Le Monde illustré, 13 décembre 1890, samedi 13 décembre 1890
[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS « Tux ANNRE, No 345.\u2014SAMEDI, 13 DECEMBRE 1890 ANNONCES: Un an, $3.00.- = Six mois.81,50 La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - = 5cents Vendu dans les dépôts - - 5 eents la copie BURKAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terme ROBERT KOCH, AUTEUR DR LA DÉCOUVERTE DK LA GUÉRISON DE LA TUBERCULOSE {De l\u2019JIustration) 510 \u2014 \u2014 LE MONDE ILLUSTRÉ MONTREAL, 13 DECEMBRE 1890 SOMMAIRE TEXTE : Fntre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014le monument des patriotes de 1837-38, par ti.A, Dumont.\u2014A pro- os des Beaux-Arts.\u2014Cueillettes et glanures, par ules St Ele, \u2014 Le monument Dumont.\u2014Lav cation des fenunes, par P, Goy.\u2014 la cuisine facile.\u2014 l\u2019oésie : Sonnet, par C.Philippe Beaulicu.\u2014La ie américaine (suite et fiu), par Louts de Sautes.\u2014Le De Koch.\u2014 Musicienues japrmaises \u2014l'Inumneutée Conception à Nutre-Dame de Bonsecours, par J.8.E.\u2014lrines du mois de novembre.\u2014 Faits scientifiques.\u2014Un hienfait n'est jamais perdu, par Oscar de l\u2019oli.\u2014Feuiileton : Fleur-de-Mai (suite).Gravures : Postrait \u2018lu célèbre Mr Kneg.\u2014 Portraits de M.e.M-ne SJuneau \u2014Mlwauk e su 1835, \u2014B:aux- Acts : M iuicionnss Japrasises \u2014Une visité au cime- tivre «le Ir Coôte-les- Veiges ! Mouume t des patriotes de 1837-33.\u2014Momumeut de la famille Dumont.\u2014 Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles du \u201cMonde Illustré\u201d ire Prime : - 350 Ime .- 26 sme * - - .16 ime * .10 bme \u201c - : ë me * - 4 me \u201c .: 8 8me \u201c - 2 86 Primes, 8 $1 - 88 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mots, dans une salle publique, par crois personnes choisies par l'assemblée.Aucur prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront U tirage de chaque mois.\"AIME beaucoup lire chaque année le discours prononcé lors de Ia distribution dvs prix de vertu donnés par l'Institut de France.Ce morceau de littérature est généra'ement très bon, contient des renseignements et souvenirs utiles et prouve que les actes de vertu deviennent de plus en plus nombreux.Ce discours est très long, puis« qua des centaines de prix ont été distribués et j'en détache le pas sage suivant : « Mile Hrnriette l\u2019aron habite Montrouge.C'est encore une personne de Paris.Elle y ncemmplit Mmod-stement, silencieusement, depuis douze ans, des actes de la plus haute vertu.Son père, après l'avoir élevée dans une grande aisance, due à un comuverce fructueux, a perdu sa fortune et est mort, laissant à la charge de sa fille une were infirme et un frère aveugle * Que faire quand on n\u2019as pas appris à travailler pour vivre ?La pauvre fille s\u2019est frite copiste, et ce que ses copies lui rapportent et à peine auffi- saut pour |a faire vivre, sa mère, son frère et elle.On gagne si peu à copier, même des vers ! L'éditeur «de la Muse Illistorique de Loret lui payait trois francs pour le mille de vers, Il est vrai que ce ont de bivn mauvais vers, mais i! y en a 200 000, \u201c Que Loret me pardonne si je manque de respect à aa Muse; il eat bonhomme ; n'a-til pas par- \u2014 LE MONDE ILLUSTRE donné à d'autres zoïles, témoin les vers qui suivent 1 A raison de trois francs le mille, ils ue valent, il est vrai, qu'un liard peur le copiste, hélau ! mais je n'en donnerais pas tant pour les avoir faits : Ou m'a plusieurs fois rapporté Qu'il y avait annmosité Contre wa Muse et mu personne Et c'est tout de bon que je dis : Que Dieu le mette en l\u2019uradis.L'Académie à surpris le secret de cette vie toute mystérieuse, d'abnégation et de dévouement, et elle à voulu l\u2019hanorer en décernant 3 Mile Baron un des prix de la fondation Camille Favre.\u201d N'est-ce pas que c\u2019est Lien et finement dit 1 *,* Plus loin, je trouve una réflexion très spirituelle.Un président du Corps Lézislatif interrompit un jour, du haut de son fauteuil, vn d- ces Pa i- Kienx spirituels et sensés que Paris chargenit alors de défendre ses droits.Ce Parisien avait dit que Paris était le cerveau de lu France : \u2014Si vous dites que Paris est le cerveau de la France, repartit le président, on pourra vous dire que la province en est le cœur, et on pourra ajouter que Ia France a quelquefois mauvaise tête et toujours hon cœur.Le mot plût, il était joli sans être méchant.Personne ne s'en furmalisa.*,* Vou'ez vous un exemple de plus de cette charité ob : 4 - a % ve! + \u201cLI a à di 4 x a E ry 2 NTN ti J al SA tA x Ny EF I) » $ - \"og x i FEN AP net +, = LS vo » 2 sa | etre a v i) wy we) 6) CL) Bn ta RE Gf Pan 3 Ny TEE NE 4 NY 3 \u20ac d La BE > Hy » \u2018 le + = RN S \u2018an ER ry Al W R LO N S & a > x « C ov ; b 2 C = A > , fy 3 » 4 = N Ÿ AUXA-ARTS ES di Ww a, Ÿ fs CIN i à va, Lee i) LEAT Bo vl NE EN NN NS x] wiv, ol : 3 NT In on ai a § [1] \u20ac à hog NE vi: js *, 2.(A À 9 NG $a i AA « x % as .ee \" ¢ ay \\ oud te é & NS be = Ty # ER fi ig EN a A 1 A 2 Ÿ x oh ne S ve ÿ a 2 ve > 5 3 : \u201c4 N a EN VA Vl \u201c HER v & ee id RS oe 2 Pa ha SRN / NS re 4 A > A i.y À \u201c De vi yO.or 3, f aC EY ?eu Ni I 1 Lo hy & Ii au : mn > ai ; ee i 0 pad Mg ry 4 Ce) - MUSICIENNES JAPONAISES.\u2014 TABLEAU DK M.HOMPHREY-NUULH 3 Ÿ £ 5 or J! Lt 25 ig A EN Wy \" = À 4 ¢ LE i Fay « er 3 % Fi + is 4 oy f $ Ay Ss YN es NS WH iz hy $Y % 7 % | 6 (as SA of ee 5 ; Fes ea ; If Bou X20 eT WS vd ; fl 2 x à \u20ac 2 ; » i} i WE Ww < + ; À Ji wi ow 7 : H a Len » id 7 3g ge \u20ac D 5 Vi à | 4 \\ ji Sus / ÿ i x » saute J CN te Ha ; vy 4 AN * [ J i lee ge a og.US of - ref RN Frot PRT RP M > Ny woh 0 PN En oy, I aa Ba wy TTT - A .re x 25 3 ot + + ES + =f PAR: Sy 3 * -X ue 7e [28 fr \"ey 3 ta * À Vee \\ 2 AK co > LAs «£- og = > Es LR Rl oN] EN - 8 + FRE?\u2018A © où x BNW A 06 = a & a a # à Tee & x ITH f Ca va = Lg 2 Si ROIS LL e , ès : $ AZ, x; AJ A % £ BX $ LE aps bh gs ¥ 45 ; a ; Li Fu hd ; - > MONUMENT By) oT ¥ A: Rat i 2, ex re ES he@: DI) oe] ES a) | x io \u2018 LR \u20ac 29 F A xX 5 a 3 Wi LY) 7 Se Tx ds) 23 i FAMILLE Se > 5 wre 8 ak ai, AZ Re CNE .