Le Monde illustré, 4 août 1888, samedi 4 août 1888
[" LE MONDE ILLUSTRE ANNONCES La ligne, par insertion - 10 oonts - - Boonts Tarif special pour annonces à long terme Insertions subsequentes baux ANNÉE, No 222.\u2014 SAMEDI, 4 AOUT 1888 BERTHIAUME & SABOURIN PROPRIETAIRES BUREAUX, 30 RUE ST-GABRIEL, MONTREAL.Six Mois, 81.50 Quatre Mois, 81.00, payable d'avance - ABONNEMENTS Un An, 83.00 5 cents la copie Vendu dans les depôts LA PRINCESSE LŒTITIA BONAPARTE Fiancée au duc d'Aoste © A 2 Ae amin mites nem am irl EB AS a mans + tl hme Ae + +n Alm og + 108 LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 4 AOUT 1888 SOMMAIRE Texre : Eutre-Nous, par Loou Ledicu.\u2014\u2014les volees de buix verts, per Charles Ducharm»a.-Nos gravares, -Poésie, \u2014Heures du soir, par Pierre Gigot Dutenel.\u2014Saing-Jean de Dieu, par un Touriste \u2014Cous-ils aux jeunes filles, per Mathilde Bourdon.-Science amusante.-=La belle.mére, -Usages et coutumes.\u2014Conuaissauces utiles-.Choses et autres.\u2014Hécréations de la famille.-Feuilletons, Gravrees : La princesse Lætitia.-Le Sacré-Cœur \u2014Gra vures des feuilletons.Primes Mensuelles du \u201cMonde Illustré\u201d re Prime - .- - 450 ome Ce.2 âme © - .15 ime - © ° 10 5me * .5 Gme © - .4 me + - - , 3 8me * .- - 2 86 Primes, à $1 - .- 86 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NOS PRIMES CINQUANTE-DEUXIÈME TIRAGE Le cinquante-deuxième tirage des primes mensuelles du Monpe IL.LUsTuÉ (numéros do juillet), aura lieu SAMEDI, le : AOÛT, à huit heures du soir, dans la salle de l'UNIUN ST-JOSEPH, coin des rues Ste Catherine et Ste-Elisabeth, Le public ost instamment invité à y assister.Entrée libre.(2 VFZ-vous remarqué que jamais les dis- \u2018> cussions du Conseil Municipal de Mont- : réal ne sont plus échauffées que quand il s'agit d'acheter une pompe à incendie.Est-ce besoin de contraste ou désir de prouver l'utilité des engins protecteurs, je ne sais, mais la chose existe et nous venons d\u2019en avoir encore la prouve, il ÿ a quelques jours, quand il s'est agi de doter les pompiers d\u2019une nouvelle machine à lancer l'eau.Et chose assez curieuse, c\u2019est que dans tous les conseils municipaux du monde, en pareil cas, on demande l'avis d\u2019une foule de personnes, mais jamais celui des pompiers, et c\u2019est ce qui explique un peu l\u2019étrangeté des décisions des Pères de nombres de cités À entendro ces graves fonctionnaires, chaque pompe a dos défauts \u2018suffisamment prouvés pour motiver un refus péremptoire, el cependant, comme il faut arriver à s'entendre, on finit par choisir la première venue, On raconte que le conseil municipal d'une petite ville de France, après avoir discuté pendant plusieurs mois sur l'organisation d'un système de protection contre les incendies, adopta le règlement suivant qui peut servir de modèle à toutes les corporations présentes et futures : sasssssossoeccc0se ec # l'unanimité : Art.|.La pompe à incendie est destinée à éteindre les incendies ; Art.2.Tout habitant de cette commune est pompier en naissant ; LE MONDE 1LLUSTRE Art, 3, En cas d'incendie, la pompe ne sera asic] tard, il partit pour In chasse, mais lu nouvelle vrée qu'après une délibération du conseil, vue et de l'assassinat étant parvenue à Victoria, Colom- légalisée par M.lo maire et l'un des adjoints ; Art.4.In pompe à incendie doit être essayée la veille de tout incendie, afin d'être toujours maintenue en bon état.Voici un règlement quo je recommande à ln cité de Montréal ; il n'est pas plus drôle que nombro des délibérations de son conseil.Mais il fait si chaud ! *,* Quand je dis qu\u2019il fait chaud, entoudons- nous, c'est par à peu près, caron m'avoue quo de tous côtés on so plaint et des pluies trop nom breuxos ot des soirées trop fratchos Quoiqu'il en soit, l'almanach et l'usage nous disent qu'il devrait faire chaud on ce moment, et comme j'ai beaucoup de respect pour los astronomes, qui font parfois les almanachs, et pour Vusage, qui forme les traditions, je ne puis admettre les racontars qui prétendont le contraire, Du resto, uno dos prouves do co que j'avanco résido en ce fait qu\u2019un inventeur viont encore de prendre un brevet pour un appareil à mouvement perpétuel, dont l\u2019idéo n\u2019a pu germer quo daus un cerveau surchauffé.L'idéo du mouvement perpétuel, dit un savant, n\u2019est pas nouvelle, mais elle semble avoir été for- muléo pour la première fois dans le Siddhänta (tiromany, Un travail sanserit sur l'astronomie, où il est question d'une roue garnie de trous à demi remplis de mercure, placée sur une ligne en zigzag.Au XIIe siècle, Wilas de Hanccourt construisit une roue que du morcure et des marteaux, disposés en nombre impaire, devaient mottre on mouvement.Léonard de Vinci s\u2019est exorcé à cetto recherche du mouvement perpétuel, mais sans plus de succès que ses devanciors, Uno ecconde catégorie de moteurs est constituée par des appareils consistant en doux réservoirs d'eau n hauteur inégale, le supérieur fournissant par une chute d\u2019eau do la force servant à remplir celui ci aux dépens de l'inférieur, et devant fournir un léger oxcès de force non utiliséo par ce travail que l\u2019on eût employé à obtenir un effet moteur.Partois on remplace l'eau par des poids disposés partio autour partio « l'intérieur d\u2019une roue.Dans d'autres projets, l'eau devait être transvasée du réservoir inférieur dans lo supérieur, par la capillarité et je vous avoue, en toute humilité, avoir travaillé à ce dernier système pendant plusic irs mois, alors que j'étais au collège étudiant à quatorze ans mes éléments de physique et de mécanique.Vous dire ce quo j'ai mis alors d'urdeur à la fabrication de mon appareil est impossible, ct quand mon professeur, instruit do mes recherches, m'en fit comprendre l'inutilité, j'en souffris beaucoup, mais je me rendis à l'évidence.2e fut une de mes premières illusions perdues, Ou a voulu aussi utiliser le magnétisme, el l'on à pensé pouvoir obtenir le mouvement per- pétucl au moyen d'une balle tombant verticalo.nent, qui remonterait ensuite un plan incliné, la ramonant à son point do départ attirée par «les aimants.Le malhenr est que si In Lalle exécute fort bien lu premièro partie de =a tache, elle se refuse à remonter, malgré les sollicitations de l\u2019uimant.Beaucoup do personnes peu instruites cherchent encore la solution de ce problème itupos- sible, ot j'en connais deux ou trois qui ont consacré à cette utopie bien des heures de travail qui auraient pu être employées d\u2019une manière plus utile et plus productive.Muis c'est là une de ces toquades dont le seul remède est la science, remède que les chercheurs refusent presque toujours d'employer, car il nécessite trop do travail et le sacritice d\u2019un rêve trop agréable.*,* Franchement, il est ditticile do trouver un | casus belli dans cette affaive, Voici comment les choses ve sont passéos : Vers la fin do l'automne dernier\u2014vous voyez .que cela n\u2019est pus bien nouveau-\u2014un sauvage du nom de Ketwinkwood Jim, appurtenant a une | tribu qui babite près du delta du lu rivière Skeena, tua un autre sauvage qu'il accusait d\u2019avoir jeté un sort à ses enfants.Un peu plus { bie Anglaise, cing constables furent envoyés pour arrêter le meurtrier.Lorsque l'agent et les constables arrivèrent à la rivière Skoena, l'agent écrivit à Jim de venir se constituer prisonnier, et il faut reconnaître Que c'est une singulière manière, pou connue dans les pays civilisés, d'arrêter un assassin que de lui écrire une lottre à peu près congue en ces termes : Monsieur Jim, Ayant appris que vous aviez tué dernièrement un de vos amis et attendu que vous demeurez dans un endroit très éloigné, j'ai l'honneur de vous prier, afin de m'eviter des fatigues et des frais de route, de vouloir bien vous constitner prisonnier entre mes mains, pour plus tard subir votre procès et être pendu par © cout jusqu'à ce que mort s\u2019en suive.Votre trés humble serviteur, x.PS.