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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 5 juin 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1886-06-05, Collections de BAnQ.

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[" MONDE ILLUSTRE ?- \u2014 - = \u2014\u2014 come \u2014_\u2014\u2014 = * = more 8ème année, No 109 \u2014 Samedi, 8 juin 1888 J | = ABONNEMENTS : Bureaux : 80, rue St-Gabriei, Montréal LE No.5 CENTS i Six mois: $1.80.\u2014 Un an: $3.00 -\u2014 \u2014 LT \u2014-\u2014 - 7 PISTE IE = cr rer am me \u2014 i2= \u2014_\u2014 Hor \\ 4 24 = * 2 3 A 7 +7 ES i = pu t Ps N i SE a | \\ 3 à Nes ren i | Les esters É + rt a ZA Fay er.ak 1 Let se as 4, x oy: WE oF ps va pe ile\u2019 had Tp ae ê J A i i \"8 = NG © | J b) N So \u201cv \u20ac = = a.ts 22 $ > 9 hd ie ae 2p &n Lu ESS re =\u2014= T3 = Rao = SEE 4 EH E34 4 0 L'ASCENSION CUIR MATOS TORRE ey ee 34 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE Montréal, B juin 1886 SOMMAIRE Texts : Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014Ceux que nous avons perdus, par l\u2019aul Jaffite \u2014Un drame à Tomsk.\u2014 De la beauté.Poésie : Le curé de Bazeiile, par Paul Deroulède.\u2014Près d\u2019un berceau \u2014Le charbon remplacé par le gaz \u2014Un conseil par semaine.\u2014 Récréations de a famille.\u2014Rébus \u2014Feuilleton : Les deux Sœurs (suite.) Gravures : L'Ascension.\u2014Le Merle.\u2014 Gravure du feuilleton \u2014Un drame à Tomsk \u2014Rébus.Primes mensueles da \u201c Monde Tg 1re Prime .880 Ime + .25 sme + .13 éme 4% .10 Sme .a Gme .4 Tme * .3 Sme .v 86 Primes, à 81 .A 86 94 PRIMES 8200 Le tirage se fait chaque mois.dans une saile pus blique, par trois personnes cheisies pari\u2019assemblde, Aneune prime ne sers payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.PRIMES MENSUELLES VINGT-CINQUIEME TIR\\GE Le vingt-cinquième tirage des primes mensuelles du MonpE ILLUSTRÉ (numéros de Mar ), aura lieu lundi, le 7 juin, à huit heures du soir, dans la salle de conférence de Lu Patrie, 35, rue Saint- Gabriel.Ie tirage se fait par trois personnes Le public est instaro- Entrée libre.choisies par l'assemblée.ment invité à y assister.Es ENTrrRE-NoOUS E24 = I pe 122° SN E viens de lire un récit qui m'a fait dresser + les cheveux sur la tête.Jean Mistral, qui avait été détenu pen- = dant plusieurs années dans l'asile des aliénés de Montpellier (France), a été remis en liberté en vertu d\u2019une ordonnance judiciaire.Sa fortune, avec les intérêts qui se sont accumulés depuis qu'il a été interné l'asile, s'élève à 65,- 000,000 de francs.Cet homme est aujourd'hui à la recherche de sa femme, et l\u2019histoire de sa vie est bien triste.En 1835, la famille de Mistral réussissait à chasser de France la femme de ce dernier, parce qu'elle avait refusé d'accepter une pension et se faire passer pour une personne de mauvaise vie.Les parents de Mistral voulaient faire annuler le mariage de leur fils.Ce malheureux, bien qu'il soit parfaitement sain d'esprit, paraît bien plus âgé qu\u2019il ne l'est réellement, son séjour à l'asile a altéré sa santé, Lorsqu'il a été amené devant le tribunal, il a été démontré que la réclusion dans la maison de santé n\u2019était pas justifiable.Il avait épousé, dans sa jeunesse, sans le consentement de sa famille, une jeune actrice, et ses parents refusèrent de lui servir une pension.Pendant quelque temps, les appointements que sa femme touchait à l'Opéra suffirent aux besoins du ménage, mais plus tard, ils furent forcés de se faire musiciens ambulants.La femme de Mistral consentit enfin à se séparer temporairement de on mari, avec l\u2019espoir que celui-ci se réconcilierait avec sa famille.Aussitôt que Mistral se rapprocha de ses parents, ceux-ci le firent enfermer dans une maison de santé, Il n'a point revu sa femme depuis son arrestation, et aujourd\u2019hui qu'il est entré en possession de sa fortune, il fait des démarches pour la retrouver.#,* Ainsi, ces choses-là peuvent arriver.Il peut se faire que dans le pays le plus civilisé et le plus savant, on emprisonne un homme sous prétexte qu\u2019il est fou, et le malheureux y passe vingt ans de sa vie, sans que personne ne s'inquiète de lui, sans qu\u2019un jour, un seul jour, on vienne douter de la folie de ce reclus qui, cependant, jouit de toute sa raison.Cela peut vous arriver, à vous, à moi, à n'importe ui, Est-il possible de se figurer ce qu\u2019un homme, victime d\u2019une pareille erreur, doit souffrir, loin des siens, de ses amis, de tout ce qui lui est cher, rélé- gué loin du monde, dans une maison où, pour comble d'horreur, il ne rencontre que des idiots et des insensés.Pendant vingt ans il ne cesse de répéter qu'il est sain d'esprit, tous les jours il réclame la liberté, le soleil et le droit de vivre : on ne lui répond que par un haussement d'épariles Où Un sourire ironique.Il entend murmurer constamment autour de lui : \u2014Celui-là est atteint d\u2019une folie douce, qui consiste à soutenir qu'il n\u2019est pas fou.Si, pris d'un accès de colère bien légitime, il s'emporte et menace de briser sa prison, vite on lui met la camisole de force et on lui applique des douches.*.* Oui, ces choses arrivent.L'aventure de Mistral en est la preuve, et moi- même j'ai été témoin d'un fait étrange, du même genre, !l y a plus de vingt ans.C\u2019était dans une petite ville du nord de la France.Un jour, au diner, on vient annoncer à mon père qu\u2019un courtier, que nous connaissions bien, venait d\u2019être interné dans une maison de santé.\u2014J.est fou ?et depuis quand ?\u2014I11 paraît que cela date déjà depuis quelque temps, mais ce matin il a eu un accès de fureur, il a brisé des meubles chez lui et menacé sa femme de la tuer.Le pauvre [.