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Titre :
La Défense : journal hebdomadaire
Hebdomadaire de tendance conservatrice publié à Chicoutimi, La Défense exprime les aspirations et les besoins de ses lecteurs en accordant une grande importance aux nouvelles régionales.
Éditeur :
  • Chicoutimi :[s.n.],1898-1905
Contenu spécifique :
jeudi 25 août 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Défense : journal hebdomadaire, 1898-08-25, Collections de BAnQ.

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[" ete y JOURNAL HEBDOMADAIRE \u201cVitam impendere vero : Consacrer sa vie à la vérité.\u201d ABONNEMENT $1.00 par année.VOL.IL \u201cLA DEPENSE\" ULDERIC TREMBLAY, Directeur-propeietaire.ABONNEMENT Unan.$r.o0 Sixmois.0.50 Strictement payable d\u2019avance.ANNONCES, 10 centins Ia ligne pour la première insertion.Insertions subséquentes $ centins In ligne.Conditions spéciales pour annonces à longs termes.Avis de naissances, marlages, et deces gratuitement pour les abonnes.Toutes impressions de lives, brochures.cir culaires, carte\u2026 exécutées dans Jes dernicrs goûts, à très bas prix.Toutes communications doivent être adres- sécs à LA DEFENSE, CHICOUTIMI, P.Q.\u2014 JEUDI, 25 AQUT, 1898.Dans une lettre encyclique, adressede aux évêque d'Ecosse, le Pape rappelle qu'il y a vingt ans, sa sollicitude pour l'lcosse lui persuada, au lendemain de son élection au trône pontifical, de rétablir dans cc pays, la hiérarchie ecclésiastique.Aujourd'hui, le Saint-Père s'adresse aux dissidents bien qu'aux catholiques, Il fait ressortir les avantages de l'unité religieuse, et pour appuyer ses conseils, il invoque les exemple fournis par l'Instoire du christianisme en lcosse.» 4% aussi Durant l\u2019année scolaire 1897-98 ilyaen 5,087 élèves qui ont fréquenté les collèges classiques séminaires de la province de cc.Sur ce nombre, il y avait es venant des Etats-Unis et 37 d'autres pays.Au delà de 300 ont terminé leurs études, dont 98 pour cent se sont lancés dans les professions libérales.+ ++ Parmi les pays producteurs de céréales, la République Argentine prend une importance considérable.L'an dernier, elle a exporté 23,828,000 boisscaux de grains divers sur unc production totale de 63,000,000.Canada cst représenté, dans ce pays par un agent de comunerce, M.D.M.Bennie, qui rapporte que durant les mois de juin et juillet derniers, les commerçants de bois canadiens y ont expédié 48 chargements.(re tra Le bureau central des examina- teurd'catholiques a terminé sa tache.Il ne reste plus qu'à adresser les diplômes qui vont être expédiés à qui de droit le plus tôt possible.Sur 643 aspirants au diplôme d'école élémentaire,377 ont réussi: 266 ont été refusés: c'est | donc une admission moyenne de 41 p.c.Deux cent trente candidats ont obtenu le diplôme d'école modèle ; 145 ont été refusés.Il y avait en tout 375 aspirants ; 39 p.c.auront à subir l'épreuve de nouveau.Pour le diplôme académique, il y avait six aspirants .5 ont réussi.+.Des plaintes graves sc font entendre depuis quelque temps contre l'administration du Yukon.Tous les jours, les dépêches nous apportent la nouvelle de quelque nouveau boodlage au détriment des mineurs.Ces plaintes peuvent être exagérés, mais elles ne sont Certainement pas toutes sans fondement.Il y a quelque chose d'irrégulier, si non de frauduleux dans l\u2019administration du Yukon.Nous ne parlons pas des règlements dont le ridicule est suffisamment prouvé par le fait que, dans plusieurs cas, le major Walsh, administrateur du territoire, s\u2019est cru obligé de les ignorer pour ne pas ruiner les mineurs.Nous faisons allusion aux officiers du _gouvernement qui profitent de leur position pour se prélever des revenus au détriment des mineurs, Que le gouverneme it soit sévère et prudent.Des rumeurs graves circulent déjà dans le public ; certaines personnes ordinairement bien renscignées sur ce qui se passe dans les camps ministériels ne sc génent pas de dire que le Yukon paicra bien les frais des prochaines élections générales, et que les ministres savaient bien ce qu'ils faisaient en nommant certains amis à des emplois publics dans ce champ d'or.L'INTERCOLONIAL On se rappelle l'agitation soule- véc dans la presse, l\u2019année dernière, au sujet du projet de prolongement de l'Intercolonial jusqu'à Montréal.Pendant la session de 1897, le gouvernement fit adopter par les Communes un contrat pourvoyant à l'achat du chemin de fer du comté de Drummond, lequel de vait faire partic d'une voie plus su moins directe, sous lc contrôle du gouvernement, pour relier Lévis à la métropole.L'Intercolonial devait se trouver ainsi completé par une suture du Drummond et un tronçon du Grand Tronc.L'arrangement aurait coûté environ $1,600,000 de l'argent du peuple et ne faisait pas prévoir des résultats merveilleux.On y voyait une foule de défectrosités qui devaient rendre l\u2019administration du chemin de fer coûteuse et peu payante.Plusieurs prétendaient mé- me voir là-dessous un bovdlage, un j06 scandaleux destiné à enrichir des particuliers aux dépens du trésor public.L'opposition fit une guerre à mort au bill, qui fut tout de même adopté aux Communes, mais rejeté par le Sénat.Le gouvernement ne se tint pas pour battu.Il reprit le même projet sous unc autre forme et réussit à en faire autoriser l\u2019essai pendant une année, sous prétexte qu\u2019il fallait à tout prix tenter quelque chose pour combler le déficit de près de soixante mille piastres qui se rencontrait annuellement dans l'administration de l'Intercolonial.Aujourd'hui, après quatre mois d'expérience, il est permis de se demander si le but visé a été atteint.Voici une dépêche, publiée dans les journaux quotidiens, qui répond à cette question : Moncton, 16.\u2014 Les comptes de l\u2019Intercolonial pour l'année fiscale finissant le 30 juin dernier, sont maintenant faits, et on rapporte que le déficit s'élève à plas d\u2019un quart de million de piastres, contre $59,000 l'année précédente et $55,000 pour l'année 1795-96.\u201c L'augmentation du déficit est dû en plus grande partie À la ligne du Drummond, c'est-à-dire à l\u2019extension de I.C.R.de Lévis à Montréal, qu\u2019 n'est pas payante.Contrairement à ce que préten- .daient les partisans du Drummond, cette voie ferrée n'a cu d'autre effet que d'accroitre\u201d le déficit de l\u2019Intercolonial.Le Département demande maintenant des sourmis- sions pour 400 chars, d'une capacité de 60 tonnes de fret, dont le coût sera chargé au compte du capital ; et on prétend aussi que le compte du capital a été induement augmenté par l'inscription de dépenses qui jusqu'ici avaient été rencontrées en dehors du revenu.