L'Union nationale, 8 février 1866, jeudi 8 février 1866
[" ost esont la charge de l\u2019Abonné.Er, \u20ac cofrais dez A © Pour: it i-Hebdomadaire.{ition Sem pour 2 dition Hebdomadaire.#.+\" donné un ns re \u2026 5» ' - nh AANA AAAS mols d\u2019=yance.- oh GAL Lf) ed same AoA sh wen be 4 CRETE I - : ; FANE BYE: (Suite) Au eh 17 \u201cIV.saison rab re).$500 8 spied avance par semestre).$6 0! rs après chéance psomontre 600 = ou Bivous \u2018étiez appelée ans un autre monde, \u201d * CET _ Ne pouvant pas faire cesser ses\u2019 dontes, je je soupirai ch souhaitant zai mes yeux sur ses deux: grands-pieds et |.* la fin\u201c do cet interro- \"\u2014Oh ! quelle honte ! J'ai un petit gargon plus jeune quo vous qui'sait déjà six pssèmes par cœur ; et quand on\u2019lui demande ce qu'il préfere, manger un pain d\u2019épice ouapprendre un\u2019 verset, it vous\u2019 répond : \u201c J'aime mioux apprendre un verset ; parce quo les ahges chantent les psaumes, et que je veux être uu petit ange sur la terre, \u201d Et alors on lur donne deux pains d'épices en récompense dé sa piété d'enfant.\u2014Les Psaumes ne sont point intéressants, obsorvai-je.\u2014C'est une preuve quo vous avez un Inau- vais cœur.Il faut demander à Dieu de le changer, de vous en accorder, un autre plus pur, de vous retirer ce cœur de pierre pour vous donner un cœur de chair.\u201d Jessayais de comprendre, par quelle opéra-, tion pourrait s\u2019accomplir ce changement, lorsque Mme Reed m'ordonua de m'\u2019asscoir ; et prenant elle-même le fil do la conversation, \u201c Je crois, monsieur Bockelhurst, dit-elle, vous avoir mentiouné dans ma lettre, il y a nt pas le caractère et les dispositions que j\u2019eussé Voulu voir en elle.Si douc vous l\u2019admettez daus l'école de Lowood, je demanderai que les chefs et les maîtresses aient l\u2019œil: sur ella ; je les pricrai surtout de se tenir en garde contre son plus grand défaut, je voux parler de sa tendance au mensonge.Je dis toutes ces choses devant vous, Jane, ajoâta-t- elle, afit que vous n'essayiez, pas de tromper M.Brockelburst.LL J'étais tout noturollement portée à éraindro et à détester Mme Reed, elle qui semblait sans ceshe (lestinéo à me blesser cruzllement.Jo n'étais jamais heureuse en sa présence ; quels que fussent mes sois pour lui obéir et lui plaire, mes efforts étaient toujours repoussés, et Je ne recevais en échange que des reproches semblables.à celui que je viens do rapporter.Cette accusation qui n\u2019était infili- gée devant un étranger me fut profondément douloureuse.Je voyais vaguement qu'elle venait de briser toutes mes espérances dans cette nouvelle vic où je devais entrer ; je sentais confusément, ct sans m\u2019en rendre compte, qu\u2019elle semait 1'aversion et la malveillance, sur le chemin que j'allais parcourir, Je me voyais transformée-aux yeux de M.Brockelhurst en petite fille dissimulée ; et que pourais-je fuire pour effacer cette injustice 7 \u201c Rien, rien,\u201d pensai-jc en moi-même.Je m\u2019efforgai de réprimer un sanglot et jessuyai rapidemont quelques larmes, preuves trop évidentes de mon angoisse.Le mensonge est un triste défaut chez un enfant, dit M.Brockelburst, et celui qui aura trompé pendant sa vie trouvera la punition de ses fautes daus ua gouffre de flammes et de soufre delle iv Milo Temple et aux institutrices.\u2014Je voudrais, continua Mme Reed, quo son éducation füt en rapport avec sa position, qu\u2019on la rendit utile et humble.Quant aux vacances, je vous demanderai la pormission de les lui laisser passer à Lowood.