Le rappel, 27 septembre 1903, dimanche 27 septembre 1903
[" - Son ms va vA.rege - 1'Ordre.\"\u2019 \u2018\u201c he Progres dans 2 ANNEE\u2014No 2 3 Avec la bienveillante permission de nos lecteurs, nous examinerons c¢n- semble, au microscope, Son Exiguité M.Godfroi Langlois.Suns doute, ce minuscule pergonna- ge ne sauruit occuper Une place bien considérable dans l'attention du monde, mais il est encore intéressant à regarder, comme une merveille de proportion harmonieuse: M.God- froi Langlois est petit partout, par la taille, par l'esprit et par lo cœur.Disons de suite que nous n\u2019entendons pas insister outre mesure sur cette particularité de constitution physique qui fait du rédacteur du \u2018Canada\u2019 un dimunitif d'humanité, et que nous la signalons seulement afin de inontrer comment, pour Une fois, les œuvres sont à la taille de Youvrier.M.Godfroi Lunglois naquit à Ste Scholastique, en 1866; il perdit, comme tout le monde, quelques an un collège que nous pas par délicatesee, nées dans ne nommerons puis après avoir songé à faire son droit, il prit soudain à gauche, se fit journaliste et emboucha \u2018le Clairon\u2019\u2019.Malgré su grande jeunesse il était déjà très éclairé pur de profondes études et il déplorait l\u2019obscurantisme où gémissaient ses malheureux compatriotes.T1 tendit donc ses pe tits bras pour fendre le voile qui cachait à nos populations les merveilles du progrès moderne, et il se dressa de toute sa hauteur en fucu des autorités établies d\u2019où venalt tout le mal.Il se proclama révolutionnaire, il fit son petit Danton, Danton-puce.Depuis quelque temps déjà, il nc cumulait sottises sur injures dans l\u2019Echo des Deux-Montagnes, lorsqu\u2019une crosse épiscopale étant venue à l\u2019effleurer, il perdit l\u2019équilibre et chuta mis6rablement dedans son encrier.M.Beaugrand ue tarda pas à l\u2019en extraire, et, le jugeant digue de ses faveurs, l\u2019uppela & ses côtés.Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire, Voltige-t-il encor sur tes os dé charnés ?Car tou arrière-neveu, Godfroi s\u2019en vient conquérir à tes inunortelles doctrines, Montréal la grande ville.Le nouveau missionnaire de la li- bre-pensée avait sur ces entrefaites épousé la fortune et il allait pouvoir se consacrer tout entier & son œuvre.Si nous en croyons le pane- Eyrique récent d\u2019un confrère libéral anglais, il aurait surtout attaché son nom à deux questions d'une très haute importance en notre province: la question de la colonisation ct la question de l'éducation.Voyons d\u2019abord quel apôtre désin- téreasé de la colonisation fut notre patriote en miniature.On se rap pelle que M.Langlois et d'autres compères avaient obtenu du gouvernement uno charte pour lu construction d'un chemin de for entre Labelle et le Nominingue; ct l\u2019on soupçonne Que ces messieurs se souciafent beaucoup moins de favoriser la colonisation que de vendre leur charte avec profit au Pacifique-Canadien.Mais d\u2019un côté le Pacifique exigeait qu'on obtint auparavant des subsides, et de l\u2019autro M.Parent s\u2019obstinait a en refuser, très justement d'ailleurs.Or M.Langlois est bon libéral et tout bon libéral est passé maître en duplicité; 11 résolut donc de forcer la main à M.Parent par un tour de sa façon.ll noircissait M.Parent dans les \u2018Débats\u2019, et il le blanchissait dans la \u2018\u2018Patriec\u2019\u2019; le dimanche, il démolissait M.Paront, ennemi de la colonisation, et le lundi, se réfutant huii-même, il lo vantait impudemment.M.Parent ignora\u2019 l\u2019auteur des injures, mais il réompensa l'auteur des \u2018loges, en lui accordant les subsides convoités; et en lui permettant, par suite, de vendre sa charte avec un bénéfice de 7 à 8,000 dollars.A ce prix-là, on peut crier longtemps: Vive la colonisu- tion! Vive l'école de la Ferme Neu- \u201cPARLER FRANCAIS\u201d Le numéro du Bulletin du Parler français qui devait paraître le $15 septembre, ne paraîtra qu'à la fin de ce mois.Le Bulletin doit paraître sous une forme typographique nouvelle et c'est le retard dans l'envoi des ca ractères nouveaux qui a empêché sa publication régulière.LE PTIT LANGLOIS Et c'est ici que la passion de M.Langlois pour la colonisation confine avec ceHe qu'il professe pour l'éducation.Où l'ambition ne va-t-elle pas se nicher?M.Langlois n trouvé le moyen de loger son être de tris hautes aspirations.En dôpit des & Iccteurs du Deux-Montagnes qui s\u2019en inoquent, il n\u2019a pas renoncé à l'espoir d'être un jour leur député; mais la satisfaction de sa vie sorait d'être ministre de l\u2019Instruction publique.Quel chambardemeut n\u2019y aurait-il pas alors?M.Combes\u2019 serait laissé dans l\u2019ombre.Plus «de curés professours, plus de nonnes, rien que nous au tres! Les lauriers de Jean Mucé empé- chaient notre héros de dormir; il voulut avoir lui aussi sa ligne d\u2019Enseignement pour dessiller plus promptement les yeux du pa\u2019 x e peuple.Et la bibliothèque donc, qu.\u2018\u2019e bonne aubaine! I] voyait déjà nur bone ouvriers savourant la littérature faisandée dont il avuit déià importé pour son compte, de par deld 1'Atlantique, plusieurs échantillons très raffinés, à la grande édification des officiers des douanes.M.Langlois qu'il est le plus terrii'« fléau de l'église, et qu'il renverssrait surement d\u2019un soul coup de sa robuste épaule tout l'échafaudage clérical.Seule- r1wut, ses chefs, qui sentent le besoin com- s'imatine aisément d« temporiser encore, lui ont Hardé la prudence du serpent, et Voil%® pceurquoi il lance ses corsaires sous du faux pavillons, lorsqu\u2019il ne se con(vate pus uniquement de manger du curé en petit comité.Pur le temps qui court d\u2019ailleurs, l'hon.M.T'avte absorbe toutes ses facultés; on croirait même à une Avec lu persistance d'abuttoir, il harcèle, ancion patron hallucination.d'une mouche pique et agace sen saus relâche, ut il n'a méme pas la satisfaction d'attirer l'attention de su Victime.M.Turte ne semble mé- me pas se douter qu'il existe quelque part un ingrat qui s'appelle Godfroi Langlois.Que lui iinporte la petite souillure que l'insecte fuit à son talon?Tout à l'heure un coup de vent enlèvera et l\u2019insecte et l'outrage.M.Langlois enrage saus doute du majestueux dédain de M.Tarte ; Mais si encore il umusait ses lec- Leurs aux dépens de son maître d'hier il serait à demi consolé.Au contraire jamais on n'a plus pesamment raillé, et toutes ces gentillesses ne sont que des lourdeurs.Aux gens Qui ont la fatuité de prôtendre qu'ils s'ennuieut, nous conscillons de lire uu où deux articles ds sieur God- froi Langlois, où mêni« \u2018\u2018Sus au Sé nat\u201d; ils apprendront ce que c'est que le véritable ennui, l\u2019eunui-bœuf, et ils s'umuseront tout leur vie en pensent qu\u2019ils pourrazent lire God- froi Langlois et qu\u2019ils se sont pus obligés de lu faire.En fin de comr.e, comme tous les myrmidons qui fanfaronnent le rasli- calisme, il n'obtient que le ridicule, ce qui est d'ailleurs le meilleur traitement pour un pareil prurit.Dans un des principaux hôtdls de la ville, l\u2019autre jour, alors que M.Godfroi Langlois se moquait très peu spirituellement de son accident de Saint-Ours et de la Providence aussi, un avocat bien connu, son ancien copain à Saînte-Scholastique, lui dit qu'il aurait aimé voir le fond de son dle, au moment du danger.Cela nous fait songer un peu, sal- v& reverentià, à une fable d\u2019Hégésip- pe Moreau.Un cornichon, tout fier sous son bocal, se proclame un noble végétal; le jardinier passe eb dit d'un ton sévère: T'ais-toi, mon fils, encore iun our et tu seras confit.De même ces pauvres hommes, ces nains qui raidissent leurs petits membres contre le ciel, et qui font profession de libre-pensée ou de libéralisme, comme M.Homais; il faut les voir pâlir et bafouiller, lorsque Dieu tonne et dit: Taisez-voua, cornichons!!! VINDEX.RRR ER ATR TRIAS [ORI hE Personnel M.F.-C.Besançon de la 1naison Schorer & Cie, de lYtroit, est ue passage à Mont.{n.