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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 14 décembre 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1889-12-14, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEM ENTS eo Ghus , ANNEE, N No 293\u2014SAMEDI, 14 DECEMBRE 1889 ce ANNONCES : .Un an, $3.00 cose.Six mois, 81.60 La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5cents Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie BUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour annonces à long terme M.L'ABBÉ ANTOINE GIBAND, pécépé Photographie Dagenais \u2014 Phota-gravure par Armstrong TE QUEBEC.\u2014 VUE LE LA PORTE KENT Photographie Vallée-Photo-gravure par Armstrong a 4 LC 258 LE MONDE ILLUSTRE \u2014 LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 14 DECEMBRE 1889 SOMMAIRE TEXTE : Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014 Montréal : Chro- du fen, par E.-Z.Muusicotte \u2014 Madame do Callière, r Benjamin Suite, \u2014La ferume chrétienne, par Léon Battier, \u2014 Cavalier de la Salle, par Chs, Simon.\u2014Re- vue générale, par G.-A, Dnmont.\u2014Promenade d tra- \u201c vers l\u2019Exposition-Universelle, par I.Colounier.\u2014Le = chant et ls phthsie.\u2014Galerie Canadienne : Feu M.\u20ac l'abbé Antoine Giband.\u2014Choses et autres \u2014Primes du TT mois de vovembre : liste des numéros fagnants.\u2014Car- \u2026 + Net de la cuisinière, \u2014 Variétés, \u2014Récréations de la famille.\u2014 Feuilleton : Les mystères de l'anama (suite), GarvurFs : Portrait de M.l'abbé Antoine Gibaud, \u2014Quésec : Vue de la porte Kent.\u2014 Beaux-Arts : Le retour de l\u2019é- - cole au village par un temp» de neige.\u2014Statue de Cavalier de la Salle \u2014 Portrait de Madame Madeleine- Bernaue de Courcy l'ottier.\u2014Gravure du feuilleton.& Primes Mensuelles du \u201cMonde Illustré\u201d Ire Prime - .- 850 oma © - 25 Sme .15 éme \u201c .> 10 Sme \u201c .>\u2019 5 âme * .- .4 7me ce - - - - 8 8me \u201c .2 86 Primes, 3 $1 - - : 86 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l\u2019assemblée.Aucun- prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront tirage de chaque muis.Les prophètes\u2014ceux qui prédisent le temps qu'il fera, puisqu'il n'y en a plus d'autres \u2014les prophètes nous annoncent un hiver convenable, sans grandes tempêtes, assez froid pour nos plaisirs, as- sea doux pour nos besoins, clément au pauvre et juste assez piquant pour rougir les joues des belles promeneuses.L'hiver, si décrié par nombre de rimeurs, a été cependant chanté en très bons termes par un poète, Clovis Hugues, qui fait d'excellents vers quand il le veut ; mais, c\u2019est le bon hiver qu\u2019il a choisi.L'hiver est doux, la clarté pure Envahit les cieux peu changeants : Merci, bonne mere Nature, Au nom des bôtes et des gens ! Les pauvres qui n'ont que des hardes Pour se couvrir quand vient l'hiver No seront pis, dans les mansardes, Forces de trouver le bois cher.Les gentils Oiselets qu'assiège Le froid, hostile aux nids futurs, Pourront, sans redouter la neige, Battre de l'ailo aux creux des inurs.Les poètes, malgré Décembre, Feront tinter les rimes d'or Counne s'ils avaient dans leur chambre Un blond rayon de Messidor.' Les lavren, sans être étouffées, Attendront sous les durs silions Qu'avce la baguette des fées Avril les chauge en papillons Les enfants qui vont à l'école Tous les jou 8 par les grands chemins Chauteront mieux leur chanson foile, Et n'auront plus tant froid aux mains.Puis Noël, se mettant en route, Viendra.bonhomme un peu cassé, Et leur apportera.sane doute, Vlus de juujoux que l'an passé.[ est évident que l'auteur, un méridional du reste, ne connaît pas\u2019 les hivers canadiens, ni combien nous aimons la neige et ses plaisirs ; il est clair que les \u201c gentils oiseleta\u201d seront aussi rares cette année, sous notre climat un peu brutal, qu\u2019ils l\u2019ont été auparavant, mais enfin l'intention est bonne et meilleure encore sers la saison douce que l'on nous prmmet .si les prophètes ne nous trompent pas.*,* Ce froid dont nous nous plaignons souvent, qu\u2019il aurait été plus d\u2019une fois le bienvenu de ce brave Canadien anglais, le lieutenant Stairs, alors qv'il se trouvait dans ce continent noir, au centre de l\u2019Afrique, avec Stanley, le grand explorateur.Quand j'étais au collège et que i'essayais d\u2019obtenir quelques bribes de géographie que l\u2019on nous enseignait si mal\u2014parce que notre professeur n\u2019en savait pas plus\u2014que de fois me suis-je arrêté devant cette carte d'Afrique dont le centre portait ces mots : contrée inconnuye.Quand j\u2019étudiais la géographie de l'Egypte et que je remontais le cours du Nil, quels désappointements n'ai-je pas éprouvés en me trouvant tout À coup devant ces lignes de points, qui figuraient le cours supposé du grand fleuve dont les sources mystérieuses étaient cachées dans ce pays que l'on appelait toujours : la contrée inconnue ! Ce Nil qui donne à l\u2019Egypte la fraîcheur, la joie, Pas, la gaieté, la vie, etc, d\u2019où vient-il en effet ?Ce Nil qui a inspiré tant d'écrivains, Osburn, entre autres, quand il dit avec tant d\u2019éloquence : \u201c Il n\u2019y a peut-être pas dans tout le domaine de la nature un spectacle plus gai que celui présenté par la crue du Nil.Toute la nature en crie de joie.Hommes, enfants, troupes de bœufs sauvages gambadent dans les eaux rafraichissantes les larges vagues entrainent les bancs de poissons dont l\u2019écaille lance des éclairs d'argent, tandis que des oiseaux de toute plume s\u2019assemblent en nuées au- dessus.C'est lui, c'est le Nil que célèbre le grand poème hyroglyphique déroulé par la main des Pharaons : \u201c Salut, 6 Nil, 6 toi qui t'es manifesté sur cette terre\u2014et qui viens en paix\u2014pour donner la vie à l\u2019Egypte !\u2014Dieu caché \u2014qui amène les ténèbres au jour qu'il te plaît les amener, \u2014irrigateur des vergers qu'à créés le soleil \u2014pour donner la vie à tous les bestiaux ;\u2014tu abreuves la terre en tous lieux,\u2014 voie du ciel qui descends! Producteur de l'orge, créateur du blé, il perpétue la durée des temps.\u2014Tu as réjoui les générations de tes enfants\u2014tu bois les pleurs de tous les yeux et prodigues l\u2019abondance des biens ! \u201d Ce Nil d\u2019où vient-il ?#4 C\u2019est de lui que César disait : \u201c Que ne puis- je connaître l\u2019origine de ce fleuve qui soustrait sa tête à nos regards depuis tant de siècles ; il n\u2019est rien que je misse à si haut prix.\u201d Ce que les Pharaons, Alexandre, Sésostris, Cambyse, les empereurs romains n'ont pu découvrir, un journaliste l'a trouvé, le brave Henri Stanley, car il vient de trouver la véritable source du Nil, le mont Bouangari.Dire les souffrances qu'ont endurées les voyageurs est chose complètement impossible et plus de mille homn:es faisant partie de l'exploration ont laissé leurs os dans les pays qu'ils ont découverts.