L'Opinion publique, 25 avril 1878, jeudi 25 avril 1878
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance: Un an, $8&\u2014États-Unix, $3.50.Tout semestre commencé se paie en entier.On ne se désabonne qu'au bureau du journal, et il faut donuer au moins quinze jours d'avis, Vol.IX.No.1%.Prix du numéro, 7 centine.\u2014 Annonces, la ligne, 10 centins, Toute communication doit être affranchie.JEUDI, 26 AVRIL 1878 7) Les remises d\u2019a par bons sur nt doivent se faire par lettres enregistrées ou poste.NOTRE PRIME Nous avons le plaisir d'annoncer que nous donnerons en PRIME, cette année, un magnifique PORTRAIT DE SON EXCELLENCE Mgr, CONROY, Délégué Apostolique en Canada.Ce superbe Portrait, que tous les catholiques de la Puissance désirent sans doute se procurer, sera distribué aux conditions suivantes : lo.A tous nos abonnés actuels dont l\u2019abonnement est payé jusqu'au ler juillet 1878 ; 2o.À ceux qui, d'ici au ler juillet 1878, paieront tous les arrérages, s'il y en a,et l'abonnement pour l'année courante ; 30.A tous les nouveaux sbonnés qui paieront au moins six mois d'avance en s'a- honnant.Par cet arrangement, tous les abonnés de L'Opinion Publique wuront l'avantage, #'ils le veulent, de se procurer une superbe LITHOGRAPHIE AU CRAYON de Sox ExceLLENCE Man.CoNRoY, premier Délégué Apostolique nommé par Kome pour l\u2019Amérique Britannique du Nord.Ce portrait, lithographié sur papier à dessin de luxe, de 155 par 21 pouces, et enrichi de la signature autographe de Son Excellence, vaut au moins UN DOLLAR, et nos agents out reçu instruction de le donner à tous ceux qui se conformeront aux conditions ci-dessus.Avis de l'Administration Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur les changements que nous croyons devoir faire dans les conditions d'abonnement à L'Opinion Publique.A l'avenir, le prix pour les abonnés qui paieront d'avance, ou daus le cours des trois premiers mois, sera, comme par le passé, de THOIS PIASTRES pur année pour le Canada et TROIS PIASTRES ET DEMIE pour les Etats-Unis; mais on exigera de ceux qui ne se conformeront pas cette règle $3.25 par année s'ils ne paient qu\u2019au bout de six mois et $3.50 s'ils ne règlent qu\u2019à la fin de l'année.Après les appels réitérés que nous avons faits, vainement dans ls plupart des cas, à nos abonués retardataires de s'acquitter de ce qu\u2019ils nous doivent, et vu le montant toujours crolssant d\u2019arrérages qui nous sont dûs, nous croyons que cette augmentation dans le prix de l'abonnement pour ceux qui n'ont pas la louable habitude de payer régulièrement leur journal d'avance, est le seul moyen qui nous reste de couvrir en partie les pertes con- sidérales d'intéréts que nous subiseons chaque année et les frais de perception que nous sommes obligés d'encourir.Rien de plus facile pour nos abonnés quede s\u2019éviter le paiement de ces 25 et 50 centins additionnels : QU'ILS PAIENT TOUJOURS LEUR ABONNENENT D'AVANCE, COMME le font un bon nombre des meilleurs amis de L'Opinion Publique, à qui nous nous empressons d'offrir nos plus sinoères remer- ctments.Puisse leur exemple être imité par tons nos lecteurs! L'Apuntierration.Avis Nos abonnés qui changent de de- moure au ler mai voudront bien nous avertir à temps, afin qu\u2019ils n\u2019éprouvent aucun retard dans la réception de notre feuille.SOMMAIRE Echos parlementaires, par Delta\u2014\u2014feanne la Fileuse Lu fw des Mont , par L.-0.David,\u2014No® wvivures: Charles Baillsingé ; le Dr A.-M.Ross} I+ onlopel Allet ; La signature de la paix à fan\" Ktwtino\u2014Cunsells utiles.\u2014Le orme des femmes, por Ruoul de Navery (suite).\u2014Faits divers,\u2014Une pur tue oanadienns au l7ême siècle : La Rivière- Duvile, par l'abbé H.-H.Casgruin.\u2014 Les fussaux de Guts, par J.-U.Lavergue (suite), \u2014Revue de la semi, par A.-B.Lon =\u2014Echos de Parie\u2014 Les échess.\u2014Le jeu de dames.\u2014Prix du marché de détail de Montréal.GRAYURES : Le colonel Allet : Charles Baillalrgh, M.K.; Alexander-Milton Ross, M.D.A.M.sto., etc.: goatare du traité de païx entre ls Russie et 1s Tar- quie à San-Stefano ; La palx : L'archimandrite bénissant l'armér russe ; Le grand-duc Nicolas à Ran- Stefano; Le général Ignatielr apportant le traité de paix ; Le quartior-général du graud-due ; La revue des gardes pur 1e grand-duc.i.cession de biens ne sera faite avant que la com- se trouvant, par l\u2019habileté d\u2019un adversaire, dans la position de renverser un ministère auquel il a confiance, ou de se contredire sur une question plus ou moins inditfé- rent, il croit que l'intérêt du pays et de son parti l\u2019oblige d'accopter cette dernière alternative.TI paraît qu\u2019il est difficile de faire autrement, car los deux partis se rendent tour à tour coupables de la même contradiction, Mais il y a des députés qui se soumettent difficilement à cette cruelle et, au fond, peu honnête nécessité, LE * M.Blake a présenté un bill important pour appliquer la loi de faillite aux compagnies d'assurance.La section trois dit : Nulle demande de bref de saisie-arrêt et nulle pei ne soit devenue, soit avant, soit depuis la passation du présent acte, insolvable en ne payant pas une réclamation nou contestée ou Une perte contre laquelle on ne se sera pas assuré, pendant un espace de soixante juurs après qu\u2019elle sera due et payable, ou, si elle est con- ÉCHOS PARLÉMENTAIRES OTTAWA, 20 avril 1878.La semaine sainte à été une semaine de travail pour la Chambre et, par conséquent, de sanctification et de pénitence ur les députés, s\u2019ils ont su en faire l'offre Dieu en expiation de leurs péchés.La grande séance s'est terminée le lundi soir, 15 avril, par un vote de 112 contre, et de 70 pour l'amendement de Sir John.La Chambre s'est alors mise sérieusement à l'ouvrage et a passé plusieurs bills et 84 quelques items des estimés, Le bill de M.Laflamme concernant l\u2019in- «dépendance de la Chambre, a subi plusieurs assauts et est arrivé à la troisième lecture, criblé de coups, avec des entailles plus ou moins profondes M.Laflamme y introduisit, pendant la discussion, les amendements qui suivent : Aucune nue acceptant où occupant une charge, commission où emploi quelconque, per- Tuanent on temporaire, au service du gouvernement du Canada, à la nomination de la couronne ou d'aucun des officiers du gouvernement du Canada, auquel aucun salaire, bonoraire, gages, allocation ou traitement, où rémunération quelconque est attaché ; Aucune personne ayant droit à quelque pension ou gratification de retraite de la part du gouvernement du Canada ; Aucun shérif, registrateur «les titres, grelfier de la paix ou avocat de la couronne de comté dans aucune des provinces du Canada, ne sera éligible comme mevabre de le Chambre des Communes, ni ne pourra y siéger on voter.Sir John à essayé vainement Je faire biffer ls clause qui rend inéligibles les personnes qui reçoivent des pensions ou gratifications de retraite, tels que les juges.M.Ouimet, de Laval, a proposé qu'aucune personne ne pût être nommée une charge lucrative que eix mois après avoir d'occuper un siége dans le Sénat ou lu Chambre.C'était une motion à peu près semblable à celle proposée par l\u2019hon.M.Do- rion, il y a quelques années; elle a été, cette foin, supportée, en yénéral, per ceux qui l'avaient combattue alors et repoussée par coux qui l\u2019avaient appuyée, On a vu ce qu'on voit rarement : Sir John A.Macdonald et M.Tupper votant le gouvernement, et .Blake, Holton, Jetté contre.On met du temps à s'expliquer comment un député peut voter contre une proposition, après avoir voté pour; maie ée, après jugement final et l'offre d\u2019une décharge lide légale.x # * Une adresse a été présentée par les deux Chambres à lord Dufferin à l'occasion de son prochain départ.Son Excellence a reçu cette adresse au Sénat, et y à répondu duns le langage distingué qui le caractérise.Lady Dutferin, qui était présente, paraissait vivement affectée.Les journaux palitiques ont dû raconter à nos lecteurs l'ovation qu\u2019on lui à faite, samedi dernier, à la Chambre, pendant lu nde séance.Elle était venue un peu dans le but d'assister à une séance orageuse, elle n\u2019a pas été déçue ; les chansons canadiennes l\u2019ont fort amusée.Quand elle est partie, députés, ministres et toute la foule qui encombrait les galeries se sont levés et ont entonné le \u2018 God save the Queen.\u201d C'était vraiment beau.Le chant national fut suivi de hourrahs enthousiastes.Cette ovation a été bien vue à Rideau Hall, Tout le moade ici ne jure que par lord et lady Dufferin.Il y à des dumes qui ne peuvent parler du départ de leurs Excellences sans pleurer, et même des hommes dont le eœur devient ému à cette pensée.Diable | pourquoi sépare-t-on les gens quand ils s'aiment tant ?C'est si rare qu'on ne trouve pas du mal à dire des grands personnages qu\u2019on envoie nous gouverner, qu'on devrait nous Inisser lord et lady Duf- ferin, qui échappent si merveilleusement à la règle générale, Les ministres ne sont pas aussi heureux que leurs Excellences, par le temps qui court.Pauvres ministres! Leur populs- rité est éphémère, leurs joies courtes.Il paraît entendu qu\u2019un mois après leur entrée clans le gouvernement, ils ne sont plus bons & rien, ls n'ont pas même les deux mois de lune de miel accordés aux nouveaux mariés.nr La question de Québec à été discutée au Sénat, où la conduite du lieutenant-gou- verneur, l'hon.M.Letellier, a été blimée par une majorité de dix-sept, c'est-à-dire qu'au Sénat comme à la Chambre, les con- sorvateurs ont vuté dans un sens et les libéraux dans l'autre.On ne s'occupe pas beaucoup généralement de ce qui se passe au Sénat, et pourtant on y fait quelquefois d'excellentes discussions.II y a des hommes sussi forts que les chefs de Is Chambre des Communes.M.Campbell, ancien membre du gouvernement Macdonald-Cartier, conduit l'opposition, qui est en majorité, avec beaucoup d'habileté ; il cst secondé avec vigueur par les hons.MM.Miller, Mc- Pherson, ete.C'est l\u2019hon.M.Scott qui défend le gouvernement, avec l\u2019aide de l\u2019hon.M.Pelletier, le sympathique ministre de l\u2019agriculture.Le débat sur lu question Letellier-Bou- cherville a été nasez vif.L'hon.M.Fabre à fait, en réponse aux hons.MM.Belle- rose et Trudel, qui ont bien traité la question, un discours habile et spirituel qui a été fort remarqué.Detra.