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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 4 mars 1899
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1899-03, Collections de BAnQ.

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[" VOL.X.No 40 MONTREAL, 4 MARS 1899 Journal Hebdomadaire Illustré de 32 Pages PRIX DU NUMERO: 5c UN SPORT CANADIEN F II È R E E T S Qi U R : v;-: iy ' te* :'.$$$$¦ \"W *1 iapsi Mshyfa: u£ MM \u2022>; V' mm, SSM WÀ4.A O LE SAMEDI (Journal Hebdomadaire) PU 11 LIGATION LITTÊRAlltE, AllTISTIQÜB ET SOCIALE 0^3-A.XT2î: JDTJ- FOTEE1 EOIÆESTIQVE REDACTEUR: LOUIS PERRON -A.3BOISr3srEllSÆB]SrT = TJ 1ST -A.3ST, 82.50 ; SIX MOIS, $1.25 (Strictement payable d'avance) dti N,'u.nxex*o, £> OcmtliiH Tarif «l'annonce \u2014 10c la ligne, mesure agate.l\u2019OIRIKR, HKSSKTTK fi CI K, Editeurs-Propriétaires, No 51G Ruk Ckakj, Montréal.MONTRÉAL, t MARS 1899 PRIÈRE DIX NEUF CENT 'H La petite Noëlle Finiksiècle.\u2014O, Seigneur I Si voue voulez, bien me pardonner toutes les choses mauvaises que j\u2019ai faites, je vous pardonnerai toutes celles que vous me faites moi.Un Concours Original Le Samedi a décidé d'ouvrir, entre tous ses licteurs et abonnés, nn concours d\u2019une nouvelle nature, bien propre, croyons-nous, à trouver le chemin du cœur des mères canadiennes.Mais d\u2019abord, une question.Est-il rien de plus gracieux qu\u2019on petit enfant 1 Chacun, nous le pensons, a déjà répondu atiirmativeinent.Mais il y a des degrés dans le charme, même dans celui qu\u2019exerce les petits enfants ! C\u2019est pourquoi nous avons résolu d'inviter toutes les mères h nous faire parvenir le portrait do leur plus joli bébé et de faire choisir par le public \u2014 vox populx eox Dei \u2014 parmi tous les portraits qui seront soumis h son appréciation, les quatre qui lui sembleront réunir le plus de qualités esthétiques.A cet eflet, nous allons ouvrir un concours par portraits, entre tous les bébés figés do :\u2019> mois à ans, concours dont notre prochain numéro indiquera les conditions et pour lequel dos prix importants, en argent, seront affectés aux quatre qui réuniront le plus grand nombre de suffrages.Le montant de ces prix sera déposé par nous dans une de nos banqaes canadiennes et il sera attribué aux vainqueurs par le public lui-même.Lecteurs et lectrices, avertissez vos amis de ce gracieux concoure, et vous qui avez le bonheur de posséder de jolis enfants, préparez vous.Au prochain numéro pour les conditions du concours.Le Samedi.TRAHI PAR SA CHANCE Uaudeau.\u2014Comment ont-il reconnu lo prisonnier.Paudcau.\u2014Par un trèllo h quatre feuilles qu\u2019il portait pour la chance.PARI IN ENTREMIS I >aux parieurs enragés faisaient ensemble la traversée do l\u2019Atlantique h bord d\u2019un paquebot de la compagnie ***.Depuis lo départ, les deux copains n\u2019avaient cessé de parier à propos de tout et à propos de rien.Le cinquième jour du voyage, la chaudière du paquebot lit explosion, et nos deux parieurs s\u2019étant rencontrés dans l\u2019espace, l\u2019un dit h l'autre : \u2014Jo pario sÿl, Jack, quo je vais monter plus haut que toi, PAS LA MÊME DIFFICULTÉ Un jeune nigaud, qui désirait porter le joug matrimonial, ne pouvait ,so décider à faire la demande en mariage à celle qu\u2019il avait choisi, tellement grande était sa timidité.Comme il faisait part à son père de cette difficulté, celui ci lui dit : \u2014 Comment, grosse bête, mais ça n\u2019est pas difficile.Il a bien fallu que moi, qui nhst pourtant pas bien malin, ni instruit, je fasse c*>tto demande à ta mère ! \u2014Ah, poupa, ça n\u2019est paB la même chose, répondit le nigaud ; tu as épousé maman, loi ; mais moi, c\u2019est à une étrangère qu\u2019il faut que je parle ! L\u2019UTILITÉ DES RICHESSES Un peintre eut un duel.La balle du pistolet de son adversaire vint s\u2019amortir sur un écu de cinq francs contenu dans la poche de son gilet Ce fait, rapporté au café do Madrid devant quelques amis du pointre, amena la phrase suivante sur les lèvres de l\u2019un d\u2019eux, bohème do la plus belle eau : \u201c J\u2019aurais été tué, moi !