était bel et bien coffré, et bientôt on n\u2019y pensa plus.Un mois plus tard, mon père, qui n'avait plus parlé de cette affaire, dit à ma mère : \u2014J.n'est pus fou.J'ai observé depuis un mois, et je suis convaincu qu'il y a là-dessous tout un drame de famille.Sa femme est une coquine, et je vais le prouver.Le soir même, il partait pour la localité où se trouvait la maison de santé.A son arrivée, on lui apprit que J.s'était évadé le matin, en chemise, mais qu'il avait été repris, et qu\u2019en ce moment on était en train de lu appliquer quelques bonnes douches pour le calmer.\u2014M.le directeur, je vous prie de faire cesser le supplice que l'on fait subir à ce malheureux.Il n\u2019est pas fou.\u2014Pas fou ! un homme qui se sauve, et en ch - mise encore.Allons donc ! \u2014-JI n\u2019est pas fou, et se fut-il évadé sans chemise, qu\u2019il n\u2019en serait pas plus insensé pour cela.Une conversation sérieuse s'engagea ; le directeur fut mis au courant de tous les détails intimes de la vie du pauvre diable que l'on fit venir.Il faillit s'évanouir en apprenant que mon père savait tout.Il raconta qu\u2019en effet sa femme le trompait, et que c'était À la suite de la découverte de son malheur, qu'il avait menacé la misérable de la tuer.Aussitôt, le complice de l'infidèle, qui était médecin, avait fait les démarches nécessaires pour le faire interner.Il n'avait pas voulu faire ces révélations, afin de ne pas afficher son déshonneur, et par pitié pour son fils, un enfant qu'il adorait.Il avait cherché à sortir de l'asile afin de gagner la Belgique, décidé à ne plus revenir en France.On le remit en liberté deux jours plus tard, mais la découverte que l\u2019on avait faite se répandit comme une trainée de poudre, et à son retour il apprit que sa femme et son complice s\u2019étaient enfuis.Que serait devenu le malheureux interné, si un homme de cœur ne s\u2019était pas nccupé de lui et ne l'avait délivré ?Il serait peut-être encore enfermé, il serait devenu maintenant fou ou aurait succombé à la peine.*,* Je sais bien que ces cas là sont très rares, mais enfin, il suffit qu\u2019il y en ait un seul pour qu'on soit persuadé de la nécessité de prendre les plus grandes précautions pour en empêcher le retour, Parfois la constatation de la folie est assez diffi cile, surtout quand il s'agit de manies spériales qui ne deviennent évidentes qu'en certaines circonstances.Il y a quelques années, feu le juge Loranger, accompagné de quelques amis, visitait l'asile de la Longue-Pointe.A peine était-il entré, qu'un malade, qu\u2019il avait bien connu autrefois, vient À lui, lui serre la main et se met à causer de l\u2019air le plus naturel du monde.Pendant tout le temps que dura la visite, il parla de différentes choses, s'enquit de la santé de ses amis, parla de politique, de littérature, de science, avec un bon sens, une sûreté de jugement extraordinaire.Ses auditeurs en étaient tout étonnés.Il lut dans leur regard ce qui se passait en eux, et dit : \u2014 Vous fais-je l'effet d\u2019un fou ?et ne croyez-vous pas qu'il est vraiment inhumain de me retenir ici, avec ces pauvres insensés.De grâce, mon ami, mon cher juge, usez de votre influence pour me faire sortir d'ici.Il y avait trois heures que l\u2019on parlait, et vraiment c'était à croire que les médecins s'étaient trompés en déclarant qu\u2019il était privé de sa raison.Il reconduisit les visiteurs jusqu\u2019à la porte et prit congé d'eux en disant : \u2014 Ainsi, je compte sur vous, juge, vous me ferez sortir bientôt, vous aurez fait une bonne action et vous en serez récompensé.Je vous réserve une place à ma droite, car je suis Jésus-Christ ! Crac ! la machine venait de se détraquer.Il était bien fou.*,* On sait que les ivrognes fournissent la plus grande quantité de fous.Est-ce À dire que l'intempérance conduit à la folie ?Oui et non.Un savant aliéniste, dit en effet : \u201c S'il est vrai que l'ivrognerie est souvent la cause de la folie, il faut reconnaître aussi que le penchant À l'intempérance est le résultat d\u2019un défaut d'équilibre du cerveau et que les personnes qui souffrent de cette affection cherchent un remède dans ies stimulants.\u201d L'usage des narcotiques et l'abus du tabac, sont des causes fréquentes de folie.Comme conséquence du principe prôné que l\u2019ivrognerie entraine la perte de la raison, nous voyons que les pays froids, où l\u2019un consomme beaucoup d'alcool, figure en tête des tableaux de la folie.La grande Bretagne a 79,000 four, sur une population de 30 millions d'habitants.La Suède : fous 5,000 ; population 2,600,000.La Belgique : fous 7,000 ; population § millions.La France : fous 50,000 ; population 38 millions.Je n\u2019ai pas les chiffres du Canada, et du reste, nos statistiques sont si négligées, qu'on ne peut guère s'y fier.Comme je ne voudrais pas être taxé de méchanceté envers mon propre pays, je vous donnerai comme exemple d'exactitude, les statistiques du Nord-Ouest : On lit en effet dans ce document officiel : \u201c Hommes de profession, 1,100, et plus bas pour expliquer ce nombre ; gendarmes, 750.\" Du moment où les gendarmes sont des hommes de profession, je n\u2019ai plus rien A dire.Dans une autre page : journalistes et hommes de lettres, 2 ; et ailleurs, journaux 5.Il y a donc trois journaux qui ne sont rédigés ni par des journalistes ni par des hommes de lettres ! Par qui, alors ?Par les gendarmes, peut- être ! Vous voyez le cas qu\u2019il faut faire des chiffres du gouvernement.*,* Ces mots de folie et de Nord-Ouest m\u2019amènent naturellement à penser à ce malheureux qu\u2019on à exécuté, il y a six mois.re PTE PE a 5PES ERAT Ap AT ae LE MONDE ILLUSTRE 36 Six mois et quelques jours à peine se sont écoulés, et le cercueil du pauvre patriote vient d'être remis en partie à découvert pour permettre de placer à côté une autre bière.Le bruit des coups de pioche a réveillé le mort qui venait de s'endormir.