« JEANNE LA FILEUSE \" Tel est le titre d\u2019un livre intéressant que vient de publier M.H.Beaugrand, fondateur et eur de plusieurs journaux aux Etats-Unis.C'est l'histoire, sous forme de roman, de l'émigration canadienne-française aux Etats-Unis, histoire émouvante parfois, morale, patriotique et instructive.On y trouve de charmantes peintures de mœurs canadiennes, des épisodes se rattachant aux événements de 37, au terrible incendie de la manufacture de coton de Fall-River, ete.M.Beaugrand cherche à démontrer qu\u2019on a tort de tant s'apitoyer sur le sort des Canadiens des Etats-Unis; qu'on ne les ramènera pas avec des phrases patriotiques ni même en payant les frais de leur retour, maiffen lour offrant au Canada le travail qu\u2019ils trouvent généralement aux Etats-Unis, Il exprime l'opinion que l'argent voté pour le repatriement des Canadiens serait beaucoup mieux employé à améliorer l'u- griculture et la colonisation.Le style est généralement élégant, vif, la phrase courte et bien faite.Quand on connaît les circonstances dans lesquelles M.Beaugraud a écrit ce livre, les difficultés qu'il a eues pour le faire imprimer, on s'étonne qu\u2019il ait aussi bien réussi.Le Courrier des Etuts-Unis a fait l'éloge du livre de M.Beaugrand dans des termes chaleureux.Il croit, comme M.Beaugrand, qu\u2019une grande partie des Canadiens émigrés retournera au Canada tôt ou tard, avec des economies et surtout une expérience et des connaissances industrielles qui seront utiles au pays et compenseront le mal fait par l\u2019émigration à la nationalité canadienne-française.Cette opinion peut être discutable, mais elle est originale et patriotique.=r \u201c LA FIN DES MONTMORENCY \" Le sucoès de Muntcalm ei le Canadu Français à engagé M.Charles de Bonne- chose à cultiver un talent qui n'a besoin jue de se produire pour être admiré.M.de nnechose aussi suit Choisir ses sujets, ses héros.Quoi de plus propre à inspirer une âme généreuse, un esprit bien fait, que Phistoire de cette illustre famille dee Montmorency, la première de la France monarobique après famille royale t Voici le tableau brillant par lequel M.de Bonnechose nous découvrs l'origine de le gloire des de Montmorency : Le voir de Bouvines, le soleil se conchait suc 194 L'OPINION PUBLIQUE 25 Ava.1878 les plaines de la Flandre jouchées de morts ; Adimaudu, Anglais et Flamands, qui, avant la bataille, étaient purtagé la France, fuysient de toutes parts, suivant de loin leur chef] Pe.pereur Othon.Le roi vainqueur regagnait son camb, lorsqu'un chevalier, teint de sang, vint déposer à svs pieds Une brassée de drapeaux alle tusnds: on les compte, il y en avait douze.Philippe.Auguste, montraut au blessé lex aigles inipdtinles, brodées sur les bannières, lui dit : \u201ct Gardeu-les, elles sont tiennes,\u201d puis de son doigt trempé duns le sang du vansal, il teignit «le rouge ln croix d'argent qui evupait son écusson.Depuis ce jour-lü, une croix de gueule ot seize uiglettos où alérions (l'écusson en portait déjà quatre), ont formé les armes des Monto reney, Cu rude moissonneur de drapeaux était Mathieu 11, petit-fils de ce Mathicu connétable à qui les États généraux, pour lu sécurité du roi mineur, avaieut fait épouser Alix de Savoie, veuve du roi Louis le Gros, Quel écusson que eclui formé uvec le sang et les trophées de Bunvines, de cette journée Unique dans nos annales où, pour la première fois, noblesse, milier, et gens d'église coururent ensemble vers leur souveraiu pour résiater à l'étranger envahisseur ! La France, depuis Hugues Capit, n'avait eu qu\u2019un suzerain : à partir de Houvines, elle cut un vrai roi «lle n\u2019était qu\u2019un amas de fiefs, elle devint nation.4, Mathieu reçut comme son aieul l'épée de connétable : elle ne connut guère uon fourreau et chevaucha nue, on lu main do sen amuitre, de Saintonge en Langue- soc, de Champagne en Bretagne, de ln Marche en Auvergne, Philippe.Auguste était mort et son lila allait trop vite le suivre à Saint-Denis.La chronique de Mouske nous peint Louis VIII sur son lit de mortä Montpensier.Le cœur du pauvre roi se serait, car son fils niné n\u2019uvait que onze ans : l'enfant était bien petit et les vassaux étaient bien grands: les temps étaient durs pour ley orphelins.Et Muhius de Montmorency lroin-t-il que par se mercy l'réfist en garde son enfant Et Mahius l'otroya en plorant.i jamais serment fait à un mourant fut gur- est celui-là.Dans l'orageuse minorité qui commençait, Blanche de \u2018'astille n\u2019eut pas d\u2019auxiliaire plus fidèle, le petit roi Louis n'eut pr- de sujet plus soumis que cv redoutable homme de guerre qu\u2019on à surnomiué le Graml-Conné- table, notre Cid à nous.Quand il mourut, il se trouvait, prar ses alliances vt par celles de su famille, grand-oncle, beau-frère, neveu et petit- fils de deux empereurs et de six rois.Dans ce frère d\u2019armes de Philippe-Au, de Louis VIII, dans ce protecteur de orphelin qui fut saint Louis, n'y a pas de quoi illustrer toute une ruce 1 Et ndant, ce n\u2019est qu\u2019un des anneaux de ls prodigue chaîne qui vient de finir avec le prince de Montmoren- Luxembourg, mort il y a quelques jours: Ptonnante suveession de quarante générations «qui, Lans le cours de neuf sibeles, out tenu six pes se connétables et seize bâtons de maréchaux, manié les insignes de presque toutes les grandes charges de 1a couronne, trainé vingt manteaux de pairs, porté les colliers de tous les ordres de l\u2019Europe et n'ont pas compté leurs duchés, La race du connétable Anne ot de ses ciug fils «disparaît en 1632 par la mort de Henri ; mais la famille se perpétue du côté des femmes, sous le nom des Luxembourg, dus Condé et des Laval.Dans la branche des de Laval, dit M.* de Bonnechiose, les illustrations n'abon- * dent pus moins; la postérité doit y xu- \u201c luer avec respect le premier évêque de \u201c (Québec, le pieux françois de Laval ot \u201c les maréchaux du nom.\u201d Après avoir raconté la fin du dernier des Montmorency qui vient de disparaître, M, «de Bonnechose ajoute : Et maintenant tous où vécu.D'eux, il ne testo vivant que leur nom : ils l'avaient semé partout.Les murs éeroulés do Constantinople, de Saint-Jean d\u2019Are, de Tunis, de Jérusalem, ont dû en gurder l\u2019écho.L'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'ont entendu retentir, pendant des siècles, sur tous les champs de bataille ; l'Europe entière le connaît et l\u2019honor.Ilex neore, ce grand souvenir, duns cette France d'au-delà l'Atlantique, qui garde pieusemunt le culte des gloires de la vieille mére-patrie : il vit li-has dana Je non de cette grande université de Montmorency-Laval, véritable foyer de la nationalité franco-canadienn: il y vivra aussi longteraps que le fougueux Moi motency lancera dans l'ubime ses flots cu mants, Ces belles pages nous ont fait éprouver un enthousiasme qui sera partagé par tous ceux qui les liront.dus fin des Montmorency est un charmant bouquet de fleurs exquises jeté sur la tombe glorieuse d\u2019une des plus illustres familles que le monde ait produites.Nous conseillons à nos lecteurs de prouver à M.de Bonnechose que nous savons apprécier ses talents ob sa bienveillance à notre égard, en nous procurant tout ce qu'il produit.La fin idea Montmorency est une petite brochure de 16 pages, facile à avoir, 1-0.Davin, -_\u2014\u2014e\u2014- NOS GRAVURES Charles Baillairgé Dans toutes les branches, les sciences comme les lettres et lex arls, nous avons maintenant des hommes dont les œuvres excitent l'attention «les autres peuples, Il est heuroux sjue des voix étrangères vien- nont de temps à nutre nous révéler les richesses intellectuelles que nous pousse doux, wn peu saux le savoir, que a renom- mee au ceut bouches fusse conuaitre au monde des talents qui ne peuvent trouver, duus notre société pauvre ut pou iustruite, l\u2019encouragement qu'ils méritent.Pour être devenu si remarquable duns une science si difficile à apprendre, sans avoir à disposition lus ressources immenses affectées à ceux qui sy livrent eu Europe, il a fallu que M.Buill: eût plus que du talent, mais du gén Aussi, il nous a fuit plaisir «le voir le portrait «de M.Dnilluiræé figurer à côté d'hommes illustres en Europe, dans un Journal scientilique et littéraire d'Italie, et d'y lire les éloges flatteurs adressés à notre compatriote, Nous emprantons à l\u2019Æréne- ment, de Québec, la traduction de l'article du journal italien que voici : L\u2019INGÉNIEUR CHARLES BAILLAIRGE ieur Chartes Baillairge est l'an des ms- ts les plus remarquables de notre époque.Né au \u2018'anada, il à une renommée qui est répandue dans l\u2019ancien et le nouveau monde, et trés-nombreux sont ses admirateurs parmi lesquels le rédacteur de cette esquisse ne vient pus en lieu.M.Huillairgé « commence sa vie scientifique À l'âge de 14 ans, eu se construisant une voitare mécanique avec laquelle il faisait de longs trajets dans son pays natal.Géomètre à 20 ans, puis ingénieur, il fut tellement aitué duns sa patrie, que les meilleurs monuments publics du Canadu sont dûs à son génie et iv ses études supérieures.Mais ce qui l\u2019a fait connaitre surtout en Europe, a été la découverte d'une formule unique au moyen de laquelle on peut trouver le vubage, le volume d\u2019un corps géométrique.Tout en émervant de fui aitre à nos lecteurs «découverte qui simplifie merveilletsement une étude trés-alistraite, telle que celle des voluines des différents corps, une série intermi- unable de formules réduites à ane seule, ot dune précision vraiment mathématique, disons, néan- mein, que lex plus grands géomètres ont donné Henucoup d'éloges très-mérités à l'ingénieur Buillairgé.Honoré dans différentes expositions univ selles, orné de plusivurs decorations ue miques, loué dans des lettres de ministres, d'uubassadeurs et autres personnages, l\u2019amour- propre de l'illustre ingénieur Baillaïtgé doit sans doute être satisfuit.En traçaut cette courte esquisse biographique, nous devons dire que nous avons de lui plusieurs publications écrites dune diverses laugues et renfermées dans des volumes considérable En les lisant, nous avons fortifié notre intelligence de connaissunces profondes.Le Cuunda peut, avec raison, étre fier de l'ingénieur Buillairgé, parce que, dius sa branche, il n\u2019est pax surpassé ni susceptible de l'être.M.Charles Bailluirgé est né à Québec, en 1827, de M.P.F.Bailluirgé, originaire d'Angin, en France.Il montra, dès son has âge, des aptitudes spéciales pour le caleul at la mécanique.A l\u2019âge de 17 ans, il construisnit de ses plopres sains Une voiture à vapeur avec laquelle il parcoumit les rues de Québec et les environs de cette ville, A 21 ans, il recevait son diplôme d'ar- penteur-géomètre à la suite d'un cours d\u2019études classiques et scientifiques au Séminaire de Québec, eb d'un apprentissage de cinq années, sous feu Thomas Buillargé, architeute et sculpteur.Appelé à préparer des plans pour des éylinus 6* nutrus édifices, il se fit, en peu de temps, une réputation d'architecte.En 1863, il était préposé à la construction des | édifices parlementaires d'Ottawa, avec un | traitement de 34,000 par année.