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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 12 février 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1874-02-12, Collections de BAnQ.

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[" Vo.V.\u2014No.T.MONTREAL, JEUDI, 12 FEVRIER, 1874.ABONNEMENT, D'AVANCE, 33.00.Par Nouxzo, 7 Cextoss.APRÈS LE COMBAT.I La bataille électorale est terminée, c'est l\u2019heure de la juger, d'en apprécier les conséquences, de songer à l'avenir qu'elle prépare.Nous n\u2019avons pas tous combattu au même titre, mais, obéiseant à des convictions patriotiques, nous nous sommes tous engagés plus ou moins, d'un côté ou de l\u2019autre, dans cette mêlée générale.Dans l\u2019étude que nous entreprenons, nous devons donc également redouter et nos préventions et les préjugés du lecteur.Ue- pendant, si personne d'entre nous n\u2019a pu assister au combat en spectateur froid et désintéressé, quelques-uns l'ont vu d'assez prés pour en connaître les détails et d'assez haut pour en enisir l'ensemble.Nous croyons être de ce nombre.Nous espérons d'ailleurs que le nombre est grand de ceux qui, aimant avant tout leur pays, savent se dégager des prénccupations de In veille pour prendre les déterminations du lendemain.C'est à eux que s'adressent les réflexions suivantes.Et, tout d'abord, l'issue de la luite n'est point contes table; la victoire n'est pas restée indécise et ne saurait être réclamée des deux côtés comme il arrive quelquefois.Le parti ministériel est victorieux, les conservateurs sont désorganisés.On pourra exagérer ce succès ou atténuer cette défaite; on ne pourra nier ni l'un ni l\u2019autre.Mais il n\u2019est pas aussi facile de dire quels sont los prin- : cipes qui ont triomphé ; car s'il est évident que les vaincus sont des conservateurs, il n\u2019est pas certain que les vainqueurs soient tousdes libéraux.N'est-il pas vrai que le National, le Nouveau- Monde ot le Journal de Québec ont combattu côte à côte durant les dernières élections ?Ces journaux ne représentent pas tous également le parti li- ' béral.Plus d'une fois le National a refusé le nom de conservateur au parti déchu, donnant ainsi à comprendre que se8 propres amis le méritaient davantage, Monde west toujours prétendu conservateur, et il n'y & pas longtemps qu'il demandait l'entrée de M.Jetté dans le cabinet fédéral comme le représentant des idées con servatrices modérées.Enfin, le Journal de Québec n'est Ps une feuille libérale, et M.Cauchon tient sans doute autant que jamais ses premières couleurs.Quels étaient donc les défenseurs déclarés du libéralisme dans ls cam- PAgne électorale qui vient de finir ?Dans la presse, on n'en 8 vu qu\u2019au National, où ils avaient en M.Dessaulles un vigoureux interprète; sur les hustings, ils étaient plus Puissants que nombreux.MM.Dorion, Holton, Laflamme, Fourmer, Geoftrion, Huntington, Thibaudeau étaient lea principaux ; mais encore faut- il sjouter que, loin de froisser ouvertement comme jadis le sentiment catholique, ils se sont au contraire efforcés de le flatter autant que possible, au moins d\u2019une manière indirecte.Etant donné ces faits, lesquels nous semblent incontestables, on doit reconnaître que dans l'organisation ministérielle telie qu'elle s\u2019est révélée au combat, l'élément libéral comptait seulement pour une fraction.Assurément cette fraction renfermait les chefs qui dirigeaient les Opérations générales; mais est-il vrai que ceux-ci slent exerob une influence immédiate et déterminanse sur la masse de la population ?Ne sout-c0 pas, au contraire, leurs alliés, moins compromis qu'eux, plus modé- 166 OU 6e disant conservateurs, dont l'appoint à fait pen- | Je viens de lire avec étonnement ot chagrin votre article du toujours le charme de premier coup-d sher la balance du côté ministérie) ?Les amis du Nouveau- Le Nouveau ' Monde, du Journal de Québec, et les conservateurs \u2018 nationaux™ ne forment-ils pas cette majorité des suffrages populaires obtenue par les candidats du gouvernement ?Pour se convaincre que tel est le cas, il suffit de se rap- Peler certaines démarches des chefs libéraux pour ras eurer les catholiques à leur endroit et le soin particulier qu'ils ont pris de ménager sans cesse les modérés de toutes nuances.Tant de précautions prouvent l'importance du vote qu'elles étaient destinées à raliier.Mais alors ce ne sont donc pas les principes libéraux qui triomphent ; n'ayant pas été à la peine ils ne sont pas À la gloire.Il est très-évident que le peuple en masse est resté conservateur : nous prenons ce mot, non pas dans le sens de partisan re tel ou tel homme, mais dans l'acception large d'un attachement inné ou raisonné au pays, ses censtitutionr, ses lois, et à la doctrine eatholique, Notre province est conservatrice ainsi, et tout ce qui sent l'Annexion ou l'irréligion lui inspire une invincible antipathie.La majorité est en ce moment groupée autour des chefs libéraux, mais on aurait grandement tort de supposer pour cela qu\u2019elle approuve leur passé ; elle les à acceptés bien plutôt parce qu'elle les croit revenus de leurs anciennes exagérations.En les suivant, elle compte moins leur obéir que témoigner de sa cenfiance en quelques hommes nouveaux qui lui conseillent de le faire.Au reste, les chefs libéraux ont toujours à ses yeux le mérite d'être les plus expérimentés dans le parti victorieux.Il est donc impossible, à cause même des éléments , modérés que l'on a laissé prédominer dans la lutte élec- .torale, de dire que les principes libéraux aient reçu de cette lutte une sanction.Nous devons admettre cependant que les hommes qui triomphent aujourd'hui sont les chefs libéraux.C'est M.Dorion, c'est M.Fournier, c'est M.Letellier de St.Just, c'est M.Huntington dans lo minirtère; ce sont MM.Latlainme et loutre dans le comité central des élections; c'est M.Dessaulles dans ia presse.Le parti \u2018conservateur\u2019 du Nouveau- Monde et le parti \u201cnational\u201d de M.Jetié sont Inissés à l'écart : injustice et faute manifeste.Injustice, car si, d'une part, M.Dorion et ses amis ont gagné le droit aux dépouilles par de nombreux combats soutenus avec courage, d'autre pact, les services de leurs alliés méritent également une récompense ; faute, car le pays ne tardera peut-être pas À s\u2019alarmer en voyant reléguer dans l\u2019oubli ceux-là mêmes qui, parmi les ministériels, représentent le plus tidèlement ses idées et ses aspirations.* Voilà autant de faits que nous constatons simplement aujourd'hui, mais qui formeront les prémisses de plusieurs articles dont la conclusion, disons-le de suite, sera l'union des partis politiques dans la province de Québec.i | t Uscar Duxn.\u2018 Bile à mérité les éloges de ls presse protestante, et devrais être méditée spécislement par tout homme qui a droit de vote.LE SERMENT.L'Aichevèque de Québec a sdrossé à l'Evénement une lettre que nous nous faisons un devoir de reproduire., Archevéché de Québec, 31 jauvier, 1874.M.Le Rédacteur, 28 courant, intitulé: Une solte calgmuse.Jusqu'à présent j'ai gardé le silence sur la discussion asses vive qui & ou lien on Parlement ot dans les journaux, à propos du serment.La formule d'un certsin serment prèté devant un officier de justice, à été appelée bunale et sans importance.Cette expression, pour le moins mslheureuse, échappée dans la chaleur d'une discussion publique, a été dès le principe si bien cumbattuo de vive voix et par écrit, que je n'ai pas cru nécessaire d'on dire mon sentiment.Mais aujourd\u2019hui que, répondant à un autre journal qui l'avait condamnée énergiquement et avec raison, vous casayez de la justifier, je me crois obligé de dire cu qu'il faut en penser.Vous prétendez donc justifier ces parolus en disant que.c'est In formule, et non pas le serment, qui cst banale et suns importance! Distinction encore plus malbeureuse que les termes qu'elle ost destinée à justifier, Comme si le serment pouvait n'avoir aucune formule, c'est-à-dire, comme si on pouvait jurer sans affirmer quelque chose et sans prendre Dieu à témoin de cette affirmation ! Comme si une formuls n'avait sucan sens ! Cette distinction n'est pas souloment dénuée de fondement, elle tend aussi à justifier tous les serments léméraires ; elle tend à faire croire qu'en faisait sorment, on n'a pas à s'occuper le moins du monde de savoir qu\u2019elle affirmation l\u2019on fait en prenant Dieu à témoin ! Si dans un cas la formule du serment vst bunale et de peu l'importance, pourquoi pas toujours ?Voudrait-on, par lasard, étabiir une distinction entre les formules imposées par la loi et les formules qui dépendent des circoustances, et prétendre que los premières sont du cette nalure, mais non les secondes ?Ni cette distinction pouvait être a-imise, l'avantage serait tout en faveur des premières qui sersient plus dignes de respect et d'attention, à cause de l'autorité d'où elles émanent, d-5 conséquences plus gravus qu'elles entrainent et /e luur fréquence dans Is pratique.Si dans un cas, on a droit de traiter légèrement une de \u201ces formules légales, pourquoi: pas toujours?Et alors que deviennent les serments des vfficiers de justice, des électeurs, des léislateurs, des gouvurneurs et des rois ?Formules banules et «ans importance ! ! Par le tempa qui court, le serment est déjà trop peu respecté ; et bien loin de chercher à pallier l'énormité da psrjure par une distinction semblable, dénuée de tout fondement ct dangereuse dans ses conséquences, tout lu monde devrait plutôt s'efforcer d'inculquer un peu de la profoude vénération qui est due \u2018 cet acte solennel de religion.Voilà en peu do mots, mais en toute sincérité, ce que jo pense en cette affaire, Je me vois à regrot obligé de condamuer le suedit article de votre journal, comme renfermant une doctrine mauvaise au point de vue catholique et, par cunaé juent, au point de vue social.Je compte assez sur vos sentiments catholiques pour croire que vous vous empresserex de désabuser vos lecteurs en publiant Is présente lettre.Z'umanum errare, iabolicum persev rare.Agréez, Monsiour le Rédacteur, l'assurance du ma considération, 1 E.