La presse, 17 décembre 2016, Arts - Cinéma
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 g'Mm mm LA PRESSE PASSENGERS LA VIE EST UN VOYAGE PAGE 12 ARTS CINEM GABRIELARCAND LE PLAISIR DU JEU PAGE 16 ANTOINE BERTRAND FORT ET FRAGILE PAGE 15 PHOTOMONTAGE LA PRESSE Mmïtl ¦ c* .' \u2018 s\",.0- Nous avons écouté leurs chansons en boucle, dévoré leurs séries en rafale et admiré leurs oeuvres d\u2019art ou leurs performances sur les planches.Voici venu le temps de tirer notre chapeau aux artistes qui ont embelli notre vie cette année.UN DOSSIER DE L\u2019ÉQUIPE DES ARTS À LIRE EN PAGES 2 À 9 i IE NOUS AVONS AIMÉ EN 2016 espace pour la vie montréal PRESSE ¥M> Wm _ Ktifontréal® BIODOME 17 DEÇI 5 FEVRIER Li/-.[e*; Hiss ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS CE QUE NOUS AVONS AIME EN 2016 10 coups de cœur de l\u2019année â I i>' w»iir I NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE LJ année où les Spotify et les Netflix de ce monde ¦ ont consolidé leurs assises et multiplié leurs abonnés chez nous a fait germer en moi un parti pris : celui des créateurs d'ici.Non pas que ces deux services en ligne, qui révolutionnent notre façon de consommer de la musique et de la fiction, ne m'ont pas divertie ni enchantée.Tout le contraire.J'ai découvert grâce à ces services des perles qui m'ont procuré des coups de cœur.Mais comment ignorer que leur consommation se fait de plus en plus au détriment des productions d'ici et menace possiblement la survie de nos créateurs?Aussi ai-je décidé d'emblée d'éliminer mes coups de cœur « étrangers » à la faveur des créations d'ici.Et croyez-moi, j'ai eu l'embarras du choix.Quant aux œuvres retenues, sachez que je les aime toutes également, peu importe l'ordre du classement.887DE ROBERT LEPAGE Une adresse modeste: 887, avenue Murray, à Québec.Un poème incandescent : Speak White de Michèle Lalonde.Et, entre ces deux pôles, un Robert Lepage intimiste, mélancolique, qui, par le subterfuge d'une maison de poupée magnifiée, revisite son enfance et replonge dans le Québec des années 70, celui de son père chauffeur de taxi humilié, mais aussi celui du FLQ et des turbulences sociales de l'époque.Jamais nous n'avons vu l'homme de théâtre réussir un alliage aussi beau et touchant entre le personnel, le politique et l'historique.LE CLAN Cette série écrite par Joanne Arseneau et réalisée par Jim Donovan est sans doute la plus sous-estimée de la télé publique à cause d'une diffusion irrégulière dans des cases horaires peu invitantes.Pourtant, Le dan, coproduction entre le Québec et le Nouveau-Brunswick, est un thriller psychologique haletant et intoxicant.Au cœur du récit, un criminel repenti qui a refait sa vie sous une nouvelle identité dans un centre équestre où il coule des jours paisibles avec sa famille.Sa quiétude vole en éclats lorsque ses frères et son père, condamnés à sa place, sortent de prison et partent à sa recherche.Sébastien Ricard y est magistral en homme traqué, aux prises avec des tensions intérieures insupportables qui l'enfoncent dans la peur et le mensonge.Karine Lagueux nous démontre qu'elle est bien meilleure que ses pubs de fromage ne le laissent voir, et Louis-Philippe Dandenault est une révélation dans le rôle du frère brutal, rongé par le ressentiment.KING DAVE On a beaucoup parlé du tour de force technique et de l'exploit que constitue le plan-séquence de lh40 min sur lequel est construit King Dave.En revanche, on a parfois oublié de saluer la puissance et la force de frappe de cette descente aux enfers d'un donchebag ordinaire, petit combinard minable qui se raconte des histoires et qui en raconte aux autres - et qui sera l'artisan inconscient de sa terrible défaite.L'énergie diabolique d'Alexandre Goyette dans le rôle d'un personnage qu'il a créé est extraordinaire.Quant à la mise en scène de Podz, elle est époustouflante de précision, de rythme et de mouvement.THE TRIALS OF PATRICIA ISASA Un opéra moderne sur l'architecte et militante Patricia fsasa, arrêtée sans raison à 16 ans, emprisonnée et torturée par la junte militaire d'Argentine.Trente ans après sa libération, la milirante a intenté un procès J\u2019ai décidé d\u2019emblée d\u2019éliminer mes coups de cœur « étrangers » à la faveur des créations d\u2019ici.Et croyez-moi, j\u2019ai eu l\u2019embarras du choix.contre six de ses tortionnaires, et l'a gagné.C'est le sujet de cet opéra politique, monté avec peu de moyens mais avec toute l'ingéniosité et la créativité du monde, qui n'a été présenté que trois soirs à Montréal, au Monument-National.Ceux qui y étaient se souviendront de cette histoire aussi captivante que véridique, de ses musiques et chants envoûtants, de ses interprètes émouvants et de la magnifique scénographie de l'artiste montréalaise Dominique Blain.Un souhait: que cette production moderne et de grande qualité, signée Chants Libres, nous revienne en 2017.WHY YOU WANNA LEAVE, RUNAWAY QUEEN?DE LISA LEBLANC Lisa LeBlanc nous a tous charmés d'emblée avec son premier album et sa chanson emblématique Aujourd'hui, ma vie c'est d'là marde.Elle nous est revenue cette année avec un deuxième album - en anglais cette fois - qui sonne comme une tonne de briques, qui déménage et qui envoie paître les bonnes manières en amour comme en amitié.Cajun, bluegrass, folk, rock et blues caracolent et se succèdent joyeusement dans la douzaine de tonnes que nous offre cette incorrigible boute-en-train qui semble plus que jamais promise à un bel avenir chez nous et dans le vaste monde.PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Aurores Montréal, de l\u2019artiste Marc Séguin, c\u2019est une projection d\u2019images, de couleurs, de symboles et d\u2019emblèmes sur la neige, le roc et les arbres, du flanc est du mont Royal.MILLE BATAILLES DE LOUISE LECAVALIER Inspirée par le personnage du Chevalier inexistant imaginé par Italo Calvino, la lumineuse et incandescente Louise Lecavalier a créé une fois de plus un ballet physique, intense et engageant où elle livre mille batailles à son corps, à son cœur, à son âge et à son âme.La voir s'élancer et virevolter sur scène avec l'énergie folle qui l'habite, c'est voir l'espoir et la détermination en pleine action.Si Louise Lecavalier n'existait pas, il faudrait l'inventer.IMPULSION DE CONOR SAMPSON ET DE LOLA SHEPPARD Sans doute un peu inspirés par les balançoires musicales de Mouna Andraos et de Melissa Mongiat, du studio de design Daily tous les jours, les artistes Conor Sampson et Lola Sheppard ont imaginé des bascules sonores et lumineuses.Ils les ont installées, pour notre plus grand bonheur, place des Festivals dans le cadre de la 6e présentation de Luminothérapie, un programme d'art et de lumières qui remonte le moral et nous sauve de la dépression hivernale.Ces bascules lumineuses magiques étaient à peine en fonction qu'elles étaient assaillies par des dizaines d'enfants, petits et grands.Non seulement étaient-elles belles à voir, mais elles étaient aussi fort jolies à entendre.Une grande réussite qui voyagera et fera le bonheur de Londres et de Lugano cette année.JAIME HYDRO DE CHRISTINE BEAULIEU La difficulté de prendre la parole et de poser des questions gênantes quand on a choisi le métier de comédien: voilà le grand thème caché de cette pièce documentaire portée par Christine Beaulieu, comédienne attachante, drôle et décapante, révélée par ce rôle.Pendant près de trois heures et sans frôler l'ennui une seule seconde, Christine Beaulieu nous entraîne dans gueule à Mariana, un peu échevelée dans la vraie vie, mais tellement en contrôle sur scène, avec un aplomb remarquable, une maîtrise du timing phénoménale et un propos drôle, intelligent, mordant, cm, moderne, avec une profondeur qu'on ne voit pas souvent dans le monde superficiel de l'humour.L'espace de deux heures sans entracte, j'ai vu l'avenir de l'humour au Québec, et il s'appelle Mariana.AURORES MONTRÉAL DE MARC SÉGUIN ET DU STUDIO DE DESIGN 4U2C Il y a eu le magnifique recueil de nouvelles Les aurores montréales de Monique Proulx, paru en 1996.Il y a, depuis le 11 décembre et jusqu'au 2 janvier, les Aurores Montréal de l'artiste Marc Séguin, une projection d'images, de couleurs, de symboles et d'emblèmes sur la neige, le roc et les arbres, du flanc est du mont Royal.Un ravissement pour le regard et pour le cœur, et la preuve, une fois de plus, de la créativité montréalaise.PHOTO RICK LABBÉ, FOURNIE PAR LE TNM Dans 887, Robert Lepage intimiste, mélancoligue, par le subterfuge d\u2019une maison de poupée magnifiée, revisite son enfance et replonge dans le Québec des années 70.une enquête à la fois sociale, écologique et personnelle sur Hydro-Québec.Malgré l'absence de décors et de moyens et la participation d'un seul autre comédien, Christine Beaulieu réussit non seulement à nous captiver, mais aussi à nous intéresser à la politique énergétique d'Hydro-Québec.Un tour de force qui connaîtra une suite en avril.J'ai hâte.PHOTO CAROLINE GRÉGOIRE, ARCHIVES LE SOLEIL Le deuxième album de Lisa LeBlanc sonne comme une tonne de brigues, gui déménage et gui envoie paître les bonnes manières en amour comme en amitié.PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL Mariana Mazza est un peu échevelée dans la vraie vie, mais tellement en contrôle sur scène, avec un aplomb remarguable, une maîtrise du timing phénoménale.MARIANA MAZZA, FEMME TA GUEULE L'espace de deux heures sans entracte, j'ai oublié tous les humoristes que le Québec, terreau fertile et abondant producteur de petits comiques, a mis au monde.L'espace de deux heures, j'ai eu le sentiment qu'il n'y avait qu'une vraie humoriste au Québec et que c'était cette sacrée grande PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE L\u2019énergie diaboligue d\u2019Alexandre Goyette dans le rôle d\u2019un personnage qu\u2019il a créé, King Dave, est extraordinaire. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS 3 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH ^ ARTS CE QUE NOUS AVONS AIMÉ EN 2016 PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA L\u2019épisode de la libération de Suzanne dans Unité 9 nous a touchés droit au cœur - superbe jeu de Céline Bonnier.PHOTO FOURNIE PAR TVA Dans L\u2019imposteur, Emilie Bibeau (ici avec Guillaume Cyr) fait flèche de tout bois dans chaque scène où elle apparaît.TÉLÉVISION Les personnages qui ont fait la différence CHANTAL GUY Sans ces personnages, pas toujours principaux, nos séries télé n\u2019auraient pas été les mêmes.SUZANNE (CÉLINE BONNIER) DANS UNITÉ 9 Cela fait maintenant quelques années que nous vivons les angoisses de Suzanne, qui nous a souvent surpris malgré sa fragilité.Elle a bien failli ne pas sortir de Lietteville, tellement elle y avait trouvé son équilibre.L'épisode de sa libération nous a touchés droit au cœur - superbe jeu de Céline Bonnier.