\u2014Vos projets sont pleins de sagesse, madame, reprit M.Brockelhurst ; l'humilité est une vertu chrétienne, et ello ost nécessaire surtout aux élèves de Lowood.Jo demande sans cesse qu\u2019on apporte un soin tout particulier à la leur inspirer.J'ai longtemps cherché les meilleurs moyens de mortifier en elles le sentiment mondain de l\u2019orgueil, et l'autre jour j'ai eu une preuve de mon succés.Dla seconde fille est allée avec sa mère visiter l\u2019école, et à son retour clle s'est deride : ¢¢ O mon père ! cowbien tous ces enfants do Lowood semblent tranquilles et simples, avec leurs cheveux ro- levés derrière l'oreille, leurs longs tabliers, leurs pétites poches cousues à l\u2019extérieur de leurs robes ! Elles sont vôtues presque comme les enfants des pauvres ; ot, ajouta-t-elle, elles regardaient ma robe et celle de maman commo si elles n\u2019eussent jamais vu'de soie.\u201d \u2014Voilà une discipline que jyapprouve entièrement, continua Dlme Reed ; j'aurais cherché\u2019 dans toute l'Angleterre, que je n'eusse rien trouvé de mieux pour le caractère de \u2018Jade.Mais, mon cher monsiour Brockelhurst, jé demande de l'uniformité sur tous points.\u201c\u2018 \u2014Oertes, madame, c\u2019est un des premiers devoirs chrétiens, et à Lowood nous l\u2019avons observée dans tout ; uno nourriture et des vé- tements simples, un bien-être que nous avons eu soin de ne pas exagérer, des habitudes dures et laborieuses : telle est la règle de cette maison.© .210 \u20182 '[rès-bien, monsieur : alors je puis comp: tér que cette enfant sera rêçue à .Lowood, qu'elle y soru élevée Comme il convient à sa position, et en vu: de ses devoirs 4 venir.\u2014Vous le pouvez, madame ; elle sèra placée dans cet asilé de plantes choisies, et j'es- pèreque l\u2019inestimable privilége de son, admis-, sion la rendra reconnaissante.Cea \u2014Je l'onverrai aussitôt \u201cque possible, monsieur Brockelhurst ; car j\u2019ai bien hâte, je vous assure; d'être débarraésée d\u2019une résponsabili- lté.qui devient aussi lourde.TL \u201c, \u2014Sans doute, satis doute, Madame, ajouta- til,\"je me vois obligé-de \u2018vous faite mes trois semaines environ, que cette pctite fille | Mme.Reed pouvait avoir trente-six ou trente-sept ans ; c'était une femmo d'une cons- litution robuste, aux épaules carides, aux \u2018membres vigoureux ; ello n\u2019était point lourde, bien quo petite et forte ; sa figure paraissait large, à \u2018cause du développement excessif do son menton.Elle avait le front bas, la bodche ot le nez assoz réguliors ; sos yeux, sans bonté, brillaient sous des oils pâles ; sa peau était noire et ses cheveux blonds.D\u2019un tempérament fort et sain, elle ignorait la maladie ; c\u2019était uno ménagère soigneuse et habile, qui sur- veslluit aussi bien ses formes que sa maison ; ses enfan's seuls se riaient quelquefois de son autorité ; elle s\u2019habillait avec godt, at sa tenue faisait toujours ressortir sa toilette.Assise sur une chaise basse, non loin de son fauteuil, j'avais pu l\u2019examiner et étudier tous les traits de son visage.Jo tonais dans ma main ce livre qui racontait la mort subite d\u2019une monteuse ; mon attention s\u2019y reporta, et ce fut cowme un avertissement pour moi.Oc qui venait de se passer, ce que Mine Reed avait dit à M.Brockelhurst, toute leur conversation enlin était oncore récente et douloureuse dans mon esprit ; chaque mot m'avait \u2018frappée comme un dard, et j'étais là, agitéo par un vif ressentiment.Mune Reed leva les yeux de son ouvrage, les fixa sur moi, et ses doigts s\u2019arrétéront.