\u201c Que me veulent donc encore les vivants ?Après tant d\u2019outrages et de hontes, vient-on chercher mes os pour les disperser et leur infliges une avanie de plus ?Les vampires ont pris tout mon sang, laissez-moi dormir, vous n'aurez plus rien à dévorer.Je n'avais que mon cœur et je l\u2019ai donné 2 mon pays.Vous qui m'avez refusé la liberté de vivre, ne pouvez-vous au moins respecter mon dernier sommeil ?\u201d C'est une visite qui t'arrive, mort! Le ver va avoir une nouvelle proie, et toi une compagne.Celle qui vivait de ta vie est morte de ton supplice.Vous allez partager encore la même couche, le même lit va vous recevoir.Riel, c\u2019est la mère de tes fils qui vient reposer près de toi ! -=.00000S 110000090000 0100000902 £ >a, gy ) & o PAY] À RN Ï d a FER | ÿ = 5 \\ ( BR y 4 f 7 ine 4 3 NG 1 7) I ÿ Tedd =] Wi wi #74 a4 A Na = = \u201d LT \u201d v PEL ML 1 4 VA J hy 4 4 7 Cu N +2 her 7 1 mi 4 4} J 4 oll 3 25 7, 4; 4% KY, = Hi Vs / 77 7 er as 7 x by ov, & %.7 ne 0 7 .\u201cfh 2 ; b \u201cfa, Xa i Le +, 7 PB LS ay au él d, id [fags Dan 5 0% 2% 7 \u201cth a \u201c a & (7 od ° 7/9 x gi Pig of A > A 7 JA ~ x ri > b/ 7, oh A Rod F ~ gr 1 foi ols da ; Get] 4.Ce 0 pay 2 Z Ke Es, 7 lh, Aa 4 LE A e CEE \u201d A Uk 62 vert 1 A, Pos AS AY x A 6 7 4 So, yi LÉ I CAES or A A fb A 7 4 J Ga Wa | x Ha +7 dd KE.ASI.pi PRLS a. LE MONDE ILLUSTRÉ 37 \u2014 LA DÉPORTATION EN SIBÉRIE UN DRAME A TOMSK #75%e N a appris récemment par les journaux CIR sibériens le récit d'une lamentable histoire, NOM( nouveau et dramatique chapitre à joindre à ceux du roman nihiliste.On sait que les déportés en Sibérie se composent de deux catégories bien distinctes : les condamnés politiques\u2014conspirateurs russes et patriotes polonais\u2014et les criminels de droits commun, voleurs, escrocs, assassins même, car la loi russe a, depuis longtemps, supprimé la peine de mort pour le meurtre non politique.Dans les villes sibériennes, ces deux catégories si disparates, rapprochées par l'infortune, ne se confondent pas ensemble ; elles constituent deux sociétés rivales.Les condamnés politiques, généralement lettrés, forment une sorte d\u2019aristocratie en butte aux défiances de l'administration et à l'hostilité des condamnés de la deuxième catégorie.La police russe, passablement tracassière, humiliée de voir ces malheureux exilés se créer, par leur intelligence, une situation prépondérante, exercer une réelle influence et reprendre en quelque sorte leur véritable place dans la société, n\u2019a rien trouvé de mieux que de leur opposer la classe des déportés vulgaires, des criminels endurcis.C'est parmi ces derniers que la police locale recrute la plupart de ses agents.Cependant, pour contenir cette tourbe de malfaiteurs justement punis, les gouverneurs ont dû leur opposer les Kirg- hizes, les Boukha res et autres brigands du steppe, dressé à la chasse au déporté, et qui déclarent cyniquement qu'en tuant un écureuil on n'a qu'une peau, tandis que lorsqu\u2019on tue un déporté, on en a trois : l'habit, la chemise et la peau de l'homme.On devine quelles collisions violentes doit produire, dans un pays si neuf, parmi ces natures exaltées ou grossières, la lutte des intérêts et des passions habilemen: excitées par la police.Le drame de Tomsk nous en offre un exemple saisissant.Il y a quelques semaines, un jeune homme de vingt-cinq ans, de manières fort distinguées, était arrivé dans cette ville.Il se disait ingénieur, chargé par un puissant industriel de Russie d'Europe de visiter les mines voisines de l\u2019Altai.Ses papiers étaient parfaitement en règle.La police, d\u2019ailleurs, très soupçonneuse pour ceux qui veulent quitter la Sibérie, se montre d'ordinaire fort peu défiante envers ceux qui s\u2019y rendent de leur plein gré.Ce jeune homme venait de loin.Il venait du fond de l\u2019Ukraine ; et après avoir traversé la Russie sur les chemins de fer, une fois aux monts Ourals, il avait dû louer une tarantasse pour con tinuer son voyage.Au moment de quitter cette ville, un incident se produisit, qui faillit l'empêcher d'aller plus loin.En exhibant son passeport\u2014son p/vkatni\u2014auquel rien ne manquait, il laissa voir par inadvertance à l'employé de la police un autre passeport destiné à permettre le retour en Russie d\u2019une deuxième personne.\u2014Cette personne était une jeune fille déportée dont le voyageur préparait l'évasion.\u2014 L'in- D'un troisième coup de revolver il se fit sauter la cervelle, génieur coupa court à tout interrogatoire compromettant en glissant quelques roubles dans la main de l\u2019employé.L'étranger avait abandonné à Tioumen la route qui, passant au nord des monts Altaï, va d\u2019Europe en Chine par Omsk et Kolivan.Il avait jugé plus simple d'accomplir le restant du trajet par l\u2019un des bateaux à vapeur subventionnés par le gouvernement russe, et qui, durant la belle saison, vont de Tioumen à Tomsk en suivant la Tourna, le Tobol, qui donne son nom à \u2019l'obolsk, ancienne capitale de la Sibérie.A moitié chemin de Tioumen et \"l'obolsk on fi?du bois, et le voyageur eut le temps d'examiner de près une barque que remorquait le bateau à va- ur.Pe Cotte barque était du genre de celle que M.Edmond Cotteau a décrite dans son itinéraire si exact de Paris au Japon : A travers la Sibérie.C\u2019est le véhicule qui sert au transport des déportés, \u201c une grosse coque de navire, sans mâts et sans machine, longue de 250 pieds et large de 32.Cette prison flottante est construite spécialement pour le transport des condamnés et peut en contenir 800, sans compter les officiers et les soldats préposés à leur garde : ces derniers sont peu nombreux, vingt ou trente au plus.Une rangée d\u2019ouvertures étroites, une quinzaine sur chaque bord, distribue parcimonieusement l'air et la lumière à l\u2019intérieur.