À.Aucu pe Quesse.L'ASILE D'ALIÉNES DE QUÉBEC.IL En sortant de la ville de Québec pour vous reudre à le châte de Montmorency vous parcoures in ravissante conte de , Beauport et vous rencontres à chaque pas des ubjeis qui at- i tirent votre attention, Il existe peu d\u2019endroit« aussi bien faite | pour la promenade.La rade de Québec, les moutagn-s du , bord, les champ qui s'étalent en amphithéätre, à l'ouest le : cordon des Laurentides qui vstompe l'horizon, \u2014enfin oette grandiose nature qui » charmé des milliers de touristes sert d'encadrement au pittoresque village où a commencô, 11 y a , deux cents quarante ans, la première colonisation du \u2018\u2019anada, : sous ls conduite du svigneur Giffard, Tout y porte «ncore ! l'empreinte de ces temps éloignés.Auclennes maisons de pierre, style normand, aux murs épais et encore solides comme cux des forteresses, Alignées sens soin, parfois formaut échelon sur les bords du chemin ; débris de retrauchements qui rappellent les guerres de 1690 et de 1759 ; souvenirs historiques partout semés et chors au «œur du Canadion ; politesse des habitants,\u2014tels sont les attraits qui vous oaptivunt et vous font oublier le voyage.Vous êtes déjà rendu à mi-chemin, et o> panorama présente œit, | Avant d'arriver au village, se dressent tout-à-conp devant PUBLIQUE vous de grands édificez de pierre et plusieurs bâtiments consl- dérables, sur un site tout formé pour le plaisir des yeux.Quel esl ce domaine enchanteur ?quels sont les heureux habitante de cette demeure privilégiée ?Hélus! il n'est point de bonheur dans cette maison ; ceux qui l'habitent sont incapables de comprendre ce mot ; leur sort ici-bas n'est point celui des autres hommes.La plus triste et la moius connue des classes de l'humanité y vit loin du tour- blllon du monde, sous les soins admirables de Ia charité aidée de la science, et cela compose un peuple à part dans une ai belle et si joyeuse contrée.Cette maison, c\u2019est l'asile de Beauport.Quand ce nom tombe des lèvres de votre guise, un sentiment inexprimable coupe court à ls conversation.\u2014Lee fous! , pauvres gens !.c\u2019est donc là1.Et, parfois, vous aves le courage de passer outre, sans vous arrêter devant les jardins, les champs, la pelouse, fos fenêtres, où travaillent, «© promènent et se gronpent de nombreux iadi- vidus que l\u2019on prendrait pour les employés et les serviteurs du vaste château.Male si vous mottes pled à terre, si vous pénétres dans ce séjour étrange, combien plus vous ressentirez d'émotions! Ceux qui y sont passés me comprendront, car ces lignes réveilleront ca eux le souvenir d\u2019un spectacle qu\u2019il n\u2019est pas possible d'ef- or.Au milieu du calme, de la propreté et de l'ordre qui nous frappent partout, s\u2019axite ane population qui donne à toute chose un sens inusité, qui fait naître une pensée pénible, énervante, accablante en un môt.Huit cents personnes sont là qui vous entourent, et parmi ces huit cents tôtes il ne s'en rencontre pas une qui ait sn raison! Des figures humaines, mais point l'étincelle de l\u2019intelligence.Des traits roidis et transformés, pour ainsi dire, par l'allure vague et rentrée du regard.Un monde où il ne reste plus que 18 machine humaine.Des antomates dans lesquelles on a ls douloureuse certitude de savoir que la vis existe! C\u2019est le tombeau, mais ce n'est pas la mort.Le mouvement y est un trompe-l'œil plus affligeant que l'herbe du cimetière.Il y à une trentaine d'années, le Canada ne possédait aucun refuge particulièrement ouvert aux aliénés, Ces malheureux étaient reçus dans les hospices et dans les hôpitaux où ils se trouvaient môlés aux autres infirmes.Nul traitement spécial ne les y attendait.Leur nombre croissant inspira l'idée de fonder une inatitu- tion pour le traitement des maladies mentales.En 1845, «les particuliers, appuyés par le gouvernement, achetait l'ancien manoir seigocurial du sieur Giffard, asses spacieux pour contenir cent-vingt personnes avec les gardiens; puis, cinq ana plus tard, comune il fallait s'agrandir, Ia magnifique propriété du juge de Bonne devint le siége de l'établissement dont le vrai nom est # l'asile de Québec,\u201d quoiqu'on le \u2018lésigne communément sous celui d'asile de Beauport.Depuis, des tmodi- fi-ations importantes, au point de vue de l'agrandissement, du confort, des svins et de la régi\u201d en général, ont fait de cette maison à peu près l\u2019une des premières de son ordre dans le monde entier.C'est maintenant nue vaste admini-tration, qui ira toujours grandissante, car le besoin en est de plus en plus rigoureux, le nombre des malades augmentant sans cesse.Do là, donc, névessité de faire connaître aujourd'hui au public comment fonctionne cet établissement, quels sont ses moyens, seu besoius, et les gages qu'il offre à la confiance du peuple et des gouvernants.Les directeurs ne pouvaient choisir an moment plus conve- rable pour cet exposé ; aussi n'ont-ils pas fait cette année un rapport dans la mesure restreinte du ceux ju'ils sont dans l'h1- Litude de soumettre aux Chambres, C'est bel et blen une desde qu\u2019ile présentent cettu fois, un livre qui ne se rattache que de très-loin aux brochures bleues officielles.L'asile,-propriété d\u2019une compagnie particulière \u2014est subventionnée par Is Province pour les inalades que cette dernière y suvoie.Le chiffre de la lépense étant asses élevé, it Iinporte que les contribuables soient mis au courant de fon admintstra- tion, Or, un simple rapport ne pourrait suffire, et de plus le temps était arrivé de répandre partout des notions exactes et des renseignements qui fout défaut en cette matière.On va voir ce que cela signifie.Le gouvernement paie $143 par malsde chaque année.Cette somme minime, (comparée aux statistiques du même genre en Europe et aux Etats-Unis) décharge la Province des soucis d\u2019une administration compliquée et manifestement insuffisante lorsqu'elle reste aux mains de l'Etat.Au moyen de preuves nombreuses, les directeurs nous montrent que sur le chapitre du coût d'entretien en géuéral l'asile de Québec eat irréprochable.Il est même au Las de l\u2019échelle des chiffres si l'on prend comme terme «le comparaison les asiles d'Angleterre, de France, des Etats-Unis et ceux des trois autres graudes provinces canadiennes.La législature provinciale doit donc ne sentir bien à l'aise sur ce potut, qui est comme ls clef de voûte du aystème adopté par elle, « 1 n'y à pas cle donte, disent les inspecteurs des asiles et prisons dans leur rapport de 1871, que le moutant absolu donné par le gouvernument à l'asile de Québec est fort élevé, mais c'est là la conséquence toute naturelle du grand nombre d\u2019a- 1iénés qu'il y a en voie, et non à l'effet d\u2019une trop grande prodigalité dans 1a subvention individuelle.\" En lisant le rapport ou relevé étendu qui nous occupe au- Jourd\u2019hui, les plus difficiles se convaincront de ls vérité de cette assertion.Nutous encoro que, où vertu du dernier contrat passé avec les propriétaires du l'asile, le gouvernement nu verse les $143 que pour 650 individus,\u2014ics autres ns lui coûtent que $133, vt en ce moment il y en a environ 150 de cette dernière catégorie.Cependant, on peut prévoir qu\u2019un jour viendra où, avec le secours de nos industries plus avancées, il sera possible aux adminietrateurs de l'asile de réduire davantage cette dépense.« Loin «le l\u2019Eurupe à laquelle nous devons demandor les produits nécessaires que notre pays ne possède point, il nous faut rer des frain considérables de transport auzquele se juignent Pan droits de l'impôt.Ajoutons encore la sévérité du climat de la enison d'hiver dont la longueur nécussite une quantité bvau- coup plus considérable de combustible que nous sommes obligés d'aller chercher à l'étranger.\u201d Disons aussi avec le rapport que le prix de is main-d'œuvre, depuis deux ans, s'est élevé de 24 par cent, c-à-«l.de près d'un quart.' Pour le momeut, voici le coût pour soin et entretien de Coût par année AxgLaranas: $123.30 France : 136.58 Erars-Unis : 257.89 Cawapa: Ontario; Asile de Toronto 131,75 \u201c \u201c « London 129.24 « \u201c « Rockwood 143.00 \u201c Nouv -Brunswick ; Asile de St.Jean 111.78 \u201c Nouvelle-Ecosse; Asile d'Halifax 186.64 \u201c Québec ; Asile de St, Jean 265.85 « \u201c Asile de Québec 108.00 Ce résultat en faveur de l'asile de Québec s'explique par le bon ordre du service et l'économie bien réglée que les diree- teurs font régner chez eux.On ne lira pas sans plaisir Is description suivante qu'ils nous donnent st que l'on sajt être ri- goursusement exacte : « Notre Asile est confortable, mais modeste dans son inté- rieu et (ans son extérieur; too propreté scrupuleuse y remplace la richesse.Nos efforts te-dent à douner À cet Intérieur le cachet de la vie de famille, non pas telle (won la voit chez 1a bourgeoisie, mais telle qu\u2019on l'admire chr humble ot honnête artissn, ches le cultivateur sobre et laborieux ; car les malades reçus dans notre institution appartiennent, en grande partie, à la classe industrielle ot agricole.Cependant, même dans cette catégoris, les uns appartiennent à des familles pauvres et les autres à la classe misdo.Aussi nos ufforts tendeat- ils à rendre notre maison acceptable pour le riche comme pour le pauvre, et à douner À ces malheureux un genre d'existence telle qu'ils ont pu la connaître ou l'ambitionner dans ls sphère de leurs idées quand ila possédaient leur intelligence.Nous eonsidérons qu\u2019il serait imprudent de franchir cette limite dans Ia condition oi nous sommes.Ces remarques peuvent s'appliquer aux asiles placés directement sous le contrôle de VEtat, comme aux institutions privées.