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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 6 novembre 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1897-11-06, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE © ABONNEMENTS; PE l4ME ANNÉE, No 705.\u2014SAME i NOVE IRE Toon $2.00 - - - Sic mow.$1.50 | E, No 705.\u2014SAMEDI, 6 NOVEMBRE 18] ANNONCES: Quatre mois, $1.00, payable & CC BERTHAUMS | par naertion 1155 1000 Pay avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - bemnt, Vendu dans les dépôts - < 5 cents la copie IEEE.BURKAUX, 42, PLACE JACQUES-UARTIER, MONTRÉAL Tarif spécial pour annonces à long terme M.LEPINE, nouveau gouverneur général de l'Algérie PAYSAGES ALGERIENS |.Piskra et son onsis ; mosquée de Sidi-Had-bel-Moumen.\u20147.Une rue, 3.Hahitations dans les vieux quartiers.- 4.Le jour du marché 434 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.6 NOVEMBRE 1847 SOMMAIRE TEXTE.Zigzag, par F.licard.\u2014 Un jour d'été, par Lierre des Bois.Miel et tiel, pur Marie Ayimong.Poésie : Feuille tombée, par Hector Demers.Légende canadienne : La caverne de sous, par F.Picard.L'obéissance, nur Firmin Didot.La vie de famille s'en va.\u2014 Les dines du purgatoire.Poésie : Sir Wilfrid Laurier, par J.Fleury.la tête de mort, par Jean Barancy.Simple réflexion, par d\u2019Alsace.Nos gravures.Un trésor, par Un indiscret.Portrait de M.A.Lange- vin, champion du jeu de dumes.\u2014 Petite poste en famille.- Errata.Théâtres.\u2014 Jeux et muuse- ments.- Problème graphique.Feuilleton Les deux gosses.Choses et autres.Gravures : Portrait de M.Lépine, gouverneur de l'Algérie, Paysages algériens : [L Biskra et son oasis : thosquée de Sidi-Had-bel-Moumen.\u2014 2.Une rue.3.Hahitations dans les vieux quar tiers.\u2014 4 Le jour du marché.- La fè'e des morts : Les \u2018unes au cimetière.À travers le Canada : Le ville de Casseluian et la scierie a vapeur de Bradley avant incendie.Rivière des Trois-Pistoles Chute de la Rivière-du-Loup (en bas) - Gravures du feurlleten.\u2014- Devinette.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que «d\u2019autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre jour nal peut, de cette sorte, vépartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chneune, et puis un des divers prix suivants 1 82, $3, &4, 85, $10, 815, &25 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont anis sur le méme pied de rivalité ; c'est le sort qui decide entr'cux.Le tivege se fait le ler samedi de chaque mois, par trois persounes choisies par l'us- semblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.NOS PRIMES ST-UNIÈME TIRAGE LE CENT SCINANTE Le cent soixante-et-unième tirage des primes men suelles du MosbE TLLUSTRÉ (numéros datés du mois d'OCTOBRE) aura lieu le samedi, 6 NOVEMBRE, a 2 heures de l'après-midi, dans nos bureaux, 42, Place Jacques-Cartier.Le public est instamment prié d'y assister.\u2014\u2014 + > W\u2014\u2014 NOTES ET IMPRESSION Nos amis font des livres, nos livres ne nous font pas toujours des amis.HENRI DE BORNIER.Tous les bonheurs se ressemblent, mais chaque infortune à sa physionotnie particulière.Toston, Si l\u2019egent avait une odeur, ce serait bien vite l\u2019odeur à la miode.- ROBERT pE BONNIÈRES.Comme une fleur nouvellement plantée a besoin d'ombre pour reprendre vie, les idées sérieuses ont besoin de solitude pour acquérir furce et durée.- CLAIRE BAUER.Mgr Cleary, archevêque de Kingston, vient de publier une lettre pastorale pour rappeler aux catholiques qu'ils ne peuvent assister, sors pere de fooite reve, a aucune cérémonie religieuse se faisant dans les temples protestants.Le digne archevèque à évidemment raison.Mais ce qui m'a plongé dans une douce stupéfaction, vous l'avouerai-je, chers lecteurs du Mosne orustre / Je ne sais comment n'y prendre, viaiment ; c'est si drole, ¢'est si amusant, c'est tellement vicolo, gue, certes, Vous te voudrez pas ue croire, Xi je vous le dis, c'est uniquement parce que c'est un fait publie, connu de toute la ville © sans cela, je le répète, vous ne me croiriez pas.Figurez-vous.c'est dur à tfeler * Voyans, vas Je