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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-05-17, Collections de BAnQ.

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[" w w w .1 e (1 e V o i r.c o m LE DEVOIR VoL.C V N° 1 0 9 LE DEVOIR, EES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 2,83 $ + TAXES = 3,25 J Un dossier a lire dans les cahiers du Devoir Cahier A Les classiques à Vécole et en philo Cahier E Les classiques en scène Cahier F Les classiques en littérature Quel avenir 1/ Comment le Québec négocie avec sa tradition culturelle STÉPHANE BAILLARGEON Puisqu\u2019il faut parler de la tradition, aussi bien commencer avec le vieux Lionel Groulx (1878-1967), à la réputation sulfureuse.Le chanoine historien publiait son maître ouvrage Notre maître, le passé il y a exactement 90 ans.Le classique ampoulé, vieillot, parfois insupportable, avance notamment ceci, dès les premières pages : «De Vensemble des actes des ancêtres, de leurs résolutions, de leurs attitudes dans le labeur quotidien comme aux heures plus graves, se dégage une pensée particulière, une intention longue et perpétuelle, qui est la tradition.L\u2019histoire s\u2019empare de cette pensée, elle la dissémine au fond de l\u2019âme de tous; elle crée la lumière et la force qui ordonnent les activités innombrables d\u2019un peuple vers l\u2019accomplissement de ses destinées.» Les temps changent.Le passé est-il encore vraiment notre maître?Le dossier à plusieurs voix et à plusieurs angles publié par Le Devoir montre que Téducation, la transmission de la culture, la relecture des classiques et Tinterroga-tion sans cesse recommencée des grands mythes fondateurs constituent aussi pour notre époque une exigence incontournable.«Il nous faut, à notre tour, entamer ce long voyage, cette nouvelle odyssée sur les eaux de notre passé et partir à la redécouverte des savoirs antiques qui, parce qu\u2019ils demeurent des points de repère intemporels, nous permettront de nous projeter vers l\u2019horizon de notre futur», dit la toute dernière phrase de Tessai tout neuf Le cimetière des humanités (Poètes de brousse) du jeune intellectuel Pierre-Luc Bresson, recensé dans notre cahier Livres.Lhelléniste Georges Leroux préface Tessai et collabore au présent dossier.Quelque chose qui se vit «Les eaux de notre passé», donc.Mais qu\u2019est-ce donc que la tradition?«La tradition est une façon de se situer dans l\u2019histoire.La tradition «La tradition est une façon de se situer dans rhistoire.La tradition est un héritage.» est un héritage.Elle est reçue.Elle peut s\u2019inscrire dans des codes et des règles, mais elle est d\u2019abord quelque chose qui se vit, dont on fait l\u2019expérience», répond en entrevue écrite le professeur de Concordia Jean-Philippe Warren, qui a observé les mutations plus ou moins tranquilles du Québec en scrutant les arts, la science ou la religion.Son collègue Serge Cantin de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières y voit aussi une manière fondamentale pour une société de se situer dans le temps.«Pendant des millénaires, la tradition fut cette stratégie ou ce \u201cchoix inconscient\u201d \u2014 que l\u2019on me pardonne l\u2019oxymore \u2014 par lequel l\u2019homme a réussi à donner sens à son existence malgré la conscience du temps et de la mort», dit le philosophe de la culture de TUQTR.«Et comment?En neutralisant pour ainsi dire le pouvoir constitutif du temps, celui de pro- VOIR PAGE A 10 : CLASSIQUES Financement illégal Roche au chevet des libéraux eu Gaspésie BRIAN MYLES ex-député libéral Georges Mamelonet, un > député inconnu et Tex-maire de Gaspé François Roussy auraient profité des largesses de la firme de génie-conseil Roche, révèlent de nouveaux documents judiciaires obtenus par un consortium de médias dont fait partie Le Devoir.Roche avait étendu son modèle de développement des affaires jusqu\u2019en Gaspésie.Deux de ses filiales (Consultants FBG et Noram experts-conseils) auraient dégagé des liquidités de 28600$ pour faire des contributions politiques illégales, en s\u2019appuyant sur un stratagème de fausse facturation.La firme de génie indépendante Kwatroë, basée à Gaspé, aurait utilisé les mêmes méthodes pour générer 20000$ de liquidités.Roche ne reculait devant rien pour obtenir des contrats, révèle une déclaration assermentée, utilisée par un enquêteur pour obtenir un mandat de perquisition aux bureaux de la firme, à Québec.Au rendez-vous pour Roche Georges Mamelonet a été maire de Percé de 2003 à 2008.Il a fait un mandat sur la scène provinciale avec le Parti libéral du Québec (PLQ),de 2008 à 2012.Le 4 décembre 2008, à quatre jours des élections générales au Québec, Henri Ouellet, le président de Premier Tech (une entreprise de fabrication de systèmes résidentiels de traitement des eaux usées), a été contacté pour «ramasser 5000$» pour M.Mamelonet et un deuxième député libéral non identifié.Le 9 décembre, au lendemain de l\u2019élection de M.Mamelonet, une personne non identifiée dans les documents judiciaires obtenus par Le VOIR PAGE A 10 : ROCHE Lire aussi > La boîte à surprises.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page B 4 Lire aussi > Financement poiitique.Sam Hamad nie tout en bloc.Page A 2 Aujourd\u2019hui Actualités > Décès de rex-ministre péquiste Robert Burns.Page A 4 Culture > Le Devoir au Festival de Cannes.Atom Egoyan, sans le coup de poing.Page C 6 Journée nationale des patriotes > Le Devoir n\u2019est pas publié lundi.Suivez l\u2019actualité sur LeDevoir.com Annonces.C 7 Éditorial.B 4 Avis légaux.C 6 Motscroisés.D 4 Carrières C 5 Sports.C 7 Décès.C 7 Sudoku.D 4 'Lunami safran en Inde Narendra Modi remporte une victoire écrasante aux élections générales GUY TAILLEEER à New Delhi Une vague safran comme TInde n\u2019en a jamais vu a déferlé sur le pays alors que le BJP (Parti du peuple indien, droite hindouiste), emmené par Narendra Modi, a remporté une nette majorité des sièges aux élections générales, dont les résultats étaient annoncés vendredi.Décimé, le Parti du Congrès, qui était à la tête du gouvernement sortant, fait sa récolte la plus faible de toute l\u2019histoire de ce parti fondateur de l\u2019indépendance indienne.La reconfiguration de la scène politique que vit TInde avec ces élections est d\u2019une ampleur sans précédent.Jamais dans l\u2019histoire de la «plus grande démocratie du monde» un parti autre que le Congrès (centre) n\u2019avait remporté à lui seul une majorité des 543 sièges au Lok Sabha, la législature indienne.Victoire d\u2019autant plus stupéfiante que, depuis 25 ans, la formation des gouvernements passait obligatoirement par des alliances partisanes.«Ce n\u2019est pas une vague, c\u2019est un tsunami», a répété à satiété, et à court de superlatifs, Rajdeep Sardesai, chef d\u2019antenne vedette du réseau CNN-IBN.Les marchés boursiers indiens ont explosé de satisfaction à mesure que se confirmait la victoire du BJP.Cette vague de Tordre d\u2019un tsunami est avant tout l\u2019œuvre de Narendra Modi, chef incontesté du gouvernement de son Etat natal du Gujarat depuis 12 ans.As du marketing politique, il aura réussi à vendre à Télectorat son image de leader volontaire qui relancera la croissance et son «modèle gujarati» de développement économique néolibéral.Sous sa poigne, le BJP renaît de ses cendres, après dix ans dans l\u2019opposition, souvent passés à se déchirer VOIR PAGE A 10 : INDE Lire aussi > Perspectives.«Modi a tellement promis qu\u2019il ne pourra que décevoir.»Page B1 SAURABH D AS ASSOCIATED PRESS Vendredi soir, la coalition réunie autour du BJP, la National Democratic Alliance (NDA), était en voie de remporter 338 des 543 sièges de la législature, où le seuil de majorité est 272.Le parti nationaliste de Narendra Modi à lui seul la remporté la majorité au Parlement indien.« Tout être humain dont la vie est en péril a droit au secours » LE DROIT DE SAVOIR Apprenez-en davantage sur la portée et les implications de ce droit fondamentai PARTENAIRE MÉDIA : LE DEVOIR Une coproduction de : Barreau o \u2018\u2018\u201cQuébec A Télé-Québec Sur les ondes de : J canal SAVOIR CANALSAVOIR.TV 77831303447920 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 ACTUALITES FINANCEMENT ILLEGAL Sam Hamad nie tout en bloc MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le ministre du Travail, Sam Hamad, nie en bloc avoir été l\u2019acteur d\u2019un stratagème de financement illégal de partis politiques chez Roche, où il a travaillé de 1989 à 2003.L\u2019ancien vice-président de la firme de génie-conseil (1998 à 2003) assure n\u2019avoir jamais reçu de compensation financière pour des dons à la caisse du Parti libéral du Québec.« Je n\u2019ai jamais demandé de remboursement et je n\u2019ai jamais été remboursé pour mes dons politiques», a-t-il déclaré lors d\u2019un point de presse impromptu vendredi après-midi.Le député de Louis-Hébert a jeté le doute sur des documents judiciaires dans lesquels une obligation imposée aux vice-présidents de l\u2019entreprise de verser des dons politiques en échange de fausses primes est détaillée.M.Hamad dit avoir toujours contribué de plein gré au financement du PLQ.«J\u2019ai toujours respecté la loi.Personne ne m\u2019a demandé de donner et je n\u2019ai jamais assisté à une réunion de vice-présidents pour faire des contributions politiques», a-t-il affirmé dans un bref échange ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Sam Hamad affirme ne «jamais» avoir été contacté par l\u2019UPAC pour tirer au clair des informations sur son ancienne entreprise.avec des journalistes de la colline parlementaire.11 soutient n\u2019avoir jamais été mis «au courant», entre 1989 et 2003, d\u2019un stratagème de financement illégal de formations politiques reposant sur des prête-noms.«Ça peut être arrivé dans les années après que je suis parti, a toutefois ajouté M.Hamad./af toujours contribué avec mes convictions.J\u2019ai toujours donné au Parti libéral, pas à d\u2019autres partis, même quand le Parti québécois était au pouvoir.» Le ministre libéral indique ne «jamais» avoir été contacté par l\u2019Unité permanente anticor- ruption (UPAC) pour tirer au clair des informations sur son ancienne entreprise.«Jamais!» a-t-il dit.Le PLQ «amnésique» Selon la Coalition avenir Québec, un fléau s\u2019est abattu sur les élus libéraux: l\u2019amnésie.«L\u2019amnésie est un problème assez répandu ces temps-ci chez les députés libéraux», a affirmé la députée d\u2019Arthabaska, Sylvie Roy.Selon elle, M.Hamad n\u2019a pas répondu à toutes les questions.«Il dit avoir donné par conviction au Parti libéral, ce que je ne remets pas en doute, sauf que ces convictions ont diminué quand il a été élu», a-t-elle soutenu, s\u2019en remettant à un tableau recensant les dons faits entre 2000 et 2013 par M.Hamad au PLQ.