\u2014 Je vous n'tends à l'embouchure de la ri- vièé e Skeena.Jim, qui ost un brave sauvage, ne manifesta us lo moindre étonnement à ln récoption de lu ettre, ot, au lieu d\u2019imiter un homme civilisé, qui &0 scrait ompressé d'aller faire un tour aux Etats- Unis, tout commo un caissier du Canada, Jim tit sa valise, qui no contenait pas même un faux col, ot ge dirigon du c6té de Skeena.Comme il avrivait su village il rencontra les constables armés jusqu'aux donts et, comme il n'avait affaire qu'à l'agent, il allait s'engager dans un chemin de traverse, quand un des cons tablos lui envoya une ballo dans la tête.Où trouva sur lui lu lettre de l\u2019agont, et il est évident que lo constable a ou tort, Los sauvages ont été indignés de cette ma- nièro d'agir, et on rapporte qu'ils ont tué l'agent du poste, un des constables ct ont enivrmé les autres dans le fort do la Compagnie de In Baie d\u2019Hu ison.Ft voilà pourquoi on à envoyé une batterie d'artillerie, sata canons, ot un détachement de la police montée, pour augmenter un peu les ditti- cultés.do crois qu'un des missionnaires de l'endroit aurait pu arranger l'affaire beaucoup mieux que ne pourront lo fairo les guerriers de Victoriu, mais lu police nu peut être rien à faire en ce moment ot c'est Un moyen comme un autre de tuer le temps que do tuer des sauvages.**4 (| vient de se passer on Rassie un évène- ment qui aurait dû, à mon sens, provoquer un certain intérêt chez les natious civilisées, pris qu'il interesse le monde chrétien tout ontier.IL s'agit do lu célébration du neuf contième an- nivorsaire do l'introduction du christianisme duns les pays slaves, [es chroniques russes nous apprennent que vers la fin du dixième siècle, en l'année ON, Wiladimie ler envoya dos délégués visiter les di | verses Eglises des autres pouples atin d'en choisir une pottr son empire; à leur retour, ils ¢ om.soillèrent lo culte grec, à cause de sn é \u2018lat oxté- rieur, Le prince ro rangou à leur avis et convertit son peuplu militairement, cn ardonnant à sos sujets de se rendre à la rivière pour être baptixés, sous peine de mort, Ou ravuit que Wladimir ne badinait pus 6\u20ac pus un Russe ne refusa de se conformor à l'ordre royal, Le paganismo ne trouva pus de martyrs, les ilules furent brisées et jetéos à l'eau.Avant de décréter le christianisme, Wludimir avait refusé d\u2019udopter la religion de Mahomet, parce qu'elle proserit l'ivrognerie, et \u201c lox Russes, avaitil dit, ne peuvent vivre sans cela,\u201d Lu religion des Russes est, ussez singulière, comme vous le savez, ot bien quo les sujots du czar se disent chrétions, ils n'ont que des notions religieuses très rudimentaires, copendant, jo le répète, lu célébration du neuf centième annivor- sairo de leur pseudo conversion à son importance.*,,* On croirait que les esvants font tout co qu'ils peuvent pour nous dégoûter de ce que nous nimons le mieux, et ce quo jo viens d'apprendre va m'empêcher de manger désormais avec plaisir Un poisson que j'aimais beaucoup. = a Un médecin italion vient de faire à l'académie une communication aux termes de laquelle il annonce avoir découvert dans le sang des anguilles ln préserco d'un venin semblable à colui des vipéres.Uno anguille d'un poids ordinaire ronforme, dit-il, assez de venin dans son rang pour foudroyer dix hommes, mais elle n\u2019a pas, heureure- mont, commo la vipère, In bouche disporée pour inoculer le poison, Ce venin rerto aussi sans effet, ajoute t-il, lorsque l'on consomme l'angu lle comme aliment parce qu'il est détruit à la temrérature de l'eau bouillante.C\u2019est égal, si le ravant italien est duns le vrai, nous devons vei!ler à ce quo l\u2019eau entre en pleine ébullition quand nous faisons cuire une anguillo.*,* On a fait souvent aux chansons du jour le reproche d'être ineptes, cepondunt la dernière rongaîno qui re chante actuellement à l\u2019uris a au moins un mérite, c\u2019est d'exprimer une vérité.Voici la chose : Y a Pparti républicain, Qu fuit un.Les ciuss\u201d du juste milieu, Ça fait deux.Les ceuss\u2019 qui d'mandent an ro Ça fait trois.Le parui des Bonapart\u2019, (ja fait quat\u2019.Les survivants d'Hleuri V, Un, deux, tro, quatre, cing Il vaut encore mieux chanter ça que de re tirer des coups de fusil.ce LES VOLEES DE BOIS VERTS £BE lit le journal.Rendu à un certain entrefilet, il s'arrête à et se mot à pleurer.\u2014Qu'as-tu, mon ange, fait lu maman.inquiète ?\u2014Ils.ils.ils ont battu papa! \u2014 Pus possible ! \u2014C'ost vrai, bien vrai: d'ailleurs, lis petite mère.Il n'y avait pas à s\u2019y tromper, car le journal nunonçait à ses millo lecteurs et en caractères majuscules encore, que B+**, candidat indé, en- dant du comté de M*** avait regu, duns une as.remblée électorale tenuo au chef-lieu du comté, la meilleure volée de bois verts qui so puisse administrer.On comprend l'angoisse de madame, qui ne lirait le journal que depuis peu.¢'était duns une paroisse éloignée et monsieur n'avait souscrit au principal organe du parti qu'afin de se donner plus de reliet auprès de ses électeurs, Malheu- 1eusement, il s\u2019y était pris trop tard, et le journal s'était trompé sur ses vraies couleurs : de là la bombe qui faillit mettre tout le village du candidat on émoi, On envoya télégrammes sur télé- grammos pour ravoir si monsieur était en danger.vint de réponse.Le médecin du lieu, intorrugé généralement sur la gravité des blessures de bois verts, avait commencé par rire puis il avait tourné le dos à ses clients en grommelant une réponse évarive.Evidemment, il y avait du louche quelque part.Les plus inquiets faienient déjà des préparatifs pour se rendre au chef lieu, de cetto Lyon, au moins, on saurait à quoi s\u2019en tenir.L'arrivée inattendue du candidat roué les em- sêcha cependant de donner cours à leur projet.| était à peine entré dans lo village qu\u2019il ve vit verné de tous côtés par la foule, qui e mit à l'examiner, & le serrer, à le palper on tous sens afin de s'assurer s'il était bien vivant et si l'on n'était pus en présence de son ombre.Notre candidat, ahuri et no sachant co qu\u2019on lui voulait, commençait à Lembler.\u2014Mais tu es guéri, je crois, basardo madame à qui avait enfin réussi à percer la foule, \u2014Guéri !\u2026 de quoi ?\u2014De tes blessures.LE MONDE ILLUSTRÉ \u2014Quelles blex-ures ?\u2014Maix des blesrures caurées par la voléo de bois verts que l'a administrée l'autro jour le tribun X#+**, Inutilo de nior, grâce au journal, nous savons tout, \u2014Enfin, je commenco à comprendre, c'est ma volée do bois verts dont tu veux parler; ah! ah! ah! \u2014Oui, oui, ce n'est pourtant pas si duôle.