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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-01-22, Collections de BAnQ.

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[" Stress post-traumatique : un militaire de carrière « abandonné » par l\u2019armée Page A 7 , R 1\t\\\t-¦¦W -\u2018r.-f 5I\t.^è 9^\til Couillard interdirait la burqa, le niqab et le tchador dans la fonction publique Page A 3 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C V NM 1 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 1,13 $+TAXES= 1,30 Construction C\u2019était la panique à la FTQ en 2009 Les dirigeants comptaient sur leurs « amis du PQ » pour empêcher la tenue d\u2019une enquête publique BRIAN MYLES La FTQ était prête à tout pour empêcher la tenue d\u2019une commission d\u2019enquête sur l\u2019industrie de la construction au printemps 2009, y compris faire des pressions sur ses «amis du PQ».Des conversations d\u2019écoute électronique entre l\u2019ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, et son homologue de la FTQ-Construction (FTQ-C), Jean Lavallée, lèvent le voile sur le climat de panique en interne.Les deux grands dirigeants de la FTQ voyaient dans les enquêtes journalistiques «une inquisition, tabarnak!» Les deux hommes voulaient faire pression sur l\u2019opposition officielle de l\u2019époque, le Parti québécois (PQ), afin qu\u2019il se dissocie du mouvement exigeant la tenue d\u2019une enquête publique.«S\u2019ils veulent faire une enquête sur les syndicats, il va falloir que tous les deux, on s\u2019assoie [pour] parler à nos amis du PQ, dit Jean Lavallée.Faut pas que le PQ embarque dans ça [parce qu\u2019ils] vont se faire ramasser eux aussi.» «Le PQ ne touchera pas à ça.Je vais parler à Pauline», répond Michel Arsenault.Le président de la FTQ ajoute qu\u2019il a «un deal avec VOIR PAGE A 10 : PANIQUE Lire aussi > AMT : daiies de béton détournées au profit de Suzanne Bibeau ?Page A 6 JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019ancien président de la FTQ-Construction Jean Lavallée a presque complété mardi son témoignage devant la commission Charbonneau, au sujet de laquelle il n\u2019a pas caché son dégoût.Syrie Les attentes sont basses à la conférence de Montreux CLAUDE LÉVESQUE La conférence internationale sur la crise en Syrie s\u2019ouvre aujourd\u2019hui à Montreux, en Suisse, quelques heures après la publication d\u2019un rapport abondamment illustré sur la torture pratiquée dans les prisons de ce pays.Selon les autorités du Qatar, qui ont commandité le rapport en question, les photos \u2014 horribles à souhait \u2014 ont été prises par un déserteur de la police syrienne, qui les a remises à un groupe de l\u2019opposition armée financé par cette pétromonarchie du golfe Persique.Le moment choisi pour sa publication n\u2019est évidemment pas fortuit: on cherche à faire pression sur les diplomates réunis en Suisse pour que leurs gouvernements sanctionnent le régime de Bachar al-Assad, probablement aussi pour qu\u2019ils exigent que ce dernier soit accusé de crimes contre l\u2019humanité devant la Cour pénale internationale.La conférence de Monfreux, également appelée « Genève2 », vise à trouver une solution pacifique à la guerre civile qui a fait 130 000 morts et deux millions de réfugiés.Un premier pas pourrait consister à proclamer des cessez-le-feu et à établir des corridors humanitaires.La for- VOIR PAGE A 10 : SYRIE Lire aussi > Le régime syrien se livre à la torture et à l\u2019assassinat à grande échelle.Page B 7 « La photo à un million de dollars » Un député conservateur accompagnant Harper en Israël met en lumière la rentabilité électorale du voyage HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Après avoir gravi le mont des Oliviers et visité la basilique de la Nativité, le premier ministre Stephen Haiper a profité de son voyage en Israël mardi pour visiter le mur des Lamentations, un lieu d\u2019une telle charge symbolique que son député to-rontois de confession juive.Mark Adler, a demandé à prendre part à la photo car elle permettrait sa réélection.Une admission qui conforte certains observateurs dans l\u2019idée que ce voyage sert beaucoup les intérêts électoraux du Parti conservateur.Le moment de candeur s\u2019est produit alors que Stephen Harper participait, au mur des Lamentations, plus haut lieu saint pour les Juifs, à une séance de prise d\u2019images.Sur les enregistrements, on entend le député Adler négocier avec un mem- VOIR PAGE A 10 : PHOTO Lire aussi >La chronique de Manon Corneiiier: Quels principes ?Page A 3 Le Canada et israëi vont resserrer leur coopération économique.Page B 3 SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Stephen Harper se recueillant au mur des Lamentations, à Jérusalem mardi.Soins médicaux Un holà aux frais accessoires Le Collège des médecins propose une révision du code de déontologie axée sur les droits des patients AMELIE DAOUST-BOISVERT Avec la volonté avouée de freiner la multiplication des frais exigés des patients parfois pris en otages, le Collège des médecins du Québec se donne des dents pour agir et propose une révision de son code de déontologie.Ce sont les besoins médicaux des patients qui doivent conditionner l\u2019accès aux soins et non pas la capacité de payer des patients, veut rappeler le Collège.En entrevue avec Le Devoir, le syndic et directeur de la division des enquêtes, François Gauthier, confie que c\u2019est le principe directeur qui a inspiré cette révision.«Un médecin peut être un homme d\u2019affaires, mais il ne doit y avoir aucune confusion avec son rôle de médecin.» nouveau code de déontologie devrait paraître sous peu dans la Gazette officielle du Québec.Après une période de consultation, il pourrait entrer en vigueur en septembre prochain, espère le Collège.Plusieurs modifications visent à restreindre les avantages financiers, autres que ses honoraires, qu\u2019un médecin peut tirer de sa pratique.Québec avait promis de s\u2019attaquer à la question des frais accessoires exagérés, mais c\u2019est le Collège qui se donne les moyens pour sévir.Le nouveau code est clair: «Un médecin ne peut réclamer des montants disproportionnés en paiement de fournitures médicales.» Voilà qui devrait sonner le glas des gouttes ou des anesthésiants facturés 10 fois leur valeur, selon le syndic.C\u2019est non négociable, comprend-on.«Si c\u2019est contesté et que nous devons nous rendre en arbitrage.nous VOIR PAGE A 10 : MÉDECINS Aujourd\u2019hui Actualités > Accessibilité des espaces publics : Montréal progresse, mais beaucoup reste à faire.Page A 4 Économie > Bombardier supprime 1700 emplois en raison des retards de production de la CSeries.Page B 1 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés Petites annonces.Sudoku B8 B5 B6 B6 B5 B7 77831303444804 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 ACTUALITES CONSULTATION SUR LE PROJET DE LOI La charte serait « nécessaire » pour prévenir l\u2019intégrisme MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec La burqa, le niqab et le tchador symbolisent {\u2019«oppression de la femme» aux yeux du chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, mais pas le hidjab, s\u2019explique mal Rakia Foiu-ati.«Qu\u2019il soit rouge, vert, noir, porté d\u2019une façon élégante avec des boucles d\u2019oreille, avec un maquillage ou sans maquillage, ça reste toujours un symbole [.] qui est l\u2019intégrisme, qui est la soumission sous toutes ses formes», a soutenu mardi la femme d\u2019origine tunisienne devant les membres de la commission parlemen- taire chargée d\u2019étudier la charte de la laïcité du gouvernement péquiste.Arabie Saoudite Le chef de l\u2019opposition garde sans doute des souvenirs différents des siens de son séjom en Arabie Saoudite, a souligné Foiu-ati, qui a vécu sept ans dans le royaume de la péninsule arabique.«[M.Couillard, qui a mis sm pied le service de nemo-chinu\u2019gie de Dharam en Arabie Saoudite de 1992 à 1996], ne pourra jamais sentir ni connaître la réalité des choses comme moi, je l\u2019ai vécue», a-t-elle indiqué.«Quand il mange, il mange avec les hommes.Il ne sait pas que la femme, elle, attend à côté que les hommes terminent de manger pour qu\u2019on leur donne à manger après.Dans la rue, il ne sait pas qu\u2019il y a la police religieuse, avec un petit bâton, qui vient me donner des coups sur les jambes quand mon foulard tombe», a raconté la signataire du « manifeste des Janette ».Le Québec n\u2019est pas l\u2019Arabie Saoudite, a-t-elle reconnu.«[Cependant], les islamistes qui sont au Québec ne sont pas différents des islamistes qui sont en Tunisie, des islamistes qui sont en Arabie Saoudite et des islamistes qui sont ailleurs», a-t-elle dit.Ils partagent à la fois une «idéologie» et des «objectif» identiques.En plus de s\u2019être frottée à V«intégrisme religieux» en Arabie Saoudite, Fourati a as- sisté à la poussée d\u2019qn «islamisme» en Tunisie, en Egypte et en France.«Et actuellement, je suis au Québec où je suis très inquiète pour l\u2019avenir», a-t-elle dit.Foiu-ati a mis le cap sur le Québec il y a une dizaine d\u2019années afin 61 «être une femme libre dans un pays laïque, inclusif et égalitaire, comme le réclame la charte».«Préventif», le projet de loi 60 assurera la «neutralité, l\u2019objectivité et la laïcité d\u2019un Québec libre, égalitaire et juste», selon elle.Paix religieuse En garantissant le «respect des convictions religieuses de toutes les clientèles de toutes les institutions publiques financées par des fonds publics», la charte du Parti québécois renforcera la «paix religieuse» au Québec, a ajouté le sociologue Guy Rocher.Le professeur agrégé à l\u2019Université McGill Raphaël Fischler ne voyait pas les choses de la même façon.Selon lui, l\u2019équipe de la première ministre Pauline Marois «joue avec le feu pour des raisons politiques».Drapé d\u2019une «conception de la laïcité qui va trop loin dans le refus de la religion», le ministre Bernard Drainville, a accouché d\u2019un projet de loi faisant un «tort énorme au Québec», a soutenu le directeur de l\u2019École d\u2019urbanisme à l\u2019Université McGill.Comportant une «dimension réactionnaire», «la loi demande des sacrifices aux minorités [mais] pas à la majorité», a-t-il dénoncé, soupçonnant le gouvernement de voir «la diversité comme une menace».De son côté, le Mouvement laïque québécois a pressé les élus d\u2019adopter «à l\u2019unanimité» et «le plus tôt possible» une charte de la laïcité, même si celle-ci courra «le risque énorme» de se faire amputer par la Cour suprême du Canada.D\u2019ailleurs, le Rassemblement pour la laïcité a invité le gouvernement à ne plus lever les yeux sur la clause dérogatoire «afin de faire primer les instances politiques qui sont élues par la population au lieu de remettre la décision dans les mains de juges qui sont nommés».Le Devoir MUNICIPALITES Un projet de loi sur les retraites dès février ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le gouvernement a convenu avec les municipalités et les syndicats de déposer en février un projet de loi pour la restructuration des régimes de retraite.La ministre du Travail et de l\u2019Emploi, Agnès Maltais, a déclaré mardi qu\u2019elle a accepté de devancer le dépôt de son projet de loi, prévu au départ en mai prochain.M\u201c® Maltais a affirmé qu\u2019au cours des trois prochaines semaines, un comité de travail examinera plusieurs aspects qui pourraient se retrouver dans le texte législatif, dont la possibilité de partager entre employeur et employés les déficits passés.«D\u2019abord, tout le monde s\u2019entend, il y a un consensus [sur le fait] qu\u2019il faut prioriser la négociation, la négociation fait foi de tout, a-t-elle dit aux journalistes.Deuxièmement, le gouvernement s\u2019engage à déposer une législation rapidement, on parle de février.» En décembre dernier, la ministre avait esquissé un plan d\u2019action qui devait permettre aux municipalités de conclure des ententes pour pérenniser les régimes de retraite à prestations déterminées.Sa proposition visait notamment à partager également entre employés et municipalités les coûts des services futurs des régimes de retraite.Répondre à la demande M\u201c® Maltais avait évoqué le dépôt d\u2019un premier de deux projets de loi en mai prochain, ainsi que des forums avec les représentants des secteurs municipal, privé et universitaire.Après une rencontre réunissant des maires et des chefs syndicaux, M\u201c® Maltais a expliqué mardi que cette nouvelle échéance répondait à une demande.«Les partenaires nous ont dit qu\u2019ils étaient capables de régler ça plus rapidement, parce que ça fait des années qu\u2019ils en discutent, a-t-elle dit.Alors on a dit: si vous êtes capables de répondre aux questions dont on a besoin rapidement, tant mieux.Si on peut résoudre un problème plus rapidement, mon Dieu, tant mieux.» M\u201c® Maltais a affirmé que le comité chargé de baliser le par- cours d\u2019ici au dépôt du projet de loi pourra étudier la pertinence que les négociations portent aussi sur les déficits accumulés par les régimes de retraite municipaux.«J\u2019avais dit que si c\u2019était nécessaire, et c\u2019est bien important, si la négociation aboutit au fait que pour arriver à pérenniser un régime de retraite il faut ouvrir sur le passé, nous allions en donner la possibilité aux gens, a-t-elle dit.Là-dessus, on a bien clarifié les choses.» En se rendant à la rencontre, le maire de Montréal, Denis Coderre, et celui de Québec, Régis Labeaume, avaient réclamé que le gouvernement presse le pas dans ce dossier afin qu\u2019un projet de loi soit déposé dès la rentrée parlementaire du 11 février.Le décret Labeaume M.Labeaume, qui réclamait le pouvoir de décréter les conditions pour rééquilibrer les régimes de retraite, s\u2019est montré satisfait que le gouvernement clarifie la possibilité de discuter du partage des déficits accumulés entre les municipalités et les employés.« Vous allez me permettre d\u2019être humble, c\u2019est une situation où il faut se dire qu\u2019on a tous réussi quelque chose», a-t-il dit.Alors que M\u201d® Maltais a répété qu\u2019elle souhaite toujours doter la Commission des relations de travail du pouvoir de trancher les litiges qui surviendraient entre les parties concernant les régimes de retraite, M.Labeaume a affirmé que cette question sera débattue lorsque le projet de loi sera étudié en commission parlementaire.«C\u2019est une discussion qui restera à avoir», a-t-il dit.Le député de la Coalition avenir Québec Christian Dubé, favorable à l\u2019idée de doter les municipalités du pouvoir d\u2019imposer un règlement à leurs employés dans ce dossier, a affirmé que les déficits accumulés devraient être partagés à parts égales par les deux parties.«Ce n\u2019est pas au contribuable de faire les frais des négociations passées, surtout avec les différences dans les taux qu\u2019on a observées, a-t-il dit.Ce qu\u2019on a dit, nous, c\u2019est que le 50-50 doit s\u2019appliquer tant aux services passés qu\u2019aux services courants.» La Presse eanadienne Les adoptions d\u2019enfants haïtiens reprennent Les demandes québécoises pom-adopter un enfant haïtien peuvent reprendre lem coms normal, quatre ans après le séisme dévastatem de janvier 2010.Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a confirmé mardi avoir agréé et retenu deux organismes, soit la Corporation accueillons un enfant et Soleil des nations, où les demandes peuvent être acheminées.Ces organismes, accrédités en Haïti, devront respecter un quota officiel quant au nombre de dossiers.Les inscriptions sont limitées pom les enfants âgés de 0 à 6 ans, sauf pom ceux qui correspondent à des besoins spéciaux des frères et sœms ou ceux qui souflf ent d\u2019une incapacité physique ou mentale par exemple) et ceux qui ont été abandonnés ou orphelins.Québec avait suspendu les procé-dmes après le séisme de 2010 en raison d\u2019incertitudes quant au contrôle du processus d\u2019adoption.Une coalition de pays d\u2019accueil avait ensuite été mise sm pied avec le concoms dq Canada, de la France, des États-Unis et de l\u2019Allemagne, dans le but de mettre en place un cadre législatif et administratif adéquat.Les procédmes d\u2019adoption avaient repris au printemps 2013, ce qui amait permis d\u2019expérimenter les nouvelles procédmes d\u2019adoption.Le coût de l\u2019adoption est estimé à 30000$.La Presse eanadienne ë 1 JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Fatima Houda-Pepin a été exclue du caucus libéral lundi.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Maria Mourani a été expulsée du caucus bloquiste en septembre.Houda-Pepin et Mourani, même combat La charte, un débat trop polarisé pour les tergiversations, croit un expert MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa L>une a quitté son parti ' parce que celui-ci allait trop loin en appuyant la charte de la laïcité, l\u2019autre parce qu\u2019il allait trop loin en s\u2019y opposant.Mais les divorces entre Maria Mourani et Fatima Houda-Pepin et leur formation respective se ressemblaient à s\u2019y méprendre, comme en témoignent les discours de chacune et de leur chef.Or si ces leaders politiques n\u2019ont pas toléré leurs députées récalcitrantes, c\u2019est en partie la faute aux médias, selon un politologue.11 n\u2019y a rien de nouveau à ce qu\u2019un député riposte à certaines positions de son chef, consent Réjean Pelletier.Mais ce qui a changé, c\u2019est que les médias en ont ouï-dire rapidement.«Dès qu\u2019il y a une dissension, elle est montée en épingle.Et on écrit \u201cle parti est divisé, le leadership du chef est remis en question\u201d, etc., même si c\u2019est une seule personne sur 60-70 députés.C\u2019est ça un peu, le problème», analyse le professeur de sciences politiques à l\u2019Université Laval.Jour de la marmotte Depuis deux mois, Fatima Houda-Pepin contestait le refus de son parti de bannir le port de signes religieux pour les employés de l\u2019État ayant un pouvoir coercitif.Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a plutôt confirmé la liberté pour tous pourvu que le visage soit découvert.Lundi, la députée a claqué la porte.Mardi, les journaux s\u2019interrogeaient justement sur la poigne du chef libéral sur son caucus.A voir la scène se dérouler à Québec, on croyait vivre le jour de la marmotte à Qt-tawa.Car Daniel Paillé s\u2019était Ce qu\u2019ils ont dit: Philippe Couillard, en septembre: «Ily a une sorte d\u2019absolutisme; on parle de fondamentalisme ces temps-ci, il semble y en avoir un autre genre qui est en train de s\u2019installer au sein du mouvement souverainiste [.] NE\u201d Mourani vient de recevoir une bulle d\u2019excommunication; je suppose que pour les prochains hérétiques, il y en aura également » Philippe Couillard lundi, sur sa députée: «Je suis un homme très patient, tout le monde va s\u2019entendre là-dessus.Mais ma patience a ses limites [.] Ça n\u2019a pas été possible pour elle d\u2019accepter de faire des compromis [.] On ne peut pas être un libéral et ne pas défendre les libertés.» Daniel Paillé, sur sa députée: «C\u2019est une décision qui est difficile à prendre [.]Je lui ai dit que si elle continuait, on était face à une décision; elle m\u2019a dit que la décision m\u2019appartenait, alors je l\u2019ai prise [.] A un moment donné, je conclus [.]// faut avoir une cohésion au sein du caucus.» Fatima Houda-Pepin : «M.Couillard pense qu\u2019il va régler les problèmes avec cette position, ses problèmes commencent.Hier [mardi] je lui ai dit, et fai dit à mes collègues: \u201cCette position qui va être annoncée aujourd\u2019hui, c\u2019est la meilleure recette pour la perte de la prochaine élection \"[.] J\u2019ai passé une trentaine d\u2019années de ma vie à lutter contre l\u2019intégrisme.Je ne peux pas dire d\u2019un côté de la bouche que la porte est ouverte à tous, et de l\u2019autre que je continue de lutter contre les intégrismes.» Maria Mourani: «Ça fait des années que je travaille à convaincre les gens issus de groupes ethnoculturels de se battre pour l\u2019indépendance du Québec [.J, puis laissez-moi vous dire qu\u2019on vient de faire un recul majeur [.J Vous allez discriminer des femmes, faire en sorte que des femmes ne pourront plus avoir de jobs [.J Ce n\u2019est vraiment pas une bonne stratégie, parce que l\u2019indépendance on va la faire avec tout le monde et si on n\u2019est pas capable de convaincre des gens qui viennent d\u2019ailleurs qu\u2019on a un projet inclusif, bien ils ne viendront pas avec nous et ils auront raison.» également dit à bout de patience au moment de remercier sa députée rebelle.Lorsque Maria Mourani a quitté le Bloc québécois en septembre, M.Paillé plaidait lui avoir laissé le temps de clarifier sa pensée, pour qu\u2019elle s\u2019oppose à la charte des valeurs en son nom personnel plutôt qu\u2019en tant que bloquiste.Si M.Paillé a fini par lui montrer la porte, c\u2019est qu\u2019elle ne lui a pas laissé le choix en persistant, disait-il.M\u201c® Mourani arguait de son côté que le projet péquiste n\u2019était rien de moins qu\u2019un «nationalisme ethnique» qui aliénerait les électeurs souverainistes.Mi-décembre, elle annonçait sa propre conversion au fédéralisme.Dans un cas comme dans l\u2019autre, les députées refusaient d\u2019accepter la position de leur parti.L\u2019élue parlait d\u2019une expulsion, le chef d\u2019une démission.11 n\u2019y a rien d\u2019anormal à ce que les chefs de parti tentent d\u2019abord de régler leurs différends derrière les portes closes du caucus, souligne M.Pelletier.Mais les tentatives de réconciliation ne peuvent pas s\u2019éterniser, car «le chef sera toujours sous surveillance et la députée récalcitrante aussi».«Plutôt que de traîner ça très longtemps dans le paysage, on dit \u201cmieux vaut crever l\u2019abcès immédiatement\u201d.Et c\u2019est pour ça que très souvent, on en arrive à un point de rupture», explique-t-il en entretien téléphonique.Enjeu électoral Un raisonnement qu\u2019a semblé appliquer M.Couillard, en affirmant lundi que ce qui nuisait au parti, «c\u2019est le flottement, c\u2019est l\u2019impression [.] qu\u2019il n\u2019y a pas de ralliement, de consensus».D\u2019autant plus qu\u2019on débat actuellement d\u2019un enjeu électoral et que la liberté de conscience devient difficile à allouer.Un parti divisé, «ça n\u2019a pas bonne cote auprès de l\u2019électorat», note M.Pelletier.«C\u2019est rendu trop loin comme débat politique pour laisser trop de liberté à chacun des députés.[.] Il y a un clivage assez profond qui se manifeste et qui ne changera probablement pas», observe-t-il.Un camp \u2014 libéral \u2014 est donc contre la charte, un autre \u2014 péquiste \u2014 est pour.Si les partis comptaient des partisans des deux fronts, «ça diviserait le vote».«On est trop près d\u2019une éventuelle élection pour permettre qu\u2019il y ait des dissensions dans le parti, qu\u2019on arrive devant la population comme étant un parti divisé», résume-t-il.Le Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 A 3 ACTUALITES Quels principes ?Manon CORNELLIER à Ottawa Lorsque vient le temps d\u2019expliquer leur refus de critiquer publiquement le gouvernement israélien, le premier ministre Stephen Harper et ses ministres ont toujours la même réponse.Leur position en est une de principes, de ceux qui ne souffrent pas de compromis pour plaire aux uns et aux autres.Dans son discours devant la Knesset lundi, M.Harper a louangé la résilience et nombre de réalisations du peuple juif, avec raison.Il s\u2019est toutefois refusé tout commentaire qui aurait pu nuancer le portrait.Il est même allé jusqu\u2019à assimiler à l\u2019antisémitisme certaines des critiques les plus dures faites à l\u2019endroit d\u2019Israël.L\u2019antisémitisme est une réalité et il a effectivement pris un nouveau visage depuis plusieurs années.Cela mérite d\u2019être dénoncé.Mais en quoi une invitation au boycottage de produits israéliens, par exemple, est-elle une expression de haine à l\u2019endroit des juifs?Les mots ont un sens.Lorsqu\u2019on en abuse, on en émousse l\u2019impact.On banalise l\u2019horreur qu\u2019ils tentent de décrire.H en va ainsi des mots génocide, nazisme, fascisme, dictature.et antisémitisme.«Aucun Etat n\u2019est à l\u2019abri d\u2019un questionnement ou d\u2019une critique», a convenu M.Harper.«Il n\u2019est pas nécessairement antisémite en soi de critiquer la politique du gouvernement israélien », a-t-il renchéri un peu plus tard.Mais pour mieux se taire par la suite.Il déplore toujours le fait qu\u2019Israël est la cible du tir groupé des autres pays alors que ses voisins sont souvent épargnés.M.Harper adopte pourtant une attitude similaire, mais à l\u2019inverse.Il réserve tous ses bons mots pour Israël et dénonce sans ménagement les autres pays de la région.Pour lui, appuyer Israël est la chose juste à faire.Parce que son peuple a connu la persécution et l\u2019horreur de l\u2019Holocauste et «mérite d\u2019avoir son^ propre pays et de vivre en sécurité et en paix».A ce chapitre, il ne s\u2019écarte pas des gouvernements canadiens qui l\u2019ont précédé puisque c\u2019est, la position canadienne depuis la création de l\u2019État d\u2019Israël.Stephen Harper rejoint même à certains égards ses adversaires libéraux et néodémocrates lorsqu\u2019il répète qu\u2019Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient où prévalent la liberté et la primauté du droit et que les deux pays partagent les mêmes valeurs.On en revient donc aux principes.Mais lesquels ?Si celui de la primauté du droit est si important, pourquoi ne pas le faire valoir alors?Après tout, le gouvernement israélien fait fi du droit international quand il poursuit la colonisation des territoires occupés.Selon la position officielle du Canada réitérée par le ministère des Affaires étrangères il y a une semaine, le Canada juge toujours illégale cette colonisation et estime que «la question du statut de Jérusalem ne peut être réglée que dans le cadre d\u2019un règlement global du conflit».La colonisation nuit aux efforts de paix,,comme le déplorent plusieurs pays, dont les États-Unis.M.Harper, lui, refuse même d\u2019aborder le sujet.Ce n\u2019est pas tout.Le Canada est officiellement toujours pour «la création d\u2019un Etat palestinien souverain, indépendant, viable, démocratique et doté d\u2019un territoire d\u2019un seul tenant».Or ces colonies sont en train de transformer le territoire palestinien en véritable gruyère, menaçant sa viabilité future.À entendre M.Harper, on croirait que la paix ne dépend que des Palestiniens.«Je suis convaincu que nous partageons avec Israël l\u2019espoir sincère que la population palestinienne et ses dirigeants choisiront un Etat palestinien viable, démocratique, engagé à vivre en paix aux côtés de l\u2019Etat juif d\u2019Israël », a-t-il dit.Selon lui, «ni l\u2019existence d\u2019Israël, ni ses politiques ne sont à l\u2019origine de l\u2019instabilité qui caractérise le Moyen-Orient aujourd\u2019hui ».Israël n\u2019a pas à être blâmé pour tous les malheurs de la région, c\u2019est évident, mais la cçise palestinienne dure depuis la création de l\u2019État hébreu.On ne peut quand même pas nier l\u2019histoire.Ni le fait que la solution exige l\u2019approbation et la collaboration des deux parties.L\u2019ancien ambassadeur du Canada aux Nations unies, Paul Heinbecker, ne cache plus sa désapprobation.Il ne voit pas en quoi le silence du Canada au sujet de la colonisation relève d\u2019un quelconque principe.Selon lui, le Canada paraît plutôt «hypocrite» et «incapable de cohérence».Cela, ajouté au peu de cas fait au sort des Palestiniens, nuit à la réputation internationale du pays, dit-il.M.Harper, lui, est convaincu de la justesse de sa position, qu\u2019il dit dénuée d\u2019intérêt.Son parti \u2014 et lui sûrement \u2014 n\u2019a toutefois jamais perdu de vue les retombées électorales de cette politique et ne s\u2019est jamais gêné pour les exploiter.Avec succès, comme on l\u2019a vu en 2011.Et parfois sans vergogne, comme ce fut le cas dans Mont-Royal, où le parti a mené un faux sondage pour faire croire que le député libéral Irwin Coder pourrait démissionner.Un petit incident survenu lors de la visite de M.Harper au mur des Lamentations, hier, est aussi venu le contredire.Un de ses députés, qui insistait pour s\u2019approcher, a invoqué les futures élections et lancé à un adjoint de M.Harper: « C\u2019est la photo à un million de dollars.» FONCTION PUBLIQUE Couillard prône l\u2019interdiction de la burqa, du niqab et du tchador ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le Parti libéral du Québec est maintenant prêt à décréter l\u2019in-terdiçtion, pour tous les employés de l\u2019État, de trois signes religieux \u2014 la burqa, le niqab et le tchador \u2014 même si cette prohibition générale est contraire aux chartes des droits et libertés, selon le Barreau du Québec et la Commission des doits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).«Notre approche n\u2019est pas que légaliste», a affirmé Philippe Couillard qui a dévoilé, lors d\u2019une conférence de presse, la nouvelle position libérale en matiçre de neutralité religieuse de l\u2019État, fruit des travaux d\u2019un comité présidé par le député de Fabre, Gilles Quimet.«Bien sûr, vous avez entendu le Barreau et la Commission des droits.Notre approche vient de ce que les Québécois veulent», a soutenu le chef libéral.Mais pour éviter d\u2019avoir à recourir aux clauses dérogatoires des chartes québécoise et canadienne des droits, Philippe Couillard propose que cette interdiction du port de la burqa, du niqab et du tchador ne fasse pas l\u2019objet d\u2019un projet de loi.Elle passerait par de nouveaux codes vestimentaires imposés par les administrations publiques.Subjectivité Pourquoi ces trois signes religieux et non pas les autres?«C\u2019est un jugement qu\u2019on pose.[.] Il y a une part de subjectivité làfledans», a reconnu le chef libéral.«Nous considérons que le port de ces trois vêtements par la femme est l\u2019instrumentalisation de la religion pour des fins d\u2019oppression et de soumission.» Évoquant le fait qu\u2019il a vécu en Arabie Saoudite, Philippe Couillard a dit bien comprendre «les messages qui sont envoyés par les vêtements».Il n\u2019a cependant pas expliqué comment une fonctionnaire qui voudrait porter un de ces signes proscrits ne pourrait pas obtenir un accommodement rehgieux, en vertu de la jurisprudence.