| C'est cummo géomètre ou mathémati- ; cien surtout qu\u2019il est vraiment remarquable, ot qu'il s'est fait un nom, même en Europe.Ha écrit sur la gévniétrie, la trigonomé- brie ot les tathématiques en général, des | ouvrages fort udmirés des counaisseurs, Non content d'apprendre cu qui est connu dans une science aujourd'hui si avancée, il a fuit ce que les savants ol les acadé- tuiex de l'Europe cherehaient vninement ; il a fait une découverte dans une science it il semble que le génie «le l\u2019homme ne pouvait pas aller plus loin il a trouvé le secret de mesurer tous les \u201c13 A oy SN Rs v= Ry Eli = A CA qi Let 4] 2 fy LIAN / i 27 Sd ae) & & xX wv WN BT \u201cA » Me yt py a ES 9 Nr a) 228 20 R= al | A Cl yy NZ Mew Q st de a 17 A [3 ?À Yi 7e 4 Fl pr = a Pa 255 FY (AF; Lor 4 ; ten v a > cad 3 9 is = tg NES a P= Se > (gd wy =.i = p nd ee ne EY 7432 x x SS === Ca A EC 4 lr vA x Xia) Wy a Vp = 7 ad A À === AS ET ASST = AS =.* oy SS Le - [ LAN pi RQ i CI é | À Me 7 Ec ic eae At == os = Shi LL eg yd == - CEE AR a] SSS = == oS) Re 0e = pl LA PAIX.\u2014 L'Archimandrite, après le « Te Deum» en l'honneur de la paix, bénit l'armée russe à San Stefano.661 meécseme n- } k ce Cr \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014TENEE SE y tre wr awe ONE PAROISSE CANADIENNE AU om SIEGE LA RIVIERE-OUDLLRE \u20140\u2014 Vv Si je disais à mes lectours que le prochain personnage qui doit exercer son action sur la petite colonie fondée par un officier des armées de Louis XIV, sc trouve à le cour du grand roi, ils auraient droit d'être un peu surpris.Qu'ils me suivent pourtant au château de Versailles, et qu'ils pénètrent avec moi dans la chapelle oud au moment d'une cérémonie religieuse ; qu'ils traversent la nef où se pressent les courtisans, coux qu'on appelait slors les grands et qui venaient là entendre la parole de Hossuet, de Fenelon et de Bourdaloue ; qu\u2019ils s\u2019avancent jusqu'au pied du sanctuaire, où se tiennent ayenouillés le roi, la reine et la famille royale entourée des dames d'honneur et des officiers do la couronne : et, sans se laisser distraire tout: ce faste mondain, qu'ils observent attentivement les traits du prêtre qui célebre à l'autel.Ils recounaltront uue figure qui n'est ignorée au Canada.Cet aumônier du roi, qui vit ai proche du trône, c\u2019est l'abbé De Croix Chevrièrea de Saint-Vallier, le successeur de Mgr de Laval sur le siége de Québec.Le caractère de ce prélat est tout entier daus sa physionomie, où se linent à la fois l\u2019austérité, l'énergie et la sensibilité.Les vertus sacerdotales, l'esprit de mortification et d'humilité qu\u2019il avait puisés l\u2019école des grands maîtres spirituels, n'avaient pas détruit en lui les préjugés de noblesse, ni toutes les sailiies d'un tempérament impétueux.Devenu évêque de Québec, son administration se ressentit de ces qualités et de ces défauts.Le grand bien qu'il fit dans son diocèse, et qui ne peut être contesté sans injustice, fut mêlé de procédés arbitraires et d'actes bizarres, qui mirent souvent à de rudes épreuves ceux qui vivaient avec lui, et empéchèrent de l'apprécier alors à sa juste valeur ; mais le temps a rendu plus de justice au second évêque de Québec (1).On se demandera, sans doute, quelle liaison il y a entre l'histoire de Ia petite colonie de la Rivière-Ouelle et celle de Mgr de Baint-Vallier.Si on avait entendu les commentaires que faisait en chaire l'abbé «le Francheville sur les règles de discipline ecclésiastique établies par Mgr de Saint- Vallier, on comprendrait plus facilement l'influence qu'il a eue sur son clergé et, par lui, sur ses ouailles.Les paroissiens de Is Rividre-Ouelle béndficiirent pour leur part de ces actes d'administration, et les effets salutaires qui en résultèrent pour les familles doivent être notés.Nous avons cité l'éloge magnifique qu'un écrivain protestant a fait de notre ancien clergé.Or, si cet éloge est mérité, si, par sos prédications et ses exem les, notre clergé à créé le peuple à son image, s'il luisa inculqué des principes de foi et de morale chrétienne qui ont survéou à nos révolutions et qui l'ont rendu un des peuples les plus religieux du monde, c'est en partie à Mgr de Saint-Vallier que notre peuple le doit.La Nouvelle-France reposait sur \"me triple organisation : militaire, civile et religieuse.Pendant que Frontenac régularisait lo système militaire, que l'intendant Talon et ses successeurs créaient, l'administration civile, Mgr de Saint-Vallier établissait la discipline ecclésiastique.Sous l'épiscopat de Mgr de Laval, le clergé se composait presque exclusivement de prêtres réguliers dont la conduite était toute réglée d\u2019avance par les constitutions de leurs ordres (2).Mais sous Mgr de Saint-Vallier, le clergé séculier commengs à prendre de l'extension ; et ce fat ce prélat qui établit les bases de la discipline qui régit encore aujourd'hui le clergé canadien.Le zèle, la sagesse of lu fermeté avec lesquels il s'appliqua à le former, pendant les quarante années de son épiscopat, lui imprimèrent un esprit sacerdotal qui ne s'est jamais démenti.C'est grâce, en grande partie, à Mgr de Saint-Vallier s'il s'est toujours montré exemplaire, et si, par suite, aux époques des grandes crises, il s'est trouvé assez fort pour prendre en main la cause du peuple et la faire valoir victorieusement, Toutefois, ce n\u2019est là qu\u2019une partie du bien qu'a opéré Mgr du Suint-Vallier.Ses «uvres de chnrité ont égalé, si elles n\u2019ont pas surpassé ses œuvres de zèle, Venu au Canada avec un riche patrimoine de famille, il wen dépouills uvec une générosité et un dévouoment au-dessus de tout éloge, afin de subvenir aux besoins de son diocèse.Sa main étuit ouverte à toutes 1:4 nécessités ; mais, sans parler de ses aumÔnes parti- culiéres, il dépenss sa fortune à créer des «ouvres qui, presque toutes, durent encore, et dont voici les plus importantes : (1) Voici le portrait que M.Dudouyt, prêtre du séminaire de Québec, Laval à Paris, faisait de l'abbé de Saint-Vallier, alors aumônier du roi : \u201c* Noux avons examiné sar qui on pouvait jeter les yeux : ç+ été à l\u2019occasion de la proposition \u2018ue nous a faite te R.P.Le Valois, touchaut M.l'abbé de Saint-Vailier, dont voici les qualités Jour où contre : Il est de naissance considérable, il n du bien, dt est aumOnier du roi, qui a coup d'estime pour lui, et est d\u2019un parfait exetnple à la cour, oit il travaille avec édification ; il eut jeune et capable.Il a beaucoup de zèle et de ferveur, il eat austère pour lui-même.On le veut faire évêque en France, mais il s\u2019en défend autant qu\u2019il peut.Il à demeuré les six derniers mois avant Pâques au séminaire de Saint-Sulpice, où il a fort édifié.\u2014Le P, Le Valois est sou directeur et lui & fait faire nes retraites.C\u2019est lui qui à où la pensée qu\u2019il serait propre pour le Canada et qui lui en n parlé.\u2014II à dit que pour éviter d\u2019être évêque en France, il consentirait plutôt àM'être en Canada, et qu\u2019il voudrait demeurer votre oomdjuteur tant que vous vivrez ; on eroit que l'estime que le roi a pour lui ferait qu\u2019il agréerait la chose.les raisons qui nous ont et procureur de Mgr de paru contraires sont : qu'il a un zèle un peu trop ardent soit pour sa propre perfection, soit pour ÿ porter les autres ; qu'il n'a pas encore Deaucoap d'expérience, étant jeune, et qu\u2019il est austère.\u201d Histoire manuscrite 5 Séminairede Québec, par Mgr k.A.Tascheresu, archevêque de Québec.(2) Qu'ou remarque bien ici que nous ne contestous nullement l'immense bien qu'a fait Mgr de Laval pendant son épiscopat.Au reste, Mgr de Saint-Vallier n été ie premier & le recon.Haître.Voiel ce qu'il dit de la vie édifiante du clergé canadien, daus la lettre où il rend compte de son premier voyage au Canada, en 1695 : \u201c\u201c 8i les prêtres nont édifiés de la vie des laïques, les laïques ue le sont pas moins de la conduite des prêtres, qui ne sont soutenus jusqu'à nt dans une grande estime et réputation de sagesse ; quoique la plupart aient été exposés par la nécessité où ils ont été, et où ils sont encore en plu- dur endroits, de loger dans des msisons particulières, mélés avec toutes sortes de personnnes.La fidélité qu'ils ont à à grâce les conserve duns ce 1wélange, on ne s'aperçoit pas qu'ils y perdent rien de Far esprit intérieur, qu\u2019ils ont pris dans les séminaires, où ils ont demeuré quelque tempe pour ne sanctifier eux-mêmes, avant que d'être appliqués au salut des wutres, et où ils tetournent de temps en temps pour entretenir Is ferveur qu'ils y ont Luieée ; ils font, tous les jours, leur oraison, et tous les aus leur retraite ; îls aiment ln pouvreté, fait abandon su divine Providence.A ef ue Nc wd durant Joven et ndant, n'ont laissé travailler infa lement, sans argent ot sans maison, logés, comme on dit, or chant, dans des lieux fort incommodes, mangeant ce qu'on leur donueit comme or] sumone, et réduits nouvent à hoire de l'eau dans leurs courses epostolipues.