\u2014Non?uh, Ab, ah! mais ma chère, une volée de bois verts n\u2019est rien autro chose qu\u2019un terme de journaliste qui menace de passer a la postérité.Ah, ah, ah! Recevoir ou «donner une volée de bois verts ne signifie rien du tout.C'est tout rimplement un petit compliment, le plus menteur des compliments qu un journal fuit au candidat de son choix, pour montrer qu'il est de beaucoup supérieur à son adversaire, eL comme ce dernier lui rend le chunge par la voie d'un autre journal, il s'en suit quo tous deux se portent admirablement bien, comme vous et moi, etque lu volée de bois verts n\u2019a jamais été vue ailleurs que dans la prerse.Madame comprit lu leçon, mais elle en veut terriblement aux journalistes depuis cette époque ; aussi, gare & celui d'entr\u2019eux qu'elle surprendra avec une « volée de bois verts» Il goûtera le manche de son balai et il verra que lo bois rec pince encore plus fort que le bois vert.En attendant que madame puisse xe consoler 3 ra manière, ce qui ne peut tarder tant nos journalistes chétiseent leur expression, surtout durant les luttes électorales, permettez-moi de vous poser une petito question.Comhien de fois nos journalistes mettent-ils la «volée de bois verts» en cause à l'époque des élections ?Autant de tois je suppose qu\u2019il y a de comtés duns la province de Québec, Seulement soizante-cinq fois! Je vous trouve bien modeste Veuillez compter avec moi, l'union fait la force, nous Louverons peut-être plus.Il y a roixante-cing comtés, bien, Combien ÿ à til de candidats par comté ?Règle générale, deux H'est-ce pas Si ces candidats s'administrnet mutuellement lu volée légenduire, cela fait déjà cent trente volées, et si nous nous rappeions que chaque candidat fait en moyenne quinze discours, nous atteiguons, sauf le cas d'une coquille typographique, le joli chiffre de mille neuf cent conquante volées de hois verts ! Ceci n'est encore qu\u2019un acempte, Alignez encore le nombre des orateurs de chaque candidat avec leur bagage de périodes, et enfin le nombre des journaux qui font fleurir ln fameuse expression d'un bout à l\u2019autre de la province, vous arriverez à un chiffre tellement tubuleux, que vous vous surprendrez à répétor avec le défunt Cyprien de la Patrie : « Mes côtes | mes pauvres côtes !» Si après cela tios journalistes ne jottent pas la « volée de bois verts » aux orties, ma foi, ils sont incurables, Pourtant, il y aurait encore un remède, Les dénoncer su gouvernement local sur l'air de : Mus\u2019lez ça, mus\u2019lez ça, Pas u'tipage C\u2019est l'usage.Y a pus à sorur de là, Mus lez ça, mus'lez ça.It pourquoi tes museler ?Parco que.parce que.ri on leur accorde encore la coupe des bois verts pour des fins élec- torules il n\u2019y aura plus bientôt que des troncs d'épinettes dans nos toiêts ! of CCT D, ST al core .se.NOS GRAVURES LE SACRÉ-CŒUR F2 E grand nombre de statuos existant déjà et fi reproduisant ce divin modèle, rend la têche do l'artiste toujours difficile, M.Montagny nous semble avoir bien rendu le caractère de grandeur, de mansuélude et de miséricorde 107 que les trésors du Sacré-Cœur doivent imprimer sur les traits et donner à l'attitude et aux gestes du protecteur de la France chrétienne.LA PRINCESSE LETITIA La princesse Lræetitiu, fille du prince Napoléon, est fancée au duc d'Aoste, son oncle, Cette union princière est absolument décidée et n été unnon- cée officiellemont à la cour d'Italie.Lo mariage aura lieu a Turin, vers le milieu de septembre, ot lu bénédiction sera donnée par le cardinal Ali.monds.Te Saint-Siège a accordé les dispenses nécessaires.Le prince Arnédée duc d'Aoste, ancien roi d'Espagne, est le frère du roi d'Italie et de la princesse Clotilde.Il avait épousé la princesse Victoria, duchesse de la Cisterna, morte il y a plusieurs années, lui laissant trois enfants que la princesse Lætitia, dans sa grande douceur et son exquise bonté, affectionne (éjà comme les siens, L'ancien roi d'Espagne a quarante-trois ans, et su fiancée en a vingt-deux.La princesse Lætitia est admirablement belle, rappelant le typo césarien de la famille Bonu- parte.Ce mariage est le résultat d\u2019une inelina- tion mutuelle qui dato déjà de longtemps, et qui n été très encouragée par les deux famillos.Mais si les sentiments personnels des futurs époux sont satisfaits, les convenances politiques ne le sont pus moins, et le prince Napoléon a le droit d'être fier de l'union qui se prépare pour sa fille, De son côté, le roi Humbert ne se montre pus moins satisfait de ce projet qui resserre los liens entre sa famille et la famille des Napo'éon, et il a promis à sa future belle-sœur d'assister à ce mariage avec la reine et toute la cour et d'orgu- nisor de grandes fêtes à cette occasion.ago + HEURES DU SOIR 1 vi Brunette | La branche Jeunette, Se penche L'astre des nuits Eu admirant, Seintuile La hrise, - Et brille, Sois sans eunuis.Eprise, Va, soupirant.lf ; Vil Ma mie ; Ramure, Cherie.Verdure, Quel doux emoi ! \u2018Tout est fraicheur.Ma lyre Tendrease, S'inspire Ivresse Auprès «de toi.Ciagnue nt mon cœur ! HI VII la rive Te suivre Plaintive Ft vivre Jette une voix Pour toi longtemps, Charmante, Jen donne, Tout chante Miguoune, Dans les grands bois.Mes dix sept ans.1V IX Bel ange, Mais, rire, Mélange Délire, Avec ces chants, Joyeux instants, \u2018ta flamme, Tout sombre Ton âme Dans l'ombre, Et tes accents.L'oubli du teuwps.v X L'étoile Je t'aime !.Sans voile De méuwe, De l'infini Aimons tous deux ' Ecoute Ensemble, Ce semble, L'on «st heureux ! Et goûte Ton chant béni.Sulaberry de V., juillet, 1888.- op - La politique est l'occupation de gens qui ne peuvent plus rien faire, ou le tremplin de jeunes qui n'ont encore rien fait \u2014J1 LES CLARETIR, by 108 LE MONDE I.LUSTRÉ | \u2014\u2014 pe ES \u2014 \u2014_\u2014 pe \u2014\u2014\u2014 0e 0 = NX At li re nat il N il \\ J | i 4 | i | 7 f \\ 4 & fi! bi ï t \\2 {) Ny | | > W \\ i h a À il M ner retrait 0e ee arms ue tm 0 te ti 5 5 i J | ) 7 i y, Sa FE 2 mw i Il m il I i Ih il Ji Li i i } A i ; i nw | I i Heli Ju E n ott Te A in th i hh £ A ai ib ji nN i P un L ÿ if Il yl i i, hh: id | 2 es i pa = po a coco ee eg Eri le ee A prey Tt Pha ed pe \u2014_\u2014 ES re ga == i { SALON DE 1888 \u2014 LE SACRÉ CŒUR Btatue plâtre, par M.Montagny | at a ge LE MONDE LLUSTRÉ 109 \u2014 cme SAINT-JREAN DE DIEU \"ÉTRANGER qui Visite pour ls promière fois 3 notre pays est frappé du grand nombre des monuments monustiques ot des mai- xons de charité ot d'éducation qui couvrent son sol, À Québec et à Montréal, comme à Sorol, aux Trois Rivières, à Saint-Hyacinthe, et dans beaucoup de nos villages, son wil rencontre artout, outre les églises, des couvents, des col fego-, des séminaires.Co spectaclo l'impressionne ot it porto haut duns son estimo le peuple cana dien.Souvent il le proclame le peuple le plus religieux du mondo ot on mêmo temps, par là même, le plus heureux.Franchement, runs vanité nationnle, il y à du vrai dans cette appréciation.Pour pen qu\u2019un Cavadlien voyage en dehors de ia y atrie, il n\u2019ont pas longlemps rats fuiro les mêmes remarques, ot so dire avec uno douco satisfaction que son cher pays soutient ave - avantage la comparaison avec les autres sous le rapport moral et religioux.D'où vieut cela?L'histoire, je crois, nous donne la réponse.Tandis que les Anglais s'emprossaient d'établir partout dos comptoirs dans les colonies qu'ils fondaiont en Amérique, les rois de France, pré occupés de sentiments plus élevés, avec lu goire ot los avantages matériclsde Ia patrie, cherchaient à ontror dans les vues du Christ par l'extension do sa divine religion, Nos pères secouduient cotte pieuso intention de leurs Souverains, el fonduiont à mêmo leurs doniers ces vioitles institutions que l\u2019on aime tant à revoir aujourd'hui : les couvents des Ursulines, les hospicos de l'HLôtel- Dion, de l'Hopital-Général, les Séminaires de Qué- boc et de Montréal.Les gévérations suivantes suivirent leur b n oxemple, et aujourd'hui, le sol de : otre province do Québec est littéralement couvert d'églises et d'institutions do toutes sortes, Entro autres maisons qui font notre gloire, et dont bon nombro de Canadiens ne soupgounent peut-être pus touto l'importance, est lo grand Ho-pice des aliénés do lu Longue-Puinte, sous le vocable de Saint-Jean de Diou.Jo dis grand, et cola rous tous rapports; grand par les dimensions do la bâtisse, grand pur l'étendue de la propriété, grand par l'excellence de la conduite qui eat tenue dans cet établissement, Le visiteur ost d'abord trappé des proportions colossales do cet édifice.Il mesure 6530 piods du fuçado ; il a six étagos, et quoique fuit par parties ot à dos épuques diverses, il offre un coup d'œil tout à fuit imposant.La magnifique avenue qui y conduit, et les brillants parterres qui Penton ront, nous donnent une réminiscence des fameux jardins do Versailles.Au loin la vue jouit d'un spectacle enchanteur.