+! nous @ tit l'honneur d\u2019une visite aux atelier du \u201c\u2018Rappel\u201d\u2019 en .ompaguie de MM.Ludger Gravel, marcnand de la lace Jacques-Cartier.POUR LA MAIRIE Notre maire, M.James Cochrane se croit iudistensable au bonheur des citoyens ou bien, décidément, il a pris goût aux honneurs municipaux: il n'en veut plus démordre et il se cramponne & son fauteuil comme un crabe à son rocher.Malis son cas est évidemment dé sogpéré, puisqu'il n\u2019a rfen trouvé mieux, pour l\u2019aider à décrocher un second terme, que de se mettre sous la protection des \u2018Débats\u2019.Et il n\u2019y a rien de plus réjouissant que de voir à quels pauvres arguments sont obligés de recourir les tristes défenseurs d'une cause aussi compromise.N'ayant rion à faire valoir dans la carrière municipale de leur patron, les \u2018\u2018Débats\u2019\u2019 se voient réduits à leur rôle ordinetre: calomnier ses adversaires probables.C'est.ainsi qu\u2019on n\u2019a pas été peu surprir de lire dans un des derniers nunfÉror de ia feuille susnommée que M.l'écievin Laporte, dédaignant de csudoyer les ouvriers, ses anciens camarades, s'était attardé sur ses moblleux coussins, le Jour de la fête 41 Travail, tandis que cet excellent Jimmie faisait le plus bel ornement de la grande procession.Or, on sait que, A ce moment-là, M.Laporte, accompagné de quelques autres échevins, faisait au nom de la Cité une visite officielle de l'Exposition de Toronto, et étudiait les meilleurs moyens de rétablir chez rous ces expositions annuclles dont nous avons tant besoin.Quant à M.le maire Cochrane, gui devait, lui aussi, faire partie de la délégation civique, tout le monde se rappel\u2019 qu\u2019il a fait annoncer, par la voie des journaux, qu'il resterait à Montréal pour assister à la réception des marins anglais de \u2018\u2018la Retribution\u2019\u2019\u201d.Nous ne voyons pas que l'amour de l'ouvrier ait pesé: pour beaucoup dars la détermination de M.le maire, et.C\u2019est un peu sans y penser qu'il a été obligé d\u2019emboîter Le plus grand des Cameleons Depuis In retraite de M.Tarte, les feuilles libérales, < qui tnieux mieux, livrent en pâture & leurs crédules nourrissons les prétendues contradie- tions innombrables d= l'ex-ministre des Travaux-Publies.N'\u2019est-il pas temps eufln.de déchirer le masque qui aveugle les bons apôtres du rougisme et «le leur non- trer que leur guand inanituu Si: Wilfrid est le plus grand caméléon du jour?Voici des faits qui parlent pur «ux- mêmes.Au début de sa carrière vo- litique sir Wilfrid était protectivn- niste à tout crin: T1 fit ensuite partie du gouvernement McKenzie avec son bon sumi Cartwright «ui lui avait passé uue couche deu libre-échange.Il pro- cha pius tard l'union continent.le.Ce n\u2019est pas tout; attendez.T1 préconiea la réciprocité limité: avec les Etats-Unis.Comme le sys tême n'était pas populatre, il se dé- ciara en faveur d\u2019une réciprocité illimitée avec le même pays.Ce n\u2019est pas Lout encora.11 se fit l'apôtre et le défenseur du libre-échauge à la mode d'Angleterre, ne voulant pas redev r libre-échangiste, eans prendre «ne nuance nouvelle; sir Wilfrid pricna encore le tarif de revenu pour aboutir au tarif Fielding en 1897.Parcourez tue les degrés de l'échelle des th\u201doric«a économiques, et \u2019, vous défie de trouver un seul A= teau de cette échelle où M.Luurter n\u2019est par allé se percher.I1 uy n donc plus l\u2019ortbre d'un doute, air Wilfrid est ie plus grand acrao-ste fiscal que le Canuda ait pre Malheureusement, sic Wiltrid n\u2019est pa- caméléon au seul point de vue du tarif.Aunritôt qujil change de lieu ou de climat, 11 change d\u2019opinion.Aix Etats-Unis 11 s'écrie:.J'aime Mieux le dollar ainéricain que le stilling v'glais.En Angleterre il ost \u2018\u2019britiai to tse core\u2019 anglaise jusqu'a.tro-on\".\u201cSi vou: uve: Desvin de nous, a-t- 1 dit aux aujgu«is, sonner vos clal- ns sur les hauteurs et \u2018e svous enverrai les soldats dont sus aurez besoin\u2019\u2019.Revenu au Canau.Quelque Je pas duis la procession, le lundi suivant.Mais l'Aisinuation des \u2018Débats\u2019 est trop ridicule pour que nous y lnsis- tiors ples longtemps.Dernandons- nous cependant lsquel des deux rend au peuple !é plus de service, de parader dans ane procession où de préparer, à ; aud renfort d'études et d'attention, le rétablissement de ces grandes foires incustrielles qui stimulent l'activité commerciale et dont nous déplorons depuis si longtemps l'absence chez nous.Il est encore une autre ineptie du même jr :rnal que nous relevons dans son n° fro de dimanche dernier; un cancrd auquel il iniy-orte de couper les ai'us, On prétend que ln candidature probable de M.Laporte à la mairie est le fait des chefs conservateurs qui veulent accaparer l'influence miunfei- pale.Nos opinions bien connues, et cependant nots estimons, ch.z nous, que la politique doit être circonscrite duns ses Justes limitos.La politique n'a tien à voir avec les affaires municipaluf, et tant Qu'il] en sera ainsi, tout n'en marchera que mieux.Et nous som'nes heureux de voir que la grande majorité des ommes sérieux pensent de mê me.L'on n\u2019a qu\u2019à prêter l'oreille, et l'on entendra que tous nos principaux hommes d'affaiwes, conservateurs et libéraux, sont prêts à appu- yor M.Laporte.Il y a une politique municipale, mais elle n'est ui libérale ni conservatrice: C'est la politique de réforme ou la politique de gaspillage.Lequel des deux candidats est le plus apte à remplir hounêtement et intelligemment les hautes fonctions de maire de Montréal?C'est tout ce qu'il faut se demander, et sur ce terrain-là, M.James Corhrane ne peut soutenir la comparai.>n avec M.l'échevin Laporte.LUDOVIC MO.FI.conservatrices sont \u201cHH +4 SGI ISSN AG tewps aprés il déclara que le \u201c'aria- da ne pouvait envoyer de c.ntiu- gents en Afrigue-sud sans vivler la constitution du pays.Cette déclaration de principes ne l'empêcha pas d\u2019équiper aux frais du pays autant de contingents que Ia Mèôre-Patrie en désirait.En 1898 M, Laurier se proclamait catholique-romain sur tous les poiuts du Canada, il! devait rendre justice pleine et entière à nos coréligionnai- res du Manitoba en recourant d'abord à la conciliation, puis à un bill rémédiateur au cas où le premier procédé ne réussirait point.Depuis que M.Laurier est au puu- voir il a changé de principes }\u201d -des- sus comme sur tout le roste.Il s\u2019est contenté .d'un odieux compromis sans voir jamais recours à ce: ul rémédiateur parfait qu\u2019il promis devant les électeurs de &1 Roch de Québec.Dans son programme de 1893 Monsieur Laurier avait proclamé les dogmes de lu pureté & lectorale et de l\u2019économie, hélas les faits viennent toujours donner à ses paroles le plus solennel démentt; il augmente la dette publique dans des proportions alarmantes, il nous donne les scandales électoraux de St- Jacques, et les saletés commises dans les élections d'Ontario.Que faut-il conclure de tout cela?C\u2019est que si les plua grands hommes sont «aux qui varient le plus, M.Laurier est à coup sûr un génie sans égal.C'est que les chercheurs de cuné- léons, s\u2019ils veulent avoir de la tranquillité, n\u2019ont qu'à accrocler A leurs murs le portrait de sir Wilfrid.ls auront devaut les yeux le véritable caméléon, le pur caméléon, le caméléon des caniéi-ms.Tous ces LL i8 rouges ont vlungé aussi souvent que leur chef avec \u2018et- te seule dif:éisnce qu'eux ne se mont jamais aper ju de leurs transform: - tions.avai: MARCEL ROBERT.\u2014\u2014\u2014 2 re Pe sonne! M.GQuill«cmo Dupont, marchand de chaussures, do la rue Sainte-Catheri- ne, et M.André&-Louis Dupont, son fils, sont partis hier, en se faisant accompagner de leur gérant, M.J.-A.Ayx, pour Bonton et Lynm, dans l'intérêt \u201ca lerr commerce.Ils seront du retour dans une quinzaine.