\u201d Atal présent l\u2019Kylise, ete.Mgr de Laval avait fait de son clergé aue ospèce de communauté régulière, où tous les biens étalent en commun, à limitation de le tive Un pareil état de choses pouvait convenir à une église naissante, mais on conçoit qu'il t dixparaître avec l'aceroissement de Is colonie, Mgr de Saint.Vallier le spp ot voulut organiser soi «iocèse à la manière des diochees de France.Naturellement, de Laval dut craludre que ce changement diminuât le zèle et la ferveur du clergé qui avalent été le source de tant de bleu ; c'est ce qui explique les divergences d'opinion qui sargirent entre les deux prélats, et leur causèrent de mutuets chagrius.ls y vivent dans ua par- urs années, le nécessaire, L'OPINION PUBLIQUE En 1702, Mgr bénétices que Le pape Clément XI conçut de 25 Avan 1878 Jo.Une fondation de 40,080 livres au Séminaire de Québec pour l'entretien de «is prêtres dans las missions sauvages les plus sbandonnées ; 20.La construction du palais épiscopel qu'il légus A ses successeurs, et qui lui coûte plus de 80,000 livres ; ; 30.La fondation de l'Hôpital-Général, l'une des quatre grandes institutions de Québeo qui, depuis deux siècles, ont répandu des bienfaits qui ne se comptent pas.Cette fondation eat l\u2019œuvre capitale de Mgr de Saint-Vallier : il y SONATA ULE Some de 60,000 livres.II ne l'accomplit pas sans de grandes difficultés, qu'il attire en partie par les impétuosités de son caractère, et par un zèle qui n'avait pas toujours assez tempérament ; mais ces difficultés n'ont eu qu'un temps, ot l'œuvre est restée ; 4o.fondation des Ursulines des Trois-Rivières, qui, depuis ce temps, ont été la providence de cette ville.Il les dota de 30,000 livres ; 50.Une donation de 20,000 livres aux prêtres du Séminaire de Montréal ; 80.Une autre donation de 8,000 livres pour le soutien d\u2019une école à Québec ; mis Le don de 6,000 livres aux Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de on Le total des sommes dépensées au Canada par Mgr de Saint-Vallier s'élève à 600,000 livres, sur lesquelles 200,000 provenaient de son patrimoine de famille (1).Voilà, ou nous nous trompons fort, une carrière bien remplie, ot dont tout homme sureit droit de s\u2019honorer.Les imperfoctions qui s\u2019y montrent, et qui retombent autant sur l'époque que sur l\u2019homme lui-même, ne sont que des ombres dans un bon tableau, ; ; Nous nous sommes arrêté, tout exprès, à tracer à grands traite cette physionomie historique, parce qu\u2019elle u été étrangement méconnue par M.Parkman, dans ses deux derniers ouvrages : L'Ancien Réyime au Canada\u2014Frontenue et lu Nourelle-Franer sous Louis XIV.L'auteur s'y applique à décrire avec complaisance les mesquines querelles que Mgr de Saint-Vallier avait le don de soulever autour de lui (2).Cela se comprend, c'était une bonne fortune pour sas lecteurs protestants.Il eat fort piquant, en effet, de montrer un évêque catholique sous un aspect ridicule ; mais la justice ls plus élémentaire exigeait qu'il mit en regard le bien réel qu\u2019a fait ce prélat.Vous le chercheriez pourtant en vain dans ces devx volumes d'histoire.Des im- meuses charités de rrêque de Québec, de ses fondations, de ses travaux disciplinaires, pas une mention, pas un mot.Ces œuvres étaient cependant faciles à connaître : elles sont écrites en monuments séculaires à Québec et aux Trois-Rivières.Il n'y avait qu'à ouvrir les Ordonnences Divrésainre Qui servent de manuel au clergé de 1a province de Québec ; on n\u2019en peut feuilleter dix pages sans rencontrer quelques sages règlements faits par Mgr de Saint-Vallier.Les premiers volumes de M, Parkman laissaient espérer mieux que cela : non pas que nous voulions dire avec Horace : Desinit in piscem mulier formour #uperde ; Mais nous soutenons qu'un esprit philosophique se serait mis au-dessus des misères de détails, pour cunsidérer l\u2019ensemble, les ections importantes et fécondes en résultats, Souvent Mgr de Saint-Vallier n'a eu que le tort de défendre gwchement des causes bonnes en elles-mêmes, comme dans sa fameuxe affaire avec Frontenac, à propos de la représentation de Tartufe.Si la question qui gest agitée entre Frontenac et Mgr de Saint-Vallier se renouvelait à Québec, les protestants eux-mêmes donnersient raison à ce dernier.Il n'y à pas longtemps encore, ces mêmes protestants ont sitfé, aussi bien que les catholiques, et forcé à déguerpie, une troupe de comédiens qui répétaient des pièces de théâtre certainement moins immorales que T'rtage.En définitive, les querelles de Normands dont l'histoire de la Nouvelle-France est émaillée, n'étaient que des chicanes de mots qui n'arrivaient que bien rarement à des voies de fait.Nos voisins auraient belle grâce à nous les reprocher, eux qui, précisément à la même époque, faisaient une société d'enfer, ou l'on s\u2019entre-pendait, s'étranglait, se torturait, s'aplatissait à donner envie aux Iroquois.Ils parlaient et gestieu- laient moins, mais ils agissaient plus, Comment, à l'exemple des Français, ces Américains auraient-ils eu des entrailles pour les pauvres sauvages, eux qui n\u2019en avaient pas pour leurs propres compatriotes, eux qui, après les avoir achetés ainsi qu'un vil bétail sur les marchés d'Angleterre, les réduisaient en servitude comme les centaines de mille nègres qu'ils tenaient courbés sous leurs fouets?Ici, l'esclavage était inconnu, chaque homme était libre ; pouvait-on en dire autant des Etats-Unis?Cela nous aide à comprendre les horreurs qu\u2019ils ont commises, soixante ans plus tard, contre les pauvres Acadiens qu\u2019ils ont arrachés de leurs foyers et déportés, comme ils avaient coutume de faire des nègres de l'Afrique, sans égard pour les affections de famille ; les maris séparés de leurs femmes, les enfants séparés de leurs parents.Ces malheureux Acadiens, dit à ce sujet le plus grand des historiens américains, n'étaient coupables d'autre crime que de leur attachement pour la France.\u201cJe ne sais pas, ajoute-t-il, si lee annales de J'ospèoe humaine ont conservé le souvenir de maux infligés avec autant de complaisance, de cruauté, de persistance (2).\u201d (2) Histoire des Etats-Unis, par Bancroft.Vol.VI., p.5e.Les Français ont souvent fait des prisonniers dans leurs Guerres contre les colonies américaines, guerres cruelles, il est vrai, mais qu\u2019ils n'étaient pas libres de rendre plus doucès, à cause de In présence de leurs sauvages alliés qu'ils ne pouvaient retenir comme ils l'auraient voulu.Mais la Intte une fois terminée, l'humanité reprenait tous ses droits.Veut-on connaître comment ces mêmes Français traitaient leurs prisonniers?qu'on lise ce qu'en dit M, Parkman lui-même : \u201c À l'origine de la guerre, les Français du Canada inaugurèrent la pratique humaine d'acheter, de leurs alliés swuvages, les prisonniers anglais, et particulièrement les enfants.Après lex premières furies de l\u2019attaque, plusieurs vies furent épargnées dans l\u2019espoir de cette rançon.Quelquefois, mais pas toujours, les captifs rachetés étaient obligés de travailler pour leurs bienfaiteurs.Tous étaient uniformément bien traités, et souvent avec une telle bonté, qu'ils ne voulaient plus être échangés, et devenaient Canadiens par adoption (3).\u201d Avant d'être placée devaat le tribunal de M, Parkman, la cause de Mgr de Saint- Vallier a été portée devant un tribunal plus élevé et surtout mieux au fait de la question : celui de Louis XIV ot de ses ministres.Il s'agissn excès de zèle et de ses fautes d'administration, de son siège.Après un long et mûr examen, pas prendre une décision sans s'adjoindre un conseil composé de plusieurs évêques.Savez-vous, M.Parkman, connus, car ile ne sont et Fénelon, saus compter Mgr de Nosilles, archevêque de Paris.Or, tels étaient l'estime et le respect que les vertus de Mer qu'ils nee voulurent point conseiller au roi AL it de juger si, à cause de ses l\u2019évêque de Québec devait être privé Louis XIV et ses ministres n'ostrent quels étaient les noms de ces évêques?Ils méritent d'être pas sans autorifé dans ce débat.Ile s'appelaient Boesuet de Saint-Vallier leur avaient inspirés, le priver de son siége, et la suite leur à onné raison, de Saint-Vallier était à Rome pour obtenir l'union canonique des chapitre, l'évêque et le séminaire de Québec possédaient en France, ui une si haute opinion, qu'il voulut, à tout prix, (1) Archives de l\u2019Hépital-Gé néral de Québec.Histoire manuscrite du Séminaire de (3) L' Ancien rage 330, 377, 878, et Frontenac et la Nouvelle.France soun Louis Xv, 1, 286, 39%, 390, 2 116, 169, 198, 24 : 8) Frontanac et fa Nowoslle- France sous Lowis' XIV, par ¥.Parkman, pages 377, 378, 25 Avair 1878 L\u2019'OPINION PUBLIQUE acconler la bulle d'union, atin, dissit-il, de le renvo; content dans son diocèse- Pour cola, il ne permit pas que son affaire fût portée devant n Congrégation des Evôêques, où elle n'aurait pa passer ; mais il nomm une co jon particulière de prélats qui parvint à aplunir toutes les difficultés, \u201c Mgr de Saint-Vallier, dissit à ce sujet un de ses contempomins, a plus fait à Rome on trois mois qu'un en fait ordinairement en dix ans\u201d Ce fut le même zèle dévorant qui, en 168 et 1686, alors qu\u2019il n\u2019était que simple grand-vicaire de Mgr de Laval, l'avait transporté en plein cœur d'hiver, d'une extrémité à l'autre de l'immense diocèse de Québec jusqu'au fond de l'Acadie, à travers les forêts où il eut à parcourir de grandes distances à pied, et parmi les glaces où il faillit périr.Les habitants de la Rivière-Ouelle eurent bien dos fois l'ucension de recevoir Mgr de Naint-Vallier en visite épiscopale.En ce temps, comme de nus jours, la visite de l\u2019évêque était un événement pour la paroisse.On s\u2019y préparait d'avance: les chemins conduisant à l'église et par où devait r l'évêque, étaient ludiséa, c'est-à-dire plantés de jeunes arbres de sapin, de peuplier et d'érable.Des arcs de verdure étaient dressés devant les maisons des principaux habitants et devant le portail de l'église.D'auxsi loin qu\u2019on voyait venir le prélat, la cloche annonçait son arrivée.Tous lea patvissiens étaient accourus d'avance aux abords de l'église, et s\u2019agenvuillaient, tête nue, sur le passage de l'évêque pour recevoir sa bénédiction.Après une courte réception au presbytère, le curé, revêtu du surplis et de la chape, suivi du clergé, venait à la rencontre du prélat et le conduisait à l\u2019église pendant que l'on chantait le répons : Erce mtrerdos magna,\u201d Sur le seuil de l'église, le curé lui présentait l'eau bénite et l\u2019encens, et le conduisait solennellement dans le sanctuaire où, après quelques instants d'adoration, il prenait place sur le siége qu'on lui avait préparé du côté de l\u2019é- pitre.Le temple était orné comme aux plus grandes fêtes: cette parure n'avait rien que de bien simple, mais elle était propre et convenable, Une messe solennelle était vélébrée, pendant laquelle l'évêque adressait une vxhorta- tion paternelle à ses ouailles, La parole ardente de Myr de Suint-Vallier, son air de recueillement et d'austérité, sos sages avis, faisaient une impression qui ne s'effaçait pas.ll recevait à la confirmation les enfants qui avaient fait leur première communion.