À droito s'élève lu mou- tagne de Montréal, ayant à ses pieds lu grande ville étincelante de clochers, de toits ot de dômes.Un peu plus au sud, court dans l\u2019espace le beau nt Victorias.En fuco de l'Asile, notre grand cuve passe avec calme ot majo-té, et semble dire : « C'est avec raison que je m'aj'pello le majestueux Buint-Laurent ; peu do fleuves dans l\u2019univors ont une apparence aussi royale.» Un peu plus loin que le village de la Longue Pointe, reposent avec @iâce au roin de ses ondes, comme des corboilles de verdure, plusieurs îles ornées de bocages et de maisonnettes à la Jean-Jacques.Le long du flouve.sur un espuce de cinq à six lioues, l'œil contomple avec bonheur les églises do Boucherville, de Longueuil et de Varennes.Entin, en arrière de ce tublenu, à l'horizon, s'élève la pitto resquo mon'aguo de Belæil, qui semble se complaire, suivunt lu tempé:nture, à changer de formes comme cortaines personnes à changor de rures.Quelquefuis elle s\u2019snvoloppe de nuages d'exception de lu tête ; d'autres fois c'est lu tie seule qui so drape de nuages, ct alors elle res semble à un Turc avec son turban blanc, bleu ou rouge.D'autres fois encore, lon nuages se groupent autour de la montagne, et forment comme un immense parasol qui fait songer aux Maïndarins chinois trénant sous lo dais traditionnel.Summe toute, je le répète, là per-pective ici a de quoi charmer le plus insensible des hommes.Aussi j'imagine que quelquefois l'œil du pauvre captif de l'asile, pour qui la-joie ot los jouissances n'oxistont plus ici-bas, est agréablo- ment surpris par quelques uns des traits ou par l\u2019ensemble de ce tableau, Un rayon de bonheur brillo un instant dans ce cervens plus où moins troublé, Une douce joie s\u2019insinue dans co cœur qui no connaît plus, depuis longtemps peut-être, ue In peine ot I'winertumeo.If remercio lo ciol 6 l'avoir conduit dans an si beau séjour, ot d'avoir Jot6 13 len gormes do sa guérison.Muintonant, entrons dans l\u2019Hospice, Nous no summon pus moins frappés de ce qui s'offro à notre vuc (Quels vastes ot boaux corridors! Quelles belles chambres de chaque côté ! Quelle propreté partout! On so croirait dans uno chapollu ds cou vent.Visitez Loutes les vallos, mêmes npectacles, mêmes ienprossions ! L'orire et ln proproté règnent partout; les planchers, les moublu«, les lits, tout est not et sent le nt.Los patients en géné-ul ont une tenue digno, re-poctueusu.Deux pièces attirent surtout Pattention du visiteur : le salon ot la chapelle.Le salon s'étend sur lu jlio longueur do 135 queds, Ou peut y placor à l\u2019uise, je Crois, trois où quatre cents por- sonnes, ll ost orné d'un magnifique tapis, de jolis tableaux et d'un excellent piano.Fai prononcé, il y u un instant, le mot do cha pelle ; j'aurais dû dire église.Kn effet, ce =une- tuaire est véritablement une église capable de contenir six où sept cents personnes.Il est de stylo grec et décoré ave - goût.Lu première impression qu'on y é nrouve en entrant est des plus réjouissantes.Aux offices publics, surtout duns les Erandes fêtes, los cérémonies re font avec pompe.On y chante de beaux morcouux et on exécute do 'a boune musique.Ln musicienne, (une pa- tiento de l'asile, m'a-t on dit,) qui tiont actuelle- mont l\u2019orgao, entond fort bieu les secrets du iné- tier.Ou me dit que la propriété de l\u2019asilo vaut un million.Jo le crois sans peine quand je considère l'étendue du terrain, le nombre et a valeur de res dépendances, les améliorations princières qui l'embellissent, et surtout l'immensité de lu 1s.tisse avec son riche ameublement.C'est Une pu- l'oisso que cet établissement.Son personnel se montait, il y à quelques jours, au chittre respectable de 1450 personnes; de manière que l'on peut dire que l'Asile est la paroisse de lu Longue- Pointe, tandis que celle-ci, ne comptant que 450 communiants, n\u2019est qu\u2019une communauté.Une des choses qui frappent le plus l'osprit du visiteur de l'asile, c\u2019est la conduite des Sœurs qui le dirigent.Ah ! c\u2019est sous ce rapport qu'on cous- tate lu puissance divine de Ia religion.Cest là le secret des merveilles d'ordre, de travail et d'économie qui s\u2019y opèrent.Ici je me sens im-, puissant à donner la note juste.Il fau lrait avoir pour cela la lumière et lu vertu de cos unges gar- dieus do l'aliéné.Quol travail vonsidérable chaque | jour! quelle sollicitude continuelle! quelles délicates attentions à l'égard de tous les patients ! En retour aussi quel respect et quelle obéissance de la part de tous ces déshérités de lu société, même de ceux qui sont lo moins maitres d'eux- mêmes.Quelle est la mère, j'use lo dire, qui se sucritio ainsi pour ses propres eufunts ?Elle se lasse quelquefois en présence d'une long'i et pé nible maladie, elle se découragu\u2026 Las Sœur hospitalière ne fléchit pas, elle.Toujours dans les hautours salubres do lu fui, toujours l'œil de l\u2019üno dans lu lumière divine, toujours lo cœur nourri du pain des anges, vlle ost forte do courage ot dame.(Lu Sunto Ecriture «lit que l'amour divin est fortcomme lu mort) Une douce sérénité omblêre, de sa paix intérioure, brille sur su tigure.J'imagine que souvent dans la journée, surtout dans los visitos au Saint-Sacrement, lu Sœur du la Charité se rappelto les paroles que Notre-Soi- gueur prononcers au jugement dernier en tuveur de ceux qui auront pratiqué los «vuvres do miné- ricorde : « Vonez, los bénis de mon Père, venez prendre possession du royaumo qui vous à ét prépuré dès le commencement du moude.Cur j'ai ou faim, et vous m'uvez donné à manger ; j'ai ou soif, ot vous m'avoz donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez logé ; j'étais nu, et vous m'avez vêtu ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous in'êtes venu voir.» Oui, disons lo hautement : heuroux les hospices qui ont pour los «livigor de pareils guides ! Un souvenir en passant, A Ia Saint-Jean.Baptiste, cette année, la supé- riouro, Sœur Thérèse, voulut cuuser ua plaisir nouveau à ses chers eufunts, en chômant avec yompe lu fête nationale Jo dois proclamer, à \u2018ueen-ion, quo cotte Révérende Sieur est ime de l'hospice.C'est elle qui a présidé à sa construe- tion et qui en a dirigé lo développement morvoil- leux.Ello 6st vraiment la Providence de l'Asile, voyant à tous les détuils, dopuis lu cuisine jusqu\u2019à In corrospondance ot à lu comptabilité, Elle s'in- lérosse surtout, elle s\u2019ingénie de toutos manières A faire plaisir à ses bien-uimés patients.Pour mioux fêter la Suint-Jean-Baptiste, olle tit vonir les costumes et les hubits qui ont servi à lu brillante cavaleado qui s\u2019est faite à Montréal, il y a quelques années.Done, grande fête reli- fgieuso à lu chapollo le matin, Dans l'après-midi, procession autour de l'asile et dans le village de lu Longne-Pointe.Le soir, réunion des Sœurs, des gardiens et des pationts autour des parterres ot sous los bocuges.Musique, chant, fèu d'artifice, tout est mis à contribution, Jo considérais avec un vif intérêt tout ce spec- tuclo, ot j'admirais l'influence qu\u2019exercent les Sœurs sur ce monde désovienté.\u2026.Cependant, je n\u2019étais pus sans éprouver un sentiment d\u2019inquié- tivle, Sil prenait fantaisie à tout ce monde-là de l@guerpir et de prendre la clef des champs, ce serait chose furile ; car l'espace est libre de tous côtés ot los ténèbres de la nuit favoriseraient.Je m'approche de la supérieure.\u2014Dites-donc, Sœur Thérèse, vous ne craignez pas quelque mésaventure ?\u2014 Non.\u2014 Mais il se fait tard et los issues so présentent partout.