«Il donnait 3000$ [en 2001 et 2002], mais à partir du moment où il est devenu ministre, il donnait moins [1020$ en 2003, 1000$ en 2004.].Il avait moins de convictions lorsqu\u2019il était ministre?» Roussy réplique Sam Hamad n\u2019est pas le seul à remettre en question les propos contenus dans les documents de rUPAC.Selon ceux-ci, la firme Roche aurait invité l\u2019ex-maire de Gaspé, François Roussy, à effectuer un voyage d\u2019une semaine toutes dépenses payées à Saint-Malo, en Bretagne, où se tenait un congrès sur l\u2019ingénierie.M.Roussy a affirmé que c\u2019est plutôt «l\u2019association des ingénieurs du Québec» [sic] et la Ville de Saint-Malo qui auraient couvert les frais du voyage.«Si fai accepté que l\u2019association m\u2019invite, c\u2019était pour éviter des dépenses à [la municipalité].C\u2019était uniquement pour ça», a-t-il affirmé à l\u2019émission 24 heures en 60 minutes, à RDI vendredi soir.Le Devoir Avoir fait des faux ne fait pas de lui un criminel, juge Jocelyn Dupuis PIERRE SAINT-ARNAUD Le sort de l\u2019ex-directeur général de la FTQ-Construc-tion Jocelyn Dupuis, accusé de fraude et de fabrication de faux, est désormais entre les mains du juge Denis Lavergne, qui rendra son verdict le 26 septembre prochain.L\u2019avocat de Jocelyn Dupuis, M® Jean-Daniel Debkoski, a offert une plaidoirie pour le moins inusitée, vendredi, dans laquelle il a admis que son client avait fabriqué de faux reçus pour gonfler ses dépenses, mais qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une fraude puisque tout l\u2019argent qu\u2019il réclamait était destiné au bénéfice des travailleurs.«Êtait-ce un manque d\u2019élégance, de tact, de transparence ?Oui.Mais à l\u2019époque, c\u2019était connu de tous», a soutenu M® Debkoski devant le juge.Les allocations de dépenses de Jocelyn Dupuis, qui ont atteint 225000$ sur une période de 11 mois entre 2007 et 2008, étaient remboursées sur la base de reçus fictifs ou artificiellement gon- flés qu\u2019il rédigeait lui-même.M® Debkoski a fait valoir que tous les membres de la direction et du conseil d\u2019administration du syndicat étaient bien au fait de la pratique et qu\u2019il ne pouvait donc, de ce fait, s\u2019agir d\u2019un crime puisque personne n\u2019avait subi de préjudice.La Presse canadienne COMMISSION CHARBONNEAU Un stationnement souterrain.hors terre pour le CUSM LIA LEVESQUE Les çnquêteurs André Noël et Eric Desaulniers, de la commission Charbonneau, ont constaté d\u2019étranges calculs et interprétations de codes qui ont permis de considérer un stationnement extérieur étagé comme un stationnement souterrain au Centre universitaire de santé McGill.L\u2019urbaniste consultant pour le consortium SNC-Lavalin-GISM, Marc Perreault, a réussi à convaincre les urbanistes de l\u2019arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce que le stationnement de l\u2019hôpital anglophone de Montréal de huit étages, que l\u2019on voit nettement poindre depuis la rue, était en fait.un stationnement souterrain.Pour parvenir à considérer ce stationnement extérieur étagé comme un stationnement souterrain, le calcul du niveau du sol a été fait depuis le boulevard Décarie plutôt que la rue Saint-Jacques.Autrement dit, comme les bâtiments sont construits sur un terrain qui n\u2019est pas plat, les calculs ont été faits depuis le point le plus haut plutôt que le point le plus bas.Pourtant, l\u2019appel de propositions était clair depuis 2008 : le stationnement devait être souterrain et compter un minimum de 1800 places.Les deux consortiums rivaux: SNC-Lava-lin-GlSM (Groupe immobilier de santé McGül) et PCUSM en avaient été informés.Les enquêteurs Noël et Desaulniers ont constaté qu\u2019une demande de dérogation concernant le stationnement a été présentée par SNC-GISM, et à la dernière minute.De plus, même si cette dérogation était importante, elle n\u2019a pas été communiquée au consortium rival PCUSM, en contravention des règles.«C\u2019était vraiment une stratégie de SNC-Lavalin de faire ce genre de demande de dérogation extrêmement importante qui n\u2019a pas été portée à la connaissance du consortium rival.Et c\u2019était une stratégie de la direction de SNC-Lavalin», a commenté M.Noël.Un stationnement souterrain coûte beaucoup plus cher qu\u2019un stationnement extérieur, même étagé, parce qu\u2019il nécessite plus d\u2019excavation, mais aussi de ventilation et de chauffage, a noté M.Noël.Dès l\u2019été 2009, on savait que le «critère d\u2019abordabilité» de 1,3 milliard du gouvernement ne pourrait être respecté par les soumissionnaires.11 fallait donc trouver des moyens de réduire les coûts pour le respecter, d\u2019où la stratégie de SNC-GISM de modifier le stationnement.En transformant son stationnement, SNC-GISM réduisait ses coûts de 25 millions.Ultimement, «les économies qu\u2019ils faisaient sur le stationnement, ils ont pu les mettre sur la bonification de leur projet d\u2019hôpital», a ajouté M.Noël, car en plus, SNC-GISM a obtenu les croquis techniques du consortium rival.La Presse canadienne LA GUERRE MUNUIALE Comme vous ne l\u2019avez jamais vue LUND 21H DES CHOSES A DIRE I I DE RABAIS SUR TOUT! M\\\\ TOUT! ÎOUÏ! ALACHAT DE BOUTEILLES DE VOTRE CHOIX La modération a bien meilieur goût.PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS *Certaines conditions s'appliquent.SAQ I Exclus de cette offre: titulaires de permis, SAQ Dépôt, agences de la SAQ et comptoirs Vin en vrac.L\u2019offre 15 % de rabats sur tout a lâchât de 6 bouteilles et plus de votre choix est en vigueur les 17 et 18 mai 2014 seulement et s\u2019applique uniquement a l\u2019achat d\u2019unminimumdeS produits ' alcooliques offerts en succursale et dans SAQ COITI Exclus de cette offre les formats miniatures de 50 ml et moins les cartes cadeaux SAQ les cartes de dégustation les bons cadeaux les produits commandes par l\u2019entremise du service des commandes privées les produits en vente dans le catalogue Le Courrier vtntcole, ainsi que tout autre article ou produit non alcoolique Le rabais de 15% est calcule sur le prix courant La consigne sur les bieres est exclue du montant d\u2019achat donnant droit a l\u2019escompte Achats non cumulatifs Aucune mise de cote n\u2019est acceptée 18 ans ou plus LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 A 3 ACTUALITES Du pétrole sur les rails de Lac-Mégantic ?Le successeur de la MMA pourrait reprendre le transport de brut dans 18 mois PHILIPPE ORFALI DU pétrole pourrait à nouveau rouler sur les rails e Lac-Mégantic, envisage éjà le président de l\u2019entreprise née des cendres de la Montreal, Maine & Atlantic Railway.Une éventualité que se garde bien de commenter la piunicipalité.À deux mois du premier anniversaire de la tragédie ayant coûté la vie à 47 personnes, le président des Chemins de fer du centre du Maine et du Québec (CMQ), John Giles, a ouvert la porte vendredi à la reprise du transport de pétrole brute en sol québécois, 24 heures après l\u2019officialisation de la vente des actifs américains de la MMA au fonds d\u2019investissement Fortress.La société canado-américaine \u2014 l\u2019acquisition de la portion canadienne de la MMA devrait être finalisée ces prochaines semaines \u2014 pourra reprendre le transport de pétrole dans 18 mois, après la réalisation de travaux de modernisation des infrastructures situées au nord de la frontière.Ces travaux sont évalués à 10 millions de dollars, a affirmé M.Giles lors d\u2019une rencontre avec les travailleurs du chemin de fer.Un montant qui représente une fraction des fonds nécessaires à la construction d\u2019une voie de contournement du centre-ville de Mégantic, à laquelle tient mordicus la Ville.Les travaux de modernisation sont évalués à 10 millions de dollars Malentendu Mégantic et CMQ étaient à un cheveu d\u2019en arriver à une entente pour la reprise du transport de biens non dangereux, en début de semaine.Mais un «malentendu de dernière minute» a empêché l\u2019adoption de l\u2019entente par le conseil munici- pal.M.Giles espère régler la chose une fois pour toutes dans les prochains jours.«Pour des raisons de sécurité et aussi de sensibilité et de respect du contrat social que nous avons avec Lac-Mégantic, nous avons choisi de ne pas transporter de biens dangereux à travers la ville jusqu\u2019à ce que l\u2019infrastructure soit améliorée et rendue plus jîable», a-t-il affirmé à l\u2019Associated Press.Joint dans le Maine, le dirigeant de CMQ s\u2019est montré encore plus prudent quant au retour de matières dangereuses à Mégantic, affirmant que le transport de mazout sur cette partie du réseau ferroviaire demeurait plutôt hypothétique à l\u2019heure actuelle.«Ecoutez, je ne sais même pas s\u2019il y a un désir pour que l\u2019on transporte du pétrole, a-t-il confié au Devoir.Personne n\u2019est assis les bras croisés à attendre que je dise \u201coui!, nous allons transporter votre pétrole !\u201d » Négociations avec la Ville La mairesse Colette Roy-Laroche n\u2019a pas accordé d\u2019entrevue, vendredi.Le transport de matières dangereuses est néanmoins «sur la table», a confirmé le porte-parole de la Ville de Lac-Mégantic, Louis Longchamps.«On négocie en ce moment avec eux.Depuis le début, on demande une voie de contournement.C\u2019est encore là, ça n\u2019a pas changé.Pour y parvenir, nous devons poursuivre les discussions», a-t-il ajouté.Un porte-parole du bureau du premier ministre Harper, Cari Vallée, a pour sa part souligné que «toutplan de la compagnie doit prendre en compte la tragédie vécue par les gens de Mégantic».Le Devoir Homicides : les femmes autochtones surreprésentées, révèle un rapport de la GRC ISABELLE PARE Trois à quatre fois plus de femmes autochtones sont victimes d\u2019homicides que les femmes non autochtones au Canada, confirme un rapport de la GRC, qui rapporte 1181 cas de femmes disparues ou assassinées depuis 30 ans.Une situation intolérable, affirme l\u2019Association nationale des femmes autochtones (ANFA), qui juge que le gouvernement Harper ne peut plus fermer les yeux sur les constats posés par ses propres institutions.Le rapport fort attendu de la GRC, dévoilé vendredi à Winnipeg, trace un portrait encore plus sombre que celui anticipé par les organisations autochtones jusqu\u2019ici.Il révèle que 16% des femmes assassinées sont d\u2019origine autochtone, bien que ces dernières ne comptent que pour 4% de la population.Une surreprésentation inadmissible et douloureuse qui a fortement fait réagir Michèle Audette, la présidente de l\u2019ANFA, dont l\u2019as-sociadon avait estimé en 2010 à 582 le nombre de femmes disparues ou tuées à la suite de ses propres enquêtes.