\u201d Ainsi les adversaires de ce qu\u2019on appelle maintenant le coup du Drummond voient maintenant leurs prévisions réalisées.Le déficit annuel du chemin de fer du gouvernement se trouve quintiplé en quatre mois.C\u2019est un désastre | La dépêche plus haut citée inspire à la Presse les réflexions suivantes : ** Ceux-#qui ont prédit que le CHICOUTIMI, 25 AOUT, 1898 Lod .: Co Drummond serait une mauvaise | du reste, avec une entière bonne | justes peuvent compter sur elle.cheville ouvrière, pour l'Intercolo- | foi et sans aucune arrière pensée! En la présentant conume un jour- nial, ne se sont pas trompés.| * L'Intercolonial, dont le déficit n'était que de $59,940, en 1897, | et de $55,187 l'année précédente, | aura, cette année, selon une esti mation probablement officicile d'Ottawa, un déficit de $250,000.\u201c L'augmentation déficitaire sera donc d'environ $200,000, ct c'est le Drummond, le chemin de | la fameuse \u201cpruchière \u201d à M.Greenshields, le chemin sur le quel M.Tarte a fondé de si belles, espérances, le chemin po ir lequel | lc gouvernement a sacritié la rive sud'et aurait sacrifié $1,600,000 où plus, de l'argent du peuple, si le sénat n\u2019était intervenu et n\u2019avait empêché cette folie.c\u2019est le: Drummond enfin, qui, de l'aveu de l'autorité, est responsable de cette charge d\u2019un quart de million à ajouter à notre budget déjà si obéré.\u201cRemarquons que l'Intercolonial, avec ses sutures du Drummond ct des tronçons du Grand- Tronc, de Montréal jusqu\u2019à Lévis, n'a été en opération que les quatre mois qui ont précédé la fin de | l'exercice.L'affermage coûtera, pour cette priole.$70,000, soit à $210,000 par année.La perte égale donc trois fois le loyer.\u201cC\u2019est nne jolie perspective, n\u2019est-ce pas, pour les opérations de toute une année.Le déficit probable atteindrait alors $600,- 000.\u201cOn ne doit donc plus s'étonner de ce que M.Blair se soit donné tant de mal pour tirer quelque chose de l'éléphant qu'il à sur les bras, En présence de ce résultat, le gouvernement ne pourra pas évidemment demander au parlement la ratification définitive de son contrat du Drummond.Cette grosse aflaire sera bientôt une chose morte.Il n'en restera que le souvenir de l\u2019un des plus monstrueux jobs, qui aient jamais été tentés, et un titre incontestable à la reconnaissance du peuple pour ceux qui, dans les parlements ou dans la presse, ont fait a orter le fameux \u201ccoup.\u201d \u2014 om Encore quelques remarques Nous croyons devoir enregistrer la note suivante, dont natre cap.frère du Progris accompagnait, la semaine dernière, la réponse qu'il consacrait à la Défense.\u201c Le Protectem de la semaine dernière fait mention du Séminaire de Chicoutimi, en rapport avec la Défense.Notre confrère ne sc fait que l'écho des raçontars qui ont couru la rue l'hiver dernier.Ces racontars sont dénués de fondement, car le Séminaire n'a rien eu à voir avec la partie financière de la fondation de la Défense.1 est connu, la Défense l'a indiqué elle-même, que notre confrère reçoit de l\u2019aide du dehors.Cette aide ne lui vient ni du Séminaire, ni d'aucune organisation politique du pays.\" Nous avons toujours méprisé souverainement, pour notre part, les racontars dont parle notre confrère, bien que nous n'aurions pas lieu d'en rougir, si même ils étaient fondés.Toutefois, comune c\u2019est dans un esprit de malice évidente que le /rorecteur s'en fait vilainement l'écho, et que ce n\u2019est pas nous qui aurions à en souffrir, nous tenons à remercier le /Foçrés de cette note, qui est l\u2019expression de l'exacte vérité.Il nous faut cependant relever certaines autres affirmations de notre confrère.Ce dernier voudrait ridiculiser la position dela Défense en insinuant qu'elle a été motivée par un dépit enfantin, provenant du fait que nous aurions été tenu à l'écart des réjouissances dont la visite ministérielle a été l'occasion, Nous voulons l'assurer qu\u2019il n'en est rien.À quelqu'un qui nous reprochait l\u2019inexactitude de certaine information relative au passage des ministres, nous avons fait remarquer que nous n\u2019étions pas de la fête ct que nous avions dû nous procurer à la diable des renseignements né- cessairement incomplets, donnés, C'était là une excuse, non l'expression d'un regret ni d\u2019un dépit quelconque, Il était également impossible pour nous de passer sous silence la visite des ministres et d'en parler sans erreur.Nous voulions renvoyer à qui de droit la responsabilité de ces dernières, Le /rogrés a donc tort de dire que nous étions \u2018\u2018un peu froissé de n'avoir pas reçu une invitation\u2019 que nous n'attendions pas ct que nous aurions cu tort d'attendre.Nous sommes sur ce dernier point de l'avis du confrère-pour des motifs différents, peut-être.Mais sila précédente insinuation du /rogrès appelle une explication le.tirade qui suit appellerait des représailles, si nous voulions faire des malices.\u201cNotre confrère, dit le Progrès, est un homme à cheval sur les principes et qui pour aucune question «'intérét ne voudrait avoir mailleä partir avec un libéral.C'est là le principe.En pratiqu-, c'est différent, Afin de pouvoir répandre son journal, il emploie auprès des conse-vateurs des agents conservateurs et auprès des lité- raux le fils d'un libéral bien connu de Chicoutimi.Cet agent trouve moyen de dire que La Défense N'est pas un journal conservateur, puisque des libéraux comme lui cherchent à la répandre, qu'elle fait la guerre à tous ceux qui ne lui plaisent pas et même qu'elle fait plus de mal an parti conservateur qu\u2019au parti libéral en mettant au jour certaines dissensions parmi les chefs conservateurs de Montréal.\u201d Il serait difficile de prétendre, on l'avouera, que cette tirade cst une réponse directe et concluante te à notre Larticle dela comzine dernière.Le f'ragrèis a, contre nous, une foule de choses sur le cœur ct il s'en ouvre un peu en cette occasion.On croirait qu'il est à Bout d'arguments, comme il veut bien dire de nous.11 trouve mauvais qu'on prétende avoir des principes, pour s'excuser, sans doute, d'en manquer souvent.Et c'est évidemment par une grossière crreur qu\u2019il affirme que \u201c pour aucune question d'éinrérêt nous ne voudrions avoir maille à partir avec un libéral.