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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 4 août 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1893-08-04, Collections de BAnQ.

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[" IEREIPMAL MIAN Yol.6.Yendred: Æ Aout 1893.No 15 FEUILLETON L'ENFANT TROUVÉ UN NOBLE CŒUR CINQUIÈME PARTIE 1V ( Suite) \u2014Tu y seras dans un instant, vil espion ! Finissons-en ! Descends de cheval, ou sinon\u2026 \u2014Eh bien! soit J'accepte le combat.Mais d'abord jurez-moi que vous ne m\u2019attaquerez pas tous les deux en même temps.\u2014Oh ! oh! tu te défies de nous, traître et fourbe que tues! Regarde-nous donc en face : est- ce que nous te ressemblons ?\u2014 Mais, je suis un honnête homme, moi, voyez-vous! \u2014AÂh ! bon ! voilà l\u2019ancien refrain ! Il est vraiment joli, et tu as bien fait de le conserver comme une relique.Disant cel», Coquelicot partait d'un éclat de rire.Aussitôt Duhoux qui l\u2019observait sournoisement, fit mine de vouloir met-' tre pied à terre ; mais, saisissant une seconde où Justin n'était plus sur ses gardes, il lança brusquement son cheval sur lui et le renversa.Puis il piqua des deux et franchit l\u2019espace au triple galop.On l\u2019entendit ricaner au loin.Coquelicot se releva furieux.Il voulut poursuivre le fugitif Le père Cazeaux le retint.\u2014À quoi bon ?lui dit-il.Tu n'as pas les jambes d\u2019un cerf pour rattraper un cheval lancé à tond de train.\u2014Imbécile que je suis! répétait le jeune chasseur d\u2019un air wifligé.Est-il possible que je mo sois laissé surprendre si sottement ! \u2014Bah! console-toi, mon enfant.J'ai idée que nous le res- sairons tôt ou tard.Je ne sais quel pressentiment me porte A croire qu'il périra misérablement sous mes yeux.Ft les deux volontaires nationaux se remirent en marche pour regagner Cholet.Pendant ce temps, Roch Du- houx s\u2019engageait dans un sentier côtoyant un ruisseau nommé l'Evre et ramenant par un détour 8 Trémentine.Mais il gorda bien de pénétrer dans le bourg.car il craignait que le père Cazeaux et Justin n'y fussent retournés Il obliqua vers l'ouest, glissant le long des haies se dérobant derrière les collines, frémissant nu moindre bruit.I] ne commença à reprendre la route de Beaupréau que lorsqu\u2019il fut près du village de Bel lefontaine, qui n\u2019était pas au pouvoir des républicains.11 fit halte au milieu d\u2019un bouquet de bois, détacha le paquet suspendu au pommeau de la selle, en tira un gilet et une veste de Vendéen, et changeu de costume Il noua un mouchoir rouge autour de sa tête, en mil un au ira à son cou ; ainsi transformé, après avoir fait un nouveau paquet de son vêtement révolu- tionnuire et de son bonnet phrygien, il excita son cheval qui reprit le galop.Comme il fraversait le village et approchait de l'égiise, audes- sus de laquelle flottait le drapeau blanc, une cohue de femmes, de vieillards et d'enfants l\u2019empécha de poursuivre son chemin.On criait, on gesticulait, on e\u2019indignait.Duhoux demanda la cause de toute cette agitation ; on lui répondit qu\u2019un prêtre assermenté olliciait, mais que personne n\u2019assistait à l'office et qu\u2019on voulait le contraindre à sortir pour que la messe füt dite par au prêtre non assermenté.\u2014Et l\u2019autre refase sans doute de se retirer?demanda Roch Duhoux d\u2019un air scandalisé.\u2014Oui ! oui ! proféra la cohae d\u2019un ton menaçant.À Ia porte le renégat ! \u2014Sa présence souille le sanc- tusire?s'6criat-on.Qu'on le chasse, Dieu le veut ! \u2014Si Dieu le veut, repartit Roch Duhoux, je me charge d'accomplir sa volonté! Je vais saisir cet intrus av collet et le jeter dehors ! Alors la foule s'écarta complaisamment pour lnisser passer l\u2019abominable archange, prêt à exécnter la prétendue sentence de Dien.Au moment où il mettait pied à terre dévant les degrés du tern- ple, un beäu vieillard à cheveux blancs, vêtu d\u2019une.soutane recouverte d\u2019un surplis noir, se montra sous le porche de l\u2019église.Il était calme et grave.Son regard, pénétré de toutés les tristesses de ln vie et de toutes les indulgences de l'âme éprouvée parle malheur, se promena, bienveillant et pensif, sur la foule agitée, qui se tut à son as- peut.Duhoux lui-même demeura comme interdit en remarquant la tranquille et mélancolique attitude du vénérable abbé.\u2014Vous avez entendu les cris de réprobation proférés contre vous ?*lui dit-il durement.\u2014Oui, et j'ai prié pour ceux qui les proféraient.\u2014Pourquoi vous obstinez- vous à rester le pasteur de cette paroisse aù l'on vous repousse ?\u2014Parce que tel est mou devoir, jusqu\u2019à ce que l\u2019autorité supérieure m'\u2019ait révoqué.\u2014Avant tom, votre devoir vous obligenit à refuser le sec- ment, et vous l\u2019avez prêté.\u2014JPai obéi à la, loi, même alors que je Tegrettais qu\u2019elle eût été promulguée.) Et le vieillard, toujours grave et doux, descendit à pas lente les marches de l\u2019église.\u2014Lapidons-le ! hurlèrent quelques femmes en ramassant des cailloux.Le vieux prêtre croisa sans affectation ses bras sur sa poitrine et sourit tristement.\u2014Le Christ aussi à Été lapidé, murmura-t-il.