\u2018Tout le reste du jour était chaumé comme un dimanche : tout le monde se P confessait ot s'upprochait de lu sainte table ; c'était une époque de rénovation générale.La visite durait un jour ou deux, selon les besoins du lieu.L'évêque reprensit ensuite su route pour la paroisse voisine, et la cloche annonçait son départ comme elle avait salué son arrivée (1).(1) Mgr de Saint-Vallier mourut le 26 décembre 1727.Il était originuiee de Grenoble, on Dauphiné.Un historien de cette proviuce, Guy Allaud, donne la filiation de sa famille depuis 1516.Son nom primitif était \u2018ver, et ce nom est resté son ori d'armes.Ses armoiries sont d'argent avec buste de cheval d'or animé de gueules, au chef cousu de gueules, charg?de crois- settes d'argent.Sa famille a jeui d\u2019une assez grande illustration daus le Dauphiné ; l\u2019évêque de Québer était fils de Jean de la Croix-Pisançon, maitre de camp d'infanterie, qui mourut ex 1626.11 existe encore aujourd\u2019hui trois branches de cette Faille : le comte de Suint-Vallier, le marquis de Seyne Leyne ot le marquis de Pisungon.Ils habitent peu le Dauphiné maintenant, et resident principalement i Paris.L'abbé 1L-R.Cascray.(A suivre.) LES FUSEAUX DE GULDA \u201c Grands et tris-grauds sont les fruits de I\u2019howpitalité.\u2019 IT LA CITAMBRE SAINT-JULIEN (Suite) \u2014Pour sûr, elle est du Brabant, madame.Elle porte la robe de calemande rayée, la petite coiffeet la médaille des dentellières de Bruxelles.Elle parle fort bien flamand.Elle n'est malade que de fatigue et de la frayeur que lui à faite l'orage, A la blancheur de ses mains, à la finesse de son linge et au poids de la petite valise fermée à clef qu'elle porte, on voit que ce n'est pas une personne qui ait souffert de la misère.Je la questionnerai dés qu\u2019elle «'éveillera.Mais, voici mein berr Uttmann qui arrive avec notre Frantz.Le maître du logis, Conrad Uttmann, l'un des plus riches mineurs du Harz, revenait de la mine avec son fils Frantz, l'ainé de ses neuf enfants.Il entra gaiement et s\u2019écris : \u2014Cù sont mes filles?Quoi! pas une n\u2019est venue au-devant de moi ?Suis-je lone le père des vierges folles?Les fillettes s\u2019élancèrent vers lui et l\u2019ac- «ablèrent de caresses, et la mère, lui présentant le bel enfant qu\u2019elle venait de prendre dans son berceau, salua son mari d'un affectueux bonsoir et lui dit: _\u2014\u2014Nvs filles ont soupé plus tard que d'habitude, mon ami, et c\u2019est ce qui les a empêchées d'aller à votre rencontre.\u2014Le souper des enfante retardé ! dit Conrad.Quelle merveille! il est done arrivé un accident?\u2014Non pas précisément, dit Barbe : je vous conterai cela, mon ami.Allons, fillettes, finissez vite cette crème.Dites vos Grâces et allez vous coucher.Quelques minutes après, lee petites filles, ayant reçu le béediction de leurs parente, se retirèrent sous la conduite de Gertrude.Walburg prit congé, monts une longue table.Après souper la prière ! fut dite en commun, et les domestiques se retirérent.Conrad s'approcha du feu.Bien qu'on ft au moie de juin, les soirées sont frat- ches en ce pays boisé, surtout après un orage.\u2018 Frantz se mit à ses pieds sur une escabelle, et #'amusa à aculpter un gourdin de hêtre.Barbe, ayant endormi son nourrisson,\u201creprit sa quenouille et, tout en filant la luine de ses agneaux, raconta l'aventure du jour à son mari.Conrad l\u2019approuva d\u2019avoir secouru l\u2019étrangère.2 \u2014Cette charité nous a porté bonheur, dit-il.Au moment où j'allais sortir de la mine, le vieil Heinrich est venu me dire w'il avait découvert un nouveau filon \u2018argent dane la galerie des sources.\u2014Dieu soit loué ! dit Barbe ; puisqu'il en eat ainsi, jenverrai demain samedi un beau présent de cire à l\u2019église, Mientôt Conrad et Frantz se couchérent, et llurbe, prenant une petite lanterne, fit #a tournée du soir dans toute la maison.Elle s'assura que toutes les portes etaient fermées, toutes les lampes éteintes, borda les couvertures des lits de ses filles, dont la chambre touchait la sienne, les baisa au front, et allait se retirer, lorsqu'elle songea qu\u2019une personne étrangère et malade était sous son toit.Ouvrant alors doucement la porte de la chambre «es hôtes, elle s\u2019'avança vers le lit où dormait la Brabençonne.Gertrude était près d'elle, assise dans un grand fauteuil, éveillée, et sans lumière.En voyant entrer sa mai- tresse, elle lui fit signe d'écouter.Barbe prêts l'oreille.Les rideaux du lit étaient fermés, et sous leurs plis épais un chant très-doux se faisait entendre.La Braban- sone chantait en révant, Gertrude pleu- tb.\u2014Ah! madame ! dit-elle à voix base, c'est l'air du carillon de Sainte-Gudule, Depuis quarante aus je ne l'avais pas entendu ; mais on n'oublie jatnais les cloches de son pays.\u2014 Que dit-elle, à present?demanda sur son âne et partit, et le souper de Barbe.maitre Conrad, de es femme, de son fils aîné vt des domestiques fut sorvi sur La dormeuse pronongait quelques rolus vntrecoupées de eaglote.es pee \u2014 Elle parie de soldats, de meurtre, de prison, madame.Avant de s'endormir elle m'a dit que les Espagnols avaient tué son père et son wari.Pauvre femme! je vais l'éveiller, \u2014Non, Gertrude, laissez-la, Il vaut encore mieux pleurer en rêve qu\u2019en réalité.Eveillée, elle souffrirait autant dans l'âme, et son pauvre corps ne se reposerait pas.Mais vous, Gertrude, il faut aller vous coucher.Je le veux.Vous ne vou- les pas la quitter?Hé bien, mettez-vous au moins eur ce lit, Gertrude obéit.Barbe lui souhaits une bonne nuit ct retourna pris de ses enfants endormis, Et bientôt on n'entendit plus dans la maison d'Uttmann que le balancier de I'horloge de bois, lo chant du grillon et les lointains murmures du vent qui agitait les sapins, LI LE SAMEDI Les premières lueurs du jour éveillèrent In voyagewse.Elle se souleva sur son lit, et, parcourant dos yeux la chambre, elle vit qu'elle n\u2019y était point seule.La boune Gerteude dormait profondément.L'étraugère se leva et s'habilla sans bruit ; uis, traversant la chambre sur ls pointe du pied, elle alla s'asseoir près de la fe- nôtre et regarda au dehors.Cette fenêtre s'ouvrait sur un petit jardin rempli de rosiers en fleur.Au-lelà les prairies et les bois d'Annaberg, encore voilés de brume, s\u2019élevaient en pente douce sur le flanc de ls montagne, Un chevrier emmenait déjà la troupe capricieuse aux clochettes argentines, et un rossignol, qui avait chanté toute la nuit, accompagnait de ses dernières roulades le ramage aérien dus alouettes, La jeune femme entr'ouvrit lu fendtre et iivra son front au souffle frais de l'aube.Bientôt elle entendit aller et venir dans la maison, et des voix d'enfants résonnèrent à travers lea cloisons de sapin.\u2014Bonjour, père ! bonjour, mère ! cri- aint olles.Venez nous embrasser, venez vite \u2014Oh! l\u2019heureuse maison ! se dit J'étrangère.Tout y est: l'abondance, les beaux enfanta, les fleurs; et moi, moi, je n'ai plus rien, ni maison, ni famille, ni patrie.O Christ ! que t'ai-je fait ?Gertrude venait de s'éveiller, Elle salua gracieusement l'etraugère et lui demanda ai elle se sentait bien reposée.\u2014Fort bien, lui fut-il répondu.Je pourrai partir ce matin même et continuer mon voyage.\u2014A Dieu ne plaise ! vous n'êtes pas en état de le faire si tôt, et vous resterez au moins jusqu'à lundi avec nous.Madame le veut ainsi.Comment vous appelez- vous ?\u2014QGulda.\u2014Hé bien ! na bonne Gulda, c'est au- jourd'hui samedi.La messe sonne à l\u2019église Sainte-Anne, et j'y vais aller prier la sainte Vierge.Voulez-vous venir avec moi?\u2014Je vous remercie, dit Gulda ; je suis de la religion réformée.\u2014 Miséricorde ! s'écria Gertrude.Oh! que j'en suis fâchée ! Hé bien ! prenez patience une petite heure.Je reviendrai vous faire déjeuner après la messe.Je m'en vais prier pour votre conversion.\u2014Ne prenez pas cette peine, dit Gulda, vous perdriez votre temps.Avez-vous une quenouille et du lin?Je n'aime pus à rester oisive.