*,¥ Ce Stanley est un des hommes les plus étonnants de notre époque.En 1871 on était sans nouvelles de Livingstone, cet autre célèbre voyageur, et le bruit do sa mort courait déjà, quand Stanley, placé à la tête de l\u2019expédition américaine entreprise pour le retrouver et dont le New-York Herald tit les frais, \u2014 partit en disant qu'il le trouverait bien.Et il le fit comme il l\u2019avait dit.Une nuit de la fin de novembre, a-t-il raconté, il était arrivé dans un village situé sur ln côte urientale du Tanganyika.Il fit tirer quelques coups de feu pour réveiller les indigènes ; l'un d'eux aussitôt le salua d\u2019un good mourning, sir, en excellent anglais ; c'était un des domestiques de Livingstone.Il courut avertir son maître qu\u2019une caravane, conduite par un blanc, le demandait, et, peu de temps après, Stanley se trouvait en présence de oelui que les natifs désignaient sous le nom d'homme banc.Le résultat de ce voyage, quan3 il fut connu en Europe, fut accueilli avec beaucoup d'incrédulité, et les plus grands géographes anglais et allemands n'hésitèrent pas à qualifier le récit d'immense blague.Tous apportaient les preuves les plus irréfutables, mais il fallait bien se rendre à l'évidence.Stanl-y eut des ovations à Paris, à Londres, partout où il parut, et la reine Victoria récompensa le grand voyageur d'une façon royale.À celui qui venait de risquer cent fois sa vie pour retrouver Livingston, elle offrit.une tabatière.Stanley ne prise pas.*,* Depuis 1871, Stanley ne s'est pour ainsi dire pas reposé, et toujours il a continué ses voyages et ses découvertes.Aujourd'hui, on ne conteste plus ses récits, on ne l'accuse plus d'être un immense biagueur, et c'est pour notre pays un honneur de voir un Canadien figurer parmi ses hardis compagnons.Qui sait ?on lui donnera peut-être aussi une ta batière ! Je sais bien que la tabatière donnée à Stanley est enrichie de diamants, mais ne vous semble-t-il qu\u2019à un homme qui vient de découvrir tant de lacs et de fleuves, on aurait bien pu lui offrir une rivière.(de diamants toujours).#,* Un bon mot de Faucher de St-Maurice.On dinait chez., le grand éleveur de canards.Appelé à proposer la santé de notre hôte, Faucher s'exécuta avec beaucoup d'esprit et termina ainsi : .Et je finirais par ce souhait : \u201c Puissicz- vous élever et vendre assez de canards pour vivre bientôt la canne à la main ! \u201d MONTRÉAL CHRONIQUE DU FEU Cinq ans plus tard, en 1849, à la suite d'une émeute, le Palais Législatif (marché Sainte-Anne) fut incendié ; sa bibliothèque contenait 30,000 volumes, parmi lesquelles se trouvait une collection d'ouvrages et de documents importants relatifs à l\u2019histoire du Canada.Cette collection s\u2019élevait à plus de 1,600 volumes, et avait été formé par notre célèbre bibliophile G.B.Furibault, \u201c En 1852, Montréal fut visité par un désns- treux incendie qui réduisit en cendre une grande- partie de la division est \u201d.(A.G.Gérard).Le feu avait éclaté vers neuf heures, le 7 juillet, \u2018 sur la rue Ste-Catherine, entre la grande rue St- Laurent et la rue St-Dominique, et 24 heures plus tard l'incendie était arrivé jusqu'au pied du courant, près de la prison.Il était favorisé par un soleil ardent, une chaleur étouffante, un vent d'ouest rafalant et tourbillant, et par la sécheresse des jours précédents qui avait rendu les toits en bois aussi combustibles que la paille \u201d.\u201cUne des pertes les plus regrettables fut celle de la cathédrale de Montréal et du Palais Episcopal, riche et couteux, qui touchait à l'église d\u2019un côté, et de la maison où se trouvait l'imprimerie des Mélanges Religieux de l'autre\u201d.Puis le journal continuait * Le faubourg Québec n'existe presque plus, on n'y voit plus que cheminées et monceaux de cendres encore fumantes.C'était un spectacle déchirant que de voir ces pauvres familles groupées le long des rues, sur les places publiques, le Champ-de-Mars surtout, et sur la déclivité du Côteau Barron, chacune avec une petite quantité d\u2019effets sauvés à grand peine et demi-brisés, épuisés de fatigue et de douleur, et d'entendre les petits à demi vêtus pleurer et de- LE MONDE ILLUSTRÉ 259 mander du pain quand leurs parents n'en avaient plus à leur donner.On calcule que ce malheur terrible ne laisse pas moins de douze à quinze cents familles sans demeures.Le nombre des maisons détruites \u2018fut de 1800 à 2000, Les pertes furent évaluées & plus de 400,000 louis, dont les assurances ne couvraient que le quart.Ainsi que la Minerve le faisait remarquer, la plupart des victimes de ce terrible incendie étaient non de grands propriétaires, mais des industriels, d'honnêtes et laborieux artisans qui à force d\u2019économie et de travail s'étaient acquis dans ces quartiers de petites propriétés qui les mettaient en état de vivre respectablement \u201d.(La Minerve.\u2014Le Bazar).Passons maintenant à l'année 1860.Je vois dans une petite brochure de 8 pp.in-12 publiée l'année suivante et intitulée : Report of the chief engineer of the fire department fur the year 1860 ; que la brigadeZavait été appelée 97 fois, et que sur ce nombre il y avait eu 47 fnusses alarmes.Une seule maison, située audessus du Réservoir, et appartenant Aun monsieur Springle avait été détruite de fond en comble.Le montant gtotal des pertes fut de 821,782 couvert par 820,310 d'assurances.Le rapport de L'ingénieur en chef (M.A.Ber- ran:) pour l\u2019année 1861, est imprimé en français et en anglais.La brochure française que je possède est plus,volumineuse que celle de l\u2019année précédente : 24 pp.in-12.Elle contient de curieux détails, que je vais vous donner : La brigade u été appelée 92 fois.Le nombre des fausses alarmes est de 35.Entr\u2019autres choses voici le récit d'un incendie : * Il est encourageant de pouvoir dire qu\u2019un bâtiment seulement a été complètement détruit par le feu, dans les limites de la cité, pendant l'année dernière, (la brochure fut publiée en 1362) savoir : le magasin pour l'inspection des nlcalis ; et les circonstances qui accompagnaient cet incendie, furent tellement étranges, qu'elles attirèrent l'attention générale.L'incendie eut lieu le 15 avril, au temps de l\u2019inondation extraordinaire, causée par le refoulement de la glace et la crue des eaux.On croit que l\u2019eau s\u2019introduisit en assez grande quantité dans de la chaux vive, dont il faut garder une certaine provision sur les lieux, et mit le feu à la partie voisine de la charpente du bâtiment, dont les étages, hauts et vastes, permirent au feu de se propager avec une grande rapidité ; de sorte qu\u2019à l\u2019arrivée des gardes du feu, avec leurs tuyaux à dévidoir, (sic) il était encore impossible de découvrir le foyer de l'incendie Pour comble de difficulté, le bâtiment était envahi et entouré par l\u2019eau à une hauteur suffisante pour embarrasser sérieusement les manœuvres des pompiers, dont, cependant le zèle et l'activité n'étaient nullement amortis par l'inondation, qui présentait alors un aussi grand obstacle que le manque d'eau en d'autrescas.On s\u2019aperçut bientôt que tout ce que l\u2019on pouvait faire d'avantageux, serait de protéger les bâtiments adjacents, ce qui fut fait avec succès à force de bras, Le nombre de pompiers présents à cette occa sion, n\u2019était pas aussi considérable qu'à l'ordinaire ; vu que plusieurs d'entre eux étaient occupés à retirer leurs familles et leurs effets de l\u2019eau qui envnhissait leurs demeures.Il est probable qu\u2019une autre manière d'agir aurait mieux réussi ; tmais il n\u2019est pas probable qu'un tel concours de circonstances se voie de nouveau.