\u201d Il va sans dire que l'Etat, administrant par l'entremise de fonctionnaires à ses gages, se laisse entraîner à des écarts dont des institutions privées comme l'asile de Québ \u2018\u20ac, sont exempte , par le fait même de leur situstion.Couvrir les passages de tapis, mottre des paillassons aux portes, avoir des marbres pour les chambres des malades riches et orner les murs plus ou moins, deviennent des pratiques fréquentes lorsque l'on tire sur le caisse publique item pour item et directement.Les malades n\u2019en sont pas misux traités.La compagnie particnlière sait éviter ces faux frais et par là elle se voit en position de soutenir un entretien digne, convenable, efficace et à moilleur marché, Tout ce qui est luxe doit être écarté d'un établissement de bienfaisance, à dit un spécialiste ; un seul goure de luxe y est obligatoire: c\u2019est celui de la propreté.\u201d Dans les rapports qu\u2019ils ont faite, (Année 1868, 18:30 et 1871) les inspecteurs du gouvernement disent : # Rien de ce qui peut touraer au profit des pauvres malheureux qu\u2019on envoie à l'asile du Québec, n'ust négligé.« Demeure gale et spacieuse ; nourriture saiue el abondante proportionnés au besoin de chuque sujet; habillement convenable et adapté aux saisons; lits et leur &.roiture du mieux possible.Les amuscinents, ces moyens si puisssnts pour ro- lover les esprits abattus, faire disparaître les soucis, chasser les idées fixes ou les préoccupations fatigantes, viennent, on temps opportun, réjouie d'une manière consolante ces ôtres si dignes de pitié.\u201c Le sort des malheuroux qui habitent icette maison, s'ils avatent l'entière jouissance de leurs facultés montales, serait envié par 1a plupact de nos habitants de la campague ét par tous les pauvres de la ville.« Quant nous considérons, en oritre, la manière du vivre de la graude masse des habitants du pays, nous restons persuadés que les alién«s ne doivent pas être mieux traités qu'elle, ni habiter des palais pendaut que ceux qui patent pour les y loger vivent dans des maisons fort modustes.* Los mala los que renferme l'asile y subissent un traitemuat vraiment paternel.\u201d Voyez lea houpices d'Albiny, ds Brooms, du Cortianid, de D4- lswaro, do Madison, de Niagara, de Saint-Lawrence, de Sara- toys, de Tioga, aux Etats-Unis, et dites s\u2019il y & Une com pacai- son à faire entre eux, et celui de Québec, Dane les uns, les malades sont littéralement entassés, où leurs chambres man- «quent d'air, où la propreté ct forcément négligéu ; daus lus autres il nu se rencontr« quo d- la paills pour toute fitrris, 01 les sexus sont môlés, ou las vêtements font défaut, ou les employés ne sont que des goôlisrs, ou bien encore on y gouverne les aliônés au bout du fouet.A Buauport, nous avons, d'un côté los médecins-directeurs, propriétair-s, Intérossés à poussor l'établissoment vers tous lus progrès que auxgèren: l\u2019art et la sciences et le désir de fortitier leur réputation.D'un sutre côté, il y a le ouvuraemunt qui, par l\u2019intervention de sus inspecteurs, du sus commissaires où sya lics ob dus députés à la Chambr\u201d, contrôle l\u2019œuvre et av tient prôt à réagir au besoin ! C\u2019est ls plus grande sommes de garantie que nuus puissions avoir.D'ailleurs, ou sait que l'asile cat ouvert à qui veut le visiter, Les docteurs Landry ot Roy sont les môdecina-lirecteurs et les propriétaires ; ils consacrent leurs journées à l'asile.Le docteur Bélanger lea assiste comme médecin interne, Leur existence est vouée A la tiche A la fois émouvante et patriotique que nous leur voyous poursuivre.Lv rapport qui vient de nous être envoyé abonde en citations et en commentaires qui attestent avec quelle jalouse ferveur la marche dus connaissances acquises dans les autres pays est suivie et combien on s'efforce de les appliquer parmi nuus.Abordons un point important qui n'est pas même soupçonné du public, Lo rapport dit: * Dans notre maison, los can récents et aigus sont moins nombreux que les cas chroniques.\u201d Et pourquoi donc ?Parceque un feux sentiment de compassion, et, disons le mot, un orguell mul placé, empêchent d'envoyur les malades à l'a wile avant que leur état soit devenu chrontyne, désespéré.Qui de nuns ne connait cet état de chose ?J'en parlerais volontiers, mais des voix plus autorisées que ls mienne sauront nous rappeler les tristes conséquences de l'incurie qui règne partout à cet égard.\u201c Le manque d'attentions dues à ls classe des aliénés ost poussé, dans notre paye, à un point regrettable.Loin de raisonner sérieusement 1a condition précaire de cos Infortunés, et chaque malade dans les asiles de différents pays : de les soumettre, de suite, à un traitement approprié, on les 12 FEVRIER, 1874, \u2014_\u2014 Inisse végéter, pour ainsi dire, au seln de ls famille, où leur avenir s'assombrit peu à peu par ce séjour impropre à leur état particulier.Ailleurs, on pousse 18 négligence jusqu'à n'envoyer ces malades à l'asile qu\u2019après les avoir condamnés à une folie sans remèdes par une inilifférence dont on demeure néanmoins responsable.Cet état de choses nous rappelle quelques ligues des écrits du Dr.Berthier, que l\u2019on pourrait, sans exuge, ration, attribuer à notre peys : + Comment se comporte-t-on envers l'aliéné, dit-il, c'esti dire envers nos malades?On lesabandonne à eux-mêmes, On les livre aux empiriques, ou on nous les confie alors que, devenus dangereux soit pour la société, soit pour leurs proches, on juge Indispensable de s'en débarraster, c\u2019est-à-dire, alors que mille médications ont échoué et ont passé avec usure, à leur détriment, sur l'organisme ; alors qu'ils sont placés dans les conditions les plus favorables d'iucurabilité.C'est ainsi que nos maisons ge peuplent d'infortunés, malades depuis 3, 4, 5 10, 30 et 30 ans qui deviennent une charge infinie pour les familles et pour l'Etat.De la part des parents, c'est un bien mauvais calcul; de ls part den autorités, c'est fausser l'esprit de la toi, et annuler ce qu\u2019elle & d\u2019humanitaire.\u201d Si la sôquestration est prompte, la maladte sers facile à combattre, la guérison sera rapide, le séjour à l'asile sera court, et ls note d'entretien sers conséquemment moins onéreuse pour l'Etat.L'on n'envoie aux asiles que les gens que l'on considère comme incurable L'on garde les malades dans les familles au début de leur uliction, en attendant qu\u2019il faille \u201c een débarrasser.\u201d Quand on s'en débarrasse, il est souvent trop tard.Toute autre maladie est l'objet de soins empressés de la part dos parents, mais les affections mentales, par ua caprice incon.c«vable de ls société, ne semblent pas dignes des mèmes att-n- tions.Et pourquoi donc, encore une fois?Est-il moins p - nible d'être malade du cerveau que d'avoir une fièvre lente, une entorse, une mauvaise digestion ?Si l\u2019on s'arrête à cette considération, Jo côté dangereux de l'erreur commune se montre bientôt.Mais il y à plus: * l'augmentation annuelle de ia population des aliénés non internes est moins rapide que celte de la population des internés.\u201d En d'autres termes, si l\u2019on compare l'accroissement de ls populs- tion de la province de Québec avec le chiffre de l\u2019accroissement des personnes atteiutes dans leurs facultés montalus ct gardées dans leurs familles, on voit que les aliénés de cette dernière classe deviennent de jour en jour plus nombreux.Le coutraire est manifeste dès que l'on reporte le calcul sur les internés; ceux-ci diminuent (proportion gardée) tandis qu'augmente la population saine.I serait possible, par consé-juent, du réduire le nombre du tous ces malades on plaçant sans retard dans les asiles ceux qui commencent à donner des signes de démen ©.Nous avons la preuve qu'une fois rendus I.ils seront guéris beaucoup plus vite,\u2014le sorte que si cette excellente coutume était adoptée, le pays y gagnerait infiniment et lus fami-les encore plus.Nous ne sommes pas, heureusement, dans un état doscspéré, sous Cu rapport, et c\u2019est le temps d'y voir avant qu'il ne gag.grave.Les statistiquz nous permettent de dire que l'auymen- tatfon de l'aliénation mantale, en raison de l'ausmentanon de la pou'ation saine, est plus faible duns cetde Proviice que dans u.Tan! nombre de pays étrangers.Le tableau suivaut a ôtô fait avec soin : Ecosse.1 alléné interné par 606 liabitauts.Angleterre | 18 « 615 \u201c Irlande .BE « «729 \" Belgique.Le « 917 « France.\u201c \u201c « 967 \u201c Canad: (Yrov.dunt.) 1 * \u201c \u201c1,044 « Hollande.\u201c # « 1,130 \u201c Canada (Prov.Quebec) 1 + + + 1,348 \u201c Danemark .ro.\u201c \u201c1,813 \u201c Etats-Unis Los + \u201cali + Italie.Loe.5 2962 < Suède Lew «3219 + 1 \u201c « 3,854 \u201c Voici de nouveaux extraits du rapport : \u201c()n trouve, en consultant les tableaux donnés par Tuck- comme ceux d'Esquitol, de Pinel ot do leurs successeurs, \u2018jue le terme moyea des chances de guérison eat un peu moins d'un au, et qu'après la troisième année, la probabilité des guôrisons n'est que d\u2019un huitième près.Toutes les chances de guérison sout basées sur Ia dats du début de la maladie.Il import: donc à tous coux qui s'intéressent au succès pratique que notre maison peut offrir, de bion connaître l'origine ot la nature de li malwliv ches les cas qui nous sont confiés.Un grand nombre de mslades sont trausfèrés ici pour y mourir tranquillement, ou d'autres n'y sont amends quo lorsque la pauvroté oi leurs actes de violeuce no permettent plus du les gander au sein de la famille.C'est ainal quo les chances de guérison diminuent chaque jour, et que le tablosu dea décds augments consi- dérablemunt.,,.Au point de vue du traitement médical, on comprend la nécessité urgente, pour l'aliéné, de subir un traito- ment immédiat, c'est-i-dire dès le début de l'accès initial, parceque uno maladie, dont la cause se rattache à un passé déjà lointain, subit moins facilement qu'une malalie récente, l'influence bicafsisante du traitement, surtout lorsqu'il s'agit d'affuctions nerveuses et d'aliénation mentale.