La patrie du dimanche, 9 avril 1961, Édition 2 - section générale
[" \u20ac UN SIECLE UNE PETITE CASA LOMA excentricité of \u2018 * d'éducation: gamine de Paris est et attraction 5 1 de belles figures 5 générations devenue la d'une ville \u2019 féminines ont grande dame qui voudrait x Ü passé au couvent du cinéma se rendre [3 du Sacré-Coeur français aimable ES fs 4) M My %, » > Eh Sa To PR4 R \"Var .44 pas) J A 4, es = « alli - > ; cer de % est oe) &- + hs 3 hy pS Pl % { \"47% = 4 Pe, BAM oo < A tal ve\u201d i Pi RS « à ; > Eu \u2018 = : ; « 3 EQ) Pons y > ge ki + 5 ) s & \\ x J £5 - J à i y ne) © Notre première visiteuse de Vénus: MADELEINE LAVOIE le business aa pas cte lent a saver Caubaine.Un magazin a ravons de To- vonte à profite du lancement d'un poutmik dans la direction de Vénus pour faire descendre dans la rue une benusicane à la relance du chemt.L'adorable émssaire de notre vorane, Uétotle du berger, est une Canadienne-française du nom de Madeleine Lace.Lile aura damé le pion aux Russes, car ten fusée manquera probablement Losper de quelques nullions de milles mars n'en aura pas moins beaucoup de choses a nous raconter sir cette course aux étoiles.ve: \u201cEt SP sr se Toure L\u2019ARCHE de Noé y passera.Rats, lapins, singes, chats, souris, auront été les premiers astronautes.L'homme ne fera que singer.La plupart des sujets de l'astronautique sont entraînés aux États-Unis à deux institutions de haut savoir: l'université du Texas et l\u2019université du Kentucky.Le choix des voyageurs est établi par la base aérienne de Holloman, Nouveau-Me- xique, et l\u2019École de la médecine aérienne à Brooks Air Force Base, San-Antonio, Texas.Plus de quinze mille animaux collaborent de cette fagon aux recherches sur le vol spatial.Les chimpanzés sont des candidats idéaux à cause de leur similitude avec l\u2019homme, métaboliquement, physiquement et sous le rapport du tempérament.Ce singe a le même squelette que l\u2019homme, le même système musculaire et nerveux, I! a comme l'homme tendance a être droitier.Son cerveau ressemble beaucoup au nôtre.Comme nous, il est grégaire et la solitude lui pèse.Il ne semble pas, cependant, éprouver le besoin de communiquer avec ses semblables.Ce à quoi il s'habitue le moins c\u2019est d'être ligoté.II s\u2019y fait au bout de quelque temps.On l\u2019immobilise de cinq à huit heures par jour ct on le récompense.On lui.apprend aussi le maniement de certains instruments comme on apprend aux poules dans nos poulaillers à obtenir leur nourriture en faisant sonner une cloche.On lui donne des vacances et on le traite le plus humainement possible.Celui qui est du type \u2018\u2018exécutif\u201d\u201d, qui a des décisions à prendre, contracte des habitudes de nervosité, des tensions, desaffections stomacales, contrairement à celui qui n\u2019a aucun parti à prendre et que l'on peut bien classer dans la catégorie des sous-ordres.Les premiers champions de la navigation intersicllaire ont été nos\u2018ancétrex\u201d On a baptisé celur-ci Patience\u201d ll est attaché au siège qui l'emportera vers la voute étoilée.On lui fait subir un cours à F École de médecine aérienne à la base de Randolph, Texas.L'emploi du chimpanzé déterminera les réactions possibles de l'homme ligoté, isolé et impondérable.Un de ses congénères, Ham, vient d'accomplir son petit tour «dv l'espace avec succès.Suivant: un homme choisi entre les sept astronautes actuellement à l'entrainement.Leur tour va venir dans quelques mois au plux tit.Hector, port rat blanc aux veux rouges, ext le rongeur le plus célèbre de France.Placé dans l'ogive d'une fusec française Véronique, il est monté à 90 milles d'altitude dans le ciel de Colomb-Béchar.H était le premier am- mal français de l'espace placé dans un \u201ccontainer avec les instruments de précision destinés à enregistrer ses réactions.