\u2014N'importe.Je ne cruins rien ; je connais mon monde, En effet, vers nout heures, le signal de la rentrée se donne, et tout le troupeau de rentrer au bercail comme des élèves de collège ou de cou vent après l'heure de la récréation.N'est-ce pus admirable ?De concert aves les Sœurs de lu Providence, monsieur l'aumônier de l'asile, lo révérend M.Leclerc, consacre sa vie nu soulagement des pauvres aliénés.Homme sage ot pieux, ses talents et ses connaissances auraieut pu lui permettre de jouer un rôle plus on vue ; mais il pré- fève couler ses jours dans cet humble poste.Dieu lui a fait le don rave de se dévouer pour les malheureux, de les traiter uvec douceur et charité, de réaliser en sa personne la parole de Notre- Seigneur : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur.» Lui aussi doit souvent s\u2019en- couragor par les paroles duo Note-Seigneur au jugement dernier.Lin partie médicale est sous la direction de M.le De Bourque, premier mé tucin de I'asile et spécialiste distingué.Très intelligent, amant de la science.laborieux et excellent chrétien, il est l'homme qu'il faut dans cetto position si délicate et vi difficile.Il est assisté de M, le Dr Burolet, jeune médecin qui so distingue lui aussi par ses connais- sätices et son amour de l'étude Les gardiens, qui se composent d'un certain nombre de jeunes gons, jouent un rôle qui a bien aussi son importance.Ces jeunes gets ont fort bonne mine et se distingueut par leur conduite religieuse et morale.Ce sont eux qui font les fiuis de la musique et du chant à la chapelle.Hs ont organisé parmi eux une julie bande de musique et chantent des morceaux barmonisés.Je termino cette longue correspun lanco par un mot sur une autre maison dirigée par les Sœurs de la Providence, situéed quelyues arpents do l'asile, tout au bord du flouve.Lo touriste, qui voyage à bord du Québec vu du Montréal, ro- garde avec intérêt cote longue maison noyée dans la verdure.Elle n été fouléu par le révérend Messiro Drapeau, ancien curé de la Longue- Pointe, pour y donner l'instruction aux jeunes \u201cdilles de la purvisse, et pour recovoir les personues on convalescence ou qui aiment à passor l'été daus lu solitude.Sa proximité de l'eau en fait une des positions les plus hygiéniques.Du Leaux arbres et de belles allées permettent à ses hôtes de se LE MONS ILLUSTRE romener à toutos los heures du jour, en respirant e bon air du fleuve.Cet étublissement est sous lu direction de la révérende Sœur Marie de la Chuiité, fondatrice du Couvent de la Providence des Trois-Rivières, et qui a laiseé dans cette ville un vi bon souvenir, El porte le nom de Providence Saïnt-[sidore, UN voutisTE.- \u2014#e « CONSEILS AUX JEUNES FILLES LES PARENTS Moise sur le Mont Sinaï, est de nos jours foulé aux pieds, outragé, moqué.Dieu, notre maître et notre Père, est-il adoré ?Son nom n'est-il pas blusphémé, a toute heure, par les hommes, par les enfants méme?Son jour saint, ce jour qu\u2019il s\u2019eet réservé, les ou- vriere, les entrepreneurs no le profanent-ils pas par le travail défendu, en réservant le lundi aux plaisirs, à l'oisiveté ?Le quatrième commandement : ) x Décalogue, que lo Seigneur donna à Tes père et mère honorerss, est lettre morte pour un grand nombre; le respect pour Dieu étant aboli, il en résulte un protond mépris pour l'autorité paternelle, mépris qui va bion loin, hélas ! puisque jamais le plus révoltant des crimes, le parricide, n'a été aussi commun.Détournons les yeux de cet affreux tableau.Vous, jeunes filles chrétiennes, bien apprises, bien élevées, vous aimez Dieu pas autant qu\u2019il le faudrait.Votre amour n\u2019est jamais assez grand, vous fâchez de le servir.Vous gardez, je l'espère, le repos du dimanche, vous ne jurez pas, cela, j'en réponde.Mais le quatrième commandement, êtes-vous sûres do l'observer dans son étendue ?Y 1éfléchiseez-vous parfois ?Vous avez une mère, déjà u:ée, fatiguée par les labeurs de ln vie; sa santé est peut-être ébranlée, son esprit est plein de soucis.les enfants à élever, le pain quotidien à gagner, «es dettes peut- êlre à payer; peutêtre aussi soutfre-t elle de quelque différence d'humeur entre elle et son mari, peut être les fredainos d\u2019un fils font-elles saigner son cœur, tout cela est possible, tout cela se voit tous les jours.Eh bien! vous, sa tille, êtes-vous pour elle une jeune amie, une douce ct consolante compagne ?lui parvlez-vous avec respect, avec égaid, ne la Lbiusquez-vous jamais?prenez garde ! une parole dure fait au cœur de lu mère une blessure silencieuse ; ce sera un chagrin ajouté à beaucoup d'autres, et vous, sa fille, vous en scriez l'auteur! Vous oublieriez tant de soins, de tendresse, de dévouement prodigués à votre enfance ! pensez à ce que vous lui avez coûté, et la pat 1ence et le respect vous paraîtront moins difti- ciles.Autie question : vous gaguez de l\u2019urgent.Vous êtes modiste, ou couturière, ou demoiselle de magasin, ou femme de chambre : fuites-vous de cet argent un usage raisonnable, digne d'être approuvé ?Peut être payez-vous à vos parents une petite pension pour la nourriture et le logement ou bien, vous êtes nourrie et logée chez vos maîtres.Duns lo premier cas, vous no devez pas vous borner à ln somme, étroite, même calculée, quo vous versez toutes les semaines au budget paternel, ct vous désintéresser, parce que + ous payez, des soucis et des préoccupations de votre famille ; vous ne pouvez, si vous uvez un peu de cœur, demeurer impassible devant ces peines d'argent, très cuisantes, et ne pas aider à habiller lu petite sœur, à payer l\u2019apprentissago du petit frère, ou à solder une dette criarde chez le bou langer ou l\u2019'épicier.Vous sacrifierez votre toi lotte, vos goûts de parure, vos fantaisies.vous donnerez une bonne robe à la potite tille, un ves ton au gaiçonnet, vous aurez en moins une des tentations que les grande magasins vous offruient mais vous aurez la satiefaction au fond du cœur ! et plus tard, quand vons serez vieille, car enfin on vieillit, vous n'aurez pas toujours des cheveux noirs et un virage rans rides.plus tard tour nant les yeux vers le passé, vous penserez à vos nts, aux petits sacrifices que vous aurez pu faire en leur faveur, et vous serez contente et psisible ;.vous aurez ce qu'il y a de plus doux au monde, Un beau souvenir dans un cœur sans remonls ! Je ne vous ai parlé jusqu'ici que de vos rapports avec voire mère, parce qu'il y a plus d'intimité entre la mère et ln fille; mais votro père, qui a tant travaillé pour vous, à tous los droits aux mêmes sentiments do respect ot d'amour, Peut- être, lui aussi, ost il arxombri par ln fatigue, par les déceptions, par la gêne ; son humeur est peut- être inégalo, il à peu d'effusions, peu do caresses, il souffre, car il porto le poids du jour et do la chaleur : vous, jeune, bien portante, enjouéo, vous pouvez beaucoup pour son bonheur.Dos soins, une parole aimable, quelques caresses épanouiront cette ime triste.Vous t£cherez de lui rendre la maison aimable pour l'arracher au cabaret ot au comptoir de zine.Si par votie bonne grice, votre douceur, vous pouvez le dégoûter de ces tristes plaisirs, quelle victoire ! et que votre mère serait heureure! Vous avez, jeunes filles, une belle mission à remplir; vous serez.si vous le voulez, le trait-d'union de la famille ; on cherche à la désunir, la politique et le café éloigrent les hommes du foyer : rous pouvez les y ramener par vos attentions, votre bonté, vos sentiments affectueux.Le quatrième commandement est le lion sacré qui unit lesenfants aux pères ; commont un père pourra-t-il rendre malheureux l'enfant qui le rexp-cte et qui l'aime ?Et si cels arrivait, votre Pèro qui est au ciel, dont vous aurez accompli les volontés, sera votre récompense.Encore une tuis, chères jeunes filles, ne vous laissez pas aller aux habitudes modernes, qui dissolvent et la famille et les généreux sentiments, qui crient sans cesse : Chacun pour soi! N\u2019'adoptez pas ces maximes basses et cruelles.Vivez pour Dieu, aimez, 1e-pectez, aidez vos parents, et si parfois ces actes de vertu vous coûtent, regardez autour de vous, observez et vous verrez lu désobéissance et la dureté des enfants envers leurs parents, toujours punic en ce monde, et les promesses de la vie et de prospérité e'accomplissant toujours pour ceux qui ont gardé la loi du Sinaï, le quatrième commandement \u2014 MAr.rurobe Bovanon, gop SCIENCE AMUSANTE UN CHENE DANS UN VERRE D'EAU Traverscz par un til solide, dans le seus de ron axe, un gland de chéne ramassé dans la funêt voisite ; assujetlissez ensuite ce fil en travers d'un verre rempli d'eau, de façon que le gland flotte à la surface du liquide, sans toutefois pouvoir s'y promener ; attendez et observez.Bientôt se formera une radicelle, qui s\u2019allongera vers le fund ; puis la partio supérieure de ln graine s'ouvrira, et il en jaillira une petito tige garnie de deux feuilles délicates et tendres, laquelle grandira et prendra de la force\u2014si Dieu lui prête vie.Alors, on pourra le planter dans la terre ; et avec le temps, s'asseoir à l\u2019ombre du chêne ninsi élevé dans un verre d\u2019eau ; mais il faudra beaucoup de temps.LA BELLE-MERE EN > V'Est ve qu\u2019une belle-mère?