-|r.li- ft _.§* g» a 1 \t\t\t\t PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA Anne-Elisabeth Bossé (Maxim dans Les Simone) est une valeur sûre de notre télé pour les prochaines années, c\u2019est évident.PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX Millie Bobby Brown, époustouflante dans son jeu, vole la vedette dans Stranger Things.MARCARCAND (MARC BEAUPRÉ) DANS SÉRIE NOIRE 2 Il était de retour, encore plus terrifiant que dans la première saison, à torturer un pauvre comédien censé l'incarner.À côté de ça, la méthode de l'Ac-tors Studio, c'est de la petite bière ! On a tout aimé de cette série, l'une des plus originales et drôles des dernières années au Québec.CLAUDINE ET MARC (MAUDE GUÉRIN, ALEXANDRE GOYETTE) DANS FEUX La passion dévorante entre Claudine et Marc dans Feux, de l'auteur Serge Boucher, a donné encore plus de sens au titre de la série.Une relation adultère intense, et tragique, plutôt inoubliable.MAXIM (ANNE-ÉLISABETH BOSSÉ) DANS LES SIMONE Elle nous a touchés, exaspérés et fait rire à la fois, cette Maxim toute mélangée dans ses aspirations, désireuse de s'écarter du chemin tracé pour elle sous la pression de sa famille et de son ex-chum.Anne-Élisabeth Bossé est une valeur sûre de notre télé pour les prochaines années, c'est évident.MARIE-PIER (ÉMILIE BIBEAU) DANS LIMPOSTEUR Elle est loin d'être au centre des (nombreux) rebondissements de la série L'imposteur, mais Émilie Bibeau fait flèche de tout bois dans chaque scène où elle apparaît.Protectrice envers son mari Éric (Guillaume Cyr), sa Marie-Pier ne manque pas une occasion d'exprimer sa méfiance (justifiée) envers son beau-frère Philippe (Marc-André Grondin).Un personnage à l'authenticité rafraîchissante dans cet univers d'apparences trompeuses.NEGAN (JEFFREY DEAN MORGAN) DANS THE WALKING DEAD La série avait besoin d'un nouveau méchant, et c'est probablement le pire de tous qui est arrivé.Negan, et sa batte de baseball surnommée Lucille, a traumatisé des millions de téléspectateurs dans le premier épisode ultra-violent de la nouvelle saison.On a déjà hâte de le voir souffrir ! LES FEMMES DE GAME OF THRONES La sixième saison de GOT, l'une des meilleures, a vu ses personnages féminins gagner en pouvoir et en force.La terrible vengeance de Cercei, l'ascension de Daenerys, l'entraînement d'Arya, jusqu'à la pauvre Sansa qui sauve Jon du massacre et qui dispose de l'épouvantable Ramsay, on peut dire que les femmes, dans cette saison, ont été les véritables héroïnes de la série.ELEVEN (MILLIE BOBBY BROWN) DANS STRANGER THINGS Tous les jeunes acteurs sont intéressants dans cet éloge aux années 80 qu'est Stranger Things, mais c'est Millie Bobby Brown, époustouflante dans son jeu, qui vole la vedette.Son talent nous rappelle la jeune Natalie Portman à ses débuts.Un charisme précoce.EZEKIEL (JUSTICE SMITH) DANS THE GET DOWN Cette étonnante série créée par Baz Luhrman, inspirée des plus grandes comédies musicales, donne ses lettres de noblesse au rap comme forme d'art à part entière.Et Justice Smith dans le rôle principal, amoureux transi et apprenti rappeur dans la ville de New York en ruine, est bouleversant dans son interprétation.msiü PHOTO GENE PAGE, AMC, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Negan (Jeffrey Dean Morgan), et sa batte de baseball surnommée Lucille, a traumatisé des millions de téléspectateurs dans le premier épisode ultra-violent de la nouvelle saison de The Walking Dead.Juste pour r/re LU \u2022 IDÉE CAD b i~rTéP- CADEAU » IDÉE CAj>EAU \u2022 IDÉE C ET CAMERON MACKINTOSH ADEAU \u2022 IDÉ Bsça J LA COMEDIE MUSICALE» BASÉE SUR L\u2019ŒUVRE DE P.L.TRAVERS ET LE FILM DE WALT DISNEY MAINTENANT À L\u2019AFFICHE! JUSQU\u2019AU 7 JANVIER SEULEMENT THÉÂTRE ST-DENIS 1 MISE EN SCÈNE, TRADUCTION ET ADAPTATION SERGE POSTIGO CHORÉGRAPHE STEVE BOLTON DIRECTEUR MUSICAL GUILLAUME ST-LAURENT PAROLES & MUSIQUE ORIGINALES DE RICHARD M.SHERMAN ET ROBERT B.SHERMAN livretJULIAN FELLOWES NOUVELLES CHANSONS, MUSIQUE ET PAROLES ADDITIONNELLES DE GEORGE STILES ET ANTHONY DREWE co-crééeparCAMERON MACKINTOSH mary poppins est présentée avec l\u2019entente spéciale de music theatre international DANS LE RÔLE DE MARY POPPINS\tDANS LE RÔLE DE M.BANKS\tDANS LE RÔLE DE BERT JOËLLE LANCTÔT SERGE POSTIGO JEAN-FRANÇOIS POULIN ADAPTATION POUR LA SCÈNE DEAN PfICHFORD ET WALTER BOBBIE BASÉ SUR LE SCÉNARIO ORIGINAL DE DEAN PITCHFORD MUSIQUE DE TOM SNOW ET PAROLES DE DEAN PITCHFORD MUSQUES ADDITIONNELLES DE ERIC CARMEN, SAMMY HAGAR, KENNY LOGGINS ET JIM STEINMAN MISE EN SCÈNE,JRADUCTION ET ADAPTATION SERGE POSTIGO CHORÉGRAPHIE STEVE BOLTON [|,.1\t\"I direction MUSICALE GUILLAUME ST-LAURENT ^^DANS LE RÔLE DE REN PHILIPPE TOUZEL DANS LE RÔLE D'ARIEL ELÉONORE LAGACÉ Ut-0 t>Ut>Ufe DES LE 14 JUIN THÉÂTRE ST-DENIS I Wm-IÉL LES GALAS VIDÉOTRON DE L\u2019HUMOUR DU 16 OU 22 JUILLET 118:30 ET 21:30 CHOQUE SOIR SRLLE WILFRID-PELLETIER © placedesarts.com gala 140 K I>lA(?| Imichel COTE ANIMÉ PAR FRANÇOIS MORENCY 24 JUILLET 120:00 o placedesarts.com K| CADRAI idée cadeau DEAU .IDÉE CADEAU hahaha.com ft^845-2322 BILLETS ET INFOS Anime par Jean-Marc 14 et 15 JUILLET-20H Salle Wilfrid-Pelletier © e com ÉE CADEAU ÉE CADEAU > VIDEOTRON prisant, A A présenté par > vidéotron Tangerine7 (KÎA) TU* Modem.(«srausxm»)\tTVA rythme!® Canada TOMronTréaL Montréal© Québec™ A A RTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS CE QUE NOUS AVONS AIME EN 2016 Une année à débattre F~ 1\t rr*\t \t ¦' I V mer & ïi'Mî CÔTOYER L'EXTRAORDINAIRE .\u2022 a\u2014 .TT*/A .prêsenl L\u2019Obs L) année qui s'achève m'a offert plusieurs découvertes et surprises.¦ J'ai surtout apprécié ses nombreux débats.Oublions les flops et les instants ratés, voici le meilleur de 2016.J'ai aimé Guylaine Tremblay, superbe Nana dans Encore une fois si vous permettez de Michel Tremblay, dans le long monologue sur Huguette Oligny.J'ai aimé, au cours de cette première chez Duceppe, sentir la présence de Rita Lafontaine, disparue deux jours plus tôt.J'ai aimé le débat sur la place des femmes aux Oscars.J'ai aimé quand l'actrice française Julie Delpy a dit qu'il y avait deux biopics en nomination: «Un homme, le créateur d'Apple [Steve Jobs] et une femme, l'inventrice d'un balai [Joy Mangano].» J'ai aimé l'humilité avec laquelle Yannick Nézet-Séguin a accepté le poste très prestigieux et convoité de directeur musical du Metropolitan Opera, à New York.J'ai aimé découvrir le pavillon Pierre-Lassonde du Musée national des beaux-arts de Québec.J'ai surtout aimé le geste de ce mécène à qui l'on doit en grande partie cet édifice.À Montréal, Michal et Renata Hornstein ont offert le Pavillon pour la paix du Musée des beaux-arts de Montréal.Ajoutons à cela que la plupart des grandes institutions culturelles (musées, orchestres, compagnies de danse) ont maintenant leur groupe de «jeunes mécènes».Bref, 2016 fut une grande année pour le mécénat culturel au Québec.J'ai aimé le personnage de Gaby Gravel, cette pathétique maquilleuse à la diction molle et au regard flou.Ses pseudo-capsules web sont un ravissement.Merci à Marc Brunet, papa très doué de ce personnage et de la série Like-moi!.Et bravo à la comédienne Florence Longpré qui donne vie à cette « artiste maquilleuse » d'une pharmacie de La Prairie.J'ai aimé ces artistes américains qui n'ont pas eu peur de se PHOTO CAROLINE LABERGE, FOURNIE PAR DUCEPPE «J\u2019ai aimé Guylaine Tremblay, superbe Nana dans Encore une fois si vous permettez de Michel Tremblay, dans le long monologue sur Huguette Oligny», écrit notre chroniqueur.mouiller et d'afficher leur position anti-Trump lors de la campagne présidentielle : Julianne Moore, Robert De Niro, Robert Downey Jr., Scarlett Johansson, James Franco, Martin Sheen, Neil Patrick Harris et d'autres.Certains d'entre eux, dont Samuel L.Jackson, Barbra Streisand, Stephen King et Cher, ont même menacé de quitter les USA si Trump était élu.Le feront-ils maintenant ?J'ai aimé la tension qui règne dans la scène finale du film Carole Matthieu quand Isabelle Adjani se faufile parmi ses collègues avec un révolver.On sait qu'elle va tirer, mais on ne sait pas à qui la balle sera destinée.Du grand Adjani.J'ai aimé quand, vers la vingtième page du roman S'en aller de Francis Rose, j'ai compris que je tenais entre les mains le livre d'un auteur de grand talent.J'ai aimé le propos très actuel sur la censure et la liberté d'expression dans de Montréal.Il est à souhaiter que la saison 2017-2018 nous fasse voir des changements à cet égard.J'ai aimé à la folie les deux personnages de la série Love offerte sur Netflix.L'histoire de ces deux jeunes paumés qui découvrent l'amour dans J'ai aimé ces artistes américains qui n'ont pas eu peur de se mouiller et d'afficher leur position anti-Trump lors de la campagne présidentielle : Julianne Moore, Robert De Niro, Robert Downey Jr., Scarlett Johansson.la pièce Quills de Doug Wright brillamment interprétée et mise en scène par Robert Lepage.Cet homme est un trésor national.J'ai aimé le regard de ma nièce de 7 ans quand Joëlle Lanctôt, dans la peau de Mary Poppins, s'est mise à voler.La petite en a saigné du nez.Et ce n'est pas une figure de style.J'ai aimé renouer avec la langue de Jean-Pierre Ronfard dans Le bazar amoureux, un recueil de nouvelles qu'il écrivait la nuit, en cachette.J'ai aimé les nombreux débats sur la diversité culturelle dans le domaine des arts.Il a frappé les Oscars, mais aussi les Rendez-vous du cinéma québécois.Même Louis Morissette y a ajouté son grain de sel dans un billet où il affirmait s'être senti obligé d'engager un comédien noir dans le Bye bye 2015.J'ai aussi aimé le débat qui a suivi la publication de notre dossier sur la diversité culturelle dans les théâtres un Los Angeles pas du tout clinquant m'a complètement charmé.J'ai aimé l'énergie électrisante de l'animateur britannique James Corden quand il chante avec ses invités dans Carpool Karaoke diffusé dans le cadre du Late Late Show.George Clooney, Julia Roberts, Adele, Madonna, Michelle Obama et Bruno Mars ont tous accepté d'être interviewés dans sa voiture et de chanter à tue-tête leurs hits préférés.Un effet tonique qui fait du bien à tout coup.J'ai aimé l'esprit libre que l'on retrouve sur le disque Où va le monde?du groupe français La Femme.Ce disque était très attendu.U fut à la hauteur des attentes.J'ai aimé être berné par la série The Crown.Je m'étais dit qu'une série télévisée sur Élisabeth II ne pouvait qu'être profondément ennuyante.J'ai été renversé par la grande qualité de cette production.J'attends les prochaines saisons avec impatience.NOUVELLE CREATION! MAINTENANT Al.AFFICHE ! UNE INVITATION A INVERSER LA MARCHE DU MONDE AFIN D\u2019EN INVENTER D\u2019AUTRES PLUS BEAUX.