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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 2 juin 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1888-06-02, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE nd sy NEM 51.50 Stuer ANNÉE, No 213.\u2014 SAMEDI, 2 JUIN 1888 ANNONCES: n, $3.« « « - Six Mois, 81.La ligne, insertion - - .+ - Quatre Mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN PROPRIETAIRES Insertions subsequentes 0.> 1e ts Vendu dans les depôte - - 5 cents la copie BUREAUX, 30 RUE ST-GABRIEL, MONTREAL.Tarif special pour annonces à lony terme | TERRIBLE EXPLOSION DE GAZ AUX USINES L'HO(HELAGA\u2014LA RECHERCHE DES VICTIMES.\u2014DESSIN PAR ARMSTRONG & CIE. Fa, ~ 207 PAU 34 LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 2 JUIN 1888 SOMMAIRE TEXTE : Eutre-Nous, par Léon Leslien.-\u2014Nos gravures.A uoux ! par Reine.-Poésie : Merci, par E.Chevrier.- fe present du roi, par Samuel Martel.\u2014Miline, par Va.rine, \u2014 Les mungeurs de chair humaine.\u2014 Etymologie.\u2014 La svience umusante.- La mode pratique.\u2014\u2014Choses ot autres.- Récraations de la fanulie, -Feuilletons © L' Expiation.- -Psuline, GRAVURES © La catustrophe aux usines d'Hochelaga : La recherche dis victimes.-Les mois fleuris © Juin- Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles du \u201c Monde Ill\"stré \" re Prime .- : \"800 Ime © - - - oo Ime - .- 15 4me + - - .10 5me < - - - .5 me - .- 4 me © .- - - oO Sms .- - 2 86 Primes, à $1 - - - #6 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NOS PRIMES CINQUANTIÈME TIRAGE Le cinquantième tirage des primes mensuellus du Monns TILLUSTKÉ (numéros de mai), aura lieu SAMEDI.le 2 JUIN, à huit heures du soir, dans la salle de l'UNION ST-JOSEPH, coin des rues Ste-Catherine et Ste-Elisabeth, Le public est instamment invité à y assister.Entrée libre.; E gouverneur du Kansas vient de gracier { Un citoyen qui, dans un accès de furie alcoolique, avait tué sa femme.il y a quel- airs ques années et, après avoir échapné à la a corde, s'était estimé des plus heurcux d'en être quitte pour les travaux à perpétuité.Le Kansas n'a pas précisément la prétention de passer pour un pays modèle de civilisation et de mœurs, et les jurés comprennent parfaitement qu\u2019un enfant de la libre Amérique ait l'idée, après boire, de se débarrasser de la compagne a la- uelle il a juré fidélité ot protection, et qu\u2019en fin de compte s'il passe de la théorie à l'exécution, il n\u2019y à pus de quoi pendre un homme.Chaque pays à ses mœurs.Charles Rotrock, c'est le nom du gracié, coulait donc des jours heureux dans unie maison de campagne quelconque, décorée du titre de pénitencier, c\u2019est-à-dire un endroit où tout prisonnier a le vivre ct le couvert aasures, où le souci du lendemain et inconnu tout uutant que les inquiétudes qui vieillissent souvent avant l'âge le père de famille, quand on vint lui annoncer l'autre jour qu\u2019il était libre à une condition.À la condition expresse de ne plus absorber une seule goutte de boisson alcoolique pendant le reste de ses jours.D'ordinaire, eu v'impurte quel pays, la grâce est toujours accordés suns condition, cependant il parait que dans ce coin du nouveau monde il existe un arrêt do ls cour suprême de Etat, re- À.LE MONDE ILLUSTRE connaissant au gouverneur lo droit d'accorder une grêce sous condition et déclarant que vi la condition est violée le gouverneur pout faire arrêter de nouveau le gracié et lui faire subir lo reste de la peine qui lui avait 6té primitivement infligéo.*,* Et je suis sûr quo nombre de gens trouvent cola très moral; ju suis persuadé que peut-être même des lecteurs du MonbE ILLUSTRE, approuvent ln conduite du gouverneur du Kansas en répétant le proverbe : « à tout pêché miséricorde, » quand au contraire dans le cas qui nous occupo miseri est de trop, puis qu'un homme qui tue sa femme mérite bien pius In corde quo tant d\u2019autres braves gons que l'on à p'ondus parcequ\u2019ils avaient le courago de défondre leurs droits ot leur.enfin je m'entends, et il est inutile de répéter trop souvent les mêmes choses, si bonnes qu'elles puissent être.À lu place du gouverncur du Kansas, j'aurais agi a demi comme lui, c'est-à-dire que tout en faisant grâce j'aurais posé comme condition à Charles Rotrock qu\u2019il ne devait pas hoire autre chose que \u2018les boissons alcooliques, les plus alcooliques possibles.du whiskey de Toronto ! Et en ce faisant j'aurais cru avoir parfaitement raison.Il est évident quo les jurés s'étaient mis le doigt dans l'œil jusqu\u2019au coude en ne déclarant pas cet individu coupable au premier degré, et puisque la loi permettait au gouverneur de fui fuite grâce avec condition, c'est cette condition qui m'aurait permis de rectitier en partie l'erreur du jury.Ah! lu us tué ta fomme après d'être cmpli de whiskey et tu os venu nous dire que c'était ve dernier qui était le principal coupable C'est ln faute du whiskey ?Eh bien! vous allez vous arranger tous les deux et vous no vous quitterez plus.Tu en as trop bu, tu en boirus encore, tu en boitus toujours, lu seras puni pur où tu us péché.Vous tfigurez-vous ce que peut être ce «upplice d'un homme condamné à toujours boire, sans envie, sans trêve, san» roif, sans repos, en l\u2019obligeant cependant à une certaine discrétion pour que la peinc dure plus | ngtemps.Dante l'a oublié dans son enfer.Voilà ce que j'aurais fait, mais je n'ai pus été consulté.*,* Quoi qu'il en soit, il est évident que le gouverneur du Kansas a obéi à un sentiment \"humanité en autorisant l'élargissement de ce fui çat.et jo fuis le même compliment à cet empre- reur d'Allemagne que l'on a cherché à faire passer pour un homme d'instinets moins féroces que ne l'était le vieux Guillaume, mais le mot « pur- don » est inconnu à la cour de Borlin.Il y a un mois environ, un vieillard, agé de soixante-treize ans, est arrivé on Allemagne après une absence de quarante aus, afin de revoir une fuis encore su patrie avant de mourir, Il y avait une ombre dans le passé du lieutenant Techow, une de ces ombres qui deviennent des rayons quand la fortune le permet.Lors do la révolution do 1848, il avait rendu l'arsenal de Berlin à la garde nationale.et le mouvement pu- pulaire ayunt été arrêté grâce aux canons et aux bayonnettes de celui qui devait devenir ! esclave de Bismarck et le souverain de ln Prusse, Techow fut condumué à quinze ans de forteresse.1l réussit à s\u2019évador ot alla s'établir en Australie.C'est do ce dernier pays qu'il arrivait, croyant être compris duns le soi-disant décret d'amniatio publié dernièrement, quand lu police de Berlin \u2018arrêts de nouveau.On intercéda en tuvour du vieillard, et des démarches furent faites près de l'empereur pour obtenir grâce, mais Frédéric, qui va mourir, re fusa même une entrevue à cot exilé dont lu tombe est ouverte, et ordonus de lo reconduire dans la fortercsse d'où il était sorti il 5 a quarante ans.Qu'il esi petit co souverain d'un vi grand om- pire ! *,* La fameuse société, Lai andorder Liague, dont jo vous ai parlé plusieurs fois en termes Aussi Vifs que mérités, est presqu'une chose du passé ; son absolutisme l'a tuée.Deux de ses agents, dénonciateurs à