\u2014C'est vrai.Apostat! tu ne mérites point d\u2019être traité comme le céleste martyr.Laissez-moi faire, dit Roch Duhoux, cédant à sa perversité naturelle, et cachant son rôle d\u2019espion sous les appurences d\u2019an exalté Vendéen.Il tira son sabre du fourreau, et en appuya la pointe sur la gorge du vieillard.\u2014Hors du village, sacrilége ! s'écria-t-il, on je te tue comme un chien ! \u2014Frappe, malheureux ! répondit sans s'émouvoir le sublime patient, ot que le Seigneur te pardonne, ainsi qu\u2019à tous ceux qui m'ont offensé.Un profrnd silence accueillit ces paroles admirables de mansuétude et de charité.Le fanatisme paralvsait la pitié.On s\u2019atteodait à voir le vieux prêtre tomber dans son sang, et nul n\u2019intervenait pour empêcher un \u2018crime.Soudain une voix, que l\u2019épouyante rendait sonore, re- \u2018tentit à l'extrémité du bourg.\u2018 \u2014Alerte ! articulait cette voix, voilà les bleus! voilà les hussards républicains ! Fuyons ! un effet terrible sur ls cohue des vieillards, des femmes et des.enfants.Tout le monde so dis-, persa précipitamiaent, et courut se réfugier dans la campagne d'alentour.Roch Duhoux, effrayé de la fausse position dans laquelle il s'était mis, santa sur son cheval et lui enfonça les éperons aux flancs I) ne resta plus que le prêtre sur le parvis désert.L'armée royule traversmt la Loire à Saint Florent.Elle était sombre et découragée.Elle offrait le navrant spectacle de plus de quatre-vingt mille personnes de l'un et de l'autre sexe et de tout âge, familles éplorées, mon- rantes de faim, qui fuyaient en tremblant la colère des bleus.Quand la famille de Flavigny arriva à Saint Florent, le passage de la Loire était presque entièrement effectué.Elle traversa le fleuve sans aceident et trouva les Vendéens réunis à Varades.C'était un étrange et pénible spectacle que cette procession vendéenne, développée sur quatre lienes do longueur Une nombreusc avant-garde de eol- dats aguerris commençait le défilé ; la foule venait ensuite, sans discipline, sans ordre, sous la pluie qui ne cessait de tomber et dans la boue qui remplissait le chemin.Là se mélaient confusément des femmes portant leurs enfants, des vieillards soutenus par leurs fils, des blessés qui se traînazent avec peine, et tout un pêle mêle de paysans découragés.Une mince arrière- garde, forme et résolue, protégeait cette immense colonne, qui offrait une si grande prise à l'en- nem), et qui, heureusement pour elle, n\u2019ent point son centre attaqué par les hussards républicains.M.de Flavigny était à l'avant- garde.Raoul qui avait voulu, quoique souffrant, monter à cheval, se tenait à ses côtés.La comtesse et Blanche les accompagnaient.également à cheval.Madame de Flavigny s'avançait silencieuse et triste: 1l était facile de deviner qu\u2019elle n\u2019espérait Plus en l'avenir.Sa belle nièce, aa contraire, avait de l\u2019exaltation dans le regard et sentait re-.\u2018doubler son courage d'amazone vendéenne en dépit des revers.Parfois, cependant, sa tête charmante se penchait sur sa poi- sa réverie en murmurant le nom.de Bénédict.La comtesse l\u2019en-, tendit prononcer directement ce, NOM.i trine ; elle devenait songeuse, | | puis elle sortait brasquement de, Co brusque signal produisit, \u2014Tu songes à notre ami, l\u2019aide de camp du général Kléber ?dit- elle en s'animant.Moi aussi, Je pensais à Ini.C'est bien naturel après ce qu'il a fait ponr nons! Blanche ne put s\u2019empécher do rougir.\u2014Je regrette toujours.répon- dit-elle, qu\u2019il ne soit pas royaliste et Vendéen.\u2014Et tu as tort, chère enfant, répondit madame de Flavigny en hochant ia téte.TI vant mieux, pour lui, qu'il soit ce qu\u2019il est.Il a plus de chance de s'illustrer et de parvenir.Nos armes vaincront peut-être encore \u2018| ma Blanche, mais crois-moi, notre canse est vaincue.\u2014Eh bien ! non, je ne veux pas vous croire, ma Cassandre bien-aimée ! repartit la jeune fille.J'ai conservé l'espérance.Dieu fera un miracle en notre: favenr.Un officier supérieur de l'armée royal saluait en ce moment les deux dames TI y avait dans son salut uue sorte de raisleuse: affectation.\u2014Dien vous entende et vous exauce, mademoiselle ! dit-il: Un miracle serait le bienvenu, car nous en avons terriblement besoin, La comtesse et Blanche reconnurent Gaétan d'Apremont.Elles s'inclinèrent à peine et ne répon: dirent pas.Depuis leur lépart des Here biers, elles l\u2019avaient rarement aperçu.Chaque fois, cependant, qu\u2019elles s'étaient rencontrées avec lui, elles avaient senti s\u2019accroître l'aversion qu\u2019il leur inspirait.À la vérité, il semblait prendre plaisir à se montrer devant elles d\u2019ane oruauté inflexible à l\u2019égard dès prisonniers #6- publicaine, et il ne manquait jamais l'occasion de rappeler d'un ton méprisant le souvenir de Bénédict, l'ancien pâtre de\u2019la Bénsrdière, devenu \u201cl'héroique\u2019 capitaine d'état-major -imayen- çais.Aussi le haissdiént-ellés énergiquement et ne cherckiaient- elles pas à le dissimuler: \u2014Les'ineoleutes\u2018! mutinura-t- il en se mordant lé lèvre\" ävét \u2018dépit.a \u2018 Le comte et Raoal,* \u2018gui\u2019 ches: väucliaiént en avaut, le \u2018virent passer.Là \u2014Y a-v-il du nourean ?