«Je suis d\u2019autant plus ébranlée que je viens tout juste d\u2019apprendre la disparition d\u2019une petite-cousine.Il y a 18 mois, la GRC émettait des doutes sur notre travail.Maintenant, les chiffres sont clairs.Il faut que les choses bougent.Il nous faut un autre Idle No More, il faut une enquête publique», a-t-elle insisté, encore secouée par l\u2019ampleur des chiffres et la nouvelle d\u2019une disparition dans sa propre famille.Cette dernière estime que le gouvernement Harper, qui résiste depuis des mois aux pressions venues de toutes parts pour la tenue d\u2019une commission d\u2019enquête, ne peut plus fermer les yeux.La représentante autochtone, inspirée par le mouvement Bring Back Qur Girls, créé en appui aux 276 jeunes filles enlevées au Nigeria, a d\u2019ailleurs invité sur les réseaux sociaux la population à soutenir les femmes autochtones avec le mot-clic #Inquirynow, doublé DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Selon la GRC, trois à quatre fois plus de femmes autochtones sont victimes d\u2019homicides que les femmes non autochtones au Canada.d\u2019un seljîe.«Nous avons ici 1200 jîlles et femmes disparues ou retrouvées mortes.Alors pourquoi n\u2019obtenons-nous pas justice pour nos soeurs volées?», demande Michèle Audette.Plusieurs élus se sont joints à cette campagne, dont la chef du Parti vert, Elizabeth May, et plusieurs députées libérales.Un portrait déroutant Témoin de l\u2019ampleur de la violence subie par les femmes autochtones, l\u2019enquête de la GRC, à laquelle ont collaboré 250 corps policiers canadiens, précise la nature des crimes commis et le profil des victimes.Dans 30% des cas, les femmes autochtones sont tuées par quelqu\u2019un de leur entourage, et 32% décèdent à la suite de coups, soit deux fois plus que les autres femmes victimes de meurtres.La dispute est le mobile le plus fréquent de l\u2019homicide (40%).Les victimes sont plus jeunes que chez les non autochtones (29 ans plutôt que 36 ans), et plusieurs présentent des «facteurs de vulnérabilité», dont celui d\u2019avoir consommé des drogues (63%) ou d\u2019avoir un dossier criminel (44%), indique la GRC.Si le taux d\u2019homicide des femmes en général tend à diminuer depuis 1984, celui observé chez les femmes autochtones a crû, passant de 8% des victimes à 25% en 2012.«C\u2019est clair que la violence augmente quand on voit à quel point la situation se dégrade dans les diverses communautés», soutient Michèle Audette.Depuis l\u2019été dernier, les appels se multiplient au gouvernement H^er pour qu\u2019il crée une commission d\u2019enquête.Les ministres provinciaux des Affaires autochtones, les partis d\u2019opposition.Amnistie internationale et Human Rights Watch ont joint leurs voix à celle des Premières Nations.Plus récemment, le rapporteur spécial des Nations unies pour les droits des peuples autochtones ajoutait la sienne, réclamant lui aussi une enquête sur la situation des femmes assassinées ou disparues.Le Devoir rv Lire aussi > L\u2019éditorial \" de Josée Boileau, La violence étalée.Page B 4 Profil des crimes et des victimes 1017 femmes assassinées entre 1980 et 2012 164 femmes disparues entre 1980 et 2012 225 cas non résolus de femmes tuées ou disparues Proportion de femmes autochtones chez les femmes victimes d\u2019homicide: Québec et les provinces maritimes: 3% Saskatchewan: 55% Yukon: 56% Manitoba: 49% Chicane chez les verts La chicane est prise au Parti vert du Québec (PVQ).L\u2019ancien chef, Claude Sabourin, a annoncé vendredi son intention de poursuivre son ex-parti pour qu\u2019il lui rembourse une somme de 2500$.M.Sabourin estime que le PVQ est «irréversiblement condamné à disparaître», qu\u2019il est «dirigé de manière non professionnelle et antidémocratique», et que le nouveau chef, Alex Tj^rell, utilise des méthodes dignes de «Staline dans ses \u201cbonnes années\u201d».Un différend quant au fonc- tionnement et pouvoir du conseil exécutif national est à l\u2019origine du conflit.M.Sabourin entend mettre sur pied un nouveau parti (ECQLO-Qué-bec) pour poursuivre son militantisme.Le PVQ a recueilli 23000 votes aux dernières élections (0,5%).Le Devoir Coiteux fustige les dépenses de luxe Réunis en congrès au prestigieux Château Montebello, les directeurs généraux des commissions scolaires s\u2019offrent un luxe inadmissible, fulmine le président du Conseil du trésor.Martin Coiteux.En entrevue vendredi à La Presse canadienne, le grand argentier de l\u2019État a sermonné les quelque 150 dirigeants des commissions scolaires qui, depuis le milieu de la semaine et jusqu\u2019à samedi, sont réunis toutes dépenses payées dans le décor bucolique de la campagne ou- taouaise.Golf, souper contes et légendes, cocktail, prestation d\u2019un humoriste, conférences diverses et soirée de gala figurent au menu de l\u2019événement intitulé « Un congrès à faire rêver».Le coût d\u2019inscription frôle les 600$ et est remboursé par les commissions scolaires.La Presse canadienne TURKOISE, JOYAU DES CARAÏBES! \u2014 NOUVEAU vol- nouveau PRIX SEJOUR VOL INCLUS A TURKOISE VOLS ALLER-RETOUR INCLUS AU DÉPART DE MONTRÉAL OU OTTAWA 1699! par adulte Réservez avant le 26 juin 2014 pour un séjour entre le 24 juin et le 19 août Crédit photo: \"Brilliant Studios for Turks and Caicos Tourist Board\" Entre l'océan Atlantique et la mer des Caraïbes, au sud-est de l'archipel des Bahamas, le Club Med Turkoise est un petit paradis à découvrir.Les îles Turks & Caïcos regorgent de trésors sous- marins, qui raviront les amateurs de plongée sous-marine.\u2022\tUn Village exclusivement réservé aux adultes, situé le long d'une plage intime de 20 km sur l'île de Providenciales \u2022\tLa destination parfaite pour les plongeurs, les passionnés de sports nautiques et les amateurs de moment de détente sur la plage \u2022\tDe spectacles live et une piste de danse sous le ciel étoilé \u2022\tNouveau service aérien vers Turks & Caïcos cet été avec Air Canada Rouge MEILLEURES PLAGES Providenciales, Turks & Caïcos, classée n° 2 « plus belle île au monde » ijjKivisor' Pour en savoir plus ou pour réserver, contactez votre professionnel du voyage, composez le 1 800 CLUBMED, ou visitez le www.clubmed.ca.Club Med t 71 Villages tout compris à travers le monde * Le prix indiqué en exemple est par adulte, basé sur un séjour de 7 nuite en occupaton double dans une chambre Club au Club Med Turkoise, Turks & Caïcos au départ de Montréal ou Ottawa entre le 24juin et le 19 août, 2014, les vols aller-retour avec Ar Canada Rouge et transferts vers/depuis le Village étant inclus.Le pnx inclut les déjeuners, dîners et soupers et le bar ouvert présentés au san du Village Club Med.l^lable pour des nouvelles réservatons individuelles seulement et pour des dates de voyage spécifiques enlrele24juinetle19août, 2014.Datêtre réservé avantle 26 juin 2014.Un minimum de 7 nuits est requis.L\u2019offre est sujette à un contrôle du remplissage et les pnxsontsujets à changement.Certaines dates non disponibles à la réservation.Pour Turkoise, les invités doivent être âgés de 18 ans et plus.Les frais de membre Club_Med sontensupplémentetsontde60$par adulte.D\u2019autres restrictons peuvent s\u2019appliquer, incluant les conditons delabi etlesfraisdemodificaton/d\u2019annula1ion.ClubMedn\u2019estpasresponsabledeserreursouomissions.LesprixincluentlaTP8etlaTVQ.PourdesvoyagesréservésparunagentdevoyagesduQuébec,lespnxn\u2019incluentpaslacon1ributonauFondsd\u2019indemnisa1iondesclientsdesagentedevoyagesde1 Spartranchedel c, les pnx n\u2019incluent pas la contributon au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agente de voyages de 1 $ par frf 000 $ de services touristiques achetés.Permis du Québec. A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 ACTUALITES ROBERT BURNS 1936-2014 La Loi sur le financement politiqne perd son parrain GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ La Loi sur le financement des partis politiques a perdu son parrain, et la démocratie québécoise un grand défenseur.Uancien ministre et avocat Robert Burns est décédé jeudi, à Tâge de 77 ans.Il était atteint d\u2019un cancer.Le Parti québécois (PQ) a confirmé la nouvelle vendredi après-midi.«Robert Burns a consacré sa vie à la défense des droits des travailleurs^ a souligné le chef intérimaire du PQ, Stéphane Bé-dard.Nous perdons aujourd\u2019hui un homme de droit et un homme politique engagé.» «C\u2019était un gars sincère, engagé et très ouvert aux autres, a commenté Gilles Duceppe.Robert Et c\u2019était un excellent avocat, vraiment.» Uancien chef bloquiste a fait ses débuts en organisation politique aux côtés de M.Burns, en 1970.Dans une entrevue publiée sur le site de l\u2019Assemblée nationale, Robert Burns raconte qu\u2019il s\u2019était lancé en politique «à reculons», courtisé par des militants du PQ qui voulaient bloquer la voie à Marcel Chaput (un ex du Rassemblement pour l\u2019indépendance nationale).A l\u2019époque, M.Burns était directeur du service juridique de la CSN.Les bons liens de Robert Burns avec le mouvement syndical ont facilité son élection dans Maisonneuve en avril 1970.Il a ainsi fait partie du premier groupe de députés \u2014 sept \u2014 du PQ à l\u2019Assemblée nationale, avec Claude Charron et Camille Laurin.Une équipe «complètement en dehors du pattern», se rappelait-il en 2006.Robert Burns est rapidement devenu un bon débatteur en Chambre, maîtrisant tôt les règles parlementaires.«Je me suis senti à l\u2019aise dans ce contexte», disait celui qui sera leader parlementaire du PQ entre 1970 et 1978.Mais c\u2019est son passage comme ministre d\u2019Etat à la Réforme électorale et parlementaire dans le premier cabinet Lévesque qui marquera les esprits.A ce titre, Robert Burns est chargé de parrainer la Loi sur le financement des partis politiques, une législation phare à laquelle tenait mordicus René Lévesque.L\u2019idée était «d\u2019empêcher du financement qui pourrait lier les partis», expliquait-il alors.«Nous voulions confier à l\u2019électeur le soin de contribuer aux partis.» «Cette grande loi a fait la fierté des Québécois, a soutenu Stéphane Bédard vendredi.Héritage inestimable, elle fut une étape importante de l\u2019assainisse-Burns ment des mœurs politiques au Québec et de la lutte contre la corruption.» En 1978, un infarctus avait incité M.Burns a abandonné ses fonctions de leader.Un an plus tard, il quittait la politique \u2014 non sans avoir réussi à imposer la télédiffusion des travaux de l\u2019Assemblée nationale.Il a ensuite été juge au Tribunal du travail (entre 1980 et 2001).Vendredi, la ETQ a salué un ardent «défenseur des droits des travailleurs».Ses relations avec René Lévesque ont été «compliquées», reconnaissait Robert Burns en évoquant un rapport «amour-haine».