lu pièce, ont été forcés de prondre ls poudre d'escampottu vû lo scandale qu\u2019ils causaient oux-mêmes et les nombreuses plaintes portées contre leur conduite, ot c'est vraiment chose curieuse, quoique prévue.que «e constater le manque de force vitale de cox sociétés qui ont la prétention de tout réformer, ct souvent même de se substituer à dos institutions organisées ot légales L'emploi de mouchards est toujours dos plus dangereux, autant pour ceux qui les paiont que pour ceux qu\u2019ils surveillont, car, ainsi que l'a parfaitement dit Benjamin Contant : «quand les espions n'ont rion découvert, ils inventent, » et Montesquieu a flétri ce genre de police spéciale de la manière la plus énergique : « L'espionnage.dit l'auteur de l'Æsprit des lois, n'est jumais tolérable; ~'il pouvait l'être, c'est qu\u2019il serait exerce par d'honnêtes gens , mais l\u2019infamie nécossair de ls porsonne fait juger de l\u2019infamio do la chose.Cex puroles sont très vraies, et le peuple, quia l'horreur innée de tout ce qui ost vile, le comprend très bien, quoi qu\u2019il ne puiese pas l\u2019exprimor d'une manidre aussi claire (uo le fit Pillustre écrivain que jo viens de citer.11 y # Une quinzaine d'années, alors que j'étais très ignorant des Os du pays, je passais un jour sûr lu rue Saint-Charlos-Borromée, à Montréal, quand un rassemblement attira mon attention et, on vrai badaud qui a habité Paris, je hâtai le pas pour voir co qui so passait.IL y avait là peut-être trois cents p rronnes faisant cercle autour de cinq où six gaillutds bien découplés, qui jouaient littéralement à la balle avec un pauvre diable, déponaillé, déchiré, couvert de sang, qui tombuit à chaque instant sous un coup de poing et no se relevait quo pour on recovoir un autre.On wo lo renvoyait d'un point a un autre de lu circonférence qui délimitait le champ de hataille où plutôt la tuerie.Indigné de voir plusieurs hommes contre ut seul je ne pus m'empêcher de le dire tout haut, Inäis atissitôt je reçus Cette réponse de dix côtés différents : \u2014 Mais, monsieur, Vous ne savez dune pus que c'est un informeur.J'ignorais en effot ce que pouvait bien signifier ce mot que j'ontendais pour la première foi, mais je compris que ce dovait être quelque chose de profondément méprisable et je répondis à mon tour : \u2014Oh! c'est Un \u2019nrormeur\u2026 Et je continuni mou chemin, lu tête pleine de ces trois »yllabos dont j'essayais de reconstituer le sens en en cherchant l'éthymologie, quand je rencontrai tn avocat à qui je | nçai aussitôL mon point d'intorregation.\u2014Oh! me dit-il, ruformer ! c'est un mot anglais dont on a francisé ln prononciation et Qui à pris lu même signification que lo mot + mouchard » dout on se vert en France, D'aucuns même prononcent réformeur.Ces gens là font métier de s'introduire + sous lo manteau de l'amitié - (vieux style) chez los individus qui vendent à boire sans avoir de licence, où pour parler français, sans avoir de patente, et vont les dénoncer utin de toucher uue certaine somme, quand ils réussissent à faire payer une forte amande an delinquant, Hs font un sale métier comme vous pouvez le voir.Je compris alors tout le mépris que pouvaient avoir les Canadiens pour cet être dégra lé, 4,4 J'ignoro sil y a des mouchards dans lu planète do Murs, il est possible que nous le sachions biontôt, car M, l\u2019errotin, astronéme français vient d'annoncer à l'académie des sciences qu\u2019il était certuin que cette boule était habitée tout comme la terre, qu\u2019elle avait de nombreux eu- naux et que l'un était encore on train d'en creusor de nouveaux en ce moment.Il paraît que le percoment des isthmes de Suez ot de Panama ne sont que des jeux d'enfants à coté des travaux que l'on exécute là-bas.Que Mars soit habité, je n\u2019y vois aucun incon- véniont, car je suis parfhitement d'avis que tous Ces mondes que nous voyons rouler dans \u2018espace doivent avoir lours habitants, rien ne s'oppose à cette supposition et tout lo justifie, mais ce que je crains c'est que, comme on l'a déjà proposé, nos savants ne s'avisent de se mettre en relation suivies avec les êtres des planêtes voisines de ls terre.Et si j'exprime ainsi cette crainte c\u2019est que jo trouve que nous svons assoz d'affaires et de discussions eur les bras chez nous, sans chercher à nous suseiter d'autres embarvus qui ne manqueront pas de nous arriver quand los habitants de Mars, les Marsouins, viendront nous chercher chicane a propos d'un article de journal qui aura mal parlé d'eux ou au sujet de n'importe quelle ceadille.11 ost certain qu'après avoir échangé d'abord tous les salamulocs possibles nous ne tarderions pus à nous brouiller et un bean matin on n'aurait vien de plus pressé à fuire quo de s\u2019onvoyer dos projectiles quelconques dans le but de s'entrodé- truiro, et alors, nous aurions un nouveau département d'affuires étrangères dont la direction ne xerait pas des plus fuciles à manier, Sup posez par exemple quo lu construction du pont de Québoe dépluise aux susdits Mursouins, comme elle déplait déjà dit-on à certains bipèdos terriens, il est propable qu\u2019ils trouvoruient aussitôt les moyens d'en empêcher la construction, par quelque artifice d'oux seuls connu, et celu nous occasionnerait beaucoup d'ennuis.Les exemples fourmillont.Restons chacun chez nous et que M.Perrotin laisse tranquille les habitants des planêtos.Les disciples de Mars ont In réputation d\u2019humeur très batailleuse et nous préférons avoir la paix.*,# Et puis, n'avons-nous pus assez de sujets d'étude sur terre suns qu'il nous soit besoin do trop étudier les astres.d'assistai, il y a quelques jours, à une conté- rence faite par M.LeMoine, à propos de l\u2019inau-| guration d\u2019un club d'ornithologie, qui vient d'être fondé au High School de Québec.Les peuples anciens uvaient un respect tout rpécial pour les oiseaux, nous, nous les tuons, el nombre de gens imitant en cela ce marin canadien de Jules Verne, les divisent en deux classes : ceux qui sont bons à manger et ceux qui ne le sont pas.C'est une division essentiellement pratique, mais il faut avouer qu'elle n'est pus tout à fait suffisante, et je trouve quo M.LeMoine tuit une bonne «vuvre en cherchant à répandre cette science qui n tant d'uttraits, Il nous a qrarlé avec un charme remarquable des différentes espèces d'oiseaux (il n\u2019y on a pus moins do trois cents) qui visitent lo Canada chaque année, nous faisant remarquer leur migrations, leur métnoire des lieux, leur utilité, et j'ai été étonné do l\u2019attention qu'ont apporté les trois cents jeunes éco- liors présents à ce cours, qui semblait plutôt être une causerie, tant le conférencier a su y mettre d'intérêt, Il serait à désirer qu\u2019une institution de ce genre se formât parmi les jounes Canudiens-Francais.NOS GRAVURES LES MOIS FLEURIS.