\u201c Sur le pont, à chaque extrémité, se trouvent les logements des surveillants.L'espace intermédiaire est couvert, et les côtés sont fermés par des barres de fer et de solides grillages.Dans cette sorte de cage se tiennent les prisonniers, parqués comme les animaux d\u2019une ménagerie.\u201c Toutes ces races du vaste empire Russe, ajoute M.Cotteau, comptent des représentants dans la foule pressée qui nous regarde à travers les barreaux, tandis qu\u2019un soldat, l\u2019arme au bras, arpente d'un pas régulier l\u2019étroit chemin de ronde ménagé Page 38, col 1.le long du bord.Au-dessus apparaissait çà et là des têtes de femmes et d\u2019enfants ; mais les fentes longitudinales qui servent de lucarnes sont tellement resserrées, que les malheureux, enfermés dans les flancs du navire, ne réussissent que difficilement À jeter un coup d'œil au dehors.\u201d A la vue de cette barque d\u2019un si lugubre aspect, le cœur du voyageur se serra : il pensa que celle qu\u2019il brûlait de délivrer avait dû subir la même humiliation que les malheureux enfermés dans ce ponton malsain, et éprouver les mêmes souffrances.À certains endroits où le vapeur faisait escale, la sinistre barque prenait à son bord et déposait à terre des convois de forçats.Et l\u2019on entendait longtemps un bruit de chaînes remuées\u2026 Un matin, le voyageur aperçut enfin les églises blanches de \u2018Tomsk, cette ville que le comte Rus- sel-Kilough a proclamée l\u2019une des plus jolies villes du monde.Omsk est la capitile de la Sibérie orientale, mais Tomsk a une bien plus grande importance commerciale.Dans la ville basse, située dans la vallée du Tom (la ville haute s\u2019élève en amphithéâtre sur la colline qui longe la rive droite de cette rivière), se trouvent les bazars et les entrepôts.Au milieu du mouvement des affaires, on ne s'étonna nullement de la présence de cet étranger.Il en vient, qui sont attirés par la production des riches mines d'or, de platine et de cuivre dont les gisements sont nombreux dans les contreforts de l'Altaï.Mais le commerce ne se Lurne pas là, car les habitants de Tomsk se font les grainetiers, les marchands de fourrages, les fournisseurs de bétail et même de poisson de la presque totalité de la Sibérie.Le prétendu ingénieur avait profité de la saison favorable, très courte.1] n'avait donc point de temps à perdre.Grâce à ses passeports, il pou- vaitau retour suivre les grandes routes, en demandant des chevaux aux relais de postes, très bien organisés en Sibérie.C'est d'ailleurs l\u2019unique moyen À employer : quiconque voudrait tenter de s'enfuir sans y être aidé, n\u2019aurait pas la ressource de se cacher dans les bois : ce serait s\u2019exposer à mourir de faim ; d'autre part, nous l\u2019avons dit, les habitants des campagnes sont hostiles aux déportés, dans lesquels ils ne veulent voir que des criminels dangereux.Un matin, le jeune homme traversait les rues de la ville.Au milieu de cette population très mêlée, mélangée même de Beuriattes, de Halmonks, de Kirghizes, il fut remarqué par deux passants.L'un d\u2019eux était un Petit-Russien, condamné à la déportation pour escroqueries.L'autre, un usurier juif convaincu de nombreux faux.Le Petit-Russien crut reconnaître le soi-disant ingénieur.ll lui sembla l'avoir coudoyé naguère, dans les prisons de Kieff, et soupçonna en lui un condamné politique en rupture de ban.La méchanceté qui leur était naturelle, et l\u2019espoir d\u2019obtenir une prime donn èrent de l\u2019activité à l'esprit inventif de ces deux hommes.Ils se concertèrent rapidement.L'Ukranien se chargea de courir au bureau de police pour y donner l'éveil.De son côté, l'astucieux fils d'Israël s\u2019attacha aux pas de l'inconnu, qui tournait sa ns défiance le coin d\u2019un îlot de maisons.Il le vit pénétrer dans la demeure d\u2019un commerçant\u2026 \u2018Tout en guettant sa sortie, il imagina que s\u2019il pouvait aposter près de la maison un drvckky, sorte de fiacre découvert à deux places, stationné non loin de là, l'étranger le prendrait peut-être en sor- LAR Cl rr er \u2014\u2014\u2014 re roma ome ma, ' ct | \u2014\u2014\u2014 ln dar LE MONDE ILLUSTRE tant.Il mit le cocher au courant de ce qui se passait, et lui promit un énorme pourboire s'il parvenait À conduire dans sa voiture, au bureau de police, l\u2019homme suspect qui allait sortir de la maison du commerçant, et qu\u2019il lui désignerait.La proposition fut acceptée, et le malheureux jeune homme tomba dans le piège.Au seuil de la rte, il voit le drochky, hèle le cocher et lui dit de e mener au quartier de Voznessensky, précisément voisin de la caserne des gendarmes.Le Juif riait dans sa barbe.Le cocher niet sa voiture en mouvement.Mais, arrivé à quelques centaines de pas du lieu indiqué, il tourne brusquement vers la caserne et lance à fond de train son cheval en le fouettant vigoureusement.Le voyageur, croyant à une méprise, lui crie de rebrousser chemin, et ne fait qu'accélérer sa course.Alors, comprenant qu'il est trahi, il saisit un revolver caché sous son vêtement et le décharge à deux reprises sur le cocher.Celui-ci tomba, blessé, de la voiture lancée à toute vitesse.L'inconnu saute À terre, le revolver à la main.Mais les gendarmes accouraient au bruit de la double détonation.Le malheureux cherche à s\u2019enfuir au milieu des clameurs.Se voyant cerné, presque atteint par les hommes de la police, il s'arrête et, d'un troisième coup de | } revolver se fait sauter la cervelle.Les papiers saisis sur le cadavre attestèrent qu'on se trouvait bien en présence d'un ancien condamné politique échappé des prisons de Kieff.Un petit paquet de lettres, à moitié déchirées, | MR trouvé sur sa poitrine, expliqua pourquoi il était venu en Sibérie.Le