\u201d Notre passé est là pour prouver la fausseté de cette affirmation.Nos lecteurs savent que nous avons eu maintes fois nrtille à partir avec les libéraux et rien ne fait prévoir qu'il en sera autrement à l'avenir.Nous est avis que notre confrère dit ici tout le contraire de sa pensée et que l'impropriété des termes lui joue un mauvais tour, Mais l'assertion contraire serait également dénuéc de fondement.Car s\u2019il est vrai que nous avons eu plus d'une fois l\u2019occasion de combattre des libéraux ct que nous n'avons jamais reculé devant le devoir quinousimcombait alors, ilest aussi exact de dire que nous n'avons pas agi de la sorte par esprit d'hostilit* systématique envers cette classe de citoyens.Nous avons combattu le mal là où nous avons cru le voir, chez les conservateurs aussi bien que chez les libéraux.La Défense n'est pas un journal de parti, Elle tient aux principes qui restent ct non aux hommes qui passent, ct c'est précisément parce qu'elle est à cheval sur les principes, suivant l'élégante expression du Progrés, qu'elle a conquis les sympathies des meilleurs éléments des deux partis.Nous l'avons dit déjà et nous sommes heureux de le répéter : des libéraux marquants se montrent fort sympathiques à notre œuvre \u2018et s\u2019en font au besoin lespropagateurs zélés.Ils ont compris que la Défense n'est pas un journal de coterie ot ils savent que toutes les causes nal indépendant, nous n'avons donc pas trempé le public, comme l'insinue le /regrés, Nous ajouterons que le fait qu\u2019un agent de la /é/ense est le fils d\u2019un libéral n\u2019a aucune importance.Cet agent n\u2019a jamais fait de politique et on scrait bien cn pcine d'établir que ses opinions penchent d'un côté plutôt que de l'autre.Au reste nous savons partinem- ment qu'il n\u2019a rien dit qui doive être désavoué ct nous ne sommes pas responsable de l'interprétation plus ou moins exacte qu'on i pu | donner à ses paroles.Ce reproche de duplicité que nous lance le /royrés ne repose donc sur rien de sérieux, et nous pourrions a,onter que notre confrères est en bien mauvaise pos ture pour nous l'adresser, Ait oublié sa fameuse candi: dature de l'an dernier, et les p'tits moyens qu'il a dû, prendre pour la faire mousser ?\\.t-il oublié qu'il ne s'est pas génd de se dire tour à tour, suivant les Lesoins du moment, conservateur ct libéral, où deux | à la fois ?qu\u2019il a dit et fut à peu* près le contraire de ce qu'il avait | fait, dit et pensé jusqe'alors ?les Notre conlréve a-t ii oublié qu'en asswmant ce sic il prenait pour \u2018 lui-même tout le mépris qu'il avait | d'abord jouent ?Qu'on nous comprenne versé sur ceux qui le bieu : nous nc voulons pas faire À notre confrère un reproche d'être, ou d'avoir été soit Hibéral, soit conservateur, Cela nous est absolument égal.Nous n'entendons pas davantage,enlui rappelant sa conduite passée, réclamer la liberté de faire comme lui.Deux jamais un blanc.noirs ne feront Nous voulons seulement lui remettre en mémoire que quand on habite une maison de verre, il ne fait pas bon de lancer des pierres contre celle du voisin.LETTRE POLITIQUE XXX COUPS DE ** SOLEIL\" Mon cher directeur, Vous vous rappelez ce que je vous écrivais, la semaine dernière, à propos de ma manière à moi de traiter avec ces messieurs du rou- gisme ?Eh ! bien, je viens d'avoir la démonstration une fois de plus que c'est bien la manière efficace.C\u2019est le Soleil qui témoigne qu\u2019il n'y a rice comme ces procédés-là, dont il a goûté en son temps, pour la rendre sage ct convenable, lui aussi bien que ses congénères, Depuis la râclée sous laquelle il est resté coi, voilà qu'il s\u2019est risqué, ces jours passés encore, à parler de la Défense, qu\u2019il se borne à désigner ; mais, cette fois, il nous traite en termes polis.C'est autant de gagné.à coups de fouct.lt! n'en continue pas moins d'ê- tre délicieusement candide (?), le Sotcil | Voici en quels termes de voyant il cherche à faire croire qu'il est dans les scerets de ses snaîtres d'Ottawa ct qu\u2019il peut prédire des élections générales à brève échéance : \u201c Ceux qui connaissent un peu les dessous de la politique ne peuvent manquer d\u2019être quelque peu intrigué de la réunion qui a iicu à Rat Portage, Manitoba.* Le premier ministre est l'hôte de son collègue, l'hon.M.Sifton, le chef ct l'organisateur reconnu des forces libérales dans toute cette région s'étendant depuis Ontario jusqu'à l'Océan Pacifique.\u201cIl y a là aussi-mais toujours naturellement pour une simple visite amicale \u2014 M.James Sutherland, l'organisateur en chef du parti lilbé- ral dans le Dominion, M.Alex.Smith, l'organisateur du parti libéral à Ontario, et M.D.-C.Fraser, l'organisateur libéral dans les provinces maritimes.Cette rercontre, si elle n'a provoqué encore aucuns commentaires, n\u2019en doit pas moins faire | pourrait bien s'agir d'autre chase.\u201cNous supçonnans que les chefs ! libéraux attendent d'inunenses \u201cOn veut mettre la dernière main au règlement de la question des écoles dit-on, en certains guar- tiers.\u201cCela nous laisse un peu sceptique.Elle est réglée la question «les écoles, ct de la façon la plus pratique, puisque toutes les écoles catholiques de la province sont depuis quelques mois maintenues avec de l'argent fourni par le gou vernement Greenway, au lieu de l'être par les aumônes recucillies dans les éjlises.\u201cNous opinons à croire qu'il résultat de la conférence de Qué bec, résultats qui pourraient bien produire un véritable affolement de joie ct de satisfaction.\u201cNous laisserons un peu sc des: siner les événements avant de compléter toute notre pensée à se sujet No 32 la loi électorale, pour les élections déja faites, mais qu'à l'avenir les constables pourront voter.Cependant, M.flardy y conserve un reste d'iniquité que l'Opposition a vivement dénoncé.lly déclare que si les tribunaux annulent les votes «es constables, le mandat décerné lc ter mars, au lieu de retourner légalement, comme il devrait, au candidat ii, les cous- tables cnlevés, garde la majorité, sera tout bonnement annulé.Il y aura reprise d'élection, et le candidat de M.Hardy pourra de nouveau courir sa chance, tout comme celui de M, Whitney.C'est Là tout bonnement un vol électoral, que l\u2019esprit de parti a fait ra- tifer par quarante-neuf ministériels contre quarante-trois opposionnis- tes.