\u201d Une chose qui va vous surprendre c\u2019est que le nombre de pompiers était plus grand alors que de nos jours, voyez : EFFECTIF DU DÉPARTEMENT \u201c L'effectif du département .demeure comme dans les années précédentes, savoir : Un ingénieur en chef ; un premier et second assistant ingénieur ; huit compagnies de tuyaux, chacune d\u2019elles ayaut clans sa station 2 dévidoirs à tuyaux, une pompe à feu, ainsi que deux compagnies d\u2019échelles et de crochets.L'effectif des compagnies est comme suit : Deux officiers, douze hommes et un garde du feu, avec un cheval de réserve à chaque station, faisant en tout un total de 153 officiers et pompiers avec dix chevaux \u201d.Navez-vous quelle était le salaire d\u2019un chacun 1 #'il était le même aujourd\u2019hui je douterais fort de notre service.Voici ce qu'on donnait par année : pour un capitaine 860.00, un lieutenant 850.00, un pompier ordinaire 832.00.Faut vous dire par exemple que c'était plutôt une organisation volontaire que salairiée ; car dans le tableau des compa gnies qui portaient chacune un nom différent, on re.contre des hommes de tous les métiers.Je ne sais pas si c'est un effet du hasard, mais je remarque que les compagnies n'étaient pus formées d'anglais et de français mais de l\u2019une ou l\u2019autre nation.La tère compagnie portait le nom de \u201c Montréal \u201d.Son poste était & la place Dalhousie, (ba- timent de brique, construit en l\u2019an 1845), avec cloche d\u2019alxrme de cent quarante-deux livres et demie.Elle n\u2019était composée que d'anglais, pour la plupart charretiers.L'un des membres Joséal Riddle était sacristain, chose rare.La seconde compagnie première division s'appelait \u201c Neptune\u201d.Son poste était au coin des rues Craig et Visitation, (bâtiment en brique à deux étages, bâti en 1852, avec cloche d'alarme pesant 183 livres).Il n'y avait qu\u2019un seul Canadien-fran- çais : L.Lachapelle.\u201c5 suivre Pusey - MADAME pe CALLIERE Il yadeux ou trois ans, lecapitaine Henri .Touan ancien officier de marine, voulant occuper ses loisirs, entreprit de ranger le cabinet des antiquités et d'histoire naturelle de Cherbourg.Sur une enveloppe, contenant quelque chose de mince comme des cartes à jouer, il lut : \u2018\u201c Monsieur de Callière, gouverneur de la ville et du château de Cherbourg, et madame son épouse.\u201d En ouvrant le paquet, il y trouva deux miniatures, de In gran deur de nos petites photographies, assez médiocres d\u2019exécution, mais ayant un je ne sais quoi qui indique un caractère, une ressemblance bien saisie.Madeleine-Bernade de Courey Pottier Le capitaine pense que l'inscription sur l\u2019enveloppe date de 1329-30, époque de la création du musée de Cherbourg.Il m'écrit, en substance, ce qui suit : Jacques de Callière était gouverneur de la ville et du château de Cherbourg en 1645-Gl, et sa femme se nommait Madeleine-Bernarde de Courcy Pottier.Les deux portraits ont dû être peints au cours do ces années.Leur fils, Louis-Hector, a été gouverneur du Canada, Les nombreuses et excellentes notes que le capitaine Jouun mo fournit sur les Callières formeront le sujet d\u2019un long travail que je publierai un jour.En attendant, je vous passe le portrait de madame de Callière, mère de notre célèbre gouverneur.Voici pour les couleurs : Teint très blanc, joues roses, yeux bleus, lèvres roses, cheveux chatains, poudrés ; fichu blanc, corsage bleu vif, soutaché en avant et tout autour en haut, d'un petit galon d'or.A l'aide de cette description je me représente In personne : une blanche à tête plutôt petite que grande ; front élevé ; menton court, et la figure enfantine dans son ensemble, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOTES HISTORIQUES Le 7 octobre 1889, sur proposition de MM.Jules Claretie et Paul Vibert, M.le lieutenant Cuan- TRAND (Ch, des Ecorres) est reçu membre de la Société des Gens de Lettres de France.Le 30 octobre 1889, sir DoNALD À.SMITH inau gure sa position comme chancelier de l'université McGill, devant un auditoire nombreux, dans la salle Molson.Le village de MAISONNEUVE fut incorporé le 27 décembre 1883, et furmé d\u2019une partie d'Hochelaga, quand il devint quartier de Montréal (1883).Son territoire est compris entre le ruisseau Migeon, la Longue-Pointe, la rivière et a côte Visitation.Lors de son incorporation, Maisonneuve avait quarante familles et environ trente-cing maisons, et ses habitants étaient surtout des fermiers, bouchers et laitiers.Suivant le recensement de 1888, il y à maintenant (1889) 1,100 habitants ; la propriété est évaluée à X2,000,00U.Les taux sont de 75 cents par cent et 20 cents pour cent pour taxes scolaires.Durant sa première année comme village, la rue Pie IX fut ouverte au coût de 82,000.Moyennant S3,000, Maisonneuve obtint le droit de se servir de l'eau de Montréal.Deux rues ont été ouvertes en INSY : Lecour et LaSalle.L'Hôtel-de-Ville a été construit au coin des rues Lecour et Notre-Dame (310,000).En 138%, le vil- lue à été érigé en paroisse sous le vocale du Saint- Nour de Jésus de Maisonueuve.L'église a été coustruite (87,000).Les protestants ont ouvert une école (1389).\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 * La femme chrétienne.\u2014 La femme chrétienne se tient dans su nuison, entre le crucifix qui lui enseigne le sacrifice, ct l'image de la Vierge qui lui prêche l'aimable austérité d\u2019une pureté sans tache.Nes veux ne se lèvent, pour ainsi dire, que sur sa famille et sur les pauvres, À tous les misérables sa porte est libéralement ouverte.Elle leur donne plus que son or, son temps : plus que son temps, son âme.Elle à une charité qui va jusqu'au génie, une abnégation qui vn jusqu'au plus entier oubli de sa personne, une chasteté qui lui fait trouver jusque dans le mariage une sorte de virginité.Son âme glisse sur la terre et se fixe solidement à Dieu.Elle rend à ce Dieu, au milieu de la large couronne de ses enfants, un culte où l'intelligence et l'amour se disputent la première place.Elle a pour le sacrifice un euthousiasme pratique et toute sa vie en est la preuve.Elle trouve d'inetlables délices en toutes ses doulenrs, qui sont un vent favorable pour la conduire à l'éternel repos.Douce et misé- ricordiense, humble et patiente, virile dans le malheur, généreusement économe et doucement laborieuse, pure surtout, pure toujours et en tout, elle repondru à l'appel de la voix divine au jour du jugement, et présentera à Dieu parmi les élus, son mari, tous ses enfants, tous les siens qu'elle aura vaillamment entrainés an salut.LEON GAUTIER. J _\u2014__ -\u2014 -\u2014 ep.gar ve cn ee\u2014 \"eme __ em ee em \u2014\u2014\u2014 - \u2014\u2014\u2014 PPA # ni 260 present \u2019 \\ i oh i wv » PR; i at vu 3 F aa a gi = Z Me x hr po ¥ i 23 Cr 447 Pets 5 a 5 & zi i Ea A Pa a 4 7.li « À $ En IX J J AB, A 34 rh aN LA er, iY NY TA de yn \u201ci N a «3 A fr ¥ AN le a Hi host op pu a\u2019.[Xx] \\ \\ EB ih.pt BEAUX-ARTS.\u2014 LE RETOIR DE | , > AY 4 WW i x $n i i iN) a) Ï « Id Lap -\u201d La \\ 5 7 =X = Cé A == 9.; AN NS = £55 SNS FN de 1 of} ve = K-34 +».X] = x 1 du LA x 1), Su A i iW f = : Fy = 5 Y Zp Z \u2019 2] À ° K À W LB MONDE ILLUSTKÉ 7 y La he y ser S.+ à 5 FN #1 FF 2 4 à 1 > es 3 2e Ç y f IN te gi = Æ ° ie + 2 2 RJ RES = v4 ¥ Avi hd By a Pa nz Vn Sy Fx: d 3 'r: 5 > 7; D = i ; rt u or fey \u20ac * 2.ne 2.