malheureux était fiancé à une jeune fille condamnée depuis peu À la déportation pour affiliation à une société secrète.La jeune Ukranienne se trouvait détenue aux environs de Tomsk.Les exilés politiques ne sont pas toujours \u2014les femmes surtout\u2014astreint à un travail forcé : on se borne à les interner dans une ville ou un village, où ils sont libres de vivre à leur guise, mais sous la surveillance de l'autorité.Il fallait donc, pour celui qui voulait arracher cette jeune fille à son sort, pénétrer jusqu'à elle sans éveiller le soupçon.Tout était préparé pour mener à bien cette évasion, dont le plan avait été longuement médité.Déjà l\u2019infortuné jeune homme avait acheté une ta- rantasse, s'était muni de provisions pour commencer le voyage, de graisse pour les roues, de clous, d\u2019une hache pour les réparations urgentes à faire en route quand survient un accident : car en ce pays-là il faut songer à tout.En montrant son passe-port il devait se procurer des chevaux de poste.; ; Le prétendu ingénieur s'était muni de deux passe-ports, dont un portant un nom de femme et sur lequel figurait un signalement se rapportant assez exactement au signalement de celle qu'il s\u2019agissait de délivrer.Le fiancé de la jeune fille portait aussi sur lui divers papiers en écriture chiffrée, provenant sans doute d'un comité nihiliste, et une somme d\u2019argent assez ronde (un peu plus de mille francs), somme plus que suffisante à la réussite de son projet.20.Plaignons la pauvre exilée qui a si cruellement perdu celui en qui elle espérait tant | D.ARNAULD.\u2014\u2014\u2014-\u2014\u2014 Mo DE LA BEAUTÉ Pour le vulgaire, la beauté est une enseigne ; pour l'artiste, c\u2019est une religion.\u2014PLATON.x, * Le Paganisme mettait la beauté au-dessus de l'expression ; le Christianisme a mis I'expression au-dessus de la beauté.\u2014LACORDAIRE.xx La beauté est une lettre de recommandation que la nature donne à ses favoris.\u2014 DIDEROT.BTN tam LE CURE DE BAZEILLE (Les Chants du Soldat) BAZEILLE Le blame qui voudra, moi je 'aime, ce prétre ! Est-ce sa faute à lui s'il perdit la raison, Si des frissons de haine ont traversé son être, Lorsque les Bavarois, les poings pleins de salpêtre, Brûlaient homme par homme et maison par maison ?Hs avançaient ainsi, dévastant le village, Ne laissant derrière eux que ruine et que mort.Et qu\u2019importait le sexe et que leur faisait l\u2019âge ! N\u2019avait-on pas tenté d'arrêter leur passage ?Féroces par calcul, ils tuaient sans remords.La place de l'Eglise était encore à prendre, Mais nos soldats luttaient d\u2019un cœur mal assuré, Et quelques uns déjà murmuraient de se rendre, Lorsque sur le parvis un cri se fait entendre : ** Aux armes ! mes enfants !\u201d\u2019 C'était leur curé.Et, passant sa soutane aux plis de sa ceinture, Faisant aux paysans signe de l\u2019imiter, Il ramasse un fusil que la mart lui procur- Chacun s\u2019arme, s'excite et se rassure, Et la poudre aussitôt recommence à chanter.Pif ! paf ! Les Bavarois s'avançaient en colonne : Derrière un petit mur on se mit À couvert ; ** Feu ! commandait le prêtre, et que Dieu me pardonne ! Les habits bleus tombaient comme les brises d'automur.\"Mais leur flot grossissait toujours, comme la mer La lutte se finit, hélas ! comme on peut croire, Mais les fiers Allemands ont regardé, surpris, Ces paysans couchés sous la muraille noire ; Ce fut court, mais ce fut assez long pour la gloire : Le curé de Bazeille est mort pour son pays ! Paur.DEROULÈDE.PRÈS D'UN BERCEAU L avait nom Clément, parce que sa mère s'appelait Clémence, et qu'il était beau comme elle, et elle, douce comme lui.Un ; enfantelet aux joues dorées et fraîches, à la T bouche vermeille, aux yeux de diamant noir.Ceux qui le voyaient l\u2019enviaient à sa mère.Il balbutiait les premiers mots ; il essayait les premiers pas.Il voyait s\u2019épanouir les fleurs de son second printemps, et déjà il souriait aux violettes qu'on entrelaçait à ses boucles brunes, Ses grands frères l'aimaient tant, ce cher mignon dernier né ! Fernand allait jusqu\u2019à lui prêter ses jouets, pour peu qu\u2019ils fussent à demi fracassés ; et Toto ne pleurait plus quand petit frère dormait paisible dans le berceau garni de rideaux blancs.La maison était joyeuse.Plusieurs amis y venaient, qui n\u2019en disaient pas de mal en sortant.On y priait tous les jours, on s\u2019y aimait de bon cœur, on travaillait sans relâche : la mère pour ses trois fils ; le père, dont la lampe brûlait presque toute la nuit, pour ses trois fils et pour leur inère.Le bonheur en ce monde, ne dure pas plus que l'éclair rayant la nue.Il passe, il ne demeure pas.Un matin, Clément s\u2019éveilla sans sourires, ses joues duvetées pâlissaient, et le regard limpide se ternissait de ses yeux si brillants la veille, Le médecin vint aussitôt.Ces petits êtres ont si grande hâte de quitter la vie pour remonter au ciel ! Il vit l'enfant et hocha la tête.[I murmura des mots barbares : ces maladies pardonnent rarement.On mit le chéri dans son berceau, que protégeait une croix d'ivoire attachée par un nœud de ruban.h\\ Le sauverons-nous, docteur ?\u2014C'est Dieu qui sauve ! Patience ! il faut at | tendr + neuf jours.Quel martyre ! Il fallait des soins minutieux : il fallait cette potion toutes les heures, alternant avec ce looch ; ces frictions deux fois par jour ; ces révulsifs violents qui mettaient à nu la pauvre poitrine rose.et le dos amaigri où se dessinaient sous la peau rubéfiée les os fragiles |.et les petits pieds dans ces bas de coton.