* 7 pr fy Jt wi A # 2 Not ee E Us a GUMONT : Ind 44.ve Le pt \" (NE Je 3 \\ dr oS 2 A -~ gs VE 7 pil EE) Fi wt Pg ot tr à xis ha [34 = Q A) mar se LS VISITE AU Photocranhies JON CIMETI a A Laprés \u2018 Rl + > DE L: AC _ em mn m\u2014\u2014 + OT ee a \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 Photo gravures Ars .= i 0: * pe mstrony da A] $a >, A LY + DES NEIGES 4 IS a ; 4 + MONUMENT 4 ko eR a - % d § * Lx nm a Ri 3.A Dis ouh as gt nn Ÿ « a bi ÿ, PAT ) À \u201ce ., ik sot If : be ; Be FOES : DE } » TR Nn 5 D ¥ Wa - 2 & ZA LS = RCE ape A ha v Les Ni E ; à es We ; à D 3 = HE 2 mes en EARN fe) er Clin.© oe Ais me Slats n+ Wk SIMI [fo HLT MA] x mu\" TUE L'ÉTOILE DK BETH LEEM On s'apprête à l'Observatoire, à étudier avec soin un phénomène qui «luit se produi @ cette année.Une sixième étoile va venir s'ajouter aux cinq étoiles de la constellation de Cussiopée.C'est, paraît il, la septième fois seulement que l'on verra briller cet astre depuis le commencement de l'ère chrétienne.On préteud même, dans le monde des Sstrouues, que cette étoile est celle qu\u2019on & appelés l\u2019étuile de Retliléem et qui jouirait de la cu- ri-use particularité de n'\u2019apparaître que tous les 270 ans.+.LES FILTRE On emploie souvent le sable comme matière filtrante; cependant ron action est essentiellement différente de celle du noir animal, et il est bon d\u2019en faire l\u2019ubiservation.le sable laisse passer les matières organiques, surtout dans les filtrages rapides.Il ne faut pas s'en servir pour filtrer le: enux suspectes, À moins que les eaux n'aient à faire un long parcours à travers ls couche hl'rante.Nous l'influence de l'uxigène, les eaux perdraient alors peu a peu leurs Matières orzatiques.Mais le weilleue filtre est évidemment le noir animal ou, à uu degré moindre, le charbon de bris Les maticres organiques et les sels tenus en dissolution «uns l'eau sont retenus daus une grande proportion.+ ++ MOYEN POUR BIEN SÉCHER LES CHAUSSURES Nous étions a la campagne, un soir, en compa gnie de ma vieille tante, ot, pris par une terrible pluie d'orage, nous eutrâmes tous avec des chaussures tellement mouillées qu'il paraissait impos sible de les repreudre le lendewiain.Et nous n'avions tous, n étant pus chez nous, que cette seule paire de bottines en cuir.Si nous les mettions auprès du feu, elles se rétréciraient et seruient perdues.\u2014-Est-ce qu'il n'est pas possible d'avoir ici de la farine d'avoine ?demanda ma vieille tante à la maîtresse de la waison.Sur sa répouse affirmative, et la farine apportée, on en remplit toutes nos bottines et les bottes masculines.Le leudemaiu matin, la farine, guuflée, avait absorbé toute | humidite de nos chaussures, et nous pâmes les repren-lre vans le moindre iuconsénient, Ma vieille tante fit recueilnr toute cette farine dans un sac, que lon mit sécher auprès du feu, et elle pourra servir d'autres fuis eucore, dans les mêmes circonstances, + + +.CARTE DU CIEL Les préparatifs de l'exécution de la carte photographique du ciel, qui va dunner dans deux ou trois ans la position exacte, pour la fin de ce siècle, de trente à quarante unthons d'étoiles, se poursuivent très aclivewent, depuis 1887, daus les dix- huit ubsersatoires des deux hérrirphères associés pour ce travail.Js serout bieutôt terminés.Cette œuvre considérable, due à l'initiative de l'Ouservatoire de Paris, où se sont réalisés I+ g pro- grés dans ls photographie stellaire qui l\u2019ont reu- due pussible, va être entreprise partout à la fin du printemps prochain, innuédiatewent après la troisième et dernière reunion du comité international convoquée à l'Observatuire du Paris, le 30 mars 1891.M.Bischoffsheim, membre de l'Institut, ayant Appris que, par tuanque de budget spécial, le co.mite international ne pouvait tuire construire un appareil de mesures iudispensables pour ies dernières expériences, a spontanément adressé au pré- LE MONDE ILLUSTRE sident du comité, M.la contre-amiral Mouchez, la some de dix mille france nécemaire à la construction de cet appareil.C'est un nouvel et i portant service rendu aux sciences par M.Bis chotfaheim.UN BIENFAIT N\u2019EST JAMAIS PERDU Dans les premiers jours du printemps de 18.Jétais à Naples, ls ville merveilleuse qui se mire daux l'aeur de sa baie féérique, entre lo Pausillippe en fleur et le Vésuve au blanc panache, sous un ciel toujours pur et rayonnant.Un de mes plus graude pluisirs était d'aller seul, daus un léger canot à la voile bariolée, voguer sur les flots bleus, pour atterrir tantôt à cette magie de la nature qui s'appelle Sorrente, en fredonuaut le refrain fameux : Sorrente, Sorrente Sur ta rive odorante* Les jours passent riantu et clair.Tantôt sur les rivages enchantés de Pouzzoles ou de Baia, vu bien aux bords, aujourd'hui désulés, de la ravissante Ischis.Je ressentais dindicibles ivresses, sur mon frêle esquif.à me trouver seul entre le ciel et l'onde, adusirant de toute mon &me émue de reconnaissance, la splendeur du Createur dans les splendeurs de la creation.Je w'oubliais ainsi pendant de longues heures sur lu vague écuweuse, dans ln contemplation et la rêverie, n'ayant d'autres témoius après Lieu que les alcyons aux ailes blanchâtres.Un jour, je m'oubliai si profondément au berce- nent de loude, dans ta méditation solitaire, que Je ue vis pas poindre à | hurizon, du côté de | ile de Procida, un nuage noir et menaçant.Il accouruit avec une vitesse vertigineuse, devorant pour ainsi dire l'azur du ciel, et recouvrant lu nature d'un Ubuiense voile de devil.Lorsque je compris le danger, je voulus fuir sous le veut et gagner la côte en devançant l'orage ; mais il était trop tard : la tempête éclata comme la foudre, terrible, sinistre ; vingt fuis, quoique j eusse cargue ls vuile, je faillis évre englouti.Je recoimuandai mon âme à Dieu, tout en m'efforçant de tenir bon coutre la tourmente ; lutte aussi acharnée que stérile, le canot était effroyablement secoué par les vagues en fureur, et la rame était impuissante.J'allais perdre courage et renoncer à l'espoir, lorsque.