\u201cSortez d'ivi, retourasz dans votre chambre, \u201d\u2019 me dit-elle.Mon regard, ou je ne sais quelle:autre chose, l'avait sans doute blessée ; car, bien qu\u2019elle se contint, son accent était très-irrité.Je me levai et je me dirigeai vers la porto ; mais :je revins sur mea pas, jailai du côté de la fonê- tre, puis au milieu de la chambre : enfin je m'approchai d\u2019elle.Il fallait parler ; j'avais été impitoyablement foulée aux pieds, je sentais le besoin de me venger : mais comment ?Quelles étaient mes forces pour lutter contrs une telle adversaire ?Je fis appel à tout ce qu\u2019il y avait d\u2019énergie en moi, et jo la concentrai dans ces seuls mots : .\u201cJe ne suis pas dissimuléo ; si je l'étaw, j'aurais dit que je vous aimais ; mais je déclare que \u2018je ne vous aime pas ; je Vous déFeste\u2019 plus quo personns au monde, excepté toutefois John Reed.Cette histoire d\u2019une menteuse, vous pouvez la donner à votre fille Georgiana, car c\u2019est elle qui vous.trompe, et non pas imois \u201d Les doigts de Mine Reed étaient demourés immobiles, ses, yeux.de glace continusient à me fixer froidement.wT ¢- Qu\u2019avez-vous encore i.me dire 7,, me de- manda-t-cllo d\u2019un ton qu'on aurait plutôt employé avec une femme qu'avec un enfant.Ce regard, cette voix, réreillèrent toutes invincible irritation, je continuai : « Je suis heureuse que vous ne soyez pas une do mes parentes, je ne vous appelerai plus jamais ma tante ; je ne viendrai-jamais vons voir lorsque je serai grande, et quand quel- qu'un me demandorai si je vous aime et coin- ment vous me traitioz, je lui dirai que votre souvenir seul mo fait mal, ot que vous avez été cruelle pour moi.\u2014Commont oseriez-vous affirmer de semblables choses, Jane ?_ \u2014Comment, je l\u2019oserai, madamo Reed 7 Je l\u2019oserai, pagoe\u201cque c\u2019est la vérité.Vous croyez que jo ne sens pas et que je puis Vivre saus que personne m'aime, sans qu\u2019on soit bon pour moi ; mais non, et vous n\u2019avez pas eu pitié de moi ; je me rappellerai toujours avec quelle dureté vous m\u2019avez repoussée dans la chambre rouge, quel regard vous m'avez jeté, alors quo j'étais à l\u2019agouie, Et pourtant, oppressée par la souffrance, je vous avais orié : \u201c Ma tante ayez pitié de moi ! «\u201c Et cette punition, vous me l\u2019aviez infligée parce que j'avais été frappée, jetée à terre par votre misérable fils.Je: dirat l\u2019exacte vérité à'tous ceux qui mo questionneront.On croit que, vous êtes bonne ; Mais votre cœar est dur, et vous êtes dissi- - ce mulée.- 1Quand j\u2019eus cessé do \u2018parler, le plus étrange chaine invisible s'était brisée et que je venais de\u2018conquérir une liberté inespérée.Je pouvais le croire en effet, car Mine Reed semblait effrayéo ; son ouvrage avait glissé de ses genoux, ello.lecait Jes mains, paraissait agitée, et à sp.figure.contraetée on eut dit qu\u2019elle allait plourer.6 Jane, me dit-elle, vous -vous trompez.Qu'évez-vous ?pourquoi tremblez-vous si lort ?Voulez-vous boire un peu d\u2019eau ?\u2014Non, madame Reed.