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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 30 juillet 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1874-07-30, Collections de BAnQ.

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[" > STATUE À JACQUES CARTIER Il y a sept ans, un artistede Paris, M.Rochet, offrait de faire gratuitement pour la ville de Montréal une statue collosale en bronze de Jacques Cartier, découvreur du t'annda; il n'exigeait que d'être remboursé des frais de la fonte et du transport.Cette offre n'a pasété acceptée, nous serions en peine de dire pourquoi.M.Rochet Is renouvelle aujourd'hui dans une lettre qu'il v\u2018ent d'adresser au Maire de notre ville: | sera-t-elle reçue 1vec plus de faveur ?Il est honteux d'être obligé de poser pareille question.Comment! vois n'avez pes un seul monument qui rap- pelie la mémoiredu découvreur du pays, si cv n'est la place Jacques Catier ornée de la colonne Netson ; un artiste distingué sous offre son travail pour rien, c'est-à- dire n\u2019exige g16 bvs frais matériels de l'ouvrage, soit cinq mille piastres, ot vous alles refuser, vous qui êtes assez riches pour faire les emprunts de trois millions sur le marché anglais ! Usez donc refuser intelligents édiles, et l'on vous fers rougir en organisantune souscription populaire.Oscar Doxs.COE CRIMINEL L'honorable juge Leranger vient de prononcer, devant les frrands Jurés un dècours dont la presse s'est occupée à bon aroit, car 1! contint une proposition de la plus haute importance.M.laranger demanle que nos lois criminelles soient codifiéen; il considère que c'est une nécessité, et il en donne des raisons frapjantes.\u2019 Après avoir rappelé mns quelles conditions le droit cri- mine anglais s\u2019est étabi dans notre province à côté du droit civil Français, aprè avoir dit qu'avant la décentralisation judiciaire aucun avocat canadien-français n'a représenté la Couronne aux assises criminelles, &t que tous nos compatriotes on géreral, étrangers aux précédents Anglais et eftrayés des tæhnicalités d'une langue qu'ils connaissaient peu, te monrèrent indifterents aux études eriminalistes, il ajoute : \u201c Lacarrière ost aujourd'hui ouverte à tous, mais pour tous et surtout pour ceux qui n'ont pas de la langue an.Blaise Une connaissance suffiante, on peut dire qu'elle est difficile, on pourrait même dre hérissée d'obstacles presque insurmontables.doit qi manque au droit diminel, c'est d'être un droit Now.a A sturelloment jo veua parler du droit commun.rites à, vons bien des traités au ce droit faits par des ju- writs ie éminents, mais leurs livres n'ont qu'une au.ee com octrine, foudée sur des précédents, controver.faite om ces précédents mêmes, et mobile comme les ques Nr les ont motivés.Nous avons bien aussi quel- lation an de siatute impérieux et notre propre légis- éren tutaire, Mais celts ligislation, verbeuse, inco- toire pui souvent iniutelligible et quelquefois contradic- ha \u2018urait besoin d'une refonte complète.pire ls Pour le fond du droit.Pour la procédure c'est avant 2 si c'est possible, C'est un dédale où les plus perder, se retrouvent pas toujours, et où les ignorsats var eut infailliblement.Ioi encore nos statuts n'ont sei À en redresser les détours.rem MONTREAL, JEUDI 30 JUILLET 1874 \u201c\u2018 LA pratique peut sans do-1te, jusqu'à un certain point, suppléer à la théorie; mais une scienc> qui ne s'acquiert que par la pratique el un long usige.ne sera jamais qu'une science aride et sans utilité, je pourrais presque dire une lettre morte.Elle n'aura certainement jum vis l'actualité socisle.qu'à bon droit l'on demande à la science des lois.Faite pour to:s les homme: at pour les contenir tous dans les bo-nes de la morals e* de l'ho1- nêteté par des peines criminelles qui sont la sanction de ses prohibitions, la loi criminelle comme la loi civile, doit | tre connue de tous, et comme la loi civile elle ne se i popularisera jamais sans codification.Cette idée, comme le dit encore l'honorable juge.ne se réalisera peut-être pas tout de suite: muis' jetée dans le domaine de la publicité avec l'estampille d\u2019un nom qui fait autorité, elle ira son chemin sûrement.M.Loranger dit que \u2018 ls machine législative est 1 wurde à mouvoir, et c'est pour nous une raison de regretter que lesparleme.ut ne compte pis plus d'espritsactils et cultivé qui, comme tui, sachent attaquer de front les grands problèm»s et en fournir une solution.Heureux encore si nous recevons des hommes trop tôt sortis de la carrière las conseils qui nous aideront à mettre en mouvement la lourde machine.vu.D._\u2014 LA LITTERATURE BLEUE Toute nation publie chaque année une série de livres qu'en Angleterre on appelle li littérature bleue, en France la littérature jiune, selon la teinte de leur couverture.Ces livres sont les rapports faits par les ministres du gouvernement au chef de l'état sur la position des départements qu'ils administrent.Ces volumes pesants, dont la forme compacte, les colonnes de chittres et Is sécheresse de la rédaction effrayent les lecteurs moins curageux que ne le sont les hammes d'état et les ptaticiens, sont généralement Inissés de côté.Et pourtant la réunion de ces rapports forme le grand livre d'une nation : en eux.on sent palpiter sa vie; par eux, on peut constater le progrès ou le ralentissement de sa marche et juger de la base plus ou moins solida de la fortune publique.Agriculture, iudustrie, commerce, travaux publics, recettes, dépenses, tout y trouve sa place, en longues colonnes de chiffres, qui ont bien aussi leur élojuence, éloquence d'autant plus vraie qu'elle n'emprunte rien à l'imagination.Le Canada, lui aussi, s sa littérature bleue; c'est une littérature jeune, elle manque de concision et de ayn thèse.Néanmoins elle est pleine d'enseignements utiles.Ainsi le rapport de M.le Ministre de la msrine et des pêcheries est rempli d'intérêt, C'est presqu'une lecture attachante, de nouvesux horizons s\u2019y ouvrant à l'esprit et l'on ne parcourt ps les TU pages qui le composent, sins en retirer un certain profit.Avec l'énorme étendue des côtes, le nombre des îles, les grands coups d'eaux du Uansda, on ne doit point e's.tonner de l'espace que les phares occupen* dans le rapport du ministre.Leur nombre, le long des côtes de la mer, sur los rives des fleuves et des lacs, est de 423, plus 21 feux fifi tante.81,421 gallons d'huile sont nécessaires, chaque agnée, à leur combustion.S ABONNEMENT, D'AVANCE.83.00 t Paix bu Numeno, 7 CkxTINS.Un tuit dans ce rapport avec intérêt l'établissement le nouveiux feux, de lumières plus fortes, de sitlets à vapeur, destinés à ren lre moins dingereuse la navigation de ces mers si fréquemment obscurcies jar les brouillards et pourtant si parcourues ; dans la liste de ces baies et tle ces caps oii sont élevés ces signaux si nécessaires, que les Bretons appellent les drig ts de Dieu, on retrouve avec plaisir l'imagin ation si riche de nos pères qui leur donna un non.«le la brie des Trépassés au cap Tempète Quel progrès ne s'est point opêré dans l'écluirage \u201cdes attérages, entre le feu de bois allumé au somuet d'un promontoire et ces phares, monu'aMts de farve et d'êlé gance.que Fresnel a couronné \u2018le l'apyareil dioptrique ! quelle intensité dans cette lumière qui perce uns o'sscu rité de 2) milles et qui, trop faible encore, sera bientot remplacée par la lumière électri jue.Les observations météoro!ogiques viennent À la suite les phares; les observatoires et leur appareil pour indi quer aux navigateurs l'approch » \u2018les orages ne ssie hébraique que pour toutes les autres.E le est née principalement de l\u2019ius- piration.A«ssi est-elle natureilemant noble, «levée, sublime ; eliv contemple.Son pivd foule légèrement lu terre, son front co\"ronné de lamm +8 s'élève vers le civl ; et le regard fixé sur Dieu dans un calme sublime, l'oreille ouverte aux harmonies divines, elle chante.Eile chaate, et saa main s'égaraut sur 84 lyre répète snns qu'elle le ch rch- le concert des cieux.La puésie prof sne n'a ni cette spoatan -ité, ni cette con vm.plation.Rarement l'insp ration y domine: ce qui fait te caractère de la littérature grecque, c'est la proportion et l'harmonie.Jamais lu poète grec n\u2019est enlevé hors de lui-môm : jusqu'à oublier la mesure, jamais non plus le travail n'y va jusqu'au caprice.Il donne à la forme toute Ia perfoction possible pour faciliter le rayonneme st de la pensées ; mais il ne cherch-: jamais A la faire b.iller par elle-même.Lia littérature romaine est mine encore que la littérature grecqne le frait spontané d» l'inspiration ; le travail y do uine et s'uiforce de cicher sous la beautéd do 1s forme la faiblesse du l'inspiration.La littérature liébras jus est grande, richs et variés comme 11 nature, vrdunnée comme elle.La littérature grecqu : est blen alignée, charmante comme uu parterre d - fleurs choisies.La littérature latine n'est qu\u2019un h rbier, où si l'on veut une serre cha\"d : où quelques fleurs seulement ont gardé leur b:auté et leur vigueur naturelles.Ne me demandez pas lagnelle je préfère.No me demandez pas noa plus lay 1elle est ls plus vivants et la plus vraie, la plus véritablem sut belle, je vous demand rais à mon tour : Quelle est celle où l\u2019inspiration sépanche à fluts plus fmpé- tusux et plus profonds?Quelle est colle qui aims D.eu ds vantage?Quelie est celle qui à le mieux parlé de l'homme, de la nature et de Dieu ?Quatle est, je nu dis p:e la plus divine, tuais la plus humaine de toutes les poèsles?Quelle ust celle qui rend le mie 1x nos transports d'amour, les joies pures, les saints enthouvinsmes, les t:istesses du la vis, lus doulsura déchirant + de l'am+7 Quelle est cslle qui a le moius vieilli et qui à répaudu eur les autrss d : plu - vtvss spleai:urs ?La réponse est facile ; mais elle serait loag:te pour ce travail \"In peu abstrait, un peu confus peut-êtrs et dejà trop prolongé.Ms«umons seulement les quelqu:a idées fu rdam ates ou viennent d'être developpées.La parole est l\u2019idis r vôtue dans firm: sensible: elle est essentiellement vivante d'uac vis bonne 04 mauvais.(Li suite au prochiin numérs.)® A.vg 571.Lew Montréal, Juillet 1874.