Îl était maintenu immobile grâce à un corset de roile solidement lacé autour de son corps.LA PATRIE DU DIMANCHE.9 AVRIL.1961 \u2014 20 or mn \u2014\u2014 PE \u201cLe corset de fer du moven-dge.C'était une sorte de cage xans souplexu aucune, qui maoulait le buste «t étranglait la taille.La poitrine était très marquée.Le \u201cgrand vertugadin' dv la reine Margot.{es armatures des côtés élargissaient ses éupex jusqu'à l'excès et ext là qu'elle cousait ses petites boîtes à xecrets d'amour.I A PATRIE DU DIMANCHE, 9 AVRIL.1v61 La corseterie est devenue un art |.FAUT REMONTER presq aux premiers âges de l'humanité pour Fire historique du corset.Certes, ceux que portaient nos lointaines aieules ne ressemblaient pas aux merveilles qu'on nous offre aujourd'hui, merveilles de souplesse ct de confort.qui trouvent ke moyen de souligner les contours féminins sans raîdeur, en laissant aux mouvements toute liberté.A ROMF les matrones romaines attachaient beaucoup d'importance à leur ligne.11 le fallin bien: les drapés souples de leurs robes exi- gcaient une taille souple ct presque parfaite.Ce qui leur (enait licu de corset était teut un systéme de bandes de toile qui maintenait à la fois la taille et fa poitrine et leur donnait grande allure, si on en croit tes statues.Plus tard, au moyen âge, les femmes por- térent des corsets de Fer.De fer, à la lettre.Une armature presque semblable à la cuirasse des guerriers, qui leur étranglait la taille, leur tenait le dos droit et maintenait ta poitrine dans une espèce de cage qui devait manquer de confort.Ce genre de corset naquit en Espagne.C'était la mode, c'était beau ct pas unc ne se scrait plainte quand on lui faisait compliment sur \u201cson corps bien espagnol c'est-à-dire bien raide, même si armature la blessait jusqu'au sang.LA REINE MARGOT Si on en croit Tallemant des Réaux, la reine Margot, fille de Catherine de Médices et première femme d'Henri IV portait \u201cun grand vertugadin, après quoi che cousait de petites boîtes contenant le coeur de ses amants morts, car clle avait soin, dés qu'ils mouraient d'en faire embaumer le coeur.\u201d Quoi qu'il en soit, les robes de la reine «de Navarre étaient si larges qu'elle avait parfois de la pcine à passer par les portes.LES BALEINES Jusqu'à ce qu\u2019on trouvât l\u2019utilisation, en corseterie, des fanons de baleine, les corsets étaient restés raides sans aucune souplesse.Puis dès qu'ils eurent acquis cette qualité, os continuèrent à se perfectionner.ba forme changeait selon la mode.Vers les années 1900), la taille était étranglée, mais les hanches proéminentes.Quand la guerre de 1914-18 écluta, les femmes commencérent à changer (otalement leur mede de vie.I leur fallait plus de berté et elles avaient de nouveaux soucis: la guerre d'abord, qui ayant drainé vers les champs de bataille Jes hommes jeunes et valides, elles se devaient de les remplacer.puis, la bataille pour le droit de vote ct pour tous les droits tout court.Paul Poiret fut le premier Grand de Haute Couture qui jeta le corset aux orties: il eut bien raison.Une guide comme celle-ci est un print chef-d'oeuvre de confort.Chaque détail en est très étudié.Le soutien-gorge sans épaulettes permet de porter les robes de grand vou En 1920-30, en por la robe-chemne courte au dessus du genou qui ist chm complétement tout Corset, mais par contre, comme NH fallint avoir la poitrine parfaitement plate, on se serrail dans des soutiens- gorge bandeau à s'étouffer.AUJOURD\" Nous