À noter que cette majorité contient sept où huit individus qui ne sont point réellement les élus légaux et honnêtes du peuple, conune la chose deviendra notoire après le jugement des Cours.\u201cIl y a aussi, il faut le remar-; l'our un scandale parlementaire et quer,unautre événement important qui coïncide avec la conférence : c'est le scrutin du 29 septembre prochain sur fa prohibition, le résultat de ce scrutin pourrait avoir une portée considérable.\u201cEnfin, la récolte est exception: nellement abondante ct tout le moude est satisfait.\u201d Sauf que Portage du Rat est dans Ontario, et non Manitoba, comme disent les gens pratique ment instraits du Soleil ; Sauf, qu'il n'y a pas à se vanter d'avoir le perfide et iusignifiant Sifton pour collègue de son choix, comme M.Laurier, et pour chef des forces libérales de tout l'Ouest, comme le Sele et son éeole Sauf que MM.Sutherland et Fraser, des Communes da Cana da, sont plus vraisemblablement à la recherche du fromage qu\u2019ils convoitent avant la grande débâcle des prochaines élections fédérales ; Sauf qu'on w'éerit pas, en fran çais : aucuns commentaires, mais que cette expression commande le singulier, messieurs les pratique ment imstruits du Sole ; Sauf que M.Laurier et sus coimpères ne veulent ou n\u2019osent plus s'occuper de la question des écoles, et pour cause ; Sauf que cette importante question n'est point du tout réglée, ainsi que la Marie, de M.Tarte, ne se gêne point de le reconnal- tre ; Sauf que \u2018l'affolement de joie et de satifaction\u201d qui résultera de la cunférerce de Québez, où Laurier, Charlton cet consorts vont bien probablement faire le jeu des Américains,de bon gré ou par surprise, que cet \"affolement\u201d escompté est plus que problématique ; Sauf que le résultat du vote sur la prohibition, quel qu\u2019il soit, ne pourra feuère rassurer M.Laurier sur le sort qui l'attend lui-même aux urnes électorales ; Sauf que la \u201crécolte exceptionnellement abondante\u2018 n'est pas du tout au crédit de M.Laurier, mais bien de la divine Providence, de concert avec lequelle notre Premicr Ministre ne s'ingénie guère à travailler ; Sauf tout cela ct autres choses encore, il y a peut-être quelques grains de bon sens dans les vi sions du Soleil.Mais il pourrait fort bicn étre aussi un visionnaire plutétqu\u2019un voyant.Attendons les événement, sans nous fier au Soedd, * +.A LA LEGISLATURE D'ONTARIO LE + Le Premier Ministre Hardy, après de grands efforts, vient de faire passer sa loi étrange sur le vote des constables, par une inf- me majorité de sr vorr.Dans les circonstances, c\u2019est le glas funèbre de cette administration, qui comptait sur neuf ou dix voix de majorité au moins, et à laquelle ses pires adversaires en accordaient jusqu'à huit.Après le grand \u201c dérangement \u201d qui va suivre infailliblement les procts en invalidation, il est plus que probable gue M.Hardy sera cn imninorité, ou forcé de demander un appel général au peuple, dans Ontario.Lt cette imajorité si mince n'a pu être obtenue encore que par une concession importante de M.Hardy.Il a enlevé à sa loi l'effet rétroactif qu'il se proposait de lui donner.Elle décrète seulement aujourd\u2019hui que les tribunaux con- antilibertaire, cn voilà un pommé, ct c'estau compte des soi disant libéraux qu'il s'inscrit, naturelle ment La discussion de ce fameux coup de muin Mardy à donné lieu un incident digne de remarque.Un député grit, M.Stratton, de Peterborough-est, à lancé À la face de la snagristrature de sa province une injure tellement grave que son Premier Ministre, M.Ilardy, s'est cru obligé d'en venir faire lui-même apologie en face de la législature et de la province.Apres ML Tarte À Ottawa, M.Stratton, a Toronto, insultant les juges, quand ils ne font pas bien sclon les veuux des libéraux.C'est bien toujours le prétendu libérälis- me en action.En face de ces basses ct désho- rantes intrigues pour le pégime parlementaire, le chef de l'Opposition ontaricnne se conduit avec forec et dignité, 11 mérite bien les éloges qu fait de lui, comme suit, le Conrvicr du Canada, \u201cM, Whitney, le chef conservateur, redouble d'ardeur, et manoeuvre avec une supériorité manifeste.Son discours à propos de l'élection de l'orateur à été un mocdèle de tact ct d'habileté.H a proclamé que M.lEvanturel alleit être l\u2019orateur de l'opposition autant que du ministère, l'orateur des deux partis, Il a faitson éloge, et il a prononcé, au milieu des applaudissements de l'opposition conservatrice, les paroles suivantes: \u201cJe considère qu\u2019il est de mon devoir de répéter ceque j'ai dit il y à deux ins, qu\u2019on s'attendait À ce que mon honorable ami pour Prescolt cat un siège dans le cabinet, et que le gouvernement qui jugerait bon de le prendre dans\u2019 ses rangs serait à l'aise four justifier un tel choix.M.levanturel, je dois le déclarer est, dans mon opinion, à la tête de notre liste d\u2019orateur, On à parlé de sa croyance.Nous sommes heureux, de montrer dans cette circonstance au Dominion tout entier et\u2019 al- leurs que la race et ln religion, s'ils ne sont pas unc qualification pour faire arriver un homme aux hautes positions publiques,ne sont pas non plus un obstacle.(Vifs applaudissements de l\u2019opposition),et si,dans cette province, nous dvons pu montrerceçi clairement au peuple de Ia Puissance, les citoyens d'Ontariv doivent en être fiers,\u201d Cette déclaration significative a toute la valeur d'un programme, un programme de concorde, de loyauté, et de justice, Nous félicitons M.Whitney de cette attitude.1) imprime Ayn parti vac direction salutaire.\u201d de montre vraiment digne d'&.dn leader.neti Son discours sur l'adresse n'a pas été moins habile.Il à porté au gouverncinent des coups terribles.I a fait un réquisitoire formidable contre le ministèré moribéna qui essaie de retenir un pouvoir qui lui échappe, en foulant aux pieds les principes fondamentaux de la constitution anglaise.\u201d * * & UN COUP D'ETATANGLALS .+ + .* - - La tugende que la province de Québec est seule sujétte aux coups d'état et incapable d'appliquer le gouvernement constitutionnel s\u2019eñ va de plus en plus, comme je vous l\u2019écrivais, la.semainc passé, à pro- serveront Ja libre interprétation de songer les politiciens.