- Cb at Gt EMA À PROPOS DE VITRES Ou comment se fait la colonisation \u2018La Presse'\u2019, dont personne assurément ne saurait mettre en doute le patriotisme éclairé, vient de faire la découverte qu'il se trouve des \u2018\u2019Cassuurs de Vitres\u2019 au sein de la Société de Colonisation de Montréal, tout en udmettant il est vrai,\u2014et cela suffit à rassurer le public, \u2014que la majorite de ses membres se compose de \u2018\u2018routiniera\u2019\u2019.Eun qualité de profane, je ne saul'ais préciser exactement les devoirs *t les fonctions mem- res aussi bien que des officiers de -\u2018# respectables institutions, que l'on dé somme \u2018\u2018sociôtés de colonisation\u2019.Mais le publie est vaguement sous l'impression que leur mission principale est de pousser au défrichement de nos terres incultes les enfants du sol et même certains éléments étran- des simples gers.Or, pur un accident que seul M.Parent est en mesure d'expliquer, tou- ter: les régions de colonisation sont \u2018\u2019bloquées\u2019\u2019, sont interdites aux eo- lons recrutés par nos sociétés de colonisation, dont Je rôle devient absolument faux, tout comrne celui du mi- nistére de la colonisation, l.es membres de ces sociétés restent exposés, presque suns défense, aux reproches aniers, aux avaries des persoutms attirées par elles de bonne foi sur nos terres colonisables, alors que r.ntre excellent gouvernement se refus: a les livrer pour les réserver À ses tu- voris, les marchands de bois.\u201c En face d'une telle situation, il v aurait, il me semble, autre chose : faire que de briser les carreaux, Si, au moment choisi par le gouvernement dela Puissance pour ouvrir toutes grandes les digues aux flots de l'immigration européenne et américaine, nos ministres provir\u2018aury ne trouvent rien de mieux à faire que de fermer nos régions coloimaut.:c5 aux fils du sol ot de forcer cnny-¢ émigrer dans les autres provinces à l'étranger, c'est ie fouet qu'i! co.viendrait d'employer pour chaster de temple national les drôles, qai veu- dent et livreut à nos ennemis truii- tionnels le patrimoine \u201ccanadien, *\u2019 unique espoir de nos futures destinées.GODFHO:I ! ATOUR.\u2014\u2014\u2014 es \u2014 A * Henri Éourassa, T 3puté de Labelle, AT aur le Député, Q il\u201d et donc, M.Bovussa, la feymere de vos principes, (l'en de~ mande bien pardon à vos 35 ans ) vous qu reprochez si gaiement et a- vee tint d'ardeur, à M.Tarte, ses 57 «n'es d\u2019expérience, son indépen- da «@& dus cartis, son franc parler a tout le inc de et ses appréciations sur les h ues et les choses, selon lcs temps ov 8 homines.Je sais bien que vous êtes à 35 ans, encore :7si inconséquent, aussi enfant quo vous l'étiez à 25, mals ce n'est pas une raison pour que tout le monde vo is ressemble.Quant à vuus, non, vous n'avez pas changé, et ¢o me fait de la peine.Pour un petit-fils de Papineau, qui dit-on, était un af! à grosse tête, je suis chagrin où Volr celle du petit fils si ninutme.Laurier, !.grand | »iteu, vous l'adorez toujours; vou se éepen- dant plus d'une fois ridiculise, vous avez osé cumbattre ses principes, vous vous êl:s même muliné.Le grand-père a fuit des tempôtes pleines de destructions, où lk sang, tout autre que le sien, a coulé.Vos grandes tempêtes à vous, M.Bourassa, n'ont fait de mal A personne, et aucun bien; la coupe qui les ren- fertuait a débordé, voilàtout.Chacun, n'est-ce pas, fait ce qu'il peut; le petit-fils n'est pas le granu- père, c\u2019est évident; à qui la faute?Et puis, fier de tous ces beaux 1n- pages, vous vous êtes calmé; fier de ces petites grimaces, faites seulemiont pour ln galerie, vous êtes rentré de nouveau ru bercail, ce que vous étiez avant, fil: orneur du grand maître.Oh non! vu + n'êtes pas changé.Vous qui avez l'interrogation si facile, & votre tour, dites-nous donc un peu vos culbutes, vos inconsôquen- ces et le pourquoi de toutes vos pe- \u2018\u201c he Canada aux Canadiens \u2019\u2019 NUMERO : 2 CENTINS Conseil Enfant, tu grandis: Que ton cœur soit fort! Lutte pour le bien: la défaite est sainte.Si tu dois souffrir, accorde à ton sort Un regret parfois, jamais une plainte.Ecris, parle, agis, aans peur du danger.Cee mmr L'univers est grand: Que ton œil y plonge.\u2018Tu pourrue faiblir, même propager Une erreur parfols\u2014 jamais un mensonge.SL tu vois plus tard d'indignes rivaux dra.Toucker avant toi le but de la vie, Troi 3 seulement, sûr Que tu les vaux, Du dépit parfois, \u2014 jamais de l'envie.\u2018Cu voudras uimer: amour prend pour lui J\" Nos meilleurs élans Contre un long mécompte! fn.moins qu'il te lals;u, après avoir ful, les larmes parfois, \u2014 Je mal ici-bas trône Audacieux: 'amais de la honte.ce ee D'un amer dégoût si ton Ame est pleine, Nourris dans ton seb, montre dans tes yeux Du mépris parfois, \u2014 jamais de la haine.Et si dans ce mou de, étroite prison, Un trouble apparent Met l\u2019Âme en déroute, Que l'œuvre de Dieu laisse à ta raison Un souci parfois, \u2014 Mais jamais un doute.re 2008 O00 (Vee 4000 28: O00 EUGENE MANUEL.2000 L'IDOLE S'EFFRITE rr St - Ceux qui seraient tentés de croire Que uous exagérons lorsque nous pré&- disous le découronnement prochain de sir Wilfrid Laurier, suu:ront conste,- ter que nous ne somuies pas les seuls de cet avis et Que nme nous sommes en assez bonne compagnie.Sir Wilfrid a véc: longtemps en- Louré d\u2019adulation, enivré de louanges Capiteuses; il à cru que son empire sar le peuple étuit asses profondément encré et qu'il pourrait se dis- Renser désuriuais de rien faire pour lui; mais pour I'honneur de son nom et le prestige de sa gloire, il aura tardé trop longtemps 4 prendre sa retraice, car voici que les libéraux eux-luûmes commencent à en avoir «se, des salamalecs à sir Wilfrid.Ils er prennent enfin qu'ils sont dans ui- bien humiliante posture aux \u2018eds d'une inutile idole.\u201c« Ce que publie un journal lib6- al, \u2018La.Justice\u2019 de Drummondville, dans son numéro du 18 septembre dernier; ces paroles valent la peine qu\u2019on s'y arrête, et à cause de leur valeur intcinsigue et à cause de leur origine qui leur donne une saveur singulière:, \u2018Nous avons un Premier Canadien- français, mais au prix de quels sacrifices.On divait que la position du premier ministre, occupée par uw des nôtres, doit suffire à l'ambition de notre nationalité et que pour cette prétendue concession faite par nos compatriotes d'origine anglaise, il nous faille renoncer à tous nos droits.\u201cAujourd\u2019hui où en est l'influence française à Ottawa?Quels sont les ministres, toujours à l'exception de sir Wilfrid, mais qui s\u2019en garde bien, qui soient de taille à en imposer aux ambitions des autres provinces et à nous faire respecter?\u201cIl est regrettable de le dire, mais la chose est malheureseme:.t ate, et l\u2019histoire le redira, que le p- \"ge de sir Wilfrid au timon des affaires, tites fanfaronnades.Vous le sf pur, qui pourriez méme trouv.ies taches au soleil, A l'œil uu.ne voyez-vous plus rien, dans is firmament libéral, et si vous eviinz miope, et si vos inconséquentes allaient se continuer plus {urd qu\u2019à l\u2019âge raisonnable, ne pourrait-on pas vous dire: \u2018Tout doux, tout doux, mon petit ami, descendez donc un peu de votre perchoir, gue vous avez placé si haut, pour que l'on voit de 6plus prés, si vous êtes réellement un aigle ou un hibou.\u201d\u201d \u201cDans le lointain où vous vous te nez, vos plumes et votre bec ressemblent bien à l'aigle, mais ça ressemble beaucoup au hibou; nous voudrions mesurer l'envergure de vos ailes, d'abord.Nous avons des doutes, car tous les deux, l'aigle et Je hibou, dans le jeune âge, se ressemblent tant; ne seriez-vous pas plutôt un hibou?Votre æil, jusqu\u2019à aujour- d'hui, n\u2019a pu affronter le soleil du pouvoir, sans palir.Pourtant l'aigle royal, l'aigle véritable, franchit les a été une époque désastreuse pour notre prestige et uvlre iuflueuce comme nationalité.\u201cLes thuriféraires du parti libéral veulent absolumeut identifier la Province de Québec avec la personne de sir Wilfrid.Ce travail est anti-pa- triotique: c'est un crime de lase-na- tionalité de tout sacrifier à 1'intérot d\u2019un seul homme.\u2018Cet homme est mortel, et un jour viendra où il disparaîtra de lu scène politique, et alors qu\u2019en sera-t-il de notre influence duns les conscils de la nation?.: \u201cLes sacrifices exigés pour conserver la puissance de sir Wilfrid auprès de uos concitoyens de langue différente, sont trop lourds pour une minorité Qui ne pourra reprendra les avanta- Bes concédés, \u2018\u2019Que l'on ne vienne donc pas, à tout propos, crier aux Cana- diens-français qu'il faut être pour sir Wilfrid, parce que nos intéréts sont mieux sauvegardés entre ses mains.Les faits sont là pour dé montrer qu\u2019en toute circonstance depuis qu\u2019il est au pouvoir, les droits de notre province ont été mis a l'arrière-plaz;.