\u201d Buusauin Sucte.(A continuer.) CAUSERIE FAMILIERE.Enfin ces détestables éloctions sont donc finies ! Elles ont passé comme passent toutes les doulears ; elles ont fini comme finissent toutes les joies; seul le souvenir leur survit.Pauvres candidate qui avez auccombé dans la lutte, à quelles Kémonies ne voucz-vous pas vos électeural Comme vous devez trouver stupides, ignoranta et superlativement bites coux qui ont voté contre vous! Vous n'avos pourtant pas oulslté de faire muusser vos talents, votre honnêteté, votre rare probité, vos vertus civiques, socisles et politiques.Vos amis ont proné cela sur tous les tons, sur toutes los gammes ; le bedeau méme fut tenté de faire chauter toute cette kyriells à sa cloche, Mais, vanité des vanités, tout fat en pure perte; l\u2019électeur ne crut pas, à votre parole désintéressés, vos hôreuta ne rencontrèrent que des hommes semblables à ceux de l\u2019Écriture qu cures Aabent et non audiunt, et vous fâtes renvoyé à vos affaires 12 Fevrier, 1874.vous n'eussies jamais dû lafesor veuves de vos précieux Sins, Et vous voilà maintenant + Hontenz comme un renard qu\u2019une poule aurait pris Serrant la queue, portant bas l'oreille.\u201d Vanité des vanités, vanitas vanitatum ! Vous wavez point A vous accuser pourtant de ne pas avoir prodigué à votre adversaire toutes los plus malsonnantes épi- thôtes possibles.Vous n\u2019aves certes point péché à son égard un excès de charité, et le mal que vous n'avez pas dit de lui, c'est que vous aves tremblé qu\u2019il ne vous fât reproché.Car le peuple & chanté : Tout n\u2019est que vanité, Mensonge et fragilité.Mais lsissons là le candidat battu ; il est assez puni sans lafiliger encore.Philosophons un peu.Je pose en thèse que ceux-là seuls qui sont acclamés, peuvent être de bons représentants.Dans une acclamation, il n'y a pa élection ; car élire, c'«at choisir.Or, choleir ou faire un choix comporte nécessairement une idée de pluralité, soit d'hommes, suit de choses, ou si l'on veut, ls comparaison entre deux objets.À insi.lorsqu'un homme n'a qu'un plat à manger, il ne chuisit pas, il prend de celui qu\u2019il a, De même lorsqu'il n'ya qu\u2019un candidat mis en nomination, les électeurs ne choisis sent pas, ile le prennent, mais ne l\u2019élèvent pas, puisqu\u2019éliro c'est choisir, et qu\u2019il ne peut y avoir de choix qu'entre de.1x objets.Mais \u2018 qui choisit pren/i pire,\u201d dit un vieil adage, écho de le sagesse des uations.C'est done le candidat choisi par la libre et indépendante volonté des libres et indépendants blecteurs qui est le pire, Cela ne zarantit pas que l'acclamé vaiilu Le disble, mais simplement qu\u2019il vaut mieux, O logique! voilà de tes coupa!l-Par bonheur que chacun peut se croire une exception, \u2014béuéfice que j'accorde à tous.N'en déplaise aux membres élus et à élire, m\u2019ust avis qu\u2019il faut être quelque peu fogué pour su porter candidat.Etre candidat, c'est se résigner bénévoleweut à subir tous les outrages, toutes les injures, toutes les ignominies possibles et impossibles.C'est être le jouet, la huée, le chien couchant du plus futé comme du plus stupide bipede de n'importe quel comté.Etre candidat, c'est mendier à un bomme que souvent l'on méprise une approbation dont l'on &e moquerait en toute autre circonstance ; c'est dépendre du caprice d'individus qui sou- veut ne valent pas ls semelle de vos vieilles chaussures.Etre candidat, c'est confier sa fortune et eon destin à la capacité soulographique des pochards du lieu, ou à la rapacité de quelques cnpocheurs d'argent.Etre candidat, c'ost jouer sou bunneur, ss fortune, s& vie même, ot tout cela pour s'entendre dire 4 M.le membre de., M.le député de., M.le repré- wntant de.\u201d Et cela s'appelle de la gloire, de l\u2019honneur, de is grandeur \u2014 Vauité des vanités! Une historiette en l'air,\u2014t je termine.Trois députés-officiers rapporteurs sont à se désopiler le rate autour d'un pucle ; deux sont des cultivateurs aussi spiritucle que rieurs et juyeux ; l\u2019autre vst avocat.\u2014Vous ôtus heureux, vous autres, avocats, \u2014-vous Avez toujours bonne table, parce -jue vous avez toujours quelque di:de à plumer \u2014H faut que j'embrasee une profession, sussi moi.\u2014-Ne faites donc pas de bitise à votre âge.Le troieième d'un ton moqueur \u2014Tiens, j'ai une idée puisque Lu veux être a professnonai man?\u2014Voyous.-Que ne te muté-1u Sage-fermme ?ZANGTEBAK.LES JEUNES GENS ET L'AGRICULTURE.La rareté de la main-d'œuvre est une dure épreuve pour nos cultivateurs, Non-aeulement les faibles produits du sol les empêchent de pouvoir payer les salaires demandés, mais encore le noubre des personnes disposées à s'engager sur les fermes diminue d'année en année.La difficulté semble même augmenter sans cusec par l'aversion toujours croissante que la jeune génération manifeste contre la vie rurale.Quu de fois j'ai entendu dire par un brave père de famille: \u201cil me faut « vendre tua terre, mes garçons ne veulent pas rester avec moi, \u201c et avec lus récoltes que nous obtenous aujourd\u2019hui et les prix « qu\u2019il nous faut payer aux domestiques, il est impossible de se \u201c tirer d\u2019affaires.\u201d Le jeune homme qui reste fiddle au tolt natal, qui travaille sur la terre paternelle saus soupiter après une autre occupation, sans songer aux courses lointaines et aventurières, ce jeune homme-là devient de nos jours une véritable exception.Je n° prétends pas que tous les fils de cultivateurs doivent nécossai- rement faire des cu tivateurs, pas plus qus les ffs de l'avocat, do médecin vu du « ommerg (nt ne doivent néceussirement adup- ter les professions respectivement suivies par lours pères, Ily a d'aillenrs des enfants de cultivateurs qui ne sont pas faits pour le travail du la \u2018time: leur vocation les appelle évidemment silleurs, Toute l'inclination de leur esprit se purte vers d\u2019autres occupations ; et certes notre pays n'a souvent qu\u2019à s\u2019en féliciter.La plupart de nos hommes éminents sont des fils de cultivateurs, et on voit briller en eux ces habitudes du travail, ces principes do franchise et d'humanité qui caractérisent notre classe agricole.\u2018Tel qui n'aurait peut-ôtre sû que végéter sur une ferme, fait en ce moment l'honneur du barreau et de la magistrature par l'intégrité et la droiture de jugement puisés au sein de es famille, durant les années d'enfance passées sur la ferme.Mais il n\u2019en reste pas moins vrai qu'une foule de Jeunes gens laissent chaque autée ls campagne à leur graud détriment et contre les inté- Tête du pays.Si nous pouvons citer avec orguvil des fils d'a- wriculteurs remplissant zluriensement les plus hautes positions sociales, nous sommes aussi forcés de déplorer le sort de mil.llers d'individus qui n'auraient Jamais dû quitter la charrue pour rechercher des occupations auxquelles ils u'étaiont pas appelés.Que d'avocats, de notaires, d'employés, etc, etc, maudissent en ce moment la mauvaise influence qui les a éloignés d'une profession aussi noble que l'agriculture; qu'ils seraient heureux de pouvuir redemander à cet art antique et honorable le bonheur, l'indépendance que leur refusent les car.Tières encombrées dans lesquelles ils se sont jetés.Les idées de la génération nouvelle sont à l'éloignement de l\u2019agriculture.A peine sorti de l'enfance le jeune homme semble oublier tout-à-coup les liens qui le rattachent à sus L\u2019'OPINION PUBLIQUE parnts ; au Ilen de rester auprès d'eux pour les alder, les réjouir et les consoler, il les \u2018juitte jacte 5 moment où il peut leur être utile, et les récompenser des sacrifices quelquefois ruineux qu'ils ont encourus pour lui.Mais, dira-t-on, où est lo remddu ?Je n'ai pas la prétention de le conunaitre ; mais il devra cependant m'être permis du hasarder quelues remarques.d Sans parler de notre éducation domestique qui laisse tant à déaicor, > le maison paternelle que l'on s'occupe générale- u de rendre attrayante et bie, je n'hésite à sttribuer la désertion de notre anata on \"Lune au fait suivant : nous ne savons pas faire aimer agriculture 2 nos enfants.Sly a un mauvais outil sur lu ferme, de suite il échoit au Jeune homme : on ne calcule pas s'il convient à sa force, s\u2019il peut s\u2019en servir d'une manière satisfaisante, rien de tout cela.Un homme fait ne consentirait jamale à travailler l\u2019espace d'une heure avec cs vieil instrument, et on condamne le garçon à le manier des Journées eutières! On lui donne une faulx usée, uno fourche éjointée, une pelle mise au rebut depuis lougtempa, et encore lai fait-on souvent des reproches pour n'avoir pas assez bien travaillé, Cet enfant qui commence à songer à son futur état de vie, on l'*nverrs faire seul des travaux ennuyeux, comme de ramasser des pierres, arra\u201cher des mauvaises herbes dans lus champs, ete, etc.; et l'on sers étonné #'il se dégoûte de l\u2019agriculture, s\u2019il finit par l'envisager comme la pire des conditions.Les enfants aiment la compagnie, la distraction ; le père doit travai'ler avec eux, surtout si l'ouvrage offre quelque chose de monotone : 1! commet une grande faute s'il lcs laisse là seuls sous le prétexte que le travail est léger, vt wil va fumer la pipe chez le voluin ou #'s.muser au village.Nos jeunes gen ont encore besoin d'avoir leurs journées de