tomber en.cinq où six copes, suivant le langage imagé du bonhomme de l'autre coté de la rue Pauvre Rodolphe ! a-t-il dégénére * Et s'appeler le Fort, quelle dérision \u2018 Donc, figurez-vous que de crands journaux français catholiques de la ville, pas tous, muds presque tous, ont trouvé cette lettre étrance \u2018 Voyons : quand on à eté au catechisie, ne tut ec qu'une saison eu sa vie (ce n'est pus trop, l'espere 3 on salt cela, L'Eglise ne permet pass n'a jams permis, ne per mettra jatnais à ses enfants de prendre part aux cére- montes publiques, dans les cditices du culte, des paurens, des juifs, des hérétiques, des schismatigues, des ex communiés, Une réponse d'un petit catéclasmie fort bien tat, disait grou doit frie comin du prob pari ces gens, les Juifs, les schismiatiques et les excoumnuntes, Faut lun si grand etfort d'intelligence pour con prendre qu'un fils soumis à son pere ne peut avoir aucun rapport avec les persécuteurs de ce pere ° Il suffit de rappeler comment le saiut et recretté pontife Pie IN bläma énergiquement, séverement, Mer Darboy, archevêque de Paris, qui avait assisté à l'en terrement libre-penseur où maçonnique de Duruy, si je me souviens bien, en 1869, mats sans entrer dans aucun Cditice.A plus forte raison, sommes nous gravement conpables si nous suivons utrexercice religieux dans les temples en dehurs de notre religion, On est étonné, vous dis.je, de certains étonnements ! Les feux de forêts font d'énornies ravages dans notre province, aux portes niëmes de Montréal, La municipalité de Montréal ne sait à qui, ni quand, ni comment envoyer les deux mille dollars qu'elle à votés pour les incendiés d'Ontario.Enverra-t-elle l'argent / ou bien des vivres / ou encore des vétements 1.Nous avons le droit de poser un quatrième point d'interrogation se souciera-t-elle des malheureux éprouvés.là, de l\u2019autre côté du fleuve, sous nos veux, à nos portes /.Espérons que la province d'Outario sera reconnaissante, et votera quelques mille dollars pour nos pauvres cultivateurs déjà si maltraités.L'an prochain, les amateurs de chocs, de heurts, d'encousbrements, d'écrasements, de hachis de chair humaine, pourront s\u2019en donner à cœur joie ?Le conseil municipal (traité fort irrévérencieusement de conseil de ville par nos confrères) vient de décider la construction d'une caserne centrale de pompiers, d'agents de police, de morgue, de cour de recorder, d'hygiène, etc, ete, au coin de la rue Notre-Dame et de Ia Place Jacyues-Cartier.Parce que ir est vicié à l'Hôtel de Ville, pauvres, mes frères ' Cela nous amuserait énormément.s'il n'y avait pas des vies en cause : or, la vie d'un seul de now bray oy poupiers est auxsi précieuse devant le ciel, que colle d'un gouverneur.Chacun sait que les jours de marche, vouloir ge retrouver dans la cohue do tramways, (le voitures, de charrettes, de chariots, de haquets, d'e faurcenux, de brouettes, de chiens, de chèvres, de dates et même d'hommes, c'est essayer de retrouver une aiguille dans une botte de foin.sans w'assec dessus! C'étaat ce cher confrere, ML.Gaston- Po Labia, nous donnait, comme moyen de retrouver une aun de s'asseuir dessus.Hélas ! ce gai compagnon, qui occupait une } bien modeste au bureau central des Postes de M.réal, vient d'être avisé qu\u2019on le remplace.Una pu, soyez en certains, faire grand wal s'oceuprait que de son service, Oh! je sais ce que < allez we répondre : il est quelque peu homn lettres.eût tateux valu, sans doute, qu'it fût trop hen lette, trop homme de terre, que d'être si peu que - sible, homme de lettres / Voulez-vous ?Nous inserirons cette destitar Victor (7) de la protection des Arts, de la Litteru Que c'est beau, lu protection !