\u2026.que la province de Québec, sous son gouvernement, y a perdu le portefeuille des Travaux Publics, qu\u2019enfin, à l'heure actuelle, notre influence à Ottawa est nulle.\u201cIl va y avoir des élections d'ici à quelque temps; de grandes questions politiques vont étre soumises a 1'6- lectorat; mais on ne discutera pas les questions au mérite; l'argument, le suprême argument sera: sir Wilfrid le veut, c'est un des nôtres, soyons done pour lui.\u201cNe nous en laissons donc pas imposer; jugeons les actes du gouvernement selon leur mérite ot sir Wilfrid comme chef.&i nous approuvobs sa ligue de conduite, soyons pour lui; si nous la trouvons blämable, soyons contre lui.\u201d ET NUNC ERUDIMINI! espaces pour le regarder et le braver.Aigle ou hibou, vous n\u2019ôtes certainement pas de race pure.N\u2019auriez- vous, par hasard, que le plumage d'un grand oiseau?Je voudrais voir ça de plus près.JOSEPH.\u2014\u2014\u2014e \u201cLa Nouvelle France \u201d\u2019 \u2014_\u2014_\u2014 | SEPTEMBRE 1903 Sommaire.\u2014 Ernest Hello.\u2014 Pa- Ees inédites.Abbé E.-P.Chouinard.\u2014Le premier prêtre acadien\u2014L'\u2019abbé Jos.Mathu- rin Bourg.Dr Surbled\u2014Les méfaits de l\u2019alcoolisme.Abbé J.-C.Roy.\u2014Causerie littérat- re: Sous les pins.Don Paolo Auguste \u2014Le Conclave.Pie X, Abbé L.L\u2014Bibliographie.Revue mensuelle, 2, rue Port Dauphin, Québec, $1.00 par année.na \\ } B74 2 5 Ne Do Ea Zab CS % 2 ; LE RAPPEL PUBLIÉ PAB AEGIDIUS FAUTEUX, L.COUTURE Gerant ABONNEMENTS : Bavile, - + - Qc peras À l'étranger, - - 200 % A la campagne, - 1.00 * Pout doit être adressé, \u201cLE RAPPEL,\" Boite à lettres 2154.Bureaux : 15864 rue Notre-Dame Tel.Beli Main 1664.S'adreeser le Bamed! soir su No.1866 rue Ste-Catherine, entre los rues Visitation et Panet.Tél.Bell Eat, 1878.Tél.des Marchands, 1560.UNE MEPRISE Aprés le diner de gala, on causait dans un des petits salons de l\u2019ambassade de France À.Le prochain mariage d\u2019un jeune diplomate, dont les aventures galantes avaient ému la ville et la cour, défrayait la conversation d\u2019un groupe joyeux raseemblé autour du consul français de X.Celui-ci dit tout à coup: \u2014Je me suis marié, moi, dans des circonstances assez originales.La première fois que j'ai eu l\u2019honneur de voir Mlle Prévalley, ma future femme, elle a failli me faire arrêter comme voleur.\u2014 Racontez-nous cela, monsieur le consul, demanda Ia charmante comtesse Morvath, avec un sourire irrésistible.Le consul s\u2019inclina et reprit: \u2014Dussé-je vous paraître un peu ridicule, je vous conterai cette aventure, puisqu\u2019elle peut vous amuser.Il y a dix ans, mesdames, je débutais dans la carrière aveo le titre d\u2019élève chancelie au consulat de Budapest.J\u2019étais à peu près seul au monde, ma famille ge composant unique quement d\u2019un frère aîné qui se maria peu après mon départ avec une jolie Parisienne.occupations de mon frère le re- tenasent à Paris; d\u2019autre part, lo consul n\u2019accordant que des congés courte et rares, trois ans avaient passé sans Que j'aie pu connaître ma belle sœur.Vous comprenez qu\u2019après trois ans d\u2019exil, ie fusse très impatient de revoir la France.Dès que j\u2019obtins l\u2019autorisation de faire mes malles, j'écrivis à mon frère Maurice, annonçant mon arrivée pour le vendredi suivant.Comme je devais débarquer à la gare de l\u2019Est vers six beures du matin, je De voulus déranger personme, et j'insistai pour que mon frère et sa femme restassent tranquillement à m'attendre chez eux, J\u2019ajoutai même, en plaisantant, qu\u2019ils pourraient laisser la clef sur la porte et me préparer un petit en-cas auquel je ferais honneur avant qu\u2019ils se fussent aperçus de ma présonce.Tout fut convenu entre nous comme je l\u2019avais souhaité.Le train m\u2019amena sous le hall titré de la gare, au bléme petit jour de décembre, éreinté par deux jours de voyage à travers l\u2019Autriche, le Tyrol, la Suisse ett l\u2019Alsace, les oreilles tintant encore du chaos des langages étrangers, les yeux fatigués du kaléidoscope des paysages, la migraine aux tempes, la joie au cœur.Je sautai dans un fiacre, et pendant que le cocher, ébahi par ma toque d\u2019astrakan et mon pardessus à brandebourgs me conduisait au triple galop, croyant peut-être emporter un prince, vers le boulevard St- Germain, je respirais avec délices la brume hivernale et l\u2019odeur de Paris.En vérité, mes idées dansaient un peu dans ma tête, commeaprès une , nuit de bal.Je faillis oublier ma valise dans la voiture et je donnai au cocher un louis de dix francs pour une modeste pièce de dix sous.Je vous ai dit que mon frère s\u2019était marié on mon absence.J\u2019ignorais également sa femme eb sa maison.Si je ne me trompai d\u2019adresse, ce fut miracle, dans l\u2019état d\u2019hébétude où je me trouvais.\u201cAh! pensai-je, s\u2019ils avaient eu la bonne idée de mettre la clé sur la porte et de continuer leur somme, §entrerais douce- ment, je demanderade à la éem- me de chambre de quoi me ré- gonforter un peu, et j'epparal- trais au réveil de mes hôtes, ne posé, rafraichi, tout à fait présentable.\u201d\u2019 La concierge, à ma vue, ouvrit des yeux étonnée.Ma toque et mon pardessus à la mode de Pest produissient sur les Parisiens !'effet d\u2019un costuma vaguement carnavalesque, \u2014imposant malgré tout,\u2014et que la portière, comme le ço- cher, devaient supposer bourré de florins exotiques.Avec un grand salut, la bonne femme m\u2019indiqua le logis fraternel, un peu haut, au quatrième étage.Je pris ma valise à la main et je grimpai l'escalier.A sept heures du matin, }étais à pou près sûr de n\u2019y rencontrer personne, sauf des fourmisseurs.Je montai, jo montai, regardant comme en rêve les hautes portes d\u2019acajou auxquelles pendaient encore les bouteilles de lait apportées une heure plus tôt et que les domestiques paresseux n\u2019avaient pas enlevées encore.Enfin je vis le chiffre 4 sur le faux marbre du mur au-deesus de la banquette de velours rouge qui ornait chaque palier.\u2014C\u2019est, JA! m\u2019écriai-je, fourbu de mon ascension, mais joyeux.La concierge avait bien dit: \u201cAu quatrième, la porte à gauche.\u201d J\u2019étendis la main vers la sonnette.Houreuse- ment que j'aperçus à temps la clé sur la porte, et cette porte même à demi entr\u2019ouverte.La bonne avait dû la laisser ainsi à dessein pendant une courte sortie.Je n\u2019allais pas, en carillonnant, réveiller toute la maison.Délicatement je pénètre dans l\u2019antichambre et je me débarrasse de ma valise, de ma toque, de mon pardessus\u2026.D'un coup d\u2019œil j'inspecte les porte manteaux de chéne garni de nickel, les sobres tentures couleur de brique, les faiences, les panoplies où je me plais à reconnaître le goût savant de mon frère aîné.Puis, une porte ouverte attire mon attention.Tiens!.c'est la salle à manger, une vaste pièce construite et meublée dans un atyle alors tout récent: tentures de cuir frappé, vérand: « vitraux, table et bahut Louis XV, horloge hollandaise, le tout d\u2019un luxe sévère et discret.Quel bon feu dans a cheminée!.Si je me chauffais un moment?Et 1a, sur la table, quel excellent chooolat au parfum de vanille préparé.pour moi, évidemment, par le soin d\u2019une belle sœur que tant de sollicitudo me rend plus chère.Si je déjeunais?Mon frère a tout disposé selon mon vœu.I] serait ridicule, à présent, de faire des cérémonies.Jo m'installe au coin du feu dans un fauteuil de Caramanie et je déguste le fameux chocolat qu\u2019accompagnent deux brioches exquises.Les idées les plus riantes envahissent mon esprit.Comme on est bien dans sa patrie, au foyer de famille qu\u2019égaieront tout à l'heure des visages aiméa.Pour comble de chance, je dé couvre sur la cheminée une boîte d\u2019excellent tabac et wun cahier de papier à cigarettes\u2026 La vapeur fine du maryland m\u2019enveloppe bientôt d\u2019un nuage d\u2019azur et, pour attendre avec plus de patience, je romps la bande d\u2019un iournal placé, \u2014à mon intention encore,\u2014sur le plateau du déjeuner.Sept, heures et demie!.Oh! oh! les domestiques en prennent a leur aise!.La femme de chambre n\u2019a pas reparu.Soudain des portes craquont.