\u2018lui: demanda M.de Flavigny.:.\u2014Oui, répondit Gaétan.Nous ne ferons qu'effleurer la Bretagne nous nous rendous en :Normans, \u2018J die.Je vais en prévenir l\u2019extrê; VAN Puit EM SCI ES DM IRAED ICE PE EER Sem eter mo avant-garde de la part de la Rochejacquelein.\u2014II paraît que nous pousse- ,rons jusqu\u2019à Paris, réplique le marquis avec un ricanement sceptique et goguenard.I) piqua des deux.Un cavalier le suivait : c'était Roch Du- houx.L'espion de Carrier et de Lé- chelle avait tout naturellement expliqué son absence avant la bataille et son retour après la défaite en racontant qu\u2019il avait été pris dv nouveau par les hussards républicains, mais qu\u2019il s'était échappé de la prison de Cholet comme de la prison de Torfou.Il y avait si peu d'ex-m- ples qu'un Vendéen eût trahi, que les démarches les plus bizarres n\u2019éveillaient aucun soupçon.Duhoux pouvait donc aisément remplir son rôle d\u2019espion.L'armée royale, toujours morne et désordonnée, traversa Se- gré, Château Gonthier, et parvint devant Laval, dont elle s\u2019empara presque sans coup 1é- rir.La, elle prit quelques jours de repos qui relevèrent les cou- Tages abattus.Après quoi, elle se disposait à se remettre en marche, lorsqu\u2019elle fat contrainte de faire volte-face pour tenir tête à l'armée républicaine que des avis contradivtoir-s avaient retardée, et qui se présentait enfin, compacte et formidable, avec sa victorieuse division de May- engais.La Rochejacquelein n'hésita pas a se porter à sa rencontre.Après un combat nocturne d'avant garde qui se termina à l'avantage des Vendévns, une grande bataille se livra aux portes de la ville.Elle commença à onze heures du matin et se prolongea, effreyable, acharnée, jusqu\u2019au delà de minuit, Laval est situé sur la Mayen- ce Le plan d'attaque des républicains, plan adopté par le général en chet lui-même, consistait à diviser l'action et à s\u2019avancer sur la ville en longeant les deux rives du fleuve.Mais tout à coup Léchelle change d'opinion.Avec son emphase habi- tüélle, il: prescrit de se diriger sur Laval majestueusement et en masse par la rive gauche, où l\u2019on doit rencontrer une tête de pont difficile à franchir.Kléber et tous ses collègues sont indignés, mais, l'ordre est formel, il faut obéir.Braupny commence le défilé, Kléber le suit immédiatement.Vingt mille hommes se déployant ainsi sur une seule colonne pour s'emparer d'une position accessible par plusieurs grands chemins, v'était le comble de la maladresse et de l'absurdité.Da premier coup d'œil, la Rochojacqnelein saisit le vice de cette tactique.Il fait bras- quement charger les bleus, dont l'avant-garde, grâce aux efforts de Beaupuy, de Kléber et de Marceau, résiste d'abord avec intrépidi\u20186.Une batterio s\u2019avan- oe pour appuyer le choc des Vendéens.À cette vue, toute une division, composée de levées en masse habituées à fair, sé ment visiblement.Bénédiot en avertit Kléber.Général, lui dit l'aide de camp, ordonnex-moi de m'em- -parer de cette batterie en la ; \u2026 \u2018chargeant avec quelques cava: liers.:-=Oette mission sorait indigne a \u2018vous; mon ami, répondit Klé: ber.! \u2019 \u2014Je ne vous comprends pas mon général.\u2014Orclui qui commande cette batterie est, à ce qu\u2019il paraît, vendu à Léchelle et à Carrier.C'est un nommé Rooh Duhoux \u2014Roch Duhoux ?\u2014Le général en chet me prévient que les canons sont char- g¢és avec des gargousses de son.Joli exploit, tudicn! Vous voyez gue cette besogue n'est pas votre affaire, mon ami.\u2014Assurément, mon général.A peine Bénédict achevait-il ces mots, qu\u2019il aperçut deux of- ficisrs vendéens qui venaient de s\u2019arrêter derrière la batterie pour en juger l'effet.Presque aussitôt il remarque qu\u2019un bataillon recevait l'ordre de s\u2019éluncer au pas de course sur les canons.Prompt comme l'éclair, il Lit bondir son cheval et arriva le premier sur la batterie.\u2014Messieurs de Flavigoy, re- tirez-vous ! cris t-il aux deux of- fiviers.Les canons ne partiront pas, vous êtes trahis ! Puis il salua vivement et tourna bride, tandis que le bataillon républicain s'emparait, en efF-t, des pièces auxquelles les artilleurs royalistes avaient essayé vainement de mettre le feu.Le comte et Raoul, ayant reconnu Bénédict, avaient profité de son avertissement : ils s'étaient retirés.Tandis qu\u2019ils s'éloigaaient, ils tournèrent la tête et virent dietinctement le chef de la batterie enfoncer jusque sur svt veux un rutilant bonnet phry- sien, et ile l'entendirent hurler à tue-tête: Vive le général Leé- ch-lle! Vive le représentast Carrier ! Mais cet incident n'a qu\u2019une mince inflaence sur les destinées de la bataille.L'impétuorité des Vendéens n'ea repousse pas l\u2019avant-garde des bleus, qui se replis en désordre eur le centre de l\u2019armée.En ce moment, Léchelle arrive a la téte d'une division pour prendre l'ennemi en flanc, d'après un conseil da Kléber C'est la première fois que 1+ général paraît au feu.La division qu'il mène au combat, et qui se compose de nouveiles recrues hahituées à fuir, se débande aux pr-miers coups d« fusil.Loin de chercher à la rallier.il donne lui-même l'exemple de la cousr- dise et s\u2019echappe au galop en répétant : \u201c Sauve qui peut!