\u2014 Souhaitez-vous quelque autre : chose, J'ané ?Je vous dssure que je désire être votre amie, M ( -*=Non ; vous prétendiez tout,à l'heure, de- \u2018vant M.'Brockelhürst, que-j'avais;un mauvais caractère et que j'étais uno.menteuse'; mais tout le monde sanra votre conduite à Lowood .Jane, ce sont là des choscæ.que vous: ve comprenez pas ; il faut- bien -corriger-les.on- fants de leurs défauts, iQ WR £ éprouver ensuito les douleurs du remords ot la glace diifepentir.Quand j'avais accusé ot me- | nacgMme Reed, mon esprit flamboyait comme \u2018un fas/dé bruyères embrasdes ; mais, de tnôme que celle-ci, après avoir été enflamméos, no laissent plus que ceudres, mon âme se trouva anéantie, lorsçue, après une demi-heuro do silences et: de réflexion, je reconnus Ja folio do ma conduite, ct In tristosse d\u2019üno position où j'étais'haïe autant qe je haïssais.\u2018J'avaisi goûté la vengeance pour ln première fois; comme les vins épicés, elle me sembla agréable, chaüde et vivifianto ; muis l\u2019arrière- goût métallique et brûlant me laissa lu sensation d'un empoisonnement.Alors jo serais alléo de bon cœur demandor pardon à Mme Reed ; mais je savais, par l\u2019oxpérience et par linstinet; quo je l'aurais aiosi rendue plus ennemie, ot que j'aurais excité les siolents ontraînements de ma naturo.Le moins que je pusse montrer, c'était l\u2019omportement ans mes paroles ; le moins que je pusse sentir, c'était uno sombre indignation.Jetpris un volume de contes arabes, eu m'ef- forbant de lire ; mais je no compris rien: ma ponsée - fottante ne pouvait so fixer sur woi- même, ui sur ces pages que j'avais trouvées Jadis si séduisantes.J'ouvris la porte vitréo de la salle à manger : le bosquat était silencieux ; une gelée quo n\u2019avait brisée ni le soleil ni le vent, couvrait la terre.Jo me servis de ma robe pour envelopper ma tête et mes bras, et j\u2019allai moe promener dans une partio du parc tout à fuit eéparée du reste.Mais je ne trouvai plus aucun plaisir aous ces arbres silerrcioux, parmi ces pommes de pins, dernières dépouilles de l\u2019automne dont le sol\u2018était couvert, au milieu de ces feuilles mortes amoncelées par le vent et roidies par les glaces ; je m\u2019appayai contro la grille, et jo regardai un champ vide où les troupeaux no passaient plus, et où l'herbe avait été tondue un libro cours à rcs seutiments de rage; saus selle ! Je suis sûre que, ri je vous domandais de m\u2019embrasser vous me refuseriox.sora un plaisir pour moi ; baissoz un pou votre toto.?* .Bessic s\u2019inolina, ot nous nous-embraseâmes ; puis, étant tout à fait remiso, je la suivie à la maison.L'après-midi so passa dans In paix ot l'har- monio.Le soir, Bessie me conta ses histoirés les plus attrayantes et me chanta ses chants les plus doux, Méme pour moi, la vie avait sos rayÜns do soloil.Vv On était au matin du 19 janvior ; cinq heu- vos venaient de sonner au momont où Bussio entra avec une chandelle dans mon potit cabinet, J'étais debout ot presque entièrement habilléo.Levé depuis vac demi-houre, jo m'étais lavé la figure, ot j'avais mis mes vêtements à la pâle lumière de ln luno, dont los rayons perçaient l'étroite fenôtre de mon réduit.Je devais quitter Gatesheud ce jour méme ot prendre, à six heures, In voiture qui passait devant la loge du portier.Bessio seule était levée ; après avoir allumé le feu, elle commença à fuire chauffor mon déjeuner.Les enfants mungont rarement lorsqu\u2019ils sont excités pur In pensée d\u2019un voyage.Quant à moi, je ne pus rion prendre.Ce fut en vain que Bessie me pria d'avaler une ou deux cuillerées de la soupe au lait qu\u2019elle avait préparée.lille chorchu alors quelques biscuits et les fourra dans mon sac ; puis, après m\u2019uvoir