° A y oy À cs a Xe Reet \u2018 0 NE val , \u2018 Lu 3 a s \u20ac A bale » oF 7 \u201cpy rat P 4 bt 2 be.COLE AU VILLAGE PAR UN TEMPS DE NEIGE Sd we és fe sa 7 © 5 rN Nx men 1 oa 3 x, a ¥ - ) PEN set, 4 - » arpa) = Soder + R Xi 1 0; P +8 A KE > as ge = + NS Pr oi A wv NS, 4 + ?is \u20ac = Soo # PE \" bh LN 5 pat J gs D TX N CES oe, oN = Ÿ a RO Né = Ss haa 7 CAVALIER DE LA SALLE Chicago, une des villes les plus considérables des Etats-Unis, écrit M.Chs.Simond, dans la Petite Revue, de Paris, vient d'ériger une statue au premier explorateur de la Louisiane, Robert Cavalier de la Salle.Cet hommage posthume, rendu à l\u2019un de nos grands Français est, de la part de la république américaine, un acte de reconnaissance, en même temps qu\u2019il constitue pour nous une leçon.Il y a, en effet, dans les fastes de la France, au livre des grands dévouements, des entreprises héroïques inspirées par les nobles pensées, bien des pages blanches.Hélas ! elles restent toiles si longtemps, souvent pendant des siècles, souvent pour toujours, qu'elles fout à certaines heures douter de la gratitude nationale.Combien n\u2019estil point de ces hommes de grand cœur dont le nom devrait être cité chez nous parmi les plus illustres et que l'oubli a ensevelis de leur vivant, sans que la postérité ait songé, à aucune époque, à leur rendre justice ! Que d\u2019explorateurs des terres lointaines, par exemple, méconnus de leur temps, inconnus des générations venues après eux, et qui pourtant, avec un admirable élan de patriotisme, ouvrirent à la France des voies nouvelles de richesse et de grandeur, suns que la France ait voulu les y suivre, soit par sa faute, soit par celle de ses gouvernants ! L'étranger est venu, il a trouvé ces voies frayées, il s\u2019y est engagé ; il y a récolté puissance et profit ; et ninintenant, possesseur de nos anciens domaines, il qresse des monuments à ceux dont nous n'avon ; même su garder le souvenir.C\u2019est dans vue cité américaine que l'on célèbre le deuxième cenfmaire de la mort de la Salle, et il à fallu que \u201cfio de la manifestation arrivit jusqu\u2019en A pour nous rappeler que cet homme du haut ourage, glorifié par l'Amérique, est un de nos compatriotes ! Disons ici son histoire pour ceux qui, comme beaucoup de Français, même parmi les lettrés, ne savent pas ce qu'il fut et ce qu\u2019on lui doit.D AA > À WHE NY S = x LCR ~ 21006 RN a SH x AGW ey YY Laat Cog Statue de Cavalier de la Salle, érigée à + hi ago Robert Cavalier do la Salle appartient à cette élite de hardis pionniers qui, au X VITe siècle, conquirent l'Amérique du Nord pour en faire don à la France.C'est lui qui prit, au nom de Louis XIV, possession de tout le bassin du Mississipi, lu LE MONDE ILLUSTRE 361 La pointe Saint-Mernard.*\u2014 l'remier établissement de Cavatier de la Salle, plus grand fleuve du monde.La France, après avoir reçu de lui ce magnifique présent, le laissa tomber de ses mains avec insouciance, avec dédain ; un Jour elle le donna à l'Espagne, un autre jour elle le vendit aux Etats-Unis, tratiquant du plus riche de ses joyaux sans en connaître la valeur.A vrai dire, de la Salle ne fut pas absolument le premier explorateur de l\u2019intérieur de l\u2019Amérique du Nord.Les missionnaires, qu\u2019on retrouve partout où il est besoin de sacrifice et qui ont fait la plupart des découvertes de pays, refuites ensuite par d'autres, avaient dès 1673 opére cette reconnaissance.Partant du Canada, ils poussèrent plus avant dans les pays d'en haut, comme on les nom- wait dans la vague géographie des sauvages ; ils passèrent du bassin du Saint Laurent dans celui du Mississipi, trouvèrent le fleuve et le longèrent jusqu'à l\u2019un des plus nmportants affluents de sa rive gauche, Arkansas.lis furent émerveillés de la fertilité naturelle, de la douceur du climat, de l\u2019abondance et de la variété des productions, et ceux d'entre eux qui rentrérent & la mission\u2014car ils ne rentrérent pas tous, les sauvages les ayant décimés\u2014firent de leur expédition les rapports les plus enthousiastes.Robert Cavalier de la Salle, né à Rouen en 1640, était venu s'établir au Canada pour faire le comuerce des pelleteries.Le Cunada était depuis longtemps francisé : la langue et les usages français qui y résistent aujourd'hui victorieusement à la toute puissante et infatigabla assimilation an- glo-saxoure, étaient jeunes encore, mais pleins de sève, et jetuient cles racines profondes et fortes.Fondé par une colonie française d'origine normande, qui est resté, de pére en fils, le principal noyau de la population, le Canada a conservé comme idiome prédominant le parler de ln Nor- mandie, c\u2019est-à-dire un français fortement teinté de provincialisme, mais plein de saveur, ayant une marque de terruir indéniable et trahissant la placidité malouine ou cuennaise dans sw prononciation quelque peu alourdie.De la Salle, esprit hardi, voyant loin, s'enflaimme aux récits des missionnaires et conçoit le desscin de visiter à son tour ce pays merveilleux dont ils parlaient et de le donner à la France.De même que Colomb, en partant du port de Palos, croyait arriver en Chine et rencontrait l\u2019Amérique sur sa route, le vaillant Rouennais avait l\u2019espérance, en suivant jusqu'à son embouchure le grand fleuve, de tomber dans l'Océan Pacitique.Quelques renseignements mal interprétés lui représentaient le Mississipi comme s'infléchissant vers l'Ouest.Plein de cette idée, il descend le cours du \u2018 Pere des Eaux\u201d jusqu\u2019à l'Ohio, et, persuadé que la route est toute tracée, il se hâte de se rendre en France pour annoncer la grande nouvelle à la Cour.Il veut offrir à Louis X1V ses conquêtes, c\u2019est a dire, sur les deux rives du Mississipi, Un empire plus grand que l\u2019Europe, occupé par quelques hordes de sauvages.Il arrive À Versailles, obtient une audience du roi, et parvient à faire agréer ses projets par Seignelay, successeur de Colbert et héritier des projets du grand ministre.Malheureusement, à cette époque, la colonisation n'était considérée que comme un moyen expéditif de débarrasser le pays de ses déclussés.On ne regardait ni au nombre ni à la qualité des colons ; on faisait une razzia de gueux, de mendiants, de vagabonds, de soldats iicenciés, de femmes sans aveu, et on embarquait le tout pêle- mêle mente malitari.On transportait ainsi ce rainassis sans nom dans un pays dont on ne connaissait que vaguement les ressources naturelles, et moins encore les nécessités : c'était le mode accoutumé de coloniser.Sans plan arrété, sens but précis, sans guides expérimentés, sans notions certaines, sans moyen d'action combinés d'avance, on débarquait les colons au hasard, ne sachant trop ce qu'ils deviendraient, ce qui résulterait de l\u2019entreprise et ne s\u2019en inquiétant pas.C'est merveille que le Canada ait prospéré dans ces conditions qui furent, il est vrai, un peu améliorées pour lui par l'initiative privée, commerciale et industrielle, L\u2019Angleterre même ne procédait pas autrement alors.Cavalier de la Salle obtint donc un secours : une quarantaine d'homines et un vaisseau, peu de chose au demeurant.Il fallait avec cela parcourir un continent, remonter un fleuve dont l\u2019immense longueur est devenue proverbiale.L\u2019explorateur rouennnis n'avait pas même les instruments nécessaires pour déterminer les longitudes et les latitudes des régions qu'il tr- versait.En réalité, une fois entré dans le pays inconnu, il ne sut plus où il était.Aussi recherchatil en vain l'embouchure de son fleuve, qui marchait toujours devant lui.Cependant, il ne se découragea point.Il se décida enfin à aborder sur ln côte du Texas, dans la baie de Saint Bernard, et à y fonder un établissement provisoire.ll installa de son mieux une partie de sa troupe et continua su route avec les autres pour aller réunir de nouvelles ressources au Canada.Chemin faisant, il fut assassiné par ses compagnons, aussi impatients et encore moins disciplinés que ceux de Colomb.La colonie de Saint-Bernard, sans chef, dépérit promptement par son défaut d'organisation Les Indiens la pillèrent.Elle trouva des ennemis en- vore plus implacables daus les Espagnols, qui, devinant l'importance future de l'établissement, le voyuient surgir en face d'eux, sur l'autre cive du golfe du Mexique, comme une menace.La plupart des colons furent égorgés ; deux enfants seulement échappèrent au massacre général ; ils furent recueiliis par un officier qui les élevn, les tit entrer dans l\u2019armée espagnole, qu'ils désertérent pour retourner en France, après une série d'aventures qui tiennent du roman.Tous ces événements s'étaient accomplis en peu d'annéesdepuis 161 3,époque du voyngedes missionnaires, jusqu\u2019en 1689, datedel'assassinatde Robert pass Cavalier de la Salle.Moins de cent ans après, la Louisiane, qui s\u2019étendait à cette époque depuis les grands lacs jusqu\u2019au golfe du Mississipi, c\u2019est-à- dire une grande partie des Etats-Unis actuels, était cédée par la France à l'Espagne (1764).Alors fut consommée la ruine de notre empire américain.