\u2014\u2014 BIBLIOGRAPHIE Les SrIGWATISÉES, par le D.A.Imbert Grurbeyse, 2 vols.in-12 de 312 et 320 pages, $1.23: franco pir la poste $1.35.Paris : Victor Palm®, Eliteur: Moatreal, J.B.Rolland et Fils, 12 et 14 Rie ¥.Vincent, Deux volumes auxquels nous n>c aig 1014 pus -le pro mettre ua immanse succès C4\u201d, à lu cu-iosité qui @arle le lecteur en ouvrant ces livres se jrint Liento) une im pression plus profon-le jrovog'iée par le développemant d'éditie sion.et de conn uissanca dans des matières con cernint les voies extraordinsires de Dieu sur certaines \u201cnes.Les Stigmatisées dant s'occupe plus \u201cpi islement monsieur le D-.Imbert Gourbeyre sont Louise Lateau de Bois d'ILuine, en Be'gique et l\u2019alma d'in dans le Royaume de Naples.Le Docteur à voulu les étudier par lui-môme, il l'a fait avec toute l'attention qu'exige la science et avec le respect que commun le la religion.Inutile de «ire quels intérêts présentent ces études, En y ajoutant une éLude sur le système rationaliste qu'il rejette absolument, l'auteur à donné une excellente réfut stion de ce système et une démonstration du surnaturel et du divin duns les événements de ce monde.; Ajputons qu'il ne se prononce sur les faits qu'avec une prudente réserve et qu'il se soum:t en tout au jugement de la sainte Eglise.LEGENDES DE TOUS PAYS, un vol.in.12 75 cts.par M.U.de Lamothe.Paris : Ch.Blériot, éuliteur, Montréal : J.B.Rolland et Fils, rue St.Vincent, 12 et 14.M.de Lamothe a pris rang, par des œuvres d'un mé- vite réel, parmi les meilleurs auteurs de la littérature ostholique.Les Fuucheurs de la Mort.les Martyrs de la Sybérie.Morphy, les Camisards, ot los Cadets de la Croix on particulièrement fait son succès.Aujourd'kui l\u2019auteur se présente sous un nouveau jour.l'e sont de simples contes, de gracieuses légendes dont il offre la jerbe à ses lecteurs.l\u2019armi les perle.de cet écrin légendaire, nous in-lique rons surtout l'Oiseau Bleu ot le Chien.Dns 1'0) sean Bleu, l'auteur intercale très-inginieusement l'histoire d\u2019un moine de Ulairvaux, qui, nouvel Ep:ménide, resta trois cent soixsnte-ciay ans absent du monaistére.\u2014Daus le Chien qui se laissa Lenter par Béelzébuth, en faisant vu vaise garde sur le seuil du paradis terrestre, M.da La mothe, nous initie aux mœurs intimes des classes popu- lutree en Russie.It en est de même dans le Ver \u2018visant, 376 où l'Espigne des sontrebantiers, des charbonniers et des trabue tres ent prise sur le fait.Durs ces trois légenes, l'auteur ne le c+te en rie pour la forme, et il l'emporte pour le fon 1 eur les conteurs les Ps appréciée.Nous rec mmand ons 1s volume de M.de Lamothe aux établissements d'éducation, Ua ne saurait mieux choisir aucun livre à donner en prix aux élèves, Nous necusons récaption d'un ouvrage intitulé \u2018 Le mois de Ste.Anne et de St.Joachim par M.l'abbé N.A.Leclerc.Cet ouvrage sort des ateliers de M.Léger Brousseau de Québec.Nos remerciements à M.Brousseau pour cet envoi.res BULLETIN TELEGRAPHIQUE FRANCK.arin, 20.\u2014Aujourd\u2019hul dans I'Assemblée, le général De Cissey, ministre de la Guerre et vice-président du council & an nonce qnte lu baron de Chubaud-Latour à été nommé ministre de l'Intérieur et Mathleu, ministre des Finances; il ajuuts que le ministère tel que constitué n'avait pas eu ausez (le tempe pour # ntendro sur la politique à euivre, ot 11 demanda que lex débats soient retardés jusqu'à jeudi, ce qui fut accordé.Parts.20 \u2014 Napoléon Lannes, Duo de Montebello vst mort aujourd'Lti à l'âge de 73 ans.Jules Favre vient de se m wier Avec unc alsacienne.Le Prince Jér me Bonaparte est arrivé à Paris, Paris, 2 \u2014Le Président MucMahon en réponse à tune députation des twembres de l'Assemblée aujourd'hui, à dit qu\u2019il ne travaillait po» plus eu l'iveur de Lu monarchie que du l'empire, su 1x prouvant quit ne voudeait pas participer à telles en- treprisen; la loi quia créé le S-ptennat lui impose encore moius lu tüche d'établir définitivement la république.La motion Pericr n'a aucune conséquence pour lui, seulement qu\u2019elle l'isole des conservateurs au nuyen desquels il voulait gouverner, Ila exprimé l'opinion que la proclamation de la République pourrait troubler l'ordre et la paix, mais «ue si les lois qu'il avait demandées étaient votées, le Septeunat acrait un gourernemrut qui exigerait la coufiance et le respect, [1 est maintenant compris que le gouveraument demandera demain à l'Assemblée l'adoption des lois aux quelles le président à fait allusion.Le bill coustilutionnel avec 3 mesures additionnelles préparé par le comité des Trente 5 vté proposé par le ministre du l\u2019In- tériette.La «anche à décidé, si 1a notion de M.Perier est rejetée, d'introduire une motion demanduat ln dissolution de l'Assem- Llée le 26 avût vu l'impossibilité de faire des lois dans l\u2019état où vn ront les partis.Les élections générales devraient avoir Hiva let septembre et la nouvelle assemblée se réunirait le 28 da même mois.Un croit que cette motion rencontre déjà les vues de 300 députés, les bonupartistes sont indécis eur le parti qu\u2019ils doivent prendre.l'aris, 23 \u2014 Dana l'Assemblée aujourd'hui, lo projet de toi de Casimir l\u2019érivr à été rejeté par un vote de 333 contre 374.Lmméslintement après M.de Malville, républicain, proposs la di-sulution de l'Ars: mblée, mais cette proposition fut rejetée ar un vote de 340 contre 370, Le débat sur te projet de M, Perier a été très loug ct animé.M.Lambert de Ste.Croix parla contre Is mesure et se pronon- qu en faveur de son cuntre-projet.M, Perier en ps rlant à appui de bu motion, déclara qu'il était du devoir de tous bons citoyens de se rallier à ls république qui était le seul gouvernement possible pour lu France, Il dit que le aystème actuel combinail Is faiblesse d'un gou- verncmeut provisoire ct les maux d\u2019une dictature.Le duc de Broglie répondit à Périer.LE censura les institutions républicaines comme n'offrant pas (de garanties au pays contre lo bonapartisme et dit qu'il n'y avait aucun danger que le présideut MacMahon tente un coup d'Etat.Pétier et le duc de Brogliv furent tous deux applaudis avec enthousiasme et souvent interrompus.Jutes Fabre dit que le projet dunnernit des pouvoirs plus étenius au président MacMahon, Sa loyauté était blen connue, mais Ia force de a nation devrait dépendre de ses institu- tious et non d'un seul homme.Le général de Cissey Int une communication annonçant que le gouvernement s'opposait au projet de loi.l\u2019aris, 25.\u2014Dans l\u2019Assemblée aujourd'hui, M.Batbie prôsen- ta lu rapport de ls Commission des \u2018Trente sur le projet de loi électoral.Le marquis de Castellane proposa que la considération des projets de loi constitutionnels soit renvoyée à plus tard, et que l\u2019Assemblée après avoir voté lu budget suit prorogé jusqu'au 5 janvier 1875, 11 dit qu'une vacance ne nuirait pas a1 commerce.M.t habaud-Latour, mipistre de l'Intérieur, dit que le gouvernement désirait encore voir l'Assemblée se prononcer sur les projets de loi constitutionnels, mais qu\u2019il se soumettrait à sa décision, Lu motion du marquis de Castellane fut adoptée, L'Assemblée fix : enstite à mardi lo débat sur cette dernière motion et prit ensuite le budget cn considération.7 L'impression générale est que pas un seul des projets consti- tutiounels obti uiira la majorité de l'Assemblée, La droite craindrait que son influence soit par là affectée et vite voters par consequent contre ces mesures, Msc Mahon a félicité lo duc de Broglie sur le discours qu'il a prononcé hier, ; Paris 21.\u2014Le Comité des Trente a adopié, et le gouvernement à sccop à la pr porition de M.Pag:s-Dupont, Uette proposition demande ia création d\u2019un sénat composé de 100 imein- Lres par le Président, 3C desquels devront être choisis au sein de l'Aésembiès, Les cardinaux, les maréchaux et les amiraux séront membres ez-officio.Le l'rérident du Sénat deviendra Président provisoire de la République da1# le cas de vacance.Le Présideut aurs le droit de \u201cdissoudre l'Assemblée avec le consentement du sénat, Le comité demande que la motion de M.de Multeville sur la dissolution de l\u2019Assemblée evit encore prise en considération.Une motion de M.Duval, demandant la même chure 8 été examinée aussi, Le rapport eur les motions ci-haut, sera soumis à l\u2019Assemblée lundi et la question de dissvlutton reviendra une fuis de plus sur le ta, is, avant la motion d'urdre de proruzation qui doit être traités mardi.Les Républicains travaiileut activement pour obtenir is dissolution et ile espèrent avoir une majorité lundi, vu que plusieurs conservateurs sont absente._L'OPINI UE ON PUBL 1TALIB.Rome, 24.\u2014La nouvelle que le père Howard avait été ow- mé camérier sscret du Pape vu remplacement de Mgr.de Mé- rode n'était pas exacte, A la demande de Mgr, do Mérodr, don successeur est Mgr.Sonuateltl, lun dos chambellans particuliers de Sa Sainteté.ANGLÉTERAB Londres, 20.\u2014-La Îtuins & ouvoyé un message au parlement demandant une «dot pour le prince Léopold qui à atteint ca majorité le sept d'avril deralor.Le mes.age sera pris en considération jendi.Une dépiche carltste de B'yonne rapporte que Don Alphonse cet entré daus Cuenca lu 18 courant ot deux cents prisonniers formant la garnison, sont toinbés entre ses malus.Londres, 22.\u2014Lo Lord jusire a douné un banquet, ce soir, aux riiuistres de Sa Majesté, dans ja Mansion Houss.Dinraelt en répouse au to sat du * ministère,\u201d (lit que personne ne peut voir sans laquiétude la crise que traverse maintenaut l'Europe, \u2018l'out le monde déplore l'auarchie qui règne daus plusieurs pays.Les priucipales puissances de l'Earope et de l'Amérique font tout en leur possible afu d'entretenir dey relations amicales avec l'Angleterre, et l'Augleturre emplois aussi son intluence atin de waintenic Ia paix.M.Disraeli rejett Je principe qui voudrait que l'Angleterre peut maintenant utiliser son jntlaence.Elle doit mottrer d= lu sympathie aux uatious opprimées, leu aider de ses conseils et reprendre la position que lui à valu #0: Ancien prostig-.Londres, 23.Dans Is Chambre des Communes ce soir, Disraëli proposs qu\u2019il soit accordé une pearion annuelle de $75,000 au prince Léopold, I ft l'éloge du l'intelligence cut- tivée du priace et dont la faible santé ue lui permettait pas d'embrasser une profession.(iladstone seconda ls motion.M.\u2018l'aylor, député de Lricoster prononça \u201cquelques éner- glques paroles contre ls motion de Disracli, qui fut ensuite adoptés presqu\u2019à l'ucanimité.ALLEMAUNE Berlin, 23.\u2014Au sujot des atrocités commises récemment par les Carlistes la Gazette de l'Allemagne du Nord dit que UAlle- magne ne tardera pas à prendre les moyvns pour moutrer aux Carlistes quu v'adsu-slnat d'un prisonuier allemand ue restera pas impuni, Berlin, 26.\u2014La Gazette du Nord aunonce qu\u2019un esralrou du Régiment d'A\u201cgleterre, 6e rend sur les cotes nord du l'Espagne.Ces ordres sont donnés à cause de l'assassinat du Capt, Scha- midt, d'un correspondaut d\u2019un journal allemand, et d'un autre Prussien soupçonné d'espionnage par les Carlistes.ESPAGNE Bayonne, 21.\u2014Don Carlos à lancé un manileste aux E-pa- gnols dans lequel il jromet la tolérance religieuse et garantit toutes les libertés viviles compatibles avec le gouvernement.[Len appelle au patriotisme espagnol pour ls cessation des hostilités «t la restauration de l'ordre dans le pays.BTATS-UNIS, St.Paul, 2! \u2014L'ex-procureur-général Clark, de Manitobs à été frappé deux fois hier soir eur la tête avec unu garcette, en face de l'hotel Metropolitan, per quelques in-lividus inconnus.Ce matin, comme 11 s'embarg'iait pour l'Est, il (ut entouré par uve fouls de vauriens venant de Minneapolis conduits jar Mike kay, chef de police de cette ville, qui battit cruellement M.Clark «tb sans l'iutervention de 10 ou 20 citoyens, il aurait été infailiblement mis à mort.M.Clark fut conting dans ies chars et partit sur le train, mais on craint pour sa santé, car il est dans un état dangereux, 8t.Paul, Minnesota, :1.