(Suite sur Ia Quatrièue page) » Lo © a 1 LA DEPENSE \u2018 i Lo CA © + wa v : Là POÉSIE Lee Nenuphar Le marais s'étend l, monotone et vaseux, Plaine d\u2019ajoncs rompus etde mousses gluan- ftes, Immonde rendez-vous de mille être vis juenx Qui croisent en tous sens leurs légions mou- .[vantes.* +.Or, parmi ces débris des cormptions lentes, On voit, framacuté, splendide, glorieux, Le nénuphar dresser ses aigrettes brillantes Des blancheurs de la neige et de l'éclat des [cieux.* \u201c8 1} surgit, noole ct pur, en ce désert étrange, Écrusant ces laileurs qui le montrent Splux [beau, Et, pour lui faire un lit sans tache en cetle [fange, .Ses feuilles arcondies étendent leur rideeu, Et leur grand ovbe vert semble être, au fil de l'eau, Un disque d'émeraude où iuit une aile d'an- (ge.ll Le monde est un étang, chaos d'êtres meur- [tris, Où gruvillent les venins aux murtelles bles.[sures, Et qui retient captifs en ses rives impures Les âmes et les cœurs que sa loue a flétris.+ « a Parfois >2actant, au suin de ses (léserts taris, Crott un cœur visginal et libre de souillures ; Rayonnant de l'éclat des nobles créatures, Il s'élève, à .'é, sur les honteux débris.-* * & Il ne s'est pas courbé devant l\u2019infâme idole, Il n'a pas renié la justice et la loi ; L'honneur est sa devise et le Christ est son [roi ; + * + Mais pour que sa candeur jamais ne s'étivle, Il faut qu'il porte, ainsi qu'une Manche co- {rolle, Mostie, emllème, fleur et force de sa foi.SERGE USÈNE.\u2014\u2014 Le Monde Mutualiste La forme chrétienne de Passurance populaire PAR J.-M-À.DENAULT L.L.Bv Du ROLE SOCIAL DE LA MU- TUALITE (Suite) Son rôle social n'est pas moins beau, dans son complet développement.Non-seulement clle contribue à développer la solidarité chrétienne, la fraternité entre les diverses classes de la société, mais encorecaide elle puissamment à fournir un foyer de chaleur au patriotisme, une sphère de ralliement, en dchors ct au-dessus des divisions de partis, de coteries, de groupes, aux concitoyens que divisent les misères de la politique.C'est que, dans son scin,les chicanes du monde où l\u2019on intrigue, où l'on rivalise, où l\u2019on joue des coudes, des pieds et des mains, pour se frayer une route vers le pouvoir, pour s'accaparer les jouissances de la domination, des honneurs, de l'argent, toutes ces chicanes ct le cortège d'infortunes qu'elles trai- nent à leve suite ne sont point de mise.1% mutualité bien entendue, c'est un sanctuaire où ne pénè- _trent que ceux qui sentent le be- \u201csoin de s'unir pour se protéger plus efficacement, en compagnie de ceux qui ont soif de sc dévouer sclon les recommandations du Père commun des fidèles ou les appels de leur propre conscience, au soulagement de l'humanité qui souffre.Ces deux classes ne fournissent guère d'intrigants, quand les individualités qui les composent sont vraiment sincères en leurs as- \u2018pirations.D'où il suit que la mu.édhlité devient le terrain par excellence d'union sociale.À telle enseigne que de graves penseurs ont pu exprimer l'espoir qu'elle deviendrait peut-être la plus satisfaisante solution aux divisions funestes de la politique, particulièrement parmi les patriotes convaincus de notre Canada français, le jour où elle sera plus complètement généralisée chez les nôtres, qui s\u2019y enrôlent en grand nombre déjà ; plus parfaitement comprise, en son homogénéité nécessaire, aussi bien qu'en son essence véritable, que résume avec assez de précision cette formule : oe .\u201c S'aimer ct s'aider les uns les autres \u201d.Faisons des vœux pour que ce jour béni ne tarde à foire! Mais la mutualité ne se borne point encore à offrir un terrain d'union sociale et patriotique : elle présente de plus un signe, un gage de ralliement religieux, catholique.À la voix du Saint Père, nous l'avons vue naître ou plutôt prendre, tout d'un coup, de merveilleux développements, dans le vieux monde et dans le nouveau.Dans l'un et l\u2019autre, mais dans ce dernier surtout, les catholiques s'en sont emparés pour combattre la franc-maçontcrie, ennemie jurée de l\u2019Église, avec les propres moyens de propagande inventés par cette secte infernale et ses innombrables satellites ; pour organiser des associations honnêtes qui ouvrent leurs rangs aux prolétaires de la foi catholique et les em- péchent ainsi de s\u2019enrôler dans les organisations mauvaises, devenues si nombreuses.Mais il se trouva que sur ce point, comme sur bien d'autres, pour éprouver la confiance de ses enfants, Dieu avait permis que l'œuvre de Satan prit notablement de l'avance sur la sienne, Comme il n\u2019en agit ainsi, cependant, que pour micux montrer sa puissance et sa bonté, il arriva une fois de pius, que le terrain perdu pit être reconquis, ou, du moins, qu\u2019il sc trouve en voie de l'être, lentement 1nais sûrement.En Amérique, la secte tnau- dite avait jeté de profondes et multiples racines.Pendant longtemps, seule maîtresse du terrain social, au point de vue de la mutualité, clle avait réussi à faire d'innombrables adeptes.De ce nombre, nine quantité considérable de nos coreligionnaires, habitués à vivre en contact perpétuel avec des citoyens d'autres croyances ct ne soupçonnant pas d'arriè re-pensée aux organisations de bienfaisance que ceux-ci mettaient à leur disposition ; inconscients, pour la très-grande partie, des desscins pervers que dissimulaient les loges, sous le masque d'organisations mutuelles prétenducs neutres, accordaient libéralement leur patronage à ces frères perf- des, Is recherchaient candidement dans les rangs de ces sectaires, les secours et la protection de la mutualité, dont le catholicisme n\u2019avait pas encore songé à tirer parti pour son compte.Le mal devint même si grand, sous ce rapport, que l'Église, en sa maternelle sollicitude, jugea opportun d'intervenir pour mettre en garde ses fidèles contre certaines de ces organisations, plus ouvertement dangereuses.C'est ainsi que furent condamnées nommément, et interdites aux catholiques, avec toute la rigueur que commençaient À exercer parmi nous leur bienfaisante influance.Elles comptérent bicntôt leurs adeptes, heureusement, par milliers, Néanmoins, cominc il leur manquait le prestige des capitaux.cet puis, cette funeste attirance des étrangères, des institutions du dehors, les organisations scectaires, plus ou moins mitigées, avec l\u2019auréole dorée, souvent factice, que leur donnant les capitaux plus abondants dans le monde maçonnique où protestant, continuèrent de fasciner plusieurs d\u2019entre les nôtres et de les attirer à celles invinciblement.Le charme, hélas ! estloin d'êtrerompu, même au- jourd'hui encore, Four l'entretenir, la mutualité maçounique atiré profit du fait que lus premières associations de mutualité catholique étaient me- nacécs de s\u2019étioler et de péricliter, à cause, de leur nombre restreint d'adhérents ; à canse, surtout, du principe de inutualité absolue, principe faux et compromettant qu'elles avaient adopté au début.Ce principe avait servi également de point de départ aux organisations sectaires.Mais pour en avoir aperçu plus tôt les périls, paur avoir su, grice a la force que leur donnait leur multitude d'adeptes,leurs CARTES D'AFFAIRES L.