avons tout de même plus de raison c( nous ne faisons plus aucun excès.Une femme.füt-elle trés jeune, ne peut pas se passer d'un vêtement de fondation.Certes, personne nous offrir un corset étrangleur ou raide comme ta justice.Tes.gaines sont, à l'heure actuelle, si souples, «i bien comprises qu'elles soutiennent le corps el fes délicats organes internes féminins sans les comprusser.Elles sont faites des fibres synthétiques les plis modernes.Lu- vables, souples, faciles à mettre cC à ôter, elles sont la perfection même ct cependant, chaque année ou presque nous apporte, dans le domaine de la corscterie.quelque chose de neuf ct de tentant.fa corseterie est devenue presque un art et elle suit la mode de tres près.IH le laut bien.D'ailleurs nous ne cessons de donner, chaque saison nouselle, ce conseil à nos lee- trices: avant de refaire votre garde-robe pour la saison nouvelle, Mrites-vous d'abord bien coreter.Ensuite, vous ferez votre choix.plus joliment.plus sacilement.par Odette Oligny C'était route une affaire, au temps jadis de faire serrer von corset.Lt tire van hs Jucets.On eteuftatr.mais on était belle La gaine souple à changé tout orl La grande dame du cinéma français .Jr SUIS HEUREUSE\u201d, répond Danielle Dar- rieux au journaliste qui est venu l'interviewer dans son ermitage de Fourcherolles.C'est qu'elle à réussi sa vie et sa carrière.Sa route fut cependant semée d'embûches dont elle à réussi à triompher.Elle s\u2019est ut une philosophie.\u201cLe bonheur, dit-elle, il faut l'apprendre.Une chaumière et un coeur.\u201d Le coeur c'est son mari.Georges Mitsinkidés, qui a abrégé son nom, difficile à prononcer, en Gcorges Midi.Sa chaumière c'est Fourcherolles, prés de Dampierre, dans la vallée de Chevreuse.Elle ne fréquente pas le grand monde ni fe petit.Flle évite les boîtes, les clubs, les générales, comme les premières.[eur romance a commencé à la \u201cSérénade à trois\u201d que Danielle jouait en province.Pour l'approcher, Georges s'est fait comédien.Mais dès qu'elle le fui a demandé il a renoncé à la comédie pour se contenter du rôle obseur mais combien agréable de cavalier servant invisible de l'adorée.I à choisi la littérature.11 écrit des pièces qui ne seront probablement jamais jouées.Dans le jardin de Fourcherolles il habite un chalet suisse, Danielle et Henri ne se quittent plus, même si celle-ci doit aller tourner à l\u2019étranger.Son mari, sa mère, ses quatre chais et ses deux chiens, Puce et Docteur, constituent l'univers de Fourche- rolles et de Lünielle, Elle se contente d'aimer, de re- Danielle Darrieux (Henriette d'Entrague) ct Carctte (D'Epernon) dans une scène du film Vive Henri 1V.Vive l'Amour\u201d.grande évocation historique réunissant une pléiade de vedettes que Claude Autant-Lara tourne présentement au studio de Joinvifle, sur un seénario de Jean Aurenche et Heari Jeansom.{~ faxer, de pratiquer la byciclette, de jardiner.de chanter les berceuses ct les lieder de Schubert.Celle qui devait devenir une des grandes vedettes du cinéma non seulement français mais international, n'a jamais suivi de cours d'art dramatique.Elle est, comme l'on dirait dans l'argot sportif, une \u201cnaturelle*.Max Ophuls dira d'elle: \u2018Je ne connais que quatre acteurs au monde qui arrivent au studio sans préparation et peuvent entrer d'emblée dans leur personnage comme dans un vêtement sur mesure: James Mason, Jean Gubin, Gary Cooper ct Danielle Darrieux.Elle est née un premier mai à Bordeaux en 1917 mais elle a passé toute son enfance à Paris.Elle perdit jeune son père.Sa mère donnait des leçons de chant pour élever Danielle, su socur Claudette ct le petit Olivier.A