\u2026.J\u2019entends le brouhaha du réveil, des voix confuses, un timbre électrique qui résonne.Enfin, le choc'de la porte m\u2019annonce que la bonne est de retour.Puis, dans l\u2019antichambre, des pas légers, une voix de femme appelant: \u2014Marie!\u2026 Marie! .\u2026 Quelle jolie voix douce et claire!.La voix de ma belle sceur, sans doute.Si son plumage ressemble à son ramage, elle doit être charmante, ma belle-sceur.\u2014Marie!\u2026 Regardez dono!\u2026 Qu\u2019est-ce que cette valise?\u2026Et oe bonnet d\u2019astrakan?.Et.Oh! oe pardessus!.Quel singulier pardessus!.Il y a des brandebourgs!.Quelqu\u2019un est entre ida!.\u2014Je n\u2019ai vu pervonne.\u2014Je vous dis que quelqu\u2019un est entré en votre abasnce.Un Polonais probablement.Tous les Polonais ont des brande bourge.Mario, allez prévenir mausat\u2026 \u2014Tiens! pensai-je, je ne savais pas que Maurice habitht aves na bellemére.Elle s'est peut-être instalée chez pour quelques jours.Comme je m\u2019étonnais, la porte s\u2019ouvre.Une jolie blonde, en peignoir bleu, entre vive ment, s\u2019arrête, pousse un cri, et s\u2019appuie au bahut pour ue pas tomber.Je m\u2019avance, un peu confus, raais le sourire aux lèvres, heureux de posséder une belle sœur si jeunc et si gracieuse.Je vais me nommer, quand tout d\u2019un coup la jeune femme étend les bras pour me repousser et d\u2019une voix étranglée s\u2019écrie: \u2014Maman!\u2026 leur! J\u2019avoue que cette brusquo apostrophe me déconcerta complètement.Je bredouillai je ne sais quoi et je fis un pas en avant.\u2014Ne me touchez pas!.Ne me tuez pas!.Dieu m\u2019est témoin que je ne lui voulais aucun mal, à cette blonde, aussi pusillanime que charmante! \u2026 Moi, la tuer?Je l\u2019aurais défendue plutôt! Avais-je donc la mine d\u2019un as- saggin?\u2026 Hélas! sans me lais- sor le temps de formuler mes noms et qualité, elle palit, la pauvrette, et la voilà qui se trouve mal.Je la reçois dans mes bras.Elle avait un cou trés blanc, des cheveux blonds qui sentaient la violette.Un plus hardi l'eât embrassée,\u2014 dame! une belle-sœur!\u2014je restai coi, saisi d\u2019émotion, d'inquiétude, non sans un vague plaisir.Mais soudain une bonne apparaît et se sauve avec des cris d\u2019orfraie, puis revient suivie d\u2019une dame mûre en peignoir et d\u2019un gros monsieur qui at tache ses bretelles.\u2014Ma fille!.s'écrie la dame.\u2014Ma fille dans les bras d'un Cosaque! hurle le monsieur.Marie, allez chercher les agents\u2026 Et vous, laissez ma fille, entendez-vous\u2026 misérable, voyou, voleur, cambrioleur!.\u2014Mais, monsieur.mais, madame.La mère se jette sur moi et m\u2019arrache sa fille, qui commence à se ranimer\u2026 J'essaie en vain de m\u2019expliquer.Le gros homme se déméne ot tempéte.\u2014Monsieur, je vous fais toutes mes excuses.[1 y a un malentendu.Je me nomme Pierre Taxis, élève chancelier à Bu- Papa'.Un vo- dapest.\u2014 Canaille!.chevalier d\u2019industrie.clame le maitre du logis.La bonne aceourt, tout es- souflée, ramenant la concierge, des voisins, deux agents de police.Tout le monde cric a la fois.On raconte que j'ai mangé le déjeuner d\u2019un certain M.Prévalley, fumé son tabac et embrassé sa fille.Je suppose que ce M.Pré- valloy est le même homme qui me traite si mal.Soudain, au milieu du vacarme, une voix chère et connue s\u2019élève enfin.\u2014Mais c\u2019est Pierre, mon frère cadet, qui arrive de voyage et qui s\u2019est trompé de porte, le malheureux! \u2026 Attiré par le bruit, mon frère, qui demeure à l'étage au- dessous ( le quatrième en réalité, ou le troisième au-dessus de l\u2019entresol )! n\u2019a pas de peine à prouver mon innocence.Îl reste certain que je me suis trompé d\u2019étage, que je me suis installé chez des inconnus, que j'ai mangé leur chocolat et fumé leurs cigarettes en me chauffant à leur feu.Quant à leur fille, je ne l\u2019ai pas embrassée\u2026 malheureusement.Le résultat de cette aventure fut que je devins l\u2019ami des bons Prévalley et quelques mois plus tard leur gendre.On riait.Le consul conclut: \u2014A quoi tient la destinée?\u2026.Je n'aurais jamais épousé ma femme si je n\u2019avais oublié l\u2019entresol.GILBERT DORE.eo ES Voyez le Professeur Trus- sell et Mlle Camille M.Stafford dans leur double ot stupe- flante descente en parachute, d\u2019une hauteur de 6000 pieds, du haut du gros ballon du tabac a fumer, coupe, Croix Rouge, aujourd\u2019hui au Pare Lafontaine, Ferme Logan.Des presents seront distribues du haut du ballon.eux ! - LE RAPPEL LA VOLONTE Avant tout, approvisionnez vous de la denrée vere, de vo- tonté.Je vous livre une observation que l\u2019expérience m'a confirmée souvent.J'ai connu quelques-uhs des hommes qui ont accompli les grandes choses de notre époque; quand il m\u2019a été donné de les pénétrer intimement, j'ai éprouvé une déception passagère: \u2014 Eh quoi, ce n\u2019est que cela, Cette intelligence moyenne?J\u2019en sais d\u2019autres cent fois plus riches, plus ouvertea!\u2014Oui, mais je ne tardais pas à me convaincre que toute la supériorité de ces hommes révidait dans leur puissante volonté, qu\u2019ils de vaient, à elle seule leur réussite, et que.grâce à cette qualité maîtresse, ils avaient laissé dans l\u2019ombre des rivaux, mieux doués pour briller.L'intelligence séparée-de la volonté, c\u2019est la Hèvre de La Fontaine défiant la tortue à la course; pariez toujours pour la seconde.Vouloir, c\u2019est pouvoir, dit le vieil adage.Ainsi présenté, il n\u2019est pas tout à fait juste.Un grand homme d'état anglais, Disraëli, le corrigeait très finement.Disraëli disait: \u2018\u201cQuand un homme veut bien quelque chose qui lui fait bien plaisir, il y arrive toujours.\u201d Trouvez d\u2019abord ce qui vous fera bien plaisir: ensuite, veuillez-le fortement.E.-M.de VOGUE.\u2014 LES DEUX REVOLUTIONS ll y a deux révolutions françaises.La première, celle de 89, qui a remplacé le privilège par le droit, le régime de la conquête par le régime de l'égalité, la religion d'état par la liberté de conscience, le pouvoir illimité par le pouvoir régulièrement établi dans ta proportion des besoins publics, les charges imposées par les charges consenties, la justice vénale, variable suivant les lieux et les personnes sujette à l'intervention toute-puissante de l'autorité royale, par une justice unique, informe, publique garantie, indépendante; Et la révolution qui a gardé le nom de Révolution de 1793, quoiqu\u2019elle commence en 1792 et finisse à peine en 1794; révolution qui ne tient compte ni de la liberté de penser, puis- qu\u2019elle impose des doctrines et interdit l'exercico du culte; ni de la vie, puisque ses tribunaux jugent à mort sans aucune règle pour l\u2019instruction des procès et sans appel; ni de la sécurité, puisque le domicile n'est plus inviolable et que les citoyens peuvent être arbitrairement inscrits sur la liste des suspects et mis hors la loi; ni de la propriété, puis- qu\u2019elle multiplie les confiscations judiciaires, frappe des impôts sur les riches et soumet l\u2019échange des produits à la loi du maximum.On peut dire de ces deux révolutions que l\u2019une est le contraire de l\u2019autre.La révolution brutale est née le lendemain de la révolution libérale et elle n\u2019a cessé de lui nuire de deux façons: en la combattant et en la déshonorant.J.SIMON.pa Heroisme d\u2019un aiguilleur Nous lisons dans la \u201cGazette des Tribunaux\u201d: Voici un fait dont le héros est aiguilleur de la Compagnie du Nord, et se nomme Joseph Husard.Le 30 janvier, à six heures du matin, comme il se préparait à aiguiller le train de nuit, il aperçut sa petite fille qui jouait sur les rails à cinquante mètres en avant de l'aiguille.On entendait déjà le grondement du train: \u2014Reviens vite! cria l'aiguilleur d\u2019une voix étranglée.Mais ln petite fille se mit à sauter joycusement en criant à son père: \u2014Tu ne m'\u2019attraperas pas! tu ne m\u2019attraper:« 8! Un quart de minute, et lo train arriverait.On voyait dé- jA ges lanternes rouges piquant le brouillard.L\u2019aiguilleur ferma les yeux une seconde.Dans cette se conde terrible, une idée traversa son cervoau affolé.Ne pas aiguiller le train, et le laisser filer sur la même voie.Un accident épouvantable #\u2019ensui- 1459 Ste-Catherine, coin Mon*calm.AUJOURD\u2019HUI Lundi et Mardi prochain, Et les jours suivants.Ouverture &.Exposition (ope ove out Tour Fos oe ou Fe Fe nf se Lot a Ep FEY se Ee Fe i) (Seay Ws] oe [pipe pe] [oT roe] ne] 5x The pe] [I A Tok Toe [oa] oe [om] ie Tou ae Foe Toe Foe FR [3 DE MARCHANDISES D'AUTOMNE Toutes les Nouveautes artistiques et fashionables de saison.filles et enfants.Elegantes confections pour dames, jeunes MANTEAUX, JUFES DE ROBES, MATINEES et COLLERETTES, Modes Specialites : Etoffes a Robes et a Costumes, Soieries, Velours et Rubans.Les plus riches patrons et nuances a la mode .Ga nts de Chevreau et Marchandises de deuil.a 400 6 00 at 6 00 § $0 mm 04 CHOIX ! ASN BAS PRIX ! QU'ALITE ! (ALLIENEo, Angle des rues Ste-Catherine et Montcalm vrait, mais l\u2019imprudente enfant serait sauvée.Il rejeta aussitôt cette idée avec horreur.