«J\u2019avais beaucoup d\u2019admiration pour lui, mais j\u2019ai souvent réprouvé ses hésitations sur les questions importantes, comme l\u2019accession à l\u2019indépendance du Québec.Des fois, il était plus tiède et pensait qu\u2019on devrait en parler moins.Moi, j\u2019ai toujours pensé qu\u2019un parti qui défend une idée aussi importante doit en parler constamment.» Un débat qui, encore aujourd\u2019hui, divise le mouvement souverainiste.Le Devoir Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeiu* offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté et autres.I / Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil a/erle XÜlaiide depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR La superpoutre sera retirée, des voies seront fermées La circulation routière pourrait être passablement perturbée jusqu\u2019à mardi sur le pont Champlain, en raison du retrait de la « superpoutre » installée d\u2019urgence en novembre.Un treillis modulaire d\u2019acier permanent appelé à remplacer la poutre est en cours d\u2019installation, sous le pont.La délicate procédure permettra d\u2019éviter de devoir fermer complètement le pont, comme ce fut le cas à l\u2019automne dernier.Sur le pont Champlain, une seule voie sera ouverte vers le sud et deux voies en direction de Montréal, et ce, pendant tout le week-end de la fête des patriotes.VILLE DE QUEBEC La vocation de l\u2019îlot Saint-Vincent-de-Paul sera bientôt choisie ISABELLE PORTER à Québec Après des années de torpeur, le précieux terrain de l\u2019îlot Saint-Vincent-de-Paul à Québec pourrait bientôt connaître une nouvelle vie.«Ç\u2019a beaucoup évolué depuis une semaine, il y a de gros changements», a fait savoir le maire Régis Labeaume vendredi.Le terrain en question est situé en haut de la côte d\u2019Abra-ham, aux portes du Vieux-Québec.Son propriétaire, Jacques Robitaille, est à couteaux tirés avec la Ville dans ce dossier depuis au moins huit ans.En 2006, cet hôtelier avait détruit la vieille église Saint-Vincent-de-Paul dans le but de construire un hôtel de luxe qui n\u2019a finalement jamais été construit.A défaut de cela, il y exploi- tait un stationnement jugé illégal par la Ville.Il a d\u2019ailleurs contesté une amende de 200$ pour exploitation d\u2019un stationnement illégal, mais au début du mois de mai, la cour a tranché en faveur de la Ville.Or, selon le maire, le nouveau projet de M.Robitaille pour le site est intéressant et la Ville souhaite participer à son développement.S\u2019agira-t-il d\u2019un hôtel?D\u2019un complexe résidentiel?De commerces?M.Labeaume n\u2019a pas voulu le dire, mais il ne cache pas sa préférence pour du résidentiel.«Ce n\u2019est pas compliqué: les problèmes du Vieux-Québec, ils vont se régler quand il y aura plus d\u2019humains.» Chose certaine, la Ville n\u2019a plus l\u2019intention d\u2019exproprier M.Robitaille ou de récupérer son terrain.«J\u2019espère que je ne me fais pas de fausse joie, mais tout le monde est de bonne foi, dit le maire.On va être impliqué là-dedans parce que c\u2019est un lieu stratégique.» M.Robitaille est déjà propriétaire d\u2019un hôtel de l\u2019autre côté du boulevard Dufferin-Montmorency, le Plaza Universel.Cette semaine, on apprenait en outre que l\u2019hôtelier était le principal financier du groupe d\u2019investisseurs qui a été écarté de la vente du Concorde.Encore jeudi, des membres du groupe ont menacé de poursuivre le maire pour ses propos les associant à la mafia.Or M.Labeaume n\u2019a pas voulu commenter leurs déclarations, prétextant justement qu\u2019il devait s\u2019abstenir en raison de la tournure juridique des événements.Le Devoir Les incendies font un mort en Californie LOS Angeles \u2014 Les pompiers ont retrouvé un corps calciné dans un campement pour sans-abri, ravagé par l\u2019un des nombreux incendies qui touchent le sud de la Californie depuis plusieurs jours.Mais les températures en baisse vendredi laissaient espérer une accalmie et pourraient permettre aux milliers de personnes évacuées de retourner chez elles.Ces trois derniers jours, les pompiers étaient à pied d\u2019œuvre pour éteindre neuf incendies dans cette région touchée par la sécheresse.Jeudi soir, à Carlsbad, une ville au bord du Pacifique, «les pompiers ont été appelés dans un campement de sans-abri {.].En arrivant surplace, ils ont découvert un corps calciné», ont indiqué les autorités du comté de San Diego dans un communiqué.L\u2019une des zones les plus affectées est San Marcos, au nord de San Diego.L\u2019incendie qui y fait rage a doublé de volume pendant la nuit, et vendredi il s\u2019étendait sur 12 kilomètres carrés.Mais «les conditions météo nous sont favorables, a expliqué un porte-parole de la municipalité de Carlsbad.Des vents de 8 km/h et une humidité plus élevée sont prévus au cours du week-end».Agence France-Presse L\u2019érosion inquiète les villes riveraines Le phénomène d\u2019érosion des berges le long du Saint-Laurent préoccupe beaucoup les élus municipaux des villes en bordure du fleuve.Réunis à Québec vendredi, ils ont décidé d\u2019en faire une priorité.«On voit mal comment on peut avoir une stratégie touristique orientée sur le fleuve avec des berges désintégrées», a fait valoir le maire de Québec, Régis Labeaume, en leur nom.Les élus demandent donc au gouvernement Couillard de faire en sorte que des fonds fédéraux et provinciaux puissent être réservés à cette fin.Le Devoir (jos&ey - .JSoi&ette' tenons^ en^ ùw\u20acntm/*e^ q^encùm, a/ôum&^de^pÂoùM^ ciitic/es^ Imrexiw, sceauæ, w cacAeter^.44ô, ru&Sù-^JltJ/ice^, Fæitæ^yffontréal d/eié/Aofi& : ôi4 ^46-4ÿ^0 di/âmdùoiù a\u20acm/redùd& AO/y 00 o/ Ad// 00 fey sum£d^ eO 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A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 QUEL AVENIR POÜR {{Socrate: Ce qu\u2019on appelle apprendre n\u2019est autre chose que se ressouvenir}} Platon dans Le Ménon Un répertoire québécois «Médiocre.» L\u2019auteure et enseignante retraitée Diane Boudreau ne mâche pas ses mots pour qualifier la formation des maîtres au Québec.«A peine 7% du programme formation des enseignants au secondaire porte sur la littérature.C\u2019est deux-trois cours au maximum qu\u2019ils auront.» Ils manquent d\u2019outils, déplore-t-elle.Elle-même aurait voulu en avoir (^avantage.Le site livresouverts.qc.ca du ministère de l\u2019Éducation propose une sélection de livres jeunesse, mais l\u2019offre pour le secondaire est maigre et peu satisfaisante, dit-elle.C\u2019est pourquoi, à la demande de l\u2019Union des écrivains québécois, elle a créé, avec Patrick Moreau et d\u2019autres, un Répertoire d\u2019œuvres du patrimoine littéraire québécois comprenant 150 œuvres importantes écrites ou publiées au Québec, de la Nouvelle-France jusqu\u2019à 1950.Qn y trouve des textes fondamentaux de Louis Fréchette, de Laure Conan, d\u2019Hector de Saint-Denys Carneau.Et des classiques comme Bonheur d\u2019occasion, Le survenant et Trente arpents.i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plusieurs acteurs du milieu de Téducation s\u2019entendent pour dire qu\u2019intéresser les jeunes aux classiques n\u2019est pas une mission impossible.Petit précis d\u2019enseignement des classiques LISA-MARIE GERVAIS VOUS êtes sur le point de céder devant une classe d\u2019ados blasés pour qui classique rime avec ennuyeux et archaïque et qui ne jurent que par les romans vampiriques ?Résistez, vous diraient certains de vos congénères.Debout sur une table à la manière de la Société des poètes disparus, sur une scène déguisé en Ulysse ou chantant à tue-tête sur un air, tous les moyens sont bons pour enseigner les grandes œuvres (enfin presque).«C\u2019est parfois un peu âcre, reconnaît Raphaël Arteau-McNeil, enseignant de philo au cégep Carneau.Mais il faut avoir la force de proposer des oeuvres aux étudiants.» Selon lui, le «pacte de non-agression » entre le prof et les élèves \u2014 «vous n\u2019avez pas envie d\u2019être là et moi non plus, alors je ne vous ferai pas suer pour rien » \u2014 est délétère.Personne n\u2019aime jouer les tyrans mais.«Il faut leur dire qu\u2019ils vont travailler fort et que le gain va en valoir la peine.Ça veut dire être prêt et avoir confiance dans les textes qu\u2019on enseigne et en l\u2019intelligence de l\u2019étudiant.» Auteure et enseignante de français retraitée, Diane Boudreau a toujours insisté pour que ses élèves aient une bonne connaissance de leur propre patrimoine littéraire.«Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on ne peut pas intéresser nos élèves aux oeuvres du patrimoine, a soutenu cette passionnée de littérature québécoise.Est-ce que tous les élèves vont trouver ça palpitant?Probablement pas.Il y a des élèves qui aimeront et d\u2019autres qui n\u2019aimeront jamais lire.» Sans être réducteur, il faut parfois rivaliser de génie pour enseigner les grandes œuvres.Petit précis d\u2019outils pédagogiques.Rendre cela attrayant.Ardue, la lecture (ou le vision-nement) d\u2019un classique peut l\u2019être.Mais il y a toujours un grain de folie, un mot qui fait sourire, un élément biographique de l\u2019auteur qui accroche.Nelligan, qui commence son cours classique au Collège de Montréal, avait échoué en syntaxe de même que pour ses éléments latins.Pamphile L,e May a quitté les frères des Écoles chrétiennes parce qu\u2019il souffrait de flatulence.Philippe Aubert de Caspé fils est décédé à 26 ans parce qu\u2019il avait trop péché par la bouteille.«C\u2019est un détail un peu racoleur, mais ça frappait les élèves», note M\u201c® Boudreau.User d\u2019un peu d\u2019humour.Si un jeune peut s\u2019intéresser au grand classique cinématographique Aurore l\u2019enfant martyre parce que c\u2019est rigolo d\u2019entendre la belle-mère rouler ses «r», pourquoi pas?Les garçons s\u2019ennuienfi on les réveille par la lecture des poèmes de Claude Gauvreau, qui surprennent par leurs mots inventés ou leur vulgarité.Intéresser par des références populaires.Un homme et son péché a récemment été adapté au cinéma.Mais attention, il ne remplacera jamais la lecture du livre.Certains seraient étonnés d\u2019apprendre que Les Simpson recèle de références et de clins d\u2019œil aux grands classiques, comme Le corbeau d\u2019Édgar Allan Poe qui a fait l\u2019objet d\u2019un spécial d\u2019Halloween.Faire des Mens avec son vécu ou ce que l\u2019on connaît.Les classiques, par définition, sont universels.Campé dans la Révolution tranquille.Salut Galarneau, de Jacques Godbout, a des échos encore aujourd\u2019hui.«Je demandais aux élèves de parler avec leurs parents de ce qu\u2019ils avaient vécu à cette époque-là.» Guillaume Lavoie, conseiller municipal et fondateur du Collège néo-classique, croit qu\u2019il est toujours plus facile de «vendre» une œuvre ou d\u2019initier quelqu\u2019un à une œuvre OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR lorsque celle-ci parle de nous.Famille-Sans-Nom est un roman de Jules Verne qui porte sur la rébellion des patriotes.Pas le meilleur, admet-il.Mais l\u2019histoire est campée dans des lieux bien connus.Balayer les préjugés et oser.Plates, les classiques?11 faut essayer.Diane Boudreau a fait acheter Tit-Coq, de Gratien Gélinas, véritable pionnier du théâtre québécois dont tous devraient avoir lu au moins une œuvre.«Je n\u2019étais pas certaine de l\u2019intérêt des élèves, mais l\u2019histoire d\u2019amour et l\u2019enfant abandonné.