attaché mon manteau et mon chapeuu, elle m\u2019enveloppa dans un châle, et nous quittâmes ensemble la cbambro des enfants, Quand je fus arrivée devant la chambre à coucher de Mmo Reed, Bessie me demanda si je voulais dire adiou à sa maîtresse.par l'hiver et revêtue de blanc.C'était un jour bien sombre, un cicl bion obscur, tout -chargé de neige.Par intorvalles, des flocons de glace tombaient sans pe fondre sur le son- tier durei et dans le clos couvert de givre.d'dtatsenfé 0 inalhèureus;-etje sourmurais tout bas : ** Que faire ?quo faire ?\u201d J\u2019enteudis teut à coup une voix claire me crier : « Mudemoiselle Jane, où êtes-vous ?venez déjeuner.\u201d C\u2019etait Bessie, je le savais, et je ne répon- 1s rien ; mais bientôt le bruit léger de ses pas arriva jusqu'à moi.Elle traversait lo sentier et se \u2018dirigeait de mon côté.« Méchante petite fille ! mo dit-elle, pourquoi no vemez-vous pas quand on vous ap- ; mais ello sera surveillée ; Je parlerai mes antipathies.Émue, aiguillonnée par une pelle ?\u201d La présence de Bessie me sembla encore plus douce que les pensées dont j'étais accablée, bien que, selon son habitudo, elle fût un peu dé mauvaiso'humeur.Le fait est qu\u2019après ma lutte\u2018avco Mme Recd et ma victoire sur ello ; la \u2018colère passagère d'une servante me touchait peu, et j'étais prête à venir me ré- chaufter à la lumière'de son joune cœur.Je jetai donc meS'deux bras autour do son cou, en lai disant: \u201c Venez, Bessie, ne grondez plug.\u201d Je ne m'étnis jamais inontrée si ouverte, si peu craintive ; cette mânièro \u2018d\u2019être plut à essie, \u201c Vous &tos une étrange enfant, mademoiselle Jane, me dit-elle on me regardant ; uno petite créature vagabondo, aimant la solitude, Vous allez en pension, n\u2019est-co pas ?\u201d Je fis un signe affirmatif, \u2018 Et n'êtes-vous \"pas triste de quitter la pauvre Bessie ?\u2014Que suis-je pour Bessio ?elle.me gronde toujours, \u2014C'est qu'aussi-vous vous montrez bizarre, timide, effarouchéo, Si vous étiez,un pou plus ardie.: \u2014Oui;'pour recevoir encore.plus do coups.\u2014Sottise ! Mais, du reste, il eft.certain que vous n\u2019êles\u2018pas, bion traitée ;ma mère, lors- voir un de ges enfants à votre pluce.Mais venez; j'al\u2018une bonne nouvelle pour vous.\u2014Je ne le pense pas, Bessie.\u2026 | \u2014JFnfant que.voulez-vous, dire L-Poarquoi fixer sur çmoi un regard si triste LE.bien vous saurez qué monsieur,.madame'et mes demoiselles sont allés prendre le thé chez une de leurs connaissances; quand & vous, vous le prendreziaveo moi; jo demanderai à la ouisi- nièro de vous faire un petit gâteau, ot ensuite vous m'aiderez À visiter vos tiroirs, parce w'il faudra bicotôt que je fasse votre malle.Madame veut que.vous quittiez Gatoshead dans un jour ou deux ; Yous choisirez ceux\u2019 de- vos vitements que.vous.voulez on:porter.:.| - \u2014Bossie, dis-je, promottez-moi dé'ne'plüs mo gronder jusqu'd mon dépirt.; \u2014Eli bien, oui ; Mais soyez uve bonne fille et n\u2019ayez\u2018pas peur de*moï, - Ne reuléz pas quand\u2019 jo\u201d parlo un \u2018peu haut; cir c'est li ce qui m*irrito ie plus.: « Non, Bessie, répondis-je ; hior soir, lora-.que vous étiez descendus pour le suuper, olle s\u2019est approchée do mon lit, et r\u2019a déclaré que lo lendemain matin je n'aurais besoin +u déranger ni ello ni mes cousines ; elle m\u2019a aussi \u2018dit de\u2019 no point \u201coublier qu'elle avait toujours êté ma meilleure amie : elle m\u2019a prié de pur- ler d'elle et do lui être reconnaissante pour co qu\u2019elle avait fait en ma fuveur, \u2014Et qu\u2019avez-vous répondu, madomoiselle ?Rien ; j'ai caché ma figure sous mea couvertures, et je mo suis tournée du côté de la muraillo.