À vrai dire, l'Espagne fit retour de la Louisiane à la France par le traité de 1801.Mais Napoléon ler, qui ne voulait pas entendre parler d'expéditions d'outre-mer et moins encore de colonisation, se laissa aisément persuader par les plénipotentiaires des Etats-Unis, et donnant gain de cause à Monroi, le plus habile d\u2019entre eux, il accepta les 60 millions qu\u2019on lui offrit et vendit lu Louisiane (1803).L'inauguration de la statue de Cavalier de la Salle à Chicago est l'épilogue de ce drame.Les Américains, en élevant ce monument à l\u2019un de nos plus glorieux compatriotes, témoignent de leur adwiration pour ces Français, initinteurs de la civilisation dans le Nouveau-Monde, et qui furent en réalité les premiers à lui révéler le secret de sa future grandeur.CHARLES SIMOND.REVUE GENERALE Le gouvernement provisuire et l'empereur déchu.\u2014Réponse de Dom Pedro.Proclamation du nouveau gouvernement.*+* Nous avons parlé dans notre dernière revue de la révolution qui vient d'avoir lieu au Brésil, ct nous avons ra- cunté, autant que uous les connaissions, les divers évènements qui viennent de se produire dans ce dernier pays, On nous permettra d'ajouter encore quelques mots à ce que nous avous dit.Le jour même où la république fut proclamée, le gouvernement provisoire s'empresss d'annoncer à l'empereur sa déchéance.Voici la noble réponse que Dom Pedro y fit, Elle est vraiment «ligne de lui : \u201c* En raison de l'adresse, dit-il, qui m'a été remise le 17 courant, à trois heures de l'après-midi, je me décide à me soumettre aux circoustances, à partir demain pour l'Europe avec toute ma famille, et à quitter ce bien-aimé pays auquel j'ai toujours donné la preuve de won affection, ct que j'ai gouverné pendant plus d'un demi siècle, Je garderai toujours du Brésil les plus doux souvenirs, et je fais des vœux pour sa prospérité.\u201cD.PEDRO DE ALCANTARA Par arrété du nouveau gouvernement, le suffrage universel sera mis en opération, pour la première fois, aux prochaines élections qui doivent avoir lieu pour élire les depu- tés à la Chambre.En attendant, le gouvernement a lance la proclamation suivante : ** Concitoyens.\u2014Le peuple, l'armée et la marine et les proviuces out décreté maintenant la déchéance de la dynastie impériale et l'abolition du jrègne monarchique.Cette révolution patriotique a été suivie de la formation d'un gouvernement provisoire dont la première mission est de garantir l'ordre, la liberté et les droits de citoyen.\u201c\u201c La création de ce gouvernement, jusqu'à la nomination d'un gouvernement detinitif, est géuéralement approuvée.Le gouvernement n\u2019est composé que d'agents temporaires qui gouverneront et qui maintiendront la paix, la liberté, la fraternité et l\u2019or.tre, Len attributs et les pouvoirs extraordinaires dont sont investis les membres du gouvernement provisoire sont pour la défense et l'intégrite du pays et pour le maintien de l\u2019ordre publie.Le gouvernemet provisoire promet d'employer tons les moyens en sou pouvoir pour protéger la vie et les biens de tous les habitants du Brésil, des indigènes et des étrangers, et pour assurer le respect de toutes les opinions politiques individuelles, à l'exception des moditications nécessaires pour le bien du ys.Le sénat et le conseil d'Etat sont abolis, La chambre des députés est dissoute.Le gouveriement provisoire re- connait tous les engagements nationaux faits par le gouvernement impérial et tous les arrangements avec les puissances étrangères, La dette publique, intérieure et extérieure, sera respectée, ainsi que tous les contrats et obligations légalement consentis, \u201c* (Signé) DEopone Foxskca Chef du gouvernement provisoire \u201d, Le rôle joué par le général Fonseca ressemble quelque peu à celui tenu en France par le général Boulanger.Comme ce dernier, il à été dernièrement censuré pour ea conduite, Immédiatement après ss censure, Fonseca se mit à réunir chez lux les officiers et soldats de l\u2019armée, pour leur faite voir les abus qu'il prétendait constater daus le pouvoir ; leur re- présertant «ue leur solde n\u2019était pas purée régulièrement, parce que les fonds demeuraient entre les mains de quelques privilégiés Le général, qui avait, «lit-on, une certaine au- toritesur l\u2019armée, \u2018rétissit parces moyens à en embaucher ine partie.Lorsqu'il se sentit assez fort, il leva la tête et dicta ses lois au gouvernement impérial qu'il réussit à renverser, Comme on le voit, il a été plus heureux que Boulanger, w'il & cherché à imiter en Amérique.Fonseca est président de la république brésilienne ; Boulanger est exilé de France et son parti complètement défait, °° Un écrivain louisianais, M.Vidal, qui rédige ac- LE MONDE ILLUSTRE tuellement le Patrie, à écrit un article bien fait sur le sujet qui uous occupe.Nous en extrayous les passages suivants qui expriment, non seulement les sentiments de la plupart de ceux qui out suivi les derniers événements qui viennent do se passer au Brésil, mais-aussi les n0tres : \u2018¢ Comme homme de bien, dit-il, Dow Pedro 11 8 toujours eu mes plus sincères sympathies, \u2018 Avec vous, lui dit un jour Victor Hugo, on est toujours porté à oublier que vous êtes une Majesté.\u201d ** Le coup qui vient de frapper soudainement cotte tête couronnée a du retentir péniblement dans des millions de poitrines, eu Europe et en Amérique.Où qu'il ue réfugie, cet empereur ne trouvera que des mains sympathiques pour étreindre les siennes Les communards du l\u2019aris eux-mêmes l'accucilleraient avec des salves d'applaudissements ; car ils sout bien rares les rois qui méritent d'être aimés comme Dow Pedro IE l'était partout où il allait.\u2018* Nous aurions donc préféré que l'on attendit l'heure de ss mort pour renverser le trône brésilien.Mais il ne faut pas oublier que nous ne commes que de simples spectateurs des évenements dont le Irésil à été le théâtre.Les patriotes de ce pays ont dit avoir de bonnes raisous pour agir connue ils viennent de le faire, La politique à parfois de cruclles exigences.Aussi, après avoir donné de sincères regrets au wuslheureux empereur, nous réjouissons-nous non Moins sincèrement d'apprendre que les Brésiliens vivent entin sous un gouvernement républicain.