\u2014A l'arrivée du train à Hudson dans lequel se trouvait l'ex-procurour général Clark d» Manitoba, un chirurgien tit l'examen des Livesures qu'il avait reçues, et déclara quie quelques-unes de ses côtes étaient brisées, et qu'il avait aussi plusieurs autres blessures sérieuses.M.Clark con- liuua son voyage.On craint fortement pour la vie de l'ex-pro- enteur, particulièrement si uno hémorragie se déclare ot il cat trés-fuible.L'échevin Glenn de Minneapolis étaient un de ceux qui excitaient les individus qui frappatent sur M.Clarke, el sera probablement arrêté.Les autres assaillants n'ont pu être identifiés.POESIE Nous publions ci-dessous un morceau de poñsie spécialement composé pour une élève à sa dernière année de classe.M, Phileas Huot en est l'auteur, ADIEU AU COUVENT Pourquoi cet air de fète et ces chants d'allégresse Viennent-ils rayonner ut m'éblouir encor ?J» sens un gal bonheur, une suave ivresse Vibrer au fund de moi c.-mme une lyre dor! Reprenons notre vol, O mes chères compagnes ! Et, comme les oiseaux désertant leurs doux nids, Que nos vives chansons éverilent les campagnes Par do brillants accords aux échos réunis ! Pourch'æons, sans retard, l'ennuyeuse grammaire, Au sein de autre étude et dans chaque tiroir ; Do ea grande maman que chacune préfsre Tous les coutes affreux, au coin du fou le soir, l'ratiquons, aujourd'hui, du justes représailios ! Eu colonnes sans fin hâtons-nous d'accourir, Et faisons aux pensum de belles funéraillos : Euterrons le passé, rions à l'avenir ! Voyez, A deux battants, s'entr'ouvrir cette porte, Et nous laisser le choix entre ses libertés : Puis viennent les doux jeux en bruyante cohorte, Portant à leur corbeille an monde de gaités.A l'horizon d'azur, parsemé d'espérances, Se tivnnent par la main, dang un groupe charmant, Des jours nui sont passés les joyen 445 I = J \" | | | | | 4 = | A = g5 Caen bir ; L 28 4 7 +4 4 NT ea) _\u2014\u2014 eee ess ax 2d su \u2018 4 1 \u2014 7.NS ECR 2 N ree mee eos r Ed PUBLIQUE it x 3 3 } a a % > da I = NY D = Ht MAIRE DE QUEBEC IZ AW DER OWEN MURTHY fi Es 7% 156 4 Fi 4 L'OPINION \u2014\u2014\u2014\u2014 ee _.2 = bn We 2) £ = = > = \u2014 == === = = = = SS = um 2 = = Frans =e = = ZZ = = ag == rca =r To \u2014 = = = ter a Se ==\u201d = = \u2014\u2014 = EE mire lc SES \u2014\u2014=\"\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 = = \u2014 == == ee ee: eee ee ee \u2014 _\u2014 -_-\u2014\"\u2014\"\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014-\u2014\u2014=\u2014mr= \u2014 ra \u2014= | ee 2 a == Eee ee \u2014 \u2014\u2014\u2014 a == TTT i es == re \u2014\u2014\u2014= UOTE = \u2014\u2014 == = w= \u2014 \u2014 nT ee = ee J ss == Zeca \u2014= === = = \u2014 30 JUILLET 1874 = = xT em == aldo.ining x OUR \u2014\u2014 378 L'OPINION PUBLIQUE re ee \u2014 30 JUILLE?1874 TE PE il n L ow in TR li ' un a mi i = IX D # i x bu \u2014 FL is = | AR 7 > uy £ 4 % lui = Z, ON, A 7 hy, 2) J ao od y 3 § \\~r 7 y | & # i A = A 7/4 = : - NX % < \u2014\u2014 Wh = J Ü La == =a == \u2014 ECC \u2014 maT = Tama petty.tsa SAS.a > Tz I] === PURE.) ra cas wang Te EMBARQUEMENT DES CHEVAUX DE LA POLICE DU MANITOBA, A TOKUNTO, LE JUIN a ) gy] = \\\\ = = E => A | an Nn Pm ~~ ce 4 rs = rs ess = AN ( iil Hh À r yr A / 4 À 41 3 5 + 71 | er 2 + \u2014\u2014 | 5 nL 3 W\\ 5% = ol tp y | SN IT 1j i 2110 | | i ii Ny EC TT it oo a | =, \u201c2 kd pee pe ile A = A, zi Fi XN A = j Q yi i 71 a Vy i + = f < N 4 (7 xg ) = | Ar SD 77 zd % = I S 7 / 7 Ei EN ROUTE POUR LE MANITOBA WAGON DES OFFICIERS A 11h.P, M ts Po NINE 07 0a LAIN VTTALNVY \"CARD SAT IKAVA HANINV 1 se.= r x NS = + (2 a\\ A = a 1 \\ \\ N hy NS A AN NNN .\u2026 sy er 5 ed 2 A \u2014 ST Ap À OA SAN AP NS 4 ; J fu} Ze \u2014 vate y 4e.Sv > Nap = T4 Th ANN ty AUS 7 US À di Ww fie : .oN \u2014 1\" \u2014 = VS su Pi | ess .TON > DAA LX £ a vé A Lp ny 2 aa nd sf ++ A - ME Nas al ï 7 7 > BEA > &- 2 7 22, EE S va RX EWE\" AD 9, \u201d a S LAID == SV 45 S = - Lo > = STA ALL Le ovawy _ = : = (vw 3) _~ SN BA Asm 7 A7 YA vr Ont CE A == 7 x > oN Lu 7 En 2 ti LT 3x = { CN iN CE oA 4 a, \u2018gi ~ SN 7 pr\u201d yr Je oe ; - C2 Zs, | | vz A LF pea A UE A vd 7 - 7 yr ON \\ \u2014 4 Caneel IN = qi, A se Sz x SSI NX SDS 11 Sf A, RS pA 2er (LEZ 7 7 nN 7 a = (gr tr i vy =~ = | ; NS ZZ 1720 Sz À Hi tf = Pre y PA Es Ab: .ANC ara = a hd 0 FE E CE = FT PAZ pa _ NA \\( MES = Se Sib Wve Le 22 Va Loi 1 J, Ne Y M Ned E Te i, A # / Ve \"ue Ww 4 VE Cr CG LE de Ni pa) A 110 7 pe Cu 2 pe Yy 7- RÉ oo Le or \u201c 77 My -~ IE 2 = CE PUBLIQUE 2 a SES Le, FE > Fe CL ari RES = 2 AE Ÿ 2 Va, 7 ad \\ | ; 7 Z LE 7.7 vz D \\ = 2A AY » 4, Lg N ¥ = \"rr = 4, : 5 2 \u201cyi 7 MW, fi 2 i as u v 7 WA i © a LT 3 ts, L'OPINION / + Fn & CN À \u2018y a me \u2014 54e A 6, F 4 43 & 7:3 Wi, 54 as zz #5 7 & Zz 47, = 7 Vy La 2, AE LC 2 40% = % ¢74 v7 2 70 47 vr nu 7 7 4 % 2 7 iL \u201c 2 ZH a - CA 7 Zr \u2018ov 7 4/, \u2019 5 y, 2 7 7 7p te A À 10 ZE \u2014- 7 v- 7 47 A ZF A ZH, EN GA 7 7 7, 7 A \u2014 \u2014_ = 7.7 7 4 o Zo A Vl; 7 HA Wed 7k i EE PC 7 yi ITT #7 FE a _ 30 JumLLer 1874 _\u2014 - rz ces 2 ps 5 ae N@e- Te es = et 3 af $ LS 75 Yr: TIN > Jr Ses 5 et > > BNE 30 JuiLLer 1674 G = A > y ES § 4 1% A A À A Re 3 Pascal Grocsenr ÈS SPN od [IP = ha a LH LS LS TA HT 14, TE 7 ev.hu LA eu a 07) by LA, ad wh és 11 Huta 4 vr, 7 red Ti ge He 527 {FA ass 7 7 Ÿ 74 creer 74 \u201cà LÀ ol i 7, % ow 2 7 7 sr A Lar x ; .- ze se on #4, (EN \u201cAA Z > RON Ea be 75 Pe = 7 rs AE \u2014 N >a oe Tal ly 2 pe yA 4 il ZA oA x24 Er 7, Is | y JU # 72 Br ea Le, 2% 0 p ÿ ll = rs 7 » A 7 CE 2 Le hh 1 | es gs ET Zr Rit i E LE 1 & .2 36 il D RE.li Ta 2 | | i +, Zia 3 Ï J i A # A.by ! = AE { \u2018 À Hewr: RoomsronT = U [ ÿ i | : or li \\ 2 LES ÉUHAPPÉS DE NOUMÉA = vx 2e ZF i A Su Cz 5 Ww Wi Cest LF AA y 577 7 57 TULES JANIN, DÉCÉ 7e CS ASS N°3 N ; pA i 0 GO 2 = % 7 La LE 7008 / Je L'OPINION PUBLIQUE 4 a / a , CE fot 7 de = Z 7 hz ro 7 iy 24 G7 LE 5 773 2, £a Lg Aa 4 PLA 4 7 a, 7 7 i\" 4 HW Z A 5 or 7; SA PA 74 LÉ #7; 2 GE) TI, (A \u201cpau CL \"Vs La 1 A0 7 244 A, rl ox (7 Le A Ro A ND 5 2X Ge x 2 A 47 go.ps \u201cz= - \u201c7, Ge Ÿ Lait 4 pres 7 7 a Af Ç FE 7 TS 2 77, 7 722 + A Gy i J 7 -.2 I p {i >= al François Jockne Aa % at A (vw A V1 i \\ VY, Q = w i y 4 Xt CN } } Ne ! AS JA x Se N ; & (J GR AR Ne \u2014.\u2026 I= A ite A Ci CN WA 2 ih 1e ce = ww. \u2014 30 Junser 1874 L'OPINION PUBLIQUE 381 L'OPINION PUBLIQUE.ee \u2014 7 JEUDI 30 JUILLET 187 Lee LE 1RA.TÉ DE RECIPROCITÉ 14 Chambre de Commerce de la Confédération, réunie ast.Jew, Nouveau Brunswick, a désapprouvé le projet de Truté de Réciprocité par un vote de 26 contre T.Cette institution est généralement considérée comme la première autorité du pays en matières commercisles, ot son opinion, par conséquent, ne pourra manquer d\u2019avoir son influence sur le public et en particulier sur le parlement, d'autant plus que celui qui à provoqué ce vote, M.Elder, ost un ami du cabinet fédéral actuel.Un dira que la Chambre de Commerce ne représente que le commerce et l'industrie, pas du tout l\u2019agriculture : on 8 raison, mais reste à suvoir si un traité hostile «u commerce et 8 1° industrie peut être favorable à l'agriculture.fout se Lient, tout se lie dans l'économie générale d'un pays L'agriculture est la mère nourricière de la prospérité publique, mais 81 le commerce, si l'industrie périclite, l'agriculture n'en souffre-t-elle pas?Le cultivateur produit, mais il à besoin d'échanger ses produits, et il dépend en cela «lu commerçant et de l'industriel.vn a dit et répété depuis quelque temps que le Traité de Kéciprocité, en établissant le libre-échunge entre le (nada et les Etats-Unis, non-seulement des matières premières, c'est-à dire des produits de la ferme, des foréte, des mines et des pêcheries, mais encore des produits des manufactures, porterait un coup sérieux à l'industrie canadienne, et cette opinion est assurément très- plausible.l'ar nos manufactures ne font que de naître, elles ont besoin de protection, et leur principale protec: tion en ce moment consiste dans le bus-prix relatif de la main d'œuvre chez nous; mais, avec le libre-échange entre les deux pays, la valeur du travail prendra bientôt des deux côtés de la trontière le même niveau, et alors noire industrie nationsle se trouvern en face d'une industrie étrangère, mais possédant les mêmes privilèges, et plus vieille, mieux outillée, plus riche, capable d'un sacrifice pour avoir raison d\u2019une jeune rivale.Nou- aurions nlors un marché plus étendu, mais nous ne pourrions y tenir tète aux Américains ; nous n\u2019irions pas chez eux, ils viendraient chez nous.Mais nous voudrions voir ls question étudiée à un autre point de vue.Est-il vrai que l'agriculture aura tout à gagner dans un traité de Réciprocité avec les Etats-Unis ?Les cultivateurs alors vendraient mieux leur hétail et : leurs cér«ales.Fort bien.Mais lorsqu'on a dit cela.l'on na pas encore tout dit.Consultons le pussé.De 1854 à 1564 nous aviens la Réciprocité avec les Etat-Unis; nous ne l'avons pas eue de 1864 à 1874.Du- | rant ls première décade, deux faits principaux ont été remarqués dans les campagnes, eavoir : le cultivateur a tiés-Lien vendu ses Animaux et ses grains aux Etata-l'nis, et fuit la fortune des usuriers.Cette période a été l'ige d'or de l'usure chez nous, on s'en souvient.Comtuent expliquer cette anomalie ?C'est facile.Les habitants vendaient, vendaient encore, vendaient tout.Or le principe - de toute culture est qu'il faut rendre & la torte, sous forme | d'engrais, une certaine portion de wes produits.En- trainé par l'appât de l'argent comptant, on soublié alors ce principe, et lo résultat » été depérissement rapide du tol, appauvrissement de l'habitant, appel À l'usurier, et, comme conséquence finale, abundon des terres, \u2018migra lion aux Etats-unis On recherche les causes de l'émigration : n'en doutons pus, l\u2019une des principales, c'est le Traité de 1554, offrant aux cultivateurs des avantages els, mais dont ils ont abusé aveuglèment.Qu'avons-nous vu durant la décade suivante, de 1864 à 1-74} Placés en face de la réalité, monacés, au dire des Américains, d'une ruiue prochaine, chassés tout-à-coup de leurs marchés, nous avons dû ne compter que eur nous mêmes pour vivre.Alors l'émigration, il est vrai, u augmenté, car il y avait chez les uns déjà sppauvrissement ou ruine réelle, et chez les autres découragement ; mais la tasse du peuple s'est redressée contre le sort, a étude les moyens de se refaire.L'agriculture à été raisonnée ; on a rendu à la terre ce que l'on ne vendait plus, et l'A- Méricait ne venant plus acheter nos meilleurs bestiaux, les cultivateurs ont complètement renouvelé leur stock, transformé leurs troupeaux.Les capitalistes des villes, de leur côté, ont fondé l'industrie; de tous les coins du pays on à vu surgir des manufactures, qui en 1874 offrent à l\u2019ouvrier tant d'avantages que nous pouvons parler sé- rieutement de rapatrier nos compatriotes exilés.Et C'est juste à ce moment que l'on nous demande de signer un nouveau traité de Réciprocité, bien plus dangereux que le premier ! Les chambres de commerce affirment que ce traité tuers l'industrie canadienne ; il tuers bien plus sûrement l'a ériculture.Nous verrons ce que nous avons déjà vu: veute exagérée de tous les pro iuits de la ferme, dépérissement du sol, ruine de l'habitant, Uscar Duxs.