ça les a touchés», reconnaît-elle, remarquant qu\u2019ils préfèrent encore la lecture à la grammaire.Faire des parallèles avec notre époque.Guillaume Lavoie estime qu\u2019il ne faut pas hésiter à faire des allers-retours dans l\u2019histoire, d\u2019appliquer les réflexions des classiques à ce qui se passe à notre époque.Dans l\u2019une de ses éditions du Collège néo-classique portant sur la corruption, les participants ont pu lire les plaidoiries de Cicéron dans ses Catilinaires en faisant des parallèles avec la commission Charbonneau.Bien accompagner les apprenants.Le prof est là pour accompagner l\u2019étudiant dans son apprentissage.«Le prof ce qu\u2019il a, ce sont des années de plus de fréquentation des oeuvres.Mais il doit aider les étudiants à développer leur capacité de lecteur», dit Raphaël Arteau-McNeil.Idéalement en petits groupes.Le Devoir Le «luxe» des classiques lœ cours classique n\u2019est plus, mais il connaît un engouement C\u2019est ce qu\u2019a constaté Raphaël Arteau-McNeil, enseignant de philo au Cégep Garneau, qui, avec des collègues, a planché sru un programme d\u2019enseignement des grandes œuvres.lœ succès n\u2019était pas assrué, reconnaît l\u2019enseignant Mais il était convaincu que plusieurs étudiants allaient prendre plaisir à lire Descartes, Platon, Homère, Flaubert et de.L\u2019intérêt n\u2019a cessé de croître et six ans plus tard, le nombre d\u2019inscrits a plus que doublé au certificat des œuvres marquantes de la ailture occidentale de l\u2019Université Laval, im record.Selon lui, étudier les classiques est «un luxe» sous des airs de fardeau.«Avant, ceux qui avaient le loisir de s\u2019éduquer étaient des aristocrates qui avaient les moyens financiers de le faire.Je dis à mes étudiants qu\u2019ils sont des privilégiés.La plupart des jeunes de leur âge dans le monde n\u2019ont pas le temps», explique-t-il.«C\u2019est un an [de certificat], où ils se paient du luxe et où le plaisir va être intellectuel.C\u2019est bouleversant de voir qu\u2019une oeuvre écrite il y a 2500 ans nous en apprend plus qu\u2019un article de journal.» Enfant de la réforme, Guillaume revoie, conseiller municipal dans l\u2019équipe de Projet Montréal, a passé à travers le système d\u2019éducation sans être rassasié des classiques.«Tu finis par te rendre compte qu\u2019il te manque quelque chose, une culture générale et historique, une profondeur de raisonnement.Plus tu montes dans la sphère professionnelle et plus tu vois que tu n\u2019as pas d\u2019outils.» D\u2019où son idée de fonder le Collège néo-classique, qui offre des formations d\u2019un jour qui s\u2019adressent aux 25 à 45 ans.Ces conférences sur la rhétorique et l\u2019argument, Machiavel et les nationalismes modernes, remportent un joli succès.Depuis la première édition en novembre 2010, le collège a offert 24 formations à quelque 200 participants. LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 A 7 lES CIASSIQDES?Y a-t-il des classiques en philosophie ?Emmanuel Kant Jacques Derrida Kitaro Nishida Friedrich Nietzsche {{Pour moi, le cœur de la tradition concerne les expériences vécues à même lesquelles une société a développé une sensibilité particulière à des valeurs qui deviennent transcendantes et qui influent sur le devenir )) L\u2019historien et socioiogue Gérard Bouchard GEORGES LEROUX Depuis ses origines grecques, la philosophie n\u2019a cessé de construire son histoire.Déjà, Aristote, au livre A de la Métaphysique, propose le récit des doctrines qui ont compté à ses yeux jusqu\u2019à lui.Platon s\u2019y voit réfuté, mais cette réfutation met en place le mécanisme constitutif de l\u2019histoire de la philosophie : rétrospectivement, chaque penseur entreprend de juger le passé en le récapitulant et de montrer en quoi sa pensée représente un progrès.C\u2019est ainsi que se forme la grande chaîne des classiques de la phi-losophie: en font partie les philosophes à qui on reconnaît un rôle dans l\u2019histoire de la pensée.Les autres \u2014 tous les autres, et ils sont très nombreux \u2014 tombent dans les plis et, même s\u2019ils ont été des penseurs d\u2019exception, ils n\u2019atteindront jamais le statut des penseurs «classiques».Pour plusieurs, ce dispositif est discutable.Ne pas être un «classique» veut-il dire qu\u2019un penseur est mineur et qu\u2019on peut se dispenser de le lire ?Les philosophes hésitent: plusieurs aiment bien manier le couteau qui rejette aux ténèbres extérieures tous ceux qui ne marchent pas sur le sentier des crêtes.Voyez Bertrand Russell : son histoire de la philosophie est un chef-d\u2019œuvre de l\u2019exclusion.Par comparaison, Hegel est œcuménique et a le souci de réintégrer tout le monde dans une vaste fresque qui s\u2019appelle La phénoménologie de l\u2019esprit.On en dirait autant plus récemment de Jacques Derrida, formidable lecteur de toute la tradition.Cet aspect distingue les classiques de la philosophie des classiques littéraires, qui ne reposent quant à eux sur aucun critère de progrès.Qui oserait dire que Joyce met hors jeu Flaubert?C\u2019est pourtant la partie qu\u2019affectionnent les philosophes, car leur domaine est celui de la vérité.On trouve plusieurs critiques pour contester la pertinence de ce critère en philosophie, mais reconnaissons que les classiques littéraires ne s\u2019imposent jamais de cette manière.C\u2019est pour leur force intrinsèque qu\u2019on les promeut, alors que les classiques de philosophie doivent d\u2019abord être reconnus tels à leur place dans une histoire.Les qualités littéraires des œuvres philosophiques ont certes une importance, il suffit de citer Platon ou Descartes, mais si on ne considérait que leur beauté ou leur profondeur, elles ne seraient jamais intégrées dans le réper- C\u2019est ainsi que se forme la grande chaîne des classiques de la philosophie: en font partie les philosophes à qui on reconnaît un rôle dans rhistoire de la pensée toire des classiques.C\u2019est leur contribution à l\u2019histoire de la pensée qui fonde leur importance et requiert qu\u2019on les lise encore aujourd\u2019hui.Les classiques de la philosophie sont donc d\u2019abord les œuvres qui jalonnent son histoire.On pourra toujours discuter sur le rôle de tel ou tel penseur, avec le temps cette liste a atteint le statut d\u2019un véritable canon.Platon, Aristote, Epicure, Cicéron, Plotin, saint Augustin, Anselme de Cantorbéry, Thomas d\u2019Aquin, Guillaume d\u2019Occam, Descartes, Kant, Spinoza, Leibniz, Hegel, Marx, Nietzsche, Freud, Wittgenstein, Husserl, Heidegger en font indubitablement partie.Contre cette liste standard, qui est en gros celle des manuels et des programmes d\u2019étude, on peut citer des dizaines de grands noms, mais il n\u2019y a rien à faire : la ligne de démarcation qui les sépare des autres semble inamovible.Pauvre Russell, malgré tous ses efforts, il n\u2019est pas tombé du bon côté, quelque mérite qu\u2019on reconnaisse à ses critiques! On en dirait autant de tous ces grands penseurs de l\u2019Antiquité tardive, du Moyen Âge, de la Renaissance, des Temps modernes ; auteurs d\u2019œuvres admirables, ils appartiennent à la seconde cohorte et, si on veut les qualifier de classiques, alors tous les philosophes qui ont une œuvre sont des classiques.Qu\u2019ils aient contribué à poser plus clairement un problème, qu\u2019ils aient risqué une hypothèse audacieuse pourra les sauver de l\u2019oubli, mais qui lit encore Malebranche ou le grand Proclus?Ce sont des maîtres, mais cela ne suffit pas: ils ne sont des « classiques » que pour le petit nombre des conoscenti qui en font l\u2019objet de leur passion érudite et qui finissent pourtant souvent par éclairer le rôle qu\u2019ils ont joué dans la pensée de ceux qui ont reçu la sanction de la tradition.Une vie ne suffit pas à connaître, ce qui s\u2019appelle connaître, ne serait-ce qu\u2019une seule des grandes œuvres philosophiques.Il ne faut sans doute pas se plaindre que la philosophie soit si rude à l\u2019égard de ceux qui jalonnent sa longue histoire, ils sont déjà nombreux et encore n\u2019avons-nous rien dit du fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une histoire occidentale, oublieuse de tout ce qui s\u2019est pensé ailleurs et autrement.Averroès, Nishida, vous connaissez?Collaborateur Le Devoir La grande forge de l\u2019histoire « La tradition n\u2019est pas figée dans le passé.C\u2019est au contraire ce qu\u2019il y a de plus vivant dans une société.» Historien et sociologue, Gérard Bouchard est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les imaginaires collectifs à rUniversité du Québec à Chicoutimi.Il a notamment publié avec Alain Roy La culture québécoise est-elle en crise?(Boréal, 2007).En entrevue avec le journaliste Stéphane Baillargeon, il cause tradition, valeurs et inconscient collectifs.Qu\u2019est-ce que la tradition pour vous?La «tradition» est justement un de ces concepts remis en question à cause de l\u2019évolution des dernières décennies, à cause de la fluidité qui s\u2019est emparée des catégories cultii-relles, assez fixes auparavant.À mon avis, c\u2019est un concept qui doit être entièrement repensé.Cette idée se rapproche de celle de la mémoire, celle d\u2019une société ou d\u2019une nation.Moi, ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est l\u2019idée que les valeurs qui prévalent dans une société ont été forgées dans son histoire.Il y a là un curieux paradoxe parce qu\u2019en général, ces valeurs sont universelles.Par exemple, au Québec, on pourrait dire que les valeurs auxquelles nous sommes particulièrement sensibles, ce sont les valeurs d\u2019égalité, d\u2019affirma- tion collective, de laïcité ou de démocratie.En général, quand on propose de nourrir des valeurs nationales ou collectives avec des valeurs universelles, ça paraît très académique et peu ancré dans l\u2019histoire et la réalité.C\u2019est le contraire.Certaines de ces valeurs, celles inscrites dans les chartes, sont pour moi surinvesties à cause de l\u2019histoire de ces sociétés justement.Elles ne sont pas parachutées : elles sont imbriquées dans la tradition et en émergent.Prenons l\u2019exemple de l\u2019égalité alors.Comment se réalise cet échange entre le local et l\u2019universel, le présent et la tradition?Chaque société s\u2019approprie cette valeur universelle en fonction de son histoire.Pour les Etats-Unis, l\u2019égalité désigne l\u2019égalité des chances au départ de la carrière: «the quality of opportunities».L\u2019inégalité qui se creuse par la suite ne pose pas problème, dépend du talent de chacun, et il n\u2019y a pas de scandale dans cette situation.En France, on parle de l\u2019égalité de citoyens parce que la culture républicaine se forge dans la haine des privilèges.Au Québec, comme dans les pays Scandinaves, l\u2019égalité se rapporte aux conditions de vie de tous.Pour nous, il s\u2019agit bien sûr de valeurs forgées dans l\u2019expérience de la colonisation.Ce qui me conduit à dire qu\u2019une société valorise dans son présent ce dont elle a été privée dans son passé.Pour une société colonisée, les luttes menées pour s\u2019affranchir sont considérées