son urgence et 150 lits, pour les citoyens des quartiers environnants.La morale de Vargent Francine Pelletier La récente controverse entourant le ministre Bolduc aura fait comprendre une chose : une partie importante des médecins du Québec marche à l\u2019argent.Partout où l\u2019on regarde, on est frappé par des chiffres astronomiques : la prime à l\u2019inscription du D\"^ Bolduc (215000$), l\u2019indemnité de départ du D\"^ Barrette (1,2 million), la moyenne salariale d\u2019un radiologiste (628819$), voire d\u2019un simple médecin de famille (264 673$).Chiffres auxquels on pourrait ajouter les incitations financières pour pratiquer en région (salaire majoré à 145% pour un médecin spécialiste, augmentation de 30% pour un médecin de famille), pour ne rien dire du salaire du D\"^ Couillard du temps où il conseillait le ministre de la Santé saoudien, et qui demeure à ce jour secret.Qu sait évidemment depuis longtemps que les médecins gagnent très au-dessus de la moyenne.Et on veut bien, vu leurs études spécialisées et l\u2019importance qu\u2019ils ont dans un système démocratique.Mais la récente controverse a mis à nu un rapport de force qui va bien au-delà, une espèce de prostitution qui se fait au nom d\u2019une meilleure gestion de la santé où, en échange d\u2019argent sonnant, on donne un service qui devrait être donné normalement, naturellement, dans l\u2019ordre normal des choses.Un problème certainement plus grave que l\u2019engorgement à l\u2019urgence et la danse des 7 voiles des groupes de médecins de famille.Déjà, on soupçonnait le paiement à l\u2019acte d\u2019introduire un mercantilisme un brin malsain dans le système de soins.Bien des études le disent, la rémunération à la pièce incite «les médecins à travailler de façon individualiste et parfois à rester insensibles aux demandes de personnes souffrantes ».Mais le chantage financier qui désormais sous-tend le système de santé, où l\u2019on graisse la patte d\u2019un médecin simplement pour s\u2019assurer qu\u2019il prend le nombre adéquat de patients, laisse bouche bée.Pire, il est la meilleure indication qu\u2019il y a quelque chose de pourri dans le royaume.Ce n\u2019est pas moi qui le dis, mais le docteur en économie et professeur au Département d\u2019administration de la santé de l\u2019Université de Montréal, André-Pierre Contandriopoulos, auteur d\u2019un texte qui circule abondamment dans le ^milieu de la santé, «Inertie et changement».A ce que je sache, M.Contandriopoulos ne s\u2019est pas prononcé sur la question Bolduc, mais son analyse de la paralysie du système de santé québécois y répond néanmoins.Il y a plusieurs explications à la crise qui sévit depuis 40 ans dans le secteur de la santé, en commençant par la complexité du système, mais la principale, selon lui, tient à un conflit de valeurs.C\u2019est-à-dire que les valeurs qui sous-tendent le type de système que nous nous sommes donné depuis la seconde Grande Guerre, et qui d\u2019ailleurs font notre fierté \u2014 égalité, liberté, efficacité \u2014 sont en collision frontale avec les exigences de rentabilité du système.La notion de soigner la population, toute la population et gratuitement par-dessus le marché, notion magnanime s\u2019il y en a une, à laquelle vient s\u2019ajouter le serment d\u2019Hippocrate, beaucoup de vertu là aussi, se casse périodiquement la gueule sur une combinaison de chiquage de guenille entre différents paliers d\u2019intervenants ^professionnels, technocrates, marchands, politiciens) et d\u2019innovations technologiques qui changent constamment les façons de faire.Le réputé docteur donne comme exemple la rémunération des médecins et l\u2019accessibilité aux médecins de famille pour «illustrer l\u2019étonnante inertie du système de soins».Dans un cas comme de l\u2019autre, il démontre comment les mêmes diagnostics ont été posés tous les 10 ans environ, commençant par la commission Castonguay-Nepveu en 1970 jusqu\u2019à la commission Clair en 2000, sans quç rien, ou presque, ne change.