à travers ln brume orageuse, il me seu«bla percevoir une barque de pêcheur, vigoureu-ement menée, qui de la côte se dirigeait vers moi.11 fallait un sentiment bien puissant d'humanité, un courage réellement héroïque, pour affronter ainsi la mort atin de rauver la vie & un inconnu, Avec quelle effusion de gratitude, je suivais du regard lu barque du sulut ; avec quelle joie je m'\u2019aperçus qu\u2019elle se rappruchait de mon chétif canot, malgré les déchaîuements de la tempête ! Vaiue espérance ! Je vis tout à coup s'avancer, avec une eflrayante rapidité, une formidable mon.tugue d'eau, qui retowba brusquement sur moi comme une asalanche de mort., Lorsque je repris mes sens, j'étais chaudement couché sur un lit ruetique, dans une humbe chambre tafissée d'images pieuses, où flambait un grand feu, devant lequel séchai-nt mes vêtements Un homme, un pauvre pêcheur.me regardait avec une expre-sion vive d'allectueuse sollicitude.\u2014 Êtes-vous mon sauveur 1 dis je en lui tendant les mains, \u2014Le bon Dieu l'a permis ! répondit-il avec une touchante simplicité.Mais parlons bas, rignor, de peur de réveiller les petite qui dorment là au pied de votre lit.\u2014~Ce sout vos enfants ! \u2014Oui, Piétro et Paolo, mes deux chères conso lations depuis que le bon Dieu m'a repris ma pauvre bonne Mariola, leur mère.\u2014Comuient vous appelez vous ?\u2014Gunnaro Vacca, signor, pour vous servir, \u2014Oh ! vous m'avez déjà servi, mon cher et vaillant sauveur, et les paroles me manquent pour vous exprimer mon admiration et ma reconuais sance, Quel cour d'or que ce brave Gennaro! Jey, toutes les peiues du monde À lui faire tout ce que javais d'argent à Naples.\u2014Je preuds celu, me dit il avec une fierte \u2018es tueuse, puisque vous le voulez, minis seulement\u201d pour Ines deux petits.Si je venais à mourir, moi Gussi, ils seraient seuls au monde ! Votre présent Me permettra de mourit en paix, et à eux du vivre blus heureux que leur père.Us étaient charmants, les \u201c deux petits \u201d, avec leurs grands yeux noirs et leur teint déjà Listré, L'aîné avait cinq ans, le plus jeune en aj quatre ; je leu svuis pris en affection et julia souvent wv'amuser de leurs jeux, et aussi me recon.forter l'âme de leur piété naise et touchaute.Quand je quittai Naples, ils pleurérent comme leur eacelleut père en m'embrasant, je promis à Gennaro de lui écrire, et je tins promese, 1nuis je Ne Leçus pas de reponse ; je récrivis plusieurs foi taus etre plus heureux ; puis mes lettres cessèrest.Six ans se passèrent au bout desquels l'envie mue vint de revoir Naples.Blun premier som fut de courir chez mon sauveur ; la chaumière du pécheur était vide et visiblement abandonnée.Je fis de nombreuses démarches pour arriver à SAVOIr ce quetaient devenus Gennaro et ses ern.funits, wals sans aucun resultat, Unie nuit, je gugunis à pied mon hôtel, lorsque, sur le quai de Chixtatuone, au clair des étoiles, juperçus deux pauvres enfants du peuple + ndor- wis sur la pierre.Euiu de pitié, je les réveillai en leur tendant plusieurs pieces blanches.Tenez, eufants, prenez cela, et retournez chez votre 1ère.\u2014 Nous n'avons plus de mère, répondit le plu- grand d'une voix brisee, \u2014 Alors retouruez chez votre père.\u2014 Notre père à rejoint notre mère chez le boi.Dieu ! \u2014 Pauvres petits ! Etes vous donc sans parent.et seuls au monde $ \u2014Oui, seuls au monde ! murmura le plus jeune avec une poiguante angoisse, \u2014Comuient vivez vous ?\u2014Nous balayuns les rues, et l'on nous dont.cing sous par jour.Quand mon frere Paulo sera Plus grand, nous gagnerons dix sous par jour.Le now de Puoio we tit tresseaillir.\u2014 Lt toi, quel est ton nom ?demandai je avec une inexprimable anaiété.\u2014 Pietro, signor.\u2014Seriez-vous Piétro et Paolo Vacca ?m'écriai- je au comble de l'émotion.\u2014Oui, tuonsieur.Mais comment savez vous notre nom de famille ?demandèrent en mé temps les enfants avec surprise, \u2014Geunaro Vuceu, le pécheur de Sorrente, m'a sauvé lu vie, il y a oix Aus, lorsque jal ais périr daus les fluts, eb cest Dieu qui m'envoie à won tour pour sauver ses chers petits, , \u2014Wuui ! vous êtes le signor français qui nous choyait avec tant de bonte 1 \u2014\u2014Uui, mes eufants, oui ! répondis-je avec une joie débordante.Venez, suivez niot, et chemin fuisaut, racontez moi la fin de otre vaillant père.Je sus bien vite que Gennaro Vacca ctait mort, quatre aus après mou depart de Naples, en ou lant sauver des pêcheurs qui se noyaient et comme, de peur des larrous, il purtait son pécule dans une ceinture qui ne le qui tait pas, mou riche présent avait soubré #vec lui, et les ** deux petits \u201d avaient depuis lurs traîné une affreuse vie de misère.Ils tu ailirimèrent que leur père n'avait jamais reçu de lettre de moi, peut être avais je mal uns l'adresse, et que parfuis même il distit, non sans amertume : \u2014Tuus oublieux, ces Français |.Ce que je fis, vous l'eussiez tous fait comma moi.Après un bon repas à l'hôtel, et une bonne nuit de repos, je menai Piétro et Paolo chez un tailleur qui les habilla tout à neuf ; puis, je les condui-is d«ns un pensionnat où ils achèvent en ce moment leur éducation, Ce sont deux braves petits cœurs comme leur père, et je bénis Dieu tous les jours de m'avoir mis à même de prouver eux enfants de Gennaro et de Mariola qu'un bien- n'est juwais perdu, Oscar pu Pous.RCCEpter F 8 MONDE 1600STRE 619 LETC Ads Bk OR si ; amet SRK We 2.35 SK FLEUR - DE - MAI, Feuilleton du \u201c Monde Illustré \u201d Charme de vous rencontrer, monsieur le comte.\u2014Page 521, col.8 PREMIÈRE PARTIE LA TIOTE (Suite) Tl se reprochait l'acte qu'il avait commis, tout en cherchant.À le discuter avec sa conscience.Les allures, le parler, le visage de homme qu'il avait sauvé, di aient hautement ce qu'il était, c'est- à-dire un bandit de la pire espèce.\u2014 Après tout.\u2014se répétait le comte Fédor, en s'excusant,\u2014 cet homme, fûtil le dernier des assassins.avait franchi le seuil de mu maison ; il était chez moi, sous mon toit, je n'avais pas le druit de le livrer.Par un hasard providentiel, il a= trouve qu'il peut, \u2014il aflirme du moins, \u2014tue rendre le plus grand des services.Mais ne m'\u2019eut il rien off-rt, non, je ne devais point trahir les devoirs de l\u2019hoa; italité.Romain se doutait il «le ca qui se passait dans No9 l'exprit de son hôte forcét.