\u2014 Couche-toi! cria-t-il à sa fille d'une voix défaillante.Et il aiguilla juste à temps le train, qui passa avec un fracas de tonnerre.Puis il tomba évanoui.Quand il revint à lui sa petite fille était à côté de lui.Elle s'était couchée entre les rails comprenant enfin le danger, et le train tout entier avait passé sur elle sans la blesser.La Compagnie va récompenser l\u2019aiguilleur.\u2014e \u2014I mourut en commettant d\u2019un coup de feu qu\u2019il reçut.VERLAINE.»amo-n200 X=0XO0 Collets genre collerette tel que représente la vignette, en appliqué sou-tâche, couleurs Crème, Beurre et Noir, prix $2.25 Collets en Dentelle Guipure, dentelle Escurial, dentelle Plauen, aussi dentelle Escurial de soie Noir, Blanc, Crème, Champagne et Noiret Blanc, dans tous les prix à partir de $1.25 jusqu\u2019a $8.00.Nouveaux Collets en dentelle Cluny sur Etamine, différentes couleurs, très grand choix, valeur de $1.25 pour 750.Cette dernière vignette représente notre ligne spéciale de cravate annoncées à 5Oc c'est une valeur régulière de 75c.nous les avons dans différentes couleurs et combinaisons de couleurs y compris Noir et Blanc, assurement la plus riche cravate a 50c.GANTS Gants de peau de chevreau 80 C \u201c kid \u201d valant $r.25 pour Gants glacés et gants de Suède dans toutes les nouvelles nuances de Gris, Drab, Mauve ainsi que Noir, ces Gants sont de qualité première et se vendent régulièrement $1.25 la paire.vous pouvez les acheter ici durant cette semaine d'exposition pour 80c la paire.Aussi un Lot d\u2019Echantillons de Gants en Cachemireet en Tricot de Laine présentement offerts à moitié prix- a A A 2 de REC CE DUPUIS FRERES Le Grand Magasin Departemental \u2014 DE L'EST \u2014 1571-1589 Ste-Gatherine, En Ville on a c C 4 2 Ane ere a » N er wg a - i rage \\ eu pe 2 , > # : ; ni a £2 - @& a \u201c i + 4 .Ag - \u201d \u2014 2 : 4 es : 2 em v { ° 6 LE RAPPEL 27 SEPTEMBRE 1903 mr mt PE A} PRE 4 Le.est-if besoin de ligue nationalis- \"il est vrai que le maître de M.nif sir Wilfrid Laurier nous a is l'indépendance commerciale \u2018artiéle premier ot fondamental lille est la conquête de la li- ligfie est la conquête de l'indé- ance commerciale du Canada.ee \u2014 : 1a É assemblée au Club Letel- N Le Éitoyon Lafortortune est ve- nnoncer pour la centième fois fut autrefois petit garcon et portait des culottes de toiles applaudissements.Hurrah pour ou 3 ! électeur rouge du Quartier Ste- donc, vas-tu à l'assemblée de- mall soir?autre électeur rouge.Non.Prémier.\u2014Pourquoi?utre\u2014Y veulent demunder à Morai pas rire de moi comme Béi- + fandurand ont fait rire d'eux 2000 gx contre un.et cependant les bod rouges ne sont pas satisfaits; à la Ebrochaine fois Messieurs essayez de Mous\u201cmettre dix.= ee ME Bruneau, de Sorel, est furieux conîfre MM.Monet et Bourassa.\u201cIls t pas assez \u2018\u2019engueulé\u2019\u2019 Tarte\u2019, Bt pourtant le député de Ri- u'a été gorgé de faveurs par ae pre 8 1.-P.Demers, prononcern de- ma§ soir, devant les électeurs du @tier Suinte-Mivrie, I'oraison fu- nèble du grand parti dont sir Wil- vidéLaurier est le chef.M.Demers paräb en style hiblique.\u2014\u2014\u2014 endu eur le Laprairie cs reve- nandf de la grande assemblée d'hier : «M@ je suis comme Bourassa, je parler toute une nuit sans rien 000 Honoré Gervais, racontera de- soir aux électeurs de la divi- Sainte-Marie l'odynée de M.lois, sur In rivière Chambly, Éssus le barrage de Saint-Ours.\u2014__Û__ Faucher est en faveur de lu di- minlltion du tarif sur les machines agrifoles.apres cela si le beau- ord d'Achille Dergevin n'est pas gné sénateur, la vertu n\u2019a plus de @prense sur cette terre.(M.Tarte).\u2014_\u2014 Nifguère, M.Godfroi Langlois cridét: Sus au Sénat! Et M.Cloran apigaudissait.dredi soir, M.Cloran criait : Vie le Sénat! et M.Godfroi Lan- gl applaudissait.\u2014 Hp promesses sont faciles, mais leu accomplissemnt.Pour se hisser podoir les libéraux ont promis d\u2018au- bo le Sénat, l\u2019onv-lils aboli?Non.Ils# devaient établir Je libre-échange, l'offl-ils établi.Non.Quelles seront les Æbrochaines promesses, de ces ba- ble rence entre Tarte et les deux pe- frais libéraux, qu'il y en a un poteau de télégraphe et allumettes.EUR dit que M.Préfontaine cherche des souscriptions pour sa pro- chaîlhe élection dans Maisonneuve.Il laut $60,000, a-t-i1 déclaré à ses fouflhisseurs, car autrement il sera bat > gEchappe de l'asile buis hier après-midi une femme du Jom de Goldstock, s'est enfuie de Blo Verdun.Elie est habillée de @ et est âgée environ de 30 ans.b les postes ont été avertis de sa hrition.\u2014 Jesvorit des aventures 21 septembre dernier un jeune t un soir au poste No 6.Il se t-être sans asile.Son père et bère morts l\u2019avaient laissé sans rue Chaboillez, depuis hier, on pris que l'histoire du jeune hom- meltait erronée.Son père, (il est vivant), est Venu d'Ottawa venir chercher son enfant qui a s aventures.La franchise des tramways Le couseil de Ville a exprimé le désir de modifier le contrat intervenu en 1892 avec lu compagnie des Tramways.Celleci u uccepté les suggestions qui lui out été fuites et à offert, en retour d'une extension de trente aus à su franchise actuelle, d'arroser et de buluyer les rues où passent les voitures électriques, d\u2019enlever lu neige de ces rues et d'uctor- der dix billets pour vingt-cinq cen- tins matin et soir.Aujourd'hui, le nettoyage de la cité coûte environ $140,000 par an née.Nous économiserions la plus grande partie du cette somme eu acceptant les offres de lu compagnie.Les ouvriers surtout profiteraient de la diminution du taux des billets.Au point de vue de l'économie des finances civiques et de l'intérêt de lu classe laborieuse, les offres de la compagnie méritent d'être étudiées avec faveur.En tout cus, le conseil ne scrait pas justifiable de les rejeter suns délibération ni de se rendre aux appels malveillants de certaines personnes trop zélées pour être sins cères.Ce n'est pas là une question politique, c'est une proposition d\u2019affaires.La cité y gagnera-t-vlle en accep tant ce que lui offre la compagnie?Voilà le seul point que devront étudier les échevins.000 Mutiie par un convoi Vors 8.30 heures hier soir, un individu a été mutilé par un convoi du Grand-Trone, au coin des rues No- tre-Dame et Ferdinand.La locometi- ve a haché le corps.et il est impossible de reconnaitre le cadavre, qui est tout en aorceaux.On ne conna\u2019t pas son nom.11 a vait de l'argent dans ses poches, el plusieurs adresses.A une heure n'avait pas encore été transporté à la morgue.avancée le cadavre \u2014_\u2014\u2014\u2014 Un sportman tue William Vox, un amateur de chevaux, et \u201c\u2018sportman\u2019\u2019 désordonnd, est mort, hier.victime de sa main.M.Vox cheminait sur le chemin de la côte des Neiges, étant à cheval.Un tramway qui passait A ce mo ment énerva la bête, qui prit peur.M.Vox, perdit l'étrier et tombant au bas de sa monture fut trajné sur un espace de deux arpents, assommé et la tête toute sanglante, quand on le releva, il était sans vie, On fit mander la voiture de la morgue, qui le transporta aux salles d'enquête, M.Vox demeure au No 2 avenue Bourgoin.