comme fondatrices.Les valeurs qui manquent sont donc valorisées.La liberté par exemple, la justice sociale ou l\u2019égalité, toutes ces valeurs bafouées dans la colonisation.Les sociétés colonisées développent même une hypersensibilité par rapport à ces valeurs.Voilà donc ce qu\u2019évoque la tradition pour moi.Pas les coutumes, les rituels, les commémorations.Pour moi, le cœur de la tradition concerne les expériences vécues à même lesquelles une société a développé une sensibilité particulière à des valeurs qui deviennent transcendantes et qui influent sur le devenir.La tradition n\u2019est donc pas figée dans le passé.On ne la répète pas par habitude.C\u2019est au contraire ce qu\u2019il y a de plus vivant dans une société.C\u2019est la matière même de la continuité.Pour vous, cette tradition vivante s\u2019appuie sur de grands principes fondateurs, ce que vous appelez des mythes.Comment définissez-vous cette idée?Je travaille de plus en plus sur les imaginaires collectifs.On n\u2019invente pas à partir de zéro: on invente à partir de couches très profondes de l\u2019inconscient.J\u2019aime emprunter cette image: cet inconscient nous fournit le clavier et on peut créer sur ce clavier.Pour moi, cette structure très profonde a rapport aux mythes, aux représentations collectives porteuses de valeurs et de croyances qui se sont sacralisées, soit par le religieux soit autrement.Prenons l\u2019égalité des races.Peut-on imaginer quelqu\u2019un qui puisse s\u2019en prendre en Amérique du Nord à cette valeur sacralisée ?Regardez ce qui est arrivé au propriétaire des Clippers de Los Angeles après ses déclarations racistes : il a été banni à vie de la NBA.On ne touche pas à un mythe, un mécanisme universel positif En Occident, on ne touche plus non plus à l\u2019égalité hommes-femmes.Quels sont ces grands mythes directeurs au Québec, ces valeurs fondamentales?Pour moi, il y en a deux.L\u2019idée que nous formons une culture minoritaire et qu\u2019on a le devoir de lutter constamment pour assumer notre avenir.Le second, c\u2019est que nous avons été victimes de dominations de toutes sortes (la Conquête, le clergé, etc.) et que nous avons le devoir de nous affranchir.Quel est l\u2019état de ces deux forces actives, de cette tradition vivante?Il y a des raisons de penser qu\u2019ils perdent de la vitesse.Le rapport des jeunes à la langue française ne semble plus aussi organique.La cause de la souveraineté, qui incarne en politique l\u2019idée de l\u2019affranchissement des dépendances, semble être un autre ressort en train de se détendre.Je ne dis pas que c\u2019est fini.Ça peut rebondir.On arrive quand même à se poser la question : ces mythes directeurs sont-ils en train de perdre leur emprise ?Si c\u2019est le cas, on ne verra pas avant 20 ans.Et si c\u2019est le cas, il faut se dire que dans l\u2019histoire d\u2019une société, ce genre de période est toujours difficile.Ça génère de l\u2019angoisse, de l\u2019incertitude et une impression de vide.On lit de plus en plus ce mot.Le Québec serait dans un vide symbolique.Il aurait perdu ses repères, son âme, sa direction.Ce sentiment est assez rependu aujourd\u2019hui.Le Devoir A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 ACTUALITES Les points chauds du vélo Les grandes artères du centre-ville sont les plus à risque pour les cyclistes MARCO FORTIER Après les «tunnels de la mort», voici les «rues qui font mal».Les 10 artères les plus risquées pour les cyclistes se trouvent au centre-ville et sur le Plateau-Mont-Royal, selon une équipe de chercheurs qui propose une méthode inédite pour mesurer le danger.Les rues Atwater, Jeanne-Mance, Viger, Saint-Laurent et Ontario sont les plus risquées pour les cyclistes montréalais, conclut une étude menée par la Direction de santé publique (DSP) de Montréal et le Département de génie civil de rUniversité McGill.Cinq autres artères du centre-ville \u2014 Saint-Denis, René-Lévesque, avenue du Parc, boulevard de Maisonneuve et Amherst \u2014 suivent dans ce palmarès des points chauds du vélo.Ces grandes artères sont le théâtre de frictions croissantes entre voitures et vélos, dont le nombre explose à Montréal, souligne le professeur Luis Miranda-Moreno, professeur à rUniversité McGill et coauteur de l\u2019étude.Le nombre de voitures a augmenté de 30% en une décennie à Montréal.Au moins 2,1 millions d\u2019autos circulent chaque jour sur l\u2019île, tandis que la fréquentation des pistes cyclables augmente d\u2019environ 20% par année.La présence d\u2019une masse critique de vélos augmente la sécurité relative des cyclistes, mais en chiffres absolus, plus il y a de monde \u2014 de véhicules, de vélos, de piétons \u2014 dans l\u2019espace public, plus il y a d\u2019accidents, souligne le chercheur.Résultat: la Ville de Montréal doit repenser l\u2019aménagement urbain.Et tous les usagers de la rue doivent revoir leur comportement, croit le professeur.«On n\u2019a pas le choix d\u2019agir comme société, les vélos sont déjà là, dit Luis Miranda-Moreno.A Montréal, on est presque tous cyclistes, conducteurs et piétons.Le partage de la route, ça concerne tout le monde.» Attention aux virages à droite Les chercheurs ont conçu une formule complexe pour mesurer le risque réel de collision entre vélos et véhicules à moteur.Cette mesure tient compte du nombre de blessures de cyclistes signalées à Urgences santé, mais aussi d\u2019une douzaine d\u2019autres critères.On apprend ainsi que le service d\u2019ambulance est intervenu auprès de 1011 cyclistes blessés à Montréal, entre 2003 et 2008.Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le boulevard De Maisonneuve, au centre-ville, est une artère risquée pour les cyclistes même si la piste cyclable est séparée de la chaussée.FHE:7330 FGH2370|^^PO O (ryf^dUlf ' 3 A ÎSf La présence d\u2019un arrêt d\u2019autobus et la cohabitation avec des véhicules lourds augmentent les risques d\u2019accrochages.semble sous-estimer le nombre d\u2019accidents, puisqu\u2019il signale plutôt 787 cyclistes blessés durant la même période.Pour cette analyse, l\u2019équipe de l\u2019Université McGill et de la DSP a étudié les accidents de vélo à 647 intersections réparties sur l\u2019île de Montréal.Pourquoi?Parce que 58% de tous les accidents en ville surviennent à des intersections.Le virage à droite de véhicules est la cause la plus importante d\u2019accidents avec des vélos, conclut l\u2019étude.Les chercheurs recommandent de contrôler les virages de voitures vers la droite au moment où passent des vélos.Et de faire arrêter les vélos au moment où toprnent les véhicules à moteur.À certaines intersections des quartiers centraux de Montréal, aux heures de pointe, on parle de centaines de vélos à l\u2019heure qui côtoient des véhicules.Une cycliste a ainsi été blessée par un camion qui tournait à droite, à l\u2019angle de la rue Saint-Urbain et du boulevard De Maisonneuve, la semaine dernière.Pour éviter ces frictions entre vélos et véhicules, les auteurs de l\u2019étude recommandent d\u2019augmenter le nombre de feux de circulation qui donnent la priorité aux vélos Le virage à droite de véhicules est la cause la plus importante d\u2019accidents avec des vélos, conclut l\u2019étude (et aux piétons) durant un certain nombre de secondes.Ce type de feu de circulation a amélioré la sécurité à l\u2019angle des rues des Pins et Saint-Urbain, sur le Plateau-Mont-Royal, et le long de la piste cyclable de la rue Boyer, qui traverse les quartiers Rosemont et Villeray.Aménagement urbain La présence d\u2019un arrêt d\u2019autobus à une intersection augmente par ailleurs de 40% le risque d\u2019accident impliquant un vélo, indique l\u2019étude.La di- mension de l\u2019intersection influence aussi le risque: plus la rue est large, plus la probabilité d\u2019accident augmente.L\u2019aménagement de saillies aux coins des rues contribue à protéger piétons et cyclistes, notent les chercheurs.Ces trottoirs élargis forcent les véhicules, dont les gros camions, à ralentir pour tourner.Et diminuent la largeur de l\u2019intersection à traverser pour les cyclistes et piétons.La présence d\u2019une piste cyclable séparée de la chaussée n\u2019est pas nécessairement un gage de sécurité, note le professeur.Le boulevard De Maisonneuve, au centre-ville, est ainsi une artère risquée pour les cyclistes malgré la présence de la piste cyclable la plus fréquentée de Montréal, été comme hiver.La cohabitation d\u2019un très grand nombre d\u2019usagers de la rue crée un risque même sur les artères qui semblent peu dangereuses, explique Luis Miranda-Moreno.S Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienn Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 1 514*861 *0630 Vieux-Montréal Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Le chercheur estime que la Ville fait chaque année de bons choix, à petits pas, en matière d\u2019aménagements urbains.Il cite par exemple les travaux visant à aménager une piste cyclable sous le viaduc ferroviaire du boulevard Saint-Laurent près de Bellechasse, dans Rosemont.Mais il faudra un jour aller plus loin et revoir le partage de la voie publique entre véhicules, vélos et piétons, selon lui.Il faut peut-être même envisager de sacrifier des espaces de stationnement le long d\u2019artères comme Saint-Denis pour faire davantage de place aux vélos, croit Luis Miranda-Moreno.Simple question de bon sens si le nombre de cyclistes le justifie, ce qui reste à démontrer, estime-t-il.Le Devoir Les 10 artères les plus risquées à vélo 1.\tAtwater 2.\tJeanne-Mance 3.\tViger 4.\tSaint-Laurent 5.\tOntario 6.\tSaint-Denis 7.\tRené-Lévesque 8.\tDu Parc 9.\tDe Maisonneuve 10.\tAmherst Source: Direction de santé publique (DSP) de Montréal et Département de génie civil de l\u2019Université McGill A A c f a s Quel français standard ?PAULINE GRAVEL La norme du français parlé au Québec n\u2019est plus tout à fait celle qui prévaut à Paris, Genève, Bruxelles, Dakar et toutes les grandes villes d\u2019expression française.Elle s\u2019en distingue du point de vue de la prononciation, mais, par contre, elle est tout à fait comparable à celle du français standard international du point de vue grammatical, a souligné Davy Bigot dans le cadre du congrès de l\u2019Acfas.Selon ce professeur à l\u2019Université Concordia, la norme correspond au français parlé par les élites québécoises lorsqu\u2019elles sont en situation de communication formelle.