\u2026.Ce fut sans doute pour répondre à cet ordre d'idées qu'il dit, la bouche pleine : \u2014 Vous devez vous demander comment je suis tombé chez vous comme un obus et pourquoi vos gardes et les gendarmes me donnaient une chasse À tout casser, connme si j'étais Un chien enragé.Faut pas croire que j'aie commis les cent dix-neuf coups, nu moins.Il n'y a pas tant de boho qu'ça.Il n'y à rien de brisé.Voilà la chose.Ma femme avait des économies et elle ne voulait pas me donner un sou.Pendant qu'elle était absente, j'ai trouvé sa cachette et.j'ai étoutté la galette.C'est pas plus malin qu'ça.Alors elle a crié, hurlé, braillé, et les gendarmes ont commencé à me courser comme vous «vez Vu.Dans tout ça n\u2019y a pas cle quoi fesser une puce.pas vrai.Le comte ne l'écoutait pas.Sa pesée allait à cette enfant perdue que ln mère et lui pleuraient depuis tant d'années.Remain dévorait- La poularde était em train d'y passer tout entière et les tranches de pain l\u2019accompagnaient\u2014se succédant sans interruption.\u2014 Bonne maison, \u2014grognait le convive improvisé en avalant et tordant, et quel vin.chenu!.\u2014du Muet,\u2014je prendrais bien pension ii.Ce que c\u2019est la chance !.Quand je pense que Fil- de Soie vit tous les jours pareil!.Potence de Fil-de Soie !.mais il sait se retourner, lui !.Ce n'est pas comme moi!.Mais si je remets jamais la main dessus.nous allons en brasser des affaires * -* Faut pas que je me plaigne d'ailleurs.c'est pas déjà si mal, ce que j'ai là, or et billets.ça compte, et les cent mille balles en plus.¢a va faire un joli pchon ! Le comte cependant, après bien des hésitations, se «lécidait à parler.\u2014Et cetto enfant ?.où setrouve t-elle?.\u2014Oh ! pas bien loin d'ici, mais je ne peux pas vous dire l'endroit.Et Romain murmura tout bas : \u2014 11 est bon, lui, s\u2019il croit que je vais teut simplement comme ça lui débiner le truc. 520 Mais pour rassurer le comte, il ajouta aussitôt ! \u2014Oh ! nous y arriverons, allez, et facilement encore.(\u2018a ne sera pas malin.Seulement faut pas nous presser.Subitewent il devint très pâle etsa fourchette lui échappa des mains.\u2014 Qu'avez-voua?\u2014 lui demanda le comte.\u2014 Mien ! rien ! J'avais cru entendre quelqu'un.\u2014 Vous pouvez Vous rassurer, on n'entrera ici qu\u2019à mon appel.Romain n'avait rien entendu du tout.Il venait seulement de se rappeler de quelle fa- gon il avait quitté In Glandière.\u2014C'e-t qu'elle doit être dans un joli état, la Petite \u2014pensait il, \u2014elle était enragée, et naturellement j'ai été obligé de cogner dur.Je lui ai collé un gnon énorme.Bah !.J'ai la chance pour mi.Elle n'aura été qu'étourdie.Seulement, il faudrait gagner du temps.Autant vaudrait que le patron ne ln voie que plus tard.Oui, munis le moyen de le faire attendre ?.Ha l'air pressé, cet homme.Et alors, fermant les yeux, le regardant à tra vers ses paupières plisséee, il lui demanda : \u2014Vous croyez qu\u2019il ne vaudrait pas mieux attendre deux ou trois jours 1 Le coute Fédor se leva, en proie à une grande agitation.\u2014Cet homme cherche à me tromper.Maintenant que je l'ai sauvé, il veut tue glisser entre les doigts.C'est certain.Peut être ne sait- il rien.Peutêtre m'\u2019at-il adressé ces paroles qui m'ont taut remué, au hasard, affolé.Elles ont touché juste par la plus étrange des coincidences.Et une affreuse douleur le mordait au cœur, en songeant que cette nouvelle espérance allait être encure déçue.Non !.\u2014ditil en marchant à grands pas à travers la chambre,\u2014sitôt que votre faim sera apaisée, que vous serez métamorphosé, en un mot que vous serez rendu méconnaissable, nous partirons.\u2014Et comment irons-nous là ?\u2014dJ'ai un cocher russe qui n'entend pas un mot de français, il n\u2019a rien compris À la poursuite dont vous avez été l'objet.Je donnerai l'ordre qu\u2019il se tienne prêt au milieu de la nuit à conduire un coupé fermé.Vous voyez que toutes nos précautions serout prises et que vous ne courez aucun risque.\u2014N'ya pas à dire \u2014murmura Romain, \u2014 faut marcher.Et tout haut : \u2014Ça sera comme vous voudrez.TI venait de terminer son plantureux repas.La poularde, jusqu'au dernier aileron, y avait passé.Maintenant il sirotait un verre de délicieuse eau de-vie, en pensant à sa bonne chance et en faisant tous les vœux pour la malheureuse petite créature qu'il avait assommée, Ev Irma?Quand il s'approcherait de la Glandière, qu'est- ce qu\u2019elle dirait, alors qu'elle reverrait celui qui venuit de lui enlever son argent ?.\u2014 Bah ! \u2014 fitil, \u2014 au petit bonheur.Je préviendrai l\u2019autre au «lernier mom\u201cnt et je ne me ferai pas voir.Enfin, je saurai bien m'arranger.Faut bien me débrouilier pour cent mille francs.Tl était maintenant dans le cabinet de toilette du comte, entouré de bougies, et d\u2019une main ferme il abattait sa barbe.Et le voilà se bichonnant, se frisotant, se parfumant et travaillant à un Romain Coubrieul abso- luwent méconnaissable.Il gardait la moustache et s'applatissait les cheveux qui s'assouplissaient grâce à une forte onction de brillantine, Le cou de taurean de Romain ne pouvait tenir daus les chemises du comte.Il fallut avoir recours à une chemise de nuit.Un chapeau de voyage se prêts à merveille à la circonstan:e.Une blouse de chasse à plis fut endossée sans difficulté.Recouvert d\u2019un ample macfailane, le costume se trouvait parfaitement complété, Mais pour les chaussures, ce fut le diable.Si le comte Fédor était large d'épaules, il avait le pied fin et cambré, et dame les pieds lar- LE MONDE ILLUSTRE ges et plats de Itomnin ne pouvaient trouver place dans les bottines du conte.\u2014 Bon Dieu de bon Dieu !- grondait Romain, en suant sang et eau, - a-t-on idée d'avoir des pieds commie ça.\u2014Attendez !\u2014dit le comte,-\u2014j'ui une idée, Et il alla chercher une paire de bottes de neige, destinées à être mises par dessus des chaussures de voyage.\u2014Lä,\u2014 fit Romain, en y entrant cette fois sans difficulté, \u2014 ç# y est, mais ça n\u2019a pas été sans peine, Tous ces préparatifs, et le copieux souper de Romain avaient pris un temps considérable.La nuit était avancée lorsque Romain eut mis la dernière touche à sa tuiletre.Maintenant il se paanait devant l\u2019une des grandes glaces du cabinet de toilette.