récréation : l'amusement est une necossité de leur âge.De temps en temps en devrait leur permettre la suspension du travail et aller avec eux visiter des fermes modèles, des expositions.Enfin, il faudrait leur laisser voir l'agri- vulture sous un jour plusattrayant, leur faire espérer le bonheur et les jouiseauces intellectuelles à côté des rudes travaux des champs.Ilyaune multitude de moyens à prendre pour intéresser les jeunes gens dans les opérations de la ferme; n'en négli- gevns aucun.S'ils se trompent reprenons-les avec douceur ; ils nous ltaportunent de leurs questions, répondons-leur avec patience et de manière à flatter et satisfaire leur curiosité, N'oublions jamais que nous avons nous-mêmes été jeunes, et combien nous étions alurs facilement impressionnés, Enfin, n'oublions pas surtout le grand moyen de développer le goût de l'agriculture ches nos ¢ntants: la lecture des livres et des journaux agricoles.Jxan Burcavon.CA continuer.) FAITS DIVERS.L'assemblée générale annuelle de la compagnie \"du Richelieu a eu lieu, à son bureau, mercredi, le 4 du courant, et après l'adoption du rapport\u2014 Il fut proposé par C.W.Schneider, Ecr., secondé par Johu Swanston, Ecr, que lus messieurs suivants composent le bureau de di-ection puur l'aunée courante, savoir : MM.Jchn Pratt, Wm.McNaught in, David Torrance, Adolphe Roy, Théodore Hart, Henry Starnes, Thomas Caverhill, J.F.Sinceunes et Maurice Cuvillier, Propesé par Robert Anderson, Ecr , secondé par Z.Chapleau, Eer., que messieure John Plimsol et J.A.Gravel soient nommés auditeurs pour examiner les compte : de la compagnie pour l\u2019année courante.Proposé par Robert Anderson, Ecr., secoudé par W.B.Cumming, Ecr., que les remerciements des actionnaires sont dus et offerts au Président et aux directeurs pour la manière habile et efficace avec laquetle ils ont administré les affaires du la com- pagate durant l'anuée dernière.Aussitôt après l'assemblée générale, les direcleurs se sont réunis et ont réélu unsniment MM.John Pratt, Président, et William McNaughton, Vice-I'résident ; ils ont ensuite procédé à la nomination des vfticiers, dans l'ordre suivants, savoir : J.B.lamère, agent vén.ral ; J.U.Beaudry, necritaire-tréso- rier; William Burn et Avila S.Vinet, assistants; L.B Voti- uny, agent du fret et Edouard Painchaud, assistant ; L.V.Blanchard, intendant du \u2018léjartement des provisions; À.Les- Forges, agent pour Québec ; L, H.Mayrand, comptable ; P.T.Masson, agent du fret ; Charles Devaluy, agent pour Sorel et Théophile Picard, comptable; O.O.Déstlets, agent à Trois- Rivicres et J.H.Marchildon, agent à Bastican.Les capitaiues Rubert Neison, J.B.Labelle, Jos.Duval, L.H, Roy, Frauçois Lamoureux, P.E.Malhiot, Evarists Laforce, Régis Latraverse et les Boursiers Hartel Laroque, Érnest/Brous- seau, E.Crépeau, Jean Chapedelaiue et George Devaluy, cHauBLy.\u2014M.Dositô Soupras ot Cie, vieonent faire uns en- treprieu de plusieurs milliers de piastres, avec les coutracteurs du chemin de fer Montréal, Chambly el Sorel.Ce coutrat cubsiste dans ls construction des clôtures depuis lu fleuve St.Laureut Jusqu'à la ligne provinciæle entre le Canada et lus Etats-Unis ainsi que la posu de poteaux de télégraphe, ST.Jean.\u2014Dopuis un an à peine, nous avons vu établir à St.Juan, à même les ressources locales une manufacture de flanelle, avec un capital de 50,000 pisstres qui livre actusllement au commerce 40,000 verges d\u2019itotfe par mois; une banque au capital de 500,000 piastrus, déjà en pleine opération ; une manufacture de faience au capital de 50,000 piastres, et Une autre grande compagnie manufacturière au capital de 250,000 pisstres dont 150,000 plastres sont déjà soussrites.L'élan donné par ve grand mouvement fudustriel a produit pour uotre ville et les environs les résultats les plue encoura- ants.# Des travailleurs nombreux sont revenus des Etats-Unis et trouvent parmi note une rémunération plus avantageuse que colle gui les retenait au-delà de In frontière ; ls propriété fon- clére daus les limites de la ville à doublé et :Dème sur certains pointe, triplé et quadruplé de valeur et partout l\u2019on ne voit que construction nouvelle, Ons quésEcyvoiss.\u2014Les avocats des droits de ls femme seront heureux d'apprendre que Mile Charlton, ci-devant de Québec, a été nomuiée par uu vote de la \u2018hambre troisième assistant- traducteur clans le législature de l'Illinois.Son père était un avocat de Quebec et depuis quatre ans vile était dans le bureau du juge Bra iford, dv Chicago, ot elle travaillait à la rédaction du Zegel News, de Chicago.Mlle Charlton sors payée $6 par jour et n'surs presque rien à faire.75 Voici le verdict prononcé par le jury do l'enquête qui a ou tieu à la suite de l'accident qui à coûté dernièrement la vie à Pierre Cauchon, & Ssint-Romuald, sur la voie du Grand-Tronc.« Que Pierre Cauchon, le vingt-quatrième jour de janvier, dans l'année susdite, à la ville de Lévis, à la fraverse du chemin de fer située nu pied du moulin Landry, été tué par les chars de Is compagnie du shemin de fer du Grand Tronc du Canada : que la mort de feu Pierre Cauchon, a été causée par la négligence coupable et crimia-lle de is compagnie du chemin de ter Grand Tronc du Canada, qui n\u2019y a pas pla:é un gardien pour avortir et des barrières où portes pour empéchur le public de traverser à l'approche de chaque train ; que Is poate raide de cette ligne et immédiatement avant de traverser In voie publique à l'endroit mentionné, rend le danger plus grand qu\u2019ordinairement ; * Que Charles John Brydges, directeur-gérant de ls compa- gniv du chemin de fer Graud Tronc du Canada, ayant roça à diverses reprises, des lettres, et ayant été prié de prendre des mesures pour prévenir les accidents plus qu'ordinairement dangereux les jurés trouvent que le dit Pierre Cauchon a trouvé ls mort, le jour et dans l'année susdite ot à l'endroit susdit, par le négligence coupable et criminelle du dit Charles John Brydyes, directeur-gérant de la compagnie du chemin de fer Grand Tronc du Canada.4 Les jurés trouvent aussi que le conducteur, l'ingénieur, le chauffeur et l\u2019homme préposé aux freins qui étaient de service sur le train qui a tué le dit Pierre Cauchion, ont rempli leurs devoirs, sclon leurs instructions imprimées, et sont exemptés du tout blame par ce jury.\u201d M.Colston représentait Ia compagnie du Grand Tronc, et MM.Gauthier et Roy, la famille Cauchon.A la suite de ce verdict M Brydges a été mis en état d'arrestation et demande a été faite, biur imatin, devant l\u2019hou.Juge Ba igeley, pour un bref d'Aa/eas corpus.La pétition fait ressortir que le gérant de la Compagnie du Grand Tronc n\u2019était pas obligé par la loi à placer un gardien ou à faire poser une barrière à cette traverse et elle demande que le procès n'ait pas lieu à Québec A cause des fortes préveutions qui existent coutre M.Brydgon dans ce district, Malgré lus objections de l'Hon, Solliciteur-Général, Sou Honneur lu Juge Badgeley à ordonné que M.Brydges soit admis à caution, et a décidé que le procès aurait lieu à Moutréal au prochain terme criminel de la Cour du Banc de la Beine, DE TOUT UN PEU, Nous trouvons dans le Soleil Gazette de Nice les détails suivants sur l'emprisonnement du l'ex-maréchal Bazsine à l'ile Sainte-Marguerite.M.Bazaine a été installé à Sainte-Marguerite, dans cette partie du fort affectée au directeur de la prison à l'époque où elle contenait les prisonniers arabes.Dès le lendemain de son arrivée, le prisonnier adoptait le geure de viv qui est le sien depuis lors, genre de vic dans lequel le travail remplit les trois quarts de la journée.Le reste est consacré aux besoina physiques.Les ordres concernant la captivité de M.Bazuine sont beaucoup plus stricte que ne l\u2019ont dit les journaux.Le fils du prisonnier est seul autorisé à demourer avec son re.Jusqu'à présent, Mme Bazaine n\u2019habitera pas l'ile.Elle ne pourra voir son mari qu\u2019une demi-heure par jour, et la demi- hours sera comptée à ls minute.Une cloche l\u2019avertira un peu avant du moment de ln réparation forcéu.Quant au colonel Villette, sou permis de séjour auprès du prisonnier ne dépasse pas un mois.Bien des visiteurs se sont présentés à Sainte-Marguerite dans les derniers huit jours pour voir l\u2019ex-maréchal.A quelques-uns de ces visiteurs, ila été loisible de faire lo tour de I'He à pied (7 kilomètres), d'aller voir le grand jardin, la seale partie bien cultivée de l'ile et n\u2019appartenant pas à l'Etat, d'ad- mairer longuement lu panorama trés boœau du côté du Var ; mais pervonne n\u2019a été admis auprès du prisonnier, Butendu lu ter janvier.\u2014C'est aujourd'hui que mon billet échoue! \u2014Tu veux dire échuit ?\u2014 Mais non, puisqu'il est protusié, Le correspondant du Times à Moscou lui adresse une ourres- poudance relativu aux succès obtenus dans l'ancienue capitale de la Bussio par Mlle.Albani, Emma Lajcuncese, la célèbre prima-donna canadicnne.Mlle, Albania fait son début devant le public de Moacou duns les deruiers jours de décembre, Elle a chauté pendant neuf soirées cousécutives.ot ave s iccés out toujours été eu augmentant.Elle fut chaque fois appluudie avec « thousissme.Due la première soirée.elle regut su premier acte, un muguiique bouquet, de deux pieds de diamètre, et composé des fleurs les plus brillantes.Cu bouquet lui à été présenté par le gouverneur du Moscou lui-même, le prinee Dol- gorowki.Après le duuxième et le troisième actes, vu lui otirit encore d'autres bouquets, de formes diverges, ainsi qu'un diadème orné de rubis st d'émeraudes.Mile Albani luisea Moscou pour St.Pétesbourg au commoen- cement do janvier, M.Jules Sandeau, dans sa récente réponse au discours de M, de Loménic, entrant solunnelloment a UAcadémiv (rangaise selon les rites avcoutumés, a raconté une anccdote connue que tous les journaux ont reproduite et à laquelle il mélait Méri- mée ; vous savez: ce souvenir des combats de juillet 1830, ce passant qui tue un garde suisse avec le fusil qu\u2019il c'est fait remettre par un gamin qui s\u2019en servait maludroitement, et puis qui rend l'arme à son propriétaire après avoir assassiné un homme en dissut: \u201c Ju nu continue pas; ¢e n'est pus mou opinion.