(Que sais-je encore Ÿ Est-on condamné à tant souffrir avant d'avoir vécu ?et de qui nos doux petits innocents expient ils les péchés ?Quelle misère ! Personne à la maison ne dormait plus, que les deux aînés, qui demandaient à bonne Vierge, à la prière du soir, de ne pas appeler encore Clément en paradis.La mère gardait l'enfant pressé contre son sein, car maintenant il ne devait plus rester couché : le sang engorgeait les poumons ; il respirait à peine.La lampe n\u2019éclairait plus la veille laborieuse du père.Il était là, bourrelé de pensées et d'angoisses, mélant ses larmes aux larmes de Clémence.Et la servante, qui doublait sa tâche déjà lourde, prenait sa part de ce fardeau de douleur.Plus de joyeux éclats de rire au modeste logis ! plus de projets ni d'espérance ! On veillait autour de bébé pour le défendre de la mort ; on ne le quittait pas, afin de le voir plus longtemps ; on puisait tous les moyens que la science suggère : chaque jour le médecin venait le matin et le soir ; et lui qui assistait à tant d'agonies et qui voyait tant d'affreux spectacles, lui pleurait devant cet nr A JO AT, AO a ASS NS ASS pois - ae rnp + # fon LE MONDE ILLUSTRE 39 enfant chétif et consumé, auquel il avait naguère ouvert les yeux, à son entrée en ce monde.L'horrible mal rongeait sa proie.Le doux enfant n'avait plus ce visage angélique, pétri de lis et de roses, qu'on admirait autrefois, Décharné, livide, avec des yeux brûlants de fièvre au fond d'une orbite cave, il ne souriait plus quand on le baisait, et sa mère même n\u2019osait plus lui donner ces baisers tendres qui sont la joie des mères, parce qu'elle avait peur de l\u2019endormir.\u2014Le sauverons-nous, docteur ?\u2014Hélas ! Dieu peut toujours sauver ! Nous sommes au septième jour.Mais en partant il dit au père : \u2014Ayez du courage : il vous en restera deux ! Dix coups de poignards plutôt que cette parole cruelle !.Mais le père eut du courage.Il ne pleura pas et vint regarder l'enfant longuement.Le lendemain, le médecin fut étonné que le petit vécut encore ; il pensa que l'ange viendrait chercher son Âme pour le soir.Et la mère avait confiance et raillait la science.\u2014li vivra ! Pourquoi désespérer ?Dieu est bon | C\u2019est parce que Dieu est bon qu'il enlève tant d'enfants à leurs mères pour en faire des anges.Il leur épargne les amers désenchantements d'ici-bas, et les fait heureux avant qu\u2019ils aient versé la première larme.Le neuvième jour, c\u2019est Vendredi Saint.\u2014Nous lui donnons depuis soixante heures une vie artificielle, dit le docteur.Il s'en ira avec le dernier rayon du triste soleil de ce triste jour.La nuit vint.Clément vivait encore ; mais quel faible souffle ! quelle pâleur ! Pendant la nuit, il cria ; il souleva ses paupières frangées de soie et jeta un regard sur le lit où le père reposait.Et ce regard cherchait la mère, et les petites mains de Bébé s'agitèrent et sa voix murmura : \u201c Papa ! \u201d \u2014It est sauvé, Clémence ! La mère vint, folle de joie.Mais le père fut épouvanté soudain.Ce regard suave, ces gestes gracieux, ce mot prononcé pour la première fois depuis neuf jours, n'était-ce pas la dernière heure de la flanme prête à s\u2019éteindre ?Ah ! l\u2019agonte, peut-être I.Il entraîna la mère, et tous deux allèrent se cacher dans l'autre chambre où dormait les ainés.LA il se mirent à genoux et ils prièrent.Chaque fois qu'une porte s'ouvrait, ils tremblaient.Si tout A coup un cri retentissait I.Mais rien, que le morne silence du logis en deuil, et parfois l'écho lointain d\u2019une toux sèche.Ils priaient avec cette ferveur des affiigés qui se précipitent en Dieu.Ils ne demandaient rien ; Dieu entend sans qu\u2019on lui parle.Ils se prosternaient soumis : ils avaient la foi, et l\u2019espérance ne les abandonnait pas.Il y eut une clarté grise ; puis le pourpre de l'aurore embrassa le ciel, et le soleil apparut dans sa gloire.Alors seulement, blêmes de cette veille pleine d'angoisses ajoutée à tant de veilles, le père et la mère allèrent voir l'enfant.Il leur sourit.El les embrassa.Quand vint le médecin : \u2014C'\u2019est bien étonnant, dit-il ; mais demain Toute la maison croyait que l'enfant n'était plus.Les amis préparaient leurs consolations pour le moment fatal, un seul excepté, qui espérait encore, parce que son jeune cœur n'était point accoutumé la misère.Celui-là disait : \u2014Il est si beau, Clément, il vivra.Les cloches sonnèrent l'A/le/uia de Pâques, ei les oiseaux chantaient la Résurrection.Le médecin pleura, ce matin, mais de joie, d'une joie inquiète.\u2014Vous devez un gros cierge à la Mère de Là- Haut, dit-il.L'enfant est allé à la porte du paradis, son ange gardien vous l'a ramené.Il est sauvé | Oh ! que les cloches chantaient allègrement l\u2019A/leluia de Pâques ! *,2* Clément a repris ses jeunes couleurs de rose.Il s'ébat sous les grands vieux platanes avec Fernand et Toto.Il grimpe sur les genoux de l\u2019aieul, qui bénit en eux sa descendance.Il sourit à grand\u2019mère, plus fière de lui qu\u2019une reine de son dauphin.\u2026\u2026.\u2026.\u2026 Et l'heureuse mère du petit ressuscité à retrouvé la paix sereine d'antan.Elle se pare de ses chers trésors, couronne de sa jeunesse.Et la lampe illumine la veille solitaire du père, qui travaille ardemment pour eux.seul au fond u logis tout embaumé de leur souvenir.