\u2014Voici ma quenonille toute garnie ; au revoir.Ex Gertrude s'éloi visiblement contrariée d\u2019avoir trouvé dans ss compatriote une sectatrice de l'hérésie qui commençait alors à bouleverser l'Allemagne.Lu samedi était jour de fête à Annaberg.En l'honneur de la sainte Viurge et + sainte Anne, patronne du village, dès le coup de l\u2019Angelue de midi, les travaux ces- ssient ; les mineurs rentraient ches eux, effagaient les traces de leur labour souterrain, et, revêtus d'habite propres, allaient recevoir leur paie chez les patrons, propriétaires ou fermiers des mines.Les ména- netto: t leurs maisons, chauffaient four, disposaient toute chose pour le 201 ree \u2014_\u2014 re du dimanche, et les jeunes filles allaient cueillir des fleurs ou des branches de aapin, selon lu saison, pour urner l\u2019autel, sans oublier de préparer leurs atours Gulda ne sortit de sa chambre que pour le diner.Elle prit place à ls table commune entre (ertrude et une jeune servante.Lorsque Frantz dit lo Beuedicite, on remarqus que l\u2019étrangère joignit les maine, mais ne fit pas le signe de la croix, et les domestiques en conclurent qu'elle ne resterait guère chez Barbe Uttman, l'une des plus ferventes catholiques du pays.Vers trois heures, les ouvriers de la mine vinrent chercher leur salaire, et Ciulda pria Gertrude de leur demander s'ils connais- asient Hubert de Laeken, aubergiste à Sonneberg.\u2014Sonneberg est à trois lieues d'ici, «dit Gertrude, je doute que nos hommes, qui ne sortent guère d\u2019Annaberg, connaissent les gens de ce pays-là.Enfin, je vais le leur demander.J.-0.LAVERGNE, (A auivre.) -\u2014\u2014\u2014me\u2014\u2014 LE CRIME DE LA RUE LAYAYETTE.\u2014Un drame navrant dans tous ses détails s'eut passé ces jours derniers, rue Lafayette, à Paris.Dans cette maison habite, au deuxième étage, une dame Philipet, rentière, âgée de soixante- treize ans.C\u2019est une femme trvs-douce et très- serviable que tous ses voisins honorent et estiment.Muse Philipet recevait souvent la visite de ses enfunts et petits-enfants.l\u2019armi ces derniers, il eu était un qui passait surtout pour son préféré.C\u2019est von petit-fils, Emile Finot, âgé de vingt- trois ans, garçon boucher, qu'elle avait on quelque sorte élevé.11 n\u2019était sorte de tendresse que la pauvre vieille grand\u2019mère n'eñt pour son Benjamin, dont les défauts méme lui semblaient de \u2018charmantes poccadilles, et à qui elle pardonnait tout.Hier, vers trois heures de l'uprés-midi, l'enfant té vint voir sa grand'mère, ite ne l\u2019avait pas vu depuis lougteuym, car elle avait eu avec wa mère, marchande d'huile en gros, rue de le Chapelle, quelques discussions d'intérêts II entra dane Ja salle & munger où elle se trouvait seule.Tout à coup la bonte, qui se trouvait dans la cuisine, entendit un cri suivi du bruit sourd «le la chute d'un co: Elle o'élanga et se trouva eh face d'Emile Finot, qui venait d'ouvrir le rte et qui, lui mettant sou Joing sous lenez, la orga de lui livrer passage.Eu même temps elle aporçut Mme Philipet, gisant à terre, le visage couvert de saug, Son petit-fils lui avait brisé une terrine sur le crine, Pendant que la domestique terrifiée s\u2019occupait de relever sa maitresse, le meurtrier avait des cendu les deux étages.Sur la porte, il se trouva en face d'une autre bonne de la maison qui le voyant tout pale et la main droite ensanglantée, lui demanda ce qui se passait.\u2014-I1 y a là-haut une femme qui bat grand\u2019maman, répondit Finot, je vais c'ercher du secours.\u2014Cotament, grand lâche, du secours?Mais c'est vous plutôt qui avez battu votre grand'mère.Vous ne passerez pas Finot voulut la bousculer.Mais Ia bonne, une fillette de seize ans, toute mince et toute fluette, lui sauta à la gorge en criant à l'assassin, et, avec une incroyable énergie, Je maintint jusqu\u2019à l'atrivée des gardions de lu paix attirés par ses cris.En même temps, le domestique de Mme Phi- lipet descendait demander du secours pour sa maîtresse.On porta celle-ci à la pharmacie Plancher, qu ve trouve au rez-de-chausséu de la maison, et elle fut soignée par deux médecins.[ls constatèrent heureusement que le crâne n'avait aucune autre fracture que celles que les fragments de poterie avalent faites à lu peau en plusieurs endroits.Les blessures ne seraient donc pas graves pour toute autre personne.C'est seulement i cause de ofl de Mme Philipet qu\u2019on peut craindre des complications.En revenant à elle, la pauvre vieille grand'mé- re West avant tout inguiétée de son agressear.- sa première parole a été une parole de tendresse et de pardon pour lui.Finot, au contraire, n déclaré qu\u2019il regrettait de ne pus l'avoir assommée du coup.Ajoutons & sa décharge qu'il it sous l'empire de l'ivresse, 1] wat probeble que jeun et dans son bon sens, il n'eut pas usi, Il a été gardé au poste, à In disposition ju commissaire de police.Toute-ls soirée, des groupes nombreux ont stationné aux abords de la maison.Un détail curieux : Emile Finot est le beau- frère du boucher de ls rue Neuve-Coq ui s'est pendu, l'été dernier, dans le bois de Vincennes, sans que rien ait pu expliquer les motifs de son suicide AVIS SPECIAL A'tous ceux qui souffrent des erreurs et des indiscrétions dois jeunesse de la faiblesse ner- vouse, de décrépitüde et de parte de vitalité, ouvir gue, an rent qui les guérir.Ce a été découvert par eu missles grand rem aire dans l'Amérique du Sud.votre adresse au Rév.Jouren T.Irman, \u201ction 8 New.York, LE GRAND-DUC MICOLAS A SAN-STEFANO : (MES ENFANTS, LA PAIX EST sIGXÉE! NOUS AVONS ÉCHASÉ LES TURCS ! ET VOICI CONSTANTINOPLE I\" QE Te PS LE GÉNÉEAL IGNATIEFF APFORTANT AT GRAN LE QUAUTIER-GÉNÉRAI DY ARAXT-DTE 4 SAN-STEFANO U-DUC LE TRAITE DE VAIX QUI VLENT 1°ÊTRE \u201cUNE LA REVUE NEA GARDRA PAR LE GRAND-DT: 60% HNDITENE NOINILO,T gL8T MUAY gg 25 Avair 1878 REVUE DE LA SEMAINE COUR SUPRÈME La décision de l\u2019honoruble juge W.Do- viun, validant l'élection «de l'honorable M.Laflamme, à été confirmée paris Cour Suprôme du Canada, sur les conclusions de M.Edward Coruwallis Monk, le jeune et habile léfenseur du ministre de la justice, Daus sun appréciation du litige, la Cour Suprémo a éliminé, comme dénués d\u2019importance, tous lus poiuts soulevés par la cuntestation, à l'exception de celui relatif à l'incident de Plucide Robert.La position occupée pur Robert auprès «le l\u2019hon.M.Laflamme est-elle celle d'un agent électoral, at son acte d\u2019intimidation it l'égard «de sou beau-frère Paré a-til le euractère d'une manwuvre frauduleuse impliquant l\u2019invalidation de l'élection de M.Latlamme ?La premiire question a été résolue dans affirmative par les hons.juges Richards, Strong, Fournier et Taschoreau ; dans la négative par l\u2019hon.juge Henry.Quant au second point, le juge-en-chef Richards et le juge Strong ont déclaré que l'acte reproché à Robert constituait le délit de fraude par un agent électoral et entraînait la nullité de l\u2019élection de l'hon.ministre de lu justice.Les huns.juges Fournier et Taschereau ont soutenu que l'acte en question avait eu lien entre parents, au sein de la famille, et qu'il ne convenait pas, pour donner effet aux disprsitions exceptionnelles de la loi électorale, de transgresser le principe «lu droit des gens qui déclare le domicile et les conversations qui y sont tenues, in- vivlables, Le juge Henry crut reconnaître dans l'acte «le Rubert les éléments de la fraude, niais l'hon, juge étant d'avis que Robert n'était pus l\u2019agent de l\u2019hon, M.Latlamme, il s\u2019en est suivi que, sur lu question d'invalidation lu l'élection, lex juges se sont di- vised ainsi: Pour l'invalidation : le juge-en-chef Li- chards et lhon, juge Strong.Contre : les huns, juges Fournier, Tas- chéreau et Ilenry.L'hon.juge llitchie « été empéché par le maladie de siéger duns cet important procès.MONTRÉAL Side hureau de santé n\u2019était pus \u2014puis- qu'il faut l'appeler pur son nom\u2014uve im- wense ot vuineuse blague, laisserait-il les vœux du printemps cronpir dans les baissières de la ville ut répandre aux quatre vents du ciel leurs miasmes empestés?Aux printemps de 1876 et 1877, on a si- mnalé à la commission sanitaire une mare étalant mes eaux jaunâtres eu arrière du No, 145, aur lu rue Nuint-Aralré.Qu'a fait ln commission?Elle a laissé aux ray- vhs absorbants du soleil le soin de pomper, chaque été, cex enux fétides, et maintenant \u201cnevre lu mare existe plus profonde et plus infecte que jamais.L'année s\u2019é- couleru-t-elle sans que messieurs les cum- Missaites daisnent avantager ce quartier d'aue bienfaisinte rigole?Nous verrons MEXIQUE M.Foster, ministre des Etats Unis à Mexico, n officiellement reconnu, le 9 avril, le gouvernement du président Diaz, TURQULE Uu ufficier d'un vaisseau de guerre français en station à Volo étant mort, on « procédé à son enterrement.Les autorités militaires turques ont d\u2019abord rofusé à Hn détachement de l'équipage de mettre pied à terre; mais, voyant qu\u2019on allait passer vutre à leur refus, elles ont fini par luisser faire.FRANCE Boune nouvelle pour leshonnêtes Fran- cais, et il y en a beaucoup en France : le journal radical la Commune affranchie a cessé de paraître.Le montant des amendes auxquelles ce journal a été condamné dé- [rie som cautionnement, que le gouvernement a fait saisir, ANGLETERRE q Su Majesté a répondu, lo 15, à l'adresse du parlement la remerciant au sujet de l'appel des réserves.Ello félicite les deux Chambres de leur loyauté et dit qu'elle we croit assurée de pouvoir toujours compter sur l'udloption de mesures ayant pour but de sauvegarder l'honneur de la couronues et lu stabilité de l'empire.RUSSIE Des préparatifs sont faits pour l\u2019organisation d'une levée générale.On ne délivre plus de pusseports qu'aux hommes dont l\u2019âge dépasse 46 aux.Tutleben suceddemit, duns le coin ude mont de l'armée à San-Stofanv, au grand- due Nicolas, ESPAGNE Le bruit de ln mort «de l'ex-maréchal Bazaine est contredit.Bazine est a Madrid et sn santé excellente.Marie-Christine «l'Espagne est tombée et s'est fracturé la jambe.Plusieurs chefs cubains sont avri Madrid.SUISSE La Suisse à accepté In propusition des États-Unis de prendre part à un congrès pour fixer la valeur relative de l\u2019ur et de l'argent.; LE CONGRES On parle de cette ennuyeuse chose plua que jamais, A.