\u2026.Juxez ce que ce serait s'il n'y en avaut pus Vai dit, je dis et je dirai qu'il est inévitable changement de gouvernement n'amène pas des a.tuttons Vraiment motivées : avec non tnoins d'énes.jai dit, je dis et je dirai toujours bien franches füt-ce à mes meilleurs amis : ** Pas d'ingustices de crimes devant finir par crier vengeance \" Un gouvernement ne doit ponois oublier que fess ployes subalternes sont rarenient coupables de fol, cest en haut qu\u2019il doit les chercher.C'est cle - ture il ne faut pas s'être occupé, ne fût-ce que ques heures, des affaires d'un pays, pour être pet de cette vérité.bailleurs, eu jetant des cuiployés sous ressent le pavé pour en caser deux ou trois sur les mille: sollicitent, un gouvernement indispose contre 1 prosenits, plus encore aomeute quid n'a nullen tisfiote, Quel nonistre oserait souterur le contraire de te Veux de dire Ce sorry mardi, 20 octobre, à huit heures vint at coin des rues Saint Hubert et Sainte Cather cousidérais d'un oil si terne, morne et triste |.sans jeux de mots-\u2014lu preuve de cet enthymoeun baroque signifiant : syllogisme réduit à deux jo tions) : ** La puissante compagnie des trons Montréal existe : done, elle se moque bien den En effet, à l'heure que je vous dis, à 8.25 hrs ce winrdi, 26 octobre, la voiture No 468 (je precise, le voyez) verant de la rue Saint-Denis, piss rues Berri, Labelle, Saint- Hubert avee une ro.inquiétante Là cette heure, par la magi dont nous jouissons, al y a foule de bieyelistes oi meneurs ; les voitures sont nombreuses.En verité je vous le dis : l'an proeluan, cn rue Notre-Dame et de la Place Jneques-Caati statuette de Nelson trépignera d'aise, à la su grand nombre de Canadiens-francais mis en cap tee par les pompes à feo (moi, qui les avais tou prises pour des pompes à eau !) réduitos en necora -.à la rencontre d'un tramway, les braves gense entre ces masses.Le progres tue plus que les caro , Ne se croirait-on pas reporté iv vingt-cing ou te niecles en arrière, et assister aux sacrifices fun.M ns offerts au dieu sanguinaire des anciens Saxons.loch ?(Ce dieu ne fut pas ministre des Postes On dit que les Anglais cherchent mille nnseres aes Français, en Afrique : c'est dans leur nature.(els rappelle comment leurs missionnaires protestants, grassement payés pour cette œuvre néfaste, chur chaient à soulever les Malgaches contre leurs bienfar- X en ES a vie ATSC eke coin in teurs, les Français : ceux-ci, enfin, prirent le bon moyen, en expulsant de l'ile de Madugascar les trop fouqueux.Convertisseurs.1° + Etat, c'est moi ! * d'Allemagne, et le Poti l\u2019are \u2018cle toutes les Ruxsies, en d'autres termes, les deux autocrates se font des raconorrs rappelant les nies debonuaires (quel bel adjectif *) du chat au moment Ou parle d'insulte Hate par le Russe refusant au Prussien de recevoir le ou il Va donner un coup de griffes.\u201craaol-due (pas l'oiseau de proie) et la grande-duchesse de Bade.Tout eu se regardant conune des bouledogues, nos deux empereurs continuent de petites cérémonules dines, inodores et inoffensives, dans le genre de la sesentation, par le Prussien, du grand-due Michel de lussie au premier régiment de la garde, dont le belli sseux Michel n été nomme colonel.d'honneur, sur ut les uns, honoraire, suivant les autres.Quant a cel m'est bien égal nova chercher fort lon des coquilles zanusanutes, < souvent à de facétionx ty pographes, |.vous avoue que si j'anle bonheur d'en rencontrer + les épreuves de ta muisérable prose, j'éprouve toys des Cu jes folles de supplier qu'on les laisse.Pour le montent, je me contente de citer velles-er me soumet le réducteur du Mosbe litestrr Faites blanelar un olor dans la muarmite 7: cela trouve dans la recette des fC Colotl sen salade, < coaunprenez st qui re\" 1 s'auit de Carottes en ute, cuites en faisant blanchir an chou.Dans un article quelconque, il était question du Nationale «de teur de la Revue typographe tee voudu 200 evant Ol pose \u201cdu da cae Soa adel\u201d Vos comprenes que cest de da politique, cela 1 de coquille at 0lle té rejetee dedaigheusement.tous des égards qu\u2019on lat devant de de un malheureux avait succcanhé 0 une attaque vadyse le typograqhe le trwot d'âne attaque pren .vols s'est vu a Pans Van devnner wis enki, \u201cut pus le casier parait que le Parlement ae Ouebec sourate de ce mols de nevembre, Nous souluatoux au mnnstore er a la Chaubre de nore de honnes mesures, de pronmtilguer d'ariles surtout pour agriculture, 11 y aurait Hieu, évitent, PONT Nes gouvernements, d'étudier ce qui