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Titre :
Le Sorelois
Concurrent du journal Le Sud, Le Sorelois appuie sans réserve le Parti conservateur.
Éditeur :
  • Sorel :Cie d'imprimerie Richelieu,1879-1966
Contenu spécifique :
mardi 2 octobre 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Sorelois, 1894-10-02, Collections de BAnQ.

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[" e Sn 7 vent sùl L'aboezWsus ~~.Mition Bi-Hoblemedaire Un uu (Payable d'avance) corcersessencancercceuser 98OÛ Bis mivlberencersensessesenans csossasensssnmennes 100 Blin Mobdemadaire Us a0 (d'AYADOO)coucrrourronsensunesesnnsesaus an0s0001s $1,00 vix waolseres aovessgoes.a.0,00 Yo.84, RUE AUGUSTA, SOREL.\u2014 \u2014 \u2014\u2014 = 16 dus anwis LA DERNIÈRE CLASSE nis malotenant du ) es classes man Euors D'UN PELIT AtaacIax nids ou à faire des Rliesades nur Ce matin-là j'étais en retard In Baar ! Mes livres que tout à ur aller à l\u2019école, et J'avais, Neure encore je trouvais ei on- nd\u2019 peur d'être grondé, d'au.|lUyeux, si lourds À porter, ma Et que M.Hamel nous avait {Ersmmsire, mou histoire salute dit qu'il nous inter les principes, et je n'en le premier mot.Un moment temps perdu, uées à courir les je [Aie qui me feraient besucou savais de peine à quitter, C'est comme | j 5; vint de manquer Ia, M: Hamel.L'idée qu\u2019il allait roi ot do prendre ma course à, Partir, que je ne le verrais plus, cham te faisait oublier les punitions, \"ie tompe était oi chaud, si (os coups de règle auvre homme clair ! C\u2019est l\u2019h d tt n entendait les merles siffler dos on Lionneur de cette A Tih du bois, et dans le dernière classe qu'il dat mis yré Rippert, derrière la scierie, #08 beaux habits du imauche, fe Prussious qui faissient l'oxer.© Maintenant jo Tu Dinas cice.Tout cela me .tentait bien Lt ces vieux du Pre us que la règle des participes ; taieut venus e\u2019asseoir au bout Pe Deus Is force de résister, ot de la salle, Cols semblait dire mais j'ou bien vite vers l\u2019école.quite regrettaient de ne pas y Jo courus nt devant la mairie, : être venus plus souvent, À cette Eup py avait du moude ar.école.C'était aussi une façon de 10 vis ods tit grillage aux remercier notre maître de sos\u2019 dép Depuis dak win c'eat quarante ans de bons services, et, de là que nous sont venues tou- \u2018 \u201c@ rendre leurs devoire à la pates leu mauvaises nouvelles : les .!F aut ë on lait : 64 batailles perdues, les réquisi-!, ven ae \" te de réllex- tions, les ordres de la comman- | 100% quan pent ucla sppolot dature ; et je paseol sans m'arr& j réciter.Que n'auraisde pas don- ter : ; , 9 » né pour pouvoir dire tout au lon Phe outre au i Yvorsaie \"| gett fameuse règle des partici- laco en courant, le forgeron | Pes, bien haut, bien clair, sane, hter, qui était là avec son | UU faute ; mais je m'embrouil-\u2019 chier, q de lire I'affiche, 181 8uX premier mots, et je res-.id rent en train de lire l'affiche, tat debout 4 me balancer dans! : bauc, le cœur grog, sans \u2014 Ne te dépêche pas tant, POU s 1; rE .toujours ae- Sor lover lu tate.d'ontonduie | > .Hamel qui me parlait : i vez (01 À ton deale | moquait de \u201c Je ne te grouderai pas, mon | moi, et j'éntrai tout \u201cessoufllé petit Free que dre aus, dans la petite cour de M.Hamel, es jours on se dit ; Bah ! j'ai bien \u2018 D'ordinaire, au commencement Je \u20ac J'approndrai demain.| de la classe, 1] ve faisait un graud Et oul tu Top ui arrive, \"| page quion entendait Jusque 1p E c\u2019a été le grand malheur de duns la rue, les pupitres ouverts, : A ak nou : frméa, les leçons qu\u2019on répétait \"otre Alsace de toujours remet- trie haut toux enssmble en se tre son instruction à demain.bouchant les oreilles pour mieux Maintenant es Pope a mt eu *pprondre, et la grosse règle du | eue rétendi être Français, et maître qui tapait eur les tables ; ; VOUS P' es 1 rnd Un peu de silence I vous ne savez ni parler ni éorire Je comptais sur tout ce train Yotre langue !.Dans tout ga, i pour gaguer mou banc anus être HOU Pride F es i vu ; muis justement ce jour-]à °\"Core le p pable.tout était tranquille, comme un [#Yous tous notre part de repro- matin de dimanche.Par ls fe-; Chos à uous faire.nôtre ouverte, je voyais mes ca!