\u2014JUIN 9) \u2018EST la saison des roses.Ellos dominent, VE de leur brillante carolle, les plus modestes \u201cA2 partorres, lours corboilles éblouissantes 0229 égayent les parcs somptueux, CL ses ra- Hh meaux grimpants ornent les masures comme les châteaux, en distribuant, au pauvre comme au riche, un suave parfum.Nos demeures en sont parées : ici, dans un verre d'eau, là, dans dos vases somptueux, la: reine des flours dans sa note joyeuse ; sur la blouse, | ou sur I'habit, au corsage de bure ou do atin, olle nous montre ses livres nourinntes.C'est aussi le mois de la Fête-Dieu, Les jeunes filles, dont Ia première communion date d'hier, sont encore vêtues do leur robe d'innocence.voile flottant comme la flour de la saison, et leur hlane cortège nutour du Snint-Sacrement dans les Leur candide visage s'épanouit sous lo Lk MONDE ILLUSTRE rues dex villes ot des villages, lour pittoresquo groupement uutour dos reposoirs en plein veut, forme den tableaux pleins de charme et do poésie.Voilà bien les roses, voilà bien les jounes filles en blanc dans le gracieux dossin de M.Habert Dys, qui doit caractériser le mois de juin, Les unes ot les autres repuraissent chaque année, ra- Jjeunissant non souvenirs los plus délicieux, renouvelant nos plus douces espérances, La fleur se renouvelle, nous rennissons dans nos enfiints.LA CATASTROPIE D'HOCHELAGA Nous publions, dans notre première page, une gravare representunt fidèlement les ruines de la terrible explosion du nouveau gazomètre ou réservoir, situé à un arpent environ du porto des chars urbains, rue du IfAvre, Hochelaga, arrivée samedi dernier.Une douzaine de personnes travaillaient dans lu tour au moment de l'explosion.Les pompiers farent appolés immédiatement ainsi que des constables dos postes de police environnants, On se précipita sur les ruines et on fit le lugubre inventaire des morts et des blossés.Les morts\u2014Le premier qui se présenta à la vue fut le corps d'un jeune homme de 26 aus, nommé MeCaffee, Il était à moitié plongé duns l'enu gazeuse ot In vuse, et une énorme poutre en fer lui broyait los reins.Co corps présentait un spectacle horrible, La poitrine était crevée et le sang sortait à gros bouillons, au milieu des chaîrs déchirées.Sam Bell, qui surveillait la machine à vapeur à l'extrémité nord, marié et père de cinq enfants, 4 éÉlé trouvé sans connaissance sous un monceau de briques.On le transporta chez lui, au No 15, rue Logan, dans une ambulance, mais il mourut avant de se rendre.John Augell, marié ot père d'un enfant, demeurant au No 224 rue Lafontaine, a été trouvé le troisième sous les briques.Il avait été tué instantanément.Joseph Angell, mécanicien, trère du précé lent, marié et père de deux enfants, demeurant au No G11, rue Sainte-Catherine, n'a pus encore été trouvé, Thomas Stacey, 27 ans, sauvage de Caughna- wag, Les blessés.\u2014 Les principaux blessés sont : George Fisher, 24 ans, Américain, de l'Etat d\u2019Ohio, qui a des lésions au corps ; il à été trouvé entre deux poutres en fer.Angus Guy, 27 aus, sauvage de Caughnawagu.qui a lu figure brûlée et des légions graves uu corps.Les autros blessés sont tierald Donahue qui est brûlé grièvement ; Robert Colqulihon, 39 ans, No 48 rue Lafontaine, brûlé aussi, ot un nommé Peu- chey qui a dos lésions peu graves.L'un de ces derniers a été trouvé sous los décombres, debout, courbé, la tête entre deux poutres en fer, et le dos chargé de briques.Pendant toute Ia journée de samedi et de dimanche, une foule énorme a entouré les ruines produites par l'explosion.Partois, les personnes wésentes étuient témoins de scènes lugubres, afamille Angell, la plus éprouvée par l\u2019accident, se rondait près des ruines ot poussait des cris et des lamentations déchirants.- \u2014.À GENOUX ! Li terre attire en vain ton esprit curieux, Tout y passe, tout meurt, tout y souille, tout change.© ssISTÉE co matin à la cérémonie tou- =4 chante de la première communion des > enfants de Notre-Dame.Ce spectacle ca est admirable ! Encore toute bouloversée, le cœur gonflé, les larmes aux yeux, je viens, sans mauvaise honte, vous fairo partager mon enthousiasme et déverser en vous la vive admiration que m'inspirent le dévonement, le zèle ot Pinfatigable charité des vénérablos religieux et religicures qui ont préparé nos enfants à cet acto ri important de la +.sroocau encens es 36 \u2014 \u2014 vie.J'aime à rendre honneur à qui de droit, et ces lignes sont le fuible tribut d'un hommage à la fois respectueux, affectueux et reconnaissant.Avez-vous déjà éprouvé cetto vague tristesse quis'emparo de tout votre être et vous fait Lressail- lirde mille émotions divorses sans que l\u2019on sache trop pourquoi ?Aimez-vous d'écouter en votre cœur los voix qui vous rippellent un souvenir lointain, qui parlent su fond de vous-même un langage qui illumine votre âme d'inoffables clartés, qui la dilate, et font que le cœur vole au ciel pour y puiser lu sève d'où s'exhale la rosée bion- faisante qui éteint en nous les grands désirs mon- duins, qui étanche In soif «les biens terrestres et nous rend insonsibles aux succès, à la gloire, à l'amour ?Je suis émuo, il est certains moments où le cœur humain éprouve un besoin du sympathie.Comme les cordes d'une harpe plaintive, jo vibre aujourd\u2019hui, J'ai besoin de m'épanchor un peu et je confie mes impressions à ce feuillet : Fête de ta Feine \u2014 j'ouvre mn tonêtre à deux battants, lo ciel est pur, l'air est embaumé, le soleil répand déjà la chaleur de ses doux rayons printanniers.Les cloches »e buluncent joyeusement dans l'air et semblent proclamer d'une manière plus puissante que d'habitude l'heure do la prière du matin.Tout est parfum, lumière, harmonie.De la terre au ciel, il se fait comme un mouvement s0- lennel, C'est un grand jour.Je pars; çà et là par la route je rencontre quelques attardés, ici c\u2019est une petite fille timide, doucement recuoillie, suivant par la main lu mère où lu grande sœur qui l'accompagne : plus loin, c'est un bambin qui, pour éviter la poussière du chemin, me-uro avec peine ses pas.Tous sont pensifs, s'empressont et semblent comprendre qu\u2019au delà du vague et du mystère un Dieu l\u2019appelle et lui sourit.Je hâte le pas, me voilà dans ma belle église Notre-Dame.Mon premier devoir, en arrivant, est de dire : je veille.\u2026je mets le feu à la mêrhe, et prends vite ma place, car dejà la vaste enceinte est encombrée Les enfunits, au nombre de quatre cents, alignés quatre à quatre, l'air gruve et recueilli, r@ present aux pieds des saint autelset, les yeux fixés sur le sanctuaire, prient à genoux.Qu'ils sout beaux à voir ! Les petits garçons, vêtus de noir, décorés d'un ruoan blanc ; les fillettes, gracieuses et modestes sous des flots de tulle et de mousseline.Tous rayonnent, sont heureux, leur fui profonde édifio et les éclairs de leurs cœurs disent lu beauté pure de leurs âmes.De pieux cantiques s'élévont sous les voûtes sacrées et vont porter hommage au souverain Maître et Créateur universel.Leurs ravissantes voix m'attendrissent, eL mon esprit tremblant s'arrête, hésite, adore.Je voudrais croire, espérer toujours Puis les hymnes sc taisent, aucun bruit n\u2019éveille sinon un murmure de sanglots à demi- étouffés, les poitrines sont oppressées, tous les yeux sont mouillés, l'heure bénie est arrivée, et chaque enfant d\u2019espérance agité s'avance avec amour, respect, confiance et vénération.Cette phalange terrestre va goûter entin la paix, le repos, lo bonheur.Enfant, jouis des doux enchantements que seul le Muître de l'univers peut donner.Pour emplir le cœur de l\u2019homme il faut un Dieu.Crois, espère, courbe ton front ot tombe en adoration devant Sa Majeste Suprême.Ecoute lu voix divine qui parle à ton âme.Garde fidèlement sou- vonance de ce jour, Jeune aujourd'hui, ta vie est belle, mais l'avenir te té-erve certainement des heures bien amères.Haut lu tête, toujours ! Et si jamais ton âme, assiégée par lo doute, défaille douloureusement -ur co cuivaire, prie, implore, Dieu console et uérit et donne aux malheureux l'espérance d\u2019un bon- hour eternel.Vive Dieu, la France et mun Ca nada ! ! ! Et je signe tière- ment non plus Reine des cœurs, mais.