-lb.Loxueué, \u2014\u2014 ÉCHOS DE PARIS Un rassemblement considérable s'était forme hier soir autour d\u2019une malheureuse femme, teute débraillée, qui tenait un petit enfant duns sex bras, pendant que trois autres miochus se pendaient à sa jupe.Cette fenune était dans un tel état d'ivresse qu'elle ne pouvait plus marcher ; c\u2019est à peine si elle retenait la pauvre créature qu'elle avait sur les bras, Les gardiens de la paix sunt intervenus, redoutant quelque danger pour les enfants.11s ont eu beaucoup de peine à se faire indiquer le domicile de cette triste mère, qui répondait au hasard.Les trois petits enfants qui Paccom- pagnaient se pressaient contre elle eu pleurant, effrayés par la foule qui les entourait.Le plus âgé n'a pas six ans! Ils sont à peine couverts.Les agents out conduit co pauvre groupe au poste voisin, où les enfants ont mangé un peu de soupe, aprés quui on les à reconduits chez eux.11 y a quelque temps, place Pigalle, un ehurretier avait \u201c des raisons\u201d avec son, cheval.La pauvre bête, évidemment surchargée, ne voulait pas avancer.Un wmssemblement s'était formé, compost d'artistes au quartier, de fenumes, de bourgeois et autres geus genéralement bons pour les animaux.Le churretier n'osait évidemment pus sévir: il sermit le manche de son fouet et s\u2019elfurçait de «donner à sa voix des inflexions persunsives.\u2014 Allons, mon pauvre euco, Un coup de collier, un peu de courage.Ah! je sais bien que le pavé est mauvais.Et puis il grommelait avec rage à l\u2019oreille du cheval : -Tu vas voir ! attends un peu que nous soyons de l'autre côté du boulevard Or- nano ! \u2014\u2014\u2014e Un peintre de nos atuis est marié une wusi- vienne fort distinguée, qui « une passion désordonnée pour lu musique de chambre, et qui donue chez elle «les auditions de quatuors com- porés par les maîtres les plus avancés de ln nouvelle école.Hier encore, il voit arriver chez lui, avant dîner, portés par divers Auvergnats, des violons, aes altos, des basses, en un mot tout ce qu'il faut pour faire cs qu\u2019on appelle de la bonne musique.\u2018eln lui coupe l'appétit et il s\u2019écrie en soupi- tant : \u2014\u2014Mais enfin, les chirurgiens, quand ils vont faire une opération, u'envoient pas leurs instruments In veille chez le patient! _L\u2019OPINION PUBLIQU Adrosser los cummuniontions couceraaut les Échecs 8 M.0.Trompe, No.514, rue St.Bouaveuture, Muatréal, AUX CORRESPONDANTN Autry solution juste du problème No, L2.\u2014M.La.N.Dufresne, Qubbeo.Kolutlons Justes du problème No, Cusson, Northampton.Mu Nop.freane, 1.M.et Z.Delnuvals, Québec Juan; M.Toupis, J.L.I.8, Lafrennie, J ot 1.Lafrenidre, Montrésl ; L.0, 1*., Rberbooke, votre bn 66 n'ayez pu tree compl « shgbalerons 4 duos notre prochaine foutre, Nous prions ton amis et correspondants de loir aulééuser Jours diontions, après le ler Nos, Gé, au Heu de 518, rue St.Ionaventure.Noux croyous devale fare plaisir aux sates Ju Mint tu lettre suivie universelle, pur M.Car d'organiention : Paitia, 12 mars PK.Mon cher M.Pretti, vids, duns Te plus bred dé, lex plus forts Joneur le entier, Quatre prix au minimuns wero miler, offer par l'Etat, à fn suite dC dintribués : be pre- ur dé A pee (0 où 3,000 franeat vers p cordé de même, anis, depuis phusteura recevulr de réponse définitive § bg: refus.il morn.inst os fourui pur ane souseriy prendre 1 es lovte Fi ne pourront être défi décision du gouvernem ronnua\u2014c'eat-à-dire dits w2 w en soft d'ail ir que le Congrès Enternutional de 1578 réponde aux vœux des amateurs d'Helss net étrangers, et août digne «de ces alués, D est fondé à eroîre qu'il réue- aire pleitement, et fait appel.pour parvenir nu but de sa tdvhe délirate au dévouement de tons cwux qui x'intéressent au noble jen, Veulliez agréer.mon cher mousienr Prettl, l'axsttranee de mes meilleurs sentiments CAMILLE MORRILL.Les clauses prineipales sont : Le tournot commencern le 15 juin, les concurrents devront d'être fait inscrire avant le ler Juin : le temps sovordé sers de 30 coups pour deux heures, «t quatre parties erunt jeuées pur ne- maine: avee le concours de problômes, i) y nus au cou cours de fin de partie Tontes len communicativne relatives ui Fonrnoi pont être pidressbus à M.1.MOREL.38, rue Lubarde, Paris.Les membres di {omit de cette erate litte wn Président, M.le Vice-présiden Ti Chambre de tés, le 10h Tréanrier, M.G: ith Secrétaire, M.Camille Morel : Membres, MM, Detsol, sénateur, le barou Boiray dl Au- Klas, le vicomte de Boruler.PROBLEME N Composé pur M.A.MERI.Qu Noirs, dm KE Wim Eig $ Ue y À 7 pet) WHY à BAR & E 2 nnn mu A wow nw Blancs, Les Blanos [ousnt, fout êches et mat en 2 coups.SOLUTION DE PROBLEME 114.Blance.Notre.| Foo F Ib 1 R Mert Rebs C 2KlerF l te R, échec IL OPERE PHOMPTEMENT Le PHOSHOZ d'une fuçon détiente et agréable, peut être preserit aux Ousindes les plus tellcuta annx eralodre qu'ils le rejettent par l'estomic.Adminiated (\"une manidre judicious, 1 agit toujours promptement, opérant des changements (é- sirables sans incoummuder ni produire de rénetions connti- tutionuelles injurieuses.Vonda par tons les Pharma.clens et marchands de médecines par tout le pu paré dans le laboratoire des propriétaires, 3, rue Saint-Jean-Ba, I) Les abonnés de L'Opinion Publique qui desires raient faire relier leurs volumes d'une manière élégante et solide, et à bon marché, feront bien de s'adresser au bureau de ce journal, 5 et 7, rue Bleury.Nous pouvons fournir quelques séries com plètes de Z'Opinion depuis sa fondation (1870) LE JEU DE DAMES nos qui uiralont des problèines à nous vu re publiés.devront lea udresser & l'édi de Deusves, bureau de I Opinion Publi Montréal.PROBLÈME Nu.1:52 Compose qua Mo Fenix Brack, Montreal.% #4 ves vu .5 Frozen nLANCE Lex Blsnesjvuentet gagnent en 12 roupe, vetution du Problème No, (0 Lovitlance jouent Les Noir» jouant de de 47 H = a a 17 34 = 35 4 EE él oe 1\" 7 \u201c 1 He VE gunn Solutions justes du P'robléme No.131 Québue : \u2014 \u201cminx, N.Sutason, \u2014L'exvellente idée que lu bonne societe de Montréal à toujours paru entretenir de l\u2019étahlis- sement de MM.Senécal & Hurteau, rue Sainte Catherine, nous engage à faire part à nos teurs et aitmables lect des changements im- portañts qui ont eu dans cette muison.Depuis quelque te une dissolution de so- a luigi M.Aline larteau seul propriétaire du magasin.et, «lanx le but de le rendre plus complet, plus fashionable et plus attrayant, ce monsieur « décidé de le transporter au No.208, rue Notre-Dame, à l'encoiguure la rue int-Gabriel, en face du bureur de In pre, Ce centre plus fréquenté lui impose \"oblige.tion de renouveler une partie de son stock et d'en compléter toutes lex parties, surtout celle de la mode ot des articles ie, Des circonstal possession d'un choix de marchandises les plus attrayantes et varices, répondant itous lus détails de la toilette d'une dame, nous engageons sur- tont nos lectrices à uller visiter le nouvel établissement de M.Aleime Murteau, à partir du 23 mars et nous sommes couvaineus qu'elles serout satisfaites, AVIS AUX DAMES Le noussigne infortue respeetueusement les Dames de In ville et de la cutupague, qu'elles trouveront à son magasin de détail, No.196, tue St.Laurent, Ie meilleur assortiment de Plumes d'Autruches et de Vautours, de toutes couleurs ; aussi, réparages de Plumes de toutes sortes exe- vatés avec le plus grand soin, et l\u2019lumes teintes sur échantillon sous le plus court délui ; Gunts nettoyés et teints noirs seulement.J-H, Lentane.Atel » Tue Craig.Prix du Marché de Détail de Montréal Montréal, 19 avril 1878, FARINE ce.$c Farine de blé de ln cam) pur L0OTbs 2304 970 2404 76 1604 190 2u5 4 230 Blé pur minet.vus 60 Pois do Dev 090 Or 0504 060 ode 048 D454 O50 1004 160 1e 170 0756 080 00 2 Féves par minat Olpuute par tresse s 22 Meurre frais dla livre.Beurresalé do s-ox coc c\u2014ca = Fromage à la livre 00 50 00 0 0 eu Poulets de vive vw L'OPINION PUBLIQUE 26 Avan 1878 0354 040 0404 040 008% 040 0004 00 sus : 0008 60 006 Ve Bœutà lalivre.vosé 012 Lurd do v 19 à 00 16 Mouton au quartie: 1854 20u Aguean de 0754 0% Lard frais par 100 5004 600 Baœnuf par 100 livres 4004 300 Lidvres.¢l104 018 DIVERS Bucre d'érable à la livre.007à 6 #irop d'érable au galon 075à 08 Mielèleilv 0124 014 Œufsfrals à 0114 012 Haddoek à ls liv 0004 000 Saladoux parliv 0134 619 Peaux à la livre OM à #05 Marché aux Bestiaux Bœut, lre qualité, par 100 lbs.830440 Bœut, ème qualité.2006 vs Vaches à lai 150à A0 Vaches extra.36 00 à 7 mi Veaux, ire #00 OOO Veaux, me qualité 3008 700 Veaux, 3me qualité, 2008 400 Moutons, }re qualité.550 4 Moutons, 2me quali 4504 Agneaux, Ire quali 304 Agseaux, Qme quall $004 27 , tre qualité.708 40 Coechoos, Sms qualité.5004 600 Folu, 1re qualité, 100 boites.819 00 à 11 06 Poin, 7 ne quali! 6004 B50 Paille, tre quall 5604 #0 Paille, 4me qualité.3504 450 PECHE AU SAUMON DEPARTEMENT DE LA MARINE BUREAU DES PÉCHERIES, DES SOUMISSIONS seront es ler MAI PECHE au rivières suiv: Natashquan (itive Nord).Kegunhka Washecoota Mingan Manitou Romaine Corneille Agwanus Calumet Ste Marguerite Trout Escoumai Portneuf Petit Pabos (près Mulbaie Nouvelle Madeleine (Ri Jupiter (I Du Saumon lo prix soumission, Le bail devant êt UNE cr être pour UNE ANNÉE À les locat leurs pro 9-15-4-178.200 GLACE! GLACE! GLACE! Les nouvel Fait de leur établisawment ls on cette ville, tôle, agrandir Cela loar n permis de fuire dans 1 - tion eonshiérable, comme le décroutre | Gomer er vente; Prix délrrrée chaque our (double v l'usuçe du Dimanche).Chetobre 1678, SAMEDI usqu'ae 1 Agence ches John 9-14-0-178.Knee même eux autres marchands, lis ont ora de- \u2026 cause de l'augmentation onnstante de leur olien- Palement au comptant strictement & Lewis £ Cir., pharmacies, Carré Virtoria.ET DES PECHERIES UTTAWA, 15 mars 1878.u'au hain, pour les PRIV pa la SAUMON à l'hameçon, dans les antes ; do do do do do do do do do do do do de Porcé.) do (vis-à-vis Dalhousie.) ve Bud.) le d\u2019Anticusti.) do offert devant être désigné dans 1 et est payable d'avance.ree aire devant avoir des gardiens 3 Par ordre, W.F.WHITCHER, Com.des Pêvheries.les æiacières bâties par les souselgnés ont plus considérable qu'it y alt je, tes années dernières, ils Alent deinuades, ot qu'ils nient fourni Blen leur mugaain.