\u201d EXCELLENT MOYEN Un chasseur déjeunant avec ses amis dans une auberge do village, lour fit connaître le moyon ds boire du café exempt do toute falsification.Se faisant apporter par l'aubergiste toute la chicorée qui so trouvait dans l\u2019établissement, il la paya puis la jeta dans le feu.\u2014Maintenant, dit-il au cabaretier, faites nous du café ?ÇA DEVAIT ÊTRE ÇA L\u2019annonceur {furieux) \u2014Voyons, monsieur, quo voulez vous dire en annonçant la naissance de mon 10e (ils eous le titre \u201c Evénement malheureux \u201d 1 L\u2019éditeur.\u2014Excusez, monsiour, je n\u2019avais paB remarqué cela ; cela doit être une erreur du contremaître, car, vous savez, il est marié lui aussi.AUX COURSES Le tapeur.\u2014Mon petit lîoaufllet, il faut absolument que tu me prête cinq piastres ; si je gagne, je te les rendrai.Le tapé {hésitant).\u2014Mais, si tu perds 1 Le tapeur.\u2014Bah ! pour cinq piastres, j\u2019en mourrai pas.PAS CELA ! La dame charitable {au tramp qui lui demande à manger).\u2014Mais ne pouvez-vous, on cherchant un peu, trouver rien à faire I Le tramp {tristement) \u2014Rien, madame, excepté de l'ouvrage.QUAND ON FAIT CE QU\u2019ON PEUT Patient.\u2014Oh, docteur, si je pouvais seulement mourir.Docteur (sèchement).\u2014Je fais de mon mieux pour vous, monsieur.UNE VRAIE CHANCE V mM WM.I >:.% Tommy.\u2014Veux-tu un cigare, Joe ! J\u2019en ai eu une boîte pour mon jour de Tan.Joe ( incrédule) \u2014 Vrai ?Tommy\u2014Oui, que j\u2019te dis.Maman en avait donné une boîte à papa et il Ta mise derrière le bois, dans le hangard. LE SAMEDI ELLE PENSAIT A L\u2019AVENIR Vmm Mm HW affeS ,v Jm k**w*hâ Grand\u2019mama, Jumbo.\u2014Est-ce que li bible li dit qu\u2019il n\u2019y aua plus de maïages au ciel ! Le révérend Sambo.\u2014Cétainement, sæu Jumbo ! Grand'mama Jumbo.\u2014Aloe, je dois douté scieuseinont do li bible.Le rérérend Sambo (scandalisé).\u20140, eœu Jumbo ! Grand\u2019mama Jumbo.\u2014Oui.La semaine déniée une faisouse d\u2019hooscopoa m\u2019a dit que j\u2019auais quate mai* ; je n\u2019en ai eu que to;a à veni jusqu\u2019à aujoud\u2019hui, et je no vois cétainement pas comment je vais avoi li quatième, à moins que je l\u2019ai au ciel ! Et des étoiles s\u2019allument au firmament, piquant, dans l\u2019abîme sombre de la mer sans fin, toute une éblouissante parure do diamants.Dans l\u2019air calme, un léger bruit, répercuté par la mer.C\u2019est un refrain monotone, bizarrement cadencé, volant sur l\u2019étendue morne des eaux ! C'est le chant des pagayeurs noirs du pays de Crou ! Bientôt le chant s\u2019accentue et une longue et étroite pirogue glisse, rapide et par bonds rhytmés, laissant après elle un sillage houleux.Elle semble voler vers un îlot désert, dôme obscur de verdure isolé sur les flots du Golf, où de grands fromagers se drossent, d\u2019un jot puissant, emmêlant le fouilli de leurs branches aux palmiers élancés et à la trame flottante dos lianes.Mais l\u2019eau, phosphorescente près do la côte, s\u2019ouvre sous les pagaies en rayures de métal en fusion.Les noirs rameurs se taisent au moment d'aborder ot la sonorité des bois évapore au loin la dernière note de leur monotone chanson.L\u2019embarcation file, en mourant sur Bon airo ot aborde Pilot à la noire et colossale silhouette.La nuit est descendue, intense, sur la grande lagune aride, tristo, la lagune africaine.