£ em Ce 14 mai 1888.Fafaut du St-Nom de Marie A \u2014 ë 1} Wi x f rs E La AN i Y A of Ds 3-4 wT 5 I OÙ Ÿ OU + > wy oe Km or a x 4 ; Li j) A & g Sia i *, Et i Li & A 7 2 j < pa od + 32 J] .7 ds 7 +: 5 qe ji à 7, = ç # 4 + a ; Rig.: / Lu ; \u20ac rite = +5 â À ot + UN Ÿ i / 4 4 PR Es = = = il 4 ÿ M 27 44 Ar 4 #4 : of) 5 sh VI 4 VY 4 ra ss 25 2 \u201dn a af a { 18, va } fv ihr ¥ Ÿ ho.2 4 NN bi; Li fa Rg ie vi Ta idl 4 f 5 + 4 SL Gea» ZN =F * 5 Z A 5 4 Lg y ) 4 SI rid = & > *; by © gy 5 F7; hi / 7) \u20ac .g a E es vi EAL] fi LS ] FA oo TE ~~ Hp Se JE 4 À 7A At H : 7 hh i 7 pe \u2014 = Rd fe bo ind y f soy 2 2 Ai vds + 4 LE Y/, 7 H Ki bof (4 4 Ë ÿ ä É, ad es Wy a 7; NYA f Un ir - A © i = A ey | if 5 a A + N 4 EY x) ve, (SY * a?+ aH 74 Ne > sa by A \u20ac 5 ND RE 3) .4 Fh] 5 | : : Ap y rs 1 gf pa Lg 3 Ce J + A A Xl Le Cad & PA ç - dk 4 4 à vai + Pe A [3 { Pat A #4 i 0 a Ç vs AR 3 A a v y < WA A A a ; 4 0 1 a i) Fi, ; pa Un f TE 7 ai \u201d 2 5 ! 1 LI =A \u2014 | ) LE MONDE ILLUSTRE pd c ® EY 4 TN aa IA EX > : hy À VE r= uP 4 A KY i pS Ne 1 LH À ch ae it 4.i 3 Lo: 5 \"a Xk; 2 LA __ BY = Bor 3 a \u20ac x a = -æ = AN - Wp Pa A \u20ac A ART stad qi Rec à TT Le % ee yl A fe da } £ La A ng : LS $ Fe 0 bu 4 A as Je - oF is x ie 4 TE vi 15 4d ) - ~ 7 er 3 A i - Li = LES MOIS FLoURIS.\u2014 JUIN, \u2014 (CoMpusiTion DE M.HABERM-DYS) z im as = qe a Aa 3 y 3 \u20ac Sy cé vv mr a, i > = a i X az ry LYK ei | ¢ % ; pa NV z ré TES = 2 yp i; oh 3 + $a = = = == + set -2 => = 2 4 a en \u201cue >.SF x 4 ; 5 a < 55 EE ty == =-x = = == od = ü Er r ©\" ee EE cesse = = 5 eli vs A det ih hey | ore A wl fey === = =i Hid Ms ig od =\u201d z = x [2 jt Ta a, SET shu 4 he, % ; i =i = = a k SE z ade LX Pe.\u201ca, _ Ts É = = =F 3 Es E> = = i > À du on PO êa 3 A === == ===: =x Ta = = = = i= i fi i vg i BN Vv æ va.=== Es res TE = 7 = ES = ee) 4 = 7 Ace ue pps 1 RL ae = = = ss = =% es ne Eu i oO H ds A À pg = = À Fr wom ob} Cy wy Hy 2 gy ut Fer i.er Ty iz fern : ST Af: bis, aa, ide 3.36 ae ere LE MONDE ILLUSTRE 87 PERC PF VIP Sa iS A IH Sys zg |W ENNT POESIE ALL + mess SN {J Era RAAT MERCI! (DRE A UNE COLLABORATHIOK DU \u2018MONDE ILLUNTKE ') J facteur I'autre jour * dans ma chembrette roa ** A lnissé pour moi Sous envelop blanche un joli bout de prose vin d'un doux «moi.Le mot était charmant, d\u2019une seuteur exquise Ét mystérieux ; Et j'aurais Je vraiment, oh ! quelle gourmandise ! £ manger des y-ux.J'ai relu bien des fois ainsi que daus un songe Ce billet flatteur, Et je tiendrai longtemps cet aimable mensonge Gravé dans mon ecœur.J'igns re toutefois qui m'a fait cette tite, Femme, ange ou démon ?Je donnerais pourtant lu moitié de ma tête l'our savoir son vou, Mais à cette écriture élancée et coquette, À ces humbles goûts Je devine aisément une âme de poète Et des yeux bien doux.Et pour ces compliments qui que vous puissiez être J'ose écrire ivi Que j'attends anxieux l'heure d« vous connaitre Et vous dis : ** Merer.H.Curverre Montréal, ini 188K, _-.oP - LE PRESENT DU ROI N parcourant l'autre jour les vieilles or- = donnances des rois de France, et celles @ des gouverneurs et intendants, pour la 4 colonie sous ladomination française, l'une d'elles m'a paru fort intéressante ct curieuse.Elle fut édictéo dans un but bien patriotique, celui de la plus rapide colonisation des bords du Saint-Laurent, en favorisant la formation des familles et leur établissement conséquent.C'est Louis XIV qui nous la donna, dans un des plus grands siècles intellectuels de la France ; mais cependant, comme on le verra en lisant l'arrêt qui est cité plus bas, res dispositions sont conformes aux idées et aux mœurs de plusieurs peuples de l'ancien temps et de pays encore actuellement incivilisés ou imparfaitement civilisés, Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, et il nous a été récemment mis en mémoire à Montréal, dans une conféronce pur Pundita Ramabai, une fomme de haute caste d'Hindoustan, en ce pays les plus trands honneurs sont rendus à ceux dont les familles sont les plus nombreuses, tandis que les époux sans postérité sont complètement déshonorés et perdent plusiours do leurs droits civils, sociaux ou autres.|| n'appert pas, cependant, qu'on y favorise spécialement les mariuges à honne heure.Je puis faire remarquer en passant que notre loi civile, si semblable d'ailleurs dans le plus grand nombre de ses dispositions à celles de la France, d'où elle vient, ditfère do cotte dernière quant à l'âge le plus jeune où il soit permis de contracter mariage : dans la province du Québec il est fixé, comme on le sait, à quatorze ans pour l\u2019homme ot douze pour la femme, tandis que sous le Code Napoléon c'est dix-huit et quinze ans, Et cependant, nous n'avons rien innové sur co suiet ; ce sont les Français qui, dans leur siècle de progrès gous tous les rapports, se sont tout à coup trouvés encore trop enfants à un âge où il nous et permis à nous d'être sérieux ! Je necrois pas me tromper en croyant que c'est en Russie qu'en moyenne, le plus grand nombre de mariages bâtifs se contractent.Pour revenir à l'arrêt de 1670, doi.t jo parle, jo ne sais combien de temps il est resté en force, dans combien de cas il reçut son application, ot si c'est la désuétude seule qui I's aboli.M.Sulte en connaît sans doute quelgue chose.Nous savons seulemert que c'était la coutume, chez nos aieux et nos uncdtres, de se marier bien jeunes, que les familles se divisaient à bonne heure ur en formor de nouvelles, qu\u2019elles étaient aussi ort nombreuses et que les bisaïeuls et Lrisaïeuls ne manquaient pas.Donc, rien d'étonnant que la population de ce qui forme maintenant la province de Québec, de quelques habitants qu'elle était du temps de Louis Hébert, se soit accrue à 2,500 âmes en 1663, 4 60,000 en 1760 ot A environ 1,600 000 en 1888 ! Mais ost-co que, dans cette croissance prodi- gieuxe, l'arrêt do Louis XIV, ou lo Présent du Roi, y est pour besucoup ou pour quelque chose ?Quin sabe ?Dana tous les cus, los temps sont bien changés wi, 4 cette époque, ln xen 'o perspective d'une somme de vingt livres, où environ trois piustres et vingt-cinq centins de notre monnuie, fut assez puissante pour fuire décider à 5e marier ceux qui ne l'étaient pus ! [| faut avouer, cependant, qu\u2019en effet les temps sont changés, que sous la première moitié des gouverneurs français l\u2019argent était fort rare dans In colonie, que l'on com- merçuit plutôt par échange de produits qu\u2019autrement, el que la possession du gracioux Présent du Roi devait être longtemps, pour bien des ménages, les xeuls sous vaillants de toute la famille, soigneusement