\u201c\u201c H ne reste plus, ajoute M.Vidal, dans le nouveau- monde, que le Canada qui soit placé sous un sceptre royal.Notre plus vif souhait est qu\u2019il soit donné à celui qui ecrit ces lignes et à tous coux qui les liront, de voir aussi le jour où, volant sur les fils électriques, tetentira dans le monte entier la grande nouvelle du parachèvement de l'œuvre des Washington, des Lafayette, des Franklin, des Louis XVI, des Rochambean, des Canning, des Boliva, des Sucre, des Lincoln, des l\u2019acz, de nos pères de 1837, des Do Fonseca, la fin finale de la doniinatien de l'Europe sur l'Amérique, l\u2019émancivation complète du nouveau monde, le règne de la liberté d'un pôle à l\u2019autre, la proclamation de la république canadienne.\u201d /.Décembre 1889, Promenade à travers l'Exposition Universelle ** Ce pavillon se compose d\u2019un premier corps de logis qui présente à l'avenue son front allongé par deux petites ailes en terrusses.La porte princi: pale, dit-on, est copiée sur l\u2019entrée de la pagode de Quan-Yen.Le second corps de logis, à quelque distar ze en arrière, est relié au précédent par deux galeries perpendiculaires.Le milieu forme cour.Au centre de cette cour, un abriu eté ménagé pour la statue de Bouddha, statue de grandes dimensions, due au sculpteur Raffgeaud.Pour nous faire pénétrer plus encore dans l\u2019existence extréme-orientale, on nous a donné la reproduction complète d'un théâtre annamite.Il est très curieux et très intéressant de voir en action ces troupes étranges d'acteurs jouant à leur façon, avec leurs masques bizarres, avec leurs accoutrements légendaires, avec leurs petits orchestres criards, sur une scène dont l\u2019agencement ne nous est point familier.C\u2019est au premier chef une des grandes curiosités de l\u2019Exposition et les visiteurs ne seront pas fâchés de raconter à leur tour à ceux qui viennent de loin ce que c'est qu\u2019un drame asiatique, avec musique et danses.Le pavillon Cochinchinois, placé sur ln même ligne que son compagnon tonkinois, est bien plus luxueux.Il dunne élégamment l\u2019idée du confort tel qu'il est compris partout où règne l'influence du Céleste-Empire.Ce sont les mêmes raftinements de bien-être intime, d\u2019ornementation variée, de vérandas faites pour l'ombre et la réverie, de cloisonnements légers, de balustrades capricieusement découpées en zigzags, de jardins à pièces d\u2019eau encadrés dans les kiosques, de panneaux ramagés de feuillages, de paysages et de bonshommes peints, de grandes fenêtres -grillagées avec d\u2019étonnantes combinaisons de figures géométriques où les cercles entremêlés de carrés se croisent avec des barres droites ; enfin de toitures arquées, surchargées de peintures et de sculptures, serpents, dragons, monstres grimaçants et personnages mythologiques peuplant les crêtes et les rebords ; out ce qu'on aperçoit sur les éventails et sur les paravants.On a fait venir pour étaler ces couleurs voyantes, pour festonner ces lambris, des ouvriers indigènes qu\u2019il était vraiment amusant de voir à l'œuvre, avec leurs chapeaux pointus ou leurs madras de bonnes femmes, accroupis sur de légers échafandages, maniant avec une surprenante dextérité et une promptitude plus surprenante encore, leur agile pinceau ; d'une imain sûre, ils avaient vite tracé un branchage de bambous, une fleur, un oiseau, c'était fait anime par enchautement, au simple toucher, semblait il, et l'œil n\u2019avait pas le tempa de les suivre.A l'intérieur, on peut admirer : plusieurs bahute incrustés de nacre ; un vieux bahut annamite en bois de trac ; quatre ou cinq alcôves de lit en bois découpé et bizarrement sculpté, et à fond de marbre ; de nombreuses écailles de tortue et de grandes défenses d'éléphant ; des instruments de musique (guitares à 3 cordes, en peau de serpent, cymbales et tam-tam) ; réductions de bateaux, de voitures À butfles, de machines à tisser, etc.La découverte relativement assez récente des merveilleuses ruines d'Angeor a été la révélation inattendue d\u2019une antique civilisation cambodgienne, qu'on était loin jusqu'alors de soupçonner.On a trouvé là d\u2019admirables conceptions architecturales, exécutées par des mains fort habiles.Le peuple qui construisait, il y a mille ans environ, ces monuments dont les vestes excite l'enthou- sinsme des voyageurs, portait le nom de Ahmer, Les premières descriptions du temple d\u2019Angeor sont dues au capitaine de vaisseau Doudart de La- gréé, savant archéologue, et sont insérées, avec de splendides gravures, dans le grand ouvrage où Francis Garnier a raconté l'exploration faite en Indo Chine de 1866 à 1868.Depuis lors, M.De- luporte qui feisait partio de cette expéaition à tous les titres mémorable, est retourné dans le Cambodge pour reprendre cette étude de l'art khiner ; il en a rapporté en Freace quelques spécimens détachés et une nouvetle description, éditée par la librairie Delagrave.Les documents ne font donc point défaut à ceux qui voudraient des explications détaillées sur le mystérieux temple placé devant leurs yeux.Tout ce qu'on reproduit comme édifice à l\u2019Exposition est un peu joujou, c'était inévitable, l\u2019espace manquant, le temps et l'argent manquant aussi pour nous donner des copies conformes et pour reproduire de telles œuvres avec leurs véritables dimensions\u2019, mr ag A - LE CHANT ET LA PHTHSIE Le Dr Busey a dernièrement traité cette question, dit la Science Pratique, qui du reste n\u2019est pas nouvelle, devant ln Société Médicale de Paris.Il a constaté que les peuples qui s'occupent de musique vocale sont en général de race forte et vigoureuse, avec des poitrines larges et bien développées.Malheureusement, il y a aujourd'hui une tendance générale à sacrifier le développement physique au développement intellectuel.Or, le chant est un exercice de gymnastique pour les poumons et contribue à en développer et fortitier les tissus ; il est probable que si on consacrait une heure par jour seulement dans nos écoles à l'étude de la musique vocale on verrait moins de poitrines creuses et d\u2019épaules rondes chez les enfants.Les maladies de poitrine commencent généralement à l'extrémité des poumons tout simplement parce que ces parties sont souvent inactives, puisque l'air aspivé arrive plus facilement à la base des pounions, et qu\u2019étant inactives elles sont moins développées et moins endurcies.Un homme qui marche aspire environ six fois plus d\u2019air que lorsqu'il est inactif ; Jorsqu'il chante, il en aspire encore davantage et non seulement les poumons, mais tous les organes du corps en profitent.On ne saurait trop insister sur l'utilité du chant comme moyen de fortifier la poitrine, surtout pendant la jeunesse.O femme ! reconnaissez votre dignité et votre mission ; elle est empreinte dans toutes les facultés de votre âme, et jusque dans les formes de votre corps.