«.UNE DES PLUS FAMEUSES COMPAGNIES DE CIRQUE DU MONDE.ILS ONT INVENTÉ UN STYLE» - Le Monde Billets en vente TOHU.CA D\u2019IBERVILLE m\tJARRY m Québec SS Montréal © Canada DON WINSLOW UN EVENEMENT, UN LIVRE SPECTACULAIRE! « Une saga romanesque exceptionnelle écrite dans un style journalistique particulièrement efficace.Indiscutablement, mon polar de l\u2019année ! » ***** Norbert Spehner, La Presse « Un souffle épique, la montée en puissance des cartels de la drogue mexicains entre 2004 et 2014.» Le Temps «Carrément brillant.» Karine Vilder, Journal de Montréal « Magistral.Un polar d\u2019enfer.» « Le Guerre et Paix des romans sur la drogue.» James Ellroy DON WINSLOW CARTEL ROMAN SEUIL 720 pages \u2022 34,95$ LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS 5 ARTS CE QUE NOUS AVONS AIMÉ EN 2016 LIVRES Profondeur de champ JOSÉE LAPOINTE L'année littéraire québécoise n'a peut-être pas été marquée par d'énormes feux d'artifice, mais elle a été d'une qualité et d'une constance remarquables.Entre nouvelles voix et valeurs sûres, la preuve en 10 auteurs que notre littérature est dotée d'une grande profondeur.Les nouvelles voix Des premiers romans qui nous ont éblouis, des auteurs qu'on espère lire encore.¦ 7.fil i I PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Le premier roman de Stéphane Larue, Le plongeur, est sûrement la découverte de l\u2019automne.PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Dans son quatrième livre, Les voies de la disparition, Mélissa Verreault fait encore la preuve qu elle a du souffle et de l\u2019ambition.: ÉRIKA SOUCY Avec Les murailles, qui raconte la «résidence d'écriture» d'une jeune poète sur le chantier de La Romaine, Érika Soucy a signé un premier roman percutant.Oralité et poésie se côtoient dans un pays où les hommes coupent les montagnes en deux, mais aussi où une fille tente d'entrer en contact avec son père.Une voix riche qu'on a hâte de réentendre.STÉPHANE LARUE Le premier roman de Stéphane Lame est sûrement la découverte de l'automne.Voyage au bout de la nuit dans les cuisines d'un restaurant et narré par un joueur compulsif, Le plongeur est un roman d'apprentissage hyperréaliste inspiré de la vie de son auteur.Qui est de toute évidence là pour de bon.Les auteurs qui s\u2019affirment En quelques années, ils sont devenus des voix fortes qu'on ne peut plus contourner.MÉLISSA VERREAULT Dans son quatrième livre, Mélissa Verreault fait encore la preuve qu'elle a du souffle et de l'ambition.Sorti cet automne, Les voies de la disparition ramène les deux personnages principaux de L'angoisse du poisson rouge et fait encore le pont entre l'Italie et le Québec, le présent et le passé.On peut le dire: Mélissa Verreault, qui ne cesse de nous ravir par sa maîtrise et son talent, ne fait plus partie de la relève, mais bien des auteurs sur qui on peut compter.SOPHIE BIENVENU Après deux romans qui ont connu un très grand succès - Et au pire, on se mariera et Chercher Sam -, Sophie Bienvenu délaisse les récits à voix unique pour un roman choral vraiment bien construit, mais jamais au détriment de l'émotion.Autour d'elle est un livre de maturité, et démontre que Sophie Bienvenu a encore plusieurs livres dans son sac.DAVID GOUDREAULT En seulement deux romans, le slameur David Goudreault s'est déjà hissé parmi les vedettes littéraires du Québec: la preuve, l'auteur de La bête à sa mère et de sa suite sortie à l'hiver 2016, La bête et sa cage, a été un invité d'honneur des plus prisés cette année au Salon du livre de Montréal.Et on attend avec impatience son prochain roman, qui viendra conclure sa trilogie aussi drôle que dérangeante.Ceux qui ne déçoivent jamais Des valeurs sûres qui, encore cette année, ont fait la preuve de la pérennité de leur talent.LOUIS HAMELIN La constellation du lynx, paru il y a six ans, a sûrement été son livre le plus ambitieux.Mais l'auteur de La rage, qui est dans le paysage littéraire depuis plus de 25 ans, a prouvé dans Autour d'Eva, paru cet automne, qu'il peut être drôle et pertinent à la fois.Et surtout, que son écriture n'a rien perdu de son éclat.LARRY TREMBLAY Trois ans après l'immense succès de L'orangeraie - traduit en une douzaine de langues et lauréat du Prix des libraires du Québec -, Larry Tremblay ESPACE du 24 janvier là février 2017 texte____________I et mise en scène avec______________________Marc Beaupré .Olivier Choinière _____Stéphane Crête______Maude Guérin Emmanuelle Lussier-Martinez_________ ___Joanie Martel______Monique Miller une coproduction ESPACE GO + L\u2019ACTIVITÉ Gilles Renaud THEATRE ESPACE GO I BILLETTERIE: 514 845-4890 I ESPACEGO.COM PARTENAIRE DE SAISON ^transat Bell Coraeil dM Ara est revenu cet automne avec un nouveau roman complètement différent.L'impureté est un véritable labyrinthe où on reconnaît la patte experte du dramaturge : coups de théâtre, manipulations et mises en abîme multiples ponctuent ce court texte dont il est difficile de parler sans vendre la mèche.C'est évident, nous allons suivre Larry Tremblay partout où il ira.MICHÈLE PLOMER Michèle Plomer nous a raconté dans Étincelle le combat pour sa survie de son amie Song, brûlée à 85 % dans l'explosion de son appartement, à Shenzhen, il y a 10 ans.Une autofiction réussie où l'auteure, amoureuse de la Chine, nous démontre encore une fois le formidable talent de raconteuse qu'on avait découvert entre autres dans HKPQ et dans la trilogie Dragonville.Une auteure qui se raffine d'un livre à l'autre et qui excelle dans plusieurs genres.Les « hors catégorie» Deux stars littéraires qui rayonnent ici et ailleurs.YANN MARTEL Le nouveau roman de Yann Martel, Les hautes montagnes du Portugal, est sorti simultanément en français et en anglais dans plusieurs pays au début de 2016.Plus de 10 ans après avoir remporté le Booker Prize pour L'histoire de Pi, Yann Martel reste un des écrivains les plus connus à l'extérieur du Québec.Son livre, bâti en trois récits liés par le deuil, l'amour et un chimpanzé, est une fascinante réflexion sur la foi.KIMTHÛY Six ans après la publication de Ru, son premier roman, Kim Thûy n'a plus besoin de présentation.La sortie de chacun de ses livres est un événement, ici comme dans de nombreux autres pays, et l'auteure attire les foules partout où elle va.Si son troisième livre, Vi, touche moins au cœur que ses deux premiers, la délicatesse et la sensibilité de son écriture la placent toujours dans une classe à part.UNE PRÉSENTATION DE DESJARDINS ENTREPRISES EN COLLABORATION AVEC ICI ARTV DES LE 17 JANVIER UN CABARET THÉÂTRAL.UNE FÊTE POUR LES YEUX ET L\u2019ESPRIT ! SAISON16/17 UNE PRÉSENTATION DE POWER CORPORATION EN COLLABORATION AVEC LA PRESSE+ DES LE 14 DÈS LE 25 AVRIL UlUU EMBALLEZ-VOUS POUR LE THÉÂTRE.OFFREZ NOS BILLETS EN CADEAU! TNM.QC.CA ici ^ artv 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS CE QUE NOUS AVONS AIME EN 2016 LA BANDE SONORE LES ŒUVRES AU NOIR La mort de David Bowie nous a pris au dépourvu, deux jours après la sortie de Blackstar.Celle de Leonard Cohen, un peu moins, même s\u2019il allait mieux quand est paru You Want It Darker, moins de trois semaines avant qu\u2019il nous quitte.Ces deux artistes nous ont laissé des disques qui comptent parmi ce qu\u2019ils ont fait de mieux en carrière, ce qui n\u2019est pas peu dire.Blackstar est du grand Bowie, un manifeste lugubre par moments, surtout avec le recul, mais qui témoigne de la liberté et de I appétit de vivre de son créateur.You Want It Darker est un disque intense et poignant de Cohen, une œuvre-testament créée dans la douleur et qui touche à l\u2019essentiel.En cette année d\u2019immenses pertes, Nick Cave a accouché lui aussi d\u2019un grand album, Skeleton Tree, marqué, lui, par le deuil de son fils, et dans lequel la beauté émane encore une fois de la noirceur.\u2014 Alain de Repentigny Blackstar David Bowie Sony You Want It Darker Leonard Cohen Sony Skeleton Tree Nick Cave & The Bad Seeds Sony QUALITÉ QUÉBEC En 2016, le hip-hop québécois a été une expression dominante de notre culture populaire, à commencer par celle de Koriass.Il a lancé Love Suprême, album solidement ficelé et qu\u2019il a fort bien transcrit avec ses musiciens sur scène.Fred Fortin a été l\u2019auteur-compositeur de l\u2019année à l\u2019ADISQ.La sortie d Ultramarr et sa formidable exécution devant public ont été l\u2019occasion de l\u2019observer au sommet de son art.Quant à Stéphane Lafleur et ses collègues d\u2019Avec pas d\u2019casque, on peut conclure à un aboutissement formel avec l\u2019album Effets spéciaux.\u2014 Alain Brunet Love Suprême Koriass Disques 7ième ciel Ultramarr Fred Fortin Grosse Boîte Effets spéciaux Avec pas d\u2019casque Grosse Boîte SOUL/R&B/HIP HOP L\u2019amalgame soul/R&B/hip-hop a occupé une position dominante en 2016.Lauréat du prix Polaris, l\u2019album 99.9 % du réalisateur et DJ québécois Kaytranada a atteint les hautes sphères néo-soul/R&B.Au sud de la frontière, il est peut-être trop tôt pour affirmer que le chanteur, compositeur et multi-instrumentiste Anderson .Paak est de la trempe des grands, mais son opus Malibu s\u2019est avéré la meilleure offrande sur les territoires soul, R&B ou hip-hop.Quant à Blonde, album très attendu de Frank Ocean, il a contribué à faire évoluer l\u2019environnement sonore de la soul/R&B.\u2014 Alain Brunet 99.9% Kaytranada XL Recordins Malibu Anderson.Paak Steel Wool Blonde Frank Ocean Boys Don t Cry FEMMES FORTES Au Québec comme à l\u2019international, des filles comme Angel Olsen, Charlotte Cardin, Klô Pelgag et Martha Wainwright ont sorti des albums aux propos forts - et parfois complexes - qui se démarquent par une proposition personnelle et aboutie.A la fin de 2016 et après l\u2019« affaire Safia Nolin», célébrons la singularité et la diversité artistique à travers des univers où l\u2019image de ses interprètes est secondaire en comparaison de leur univers musical.\u2014 Emilie Côté My Woman Angel Olsen Big Boy EP Charlotte Cardin L\u2019étoile thoracique Klô Pelgag LES VALEURS SÛRES Radiohead ne fait pas partie du paysage musical depuis plus d\u2019un demi-siècle comme les Stones et Paul Simon, mais depuis OK Computer et Kid A, Thom Yorke, Jonny Greenwood et compagnie comptent parmi les valeurs sûres.Leur album A Moon Shaped Pool est du Radiohead classique, et pas seulement parce qu\u2019on y entend deux pièces qui traînent depuis longtemps dans leurs tiroirs : True Love Waits et Burn the Witch.Le vénérable Paul Simon, toujours curieux, repousse lui aussi les limites de son art dans Stranger To Stranger, qui témoigne encore et toujours de sa fascination pour les rythmes.Quant aux Stones, dont la valeur s\u2019est beaucoup plus affirmée sur scène que sur disque depuis un bon moment, leur Blue & Lonesome ne séduit pas par son originalité, mais par l\u2019énergie et la conviction qu\u2019ils mettent à revisiter le blues de Chicago qu\u2019ils vénèrent depuis leurs débuts.