À la lumière de la récente controverse, on peut dire qu\u2019il y a quand même une chose qui change, magnifiquement illustrée, d\u2019ailleurs, par la prise de bec entre l\u2019ex-ministre de la Santé Claude Castonguay et le ministre actuel, Gaétan Barrette : le rapport à l\u2019argent.Le bras de fer constant entre les valeurs d\u2019entraide et de compassion qui sous-tendent le travail de soignant, défendu avec vigueur par M.Castonguay, et un système de plus en plus axé sur l\u2019argent, qui récompense le dévouement à coups de carottes en or, défendu par M.Barrette, illustre bien la dérive dans laquelle on se trouve.Le D\"^ Barrette a beau tenter de discréditer son adversaire en le traitant, à mots couverts, de «vieux», tout le monde sait que c\u2019est l\u2019ancien ministre libéral qui a raison.C\u2019est de la vision humaniste d\u2019un Claude Castonguay dont le système de santé a besoin, plutôt que de la vision «au plus fort la poche» défendue, non sans acrimonie, par Gaétan Barrette.fpelletier@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine RobitaïUe (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Carohne Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), 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finale des Jeux du Québec qui aura lieu dans la métropole en 2016.Lors de l\u2019annonce officielle à l\u2019hôtel de ville, le champion olympique des bosses a déclaré que «les Jeux du Québec, c\u2019est le tout début de l\u2019inspiration des jeunes.C\u2019est ce dont ils vont se rappeler toute leur vie, qu\u2019ils participent aux Jeux olympiques ou non».Et c\u2019est dans cette optique qu\u2019il a décidé de relever ce nouveau défi, avec la mission de les aider à poursuivre leurs rêves jusqu\u2019au bout et de leur inculquer les valeurs que le sport lui a déjà apportées.GOLFE SUITE DE LA PAGE 1 tions», a résumé mardi Jean-Charles Piétacho, chef du Conseil des Innus d\u2019Ekuanitshit.Pour les représentants autochtones, la question des pêcheries doit être davantage prise en compte dans le débat sur les supposées retombées économiques d\u2019une éventuelle exploitation d\u2019énergies fossiles.Dans la seule communauté d\u2019Ekuanitshit, au moins une centaine d\u2019emplois en dépendent directement.«Un déversement aurait des impacts irréversibles sur l\u2019industrie de la pêche», a d\u2019ailleurs déclaré Claude Jeannotte, chef de la communauté micmaque de Gespeg.Pour les trois communautés micmaques de la Gaspésie, la pêche représente des retombées annuelles de 72 millions de dollars.Et pour le gobe au complet, la valeur des débarquements dépasse chaque année 1,5 milliard de dollars.Quant au tourisme, les retombées totalisent plus de 800 millions.«Nous ne sommes pas contre le développement économique, a souligné M.Jeannotte.Mais il ne faut pas le faire aux dépens des futures générations, qui perdraient cette richesse qu\u2019est le golfe.» Silence à Québec Le problème, selon les chefs Piétacho et Jeannotte, c\u2019est que les décideurs politiques font totalement fi du point de vue des Premières Nations dans le débat sur le pétrole en milieu marin.«Les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve font comme si nous n\u2019existions pas.Nous ne sommes pas consultés, estime Jean-Charles Piétacho.En plus, ils nagent dans l\u2019inconnu.Ils veulent faire du développement économique sur le dos de l\u2019environnement, alors que nous n\u2019avons pas la capacité de protéger le golfe ou encore d\u2019intervenir en cas de déversement.» Une évaluation environnementale stratégique (EES) réalisée par Genivar à la demande du gouvernement libéral du Québec a justement mis en lumière les importantes carences d\u2019informations concernant le gobe, mais aussi l\u2019industrie pétrolière en milieu marin.Celles-ci concernent les technologies d\u2019exploration et d\u2019exploitation, les composantes des milieux physique, biologique et humain, ainsi que les impacts des déversements.Le Québec serait ainsi inapte à répondre à un déversement pétrolier en milieu marin.«La capacité d\u2019intervention en cas de déversement accidentel en mer est actuellement déficiente pour répondre à d\u2019éventuels accidents majeurs, même ceux qui pourraient impliquer le transport maritime existant», souligne le rapport de 800 pages publié en septembre 2013.On ignore également comment récupérer du pétrole «lorsqu\u2019il y a présence de glace».On connaît relativement peu de choses des «cou- rants et de l\u2019évolution de ceux-ci en fonction des changements climatiques».Or, un déversement provoqué par l\u2019exploitation pétrolière maritime dans le secteur d\u2019Old Harry menacerait tout l\u2019est du gobe du Saint-Laurent, mais aussi les îles de la Madeleine, concluait en mai la première étude scientifique indépendante sur le sujet.Et pour le momenfi la responsabilité des pétrolières en cas de désastre est limitée à 30 millions de dollars.Le fédéral veut l\u2019augmenter à un mibiard.La catastrophe du gobe du Mexique a coûté plus de 40 milliards de dollars.L\u2019évaluation produite par Genivar insiste aussi sur la nécessité de considérer Je gobe du Saint-Laurent comme une seule entité.