l'école elle ne présentait rien de bien remarquable.De sa mère elle tient la jolie voix qui lui permit de jouer dans la comédie musicale.Elle apprit le violoncelle qu\u2019elle à maintenant mis de côté pour le pick-up.Une petite annonce lui ouvre la porte du théâtre.On \u2018\u2018demandait\u201d des jeunes filles de 15 à 16 ans pour essai.Elle n'a que 14 ans.Elle arrive en retard mais un bon samaritain emmène la fillette en pleurs dans son auto au studio d'Epinay où celle décroche le rôle.Elle tourne trois films: \u201cLe Bal\u201d, \u201cCoquecignole\u201d, avec Max Dearly, ct \u201cPanurge\u201d.En 1932 cinq nouveaux films: \u201cLe coffret de laque\u201d.\u201cDédé\u201d, \u201cLa mauvaise graine\u201d, \u2018Le Domino vert\u201d et \u201cMademoiselle Mozart\u201d, Elle mène la vice à grandes guides.Toutes les jeunes filles veulent lui ressembler.On la fiance à Albert Préjean.Elle tourne un film que Yves Mirande a composé pour elle: \u201cDrôle de gosse\u201d.A dix-huit ans, en 1935, elle connut le quinquagénaire Henri Decoin qui prend en main sa destinée, la force à manger de la viande crue, choisit les quatre films sur les 20 qu'on lui offre: \u2018Club de femmes\u201d, \u201cAbus de confiance\u201d, \u2018\u201cMademoiselle ma mère\u201d ct \u201cPort-Arthur\u201d.Danielle triomphe dans \u2018\u201cMayerling\u201d < La drôle de gamine précoce est devenue lu grande dame du cinéma francais.Elle exéeute spontanément une révérence rovale d'une parfaite authenticité.Les années at lieu de la flétrir l'ont transfigurée.L'harmoniv de ses traits, son port majestueux, la fraicheur de son teint, à ses roses pareil, lui ont mérité justement l'admiration universelle.avec Charles Boyer qui à tenu à l'avoir pour partenaire bien qu\u2019elle n'eût joué jusque-là que des rôles comiques.C\u2019est Mayerling qui lui vaut des offres altéchantes de Hollywood quelle n'aimera d'ailleurs jamais: \u201cC\u2019est trop beau, dit-elle.C'est trop standardisé.\u201d Ele accepte toutefois de tourner \u201cThe Rage of Paris\u201d (La coqueluche de Paris) avec Douglas Fairbanks junior.En 1942, après six ans de mariage, Decoin se lasse de cette femme trop aimante.Danielle épouse Porfirio Rubirosa, l'épouseur en série.Pour le libérer des mains des Allemands elle consent à tourner trois films, dont \u2018La\u2019 Fausse mai- tresse\u201d.Le mariage ne dura que cinq ans.Pendant ce laps Danielle à refusé de tourner trois films \u201cAntoine et Antoinette\u201d, \u201cLe Silence est d\u2019or\u201d ct \u201cLa Belle et la Bête\u201d.Elle revient par la suite aux studios et se fiunce avec l'acteur Pierre Louis, de son vrai nom Amour- dedieu, qui va à la messe le dimanche et promène Danielle dans sa petite Ford bicn frottée.Ensemble ils jouent au théâtre Edouard VI \u201cL'amour vient en jouant\u201d.Elle se lasse bientôt cependant de cet amour de tourterciu.A la libération, Michel l\u2018Herbier la redécouvre.H lui confie le rôle de l'ingénue dans \u2018Au Petit Bonheur\u201d.Danielle retrouve son brio.Le théâtre n'est toutefois pas son affaire.Les interminables répétitions l\u2019ennuient.Elle accepte encore le rôle de la reine dans \u201cRuy Blas™, de Jean Cocteau.Elle refuse main- tenantde tournerdansdes films idiots.Peu lui importe que les rôles soient comiques ou tragiques.Elle agrée \u201c\u201cOccupe-toi d'Amélie\", tourne dans Le Rouge et le Noir\u201d.Au bout dec 24 ans elle retrouve dans \u201cKatia™ Charles Boyer avec lequel elle avait joué ** Mayerling™.Maintenant elle ne quitte plus Fourcherolles que pour les studios.La vie champêtre lui plait à côté de son mari qu\u2019elle appelle \u201cPetit Soleil\u201d.Elle