| D La helle-mère a élevé la gracieuxe personne pour 9.liquelle votre cour à hattu, G La belle-mère à veillé sur xa vertu en même temps FE que sur sa sante.Klle va rien négligé pour vous In = garder pure.C'est elle \u201cjui ordonauit à» lille de baisser lou Yeux eu puussant devant les statues des Tuileries, C'estelle qui & refuxé de passer la soirée wi Theatre des Variétés ou du l'a- lnis-Royal plutôt que d'exposer votre époise d'aujourd'hui à rougir des mots à double entente et des situations risquées, Si vous avez pour compagne une jeune femme honnête, dé- voter, gracieuse et quelque peu naive, c'est à votre belle-mère que vous le devez.(ext par son économie bien entendue, par les privations qu\u2019elle s'est imposées, que sa fille à pu être suffisamment do.tee.Lu toilette de votre fenne, le trotisseau de votre premier- ne sont le fruit de ses veilles et de ses renotuicements.A rons lv courage de le dive, Ta belle mere c'est l\u2019ange ce la famille.* Mareelin, que j'ai rencontré hier à Royan se provenant tout réveur sur lu plage, est peut-être le seul homme gui ait des raisons sérieuses d'incritiiner sa belle-inère, et cela peur avoir voulu s'cu passer.S'il n'avait essaye dde tourner la difficulté, s'il s'était resigné à ne pasfaire exeeption, il aurait aujourd'hui une véritable belle-mère et son bonheur serait assuré, \u2014 Quelle ruine de possédé ! m'évrini je en le voyant.-Ah! mou ai, balhutia toi) si tusavais!,.\u2014-Purle.Je suis ici pour t\u2019ecouter, te consoler, te sauver, si c'est possible, 11 poussa un profond soupir.\u2014Qui m'eût bt cela, l'année derrière ?ajouta-t-il.C'est ici mene, dans ce rant casino, que s\u2019est decide mon molheur.J'avais rencontre à Bordeaux deux petites créoles qui venaient de deburquer, Une veuve et sa fille.En les voyant, mon ami, onsongeaita cette annonce fillacieuge : Mere of fille sont sœurs\u201d Veuve à vingt huit ans, tuadame Diamaoty vent a Paris, H lui avait fallu trois ans pour mettre ordre à «sallaires.Elle W'en avait pus trente-deux quand je la découvris sur les allées de Tournoy, vt sa fille, mon épouse actuelle, venait d'attemdie sa seizième annee.Deux boutons de rose évadés de la Marti- tique.Je suis resté plus d'un mois sans savoir si j'aimais la mére où si j'étnis fou de la fille, jo les faisais danser tour à tour; l'une et l'autre prenaient inditferemment mou bras.Madame Dinmanty est h femme ln plus gaie, la plus aimable, la plus alerte qu\u2019ou puisse rencontrer.\u2014De quoi te plains-tu ?\u2014Je me plaina de cela, précisément.Ab! que n'ai-je une belle-mère votitie les autres, revêche, acariâtte, me faisant à chaque instant de ls morale LL.\u2014-Jde ne comprends pas du tout.\u2014Tu Vas comprendre.** Madate, dis-je un soir a madame Disinanty, quand vous remariez-vous \u2018 \u2014Jauais, repondit elle.-\u2014Mais mademoiselle votre fille ?\u2014Ma fille se mmariera parce qu\u2019il faut faire caume tout le monde.J'ai payé mon tribut, elle doit en faire autant \u2014Alors si je vous demandais su maits ?\u2014Je crois que vous Ini plaisez, ct je ne ferais aucune difti- vulté à vous l'aceorder.quel Âge avez-vous } \u2014Trente-trois aus.On aura vurarement an gendre plus age que sa belle.mere.\u2014Oh* vous n'êtes pas une belle-mère, vous.Hnetlet, te role me conviendrait peu.Vous vtes et vous restorez Le sœur de tas femtne C'estconvenu.\u201d Et tu ng cpouse - Jai epouse ls plus delicieuse creatute que l'on puisse rêver.ut ~ylphe, une houri., 11 y à des moments où je me detourne pour respirer, dats la eminite qu'un soufffe ne la fasse envoler, -kt la mere ** - La mire est restée ve qu\u2019elle etait, ricuse, enjouce, avide de plaisirs, Souveut ma feinuie passerait la soirée à la mai- sun, Au coin du feu ; mas ma belle mere veut aller au bal, au theatre.H faut que sa tille sorte pour I'y conduire.Et mur aussi par consequent, St je risque parfois une observation, madame Diamanty me répond d\u2019un tou fâché : -Mats mon nu vous etes Un petit vieux ! Si je vous avais «tu si grave, je ne vous aurais pas adopté pour geudre LL.Je suis jeune.moi, Je veux m'amuser.Restez chez Voua, si «la Le vous convient pas!.Marcelin leva lea veux au ciel et continua : -Hlle moute à cheval tous les matius.L'hiver, il faut la conduire à Monaco ; l'été, à Dieppe, à Trouville.Hlle est abonnce anx mercredis du cirque,.Elle va au bal trois fus par semaine.Elle ne fait que lire et que chanter.\u2014Cela passera nvec l\u2019âge.-Avee l'âge ! tu es bou, toi, l\u2019uisque j'ai dix-huit mois de plus qu\u2019elle.Mais ce n'est pas tout.Tu comprends \u2018qu'avec au beauté, ses alluns et ce genre de vie, elle a un grand nombre de soupirants.L'un d'eux, le vicomte de Male.ter, est continuellement sur ses talons.l'ai eru devoir faire quelques observations au vicomte, qui s\u2019est écrié : \u201c Mon- Meur, si votts pensez que j'ai été ass oz heureux pour compre- mettre votre helle-n ère, n'hésitez pas à m'arcorder sa main.d'en suis fou, et elle me désespère 12200\" - El bien ! as-tu p'aidé pour le vicomte Marvelin fit an haut-le-corpe, -Le mariage, dit-il, comporte une dot et des espétulices.Mon rôle est d'empécher madame Diam:anty d'avoir des en- fauts qui viendrmient roguer la part de ceux que je compte avoir moi-méte.et aoû de lu pousser à une nouvelle union qui dépouillerait ina femme .\u2026.-Jd'avoue que la situation est difficile.-=Et ectte év.porée, cette folle me rit nu nez quaud je veux parler rérieusement.Hier, j'avais amené la conversation sur les devoirs des parents, quand elle w'interrompit par un bâillement accentub.-Vraiment ?.-=kt sais-tu ce qu'elle m'a dit 1 \u2014Quelque cliose de drôle 1 \u2014Élle m'a ait, en me tournant le dos: Mon gendre, vous êtes nue véritable belle-mère | LE MONDE ILLUSTRE 111 USAGES ET COUTUMES LKS VISITES, LA CONVERSATION ! Suite) Les fommes bien é&levées ne médikent jamais d'aucune de leurs connaissances ; elles ne les ridiculisent pas, et si elles xe perimmettont une plaisanterie, elle est tout innocente ot non piquante.On peut, au cont aire, dire tout le bien possible de ses amis et les défendre.si on les attaque.\u2014absents où présents.On y met beaucoup de douceur, mais on ne cache pas la peine qu\u2019on éprouve à entendre des choses désagréables sur le compte do ceux qu'on estimo et qu'on aime.Si les critiques sont trop justes pour être véfutées, on répond : # Que voulez vous, je lex aime ainsi.