\u2014C'\u2019était mal, mademoiselle Janc.\u2014Nun, Bessie, c'était parfaitement justo.Votre maîtresse n\u2019a jamais été mon amie.Bien loin de là, olle m\u2019a toujours traitée en onne- mie.\u2014Oh ! mademoiselle Jane, ne dites pas cela.\u2014Adieu au ohifeau do (Gateshead, \u201d m\u2019é criai-je en passant sous la grande porte.La luno avait disparu, ot la nuit était obs- oure.Bessie portait une lanterne, dont la lumière venait éclairer les marches humides du perron, ainsi quo les allées sablées qu'un récent dégel avait détrempées.Cetto matinée d'hiver était glacisle, mos donts claquaient.La loge du portior était éclairée ; en y arrivant, nous y trouvhines la fomme qui allumait son feu.Le soir précédent, ma inulle avait été descendue, ficelée et déposée à la porte.Il était six heures moins quelques minutes, ob lorsque l\u2019horloge cut sonné, un bruit do roues annonça l'arrivéo de la voiture ; je me diri- cai vers la porte, et je vis la lumière de la anterne avancor rapidement à travers des espaces ténébroux.« Part-elle seule ?demanda la femme du \u2014A quolle distance va-t-elle ?\u2014À cinquante milles.\u2014C'est bien Join ; je suis étonnée que Mme Reed ose la livrer a elle-méma pendant une roule aussi longue.\u201d .Une voiture traînée par deux chevaux et sentiment de triomphe que j'aio jamais éprou- qu'elle viat me voir la semaine.dernière, me | Jont l'impériule était couverte de voyageurs yé s\u2019était emparé de mon âme.-Je crus qu\u2019une | dit que pour rien au monde ello ne voudrait! venait d\u2019arriver et de s'arrêter devant la porte.Le postillon el le conducteur demandèreat que tout se fit rapidement ; ma malo : fut hissée ; on\u2019 m*arracha des bras de Bessie; tandis que j'étais suspenduo À son cou.i \u201c « Ayez bien soin de l'enfant, cria-t:clle au conduotéur lorsque cclui-ci me plaça dans Vintoriear, = 10: *\u2014Oui,;\"\u201d répondit-il.La portière fut fermée, el j'entendis une yoix \u2018qui oriait ; \u201c En- lévez ! \u2019Alors la voituro continua sa route.O'est ninsi que jé fus séparée de Bessio et du obAteau de Gateshead ; c'est ainsi que je fus emmenée vers des- régions inconnues\u2018 et que je croyais éloignées et mystérieuses.Je né'me rappelle que peu de chose de mon voyage ; le jour me parut d'une excessive longueur ; il me semblait que nous franchissions des centaines, de licucs.On trayersa plusieurs villes, et-dans lûne d'elles ja voiture s'arrêta.Les chevaux:turent \u2018 changés et les voyageurs descendirent pour diner.On\u2019 me mana dans \u2014Dans co moment, et un peu ?comme vous ditos cela froidement, ma potito domoi- \u2014Oh non, je veux vous embrnsser, et ce zon ; l'obscurité auguoniait À mesure que nous descendions dans ln vallée ; tout autour de nous nous n'avions quo des bois Spats.Dope longtemps la nuit avait enfièrement voilée lo \u2018 aysuge, et j'entendais cacore duns les fenil- es la murmure-du vent.: Burcdo pur ces sons harmonioux, je m\u2019om dormis enfin.Je sommoillais depuis longtemps, lorsque la voiture æ'arrêtant tout à coup, jo m'évoillai.Devant moi se tonait uns étrange.re quo je pris pour un domestique, car à lu luour du la lnuterne jo pus voir \u2018an figure ot sos vôlemeuls.