-G.BELLEY, L.L.B.AVOCAT Turan: Rue Racine, Chicoutimi.Suit toujours le terme d'Hébestville.L.ALAIN L.L.B.AVOUAT Bureau : À côté du Burcau de Poste, rue Racine, Chicoutimi.CHARLES GAGNON AVOCAT Murcau à Hébertuille, Dr ARTHUR LANGLOIS CHIRURGIEN-DENTISTE Québec SPÉCIALITÉ : Maladies de In Douche et des dents © C SIMARD HORLOGER EXPOSITION RECIONALE DES COMTES DE CHICOU- TIMI SAGUENAY ET CHARLEVOIX OUS LES AUSPICES DE LA Société d'agriculture Du Comité de Chicoutimi, 6, 7, ET 8 SEPT.1898 $1,500 Offertes eu prix s\u2019Ades- Lac St-Tean 47, rue St-Jean - - Pour toute information ser à L.-J.SAVARD, SECRETAIRE-GERANT Rue Racine, + Chicoutimi E.-X.TARDIVYEL PEINTRE DECORATEUR { Pension Simard, Le schooner SIROP 353 tonnes > < ti ~ nF AAS BARBADES capitaux plus solides en quence, rectifier à temps ce faux système, elles en arguaient de leur suspériorité sur la inutualité catholique et vouaient celle-ci à la ruine, alors même que malgré son défaut d'origine, clle était encore en pleine vitalité.Et les nôtres tournaient aveuglement le dos à leurs institutions religieuses consé- tt nationnales pour suivre ce enchanteresses trompeuses ct réserver leurs suffrages.En vain, de lamentables faillites se prcduisaient-elles parmi les organisations neutres ou magonni- ques, pour faire ouvrir les yeux à leur nos gens en leur causant des pertes sensibles de leurs économies péniblement amassées ; ca vain, les institutions sectaires des Etats- Unis ou des provinces anglo-pro- testantes du Canada, après s'être faites obséquieuses pour racoler les nôtres, devenait-elles tyranniques ou décevantes dans les directions qu\u2019elles leur imposaient ensuite, le courant qui entralnait nos gens sous leur joug s'était établi irrésistiblement.(1 suivre ) Qualyues anecdotes sur bis- marek BisMARCK BUVEUR.\u2014II buvait un litre d\u2019eau de-vie par jour et déplorait l'usage de la bière pour ses compatriotes.Selon lui, clle rend l\u2019hominc stupide, paresseux, pouvaient permettre les circonstances, quelques-nns de ces sectes ou sociétés à base et À tendances maçonniques, telles que les Odd Fellows, les chevaliers de Pythias, les Templiers, etc.Toutefois, si les associations les plus indubitablement condamnables purent être frappées d'interdit, d\u2019autres restaient, qui fureut assez habiles pour se soustraire aux censures de Rome, par de savantes manoeuvres qui dissimulaient suffisamment l\u2019odieux de leurs opérations, sans enchanger, pourtant, le caractère faux cet dangercux.De nouvelles, surtout, se fonat- rent en grand nombre, quand on s'aperçut que l'Eglise organisait la réaction, et que, d'autre part, la mutualité se popularisait aussi rapidement.De ces organisations non ouvertement condamnées, mais assurément équivoques, bon nombre de nos corcligionnaires s'obstinent à faire partie, jusqu'au jour ou l'Église devra,de nouveau, intervenir d'autorité, ct coatrain- -dre tous ces imprudents À sacrifier, ou les sommes d'argent ainsi englouties à si mauvaise enscigne, ou les consolations de leur foi.Il est bien vrai que, déjà à l'heure de ces plus récentes fondations de la secte maçonnique, la mutualité catholique avait commencé à multiplier partout, cn Amérique, mais surtout dans le Canada français, d'excellentes associations de secours mutuel.Les sociétés St - Jean - Baptiste, les Unions St-Joseph, St-Vincent, etc, etc., se fondaient à l'envi et bon à rien ; elle est la cause de toute la politique démocratique, qu\u2019il appelle la politique de bras- scrie ; mieux vaudrait dela bonne eau-de vie de grain.Et, joignant l'exemple au pré- ccpe, il rencontrait, en se faisant verser un verre de cette liqueur, qu\u2019à Fcerrières, un général avait établi, au sujet des boissons, le principe suivant : \u201d Le vin rouge pour les enfents, le champagne pour les hommes, le schuaps (eau- de-vie) pour les géndraux ! Le 29 juillet 1862, il écrivait de Bordeaux à Mme de Bismarck ; \u201cJ'ai fait hier, pendant toute la journée, une charmante excursion dans le Médoc, avee notre consul et un général, ct j'ai bu an pressoir, comme on dit dans le pays, du Laffitte, du Pichon, du Mouton, du Latour, du Margaux, du Saint-Julien, du Brame, du Laroze, dc l'Armaillac et autres vins, Nous avons à l'ombre 30° et au soleil 55, mais on ne pense pas à cela, quandou a du bon vin dans le corps.MUSIQUE A BON MARCHE Le JOURNAL DE MUSIQUE publi dans son dernier numéro: le KLONDYKE une très julie vaise-quadrille par Wire et la COURSE AUX PAPILLONS de Box- Dès Si nos lecteurs achetaient ces deux morceaux chez un marchand de musique ils de- vralent payer socts pour la valse-quadrille et 3octs pour la chanson.Euvoyez $cts à l'adresse suivante et vous recevrez ce magnifique numéro contenant pour Socts de musique.abressE: Le Journal de Musique 1654 rue Notre-Dame MONTREAL : 60 tierces 105 barils En dechargement au quai du gouvernenient, à Chicoutimi.UT UT I AT CARGAISON PREMIÈRE § RECOLTE MI MLA A AS MSs AS AT AT ST AT UE EU UT UF; NOUS SOMMES MAINTENANT PRÊTS A RECEVOIR LES C MANDES DES MARCHANDS POUR LIVRAISON A L'ARRIVEE Nos prix sont garantis COTE, BOIVIN,& Cie CHICOUTIMZ, P.Q.Pr de ad RENOVATEUR PARISIEN DE x LETTE INDISPENSABLE POUR LA JEUNESSE PERPETUELLE DES CHEVEUX.HAQUE ESSAI REUSSIT PARFAIYEMENT ET DONNE ENTIER SATISFACTION.Chez les Chimistes ot Partemeurs, 50c.la bouteille.re Lee La fonderie Bergeron À EN MAINS LES PLUS BEAUX MODÈLES ET FAIT LES MEILLEURS POELES \u2014 QUI SOIENT FONDUS DANS LA PROVINCE DE QUEBEC Poeles de cuisine à un, à deux Bt a trois ponts, Etc, Btc, Épitaphes de toutes formes, de toutes grandeurs ct de tous prir.Aussi clôtures pour les tombes.Baux et nombreux patrons de galeris, Patrons pour les clotures fonte.Etc.Toutes réparations dans les poëles et les machineries faites avec la plus grande promptituede et le plus grand soin.BELLES LETTRES POUR FAIRE DES ENSEIGNES Nous ne nous occupons pas seulement des ouvrages en fonte, mais nous faisons aussi tous les travaux possibles en fer.Nous possédons un magnifique tour pour tourner lc fer ct la fonte, \u201c7 Nous sommes aussi agents pour la vente d'instruments aratoires pour Agrandemaison MOODY.Venez nous voir ct vous screz satisfaits de la manière dont vons serez servis ROGER BERGERON, Fondeur et forgeron.RUE RACINE, CHICGOUTIMI' * PROFITEZ-EN Vous avez un occasion unique d'acheter A bon marche Allez chez P.H.BOILY Vous trouverez la plusieurs sortes de marchandises Dont on veut se défaire VENDUES A REDUCTION.