\u2014 Mme LEPREHON. LE MONDE ILLUSTRE FEU M.L'ABBE GIBAND La nouvelle de la mort de ce saint prêtre et de ce zélé missionnaire a jeté dans le deuil bien des familles qui perdent en lui un soutien et un protecteur, mais elle est surtout une perte cruelle pour la Compagnie de Snint-Sulpice, dont il fut un des plus brillants représentants dans notre pays qu\u2019il avait fait le sien depuis plus de trente ans.M.Antoine Giband naquit À Vals, diocèse du Puy, département de la Haute Loire, le 24 décembre 1824.Il fut ordonné prêtre le 2 juiu 1819, Il fut ensuite nommé professeur de philosophie au grand séminaire du diocèse de Bourges (Cher).Arrivé à Montréal en 1855, il fut attaché à la paroisse Notre-Dame et chargé de la congrégation des hommes en 1862, Il conserva ce poste jusqu\u2019en septembre 1888.Nous devons ne pas oublier de mentionner qu\u2019il remplit les fonctions de curé d'office sous M.l'abbé Rousselot, curé de Notre-Dame, et aussi sous l'administration du révérend M.Sentenne.On suit quelle était la force de sa parole.Sa science théologique était remarquable, ainsi que sa netteté et son exactitude dans les questions les plus difficiles et les pius délicates.Pour apprécier l'abbé Giband, il eût été téméraire de se baser uniquement sur son extérieur.D'une constitution robuste et vigoureuse, son aspect avait quelque chose de dur et n\u2019attirait guère la sympathie.Cependant, sous cette rude écorce se cachait un cœur sensible et hon.Tous ceux qui Pont vu de prêt peuvent en témoigner.La loyauté et la franchise éclataient à chaque instant chez cette nature droite et si incapable de déguiser sa pensée.Peut- être même se traduisnient-elles parfois sous des formes un peu vives, dont plusieurs auraient pu se plaindre.Mais personne ne songenit à cela ou n\u2019avait le courage de lui en vouloir ; on savait que ces sorties étaient le résultat d\u2019une conviction profonde et d'un désir sincère d'enrayer le wal et de faire Je bien, et on les lui pardonnait.M.Giband était doué d'une intelligence remarquable par sa lucidité et sa précision.Son érudition, entretenue par des études continuelles, était vaste et sûre.Aussi, était-ce un des prêtres les plus consultés de Montréal.On avait foi à ses decisions comme A des oracles.Comme prédicateur, 11 brillait surtout par son talent d'exposition, la solidité de sa doctrine et la force de son raisonnement.Ses sermons, très goûtés À son début dans le ministère, ont été appréciés jusqu'à la fin du publie sérieux, ; Il prêchait un très grand nombre de retraites, et toujours avec fruit.Mais si le défunt avait su conquérir parmi ses confrères une place importante comme orateur et comme casuiste, nous le croyons encore plus digne d'éloges pour son zèle vraiment apostolique.C'était un travailleur infatigable.Non-seule- ment jamais son ministère n\u2019eût À souffrir de la négligence, mais il était toujours prêt à remplacer les autres ou À leur venir en aide daus n'importe quel emploi.Qui dira jamais le bien qu'il ât dans ses visites de quartier et auprès des malades ?M.Gibund, bien connu et estimé de la classe dirigeante de Montréal, l'était davantage encore de In classe ouvrière et des pauvres de ln cité.C'est au milieu d\u2019elle surtout qu'il exerça son laborieux ministère.Chargé de la distribution des aumônes à la paroisse Notre-Dame, pendant de longues années, il s'acquitta avec un dévouement sans borne de cettu fonction délicate entre toutes.Ç Ca que nous venons de rapporter de la fonction d\u2019aumônier des pauvres, nous pourrions le répéter de toutes les autres charges qui lui furent contiées, Il fut catéchiste à son arrivée à Notre-Dame, comme il devait être ensuite directeur de congrégation remarquable, Les membres de la congré gation des hommes ne sauraient l\u2019oublier.Ce serait le lieu de parler enfin des mariages dont il s\u2019occupa si longtemps, de la paix qu'il rétablit dans un grand nombre de familles, etc.Mais ces œuvres parleront elles-mêmes beaucoup mieux que nous.Nous nous arrétons donc en demandant à Dieu de donner à son Eglise des prêtres instruits et zélés comme celui qui vient d'aller recevoir une récom- pese si bien méritée pac ses travaux et ses vertus.M, l\u2019abbé Giband est décédé au Séminaire de Montréal, le 26 novembre dernier.v PRIMES DU MOIS DE NOVEMBRE; LISTE DES NUMÉROS GAGNANTS Le tirage des primes pour les numéros du mois de NOVEMBRE, a eu- lieu le 7 décembre, dans la salle de l\u2019Union Saint-Joseph, coin des rues Ste- Catherine et Suinte-Elizabeth.Trois personnes choisies par l'assemblée ont surveillé le tirage qui a donné le résultat suivant : ler prix No.12,821.250.00 2e prix No.33,087.25.00 Je prix No.23,906.15.00 4e prix No.2,162.10.00 5e prix No.RRs.5.00 Ge prix No.19.033.4.00 7e prix No.:7,704,.3.00 Be prix No.19,533.2.00 Les numéros suivants ont gagné une piastre chacun : 231 R251 \"LOII 71,005 24,720 31,780 487 R320 14,061 21,148 24.910 32,209 616 B79Y 14084 21,172 25,012 32578 THR 9,137 14,358 21,320 25,5=9 34,038 NG4 9,282 1440 22,056 25,608 33,725 961 9.856 16,506 22803 235811 36,642 1,206 10,913 18,5x7 22,002 26,510 37,016 2,029 11.166 18.863 23388 26771 37.175 2914 11,650 19,757 23760 27.015 37,417 4.629 11,744 19,950 23,986 28,173 37,433 4,984 11,911 20.35% 24,021 29,042 38260 6,667 12.718 20,482 24,022 20.434 38,353 T,498 12.947 20,573 24417 20.798 AR 98K 7,548 13,219 20,800 24,472 30,454 39,09 N,166 39,278 N.B \u2014Toutes personnes avant en mains des copies du MoNpk TLLUusTRE, datées du mois de no- veubre,sont priées d'examiner les numéros imprimés en encre rouge, sur la dernière page, et, s'ils correspondent avec l'un des numéros gagnants, de nous envoyer ia journal au plutôt, avec leur adresse afin de reeevoir la prime sans retard.Nos abonnés de Québec pourront réclamer le montant de leurs primes chez M.F.Béland, No, 264, rue Saint-Jean, Québec.CARNET DE LA CUISINIÈRE Œufs aux pistaches.\u2014 Placer dans une casserole un peu de fleur de farine avec de la crême, de l\u2019écorce de citron râpée, six œufs, un morceau de sucre et des pistaches pilées.Délayer le tout ensemble pendant longtemps et le mettre sur le plat destiné à être servi ; frire cuire à petit feu, saupoudrer de sucre en poudre et glacer à la pelle.Entre côte au vin.\u2014Mettez l\u2019entre cite dans une casserole avec un verre de vin de madère ou de malaga, ct autant de bouillon assaisonné de sel et poivre.Vaites cuire à petit feu.Lorsqu'il est cuit à point, passez le bouillon au tamis, dégraissez et faites-le réduire.Servez la sauce sur l'entre- côtée, qui est ainsi délicieuse.ce CEA Omelotte aux truffes.\u2014 Les truffes crues sont préférables.\u2014Pelez 3 où 4 truffes propres, émincez-les, mettez dans la pocle, avec GO grammes de beurre, sel et poivre : failes-les revenir deux minutes en les sautant.Frottez le fond du plat avec une gousse d'ail coupée : cassez huit œufs dans ce plat, ajoutez sel, poivre et persil haché ; battez-les et versez-les sur les truffes ; faites votre omelette zomme à l'ordinaire.« \u2014 D'après un journal de Rome, il ressort, d\u2019une statistique dressée par la Propagande, que le nombre des catholiques dans le monde entier s'élève à 218 millions.\u2014Les fabricants de voitures américaines prédisent, pour un avenir prochain, l\u2019abandon des roues en bois et leur remplacement par des roues en acier, à cnuse de la rareté de plus en plus grande du bois propre à la fabrication des roues.\u2014 D'après une statistique dressée par le ministère de l\u2019intérieur, en Russie, la population de ce pays s'élèverait à 110,483,522 habitants.IL y aurait eu, pendant Uannée 1877, 4884.46 naissances ct 3,283,838 diets.\u2014On estime à plus d'un demi-million de milles la longueur totale des lignes télégraphiques du monde, les quatre cinquièmes étant dans l\u2019Europe et dans l\u2019Amérique.Cette estimation comprend 950 câbles sous-marins ayant une longueur de 89,050 milles.\u2014Les Japonais deviennent de plus en plus friands de la viande.En 1885, l'abattage du bétail dans tout le Japon comprenait 30,000 bêtes à cornes.En 1856, ce nombre s'élevait à 116,000 : en 1RN7, il était de 130,000 et l'année dernière on a abattu 200,600 Lœufs.