tait ces dix dernieres annees en faveur des eulti coors en Daneurakh, en Belgique, et ce que Von à Cen France ot en Prusse.Se Hous est pertais, nous soutiiterions vivement cuhnan ped, ul tres prit peude protection jrour «Ms et la Littérature, sans cependiait que nons dc ctalions des destitutions crantes al y a bien sn d'utihser des taleuts cu ces talents sont ndéees- \u201cec memie sans créer de places nouvelles.Le l'arlement d'Outarte reprendre ses séances le 30 coubre Vers da tit jauvier, ce sera te tour du grand Parle et Ottawa reverra les brillantes Joutes oratoires.Ne Lisson pont passer les touchantes fetes de fa T'assaint et des Morts, sus prier pour nos disparus.Ve quinais, en parlant de nos sentiments envers morts vont He parents, oh ue passe dire Les vite TU dat entendu, un Jour, un brave cultivateur s'exprimes aims j'-uv:at \u201che dies ava veer longtemps al bien wourie.\u201d Je lui desunnidai de qui il partait + De tuon pere ane répondit-al, CUS HE SAVEZ Ce que vous dites, out vous voulez ètre avoue que j'eus un mouvement de colère - On A maudit !m'écriai-je.Ne connaissez-vous done pas le dUätticme commandement de Dieu / J'ai vu du pays : Je Vous jure n'avoir gameis vu prospérer le fils outra- Je ne suis pas higot : Mais je hais le blasphémateur et l'enfant ingrat.\u201d KeANt son pere ou sa mere LE MONDE ILLUSTRE Et c\u2019est vrai.Car le père et la mere, c'est [heu sur la terre : voilà pourquet l'Etat n'a et ne peut avoir aucun droit sur la manière d'instruire, d'élever un enfant.Mou Père ! mia Mère !.Pour les posséder eucore, Je voudrais volontiers les servir à genoux |.Comme Un serdient nous aimer .Avec quel amour nous les Depuis si longtemps qu'il sont retournés à Dieu, je puis certifier n'avoir pas passé mi jour sans révérions ! jenser à eux, sans prier pour eux de n'ai que cells en ma faveur \u201cmais j'y Mens.rr\u201d \u2014 be ne UN JOUR D'ÉTÉ tM Fle Boule, bandied, Objets inanimes, aves vous done une ame oui ~ietache cmon ame cla forced dimer CLAMARTINE D C'etait un dimanche tu de ces curieux dimanches d'été ou le ciel se fait tantôt pur, tantot nuageux, et où l'atuosphère, attiédie parles pluies de la veille, s'étend vivitiante et salahre eur nos hocages et nos planes.d'étais en route et tout entière a mes pensé Je sutvais clopin-clopant.le sentier rocailleux et incom mode qui conduit au villaze, quand je m'arrétai entin chez une mime qui mn'attendait et tue reçutle sourire aux levres, avec un petit ar coquet qui lai sevait à merveille Nous prenons place surla véranda, en face d'un superbe Eden vrai décor de théâtre où Flers en reine Unpérieuse, gouverne toutes les aries et tous les charmes, de su vaporeuse beauté.Ouattendons nons £0 Fst ce que la nature test pas asses belle pour ous, tillettes de dine quelques printemps Estee que Tes fenilles ne sont pas assez vertes encore, et le parfum assez grisant peur nous abandonner « toutes les délices de la Hovaison nais- Sade Chay, certes la Jeunesse est sensible à tout ve rehotiVeau Cet moe, pour satisfaire «ce senthnent d'idéal quil seluve lentement, irresistible, dans oly ave, elle a volontions swe an ceillon qui chante sous de brin de mousse, tout aes bien qu'elle rat rèver pres de Brose qui s eutr'ouvre, cu pleurer, le soir, SOUS IE Col des creux, teuf ce que sent Coeur à d'untutuatle et d'intun.Qui done, alors, peut dire ce quil y a d'exquis dans ve tressaillement de notreutre Onn peut dive ce que ce trouble à de céleste de divin Mais.les voûtes othreuses ae Tavenne.fn silence \u2018 Jentetis un bruit de pus sous mustaut et voile deux ans, disposés antre et a vauser Etait-ce averse de tout à l'heure qui, tout en les trempant si bien, avait ajoute a leur ete juvenile cet entrain lmmortels * de be jeunesse canadienne.Dans un rapide coup d'œil nous navons pu que relever les signatures suivantes Germain Beaulieu, avocat ; Mbert Ferland, artiste : Jean Charbonneau, EE.Bédard, MD.: Gustave Comte FEU sicotte, avocat ; Henry :60-X Dumont, historien et libraire .Pierre FZ.Mas.I.Arthur Tous nos qui Presjardins, k Nellivhan, ete.vont grandir pour doubler de prix l'albian souvenir de Bussières ; Faml que Ludo uen témide du fete D anrde qaloux comme on carde vue trésor\u201d basins nrg \u2014 .