\u201d A cette vue, une grande muitié des troupes républicaines, qui ne se battait pas, et saisie d'une terreur panique : elle s'ébranle et se méle à la déroute.Une batterie, que Kléber et Marceau ont fait merveilleusement pointer contre les royalistes, arréte leur poursnite et permet aux fuyards, protégés par les canons, de sa reformer en colonne à la voix de leurs chefs.Mais Stofflet, voyant les ravages cansés par cette batterie, donne aux siens l'ordre de s'en emparer.Les Vendéens se précipitent en avant, tuent les canonniers sur leurs pièces et tournent les pièces contre les républicains, qui sont de non: vean culbutés et remettent a fair, les uns jusqu'à Château- Gontier, les autres même jusqu'à Angers.Souls, les Mayençais résistent encore, et durant quelques heures so maintiennent, sans fléchir, contre los efforts réitérés de toute l'armés royaliste.Mais enfin, | décimés, haraseés, ils se lainsent entraîner dans la contasion et prennent arssi la déroute, abandonnant leur artillerie, que La Rochejacquelein dirige contre eux.Beaupuy, Kléber, Marceau, les conventionnels Merlin dv Thionville et Turreau font des efforts incroyables, mais inutiles, pour arrêter les fayards.Les blancs, qui s\u2019avancent au pas de charge, en colonne serrée, comme si l'ennemi était encore en ligne, brisent toutes les résistances.Le général Bloss, connu par une bravoure extra ordinaire, s'écrie qu'il n'est pas permis de sarvivro à la honte d'une pareille journée.[I s\u2019élance sur un pont que les Vendéens vont occuper et, frappé de plusieurs balles, il expire.Quelques cavaliers qui le suivaient éprouvent le même sort.Beanpuy accourt et le remplace avec trois réguments qui ont juré de vaincre ou de mourir.Il tombe blessé grièvement entre les bras de Bénédict, qui le fait porter dans une grange \u201c Quon me luisse mourir ici, dit le général, et qu'on montre ma chemise sanglante à mes soldats!\" Bénédict obéit.À l'aspect de cet étrange drapeau tout troué de bal'es et tout sanglant, héroïque souvenir de leur général, le courage des bleus 8: ranime.Les batteries à mitraille sont braquées sur le pont ; elles vomissent la mort.Mais rien ne peut comprimer l\u2019élan surhumain des royalistes, que La Roch+jacqueleiu, admu- rable de résolution et de sangfroid, pousse toujours en avant Les canons\u201cbout enlrvés, les ré gim«nts écrasés, et les Vendéens 8e précipitent sur Château -Gron - tier, où le Muyençais, sombres et déterminés, so disposeut encore à lutter avec a-harnement.Tandis que cette bataille navale prenait les proportions d\u2019un grand désastre p ur les républicaine, Bénédiet, qui avait eu trois chevaux tués sous lui, était tombé au milieu d\u2019un amas d« cadavres.Un biscaien, heuren- sement sans force, l'ayant frappé en pleine poitrine, l'avait étourdi et renversé.Lorsqu'il reprit ses sens, il faisait nuit.Comme il se relevait, il entendit an braic de galop retentissant, et vit, à la clarté de la lune, tout un escadron royaliste qui rejoignait le gros dvs Vendéens, après avoir sabré dans les bleus épars e: fugitifs.L'aide de camp de Kiéber eut le temps de se jeter dans un massif à demi dépouillé par l'automne, derrière la grange où le général Beaupuy avait reçu les premiers soius, et d'où il | avait été enlevé par ses soldats.Les cavaliers passèrent sans apercevoir Bénédict, sans se douter qu'il fût là.Il attendit un quart d'heure environ ; puis, aa risque de tomber entre les mains de l'ennemi, il voulat se rendre à Château-Gouthier, où pétillait encore la fusillade et g@rondait le canon.Mais il dut presque aussitôt se replonger dans le taillis.Quelques gars venaient de s'arrêter devant le grange.Ile y entrèrent, portant une jenne femme évanouie, dont les vète- ments étaient tout trempés C'était Blanche de Flavigny.En apprenant à Laval la déroute complète des républicains, ls joune fille, au comble de la joie, était montée à cheval; en dépit des représentations de la comtesse, elle s'étoit élancée à toute bride pour rejoindre le comte et Raoul.Mais +n passant eur le pont de la Mayenne, que les Vendé:ns avaient franchi une heurs auparavant, son cheval s'était cabré et l'avait précipitée dans la rivière.Témoins de l'accident, des royalistes s'étaient hâtés de la secourir, et pour la rappeler à la vie, ainsi que pour la préserver du froid de l'antom- ne, très vif cette nuit-là, 1ls s'ô- taient empresssés de la mettre à l'abri Un cavalier portant au bras l\u2019écharpe blanche qui distin.gnait les chefs vendéens fit halte à la porte de la grange, et s'a- dres-aut à un gars en sentinelle sur le seuil : \u2014Qu'y a-t1l donc ici ?deman- da-t-il.\u2014 Nous avons sauvé uue jeune demoiselle qui se noyait dans la Mayenne.Mes camarades lui font reprendre connaissance \u2014Et quelle est cette.personne ?La connaissez-vous ?\u2014Nous croyons que c'est mademoiselle Blanche de Flavi- goy.Le cavalier tressaillit imperceptiblement.