\u201d Lin terlocuteur se taira wlcrs immédiate ment, s'il © a du monde \u201d, car il comprendra qu'il désobligerait en conti nuant ses satires, Du reste, une règle générale est à observer dans les relations.Il ne faut j nunis froisser autrui dans ses affections, Il est vi fucile de retenir une parole qui peut affliger, blesser.En matière religieuse et politique, on fait bien égale ment de ménager un peu les adversaires honnêtes, dont les convictions sont sin- vèress et toute espèce de diseus-ion doit être courtoise de part et d'autre.Leissons nous aller l'inpulsion de no re généreuse nature francaise etn imitons pus, dans leurs quereiles, les lourds et entétés Gopmains, non plus que les or gocilleux Anglais.Une manière de mettre ait supplice les maîtres de le maison, c'est de prendre un ton hautain ou malveil lant a l'égard d'une aut © personae recite en même temps Les gens du logis ne savent que faire pour cou- vii l'impolitesse, la grossicret> de lof ten-eur, pour témoigner leur sympathie i cel qu'on attaque sansirriter toute fois, le personnage qui se permet pa reille incartade.Quelquetois, le dedain, l'animadversion sont réciproques et je vous demande la figure que font les mai: tres de la maison entre ces deux coqs montés sur leu s ergots ?Ou n'est pas parfait, mais si l'on n'est pas assez rompu aux bienséances pour dominer s« raucune où son antipathie, le sens com- mun, à défaut de savoir-vivre, no 1 se re tite, au grand soulagement des maitres | du logis et suivi de leur reconnaissance.| On n'a pas lo droit de faire soutfrr un tiers de ges griefs ou de »es tons bi ments.Cétait pour épargner cette «ruelle gêne à ceux qui recevait qu'aux siècles derniers, quand un homine avait encouru la disgrace d'un prince de sang ou d'un puissant seigneur, le capitaine des gardes de ce haur personnage allait s\u2018incliner devant le gentihonune qui avait perdu les bonnes grâces de sm mai tre et fui disait : + Pui l'honneur de vous prévenir que monseigneur vient d'eu trer dans ce salon.\u201d On s'éloignait incon- titen*, non pour soi ats jor ne pas mettre son hôte dans qu Mnauvais eus.C'e dernier ne pouvait, ea ce temps-lu nvoir \u2018air de d mner tort « une sommité soc ale,en accueillant une personne à laquelle cett- somimité semidait avoir retiré sa bienveillance.Et, autrefois, le sort d- x gens depandait souvent d\u2019une interprétation de con tuite faite en ce Menre par une personne toute-puisante.Il n'enest plus ainsi, Dieu merci! Ce pendant, s'il n'ont pas l'autorité neces- saire pont réconcilier deux ennemis, les maitres de la maison éviteront, malgré notre indépendance moderne, de l'en tretenir de l'un en présence de l'autre, lorsque tous les deux appurtiendront à leur cercle.La plus élémentaire loyauté leur défend de parler contre l'absent, et il est difficile de faire son éloge devant celui qui le hait, car dit Voltaire, nous nous tenons pour offensés si on loue notre ennemie devant nous.Mais alors pour être tout à fait habile, équitable et bien élevé, il faut la même réserve à l'égard de chacun «des adversaires.ANN NEPH.CONNAISSANCES UTILES Encre à marquer le linge.\u2014Trempez 1 .d'abord le linge dans une solution car bonate de soude contenant un peu «le | gomme arabique, faites sécher et écrivez au moyen d\u2019une plume d'oie avec la solution suivante : nitrate d'argent!\u2019 grammes ; goinme arabique, 8 grammes ; cau distillée, 40 gvanmnes, Pour garder le beurre longtemps frais.\u2014Voici un nouveau procédé dant on dit beaucoup de ben.Enval-ppez le beurre dans un linge bien propre, im bibé de bon vinaigre, et aspergez-lo tous les huit jours avec ce même vinaigre, placez le dans une cave aérée.sèche et fraiche ot vous conserverezainsi votre beurre frais et d'un goût excellent, pendant plusieurs mois.Entretien des foulards de soie Il est facile de conserver à peu de frais les foulardly de soie, le brillant, le moelleux et la souplesse du neuf, Après les avoir savonnés au ravon blanc et à l'eau tiède et les avoir bien rincés, on les met trempé dans de l'eau de son.O0 prend pour celuune pognée de son par fou.arde, on fait bouillir et on passe à tra vers Un linge ; lorsque la soie à trempé I] attribue cette différence à l'infériorité de culture intellectuelle chez la femme.Il se pourrait, alors, après plusieurs générations, que la femme, s'instruisant à l'égal de son compagnon, eût un cer veau égal à celui de l'homme.Ce ne serait pas pour elle un avantage au point de vue de l'esthétique.ET 1.4 MER MONTAIT TOUJOURS !\u2014 Nous ne croyons pas qu\u2019en fait «le statistique il y ait quelque chose de plus ronver- sant que celle de l'immigration aux Etats-Unis.En 1580, il y avait à peine B,OUU étrangers ; en 1825, 10,000 tout au plus ; en 1530, 23,000 ; en 1835, 45,- 000, et en 1840, près de 100,000, Depuis cette époque, la marée n'a fait que monter d'une façon constante.En 1555, elle atteignait par an 200,000 : en 1870, 300,000 5 en IN72, 400,000 ; en 1882, 788912, si bien qu'aujourd\u2019hui il v a chez l'Oncle Sam 13,032,77 1 immigrants connus, sans compter tous ceux qui ne s'arrétant pas au Castle Garden, échap pent à la statistique.PETITES FULLES.\u2014On dit toujo (rs qu'on élève des enfants comme des poupéss, Cependant, les poupés se taisent et hien des enfants ne leur ressemblent guère, quelques minutes dang cette eau, on! Pessuie dans au linge et on la repasse.Comment il tant boire le lait.\u2014 or.taines personnes se plaignent de ne pouvoir prendre de lait sans en être lncomadées et l'attribuent à une alt>- ration probable du liquile.Presque toujours celu tient unigiement à ce quelles boivent trop vite.Il faut mettre au moins trois mmutes a boi ¢ un verre de lait.le contenu dun verre uvalé précipitanument se tra sforme daus l'estomac en un amas de calle dont la suface extérieure se trouve seule en contact avec le sue gastrique, tandis que In même quantité de Lait bue à petits traits se coagule partiellement, est enticremeut pénétré par le fluide digestif et se digere saus aucume ditfi culté.+ CITOSES ET AUTRES \u2014Petit dialogue : + Figures vous que ve matin.je me suis réveille toute bête © + Et comment vous êtes vous couche 7° + Connne à l'ordinaire.\u2014On demande quatre choses à une femme : que la vertu habite dans son cœur, que la moiestie brille sur son front, que lu dauceur coule sur ses le- vres, et que le travail occupe res mains.\u2014 A l'école.Le professeur : 4 Supposons que huit d'entre vous avez en semble 4S pommes, 32 pêches, 16 me lons et 55 prunes.Qu\u2019est-ce qu'aurait chacun de vous ?\u201d Un élève : # Mal nu ventre.\u201d \u2014Quelle est ln chose qui, étant semce en un endroit, est moissonniée ailleurs, demandaiton un jour à Aristole ; il répondit : * C'est le bien que l'on fait dans ce monde, parce qu'on n'en recuille le fruit que dans l'autre.\" \u2014 Les anglais sont wacabres.Un industriel des plus ingénieux vient d'inventer un nouveau genre de cerceuil à l'u-age des personnes qui redoutent d'être enterrées vive.Quand Ia personne enterrée se réveille, «lle n'a qu'à appuyer sur un ressort.Et crac! une corde à bovau préparée à cet etfet, l'é trangle immédiatement.SACRIFICES HUMAINS DANS L'INDE \u2014 D'après des avis de Culeutta, un sacri fice humain a ou lieu dans les provinees centrales de l'Inde, près de Nagpour.Un garçon de seize ans à été offert en sacrifive ; lu tête à \u201cté séparée d'a trone et offerte à un dieu.La police à fuit une enquête ; on craint que la population des provinces centrales n'ohéisse souvent à cet horrible coutume.Pots or cERVEAU.\u2014Le professeur Bischoff, de Munich, a trouvé entre lc cerveau de l'homme et celui de la femme une différence moyenne de 104 pour 100.Un inventeur vient de combler ce qui manquait à la poupée ; on met dans lu tête un phonographe devant lequelle on a dit les phrases que devra relire la poupée, puis on le fait tourner, et la poupée dit tout ce qu'on lui a appris, comme un enfant vraie.M.Edison, l'inventeur «du phonographe, æ mis un phonogravhe à lu portée du berceau de sa petite fille afin qu'au temps où elle sera grande, elle puisse, entournant, répéter humblement toutes 1-« naïvetés de sa première en fanve, C'est un genre de photographie qui complète l'autre dit M.Edison.Au jugement dernier faut it s'étonner qu\u2019on retrouve écrits toutes les paroles, tous les mensonges, tous les muanques de charité de sa vie \u201d ser N'oubliez pas que chaque ropic du MONDE ILLUSTRE peut gagner de 31,00 à 350.00, Ne payez donc pas double Prix A LA SEMAINE Allez au Magasin Central de Porceluiue et vous achetercz à des conditions de paiements trez avantageax où moitie prix pour argent comptant.N'ovbliez pas que je puis vendre ma belle lampe à suspension en cuiv e pour 82,25.Mes services à souper (44 morceaux) se vendent rapidement.AU CENTRAL CHINA HALL L.Deneau 2023, RUE NOTRE-DAME le plus Frank Leslie's Iastrated, \u201ctt \u201cdes jouruaux illustrés anglais, publie aux Etats-Unis, conteunut 8 pages de texte et 8 pages de gravures.Prix d abouuemet! : un an, $4 ; six mois, S\u2019adresser aux Nos 53 et 56, Park Place, Now York (K-U.CHASSE ET PECHE PROVINCE DE QUÉBEC TEMPS DE PRONIBTHION CHASSE 25; 47 Victoria, ch, bu Victoria, ch, 105 1 Caribou et chevreuil, du Jer janvier au ler octobre.2 L'orignal (male et temelle) en tout temps jusqu'au for octobre 1890.N.B.