+ Lisez! 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il y a des chrétiens pieux, puisque les cloches, proches ou lointaines, sonnent la prière de l'Angélus du soir.Hélas ! l'obscurités'accroit,et les familles se rassemblent autour des foyers.Les pêcheurs ont serré leurs filets, Ils mangent la soupe au poisson sur la longue table grossière qui réunit les pères cides enfants.Qui donc, parmi cux, aurait souci des cris d\u2019un chien perdu ?Qui donc soupçonnerait qu\u2019à cette heure, sur la plage, un autre «faut qui v'a plus ni père ni md: re est (sisante, privée de sens, sous la qarde d'une pauvre bête fidèle ?Pluton appelle toujours.Sa plainte se fait plus longe, plus expressive.Elle parle, elle à des accents de détresse.Enfin la lassitude l'emporte.Lui aussi, il se sent vaincu.Jt alors il se couche dans le goémnon humide, ct guidé peut-être par son secret instinct, il couvre de son corps haletant, pour les réchauffer sans doute, les pieds de l'enfant s.ns souffle.It DEUX MISÈRES Joel le Mat revenait de Cloch\u2019- ars.Il comptait passer la nuit au Pouldû,dans l\u2019aubergu du passeur, car le passeur était un digne homme, Un vieux imatclot endurci à la fitigue, mais bon aux pauvres, pratiquant l'hospitalité, distribuant la soupe ct le pain aux vagabonds ct aux mendiants sans leurdeman- der qui ils étaient, ni d'où ils venaient.Et Joci ke Mat savait bien que, si plcine que fût l'auberge, la inère Goulien, aussi bonne que son mari, trouverait toujours un coin de toit, une soupente pour l'abriter moyennant les quatre sous du musicien, \u2014et mème pour rien, s'il n'avait pas les quatre sous.Le musicien, c'était lui, Joci le Mat, le violoneux, ainsi qu'on l\u2019appclait.II n'était plus jeune, à cette heure, Soixante ans écoulés dans les privations de la misère lui avaient fait une = chevelure d'argent.Ses jambes féchissaient parfois, bien que ses reins fussent robustes, ses bras encore musculeux et ses doigts agiles pour tenir l'archet.Indigent, il l'avaittou- jours été, méme aux \u2018plus beaux jours de la jeunesse, et ceux qui l'avaient connu droit fier,et avec sa longue figure mince, soigneuse ment rasée, ses traits fins comme ceux d\u2019un gentilhomme, son sourire doux ct triste, ses longs cheveux, son regard vague ct illuminé du dedans, avaient coutume de \u2018dire de lui : \u201cJoël, l'homme au violon, c\u2019est un artiste.Il a peut-être gagné le ciel, bien qu\u2019il l\u2019ait fait perdre à pas mal de jeunesses ; mais, pour le sûr ct le certain, il n\u2019a jamais gagné de quoi acheter le château de M.Mirio,\u201d Or le château de M.Mirio, c'é- tair cette grande maison carrée, qui s'élevait là-bas, sur le coteau, sur l'autre bord de la Lanta, au tournant du chemin de Guidel.Et M, Mirio, c'était le maitre de forges de Guidel.qui avait long- teinps travaillé pour l'arsenal de Lorient, et qui était encore l\u2019un des gros entrepreneurs chargé par le ministère de l'embauchage des ouvriers, Bien certainement, Joëlle Mat n'avait jamais pensé À gagner une fortune comme celle de M.Mirio, niméme \u201ctant sculement\u201dle centid- me de cette fortune qui alleit bien à six millions, disaient les gens bien informés.Mais peut-être avait-il nourri d'autres ambitions, caressé de plus tendres espérances, car ses ycux bleus avaient des regards d'inspiré, ct quand il s\u2019en allait sur | les routes, de village en village, son violon d\u2019une main, son archet de l'autre, en quête d\u2019une assemblée, d'un pardon ou d'une noce, le chef branlant, la démarche fati guée, ceux qui l'avaient rencontr: evaient vu des larmes couler de ses paupières sur sus vicilles joues sillonndes de rides profondes, Ce jour-là, il revenait de Cloch\u2019 ars, Où il avait fait danser filles et gars A la noce de la fille d'un fermier.Il y avait bien trois cents invités, parmi lesquels M.le vi- conte de Kervéo, le propriétaire, encore un ami de pauvres et des petites gens.Ceux de la fête avaient donné chacun un sou pour danser, ct cela avait mis quinze francs dans l'escarcelle du violoneux.Puis le vicomte l'avait appelé à son tour, et jui avait dit, avec sa grosse voix de vieux marin : \u201cPère le Mat, je sais bien des choses sur ton compte, et notamment que tu es le meilleur des hommes.Prends ça, et fais-en ton profit.Mais, quand tu l\u2019auras mo- nayé, n'oublie pas d'acheter des crêpes et de la galette avec deux litres de vin blanc pour régaler lu daux, cette fois, avec une nuance de supplication, Une idée vint au musicien, idée singulière assurément, en peut naître dans lun atte Hdefit le vaste foulard dans lequelle il coveloppait son violon, mit cclui-ci contre son épaule, ct lentement, du pas dont il mar- chail au défilé des noces, il se mit à jouer en cadence.Ce fut étrange mélodie que celle de ces notes envolées dans la mut, au milieu de silence dela campagne, troublé seute- ment pur l'étemnel bruissement du flot sur le sable de la plage ct sur les roche battues par les lames courtes.telle qu'il l'imagination une Joel descendit ainsi, saus peur, du haut des dunes du Kernévénas, Lamer clapotait à ses pieds au travers du tapis de goémon ; mais en ce moment elle était dale, et le jusant allait commencer.Alda vue de homme, le chien sc leva du milieu des herbes wa rines, Îl se tralnä, languissant,avec de petits cris plaintif, et le cien, tout à fait rassuré, laissa musi- se tmaisonnée de Yann Tu m'as compris, Plouhernon'est-ce pas ?