== La derniere de M.l\u2019rud'homme.Jo ne sais pas ce qu'a run montre ge lau sans duute achetée chez un horloger socialiste : impossible de la faire marcher plus de hust heures par jour \u2014\u2014 bin ni M fi a En ni Es iid 0 KX (UTX ha Bit i re A 7 7 7 / 4 7 Ju il ' Tae 1 {Eh ho, Lhd Ia a PO TN dE ry oh kid A 7 y 4, yi 1 ve po Ur a 1d he mh à i y J TE Gi pa i oof os eg ta a Gi JA ¥ + vs Jr gr is Zs, po 5 G/ 4 3 he, Z 4 7 \u201cee 4 qu À by oy Gi, % 4) \u201c4 Kb \u201coi ER 0 4 Wh % 7 an Ji 1M) # 0 4 i 4, % Z 2, i WF a) a > 2 in! 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I 4 ox A 4 A % ue v2 : r xs on: \u20ac A 5 H 4 A a ; 4 i 8 ! iy PIAA at 4 Xe aE 3 i SN ill PRL 5 pi = BY as\u2019 PRES) 14 I 1 +, Fx $ 3 fu ei A #2 oii} 3 LS \u201c> + ve or Ti TRAVERS LE CANADA À = a # = vy \"5e wh \\ Le we te } Ë 4 rd \u2014_ ! .; > à N 5 wd SRF, \\ wad, ol Vi pL oo + 5 8 ant HE, ie + = ve $ 4 ge ; ou) x 5 Fa nN, 45 £3) ir NN b xd + *® a 4 \u201c Ye + Di 3 kr 2} $y ha x sr, A ï EE ja A \u2018 Fr NS By a ee 247 Le SA : KX Py Coe à fé By 7 ge + ÿ nt er 5 got + 22 > 2 1 Lu 3 3 ?Sd Ke $.4 2 zg Rivière des Trois-Pistoles te # SA aq ; \u201cer 3 & ge A 3H ft Po A) Ft wma ; a; > v $ Lp ty Ja + i Chute de la Rivière du Loup (en bas) Pt EH 7 ; ge > dr + vf; 45 + NS + Le ange ey A pS Rp ps 3 ti.* \u2018 od Ig .p bs i { NE + s ç $ \u201coe dx 2 a, »ù ry it, 2 hk pe s À , pe f of 5 KC % x 2 Ps, IN AM Ww ! 4\" JER \u2014 + eee ee j J Prods Ï sx of x & NE * pach le J ts % \u201d wg: pK we I Yi Rb?i Ant o L \u2014\u2014 ng + dl x | FR À LE JEU DE DAMES A la suite d'incidents trop longs à raconter, et M.Maillé, anvien champion du jeu de dames, n'ayant pas voulu ke soumettre au réglement adopté pour le Jeu de Dames, par l'Association régulièrement convoquée, lo titre de champion, suivant le réglement, à été dévolu us M.Alex.Langevin.M, Alex.Langevin est le type de l'honnête homme, el ses manicres pleines d'urbanité le font aimer de tous ceux qui le connaissent.C'est un des plus anciens nuuateurs du jeu de dames, qu'il joue depuis plus de trente ans suivant toutes les règles de l'art.en 1869, il fut à lu tête des bous, dans un tournoi organisé entre les joueurs du faubourg Quebec et ceux du faubourg Saiut-Joseph.En 1870, il défit M.Milaire, muateur de grande renommée et tacticien de premiere force.Enfin, partout et toujours, il se montra joueur accompli, plein de courtoisie, avec l'aineeble pointe d'esprit gaulois du vrai Canadien- français.M.ALEX, LANGEVIN, CHAMPION DES JOUEURS DE DAMES M.A.Langevin, à l'occasion de son élévacion au titre de champion du jeu de dames pour le Canada, avait invité nombre de ses amis à une réunion intime et charmante, dont tous \u2014environ quarante tevent le meilleur et le plus doux souvenir.empor- Cette réunion eut lieu le 21 octobre courant, au club Le Canadien, rue Richmond.On n\u2019en sortit qu'à une heure avancée de la nuit en se disant l\u2019un à l'autre : ** Couvme cela repose de la polémique turbulente et violente dont nous avons été témoins tous ces tempg passés à l'occasion du jeu de dames : \" Nous espérons que tous les amateurs du beau jeu de dames se soumettront aux règles adoptées par l'Association : c'est le seul inoyen d'avoir la paix, la concorde, comma c'est le seul moyen de voir prospérer ce noble jeu.Et nous espérons aussi que l'Association gardera jalousement ses droits, appliquant d'une ma- ivre juste, mais ferme, ses lois.\u2014 .\u201cC\u2014 PETITE POSTE EN FAMILLE AN.CC, Montréal.Votre manuserit nous était remis quand on imprimiait la première forme du Mospk ILLAsARÉ : vous comprenez qu'il était absolument impossible de publier vos jolis Echos.Dr Gust.ti, T.\u2014 Nous êtes réellement indulgent.Merci de votre bonne lettre.Vous tenez, je le vois, au nom, bien que l\u2019usage fasse préférer le prénom.Vous auriez avantage, me semble-t-il, à changer les termes du cinquième vers : ** Va, bien sûr.\u201d ete.Une jolie petite idée, au lieu de celle-là, trop ordinaire surtout au pays de ce rére.Costal.