\tSu vin UN DRAME EN VINIiT-CINQ LETTRES Le prince Enaiii.t.Luka, esclave grecque.I\u2019ecoo, abbé mitré.Dans le dernier numéro du Samedi, nous publiions un poème d'une syllabe en quatorze mots, voici aujourd\u2019hui une autre fantaisie.Personnages : Hue, I V\"-*.Gardes du corps du prince.I\\E, |\t'\t\u2018 IoREc, J La scène se passe au XVIe siècle, dans le chatoau du prince Enanlt.Scène 1ère LE PRINCE EN AU LT, l\u2019AIIBÉ l-ECQU Au lover du rideau le prince ot l\u2019abbé discutent avec violence, dans la sallo d\u2019armes du chateau.Le prince.\u2014A 11.C D ! L\u2019Abbé, avec un geste ironique.\u2014E.I1\u2019.Le prince, décrochant une arme à la panoplie.- Scène 11 -C II.(L\u2019Abbé so retire.) Le prince.Ijika entre précipitamment.L\u2019Abbé est rosté derrière uno draperie qni le cache imparfaitement.Emaux et Camées PETITS CIIKFS-d\u2019œüVRË LITTÉRAIRES DE TOUS LES PAYS ET DE TOUTES LES ÉPOQUES DDXXV NEVERMORE Le prince, tendrement.\u2014 I J K ! Ijika, meme jeu.\u2014 L M N 0.Le prince qui, tout à coup, s'aperçoit de la présence de l\u2019Abbé \u2014 P Q R S T ! (Appelant ses gardes ) U.V.X.Y.(Les gardes accourent J.Le prince leur désigne l\u2019Abbé et, faisant le geste de lui couper le cou.\u2014 Z.(La tête de l'Abbé et le rideau tombont ) Ca LC II AS.Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?L\u2019automne Baisait volor la grive à travers l\u2019air atone, Et le soleil dardait un rayon monotone Sur le bois jaunissant où la bise détone.Nous étions seul à aeulo et marchions on rêvant, Elle et moi, les cheveux ot la pensée au vent.Soudain, tournant vers moi son regard émouvant : \u201c Quel fut ton plus beau jour?\u201d fit sa voix d\u2019or vivant.Sa voix douce et Eonore, au frais timbro angélique.Un sourire discret lui donna la réplique, Et je baisai sa main blanche, dévotement.\u2014 Ah ! les premières fleurs, qu\u2019elles sont parfumées ! Et qu\u2019il bruit avec un murmure charmant Le promier \u201c oui \u201d qui sort de lèvres bien-aimées ! Paul Verlaine.INSTANTANÉS AFRICAINS LXXVII SUR LA CÔTE D\u2019IVOIRE Le soir descend sur la grande lagune aride, triste, la lagune africaine.Le soleil, rasant et incendiant les eaux immobiles, n\u2019est plus, déjà, qu\u2019un énorme disqne déformé, sans chaleur, sans éclat et d\u2019un rouge de feu.Il semble grimacir derrière les brunes vapeurs en dérive à l\u2019occident.La côte, brûlante le jour, du Golfe de Guinée, s\u2019apprête à respirer.C\u2019est, après ce jour torride, l\u2019approche de l\u2019heure fraîche où le silence brusquement se fait.Ibis, grues, flamants rofe3, marabouts goitreux aux crânes pelés, tous les oiseaux pécheurs piaillant et caeophonant, se rassemblent sur les grèves, au fond des anses, avant de prendre leur vol, pour la nuit, vers les abris toutl'us des hauts palétuviers.Mais le soleil, comme un bloc de métal incandescent, vient de s\u2019enfoncer, brusquement, dans la mer violette.Sur l\u2019étroite et mince langue de sable, chevelue de brousse enchevêtrée, frôlée d\u2019un côté par la nappe dormante de la lagnne, martellée de l\u2019autre par les lourdes volutes de l\u2019Océan, de légères fumées s'élèvent.Ces fumées proviennent des cases de Grand Laliou, un des entrepots d\u2019huile de palme de la Côte d\u2019Ivoiro.HEUREUSE CUISINIÈRE ! Bouleau.\u2014Depuis combien do tomps votre cuisinière ost-ollo avec vous 1 Rouleau.\u2014Elle est dans la deuxièmo annéo de son règne.SIMPLE COMPARAISON ;'YÎâÿi.r-WXCÊ! Pat.\u2014Vois-tu, Mike, ma femmo se plaint de co que jo ue suis plus aussi attentionné vis-à-vis d\u2019ello comtno avant notre mariago.Mike.\u2014Pourquoi no lui dis-tu pas qu\u2019un hommo qui a pris un char électrique no court plus après. 