\u2018islon dunnée te depuis le Ter Mal - 64,0 «0 #,00 10,00 12,00 185 1,28 vance, JOSEPH CHRISTIN & Cix., 149, rue Banguinet, Montréal.Lavioiette & Nelson, pharmaciens, No.re No LA POUDRE ALLEMANDE SURNOMMÉE [THE coo RIS 3 NE FAILLIT JAMAIS ET VST Vendue chez tous les Epi- ciers 1espectables.6-19-52-118 Remide Spécifique du Dr.Wm.GRAY: lité et de Fuiblesse Nervense, résultent d'Indiscrétions, d'excès ile travail Intelisetuel et du système nerveux ; tuut à fait looffeusif, agi somme un charme, et est e: AVANT usage depuis plus de trente APRES abs avet un puccés murqus.Prix: $1 le paquet, on pour 65, par tu tm de purs tails sus notre pamphlet.8 désirons foarnir ne de port.Adresses.: WM.GRAY & CIE.WINSNOR, ONTARIO, CANADA, EP Fonds À Hontréalet on Canndu partons los Phar AVIS) Canadian Mechanics\u2019 Magazine AND PATENT OFFICE RECORD.Cette PRÉCIEUSE REVUE MENSUELLE a été beuaooup améliorée durant l'année dernière at contient maintenant les renseignements les plus Récents et les plus Utiles relutivement aux Beiences et aux diverses chez des Métiers Mécaniques, choisis aveu le plus grand Four Vinforemution et 1'insiractien Gus ors du Canada.Une je de ses ou est I.à lu lecture (ustructive, convenable pour les Hee membres de |x fumille, des denx sexes, sous le Hire de: \u201cIllustrated Family Friend,\u201d TELLR QUE HORTICULTURE, HISTOIRE NATURELLE JEUX ET AMUSEMENTS POPULAIRES OUVRAGES DE PANTAISIE ET A L'Al GUILLE POUR DAMES, ET COURTES ET AMUNANTENM HISTOIRES, , Aves) NOUVELLE MUSIQUE CHOISIE RECETTES DOMESTIQUES, etc.THE CANADIAN MECHANICS\u2019 MAGATINE: Conjointaiment avec le Iustrated Family Friend TLE PATENT OFFICE RECORD ont pages lies des plus Belles as.Etna Soviron 1: 5 diagrammes de Wo los Brevets émis chaque mois eu Canada ; c'est use publiea- tiua qui mérite l'encouragement de tous les Ouvriers de 1e Puissance, dont la devise devrait toujuurs être : \u201c ENOOURAGEONS L'INDUSTRIE NATIONALE,\u2019 Prix: Seulement $3.00 par année, LA Cix, DE LITH.BURLAND-DESBARATS PROPRIETAIRE ET EDITEUR, 5.017.RUR BLEURY.MONTARAL L'OPINION PUBLIQUE Seul Journal Frunçais Illustré publié en Amérique, OVFRE KX PRIME A BES ANONXÉS, CETTE AXNÉE UN MAGNIFIQUE PORTRAIT PR S.E.Mgr.CONROY, DÉLÉGUÉ APOSTOLIQUE EN CANADA.Ce superbe portrait.lithogruphié sur papler deluxe 154 pardl , et d'aue exécutionartistique irréprochable, est maintenant prêt «t sers lonné, d'iel st 1er Juillet 1878, Atout nouvel abonné qui psiera d'avanes.Le Portrait + ul vaut | .moitié de S'adresser aux tureanx de L'OMNION PU 8et7.rue Hleury, Montréal.Buu PORTRAITS PlalXstlsLéoaXil La COMPAGNIE BURLAND-DESHARATS, pre- re de L\u2019 Opi Publique, offre en vests Dia Sa Sainteté ikl 1X ot du po sctesl L N , aur papier trés-fort convena: see aa bu a vi reser los com: sa bureau i Publique, Montréal.Orinien MANUFACTURE DE VINAIGRE MONTREAL, No.41, RUE BONMEC OU Ita, PRIX à L'EXMOGIMION ou CENTENAIRE PHILADELPHIE ET PREMIER PAIX A LA DERNIERE EXPOSITION DE MONTREAL.Cortifonts des hommes les plus compétents constatant que ce Vinnigre est lin a meilleurs Viunigres du moade entier.MICHEL LEFEBVRE, drupriétaire, Nous, les médecins soussignés, pratiquant à Montréal, uvous usslsté à l'analyse cllmique du vinuigre de M.Michel Lefebvre.D'aprés les différentes expériences quai ont été faites, nous avons été pleinement sonvalnous que ce vinnigre n'est ps faisidé ni uduité meilleure qualité que n'importe quel vival et nous le reeuminundons spécialement pour usage familles comine étant parfsitement pur et n'ayant sue propriété nuisible.En foi de quoi nous avonssigné.G, Lussier, M.D, PE.Pleault, M.D, H.Trude), J.G.Bi C.P.Painohand, H.Pelletier, Li bon, \u201c E Robillard, \" J.A.Crevier, \" M.Etbler, \u201c Jos.Gagnos, \" M.Meuniez, « 8.90.58-118 ÉCOLE DE NAVIGATION DU GOUVERNEMENT DE QUEBEC.EM.TERQUEN Commissionnaire an Marchandises ( Ra-voprisentant des Editeurs Français à l'Esporition de l\u2019hiladeiphie) 12, BOULEVARD POISSONNIERE.PARIS wle plaisir \u2018Infurmer wsssieurs les Libraires et Néguel- sats du Cea la, qu\u2019il se nharge de tous leurs achats sur la place de Paris, soit en livres na tons autres articlse.1) ssruit heureux de répondre à toute demande de rensel- gnements.1 sollloite également lu faveur des ordres des membres du Cleogé pour les fournitures des Institutions catho- ligues.commissions remiess seront l'objet d'une ln plus scrapsionse.8-20-32-116 AU CLERGE LE PROTESTANTISME jugé et condamné par les protestants.Avec le double compte-rendu d'une discussion publique outrs l'auteur et un ministre, Par M.L'ABI UILLAUME, Curé de 8t Approuré at recommandé Ter, Mgr.I\u2019 500 pages 8vo.\u2014lmpression de même paris poste.\u2026.\u2026.\u2026.S'adrosser à LA CIE, BUBLANL-DEUSARATE, Set 7, Rue Bleury, Montréal NOUVEAU PROCÉDÉ, PHOTOSLECTHOTYPIE La Cie, Buriand-Desbarats, Mes 5et 7, RUE BLEURT, à l'honneur d'annoncer qu'elle seule a le droit d'exploiter AM le nouvenn procédé pour faire des ELECTRO- TYPIES avec des DESSINS A L'ENCRE ET À LA PLUME Grarares sur bois, on Photographies, Cette école se tient dans l'édifice de l'Acsembiée Lé- Kislutive, sous la direction de William C.Seaton.écuyer professeur de onvigation de la Société des Marchands Aventuriers de Bristol, Angleterre.Les termes sont comme sult : L'écule est ouverte tous les jours pendsut l'année, | excepté depuis le premier [ull usqu'au lernier d'août).depuis neuf heures du in fusqu'à quatre heures «le relevée.Les samedis, elle se ferme à midi.Le programme des études est cumme suit : PRÉMIER COURS.Ponr la préperation des aspirante aux cettifionts de capacité de capitaine ou de contre-maître, sp Un examen satistuisant, per le Bureau des Exuminuteurs dela Puissance du Canude.Ce coura comprendra l* ploi des logarithmes : lu navigation manidre de fuire le point ; 4 teur méridieuns du soleil, à étoile, par une hauteur \u2018 de ciroumméridienne du soleil ; trouver de par le chronomèêtre ; variation et la déviati boussole par une ui ude, per l'uzimut ; trou: de 1a haute + la correction des sonduges ; faire des observations pour former une table des déviations dels boussole, son explicntion et aussi le tracé et l'usage du diugramme de Naplor, l'usage dos curtes marines, des Instraments : les règlements ouncernant les bâtiments en route, et tous les autres sujets compris dans l'examen de vive voiz que les aspirants ont à subir devant le Bureau des Examinateurs de lu Puissance.DEUXIÈME COUR.Unu étade plus étendus de la Duvigation pratique et de l'astronomie nautique.Trouver la latitude par ie han.teur méridienue de la lune, des étulles ciroumpolaires, par une hauteur méridienne de Is polaire.deux hauteurs d'un curps céleste (méthodes umner et de Ivory}; trouver la longitude par deux hauteurs, par lea di riser le chrouométre des de l'horizon artificiel ; Sos lots hauteurs égales, l'emploi des tempêtes, eto,, ete.TROIBIEME COUNH Partie théorique, Études mathématiques des différentes régles et for mules, en usage dans ia science nautique.Les honoraires d'entrée seront de $15 Four ceux qui étudieront dass te but d'obtenir le certifiont de eontre- maître devant le Bureau des Examinateurs de la Puissance du Canada, et de 820 pour ceux qui étudieront pour passer comme capitaines ; et les étudiante qui auront payé leurs Lonoraires d'entrée auront droit de suivre les ouurs de l'école, sans aucune autre charge, on aucun temps, jusqu'à se qu'ils aient obtenu leurs brevets devant le Borean des Examinateurs de la Puis noe.ll vst établi des exumens extraordinaires Bureau des Exumjuateurs de Is Pulssance, pui flou à ces examens extraordivaires des mapirants, qui auront suiviles cours de l'écule, sers gratuite.Le directeur de l\u2019école fora tous les mols, 4 1'Hoso- Table Seorétaire-Provivelal, Tapport zoontrant le sombre et les des éléves, et aussi le nombre des candidats de l'école qui auront subi, avec succés, leurs examens devaot le Hurean des Bzamlnateure de le Pule- sauce.pour dus certificats de capitaines où de contre.m Ceux qui dé estrer à l'école en feront le demande eu Bocrétaire-Provineia!, ou à W.C.Seaton, Geuyer, à Québec.Parordre, J.A.CHAPLEAU, Secrétaire de la Provines de Québec.24-08-168 LONGPRÉ & DUGAS AVOCATS, No.15, RUE SAINTE-THERESE, MONTREAL.| rapatissé, euuvenables pour être imprimées sur toutes espôces de presses y popraphiques.Ee procédé évite tout le travail mavuel du graveur, et permet eux l\u2019ropriétaires de four- biraux Imprimeurs ou Editeurs des ELECTROTY PIES de livres où autres publications, de format agrandi ou ,, à trés-Lon marché.On attire tout particulièrement l'attention des hommes d'affaires sur ce nuuveau , qui comble une lecune davs l'imprimerie, et dont les résultats sout magnifiques et à bien bon marché.ESSAYEZ-LE :: LES PRIX RONT À LA PORTEE DE TONS.AGENTS DEMANDÉS.On demande denx hommes instruits, parlunt le francais atl'angiluis, ayant quelque connalsennre de lu propa- de pour les jouraaux, et des capacités littéraires qui eur permettraient d'écrire l\u2019histcire des paroisses, villes et villages de la Province de Québec, pour servir compe agents spaciaux pour ui Journal frauçais trés-popul publié eu Canada.On exigers les meilleures recom dations et des cautions pour au muius 1nllle dullars.tile de se présenter si l'on b's pus les capacités voulues.Op donverait in vréféreuce à quelqu'uu qui conuaîtrait le dessin et qui pourrait fulre des croquis au erayon ou 4la plume.B'adresser & * Bolte 1948, Bureau de Poste, Montréal.FAITES USAGE SIROP EXPECTORANT, L'ELIXIR TONIQUE et du SIROP DES ENFANTS du Dr.J.EMERY CODERRE.64, RUN ST.DENIS, Coin de 1s RUE DORCHESTER \u201cL\u2019INTENDANT BIGOT,\u201d PAR JOSEPH MARMETTE.Brochure de 94 grand 8vo.Prix: 25 Centins, Une remise Hbérale ee faite aux Libraires ot aux Agents.S'adresser à La CIE.BURLAND-DESMARATS, Bet 7, Rue Bieury, Montréal.BOTANIQUE .Élémentaire de BOTANIQUE et FLORE DU GAR ADA, A users des ehhh d'éduestion, par L'ABBÉ J.MOYEN, professeur de sciences paturelles au collége de Muntiéal.1 Volume in-8 de 334 orné de 46 planches.Prix : Curtonné, 31.90 Par in poste, 01.20.612.00 ls doue planches) : broché, port.Cours ontaire soul (63 pages et 31 Le Le même, 3 +0c\u201404.00 la dousalne.d'adresser a La O18.BUnLAND-DEUBARATS, § 01 7, Rue Bieury, Meatrée) ET "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.