«Dans l\u2019histoire du français, il en a toujours été ainsi.La première grammaire du français standard en France, un ouvrage de Vaugelas intitulé Remarques sur la langue française [qui a été publié en 1647], décrit le français, de la cour du roi, voire de la plus saine partie de la cour du roi, comme le disait son auteur, soit l\u2019élite de l\u2019élite», précise le sociolinguiste.Pour déterminer quel est le français standard réellement en usage au Québec, Davy Bigot a analysé le discours de 110 personnes faisant partie de l\u2019élite québécoise au moment où elles accordaient une entrevue à l\u2019émission Le point de Radio-Canada.Il a disséqué le langage de 25 politiciens, 22 hauts responsables d\u2019entreprise, 20 universitaires, 14 artistes (écrivains, comédiens, chanteurs), 11 juges ou avocats, 10 médecins, trois hauts gradés de la police ou des pompiers, trois sportifs et deux cardinaux.M.Bigot a porté son attention sur 14 variantes linguistiques d\u2019ordre grammatical utilisées couramment au Québec, comme les démonstratifs «ce, cet, cet», que typiquement les Québécois prononcent «etc» en communication familière.Il est apparu que la grande majorité des élites utilisaient les formes grammaticales du français international à l\u2019exception de deux variantes.Celle d\u2019abord du présentatif «c\u2019est» plutôt que «ce sont», comme dans «c\u2019est mes amis».«Cela n\u2019est pas spécifique au Québec, car Le bon usage de GveAsse précise que la forme \u201cc\u2019est\u201d n\u2019est plus une erreur, puisque la majorité des gens l\u2019utilisent», indique M.Bigot.D\u2019autre part, l\u2019emploi du futur simple a été supplanté par le futur périphrastique «je vai^ manger une pomme».À l\u2019exception de ces deux variables, le français parlé par l\u2019élite québécoise est tout à fait standard et similaire à la forme internationale, qui est celle que l\u2019on retrouve dans la grammaire Le bon usage de Grevisse, laquelle n\u2019est pas une grammaire française, mais belge, souligne Davy Bigot En matière de la prononciation, par contre, les linguistes Cox et Reinke ont relevé huit traits typiquement québécois chez les lecteurs de nouvelles qui se distinguent de la norme du français international.Le Devoir lA Lire aussi > Une version \u201d iongue de ce texte sur LeDevoir.com Internationaliser une entreprise : Il faut des gens compétents qui prennent des risques LE CONSEIL\tDéjeuner-causerie T-vvo r)T-T A-rT/-\\xTo\tla séoe Affaires DES RELATIONS\tprésentée par ¦ INTERNATIONALES «91 DE MONTRÉAL\tDesjarclins\tde : M.Jean-Sébastien Octeau Président, Ango Mode 22 mai 2014 \u2022 de midi à 14 h Marriott Château Champlain \u2022 1050, rue de la Gauchetière Ouest Jean-René Halde Président et chef de la direction, BDC Avec l\u2019appui de : ^Québec Bell Avocats SNC\u2018LA\\!ALIN Inscrivez-vous : www.corim.qc.ca \u2022 514-340-9622 http://goo.gl/hRzSEM LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 A 9 ACTUALITES SURFACTURATION Barrette et la RÂMQ restent muets AMELIE DAOUST-BOISVERT Le ministre de la Santé Gaétan Barrette n\u2019a souhaité formuler aucun commentaire au lendemain du dépôt d\u2019une requête en recours collectif contre le ministère de la Santé (MSSS) et la RAMQ dans le dossier des frais accessoires jugés abusifs.Du côté du MSSS et de la RAMQ, la réponse était la même.«Nous ne voulons pas interférer dans le processus légal», a simplement répondu l\u2019attachée de presse du ministre, Johanne Beauvais.En conférence de presse vendredi matin, l\u2019ingénieur Philippe Léveillé a expliqué que c\u2019est «Nous ne voulons pas interférer dans le processus légal» pour une question de principe qu\u2019il intentait ce recours collectif, qui pourrait toucher des milliers, voire des centaines de milliers de patients partout au Québec.«Je le fais pour tous les patients, et particulièrement tous ceux qui n\u2019ont pas les moyens de payer ces frais», explique M.LA veillé.Atteint de glaucome, il a réalisé en 2011 que les frais chargés par son médecin pour des gouttes depuis 2006 étaient «facturés illégalement» et reprA sentaient des centaines de fois le prix coûtant des médicaments en question.Au fil des ans, il a déboursé 740$.Il se fait désormais soigner à l\u2019hôpital.Tous sont visés Loin de s\u2019en tenir à l\u2019ophtalmologie, bien que ce soit ces cliniques qui soient visées pour l\u2019instant, M® Bruno Grenier explique que «tous les médecins, toutes les cliniques du Québec qui se livrent à la surfacturation sont visés».«La loi prévoit des amendes de 1000 à 5000$ par infraction, mais ne l\u2019applique jamais», décrit-il.Des frais accessoires en apparence abusifs ont été rapportés dans plusieurs circonstances par le passé dans les médias, que ce soit dans le cadre de coloscopies et d\u2019examens diagnostiques en tout genre.« Ce qu\u2019on veut, c\u2019est que cette pratique cesse, car c\u2019est la gratuité même du système de santé qui est en jeu», ajoute M® Grenier.« C\u2019est notre dernier recours pour que la gratuité soit rétablie», de commenter son collègue, M® Cory Verbauwhede.Ils invitent les patients à leur faire parvenir leurs factures afin d\u2019inclure de nouvelles cliniques au recours collectif.Une pratique répandue Le président de l\u2019Association des ophtalmologistes du Québec, le D*^ Côme Lortin, juge qu\u2019il est acceptable pour ses membres de facturer «une certaine marge bénéficiaire» sur les médicaments administrés en cabinet.« C\u2019est un frais qui est autorisé, et il n\u2019y a pas de plafond, seulement que ça doit être raisonnable.Moi, je n\u2019ai aucun pouvoir pour dire aux membres ce qu\u2019il est raisonnable de charger», explique-t-il.Il concède que certains médecins utilisent les médicaments comme prétexte pour facturer indirectement des frais de cabinet que Québec ne leur paie pas.«Québec ne veut pas payer et les hôpitaux ne seront pas capables d\u2019absorber toute la demande si, demain matin, ces services sont désassurés», dit le D\"^ Lortin.Selon lui, si les médecins se voient interdire de facturer ces montants sans compensation, ils cesseront d\u2019offrir certains services qui requièrent des investissements, notamment pour des appareils diagnostiques.Le Devoir Des patriotes au cimetière Notre-Dame-des-Neiges ?Un des fondateurs de l\u2019Écomusée de l\u2019au-delà croit que leurs restes y dorment CAROLINE MONTPETIT Alain Tremblay est convaincu que la plupart des restes des patriotes pendus à la prison du Pied-du-Courant, en 1839, dorment dans le caveau des familles Doutre et Dandurand, au pied du monument consacré aux victimes de la rébellion des patriotes de 1837-1838, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.Il en est convaincu, mais pour le prouver hors de tout doute, il faudrait qu\u2019il obtienne des descendants de Raoul Dandurand et de Joseph Doutre la permission d\u2019entrer dans le caveau et d\u2019y faire des recherches archéologiques.Alain Tremblay est l\u2019un des fondateurs de l\u2019Ecomusée de l\u2019au-delà, cet organisme voué à la préservation, à la conservation, et à la connaissance des cimetières.Histoire nébuleuse Lundi prochain, à l\u2019occasion de la Journée nationale des patriotes, il offrira une visite guidée autour du dième des patriotes.Car l\u2019histoire des restes des 12 patriotes pendus au terme de la rébellion de 1837-1838 demeure nébuleuse.Au moment de la rébellion, l\u2019Église, qui avait alors pris le parti des Anglais, avait officiellement excommunié les patriotes, leur interdisant du m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Alain Tremblay pense que les restes se trouvent dans le caveau des familles Doutre et Dandurand, au pied du monument consacré aux victimes de la rébellion des patriotes de 1837-1838.coup, une fois morts, l\u2019accès au cimetière catholique.Le groupe aurait donc été enterré au cimetière Saint-Antoine, peut-être dans une zone réservée aux excommuniés, à l\u2019endroit qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui la place du Canada.C\u2019est en 1853 que naît un mouvement visant à ériger des tombes ^ur la sépulture des patriotes.A l\u2019époque, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, géré par les Sulpiciens, ouvre et souhaite vendre des terrains, soutient M.Tremblay.L\u2019idée du monument aux victimes de la Rébellion des patriotes de 1837-1838 voit le jour, dans un contexte de ten- sions opposant les libéraux, entre autres représentés par l\u2019Institut canadien de Montréal, et les ultramontains.A la même époque, la famille de Joseph Doutre achète un terrain à Notre-Dame-des-Neiges et construit un caveau à côté du site du monument aux victimes de la Rébellion.Encore aujourd\u2019hui, on peut y voir les armoiries de l\u2019Institut canadien de Montréal, le castor, la feuille d\u2019érable et la ruche d\u2019abeilles.C\u2019est dans ce caveau, privé, que les restes des patriotes auraient été inhumés à nouveau, discrètement, en provenance du cimetière Saint-Antoine, croit M.Tremblay.Pour soutenir son propos, il cite entre autres un article du journal La Presse, datant de 1923, dans laquelle la fille du patriote Joseph Narcisse Cardinal, M™® Joseph Marion, raconte que les restes de son père ont été transportés au cimetière No-tre-Dame-des-N eiges.Le tout se serait fait dans la plus grande discrétion, pour éviter que l\u2019Église se braque et ordonne l\u2019expulsion des restes des patriotes du cimetière.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui est arrivé aux restes du patriote Jean-Olivier Chénier.Alors qu\u2019on peut même lire à côté de son nom gravé sur le monument, «ses restes reposent ici», les fameux restes ont finalement dû être inhumés au cimetière Sainte-Eustache, tandis qu\u2019une statue est érigée en l\u2019honneur de Chénier au square Viger.Le Devoir Pour faire la visite, 514 528-8826.Coût: lOdollars.' V.L'ÉTÉ, C'EST FAIT POUR JOUER.ET POUR ÉCONOMISER.Améliorez l'efficacité énergétique de votre piscine en optant pour des produits qui réduisent votre consommation, comme une pompe efficace, une minuterie pour filtre ou une toile solaire.Découvrez combien vous pourriez économiser en visitant le www.hydroquebec.com/piscines.JUSQU'À 435$ D'ÉCONOMIES PAR ÉTÉ W'. A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MAI 2014 ACTUALITES CLASSIQUES SUITE DE LA PAGE 1 duire des événements nouveaux et imprévisibles, de la contingence.» L\u2019autre «^ande façon», en rupture radicale, refuse la primauté du passé.Le professeur Cantin cite la «profonde formule» d\u2019Alexis de Tocqueville: «Le passé n\u2019éclairant plus l\u2019avenir, l\u2019esprit marche dans les ténèbres.» Jean-Philippe Warren pousse encore plus loin la réflexion sur les cassures historiques pour situer notre situation actuelle dans une nouvelle rupture face à la modernité elle-même.«Les sociétés traditionnelles et modernes, qui étaient religieuses et politiques, étaient inscrites directement dans le temps: vers le passé ou vers l\u2019avenir, dit-il.Les sociétés postmodernes n\u2019ont plus besoin de ce détour pour fonctionner : les traditions apparaissent donc en apesanteur, sans centre de gravité, dans un arbitraire qui permet tous les métissages et tous les bricolages.Cette déconstruction semble à certains une occasion en or de se libérer de carcans étroits, tandis que d\u2019autres craignent la dissolution des traditions dans une société de consommation qui les traite pour ainsi dire \u201cà la carte\u201d.Les deux affirmations sont vraies.» Le Québec en doute Les effets concrets des rapports ambigus à la tradition, au passé, à l\u2019héritage, se font sentir partout.Serge Cantin sert l\u2019exemple des Les entrevues complètes avec \u201d les professeurs Cantin et Warren sont publiées sur LeDevoir.com.INDE SUITE DE LA PAGE 1 en querelles internes.C\u2019est une victoire qui tient en même temps à l\u2019incapacité du Congrès, usé par le pouvoir, et à son jeune chef, Rahul Gandhi, héritier de la dynastie, de s\u2019imposer pendant la campagne.