À l\u2019heure actuelle, Terre-Neuve mène sa propre évaluation environnementale, sans partenariat avec Québec.Or, la structure de Old Harry se trouve à cheval sur la if entière maritime entre les deux provinces.En cas de marée noire, cinq provinces risquent d\u2019être polluées.Droits ancestraux Malgré les risques dénombrés par la science, le gouvernement de Philippe Couibard est toujours déterminé à aller de l\u2019avant.Dans le cadre de l\u2019EES lancée récemment, il entend négocier dès cet automne une loi «miroir» prévoyant «les conditions de mise en valeur des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent (zone de gestion commune), notamment la structure géologique Old Harry».Du côté de Terre-Neuve, le processus progresse également vers des forages exploratoires.Mais jusqu\u2019à présent, aucun forage n\u2019a eu lieu dans le secteur de Old Harry, où seule l\u2019entreprise Corridor Resources possède des permis d\u2019exploration.Les évaluations préliminabes faisant état de la présence de deux milliards de barils de pétrole dans le fond marin se basent essentiellement sur des levés sismiques.En fait, aucune ressource pétrolière exploitable n\u2019a jusqu\u2019ici été trouvée dans le gobe, malgré des décennies d\u2019exploration de la part de dbférentes pétrolières.Les Premières Nations comptent cependant faire valoir leurs droits sur le gobe du Saint-Laurent.Le récent jugement de la Cour suprême qui a accordé à une nation le droit de regard sur les activités qui se développent sur son territobe «ancesbal» leur donne espob d\u2019être entendus.«La Cour suprême a été claire sur l\u2019obligation des gouvernements d\u2019entreprendre des discussions avec les Premières Nations avant tout projet sur leurs territoires ancestraux, a fait valob le chef Claude Jeannotte.Elle a aussi souligné la nécessité d\u2019obtenir leur consentement lorsqu\u2019un projet risque d\u2019affecter leurs droits ancestraux.C\u2019est exactement le cas avec les projets pétroliers dans le golfe du Saint-Laurent » «Ils ne pourront plus se défiler de leurs obligations, a ajouté le chef Jean-Charles Piétacho.Le message est très clair: il faut consulter les Premières Nations.» Le Devoir Décès de l\u2019ex-députée Madeleine Bleau L\u2019ex-députée libérale Madeleine Bleau, qui a représenté la cbconscription de Grouk entre 1985 et 1994, est décédée à la fin de la semaine dernière à l\u2019âge de 85 ans.Née à Montréal en 1928, M\u201c® Bleau fut secrétabe du comité du Non au ré- férendum de 1980 avant de devenb présidente de l\u2019exécutif du Par ji libéral du Québec dans Grouk de 1981 à 1985.Elue députée dans cette cbconscription cette même année, réélue en 1989, elle sera alors whip adjointe du gouvernement Bou-rassa, puis conservera ce poste sous l\u2019adminisba-tion Johnson jusqu\u2019au début de l\u2019année 1994.La cause de son décès n\u2019a pas été précisée.La Presse eanadienne FUITES SUITE DE LA PAGE 1 ments envoyés par erreur.«Des documents qui devaient être envoyés au bureau de Sturgeon Palls [dans le nord de l\u2019Ontario] ont plutôt été expédiés à l\u2019adresse d\u2019une ex-employée.Le premier colis a été ouvert par l\u2019employée, puis ramené chez Purola-tor, qui a par la suite tenté de livrer à nouveau le colis à la mauvaise adresse à sept reprises.Les deux autres colis ont été livrés chez l\u2019ex-em-ployée, et n\u2019ont pas été retournés», relate-t-on dans un rapport d\u2019atteinte à la vie privée.Pendant près d\u2019un mois, l\u2019agence fera des pieds et des mains afin de récupérer les documents classifiés «Confidentiel».Candidatures Pas moins de 226 postulants à un emploi d\u2019analyste à Statistique Canada ont par ailleurs été informés que leur candidature n\u2019avait pas été retenue, dans un courriel collectb.Le nom et l\u2019adresse courriel de chacun d\u2019entre eux étaient affichés publiquement, révélant du coup leur tentative de changer de poste.Mesures correctives Chaque fois qu\u2019un incident de la sorte survient, Statistique Canada produit un rapport et s\u2019assure d\u2019apporter des mesures correctives telles que la formation du personnel ou la modification des logiciels, affirme Peter Prayne, porte-parole de l\u2019agence.