\u201c HEUREUSE NOUVELLE Entin, le chemin de fer de la Rive Nord parait sorti d'une dernière crise.Le Conseil de Ville de Québec s accédé, dans sa séance du 21, aux nouvelles propositions de l'entrepreneur, l'honuratble M.MeGreevy.La lutte été vive.La motion favorable à M.Metireevy a partagé également les voix des cuaseillers\u201412 pour et 1: contre\u2014 et n'a été emportée que par le vote prépondérant du maire, M.Owen Murphy.Le public en général, qui ne se laisse pas émouvoir par les passions locsies trouvera certainement qu'en cette circonstance M.Murphy & rendu un service réel à notre province, au pays tout entier, car on ne sait vraiment pis ce que serait devenue Cette grande entreprise du Chemin de la Rive Nord, si la Corporation de Québec avait pris une atiitude différente, v.D.DIXIÈME CONVENTION de l'Union Canudienne-Francaire de Secours Mutuels des Etais- Unis.PROULAMATION.L'une des résolutions adoptées à la (\u2018onvention de 1873 porte que la dixième Convention aura lieu le premier lundi du mois d'août.Sur le proposition de la Société de Chicago\u2014 présentée en vue de ne pas nuire à la célévration de la Saint-Jean-Bap- tiste à Montréal, et soumise à l\u2019Union par l'intermédiaire du Bureau Central\u2014il a été décidé, à l'unanimité des Sociétés votantes, que lu dixième Convention se réunirait un mois plus Obéissant à cette Résolution et en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la constitution fédérale, le Bureau Central convoque la Dixième Convention des Sociétés formant l\u2019Union Canadienne Française de Secours Mutuels des Etats.Unis, dans Ia ville de New-York, pour Luspi le sxps et Manbi le weir SEpreNBuE 1874.RÉSULTATS DES CONVENTIONS.Après avoir semé dans les principaux centres de l'Est, du Milieu et du Nord-Ouest des États Unis, les graines patriotiques qui unt si bien levé, les Conventions Canadi unes reviennent cette année saluer le berceau de leur existence.Les premières Conventions protestèrent vigourensement contre les accusations de toutes sortes qu'un certain parti en Canada ne cessait de formuler contre les Canadiens des Ftats- Unis.Le temps, ce grand réparateur, a dissipé pour toujours les injustes préventions qu\u2019on faisait slors peser sur eux.Lu neuvième convention a mis la dernière main à son règlement, qui assure désormais à l'l'nion un fonctionnement aussi régulier que celui d\u2019une compagnie commerciale où d'une ex- pluitation industric.le.La Constitution qui ré_it les Sociétés repose sur les bases les plus larges et lus plus libérales.Vous voyez, d'un vôté, les Sociétés «« mouvoir souver rines dans leur sphères et, de l'autre l'Union fédérale se charger «de la législa- | tion et de l'administration qui affectent toutes les sociôtés à ln C'est l\u2019Union qui, vn transportant ses assemblées annuelles de place en plac, a \u201cdéveloppé le goût de l'association parmi | sles populations qui n'y étaient point habituées ; c'est clle qui a marié en un faiereau fraternel les Sociètés qui naissaient sous ses pas, C'est l\u2019Union qui, a force de démontrer Ia néces.© ait du journal, & fini par produire une impression qui a créé la presse Canadienne-Amérivaine.C'est encore l'Union qui & mis en branle toutes les idées généreu-es que, depuis dix ans, nos compatriotes tichent de mettre en pratique.ASSURANCE MUTCELLE SUR LA VIE.Une mesure qui achèverait de dunner un caractère permanent ; d'utilité à notre Union serait l'adoption générale ct mème l'incorporation ubligatuire, dans nus \u2018'ousticutions, de Assurance Mutuelle sur la Vic, dout la gestion cst confiée Aujourd'hui à un Bureau séparé.Clique Société accorde des secours helxiomadaires aux membres malades.C'ust aux besoins des familles privées du leur chef qu'il s'agit maintenant de pourvoir, et nul corps nest ca., puble de le faire avec plus d'aisance que l'Union, Adoptons un L réglement qui ouvrira toutrs les bourses au profit de la fa | mille du membre de l'Union sur \u2018jui Ia tombe vicudra de se | fermer.Quelle muilleure preuve pourrait-on donner du Ia 80- lidarité et do in fraternité qui réguent entre nous?INVITATION, Nous acressons une invilation cordiale à toutes les Socirtés d'aselster à cette Convention.Outre les questions d'administration de l'Union, blen d'autres sujets, qui ont été souvent discutés saus avoir requ do solution, ne wan-jueront pas de se produir\u201d au cours des débats.Il t'y à qu'à consulter les Résolutions adoptées à la dernière Convention pour s'en convaincre.1 les Bociétés ont déj\\ accompli beaucoup de blen, il leur reste encore beaucoup à faire pour juatiier ce qu'un attend de leur orgunisation.En dchors de l'intérêt qui s'attache à ls Convention elle.même, les visiteurs trouveront dans lu métropole commerciale de l'Amérique une poputation française fort eympathique et des distractions qui joindront l'utile à l'agréable, Quon ne l'oublie point : l'Union Canadienne-Française de Secours Mutuels des Etats-Uuis & un rôle à part daus Vécono- tie des Soclôtés Canadiennes.Elle offre du môme coup à eus membres un appui moral ct la mutuslité des secours, Fortement liées les unes envers les autres par le patriotisme, l'esprit de corps et l'intérêt personuel de leurs membres, les Bo.ciôtés Unies sont toutes les fois qu'il s'ugira de montrer au mousle que notre pa- tiouaiité n'vat pas morte ct qu'ulle nu vont pas mourle, LE BUREAU CENTRAL i874.Gonos BarcukLon, /'résident, P.A.NoBMAXDEAU, Fas.Laranvie.New-Yurk, 6 juillet 1874.| i | | a INFORMATIONS.Le lieu de rénuion et le programme de la Convention seront fixés ultérieurement.Les Secrétaires-Correspondants des diverses Sociétés sont priés de communiquer au plus tot l'avis de convocation «le 1a 10e Convention à leurs Sociétés afia qu'elles puissent agir de suite.Envoyer autant de délégués que possible.Nousattironu l\u2019attention des Sociétés sur les conditions à observer soit pour rester dans l'Union soit pour s\u2019y agréger.Celles qui n'ont pas le compte-rendu de Ja Convention 1873 pourront 6e le procurer en s'adressant au Secrétaire.»'Union « matutenant tous ses accessoires de buresu.Un magnifique pupitre-bureau, don de MM.Ch.Moussette et PA.Normandeac, permettra de transporter nos archives et effets en toute sûreté.\u2018Toate correspoudauce doit être adressée à M.P.A.Norma=nnBAU, Secrétaire du Bureau Central, No.102 Nassau street, Now-York.NOUVELLES Les entrepreneurs du chemin de fer du Coteau Landing à Uttawa ayant fait banqueroute, on espère que la compagnie va reprendre l'ouvrage et qu'elle activera les travaux.oe .M.Wm.Washburn, du township de Hull, a été nommé Régistrateur du comté d'Uttawa.pa .MM.P.5.Murphy et Alderic Quimet, M.P., oat été nommés commissaires pour les écoles catholiques de Montréal.Ce dernier remplace l'hon.juge Bélanger.ve .Le commissaire des terres de la couroune a chargé le colonel Farijana, ingénieur «distingué, de tracer la ligne que suivra le chemin de fer de la Baie des Chaleurs et de compléter les explorations commencées l'année dermère sous la direction «le l'hon.M.Robitaille.Le bureau de commerce de la Puissance, réuni à St.Jean, N.-B., vient de condamner le projet de traité «le ré ciprocité.27 députés se sont prononcés contre le traité tel que consenti par le gouvernement canadien, et 6 seulement l'ont approuvé.Le Métis parle d'une émigeation de trois cents families canadiennes des Etats-Unis au Manitoba.Le département provincial des travaux-publies demande des soumissions pour la démolition de- casernes des Jésuites à Québec.e .rennent des mesures pour former une compagnie dans le but de construire un chemin à lisses depuis le terminus du chemin de fer urbain, à l'extrémité de la rue Nt.Denis, juequ'à l'Ottawa.Plusieurs citoyens L'honorable M.Robertson # complètement réussi dans la négociation des bons de la province de Québec.I ont été lancés à 97.M.Riel est actuellement à Suncnok, N.H., l'hôte du Kvil M.Kicher, ancien missionnaire au Nord-Uuest.L'hon, M.Laird, ministre de l'Intérieur, est parti pour le Manitoba.L'hon.M.Gieoftrion, à été réélu par acclamation dans le comté de Verchères, samedi, le 25.oe On nous informe, «dit ln Minerce, que M.Aubin, actuellement attaché à la réduction du National va être nomme inspecteur du gas, en vertu de lu loi passée à Uttaws À la session de 1872.Les études que M.Aubin & faites sur cette matière le rendent apte à remplir cette charge.Dans son dernier numéro, le Pionnier de Sherbrooke annonce que son rédacteur, M.L.C.Bélanger, abandonne le journalisme pour se livrer entièrement à la pratique de la profession «d'avocat.M.Belanger se retire avec de beaux états de service.Nous lui souhuitons les plus grands succès duns sa nou- veille carrière.À Le chef du nouveau ministère du Manitoba, l\u2019hon.M.Girard, a fait connaitre les réformes qu'il songesit à cpé- rer, et les mesures qu'il devait soumettre à la discussion.En voici l'énumération : 1.Rédustion dans les dépenses publiques, sans nuire néanmoins à l'efficacité du service publie.3, Etablissement d'un «système d'audition des comptes là, prêtes à servie do poiuts de ralliement i } Secrétaires.! publics.3.Projet de loi pour abolir le Conseil Législatif, institution dont le maintien nécessite «le lourdes dépenses.4.Remaniement des divisi électorales de la province, de façon à rétablir un juste équilibre dans la représentation.5.Préparation des listes des votants.8.Demande de soumissions pour les impressions pu- , bliques, qui seront données par contrat. 382 L'OPINION PUBLIQUE OUR 30 JUILLET 1874 mess L' Austrian a amené 331 Mennonites.Ce sont tous des geus paisibles, respociables et ayant des économies.Le chef svait une traite de #20,000 aur une banque de Montréal.En outre tous les émigrants avaient chacun un montant assez rond, C'est un village entier qui se transporte de la Russie au Manitoba.Presque tous ces braves gens sont parents.Île sont partis en route pour Manitoba oi ils vont s établir dans buit townships qui ont été retenus pour eux.280 families Mennonites sont encore en mer dans deux vaisseaux différents, et elles seront suivies d'une vingt- ine d\u2019autres.oe .Nous lisons dans ie Foyer Cunadien de Worcester, Mass., du 21 juillet : La semaine dernière, M.Louis Riel u pussé cing jours en cette ville, eta été I'hdte du Rév.J.B.Primeau ot de M.Fré dt.Houle.Les Canaliens de Worcester ont profité de sa présence au milieu d'eux pour tenir une grante assemblée publique et adopter des résolutions en taveur des Métis du Manitoba.M.Walter Shanley vient d'être nommé par le gouvernement Jocal au poste d'ingénieur surveillant des travaux de construction du chemin de fer du Nord.Un sait que le gouvernement consent à payer u tiers des travaux é mesure qu'il seront exécutés, et comme il taut pour cela constater la valeur de ces travaux, M.Shanley est chargé d'en faire mensuellement l'estimation.