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Faire part Monsieur Anaclet-Amédée Bernard, docteur en médecine, de la ville de Saint-Henri, et madame Bernard ont la joie de faire part à leurs parents et amis de l'heureuse naissance de leur fils Joseph-Anaclet-Louis-Clio- phas, en date du 17 septembre.L'enfant a été tenu sur les fonts baptismaux par son oncle paternel, M.le chanoine J.Cléophas Bernard, curé de Sorel, et par sa sœur utérine, Mle Cécile Frédéric Despars.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Au fond Un nommé William Rose, qui a dit avoir sa demeure au No 893, rue Delorimier, travaillait sur les quais hier soir, quand il tomba à fond de cale du steamer Maximan's.L\u2019ambulance de l\u2019Hôpital Notre-Dame transporta le blessé à l'institution, Son état est très précaire.\u20180: VICTIME Un matelot qui n\u2019avait pas encore été identifié cette nuit à l'hôpital Notre-Dame, s\u2019est fait couper lea jambes hier soir sur la voie des tramways vis-à-vis le marché Bonse- cours.C'est un employé de la compagnie des steamers du Pacifique._\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 La mort le prend Joseph Charbonneau, domicilié au No 275, rue Delinelle, et âgé seulement de 28 ans a été écrasé par un convoi du Grand-Tronc, à une traverse à niveau.ll est mort avant son arrivée de l'hôpital Notre-Dame.rer er Ampute d\u2019une maniere expeditive Jos.Bohan, un jeune garçon de 19 ans, demeurant au No 118 rue Montcalm, travaille chez M.Hector Le- montagne et Cie, No 1902, rue No- tre-Dame.En travaillant hier, fl s\u2019est fait prendre le picd dans une machine, ce qui a amené une amputation expéditive.Le blessé a été transporté à l'hôpital Notre-Dame.Fumez le Cigare EL PRESIDENTE 10.DE JOLIETTE Un grand succes \u2014\u2026\u2014\u2014 Nous recevons, par téléphone, le rapport de l'assemblée des électeurs des comtés de Montcalm, Juliette et de Berthiet.M.Tellier, maire de Joliette, et député provincial pour ce comté, a étô choisi comme président de cette magnifique assemblée, à laquelle as sistaient de 3,500 à 4,000 personnes.Les orateurs furent écoutés avec beaucoup d'attention et furent chaleureusement applaudis, notamment l\u2019'hon.M.Tarte.De l'avis unanime des personnes présentes, ce fut l\u2019une des plus belles assemblées qui uient eu lieu dans le comté.Les orateurs se succéddeent dans l'ordre suivant: le président, M.Allard, ex-M.-P.-P.; l\u2019hon.M.Tarte, l'hon.M.Chapais, l\u2019'hon.Thom.Chase Cassegrain, l'hon.L.-P.Pelletier, M.Renaud, avocat, ex-maire de Jo- liette, l'hon.M.Evariste Leblanc.Le président, en clôturant l\u2019assem- bide, remercia les électeurs, et en fôlicitant les orateurs.On remarquait parmi les personnes présentes: MM.Dugas, M-P.-P., de Montcalm; le docteur Beaudry, de St-Jacques; le notuire Marion, du mime endroit, le docteur Chabot, de Joliette, J.-P.St-Pierre, député de Stanstead; Camille de Martigny, de St-Jérôme; L.-U.Bournival, de St- Harnabé; Charles Robillard, drédac- teur en chef de la \u2018Patrie\u2019, le doc- kinongé, S.-J.Lavallée, de St-Jéro- teur Coulombe, ex.-M.-P., pour Mas- me, le notaire Blanchet, de St-Jnc- de St-Félix de Valois; le notaire B.- ques; le notaire Crépeau, H.Lavallée C.Ducharme, régistrateur de Foliet- te; J.-H.Roy, M.Geoffroy, de St- Ambroise, J.-H.Misaël Trudeau, de St-Alphonse; Edouard Leblanc, de I'Ephipbanie; R.-D.Désilets, de Jo- liette; Toussaint Aumond, de St-Es- prit; D.-E.Asselin, de Joliette; Gas- pard Piché, de Joliette; D.Désor- miers, de Joliette: J.-A.Guilbault, de Joliette, G.-A.Ducharme, Emery Ladouceur, Joseph Loizeau, de St- Ambroise; Stévare Robillard, de St- Jérôme: Cléophas Cornellier, de Ste Elizabeth: B.Simard, de St-Jérôme; W.Scott, de St-Jérôme, J.-P.Ar.kel, Pierre Piette, ex-préfet du comté de Berthier, Aimé Riopelle, de Jo- liette; Charles Rivet, de St-Charles- Borromée; Léonidas Villeneuve, ex- ton McDonald, J.-U.Emard, L.-J.maire de St-Louis du Mile-End; Mil- Tarte, et les représentants des journaux, La Patrie, Le Canda, Lé Journal, Le Star, le Rappel.Voyez le Professeur Trussell et Mlle Camille M.Stafford dans leur double et stupe- flante descente en parachute, d\u2019une hauteur de 6000 pieds, du haut du gros ballon de tabac a fumer, coupe, Croix Rouge, aujourd\u2019hui, au Parc Lafontaine, Ferme Logan.Des presents seront distribues du haut du ballon.Il se sauve Sur la rue Notre-Dame, un épileptique du nom de Labelle, a eu une attaque de sa maladie.11 demeure au No 1520, rue Ste- Catherine.Dans ses convulsions, il s'est blessé à Ja boîte crânienne.Transporté à l'hôpital Notre-Dame, le blessé fut administré.Immédiatement après il se leva et descendant 1'escaller enfila la porte de institution.Il était fort, muni des derniers sacrements.0 La police\u2019 n'oublie pas Un nommé Furlong a été arrêté hier matin, aux petites heures, par les détective Sloan.Il avait quitté la ville il y a près de 10 ans, pour avoir été môlé à une affaire de vol.Croyant la police oublieuse, il re vint vendredi soir, mais fut vite ap préhendé.Il venait de se mettre au lit quand deux détectives se présentèrent chez lui, et l\u2019amenèrent au poste.-\u2014 Il avait faim Le constable Lacasse a arrété avant-hier un riommé Charles Godin, qui mendiait par les rues, sans être muni d'un permis.Conduit devant le recorder, le prévenu nouvellement débarqué eur nos bords a expliqué que dépourvu d'argent, pour ne pas mourir de faim, il a 0s6 tendre la main.Le recorder a été clément et a renvoyé le pauvre honteux au re fuge français, où on lui donnera tout ce dont il aura besoin.Fumez le Cigar El President, 10cts ASSEMBLÉES A Laprairie aujourd\u2019hui Une assemblée régionale aura lieu, aujourd'hui, à 1.30 heure à Taprai- rie.MM.Tarte, Pelletier, Leblanc, Pa- tenaude, L, Loranger et A.Bros- sard adresseront la parole.Le bateau, \u2018le Laprairie\u2019\u2019 laissera le quai aujourd\u2019hui à 11.30 heures.A Trois-Rivieres, Samedi Une autre grande assemblée dont on augure le plus grand succès, aura lieu, samedi, le 3 octobre, A vis- Rivières.Les orateurs de lu circonstance Se ront MM.R.-L.Borden, Monk, Pelle tier, Hackett, T'aillon, Chapuis, Ber- geron.C'est assez dire que cette assemklée comptera\u2019 parmi les plus mémorables de la campagne qui vient de s'ouvrir.Un grand concours de peuple se prépare À aller applaudir les chefs conservateurs, MM.Borden et Monk, et leurs éloquents licutenants.Un train spécial partira pour Trois-Rivières, samedi, à 8 heures.Prix $1.85, aller et retour.Les journaux quotidiens annonceront le prix pour les stations intermédiaires.Voyez le Professeur Trussell et Mlle Camile M.Stafford dansleur double et stupeflante descente en parachute, d\u2019une hauteur de 6000 pieds, du haut du gros ballon du tabac a fumer, coupe, Croix Rouge, aujourd\u2019hui, au Parc Lafontaine, Ferme Logan.Des presents seront distribues du haut du ballon.Fumez le Cigare El Presidente Joc.\u201ctA VERITE\u201d Nous saluons avec plaisir la réapparition de la Vérité de Québec, et nous offrons à son distingué directeur, M.J.-P.Tardivel, nos meilleurs souhaits de complet rétablissement.Depuis six mois, la maladie avait forcé M.Tardivel de suspendre la publication de son vaillant journal, et, jusqu'à nouvel ordre, il ne paraîtra encore qu'une fois tous les mois.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 BIBLIOGRRPHIE Heros de la nouvelle France M.Frédéric de Kastuer professeur de français et d'allemand au \u201cHigh School\u2019 de Québec, a entrepris de populariser la mémoire de nos héros canadiens, et il consacre à chacun de très intéressantes monographies.C'est une œuvre excellente de vulgarisation historique à laquelle nous ne pouvons qu\u2019applaudir et souhaiter le succès.M.de Kastner a déjà publié les deux premières séries de sa collection.La première série comprend: Dollard des Ormeaux, Marie Madeleine de Verchères, Lemoyne d'Iberville et sa famille: et la deuxième, Lemoy- ne de Bienville, Lemoyne de Sérigny, Lemoyne de ChAteauguay, Juchereau de Saint-Denis et Dugué de Bois- briant.Cette collection est éditée à Qué bec, par la Compagnie d'Imprimerie Commerciale; mais on la trouve en dépôt à Montréal, pour la modique somme de 25 cents, l'exemplaire, chez Beauchemin ct fils, rue Saint-Paul, et chez Granger fra- res, rue Notre-Dame.