À cet instant il pouvait être Lien tranquille, il était ab-olument méconuaissable.\u2014Faut pourtant attendre encore, \u2014ditil au comte,\u2014 en voyant celui ci dévoré par l\u2019impatience.\u2014Attendre, pourquoi ?\u2014Tiens ! vous croyez que l\u2019on se lève dans les Maisons au milieu de la nuit.On ne nous ouvrirait pas, on se méfierait.lame, mettez-vous à la place des gens qu'or viendrait réveiller à deux ou trois heures du matin pour avoir des explications.° Le comte fut ubligé de s'incliner devant la jus- tvese de cette observation.\u2014Eh bien !\u2014si vous le voulez, \u2014 fit Romain qui tombait de somturil, je vas piquer un léger chien en douceur, dans un coin, et au jour, avant que votre monde suit levé, nous décannillerons sans tambour ni troupette.\u2014 Tenez, \u2014fit le comte Fédor en poussant la chaise longue daus le cabinet «de toilette, \u2014étendez- vous là et dormez.Pendant ce temps, je vais w'occuper de notre voyage et donner des ordres.Le comte ferma à double tour le cabinet de toilette, et s'adressant à son valet de chambre qui avait répondu à son appel : \u2014Vous direz à Romir de venir me parler.Puis tout la monde pourra se coucher, je n'aurai besoin de personne.\u2014Je me permettrai de faire remarquer à M.le comte que le ser vice de nuit.\u2014Je n\u2019ai besoin de rien, ni de DPFsOTNE, \u2014s'empressa de répondre le comte Fédor,\u2014je me servirai moi-même.Le valet de chambre se retira aussitôt et quelques instants plus tard, Romir pénétruit dans la chambre de sou muître.Du dévouement «de ce serviteur, le comte Fedor était sûr.Avec Rowir il y avait moins de précautions à prendre.D ailleurs, il fallait bien mettre au moins l'un de ses gens dans une demi confidence.Romir était miuce, élaucé, blond comme son maître.Dans ses yeux bleus, se lisaient la loyauté et le dévouement, Il conservait ie costume national, 'a chemise bouillante en soie rouge, et le pantulon large, les bottes.\u2014Romir,\u2014lui dit le comte en russe, \u2014 je sais que je puis compter sur toi, je sais que tu es un bon serviteur, que tu m'aimes bien, J'ai besoin de sortit cette nuit.Tu attelleras Goliath sur un coupé et tu te tiendras prêt sous lu voûte de la grande tour.Tu as compris ?\u2014 Bien, Excellence, \u2014 répondit Rowir, tout sera prêt.11 se disposait à se retirer, Le comtu Fedor le rappela.\u2014Rouwir, tu m'entends bien, tu ne diras rien de tout cela à Sonia, tu me le promets.\u2014Je vous le promets, Excellence, Sonia ne saura rien Sonia était une des femmes de chambre de la comtesse.RMamené« par le comte de Russie, elle parlait parfaitement français.Romir était amoureux d'elle et voulait à toute force I'épouser, Romir était allé atteler Goliath et le comte, pour donner un aliment à l\u2019impatience qui le dévorait, se mit à écrire.Il laissait une lettre pour que la comtesse la tronvat à son retour, dans le cas où il ne serait pas rentré, Il ne lui disait rien de ce qui venait de se ser.Seulement, en termes vagues, il lui faisait part de pressentiments heureux.Il croyait que bientôt leur affreux malheur allait cesser.Puis venaient les paroles consolantes et d'intinies tendresses, et il terminait par ces mots : \u201c À bientôt, ma bien-aimée Marcelle, Qui saitei à mon retour je ne vous apportersi pas la bonne nouvelle *\u201c De toute mon fwe, je vous embrassa, , * Fébor.\u201d L'aube blanchissante commençait à paraître.Le soleil radieux poiutait à l'horizon.Le comte pépéter dans le cabinet de toilette, Romain dormait à poings fermée.Le comte tit Iukmdie sa toilette, re vétit d'un costume de voyage# se munit d\u2019un revolver à tout hasard et réveills son compagnon.\u2014HMein ! quoi !\u2014tit Romain, en se trouvant d'un bond sur ses deux pieds, \u2014 qu'est ce que c\u2019est ?Il était tombé en garde, tout prêt à se défendre.La méuioire lui resenait.I éclata d'un rire muet \u2014 Ah! elle est bien bonne,- -fit-il, \u2014je croyais que c'étuient les gendarmes.Puis, tout bus, il ajouta : -1l a eu bien tort de me réveiller, je croyais que j'avais retrouvé l'i!-de-Soie, et que nous faisions une noce À tout casser.\u20141l est temps de partie, \u2014dit le comte, \u2014la voiture nous attend.\u2014 Bien je vous suis.Romain s'arrêta.\u2014 Ah! vous ne pourriez pas me prêter un petit sac de voyage.J\u2019ui un tas de petites choses à emporter.Le comte décrocha dans le cabinet de toilette un sac en maroquin à fermeture d'acier.\u2014Coume ça,\u2014fit tout bas Romain, \u2014je serai tranquille.Et tout haut : \u2014 Dans un moment je suis à vous.Les billets de hanque d'Irma prirent place dans le fon 1 du sac ; l'or, enveloppé dans la serviette, fut wis par dessus.\u2014Et maiutenant, \u2014dit Momain,\u2014je vous suis.Le comte et lui traversèrent sur la pointe du pied les grands cortidors du château, et ils atteignirent bientôt, descendant un escalier particulier, une petite porte donnant sous la voûte de la grosse tour.Le coupé, un vaste brougham, ayant Romir sur le siège, attendait devant In porte.Le comte regarda au préalable si nul curieux ne les épiait.Tont reposait aux Souches.Romain passa le premier et prit place dans l'intérieur de la voiture, le comte vint s'asseoir à côté de lui, In portière claqua, et Goliath, un trotteur russe à hautes actions, auquel le cocher rendit la main, partit comme le vent, entrant dans une allée d'ormen séculaires.\u2014Et où allons nous ?\u2014demanda le comte.\u2014 Faut d'abord me mener à ln route de Salbris.et alors là je me reconnaîtrai.Le comte bnissa la glace de devant, adressa quelques mots à Romir et le coupé rouls aur un chemin de traverse bien entretenu.ll fallait faire un détour de plusieurs lieues pour atteindre ln route de Salbris, et, malgré ln rapidité de Goliath, il s'écoula près d\u2019une heure avant que l'on atteignit cette petite ville.\u2014 La, maintenant, \u2014fit Romnin,\u2014il faut aller 4 Soueswes et de la, ça irn tout seul.Les trois lieues qui séparent Souesmes de Sal- bris furent franchies en une demi-heure.A Souesmes le coupé se dirigen vers Nançay, mais il s'arrêta à la hauteur de la traverse : \u2014Je na sais pas si votre voiture à quatre roues pourra passer par là\u2014fit Romain,\u2014il y a des endroits, Lien que nous soyons en été, où ça n\u2019est pas commode.