«Je répète que, pour nous, l\u2019interdiction du port de signes religieux par les employés de l\u2019Etat, ça n\u2019a aucun sens.Je répète que je veux qu\u2019il n\u2019y ait personne qui perde Cette interdiction générale contreviendrait aux chartes des droits et libertés sa job au Québec pour une histoire semblable», a-t-il cependant affirmé.,Pour ce qui est des agents de l\u2019État avec des pouvoirs de coercition comme les policiers, ils pourront demander des accommodements pour porter des signes rehgieux.Tout comme pour le tchador, il s\u2019agit d\u2019une «situation hypothétique», a toutefois rappelé le chef libéral.Accommodements Les personnes qui demanderont des accommodements devront prouver, en vertu d\u2019un nouveau critère, qu\u2019elles font des efforts pour s\u2019intégrer à leur milieu de travail.D\u2019ailleurs, depuis la «pseudocrise des accommodements » et la commission Bouchard-Taylor qui a suivi, «les institutions se sont dotées de guides», a signalé le chef libéral.«Ça se gouverne avec succès dans les sociétés dans le monde et c\u2019est comme ça au Québec.» Contrairement à la conception du Parti québécois, la neutralité religieuse de l\u2019État pour le PLQ ne s\u2019incarne pas dans les individus.En outre, les libéraux conserveraient le crucifix à l\u2019Assemblée nationale.En- CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Le chef libéral Philippe Couillard propose que cette interdiction du port de la burqa, du niqab et du tchador ne fasse pas l\u2019objet d\u2019un projet de loi.fin, le PLQ présentera un projet sur l\u2019intégrisme qui visera notamment la protection de la jeunesse et les crimes d\u2019honneur, un copier-coher du projet de loi élaboré par Fatima Houda-Pepin, selon cette dernière.Fatima Houda-Pepin Dans une tournée des médias électroniques, Fatima Houda-Pepin, qui se désigne désormais sous le titre de députée libérale indépendante, a qualifié la nouvelle mouture présentée par son ancien chef de «position alambiquée à souhait».«M.Couillard, il pense qu\u2019il va régler le problème.Ses problèmes commencent ! » a-t-elle lancé dans une entrevue à la radio de Radio-Canada mardi matin.La députée a révélé qu\u2019elle avait indiqué à ses collègues lors du caucus lundi que cette position, «c\u2019est la meilleure recette pour la perte de la prochaine éleçtion ».À cette affirmation, Philippe Couillard a répliqué que «faire de la politique, c\u2019est dire au monde: \u201cvoici ce je crois\u201d».Ce sera aux électeurs de décider.Pour le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainvihe, l\u2019expulsion de Fatima Houda-Pepin confirme que les libéraux «ne sont pas génétiquement capables de défendre et d\u2019affirmer les valeurs québécoises».Quant à la nouvelle position libérale sur la neutra-hté de l\u2019Étaf le ministre n\u2019avait pas assez d\u2019épithètes pour la qualifier : «alambiquée», «confuse», «compliquée», «incompréhensible».Bernard Drainville a répété que «la meilleure façon de lutter contre l\u2019intégrisme, c\u2019est d\u2019adopter la charte des valeurs».Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir Lire aussi > Liberté totaie.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 8 La MMA trouve preneur aux enchères La quasi-totalité des actifs de la Montreal, Maine and Atlantic Railways (MMA), le transporteur ferroviaire du Maine impliqué dans la catastrophe de Lac-Mé-gantic en juillet dernier, a été cédée aux enchères mardi à Fortress Investment Group, de New York.La transaction sera cependant soumise à l\u2019approbation des tribunaux jeudi, à Sherbrooke, pour la portion canadienne des actifs et à Bangor, dans le Maine, pour la portion américaine.Les audiences doivent avoir heu simultanément.Le groupe Fortress est notamment partenaire avec le transporteur ferroviaire Florida East Coast Railway.La MMA s\u2019était placée sous la protection des tribunaux après le déraillement meurtrier du 6 juillet.L\u2019enchère, qui se déroulait à Portland dans le Maine, a apparemment été de courte durée.Fortress s\u2019est porté acquéreur des quelque 770 kilomètres de voie ferrée, ainsi que des bâtiments appartenant à la MMA dans le Maine, au Vermont et au Canada pour la somme de 15,7 millions.La Presse eanadienne Appel de candidatures Forum de consultation du Commissaire à la santé et au bien-être Le Commissaire à la santé et au bien-être est à la recherche de citoyennes et citoyens intéressés à débattre des enjeux qui touchent notre système de santé et de services sociaux pour constituer son troisième Forum de consultation.Il s'agit d'une occasion unique de faire partie d'une instance délibérative originale, formée de 18 citoyennes et citoyens venant de chacune des régions du Québec et de 9 experts dans des domaines liés à la santé et au bien-être.Les membres du Forum de consultation seront nommés par le Commissaire en juin 2014 pour un mandat de trois ans.Réception des candidatures >\tPour soumettre votre candidature à titre de membre citoyen venant d'une région, visitez le site influencerlavenir.com ou communiquer avec LCOM Communication au numéro sans frais 1 877 393-3178, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Vous avez jusqu'au 21 février 2014, à minuit, pour vous inscrire en ligne ou transmettre par la poste votre formulaire d'inscription ainsi que votre curriculum vitae à l'adresse suivante: LCOM Communication, 180, boul.René-Lévesque Est, bureau 107, Montréal (Québec), H2X 1N6.>\tPour soumettre votre candidature à titre de membre expert, veuillez signifier votre intérêt auprès de l'organisme ou du département universitaire auquel vous êtes affilié parmi ceux mentionnés ci-après.Procédure de sélection La procédure de sélection a été déterminée par le Règlement sur la procédure de sélection des personnes aptes à composer le Forum de consultation, édicté en vertu de l'article 29 de la Loi sur le Commissaire à la santé et au bien-être.Selon le Règlement, le Commissaire doit constituer une liste de citoyens, pour chacune des 18 régions du Québec, et, pour l'ensemble du Québec, une liste de personnes possédant une expertise particulière liée à la santé et au bien-être.Pour la sélection des candidats citoyens venant des régions, le Commissaire a retenu, en application du Règlement, les services d'un organisme externe, LCOM Communication.Cet organisme doit recueillir et étudier les candidatures des citoyens intéressés.Il doit proposer au Commissaire, pour chaque région du Québec, au moins trois candidats.Toute personne qui le désire peut demander à LCOM Communication d'examiner sa candidature.Cette demande doit être transmise au plus tard le 21 février 2014, à minuit, et doit être accompagnée du formulaire d'inscription dûment rempli et du curriculum vitae du demandeur.Les candidats doivent être citoyens canadiens, âgés de 18 ans ou plus au 1®' mai 2014, domiciliés dans la région pour laquelle leur candidature est proposée et ils ne doivent pas être visés par une exclusion prévue à l'article 25 de la Loi sur le Commissaire à la santé et au bien-être.Pour la sélection des candidats experts, le Commissaire doit consulter, en vertu du Règlement, les universités et les organismes suivants afin qu'ils lui proposent chacun au plus trois candidats, pour procéder à la nomination de: \u2022\tune ou un médecin, après consultation du Collège des médecins du Québec; \u2022\tune infirmière ou un infirmier, après consultation de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec; \u2022\tune travailleuse ou un travailleur social, après consultation de l'Ordre professionnel des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec; \u2022\tune personne possédant une expertise en évaluation des technologies de la santé et des médicaments, après consultation de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux; \u2022\tune personne possédant une expertise en éthique, après consultation des universités qui dispensent des programmes de formation en philosophie ou en éthique et des associations d'établissements qui comptent parmi leurs membres un ou plusieurs établissements dotés d'un comité d'éthique de la recherche ou d'un comité d'éthique clinique; \u2022\tune ou un chercheur en santé, après consultation des universités qui dispensent des programmes de recherche en santé; \u2022\tune ou un gestionnaire en santé et en services sociaux, après consultation de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux; \u2022\tdeux personnes venant de secteurs d'activité ayant un lien avec la santé ou le bien-être, après consultation des organismes les plus représentatifs de ces secteurs, notamment l'éducation, l'économie, l'environnement et le secteur du travail.Les propositions doivent être faites par le conseil d'administration ou le Bureau de l'organisme ou, dans le cas d'une université, par la direction du département universitaire concerné.Elles doivent être accompagnées du curriculum vitæ et d'une lettre de motivation du demandeur et transmise au Commissaire d'ici le 21 mars 2014.Visitez le site influencerlavenir.com pour de plus amples renseignements.Le Commissaire à la santé et au bien-être ne reçoit aucune candidature directement.QuébecDD A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 ACTUALITES Les amendes pour sortir les aînés des hôpitaux en voie d\u2019être inemployables AMELIE DAOUST-BOISVERT De quelque 210 patients en septembre, ils ne seraient plus que quatre à attendre depuis plus de huit jours à l\u2019hôpital de pouvoir partir, faute de soins à domicile ou de places en maison d\u2019hébergement.La menace d\u2019amendes qui plane depuis l\u2019automne au-dessus des établissements incapables de trouver des services aux malades, souvent âgés, qui ont pourtant obtenu leur congé, pourrait ne jamais être exécutée \u2014 ou enfin, pas tout de suite.La pénalité promise était de 984$ par jour par patienf et devait s\u2019appliquer dès cette semaine.Les efforts de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de Montréal ont porté leurs fruits, s\u2019est réjouie sa p.-d.g., Danielle McCann, mardi.Appelée à répondre aux parlementaires dans le cadre de la commission qui se penche ces jours-ci sur les conditions de vie en CHSLD, elle a expliqué qu\u2019au terme de leur hospitalisation, «les personnes retournent davantage à domicile» en raison des efforts qu\u2019a faits l\u2019agence pour leur fournir des services.Devant les parlementaires, M\u201c® McCann a affirmé que 40 personnes attendent actuellement de retourner à domicile ou d\u2019obtenir une place en ressource d\u2019hébergement à Montréal.Mais seulement quatre d\u2019entre elles attendraient depuis plus de huit jours, délai après lequel des amendes doivent s\u2019appliquer.La mesure devait d\u2019abord entrer en vigueur dès la mi-novembre.Puis, on avait repoussé l\u2019échéance au 12 janvier.Finalement, ce serait à partir d\u2019aujourd\u2019hui, mercredi, que des amendes pourraient être distribuées.«Mais nous espérons toujours ne pas avoir à appliquer la mesure», a indiqué la responsable des communications, Geneviève Bettez, au Devoir.L\u2019Agence a par ailleurs défendu sa gestion devant la commission parlementaire qui se penche sur les conditions de vie en CHSLD.Des reportages rai> portant notamment les conditions prévalant dans certains CHSLD de Montréal avaient mené au printemps la députée libérale Marguerite Blais à demander que se tienne cet exercice de consultation.Danielle McCann a promis d\u2019éliminer les chambres où peuvent s\u2019entasser de trois à six personnes dans les CHSLD pour privilégier les chambres individuelles ou à deux lits.Cette transition devrait prendre deux ou trois ans, a-t-elle dit.Le Devoir Vidéo embarrassante pour Rob Ford Toronto \u2014 Rob Ford a admis, mardi, qu\u2019il avait bu la veille au soir, après qu\u2019une nouvelle vidéo embarrassante eut fait son apparition sur YouTube.On y voit le maire de Toronto bafouiller et jurer en patois jamaïcain.La séquence, filmée avec un té- léphone, a été tournée dans un restaurant de la métropole.S\u2019il a reconnu avoir consommé de l\u2019alcool, le maire a cependant dit l\u2019avoir fait «durant son temps libre».11 affirmait récemment ne pas avoir bu depuis novembre.Le maire a nié avoir été sous l\u2019influence de substances illicites et martelé que son langage n\u2019était ni offensanf ni discriminatoire.La Presse canadienne Wi JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dany Verner circule depuis toujours en fauteuil roulant.On le voit ici à la bibliothèque du Boisé de Saint-Laurent Des espaces publics en mal d\u2019accessibilité Montréal dépose son rapport de première étape sur l\u2019accès des personnes handicapées aux équipements et aux services de la Ville CAROLINE MONTPETIT Devant moi, c\u2019est le noir complet.Au bout de ma canne, je sens le contact dur d\u2019un cadre de porte, puis le frottement d\u2019un tapis.Je cherche le comptoir de prêt de la bibliothèque.Je sens un objet de métal au bout de ma canne.Je mets un long moment à comprendre que c\u2019est la borne du couloir d\u2019attente.Je m\u2019approche ef sans savoir s\u2019il y a quelqu\u2019un devant moi, je demande où sont les livres sonores pour aveu- LE PLAISIR D'AIDER, ÇA S'ATTRAra ANDRE SAUVE Porte-parole bénévole OXFAM.QC.CA/ JESUISCONTAGIEUX FAITES PARTIE DU MOUVEMENT! OXFAM Québec Photo : Alexandre Bélair/Oxfam-Québec Notre programme d'engagement du public est financé par Affaires étrangères.Commerce et Développement Canada.¦\tAffaires étrangères, Commerce Foreign Affairs, Trade anc et Déveioppement Canada Deveiopment Canada gles.Une voix de femme m\u2019of fre gentiment de m\u2019aider.Je triche.Je ne suis pas une vraie aveugle.11 y a quelques minutes à peine, j\u2019avais les yeux grands ouverts dans la bibliothèque.J\u2019avais pu repérer les portes et le comptoir de prêt de la bibliothèque du Boisé, à Saint-Laurent.Multiples défis En fauteuil roulant, les défis sont différents.11 faut savoir positionner le fauteuil pour atteindre la chute de livres, se donner suffisamment d\u2019élan pour franchir un seuil.Et puis, il faut toujours, toujours, pousser sur les roues du fauteuil roulant pour avancer.Une tâche d\u2019athlète.Cette simulation de la condition d\u2019une personne handicapée dans les espaces publics était organisée hier par la Ville de Montréal, à la veille du dépôt du rapport de première étape du plan d\u2019action de 2012-2014 en ce qui a trait à l\u2019accessibilité aux équipements et aux services de la Ville de Montréal pour les personnes handicapées.Des 400 objectifs du plan d\u2019action, 171 ont été réalisés, dont une majorité (95) sur les plans architectural et urbanis- tique.60 autres touchaient les programmes, les services et l\u2019emploi, 43, les communications municipales et 30, la sensibilisation et la formation.L\u2019air de rien, l\u2019adaptation des services d\u2019une ville change des vies.Et des vies qui en ont bien besoin.Dany Verner, par exemple, est atteint du spina bifida depuis sa naissance et circule depuis toujours en fauteuil roulant.11 a commencé à pratiquer le hockey luge, qui se joue assis sur une luge montée sur un patin à l\u2019aréna Mike Bo^sy, de Laval, à l\u2019âge de 9 ans.A 36 ans, il le pratique toujours.Roody Bernard était lui aussi un sportif averti avant d\u2019avoir un accident d\u2019auto qui lui a laissé une jambe amputée, à 17 ans.Ce n\u2019est que 20 ans plus tard qu\u2019il s\u2019est remis à pratiquer le hockey luge, avec une équipe.C\u2019est alors qu\u2019il s\u2019est rendu compte à quel point le sport lui avait manqué.Accessibilité Si la Ville a beaucoup cheminé depuis 20 ans pour améliorer l\u2019accessibilité aux services, plusieurs adaptations demeurent à faire.Le simple seuil d\u2019une patinoire, par exemple, en rend plus difficile l\u2019accès aux joueurs de hockey luge.Mais ce sont sans doute les piscines de la Ville de Montréal qui sont les moins bien adaptées aux personnes handicapées.Pour y entrer ou en sortir, elles doivent souvent avoir recours à une grue qui les soulève avant de les déposer dans l\u2019eau.