\u2014Ilest defendu de se gervir de chiens, collets, trappes, ete, pour faire la chasse de Porignal, du carib met du chevreuil, l\u2019ersonne ihlane ou sauvage) n'a le droit, durant une anison de chasse, de tuer ou de prendre vivants plus de 3 caribous et 4 chevreuils, Pour en tuer un plus grand nombre, il faut avoir pre- alabieuwent obtenu un permis du Commissaire des Terres de la Couronne, à cet effet, Après les dix premiers jours de prohibition, il est défetidu ax compa nies de chemius de fer et de bate«ux à vapeur, ainsi qu'aux rouliers publics, de transporter tout ou partie i l'exception de la peau) de l\u2019origual, d 1 caribou et du chevreuil, sats autorisation du Commissaire des Terres de la Couronne, #4 Castor, vison, loutre, martre, pékan, du Ter avril au ler novembre.4 Licvre, du Ter 1évrier au ler novembre.5 Mat-musqué dans Jes comtés de Maskinongé, Yamaska Richelieu ct Berthier seulement.! 6 Bécasse, bécassines, perdrix d'aucune es.juve.7 Miucreuses, sureelles, cannrds sauviges dau.cune capèce, du 15 avril au ler septembre.«excepte harles (bec seies), huards, goelands.N.B.\u2014Néanmoius dans les parties de In Province situées à l\u2019est au nord des comtes de Bellechasse et Montmoreney, les habitants peuvent chasser co fortes vtésons de l'année, mais pour leur nourriture seulement, ote, les oiseaux mentionnes au No.7.& Les oiscaux percheurs, telsque : les hirots delles, le tritri, les fauvettes, les mourherolles, les pies, les cngoulevents, les pinsous, (rossi.drole, aux Men, eter, les mesanges, les char.donnercts, les grives.(Gnerle, fliite des bois, ete, les roitelets, le goglu, les mainates, les gros bees, l'oiseat-mouvhe, les roucous, les luboux, ete, excepté les aigles, les facons, les vperviers et autres oiseaux de la famille des falroniules, le pigcon-voyageur, (tourte, le martin pecheur, le corbeau, la vorneille, lv jiseurs, crécollets, + les pies-grièelies, lea geats, fi pir, le moinenn, les ctourneanx.9 D\u2019eulever les ceufs on nids d'oiseanx sauvages.Eu tout temps «le l\u2019année.B.- Amendes var:ant de $2 4 E100 pout chaque infraction, où l\u2019emprisonnement à de- faut de paiement.Toute personne n'ayant pas sou domicile dans Ia Province de Quebec où dans celle d'Or - tario, ne peut, cu aucun temps, faire Ja cha-se el cette Province, sans y otre autori de par un permis du Commissaire des Terres de la Con.roune.Ce permis n'est pas transferable, PECHE 1 Saumon a la ligne) du ler septendre su ler mai.Saumon (à la ligne dans la riviere Risti- gouche, t du 15 août au ler mai.2 Truite tachetée (de ruisseau où de rivivre, ete.) du ler octobre au ler decembre.3 Gmase truite grise, lunge et winnonichr, du 15 octobre au ler decerabre.4 Dore du 15 avril au 15 mai.5 Achigan et Muskinougé, du 15 avril au bs juin.6 Poisson blaue, du 10 novembre au ler oe.cembre.Amendes variant de 85 à &20 pour chaque infraction, où l'emprisonuement à defaut de paiement.N.B \u2014La pice a la ligne (cunue et lignes ; vst autorisee duns les eaux des lacs et rivières sous le contrôle du Gouvernement de la Province de Quebec.Toate personne non domicthee dans la province de Quebec est obligee de se procurer un permis du Commissair - des Terres de 1x Cou- tonne pour pecher dans les lacs où les rivieres de la Province qui ne sont pas sous bail.Ce permis est valable pour une saison de peche et n\u2019est pra transferable, DEFARCEMEN T D'bs TERRES DE LA COUR NNE, Queber, 26 Mur INSS.FE.E.TACHE, Assistant-Com oiseasre des Terres de la Cou- ronnr. \u2014 I 113 LE MONDE ILLUSTRE RECREATIONS DE LA FAMILLE » No 412: \u2014Cnarans A tout Deux on fait des bétis Mais coutracter mon Kntier Pour devenir mon Premicr Sera la pire des sottises.No 413.\u2014MÉTAGRAMME Sur moi s'étendre Si je suis tendre Fat un repos.Je ne dois tendre A faire entendre Les vains propos.Enfin, me prendre Tonjours doit rendre Frais et dispos.No 414.\u2014-FANTAISIE ANAGEANMATIQUE Décomposer cette phrase pour eu faire le titre d'une fable de Lamothe : LÉA, LOUONS CETTE ENFANT SOLUTIONS : No 4ut.- Eat aller-Etaler- No 410.-le mot est : Lion-ceau.No 411,-Le proverbe est : ** Petite pluie ahat grand vent.\u201d ONT DEVINE Dume 8.Noiweux, Farnham : Ed.8.la.terrière, lex Eboulements ; A.G.Dumoutier, Hull : S.L, N.Lauzier, Fd.Langlois, Quebec : A.Brodeur, A.S.Courchiène, Mlle S.Bomn, Mile ¥.Brouss an, Miles Eva et Thé- sa Blonin, A.Mathieu, Moutréai.s@- Abonnez-vous zu MONDE ILLUSTRE, le plus complet et le meilleur marché des journaux littéraires du Canada.Bedtord, 10 juiu 1888, Cit 1 Ear pr SANT-LEON, Montréal.J'ai souffert de la diphthérie à un tel point «que mes membres étaient presque paralysis et j'avais beaucoup de diflicuité & me reusuer, ruême à l'aide de deux cannes.J'ai fait Usage de l'Eau de St-Léon et je puis maintenant brandir une hache où uue faucille aussi facilement qu'un autre et c'est l'Euu de St-Leon qui m'a guéri, je suis certain.Bien à vous, W.LL.BAILEY.LA CIF.D'EAU DE MAINT LEON 04, CARLE VICTORIA A.POULIN, gérant, Montréal Téléphone 1432 mtablie en 1870.; Nousavon: le plaisir d'annoncer que nous avons tou- M jours en inagasin les articles suivants : ll les triples extraits culinaires concentrés de JUN AR Huile «te Castor en bouteilles de toutes grandeurs.Moutarde Française, Glycerine, Collefortes, Huile d'Olive en à piutes, pintes et pots.Huile de Foie de Morue, ete.ete.10-RUE DE BRESOLES-10 Ba lissas uke fp ks) MONTREAL \u201cNew-Vork Hlustrated News, Here me à New York, contenaut huit pages «le gravures \u201cle sport, théâtre, ete.et huit pages de texte.Abonnement : 12 mois, $4; 6 mois.#2 ; J vois, $l.Adresse : Wim.H.Germaine, P.O.Box 1103, New-York City.The London Illustrated News (tre caine) journal illustré, publié à New-York, contenant 12 pages de texte et 10 de magnifiques gravures.Abonnement : $4 par année + 8 mois, 32.50 ; 3 mois, $1.25 ; le numéro, 10 cents.B'adresser : Potter Building, Park Row, New-York.IEDNIRI LA RIT, PHOTOGRAPHE 18&-RUE SAINT-LAURENT-\u201418 MONTREAL VALEUR EXTRA Chemises en batiste nouveaux ceains, 2 Sole et manchettes, à $1.00-\u2014Bas en mérino, couts.DeLorimier, 1700, Notre - Dame P.8.\u2014Chemises faites sur commande.\u2018 OFX Loterle Nationale! 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Voici le véritable J.KE.P.Racicot, inven- tur, propriétaire et manufacturier des cè- libres Hemèdes Sauvages, 1434, rue Notre.Dame, à l'enseigne du sauvage.Montréal, 9 mai.CERTIFICAT, - Moi, sousnigné.je certifi que pendant 8 mois j'ai été ma ade d'une démangeaison et darthes aux bras d'une souffrance terrible, j'ai été gnéri par les remèdes de J.E.P.Racicot, proprietaire et fabricant «de remèdes sauvages, dans l\u2019espace de trois se- tusines, au No.1434, rue Notre-Dame, à l\u2019eu- seigne (lu sauvage.ARTHUR LAVRRRIERE.ty) phe.No 11, St-Etienne, Cotesu St-Louie.25.ua prouver hit Tobi gy au No 26, rue Saint-Joseph, Qu et au No 9, rue Dupont, Sherbrooke.bec, ' VICTOR ROY, ARCHITECTE No 26, rue Saint- Jacques, Montréal "]
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