\u2018+ Ÿ a-t-il ici une potito fille lu nom de Jano Lyre 1 demanda-t-elle \u2014Oui, \u201d rôpoudis-je.Aussitôt on me fit descendre, Mn mallé fut remise À la servante, et ln diligence repartit.Le bruit et los secousses de la voiture avaiont engourdi mes membres el m'avaient étourdlie.Je-rassemblui toutes mes facultés pour rvgar- der autour de moi.Ly vent, la plus ot\u2019 Pob- scurité remplissaient J'ospuce, Je pus néanmoins distinguer un mur dans lequel était pratiquée une porte, ouverte pour le moment ; mon nouveau guide moin ft traverser, puis, après l\u2019avoir sorgnousement formée dorrièro elle, elle tira le verrou.J'avais alors devant moi une maison, ou, pour mieux diro, une série de maisons qui oc- eupuient un terrain assez considérable ; leurs fagades ttuient percées d'un geand nombre do fenôtres, dont quelques-unes soulement étaient éclairées.On me fit passer par un sentier Jar- ge, snblonueux et humnido® et au bout du quel se trouvail encore une porto.De là, nous on- trûimes dans un corridor qui conduisaient à uno chambre à fou.La sorvanto m'y Jassa seule, Je demourai debout devant le foyer, m'el- forçant de réchauffer mes doigts glacés ; puis je promenai mon regard autour de moi : il n\u2019y avait pag de lumière, mais la flamme incertaine du foyor mo montrait par intervalles un mur recouvert d'une tenture, des tapis, dos rideaux ot des moubles d'un acajou brillants'étais dans un salon, non pas aussi élégant qquo colui de Gateshead, wais qui pourtant mu parut très-confortable.Je m'elforçais de com- prendro lo sujet d\u2019une- des peintures sucpzn- dues au nur, lorsque quelqu'un entra avec une lumière ; derrière se tenait une secondo personno.La première était ane femme d'une taille élovéo.Ses chevoux et ses youx était noirs, sou front, élevé et pâle.Bien qu'à moitié ca- chéo dans un châle, son port me sombln noblo et sa contenance grave.\u2018+ Cotte enfant est bion jeune pour être cn- voyéo scule, \u201d dit-elle, en posant la bougie sur la table.Elle m\u2019examina attentivement pendant uno minute ou deux, puis ollo ajouta : « Il faudra lu coucher tout de suite ; elle a l\u2019air fatiguée : Étos-vous lasse, môn onfant ?me dit-elle en mettant sa main sur mon épaule.\u2014Un peu, madame, \u2014Et vous nvez faim,sans doute 7 Avant de l\u2019envoyor au lit, faites-lui donnor à mangor, mademoiselle Miller.Est-ce la première fois que vous «quittez vos parents pour venir en pension, ion enfant 7 ¢ lui répondis que je n\u2019avais point de pa- ronts ; elle me demanda depuis quand ils étuient morts, quols Gtalent mon'âge'et mon nom, si je savais lire, Écrire ot coudre ; ensui- to alle in: curessa doucement la joue en me disant : \u201c J'espère que vous serez une bonne enfant ; \u201d puis elle me remit entre-los mains e Mlle Miller.cer La jeune dame que jo venais do quitter\u2019 pouvait avoir vingt-neuf aus ; celle\u2019qui mi'dc- compagnait paraissait de quelques annééd plus jeune.La promière m'avait frappée par son aspect, sa voix et son regard, Mlle Miller, se\u201d faisait moins remarquer ; ello\u2019 avait un (int, couperosé et uno figure fatigue ; sa démarche ot ses mouvements précipités annongaiont.une personne qui doit luiro face à bemticoup'de'devoirs ; elle avait l'air d'une sous-maltresse, of ; \u2019appris qu'én effet c'était aon\u2018rôle à Lôwood,.Ella me conduisit de'pièce en pices, dé coftis dor en corridor, à travers uno maison grande.ot irréguliérement bâtie.Uü silence absolu, \u2026 qui m\u2019effrayait un peu, régnait dans cette par.