«Je continuerai de me demander, dit le politologue Sandeep Shastri, si cette vague ne tient pas plus au mécontentement à l\u2019égard du Congrès qu\u2019à l\u2019appui à Modi.» Le lotus va fleurir 11 était à peine 9 h 30 vendredi matin que les télévisions annonçaient déjà la victoire du BJP à l\u2019issue de ces élections géantes qui se sont tenues en neuf étapes entre le 7 avril et lundi dernier, 12 mai.«L\u2019Inde a gagné, elle a de beaux jours devant elle», a twitté M.Modi, avant de se rendre chez sa mère, à Gandhinagar, pour recevoir sa bénédiction.Le Congrès a vite reconnu sa défaite.Avec leur brièveté coutumière, Rahul et la présidente du parti, sa mère Sonia, se sont présentés devant la presse pour prendre sur eux «la responsabilité de la défaite» et reconnaître qu\u2019ils ont fait «une très mauvaise performance».Modi, qui pourrait prêter serment comme nouveau premier ministre dès le 21 mai prochain, l\u2019a emporté dans les deux circonscriptions où il se présentait, Varanasi, principale ville sainte du pays, et Vadodara, la circonscription du Gujarat où il n\u2019aura passé au final que 50 minutes pendant la campagne.«Maintenant, la fleur de lotus [symbole du BJP] va vraiment fleurir», a-t-il déclaré dans son discours de victoire devant un rassemblement monstre à Vadodara.«Chaque électeur est devenu Narendra Modi.» 11 a promis transparence et inclusivité.Vendredi soir, la coalition réunie autour du BJP, la National Democratic Alliance (NDA), était en voie de remporter 338 des 543 sièges de la législature, où le seuil de majorité est 272.Le BJP à lui seul la remporté la majorité au Parlement.Exsangue, l\u2019United Progressive Alliance (UPA), coalition dirigée par le Congrès, ne ferait pas mieux que 58 sièges, alors qu\u2019elle en avait remporté 262 aux précédentes élections parlementaires de 2009.Le Copgrès n\u2019a vraiment tenu que dans son fief de l\u2019État du Kerala, au sud.Partout ailleurs, c\u2019est l\u2019hécatombe.Si le Bharatiya Janata Party «a déployé ses ailes», pour reprendre les mots d\u2019un commentateur, sur des parties du pays dont il était absent, ses appuis ont encore été concentrés au nord, dans la «ceinture hindi», qt à l\u2019ouest.11 a fait des gains massifs dans les États clés du Bihar et de l\u2019Uttar Pradesh, sans lesquels il n\u2019aurait pas obtenu une victoire aussi décisive.Hindouisme politique Reste que c\u2019est une vague safran aux couleurs d\u2019un hindouisme politique qui effraie une grande partie de la minorité indo-musulmane (170 millions de personnes^ rnais aussi de l\u2019intelligentsia progressiste qui voit en M.Modi \u2014 un homme proche du RSS, une influente organisation ultra-hindouiste \u2014 une menace pour «l\u2019idée de l\u2019Inde» \u2014 laïque et républicaine.Seul en selle, il n\u2019aura pas trop à s\u2019en faire avec les partis d\u2019opposition.S\u2019il est charismatique, il demeure controversé pour avoir, sinon encouragé, du moins croisé les bras devant les pogroms antimusulmans de 2002.A-t-il changé?Que fera-t-il de cet impressionnant mandat?Comment se comportera ce tenant autoproclamé d\u2019un «nationalisme musclé» face au Pakistan et à la Chine ?Le tsunami a été destructeur à plus d\u2019un titre : dans un pays où la tendance est depuis 25 ans au fractionnement politique, d\u2019importants partis régionaux, comme le BSP de Mayawati m h SAM PANTHAKY AGENCE ERANCE-PRESSE Des milliers de partisans du BJP sont descendus dans les rues d\u2019Ahmedabad vendredi pour fêter la victoire écrasante de Narendra Modi.Kumari en Uttar Pradesh, hier encore influent sur la scène nationale, ont été ou balayés ou sérieusement affaiblis.Outre le Tamil Nadu, au sud, ainsi que le Bengale-Occidental et l\u2019Odisha, à l\u2019est, où des partis régionaux opt bravement résisté à la vague Modi, le seul État du nord où elle n\u2019a pas déferlé est le Pendjab.C\u2019est là que l\u2019AAP (le Parti du simple citoyen, gauche) a fait élire tous ses députés (4), profitant du double mécontentement de l\u2019électorat face au Congrès, d\u2019une part, et au gouvernement local du BJP.Parti en lion il y a moins d\u2019un an aux élections locales de Delhi, ce nouveau petit parti anticorruption et anti-establishment a fait chou blanc dans les sept circonscriptions de la capitale où il a pourtant obtenu 34% des voix, victime de la division du vote.L\u2019analyse des résultats dira plus tard, une fois connu le partage des voix en pourcentage, dans quelle mesure la victoire extraordinaire du BJP a transcendé les divisions de castes dans un pays où ces identités ont toujours joué un grand rôle politique ou si, étant donné le système électoral uninominal à un tour, elle a été liée à l\u2019éparpillement des appuis entre plusieurs partis.La mort du Congrès?La fin de la dynastie Nehru-Gandhi?s\u2019interrogeait-on dans les heures suivant la défaite phénoménale d\u2019une famille qui domine la vie politique indienne depuis toujours.De dire l\u2019historien Ramachandra Guha, dont on ne peut certainement pas dire qu\u2019il est un partisan du BJP : « Si cette victoire signale une érosion de la politique dynastique en Inde, alors je me réjouis d\u2019y voir, comme démocrate, un signe de maturation de la vie démocratique indienne.» Le Devoir ROCHE SUITE DE LA PAGE 1 Devoir a écrit au nouveau député pour le féliciter de sa victoire.En réponse, M.Mamelonet a assuré son correspondant «qu\u2019il sera au rendez-vous pour Roche ».Lors du scrutin de 2008, le PLQ a fait élire deux autres députés en Gaspésie : Nathalie Nor-rnandeau (Bonaventure) et Germain Chevarie (Iles-de-la-Madeleine).Des trois, seul M.Chevarie est toujours en politique active.11 a été réélu en avril dernier.En contribuant au financement illégal du PLQ, par l\u2019entremise de prête-noms.Roche arrivait à «détenir les liens privilégiés nécessaires avec les membres influents du gouvernement et, ainsi, obtenir un avantage certain pour ses clients», affirme l\u2019enquêteur dans sa déclaration assermentée.Le document ne constitue pas une preuve.Aucune personne n\u2019a été arrêtée dans le cadre du projet Joug, une vaste enquête sur le financement illégal du PLQ.Le cas Rous^ François Roussy a été maire de Gaspé de 2005 à 2013.Selon les documents judiciaires, il a été invité à participer à un congrès d\u2019une semaine sur l\u2019ingénierie à Saint-Malo, en France, toutes dépenses payées par Roche.Rien n\u2019indique cependant, dans les documents, que M.Roussy a bénéfi-cié,d\u2019un financement illégal.A la demande du maire Roussy, Roche a pris les devants pour trouver des commandites et relancer un club de hockey de la ligue senior, en Gaspésie.Le maire Roussy aurait posé ses conditions pour donner des contrats à Roche, soit le versement d\u2019une ristourne de 5% des honoraires dans un fonds de renouvellement des infrastructures.«Ce retour était imposé par la Ville; il s\u2019agissait d\u2019une condition sine qua non afin de se faire octroyer des contrats par la municipalité», affirment les documents judiciaires.Roche participait au financement des partis politiques pour obtenir «des entrées auprès de l\u2019appareil politique gouvernemental», des «accès plus rapides aux cabinets ministériels» et des «informations privilégiées».Une source a indiqué que, lorsqu\u2019un projet était «bloqué dans la machine par les fonctionnaires».Roche pouvait le faire cheminer «avec des liens politiques tissés».C\u2019était d\u2019ailleurs l\u2019une des spécialités de Marc-Yvan Côté, un ancien ministre libéral et vice-président de Roche.Après son départ, son rôle aurait été repris par Claude Drouin, un ancien député fédéral et exchef de cabinet au ministère des Transports du Québec (MTQ).Grâce à ses contacts à Québec, Roche était en mesure d\u2019aider ses clients du monde municipal à obtenir des meilleurs taux de subvention pour leurs projets d\u2019infrastructures.La firme avait notamment ses entrées au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Qccupation du territoire (MAMRQT).Le directeur du bureau de Roche à Bonaventure, Michel Porlier, se serait vanté de pouvoir «intervenir directement» auprès du bureau de Nathalie Normandeau (ministre titulaire de 2005 à 2008) afin de «faire changer» une décision politique.Des projets d\u2019usine de traitement des eaux qui «dérogeaient aux normes établies» par le MAMRQT, dans des villes non précisées, ont été autorisés par décret du Conseil des ministres, en dépit des avis défavorables des fonctionnaires.Lors de l\u2019enquête, une source a remis aux policiers une liste de 50 projets ayant bénéficié d\u2019un taux de financement public fixé de manière discrétionnaire.Dix-huit des 50 projets ont été accordés à Roche, dans l\u2019est du Québec.Le projet Joug a débuté en septembre 2011.Les policiers enquêtent sur les points suivants: gestes de fraude, entrepreneur qui souscrit à une caisse électorale, fabrication de faux, fraude envers le gouvernement et complot.Les policiers ont d\u2019abord ciblé Marc-Yvan Côté.Durant l\u2019enquête, ils ont découvert qu\u2019une personne non identifiée et une deuxième vice-présidente chez Roche, France Michaud, l\u2019auraient aidé dans ses démarches de financement illégal.Mme Michaud est déjà accusée de fraude dans le dossier de l\u2019usine de traitement des eaux usées de Boisbriand.Le Devoir Une stratégie d\u2019affaires signée Pierre Lacroix Marc-Yvan Côté n\u2019a pas inventé le modèle de «développement des affaires» propre à Roche, un mélange de financement illégal, de fausse facturation et d\u2019influence politique indue.Selon les documents judiciaires rendus publics, l\u2019ex-président du conseil d\u2019administration de Roche, Pierre Lacroix, aurait élaboré cette stratégie en 1994.Dans une note de service envoyée à M.Côté, dont l\u2019objet est «Structure de développement des affaires», M.Lacroix énumère certains objectifs ou activités: faire des dons à des partis politiques, influencer les clients sur le processus d\u2019appel d\u2019offres, les inviter à des activités sportives (golf, tennis, pêche, chasse).M.Éacroix ne travaille plus chez Roche.De 1996 à 2001, il a été le président et chef de direction de Bioxel Pharma, une firme qui a fait faillite.11 siège présentement au conseil d\u2019administration de l\u2019INRS.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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