lit Giraudoux et Colette.Elle recueille les chats abandonnés, fait du jardinage, joue à la pétanque, Elle a enfin trouvé ce bonheur qu\u2019elle avait bien mérité.TA PATRIE DU DIMANCHF.9 AVRIL.1961 UX ENVIRONS DE 1905, sir Henry Mill Pellatt, surnommé le Cecil Rhodes du Canada, ardent royaliste, se demandait avec inquiétude où l\u2019on pourrait bien loger Edouard VII s'il venait jumais au Canada.Afin d'assurer à son souverain un picd-à-terre digne de lui, il fit construire sur les hauteurs de Spadina à Toronto, un palais olympien.La construction de ce véritable château d\u2019Espagne prit trois ans.Elle coûta $3.000,000.Aucun Édifice ne pouvait rivaliser avec lui au Canada.De hautes tours, 300 pieds, flanquaient les ailes est et ouest.La bibliothèque, qui ne servit jamais, pouvait contenir 100,000 livres.Elle était éclairée à la lumière indirecte.C'était la première fois que l\u2019on avait recours au pays à cette illumination.La salle de bain privée de sir Henry avait les dimensions d\u2019un salon.Les caves pouvaient recevoir la récolte d\u2019une année d\u2019un vignoble.Un tunnel, assez large pour permettre à une auto d'y circuler, conduisait de l'habitation à l'écurie.I ne manquait à ce palais aucune des commodités modernes: piscine, allée de quilles, galerie de tir.Le castel était à l\u2019échelle de son maître.Né à Foronto le 6 janvier 1860, Pellatt avait fait de brèves études au Upper Canada College et était entré a 15 ans dans le bureau de courtage de son père dont il devint bientôt le seul associé sous le nom de Pellatt and Pellatt.En 1879, alors qu\u2019il n'avait que 19 ans, il organisa la Toronto Electric Light Co, pour utiliser la houille blanche des chutes Niagara.Il fut président de Dominion Telegraph, vice-président de British Columbia Fish- LA PATRIE DU DIMANCHE, 9 AVRIL, 1961 ing and Packing, président de Dominion Sewer Pipe, président de West Dome Mining, vice-président de O'Keefe Brewing and Malting, directeur de Page-Hersey, de Brazilian Traction, de British American Assurance, de Western Assurance; il forma plusieurs autres compagnies; il fut syndic de l'université Trinity, commandant des Queen\u2019s ELEPHANT BLANC (Casa Loma) Own Rifles, major du contingent délégué au jubilé de la reine- Victoria, commandant du contingent au couronnement du roi Édouard VII, aide de camp du comte de Grey, puis du duc de Connaught, gouverneur général du Canada; conduisit à ses frais les 750 hommes des Queen's Own Rifles qui participèrent aux manoeuvres de 1910 en Angleterre: fut brigadier général de la 6\u20ac brigade d\u2019infanterie, chef de la tribu des Mohawks sous le nom de Tanauyuasara (Aube du matin), invité au couronnement de George V.Il était, au dire du \u201cStandard\u201d, l\u2019un des 23 piliers de la finance canadienne.II avait été créé chevalier en 1911, Mais comme Soeur Anne, sir Henry ne vit jamais son roi venir au Canada.Et nul, a dit le tragique grec, ne peut se dire heureux avant l'heure de sa mort.La dépression de 1920 le ruina, Sir Henry abandonna son chateau.Il n'y rentra jamais.La municipalité s'empara du monument pour le paiement des taxes.On lenta en vain de transformer La ville le loua au Kiwanis a compte à dem.Le trésor municipal en rctirait par année en moyenne $18,000, somme Casa Loma cn Grand Hôtel.provenant des danses organisées par le Kiwanis et le prix d'entrée de 50 cents exigé des touristes.On n'avait pas prévu la détérioration de l'édifice.Un bon jour il fut condamné.On parla de le démolir.Journaux ct citoyens protestérent.\u2018Nous ne sommes assurément pus assez pauvres pour ne pas nous payer cette délicieuse excentricité,\u201d écrivait le \u201cGlobe and Mail\u201d.