À .On suit que le ci-devant procureur général Clarke s\u2019est divorcé pour prendre une seconde femme divorcée elle- même.C'était risquer beaucoup, il faut l'avouer.Il a été chassé du cabinet, puis Assommié par des inconnus, et fuyant ls province qui venait de prouver violemment le cas qu'elle en fuirait, il est assnilli de nouveau el grièvement blessé sur son passage à travers lu capitale du Mi- nesots.Un eit pu croire que la coupe de ses infortunes était comble.Eh bien! non.Un journal nous apprend qu'il vient d'être arrêté dans les Etats-Unis pour une dette considérée comme fiauduleuse.Le R.P.Lacombe devant partir bientôt pour les missions du Nord-Uuest, prie ses amis al bienfaiteurs du Canada de vouloir bien lui faire passer au plutôt les quelques aumônes ou autres objets à lui destinés, qui seraient encore entre leurs mains.Le R.P.informe aussi toutes les personnes qui désirent partir avec lui pour le Manitob de se tenir prêtes pour le 10 aqût prochain, à moins d'avis contraire.Elles voudront bien avertir le K.P.de leur départ au moins deux jours avant le terme fixé.La route par Sarnia, le lic Supérieur, Duluth et Moorhead sera celle que suivra la caravane.Nous nous faisons un plnisir de reproduire la lettre suivante adressée au Courrier de St.Hyavinthe : Monsieur, Votre bonnefoi a été surprise pour un article de l'Echo de Lévis, dans lequel je suis accusé d'avoir appliqué à M.Riel l'épithète da lâche.C'est une calomnie.Je n'ai pas plus appelé M.Riel un lâche, que je n'ai prêché avec Chiniquy, comme l'a affirmé plusieurs fois le même Journal.J'ai seulement dit \u2014 comme M.le Dr.Blanchet l\u2019a ré pêté après moi, \u2014que M.Riel n'avait pas pris son siége en chambre, parce qu'il craignait des voies de \u2018ait contre sa personne.Je n'ai jumais rien dit, à Lévis ou ailleurs, qui pût blesser aucunement M.Riel qui connait depuis longtemps mes sympathies pour lui.J'espère.monsieur, que vous me rendrez la justice de publier cette dénégation.Ce serait mal servir la cause de M.Kiel que de luisser croire à ses ennemis qu'une partie de la députation bas-canadienne lui est hostile.Tai l'honneur d'être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, Louis lf, Frecuerte.vo .La nouvelle d'un massacre par les Sioux, sur les frontières du Dakota, E.-U., a causé quelque sensation.Voici à ce eujet, dit le Métis, une lettre que nous transmet un ami de notre feuille : Prupixa, 7 juillet, 1874, Vous avez dû apprendre déja la grande nouvelie du massacie qui 4 eu lieu à St.Joseph, Dakota, dimanche dernier, pendant la messe.Pout-être que les détails suivants apportés hier par quelques dames de ce dernier endroit, et qui sont venues se réfugier ici, vous intéresseront, Ainsi, Baptiste Morin venait d'arriver chez son beau-père, M.Delorme, quand une bande de 7 à 8 Sioux entrèrent tout à-coup.Le vieillurd les invits à se mettre à table.lis répondirent alors qu'ils ne venaient que pour venger deux des leurs, tués par les Métis dans la prairie ; et firent feu de suite.Dés la première décharge, Baptiste Morin et son beau-frère Louis Delorme, tombèrent morts, avec plusieurs balles dans le cœur.Puis, une autre balle atteignit le vieiliard à la cuisse, et les brutes \u2018étant précipitées aur lui, le frappèrent plusieurs fois avec des armes semblables à des épees.Ln femme de J.Bre.Morin reçut en sortant un coup inortel à la tête et s'enfuit dans les bois; où n'a pas encore retrouvé son corps.Et madame Delorme, l'épouse du vieillard, lâtég lement laissée pour morte; mais elle n'est pas dangereusement blessée.Vous concevez la terreur que cette boucherie à répandue danse St.Joseph, surtout quand l'on appcit de M.Delorme, sr.qui mourut deux ou trois heures après la tragedie, que les Sioux étaient au nombre de cent eavi- roo dans le voisinage.Une compagnie de notre Fort s'est rendue à St.Joseph pour se mette à |a poursuite des meurtriers qui doivent être déjà bien loin.Car outreleurs chevaux, ile en ont volé plusieurs autres à St.Joseph.Les bandits n'ont pss encore été arrêtés.FAITS DIVERS Euvoisonvemexs.\u2014On télégraphie de Gaspé, 16 : ya eu ici un cas d'empoisonnement.Un individu da nom de Barrow, engagé comme contre-maître chez Lowndes Frères, se mit avec plusieurs autres à sauver du bois à la dérive.Apercevant quelques moulrs, il vn ramassa quelques-uns et se mit À les manger.11 en absorbs tellement qu'il finit par se plaindre d'un ma'aise considérable, , |: empirs rapidement ut #8 compagnons s'empressèrent de le raimeuer à te re; mais su moment où l'emuarcation touchait à terre, il expira.L'enquête du Coroner n eu lieu aujourd\u2019hui, Une action en dommages-intéréts au montant de $500 à été Intentée devant la Cour Supérieure par Wm.H.Short, contre le fils du Dr.Young, dentiste de Montréal, pour malpractice.Il y æ quelques moi, le demandeur serait ailé au Lureau du Dr.Young pour sv fairs extraire une dent : ce duutiste pratiquant, paraît-il, sans svoir de diplôme ou permis, aurait, en s'efforçant d'extraire Ia dent, brisé ls racine ot fracturé Ia mâchoire du demandeur.Le demandeur fut eu conséjueuce obligé de recourir à des traitements médicaux qui lui firent perdre du temps ot lui occasionuèrent des dépenses, etc., ete, Un triste accident vieut de plonger toutu une famille dans le douil et le misère.; ; Dimanche matin, le 19, quatre français étaient occupés à pè- cher dans le fleuve St, Laurent à l'endroit où le couraut cet le plus rapide, en bas du pont Victoria, quand l'un d'eux, Bru- gler, par suite d'un faux mouvement en lançaut l'épervicr, fit chavirer l'embarcation.Trois furent assez heureux pour gagner le rivage, mais Brugler quoiqu'excellent nageur ne put parvenir à se débarrasser du fit-t, dont le poids était d'environ 60 livres et disparut bientôt sans qu'aucuu secours pdt lui être porté.La triste nouvelle fat annoncée avec les plus grands ménagements à ra jeune femme qui, folle de désespoir, vouluit s\u2019élancer vers la rivière.Ses amis ne la quittent plus, redoutant quelque nouvelle catastrophe.Brngler était employé comme tanneur dans les ateliers de M, J.B.Anger, et avait su gagner l'estime de tons par ss conduite régulière et ses capacités, Digne fils de la noble Alsace ot trop fier pour accepter la domination allemande, il avait préfére s'ox- iler, ct était venu se fixer au C'auada après la guerre de 1870-71, Mercredi, le 22, un enfant de dotzs aus nommé Napoléon Beaupré, s'est nuyé en se buignant en compagnie de jeunes amis, près du quai de Longueuil, à Hochelaga.S ivant une hubitude malheureusement trop répandue en cet endroit, le jeune Beaupré monts aur un potrau dominant de dix pieds la surface de l'eau e: se lança dans le fleuve.Une minute après, les journaliers du cure-môle No.5, aperçurent son corps emporté par le courant à trois où quatre pieds de profondeur.[1 passa si rapidement qu'il fut impossible de l'arcè- ter avec une longue per.he, et, malgré des recherches vizilantes faites en putit bateau, tout fut inutile, Le cadavre n\u2019a pas encore flotté.Les habits du malheureux efaut furent livrés à ses parents qui demeurent sur la rue Ste.Marie, Un voyageur arrivé de \u2018guébec hier matin, vous à parlé d'une orgavisation de pompicrs 3 bord du vapeur Québ-e, C'est M.le capitaine Labelle qui a eu le premier, l'idèe dv former sn une + brigade du feu,\u201d et en un \u201c corps de sauvetage,\u201d les offi- «ivre et mateluts de son bord.Hier soir, les nouveaux pompiers ont manæavré pour la première fois.L'alarme à été donnée à la chambre des directeurs, et en moins de cing minutes, officiers, porpiere, etc, étaient à leur ponte : ceux qui composent lu co pu de sauvetage avaient déjs défait les chaloupes «t mis les appareils de sauvetage à la portée de tous les passagers.; Quoique, pour faire cette première expérience de ls nouvelle ; organisation, le galaut capitaine eut averti les dames et la plu- pari des passagers de ce qui allait arriver, une certaine excitation régnait à bord.Tout le monde gempressa de féliriter M.le capitaine Labulle et »es vificiers des beaux suc-d+ qu\u2019ils av client remportés\u2014 La Minerve.aaxsr voYAGEUR.\u2014M, Come Tétrault est notre agent voys.geur pour les Etats-Unis.UNION ST.JEAN-BAPTISTE DE MAVERHILL.MASS \u2014Election des officiers.\u2014Président, #.Lebœuf; Vice-Prémd nt, J.anger; Scc-Arch, J.B.Dumaine ; Suc.-Cor., John Archambault : Sec, Fioancier, Médard Mercier, réélu; Ass.Scc.Financier, Edmond Metras ; Trésorier, Nap.Bourque, réétu; Com.-Ordon., A.Pa- tenaude, réélu; Ass, Com.-Ordon., F1.Bourgeois ; Directeurs, Ulric Lebœuf, A, Martel, N.Prevost, P.Benoit, G.(Godin.SOCIÉTÉ 6T.JEAN-BAPTISTE DE NORTHAMPTON, MASS.\u2014Election des officiers \u2014 President, A.Méner |; Vice-Prés,, A.Parenteau ; Sec-Arch,, O.Dragon; Ass.Sec-Arch, R.Dominique ; Sec.- Cor, J.8.Cusson; Trésorier, P.Picar:l, réélu; Aes.Tréa, J.Guérin; Uarile-Porte, E.Dupérault ; Porte-Bannière, T, Lam- pron; Marichal, 8.Belleville; Comité d'enquête, G.Desro.siers, J.tiadhu, J.Dragon, R.Dominique, B.Germain, J.Que.rin.REMERCIEMENTS.\u2014À Une Assemblée regulière de la Société St.Jean-Baptiste de St.Johnsbury, Ve, tenue le 15 Juillet i874, il fut voté unanimement gne : Des remerciements soicut présentés aux membres des comités n\u2019organisation de Montréal et des Etats-Unis pour leurs travaux et le xèle qu'ils out dépluyé pour le succès de la grande fite du 24 juin 1874.Que les memures de cite soclété sont beureux de l'honorable réception qui & été faite aux Canadiens des Etats-Unis, et conretveront touts leur vie le souvenir de cette grande fête.Que cette société présente ses remerciements à son généreux et estimabie présideut, M.Jovite Pinard, qui n'a rien épargné pour Is belle tenue et lo succès de sa société, H.8.L'Evsqus, 8ec.-Corrcspondsat.= Nous avons atsisté, dit un journal de Paris, aux gra clea da jardin dacclimatation, & l'inntallatiou du plus utc animal qu'ait peut-être encore possédé aucune ménagerie Cho rope; un éléphant qui musure un métre de hauteur of peine 100 kilog, un dléphant miniature, un véritable Joujo Cot blephant est tout simplement do Ia race dont les [odieng ont longtemps fait des disux ; c'est un petit éléphant blane qu arrive de l'Inde.Ce pygmée n été reçu par ses congongrg lioméo ot Juliette avec mille démonstrations d'amitié.On à si rarement occasion on Europe, quand on est éléphaut do ger, rer ls trompe du quelqu'un de sa famille | Li.jeune pochyderme est né le 4 octobre daus le Kaddan (grande sreeicte entourés de pieux qui vert de parc aux gs phants dans l\u2019Iude) d'un richiesime rajah du Bénaréo, Jatr, Muugul.Le petit n'a donc que huit mois, ct il grandis of Dieu lui prête la vie, car son père ne mssure pas moins de 7, pieds.Il n'avait lui que 35 pouces, 2 lignes de hauteur quand sa tuôre l'a mis ba, après l'avoir ports 20 mois et 18 jours dans son sein! Est-ce trop, quand on songe que l'éléphant d'Asie vit 150 à 180 ans et n\u2019a #3 taille qu'à l'âge de 224 aus.LES RUINES MON COUVENT TRADUIT DE L'ESPAGNOL PAR M.LEON BESSY.(Suste.) \u2014Veux-tu que nous mettions une épitaphe?demu.i-je au pilote.; \u2014 Tu en sais plue long que moi, me répondit il; mets ce qu'il te plaira : c'était mon ami d'enfance.\u2014Eh bien, j'écris ceci : \u2018 UN INSTANT LUI A SUFEL POUR OUVRIR LES VEUX, PLEURER, ET MOURIR DANS LA PoL\u201d Voyons maintenant ce qui a pu causer le vacurme de tout à l'heure.; ; Lu galerie des catacombes n'oftrit aucune ruine, et l'église souterraine était de mé ne intacte.Lu niche dans laquelle nous avions d'abord plic?le corps s était ouverte à l'intérieur, par suite sans doute d'un grand ébranie- ment produit dans le couvent ou dans l'église par une cause inconnue.