«Il est aussi important de noter que [ces] incidents ne représentent qu\u2019une infime portion du nombre total de transactions effectuées sans incident par Statistique Canada chaque année», dit-il.Seuls les renseignements confidentiels d\u2019employés, et non des répondants aux différentes enquêtes de Statistique Canada, ont été divulgués par mégarde, fait-il remarquer.Le Devoir a obtenu ces renseignements alors que l\u2019agence effectue présentement des tests en vue de son recensement de 2016, demandant aux participants de lui fournir leur numéro d\u2019assurance sociale (NAS), soutenant que cette donnée hautement confidentielle lui permettra de récolter des données plus fiables.L\u2019organisme cherche aussi à déterminer si les Canadiens accepteront de fabe de même, alors qu\u2019ils se font régulièrement répéter de ne jamais partager ce matricule.Cette variable permettrait à Statistique Canada d\u2019atténuer les effets, sur la fiabilité des données, de l\u2019élimination en 2011, par le gouvernement conservateur, du formulabe long obligatoire du recensement.Celui-ci a été remplacé par la controversée Enquête nationale auprès des ménages, à laquelle il n\u2019est pas obligatobe de se soumetbe.Pas moins de 93,5% des Canadiens ayant reçu le formulabe obligatobe y ont répondu en 2006, contre 68,6% pour le questionnaire optionnel de 2011.Lors de la divulgation des conclusions de XEn-quête, l\u2019an dernier, les renseignements portant sur de nombreuses petites communautés n\u2019ont pas été rendus publics en raison d\u2019un taux de participation peu élevé nuisant à la précision des renseignements.Les données sur les revenus, notamment, semblaient poser problème.Une donnée qui pourrait être facilement obtenue grâce au NAS des répondants, souligne l\u2019agence.Le Devoir CYRANO SUITE DE LA PAGE 1 de 18 ans après celui qui avait mis Guy Nadon en vedette sur la scène de l\u2019institution théâtrale de la rue Sainte-Catherine, la question peut se poser.Et les réponses proposées permettent de saisb un peu plus la modernité de cette pièce écrite en 1897 et dont l\u2019action se joue pourtant quelque part en 1640.«L\u2019être humain se sert des outils technologiques pour reproduire aujourd\u2019hui des comportements qu\u2019il a toujours eus, depuis la nuit des temps», résume M\u201c® Gignac qui, en 2008, a côtoyé de très près le personnage.« Cyrano met en scène une supercherie.Avec un texte classique, des alexandrins, il expose les notions de faux, de simulacre, de mascarade, de magnification de la réa- «J0 jj0 lité pour séduire, pour exister», ce qui n\u2019est finalement pas très éloigné de ce que l\u2019on peut retrouver aujourd\u2019hui dans certaines relations interpersonnelles soumises au diktat du tout à l\u2019ego numérique.Dans l\u2019hôtel de Bourgogne, où l\u2019action de ce grand classique en cinq actes s\u2019ouvre, Cjnano n\u2019avait certainement pas d\u2019accès à un réseau Internet sans fil pour aller au-delà de son apparence physique et se construire, en ligne, une autre identité, fondée sur une photo détournée, transformée ou n\u2019exposant qu\u2019un œil avec un bout de jabot et de toupet, comme des millions de personnes le font aujourd\u2019hui pour s\u2019exposer, sans totalement s\u2019assumer, sur les réseaux Eacebook, Twitter, Instagram, Vine, Pinterest et consort.Et pourtant.«La beauté et le pouvoir de séduction sont au premier plan fe cette pièce, résume Lucie Villeneuve, de l\u2019École supérieure de théâtre de l\u2019UQAM, mais également plus que jamais au centre des univers numériques, ce qui confirme l\u2019actualité du propos.» Le metteur en scène Serge Denoncourt, dont le Cyrano place Patrice Robitaille dans le rôle-titre, aux côtés de Magalie Lépine-Blondeau et de Prançois-Xavier Dufour, qui complètent ce triangle amoureux, le croit aussi.Mais il n\u2019a surtout pas cherché à mettre en relief cette modernité ni tous les points de convergence d\u2019un texte classique avec nos histobes de vie désormais dématérialisées.