\u2018\u201cCe château cst une folie sur une grande échelle, mais il n\u2019y a pas assez de folie à Toronto pour qu\u2019elle ne puisse épargner Casa Loma.C'est un rappel: l'homme un monument a I'imprudence, et il peut rêver .à sa place dans une ville excessivement prudente,\u201d renchérissait le \u2018Peterborough Examiner\u201d.Un fonds de réserve fut alors constitué avec les revenus provenant des touristes et Casa Loma fut restauré.Il est maintenant avec son métro l'une des principales attractions d\u2019une ville qu\u2019un columnist anglais a rangée au nombre des six villes du monde les moins aimables, à côté de Chicago, Calcutta, St-Étienne, en France, Moscou et certaines parties de Los-Angcles, disons environ 600 milles carrés.Le journaliste anglais commentait un documentaire sur Chicago, dont certaines scènes, nommément l'abattage des bestiaux, avaient soulevé les vives protestations des téléspectateurs.Sir Henry Pellatt, au temps de sa défunte opulence.«| Le manoir que sir Henry Pellatt, émde de Diamond Jim Brady, sc fit construire, resse mblait à un château d'Écosse.C'est aujourd'hui une des amabilités de la Ville-Reine.Sir Henry voyait toujours grand.H fit venir des maçons d Écosse pour édifier sa forteresse.La cuisine était assez grande pour asseoir tout un régiment, Les robinets des baignoires étaient en or.Les stalles des chevaux étaient d'acajou et les garnitures, de bronze. Fr ARVENU À L'ANGLE McGregor, le piéton où l'automobiliste qui descend des rues Atwater et La Côte-des-Neiges se trouve face à face avec un édifice imposant.C'est le semi-pensionnat des religieuses du Sacré-Cœur qui vélébre cette année le centemtaire de sa fondation.te Sacré-Cœur! Que de cœurs féminins de Montréal \u201crent de fierté et d'affection au souvenir de ce couvent qui a vu passer entre ses murs des générations de jeunes Coanadhennes! Savent-elles que les religieuses du Sacré- Cœur fondérent ce couvent en 1861 dans une résidence percée, rue Saint-Hubert, près de Dorchester ?Quatre religieuses emsignèrent cette année-là à 17 élèves.Ce sont 42 religieuses et neuf laïques qui se dévouent maintenant a l'enseignement de 360 élèves.Les débuts virent force déménagements.À peine un an après La fondation, on dut occupes une résidence plus vaste, angle des rues Berri et Dorchester, Puis ce fut, en 1363, la maison de la rue Lagauchetière.De 1873 à 1894, le couvent se situe angle des rues Bleury et Ste-Catherine, pour enfin s'établir en 1894 dans un edifice vaste et moderne rue Saint-Alexandre.C'est la maison qu'ont bien connue nos mères c{_ nos grand- méres.On raconte que les religieuses avaient fort à faire pour garder la discipline chez les grandes, car elles étaient souvent distraites par les étudiants du collège Sainte-Marie dont la cour de récréation faisait lace à leurs classes.Les signaux, grâce au soteit et à l\u2019aide de miroirs, étaient fort populaires.Le couvent actuel ouvrit ses portes en 1928.I reçoit des externes, des pensionnaires et des demi-pensionnaires.Comme toutes les autres maisons du Sacré- Cœur dans le monde, c'est un foyer où les religieuses sont des \u2018\u201c\u201cmêres\u2019\u2019 et les élèves, les \u201cenfants\u201d de la famille.\u2018Notre enscignement, dit la révérende Mère Labrecque, assistante supérieure, vise à former de vraies personnalités, des caractères forts et trempés, prêts à vivre au milieu des exigences de leur milieu.