\u2014_\u2014 Les listes Electorales \u2014 Nous espérons que partout nos amis ont vu À l\u2019examnen des listes 6 lectorales, ce qui est important puisque des élections générales sont imminentes.Jl ne faut pas oublier que d'après la nouvelle loi, les listes doivent ôtre préparées, par le secrétai- re-trésorier de chaque municipalité, du ler au 15 septembre de chaque année.Touts personne a droit d\u2019al ler examiner ces listes au bureau du secrétaire, et toute plainte pouf faire ajouter ou retrancher quelque hom doit être faite par écrit, au bureau du secrétaire, le ou avant le 30 septembre.Le secrétaire d'une municipalité a beau être honnête, il peut commettre des erreurs dont on ne s'apercovra que trop tard si l\u2019on ne va pas examiner les listes.Dans uno municipalité, qui n'est pas à bien des milles d'ici, nos amis ont découvert que la nouvelle liste porte 68 noms qui ne doivent pas y étre.On eom- prend par là, de quolle importance est l'examen de ces liates avant qu\u2019elles ne soient homologuées par le conseil.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Dimanche dernier, les amis do Met Madame Calixte Bruneau, se sont réunis pour fêter joyeusement leur dixième anniversaire de mariages, noces de ferblanc.L'adresse fut lue par M.Eddie Fortin et accompagnée de riches cadeaux.\u2014\u2014a\u2014 Vendredi soir, un grand concours d'umis célébrait le 35ème annfver- suire de notre amt M.Eddie Fortin, le restaurateur bien connu de la rue Saint-Gabriel.On lui offrit en Ca deau une épinglette en diamant de très grande valeur.La fête fut vraiment remarquable de tous points et laissera un souvenir inoubliable dans la mémoire de tous ceux qui y ont pris part, M.Roch Valligres présidait l'assemblée, et l'adresse fut lue par M.l\u2019écheviu Hébert.Les organisateurs, MM.A.Baril, H.Fortin, Ed.Brunet, et L.Couture, ont droit d'être fiers du résultat qujils ont obtenus, el M.Eddie Fortin aura obtenu une preuve non & quivoque de la sympathie générale dont il est entourê.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Sale individu Stanislas Provost regrettera certainement sa \u2018\u2018petite féte'\u2019.Au marché St-Jacques, vendredi, l'individu, après avoir avalé force doses de whiskey, se permit des actions indécentes.A ce moment nombre de gens se trouvaient aux abords du marché, et les femmes et les enfants y cireu- laient.Le recorder nu vertement prévenu qui a été condamné à $50 d'amende ou à 6 nmois de prison.n tance le faut respecter la morale quoi?L'individu sans argent, à opté pour six mois de prison à la géôle.\u2014\u2014\u2014\u2014 LA BOURSE \u2014 La Bourse est restée duns un êtut alarmant, VÙ la pénurie de l'argent causée par la grande demande pour l'exportation des grains, et le besoin des grandes industries.Nous considérons que pour le moment, tout spéculateur devruit se tenir loin de toute valeur, pour au moins un mois, Jusqu'à ce que l\u2019argent revienne, sur les marchandises vendues en Europe.Nous ne conseillons pas cependant aux spéculateurs de vendre a la baisse, attendu que toutes les valeurs sont au-dessus de la normale.Le marché la semaine dernière a été encore uno surprise pour wiu- sieurs, étant sous l'impression Que la liquidation avait été complète dans les dernières buisses.Co- pendant les gros ont dû liquider beaucoup de stock pour en protéger d'autre, ce qui veut dire que comme les petits, ils ont dû liquider et se trouvent presque à bout de leurs fonds.ES Fumez 1e Cigare EL PRESIDENTE 10c.Voyez le Professeur Trussell et Mlle Camille M.Stafford dans leur double et stupe- fiante descente en parachute, d\u2019une hauteur ce 6000 pieds, du haut du gros ballon du tabac a fumer, coupe, Croix Rouge, aujourd\u2019hui au Parc Lafontaine, Ferme Logan.Des presents seront distribues du haut du ballon.Hotel Ed.Fortin Coin St-Jacques ef St-Gabriel Aujourd\u2019hui,27 Septembre de midi a 3 heures p.m., et de 6 a 8 heures p.Mm.MENU SOUPES Soupe sux pols Consommé tortue POISSONS Haddeck rôti sauce au beurre ENTREES.Ris de veau pannées sauce tomates a Paté de potlet Cotelettes de veau aux petits pois ROTIS] ROAST BEEF Porc frais sauce aux pommes VIANDES FROIDES.Ponat Beef, Jambon, Porc frais, Petit Salé LEGUMES Pommes de terre bouillies et pilées Bié dinde bouilli, Celeri- DESSERTS.Crème brulée aux amandes Tartes aux pommettes FRUITS, Raisins, Pommes, Poires FROMAGES, Gruyère, Oka Lalt, thé café.Dejeuner, 8 A 9 heures.Diner, 12 A 8 heures.Souper 6 à 8 heures précises.CYMKANA Le Gymkana à St-Lamnbert le 12 du mois courant, à été un grand succès, et une foule nozibreuse s'était rendue sur le terruia du Club de Polo pour ussisier à la représeu- tation.Les Clubs pourront remettre aux hôpitaux une somme assez considérable, si tout le monde s\u2019empresse de faire parvenir au Trésorier le prix des billets qu'il a reçus.Mon sieur Miroux, le dévoué ussistant-gé- rant de la Banque d'Hochelaga.n\u2019attend plus que la rentrée de quelques billets pour rendre ses comptes, et il espère que tout le monde voudra les lui adresser dans le plus court délai possible.y % ry cy mae hh.; reau, que En soirée: \u2014J'ai cru remarquer, monsieur Boi- vous ne mettez jamais qu'un gant; pourquoi œtte manie?\u2014 J'ai perdu l'uutre, madame.ily u cinq ans.\u2014e+\u2014\u2014 \u2014Mui, tel que vous me Voyez, J'ai vécu À Puris'pendaut quinze jours avec Quarante sous.Savez-vous comment je faisais?\u2014Parbleu! vous empruntiez tous les matins un louis à un ami.\u2014__e Le bohème Z., artiste méconnu, disait avec amertume: \u2014Ça m\u2019est bien égal qu\u2019on supprime la contribution personnelle mobilière; je n\u2019ai ni mobilier ni personnalité ! ~~ pny ar YS SPERANTO L'Esperanto n'a qu\u2019un article \u201cla\u201d invariable, pour tous les genres, nombres et cas, Ex.La bovo, (le bœuf); (la citronej), (les citrons); La domo (lu maison).Il v'y a pas d'article indéfini Bx.Tablo (unc table); Tabloj (des tables); Strato (une rue); Strato] (des rues).EXERCICE DE TRADUCTION Parol-e, parol-a, parol-ei, puroi-o-j parol-n-j-.M.-Vi.Li.\u2014 Mi purol-as al vi.\u2014 Vi purol-as al mi.Li don-us al mi pom-o-n.\u2014 Mi don-us al vi bol- a-n- pom-o-n.\u2014 Vi don-as al mi bel- a-j-n pom-o-j-n.Mi parol-as la inter- macia-a-n lingnon-\u2014Mi salut-as vi-n.Vi salutas mi-n.VOCABULAIRE.A \u2014terminaison granunaticale in- diguant un adjcctif, Ex.Bovo (un bœuf} Bova (bovine).AL\u2014à, vers, marque le dutif et lu direction vers.Ex.Mi parolas AL vi (Je parle A vous,) AS\u2014terminaison grammaticale indiquant le présent de l'indientif.Bx.Mi venAS (je viens).Mi ivas ( Je vais.) BEL\u2019 \u2014beau.DON'\u2014-donner.E\u2014terminaison grammaticale indiquant un adverbe dérivé.Ex.Bona (bon): Bone (bien): Belu (beau) : bele (bellement ).INTER\u2014entre, purmi, wu milieu de.J\u2014terminaison grammaticale indiquant le pluriel, Ex, Homo ( un homme) HOMOJ (des homies) Bona (bon) bonaj (bonus).Li\u201411 (au maseuliu )- LINGV'\u2014langue (idiome).Mi-je.N\u2014terminaison grummuticale indiquant le complément direct et le lieu va.Ex.Li amas sian patron (Il aime son père).Mi iras Parizon (je vais d Paris).NACY \u2014nation.oil l'on O \u2014 terminaison grammuaticale indiquant le substantif Ex.Homo (un homme); Petro (Pierre); domo (maison); kato (un chat).Pon'\u2014pommie.Salut'-\u2014saluer.Vi\u2014vous.\u2014_\u2014\u2014 Nous prions les lecteurs de Bous adresser la truduction de l'exercice précédant, ce qui sera très facile, CrOyONS-NOUS, EN se servaut du vocu- bulaire explicatif.Prière d'adresser cette traduction A Dile Berthe Saint-Martin * Le Rappel\u201d.Nous publicrons les noms de ceux qui nous auront ailressé la tradue- tion de ce petit eâercice, et nous accorderons une prime de un dollar soit à l'unique personne qui nous aura adressé la traduction finale de cot exercice, soit celle d'entre elles, s\u2019il y en a plusieurs, que le tiruge au sort aura désignée.Comme cette traduction est très facile, et que lus autres ua seront guère plus difficiles, nous croyons que les réponses adressées seront nombreuses.Tel.Bell Est 1736.ET [TR Fa Fe 1 THEATRE NATIONAL 1440 RUE STE.CATHERINE.Ci Es pe) Tel, Marchands 520.+ SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE 1903 \u201c perse] SOIREES, Reprise du Melo-Drame patriotique canadien .- FAMILLE SANS NOM (Par CERMAIN BEAULIEU)
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