\u2014 Mademoiselle Blanche de Flavigny ?répéta-t-l.Il me semble en effet l'avoir aperçue galopant daus la plaine, il y a puu d\u2019instants.Disant cela, il sautait à bas de son cheval, qu'il attachait par la bride à uue branche d'arbre, et pénétrait dat & la grange, où sur un lit de fougère était étendue la belle amazone vendéenne.Uu rayon de lune, glissant à travers une large fvuètre sans chassis, éclairait son visage mobile et décoloré, \u2014C'est bien elle! murmura til avec une bizarre expression dans la voix et dans l- regard.Après une pee, Gaétan d'A- temps pour t\u2019arracher de mes bras.A ces mots, il sortit rapidement de là grange, regarda de tous côtés et prêta l'oreille aux braits de la plaine.Il vit des masses informes, gisant ça et là, débris hamains dans des flaques de sang noirâtre , mais personne ne se tenait debout à travers le râle rayonnement de la lune.Il entendit dez plaintes lagubres, rile d'agonie des mutilés qui rendaient leur âme à Dieu ; mais aucune rumeur ne lui fit craindre d'être troublé dans l'accomplissement de ses sinistres desseins.-\u2014Autour de moi une solitude de mort, dit-il non saus frissonner malgré lui.Tant mieux! J'aime l'aspect de cette morne désolution et de cette sombre fatalité! Lorsqu'il entra dans la grange sa physionomie exprimait la plus criminelle audace.Un sourire diabolique crispait sa lèvre et faisait étinceler ses yeux.Il boudit vers Blanche comme un tigre prêt à dévar+r sa prole.Mais soudain il s'arrête, pousse un ori de rage et recule de trois pas.Un homme se dressait entre la june fille et lui.Cet homme avait nne épée nue à la main Il était silencieux, impassible.Un reflet lamimneux l'enveiop- pait.On eût dit un fantôme armé.\u2014Ah! je te reconnais! s\u2019écris Gaétan les poings tordus et les dents grinçantes : tu es le capitaine Béuediet.\u2014Oui, répondit froidement l'offi :ier mayençus.Vous ne comptivz guère we rencontrer ici, n'est-ce\u201d pas ?\u2014Non, certes !.\u2026 tends tu donc ?\u2014R-ster à la plare où je suis j'iqu'à ce que je sois mort ou que j+ vous aie tué.\u2014Âlors tu vas mourir.\u2014A moins que je ne vous tue.Eh ! que pré- premont, car c'etait lui, ordonna aux Vendéens qui entouraient Bluncne évanonie de courir jusqu'à Château-Gontier et d'envoyer un médecin.\u2014Cette jeune personne est ma parenté, dit-il effrontément.Je resterai près d'elle et lui prodi guerai mes soins jusqu'à l'arrivée du docteur.Ceux auxquels il donnait cet ordre éilarent des paysaus de l\u2019Avjou.Ils ignoraient la Jétes- table réputation du marquis, et n'hésitèreut pas à le laisser seu! pros de mademoiselle de Flavi- guy.Ils avaieut hâte d'ailleurs de seréunir à l\u2019armés royale, dont ils s'étaicat séparés après la victoire pour prendre un peu de repos.Dès qu\u2019ils ee farent éloignés, Gaétan se pencha vers Blanche et re mit à la contempler.Il y avait dans cette contemplation un mélange d'-pthousiasme et de haine qui faisait pressentir quelque implacsble résolution.\u2014Ainsi la voilà.Je la tiens ! murmara-t-il avec un ricanement sourd.Le hasard me sert à merveille, et je l'en remercie.Ah! Blanche de Flavigny, ta m'as accablé de tes mépris! Eh bien ! ta sauras ce gn\u2019il en coûte d'exciter en moi ls haine et l'amour !.Car je l'aime, ma belie railleuee, et je t\u2019exercs à la fois ! Ta esen ma puissance à cette heure, et n1 ton Raval ni même ton Bénédiot n'srriveront a \u2014C'est ce que nous allons voir! À vrai dire, je ne suis pas faché de l'hccasion.Tu me dois une revanche, car je me rappelle [encore le carrefour da Châtai- guier.\u2014Ah ça! mon gentilhomme, pourquoi me tutoyez-vous ?Cela sent terriblement son jacobin, et pour un tnarquis.\u2014Les marquis tutoient les manants.\u2014Svit ! et les manants tutoicat les marquis! Guétan d\u2019Apre- mont, je te défis, moi vivant, de touch -r à mademoiselle Blanche de Fiavigay.\u2014En ce cas, meurs ! Et, tirant dsux pistolets de sa céinture, le marquis le déchargea presque à bout portaut sur Bénédict.Quand la famée se fut un peu dissipée, Grattan resta stupéfait en présence du capitaine toujours debout, calme et dédaigneux.\u2014Vous n'êtes qu'un maladroit dit trauquillement l'offi iier républicain.Vous n'avez ni sangfroid ni coup d'œil.Votre main et voire cœur ont tremblé.Allons, en garde maintenant! Les épées se croisèrent avec violence.Il y un terrible for raillement.Ua cri de Blanche, qui avait repris connaissance.attira l'attention des deux adversaires, et suspondit le combat.1 A continuer.) Leman ASS LA TRIBUNE, 55 = ee\u201d Un miracle dans le comté de Victoria COMMENT DEUX MALADES ONT RECOUVRÉ SANTÉ LT FORCE M.et Mde Fas.Lawson racontent l'histoire du rétablissement de leur santé er de leurs forces.lis trouvent la santé après avair fait en vain usage d'un grand nombre de remédes.De l'Indépendant de Woodville.L'Indépendant a publië nombre de cas bien authentiques des plus remarquables guérisons opérées par l'emploi des Pilules Roses pour les personnes piles du Dr Williams.Plusieurs de ces guérisons ont eu lieu dans notre propre province et toutes ont été garanties par des jour- Naux d\u2019une reputation bien étab ie et dont le désintéressement ne permet pas de douter dela vérité des assertions qu\u2019ils ont faites.Mais si quelque chose était nécessaire pour convaincre les sceptiques parmi nos lecteurs, (s\u2019il en existe) et pour faire ressortir davantage les