\u2014eo.LE CHARBON REMPLACÉ PAR LE GAZ ÿ N 1824, le général Lafayette, fut reçu en 8 triomphe dans la petite ville de Fre- ÿ donia ( Etat de New-York ).Le soir, il Pan y eut réceptions, banquets et illuminations.Je suppose que le général fut sensible à cette ovation, mais je ne connais pas assez son histoire intime pour savoir s\u2019il remarqua la nature des illuminations et les réflexions qu\u2019il put faire sur ce sujet ; mais il est probable que s'il l\u2019a remarqué et qu\u2019il revint en ce monde, il serait très étonné qu\u2019on puisse illuminer encore de la même façon à soixante ans de distance.Ces illuminations étaient faites avec du gaz naturel, dont on se sert encore, et qu'on venait d'utiliser dans cette ville.Il est vraisemblable qu'on considéra d'abord ces gaz comme une curiosité pouvant amuser pendant quelque temps.tard, cependant, en voyant la continuité de ces dégagements on fut conduit à les utiliser plus en grand et même à faire des travaux de recherche.; déchet, pas de cendre, suppressions des changements, etc.Quant à l\u2019origine de ce gaz qui paraît intimement lié au pétrole, les géologues l'attribuent à la décomposition de débris organiques, ce gaz s'accumulant dans des terrains sableux et perméables qui le laissent échapper aussitôt qu'une communication est ouverte avec le dehors.Dans notre province, il ne manque pas de petites villes qui pourraient aussi illuminer avec du gaz naturel, qu'il suffise de citer Louisville, St-Henri de Mascouche, etc., etc.St-Grégoire, où depuis le sondage fait l'automne dernier, il se dégage près de 250 mille pieds cubes de gaz par jour.Espérons qu\u2019on ne le laissera pas se dégager encore pendant so ans avant de penser À l'utiliser ! , Montréal, mai 1886.- we.UN CONSEIL PAR SEMAINE Voici quelque chose qu'il sera bon de se rappeler à l'occasion.Un morceau de charbon de buis appliqué de suite sur une brûlure en fera disparai- tre la douleur, et si on le laisse pendant une heure, ,il la guérira.Plus 1 Si bien que, dans l'Ouest de la Pennsylvanie on\u2019 commença à s\u2019en servir d\u2019une façon accidentelle, il y a une cinquantaine d'années.Vingt-cinq ans plus tard, et jusqu'à ce temps, on s\u2019en est servi pour la cuison des briques et dans quelques industries peu importantes.On commença à l\u2019employer pour la fabrication du fer dans les fours à puddler, en 1872, à partir de 1875, on s\u2019en sert pour le chauffage des chaudières, les travaux du fer, de l'acier, les verreries, etc.Enfin, depuis 1883, on le transporte par des tuyaux, on s'en sert pour le chauffage, l'éclairage, la production de la vapeur dans les différentes industries, les industries métallurgiques, etc.si bien qu'aujourd'hui il remplace le charbon dans plusieurs points des états de Pennsylvanie, Ohio, Indiana, Kentucky, etc.Quant à ses propriétés, c'est de l'hydrogène protocarboné presque pur, brûlant avec une flamme pâle et moins éclairant que le gaz d'éclairage, mais ayant un pouvoir colorifique supérieur.D\u2019après les essais faits, il résulterait qu\u2019une livre de gaz évapore 20 livres d'eau, tandis qu'une livre de charbon en évapore g livres, ce qui fait que une livre de charbon équivaut à ro pieds cubes environ de ce gaz.Il brûle complètement avec 8 fois | son volume d'air.Ce gaz sort de trous de soude de quelques pouces de diamètre, allant À une profondeur qui varie de quelques centaines À 2,000 pieds.La pression à la sortie est souvent très considérable, allant jusqu'à 200 à 250 livres au pouce carré, soit 14 ou 17 atmosphères.En un point, on cite une pression de 750 livres soit 53 atmosphères.A ces hautes pressions correspondent des sorties de gaz énormes.Je noterai seulement un puit à Newton, Pa, Qui, creusé en 1872, à donné la quantité de § millions de pieds cubes par jour avec une pression de 350 livres.En 1877, la sortie du gaz est devenue p u importante.Ces pressions permettent de transporter le gaz par des tuyaux à de grandes distan- | ces.Une compagnie, située à Murraysville, près de Pittsbury, transporte son gaz à une distance de 22 milles, elle a une canalisation d'une longueur de | 335 Milles de tuyaux allant de 24 à 4 pouces de diamètre.Cette compagnie fournit à la consommation, une quantité de gaz équivalent à dix mille tonnes de houille par jour.Ce gaz doit être vendu À un prix très bas, pour pouvoir lutter avec le charbon dans une région | houillère, aussi son prix est-il de 10 cents par, 1000 pieds cubes et a même été réduit à 8 cents.On peut noter en passant, qu'à Montréal, le gaz pour le chauffage est vendu $r.oo les mille pieds cubes et aussi que la consommation de l'année dernière à été de 307 millions de pieds cubes.Cela peut paraître incroyable, mais conune il est facile de se procurer ce remède, on devrait l'avoir sous la main pour juger de son efficacité en temps utile.C3 LG CT EIST: ES aa A RECREATIONS DE LA FAMILLE No 194.\u2014PROBLEME Sur ma terre passe un ruisseau, daus lequel j'ai planté un mât, dont la longueur n\u2019est pas connu.Cependant, le mat a un ¥% en terre 14 dans l'eau, et 56 hors de l\u2019eau, Quelle est la longueur du mât ?No 195.\u2014ENIGME Qucique faible et petit, je suis, ami lecteur, Champion redoutable et rempli de valeur ; Jamais je ne recule et vais en droite l'gne Vers le but que le chef à ma bravoure assigne.J'avance pas à pas, marchant avec ardeur, Harcelant l\u2019ennemi sans arrêt et sans peur, Souvent on peut me voir dans la bataille, digne, Hardi, capturant tout, et de gaieté maligne.Puis mon roi bien-aimé me nomme général, Chacun me félicite, et dans mon allégresse Je me sens très heureux et fier de ma prouesse, Mais après la victoire, hélas ! voilà le mal, Je redeviens alors soldat plein de vaillance, Sans que ce mauvais tour m'exaspère ou m'offense.No 196.\u2014PROBI.ÈME D'ÉCHECs iVoirs-3 pièces SH EE 4.801 à Ge \u2014 NN VA Ÿ 77 V GE 78 27 Biancs\u2014S pièces Les Blancs jouent et font échec et mat en 2 coups.SOLUTIONS - No tyr.\u2014Le mot est : Cou-vent No 192.\u2014Le mot est : Aujourd\u2019hui No 193.Les mots sont : Course et Source.ONT DEVINE: Mile E.B Ducharme, Saint-Henri ; Arthur Lamalice, Il est inutile de discuter les avantages du gaz | Montréal ; D.Gauthier.