=.Spas» tie que nous venions de traverser.\u2019.Un mir mure de voix: lui succéda bientst.Nous en\" bout se dressuient doux tables éclairées chacune par déux chañdelles.Autour étalént:assises eur.des-bancs des jeunes filles dont-l'êge vatiait depuis dix jusqu'à vingt ans.El}és \u2018mé semblèrent innombrables, quoiqu\u2019en* réalité\u201d, elles ne fussent\u2018 pas plus\u201cdé\u2019 quatre'vingts., Elles portaient toutes lemême céstuina : dès _ robes en étoffe brune et d'une forme étisnge; | et par-dessus la\u2019robe de longs tabliers de\u2018toilé.\u2026, C'etait l\u2019houre de l'étude ; llos./repasigient loura leçons du lendemaiti, \u2018et de 13° provenail le murmure que j'avais entendu \u201cMile Miller me fit signe de m\u2019asseoir sur an banc pr js de.la porte ; puis, se dirigeant \u201cvers lebo colte longue chambre, \u2018elle s%6orin\u2019}, trames dans uno salle immonso.\u2018A \u2018chaque pif, ut Hs gatoire, + : J'espère que ce soupir vient du cœur.reprit M, Brockelburst, ot que vous vous Fepen- lez d'avoir- toujours été un \u2018Sujet\u2019 de tritesse Pour votre excoliente bienfuitrico ?| 7° Bienfaitrice ! bienfaitricé ! Ils appellent fous Mme Reed ma biefaitrico'; s\u2019il en est dinsi; tue bienfaitrico' est quelgiie\u2019 chose: dé bien dé- sgréablo, ; - CE [a pi int ., * Dites:vous vos prières matin et soir?cons Linda mon intorfogateufi PET OUR signin adigux.Je ne retournerai À mon château que: \u2018dans une semaine où\u2018deüx ; car mon bon ami, Tarchididcre, ne \u2018veut pas \u201cmo permettre de \u2018le\u2019 Jquitter avant cotemps-là ; mais je ferai dire À, \u2018Mls \u2018Femplé qu\u2019elle a ung nouvelle\" élbve\u2019 4\u2019 \u2018attendre, \u2018et ainsi la réception de Mlle Jape, n'éprouvors aucune difficulté, Adieu madame.* Adieu, monsieur; Fappellez-moi au soil\u201d veuir\u2018de Mine et de Dille Brookeliurst, \u2026.:\u2014Le mensonge n\u2019est pas mon'défaut, mé- |\" _{Je'hë orois pâs avoir jamais pour de vous une auberge:où le conducteur voulut.mo faire | : (A'continuerjh erini-je d\u2019une voix sauvage.|.\"\" !\\maintenant, Bessié, parce qué je suis habitués Manger quelque chose, mais comme je n'avais} o.oo , _\u2014Avouez, Jane; que.\u2018 vous \u2018fes en côlèré, | à-vos manières ; mais j'aurai bientôt\u2018do\u201d nôu-| Pas faim, il'me laissa dans une salfe immense LL +121\" \u2018et-imaintenant rètournéz\u2019 dans vôtre chambre; velles-peréônnes à craindre.= 100 faux deux\u2019bouts do laquello se trouyait.une |.Cnt : mia chère: énfaiit, ét coushez-vods uni peu.\"Si vous les craignbz;\"elles\u2018vous détesto- \u201ccheminée ;.un lustre était, suspendu au | ilieu, \u201cJe ne suis\u2019 pas-votrorrhère enfant, et en/rontä À hk th, nei lier on aporéevait Uno grandé quantité d'insteu-.puis pas me coucher.Envoyez-moj.en pension RE | le musique \\aussitôt, que vous le pourrez, adamo.Reed;| : \u2014Jo ne vous déteste pas, madomoiselle ; je haut de la\u2019piéce.; .UV 25 Jo-n'y maniqueidi pa, madame.Petite, Cr je déteste celte maison.oo \u2018trois vous aimer encore plus que les autres.| Je me promenni longtemps dans cette salle, \"ditiil en se tournant vers moi, voioi- un\u2018 livre | .\u2014Oh ! oui, je t\u2019yenverrai aussitôt-que pos- |.\u2014y ous, ne.me le montrez pas.en accablée étranges pensées.J e.rogue que dlé:le: Guidé dé'l\u2019En/fance';'vous lirez les | sible}
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