mérites supérieurs de merveilleux et vivifiant remède, on le trouvera dans ce fuit que l'Zudépendant a pu donner des détails de plusieurs guérisons remarquables dans notre propre voisinage et que chacun des clétails peut être facilement vérifié par tous ceux qui ont inférêt à le faire.Ilya peu de temps nous avons donné les détails du rétablissement du petit George Veal qui a eu tant d\u2019écho et qui a accru la renommée des Pilules Roses du Dr Williams dans cette localité.Il y a quelques jours, ce cas était le thème de la conversation dans un des magasins de la lacalité quand un des messieurs présents dit qu'il connaisssit un cas en ville encore plus surprenant.L'/- dépendant, toujours en éveil pour toutce qui pourrait intéresser ses lecteurs, demanda quelques renseignements supplémentaires et fut informé que la personne dont il était question était Mde Tames Lawson, une estimable femme ce Woodville, qui pendant un temps avait été com- plétement infirme ; on désespérait de la guérir et aujourd\u2019hni, grâce aux vertus magiques ces Pilules Roses du Dr Williams, elle est rétablie et capable de vaquer de nouveau à ses occupations.Quelques jours après, rencontrant M.Lawson dans la rue, le représentant de l'Indéfendant lui demanda s\u2019il était vrai, comme on le prétendait, que ra femme devait sa guéri son à l\u2019usage des Pilules Roses du Dr Williams.\u2018 Oui, répondit-il, et non-seulement ma femme, mais moi aussi j'ai été guéri par elles.Si vous voulez venir à la maison, vous pourrez obtenir tous les renseignements que vous désirez.\u2019 M.Lawson habite Woodville depuis ptns de vingt-ans, où il est bien connu, et tous ont du respect pour lui.En arrivant à sa maison nous y avons rencontré M.et Mme Lawson parfaitement consentants À nous donner les informations voulues.C'est un couple intelligent et ceux qui les con- taissent n'hésitent pas it accorder pleine confiance à leurs paroles.M.Lawson dit qu\u2019il avait Été soulfrant pendant des années; son appétit avait disparu ; il était affaibli et incapable de travailler.Îl eut recours aux médecins, mais sans aucun résultat et à la fin il cut rester à la maison sans grand espoir de guérison, pensait-on.Il avait lu les merveilleuses guérisons effectuées parles Pilules Roses du Dr Wil- liums et il se décida à en faire l'essai.Bientôt il en éprouva les bienfaits, continuant leur emploi il guérit complètement ; aujourd\u2019hui il jouit d\u2019une santé meilleure qu\u2019il n\u2019en avait eu pendant des aunées auparavant et il est entièrement apte à faire précédemment son travail journalier.Mme Lawson parla également de ses terribles souffrances.Pendant trois ans elle avait été incapable de faire le ménage et pendant neuf mois elle dût garder le lit; elle était si infirme qu\u2019il fallait er prendre soin comme d'un enfant.Elle avait con: sulté des médecins à Toronto et suivait leurs prescriptions, mais sans trouver aucun soulagement.Son système nerveux était complètement abattu et elle souffrait d\u2019une maladie de l\u2019épine dorsale Les médecins lui dirent qu\u2019il serait nécessaire de faire une opération à l\u2019épine dorsale et qu\u2019autrement elle ne pourrait obtenir de soulagement.Elle refusa de laisser pratiquer l'opération, sachant qu\u2019elle en sortirait impolence pour le restant de ses jours et considérant que ce résultat était aussi redoutable que les souffrances qu\u2019-He endurait.Plus tard elle commença à faire usage des Pilules Roses du Dr Wil- ljams ct elle n\u2019en prit pus longtemps avant Ue ressentir leurs heureux effets.Elle se sentit devenir plus foite et fut capable de quitter le lit.Pour commencer, celle eut à se servir de béquilles, mais en continuant l\u2019usage des Pilules Roses elle put d\u2019abord se débarrasser d'une béquille, puis de l\u2019autre ensuite et actuellement elle peut non seulement marcher librement mais aussi s'occuper des fonctions du ménage comme autrefois.En fait, elle dit qu'elle est plus forte maintenant qu\u2019elle n\u2019a été pendant un grand nombre d'années.Son appétit est revenu, ses troubles nerveux et spinaux ont cessé et elle se réjouit de son complet rétablissement qu\u2019elle attribue seulement à l\u2019usage des Pilules Roses du Dr Williams qu'elle recommande à ceux qui souffrent de prostration nerveuse, de maladie de l\u2019épine dorsale et de débilité générale.Tous deux, M.et Mde Lawson attribuent leur guérison, à la Providence d\u2019abord, ensuite à l'usage de ce merveilleux remède qui a 614 une vraie bénédiction pour notre pays et ils voudraient que tous aient le bonheur de connaître leur merveilleuse vertu.Les Priules Roses du Dr Williams sont un parfait reconstituant du sang et un restaurateur des nerfs guérissant les maladies telles que le rhumatisme, la névralgie, la paralysie partielle, l'ataxie locomotrice, la danse de SL Guy, le mal de tête ner- venx, la prostration nerveuse et la fatigue \u201cl'esprit qui en résulte, les suites de la grippe, l'influenza et les rhumes graves, les maladies orove- nant des humeurs du sang, comme la scrotulose, les érysipèles chroni- quies, etc.Les Pilules Roses donnent l\u2019éclat rosé dela santé aux personnes au teint pâle, anémié ; elles sont un spécifique contre les maladies des ferme mes.Chez les hommes elles guérissent radicalement toute affection provenant de fatigues mentales, d'excès de travail et d\u2019excès de tonte sorte, Ces pi\u2018ules sont manufacturées par la Dr Williams\u2019 Medecine Co., de Brockville, Oat., et de Shencctady, N.Y., et sont vendues seulement en boîtes, portant sur l'enveloppe la marque de commerce de la compagnie, 2 50 cts la boîte ou 6 boîtes pour $2.50.Rappelez-vous que les Pilules Roses du Dr Williams ne sont jamais venducsen quantité, à la douzaine ou au cent.et tout com merçant qui offre des substituts sous cette forme essaie de vous frauder et doit être évité.Le public doit aussise défier de tous les autres remèdes appclés restaurateurs du sang ou toniques nerveux, quelque soit le nom qu\u2019on leur donne.Ce sont toutes des imitations dont les fabricants veulent retirer un nvantage pécuniaire de la réputation merveilleuse dont jouissent les Pilules Roses du Dr Williams.Demandez au marchand qui vous approvisionne les Pilules Roses du Dr Williams pour les Personnes pâles et refttäez toutes les imitations et aubatitutions.On peut se procirer les Pilules Roses du Dr Williams de tous les pharmaciens ou directement par la malle de la Dr Williams Medecine Company,à l'Une où à l\u2019autre adresse.Le prix auquel ces pilules sont vendues rend le coût du traitement peu dispendieux, si on ie compare avec les autres remèdes où traitements médicaux.\u201c Qué.= Abe iA Lancienne place, Rise Cascades.: Ve US CA ABC a er 7 À Dme Ls.GAGNON, masi 1000 Liman Amba OS Ce rr TE EEE JL.BL TRIBUNE.JOURNAL ESBDOMADAIRE PUBLIE A ST-HYACINTHE, Que.PARAIT LE VENDREDI, Abonnement : (payable d'avance.) .Unan.c.$81.00 6 mots.50 ANNONOES : tre Insertion.\u2026.\u2026.la ligne 150.Insertion subs.\u201c U Tte Aauonces à long terme à prix modérée.A, DENIS, Directeur-Propriétaire.ST-HYACINTHE.4 Août 1803 Legouvernement Tatllon aux Prises Avec les sauvagesses du Canghnawaga Franchement l\u2019on dirait que nos ministres perdent la tête, car il ne se passe pas de semuines sans qu'ils ne commettent quelques bourdes d'administration tellement ridicules que leurs meilleurs amis sont obligés d'admettre qu\u2019il faut un changement immédiat dans le personnel du cabinet.Il faut être diublement rendu à la desace pour vouloir essayer de remplir le coffre de la Province avec de l\u2019argent prélevé sur des Iroquois ! Le chef de la tribu, M.Jocks, dans une entrevue qu'il vient d\u2019avoir avec les reporters des principaux journaux de Montréal, se plaint avec droit de cette per-écution et il ne se gêne pas de dire que si nos faxeurs ne se dé sistent pus de leurs prétentions il: pourrait bien y avoir du fraëx dans la cambuse.Toutes les dépenses encourues! pour l'administration-et le maintien de la.paix dans les limites occupées par les sauvages étant payées par le gouvernement fédéral nous ne voyons pas comment le gouvernement de Québec peut aller prélever des argents sur des gens a qui il ne veut pas même donner le droit de voter.Les sauvages sont habitués à faire la chasse aux castors, de sorte que nous conseillons à nos deux mammifères rongeurs Beaubien et Pelletier de se tenii à l\u2019écart, car il pourrait fort bien subir des désagréments.À la dernière minnte nous apprenons que les sauvagesses doivent aller celte semaine en députation rencontrer les ministres.Papa Nantel le diplomate att.tré du gouvernement est chargé paraît il de calmer ces dames et nous # avons aucun doute qu\u2019il s'acquitte- \u2018ra de ectte tâche difficile avec succès et qu\u2019il tenverta dans leurs wigwams les épouses éplorées de ces braves indiens que les officiers du revenu avaient voulu tondre sans rimes ni raisons en leur annonçant la bonne nouvelle gue la loi des licrnces est amendée et que les sauvages sont exempls de payer des lasgues au gouvernement bleu de Québec.Hourrah pour les sauvagesses1!! XXX.Le retour de Str Charles Tupper Il y.s quelques temps, ls ru.meu à circulé dans les cercles conservatéars qu'à son retour au Canada sir Charles Tupper serait fait premier ministre, sir John Thompson devant être nommé juge de la cour Sapréme.Les journaux oppositionnistes .ayaiit eu vent de la chose, la presse ministériclle a entrepris denier et elle y met une em- , phase bien propre à faire croire au bien fondé de la première version.Les retours .périodiques de notre Haut-Commissaire- syant toujours jusqu'ici coïnoidé avec 1 approche des électiins généra- Jés; on ést naturellétmént \u2018porté à \u201c oroité\u2018que*le gouvérnement nous ménage quelque surprise de ce genre.On objectera que le gouvernement s'est formellement engagé à ne pas faire d'appel au peuple avant que lus 1istes élec- torsles aient été revisées.Depuis quand les engagements pris par les chefs torys sont-ils un obsta- ele à leurs caprices ?Les conservateurs qui croient à la possibilité d\u2019une dissolution prochaine du parlement disent que sir John Thompson ne saurait garder longtemps les rênes du pouvoir, vu que ses croyances religieuses sont de nature à exciter les préjugés et les antipathies des torys orangistes d\u2019Untario En outre, sir John Thompson n'a pas ce