\u2014 Alain de Repentigny A Moon Shaped Pool Radiohead XL Recordings Stranger To Stranger Paul Simon Universal Blue & Lonesome The Rolling Stones Universal LES SŒURS KNOWLES AU SOMMET Elles évoluent dans des cercles différents de la planète pop.Beyoncé est une star mondiale, alors que Solange connaît un succès critique quasi unanime.Au cours de la dernière année, les deux sœurs se sont distinguées artistiquement avec les albums qu elles ont lancés.Avec Lemonade, sorti en avril dernier, Beyoncé a exploré des zones d\u2019ombre personnelles - et les infidélités de Jay Z -\tavec des sonorités plus raffinées et des mélodies plus sobres que ses albums précédents.Avec A Seat at the Table, lancé en septembre dernier, Solange est montée au front pour la juste reconnaissance de la culture noire.Pas de doute, Beyoncé et Solange se sont illustrées en 2016 avec de la pop - militante chacune à leur façon -\tde haut calibre.Elles ont usé d\u2019une juste dose de provocation et d\u2019audace musicale.Peut-on espérer une collaboration musicale future entre les deux sœurs ?-\tEmilie Côté Lemonade Beyoncé A Seat at the Table Solange ô : L ¦sr Goodnight City Martha Wainwright LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS 7 ARTS CE QUE NOUS AVONS AIMÉ EN DE NOTRE ANNÉE 2016 PRINCE AU THÉÂTRE MAISONNEUVE Le 17 janvier dernier, feu Prince a causé la surprise en annonçant à la dernière minute - fidèle à son habitude - deux représentations d\u2019un spectacle solo intitulée Piano & A Microphone, qui allait avoir lieu trois jours plus tard au Théâtre Maisonneuve, un lundi soir, à 19 h et 22 h.Nous avons eu le privilège s\u2019assister à la première représentation.Cétait une première pour nous de voir la légende sur scène.Sans le savoir, cela allait aussi être la dernière.Un mois plus tard, Prince a rendu l\u2019âme dans ses studios de Paisley Park, à Chanhassen, au Minnesota.Déjà événementiel à la base, le piano-bar qu\u2019a donné Prince au Maisonneuve aura finalement été historique.La foule a découvert les habiletés au piano de l\u2019icône qui s\u2019est fait surtout connaître à la guitare.La formule solo au piano mettait en valeur sa voix, ses textes charnels et son plaisir - mêlé de dépendance - d\u2019être sur scène.Anticonformiste, séducteur, perfectionniste et talentueux, Prince n\u2019a jamais rien fait comme les autres.Sur scène, il décidait de tout, si bien que les spectateurs qui le voyaient en spectacle étaient parfois sur la corde raide.Une vraie rock star comme il n\u2019en existe pratiquement plus.\u2014 Emilie Côté ADELE AU CENTRE BELL LES 50 SEPTEMBRE ET 1er OCTOBRE «Comme ça, vous avez vos billets depuis Noël l\u2019an dernier?», a dit en substance Adele à ses fans qui ont payé le fort prix pour la voir au Centre Bell cet automne et qui ne l\u2019ont pas regretté une seconde.Tout dans ce spectacle était top niveau: les musiciens, l\u2019immense écran dernier cri et même la pluie qui tombait autour de la chanteuse sur la petite scène à l\u2019autre bout de la patinoire pendant Set Fire To The Rain, un truc que Céline Dion utilise depuis longtemps à Las Vegas.Mais même sans les énormes moyens mis à la disposition d\u2019Adele, ce récital aurait comblé les spectateurs les plus exigeants.La dame était en voix - on s\u2019en doutait un peu -, mais elle était surtout aussi volubile, drôle, sympathique et sans manières que dans l'intimité de l\u2019Olympia montréalais en mai 2011.Symbiose parfaite.\u2014 Alain de Repentigny Vï-v, i '\u2022 \u2022 h - \u2018 ¦tâ V:-.; -.G -v.\t.fi 7 % G-' PETER GABRIEL ET STING AU CENTRE BELL Sting nous avait déjà fait le coup avec Paul Simon en 2014, mais ce spectacle commun avec Peter Gabriel, son «jumeau tantrique», était beaucoup plus fort.La tournée Rock Paper Scissors, qui s\u2019est arrêtée deux jours plus tard sur les plaines d Abraham par une soirée d\u2019ouverture du Festival d eté que Sting a trouvée mémorable mais un peu frisquette, a prouvé que ces deux Anglais francophiles étaient vraiment prêts à partager leur musique, quitte à ce que Sting reprenne du Genesis, ce que s\u2019interdit Gabriel depuis très longtemps.Ce n etait pas un concours de popularité : les fans de l\u2019un ont été conquis par l\u2019autre et sont repartis tout sourire après plus de trois heures de musique réjouissante.Il y avait longtemps que nous n\u2019avions pas vu ces deux-là aussi convaincants sur scène.Sting nous disait cet automne qu\u2019ils se sont tellement amusés qu\u2019ils comptent bien repartir en tournée ensemble en 2017.Ne ratez surtout pas ça.\u2014 Alain de Repentigny ANDERSON.PAAK AU THÉÂTRE FAIRMOUNT LE9 JUIN Prodigieux Anderson.Paak! Son approche à la fois instrumentale et numérique, ses habiletés de chanteur et de rappeur, la grande exécution de sa formation, sa présence sur scène, l\u2019énergie déployée par sa machine de spectacle : voilà autant d\u2019arguments pour nous mettre sur le cul.Les mélomanes qui ont pu se faufiler au Théâtre Fairmount en juin dernier pourront dire qu\u2019ils « étaient là » : ils ont assisté à l\u2019émergence d\u2019un artiste qui a tous les atouts pour assurer sa pérennité, sur scène comme en studio.Voilà une découverte comparable aux André 3000, Erykah Badu, Janelle Monâe ou Kendrick Lamar.\u2014 Alain Brunet DUTOIT ETARGERICH À L\u2019OSM Le retour triomphal de Charles Dutoit au lutrin de l'OSM, en février, après presque 15 ans d\u2019absence, a donné lieu à deux soirées mémorables à la Maison symphonique.En très grande forme, le maestro n\u2019a pas ménagé ses effets dans des œuvres spectaculaires: le Carnaval romain de Berlioz, Pétrouchka de Stravinski et La valse de Ravel.Toutefois, le concert n\u2019aurait pas été le même sans la présence de la légendaire pianiste Martha Argerich - éblouissante et émouvante dans le Concerto n° I de Beethoven.Après de multiples retours sur scène pour saluer la foule sous de longs applaudissements à la fin du concert, Dutoit s\u2019est lancé dans un rappel avec une œuvre emblématique de l\u2019OSM, le Boléro de Ravel.\u2014 Caroline Rodgers, collaboration spéciale STEVE COLEMAN AU MONUMENT-NATIONAL LE 5 JUILLET DANS LE CADRE DU FIJM Steve Coleman n\u2019est pas une superstar du jazz comme le sont Keith Jarrett, Joshua Redman, Wynton Marsalis ou Brad Mehldau, mais osons cette prédiction: l\u2019histoire de la musique jugera colossale l\u2019œuvre de ce saxophoniste, compositeur, arrangeur et leader d\u2019orchestre.De concert avec des acolytes de haute tenue (Anthony Tidd, basse, Sean Rickman, batterie, Miles Okazaki, guitare, Jonathan Finlayson, trompette), il a donné le concert le plus nourrissant du FIJM 2016.Son langage est unique par ses surimpressions de patterns rythmiques extrêmement complexes et pourtant fluides et entraînants, au-dessus desquels chaque instrument mélodique ou harmonique développe un discours à la fois autonome et complémentaire.Tout simplement wow ! \u2014 Alain Brunet PHOTOMONTAGE DANIEL RIOPEL, LA PRESSE 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS CE QUE NOUS AVONS AIME EN 2016 ARTS VISUELS Nos meilleurs coups d\u2019œil ¦ Mf' I WiJiû ¥ PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Hélène Samson, commissaire et conservatrice des Archives Notman au musée McCord, a créé, avec Notman, une exposition fouillée, diversifiée et aérée qui raconte, avec 300 clichés et objets, une partie de l\u2019histoire de la ville et celle d\u2019un remarquable précurseur.ÉRIC CLÉMENT Dans les musées RAGNAR KJARTANSSON Exposition de l'année à Montréal?Probablement.Pas en raison de la notoriété de l'artiste islandais de 40 ans.Mais parce qu'il a présenté au Musée d'art contemporain (MAC) un bijou d'exposition dont évidemment The Visitors, la splendide installation visuelle et musicale au sein de laquelle on ne se lassait pas de se promener.Au rythme d'une lancinante composition jouée par une bande d'amis de l'artiste dans un grand manoir de la vallée de l'Hudson.Du vrai bonheur.EDMUND ALLEYN Autre bon coup du MAC cette année, la rétrospective consacrée à l'artiste québécois Edmund Alleyn a été une révélation.Onze ans après la disparition de ce surdoué de l'art, on a pu se rendre compte combien Alleyn a su se renouveler, s'éveillant au progrès, voire l'anticipant.L'exposition a bénéficié des lumières des commissaires Josée Bélisle et Mark Lanctôt et de l'attention assidue de Jennifer Alleyn, artiste, cinéaste et fille du peintre.ROBERT MAPPLETHORPE L'exposition Focus: Perfection - Robert Mapplethorpe était risquée.Sans rigueur, l'hommage rendu par le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) au photographe américain aurait pu déraper.Mais la scénographie impeccable de cette rétrospective nous immerge sereinement au sein du foisonnant parcours d'un Mapplethorpe passionné, éclectique, rigoureux et conforme à sa réalité débridée.Portraits d'artistes, nus, clichés sado-masos et homoérotiques, œuvres florales.L'audace et la sensualité de ses photos nous ont épatés, tout comme son esthétique sculpturale qui demeure inégalée.Jusqu\u2019au 22 janvier au MBAM BIENNALE DE MONTREAL 2016 Les biennales sont des exercices délicats et complexes.On les découvre comme un enfant entrant dans un magasin de jouets et on les quitte avec un goût d'inachevé.Cela tient sans doute à la hauteur de nos attentes.Concocté par le commissaire européen Philippe Pirotte, Le grand balcon était un bon cru.Avec plus de corps et de fureur que celui de 2014.Parmi nos coups de cœur, citons les performances d'Anne Imhof, Janice Kerbel et Jacob Wren, et les créations de Luis Jacob, Njideka Akunyili Crosby, Valérie Blass, Nicole Eisenman, David Gheron Tretiakoff et Éric Baudelaire.Jusqu\u2019au 15 janvier en divers lieux NOTMAN 11 aura fallu attendre la veille des célébrations du 375e de Montréal et des 150 ans du Canada pour souligner avec grandeur combien William Notman (1826-1891) a marqué l'histoire de la métropole et celle de la photographie.La rétrospective, présentée jusqu'au printemps au musée McCord, fait partie de ces moments d'exception qui dépaysent tout en révélant notre attachement à Montréal.Hélène Samson, commissaire et conservatrice des Archives Notman au McCord, a créé une exposition fouillée, diversifiée et aérée qui raconte, avec 300 clichés et objets, une partie de