\u2014Joli petit récit.ll lui faudrait un titre assortl.-Que de fois nous avons prié, supplié, de n\u2019écrire que d'un côté du feuillet ! Les autres inipri- Les deux seront insérés.meries mettent au rebut tout manuscrit ne remplis- satit pas, entre autres, cette condition.Len deux côtés dérangent tout le travail des typographes.Serez-vous assez bon, une autre fois, de vous rappeler ce qui précède / Fuevy Do Joliette.C'est fait bien ons.Continuez, travaillez, corrigez su Ce genre vous va tres bien, tent le premier jet.Bravo.{réstide T., Joliette.Ju voudrais commettre, sans impolitesse, Une grosse Est-ce un souffle de Virgile /.indiserétion.Si je savais combien de fois le prin temps u semé de fleurs Ia route du gracieux poète \u201d Mais comment demander cela 7.Dr d-N.L., Soint-Heuri.ment d'imprituer, votre envoi que Hous ESPÉrONS AUSSI attravant que le premier.Nous recevons, Au mo \u2014\u2014 + Go GP\u2014\u2014 ERRATA Nos lecteurs auront la bonté de pardonner au cor recteur passablement\u2026 endormi du Mosbe ILLUSTRE.Dans l'article : Nos Etudiants, du dernier numéro, deuxième ligne de la première colonne, et premivre Le correcteur a laissé tomber un é.\u2026 heureusement muet, à ces deux généraux.colonne, lisez : ceux-ci ont en Porte Latine.Dans le numéro 702 du grosse erreur de nom s'est glissée dans Ia Choong Europériau de M.paragraphe, on a imprimé : Mme juue Alphonse Oui met.Tous nos lecteurs ont compris qu'il s'agissait de Mune juve Aldérie Ouumet.pardonner une erreur tour involontaire.Higne de la deuxième colonne, lisez : en general.A la septième ligne, première outre saint Jean ila 16 octobre dernier, une Rodolphe Brunet : au quatrieme Nous prions la faille de \u2014 \u2014 THÉATRES THÉATUE FRANÇAIS Le \u201cmagnifique drame intitulé : Le Jn Hill, tient l\u2019aftiche, cette semaine, au coquet Théâtre Français, coin des rues Saint- Dominique et Sainte-Catherine.ITy à dix ans que cette jolie comédie à été jouée en cette ville.Elle nous avait été apportée par M.J.B.Polk qui, apres plusieurs années de succes en An- sleterre, nous revient avec la même représentation : nous pensons qu\u2019elle sera bien accueille par le publie Moutréalais.Au nombre des membres de la troupe se trouve le célèbre Los Voujeres, qui nous arrive avec tous les lauriers qu'il a recueillis sur la scene américaine.A Chicago come à New-York, tous les journaux ont été unanimes à dire que cette troupe est la meilleure qui ait jamais traverse l'océan.MLLE CELINIF MARIER Nouvelle que les Canadiens de la Ville- Lumiere accueilleront, sans doute, avec joie : leurs frères de Montréal se sont empresses d'aller applaudir Mlle Cé- linie Marier, à son premier concert donné depuis son retour au milieu de nous, le 21 vetobre, à lu salle de la Y.M.C.A, avec le concours d'artistes distingués.Les appluudissements chaleureux et les nombreux rappels de l'auditoire, voire mème l'offrande d'un magnifique bouquet, ont paru vivement toucher notre artiste compatriote, car ils ne pouvaient mieux lui prouver la sympathie et l'admiration de ses conci tayens, PARC SOMMER Rien de plus agréable, s'il fait bon, que de passer quelques heures lo dimanche au Parc Sohmer : on y respire si bon air !\u2014S'il pleut, que c'est agréahle encore de s'y rendre, puisqu'on y est à couvert si l'on veut.\u2014 Ft s'il gèle comme au Klondyke, on a, ici, l'avantage sur ce pays d'or, de pouvoir se réchauffer : le bon, le vrai canadien au pays dort, et se moque bien du pays d'or ! JEUX ET AMUSEMENTS LOGOGHIPHE six pieds, je suis un mets fort restaurant cing, des traités, je deviens le garant ; quatre, mes flots roulent nvec vitesse ; Avec Avec Avec Avee trois, en fuyant jemporte tn jeunesse.CHARADE Que de belles a mon pretsier Ewmpruutent ce teint frais et rose Che le lis épouse Ia rose Sur ton visage printanier ! Et cependant mon seul dernier.Simple élément, modeste cause, Sur ta joue entretient éclose La douce fleur de l'églantier.Aussi, rendant un juste hominuge À tes attraits, le fou, le sage, Te dresse eu son cœur des autels.L'entier, parfois lourd de la vie, Qui pese sur tant de mortels, Doit vous être léger, Marie \u2018 SOLUTIONS DES PROBLEMES PARUS DANS LE NUM Ro Je! Enigme, Lanuit.EXFLICATION DU REBUS QUI A FAL DANS LEN Ton I.