\u201d Selon M.Jules Sandeau, il tenait l'anecdote de Mérimée lui- même, qui en avait été le tumoin, sinon le héros, Eb bien, le vrai Lôros du conte, si bôros il y à pour si abominable coup du fusil, c'était lu cynijue Chodruc Duclus, célèvre sous la Restauration par ses haillous et sou iusolence.Lu récit, ei je nu me tro.npe, figure môme dans l'Ilistoire de dx ans de M.Luuls Blanc.Lo Siècle le restitue Avec raidon à sv à propriétaire, sous la forme assez piquante d'une lettre datée cvs bords du Styx et adressé par feu Chodruc Duclos à M.Jules Sandeau, Acudémie restante, Le dicton qui veut :jue les poètes soient prophètes est décidément une vérité, si nous en croyons le fait suivant ra, porté par le Paris-Journal : Un jour, vers 1831, il y avait une vive discussion cntru Onsi- 76 mir Delavigue, d'une part, et de l\u2019autre M.de Lamartine et M.Victor Hugo.Los deux derniers re eut à l\u2019auteur de la Parisienne d'être trop modéré dans l'expression de son amour pour la liberté.e parle d'olle on homme qui l'aime sincèrement, répondit Ossimir Dolavigne; vous, vous on parles avec el Pet ce pundant vous êtes deux anciens royalistes.Un jour, vous le prédis, l'hyperbole vous poussura à duvonir dumagogues.Voici le décret qui saspend L'Univers : Le Général-Gouverueur de Paris.Sur l'avis du conseil des ministres, Considérant que le numéro du journal //Univers, en date du 19 janvier 1874, voit par les articles qu\u2019il contient, soit par les documents qu'il publie est de nature à créer des complications diplomatiques.En vertu des pouvoirs que confère la loi du 9 août 1849, sur l'état de slége.Austra: Art.ler\u2014La publication et 1a vento du journal L/ Univers sont intordites pour deux mois, à partir de ce jour 19 janvier; Art.2.\u2014M 1e Préfet du police est chargé d'assurer l'exéou- tion du présent arrècé.Panis, 19 janvier 1874.Le Uénérul-Gouverneur ds l\u2019aris, com- mundant la | re division militaire.Un LADMIRAULT.L'{ nivers reparaitra le 20 Mars prochain.Les abonnements serout prolongés de deux mois, à muiné que sous trois jours nous ne puissions faire servir nos abonnés par un autre journal.Veuillez wgréer, Monsieur, l'assurance de ma haute considé- rativn.L'Administrateur-Géraut du jourusl L'Univers, +8, Dasyuaus.A propos de la suspension de L' Univers, le Figaro dit: Le journal L'Univers est suspendu pour deux mois, ainsi que le bruit en vourait déjà depuls trois jours, On n'ignore plus que cette mesure, motivée par la publication d\u2019un mendement de Mgr.Dab :rt, évêque de Perigueux, \u201c et d'autres articles que contient le numéro de ce journal,\u201d est due à une exigence étrangère.Daus la lutte sans merci qu\u2019ils out engagée avec le catholicisme, M.de [ismark et l\u2019Allemague protestante ne peuvent supporter Is contradiction même hors de chez eux.L'irritation quavaient excitée d'autres mandements bpisco- paux est telle quo, si l\u2019on en croit certains nouvelliutes, la Prusse nous demanderait de venger nous-mômes les offenses qu\u2019elle prétend faites à l'Empereur Guillaume par lus évêques français.\u2014 ee BIBLIVGRAPHIES.biographie de l Ion, M.Joliette et de M.le (J.V.Manseau, par M Jos.Bonin, Ptre, Montréal : C.O.Beauchemin ot Valois, 1874.Cet ouvrage a d\u2019abord paru en partie dans l'Industrie de Jo® liette.II avait attire l'attention spécialement parmi ceux qui ont eu l\u2019ivantage de connaître ces deux grands citoyens et d'admirer lenra œuvres.Grâce à eux, une ville florissante s'est élevée sur les bords de la Rivière Assomption, avec \u201don chemin de fer, ses fabriques, ses institutions religieuses.M.Jos.Bonin a regu son instruction au collége fondé par l'hon.M.Joliette: il a connu le grend vicaire Manseau, il a êté témoin des grandes œuvres qu'il raconte, et son style respire In reconnaissance et l\u2019admiration.Histoire du Concile Œcuménique Général du Vatican, suivie des textes des constitutions \u201c Dei filius, Pastor æteraus\u201d de I'Eucycliqus, # Quanta curs \u201d et du \u2018 Syilabus,\u201d parle lt.P.Lambin, de ls Compagnie de Jésus.In-8 de 1V\u2014280 pages, 60 centins, ou TO centins franco par ln poste.Lyon : ches Briday.Montréal : J.B, Rolland et fils, li- Lraires, rue St.Vincent.Les publications sur le concile se multiplient, et c'est une preuve à la fois de l'intérêt qui attache aux grandes questions religieuses, et de l'importance des décisions prises dans la première partie de l'auguste assemblée du Vatican.Le nouvel ouvrage ne prétend pas donner une histoire complète ; c'est l'exposé des principaux faite relatifs au Concile, avec une réponse claire et péremptoire aux attiques et aux objections, et tea principaux documents qui s'y rapportent, Le B.P.Lambin nous parait avoir eu partisulidrement en vue les lecteurs pour qui il suffit de connaître les événements de cette grande histoire et les points capitaux sur lesquels ont porté les discussions: il contribuera certainement, comme il en manifoate lo désir dans es Préface, à faire mieux connaître l\u2019admirable unité de l'Rglise de Jésus-Christ et cette vérité catholique qui s\u2019achève dans la charité.Nous avons reçu la livraison de janvier de In Revue Canadienne qui vient d'entrer dans sa onsième année d\u2019existence.El suttit de jeter un coup d'œil sur son sommaire pour s'apercevoir que ce recueil est digne en tout point de-la favenr du public.Nous recommandons fortement la Revue Canadienne au patronage de nos lecteurs, car nous voyons par une circulaire de son entreprenant éditeur, M.Senécai, qu'il est disposé à faire tous les efforts possibles pour améliorer son recueil, s\u2019il rencontre asses \u2018l'encouragement pour le seconder dans sa patriotique entreprise.BOMMAIKE :\u2014 L.\u2014Un Mariage pour l'autre Monde.\u2014M.Masson.[I.\u2014Poésie.\u2014Marietta.\u2014A un Joueur.\u2014Mlle Marie de Saint Aulaire.IIL.\u2014Les Larmes de Pericles.\u2014Louis Audet Lapointe.IV.\u2014George Stephenson.\u2014 Napoléon Bourassa.V.\u2014La Profession d'Avocat et de Notaire en Canada.\u2014 G.Doutre.VI.-Revue Scientitique.\u2014Dr.E.DeCaisne.VIL.\u2014Bibliographies.\u2014J.D.R.Les personnes les plus délicates peuvent prendre les Pilules de Colby.Liquide Rhumatique de Jacobs pour le Rhume.NIO L'OPINIC N PUBLIQU E.- BULLETIN TÉLEGBAPHIQUE.FRANCE.Paris, 2.\u2014En Alsace, les candidats français au lteichstag ont êté élu avoc des majorités immenses.Paris, 2.\u2014Une grande agitation s ou lieu à Versailles au sujet des articieu de ln Gazette de l\u2019Allemugne du Nord demandant ue des restrictions solent imposées à la liberté de l'Eglise ot de la Presse ultramontaius en France et en Belgique.», Paris, 6.\u2014M.Buffet a ôté réélu président de l\u2019Auserablée.ANOLETEURE.Londres, 2\u2014Des élections out eu lieu aujourd'hui dans trois divisions électoraius, 6 candidats conservateurs ont été élus saus rencontrer d'opposition, Daas lus districts du Bedfordahire, les victoires sont parta- Disraeli west prononcé coutre le rappel de la taxe eur les matières premières ot les Hbétaux s'en font une armu dans Ia lutte électorale actuelle.Londres, 3.\u2014Dix-huit comtés et trois divisions électorales ont élu aujourd'hui leurs députés au Parlement, sans coutests.26 conservateurs ut 13 libéraux ont été choisis en Angleterre ot dans lo pays «le Galles, trois libéraux et deux oouservateurs ont été lee favoris du peuple écossais, En Irlande, 8 conservateurs, 2 + Home Ruler\u201d et 2 libémux se sont partagés ln représentation en Parlement.Les \u201cHome Ruler seuls ont gagné du terrain dans les comtée de Kilkenny et Kerry.Thomas Taylor, et J.Hamilton ont été élus à Dublin ainsi que John F.Ball et David Plunkett de l\u2019Université de Dublin, Ce sout tous des conservateurs et ancisus représentants.M.Gladstone a pronoucé sujourd\u2019hul uu discours devant une assemblée de 5000 personnes.Attaquant les enuemis de la révocation des taxes et le baron de Ruthachild on particulier, qui prétend que l'abolition des nouvraux impots fers perdre un revenu de nouf millions sterling, il & déclaré que le gouvernement règlerait les taxes existautes et qu'il espérait en l'économie future.Il a signalé à l'attention le fait que le Leader de l\u2019opposition ne promettrait pas l'abolition de le taxe eur les matières premières ou de quelque mesure propice quaud il Ba girait des objets de consommation général.Il y à eu sujourd\u2019hui quelques troubles & Bheffsld et la police a été obligée d'intervenir pour protéger MM, Mundella ve Chamberlain, candidats libéraux, contre les insultes des partisans de M.Rosbuck.Londres, 3.\u2014Les nouvelles reçues des différentes partiss du royaume concernant les élections, dounent à entendre qu'une grande excitation & régué en différents comtés et qu'il y a eu mème émeute.Robert Lowu a été élu aujourd'hui sans oppusition pyur représenter l'Université de Londres en Psrlemunt.Londres, 3.\u2014Le //uily News à reçu avis que le gouvernement rasée refussit de concourir à l'uxpoaition qui doit être faite en 1876 à Philadelphie, alléguant que c'etait là ue eutre- prise privée.Londres, 3.\u2014Le nombre total due membres élus sans opposition aujourd'hui est de 41, dout 27 conservateurs et 14 libéraux.Un candidat partisan du Home Rule a été élu dans Kinesl.Londres, 3.\u2014M, Gladston.& été réélu à Greenwich, ainsi qu'un membre consecvateur au lieu de Sir Duvid Salmons, ex- député libéral.Londres, 4.