\u2018 Vos parents n\u2019ont assez marades déjà rangés à leurs |tenu à vous voir instruits.Ils aj- places et M.Hamel, qui passait maient mieux vous envoyer tra- et repaesait avec la terrible règle vailler à la terre ou aux fllatures en fer sous le bras.Il fallut ou- pour avoir quelques sous de plus.| vrir la porte et entrer au milieu \u201coi-même v'aije rien à me re- de ce grand calme.Vous pense, rocher Est-ce que je ne vous ai si ita rouge et si J'avais ur! Pes souvent fait arroser mon jar! Eh bien, non.M.Hame we din au lieu de travailler ?Et; regarda sans golère et me dit en.je ne an er peer ces 6 doucement : ruites, es e \u201d Ya vie à a pie, mn pu IO Tok domi coupé tit rants ; nous allions commeu- y, Hamel % mit à nous parlor sa © de la langue fraugaise, disant Jenjambai le banc et je m\u2019as- que c'était la plus belle langue sic tout de suite à mon pupitre.du monde, la plus claire, la plus Alors, seulement, un peu remis solide : qu'il fallait la garder en- de ma frayeur, je remarquai que tre nous et ue jamais l\u2019oublier, notre maitre avait «a belle re parce que, quand un peuple tom- dingute verte, son jubot plissé be esclave, tant qu'il tieut bien tin et la calotte de soie noire bro- {sa langue, c\u2019est comme #\u2019il tenait déc qu\u2019il ne mettait que lus jours Ia clef de sa prison.,Puis il prit d'inepection ou de distribution une grammaire et nous lut uotre de prix.Du reste, toute la clasee | leçon.J'étais étonné de voir com- avait quelque chose d'extraor-| me je comprenais.Tout ce qu\u2019il dinaire et de solennel.Mais ce disait me semblait facile, facile, qui me eurprit le plus, ce fut de Je crois vusei que je u'avais ja- voir au fond de la salle, sur les mais si bien écouté, ot que lui bancs qui restaient vides d\u2019habi- | non plus v\u2019uvait jamais mis au- tude, les geus du village assis ot tant de patience À ses explica- silencieux comme uous, le vieux tous.Ou aurait dit qu'avaot de user avec eon tricorue, l'au- s\u2019en allor le pauvre homme vou- cion taire, l\u2019ancien facteur et luit nous douner tout son savuir, uis d'autres personnes encore.nous le faire entrer dans la tête ut ce monde-là paraissait triste; d'un seul ovup.et Hauser avait apporté un vieil La leçon finie, on passa à l\u2019é- sédaire mangé aux borde qu\u2019il | criture.Pour ce jour-là, M.Ha teuait grand onvert sur\u2019 ses ge- mel nous avait prépuré des ex- lioux, avec ses grosses lunettes emples tout neufs, eur lesquels Posées en travers des pages.était écrit en belle ronde : \u201cFran- Pendant que je m\u2019étonnais de ce, Alsace, France, Alsuce.\u201d Ce tout cela, M.Hamel était monté la faisait comme des petits dra dans sa chaire, et de ls même x qui Rottaient tout autour voix douce et grave dont il m'a- Sola oluses pondus 4 Ia tringle wit regu, il nous dit : de nos pupitres.Il fallait voir \u201c Mes enfants, c\u2019est la dernià-| comme chacun s'appliquait, et Te fois que je vous fais la classe.quel silence | Qu v'entendait rien L'ordre est venu de Berlin de ne que le griuçement des plumes Plus ensarguer que l'allemand [surTe papier.Un moment des daus les écoles de l'Alsace et de haunetous entrdreut ; mais per- Lorraiue.Le nouveau maf- scune n\u2019y i attention, pas mb tre arrive demain, Aujourd\u2019hui, [me (es plus petite qui appli c'est votre dervibre leçou de frau- quaieut traçer leurs \u2018bitous,\u201d fais.Je vous prie d'être bleu at-[ayec un cœur, une colscience, teutife, \u201d comme si oels encore était du Ces quelques paroles me