À tout instant la traverse se trouvait en effet coupée par de profondes fondrières.Bientôt il fallut mettre pied à terre.Le trotteur se cabrai*, énervé par cette série de secousses, et menaçait de tout briser.À travers la lande, ils poursuivirent leur route.Dans le lointain, à travers les échancrures de Pe apinières, la Glandière commençait à apparaître.\u2018A mesure que l'on approchait, Romain diminuait son allure.Le comte le remarqua bien vite ct en fit observation, 11 était si pressé!.La douloureuse attente Pénarvait & un tel point!.Romain ne se hata pas davantage, bien au contraire, Dane, il n\u2019était point pressé de se rencontrer nez à nez avec lrma, qui pouvait se tenir là, à l\u2019ait'ût, à chaque coin de talus, \u2014Je vais vous «lire, \u2014finit il par prononcer, en s'arrêtant, \u2014 Voilà le moment de vous décoitfer le pot aux roses.La femme qui est là.et qui garde la demoiselle.c\u2019est ma conjointe, ma légitime, quoi.C\u2019est à elle que j'ai choppé son saint-frusquin.Et vous compreuez que si elle me voit, si elle me reconnaît, elle va me sauter à la crasse et elle va faire un pétard du diable.Le comte s\u2019étnit mis à trembler.Cet homme l'avait trompé, lui avait menti.Ne pouvait il pas lui mentir encore ?\u2014Oh! mais, \u2014continua Romain, \u2014 vous pouvez y aller.Il n\u2019y & que cette waison là à une lieue aux alentours, pas moyen de se tromper.\u2014Et.l'enfant.\u2014La.demoiselle?.Elle est lA.pour sûr.vous In reconnaîtrez bien.c'est pas malin.Tln\u2019yn pas d'erreur.Moi je vais rester avec la voiture.en résumé, parce que si Irma.je veux dire si ln Claudine w'sperqoit, elle va se mettre à crier conmie un putois.Tant bien que mal, le coupé suivait.Ionmir, lui aussi avait mis pie à terre, il avait pris Goliath par la figure, et il le ealimait de la voix et de la main, en lui évitant le plus possible les passages dangereux.Le comte n'essaya point de vaincre la résistance de Romain ; il se rendait bien compte qu'elle était inébraulable.Alors il se mit à avancer à grands pas, se dirigeant vers le petit bois de chènes dans l'enclave duquel se trouvait la Glandière.ll arriva bientôt à la barrière.Elle était ouverte, il pénétra dans le petit enclos.La chaumière se dressait droite devant lui.Son cwur s'était mis à palpiter douloureusement.11 s'arrêta, n'osant plus avancer.Enfin prenant son courage a deux mains il marcha jusqu\u2019à la porte, T! en tit jouer le loquet.Ja maison était fermée.La maison était déserte.Les bras du crante retombérent avec découragement le long de son corps.\u2014Ce misérable s\u2019est joué da moi,-\u2014murmura- til, \u2014il m'a menti.J'aurais dû m'en douter, me l'étant répété cent fois.\u201cAh! espérance maudite, continua-t-il en s'agitant nerveusement, \u2014je ne pourrai donc jamais t'arrn \u2018her de mon cœur.T1 s'arrêta frappé de stupeur.Par-dessus le palis, la téte goguenarde de Cha.moiseau venait de se dresser soudainement.\u2014Charmé de vous rencontrer, monsieur le comte, et tout surpris de vous retrouver si à matin dans ces parages!.Tout entier à sa cruelle désillusion, le comte Fédor n\u2019entendait point la gouailleuse demande du brigadier.\u2014Et, sans trop d'indiscrétion, peut on vous demander le but de votre petite promenade, sen- sémenti.\u2014Je crois que vous vous permettez de m'interroger, M.Chamoisenu,\u2014fit le comte avec hauteur.\u2014 Dame! \u2014répliqua naivement le brigadier, \u2014 c'est assez ma profession.\u2014dJe pourrais vous répondre que la justice et l'autorité n\u2019ont rien à voir dans mes allées et mes démarches et que je suis bien libre de me promener ici, même le matin, à ma guise.Mais je pré- fere vous dire que l'aventure d'hier a piqué ma curiosité, et que je désirais en tenir tous les détails de la maîtresse de la Gland:ère.Le brigadier ne paraissait nullement convaincu.La veille, il avait été ridiculement roulé, et la présence matinale du comte Fédor à cet endroit confirmait en lui toute une foule de vagues soup- LE MONDE ILLUSTRÉ \u2014 çons qui s'agitaient depuis la veille dans son cerveau.Chamoisenu continuait à hocher la tête dardant sur le comte ses petits yeux ivquisitifs.\u2014Je ne vous cacherai pas, monsieur le coute, que ln disparition inexplicable de notre gredin d'hier, votre présence ici ce natin, tout cela me semble bien louche.Et, je dui&a vous le dire, je l'exposerai sensément dang mon rapport.\u2014 Vous écrirez tout ce que vous voudrez,\u2014fit tristement le comte,-tout ce que vous voudrez, Chamoiseau.Faites votre devoir.À cet instant l\u2019une des fenêtres de la chaumiere s'ouvrit et Frémion le gendarme de Chamoiseau se montra : -\u2014Les oiseaux sont dénichés,- dit il, \u2014il n\u2019y a plus personne.Tout est brisé, brésillé dans la murison.On à aû y faire une vie de patachon.It y a méme une large trace de sang qui traîne partout.Ou a dû se battre là dedans, s\u2019étrangler, s'Assassiner.Chamoiseau avait froncé le sourcil.\u2014 Vous êtes bien sûr qu'il n\u2019y a pas quelque cadavre qui traîne par là, rensément.\u2014Non, il n\u2019y à rien, \u2014répliqua le gendarme, \u2014 j'ai tout fouillé, le grenier aussi bien que la cave, il n\u2019y à rien.\u2014 Alors, c\u2019est bien.rapport à faire.\u201c Monsieur le comte et In compagnie.viteur.\u201d Et Chamoiseau tournant lestalons militairement, battit en retraite, accompagué de son Pandore en serre file.Le comte demeura pendant un long moment immobile, sous le poids du nouveau coup qu'il venait de recevoir.Il se souviut que l'homme qui l'avait trompé devait se trouver encore là, à quelque distance dans le coupé.l£t il se dirigea d'un pas lent verssa voiture.\u2014Que va-til me dire encore, le misérable! inurmurait-il,- -quelle nouvelle fable va-til encore iuventer ?.Le comte aperçut Romir qui avait fort a faire à maintenir Goliath, les taons, tôt réveillés par la cha eur montante, le mettant en fureur.Le cowte ouvrit la portière.Le coupé était vide, Le coute questionns son cacher.Romir écarquilla de grands yeux.Tn'avait rien vu: tout le temps il avait été occupé à exlmer Goliath, Le fil que le comte Fédor avait pu croire, durant un court in-tant, tenir entre ses malus, venait encore de se briser.