\u2014Le correspondant du Daily News à Berlin au- nonce que dus rapports alsrmants circulent au sujet dus rele- tions entre l'Allemagne et la France.Le professeur Anderson, cousplratour célèbre, vient do mourir.Loudres, 4.\u2014Uo matin, 108 libéraux et iil conservateurs étaient élus comme membres du Par'ement.Les conservateurs ont gagné 30 siéges ci-devant occupés par des libéraux ct los libéraux ont déplacé 9 conservateurs.Les journaux conservateurs su réjouissent de ce résultat élec- torsl.Londres, +.\u2014Les \u2018dernières nouvelles reçues de la Côte d'Or nous apprennent que les Achantis ont mis en liverté le mis slonnaire allemand qu'il détenait en captivité et l'ont envoyé à Sir Garnet Wolseley, avec des propositions de paix.1,200 soldats anglais sont à unv journée de marche de Co- massie, capitale des Achantis.L'armée anglaise n'a encore rencontré aucuns oppusition s6- rieuse.Les troupes sont en bon état de santé.Les courriers ot éclaireurs indigènes ont déserté le camp britannique.Lonttres, 4 \u2014De nouveaux rapports électoraux couservent la majorité aux conservateurs.L'état de cheses reste à pou près le même.Londres, 5.\u2014 Dans diz-sept autres divisions électorales, les conservateurs out obtenu 15 victoires et los libéraux 10.M.Disraëli & prononcé un discours, hier, à Newport.Dans le cours de ses remarques, il à déclaré que Is politique Gladstone concernant l'Irlande avait complètoment échoué.Au leu de\u2018produire le tranquillité eu ceppaya, l'Irlan:te est plus agitée que jamais.Suivant l\u2019oratear, M.Lowe, sans l\u2019Université de Londres n'aurait jamais été élu, L'impopularité de re dernier, est telle, at-il ajouté, que sa soulé apparition sur un husting mettrait ss vie en danger.Durant tout le discours de M.Dieracit, ls populace ameutée a lancé des pierres dans les fenêtres du la salle d\u2019assembiée où il se tenait.Lon\u2018ires, 5.\u2014Le Times prévoit que les conservateurs auront une grande majorité au parlement, pour los élections anglaises, roain il ajoute que le vote écossais et irlandais rétablire l'équilibre.Londres, 8.\u2014Le Times dv ce matin dit qu'il est évident que le pays e'ust prononcé contre l'appel de M, Gladatone.Les élections en [rlaude poutront \u2018modifier quelque peu les résultats, mais les pertes dus libéraux ne peuvent être ré- rées.Las même journal ajoute: \u201c M.Dinraëli est tenu d'accepter le pouvoir, #l le gouvernement, suivaut l'exemple de 18648 donne es démission avant l'ouverture du parlement.Le Post tient anssi le môme langeze.Londres, 6.\u2014Dans los élections d'anJourd'hui, les conservateurs out gagué 21 aléges, les libéraux 18, et les \u201c Home Rulers\u201d 3.L'Irlande a élu cn tout 54 membres, dont 26 partisans du « Home Rule,\u201d 17 conservateurs et 8 libéraux.Londres, 7,\u2014II est rumeur que Gladstone à donné en démission.Londres 7.\u2014Ouse conservateurs et trois libéraux ont été élus aujourd'hui.meme TT TT Londres, #.\u2014{ladistone attendra le résultat fluul des élections avaut de décider quelle ligne de conduite le gouverne.adopters, mot marquis dv Lorne a ôté élu dans le Argyleshire, Le premier rapport annonçant que tous les candidate lie.raux avaient ôté êtus à Glasgow, est incorrect, Les dornidres nouvelles officielles reçues de cette ville, nous apprennent que les couvervalours oul gagné an slége daus cette ville, Jusqu'à présent 430 mombres ont été élun pour le nouveau parloment, savoir, 327 couservatours ot 193 libôraux et om Rulers.ALLEMAGNE.Berlin, 3.\u2014L'Archovôque Lodochowski & été arrôté, aujour.d'hui, per les autorités allemandes vt envoys à Frankuort pour y être Incarcérée.; Berlin, 5.\u2014La session du Relchutag c'est ouverte aujourd'hui et lu discours du trône à été prououcé par la commission impériale, L'empereur regrette de Bu puuvuir pus assister on por.soune à cetto assemblée.Il cite commu mosures à soumettre duraut la session, lus projuts du loi coucernant l'armée, M iu- siute sur l'établissument des Unions Commerciales et sur lu juridiction maritime.LI finit par dire que toutes les nations \u2018de l'Eurupe sout résolues do conserver ls paix.ETATS-CNIS.New-Yoik, 2\u2014Les Cubains résidant on cette ville prôten.deut que le vapeur City of Merida sera porteur de nouvelles confitmaut la ramour qu\u2019une graude victoire & été remportée sur les troupes du gouvernement par le Général Ganegos.Une colvune espagnols forte de buit conts howines, saruit été mise en déroute près de Puorto Principe.Lu commandant espagnol fait prisonnier serait tombs sous * les balles d'un puleton du soldats iusurgés.Cet officier à twu- ! jours traité ses captifs avec la plus rigoureuse sévérité.Un agunt cubain autorisé, affirme que les Espagnols n'ont à leur disposition qu'un corps d'arinée de 1800 hommes.| Le squeletts d'un mamiouth 8 ôté découvert à Antioche | Lea canines du fossile pésent au dolà dv quaraute livres cha- cue, L'Honduras est encore en proie aux guerres intestines, Li | autres républiqued do I'Ainérique Méridionale jouissent de la x.Pa gouvernement du Salvador menace des poiues lus plus sévères les intercopteurs dus dépêches télégraphiques.New-York, 5.\u2014Une dépôche de Ruwhmond mande que ls Commission.Medicale et Nctentit-jue de Philadelphie, est arrivée à Mount Airy, samedi dernier.Après une consultation avec lea épouses des frères Sinmuis, ils out dunnë la promesse que les caduvres des deux frères ne eorsient pas mutilés.Ils out ouverts les deux cercuells qui contensient lus restes ul se sont convaincus qu'ils étaient en bon état de conservation.Les traits de Chaug étaient ivégalement décolorés, ceux de En: étaient naturels, Les épouses sont alors entrées duns la chambre, ont dit un dernier adieu sux compagnons inséparables de leur vie, ct los ont livrés aux docteurs, Ces derniers firent un examen partiel et eurent uns consultation.Les deux corps furent partiellement embaumés, remis dans leurs bidres, et emportés, du consentement des veuves, à la gare du chemin de fer pour Philadelphie.NUS GRAVURES.LA GIRANDE DUCHSNSS MARIE.La jounu femme du Prince Alfred, second fils de ls Reine Victoria, est assurément le plus bel viticier de toute l'arme russe.Elle est colonel houoraire du régiment des Uhlans d'Yamburg.Coiffée hardiment du czapka réglementaire, cils 8 un petit air courageux qui fait rèver les vieux troupiers.Ou dit que |n Grande Duchesse Marie n\u2019est pas os que l'on appelle une jolie fume, mais clio possède plus quu la beasts, elles uns do cus figures bonne, joviale, ouverte, reti t d'au riche came.tère.Pendant le séjour quello a fait à Naples, où le lance Alfred l'a rencontrée, lus Ttalions avaient coutume do dite Qu'elle est sympathique.UNXB AMAZONE À CAOOCNA.Eu ce temps do neige et de fritaas, cotte gravure fora penser nus lectrices à ces beaux jours ploins de soleil qu'elles ont pas- Bbs duus les places d'eau du bas du Saiut-Laurent.Une promenade à cheval est délicieuss sur cus groves on la bries teu- pérée spporte comme des atluves les senteurs du varech et du salin de la mer, Comme il y a loin du là à V'air comprimée dv nos villes! Patience, l'été ruviendrs et l\u2019on retournura à Ua couus.UNE BOMBS Cilki LKS ASSIRGENANTS.Episode du siège de Carthaxèue.Les assiégenuts sont à leur poste et dirigent un fou meurtrier sur les assiégés, lorsqu'une bombe arrive au milieu d'eux.Aussitôt ils so couchent par terre, esul moyen d'éviter les éclats du projectile: moyen qui à la vérité, ne réussit pas toujours, comme On peut le ounju- turer par l'enxiété peinte aur la figure des soldats attondsut Que le danger suit passé.LES VOLEURS DE TROUPRAUX AU TEXAR.Il y à deux sortes de voleurs de troupeaux au Texas, lus Indiens et lee Mvlls qui s'organisent en bandes régulières \u2018le l'autre côté d- la frontière mexicaine.Los uus et lue autres fout leurs incursions ordinairement à la faveur de la nuit, ef B'efforcout d- repasse: la frontière avaut que lus colons nent eu le temps de se réunir vn aasea grand nowbre pour repousser leur attaque.Ces incursions out la plaie du co pays.Les journaux ont parlé de plus d'un Canadien, établi au Toezsy, qu'elles ont complètement ruiné.LE CarË DES BTUDIANTS A HSIDRLBEKG- Les étudiants d'Allemagne sont sussi laborieux que grauds buveurs de bière, grands maugeurs de choucroute, st grands fumeurs dans des pipes «le faïence, Lous cafés od ils se réunissent ont une physionomie unique et une réputation légendaire en Kuropu.Une de leurs habitudes particulidres vet de boire dans nue botte.Un étudiant de troisième année doit avoir acquis une capacité d'ingurgition suffisante pour pouvoir.à la première provocation, ôter ss botte, la remplir de bière, et la vider sans prendre haleine, Notre gravure repru , sente Une de ces réunions, aves lo buveur à fu botte au miliou. -\u2026-_-_ -_-_-_-_-\"\"\"\"\"\"#\" __ 0 ee 5 i! in i 7 | fr A Tm W À 0 | a NN A i Se N 2 \\ § CA x WN 7 an Wy: i \\ va 19 Fevrier, 1S Ÿ CEE WN HAN i - Ù à 1 A y ph Ne \\ J \\ es à À A TN \\ au = = WN À 7 = à WI er FINS 1; 0 z 2 oi Vi * 2 75 2 Pi bs ¥ Wn i ZH nd > 7 i A Z- WW 7 A 7 À We ee 7 bcs, re A A 7 (2 À 2 = A NH AL Fa; 7 7! 7 A Ÿ 7 iri! ZL ss i.5 \"A OU x FE 7 A 7 3 i 1 5 Es LL > ex pd Le.(4 He 2 N - FANS = 2) 33 7 = Ti Ces 2p 4 >.A 7 2 ee, 4 à jot on Le Ls 57%) y, NS Ng! Sh sh, S SE Ce 74 74 x 4 = D SN, \\ \u20ac 1; S Ww Re +, J # \u201cve SN 7 1 ne = Y [= E35 Wy Ÿ = Vv; & x.3 / 7) 12% ÿ AA ok Ÿ LZ 3 Ÿ Ny LA UR 77 ¥ Fos 2 #8 JR a 4, x AN 4 + LZ *y JF bi A / \u201cy L'OPINION Cd) KK 7 _ 7 i /) PE A Lic \u2018 N SN 7 \u201c¥; ad N ZY / / (( Ys, HE: ÿ 2 > 7) La Wi J Ti / 0 y N PI 2 hil oN % 7 vou D fl Ÿ $.VW.RN > >.\u2014, ~~ CW Es \u20ac xn = ns ve = \u2014 Te A.y vi , En 7 7) x=k MARIE 4 EL 5 2 7A A au Q atl ) 55 LL Ps 7, 7 Lors fe, y SE =\" » ÿ UE = \"4 4 Ra Ze 7 2 en \u201cA 5 > Ÿ BLIQU a 2 2 A = HY Ar x SE cs PS > LÉ) Le A 2 can > Fy \u2014 f ats JE amt RE =F / £ 2 pes ; ned Rumi bo! .