(Juéhec : Melle Eugenie Cing- comme combustible, usage facile, propreté, pas de M.Montréal i + am GRAVURE-DEVINETTE Voici ma cousine Cherchez ma tante ?EXPLICATION DU DERNIKR REBUN : Les vichesses diminuent à mesure que le Plaisirs augmentent Ta enfant pourrait se servir de la \u2018\u201c Teln- ture Progrês \" tant l'emploi en est facile.C'est la seule actuellement employée en France, car elle à été reconnue supérieure à toutes les autres.Hâtez-vous donc de rendre À vos robes et autres effets la couleur et la fraicheur qu\u2019ils ont perdus par l'usage.Fn vente chez tous les pharmaciens et marchands.Dépôt principal : (J.Lefrancq, 1610, rue Notre-Dame, Montréal.af Pour détacher vos vitements n'ein- ployez que l'Eau Chartraine qui ne laisse Aucune odeur.Elle est préparée en France où elle A otitenue 16 médailles d'or et 18 diplômes 40 cents ls grande boutielle chez les pharmaciens et marchands.Dépôt priu- cipal : G.L francq, 1610, rue Notre-Dame, | Montréal.GR MAGASIN DE L'UNION, No 19, rue Saint-Laurent, 19 Chapeaux de toutes sortes, depuis 2 cents \u2018à $3.00.Jug LL OVER faits sur commandes à 24 heures d'avis.CAZENEUVE ARCHAMBAULT, érant.Enseigne du Gros Chapean Rouge C.ROBERT Chapelier et Manchonnier 61, RUE BAINT-LAURENT Le plus haut prix est payé pour les peaux crues.Toutes sortes de chapeaux et fourrures réparés & bas prix.DR FX: SEERS, LDS CHIRURGIEN-DENTISTE NO 387, RUE CRAIG, MONTREAL Dents extraites sans douleurs, dents plombées en or, argent, etc.Dentiers fuit sur commande à court délai.À L'ENSEIGNE DE LA BOULE VERTE DAVID LANTHIER Marchand de hautes nouveautés, 1489, Rue otre-Dame Centre Près de la rue Bonsecours, Montréal.\u2014 Spé- clalité pour dames : Cachemire noir.Pour messieurs : Tweed et Conting- FRANCŒUR & STE-MARIE Fabricants et importateurs de CHAPEAUX ET FOURRURES 601, RUE STE~CATHERINE, 2e porte Est de la rue Amherst, Montréal J, B.D.FRANCŒUR E.A.STE-MALIF -«.X.BOYER Marchand de Chass No 1496, rus Notre-Dame, Montréal Réparations et commandes à bon marché e a t à court dél LE MONDE ILLUSTRE LES PLUS BEAUX TISSUS FRANCAIS Noirs pour deuil et de couleurs \"Les Modes 1es plus F'ashionables \u2014 #ONT AU \u2014 SYNDICAT CAN ADIENWN, | DUPUIS, DUPUIS & CIE, : Coin des Rue Sainte-Catherine et Amherst, A LA BOULE D'OR 1 () FT TTT ee = \u201cJOHNSTON'S | FLUID BEEF.\u201d nos chers défunts | SOT EINIE Nos lecteurs savent qu'il n'y à pas de meilleurs souvenirs de famille que le portrait ce C'est une seconde mémioire du cœur que l'on met sous los yeux de nos parents ot amis.Nous leur présentons donc aujourd'hui un artiste de gran: MONSIEUR HENRI LARIN, NO18, RUEBSAINT-LAURENT, MONTREAL talent, LESAGE & AMIOT, Ingénieurs Civils et Sanitaires ; ARCHITECTES, MESUREURS, EVALUATEURS, SOLLICITEURS DE PATENTES | ET AGENTS D'IMMEUBLES, No.62, Rue Saint-Jacques, | | MONTREAL.RIVET & PICOTTE Fabricants et importateurs de CHAPEAUX ET FOURRURES | 88\u2014RUE SAINT-LAURENT \u20148R MONTREAL CLODOMIR RIVET PIERRE PICOTTE VICTOR ROY ARCHITECTE No 28, rue Saini-Jacques, Montréal GALLERIE PHOTOGRAPHIQUE L.A.LOISELLE & CIE., ARTISTES PHOTOGRAPHES Coin des rues Sie-Catherine et Saint-André Montréal Æntrée de la gallerie : No 61, rue St-An lré DR JOS.G.A.GENDREAU, Le Dr Gendreau, dentiste, autrefois de la rue Sainte - Catherine, désire informer sa clientêle qu'il vient de transporter son bu.reat au No 134.rue Saint-Laurent (porte voli- sine de chez M la Dr Lachapelle).LE VOLEUR vo Journal artistique, littéraire 9 et d\u2019actualité, sge année existence.Ce journal, essentiellement destiné à la famille, reproduit les meilleurs romans français parmi ceux qui peuvent être lus par tous, des articles d'actualités sur les hommes marquants contemporains, et sur les événements du jour une chra- nique spirituelle sur les faits de la semaine, et enfin un article de mode pour les mères de famille.Le Voleur parait toutes les semaines, à Paris, 18, tue de l'Ancienue-Comédie.AGENTS DEMANDES ON demande des Agents pour le MuNDE ILLUSTRE dans chaque ville et village du Canna et des Ktats-V nis.Une commission libérale seru donnée à tous ceux qui, ;par leurs efforts, augmenieront la circulal on de cr beau journa! de famille.Un numéro hirer BRATS & Bram UME ABO Saint-Gabriel, Montreal.uri % CHIRURGIEN-DENTISTE ' COIN «ss RUES NOTRE-DAME \u2018* S' MARTIN.TAPISSERLE UNE SPECIALITE Votre choix dans plus de [500 PATRONS NOUVEAUX AUSSI BORDURES ET DAO05 ASS0ATIS TOUJOURS CHEZ J.Gi GRATTON Coins des rues Wolfe et Ste-Catherine FRANK LESLIE'S ILLUSTRATED, fur! itustre, pu- contient B pages de texte et 8 pages de gravures, Prix d'abonnement : un an, $4 ; six mois, $2.l'a Si vous avez besoin de Pipes ou Cannes ALLEZ CHEZ A.NATHAN 71, rue St-Laurent et 1916 Notre-Dame 150 grosses de Pipes en Bruyêres, avec ambre, depuls 10 cents : 10,000 cannes, depuis Scents.Aussi un assortiment complet 'ob- jots de tabaconiste.En gros et en détail.Venez immédiatement profiter du bon marché.J M.FORTIER \u2014DE LA-\u2014 Fabrique de Cigares \"CREME DE LA CREME\" Choisit les plus fins (abnes de Ia Havane, de sa dernière fmpor- tation, pour fabriquer le CANVAS BACK \u201cPETIT BOUQUET,\u201d LE CIGARE DU JOUR NOISY BOYS Est un Clgare de 10 cts vendu pour 5 Cents A vendre chez tous les marchands de pre- midre classe.Fssayez-le Nouvel Établissement Canadien-Français DUPUY & CIE, Marchunds de Gralues de Légumes, do Fleurs et de Grains de Semence, instruments Agricoles de toutes sortes, Arbres Fraltiers et Arbres Décoratifs, Arbustes, fralisiera et Vignes acitimatés, engrais, etc, ete, En gros et on détail, Commandos par la poste promptement exécutées.86, Place Jneques.Cartier, Montréal! II est strictement défend «+ de lire oct.\u2014Moyen efffence de faire fortune.\u2014 LA santé vant mieux que les pine grandes richesses.Certifloat au publée \u2014D'après l'expérieuve directs que nous avons dejà deu esux ininé- rales de Saint- 11, Ces euux mnt d'une uti- Îlté Incontestable pour les maladies « | vantes : Dyspepsie, Coustiparion, Rhume tismme, Paraiysie, malsile du Foie et des Roguonu Elles sont aux
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