«Personne ne veut utiliser la grue», remarque Lise Roche, directrice d\u2019Altergo, qui offre des services d\u2019accompagnement en loisirs pour les personnes handicapées, et où travaillent entre autres Dany Verner et Roody Bernard.Le problème, c\u2019est qu\u2019une rampe d\u2019accès dans la piscine pour les personnes handicapées occupe beaucoup d\u2019espace et peut nuire aux activités du reste de la population.Elambant neuve à tous points de vue, puisqu\u2019elle a été inaugurée en juillet, la bibliothèque du Boisé de Saint-Laurent a eu tout le loisir de s\u2019adapter aux besoins des personnes handicapées.C\u2019est moins vrai pour le métro de Montréal, par exemple, bientôt cinquantenaire, où plusieurs stations n\u2019ont toujours pas d\u2019ascenseur pour les personnes en fauteuil roulant.Le Devoir I St.Denis & Duluth 514-844-1919 Sherbrooke O & Bishop 514-985-0015 7\tS\tY\t7\tS ^\tÀ\t^ iËiE3 un examen de la vue www.georgeslaoun.com % Lauréat de l\u2019edition 2010 des Prix Arts-Affaires de Montréal CATÉGORIE PME GEORGES LAOUN OPTICIEN du 2 au 31 janvier Appelez nous pour un examen de la vue Boutique de Saint-Denis ouvertes exceptionneiiement ies dimanches du soide en janvier (13 h à 17 h) porter raffinée sur toute la ligne Donnez du ressort à votre hiver ! 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A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 ACTUALITES AMT : des dalles de béton détournées au profit de Suzanne Bibeau ?BRIAN MYLES Des dalles de béton destinées au projet du Train de l\u2019Est auraient abouti dans la cour arriére de la somptueuse résidence de la sœur de Marc Bibeau, grand argentier du Parti libéral du Québec (PLQ) sous Jean Charest.Un consortium de médias dont fait partie Le Devoir a mis la main sur les documents utilisés au soutien des perquisitions menées récemment au siège social de Garnier Construction, dont l\u2019ancien président, Joe Borsellino, a témoigné à la commission Charbonneau.L\u2019enquête vise aussi Schok-béton et sa filiale Saramac, appartenant toutes deux à la famille de Marc Bibeau.Famille libérale MM.Bibeau et Borsellino sont proches de la famille libérale.M.Bibeau était le grand responsable de la collecte d\u2019argent au PLQ, tandis que M.Borsellino était lié aux anciens ministres libéraux Tony Tomassi et Jacques Dupuis.L\u2019enquête de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) s\u2019intéresse à une transaction survenue dans le cadre du chantier du Train de l\u2019Est, piloté par l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT).Selon les documents, des dalles de béton préfabriquées commandées par l\u2019AMT auraient été livrées à la résidence de Suzanne Bibeau, la sœur de Marc Biveau, à Laval.Elles auraient été utilisées pour construire un patio d\u2019une superficie approximative d\u2019un peu moins de 200 mètres carrés (l\u2019équivalent d\u2019un terrain de tennis).Selon l\u2019enquêteur au dossier, il est «raisonnable de douter» qu\u2019il y ait eu dans cette affaire «un détournement de matériaux» destinés à un chantier public.Si tel est le cas, il s\u2019agit d\u2019une fraude de plus de 5000$.«Il est de mon avis raisonnable de douter que des tiers aient pris des arrangements afin que ce détournement de matériaux ait lieu au bénéfice d\u2019une personne [non identifiée dans les documents] », enchaîne l\u2019enquêteur.Les dalles provenaient de Schokbéton et de Saramac, utilisées comme sous-traitant par Garnier.En 2011, la firme de M.Borsellino a obtenu le contrat de 30,5 millions pour la construction du Train de l\u2019Est, entre Mas-couche et Deux-Montagnes.L\u2019UPAC enquête Les allégations contenues au soutien des mandats de perquisition n\u2019ont pas été prouvées en cour.Aucune accusation n\u2019a été portée dans cette affaire, et Î\u2019UPAC poursuit son enquête.Schokbéton et Saramac ont nié «catégoriquement» ces allégations par voie de communiqué, faisant valoir que tous les matériaux destinés au chantier de l\u2019AMT avaient été livrés en conformité au contrat.«Il est donc faux de prétendre qu\u2019il y aurait eu «détournement de matériaux» au profit de M\u201d\" Suzanne Bibeau ou de quiconque», précise le court communiqué.«Schokbéton et Saramac ont toujours respecté leurs obligations contractuelles et c\u2019est pour cette raison que ces entreprises font des affaires depuis si longtemps», conclut le communiqué.L\u2019UPAC a mené une série de perquisitions, en novembre et décembre, chez Schokbéton, Saramac, Garnier et à la résidence de Suzanne Bibeau.L\u2019Unité mène aussi une vaste enquête sur un système de financement occulte en échange de contrats publics au PLQ impliquant au moins 11 personnes, selon d\u2019autres documents obtenus l\u2019automne dernier par le consortium des médias.Le Devoir Conrad Black doit 5,1 M$ au fisc Toronto \u2014 Conrad Black doit au gouvernement canadien l\u2019impôt sur 5,1 millions de dollars de revenus et d\u2019avantages datant de 2002.La Cour de l\u2019impôt s\u2019est ralliée à la position de l\u2019Agence du revenu du Canada selon laquelle l\u2019ex-magnat des médias était un résident du Canada durant cette période.Ses avocats avaient argué qu\u2019il était un résident du Royaume-Uni \u2014 il a re- noncé à sa citoyenneté canadienne en 2001 pour pouvoir accéder à la Chambre des Lords \u2014 à ce moment, n\u2019étant pas lié aux lois canadiennes.La facture notamment inclut l\u2019impôt sur 2,9 millions de revenus engrangés pour du travail accompli à l\u2019extérieur du pays et 1,4 million d\u2019avantages reliés à l\u2019utilisation d\u2019un avion au service de Hollin-ger International.M.Black vit à Toronto depuis 2012, au terme (le 37 mois de prison purgés aux Etats-Unis pour fraude.La Presse canadienne Jean Chrétien célébré à Toronto Le «petit gars de Shawinigan» a grandi, mais il a aussi vieilli.L\u2019ancien premier ministre canadien Jean Chrétien a franchi le cap des 80 ans samedi dernier.Lors d\u2019une soirée spéciale mardi soir à Toronto, sa famille, ses amis et de nombreuses personnalités libérales, dont l\u2019ex-premier ministre du Québec Jean Charest et factuel chef libéral au fédéral, Justin Trudeau, ont tenu à célébrer avec lui ce grand événement.Ce sont plus de 700 politiciens de tous les partis, gens d\u2019affaires et sympathisants libéraux qui ont assisté à la soirée qui s\u2019est déroulée à guichets fermés.Le prix du billet s\u2019élevait à 400 $.Les bénéfices de la soirée seront remis à la Maison de la Erancophonie de Toronto, photo nathan denette la presse canadienne COVOITURAGE AUo-Stop Montréal déclare faillite JEANNE CORRIVEAU Née il y a plus de 30 ans, f entreprise de covoiturage Allo-Stop Montréal a déclaré faillite.La fermeture des bureaux de Montréal n\u2019affecte cependant pas les activités d\u2019Allo-Stop Québec, qui entend assurer la poursuite des opérations du réseau afin de ne pas laisser les abonnés en plan.La semaine dernière, des abonnés du service de covoiturage qui se sont présentés aux bureaux d\u2019Allo-Stop Montréal, rue Saint-Denis, se sont butés à des portes closes.La boîte vocale du service étant pleine, il était donc impossible d\u2019y laisser un message.La rumeur s\u2019est finalement confirmée.Allo-Stop Montréal a fait faillite.Selon le registre du Bureau du surintendant des faillites Canada, l\u2019entreprise a enregistré sa faillite le 16 janvier et déclaré des dettes totalisant 483036$, alors que ses actifs atteignent 19034$.Sa présidente, Marie-Claire Bergeron, n\u2019a pas rappelé Le Devoir.Le 13 janvier dernier, déconcertés par la fermeture inexpliquée des bureaux montréalais d\u2019Allo-Stop, des abonnés se sont mis à téléphoner à Allo-Stop Québec.«Nous, à Québec, on n\u2019a pas été prévenus, pas plus que les clients», a relaté Joe Spratt, présidente d\u2019Allo-Stop Québec et cofondatrice du service.M\u201c® Spratt a appris la faillite de l\u2019entreprise montréalaise par l\u2019entreprise d\u2019un courriel expédié lundi par le syndic.Mais elle ignore les raisons qui ont conduit à la fermeture de fentreprise sœur.Précisons qu\u2019Allo-Stop Montréal et Allo-Stop Québec sont deux sociétés distinctes qui utilisaient une marque de commerce commune tout en détenant chacune leur territoire.Leurs membres pouvaient utiliser les services des deux entreprises.Allo-Stop avait aussi des bureaux à Sherbrooke, Rimouski, Jonquière, Drummondville et Chicoutimi.Pour s\u2019assurer que les clients ne sont pas laissés en plan, Allo-Stop Québec a autorisé faccès à son site Internet à tous les abonnés de la province et rapatrié f ensemble des destinations de manière à ce que le service puisse continuer d\u2019être offert à la clientèle.La concurrence M\u201c® Spratt précise que des formalités légales devront être réglées à la suite de la faillite d\u2019Allo-Stop Montréal, mais que son entreprise n\u2019est pas en danger.Elle laisse toutefois entendre que son association avec le bureau montréalais a nui à la progression d\u2019Allo-Stop Québec.«Le fait d\u2019avoir deux compagnies nous empêchait d\u2019avancer parce qu\u2019il nous fallait nous entendre sur les règlements et on n\u2019était pas tout le temps^ d\u2019accord», a-t-elle expliqué.À titre d\u2019exemple, Allo-Stop Montréal a été moins prompte qu\u2019Allo-Stop Québec à prendre le virage Internet, dit-elle.L\u2019arrivée en 2006 du concurrent Amigo Express, dont le service s\u2019étend p l\u2019échelle du Canada et des Etats-Unis, a aussi fait mal à Allo-Stop.C\u2019est du moins ce que croit André Nault, président des Amis de la Terre de l\u2019Estrie, qui était dépositaire d\u2019Allo-Stop à Sherbrooke depuis août dernier.La fermeture de l\u2019entreprise montréalaise l\u2019oblige à mettre fin aux services de covoiturage à Sherbrooke.«On n\u2019a pas su s\u2019adapter à la vitesse d\u2019Internet», dit-il.Selon lui, le site Internet plus convivial d\u2019Amigo Express et ses règles moins rigides de sécurité l\u2019ont avantagé.Allo-Stop exigeait notamment de rencontrer en personne les nouveaux membres.«Jusqu\u2019à un certain point, ce principe de sécurité a amené Allo-Stop dans une voie sans issue», soutient-il.Le Devoir UNE MAITRISE DE RECHERCHE OU APPLIQUÉE?34 maîtrises avec profil recherche 15 crédits de cours et 30 de recherche 21 maîtrises avec profil appliqué jusqu\u2019à 30 crédits de cours avec l\u2019option d\u2019un stage ou d\u2019un travail dirigé Nous offrons aussi des microprogrammes (12 à 18 crédits) et des diplômes d\u2019études supérieures spécialisées (30 crédits).Une maîtrise de 45 crédits peut également être concentrée en 18 mois.Quelles que soient vos ambitions, nous avons un programme pour vous.Osez continuer au 2^ cycle ! Possibilité de faire une partie du parcours à l\u2019étranger.Soutien financier disponible.Admission en cours pour le trinnestre d\u2019autonnne fas.umontreai.ca/osezcontinuer Faculté des arts et des sciences Université de Montréal VILXE DE QUEBEC Le Port est responsable de la poussière rouge trouvée dans Limoilou ISABELLE PORTER à Québec Le Port de Québec a reconnu mardi que la poussière rouge trouvée récemment dans le quartier Limoilou venait de son territoire.«Les capteurs démontrent, dans la nuit du 28 et du 29 décembre, une concentration plus élevée de particules que les autres journées», révèle un communiqué diffusé en fin de journée.Comme en 2012, la poussière rouge est du minerai de fer qui se trouvait sur le terminal de Beauport.A l\u2019époque, le problème avait été attribué à des canons à eau défec- tueux.Cette fois, des canons à neige seraient en cause, selon le porte-parole du Port, Anick Métivier.Le porte-parole a par ailleurs souligné que la concentration de particules fines identifiées par le Port n\u2019avait pas dépassé la norme québécoise de 0,030 mg/nml Or, vérification faite, elles l\u2019atteignaient presque (0,028).Installations en rodage Le Port se défend en disant que ses installations et celles de la compagnie qui transborde le minerai (Arrimage Québec) sont en «rodage».Quant à savoir pourquoi il n\u2019a pas sonné l\u2019alarme entre le 28 décembre et la découverte de la poussière en janvier, M.Métivier explique que son système de capteurs est lui aussi en rodage et qu\u2019il n\u2019est pas encore capable de tenir des relevés en temps réel ou d\u2019émettre des alertes.Cela devrait être possible d\u2019ici à «quelques semaines», précise-t-il.Cette fois-ci comme en 2012, c\u2019est une citoyenne de Limoilou, Véronique Lalande, qui a avisé le ministère du Développement durable de la présence de poussière rouge dans son quartier.L\u2019information circule depuis le 11 janvier.Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 QUAND LA TOXICO - PREND TOUTE \u2019il -J WM : faites les premiers pas (514) 93»«202 www.portage.ea Pour vaincra la toxicomania LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 A 7 ACTUALITES OPERATION SHARQC Victoire en Cour suprême pour 31 Hells présumés STÉPHANIE MARIN à Ottawa Un groupe de membres présumés des Hells Angels arrêtés lors de l\u2019opération SharQc viennent de remporter une victoire en Cour suprême du Canada et n\u2019auront pas à subir de procès.Cette décision rendue par le plus haut tribunal du pays risque fort d\u2019avoir un impact sur la gestion des autres mégaprocès toujours en cours.L\u2019audition de la cause a eu lieu mardi et la Cour suprême a rendu sa décision immédiatement, séance tenante.Cette affaire découle de l\u2019arrêt des procédures qui avait été prononcé en 2011 par le juge James Brunton de la Cour supérieure en faveur de 31 des 155 personnes arrêtées et supposé-ment membres du groupe de motards.Le juge avait déterminé que la longueur anticipée des procédures allait causer préjudice aux accusés, qui ont le droit d\u2019obtenir un procès dans un délai raisonnable.Cette décision s\u2019est traduite par la remise en liberté des 31 personnes, accusées pour la plupart de gangstérisme et d\u2019infractions reliées à la drogue.Gangstérisme Jugeant qu\u2019un arrêt des procédures ne pouvait être décrété que lorsque les délais écoulés étaient bien réels et déraisonnables \u2014 et non pas «anticipés» comme dans la présente affaire \u2014, la Couronne avait porté la cause en appel, mais n\u2019avait pas réussi à faire infirmer la décision.Elle s\u2019est essayée de nouveau devant la Cour suprême, sans succès.Car la Cour a tranché mardi que le juge Brunton n\u2019avait pas erré dans l\u2019exercice de sa discrétion en ordonnant l\u2019arrêt des procédures.