conservés, Je suis à me demander toutefois si c'est de là que date l'invention des mariages d'argent ou si c'est seulement en relwant une vieille toi, d'il y a deux viècles, que l'idée en fut ravivée ?Ne pen- 8\u20acz-VOUS pus plntôt sournoisement au vieux nihil novune sub sole 2.Il me semble qu it existe de nos jours, et venant même de Notre T'-ès Gracicuse Sonveraine, Un acte statutaire, où autre loi, par lequel nne certaine somme d'argent est donnée aux fortunés pères de trois où quatre enfants à la fois, Mais st une telle loi existe, c'est plutôt à titre de compliment quo d'indemnité on d'aide : ce qui la ferait différer de l'arré de Louis XIV.fine faut pas perdre de vue, quant à l'autre partie de l'arrêt, que rousle régime lévlal d'alors, es honneurs rendus dons les éxlises étaient la suprême ambition des habitant«dans les paroisses, et que l'élit du roi sur ce point dut encore satisfaire grandement le goût des Canadiens.Sous ce rapport, son application dût être en même temps facile et difficile : fucile, car les mérites à récom penser ne fuisaient pus défaut ; difficile, car il dut causer beaucoup de jalousie et de rivalités.| En effet, les jugements des intendants ne mau-! quent pas sur l'observance et le maintien des | ordonnances quant aux rangs et aux honneurs que l\u2019on devait recevoir dans les églises, depuis le seigneur jusqu'aux plus humbles serfs, Los mots nuivants : «que par le Conseil Sou- vorain établi à Québec pour le dit pays, il soit fait une division sénérale de tous les habitants ar paroisses et bourgades » sont apparemment a première manifestation de la volonté du roi sur l'établissement régulier des paroisses, Je vois pourtant, à la date du 20 mars 1665, un règlement du conseil supérieur pour lo payement des dîmes par le propriétaire et le fermier.M.Laverdière dit aussi que c\u2019est on 1667 que le conseil décréts que les dimes ne seraient livrées qu'au vingt sixième.Kun 167%, vingt-cing cures avaient dejn été établies et pourvues de pasteurs, qui furent rendus inamovibles par l\u2019étit de 1679.Voici donc enfin le fameux arrêt de Louis XIV, donné sous le nom do son ministre Colbert, J'aurais bien pu en donner seulement une analyse des principales dispositions et colaaurant été plus court : mais on aimera sans doute à voir la forme de nos lois de co temps.Il ronforme aussi quelques vicilles expressions françaises qui pouront intéresser.ARRÊT DU CONSEIL D'ETAT DU ROL POUR ENCOURAGER LE MARIAGE DES GARÇONS ET DES FILLER DU CANADA, Le Roi étant en son Conseil, s'étant fait représenter les lettres et relations venues l'année présente de la Nouv -lle-France, autrement dit Canada, ensemble les états et mémoires contenant le nombre de Fran cois que Sa Magesté y à fait passer depuis quatre où cing ans, des families qui y sont établies, des terres qui y ont été défrichées et cultivées et fout ve qui concerne l'état lu dit pays, et Sa Mageste ayant reconnu l'augmentation considérable que cette colonie a teçne par les soins à s'elle en à bien voulu prendre ; an telle sorte qu'elle a lieu d'espérer, qu\u2019en continuant ces mêtnes soins, elle pourra être en état «lu se soutenir d'elle même dans quelques années, et voulant que les habitants du dit pays soient participants des grâces que Sa Magesté a faites à seu peuples ; en considération de la multiplicité des enfants et pour les porter au mariage, Na dite Magenté, étant en son Conseil, à ordonné et ordoune qu'à l'avenir tous les hihitants du dit pays qui suront jusqu'au nombre de dix enfants vivants, nés en légitime mariage, nt prêtres, ni religieux ni religieuves, seront payés cles deniers que Sa Mugesté envoyera au «dit pays, d'une pension de trois conts livres par chacun an.et ceux qui en auront douze de quatre centa livres: qu'à cet off, lis seront tenus de représenter à l'intendant de justice, police et finances, qui sera établi au dit pays, le nombra da leurs enfants au mois da juin où de juillet, chaque année, lequel, apres en avoir fait la vérification, leur ordonnera le payement des dites pensions, moitié comptant et l'autre moitié en fin de chacune année.Veut de plus Sa dits Magesté qu'il soit payé pur les ordres du dit intendant a tous las gamons qui se maricront à vingt ans et an de=sous, et aux filles a seize et au dessous, vingt livres pour chacun le jour de leur noce, ce qui sera appelé le présent du Roi; que par le Conseil souverain étahlin Québ \u20ac pour le dit pays, il soit fait une division générale de tous lax habitants par pa roisses et bourgaces.qu'il soit réglé quelques honneurs aux principa-1x habitants qui prendront soin des affaires de chacune bourg de et communauté, soit por leur rang dans l'église soit ailleurs ; et que ceux des hsbi- tants qui auront plus grand nombre d'enfants soient toujours préférés aux autres, si quelque raison puis sante ne l'empêche ; et qu'il -oit établi quelque peine pécuniaire, apphicable aux hôpitaux des lieux, contre les pères qui ne nuirieront point leurs enfants à l'âge de vingt aus pour les garçons et de seize ans pour lez filles.Mande et or lonne Sa Magesté au Conseil souverain étalili au dit pays de fair - régistrer, pulrier et exécuter ce présent réglement selon sa forme et tener: et au sieur de Courcelles, gouverneur et lieutenant général pour Sa Magesté au dit pays, de tenir Le main à l\u2019exécution d'iceltti.Fait au conseil d'état du roi, Sa Magest* y étant, tenu à Paris le douziène jour d'avril mil six ceut sOixanite-dix.\u2014(Nigné.Corseet.- \u2014 PAUVRE MILINE 7 NzE heures tintaient.: La pluie tombait avec violence, les Xk éelaivs de leur lumidre vive et ardente +\" sillonnaient, seconde par seconde, la == longue rue silencieuse et toute baignée, le tonnerre mugissant, mélait sa sinistrre voix à la sonnerie de In cathélrale les sevor ères voilés par la pluie ne projetaient aucune lumière.À l\u2019angle de la grande rue, sous un porche, Miline, la potite Miline, la robe courte, bien courte, toute déchirée, toute trempée, collée au corps, grelottait, les mains jointes, advessant à là-haut une prière.Pauvre petite! Elle avait tendu ls main tout le jour.et dans cette main maigre, décharnée, il n'y avait qu'un peu de sous, ne formant pas un franc.Et c'est qu'il tullait plus pour entrer.Lo grand\u2019mère malade, mourante peut-être, là-bas, dans en mansarde, avait besoin du pain, du feu, des remèles Malgré la pluie et l'obscurité, Miline attenduit toujours avec espoir, Il se pourrait que quelqu'un |passit, ait pitié d'elle.la secoure.Pout-être aussi, un retardutaire, un viveur, rentrera dans le bel hôtel où elle fait veille xur le seuil.Espérance, n'est-ce pas patience, courage ?Priant Dieu, elle attend.elle attend toujurs.Soudain, A travers le silon d'un éclair et le ronflement du tonnerre, elle perçoit des pas de chevaux retontir zut la rue sonore.Comme à ce bruit son courage we fait grand! Oh! elle va s'avancer vers lu voiture, elle l\u2019ar- réters, Sur lo pavé glissant, elle s'élance.elle court.Mais comme une vision, sans que la petite pat bégayer un appel, la voiture pussa, C'était la richesse frôlant la misère.Avec le bruit confus des roues de la voiture qui s'éloignait, son espérance n'étoignit faisant place au énonpoir.Pleurant, elle longe les murs.