étude est la clé de la science.Mot à mot D -la clef 2 la scie anse.Ont deviné : Mlle Alice Polissier, Yamuasha Zorilla Beaudoin, Québec ; Mlle N.Dupré, Se A.5.Jacques, Ottawa : Mine O.Viger, Montre.\u2014 .: ak \\, 1 ne AV INCE bE SAP Elle préférait la châtaignerie de Kerlor à toutes les excursions du monde Page 443, col.1 Quand elle prit congé des hôtes de Kerlor, ce fut avee un luxe de protestations inimaginables.Les mots de dévouement absolu, de remerciement attendri, de reconnaissance éternelle, jailliseaient de ces jolies lèvres qui distillaient avec un art consommé le mensonge et l'hypocrisie.La bonne conitesse de Kerlur en était toute remuée.Elle fit promettre à Mariana de revenir bientôt.Mlle de Sainclair invoqua ses devoirs d'institutrice, mais répondit qu\u2019elle ferait tout au monde pour contenter ln digne et sainte femme qu'elle continuait à aimer comme une mère.Georges pressa affectueusement les mains «le la petite-cousine qui avait reçu ses amoureuses confidences, Carmen embrassa la perfide créature sans l\u2019ombre d'une arrière- pensée.Mlle de Kerlor, qui connaissait le secret de la jeune fille, trouvait qu\u2019elle s'était admirablement comportée devant Georges ct lui en savait gré.) Seule, Hélénc eut un recul instinctif quand Mariana lui serra la main.mi On avait attelé le buggy pour reconduire à Brest, Mlle de Sain- clair.\u2014Allons tit la comtesse en voyant s'éloigner sa parente, j'avais tort de lui garder rancune._ FEUILLETON DU MONDE ILLOSTRE NV PREMIÈRE VENGEANCE C'était tini | Mariana aurait pu s'arrêter sur la pente du mal, Si Georges de Kerlor n'avait pas eu l'imprudence de lui faire cet aveu auquet elle devait la plus cruelle et la plus humiliante des méprise, Mlle de Sainclair eût certainement vu le danger: nus elle aur:it fait appel à toute sa roucrie féminine pour le conjurer.Elle aurait lutté contre cette Hélène, qui certainement étui jolie, mais qui ignorait les ressources d'une coquetterie rafline ct n'aurait pas su envelopper le jeune hounne de cette chaude atu phère de séduction qui, pensait Mariana, est indispensable pour e.quérir et surtout conserver le ecur cles hommes.Co La dédnignée se reprochait avee colère d'avoir gardé jusqu n bout ses ridicules illusions, Elle avait failli tomber dans la plus grossière erreur.Georges lui avait fait un affront qu'une feumme, surtout i\u2026 qu'elle est vindicative, ne pardonne jamais.Elle AVait VU, fixés ur ses yeux, les yeux pleins de passion du jeuns homme ;11 avait ten = vers elle ses muins frémissantes :wlle attendait le suprême aveu toutes ces démonstrations d'atnour s'adressaient à Une rivale exéer.Mariana en frémissait encore de rage, Tout d'abord sa haine farouche s'était eoncentrée sur Carn, voici maintenant que Georges obligenit Mariana à le détester | éprouvait de l'animadversion même contre cette bonne et inoffens.comtesse de Kerlor, parce qu'elle avait trop facilement remplue- «demoiselle de compagnie, qui se croyait pourtant indispensable, Mais c'était Hélène de Penhoct qui serait surtout frappee - pitié.Mlle de Sainclair faisait ces vétlexions dans le buggy que 1 saint conduisait d'une nmin prudente et sûre La voyageuse n'avait pas à redouter l'accident qui lui arrivé avec la carriole de Pornie.Par une naturelle association dadees, bi pensée de reporta sur Paul Vernier.Elle lui en voulait aussi, a eclui-liy, de sa recherche qui ress blait à une importunité.Elle haussa les épaules trouvant qu'elle aurait le temps der chir le lendemain, au sujet de la conduite qu'elle tiendrait visa.du sculpteur.Ce qui était beaucoup plus urgent, c'était de prendre des nest pour entraver ce mariage dont elle venait de pressentir l'imminer- sinon pour le rendre impossible.\u2014Que faire ?se demnnda Marinnn.En somme, ses moyens d'action étaient Himités,et les evenen, + menaçaient de se précipiter Il n\u2019y avait plus une faute à commet.Elle arriva pro ptement à Brest et réussit à esquiver les us tions que Mme Nerville n'aurait pas manqué de lui adresser sur habitants de Kerlor, si la notairesse avait été la Mariana se voyait déjà foreée de faire l'éloge de Mile de Pere: Quelle dérision :.