\u201d La directrice, Mère Margaret Power, sœur de Mer William Power, d'Antigonish, parle le français couramment comme presque toutes ses couventines de langue anglaise.La supérieure, qui est aussi supérieure provinciale, Mère Whitehead, cst très jeune ct on UN SIÈCLE D'ÉDUCATION On les appelle les \u201clumelles\u201d, car cette année, ou lieu d'avoir une seule présidente, le comeil des élèves du Sacré-Coeur en à choiti deux, une de langue françai et l'outre de langue anglaise Ce sont mesdemoiselles Donna McNeil (à gouthe} et Denise Bergeron (à droite).On distingue à l'arrière-plon une reproduction de lo peinture murale miraculeuse de la Sainte-Vierge qui fut peinte par une religieuse du Socré-Coeur au monastére de la Tri des-Monis, ploce d'Espa- Qre, à Rome.Les élèves et les religieuses du couvent sont très attachées à leur \u201cMadre\u201d.En 1961, 100 an auprès sa fondation, le semi- ponsionnat du Sacré-Coeur présente cette figure imposante au flanc du Manm-Roval, à l'angle des rues Atwater et MeGregor.L'architeete s'est inspiré d'une des portes de la ville fortifice de Carcassonne, dans le mudt de la trances'étonne qu'une personne si frêle et si délicate ait sur ses épaules la responsabilité des cing grands couvents au Canada.On reconnaît un arbre par ses fruits.Que dire du couvent du Sacré-Cœur dont les élèves ont fait leur marque dans tous les surments de lu société ?Parmi tant d'autres, on relève les noms de Lady Jetté et de Lady LeBlanc, toutes deux épouses de licutenants- gouverneurs du Québec.de Mme Georges Vanier, épouse du gouverneur général du Canada, de Mme Rosaire Thibodeau, l'une des fondatrices de l'hôpital Notre-Dame, de la bienheureuse Mère Duchesne, béatitiée en 1939, de Mme Henri Hamilton, fondatrice de l\u2019Assistance Maternelle.de Mme J.-A.-A.Brodeur, présidente de l'Orphelinat Catholique de Montréal, de Mme Athanase David, de MHe Sarah Tansey, de Mme Albert Dupuis, Mme J-G.Trudeau, toutes très dévouées à de nombreuses œuvres de charité.Il serait impossible d'énumérer ici toutes les grandes figures féminines du dernier siècle qui ont bénéticié de l'enseignement éclairé et de l'éducation sagement prodigués par les religieuses du semi-pensionnat du Sacré-Cœur.par Gisèle Grignon photos: Jean-Paul Laliberté 3 ~ C8 A RAN FRETS IEE, Nt La bibliothèque «sf richement garnie de volumes en anglais et en français.Depuis cent ans, les religieuses n'ont pas cessé de l'enrichir de livres au fur et à mesure de leur publication.me Deux grandes famill di d les # i snérati 9g amilles canadiennes dont les femmes de cinq générations © \u2019 e \u2019 ont fait leurs études chez les religie du § \u20ac i r gieuses du Sacré-Coeur: vw BERTHE LaROQUE {Mrs Basil Hingston) EUGENIE STARNES (Mme Armand LoRoque) MALVINA BEAUDRY (Mrs Edmond Starnes) od JULIETTE LeBLANC JULIETTE DE COSTA (Mme Carlo de Costa) {Mme Robert Rainville) x HERMINE BEAUDRY (tody LeBlanc, femme du lieutenant -gouverneur) pur = A Fn 1894, alors que le couvent du Sacré-Coeur se situait rue St-Alexandre, face à la cour du Collège Ste-Marie.On ne manquera pas de reconnaître plusicur< rrand-niamans.Ce sont, de g.à d.: (rangée du has) Marie Mignault; (une inconnue); Gabrielle Duchastel, R.S.CJ.Henriette Beullac (Mme A.Dupuis), Blanche Legris (Mme Demers), Marie Donnelty: deuxième rangée: Loulou Duchastel (Mme Duchesnay), Jeanne Dupuis (Mme E-L.Gurneau), Mile Pratte, Jeanne Auger (Mme Balcer), Béatrice Donnelly; troisième rangée: Rébecca Delorimier, Mme B.-G.Bourgeois, Eugénie Filiatrantt; (deux inconnues): Winnifred Crean (Mme C-F.Routh\\, Madeleine Sheridan: debout- Gabrielle Mathieu (Mme A.-B.Dufresne), Eva Mathieu (Mme R.Delfossc), Blanche Larcau (Mme Cuv Pupi- neau-Couture), Yvonne Lareau (Mme Paul Brisset des Nos), Etta Montcath (Mrs K.Kinsella) et Sarah Tansev.
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