= 38 LE MONDE ILLUSTRÉ Le hasard la conduit dans uno ruelle, où ses pas mal dirigés la font tomber sur un corps près du fossé.Vivement, avec frayeur, elle se relève.Elle veut s'enfuire, mais ses pieds restont cloués au pavé.Qui donc la retient ?Ce n'est certes pas le pochard, car c'est un ivrogne qui ost ainsi étalé, Non! co ne sont que quelques pièces d'argent échappées du gousset trop garni de l'homme, Inconsciente, sans penser que c\u2019est un mal, un vol, elle s'empare de l'argent et se sauve.Maintenant qu\u2019elle à cet argent tant désiré, vos jambes ne se sontont plus de fatigue, et c'est tout d'une course qu\u2019elle entre chez lu grand'mère en disant joyeusement : \u2014C'est moi, grand'mère.On ne lui répond pas, Mais elle, toute pareille : \u2014C'est moi, grand'mère.Seul encore, le silence fuit écho.Inquiète, elle prend sur la cheminée une bougie, un bout de suif, jaune, sale ot I'allume.Tout d\u2019abord, elle ne voit rien.Ses yeux, habitués aux ténèbres, se ferment malgré elle au contact de la lumière.\u2014Tu vois, grand\u2019mère, dit-elle en s\u2019avangant vers le lit de la vieille, nous voilà riche\u2026 J'ai beaucoup d'argent Et comme preuve à son dire, elle fuit sonner les pièces d'argent dans sa main.\u2014-Allons ! grand'mère, réveille toi donc pour voir ma joie ajouta-t-elle en poussant la vieille.Mais comme celle-ci ne remue pas, Miline, par un mouvement instinctif, amène la lumière vers le visage de sa grand'mère.La vieille était pâle, d'une pâleur effrayante.Miline, troublée à cette vue, se recule, Hésitante, ayant peur, elle se rapproche ct, sans l'avoir voulu, sa main rencontre la chaire froide de la mort.À ce toucher, Miline jotte un cri, long, effrayant, et tombe à la renverse, tand:s que la chandelle éteinte et les pièces d'argent vont, en roulant, s\u2019enfoncer sous le lit.Les voisins accourent.On relève la petite.\u2014À genoux, cria celui qui avait posé l'oreille sur le cœur de l'enfant.Et pendant que l'âme de Miline allait rejoindre celle de sa grand'mère, on pria.A AN LES MANGEURS DE CHAIR HUMAINE Dans la dernière seance de lu Société d'anthropologie, a Paris, a eu lieu une discussion fort intéressante sur le cannibalisme et l'anthropophagie.Car il y & encore des cannibales ot des anthropophages.Dans les îles do l'Océanie, parmi les populations de l'A mérique du Sud.dans l\u2019intérieur de l'Afrique ou sur son littoral.existent encove un certain nombre de peuples qui ne cachent point leur goût pour la chair humaine.La détermination des causes qui ont provoqué ou qui maintiennent encore ces barbares coutumes, est du ressort dos études anthropologiques.La première de ces causes, la plus fréquente, somble être la disette, I est certain que par suite des angoisses do la fuim nombre de populations deviennent anthropophages par occasion.Cependant, suivant le degré moral de ces peuples, la résistance avant d'arriver &1 meurtre pour assouvir la faim est plus ou moins longue.Chez quelques-uns, par exemple, cette résistance est pour ainsi dire nulle, et les vieillards, les intirmes, les femmes sont sacrifiés par lu seule crainte de lu famine : on veut ainsi diminuer le nombre des bouches à nourrir.On congoit ue, dans ces conditions, la mort d'un ennemi ou \u2018an voyageur soit pour la tribu une véritable aubaine, Les Canaques de la Nouvelle-Calédonie ont autrefois légendaire.On accueait les enfants de tuer leurs vieux parents pour les dévorer.Autrofois, les naufragés qui avaient le malheur d'être jotés sur ces rivages étaient mis à mort sans pitié et servaient à d'horribles festins, Dans les premiers temps de l'occupation fran- gaine on n dû faire de terribles roprésailles pour |: vonger de malheureux colons onlevés et dévorés par los Canaques.Actuellement, les cas d'anthropophagie on Nouvelle Calélouie sont oxtré- mement rares, Cependant, los déportés prétendont qu'un cortain nombre des leurs, inscrits comme évadés ou disparus, pourraient bien avoir été mangés par les Canaques.La crainte des Canaques est, puraît-il, assez grande pour empéchor bien des évasions de forgats dans l'intérieur de l\u2019île.Parfois, l\u2019anthropophagie a un caractère religieux ; c'est une sorte de sacrifice accom pagnant une cérémonie du culte.Dans les Îlos Niti, l'inauguration d'un temple est toujours accompagnée d'an grand banquet de chair humaine.Il y a pou d'annéos, aux îles Marquiees, la mort d'un chof était suivio do scènes de canni- Lalisme ; cela faisait partie «le la cérémonie funéraire.Ie pationt était désigné par lo prêtre ou pris à une tribu voisine, ** Conduit au lieu du supplice, dit un voyageur, il ne montrait d'ordinaire sucun signo de faiblesse, il était fier parfois do remplir un rôle aussi grand.Habituellement surpris à l'improviste, il était tué sans s\u2019en aporcevoir, On cou chait ensuite son corps sur une pierre, et son sung élait soigneusemont recueilli.Le cadavre, cuit on entier sur des cailloux rougis au feu, était dépecé Les prétres, les chefs ot les vieillards étaient seuls admis à cot étrange festin.Puis, le crâne de la victime servait de récipient aux indigènes privilégiés.qui buvaient le \u201c kana \u201d enivrant dans cette coupe étrange.\u201d Aux îles Salomon, on immolait des victimes lors des grands événements, pour apaiser la colère divine, en tomps de fléaux ou d'épidemie, par exemple, ou pour célébrer une déclaration de guerre et scellor un traité de paix.Un autre motif assez fréquent d'anthropophagie, est la vengeance.Nombre de peuples sauvages trouvent que leur haine n'est satisfuite que s'ils ont mangé de la chair de leur ennemi es exemples sont nombreux de fustins de canniba- lime dans lesquels les prisonniers de guerre ou les ennemis tués pendant le combat sont mangés par les guerriers dans un festin solennel qui sanctionne, pour ainsi dire, la victoire.En Afrique.on rencontre encore ces barbares coutumes chez les Achantis, los Niam-Niam et un grand nombre de populations guerrières du centre.Et même dans ces régions on a soin de conserver les prisonniers quelque temps et de les soumettre à un véritable \u201c gravage \u201d pour les avoir beaux et gras, En Océanie, aux [les Marquises, aux Iles Salo- mon, à Tahiti et aux Nouvelles-Iébrides, les prisonniers et les morts ennemis étaient également mangé-.Les hommes de guerre souls étaient admis à ces orgies.Ce genre de cannibalisme s'explique aussi par cette croyance assez généralement répandue chez les Hauvages que, cn mangeant d\u2019un ennemi, on acquiert ses forces, ses qualités, son courage.Le cœur à ce point de vue est particulièrement estimé.Chez d'arntres peuples, c'est l'œil droit Pour d'autres, c'est le cerveau : tel est le cas des Negritos de Bornéo et de Luçon.Les affreuses coutumes du cannibalisme et de l\u2019anthropophagie sont déjà bien moins fréquentes actuellement qu'elles no l'étaient il y à un demi siècle.L'évolution morale s'effectue même chez les sauvages los plus arriérés, Il y n donc lieu de croire que, sous l'influence du contact de lu civilisa ion, colles continueront à diminuer et finiront, dans un avenir relativement prochain, par disparaître complètement.