«L\u2019acte d\u2019accusation tel que présenté de manière directe ne se prêtait pas à un procès et posait d\u2019énormes défis relativement à la divulgation de la preuve.La poursuite ne disposait d\u2019aucun plan réaliste quant à la manière de procéder pour ces accusations dans un délai raisonnable», a indiqué la juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin, en rendant jugement avant de rejeter l\u2019appel de la Couronne.En sortant de la salle d\u2019audience de la Cour suprême, l\u2019avocat des 31 accusés a précisé que la cause était terminée pour de bon contre eux.M® Louis Belleau ne croit pas que l\u2019issue de cette cause signifie que les mégaprocès sont irréalistes.«Dans ce cas-ci, ce que la Cour suprême dit, c\u2019est que la Couronne a manqué un peu de prévision dans l\u2019organisation et la gestion du dossier», a-t-il ajouté.Meurtres Au bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales, on dit prendre acte de la décision.«Mais il est important de rappeler que les accusations de meurtre et de complot pour meurtre demeurent», a précisé M® Jean Pascal Boucher, porte-parole et responsable des relations avec les médias.Les 31 personnes qui ont bénéficié de l\u2019arrêt des procédures n\u2019étaient pas accusées de ces graves crimes.Les procureurs se concentrent maintenant sur la préparation des deux procès pour les 51 accusés qui restent, a ajouté M® Boucher en entrevue.Mais il n\u2019y a pas encore de date déterminée pour ces procès, a précisé la présidente de l\u2019Association québécoise des avocats et avocates de la défense, M® Joëlle Roy, en entrevue.Et cela va faire cinq ans depuis l\u2019arrestation, souligne-t-elle.«Il y a eu un manque de vision de la poursuite», ce qui a forcé le juge à prendre les choses en main, a-t-elle commenté.Selon elle, les délais trop longs sont un problème pour les mégaprocès, mais aussi pour les procès ordinaires.En avril 2009, l\u2019opération policière SharQc avait mené à l\u2019arrestation de plus de 150 personnes identifiées des Hells Angels ou reliées à l\u2019organisation.La Presse eanadienne TROUBLE DE STRESS POST-TRAUMATIQUE Un militaire de carrière « abandonné » par l\u2019armée ISABELLE PORTER à Québec Atteint du trouble de stress post-traumatique (TSPT), le caporal-chef Mario Desfossés affirme que l\u2019armée l\u2019a «abandonné» quand il avait besoin d\u2019aide ces dernières années.11 reproche à la Défense nationale de ne pas prendre les bons moyens pour contrer la vague de suicides chez les ex-combattants.«Je suis tanné de me taire et je pense que ça commence à être le temps de parler», a écrit le militaire dans un premier courriel au Devoir.A la suite du décès du caporal-chef Sylvain Lelièvre à Valcar-tier, la Défense avait réagi en disant qu\u2019elle faisait tout le nécessaire pour les soldats en détresse.Des propos inacceptables pour Mario Desfossés.«Les déclarations sont vraies en surface, mais dans les faits, c\u2019est autre chose», a résumé l\u2019homme de 43 ans.« Quand je suis allé chercher de l\u2019aide, on m\u2019a dit: \u201cComment voulez-vous qu\u2019on vous aide?Vous n\u2019avez rien.[.]\" Pendant presque deux ans, on me demandait toujours \u201cvoulez-vous vous suicider?\u201d Je répondais \u201cnon \u201d et ils disaient \u201cOK, vous pouvez retourner chez vous \u201d.» Quatre années d\u2019attente 11 raconte que son médecin a mis des années avant de reconnaître qu\u2019il avait le TSPT.11 a fini par en convenir l\u2019automne dernier, soit quatre ans après son retour d\u2019une deuxième mission militaire en Afghanistan.Spécialisé dans les explosifs, Mario Desfossés a participé à des missions en Bosnie en Allemagne, et même à la crise d\u2019Oka en 1990.H a pratiquement passé toute sa i I RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Mario Desfossés, en compagnie de son précieiix compagnon Cannon Ball.vie adulte dans l\u2019armée, près de 25 ans de service.Ce militaire de carrière en a vu des vertes et des pas mûres, mais au retour de 2009 ça n\u2019allait plus.«Je m\u2019isolais, j\u2019étais agressif La nuit, je me réveillais trempé de la tête aux pieds.Tous les symptômes du post-trauma étaient là», raconte Mario Desfossés.«Je me suis inquiété et je suis allé consulter.On m\u2019a dit que je n\u2019avais rien, que c\u2019était à cause de la charge de travail.» Le militaire se fait prescrire des antidépresseurs et ses supérieurs décident de l\u2019éloigner des explosifs, mais toujours pas de diagnostic clair.Dépêché à Borden en Ontario, puis ensuite à Gagetown au Nouveau-Brunswick, il de- mande de rester près de sa famille.Devant un refus, il contacte sa députée à Québec, Anne-Marie Day.«M.Desfossés avait demandé qu\u2019on intervienne pour le garder ici.Il a quand même été muté, se souvient-elle.M\u201c® Day croit que l\u2019armée cherchait à le décourager.Ils essaient de toucher le mental de l\u2019individu pour qu\u2019il casse, et dans ce cas-ci pour qu\u2019il démissionne.S\u2019il démissionne, ils ne l\u2019ont plus à leur charge.» La politicienne néodémocrate est formelle: «Il faut qu\u2019ils s\u2019interrogent sur leurs méthodes.» Mario Desfossés explique qu\u2019il a finalement pu rentrer l\u2019automne dernier et qu\u2019il a obtenu son diagnostic.11 est toujours dans la force régulière, mais le bataillon l\u2019a libéré pour raison de maladie.11 s\u2019attend à ce que bientôt, on «le fasse sortir» en raison de ses problèmes de santé.Mais avant cela, il veut qu\u2019on le remette sur pied.Pour qu\u2019il puisse se retrouver du travail ailleurs.«J\u2019exige d\u2019être rétabli avant de sortir.Je suis rentré dans l\u2019armée dans un état stable.J\u2019exige d\u2019être libéré dans le même état.» Thérapie Ce militaire veut devenir formateur de chiens pour MIRA ou pour venir en aide aux gens qui souffrent du même mal que lui.«Saviez-vous que 80% des PTSD [TSPT en anglais] dans l\u2019armée américaine qui étaient attachés à un chien ont réduit leur médication ?» 11 souligne KK ils essaient de toucher le mental de l\u2019individu pour qu\u2019il casse et, dans ce cas-ci, pour qu\u2019il démissionne.S\u2019il démissionne, ils ne l\u2019ont plus à leur charge.)) Anne-Marie Day, députée néodémocrate dans la circonscription Charlesbourg-Haute-Saint-Charles d\u2019ailleurs que c\u2019est son chien Cannon Ball qui l\u2019a empêché de «devenir fou» quand il était basé loin de sa famille ces dernières années.L\u2019armée, elle, l\u2019a «abandonné», répète-t-il.Mais ses cauchemars, eux, ne s\u2019en iront jamais vraiment.«Ça va être pour le reste de ma vie.Là, ils me donnent des pilules qui font oublier tes cauchemars.Mais c\u2019est pas parce que tu t\u2019en souviens plus que t\u2019en n\u2019as pas fait.» Invitée à réagir à ce témoignage, la Défense nationale a rétorqué qu\u2019elle ne commentait pas les cas particuliers et que les dossiers médicaux de ses militaires devaient rester confidentiels.Le Devoir On veut prendre votre pouls Devenez membre du Forum de consultation T Influencez les décisions par vos opinions Le Commissaire à la santé et au bien-être désire connaître vos réflexions sur les grands enjeux de la santé et des services sociaux.Le Forum sera formé de 18 citoyens et citoyennes ainsi que de 9 experts qui débattront de l'avancement de notre système.Il s'agit d'une occasion unique de participer à l'amélioration du mieux-être de tous.Pour soumettre votre candidature : influencerlavenir.com 1 877 393-3178 Date limite: le 21 février 2014 UN , QUEBEC Commissaire à la santé et au bien-être Québec El El A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 EDITORIAL LE PLQ ET LA CHARTE DE LA LAÏCITE Liberté totale Le Parti libéral a fait l\u2019exercice de revoir sa position sur le projet de charte de la laïcité.Réexaminée d\u2019abord par un comité spécial puis par le caucus des députés lundi, celle-ci demeure ce qu\u2019elle était.À nouveau, on rejette tout compromis avec le gouvernement Marois sur la question de l\u2019interdiction de signes religieux.En apparence, rien n\u2019est changé, si ce n\u2019est que Philippe Couillard a pu ramener par là ses députés à l\u2019ordre.L Bernard Descôteaux exercice mené par le comité présidé par le député Gilles Ouimet ne visait d\u2019aucune façon à changer la position défendue dès le premier jour de ce débat par Philippe Couillard et contenue tout entière dans son désormais célèbre «il faudra me passer sur le corps».Il s\u2019agissait plutôt d\u2019une opération de gestion d\u2019une crise interne pour reprendre le contrôle d\u2019une troupe en train de perdre la bataille de l\u2019opinion publique.Le sens de l\u2019opération ressort bien quand on voit que le seul changement de la position libérale porte sur l\u2019interdiction du port de la burqa, du niqab et du tchador par les employés de l\u2019État.Jusqu\u2019ici, le Parti libéral rejetait toute interdiction du port de signes religieux ostentatoires.Le porte-parole en matière de laïcité, Marc Tanguay, acceptait même l\u2019idée d\u2019avoir une candidate libérale portant le tchador.Voilà que les libéraux y voient maintenant une manifestation de l\u2019oppression des femmes.Ce revirement est facile à comprendre.Selon l\u2019expression de Jacques Parizeau, le député Tanguay s\u2019était «au-topeluredebananisé», entraînant avec lui son ^\t_ parti dans une glissade dont l\u2019effet se mesure dans les résultats du sondage Léger-Le Journal de Montréal de ce lundi.Dans l\u2019espoir de la stop- rper, Philippe Couillard a été contraint de piler siu le principe général qui inspire sa politique vou-^ .Jk '.«I lant qu\u2019il ne doit y avoir, comme le prônent les chartes, aucune lirnite à la liberté de religion.L\u2019erreiu de débutant commise par Marc Tanguay a donné des arguments à ceux qui doutaient de la justesse de la position de leur chef.Pour la députée Fatima Houda-Pepin, il y a des situations où le précepte légaliste voulant qu\u2019il soit «interdit d\u2019interdire» ne tient plus.Elle a mené une bataille visière levée poiu amener son parti à combattre fermement l\u2019intégrisme religieux sans réussir à vaincre la résistance de son chef.On ne sait de façon précise ce qu\u2019elle prônaif mais elle ne pouvait gagner avec un chef qui perçoit tout compromis, même le plus petit, comme un reniement.Sa position, d\u2019une admirable rationalité, ne peut souffrir aucun changement.Ne nous y trompons pas, l\u2019interdiction du port du tchador et de la biuqa à laquelle il a consentie n\u2019est à ses yeux en rien un compromis, car une telle situation ne saluait se produire tant l\u2019esprit des gens qui portent ces vêtements est contraire à un travail public.Le chef libéral a retrouvé son autorité sur son groupe parlementaire.Maintenant présent à l\u2019Assemblée nationale, il pourra lui-même mener la bataille contre le projet de charte.Mais de noter avec raison la députée Fatima Houda-Pepin, le mal est fait Philippe Couillard s\u2019est enfermé dans une position légaliste d\u2019où il lui sera difficile de sortir.Pour lui, c\u2019est une bataille pour des principes tels les droits et la liberté qui va au-delà de simples enjeux électora-listes, ce qui ne manque pas de faire sourciller les siens.Même son ami Benoît Pelletier l\u2019invite à s\u2019ouvrir au débat Les positions de repli ne lui manquent pas, dont l\u2019interdiction du port de signes religieux ostentatoires par des agents de l\u2019État en exercice d\u2019autorité, comme les juges et les policiers, comme recommandé par le rapport Bouchard-Taylor.Cela moins pour tendre la main au gouvernement que pour montrer qu\u2019il est sensible au sentiment d\u2019une majorité de Québécois.Car la rationalité qu\u2019il affiche ne semble pas jusqu\u2019ici soluble avec la politique.BIXI Un modèle à revoir ixi est en faillite.L\u2019entreprise à but non lucratif qui enregistre des déficits millionnaires depuis 2009 a accumulé une dette de près de 50 millions, dont une trentaine auprès de la Ville de Montréal.Grâce à la Loi sur la faillite, la Société de vélo en libre-service (SVLS) qui gère Bixi a six mois pour se restructurer.Jean-Robert Sansfaçon On accuse aujourd\u2019hui la SVLS d\u2019avoir visé trop hauf trop tôf en exportant ses services.Vrai.Mais curieusement, ce sont les mêmes commentateurs qui, il y a deux ans, critiquaient Québec de vouloir forcer la SVLS à se départir de son volet international que l\u2019on imaginait source de financement magique pour les activités du Bixi focal.Or, c\u2019est précisément parce que plusieurs clients étrangers retiennent des sommes dues, ou pire, lui réclament des millions pour des problèmes divers que Bixi agonise aujourd\u2019hui.Aucun acheteur n\u2019en a voulu.C\u2019est donc en désespoir de cause que l\u2019administration Coderre vient elle-même de forcer cette créature paramunicipale à se placer sous la protection des tribunaux.C\u2019était la seule chose à faire, mais cela ne règle pas le problème à long terme.Les Bixi rouleront l\u2019été prochain, a promis M.Coderre, mais pour la suite, il faut trouver une solution.Contrairement à ce que laissent croire ses plus ardents défenseurs, le Bixi n\u2019est pas un moyen de transport populaire.Avec ses 50000 abonnés, il est loin de concerner une proportion importante des Montréalais.Le Bixi fait partie des attraits touristiques de Montréal et il répond à un besoin chez une partie de ceux qui se déplacent au centre-ville sur de courtes distances.Mais il n\u2019est pas un substitut à l\u2019automobile.Il est même un concurrent pour le métro en saison estivale.Et si vous habitez ailleurs que dans la poignée d\u2019arrondissements desservis, oubliez ça! En faif le Bixi est le complément de transport idéal pour le résidant d\u2019un quartier central qui abandonne sa voiture en permanence sur la voie publique grâce à la vignette acquise au prix ridicule de 150$ par année, avant de sauter dans le métro avec sa carte Qpus l\u2019hiver et sur un Bixi l\u2019été en criant Halte ! à ses voisins de Montréal-Est qui osent franchir la rue Papineau en auto.Qui, le Bixi est une belle aventure qui doit se poursuivre.Mais il faut choisir une formule de gestion efficace, équitable et rentable.Ce qui ne serait pas le cas en en confiant fa responsabilité à fa STM, comme le proposent certains.La STM est une organisation d\u2019une autre époque, lourde et excessivement coûteuse à administrer.Au même titre que fa compagnie qui fabrique ce vélo, Bixi peut faire ses frais s\u2019il est confié au secteur privé plutôt qu\u2019à une société publique gérée par des fonctionnaires.Contrairement au métro et au transport adapté, Bixi n\u2019est pas un service public essentiel.Pas plus que la voiture électrique en libre-service.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ECoLf K PAn?