bou- français.Sur la toiture ° de l'éoo- leversèrent, Ab les misérables, le, des pigeons roucoulaient tout Yoilà ce qu\u2019ils avaient affiché à [bas, et je me disais en les écou- wairie, ans dernière logon de frau- el.Et moi qui savait à paîne écri- wi Joo wap rendrals done mais | 11 faudrait dono en res- taut \u201cEat-ce qu'on ne va los obliger & chanter en allemand, eux ausei I\u201d De temps en temps, quand je vevais les yeux de dessus ma rogorait sur Me semblaieut à préseut de vieux \u2018 \u2014 ap.bile duus ea chaire et fixant los objets autour de lui, comme oil avait vouln omporter duns son jregurd toute sa petite maison j d'école.Pensez ! depuis quarante aus,il était là à la place, ,Bvec 8a cour on fuce de lui et vu olusse toute pareille.Boulement los bancs, les pupitres s'étaient polis, frottés par l\u2019uenge ; les toyors de la cour avalent grandi, at lo houblon qu\u2019il avait vlanté lui-même enguirlandait mainte- {thunt les fenêtres jusqu\u2019au toit.Quel crève-cœur ça devait être pour ce pauvre poimme de quitter toutes cos choses, et d'euteudre , 88 sur qui allait,venait, dans la , ebumbre au-dessus, en train de | fermer leurs malles ! car ils de- vaieut partir le lendemain, s\u2019en aller du pays pour toujours.Tout de même il eut le coura- Be do nous faire la classe jue- qu\u2019au bout.Après l\u2019écriture,nous eÂimes la leçon d'histoire ; eusui- te les petits chantèrent tous eu- semble le BA BE BI Bo BU.Là-bas Iau fond de la saile, le vieux Hau- sor gvait iis ses lunettes, et, tenant son abécédaire à deux maine, il épelait les lettres avec eux.On voyait qu\u2019il o's pliquait lui auesi, sa voix tremblait d\u2019émotion, et c'était vi drôle de l'entendre, que uous avions tous euvie de rire et de pleurer.Ah ! je m'en souviendrai de cette dornidre classe.Tout À coup l\u2019horloge de lé glive sonua midi, puis I\u2019 Angelus.Au méme moment, les trompet- | tea des Prussions qui reveualent de l\u2019exercice éclatèrent sous nos fenêtres.M.Hamel se leva, tout vile, dune sa chaire, Jamais il le w\u2019avait paru ei grand, Lo Mes amie, dit-il, mes amie, e.\u201d Mais quelque chose l'étouffait.Il ne pouvait pas achever sa phrase.Alors il se tourna vers lo ta bleau, prit un morceau de craie, et, appuyant de toutes ses furces, Îl écrivit aussi gros qu\u2019il pat : \u201cVive la France ! Pain il resta là, la tête appuyée #8 mur, et suns parler, avec sa main il nous fit sigue : \u201cC\u2019est fini.allez-vous en.\u201d AcPHoNss DAUDET.tee Daniel Rits, propriétaire et éditeur de l\u2019Indépendant, - de Hamburg, Out, dit : \u201c* Je souf- | frais de lu dyspepsie et d\u2019une affection du foie ; je pris quelques bouteilles du vivificateur Shiloh et j'ai été guéri.Je puis le re- commauder chaleureusement.En vente chez Bruneau & Sylvestre Sorel.LE COMTE ET LE MEUNIER Il y avait une fois.bien loin d'ici, un curé et uni comte.C'était à l\u2019époque où les grands seiguours étaient très puissants et faisaiont parfois beaucoup de peine aux curés, Or, le seigueur dont il e'agit ici étuit un de ces messieurs qui ont souvent le bonnet de travers et prenneut plaisir À tourmenter le pyuvre maude, n jour, il manda le curé, \u201cCurd, lui dit-il, je suis mé- conteut de vous, Dune huit jours, je vous chasse de votre paroisse, si vous n\u2019avez pas fait de paint en point tout ce que je vais vous commander.Vous reviendres ici, wais ni À pied, ni à choval, ni en voiture ; vous me direz ce que je peuse ot combien pèse la lune.\u201d Le curé partit bien tristemont.Pendant six jours et aix nuits, il e\u2019euforma duns san presbytère, songeaut à ce que le comte avait dit, mais seus trouver moyen de sortir d\u2019embarras.Le soir du septième jour, le pauvre homme songenit toujours, en ee prumenant dans le campa- gue, où l'avaient appelé sos de voirs ecclésigatique
de

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