\u2014L'ouragan, dis-je, à ravagé la surface de Ly terre sans entamer ses entrailles; pour apprécier le dégit, il nia sortir dehors.; ; oo (Comme tu voudras, me répondit le pilote : hier j'étais le plus fort, et je command ais ; aujourd'hui je sis le plus faible, et j'obéis.Mais, comme il pourrait y avoir du danger, je marche en avant : cu dois mourir le dernier, Nous ouvrimes ls porte de la crypte, et nous enträmes à 8.sat .: possible d'avancer, dit le pilote.Il y a ici des dé combres qui ne s\u2019y trouvaient ps.oo \u2014Cet air n'est pas non plus le même que celui qu'on y irait, répondis je.TP eat uh am do terre fraichement remudés, reprit.il.\u2014Essayons de ce côté.-Je ne puis faire un pas.\u2014\u2014Par ici, alors.\u2014C'est la même chose : ls orypte est tout i fait en combrée.Une partie du couvent se sera écroulée.et nous n'avons plus d'issue, Que faire, Manuel ?\u2014 Essayer de nous frayer un passage.Nous l'essayômes en effet, et nous travaillàmes durant quelques heures, retirant avec nos mains la terre du fond dela crypte, où se trouvait l'issue, et la rejetant sur le côté.Nous n'avions pour tout instrument que nos bras.Nous n'ouvrions les lèvres, ni pour nous encourager I tuellement, ni pour profèrer une seule plainte, plongés, l'un et l'autre ans es réflazions que les événements si nombreux de cette journée nous suggéraient.Quant à moi, il me sembla.t parfois que je sortais d'une espèce de léthargie, et j'étais obligé de faire un eff:rt sur m imide pour me souvenir de ma tâche.Aprés beaucoup de temps d'un travail infructueux, le pilote me dut: _Uette terre se reproduit ssns cesse, et plus nous ao retirons, plus il en retombe sur nous.Je suis inon lé de sueur, et je n'en peux plus.J'aimerais mille fois mien avoir affaire au roc vif qu'à cette argile flusjue et molle ui ne résiste et qui me tue., Lu.4 \u2014Moi ping Jo cuis douisé de fatigue, lui répondis je: e nous faisons est inutile.ces lors il faut couler à fond, et aller dornur avec les poissons.Cependant cette besogne ma donné de l'appétit, et je vais manger une bouc ée de mon panier., Nous refermames Ia porte, et nous nous assimes dans galerie des sépultures.J'offris mon panier au pilots.de \u2014 Voyons d'abord le mien, dit-il.old de In, vian rôtie, d'excellent jambon, ua morcsau de veau, a fitures, une outre qui a un bon goût de vin vieux, \u20ac = bouteille d'eau.Je préfère moa panier au tien.53¢ ons.\u2014-Arrête, lui dis-je ; d'où vient ce panier?\u2014Je suppose que c'est André qui l'aura dépsé au mi lieu du premier cloitre, car c'est là que je l'ai trouvé.-N'en au rien gouté?ou faim \u2014Jusqu'à présent je n'ai pas encore eu .; Itaime-le dons de côté, & remercie Dieu du nouvel) bienfait qu'il t'accorde.Ce panier, ce n'est pas Mh qui l\u2019a placé dans le cloitre: ce sont tes ennemis Ÿ or ont mis, pour te faire périr sans dangor d une mor taine.| \u2014Vois cependant, répondit le pilote du to flegmatique, ti cels ne sent pas plutôt uno bon froide que le poison, si ces contitures n'ont pis up.lent goût de sirop, et cette outre, de vin de m vou Néanmoins, il faudra recourir à ton panier.Vos au pain et du fromage, avec quelques raisins soon: \"he de l'huile pour la lampe, et pas une goutte de ve nous pas de cénobite ! Pour combien de jours crois tuy \\losci aurons chsoun une ration?Faisons six parts : ce va sont les tiennes, et ces trois autres les mienues.* nm le plus ne viande un excel 30 Joivrer 1874 aujourd\u2019hui la ration entière, nous nous mettrons la demiration, Quant à l'eau, nous la mesure- bes.Je commence à reprendre des forces, ésigner à mourir de ns main à es il nous faudrait faire pour transporter dans l'élise souterraine, avec nos deux paniers, la terre de la Erte etles décombres du couvent.\u2014 A lœuvrel répondis-je.Nous vidimes les deux paniers, et nous nous mimes sus i100 À la besogue proposée par le pilote.Nous rem- lissions nos paniers de terre dans la crypte, ot nous sl.fons Ios vider au fond de l'église souterraine._Je vais compter les voyages, dit le pilote; à chaque vorvée, je mettrai un grain de raisin dans cette poche.Nous recommençames à garder lesilence.Longtemps après, mon compagnon le rompit; et s'essayant par terre pour prendre ua peu de repos, il me dit : Combien de voyages croistu que nous avons fait?\u2014Vingt, d'après mon caloul.Tl'ai aussi compté vingt grains de raisine: et maintenant, combien penses-tu que nous avons mis de Lemps à chaque voyage, entre l'aliée et le retour ?\u2014Cing minutes au plus.(\u2018est aussi mon calcul.Par conséquent, nous avons une grande heure et demie d'un travail pénible et monotone, et nous sommes moins AVADCES qu'au commencement ; car plus nous enlevons de terre, plus il en retombe dans la crypte.\u2018l'u viens de voir toi-même combien j'ai eu de peine à fermer la porte, ne crois-lu pas que nous ferions mieux de dormir un peu?Tu es de mon avis?Alors, je vais éteindre la lumière, et nous verrons ce qui arrivera demain, Commençons par choisir nos lits.Celui c1 qui est vide, à côté de mon pauvre ami, je le prends pour moi, comme tu as choisi le tien à côté de celui qui fut de même ton ami.Tu ne peux pas te tromper.Ten fit est juste celui du milieu.Compte bien.vingt niches, et arrête-toi à la vingt et unième.Je crois avoir vu des allumettes clans ton panier.Il faut ménager Thuile, Bonne nuit.A ces mots il éteignit la lumière, el se blottit dans sa niche.\u2014-Je suppose, ajouta-t-il un instant après, que tune vas pas encore endormir, car je t'attends marmotter je ne sais quoi entre tes dents.Tu dis sans doute tes prières.Prie aussi pour moi.-Plus que pour moi même, lui répondis-je ; car je ne regretterais pas que nous miourussions tous deux ensemble, si tu ne mourais d'une deuble mort, et sans avoir Is consolation de pouvoir prier.\u2014Pour le moment j'aime mieux dormir, me dit-il.Toutes mes prières de cette nuit eurent en effet pour objet de demander à Dieu d\u2019adoucir ce cœur en-iurci, qui restait si impassible au milieu de périls qui auraient dompté une bête fauve.Je ne pouvais comprendre cet hommé dont je connaissais le courage et le sang fioid, dont j'avais plus d'une fois admiré les sentiments tendres et délie ts, et qui pourtant ne s'émouvait de rien, et ne pouvait pas dans son cœur une seule larme à offrir à son jeu.\u2014Crois-tu À une autre vie ?lui demandai-je dans l'obscurité, avant de m'installer daus ma dure couche.\u2014l1 me semble bien que ma pensée doit durer un peu plus que mon corps, me répondit-il : mais je n'affirme ni ne nie rien.J'ai sommeil.\u2014~Et ne crains-tu pas qu'il ne naisse de ce sommeil une éternité terrible ?-Pas de terreurs ! repliqua-t-il durement.Ni je dois un jour prier Dieu, C6 ne sera pas par crainte, mais par amour, LXIV.Peu aprds je m'apergus, & sa respiration, qu'il dormait profondément.C'ôtait un homme d'une trempe extraordinaire.Son sommeil fut paisit-le, 81 ce n'est que je l'entendis une fois prononcer le nom d'Henri d'une voix si douce que je ne pus retenir mes larmes, en pensant à l'abandon dans lequel allait se trouve: ce pauvre enfant, si nous venions à lui manquer.Quant à moi, je ne pus pas dormir.Ma niche touchait à celle du Père Joseph, et c'était la même où nous avions d'alord voulu déposer les restes du père d'Henri, et dont le fond s'était ouvert avec tant de fracas.Quand je m'y plaçai, il me sembla que l'air était plus frais en cet endroit qu'au fond de la galerie souterraine, eb je sentis avec plaisir une légère brise qui me caressait le visage.Mais onsuite, il me parut singulier qu\u2019ub courant d'air plus pur que celui des catacombes pût m'arriver par les crevasses que l'ébranlement de l'édifice avait occasionnées au fond de la niche ; et pour m'assurer que je ne m'étais pas fait illusion, je toufflai sur une de mes mains, et je l'appliquai contre la plus large des fentes de ls paroi.Je sentis en etlet du froid dans la partie de ma main qui couvrait la fente.Je recommençai plusieurs fois l'expérience, eL toujours j'oh- tins lo même résultat.Je ne pouvais plus douter qu'il n'enträt de l'air dans les catacombes par les fentes du fond de cette niche.Je me souvins alors des dernières paroles de mon vieil ami mourant.Ces souterrains avaient une entrée et une issue.Dans mes vaines tentatives d'auparavant, j'avais cherché l'issue dans la colonnade qui s'étendait Au dessous de l'église ; maintenant il me sem- it plus naturel de in chercher dans la galerie das sé- pultares, et dans les niches de droite, qui se trouvaient u côté de l'orient.Parmi ces dernières, celle que j'occupais était le lit du centre, comme l'appelait le pilote, st c'était en outre la plus élevée.En réfléchissant à ces eres circonstances, je vins à penser que j'avais peut- re à côté de moi l'issue tant souhaitée.Cependant je ne voulus troubler le sommeil du pilote, et je finis par w'endormir 4 mon tour.ue jo m'éveillai, j'apergusde la lumidre, et y'allsis Sppeler mon compagnon, quand jo lo vis assis au pied de a niche, ~Que fa's-tu là ?lui demandai-je.\u2014Je fais ce que je ferais si je dévais mourir dans deux rs: je mao J i ce vara a ange ma ration.et c'est Ia seconde.Demain, L'OPINION PUBLIQUE =A ja volonté de Nieu! \u2014-Tu es heureux, toi qui espères.Pour moi il n'existe plus d'espérance.Je n'ai eu qu'une seule passion dans ma vie, et il m'a fallu y renoncer, Je haïssais tes compagnons, et j'ai failli tuer ton vieil ami, un homme digne de vivre, et toi-même qui 68 mon frère.Je croyais que ceux qui criaient si fort à côté de moi contre vous, n'avaient, comme moi même, aucune arrière-pensée ; \"mais j'ai bientôt reconnu que ce n'étaient que des fourbes et des hommes avides «le pillage.J'avais un camarade d'enfance, et il vient de m'être ravi.Et pour comble de malheur, je t'entraine toi-même dans ms fatale destinée.Je voudrais en finir tout d'un coupau milieu d'une noire tempête, en voyant sauter mon navire.Mais périr lentement par un temps calme, quand on se sent la force de lutter, c'est queljue chose d'insupportable.Je te demanderais volontiers de me murer dans une de ces niches.\u2014 Maintenant, dis-moi, Manuel, pour répondre à tes propres paroles : quel chungement la volonté de Dieu peut-elle apporter-à notre situation ?nir.Tu as voulu sauver mon vénérable ami; et, en ré \u2014le ne le nie pns : c'est un bonheur qui est arrivé à la suite d'un bon désir.fortune de gens qui t'étaient inconnus.On t'a poursuivi, et tu as trouvé ici in refuge assuré.\u2014{)ui, mais mon compagnon a jeri.\u2014Ton compagnon, teint du sang de res frères, à fini par se noyer dans son propre sang.Mais, par un effet de lu bonté diviue, il est mort absous et béni par un de ceux-là mêmes qu'il regardait comme des hommes odieux, tandis que ceux qui lui avaient paru des amis dignes d'estime voulairnt le faire périr de lu mort lu plus cruelle.\u2014C'est vrai ; l'expiation n suivi le sacrifice, \u2014 Maintenant, dis-moi : si l'on t'apprenait qu'un être.objet de toute ta tendresse, va mourir d'une mort certaine, ne vouhaiterais-tu pas ardemment que personne pe vint troubler le repos de ses derniers moments, pour que du moins il pit rendre en paix son ime 4 Dieu?Ne rerais.tu pas prêt à donner tout ton sang pour l'empêcher de tomber entre les mains de ceux qui voudraient changer en un altreux martyre l'heure tranquille du su- préme adieu?\u2014 Qui ne ferait ce que tu dis?