\u201d Joël avait remercié de tout son cœur l\u2019ancien capitaine de frégate.Il avait dans les yeux des larmes, mais de la joie plein le coeur, et longtemps, sur la route, il avait regardé la pièce jaune, le louis tout neuf de vingt francs que l'homme de bien avait placé dans la paume de sa main amaigric, délicate comme celle d'une me.brouillé sa vuc, ct alors il l'avait mise dans sa poche ; mais illa voyait toujours avec les yeux l\u2019esprit, comptant le profit, se pétant : \u201cQuinze et vingt font trente-; cinq.Me voilà rche pour un mois, ct le pain ne manquera pas au mé- ré nage de Yann Plouherno.J'irai à\u2019 Lorient pour acheter à mon filleul Yves le beau couteau qu'il wma demandé, ct j'apporterai en méme.temps le vin blanc et la galette.Les crêpes Quimperlé.\u201d Alors ses prunclies s'étaient le vées vers le firmament noir, des étoiles scintillaient, et il murmuré : sont meillcures où avait \u201cTu seras contente, Yannite.Ton fils aura un peu plus de joic sur laterre.\"* Il était arrivé au village de Kerharo, Encore deux killomé- tres, et il serait au Pouldd.Le silence était profond, ct au travers ; des verdures pressées On entendait battre le pouls de l'Océan.La mer chantait son imposant cantique, ct Joël le Mat songeait qu\u2019elle avait été pour lui l'inspiratrice de ses rêves d'artiste, qu\u2019il avait appris l'harmonie à ses leçons.Tout à coup une clameur le fit tressaillir.Il tendit l\u2019orcille.C'était le cri d\u2019un chien perdu ou blessé.Une sueur froide coula du front du musicien sur son cou.11 fit un grand signe de croix.\u201cI y a quelqu'un qui meurt ou qui va mourrir,\u201d prononça-t-il part lui.Et il pressa le pas pour sortir au plus tôt de la zonc maudite où une âme luttait contre à les affres du dernier combat, et machinale-, ment les versets du De profundis, en latin vinrent se placer sur ses lèvres bégayantes.Mais le cri ralentit dcrechef, non plus long ct désespéré, mais violent, impatienté, C'était presque une voix humaine appelant au secours, Toutc la peur de Joël tomba d'un seul coup.Avant d'être iménétrier, il avait servi sept ans dans la marine de l'État.\u201cHo ! ho ! pensa-t-il tout haut, ça c'est un chien qui demande à l'aide, 11 y a un vivant en danger sur la grève.\u201d Il enjamba une clôture, ct se mità courir vers la grève, à travers les genéts ct les bruytres, dans la direction des Grands-Sa- bles, du côté de l'autre de Kernévénas, d'où venait de cri du chien.Et, tout en sc hâtant, il avait ôté de sa ceinture un sifflet de bois dont il tira deux ou trois notes stridentes, qui vibrèrent étrangement dans la nuit.L'aboiement le Mat fem: de.; at a attirer par lui vers Une masse sombre, qui s'agitait À quelques pas.Le vieil homme se pencha pour mieux voir.Une exclamation pitié jaillit de ses lèvres, \u201cBonne Dame ! Un vivant, cucore ! Jesus ! LA cette innocente ?de enfant et qui amis -Maman, maman ! pleura la petite créature, éperdue, cn tentant désespérément les bras.\u2014Ne pleure pas, tiote, dit dou- | H l'avait regardée jesqu'à | cement Joci, On ira la chercher, ce que les ombresdu soir cussent | ta maman.\u201d ll voulut prendre la petite entre ses bras, voulut s'enfuir.1 \u201cMais elle est tonte trempre, fille elle repoussa | tiote ! prononça-til, On ne peut pas te laisser comme ça, r fant.Puisqu'on te dit qu'on ira viens pas, tu vois, il fait anit, le loup te mançrera.\u201d Justement la brise sc levait, ve-} nant dut large.Un frisson secoua bu! i petite créature sousses Vetements mouilles, Elle se mit à .pleurer | grands sanlots, répétant tOujours : } \u201cMaman, maman !\u201d le vieux musicien était versé.boule- avait les yeux humides de larmes.Lui aussi Je te dis que tu reverras ta ma man, Moi, je suis un brave homme, tusais ; j'aime beaucoup les petits enfants.\u201d Et, tout en parlant, il avait posé son violon sur le sable ct défait l'ample caban de grosse laine qui pendait à ses épaules, En un tour de main, il déchaussa la petite fille grelottante, lui enleva ec qu'elle avait de plus mouillé sur clle ct l'envcloppa dans le manteau.ll n'avaitpas cessé de parler, ct l'enfant ne pleurait plus, Il lui prodiguait les mots les plus doux de son vocabulaire.Elle l'écoutait, étonnée, curieuse même, \u2018ct cela depuis qu'il l'avait nommé \u201cpetit ange\".\u201cAlors tu es bon, toi, dis, Monsicur ?\u201d s'enhardit-elle a demander.Il sourit, le vieux Joël le Mat, séduit par le clair regard de ces lui beaux yeux, qu'il apercevait À la clarté de la lune.\u201cMais oui, je suis bon.On le dit, du moins, ma jolie mignonne ct j'aime bien les petits enfants.\u2014\u2014Alors je suis contente d'aller avec toi pour retrouver mamar ce papa.\u201d I l'avait enlacée de son bras gauche, ct clle s'était laissé faire, n'ayant plus peur.Il la jeta rapidement sur son épaule, tout eminitouflée dans le grossier caban, ct se mit à remonter les sables pour rejoindre le chemin du Poulda.\u201cViens aussi, toi, bonne bête,\u201d cria-t-il amicalement au chjen.Pluton se leva du milieu du varech.Il fit entendre un jappe ment satisfait, ct suivit pas À pas l'homme qui emportait sa petite amie.Son instinct infaillible lui avait révélé que cet homme, lui aussi, était un ami.' (A suivre) répondit plus ct! - {la Jamgpique, lades Ovdidentzl i la mon en- j convenir au climat de ce continent et n sont chercher ta maman ! Si tu ne | et à \u201cNe pleure pas, mon petit ange.! LES MCILLEURES PILULES Le Foie Dérangé ?Que ce soit le résultat d'une man- vaise nourriture, excès, surcrolt de travail, exposition au soleil ; la constipation, migraine, indigestion, clous ou autres éruptions\u2014preacz LES PILULES ANTHTULICUSES ET PURGATIVES du DR.HARVEY elles vous guenront vivement, Lies, et à bon marché.Elles nettoient, reuforcissent, et refont le système.En vente partout-\u201425c.par daite de 33 Bolte eapé lide comme échantillon sur réception du prix 25\u20ac, LA CIC DE MEDICINE HARVEY, oué, MUL BT-PAUL, MONTREAL BIERE PORTER - bE John Labatt LONDON, ONT.Le breuvage le plus salutaire pour l'usage général et sans supérieur comme tonique nutritif, Recomioandd par tes cennaissoues et lus médecine dans totes Tes antics da Canada, Voyez tes témoignages denis de chimistes éaunetits, DIX MÉDAILLES ET DOUZE DIPLOMES obtenus aux exnositions usisers les de Frans ce, d'Avstratie.des beat Unis Canada, che Saveur originale et fine Pureté patentic Cos hrouvages sont faits
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