- \u2014et o \u2014Les enfants : \u201c Monsieur Jean Baptiste, je vous y prends encore ! Pendant mon absence vous avez bu un verre de Malaga I\" Non, papa, ce n'est pas moi.été de véritables cunnibales.Leur cruauté était, C'est un biscuit \u2018qui l'a tout bu.\u201d \u201cEt ce biscuit, où ÉTYMOTOGIE PORTUGAL E Portugal était connu dos Romains sous le nom do Lusitanie.Sos premiers habitants savaissent avoir été d'origine celtique.Vers \u2018an 195 avant Jésus-Christ, ils furent attaqués par les Romains, Quelquefois vainqueurs plus souvent vainc is, ils furent définitivement au pouvoir de Rome en 140 avant Jésus Christ.Soixante ans plus tard, on 80 avant Jésus Christ, Sortorius se rendit indépendant Vinrent ensuite les invasions des Vandales, des Alains ot des Sudves.Demeurés souls maitres du pays ces derniers fondèrent un Etat qui s'absorbs dans colui des Wisigoths, et dont les Arabes s'emparèrent lors de leur première invasion de la péninsule espagnole.Du IXe au XIe siècle, 1a région entre ls Tage et le louro fut le théâtre d'une uerre op'niâtre entre les Arabes ot les Goths, petit pays situé au nord du Douro et au sud du Minho prit alors le nom du comté d' O' Porto ou Porto-Call, Alphonse VI, roi do Castille, invostit Henri de Bourgogne, arrière petit-fils du roi Robert de France, de ce comté, en 1095.Henri de Bourgogne chassa los Arabes de ra principauté et choisit O' Porto ou Porto-Call pour sa résidence.C'est de cette ville que le Portugal a tiré son nom, Hxcror Sgrvapkc, + poh LA SCIENCE AMUSANTE Une manière de voir ve qui se passe derrière un mur \u2014Voici un jeu des plus scientifiques, ot qui ne demande qu'un opérateur muni d'un bol, d\u2019une pièce d'argent et d'un pot d\u2019eau.Los spec- tuteurs pouvent être, aussi nombreux que l'on veut.Dans le bol encore vide on jette la pièce, et tout le monde la voit ; mais ai on prie la compagnie de s'éloigner un peu, bientôt les bords du vase lui cache la pièce.C\u2019est le moment où elle doit s'arrêter, et attendre l'évènement.Pour le produire, l'opérateur verse son eau limpide dans lo bol.Qu'arrive-t-il ?Dès que le niveau est assez élevé, la pièce reparaît aux yeux émor- veillé= des spectateurs qui n\u2019ont pas bougé ; elle semble s'être élevée et flotter dans le liquide, fait absolument contraire aux habitudes de toutes les monnaies du monde.La cause de cet effet mystérieux, c\u2019est que le rayon visuel s\u2019est brisé en rencontrant l'eau, qui est plus dense que l'air ; il est abaissé dans le liquide, et a été trouver la pièce.Ce phénomène s'appelle la réfraction.Nous sommes témoins tous les jours do ses effets, sans Ÿ attacher d'importance.C'est lui qui fait voir, risé, le béton que l'on plonge dans l'eau, qui oblige le harponneur à viser dans l'eau, en dessous du point où il apergoit le poisson ; c\u2019est lui encoro qui nous fait voir le soleil, quelques instants avant qu'il ne soit levé réellement Enfin, dans un autre ordre d'idées, c\u2019est à lui que l'on doit l\u2019idée de la famease longue-vue courbe, destinée à voir au-dessous de l'horizon ; et qui, si elle est assez puissante, pe.raettra à l\u2019observateur est-ll 77 + Pour le punir, je l'ai mangé ! \" de voir directement son propra dos, » r LE MONDE ILLUSTRE LA MODE PRATIQUE A PROPOS DK MARIAGE Pour répondre à plusieurs lettres qui m'ont été adressées à ce sujet, je donne les indications suivantes qui pourront intéresser tout le monde en mêtne temps que satisfaire mes correspondantes.Le gant de peau, même en été, sera toujours plus correct que celui de soie ur assister à la cérémonie.Cependant, orsque ce dernier est trés beau «de qualité et bion long, il constitue une élégance et peut être almis.Au grand diner, une jeune fille pique si elle le désire, des fleurs dans sa chevelure, pourvu toutefois que cet ornement ne vise us au panache, et qu\u2019il soit composé de ours jeunes, c\u2019est-à-dire «'églantines, de marguerites ou paquerettes, de bluets de myosotis, etc., ote.Avec une robe crème, comme chaussure le mieux est le bas de soie ou de til «d'Ecosse loutre avec les souliers inodé- rés.Tous les chapeaux vont avec cette toilette.On peut toujours faire un cadeau à la mariée méme quand on n'est pas demoiselle d'honneur.i Une jeune amie peut offrir le gracieux travail de ses mains, quand elle est ha bile en jolis ouvrages.Mais si son wdresse est très ordinaire, il vaudra mieux choisir an présent acheté.| _.Eu ce qui conserne la inaiiée, voici ce que j'ai à dire au point de vue économique : il vaut mieux acheter «es souliers de peau blanche que de satin, «- r après la cérémonie on les vernit soit n mordoré au en no r, et ils font encore un long usage.le livre, que l'on at és beau à présent, qui reste en souve dans le ménage, s'achéte ou se donne rarement relié en blanc.On préfére les éditions à euluminure, genre inissel, re- licure janséniste.On lui met une chemise de moire ou de +atin blanc pour le- jour du mariage.Ensuite on s'en sert découvert pour aller à l'église aux jours de cérémonie.Ces conseils s'appliquent naturellement aussi aux prem'eres com - muniantes.Quant à la robe «de la mariée.je reconnais deux systèmes également bons : celui de dépenser trés peu en se disant que cette toilette ne sera mise qu\u2019une fois, ou celui de faire tres beau et d'utiliser par la suite soit au bal, soit à la ville, en faisant teindre les étoftes.Question de budget qui regarde chacun.COUSINE JEANNE, > CHOSES ET AUTRES \u2014 Le Canada fournit a présent plus de moutons pour le marché de Boston que t'importe quel état de l'Union.L'Allemagne paye vingt millions de piastres par aunée pour l'entretien de la famille impériale.Le Sultan de Turquie coûte quinze millions de piastres à son peuple par année.La Cour la moins dispendieuse de l'Europe, eu égard à l'étendue et à la richesse du pays, est velle de l'Autriche.\u2014Un Anglais, qui avait consacre «dix millions de piastres à nourrir et à vétir les pauvres de Liverpool, eut un jour la fantaisie cle se cléguiser et dde circuler parmi ses protégés, et il eut bientôt ne- quig la certitude que ceux-là qui ne le crapaient pas fou tout net étaient convaincus.qu'il était en bonne voie de le devenir.\u2014A Vienne et dans les principales villes d'Autriche, les rues sont désertes «lès 10 heures du soir.Une loi autorise le concierge d'exiger une taxe de 4 cents detoute personne qui entre au logis après cette heure.Les théâtres se fer ment à 9h.45m.afin que l'auditoire suisse rentrer chez lui avant l'heure ; il en est ainsi des cafés, et l'habitude a pris des racines telles qu'il est bien rave de prendre un Autrichiena payer I'amende.\u2014De toutes les langues du globe quelle est lu plus répandue ?La langue chinoise, répond sans hésiter lo professeur Kirdhhoff, de Halle.(\u201cest l'une des plus anciennes, et la plus parlée.Il résulte des recherches du professeur de Halle que 400 millions de bouches la préfèrent.Après le chinois, leu idiômes les plus répandus sont l'hindoustan et l'unglais, chacun 100 millions ; le russe, 70 millions ; I'sllemand, 57 millions, le francais plus de 48 millions, et I'espagnol environ 47 millions.