£ SALAPi Cdoil-l-AiU) \\ %r^\\ rf: LETTRES Comment ne pas être inquiet?Manifeste, contre-manifeste, chiffres à l\u2019appui, argumentaires truffés de sophismes, il est difficile de se faire une tête ces jours-ci à propos de l\u2019exploitation pétrolière au Québec.Avec l\u2019appel d\u2019offres pour le banc des Américains en Gaspésie, la pressipn s\u2019intensifie sur les citoyens québécois.A défaut d\u2019en faire un véritable débat public, ou plutôt une réflexion collective, le gouvernement Marois place ses pions afin que puisse se réaliser sa vision du développement, sa vision de l\u2019avenir du Québec.Malheureusement, le discours médiatique oppose les grands de ce monde (chambres de commerce, ancien premier ministre) aux autres, c\u2019est-à-dire les environnementa-listes.En fait, je ressens un profond malaise lorsque les citoyens qui militent contre l\u2019exploitation pétrolière au Québec sont catégorisés comme des écologistes, comme si un simple citoyen contre ne pouvait exister.Mais la politique, pour reprendre les mots de Diane Lamoureux, professeure en sciences politiques de l\u2019Université Laval, est «une chose trop importante pour être laissée exclusivement entre les mains de nos gouvernements».Comment ne pas être inquiets devant la motivation monstre du gouvernement Marois à se lancer dans l\u2019exploitation pétrolière, et ce, dans le milieu fra^e qu\u2019est le golfe du Saint-Laurent?Comment ne pas être inquiets alors que les Québécois ont vécu les manières de faire cowboy des compagnies gazières dans le cas du gaz de schiste : manque d\u2019information, pollution, entente secrète, etc.?La démocratie, c\u2019est entre autres prendre le temps pour réfléchir collectivement à ces questions.Mais, nous l\u2019avons bien vu avec le sommet sur l\u2019éducation ou encore la commission Ménard, le gouvernement péquiste fuit les débats de fond, ne laissant pas de place à une véritable délibération publique.Pour en revenir à la question pétrolière, je me rallie à Marc Durand, ingénieur en géologie appliquée, qui demande que l\u2019on évite les «illusions économiques, basée sur des chiffres farfelus, essentiellement par des promoteurs pour contribuer à la défense d\u2019intérêts financiers immédiats au détriment des générations qui suivront».Unissons nos ef forts pour mettre en place des mesures de développement socialement, écologiquement et économiquement responsables.Je me joins donc aux signataires du manifeste «Pour sortir de la dépendance du pétrole» qui ne fait pas du développement économique une fin en soi, mais plutôt un moyen de construire des sociétés meilleures, et ce, collectivement.Magalie Larochelle Le 20 janvier 2014 La loi 52 : une erreur Le 11 février prochain, le gouvernement du Québec va proposer au vote des députés l\u2019acceptation de la loi 52.Cette loi autorise un médecin à mettre fin aux jours d\u2019un patient en fin de vie, à sa demande, pour mettre fin à des souffrances physiques ou psychologiques insupportables.(Jette initiative du législateur est motivée par la compassion et le souci d\u2019assurer à chacun le droit de mourir dans la dignité.Malgré la justesse de ces intentions, il faut se demander si le moyen proposé est bon pour les individus et pour la société.Je pense que les bénéfices de donner la mort pour soulager les souf frances ne sont pas prouvés et que les dangers d\u2019une telle loi pour la société, eux, le sont.En effet, personne ne sait ce qui se passe après la mort, s\u2019il y a un «après», et promettre la fin des souffrances en donnant la mort est un acte qui repose sur une croyance et pas sur la science.Ce n\u2019est donc pas un acte médical.Un acte médical en ces circonstances consiste à supprimer la souffrance par les moyens modernes de sédation, y compris l\u2019interruption complète de la conscience.Le respect des croyances des personnes qui pensent qu\u2019il n\u2019y a pas «d\u2019après la mort» vaut-il le risque de mettre fin aux jours d\u2019un ou d\u2019une patiente par erreur ou sans son consentement, même si on parle d\u2019une seule personne ?Ce risque est parfaitement documenté, non seulement par l\u2019expérience des pays qui ont légalisé cette procédure, mais par la fréquence des erreurs médicales qui entachent n\u2019importe quelle procédure.Réfléchissons, s\u2019il vous plaît, réfléchissons.Dominique Garrel Le 18 janvier 2014 Une école riche d\u2019histoire Le documentaire controversé Secondaire V de Guillaume Sylvestre a mis sur la sellette l\u2019école secondaire Paul-Gérin-Lajoie (PGL) d\u2019Qutremont.Il y a 40 ans, à l\u2019automne 1974, cette école secondaire francophone, la seule école secondaire publique d\u2019Qutremont, quartier qui comptait huit écoles secondaires, privées largement subventionnées par l\u2019État, a failli fermer ses portes à la suite d\u2019une décision de la commission scolaire Sainte-Croix.C\u2019est grâce au dur combat mené par les membres de l\u2019Association de parents d\u2019Qutremont (APQ) que cette école, qui pçrte le nom du premier ministre de l\u2019Éducation du Québec, a pu survivre et a réussi à empêcher que les élèves soient regroupés à l\u2019école secondaire Pierre-Laporte de Ville Mont-Royal.Mes enfants ont fréquenté l'école secondaire PGL et je suis fière d\u2019avoir fait partie du conseil d\u2019administration de Î\u2019APQ qui a eu à son actif des réalisations significatives pour le milieu.Un bel exemple de participation citoyenne.Louise de Broin Sherbrooke, le 18 janvier 2014 LIBRE OPINION Baisse de taxes : un coup de main aux familles FRANÇOIS LEGAULT Chef de la Coalition avenir Québec Alors qu\u2019on discute de la charte de la laïcité sur toutes les tribunes, l\u2019économie du Québec s\u2019essouffle.Qn apprenait récemment que le Québec a perdu 43 800 emplois à temps plein en 2013.Symbole de notre pouls économique chancelant, l\u2019agence de notation Fitch a même envoyé un signal d\u2019alarme en mettant sous surveillance la cote de crédit du Québec.L\u2019année 2014 s\u2019annonce tout aussi sombre.Les économistes prévoient que la croissance économique du Québec sera inférieure à 2%, une croissance plus faible que celle du reste du Canada en raison, notamment, de la faible consommation des ménages.Ce n\u2019est pas un secret, nos familles étouffent.Mais qui peut les blâmer?Les Québécois croulent sous la pression fiscale exercée par le gouvernement avec les impôts élevés et les hausses répétées de taxes et de tarifs.Résultats : le revenu individuel et celui par ménage fondent à vue d\u2019œil.Il y a urgence d\u2019agir ! La Coalition avenir Québec croit qu\u2019il est temps de donner un répit aux familles de la classe moyenne afin de relancer l\u2019économie.Qr, on apprenait, en décembre dernier, que le Québec recevra d\u2019Qt-tawa 548 millions de plus en péréquation pour l\u2019année 2014-2015.Il s\u2019agit d\u2019un montant imprévu obtenu en raison de la faiblesse économique du Québec par rapport aux autres provinces.Voilà donc une excellente occasion de donner un peu d\u2019oxygène aux familles, stimuler la consommation et, par conséquent, favoriser l\u2019activité économique.Notre proposition est claire et nette: le gouvernement devrait prendre la moitié des 548 millions supplémentaires pour aider les familles de la classe moyenne.L\u2019autre moitié devrait servir à réduire le déficit budgétaire.La Coalition avenir Québec suggère donc une baisse de taxe immédiate, dès le 1®\"^ avril prochain, pour les contribuables ayant un revenu de moins de 45000$ par année.Cette mesure toucherait plus de 2,5 millions de Québécois et permettrait aux familles de la classe moyenne avec deux revenus de compter sur 200$ à 400$ de plus pour stimuler leur consommation et l\u2019économie québécoise.Il s\u2019agirait d\u2019une première étape dans la réduction du fardeau fiscal des contribuables, une priorité pour mon parti.En effet, nous croyons qu\u2019il est possible d\u2019éliminer complètement la taxe santé dès l\u2019exercice 2015-2016.De plus, nous avons pris l\u2019engagement en novembre dernier d\u2019abolir d\u2019ici cinq ans la taxe scolaire, ce qui représenterait, avec la taxe santé, en moyenne 1000$ de plus par année dans le portefeuille des familles du Québec.Le tout, bien sûr, en atteignant l\u2019équilibre budgétaire dès 2014-2015 et les années suivantes.Avec cette somme supplémentaire, le gouvernement du Parti québécois a l\u2019occasion de racheter \u2014 du moins en partie \u2014 une promesse électorale brisée, celle d\u2019éliminer la taxe santé instaurée par les libéraux.Plutôt que de crier au « simplisme », le ministre des Finances devrait donc considérer sérieusement notre proposition pour donner un coup de main aux familles québécoises de la classe moyenne. LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 A 9 IDEES LES LGBT ET LA CHARTE Une laïcité ouverte.à la démagogie ANDRE GAGNON Editorialiste, Magazine Etre Cette lettre compte quelque 600 cosignataires.epuis le début du débat sur la charte, certaines organisations favorables à la « laïcité ouverte » prétendent que les limites proposées à la liberté de religion préfigureraient des reculs aux droits des autres minorités, dont les minorités sexuelles.N\u2019ayant aucun intérêt pour les enjeux qui préoccupent la communauté LGBT, comme le retour des intégrismes, les défenseurs de la « liberté de religion menacée » n\u2019ont d\u2019autre choix que d\u2019avoir recours à la démagogie pour tenter de nous rallier à leur cause.Il y a d\u2019abord eu le président de « Québec inclusif», Rémi Bourget, qui, après avoir omis de parler de cette dimension de la diversité dans son manifeste de fondation, a tenté d\u2019utiliser la question en comparant homophobie et islamophobie.Puis ce fut au tour d\u2019une Association LGBT pour un Québec inclusif inconnue à revenir à la charge en prétendant qu\u2019«f/ est légitime pour nous de craindre qu'un gouvernement qui attaque aussi facilement une minorité au nom de la majorité puisse éventuellement décider d'attaquer les droits de nos communautés».Plusieurs médias se sont empressés d\u2019en faire la porte-parole de la communauté LGBT parce que Xavier Dolan, Manon Massé et Alexa Conradi, la présidente de la FFQ, y sont associés, alors qu\u2019elle est l\u2019aile LGBT de « Québec inclusif» et qu\u2019elle soutient une position à cent lieues du sentiment majoritaire de la communauté LGBT.Et puis, c\u2019est au tour de la Commission-Jeunesse du PLQ de prétendre que «l'adoption de la charte pave la voie à d'autres atteintes aux droits et libertés de toutes les minorités [et] pourrait même permettre.de s'attaquer aux droits de la communauté des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT) ».Ces intervenants ont en commun d\u2019être pour le port de signes religieux et pour défen- dre ce point de vue, ils font tout pour minimiser l\u2019homophobie religieuse, qui est pour eux une épine au pied.Car en l\u2019occultant, on peut prétendre que le port de signes religieux ne crée aucun malaise auprès des LGBT.La réalité est tout autre et, en partant du point de vue des LGBT discriminées par à peu près toutes les religions, le port de signes religieux crée un obstacle de plus pour l\u2019accès aux services gouvernementaux pour des communautés qui y ont toujours eu difficilement accès.Comment une adolescente qui découvre son orientation sexuelle pourrait-elle se sentir à l\u2019aise d\u2019en parler à un psychologue portant une croix catholique si elle sait que cette religion condamne l\u2019homosexualité?Comment un immigrant gai d\u2019un pays musulman, où sa vie était menacée, pourrait-il se sentir à l\u2019aise de consulter une médecin portant le voile et lui parler de sa sexualité ?Uinvention d\u2019une menace laïque Alors qu\u2019ils refusent de considérer l\u2019impact négatif de cette rupture de la neutralité religieuse, ces différents intervenants sont en mal de trouver un autre argument pour nous convaincre de les appuyer.Ils se rabattent alors sur cet argument délirant que le gouvernement qui se propose d\u2019affirmer la laïcité, une laïcité qui est la rneilleure garantie de nos droits en mettant l\u2019Etat à l\u2019abri des influences religieuses, pourrait aisément s\u2019y attaquer.Cette accusation est sans substance puisque les limites proposées à la liberté de religion ne sont pas une attaque aux droits de minorités, et sont justifiées compte tenu des multiples contradictions entre les dogmes des principales religions pratiquées au Québec et les droits reconnus aux citoyens.Elle est d\u2019autant plus ridicule que le Parti québécois a été associé à toutes les avancées des droits LGBT, depuis l\u2019ajout de l\u2019orientation sexuelle comme interdit de discrimination à la Charte québécoise des droits en 1977 jusqu\u2019à l\u2019adoption de la Loi sur l\u2019union civile en 2002 et le projet de loi 35 adopté par l\u2019Assemblée nationale, en passant par la reconnaissance des couples de même sexe.De la part du Parti libéral, c\u2019est d\u2019autant plus ridicule puisqu\u2019après avoir refusé d\u2019inclure l\u2019orientation sexuelle comme interdit de discrimination en 1975, ses contributions se sont limitées à donner suite à l\u2019œuvre entreprise par les gouvernements péquistes : audiences publiques de la Commission des droits de la personne en 1993 et un Groupe mixte de travail sur l\u2019homophobie dont les travaux ont débuté en 2004 et les premiers résultats, un plan d\u2019action contre l\u2019homophobie, ne furent obtenus qu\u2019en 2011 en fin de 3® mandat, plan qui ne répondait qu\u2019à 20% des besoins minimaux établis.La réalité de la vie Ce genre d\u2019accusation me rappelle les propos d\u2019un activiste gai de l\u2019Université Concordia qui avait justifié son opposition au Oui en 1995 en préfendant qu\u2019un Québec indépendant serait un Etat «homophobe» et «raciste».Or, la réalité de la vie depuis, c\u2019est que tous les votes à la Chambre des communes en faveur des droits LGBT n\u2019ont pu être gagnés qu\u2019avec l\u2019appui massif des députés du Québec, surtout bloquistes, autour de 80-90%, contre toujours moins de 50% dans le reste du Canada.C\u2019est bien simple : sans les députés québécois, les LGBT au Canada n\u2019auraient aucun droit et le gouvernement Harper aurait pu revenir à la définition hétéro-sexiste du mariage, son premier engagement électoral en 2006.Rien n\u2019est plus faux que de prétendre que c\u2019est l\u2019affirmation de la laïcité qui est une menace pour les minorités sexuelles.Nos communautés savent trop bien q\\T«Étant donné la prégnance de la morale religieuse, les personnes homosexuelles sont demeurées longtemps dans l'ombre.La doctrine religieuse servait alors de caution à leur stigmatisation », comme le rappelait dès les premières lignes le rapport du Groupe mixte de travail sur l\u2019ho-mophobie.Et elles comprennent bien que ce sont ceux qui s\u2019acharnent à défendre les privilèges religieux, qui s\u2019alignent objectivement sur le programme de Stephen Harper en attaquant la laïcité, qui constituent la véritable menace à nos droits.HARPER EN ISRAEL Une motivation néoconservatrice Bien qu\u2019elle n\u2019explique pas entièrement sa conduite en politique