\u2014 Aux Souches, \u2014commanda t-il en remontant dans la voiture.\u2014 Prends In route, la première venue aussitôt que tu en rencontreras une, C« qu'avait fait Romain, on le devine.Romain, assis dans le fond de la voiture, regardait attentivement la Glandière, en risquant à prine la tite.D'un seul coup il la retira prestement de la portière, pareil à un dinble dans sa boîte.11 venait de s'aflaler dans le fond du coupé en tiurmurant : Allons bon, encore les gendarmes ! \u2014Ahça! mais on en a donc fourré partout ! en il n'y # plus que mon #er- Bien doucement il releva la tote, guignant pare un coin de la glace.\u2014C'est les mêmes, \u2014fit il, \u2014-voilà ce gredin de Chamoiseau.Quant à Trun, elle à joué la fille de l'aie.Bonsoir les voisins.Ali ben ! c'est moi qui ne vas pas moisir ici, par exemple.Goliath se dressait et piétinait dans ses brancards, encensant, sonnant de la gourmette, tandis que le cacher poussait de bruyantes exclamations pour le calmer, \u2014Eh bien !\u2014murmura encore Romain, \u2014je trouve qu'ils m'ont assez vu.Et nous allons jouer des quilles en douceur.Et houicht.Bien doucement il ouvrit lu portière, et se laissn glisser dans la braude, fort haute À cet endroit.Le cocher ne s'était aperçu de rien, toujours uccupé & contenir Golinth Romain, tout de son long dans la bruyere, ram pait comme un serpent.521 ere TI put gagner ainei un profond fossé bordé d'un talus duna lequel il v'alfula tout de son long.De cet observatoire, il pouvait tout voir et tout entendre, rans que l'on pût soupçonner sa présence.C'est ainsi qu\u2019il assiota à la rencontre du comte Fédor et de Chamoiseau, c'est ainsi qu'il put entendre Frémion dire À sun chef de file que \u201cles oiseaux étairnt envolés.\u201d \u2014Irma eat partie avec Ia Tiote,.Veine!.Elles ont décanillé toutes les deux.Mnis alors, mou bourgrois va être convaincu que je lui ai monté le job.Il ne croira jamais qu'Irma m'a fourré dedans, tout comme lui.\u201c Et alors il peut parfaitement se repentir de m'avoir tendu la perche.\u201cEt il n'a qu'un signe à faire pour dire aux deux hussards de la guillotine qui sont là, à le regarder comme deux chats qui s'oublient dans la braise : \u2014* Mais il est là, le gibier que vous avez raté hier, il m'a raconté des couleurs.je voulais le sauver, Inais maintenant vous pouvez le reprendre.Je n'en veux plus.\u201d Ft alors, à eux deux, les brasses-carrés, ils n'auraient bientôt mis la main dessus.« Mais j'ai vu le coup et je svis arrivé à la parade.,.Attention les garçons.vous allez voir travailler Romain Courieul.« Hier, je disais dans les mauvais moments, ils ne me tiennent pas encore ; aujourd hui, je me dis qu\u2019ils ne me tiennent pas du tout.Lt je vais proprement leur faire voir le tour.+ Allons nous mettre à l'abri.Tout en rampant, Romain se glissa dans son talus et contournula place où avait lieu l'explication entre le comte Fédoi et les gendarmes.Une fois masqué par la maison, il se redressa, franchit d\u2019un bond le palis, en gars rompu à tous les exercices du corps.Puis il penétra dans la chaumière par la petite fenêtre qui avait servi à Frémion pour s'y introduire lui-même.Cela fait, il monta dans le grenier, s'installa à l'œil-de-bœuf, et de là ne perdit pas un geste des deux gendarmes et du conite.El vit ce dernier s'éloigner la tête basse et re- nionter dans sa voiture.Quant à Chamoiseau et à Frémion, à grandes enjatnhées, ils prenaient bientôt apres la direction de Sa'bris, \u2014 Avec tout ça, \u2014tit Ronmin, \u2014je perds cent mille francs à cette atfaire-là «1h11.\u2014ajouta-t i! avec philosophie, \u2014 Fil- de-Roie m'aidera à les regagner.Seulement faut mettre la main sur Fil-de Soie \u201c En tout cas, je vais filer sur Vierzon en prenant le train à Theillay.Je suis bien vêtu, bien couvert.avec des picailluns plein les poches.Et de Vierzon, en prenant le train de nuit, je serai demain matin à Paris.Et il ajouta en adressant au brigadier un geste de ln main à travers l'espace : \u2014 Adieu, Chamoiseau.Pense à moi !.VTE\u2014 FIL-DE SOIF .A l'entrée de l'avenue de 'hinpératvice,\u2014nous voulons dire Pavenue du Bois de Boulogne, puisque c'est le nom qu'elle porte anjourd\u2019hui, \u2014a droite, en descendant, vers Ia grille du bois, et faisant face aux petits escaliers servant aux nna zones à se mettre en selle, s=« voient de nombreux rangs de chaises de fer, toujuurs très occupées les jours de soleil.Dès le matin, pour jouir du coup d'œil de la promenade des cavaliers, il y a foule.Viennent là, prendre place, les oirifs, les élégants faisant partie, ou tenant À faire partic du Tout.Paris On s'assied et on regarde.Et l'on épluche, et l'on papote, et l'on critique, et l\u2019on niédit, pendant les galops du matin et durant le détilé du soir, tout cela à bouche que veux tu.On rencontre À ce coin tous ceux qui sont charmés de pouvoir croiser ou saluer de là un homme célèbre, une femme en vue dont chaque mouvement est noté par \u2018a enrinsité publique.A vivra Avis aux mères.\u2014Le \u2018\u2018 sirop celmant de Maiome Winsiow\u201d eat employé depuis plu» de 80 ans des millions de 1uères pour la deutition Te enfants, et toujours avec un sucode complet.Il soulage le petit patient aussitôt, procure un sorumeil caline et ns ture) en enlevant le douleor, et le peti chérubia \u2018\u2018 o\u2019épanouit comme un bouton de fleur,\u201d Il est très agréable à prendre, il calme l'enfant, amolit les gencives, enlève le douleur, arrête les vente, régularise les intestins, et il est le weilleur retdde connu pour la diarrhée causée par la dentition ou sutrems~nt.Vingt-cinq cents la honteille Morvoilleux d'iveloppement, en trois mois.des formes do 11 Poitrine par l'emploi des Poudres Urientales.UNE SERIE DE GUERISONS SAINT-ParRICE DE TINQWICK, 15 septembre 1890.MM.Dr E MoriN & Cie, Pharmsciens, Québec, Mes ieurs, C'est le cœur rempli de gratitude, que je donne mon témoignage en faveur «de votre bienfaisant reméde LE RECUPE.RATOR.Devuis quelque temps déjà, j'éprouvais des e gour:lissements clans le bras et l'é- panle, eans pouver y apporter soulagement.Ayant vu une circulaire dont l'entête portait e\" grosses lettres le mot RECUPERA- TOR, je