«Il n\u2019est pas nécessaire de La position du missionnaire connais pas de blogueurs qui soient capables d\u2019avoir son souffle» le surligner, dit-il, en évoquant la clarté de l\u2019écriture.Tout est dans le texte et il suffit de laisser le texte parler.» Urgence de la parole Selon lui, le Cjnano de Rostand va également chercher sa modernité dans le besoin qu\u2019il a, avec urgence, de s\u2019exprimer, de prendre la parole pour se libérer de la violence.«Par moments, il me fait penser à Edouard Louis, l\u2019auteur du roman En finir avec Eddy Bellegueule [récit incendiaire d\u2019un jeune homme qui dénonce la violence et les humiliations de sa jeunesse], dit Denoncourt II se bat aussi pour des causes, contre des moulins à vent.Il aurait pu avoir un blogue.» Son titre?«Non Merci!», sans doute, référence à la tirade posée sur papier par Rostand et qui dénonce, avec la poésie qui est la sienne, les compromissions, le faux-cul ordinaire, la complaisance, la rectitude de son époque.et peut-être aussi de la nôtre.«J\u2019aime qu\u2019on me haïsse», dit le personnage tout en refusant l\u2019obligation qui lui est faite de «se changer en bouffon» pour être accepté des autres.«Il y a, certes, en filigrane, une critique de la société», reconnaît Mme Villeneuve, une critique que l\u2019on retrouve, ici et là, dans les nouveaux lieux de débat numérique.Le blogue et le commentaire étant dans la liste.«Mais Cyrano aurait sans doute été privé de sa dimension héroïque, de sa démesure [dans ces formats], ajoute l\u2019universitabe.La puissance de son verbe l\u2019empêche d\u2019être grotesque.Je ne connais pas de blogueurs qui soient capables d\u2019avoir son souffle», même si plusieurs cultivent par ailleurs sa philosophie de vie qui tient dans les quelque 2600 vers de la pièce, mais finalement, en 2014, en quatre lettres seulement: YOLO \u2014 acronyme pour «you only live once » (on n\u2019a qu\u2019une vie) \u2014 et qui incarne désormais ce romantisme très adolescent que Cjnano partage avec les jeunes d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui.11 dit vouloir «chanter, rêver, rire, être seul, être libre» et «mettre, quand il [lui] plaît [son] feutre de travers».Et malgré la distance qui désormais éloigne de cette grande gueule romantique du ici-maintenant, étrangement, il arrive toujours à être cohérent avec d\u2019aubes présents.Le Devoir En acceptant de donner vie à Cyrano, «une pièce que j\u2019ai toujours détestée», admet-il, dans le cadre du festival populabe et souvent populiste Juste pour rire, Serge Denoncourt s\u2019est finalement découvert l\u2019âme «d\u2019un missionnaire» qui, dans les prochaines semaines, va apporter un classique vers un public qui d\u2019ordinabe ne s\u2019y intéresse pas.«Je ne monte pas Cyrano dans l\u2019esprit de Juste pour rire, répond-il lorsqu\u2019on le questionne sur son plan d\u2019attaque, son angle d\u2019approche pour fabe aberrir cet objet scénique.Je le fais plutôt avec l\u2019envie d\u2019amener au théâtre des gens qui sont éloi- gnés de cette forme théâtrale.Mon défi, c\u2019est que, de tous les spectacles qu\u2019ils vont aller voir durant ce festival, c\u2019est celui-là que les gens vont trouver le plus bouleversant.» Le metteur en scène dit avob bouvé en Pabice Robitaille l\u2019ingrédient qu\u2019il fallait pour mener à bien ce projet.«Il a un côté jacques-brelien, un côté \u201cje vous ai apporté des bonbons \u201d que je souhaitais pour ce Cyrano.Il a ce plaisir d\u2019enfant quand il joue.C\u2019est remarquable.» 11 reconnaît aussi avob le classique idéal pour le fabe : «Cette pièce est faite pour ça.C\u2019est du théâtre populaire, avec une dimension comique, oui.mais également un drame, des scènes parmi les plus belles du théâtre classique, et des dernières minutes qui donnent envie de pleurer.» Selon lui, la modernité a tendance à rejeter plusieurs parties de ce répertobe sans vraiment avob pris le temps de le connaîbe.Une posture conbe laquelle le monde de théâbe gagnerait à luber : « Que l\u2019on aime ou pas Cyrano, dit-il.Il est important de le présenter, pour se positionner.» Et du coup éviter un paradoxe en laissant des œuvres immortelles, à l\u2019image d\u2019un amour non soutenu par des lettres d\u2019amour, mourb.LE Devoir Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Eacebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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