étrangère, cette idéologie antirelativiste y joue un rôle déterminant L MANUEL DORION-SOULIE Doctorant en science politique à l'UQAM et chercheur au Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec (CIRRICQ) e passage de Stephen Harper en Israël et la nomination de Vivian Ber-covici au poste d\u2019ambassadrice en Israël confirment le parti pris du gouvernement Harper en faveur de l\u2019Etat hébreu.Dans son discours à la Knesset, le premier ministre a une fois de plus pourfendu l\u2019antisémitisme et affirmé la communauté de valeurs qui unit les deux pays.Quant à Madame Bercovici, il semblerait que son soutien à la cause israélienne, exprimé dans ses chroniques du Toronto Star depuis 2012, soit sa seule compétence pertinente.Or, ce voyage et cette nomination s\u2019inscrivent dans un contexte beaucoup plus large que la politique canadienne au Moyen-Orient.Il convient en fait de les interpréter comme illustrant le projet politique fondamental des conservateurs canadiens : la lutte contre le «relativisme moral».En 2003, alors qu\u2019il tentait d\u2019unifier les forces conservatrices canadiennes sous sa houlette, Stephen Harper définit un programme qui tenait davantage de la rénovation morale que de la révolution économique.C\u2019était non pas le socialisme qu\u2019il fallait désormais combattre, mais plutôt le nihilisme, conçu comme la croyance qu\u2019aucun mode de vie n\u2019est supérieur à un autre, que le Bien et le Mal n\u2019existent pas vraiment.Selon Harper, le nihilisme est la conséquence logique des prémisses philosophiques guidant le Parti libéral depuis les années 1960, entraînant des conséquences désastreuses pour la société canadienne : création d\u2019une société «d\u2019ayants droit» incapables de consentir à quelque sacrifice pour le bien de la nation, et division du corps social en une multitude de groupes identitaires.En politique étrangère, il se manifeste dans la «neutralité» qui caractériserait l\u2019internationalisme de Lester B.Pearson et dans « l\u2019antiaméricanisme » de Pierre Elliott Trudeau et de Jean Chrétien, qui culmina dans le refus de participer à l\u2019invasion de l\u2019Irak.De la même manière, les libéraux sont tenus pour responsables de l\u2019asphyxie des Forces canadiennes, maintenues dans un état de sous-fi-nancement chronique par une idéologie qui les vouait à la seule mission de maintenir la paix par l\u2019entremise de rONU.Relativisme moral Ainsi, le relativisme moral est tenu responsable de tous les maux politiques identifiés par les conservateurs, à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur.Ce constat de décadence est typique du néoconservatisme, et le remède proposé par Harper TIFFET ne l\u2019est pas moins: il cherche en fait à combattre le problème moral de la société canadienne par le truchement de la politique étrangère, en y faisant revivre le patriotisme.Contre le nihilisme, Harper se revendique de ce que les néoconservateurs américains, d\u2019Irving Kristol à Robert Kagan, nomment la «clarté morale».Par-dessus tout, cela signifie de distin^er ses amis de ses ennemis ainsi que le Bien du Mal, et d\u2019être capable d\u2019agir pour le Bien, militairement si nécessaire.C\u2019est là le contexte idéologique dans lequel Stephen Harper élabore ses positions de politique étrangère et de défense : elles doivent servir à envoyer un signal à la population canadienne à propos des vertus qui ont fait sa grandeur, et sans lesquelles elle sombre dans la décadence.En 2003, Harper a soutenu l\u2019intervention américaine en Irak car les États-Unis sont un pays ami, et car ils représentaient le Bien contre le Mal incarné par Saddam Hussein.Devenu premier ministre, Harper augmenta radicalement le budget des Forces canadiennes et entreprit de rappeler aux Canadiens leur glorieux passé militaire, notamment lors des commémorations de la guerre de 1812-1814.Aujourd\u2019hui, Harper et son ministre des affaires étrangères, John Baird, aiment à rappeler qu\u2019ils ne soutiennent pas Israël par opportunisme électoral (selon Baird, sa circonscription compterait quatre fois plus d\u2019électeurs d\u2019origine arabe que d\u2019électeurs juifs), mais par principe, parce qu\u2019Israël est la seule démocratie libérale au Moyen-Orient et, de ce fait, un ami du Canada.Dans ses chroniques.Madame Bercovici adopte le langage de la clarté morale pour défendre Israël et attaquer ses adversaires palestiniens, iraniens ou à l\u2019Assemblée générale de rONU.Elle va même jusqu\u2019à comparer Baird à Winston Churchill, le plus grand héros du panthéon néoconservateur.En politique étrangère comme dans les autres sphères de la vie politique, les idées comptent, même si elles ne se concrétisent pas toujours lorsqu\u2019elles sont confrontées à la réalité matérielle.L\u2019amitié canado-américaine, par exemple, est mise à mal par les tensions entourant le pipeline Keystone XL.Le néoconservatisme de Stephen Harper n\u2019explique pas entièrement sa conduite en politique étrangère, mais cette idéologie constitue le fondement intellectuel de sa vision du monde.C\u2019est ce qui sous-tend la,définition si claire d\u2019Israël et des États-Unis comme amis du Canada, la promotion d\u2019un rôle plus musclé pour les militaires canadiens et la revalorisation des vertus martiales.En ce sens, comprendre la politique étrangère de Stephen Harper exige d\u2019étudier son idéologie néoconservatrice et le projet de transformation de la société canadienne dont elle est porteuse.Le prive est politique *4 Francine Pelletier Le dernier scandale impliquant un homme politique fait grincer des dents.On se plaint, non pas tant de la relation clandestine du président François Hollande avec sa jeune maîtresse, mais du bruit médiatique causé par cette indiscrétion.«Une inquisition d'un autre âge», dit le chroniqueur et correspondant du Devoir à Paris, Christian Rioux, qui déplore l\u2019abolition des «cloisons entre vie publique et vie privée».S\u2019il est vrai que la vie sexuelle des politiciens fait aujourd\u2019hui davantage la manchette, encore faut-il se demander pourquoi.Mon collègue Christian tient la «pudibonderie anglo-saxonne» pour responsable.Je crois plutôt que cette curiosité médiatique tient à la prolifération des médias à potins (dont les Britanniques, curieusement, détiennent le secret), mais aussi au féminisme.C\u2019est grâce au mouvement des femmes, après tout, qu\u2019on a commencé à remettre en question l\u2019étanchéité de la vie privée.Le «privé est politique», le grand slogan des années 70, déclarait que le sexisme était d\u2019abord affaire personnelle et que le lieu privilégié de la domination masculine était justement la vie privée.Pas question, donc, de passe-droit au nom du « c\u2019est privé » puisque là se trouvait le carcan dans lequel les femmes étaient enfermées et qui, par ailleurs, permettait aux hommes d\u2019y faire un peu n\u2019importe quoi.Maintenir que toute incursion dans la vie personnelle d\u2019un homme public est sans intérêt, voire de bas étage, revient à lui donner carte blanche dans ses interactions avec son entourage immédiat, en commençant par les femmes.On a beau appeler ça, encore aujourd\u2019hui, du savoir-vivre, il s\u2019agit d\u2019un système de classe qui favorise les puissants, des hommes blancs d\u2019âge mûr dans 90% des cas.Je me souviens d\u2019un prof de littérature \u2014 que j\u2019adorais, par ailleurs \u2014 grand amoureux des arts et des lettres, qui disait: «Vous n'avez pas à savoir si Balzac se cure le nez ou si Dostoïevski bat sa femme.Vous n'avez qu'à vous préoccuper de ce qui est écrit sur la page.» J\u2019étais très impressionnée par ce genre de discours qui mettait l\u2019art au-dessus de toutes préoccupations bassement quotidiennes.C\u2019est seulement plus tard, une fois politisée, que j\u2019ai compris combien cette façon dite supérieure de penser laissait libre cours à des comportements allant du malséant au carrément odieux.Dostoïevski, soit dit en passant, ne battait pas sa femme.Il l\u2019aurait fait que Les frères Karamazov demeurerait un chef-d\u2019œuvre aujourd\u2019hui.A la rigueur, je peux admettre Voyage au bout de la nuit au palmarès des grands romans malgré le fait que son auteur, Louis-Ferdinand Céline, fut un effroyable antisémite.Il est par contre plus difficile de tracer ce genre de distinction en politique.Non pas que le droit à la vie privée n\u2019existe pas ; il existe tout à fait.On ne se préoccupe pas de fouiller dans la vie personnelle des dirigeants à moins qu\u2019il y ait une raison politique de le faire.Or, l\u2019hypocrisie, le mensonge, la manipulation, le deux poids deux mesures.sont tous des raisons de le faire.Manque de jugement Ce n\u2019est pas le fait d\u2019avoir une maîtresse qui embarrasse François Hollande aujourd\u2019hui; c\u2019est la façon avec laquelle il s\u2019y est pris.Le coup du casque de Vespa, les croissants livrés par ses gardes du corps, pour ne rien dire de la trahison de sa légitime compagne.Gros manque de jugement de la part d\u2019un homme payé grassement pour en avoir.Comme Bill Clinton avec Monica Lev^insky, ou encore Dominique Strauss-Kahn et ses partouzes, c\u2019est l\u2019espèce de puérilité juvénile qui s\u2019empare de certains grands hommes lorsque la sexuafité se conjugue avec clandestinité.La clé de leur manque de jugement semble en effet liée à cette équation toxique: sexualité + clandestinité.Ils se comportent un peu comme les Américains durant la prohibition d\u2019alcool, en perdant les pédales devant la chose interdite.On peut d\u2019ailleurs se demander si on n\u2019assiste pas ici à l\u2019effet pervers de vieux stéréotypes sexuels.Le privé ayant longtemps été le domaine des femmes, les hommes, occupés et valorisés ailleurs, n\u2019avaient pas à y réfléchir ni à se poser de questions là-dessus.Ce domaine était un peu de l\u2019ordre de l\u2019inconscient, du pilote automatique.Il n\u2019est pas impensable que cette division millénaire du travail fasse quelques ravages encore aujourd\u2019hui.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page le,s commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 6500 caractères (y compris les espaces), ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel {redaction@lede-voir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Pare (chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amelie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Melanie Ixnsel et Karl Rettmo-Parazelli (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Dayid(chroniqueur), Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters), Julie Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division).Marco Belair-Cirmo, François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffant (éditorialiste), Claude I^evesque et GuyTaillefer (reporters), Jean-Pierre I^egault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivm et Imuis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier et Genevieve Tremblay (assistantes) , correction : Andreanne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amelie Gaudreau (secretaire), Florence Ferraris (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseure), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobm (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amelie Maltais, (coordonnatrice).Elise G\\r2xA(secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (coordonnateur du service a la clientele), Manon Blanchette, Danielle Cantara, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Beliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentma Draghici, Celme Furoy et Véronique Page A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JANVIER 2014 ACTUALITES MÉDECINS SUITE DE LA PAGE 1 irons», dit le François Gauthier.«Je pense que la majorité des médecins ne s\u2019opposera pas.» Finies, aussi, les factures ambi^ës.Elles devront être claires et détaillées, ce qui facilitera aussi les réclamations aux assureurs privés.Le Collège veut aussi enrayer des pratiques comme celle qui a mené à la radiation temporaire du D\u2018^John Backler en octobre 2013.Ce dernier avait favorisé des patients qui payaient pour des examens de laboratoire effectués par une firme dirigée par sa conjointe.«Le comité de discipline a jugé que nous n\u2019avions pas été en mesure de démontrer que les projîts tirés étaient indus», regrette le Gauthier, car le code était trop flou.Une telle latitude ne sera plus possible.Le Gauthier avoue que c\u2019est l\u2019élément qui «a suscité le plus de discussions».«Les médecins ne doivent pas avoir de signe de piastre au bout du crayon qui signe la prescription », tranche le 0\u201c^ Gauthier.Les coopératives de santé devront aussi s\u2019ajuster, car il sera maintenant écrit noir sur blanc que l\u2019ordre de priorité des soins ne peut dépendre que de la condition médicale des patients.Non pas du paiement d\u2019une cotisation annuelle.«Je ne veux pas stigmatiser les coops, elles rentrent déjà dans le rang, dit le Gauthier.Mais on estimait qu\u2019il y avait des risques de dérapage pour sélectionner une clientèle qui a les moyens de payer.» Le Collège dit s\u2019être inspiré des plaintes reçues du public tout comme des reportages dans les médias, mais aussi d\u2019échanges qualifiés de «jluides» avec le ministère de la Santé.Le conseil d\u2019administration du Collège a entériné le texte final en décembre.Manifeste pour l\u2019accessibilité Le Collège souhaitait aussi rappeler à ses membres leurs responsabilités concernant la prise en charge et le suivi des patients.«Le médecin doit collaborer avec ses confrères au maintien et à l\u2019amélioration de la disponibilité et de la qualité des services médicaux auxquels une clientèle ou une population a droit», rappelle-t-on dès l\u2019article 3 du code.Cette directive générale a été ramenée au début du texte dans un but «pédagogique», dit le Gauthier.Aussi, un médecin ne doit pas sélectionner sa clientèle.« C\u2019est prohibé, point, tranche le 0\u201c^ Gauthier.On ne peut pas refuser de traiter un patient parce que c\u2019est un cas de CSST et qu\u2019il y aura de la paperasse à remplir, par exemple.» Pas question non plus qu\u2019un patient «se retrouve entre deux chaises» quand un médecin le recommande à un autre.Désormais, un méde- cin qui dirige un de ses patients vers un collègue doit assumer la responsabilité du patient tant et aussi longtemps que son collègue n\u2019a pas effectivement pris le relais.Le Gauthier est optimiste.