l'histoire de la ville et celle d'un remarquable précurseur.Jusqu\u2019au 26 mars au musée McCord Dans les galeries NICOLAS BAI ER Astérismes aura été une des expos réconfortantes de 2016.Monter un corpus sur la connaissance humaine, la complexité de la vie, la grandeur de la nature et notre responsabilité d'être à sa hauteur, le défi était grand.Nicolas Baier a su le relever grâce à sa passion pour la philosophie et la science, à ses talents, à la confiance de son bienfaiteur Pierre Trahan et à ses nombreux assistants qui ont travaillé huit mois sur ce projet de qualité muséale.PIERRE AYOT Première grande rétrospective consacrée à Pierre Ayot depuis sa mort en 1995, l'hommage a été à la hauteur du mérite de l'artiste montréalais.Présentées à la Grande Bibliothèque de Montréal, à la Fondation Guido Molinari, dans les galeries Graff, B-312 et Joyce Yahouda ainsi qu'au Musée d'art de Joliette et à partir de mardi au MBAM, les expos ont été préparées avec soin (encore bravo à Nicolas Mavrikakis !) et ont permis de faire résonner le message d'Ayot : soyez en éveil ! Jusqu\u2019au 19 mars 3e BIENNALE D\u2019ART CONTEMPORAIN AUTOCHTONE Organisée par la galerie Art mûr, la troisième Biennale d'art contemporain autochtone (BACA) a brillé par sa flamboyance.Quelle belle idée de la présenter sur plusieurs sites, notamment à la Guilde canadienne des métiers d'art et à la galerie d'art Stewart Hall de Pointe-Claire! Cela a permis d'en diversifier les contenus et de constater combien les autochtones puisent dans la modernité et les nouvelles technologies pour hybrider leurs créations, tout en conservant leur grande variété d'expressions.JEAN-PIERRE MORIN Sculpteur de grandes œuvres d'art public, Jean-Pierre Morin a été célébré au printemps dernier par le 1700 La Poste, à Montréal.Avec une rétrospective de ses élégantes créations des 10 dernières années, notamment ses belles sculptures élancées et ses dessins préparatoires.Une expo nourrissante soutenue par une mise en contexte vidéo de la réalisatrice Suzanne Guy.Un événement inspirant grâce à l'initiative d'Isabelle de Mévius, la bonne fée du centre d'art de Griffintown.GRANDMAISON-BLAIS Pascal Grandmaison et Marie-Claire Blais ont frappé fort au printemps avec La vie abstraite, un magnifique diptyque vidéo présenté chez René Blouin.Des images fascinantes, une installation efficace, une musique envoûtante, un sujet d'étude naviguant entre figuration et abstraction: le duo a fait montre d'une belle puissance esthétique et poétique.On a hâte au prochain corpus.>1 \t PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE Jean-Pierre Morin a fait l\u2019objet, au printemps dernier, d\u2019une exposition d\u2019envergure au centre d\u2019art 1700 La Poste, à Montréal, avec des sculptures conçues pour l\u2019occasion et d\u2019autres créées depuis 10 ans. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS 9 ARTS CE QUE NOUS AVONS AIMÉ EN 2016 Neuf raisons d\u2019aimer le cinéma cette année PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE Le premier long métrage de Yan England, 7: 54, a été l\u2019événement cinématographigue guébécois de l\u2019automne.PHOTO FOURNIE PAR PLAN B ENTERTAINMENT Une scène douce, sensuelle, tirée du film Moonlight.X.X.> _,ii(H\t¦ PHOTO FOURNIE PAR PARAMOUNT PICTURES Dans Arrivai, de Denis Villeneuve, Amy Adams (ici avec Jeremy Renner) propose une composition subtile et délicate.LA BAIGNADE DANS MOONLIGHT Un garçon habitant un quartier difficile de Miami se rend avec son mentor à la plage pour apprendre à nager.Cette scène, tirée du film Moonlight, est douce, sensuelle, loin de tout le tumulte ambiant.Au New York Times, le cinéaste Barry Jenkins a déclaré qu'il voyait dans cette séquence un aspect aussi poétique que spirituel.Comme si son jeune personnage, qu'on suivra sur le cours d'une vingtaine d'années, pouvait enfin découvrir un peu de légèreté.Le genre du « coming of age movie » est très fréquenté dans le cinéma américain, mais Jenkins a transcendé le tout pour faire de Moonlight un film exceptionnel.\u2014 Marc-André Lussier CASEY AFFLECK DANS MANCHESTER BY THE SEA En apparence, le parcours du personnage qu'incarne Casey Affleck dans le remar-quable film Manchester by the Sea, réalisé par Kenneth Lonergan, ne pourrait être plus banal.11 est pourtant assez riche pour inspirer l'acteur à réaliser une performance extraordinaire, sans aucun artifice, comme extirpée directement de la réalité de la vie.On retiendra en outre cette scène de retrouvailles entre ce concierge en deuil et son ancienne femme (Michelle Williams), parfaitement bouleversante tant elle est empreinte d'authenticité.Pas étonnant que le film fasse le plein de récompenses en cette fin d'année.\u2014 Marc-André Lussier L\u2019HÉROÏNE D ARRIVAL Dans l'excellent film Arrivai, réalisé par Denis Villeneuve, le personnage que campe Amy Adams porte tout le poids émotionnel d'une histoire trouvant ses racines dans les questions fondamentales de l'existence.L'actrice américaine y propose une composition subtile et délicate.« On me parle beaucoup du fait qu'il est rare de voir une femme au centre d'un film de science-fiction, a indiqué le cinéaste québécois à La Presse.Un jour, il faudra bien que ça devienne normal de faire des films avec des filles ! On en parle toujours comme si c'était quelque chose d'exotique.J'adore la féminité.J'adore travailler avec des actrices, j'adore leur sensibilité.Ça m'intéresse d'explorer des thèmes liés à la condition féminine.» Bien dit.\u2014 Marc-André Lussier LE REALISME DE h 54 Le premier long métrage de Yan England a été l'événement cinématographique québécois de l'automne.Personne n'attendait une si belle performance pour ce film d'une grande pertinence sociale, sur lequel les institutions ont pourtant fait la fine bouche, estimant en outre «dépassé» le thème de l'intimidation.En filmant cette histoire dans un vrai environnement scolaire, le cinéaste a donné à son film de beaux accents de vérité.Et il met de l'avant une formidable nouvelle génération d'acteurs : Antoine Olivier Pilon, Lou-Pascal Tremblay, Sophie Nélisse, Robert Naylor.1 : 54 a généré plus de 1 million de dollars au box-office.On s'en réjouit.\u2014 Marc-André Lussier ISABELLE HUPPERT DANS ELLE Le film Elle ne répond tellement pas aux codes moraux du cinéma américain qu'on a peine à croire qu'lsabelle Huppert, aussi exceptionnelle qu'étonnante dans ce film français de Paul Verhoeven, soit prise en considération pour les plus grandes récompenses hollywoodiennes.C'est pourtant le cas.Et l'on ne peut que s'en réjouir.C'est un bonheur de tous les instants de la voir évoluer dans un rôle qu'aucune autre actrice sur la planète n'aurait pu jouer de la même façon, dans un film qui n'a que faire des bons sentiments.Isabelle Huppert s'est aussi distinguée cette année dans L'avenir, le très beau film de Mia Hansen-Love.\u2014 Marc-André Lussier CATHERINE FROT DANS MARGUERITE Pris dans un imbroglio à cause d'un distributeur américain, Marguerite a pris l'affiche au Québec avec plus d'un an de retard.L'excellent film de Xavier Giannoli a visiblement souffert du fait que Florence Foster Jenkins, qui raconte pratiquement la même histoire, l'a devancé de quelques mois chez nous.De maigres recettes d'un peu plus de 105 000$ pour un film comme celui-là, c'est carrément absurde.C'est d'autant plus dommage que Catherine Frot trouve dans cette chanteuse d'opéra qui chante faux le rôle de sa vie.L'actrice a su aller au-delà de la caricature pour rendre son personnage attachant, tout en évoquant sa dimension tragique.Du grand art.\u2014 Marc-André Lussier LA FAMILLE QUI CHANTE DANS CAPTAIN FANTASTIC Une perle que ce beau film qui a pris tout le monde au dépourvu.L'émotion y culmine dans ses derniers instants, alors que Nathan Cash et ses enfants, qu'il a élevés en dehors de la société, entonnent Sweet Child O'Mine.avant de respecter les dernières volontés de l'épouse et mère, bipolaire, qui s'est donné la mort : « Jetez mes cendres dans les toilettes.» D'accord, ça sonne « drôle », mais c'est un moment très fort, puissant et d'une grande beauté, un point d'orgue magnifique à un film magnifique porté par un Viggo Mortensen magnifique.\u2014 Sonia Sarfati LE REBOND DE TIM BURTON AVEC MISS PEREGRINE Même les purs et durs commençaient à désespérer.Tim Burton avait besoin d'un succès.Enfin, d'un film pleinement réussi.C'est chose faite sans Johnny Depp, mais avec Miss Peregrine's Home for Peculiar Children.Cette histoire gothique à souhait d'enfants dotés d'aptitudes particulières vivant sous le toit d'une mystérieuse femme (formidable Eva Green) possédant elle aussi des pouvoirs semblait écrite pour lui.Sa signature visuelle, son goût de l'étrange et du différent, tout cela magnifie à l'écran ce récit qui était au départ un roman de Ransom Riggs.\u2014 Sonia Sarfati LE VISUEL DE DOCTOR STRANGE Ces villes, ces paysages qui semblent se « replier » sur eux-mêmes, ces dimensions qui se croisent, ces perspectives qui se jouent de nos perceptions.On ne déchiffre pas tout, mais on est ébloui.On pense à Inception.On croit savoir, y être.On se trompe.Ce que l'on croyait savoir, il faut le mettre au cube, minimum, pour tout juste arriver à concevoir ce que les magiciens derrière Doctor Strange sont parvenus à (pro)jeter à l'écran.Une «extravaganza» visuelle.Une virée audacieuse dans un univers qui se déploie comme un trip hallucinogène.\u2014 Sonia Sarfati LA MUSIQUE A La Fondation Arte Musica présente GIDOM KREMER et la Kremerata Baltica -19h30 Another Russia Œuvres de MOUSSORGSKI, A.PART, TCHAIKOVSKI et WEINBERG Lexceptionnel violoniste et son orchestre célèbrentvingtansde complicité en interprétant des oeuvres marquantes de leur répertoire.KEI NAGANO, piano che 12 mars -14 h |.S.BACH 15 Sinfonias, BWV787-801 DEBUSSY Pour le piano DEBUSSY Arabesque Présenté dans le cadre de Montréal en lumière PHILHARMOMIA QUARTETT BERLIN Vendredi 17 mars - 19h 30 MOZART Quatuor à cordes n° 8, K.168 CHOSTAKOVITCH Quatuor à cordes n°15, op.144 BEETHOVEN Quatuor à cordes n° 15, op.132 Le retour à Montréal de l\u2019un des plus grands quatuors européens.Billets et programmation complète SALLEBOURGIE.CA \u2022 514-285-2000 M MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL FONDATION ARTE MUSICA Présenté par :s bott.i HENNING MANKELL Après Les Chaussures italiennes, l\u2019ultime roman d\u2019Henning Mankell.Les Bottes suédoises «C\u2019est extrêmement touchant et prenant.» René Homier-Roy, Ici Radio-Canada, Culture club ROMAN SEUIL 368 pages \u2022 34,95$ LA BIOGRAPHIE DE LA SAISON O-O FRANCE CASTEL SE RACONTE COMME JAMAIS AUPARAVANT France Castel MAINTENANT ICI ET GIRARD à\t\t 1\t\tI \t\tr Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS LECTURE La conciliation travail-famille, version royale En fouillant la vie de l\u2019impératrice Marie-Thérèse d\u2019Autriche, l\u2019essayiste féministe Elisabeth Badinter a découvert une femme on ne peut plus moderne: pouvoir, maternité, mariage, la mère de Marie-Antoinette, et de 15 autres enfants, a concilié travail-famille bien avant que le terme ne devienne à la mode.