maguétisme persou- nel qui distinguait sir John Macdonald.C'est peut être un bon débater, un jurisconsulte éminent, mais ce n\u2019est pas un commandeur d'hommes.Il n\u2019a pas ce qu'il faut pour conduire à la victoire le parti conservateur, aujourd'hui passablement dégor- ganisé.Cette histoire est déjà vieille, mais 1l paraît qu\u2019elle est toujours vraie.Il y à des mois que Ton parle de caser sir John Thompson à la cour Suprême.Il ya longtemps que tout le moude constate la tension qui existe dans le parti cons-rva- teur entre la faction orangiste et l'élément catholique.Sir John Thompson est probablement l\u2019homme le plus capa- | ble du parti conservateur, sans en excepter str Charles Tapper Le décapiter à cause de ses croyances religieuses c\u2019est faire injure à tous les vitoyens catno- liques qui constituent les deux vinquièmes de la population totale du Dominion, C'est par sus antécédents comme homme public qu'il devrait être jugé ; ce sunt les actes de son gouvernement qui sont en cause et non les doctrines de sa religion.Orangistes et catholiques ont voté ensemble pendant un quart de siècle sous la conduite de sir John Macdonald et, comme ls dit très bien le Globe de Toronto, les orangistes frratent preuve du l'ingratitude la plus noire en démolissant le successeur de sir John pour unique raison qu'il est catholique.Le plus grave reproche que l'on puisse faire à sir John Thompson c'est d'avoir formé ua gouvernemont composé d\u2019hommes tout à fait nuls, tout à fait dépourvus do mérite et dont l'unique recommandation d 8's yeux était leur qualité de chefs des diverses factions qui se fout la guerre.Il a voulu flatter les préjugés, encourager l'esprit do chicane qui menace aujourd\u2019hui de le détruire.Comme administra- tour, il n'est pas au-dessus de la moyenne des chefs coutervu- teurs.Il a approuvé la fraude électorale de London qui a privé M.Hyman du siège qui- lui appartenait.Appuyé sursa majorité servile, il a refusé une onquête parlementaire au sujet des accusations portées contre sir À P.Caron.En morcélant les comtés comme il l\u2019a fait, il s'est mis en contravention flagrante avec toutes les règles de la justice, de I Le cousin St Louis.l'équité et de la droiture.Et malgré tout cela nous le croyons plus digne d'être premier ministre que sir Charles Tupper ne l'est anj urd\u2019hai ou ne l\u2019a jamais até, La politique canadienne n'a jamais produit un politicien plus corrompu que notre Haut Commissaire.Il est en grande partie tesponsable de l'énorme dette qui pèse sur le Canada.Il a élevé la corruption des collèges électoraux à la hauteur d'une institution.Le mettre à la tête da gouvernement fédéral ce serait porter un rude coup au crédit de noire pays.Oe qu\u2019il nous faut surtout maintenant, c'est une politique d'économie, et cela cadre peu avec les instincts de sir Charles Tupper, notre Haut Commissaire.\u2014La Patrie.\u2014e L\u2019une des famillos heureuses du parti des honuêtes gens Hon J A.Ouimet, ministre $3voo 00 Hon.Gédéon Ouimet, Su- sintendant de \u2019éducation.4000 oo L\u2019Hon.Juge Quimet.« 4000 00 Télesphore Ouimet, Préfet du Pénitencier.4000 00 Louis Ouimet, Greflier.1500 00 Chs Quimet.\u2026.\u2026.\u2026.1300 00 Gustave Ouimet, employé 8 Québec .Le cousin Filiatrault, Ré- gistrateur.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.8000 00 2000 00 1300 00 Frais de voyages, dépenses, etc.extras, etc.10 100 00 $44,000 00 Ce tableau devrait être mis dans un cadre afin que les électeurs puissent le consulter avant d'aller au bu- teau de votation.Paye Baptiste ! ! \u2018XXX.Le programme du parti lébé- ral en pen de mots Pas de réédition da tarif Me- Kinley au Canada Plus de taxes de douane, si ce n'est pour lus fins du revenu.Plus de protection pour les monopoleurs, Libre échange à l'anglnise.restreint seulement par les besoins d'un gouvernement houn- néte et économique.Réciprocité commerciale gvec les Etats-Unis daus des coudi- tions équitables de matuslité, appliquée aux produits naturels et mauvfacturés.Rétorm- du Sénat en harmo- nivo avec les principes de la représentation.Ahrogation de la loi ruinertse, vicieuse el inntilo Au cens électoral, en laissant aux dignitoires manicipaux nomtnés par le peuple le soin de préparer les listes d'électeurs.Application rigoureuse de la doctrine des responsabilités ministérielles en toute affaire d'administration publique.Plus de ces jeux de commissions royales.Revendication pour la Chambre des Communes du droit d\u2019en- gnéter eur toutes accusations portées contre un ini nistre.Plus de ventes de terres publiques, si ce n\u2019est à des colons de bonne foi; plus de spévula- tious sur le domaine public.Houndteté et ¢conomie dans l'administration des uffaires.Plus de démembrements des comtés comme ceux qu'ont faits juequ'ioi les sonservateurs.Res- pect \u2018aux limites actuelles \u2018des comtés dans tout changement devenu nécessaire.Justice égale pour tous.Confiance absolue de tout le parti libéral, anglais comme français à l\u2019égard de M.Laurier, et approbatiou pleine et entière de sa politique et de ses déclarations.\u2014Le Progrés de Valleyfield.
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