4 LE SAMEDI CES ANNONCES MATRIMONIALES \u2014Oui, monsieur, c\u2019est moi-mémo d'affection et ,1e suis la jouno personne au co ur débordant ur.un époux, cnlin ! LES CERISES DU CURE L\u2019abbé Robert, grand et beau vieillard de près do soixante-dix ans, était bien le meilleur homme qui fût au mondo.Curé depuis de longues annéeB, d'un village assez important do la Normandie, on peut dire qu\u2019il était l\u2019ami autant que le pasteur du petit monde laborieux qui l\u2019entourait.Avec lui, pas do sermons mystiques auxquels les paysans ne comprennent goutt°, mais simplement do bonnes levons de morale, d\u2019indulgentes observations, exprimées dans un langage clair et familier.Aussi tous aimaient à l\u2019entendre, et nu! n\u2019hésitait à recourir à ses sages conseils dans les situations dilliciles.Un jour c\u2019était quoiqu'un do ses paroissions qui lui disait, montrant son champ inondé : \u2014Hélas ! M.lo curé, v\u2019ià not\u2019 récolte perdue si ce temps continue.Ne direz-vous point des prières pour appeler lo retour du soleil ?\u2014Certainement, répondait-il, et ce sera de grand cœur.Mais ne croyez vous pas qu'il y ait quelque autre chose à faire?Drainez votre champ ; Dieu, mon ami, veut bien nous aider, mais il veut aussi qu\u2019on s\u2019aide soi-tnômo.Uno autre fois c\u2019était une mère dont l\u2019enfant était malade et qui se désolait.\u2014 Voyons, ma fille, lui disait-il, il y a mieux à faire qu\u2019à se lamenter.Voilà uno pommade dont vous frictionnerez le cher petit ; des herbeB dont vous lui ferez une tisane.Couchez-le et tenez-le chaudement.Dieu fera le reste.Et quand, l\u2019un son champ devenu plus fécond, l\u2019autro, son enfant revenu à la santé, ils vonaiont remercier l\u2019excellent pasteur.\u2014Eh bien ! disait-il, vous, mon ami, si votre récolte est plus abondante, soyez 8ecourable au pauvre ; vous, ma fille, ai votre enfant vit, élevez le dans la pratique du bien, et vous serez tous les deux bénis de Dieu et de son serviteur.Il n\u2019était guère riche, l\u2019abbé Robert ; mais nul malheureux ne se présentait au presbytère sans qu\u2019il le fit asseoir à sa table, et cela au grand déplaisir de sa vieille bonne Gertrude, laquelle, à son service depuis plus de trente ans et qui avait son franc parler, ne cessait de répéter : M.le curé a bien tort.Tous ces vagabonds sont des fainéants qui exploitent sa bonté.\u2014Sous, Gertrude ! Vous exagérez certainement.\u2014Toujours pour le moins huit sur dix.\u2014Eh bien ! il y en a donc deux qui ont droit à ma charité.Dans l\u2019impossibilité de les distinguer les uns des autres, ne vaut-il pas mieux faire l\u2019aumône à qui ne la mérito pas que de la refuser à qui la mérite ?\u2014Bon, bon I.Mais aussi vous encouragez la paresse.\u2014Allons, concluait le prêtre avec un fin sourire, mettons, si vous le voulez, Gertrude, que je suis complice.et n\u2019en parlons plus.Cela est affaire entre Dieu et moi.Gertrude n\u2019insistait paB ; mais mal satisfaito on l\u2019entendait marmotter : \u2014Oh ! avec ce raisonnement-là !.Ce qui n\u2019empêchait pas, car elle était bonne au fond, qu\u2019en l\u2019absence do son maître elle n\u2019eût toujours une miche de pain et uno tranche de viande à donner à qui venait tendre la main.Mais cela n\u2019allait jamais sans de sévères paroles.S\u2019il était jeune : Que ne travaillait-il ?.S\u2019il était vieux : Que n\u2019avait-il amassé pour sa vieillesse ?On peut dire que c\u2019était plus la bonne que lo prêtre qui sermonnait.Or, un tantôt de juin, dans son jardin attenant au presbytère, l\u2019abbé Robert lisait à l\u2019ombre d\u2019une tonnelle, non Eon bréviaire qu\u2019il savait par cœur, mais une revus scientifique à laquelle il était abonné.La religion, avait il coutume de dire, la religion est sœur de la science ; si Tudo console et fait espérer, l\u2019autre, utilement appliquée, apporte à nos misères lo soulagement et quelquefois lo remède.Partant de ce principe, il mettait Pasteur au même rang que saint Augustin.encore ne savons-nous pas trop s\u2019il ne mettait l\u2019un un pou au-dessus do l\u2019autro, Comme il