\u2014 Nathalie Collard Pourquoi vous être intéressée à Marie-Thérèse d\u2019Autriche?Elle a vécu de façon extrême - et toutes proportions gardées - la situation propre aux femmes du XXIe siècle et c\u2019est ce qui m\u2019a excitée intellectuellement.Aujourd\u2019hui, les femmes ont une profession, elles veulent faire carrière, ont un, deux ou trois enfants, un compagnon.Ce triangle de la vie féminine, l\u2019impératrice Marie-Thérèse l\u2019a vécu.Les trois statuts qui étaient les siens se sont heurtés les uns aux autres et se sont contredits quelquefois.Je crois que c\u2019est ce qui fait la modernité de cette femme.C\u2019était une femme qui aimait le pouvoir?Oui, elle l\u2019aimait comme un homme l\u2019aime traditionnellement.Elle a été commandante en chef d\u2019armée et a affronté des situations très périlleuses.C\u2019est une guerrière, une femme à la fois extrêmement virile et extrêmement féminine.Elle réussit, pour l\u2019époque en tous les cas, ce miracle d\u2019exprimer les deux parties de notre bisexualité psychique et d\u2019en faire une force alors que c\u2019était vu comme une faiblesse.On dit que l\u2019impératrice Marie-Thérèse était une très belle femme et qu elle n\u2019hésitait pas à user de sa beauté.Jeune, elle était séduisante, elle avait du charme et savait parler aux gens, les ensorceler ou pleurer en public pour les influencer émotivement.Il faut 1- ¦ fi PHOTO JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE On ne peut pas entrer en guerre contre les hommes, on ne va pas tuer les hommes, ce n\u2019est pas du tout le propos du féminisme.Le but, c\u2019est de faire changer les mentalités des hommes et, donc, ça ne peut se faire que très doucement et lentement», estime Elisabeth Badinter.dire qu elle était une actrice unique.Les femmes aujourd\u2019hui ne peuvent pas utiliser ces armes, cela se retournerait contre elles.Pour qu\u2019une femme de pouvoir soit prise au sérieux de nos jours, il faut qu elle soit dans la neutralité ou, au mieux, qu elle incarne quelque chose de maternel pour que les hommes n\u2019aient pas peur.À qui pensez-vous en disant cela?De Golda Meir à Hillary Clinton en passant par Angela Merkel, elles sont toutes contraintes à cette neutralité sexuelle tant le poids des sexes pèse encore.Je suis frappée quand je regarde Mme Merkel, femme très populaire en Allemagne et en Europe, qui porte toujours le même uniforme.Elle a mis sa féminité de côté, c\u2019est Mutti, l\u2019image de la mère.C\u2019était la même chose avec Hillary Clinton.Est-ce exagéré de dire que Marie-Thérèse était féministe avant l\u2019heure?Disons qu elle a un « côté » féministe.Quand elle est arrivée au pouvoir, à 23 ans, elle a déclaré que les femmes n\u2019avaient pas à se mêler de politique.Mais une dizaine d\u2019années plus tard, elle a dit: « Pourquoi exclure les femmes quand elles sont aussi compétentes que les hommes, ce serait vraiment injuste.» Par contre, en vieillissant, elle s\u2019est enfermée dans une bigoterie épouvantable, vraiment contraire aux libertés des individus.En quoi est-elle inspirante pour les femmes d\u2019aujourd\u2019hui?Elle était un peu le précurseur de quelque chose.Il a fallu attendre un peu plus de deux siècles pour que les femmes ordinaires que nous sommes se retrouvent avec des problèmes similaires aux siens de conciliation.Je crois que la leçon à tirer de sa vie, c\u2019est qu\u2019il ne faut jamais reculer, que quand on a une ambition professionnelle et qu\u2019on a envie de faire quelque chose, il faut y aller, il faut assumer, persévérer.Au fond, la situation des femmes n\u2019a pas évolué tant que ça ?Au bout du compte, je crois que les femmes sont en train de gagner.La révolution féministe s\u2019est faite sans schlague et sans goulag.On ne peut pas entrer en guerre contre les hommes, on ne va pas tuer les hommes, ce n\u2019est pas du tout le propos du féminisme.Le but, c\u2019est de faire changer les mentalités des hommes et, donc, ça ne peut se faire que très doucement et lentement.Le pouvoir au féminin - Marie-Thérèse d\u2019Autriche, 1717-1780 Elisabeth Badinter Flammarion, 368 pages Extrait LE POUVOIR AU FÉMININ Elisabeth Badinter P (\u2019\u2019 r Lé désir de dominer ne b quittera __ que lorsqu\u2019elle ne sera plus.» LB\tFRÉDÉRIC II DE PRUSSE « Marie-Thérèse et Joseph ont bien formé un couple.Un couple qui s\u2019aime, mais qui se chamaille sur le partage du pouvoir.Le jeune homme pressé, énergique et avide de gloire ne cesse de vouloir franchir les limites qu elle lui impose.Elle a beau se dire fatiguée déprimée, ne trouvant son bonheur que dans la solitude et la prière, elle ne veut rien lâcher.Ce qui donne lieu à des scènes pénibles pour l\u2019une et pour l\u2019autre.Si Joseph joue souvent le rôle du fils soumis et agite l\u2019arme de la démission, Marie-Thérèse ne se prive pas d\u2019être la mère sévère, parfois même humiliante, comme si Joseph n\u2019était qu\u2019un enfant.» ESSAIS Histoire de génie Le milliardaire Bill Gates vient de publier la liste de ses coups de cœur littéraires pour 2016.Au premier rang : String Theory de David Foster Wallace.Le cofondateur de Microsoft estime que Wallace était un véritable génie.Il n\u2019est pas le seul, il existe un véritable culte autour de l\u2019écrivain qui s\u2019est suicidé en 2008 à l\u2019âge de 46 ans.Dans The Depressed Person, Wallace avait décrit avec brio la maladie qui lui gâchait l\u2019existence.En 2009, quelque temps après sa mort, le journaliste D.T.Max signait un long portrait de Wallace dans le New Yorker.Il a repris ce texte et l\u2019a enrichi.Le résultat: un superbe portrait de cet écrivain d\u2019une immense sensibilité, un retour sur son travail, ses inspirations et ses influences.Les fans seront ravis.A noter aussi, la sortie chez l\u2019Olivier de L\u2019oubli, recueil de six nouvelles de David Foster Wallace publié en 2004 en anglais sous le titre d Oblivion.David Foster Wallace -Toute histoire d'amour est une histoire de fantômes D.T.Max Editions de l\u2019Olivier, 448 pages Drôles de dames En attendant que Melania Trump s\u2019installe (ou pas) à la Maison-Blanche, ce livre sans prétention nous propose de revisiter l\u2019histoire des premières dames.Bien sûr, on connaît tous l\u2019histoire de Jackie Kennedy et d\u2019Eleonor Roosevelt.Mais on sait peut-être moins que Mary Lincoln a été la première dame la plus détestée de I histoire américaine.Ou que Dolly Madison est considérée comme la plus courageuse.Epouse de James Madison, « premier président à conduire lui-même ses troupes à la bataille », Dolly ne s\u2019est pas contentée de faire tapisserie, elle a veillé au grain pendant que son mari était dans les tranchées.Rédigé par une historienne et une journaliste, ce livre regorge d\u2019anecdotes qui raviront les aficionados de la vie à la Maison-Blanche.First Ladies - A la conquête de la Maison-Blanche Nicole Bacharan et Dominique Simmonet Perrin, 505 pages amour LE POUVOIR DES LIVRES.le rêve, la passion, l\u2019évasion best-sellerinternationaln-! SYLVIA day ° Exalte-moi La série Crossfjre 1.\tDévoile-moi 2.\tRegarde-moi 3.\tEnlace-moi 4.\tFascine-moi 5.\tExalte-moi Plébiscitée par des millions de lecteurs, la série Crossfire de Sylvia Day prend fin en beauté! EV- Les Étoiles de la Fortune : .\tune nouvelle trilogie de Nora Roberts inspirée par des îles enchanteresses.isEm i é n màà t i ' ^niriq Flammarion .Flllnimri0I, PAPIER ET NUMÉRIQUE 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIM ARTS CINÉMA MORTEN TYLDUM / Passengers La vie est un voyage Que feriez-vous si vous étiez coincé pour le reste de votre vie sur un paquebot de luxe?C\u2019est la question philosophique derrière le film de science-fiction Passengers, dans lequel un homme et une femme, réveillés trop tôt lors d\u2019un voyage d\u2019une centaine d\u2019années vers une autre planète, découvrent qu\u2019ils devront vivre ensemble et mourir dans un vaisseau avant d\u2019arriver à bon port.Et s\u2019ils avaient été réveillés pour une bonne raison?La Presse en a discuté avec le réalisateur, Morten Tyldum.\u2014 Chantal Guy PHOTO CHRIS PIZZELLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS LE RÉALISATEUR Morten Tyldum a connu ses premiers succès dans son pays d\u2019origine, la Norvège, notamment avec le film Headhunters en 2008.Il a été reconnu mondialement avec son premier film en anglais, The Imitation Game, qui racontait la vie du mathématicien Alan Turing (incarné par Benedict Cumberbatch), et qui a récolté huit sélections aux Oscars en 2014.Passengers est son premier film totalement américain, dont le scénario était réputé casse-gueule.Tyldum est un peu le Denis Villeneuve des Norvégiens en ce moment et nous lui avons demandé s\u2019il vivait la même chose que le réalisateur québécois, dont on suit avec fierté la carrière aux Etats-Unis et qui reçoit d\u2019excellentes critiques pour son film The Arrivai.«Bien sûr, c\u2019est génial d\u2019être reconnu chez soi, dit Morten Tyldum.J\u2019ai rencontré Denis à quelques reprises.C\u2019est un merveilleux réalisateur et une personne incroyablement gentille.Vous avez toutes les raisons d\u2019être fiers de lui!» PHOTO FOURNIE PAR COLUMBIA PICTURES L2JH 'Z LE COUPLE Jennifer Lawrence et Chris Pratt, deux des plus grandes stars actuelles, incarnent les personnages principaux de Passengers, Aurora et Jim.Elle est une écrivaine, passagère de première classe, qui veut écrire sur l\u2019aventure de la colonisation d\u2019une autre planète, tandis qu\u2019il est un ouvrier, d\u2019une classe inférieure.Ils n\u2019auront que l\u2019un et l\u2019autre pour surmonter la solitude.Mais ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils sont des vedettes que Tyldum les a choisis.«Ce sont avant tout de grands acteurs, des professionnels, pas de grandes vedettes.Je n\u2019aurais pu être plus satisfait.Votre plus grande peur comme réalisateur, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y ait pas de chimie entre les deux personnages principaux.J\u2019ai vu que quelque chose arrivait lorsqu\u2019ils étaient ensemble, ça cliqué dès le premier instant.Ils se soutenaient l\u2019un l\u2019autre, car c\u2019était un tournage vraiment difficile.Ils étaient devant la caméra à toutes les scènes, tous les jours.Et chaque scène exigeait des émotions extrêmes!» PHOTO FOURNIE PAR COLUMBIA PICTURES UNE SFÀÉCHELLE HUMAINE Passengers mêle des choses qu\u2019on ne voit pas souvent ensemble dans un film de science-fiction: une histoire d\u2019amour avant tout, de l\u2019humour et de l\u2019action.