\u2014Eh bien, sache que si le doigt de la Province ne t'avait indiqué pour asile cette demeure sacrée, tuen aurais été chercher un dans ton auberge, et que là.tu aurais troublé les «lerniers instants de l'ange qui fut un jour l'objet de toutes tes pensées et de toutes tes espérances.\u2014Explique-moi cela, Manuel, s'écria le pilote en se levant brusquement, comme s'il eût \u201cté frappé d'une commotion électrique.(elle autre personne ue mon camarade a rendu hier le dernier soupir\u201d et quel est cet ange dont j'ai empêché que l\u2019on troublät l'agonie?\u2014\"\u2019u le sais, mon ami, bier rien n\u2019a été respecté.L'effroi a pénétré jusque dans la demeure «les vierges consacrées À Dieu.André et sn femme ont sauvé l'une da ces infortunées auxquelles on raviraait la paix de l'âme.Elle était malade et presque mourante depuis la nuit de l'incendie.Elle avait perdu «a conuaissance, et ce flicon d'éther la lui » fait recouvrer pour un instant: elle ne remuait plus les lèvres, et ce cordial luia rendu pour quelques minutes l\u2019usage de la parole.Cependant, elle na pu me reconnaître.Mais moi, à travers un voile de quatorze années, j'ai reconau ce chérubin à son angélique mélancolie, et j'ai recueilli les dernières paroles qui, grâce à toi, se sont exhalées paisiblement des livres de ma svur Adèle.\u2014Manuel, Manuel.s'écris le pilote avec uu accent terrible, sortons vite de cette prison d'enfer.Une issue, cherchons une issue! je veux voir ses restes, je veux moi-méme fermer sa tombe.(là trouverons-nous une issue?il me faut une issue! \u2014Approche cette lumière, homme incrédule, pour qui la Providence n'existe pus, et qui regardes ta vie, tes pensées, et tes attections mêmes comme des produits du hasard, Approche cette lumière, mets-la ici, près de cette fente.Par quoi est elle ngitéa?pourquoi vacille- t elle de côté et d'autre, comme si elle luttait contre le vent?Regarde-la bien, infortuné.Quand nous nvons voulu déposer ici le cadavre de ton compagnon, tu distss que la tombe le repoussait; et c'était encore la main de Dieu qui ne voulait pas que nous nous fermassions à nous mêmes notre seule sortie.\u2014Tu délires, Manuel, et cette mort t'a aflecté ainsi que moi.\u2014Ecarte donc ces pierres qui n'ont jamais êté unies par le ciment.\u2014Celle-ci vient de céder.\u2014 Et cette autre cèle de meme.\u2014Et elles cèdent toutes, Manuel, elles cèdent toutes et nous offrent par derrière un libre passage, Cette niche est minée.Me voici au fond ; il faut marcher à quatre pattes.Me suis-tu, Manuel} \u2014Laissez-moi d'abord remettra ces pierres à leur place.- \u2014Ben, mon ami, et que ce secret périsse avec nous.Suis-moi maintenant, suis-moi.L'air que l'on respire ici me fait du bien.As-tu compté les pas?\u2014J'en ai compté cinquante.\u2014Marchons donc, me dit le pilote, dans la direction de l'ouest, Ecoutons.\u2018In devrait entendre le bruit des flots de ce côté, et pourtant je n'entends rien.\u2014 Confiance en Dieu, et en avant! \u2014Un mur en pierre nous barre le passage.C'était là une niche double et très-profonde, et rien de plus.Retournons sur tos pas, anuel ; cetle fois-ci tu tes trompé.Je m'approchai du mur, plein d'anxièté, et je sentis la sueur se refroidir sur mon front.\u2014Ces pierres, dis je au pilote, ne t'indiquent-elles rien non plus?Y trouves-tu des traces de ciment ?Et orois- | tu que celui qui s ouvert ce chemin jusqu'iol, l'aurait fait \u2014Dans le passé, lui répondis-je.j'apprends à lire l'ave- ; \u2014Hlier, tu as gènéreusement défendu'l'existence et ls 883 pour le seul plaisir de manier ces pierres humides ?Tu peux en enlever une sans le moindre effort.\u2014Tu parles comme un pilote qui connaît la côte.\u2014Dieu qui lit dans mon cœur, seit qu'il ya deux heures, ce chemin m'était aussi inconnu qu'à toi; enlevons ces pierres.\u2014Ce sera bientôt fait ; les voila enlevées.De cet autre côté, il n'y à pas de chemin horizontal, mais une rampe très-étroite.Passe devant; c'est moi, cette fois-ci, qui remettrai les pierres à leur place.C'est fait.Maintenant, montons celte rampe.Compte les pas, pour le cas où nous serions obligés de retou.ner en arrière.Dix pas, c'est la largeur de la muraille, Une autre paroi nous ferme le pasrage, et ces pierres sont plus fortes.Derrière elles, Manuel, j'entends la mer qui se brise contre les rochers.(tons une pierre.Il y en a ici une double rangée.Celle-ci est tiès-difficile à enlever: donne-moi un foup de main; c'est lu mer, c'est la mer! on voit brilter les étoiles! il n\u2019y à pas de lune ; la lune n'est pas encore levée : il n\u2019est pas dix heures, Un n'aura pas fer mé le guichet de la porte qui donne sur la mer.\u2014Doucement, mon ami, \u2018doucement, de peur qu'une compense de ce vœu, tu ss pu arriver jusqu'ici, et em- | sentinelle ne nous entende.brasser un frère que tu croyais avoir perdu pour toujours.\u2014 Et si elle nous entendait, Manuel ne te souviens-tu pas de Calasans?Comme cette fois-là, je Le sauverais à la nage.\u2014N'enlève pas plus de pierres: cette ouverture suffit.\u2014Laisse-moi passer le premier.Je crains que ces pierres ne puissent pas me souteuir.Donne-moi ln main _.Je ne trouve pas de fond.\u2014Mon Dieu, mon Dieu ! \u2014Ue mur est très-élevé, Je suis suspendu en l'air.Je vais tomber sur les rochers.Noutiens-moi, soutiens moi, ou soutiens les pierres.\u2014Secourez-nous, Vierge.Murie, secourez nous! \u2014Chut! jo vais pouvoir assurer mon pied dans une fente du mur ! \u2014N'en trouves-tu pas autres à côté pour tes mains ?\u2014 Silence, Manuel, je vois briller contre la muraille le fusil d'une sentinelle.\u2014Remonte vite, et cache-toi.\u2014J'ai déjà la main dans une autre fente.[| yenu plusieurs sur la droite.('i descend très-bien.Me voici en bas.Passe à ton tour, et hâte-toi.Prends à droite.Que fais-tu donc ?\u2014Je remets les pierres à leur place.\u2014 Maintenant, descands; appuie un piel sur mi main ._ Ouvre-moi tes bras, Manuel, et embrasse.moi avec toute la tendresse de ton âme.La Providence ne pou vait pas te laisser mourir, toi qui es si bon, et qui peux étre utile aux hommes.\u2014A genoux, mon frére, 4 genoux sur ces rochers ! Vois ces innombrables étoiles qui brillent au-dessus de nos têtes.Ecoute le doux murmure de ces flots.Entends tu soupirer autour de nous quelque chose que lon ne voit pas, mais que l'on sent et que respire: l'air qui donue In vie à des milliers d'êtres.Ainsi Celui qui nous à tirés du néant se fiuit sentir tout en restant invisible, et c'est lui qui verlle à la couservation d'une infinite de races et de famiiles.\u2014Je le sens, Manuel, je le sens, grâce à tes admirable s ser timents, et je me prosterne devant tui pour l'adorer, Jamais je n'ai versé de larmes plus douces et plis con solantes qu'en ce moment.Quand, après avoir franchi les rochers, nous arrivames & la porte de ls mer, le guichet était encore couvert: et, Un quart d'heure apres, deux chrétiens pri.ient à genoux prés «l'un cercueil où l'on venait de déposer le corps d'Adele, pour le transporter à sa dernière demeure.LXV Le calme succéda pour le moment à ce terrible orage qui avait déraciné tant de cëlres cente naires vt de rosiers Heuris: mais les cédres sont restés abattus, et les rosiers dispersés.ui vu disparsitre de mon couvent jusqu'aux ruines.Errant et proscrit, j'ai été obligé d'errer sur un sol étranger.Je ne sais comment j'ai pu un jour rentrer dans ma patrie, dans liquells La Providence me préparait de nouvelles et tiés ruides épreuves.Je sens trembler ma plume, quantl je pense à raconter ce qui m'est arivé pendant ces nouvelles tempêtes.J'ri vécu duns les camps.J'ai vu deux armées de frères, Acharnées l'une contre l'autre, et ne cherchant qu'à se detruire : j'ai vu des figures colossales surgir de la fange, dominer, puis succomber : jai vu des reputations naître, grandir, et érir en un jour; j'ai vu s'élever dans ma patrie des tour Pillons furieux, qui, après avoir effrayé les populations, ont bientôt été balayés par le vent.Entin, j'ai vu la mort sous toutes ses faces: mort politique, mort Judiciaire, mort volontaire, mort sainte et mort dé:e-perée, mort glorieuse et mort igneminieuse.J'ai lu dans cent ouvrages des faits iusigniliunle; et ce qui méritait d'être écrit, je ne | ai lu dans aucun livre.Qui donc ecrit ces livres, me demandais-je ?Et pourquoi ceux qui savent les choses ne les publiont ils pas?J'ai connu ces choses, et jai écrit, jour par jour, ce qui m'est arrivé ot ce dont j'ai été témoin : Quique fpse miserrima vidi.Plusieurs fois j'ai dd quitter la plume pour donner un libre cours à mes larmes et aux gémissements de mon cœur.Jene trouvais alors de consolations que dans la lecture des écrits de ma sœur Adèle, que Svur Marthe avait remis à la femme d'André, Il m'a semblé que, \u2018ans ces mémoires, le voile de ls religion recouvrait et adou cissait les douleurs de l'âme.Si un jour, qui peut-être n'est pas trén-éloigné, 1me suis-je dit, je viens à publier ces nouveaux manuscrits, ceux qui les liront les regarderont peut-être comme l'œuvre d'une imsgirntion exaltée.lisse tromperont.Certains artistes, je le sais, ont peint is vé rité toute nue ; mais parce que je l'ai présentée décemment vêtue et plus ou moins embellie, elle ne la:ssors pas de rendre bon témoignage des faits positifs.Fix. he 384 L'OPINION PUBLIQUE 30 June 1874 DR TOUT UN PEU On annonce la mort d\u2019un homme qui avait Joué un terrible rôle dans notre histoire, la mort du bourreau Cyr Charlemagne Sanson, décédé à quatre-viugt-trois ans, Sanson! A ce nom seul tout un passé lugubre se réveille.On aperçoit comme un Iu.gubre cortége de victimes sanglantes et de linceuls tachés de rouge.La silhouvtte fantastique de ls machine à couper des têtes se dresse devant l\u2019imagivation tersifiée.Les armes par- Jantes de ces justiciers, \u2014une cloche fèlée avec cette devise: Sans son\u2014fait venir la chair de poule, slors qu'on les contample.Sans son/ Atroce calembour puur exprimer l'idée du silence que cette famille imposait à ceux qui lui passaient par les mains.L'homme qui vient de rendre le dernier soupir à Provins était un vieillard paisible, silen- cleux, et gardant comme la pudeur dr ses dou- luureux souvenirs.Il parlait pen ; songeait- il davantage?Il était 1+ cousin de cet Heuri- Clément Sameon, tila de Henri Samson, qui fut ou plutôt qui sera le dernier de son nom, car il vitencore.Les pères de ces deux hommes, Henri et Charlemagne Sanson, ont «exécuté Louis XVI, Le Sanson de Provins racontait volontiers, il y 8 quelques années, comment son père Charlemagne s\u2019y était pris pour déciser lu roi à enlever son habit au pied de l'échsfaud.Louis XVI ge révolta ct rongit lorsqu'on lui dit qu'il fallait re laisser dépouiller de ses vêtements et lier les poignets.© Eh quoi, dit-il à Charlemagne Sanson, vous oseriez porter la main sur moi! Tees, voicl mon habit, m.is ne me touches pas!