« Certaines dispositions seront moins populaires, mais j\u2019ai bon espoir que cette nouvelle mouture soit mise en application.» Le Devoir Révisions antérieures du code de déontologie La dernière refonte en profondeur du code de déontologie des médecins remonte à 2002.Depuis, d\u2019autres révisions moins importantes sont venues clarifier des articles mis à l\u2019épreuve par de nouvelles réalités.En 2008, la médiatisation d\u2019ententes entre médecins et pharmaciens a entraîné un resserrement des règles entourant les baux des cliniques.En 2010, c\u2019est à la publicité que le Collège s\u2019attaquait.La révision de 2014 est elle marquée par les questions d\u2019accessibilité et de frais, de plus en plus courants dans un système pourtant public et universel.SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 mation d\u2019un gouvernement de transition, souhaitée par l\u2019opposition sjrienne et par les pays occidentaux, est également à l\u2019ordre du jour.Des négociations directes entre les autorités sjriennes et les partis regroupés au sein de la Coalition nationale de l\u2019opposition sjrienne devraient commencer vendredi à Genève et pourraient durer jusqu\u2019à dix jours dans un premier temps.11 s\u2019agira des premiers pourparlers du genre depuis le début de la guerre civile syrienne, en mars 2011.Ce grand rendez-vous diplomatique au bord du lac Léman a été reporté à plusieurs reprises.11 a failli l\u2019être de nouveau cette semaine, les membres de la Coalition menaçant lundi de le boycotter parce que l\u2019Iran y avait été invité.Le secrétaire général de l\u2019Organisation des Nations unies.Ban Ki-moon, a rapidement retiré l\u2019invitation qu\u2019il venait de faire à la République islamique, qui est un des principaux soutiens du gouvernement sjrien, avec la Russie.Cette dernière a critiqué la volte-face de M.Ban, sans toutefois remettre en question sa participation à la conférence.Mardi, la délégation du régime syrien a eu de la difficulté à obtenir que son avion soit ravitaillé en carburant lors d\u2019une escale à Athènes.Mardi également, les diplomates s\u2019employaient à limiter les attentes.«Nous devrons nous contenter d\u2019une politique des petits pas», a ainsi déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.Le conflit en Syrie a forcé deux millions de personnes à trouver refuge à l\u2019étranger, mais également plus de trois milbons d\u2019autres à se dé- MAHMOUD AL-HALABI AGENCE ERANCE-PRESSE Un enfant reçoit de l\u2019aide après avoir été blessé au cours d\u2019une frappe aérienne effectuée mardi près d\u2019une école à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie.placer à l\u2019intérieur des frontières de leur pays.Actuellement, les agences de l\u2019ONU et les organisations humanitaires privées sont soumises à un étroit contrôle du régime sjrien qui, selon elles, limite ou interdit la livraison d\u2019aides médicales et de vivres vers les régions tenues par des forces rebelles.Le quotidien britannique The Guardian et la chaîne de télévision américaine CNN ont pubbé mardi des images et un rapport produit à l\u2019instigation du Qatar.On y trouve 55000 photos numériques de quelque 11000 prisonniers, montrant notamment des traces de coups.Plusieurs corps sont émaciés sur les clichés, ce qui semble indiquer que les prisonniers ont été affamés.Selon le rapport, la police syrienne photographie les détenus qu\u2019elle a ordre d\u2019exécuter depuis le début de la guerre civile en mars 2011.David Crane, un des auteurs du rapport, a comparé ce genre «tuerie industrielle» aux atrocités commises par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.M® Crane a été procureur au Tribunal spécial sur la Sierra Leone.Le bureau de la haute-commissaire aux droits de l\u2019Homme de l\u2019ONU a qualifié le rapport qatari A\u2019«extrêmement alarmant», et souligné la nécessité de dépêcher des observateurs indépendants en Syrie.L\u2019ONU a déjà dénoncé les tortures commises par les agents du régime sjuien, tout en reprochant à certains groupes d\u2019opposition d\u2019avoir également commis des atrocités.L\u2019organisation américaine Human Rights Watch a critiqué mardj la communauté internationale, y compris les Etats-Unis, pour son inaction devant la crise syrienne.«Depuis les guerres dans les Balkans et au Rwanda, dans les années 1990, on a rarement vu un conflit dans lequel autant de gens ont été tués en si peu de temps», a noté Nadim Hour y, directeur de HRW pour le Moyen-Orient.La Fédération internationale des droits de l\u2019Homme, pour sa part, a prédit que la conférence Genève2 échouera si les parties n\u2019arrivent pas, «au minimum », à garantir un libre accès à l\u2019aide humanitaire en Sjuie.Avec Associated Press et l\u2019Agence France-Presse Le Devoir PHOTO SUITE DE LA PAGE 1 bre de l\u2019entoruage du premier ministre poru entrer dans le périmètre et faire partie de la photo.«C\u2019est la réélection.C\u2019est la photo à un million de dollars!» Pour Marci McDonald, «on a découvert le pot aux roses».M\u201c® McDonald est l\u2019auterue du livre The Armageddon Factor, publié en 2010 et expliquant l\u2019influence grandissante du mouvement évangélique chrétien sru la droite politique canadienne.«Tout ceci est une campagne de réélection! [.] Rappelez-vous que Stephen Harper est premier ministre depuis huit ans.C\u2019est juste après le congrès du Parti conservateur à Calgary [fin octobre], quand il est devenu clair dans les coulisses que les gens commençaient à parler ouvertement d\u2019une course au leadership et de leur déception, que ce voyage a été annoncé.» Selon elle, il s\u2019agit d\u2019ime «diversion».Marci McDonald a documenté dans son livre la croyance évangélique selon laquelle le Christ reviendra sru terre quand les Israélites seront à nouveau regroupés en Terre sainte.Cela les mène à appuyer les revendications d\u2019Israël et à favoriser un rapprochement avec les milieux juifs.Selon elle, ce voyage et les positions assumées de M.Harper permettent de corutiser ces deux électorats à un moment où les sondages ne sont pas réjouissants.Une source conservatrice, qui refuse d\u2019être identifiée, reconnaît que ce voyage serf du moins en partie, cet objectif.«La base conservatrice est plutôt croyante.Des photos de la Terre sainte ne peuvent pas nuire», explique-t-on.En outre, «bien que le vote juif ne soit pas concentré [de manière à garantir des circonscriptions], l\u2019influence de la communauté dans le monde des affaires, de la culture, etc.n\u2019est pas négligeable».Charles McVety, le président du Canada Christian College de Toronto et tête d\u2019affiche de la droite religieuse au Canada, abonde dans le même sens.« Tout chrétien qui se rend à Jérusalem visitera la basilique de la Nativité, l\u2019église du Saint-Sépulcre, marchera sur la via Dolorosa et marchera sur les traces de Jésus Christ.C\u2019est excitant de voir un premier ministre en poste faire cela.C\u2019est la première fois!» Selon lui, «il ne fait aucun doute que les chrétiens qui croient à la Bible verront ceci d\u2019un œil favorable.J\u2019ai reçu beaucoup de messages disant \u201cJe suis fier d\u2019être Canadien \u201d à la suite du discours de M.Harper et de sa présence en Israël.Ft ces messages me sont envoyés par des chrétiens».Jean Chrétien est le seul autre premier ministre à avoir visité Israël, en 2000.Son voyage avait été jugé catastrophique par maints commentateurs, M.Chrétien ayant multiplié les déclarations maladroites.11 n\u2019avait pas visité le mur des Lamentations ou ces autres lieux saints.Les images de M.Harper revêtent donc une importance toute particulière.Une délégation à l\u2019image du message Stephen Harper et son épouse voyagent avec une délégation de 237 parlementaires, adjoints, personnes d\u2019aflâires et représentants de divers groupes d\u2019intérêts.Du lof il y a 21 rabbins, dont 9 proviennent de la filière hassidique Chabad Loubavitch, considérée comme parmi les plus orthodoxes.Au chapitre des évangéliques, on trouve dans la délégation David et Agnes Hearn, le président et son épouse du Christian and Missionary Alliance, l\u2019Eglise évangélique à laquelle appartient M.Harper.11 y a Don Simmonds, le président du groupe télévisuel Crossroads Christian Communications.L\u2019an dernier, Ottawa a songé, avant de se raviser, à couper le demi-million de dollars que Crossroads touchait pour ses projets de développement en Ouganda parce qu\u2019U affichait dans son site Internet que l\u2019homosexualité est une «perversion» et un «péché».Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, avait critiqué le groupe.Se trouve aussi dans cette délégation accompagnant M.Harper Donna Holbrook, de l\u2019International Christian Embassy Jerusalem.«C\u2019est un groupe qui vise spécifiquement à cultiver l\u2019appui évangélique à Israël», selon M\u201c® McDonald.Quant à l\u2019ex-ministre conservateur Stockwell Day, il avait contribué à tisser des liens entre Juifs et évangéliques par l\u2019entremise de son adjoint Joseph Ben-Ami, qui a à la fois travaillé poru le B\u2019nai Brith et Charles McVety.M.Day est lui aussi du voyage, avec son épouse Vàlorie.Pour la petite histoire, le député Mark Adler qui voulait sa photo a plus tard diffusé sur son compte Twitter un cliché de lui serrant la main du premier ministre Benjamin Nétanyahou.Un journaliste lui a alors demandé si cette photo était «celle à 500000$».Le Devoir Harper critique Israël, mais en privé Le Canada et Israël ont une vision différente du conflit israélo-palestinien en dépit de leurs bonnes relations, ont reconnu mardi le premier ministre Stephen H^er et son homologue israélien.Benjamin Nétanyahou.M.Harper a reproché aux journalistes d\u2019avoir tenté de l\u2019amener q critiquer publiquement l\u2019État hébreu pour sa position concernant les territoires, af firmant que les reporters lui avaient posé des questions à ce sujet tant en Cisjordanie qu\u2019en Israël.Lorsque M.Harper s\u2019est fait demander en conférence de presse s\u2019il avait exprimé des désaccords envers Israël, il a répondu que «oui, à plusieurs occasions».M.Harper a soutenu que son appui envers Israël «ne m\u2019empêche pas d\u2019exprimer aux gouvernements d\u2019Israël et de l\u2019Autorité palestinienne nos désaccords sur les enjeux variés qui sont de notoriété publique.Mais lorsque les intérêts vitaux et quotidiens du Canada ne sont pas enjeu.franchement, il est plus productif d\u2019en discuter en contexte privé», a soutenu M.Harper.Ces «enjeux variés» auxquels il fait référence sont les positions officielles affichées sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères, notamment que le Canada ne reconnaît pas le contrôle d\u2019Israël sur les territoires occupés et estime que les colonies sont contraires au droit international.Le Devoir et La Presse eanadienne PANIQUE SUITE DE LA PAGE 1 Blanchet» afin que la formation ne se mêle pas du débat.M.Arsenault fait référence à Claude Blanchet, le mari de M\u201c® Marois, qui fut le p.-d.g.du Fonds de solidarité de la FTQ de 1983 à 1997.Interrogé à ce sujet à la commission Charbon-neau, Jean Lavallée a déclaré qu\u2019il ne se souvenait pas de cette histoire de «deal».Ces rencontres avec le PQ n\u2019ont jamais eu lieu, assure-t-il.«Ce sont tout de même des conversations qui ne sont pas banales», a fait remarquer la juge France Charbonneau.Explications demandées À l\u2019Assemblée nationale, le Parti libéral du Québec (PLQ) a bondi sur l\u2019occasion pour exiger des explications de la première ministre, Pauline Marois, sur le «deal» allégué entre son conjoint et l\u2019ancien numéro un de la FTQ.«C\u2019est troublant», a déclaré le chef libéral, Philippe Couillard.11 a invité la première ministre à «prendre ses responsabilités » comme il l\u2019a fait lorsque les policiers ont fait des perquisitions au siège social du Parti libéral.«Vous m\u2019avez posé souvent des questions sur les visites de la police à nos locaux, a-t-il Ait.Je suis venu vous voir et fai répondu aux questions.C\u2019est à elle de faire la même chose.» La critique libérale en matière d\u2019éthique.Lise Thériault, s\u2019est montrée plus sévère.«Qu\u2019est-ce qu\u2019on peut négocier pour son organisme en ayant un moyen de pression qui s\u2019appelle le mari \\ Québec le de la première ministre?» a-\t\u2019 t-elle demandé.\tPLQ n\u2019a pas Mme Thériault a accusé le ,, , gouvernement Marois de tarde a exiger protéger la FTQ encore au- j Poniinp jourd\u2019hui.«Ils ont toujours voulu garder leurs liens [.] Marois des et atténuer tout ce qui pouvait irriter la FTQ », a-t-elle lancé, explications La députée de la Coalition\t,\t, avenir Québec (CAQ) Sylvie ®ur un «deal» Roy est la première à avoir\tpntrp exigé la tenue d\u2019une enquête P^^esume entre sur l\u2019industrie de la construe- gon conioint tion, en avril 2009.Le PQ a\t\u2019 attendu six mois avant de se Claude rallier à sa proposition, tan-\t, dis que les libéraux ont fait la rSlancnet, sourde oreille pendant deux ^ Michel ans et demi.M\u201d« Roy s\u2019interroge aussi Arsenault sur le délai de réponse de six mois du PQ, puisque les tractations du tandem Lavallée-Arsenault coïncident à deux semaines près avec sa sortie initiale.«Nous nous sommes toujours demandé pourquoi Pauline Marois avait pris autant de temps à allumer, mais aujourd\u2019hui, je crois que nous avons peut-être la réponse», a-felle dit.En l\u2019absence de M\u201c® Marois, qui se trouve à Davos, la réplique du PQ est venue de Bernard Drainville.«S\u2019il y en a qui ont essayé de nous empêcher de demander la commission, ils ont frappé un mur, a-t-il lancé./e dirais un mur d\u2019intégrité.» Le PQ a réclamé la tenue d\u2019une commission sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction «pendant trois ans», a dit le ministre responsable des Institutions démocratiques.Dans l\u2019opposition, «je ne sais pas combien de centaines de fois on s\u2019est levés pour demander la création de la commission », a-t-il insisté.Lavallée désapprouve L\u2019homme au cœur des intrigues du jour, Jean Lavallée, n\u2019a pas caché le dégoût que lui inspire la commission Charbonneau.«On sait comment ça se finit, une commission d\u2019enquête.Moi, je suis ici aujourd\u2019hui et je suis condamné d\u2019avance.Je passe pour un pas bon partout.Ma réputation est ternie», a-t-il déploré.L\u2019ancien dieu dq la FTQ a presque complété son témoignage.À plus d\u2019une reprise, il a été confronté à des écoutes électroniques embarrassantes.11 a notamment mis son poids dans la balance pour convaincre le conseil de la SQLIM d\u2019accepter deux dossiers toxiques de Jocelyn Dupuis.Si des relations des Hells Angels ont pu bénéficier de financement pour lerus projets, c\u2019est à son insu.«On fait pas affaire avec les Hells.Si on a fait affaire avec eux, on ne le savait pas», a-t-il dit.M.Lavallée dément toujours avoir dirigé une filière qui contrôlait l\u2019accès à la SQLIM (le bras immobilier du Fonds).11 a toutefois reconnu qu\u2019il avait appuyé certains dossiers, dont ceux de son ami Denis Vincenf une autre relation des Hells Angels.Jean Lavallée a enfin jeté une ombre sur la crédibilité de Michel Arsenault.L\u2019ex-numéro un de la FTQ lui a déjà confié qu\u2019un «Italien » lui avait offert un pot-de-vin de 300000$ pour faciliter le financement de Carboneutre, une firme infiltrée par le caïd Rajmald Desjardins.M.Arsenault s\u2019est vanté d\u2019avoir refusé le pot-de-vin.11 a même exprimé sa colère devant cette tentative de corruption, se souvient Jean Lavallée.Ces explications contrastent avec celles fournies par le principal intéressé.M.Arsenault a déclaré publiquement que cette tentative de corruption n\u2019avait jamais eu lieu.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
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