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui faisait hésiter les producteurs devant cette histoire, écrite par John Spaihts (Prometheus, Doctor Strange) en 2007.Il s\u2019agit d\u2019un huis clos psychologique, assez écrasant lorsqu\u2019on se met dans la perspective d\u2019Aurora et de Jim, obligés d\u2019être en tête à tête pour le reste de leur vie.«C\u2019est vraiment difficile de définir le genre de ce film, note le réalisateur.C\u2019est une histoire qui évolue et qui surprend.J\u2019ai toujours aimé les histoires où les personnages sont placés dans des situations extrêmes et doivent faire des choix extrêmes.» Et, parce qu\u2019il s\u2019agit avant tout d\u2019une histoire très humaine, l\u2019équipe du film, avec Guy Hendrix Diaz (Inception) à la tête du design, a construit un immense plateau de tournage.Tyldum ne voulait pas que les acteurs travaillent trop devant des écrans, et souhaitait qu\u2019ils soient vraiment immergés dans leur environnement.«Bien sûr, on peut faire beaucoup avec les ordinateurs, mais nous allions de plus en plus vers les vrais décors.Tous les immenses décors que vous voyez dans le film, nous les avons construits.» PHOTO FOURNIE PAR COLUMBIA PICTURES LE VAISSEAU S\u2019il y a un troisième personnage dans ce huis clos, c\u2019est bien l\u2019époustouflant vaisseau spatial transportant l\u2019équipage, nommé LAvalon.Un étonnant amalgame d\u2019espaces techniques et de bateau de croisière de luxe, avec des robots, des restaurants, un cinéma, une piscine.«Je pense que tous les réalisateurs rêvent de créer un vaisseau spatial, comme le Faucon Millenium ou UEnterprise, confie Tyldum.Nous voulions créer quelque chose de différent, basé sur la science.À un niveau historique, j\u2019ai regardé les grands bateaux d\u2019immigrants.Vous savez, ceux qui faisaient la traversée entre l\u2019Europe et les Etats-Unis ou le Canada.Nous étions autant inspirés par le passé que par le futur.Il y a une partie technique, et une partie destinée à passer du bon temps, se relaxer, avec des designs plus vieillots, Art déco.C\u2019est comme Las Vegas!» Morten Tyldum cite aussi l\u2019incontournable Stanley Kubrick comme source d\u2019inspiration, en soulignant qu\u2019il a mis dans son film quelques références cachées au réalisateur de 2007 : /\u2019oc/yssée de l\u2019espace.1,5 MILLIONS DE SPECTATEURS EN FRANCE FRANÇOIS CLUZET MARIANNE DENICOURT MEDECINdeCAMPAGNE UN FILM DE THOMAS LILTI \u2018Terriblement empathique.Sincèrement touchant.Passionnément aimable.1' \u201cParfaitement écrit et joué.A ce docteur, en dit Monsieur Telerama BAM>E DES LE 16 DÉCEMBRE &CINEMANIA3 %\tJr \"Ce beau film de Thomas Lilti, médecin et cinéaste, est une chronique sensible et juste sur ce métier indispensable.\" **** la Croix est sous le charme.\u201d ^\touest a *www france1*9 PREMIERE I\u2014MONTREAL- ti QUÉBEC 11\u2014MONTREAL\u2014irTROIS-RIVIÊRES^rSHERBROOKE , CINEMA BEAUBIEN CINEMA LE CLAP ICINEPLEX FORUM | TAPIS-ROUGE MAISON DU CINÉMA 5 NOMINATIONS AUX GOLDEN GLOBES $ - DONT - S MEILLEUR FILMÏ | MEILLEUR ACTEUR \u2022 CASEY AFFLECK A mrr,v nhwk ?AP Entertainment usa today the wall strect journal « UN CHEF-D\u2019ŒUVRE » THE WALL STREET JOURNAL UN CLASSIQUE INSTANTANE1 GAGNANT PRIX NATIONAL | BOARD OF REVIEW -DONT - MEILLEUR LILM MEILLEUR ACTEUR MlAELLE 9\tVYLE\t- LUCAS AFFLECK WILLIAMS CHANDLER HEDGES un FILM de KENNETH LONERGAN MANCHESTERt^eSEA k.SE b story) amazonstudios métropole PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE n ^ you® metropolefilms.com LE TEMPS Il y a deux obstacles de taille pour tout voyage spatial: la distance et le temps pour la parcourir.C\u2019est là tout le drame vécu par Jim et Aurora, sortis trop tôt de leur «hibernation» et qui devront veiller sur le reste de l\u2019équipage endormi.Un sacrifice, en quelque sorte, puisqu\u2019ils ne verront jamais la conclusion de cette conquête d\u2019une autre planète.Pour Morten Tyldum, Passengers permettait d\u2019explorer autre chose que l\u2019espace.Après tout, ne sommes-nous pas que de simples passagers de la Terre ?«Je crois que la maladie de notre monde moderne est de ne jamais être vraiment dans le moment présent, note le réalisateur.On s\u2019inquiète et on pense toujours par rapport à l\u2019avenir, on fait des choses en pensant que ce sera bien pour plus tard.Ici, on se demande ce qui se passe lorsque le seul endroit où l\u2019on peut vivre est maintenant.Aurora et Jim doivent sortir le meilleur de tout ça.Qu\u2019est-ce que cela signifie, de construire une vie?C\u2019est tout ce qu\u2019ils ont, construire du sens, et tous les deux ont la capacité de le faire et de ressentir de l\u2019amour, comme chaque personne.» Passengers (Passagers) prend l\u2019affiche le 21 décembre. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS 13 .ARTS CINÉMA Encore ! PHOTO GILES KEYTE, FOURNIE PAR LUCASFILM LTD On s\u2019attache rapidement aux nouveaux venus de ce Star Wars, notamment à Jyn Erso (Felicity Jones), jeune rebelle dont l\u2019Empire a ravi les parents.ROGUE ONE: A STAR WARS STORY (V.F.: ROGUE ONE-UNE HISTOIRE DE STAR WARS) ?Film de science-fiction de Gareth Edwards.Avec Felicity Jones, Diego Luna, Alan Tudyk, Riz Ahmed.2 h 13.SONIA SARFATI Il y a eu les rumeurs, et elles étaient inquiétantes.Le scénario avait été très remanié, des scènes avaient dû être retournées.Planant au-dessus de tout, le spectre de l'Empire, celui de Disney, qui, mené par le seul désir d'engranger des dollars, presserait le citron.Impossible de se prononcer sur ce dernier point, mais une chose est sûre : Rogne One de Gareth Edwards, à l'affiche depuis hier, n'est pas le Star Wars de trop, mais le meilleur des Star Wars.Cette incursion dans une galaxie lointaine, très lointaine, est moins directement destinée aux enfants que celles auxquelles on a été habitués jusqu'ici.Parce que ce film de science-fiction est un film de guerre.Par rapport aux précédents, il est plus sombre en récit, plus rugueux en ton, plus réaliste en affrontements.Ses personnages, comme ses situations, comportent pas mal de zones grises.Tout n'y est pas noir ou blanc.Les touches d'humour, juste assez nombreuses, y sont d'autant plus les bienvenues.C'est la signature de Gareth Edwards, qui l'avait déjà appliquée à son Godzilla.Rogne One en met aussi plein la vue.Ce film est beau.Les planètes que l'on visite présentent une diversité incroyable de paysages.Les combats sont hyperréalistes, terribles en impact, en chorégraphies et en genres.Pourtant, et c'est là le tour de force, cette « histoire de Star Wars » portée par une trame sonore de Michael Giacchino qui fait écho à celle, mythique, de John Williams, réussit à rester dans le même univers.tout en étant différente.Ce que ne faisait pas le rassurant quoique excellent The Force Awakens, grosso modo une variation, 38 ans plus tard, sur A New Hope.«Hope.» Espoir.«Rebellions are built on hope.» Les rébellions sont bâties sur l'espoir.Ces mots sont entendus à quelques reprises dans le long métrage.Ils font le pont entre le film de Gareth Edwards et celui de George Lucas.Car Rogue One, plus - et mieux -que le spin-off annoncé, est un prequel à la trilogie composée par les épisodes IV, V et VI.Son action se déroule tout juste avant les événements survenus dans le film qui a lancé la franchise en 1977.Détruire l\u2019Étoile On connaît la trame principale du récit - un commando de l'Alliance rebelle essaie de voler les plans de l'Étoile noire qu'est en train de construire l'Empire à des fins de terreur - et on n'en dira pas plus.Parce qu'une partie du plaisir vient de la découverte de l'aventure et des clins d'œil pertinents faits à ce qui suit chronologiquement, mais que l'on connaît par cœur.L'apparition-surprise de certains personnages familiers en ravira plus d'un.Pour ce qui est des nouveaux venus, on s'y attache rapidement.Que ce soit Jyn Erso (Felicity Jones), jeune rebelle dont l'Empire a ravi les parents, Cassian Andor (Diego Luna), exmilitaire devenu espion dont le passé est jalonné de pages sombres, le pilote de cargo Bodhi Rook (formidable Riz Ahmed) ou encore Chirrut îmwe (Donnie Yen), le moine aveugle qui croit en la Force presque oubliée de tous, et son ami Baze Malbus (Jiang Wen), force de la nature et maître d'armes, etc.Et, Star Wars n'étant pas Star Wars sans robot, entrée de K-2SO, interprété par Alan Tudyk dans une excellente performance en capture de mouvements.Il est drôle, il est incisif, il est parfaitement imparfait.Il est craquant.Les origines de ces rebelles sont diverses, ils ont des passés extrêmement différents, portent des valeurs qui complètent ou heurtent celles des autres.Ceux qui les interprètent sont à l'avenant: la distribution compte des accents et des couleurs venant de partout.C'est aussi beau et remarquable que c'est naturel.Enfin, les méchants.Ben Mendelsohn est glaçant d'ambition et d'arrivisme en Director Krennic.Mais, bon, il « disparaît » lorsque l'homme en noir apparaît.Darth Vader.On le sait, on Ta vu dans les bandes-annonces: il est présent.On pourrait penser que ce n'est pas là une surprise.Erreur.On le voit ici comme on ne Ta jamais vu.Bref, on a seulement envie de souffler « Encore ! » lorsque s'amorce le générique.SUR VOS ÉCRANS EN DVD COMÉDIE DRAMATIQUE Embrasse-moi comme tu m\u2019aimes ?1/2 D\u2019André Forcier.Avec Juliette Gosselin, Emile Schneider, Céline Bonnier.Embrasse-moi comme tu m'aimes, campé dans le Montréal des années 40, est construit autour d\u2019un « couple » particulier.Berthe et Pierre sont jumeaux.Elle est handicapée.Leur mère ayant du mal à assumer son rôle, Pierre veille sur sa sœur.Maintenant qu\u2019ils sont devenus adultes, le trouble s\u2019installe quand leur attirance mutuelle commence à dépasser le cadre fraternel.La force du cinéma d\u2019André Forcier repose sur une vision originale et personnelle, de laquelle émane un goût de la provocation.Cela dit, l\u2019approche du cinéaste n\u2019est jamais agressive.Il aime jongler avec tous les tabous, tout en prenant bien soin d\u2019extirper de ses personnages leur bonne dose d\u2019humanité et de tendresse.