\u201d L'autre Sanson, le dernier du nom, à raconté tous ves souvenirs dans le livre publié en 1862 sous le titre de Mémoires de Sanson, Sept générulions d'eréeuteurs.Déjà, en 1830, on avait édité, fous le nom de Sanson, des Mémoires qui, lcin d'être authentiques, étalent tout simplement l'œuvre de l'Hôritier (de l'Ain), Les Mémoires des Sanson, compilation bizarre à laquelle bicn des littérateurs ont travaillé, entre autre M.Léo.Lespès, offrent cepen faut quelques parties exactes, celles gui contiennent les Notes mêmes laissées par Henri Sanson, le bourreau de Louis XVI, des Girondins, de Dan- top, de Robespierre, celui qui, syant fait un procès à Camille Desmoulius, qui l'appelaient le bourreau, n\u2019en avait plus reçu dès lore que ce Dom : N.Sunson, cher du pouvoir exécutif.Ainri s\u2019en vont les dynasties, même celles dey exécuteurs! Il n'y à plus, pour porter au- Jourd\u2019hui le nom de Sanson, qu\u2019un homme âgé | \u2018ie soixante-quinze ans et qui vit seul, ignoré, | dans une rue déserte d\u2019une ville de province, en se faisant simplement appeler: Monsieur Henri.Qui se donterait, à sa figure paterne, à son air bonhomme et timide, que A.Henri a exécuté Lacenairr et Avril, Fieschi et Albaud, les assassins el les régicides, Saucon, le premier de 1a famille originaire d\u2019Abbeville, ayant exercé ses fouctious & Paris vers 1684.Le quatrième Sanson, né en 1739, | exerga depuis 1758 jusqu'en 1795.Il était mort en 1806, après avoir exécuté Favras, Du- rosoi, Bachmann et tant d'autres.Ce (at le grand Sanson, le plua célèbre.Sa main avait porté les doigts sur deux têtes royales.Son fils, en faveur duquel il an démit de ses fonctions, était capitaine d'artillerie lorsqu'en 1795 on l'appels à vus fonctions de bourreau.11 demeurs là, faisant jouer le ressort de la rouge machine | jueq.\u2019en 1840, et Henri-Clément Sanson\u2014le Monsieur Ilenri d'aujourd'hui\u2014Ilui succéda jusqu'en 1847, époque à laquelle il fut destitué, +B inare, par le garde des sceaux Hébert.Ac.calé de dettes et poursuivi par ses créanciers, n'avait-il pas trouve commode de mettre ia guillotin- en gage ?Depuis lors, M.Henri vit en bon bourgeois rcenome, entouré des souvenirs sinistres d\u2019au- Voici le couplet auquel Martainville ve tira due griffes des jacobins, et en quelle circonstance il | improvisa : Un soir qu'il étuit au café des Aveugles où l'on chantait la Marseillaise et des couplets patriotiques, #1 est reconnu.à monter eur uue table pour chanter un couplet républicain.Martainville dit qu'il n'en asit pas.\u2014lmprovisel lui crie-t-on de toutes parts, Alors il monte sur un tabouret et chante à haute voiz : , Embrarsons-nous, chers jacobins, Longtemps je vous crus des mutins Et de faux patriotes ; Oublions tout, et désormais Donnons-nous le baiser de paix ! J'ôteral mes culottes ! Cu trait sanglant est accuellli par des vociférations.\u2014À l'eau, à l'eau, an bassin ! Mais Martainviile peye d'audace, descend du tabouret, traverse la foule en riant, et tons les braillaidu le regardent sans oser s'approcher de lui.\u2014Le docteur Zoos pour spécialité les affections de ls peau.T1 est très-célèbre en cette matière.Pris de son cabinet, un deuxième cabinet, - TI est le sixième des | On l'entoure, oa l\u2019injurie, un le force à faire comme les autres, oh les consultants trouve un valet de chambre qui les déshabille en un clin d'œil.Un visiteur est introduit, consulter.\u2014Paasez dans le cabinet no.2.\u2014Muis.\u2014Passez dans le cabinet no.2.| Et le docteur toujours pressé, le pousse vive- | ment.| Cinq minutes aprés reparait le client aussi complètement déshabillé que le discours d'un ! académicien.i \u2014Voyons, dit le docteur, après mûr examen | à laloupe.Qu'éjrouves-vous.| \u2014J'ai la vue basse, Ona lu dans la chronique des tribunaux le ; valisé les cadavres de la Momue.Ca n'est pas ls première fois que pareille chose arrive.Un vol de ce genre fut commis il y & une dizaine d'années, mais non pus par | des employés de l'établissement.C\u2019est un malfaiteur qui s'était introduit là on ne sait trop comment, Il fut découvert comme il se promenait au Palais-Royal vêtu des habits d\u2019un homme.comme il faut qui s'était suicidé à la suite de | pertesde jeu.; | (\u2018est nn employé de la Morgue qui lo reconnut où plutôt qui reconaut les vêtements.\u2014Il sauta eur lui en criant : \u2014Ticnsf le pendu qui s'est sauvé de ches nous ! i MORT DB L'HOMME À LA rOUKCHETTE\u2014M.Las- seur, l'homme à la fourchette, vient de mourir.On se rappelle qu'il avait été traneporté chez son père, cultivateur en Bourgogne.Les souffrances que lui faisait éprouver l'action vénéneuse de la décomposition du métal dans ses intestins étaient terribles et ses douleurs étalent telles que les membres de la famille de ce malheureux étaient obligis de se succéder auprès de son lit afin de l'empêcher de se eui- cider.L'autopaie à bien démontré que la mort de | ce malheureux jeune homme était la coneé- quence d'un empoisonnement par l'oxyde de | cuivre.\u2014Un mot de Marseillais.\u201c Il est si grand, si grand que, quand il lui arrive d\u2019avoir froid aux pieds, il n\u2019est enrhumé du cerveau que quinze jours après.\u201d L'été amène périodiquement à Paris une foule de meudiants.Les boulevards en sont encombrés.L'autre jour, un bonhomme armé d'une clarinette s'installe devant un caf, fait mine d'emboucher cet effroyable instrument.Les premiers qui l\u2019ayerçoivent se récrient, } On appelle le pauvre diable avant qu'il se soit mis à l'œuvre, on fait 1ne collecte et on la lui remet.- Boudaiu, un monsieur, grincheux probable.! ment, lui dat, pour agacer s-s voisins : \u2014Joucz-vous donc un air, \u2014Moi, monsieur, fait le bonhomme, mais je De suis pas.\u2014Alors, à quoi vous sert votre clarinette ?\u2014Oh ! monsieur, c'est comme épouvantail.L'Union de l'Ouest donne comme authentique ce mot récent qu'surait prononcé M de Biamark : * Dans l\u2019état de division où sont les Français, nous n'avons rien à faire coutre eux, ils font assez.Je m'v.vals & Kissengen.\u201d Les annonces de naissance, mariage ou décès seront publides dana ce journal à rutaon d'un ées chaque.NAISSANCE.Eo cette rites to 2 osurant, ia Dame de P.E.u, ho-loger, un fin, ray .Gadbois; Marraine, Josephine Char- boaneau.DECES.Kn cette ville, le 19 du courant.apres une eourte maladie, à l'âge de 47 ans.Dame Louve-Edwige Chabot veuve de feu M.William Julien, peintre, , ei-devant de Que A Gentilly, P.Q.le 18 du courant.à l'âge de neuf | ane, neuf wois et xix jours, Marie Jeanne Amanda, | enfantdsJ.H.Veilleu:.Eor., Agent de * L'Opinion Publique.FETEST.JEAN-BAPTISTE.Lea deux numéros de l* Ftendard Nationat, sonte- nant I= comple rendu de ls grande fête et comprenant 36 pages dont 20 DE LECTURE ET 16 DE GRAVURES, sont en vente au bureau de rédaction et d\u2019administration de L'ETENDARD NATIONAL, Mo.20, CENTRAL ExcHANOE, Wo:cester, PRIX, ip CENTINS.PAR LA POSTE, % CENTINS- Adresser à FERD.GAGNON, Worcsster, Mass.8-831-46-81.\u2014Monsieur, dit-il au docteur, je viens vous | procès de ces voleurs lugubres qui avaient dé- | ; NFAILLIBILITÉ! SOUFFRANTE.La PLUS Grande découverte du Siècle pour la première fois importée en Canada.IL A GUERI DES MILLIERS DE PERSONNES.L'IUMANITE DIAMOND RHEUMATIC CURE.Par son histoire il ocoupe Ia position ls plus honorable possible que puisse obtenir un rend Quel çues années après qu'il eut été conne seule: uient des parents voisins et de quelques patient du propriétaire qui y recouraient aës qu'ils se sentaient atteints de Rhumatisme.tous les mé- devine en général le connurent, ot grace A lour at - probation et & sa propriété reconnue de remède | eoutre le Rhumati:me, on le réclama si souvent et ei vivement que le propriétaire fut oblicé d'en auginenter les moyens de confection.La réputation du 6 Tâbre remède s\u2019/tendit ramdement et bientôt, des demandes, des lettres d'informations.des lottres .de retoerciments at dea cortifi \u2018ata très-flatieurs ar- rivérent guaque jour au propriétaire de toutes le- parties des Etats Unis; et de cette manière, re- commandA parson seul mérite, sans être aidé par es \u2018Artifices du Co amer-e.\u201d sans nucur effurt, il a'eat élevé À In position enviable qu'il occupe au - jourd'hui.Partout on il a été introduit, 3l à reça la pretrrence fa plus flaitouse sur tous les remèdes employ 8 pour le traitement des douleurs rhumatismales.\u201cNous sommes réellement recennsissants etheureax.nots ne disons pas cela parce que roire remède se vend beaucoup et qu'il nas rapporte du profit.mais parce qné nous «uvrens UD Douveau ohamp dana [A acionce médioale, et que nos gué- riesons immédiatement ce que tous les médecins ont regardé.pendant de\u201c siècles.comme une ch re «i diflicile mame à adoucir, Nous renaons des aor- Yyices jusqu'ici inconnus.Nous adoscisncinx Ia souffrance et nous venons en aide au pa nous rendon4 au pauvre journalier l'usage de ses membres malades, et nous lui épargnons infiniment plus que loc frais du médecin : nous porton - Ia con- solatien et la jore dans la demeure de l'affi.gé, et par conséquent des millions de cœur nous rendront er .Au moyen de ce remède des milliers de gene, de faibles.milauifs ct avuÆaurs qu'ils étaient sont devenus furts.vignureux et heureux, et les affiigés ne peuvent raisonnablement hésiter à on fairs l'essai Cette médecine est préparée par un médecin soigneux.onnsciencieux et expérimenté, à la demande expresse d'un grand nombre d\u2019amis du: sion, dans le commerce et parmi le peuple.Chaque bouteille est garantie contenir toite la force de la médecine dans ron plus haut état de pureté e: de d ppement, et est Bupérioure à toute nutre méde- noue Jusqu'à préseut contre cette terrible ma- © remade est en vente chez tous les Pharmaciens de la Province.S'il arrive que votre Pharmaciea ne l'ait pas parmi ses remèdes, dites-lui de se ls procurer do DEVINS & BOLTON, Porte voisine du Palais de Justice, Rue Notre- Dame.Agents généraux pour ia l\u2019rovinoe de Qué- ou de NORTHROP & LYMAN.Seott Street, Toronto.Agents pour Ontario.Prix $1.00 la bouteille ; grandes boutellles, $2.00.sant oN \u2018a Le EVITEZ LES CHARLATANS.Une victime des in \u2018étions de la jeunesse, qui e at Ja débilité ne: ae, le dépérissement prématuré, etc.ayant en vain essayé de tous medes annoncés, a découvert un moyen bien simyl de s'en guérir, qu\u2019il enverrs gratis a ceux qu front.Adresser, I.II.Rexvas, 78, rue New-York.44 APPRENTIS DEMANDES.N a besoin de garçons pour la lithogra- 0 phie.adresses ace pue.AULERGE.LE PROTESTANTISME Jngé et condamné par les ;rotestants.Avec le double compte-rendu d\u2019une discussicn publique entre l\u2019auteur et un ministre.Per M.l'abbé Gu:LLaune, ouré de St.André Avellin Approuvé et recommandé par Mgr.l\u2019Evéque d\u2019Ottawa.pe Pro ression de luxe\u2014broch fo pass 1a Re cee ve 1.20 S\u2019adresser à G.R.Dresatate, +ô1td-41v Montréal, = REMEDE INFAILLIBLR Contre la Consomption | LES AMERS MERVEILLEUX P.DED A TIE CERTIFY in oJ By CERTIFI \u201ccon Fel Ls we VHIS presque (oujuyp, pf dans fe dix et l'est J'avaiat Jo SA pein jy capable do thas he fo VBUOr & tos 6 oi] Tepais uce quires 3 an jo pred de Mo Depo wl fritement wu) \u2014 Eur près quatre ans.je me suis l'ait «tu decins etje n'ai jumuis vi » ment.Je n'avais poiat da, sours de gros mal de Léte.jironu-16 4005.04 .de vomir.(pra avoie pris Crui< va quatre boy teilles des Ainure de Départ, jo me anis senti ug grani soulagement 8 eN SYoir pris pendant trois où quatre soma T6 ais trouve pratfaite-| mont guéri.Je recommande bien len Amers de M.D
de

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