ln lue pour savoir ce dont il s'agissait.Par sa lecture, j'apprix que c's.tait la nom d\u2019un remède préparé par le Dr Ed.Morin & Cie, Chimistes de Québec, et que ce remèle s\u2019employait toujours avec snecèe dans les Engourdissements, la l\u2019a- ralysie, etc.Je résolus d'en frire l'essai de suite.J'en achetai nne bouteille qui me donna un soulagement sensible : à Ja deuxième, je nc ressentais presque plus d'en.gour-lissements.Je m'en procurai una troisième et la guérison fut complète.Il y a quelques jours de cela, et je ne me suis Aperçu d'aucune douleur, ni engour- disgemnents.qui eans aucun doute auraient amené la l'aralysie complète de mon brus et de mon épaule.Veuillez me croire votre obligée Dame UKBAIN ALISON.Merveilleux dévelorvement, en trois mois, des formes de 14 Poitrine par l'emploi des Poudres Orientales.MUSIQUE NOUVELLE Tout en Rae, chansonnette.25e : Ton- jours à toi, valse sérieuse, E.F.Black- stock, 50c ; Clémentine, valse, L.Dessaux, 6e ; Concert rous la feuillee, valse de ra.lon.L.Gobacurts, 40c ; À Run nf Luck, ka, Ant.I.Morac, Mic ; L'étoile du \u201congo, polka, J.Frisque.50c : Train éclair, lop brillaur.G.Kiunkel, 80c ; Marche adienne.M.Krein, 40c.MUSIQUE A BON MARCHE Marie, valse, Mary C.-R.Sheets.Me ; Lilly of the valley, Mazurka, M.Smith.35c ; Heather bell polka.J.Kunkel, 20e : Amusement quadrille.Ziknf, 2Me : Roce courne galop de coneert, C.1).Blake, 207 (expédier france par la poste sur réception du prix marqué) : Danse écossaise, F -T.Baker : Rock a bye lahy, valse.F.Tielt : Whiaperines of lave, vaine, C, Kinkel : Ral des panillone polka, Conte : Dairy, polka, J -C.Drane : Midnight, galop, G.-C.Petit : Conia, grande marche, E.-F.Smith ; 10e ou llc.parla poste En vente chez J, Q, YON, 1898, rue Ste-Catherine.Meorvellloux divelonneme-t, en trois mots.des formes de la Poitrine par l'emploi des Poud es Orientales.\u2014Alfred sat assis pris de la jenne fille et lui demande timidement d\u2019être ea femme.Elle se trauhle et devient toute pensive, Certes, elle le voulait bien ; elle I'simait de toute snn Ane.File anrait ac té ot en aurait &té trés heureuse, cer: taine d'avance qu'Alfred ferait nn excellent mari.Franca et honnêtes tons deux, ile avaiant appris à se connaître dès l'âge le pine tendra.Mais une maladie inconnue à jeune fille 1a tronhlait depuis quelques mois, Elle lut un iour ches une amie un petit livre qui traitait des maladies inhé LE MONDE ILLUSTRE entes à la femme et de suite elle compris + qu'elle avait, C'était ln maladie qu: affecte les trois quart et demi \u201cdes femmes.an remrder olle xe prosura le remàde in- affecte les trois quart et demi des femmes Sans retarder elle se procurs le remndde in faillible pour cas maladie.là, le \u2018* Régulateur de la Santé de le femme\u201d et nu ** Fermale Pourous Plaster \u201d du Dr Lari.vière, et deux mois après elle était guérie ot était l'épouse heureuse de l'h-ureux Alfred.[pdt de ces remè-les à Montréal.chez : Dr J.Leduc Picault et Contant Lavinlette et Nelson, Dr F Demers, Evans et File, où tous les marchands peuvent s le procurer.Aussi à vend \u20ac partout aux Etats-Dais.Pour toutes informations écrivez au propriétaire, Lr J.Larivière, Man - chester.Merveilleux d\u2018*veloppement, en trois mois, des formes de la Puitrine par l'em- plo des Poudres Orientales.Les Poudres Orientales, les seules qui assurent en trois moie, le déve- lopnem nt des formes de la poitrine seront expédides franco gar réception du prix ($1.00), adressée à l'agence des PordresOrientales, boîte- poste 694, Montréal.Dépôt-géné- ral pour Montréal : L.-A.Bernard, pharmarien, 1882, rue Ste-Cathe- rine, Montréal.Nul Remèda Universal N'a encore été découvert ; mais, comme au moins les quatre cinquièmes des maladies humaines ont leur source dans l\u2019Impureté du Sang, une médecine Qui restaure ce fluide à une coudition saine arrive presque À Être une cure unie verselle.La Salsepareille d\u2019Ayer agit sur le san: dans toutes les périodes de sa formation, et est, par conséquent, adaptée à une plus grande variété de maladies qu\u2019aucuve autre médecine connue.Les Furoncles et les Boutons Qui résistent À un traitement ordinaire, cédent & la Salseparcille d\u2019Ayer après un essai cutnparativewent court.Mr.C.K.Murray, de Charlottesville, Vi, écrit gue durant des anudes il était affiizé de furoncles qui lui causaient Lbeaucoupde souffrances.Ceux-ci furent suivis de boutons roues dont il avait lusieurs & la fois.ll commença alors prendre de la Salsepareille d\u2019 Ayer, et après en avoir pris trois flacons, les boutons disparurent, et depuis six ans il n'& pas eu même l'apparence du moindre petit bouton.Cette insidicuse maladie, la Scrofule, est lacause fertile d'innombrables maux, la Consomption étant l\u2019un de plusieurs éralement futuls.Les éruptions, les ulcères, le mal aux yeux, la faiblesse et l'épuisement des muscles, un appétit capricieux et autres imaux semblables, sont presque des indications certaines d\u2019une infection scrofuleuse dans le syse téine.Beaucoup de figures, qui autrement seraient belles, sont détizurées par des boutons, des éruptions, de vilaines pustules, qui proviennent de sang îin- pur, montrant le besoin de la Salsepae reille d'Ayer pour remédier au mal.Tous ceux qui souffrent des désordres du sang devraient essayer de la Salsepareille d\u2019Aver\u2014éviter de se servir de toutes poudres, onguents, lotions, et spécialement de compositions bon marché et sans valeur, lesquelles, non seulement, manquent d'effectuer une guérison, mais plus fréquemment aggravent et confirinent les maladies que des annonces mensongères promettaient de guérir.Aver\u2019s Sarsaparilla, Préparée par le Dir.J.C.Ayer & Co., Lowell, Mass, Etats-Unis.V1 ncdue par tous les Phar.macicns.Prix \u20ac1; six icons, $5 Le remède de Piso pour le eatarrhs est le meilleur, le plus agréable à prendre, et le meilleur marché CATARRH es tons ide pharmas:rns.ra ex podie traite sdro.06 Euntre p .trmnt de 64 aaststine, Wascen, Pa, EK.L.de l'A.\u2014 ANNONCE DE JohnMurphy & Cie ULSTERS D'HIVER A BON MARCHE 54 pouces étuffes melton pour ulsters senlensent 60c.54 poucrs twee-l pesant seulement 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