- Marc-André Lussier WESTERN The Magnificent Seven (V.F.: Les sept mercenaires) ?D\u2019Antoine Fuqua.Avec Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke.Ilya des remakes qui nous font poser cette question récurrente : était-ce bien nécessaire ?C\u2019est - on l\u2019aura deviné - le cas de The Magnificent Seven d\u2019Antoine Fuqua, reprise du film du même titre de John Sturges (1960), qui était lui-même une relecture des Sept samouraïs d\u2019Akira Kurosawa (1954).Ce qui distingue The Magnificent Seven version 2016 de celle de 1960, c\u2019est essentiellement sa distribution.Parmi les « sept magnifiques », il y a un Noir, un Latino, un Asiatique et un autochtone ; dans le film de John Sturges, ils étaient tous blancs (quoique les acteurs fussent d\u2019origines diverses - russe, allemande, lituanienne -, accent à l\u2019appui).- Marc Cassivi iGTON PR4TT MAONjFICEN-r MERCENAIRES DRAME BIOGRAPHIQUE Sully (V.F.: Sully) ?1/2 De Clint Eastwood.Avec Tom Hanks, Aaron Eckhart, Laura Linney.Le 15 janvier 2009, un pilote de la US Airways a fait amerrir d\u2019urgence un avion avec 155 personnes à bord, dans les eaux glacées du fleuve Hudson, au large de Manhattan.Deux minutes après avoir décollé, l\u2019appareil a heurté une nuée de bernaches, ce qui lui a fait perdre ses deux moteurs.Par miracle, l\u2019accident n\u2019a fait aucun mort.Le pilote est devenu instantanément un héros.Entre le décollage et l\u2019amerrissage, il s\u2019est écoulé à peine six minutes.Pas étonnant que le scénario s\u2019attarde surtout à ce qui arrive après l\u2019accident.Si cette histoire a tout pour tenir le public en haleine, son traitement demeure assez conventionnel.\u2014 Luc Boulanger SULLY B LU-RAY1 * DVD + DIGITAL HD TOfô HANK, RIVETING NOMINATIONS AUX GOLDEN GLOBES B- G-V-:/;\u2014- DONT - MEILLEURE REALISATION SCENARIO MEILLEUR ENTRACI NOMINATIONS AUX GOLDEN GLOBES MEILLEUR FILM MEILLEURE REALISATION ¦ MEILLEUR ACTEUR HACKSA RI DG E UN FILM DE MEL GIBSON MAINTENANT AU CINEMAUiï MAINTENANT AU CINÉMA El © fou® EntractFilms 1A ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA Pour le meilleur et pour le pire.PHOTO FOURNIE PAR REMSTAR Le spectateur retrouvera, assurément, les Bougon tels qu\u2019en eux-mêmes.Les artisans sont restés très fidèles à l\u2019esprit de la série iconoclaste, qui a fait les beauxjours de la télé radio-canadienne.VOTEZ BOUGON ?Comédie satirique de Jean-François Pouliot.Avec Rémy Girard, Louison Danis, Hélène Bourgeois Leclerc, Antoine Bertrand.1 h 33.MARC-ANDRÉ LUSSIER Quand on lui faisait remarquer que l'aspect satirique de son Elvis Gratton risquait de passer complètement par-dessus la tête d'une certaine partie de son public, le regretté Pierre Falardeau ne s'en formalisait pas.11 estimait que, tôt ou tard, le message de dénonciation finirait bien par passer.Dommage que le passage du temps ne semble pas lui avoir donné raison.On peut se poser la même question par rapport à Votez Bougon.Se pourrait-il que les idées véhiculées dans cette grosse farce - devant laquelle on rit de plus en plus jaune - soient prises au premier degré et alimentent davantage le discours populiste qui embrase actuellement le monde occidental?Ou feraient-elles plutôt ressortir sous des traits caricaturaux la nature absurde du nouveau discours politique pour mieux le dénoncer?Le spectateur disposera évidemment de sa propre grille de lecture, mais il retrouvera, assurément, les Bougon tels qu'en eux-mêmes.En cela, les artisans sont restés très fidèles à l'esprit de la série iconoclaste, qui a fait les beaux jours de la télé radio-canadienne pendant trois saisons au cours de la dernière décennie.11 appert toutefois que, depuis le retrait de la série des ondes télévisuelles il y a 10 ans, la réalité est pratiquement venue rattraper la fiction.Voilà bien l'aspect le plus troublant de cette nouvelle mouture cinématographique.Bien sûr, l'intérêt de Paul Papa Bougon (formidable Rémy Girard) pour l'activité politique est d'abord et avant tout mercantile.Après tout, il est à la tête de la plus célèbre famille de « crosseurs » du Québec.Mais son implication découle aussi d'une blessure d'orgueil.Invité à la grande messe télévisuelle du dimanche soir pour en être la tête de Turc (Serge «Je m'en câlisse» Denoncourt anime cette copie conforme de Tout le monde en parle), le chef du clan Bougon atteint la notoriété instantanée.Devant les caméras, il ferme en outre le clapet d'un politicien véreux à grands coups d'arguments massue, inspirés de la bible du gros bon sens.En fondant ensuite son propre parti citoyen, le Parti de l'écœurement national (le PEN), Paul Bougon se hisse rapidement en tête des sondages en empruntant un discours qu'on dirait tout droit sorti de la bouche suave de Bernard Rambo Gauthier.Efficace, mais en déficit de gags C'est là que les problèmes commencent, car le nouveau « politicien » se laisse prendre à son propre jeu.Ce qui, on s'en doute, créera aussi des tensions au sein du clan, même si, tel un certain président désigné, le patriarche n'hésite pas à attribuer des postes clés à ses proches.Comme on peut s'y attendre, le récit est ponctué de vulgarités en tous genres, de gags en bas de la ceinture, et tire à boulets rouges sur tout ce qui bouge: politique, médias, enjeux sociaux et culturels.À cet égard, le film, réalisé par Jean-François Pouliot (La grande séduction, Les 3 p'tits cochons 2), transgresse de façon efficace toutes les règles de la rectitude politique avec la même subtilité qu'un camion 18 roues.Cependant, à l'instar de nombreuses sitcoms dont le passage au grand écran a été plus ou moins heureux (Sex and the City, Entourage), le film a parfois du mal à trouver son rythme.Sur la durée d'un long métrage, il est en effet difficile de proposer une enfilade de punchs comme on peut le faire pour un épisode de 23 minutes à la télévision.11 faut développer une intrigue, créer un arc émotif, explorer les choses plus en profondeur.Les auteurs (François Avard, Jean-François Mercier et Louis Morissette) se sont plutôt bien débrouillés sur ce plan, mais il reste que, par moments, on se retrouve quand même en déficit de «bons» gags.Il est toutefois indéniable que Votez Bougon cristallise quelque chose de l'air du temps et qu'il en tire sa pertinence.Pour le meilleur et pour le pire.Un film qui guérit MÉDECIN DE CAMPAGNE ?Vi Drame de Thomas Lilti.Avec François Cluzet et Marianne Denicourt.1 h42 SYNOPSIS Jean-Pierre (François Cluzet) est un médecin de campagne dévoué, qui ne compte pas ses heures et que tout le monde connaît dans son patelin.Il voit plutôt d\u2019un mauvais œil l\u2019arrivée d\u2019un nouveau médecin, Nathalie (Marianne Denicourt), venue l\u2019épauler dans sa tâche, d\u2019autant plus que Jean-Pierre cache qu\u2019il est atteint d\u2019une grave maladie.CRITIQUE Parfois, quand on utilise le terme feel-good movie, c\u2019est pour être poli face à un film plein de bonnes intentions et agréable, mais tout aussi abrutissant que plein d\u2019autres films.Ce n\u2019est pas le cas avec ce Médecin de campagne, réalisé par Thomas Lilti, lui-même médecin de formation.Toute la beauté de la vocation transpire dans ce film réaliste et doux, sans aucun pathos, où un homme, Jean-Pierre (François Cluzet, toujours impeccable), peine à refiler ses patients dont il s\u2019occupe passionnément à une nouvelle venue, Nathalie (Marianne Denicourt), appelée en renfort notamment parce qu\u2019il est atteint d\u2019un cancer.Il se croyait irremplaçable, et il l\u2019est un peu, surtout face aux personnes âgées qu\u2019il suit depuis des lustres, mais il faut une passation.Sauf qu\u2019être médecin, c\u2019est bien plus que d\u2019appliquer sa science sur des corps.Le savoir est aussi quelque chose d\u2019intime.Au début, il fait la vie dure à Nathalie, mais il ne peut que diagnostiquer ses qualités de médecin.Elle a l\u2019étoffe.Dans Médecin de campagne, on voit une France méconnue, on sent un amour du métier et on constate un éloge de la solidarité sociale.Vraiment, un film qui fait du bien et nous fait croire en l\u2019humanité.\u2014 Chantal Guy PLAN LARGE MARC-ANDRÉ LUSSIER j Madonna\tPHOTO AP LA JEUNE MADONNA AU CINÉMA?L\u2019icône de la musique pop a toujours eu l\u2019ambition d\u2019une vraie carrière au cinéma, mais ses talents d\u2019actrice ou de réalisatrice n\u2019ont jamais été à la hauteur de ceux qu elle affiche à titre de pop star.Qu\u2019à cela ne tienne, ses jeunes années risquent d\u2019être bientôt portées à l\u2019écran.Le scénario de Blonde Ambition, écrit par Elyse Hollander, s\u2019est en effet hissé en tête de la Black List de 2016, une liste annuelle sur laquelle se retrouvent les scénarios les plus intéressants circulant présentement à Hollywood, qui n\u2019ont toutefois pas encore été repêchés par des producteurs.Le récit décrit l\u2019arrivée de la chanteuse à New York jusqu\u2019à la production de son premier album.DES FAVORIS SE DÉTACHENT Si l\u2019on en juge par les prix décernés récemment par les différentes associations de critiques nord-américains, trois productions semblent nettement se détacher en vue de la prochaine saison des récompenses: La La Land (Damien Chazelle), Moonlight (Barry Jenkins) et Manchester by the Sea (Kenneth Lonergan).Si les lauréats sont interchangeables d\u2019une cérémonie à l\u2019autre, on peut presque d\u2019ores et déjà affirmer que le sort en est jeté pour la catégorie du meilleur acteur.À moins d\u2019un revirement inattendu, Casey Affleck, remarquable dans Manchester by the Sea, montera sur la scène du Kodak Theater le 26 février prochain pour mettre la main sur la statuette dorée.Tout le monde s\u2019en réjouira.\tCasey Affleck\tPHOTO FOURNIE PAR AMAZON Ayggp m rrsW I JD11 QUI A DIT?« Que cette reconnaissance vienne de mes pairs veut dire tellement à mes yeux.Je les respecte, les admire, j\u2019apprends d\u2019eux et leur vole des trucs tous les jours ! » - Emily Blunt après avoir appris sa sélection surprise aux Screen Actors Guild Awards dans la catégorie de la meilleure actrice, grâce à sa performance dans The Girl on the Train.LES SORTIES EN SALLE SEMAINE PROCHAINE 21 décembre Assassins Creed de Justin Kurzel Jackie de Pablo Larraîn Lion de Garth Davis Passengers (Passagers) de Morten Tyldum Sing (Chantez) de Garth Jennings 23 décembre Le fils de Jean de Philippe Lioret Theatre of Life (Le théâtre de la vie) de Peter Svatek Le voyage de Fanny de Lola Doillon Why Him?(Pourguoi lui?) de John Hamberg 25 décembre Fences de Denzel Washington La La Land (Pour l\u2019amour d\u2019Hollywood) de Damien Chazelle PHOTO REUTERS/DYLAN MARTINEZ LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 ARTS 15 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA ¦ (rr ¦ ¦ i ITT i ¦ S \u2022 - irmm ¦jSj-R;\u2019- m hp S*»- mÊ: ! % 9^' s® ¦t *\u2022 s; \u2022 wii ;L AïSs?* v>>/ TT:-' ¦ 1
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.