\u2014 Voici comme nt, raconte-t-on, se de chirent, à \u2018l'aiti, les traités amoureux.Une brouille survient, !a jeune fille xé- pare une fleur en cleux, jusqu'au centre, et l\u2019envoie à celui qu'elle aime encore.Une des parties «de lu fleur représente la femme, l\u2019autre figure l\u2019homme : lu division signifie qu'il sout désunis momentanément, mais qu\u2019ils tiennent tou- Jours par le cœur, Ni le jeune homme désire regagner la faveur de ln belle, il met cette fleur duns ses cheveux: ir uis s'il complète la séparation commencée, cela veut dire qu'il n'a plus d'amour et qu'il reprend sa liberté.\u2014l'n arbre aux feuilles tricolores que l'on devrait essayer d'acclimater en France, ne fut-ce que par patriotisine, a été «découvert dernièrement dans l'Amérique Centrale.Les fouilles de vet arbre sont blanches le matin, rouges à midi, et bleues le soir.M.Ilenvi Boiteux, dans une correspondance adressée au Journal de Commerce de Rio Janeiro, &ssure qu\u2019il posséde dans ra maison de campagne de Tijuca, grande province de santa Catharina, à dix lieues au nord de Destero, plusieurs de ces arbres, vulgui rement appelé fleurs d'erreur flot de engano » ; ils fleuiis:ert habituellement de septembre à novembre.En janvier, y ortent des semences, dont que'ques échantillons ont été envoyés à Rio de Janeiro.\u2019 Une offre extraordinaire a tous ceux qui déstre de l'emploi Nous avons besoin d'agents actifs et éner- iques dans tous les comtes des Etats-Unis et du anada, pour veudre un article breveté, (qui vosséale de grunds inérites ) sur ses mérites.n article ayant ane grande vente, rapportaut plus que 100 pour cent de profit, n'ayant pas de competition, et pour la veute duquel l'agent est protégé d'une manière exclusive que nous donnons pour chaque comté qu\u2019il obtient de nous.Avec tous ces avantages et par le fait tuêtme que c'est un article qui peur etre vendu à tous les propriétaires de maisons, il ne serait peut-être pas nécessaire de faite une offre extraordinaire nos ageuts pour en obtenir de bous de suite, mais nous avons resolu d'agir de la sorte, afin de montrer non-seulement notre confiance daus les mérites de notre invention, mais dans la stabilite pour aucun agent qui en poussera la vente avec energie.Nos agents qui travaillent maintenant gaguent de $150 à Hoo per mois au-dessus de eam depenses, et ceci Nous encourage à faire notre offre à tous veux qui n\u2019ont pas d'emploi.Tout agent qui voudrait doguer un essai de trente jours à nos uifiuires et ne réussin pas à faire $S10U AU DKssUs PK TOUTES SES DE- lRNsKs, pourra nous renvoyer tout ce qu'il v'aura pas vendu et nous lui remettrons l\u2019argent qu'il a payé pour.Il n\u2019y à personne qui emploie des agents qui ait osé faire de tels of- | fres, et nous ne le ferions pas, si nous savions, (lie nous avous des agents qui font le double de ceci.Nos grands circulaires descriptifs expliquent notre offre au lung et nous désirous euvoyer ceux-ci à tous ceux ui sont sans cm- ploi et qui uous enverront trois timbres de 1c pour fruis de poste.Envoyez de suite et retenez l'agence eu bou temps pour les affaires vt mettez-vous à l'œuvre dans les conditions nouwvées daus notre offre extmordinaire.NaATIONAI.NUVELTY Co., 514, Swithfield St, Pittsburg, I's À Abonnez-vous au MONDE ILLUSTRE, le seul journal français du genre en Canada.VICTOR ROY, ARCHITECTE No 26, rue Saint- Jacaues, Moutreal Frat Los Ill =.complet Etats-Unis, contenant 8 de texte et 8 de gravures.Prix d'abounement : un an, $4 : aix mois, $2.S'adreuser aux Nos 53 et 65, Park Place, New-York (E.U.), , X Quelque chose de nouveau à Montréal -\u2014 {===> UN MAGASIN DE VAISSELLE A UN SEUL PRIX PRIX TOUS REDUITS ET UN SEUL PRIX DEMANDE Service à diner, 103 pièces, $11, avec soupière.UN BON MARCHÉ Mes Services à thé de 82.75 peints à la main, n'ont jamais été égalés, Mes Lampes en Cuivre suspendues de toutes couleurs à 82.75 surpassent de beaucoup toutes le autres lampes de Montréal.Nonyez donc que nous vendous une lunpe portatere complète pour 17.AU CENTRAL CHINA HALL L.Deneau 2023, Montreal, 21 Avril 18sx, L'assemblée générale aunelle des action- aires, aura lieu au Bureau de la Banque, MERCREDI, le VINGTIEME jour de JUIN prochain, i UNE heure P.M.l\u2019ar ordge du Bureau, (Signé) A.de MARTIGNY.Caissier, RUE NOTRE-DAME s- N'oubliez pas que chaque copie du MONDE ILLUSTRE peut gagner de 31.00 à 350.00.SIROP Anti - Bronchite C\u2019est le vrai spécifique pour les personnes attuquées des Bronches.Il dégage infaillible tent et aisément le foie «t les poumons ; 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Terrace get 40 LE MONDE ILLUSTRE RECREATIONS DE LA FAMILLE No 386, \u2014KN10MR Oui, quoique sur ma tite ou cogue, Et qu'on me frappe sans vergogue, Je suis utile, assurément.Toute l\u2019année, une cohorte Des benogueux ouvre ma porte, Pour me demander de l'argent.Si je ne suis pas dans un drame, l| ne sers qu'un corps sans âme, L'auteur le sait parfaitement, Mais ai, par moi, l\u2019auteur prospère, Pour le soldat, c'est le contraire, Car il me hait subséquemment.Quand sous la peau je we presente Et que la guérison est lente, Je fais soutfrir horriblemeut.Un trouvers (drôle la chose) Que, grèce à la métamorphose.Je ravigotte au aliment.No 387.\u2014CHARADE C\u2019est mou Dernier toujours qui produit mon { Premier, Mon Premier «ui souvent futigue mou Dernier, Et mou Entier toujours qui, grâce à mou | Premier, Pour atteindre plus haut seconde mon Dernier.SOLUTIONS : No 382.\u2014T A B A C A B 1 M FE B | L A ON AM A NT ç E ON T S No 433.\u20141æ mot est : Sus-persiou No 384.\u2014Napoléon Bouaparte No 385.~Le mot est : Silence ONT DEVINE: Ninette, St-Hyacinthe, Alfred Gmvel, Levis; Madume R.Koy, Ottawa; Mlle Eugenie Cinq-Mars, Georges Facé, Montréal ; Edouard de S.Laterrière, Lévis ; Sphinx, Valleytield.8\" Abonnez-vous au MONDE ILLUSTRE, le plus complet et le meilleur marché des journaux littéraires du Canada.Htablie en 1870.\u2014\u2014} Nousavons le plaisir d\u2019 annoncer que nous avons tou- Shi jours en magasin les articles jl suivants : Les triples extraits culinaires concentrés de JUN AR Huile de Castor en bouteilles de toutes grandeurs.Moutarde Française, Gly- M verine, Collefortes.Huile d'Olive en § pintes, M pintes et pots.Huile de Foie de Morue, ete, etc.10-RUE DE BRESOLES-\u201410 (BATISSES LES SŒUkS) MONTREAL * Bois pauvre pèlerin, bois de cette eau, car elle est de St-Léon et guérit de tous maux.° MONTRÉAL, le 8 Mai 1888.A.POULIN, ker.Gerant Cie d'Eau de St-Léou, Montreal.Cher Monsieur, Ou me donue beaucoup «le plaisir de cons- Later que je me suis servi récemment ce l'Eau de St-Leou en suivant les directions 1mpri- tuées) et j'en ai rensenti le plus graud bénéfice.D'après mou expérience je puis recommander consciencieusetnent cette Eau comme étaut indispensable, Bien a vous, 1, MACDIARMID The London [Hustrated News (discs caine) journal illustré, publié à New-York, coutenant 12 puges de texte et 10 de magnifiques gravures.Abonnement : ÿ4 jar année ; mois, 82.50 ; 3 mois, 81.25 ; le numéro, 10 cents.S'adresser : Potter Building, Park Row, New-York.PE PERFECT FORM OF CON 0 OD OHNSTON'SLUID BEEF ae ai RCE CENTRATE D \u2014 Mure GRANDE REDIICTION A LOCCASION DE LA FRTR-DIEU ! 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