\u2014 Voyez la différence de deux enfants, dont l'un aura été élevé par une fille jeune, vive, et surtout d\u2019une langue infatigable : et l'autre par un pédant taciturne qui n'a jamais ri.Le premier pétille d'esprit et de gentillesse, son petit jargon est plein de saillies ; il parle de tout ce qui concerne son âge, et a une facilité singulière à apprendre.Le second est presque stupide ; il a-un air embarrassé devant le monde, et ne sait pas dire un mot.\u2014Les ouvriers, aujourd'hui, se plaignent que les gages ne sont pas élevés ; que pourraient donc dire ceux qui vivaient il y a 500 ans.En effet, si nous en croyons les chroniques du temps, en 1350, les chapeliers gagnaient deux sous par jour : les maitres charpentiers 6 sous ; les ouvriers du même métier, 4 sous ; les maçons, | sou, et leurs patrons, 9 sous ; les journaliers recevaient 3 sous.Et ces gens-là, peut ûtre, faisaient des économies \u2018 mais tout est changé ! O trmpora, 0 mores \u2014Un journal parisien donne ce conseil à ses lecteurs : Si vous parlez dans le sommeil et si vous craîgnez qu'on ne surprenne le secret de vos rêves, couchez-vous sur le côté, la tête un peu inclinée sur la poitrine.Vous deviendrez silencieux comme la tombe.Le côté droit est le meilleur à choisir ; on n'enfonce pas la tite sous In couverture, on la place haut sur l\u2019oreiller, ce qui n\u2019empêche pas de s'incliner comme nous disons, Il faut encore éviter les soupers : où doit prendre de l'exercice pendant le jour, et il est encore très bon de lire à haute voix une heute avant de se coucher.\u2014Un journal américain donne le conseil suivant aux jeunes filles qui sortent du couvent : * Pour l'amour de Dieu, ne songez donc pas à vous marier avant d'être capables de tenir une maison, de faire bouillir la soupe, rôtir un steak, coudre et tailler d'une manière convenable.En vain vous sauriez faire un vers, jouer de la harpe ou du piano, réciter par cœur toutes les lettres de madame de Sévigné, si vous ne savez pas ce qu'il faut pour être une femme de ménage vous êtes tout à fait impropre au mariage \u201d.Rien de plus vrai, surtout pour notre pays où les hommes ont plus besoin que partout ailleurs d'un peu moins de musique ct de poésie et de plus de cuisine et de couture.Combien y a-t-il dans le Canada de jeunes gens en état d'épouser des femmes qui ne savent rien faire ?Il n'est pas étonnant qu\u2019ils hésitent de nos jours à se marier.Tl y n de quoi. | Marthon, montée sur son Ânesse.s'en allait au village.Un jeune homine.la trouvant gentille, voulut l'embrasser, disant : \u2014Vous porterez ce baiser de ma part à la meunière.Eh ! répondit la servante, pnisque vous êtes si pressé, donne-le à ma hourrique ; elle sera plus tôt que moi au moulin.Julie (après le mariage).\u2014 Tu as heau dire, Alfred, tu devais m'avoir.D'abord tu ne ux pas dire que j'ai couru après toi ?Alfred.\u2014 La helle histoire ! Est-ce que la trappe court après le rat ?Cela n'empêche pas les rats de se prendre, Bébé s'habille : \u2014Qu'est-ce que tu fais-là, bébé ?dit la bonne.Tu ne vois pas que tu mets tes bas à l'envers ?\u2014C'est parce qu\u2019il y a un trou de l\u2019autre côté \u2014Quand vous vous faites Ja barbe, disait la jeune fille à un élégant, il me semble qu'une paire de beaux yeux devrait être votre plus beau miroir.\u2014 Notre plus beau miroir ! dites-vous, répondit-il.Une paire de beau yeux, non- seulement ça sert de miroir, mais ça peut nous raser sans rasoir.\u2014 RECREATIONS DE LA FAMILLE No 545.\u2014ENIGME De l'esprit et du corps j'entretiens l'embon- [point ; Jd'étale aur le teint et les lis et les roses ; Et celul qui ne m'a point, N'est pas riche, quand méme il aurait toutes choses.No H6.\u2014LA CLEF DE LA SCIENCE Dans quel ordre faut-il placer les cinq doigts de la main sous le rapport de la furce ?No 517.\u2014CHARADE Bien des gens semblent nés pour porter mon [premier.(\"eat toujours mon second qui porte mon en- er.SOLUTIONS No 542.Le nombre a trouver est : 1234 No 513.\u2014Le mot est : Gants, No 544.\u2014Le6 mot est : Tourment.LE SIROP CALMANT AVIS Al ME == pg MME WINSLOW \u2019 pour la dontition des enfants, est le médicament recommandé par les principaux médecins des Etats-Unis, etil est employé avec avantage depuis quarante ans par des millions de mères pour leurs en fants, Pendant les progrès de la dentition sa valour est incalculable.11 soulage l'enfant de toute douleur, guérit la dissenterie et la diarrhée, les douleurs d'entrailles et le borborygme.Il donne du repos à la mère en donnant la santé l'enfant.Prix :25 cents la bouteille.LE MONDE ILLUSTRE AENRI LARIN, PHOTOGRAPHE 2202 - RUE NOTRE-DAME - 2202 1 bd [4 3 2, LE JOHNSTON'S FLUID BEEF Est la meilleur boisson pour les temps froid, car il réchauffe, stimule ot : donue de la force.FAITES EN USAGE FUMEZ LE CIGARE DE L'UNION, .\" NECTAR Oo FAIT A LA MAIN, PUR HAVANE E.N.CUSSON, FABRICANT TROUVE L'EAU SAINT-LEON est le bourreau qui extermine la Dyspepsie, la Constipation, le Rhumatisme, Maladie du Foie ot des Rognons.Fuites-en un usage constant et vous jouirez d\u2019une bonne santé.Cie D'EAU DE SAINT - LEON 51, PLACE VICTORIA E, MASSICOTTE & FRERES SEULS PROPRIÉTAIRES Téléphone 1132 HOTEL DU CANADA À.C.SAROURIN, propriétaire Coin des rues Saint-Cabriel et Sainte-Tharese MONTREAL Ses lunchs à 25 cents tont des meilleurs à Montréal.\u201c VICTOR ROY, ARCHITECTE 26 RUEST-JACQUES, MONTREAL s î journal illustré pour gar- Saint-Nicolas, cous et filles, paraissant le *eudi de chaque semaine.Les abonnements partent du lor décembre et du lor juin.Paria et départements, Un an : 18 fe ; six mois: 10 fr ; Union tale, un an 20: fr.; six mois : 12 francs.S'adresser à la librairie Ch.Dela- grave, IE, rue Souftiot, Paria (France).NETL UG ESTABLISHED 1845.Is the oldest and most popular scientific and mechanical parer published and has the largest circulation of any paper of its clans in the world.Fully illustrated.Beat ciass of Wood Engravings.Published weekly.Send for specimen copy.Price $3 a yenr, Four monthe\u2019 trial, #1.MUNN & (U., 'UBLISUERS, 8] Broadway, N.Y.Edition of Scientific American.A great success.Each iasue enntains enlored lithographic plates of country and city residences or public buildings.Numerous enuravinge and full plans and specifications for the use of ~tich us contemplate building, Price $2.50 a year, 25 cts à Copy.MUNN & CO, PUBLISHEUS.may be secured by appiye ing to MUNN & do, who have had over 4 years\u2019 experience and have made over Lain) applications fer American and For eign patents.Send for Handbovk.Corres.pondeucs strictly contidential, TRADE MARKS.In ease your mark is not registered in the Pat- ant Office, spuly to MUNN & Cu, and procure ninedtate protection, Send for Mandbouk.COPVRIGITS for books, charts, maps, ele.quicaiy procured.Address MUNN & CO.Pnient Solicitors, Guvauat Orrice: 951 Ruoanway.N.Y TH PAPER Ey et nce SURtFnOËS may Le made Ok.MONTREAL.La Compagnie d'Assurance NORTHERN OF ENGLAND.$15.00 000 Capital.17.108.000 Fonds accumulé BUREAU GÉNÉRAL FOUR LE CANADA 1724 NOTRE - DAME, MONTREAL ROB.W.TYRE, Gérant.AGKNTS POUR LA VILLE ELZEAR LAMONTACNE JOSEPH CORBEIL CASTOR FLUID On devrait se servir pour les cheveux de sette préparation délicieuse et rafraichie- santé.Klle entretient le scalpe en bonne santé, smpéche les peaux mortes et excite la pousse.Excellent article de toilette pour la chevelure.Indiepensable pour les familles.25 cte la bouteille.HENRY R.GRAY, Chimiste-pharmacien, 144, rue St-Laurent.OSSIER
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