\u2026.po natty VUE Y ] 747 \u201c7 27 ib Al es AR th | 8 1 > > 43 À 1 i } 3 p 2 Zi ! F rN a I; % Æ a, x / © 32 À ~~ D \u20ac = oA x x - p= i] ¢ 3 SR pros ~~ Nig 7 ss +, + x3 py {A Lan Ie i a\u201d y t Na M by LS Ne Po ss #- < { » \u201c M) 7 Fa A0 = Th = pos 7 Ly > EC Sy CT = 23, pe FF \u201cDw, | ed pu À ite TE 2 UNE BOMBE CHEZ LES ASSIÉU ANTS 22 \u2014\u2014- _\u2014 =.Fr JF pe lé 4 5 w i.À DS di \u201c a * W il 4 - A w hi i Nn # pid re ~ ried ! res I a ki a Lu 3 AN) # % gob \u2014 erent.5A, \u20ac LE \u201cha - + À 238 hal rrp I \u2014 a - \u2018x y = o part ed) Fag ~~ = a For t= A q En a res 7 ET JMC AER Fe \u2014_ Fei TE a si i Tas re x = a Sra A Te.\u201cA, | pap 4 a UNE AMAZONE SUR LES GREVES DE CACOUNA.\u2014SOUVENIR D'ÉTÉ.\u2014 i 2 Fevrire, 1874.L\u2019OPTNION ee PUBLIQUE.\u2014 em 9 =\u2014- === ES _ Lo iy vu I La 7 wr $ ao %, = A wh id *, +* 20 3 Sh \\ i EE Le pi i ity ¥ = ZA A (4 Gg LE Ÿ be 4 Hi oR WN oN G af Ve nN J > F i f oy 4 Af ~ at \u201c $ Ad i em * pa at dé # x re 5 = = va K Pre My = i, a ve A xT {se ; pink y- % * de A ou Hj 4 PL \u20ac Ry =» ar op à ¥ ir by RL xd % $a a 2 x 2 JA @ A M f [5 Te (> 7: tn 2d fs Ai 8 oc À 4 A Ê, ce A 7 HY EU + ES pd A PE ; 7e à ol an he a.£8 4 x & 5 I, \u20ac ét K } Ae sl ¥ Wl A « vi th © a A ; ; ÿ SE ; BN PA \u2019 i : do Ï + is) oe à ; 3 i PEN i | te a SE LS 3 es i a 3: \u201cney 4 of ; ; J ue RAR ik AH LS Le #5 I Le 5 2p # def A ; y | i 7 y 2 dei Sp \"a a.Wo + 1-4, Ai 1 ; hl x Le pe Eo Me i # EJ él à, 4; Le 3 a 5 js A ww Jp = SR yy i a?ni ye y a 1 Ml 1 % 7 a À H 0 J \u201c4 | pe\" 43 pring y Ÿ th 2 kr i ba i ù A i & 3 pp = ii i) | Re 3 1 17 an * | 7 fre STE Un » I Bo 4) 34, @ i $ 4 i Hy Du fd À a I 7 | uf fi *% i } } | av, a w 4 x ne L + 1, il w \u201c4 5 = fil tn it ly y INE oa Ed foi 4} ä A, Ah \u2014 ne pil il Ui Lie) 12 Fevrien.1-74 80 L\u2019'OPINION PUBLIQUE \u2014 ps [ER J il ii SSR 4 0 A A x he.) iy - À Ses à x A Sen Ri 2 oh a \u2014 = | % Æ = ty No Le | ca > ee Ë ben get i 7 D zs 5 TL, a wy Tris, AT -\u2014 > + = à 5 | |! de he 3 Ll NY Iv tl \u201cale 4 Da | ny Cre \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 .\u20ac Ÿ \u20ac vs La ; ba 14 d I = St fi do \u201cI ; 4 3 ROL | 3 LA a ! Yi Ire 0 SET \u2014- Lg ; wv AN \\ ff = L] ji, = in À * Ho A a hr rd RS % 4 i PA I Cd joe BAY [vB : pe Z TIE oA A: EAA Ps A £2 gD j ; | n prin temps.Mais maintenant que je sais qu'elle souftre en silence, et que j'ai vu couler sur ses joues «as larmes précieuses, je ne dois pas l'abandonner à sa douleur, Elle apprenira ce que jusqu'à présent je point ost hut avouer.Loin donc «de moi les fleurs banales de la lot ange! il me faut celles qui expriment l'amour.Et jo peignis une branche da myrte et une fleur de lilas, marquant ainsi la premicére émotion de teudresse que je ressent:tis pour Adèle.Mais Ansuite cols me parut trop peu Ce que j'«prouve, m* dis-le, n'est point une première émotion, ¢ est tout.l'affection que peut inspirer un être comme «lla.Et à cd de la flour de lilas je dessinai deux roses, une blanche et une rouge: l'amour, & peine né, se change en une flunme brilante.Non conteut de ces premiers amblèmes, je dessin.i «ur une autre ligne un jasmin rouge de l'Inde, pour dire à Adèle que mon sort dépen lait désormais du siea.Ju chevai l= ligue en peignant une tulipe; cette fleur n'était guère nécessaire.car mon billet était déjà par lui-mêm- une declsration complète, ; Je trouvai cependant que ce n'était point encore assez.il faut, mie dis-je, que je lui manifeste toute ls force du sentiment qu'elle m'inspir>, et que .je lui ouvre entière ment mou cœur ; et sur une troisième ligne je «t-a-insi un héliotrope, Je ne pouvais dire plus; mais il me pirut alors que j vais été trop loin, et je craignis qu'Adèle ne se fâchii contre moi; c'est pourquoi j'ajoutai à ma troisième ligne une petite flour blanche que nous appelions l'épi ds 14 Vierge, et qui marquait ls candeur de mes vœux.Puis, sans perdre un instant, le traveraai le jardin, et j'ailai déposer mon dessein sur la table à ouvrage «l'A dèle, au milieu de ses broderies.Oui, me dis-je en retournaut à ma chambre, j'ai dùà agir ainsi, C'est moi qui suis cauge que l'on «lécile si cruelle ment de son sort ; elle saura du moins que je déplore son mulheur, que je pense sans cesse à elle, et que, si j'ai trouble ss flicité, ja suis loin d'être heureux moi-même.Après'un certain temps je commençai à réfl-chir nur ce que je vensis de faire.Des doutes et des in juiétuil>s sins nombre m'assaiilirent; je craignais que ma lettre.au lieu d'arriver à sa destination, ne towbât cnlre les mains de celui qui avait surpris notre secret.et Getlu pensée m'alarmn tellement que je retournsi à In chambre d\u2019Adéle pour reprendre ce que j'y avais plucà quelques instants auparavant.J'entrai d'un pas timide et en j tant de tous côtés des regards furtifs, de peur d'éire dévou vert.Adèle n'était pas là ; mais je vis, ass près de la table à ouvrage, mon oncle qui tenait d\u2019une maiu mon dessin et de l'autre le vocabulaire des emblémes.Je demeurai interdit et couvert de confumion: il me semblait que j'avais devant moi un juge sévère.Mon pre mier mouvement fut de me jeter À ses pieds, de ie privr de me pardonner et de ne pas rendre sa fille mien.rease; mais le trouble dont j'étais saisi ma fit rester im mobile sur le seuil de la porte.De son côté, mon oncle, quoiqu'il m'eût certainement aperçu, ne changes pas non plus d'abtitude- il regardait alternativement le Joasin ot In liste des emblémes.d'allais m'éloigner complètement atterré, quand mon oncle leva les yeux sur moi et m'ordonns de m'appru- cher.J'obéis en tremblant.vil \u2014Je suppose, me dit-il, que tu auras dessiné ceci pour qu'Adèle en fit hommage à son prétendu.; .Dans letrouble qui s\u2019etait emparé de moi, je ne trouvai rien à répondre, et je restai debout devant mon oncle, les yeux baissés, atiendant avec anxiété sa redoutable sentence, ~\u2014Car eile t'aurs dit, continua-t-il, qu'elle va se marier L'OPINION PUBLIQUE.incesssmmeut.Je trouse néanmoins\"qu'il] eût mieux valu que ca dessin fût offart par le marié que par la maurice.La pâleur de mon visage davint sans doute extrême en ce moment, ear ii ma sembis que man Oncle, après m'avoir jaté un regud, avait Comp ission de moi, et adoucissait en m*me tenus sa physionoruie et ses paroles.-\u2014\u2014Mais Inissnns cela, reprit-il ; toi qui as une bonne têteetun cœur généreux, voyons si ta upprouves les plans que j+ forme pour votre bonheur a tous deux.I! garde un instant le silence, mit dans une de res poches le dessin ob la fouille da: emblèmes, puis.me prea la mun il me dit aves un i itérêt et un abindoa qui me renphrent d'etoun-ment, \u2014Tu puis quiun ie a doit songer à l'avenir da sea enfants, Mt fortune est midioere, ot ai ls vigne nous for mi da quoi subsisier, ca n ast qu'à force de cultare et pares qua ta fim lie n'est pu.nombreuse.J'avais il est vrai, avans de m'étalilis, gagné par moa travail at avec l'aids de Dieu beaucoup plus que j9 ne possède aujour- d'hui Mais les gui m'ont fut eproiver da grandes pertes Quoiqu'il en soit, un honm> d'honneur est venu me t'o:ver dernièrement at m'a «dit: Depuis l'âge de quinze ans j'ai travaiité eaus relâche ot j+ sae maintenant dans ts Lrents cinquième année La fortune m'a souri, mais las brid pai ce ot les maiss enlurcies.C'est pourquoi j désire entrer dans le repos de la vie domestique.Ju vu \u2018las votre mruxon Use jeune fille qui est un ange ; j- lui oîfre tout ce que ja p>- une héné- distion du Ci, da pouvoir accorder à un tal homme In tn in d'une le ch Acunsi, me suisju dit, Oatre qu'il soir fe sort de mao à A Pa, 11 ma don 1\u20ac encore le moyen achieve 1-du>stion Lautre © 1funt dont ja lui dois li via, Ne ta semble til pee Moentel, que c'est uns né cessité pour ur à de suive Le vous que Dieu mind quo et de nie pre trou der ceux iu1 po cussant destinés à y mar- suer?\u2014 yeux Aon onan continu: Aiea, od jr pease vor d'ihacd, que je pouceai tare wt Lier Mauna LiTaive én ouveir une curicre at Lai fournie les mpovens cle leve tir ua hymma.Car, tu le si.ous sommes trs des cnfiats ji< qu'à ca ia, pur le travail de nos Mi ins O1 + lui ié notre intalligen nous Nous ven liais die 00 de consi lération dns la societé.Et Gris de opte rss Ve cas de naître, on nous alluite, on fortifis no rors et ar Lapp end à ve mouvoir paur lantun an - 2 0e danr- it pre re jeunesse qu mel nous Ne omnis eocare ae des nouvecI-nés pour Li ponsée, HEL pie eos sont qu'eique exné eacada a vie nous durigeut, nou ei, ot gaident pour ain.dire pee la mon pére\" m'écrisi-js sans pouvoir lever les min nos seni rie, Nats cel nous rispirarions de nous éruer à chique pus, d'in-pirer biantôr de l'horreur à nos setdables vedo ws mo atesr ingrats envers Dieu.- dt junas ducje d'une voix émue.L'allu sion.pe Ame ae gi eite avait oté Lite avec toute In dé.lic ites» peas Dole, con peenetre trés-profoniément dans mom ear Mon onel gard ar be silense, poae ue pis teahir dans oa uevent Lacon ede son im \u2014Un peut -o trymper, rep ij ot erie que Pon fig nae chose mG ont tandis qu'elle ne lost pus en res- lite: mais sant a cl ener, fan! \u2014Je lass, Manusi, dion ouelr: ainst ne nous ou.Wie prs et domen vi sovent da tes nouveiles, pour que moe nt rode Tae heureux eten bonne santé : aervid ily aur des ve ans, tu viendens jes prisser avec nets.Mo plate sourit 117 n'est-il pas vrai que te tra- vacleres bien et que ta cendres gaiement ton parti?var C'est là ce que nous dons tous, virer enfant, ton \u201cvancement \u201ctt honb car Et m'avant pressh cont-r aon cœur, mon bon onsle s'é loign 6 les larme 21x voue Quant à mini, les
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