\u2026.L'institutrice put gagner sa chambre avant le diner et eu: or ses projets de vengeance, Le lendemain, Mariana était encore plus exaspérée que la x Se venger ! telle était lace fixe de Mlle de Sainelair.Quel dommage que les lois et les coutumes du beau pas «+ France ne ressetublassent plus aux traditions d'autrefois, qui perce t- taieut, comme dans le pays d'origine de Marian, de se débarre + de ses ennemis d\u2019une façon expéditive.La jeune tille roulait dans son cerveau entiévre les projet.> plus cruels, quand elle vit que l'heure de conduire ln petite Jour Nerville à son cours de dessin était arrivée.Pendant le trajet pourtant Marianu redevint plus enlme, Nas 1 elle pas besoin de tout son sang-froid pour combiner ses odio machinations ?Mlle de Sainclair eut même un sourire en pensant que, au mount où elle était auprés de Grorges, Paul Vernier attendait al ose Saint Louis.Elle allait probablement rencontrer le seulpteur chez M Ke Oserait-il parler à Mariana / Elle l\u2019espérait bien, Les prévisions de Marinna se réaliserent Le lendemain.| Vernier était chez son ami Kéraliès.Il regarda l'institutrice avc profond respect ; mais elle vit qu'il se levnit quand elle cut conte Jeanne au professeur.Elle aussi désirait une explication, mais elie feignit de chercher a l'éviter.Elle fut servie à soubait, car à ce moment entrait dans Patel?Mlle Monique Aubierge, qui accompagnait son élève, Mile Yolande de Guidelvinee chez M.Kéraliès.Mme de Guidelvinee était la propre sœur de Mme la comtesse de Marin.\u2018 \u201col EUILLETON DU MONDE ILLUSTRE 445 Kerlor ; mais elles ne se fréquentaient plus, depuis que feu le comte de Kerlor, qui était un homme d'esprit, et ne condamnait pas aveuglément en bloc les idées modernes malgré ses convictions royalistes, avait rompu avee les chevau-légers du parti intransigeant monarchiste, dont la dernière citadelle est lu Bretagne, comme chacun le sait.A In mort du coute de Chambord, il y avait en une scène très orageuse entre le comte de Kerlor et le comte de Guidelvinec, les deux \u2018eaux -frères, Le vicomte avait fuit preuve d'un fanatisme ridicule, autant que huritimiste, en criant : JR Roy est mort, vive le Roy ' Le comte avait haussé les épaule: les deux familles s'étaient rouillées mortellement.Ajoutons que le gentilhomme qui portait ce nom suffisamment vailleux de Guidelvinee, était par les femmes, allié aux Penhoët.Mlle Monique Autbierge vint saluer Mlle de Sainclair en lui + ndant ln main avec la respectueuse déférence d'une fille sans particule, -ulressant à une demoiselle dont le nom figure aux premiers rangs du churtrier de la province.Pendant que Yolande de Guidelvince, qui portait ia téte comme \" Saint-Sacrement, se préparait à prendre «a leçon, la conversation cnngenait entre Monique et Mariana, Mile Aubierge était une suave personne de trente-huit ans, très aude, tres minee, au regard éthérd, Un de ses gestes de prédileetion eonsistait à se croiser pieusement muninis sur st poitrine, d'une platitude invraisemblable, \u2014Eh bien ! mademoiselle de Sainelair, commença Monique, vous aver done quitté définitivement le château de Kerlor / Mariana, nualgré lu prudence hypocrite qu\u2019elle cherchait toujours imposer.redevint l'iraseible fille d'Eve que nous connaissons.Elle ne put s'empécher de profiter de l'occasion qui s'offrait pour « chaler su haine contre sa rivale.Elle répliqua : Certainement, mon devoir était de céder la place à l\u2019intrigante, test entrain d'accomplir une «œuvre néfaste à Kerlor.\u2014dJésus-Seigneur ! fit Mlle Aubierge, les yeux ronds, la bouche n losange, que m'apprenez-vous là ?.Et comment se nomme cette creature ?\u2014 Helene de Penhoct, fit Mariana, toute frémisante et le regard vein de Hammes, Cet acces de colère passé, la jolie fille chercha cependant à se ressaisir.Elle se dit qu'elle avait eu tort de montrer ainsi le fond de
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