s\u2019absorbait dans sa lecture, les éclats de doux voix parties du point du jardin qui bordait la route lui firent soudain lever la tête ; l\u2019une grondeuse, la voix de Gertrude, il ne pouvait s\u2019y tromper, l\u2019autre plaintive, cells d\u2019un enfant.Ne pouvant voir co qui se passait à cause des maES'fs do verdure qui gênaient la vue, le curé appela : \u2014 Gertrude?Qu\u2019y a-t-il?Il ne tarda guère à lo savoir : presque aussitôt Gertrude apparaiFsait, poussant assez rudement devant elle un gaiçonnc-t d\u2019une huitaine d\u2019annécî, qui répétait en pleurant : \u2014Non.madame, j\u2019en ai pas pris.Mais lu sévère dame no semblait pas seulement l\u2019entondre.\u2014Monsieur lo curé, dit-elle, voilà un polisson que j\u2019ai surpris volant vos cerises ! A ces paroles accusatrice?, le visage du bon prêtre avait soudain pris une expression de tristesse ; il lui était toujours pénible d\u2019avoir à réprimander les enfants, qu\u2019il aimait, au contraire, à caresser et appeler à lui par de douces paroles.Celui là semblait bien misérable avec sa chemise de toile grossière et son mauvais pantalon retenu par une seule bretelle, la tête et les pieds nus.Pourtant ses traits intelligents et sa mine timide n\u2019annonçaient pas le vice.Mais puisqu\u2019il y avait eu faute, la sévérité s\u2019imposait \u2014VoyonB, dit il à l\u2019enfant, pourquoi es-tu entré ici ?En présence du prêtre, dont la bonté était bien connue de tous, le coupable s\u2019était un pou rassuré ; mais sa confusion n\u2019avait fait qu\u2019augmenter.Il répéta timidement : \u2014M.le curé, j\u2019en ai pas pris ! \u2014Parbleu?croyez-le, dit Gertrude.Il tirait les branches uniquement pour voir les cerises de plus près.\u2014.le voulais en cueillir seulement cinq ou six pour ma petite sœur.\u2014Ah ! c\u2019était pour ta petite sœur?lit le curé.Et quel ûge a-t-elle?\u2014Ello a cinq ans, M.lo curé.Alors comme nous passions elle m\u2019a dit : Je veux dep cerises.Et quand j\u2019ai vu qu\u2019elle allait pleurer, je suis passé à travers la haie pour aller lui en chercher.Parce qu\u2019elle vient d\u2019être bien malade et le médecin a dit comme ça qu\u2019il ne fallait pas la contrarier.\u2014Où est elle ?\u2014Elle est dehors qui m\u2019attend de l\u2019autre côté du chemin.\u2014Eh bien ! va la chercher et amène la moi.\u2014Oh ! M.le curé, vous ne la gronderez pas !.je l\u2019aime tant, ma petite Jenny !.\u2014Non, non ; ne crains rien.ça la ferait pleurer, et PAS DE RIVALES * iate Le jeune Tommy (à son ami Joe).\u2014Voyons, Joe, avoue que c\u2019est là une boauté, l\u2019idéale beauté que chaque homme ue trouve qu\u2019une fois dans son existence.Regardes là ! Elle n\u2019a pas de rivales quand elle patine.Tu ne sera pas étonné, n\u2019est-ce pas, que j\u2019ai perdu la tête en la voyant et que je l\u2019adore. LE SAMEDI NOUVEL APPAREIL UE SAUVETAUE Oncle cl tante Penoute (qui étaient au ISe titane d\u2019un hôtel de Ohicai/o).\u2014]o me de- .Ciel! Le feu ! Qu\u2019est ce que mande un peu ce qu\u2019ils ont à crier comme nous allons devenir \u2019 ça!.Et se levant, l\u2019excellent homme alla lui-même ouvrir la porte à claire-voie, par où sortit l\u2019enfant, \u2014Voilà de beaux sentiments ! fit-il en revenant s\u2019asseoir.Et dans ses yeux brilla une larme d'attendrissement.\u2014Oh ! avec ce raisonnement-là ! marmotta Gertrude, qui so détourna pour cacher uno larme, elle aussi, qu\u2019elle n\u2019avouait pas.Elle reprit ; \u2014Il va se sauver et se moquera de nous.Non, Gertrude ; cet enfant a un accent de franchise qui ne saurait tromper.En elTet, déjà l\u2019enfant revenait portant dans ses bras une fillette blonde, tonte frele et toute pâlote.La crainte se lisait dans ses grands yeux bleus étonnés tandis que ses petits bras nus entouraient, bien serrés, le \u2014Te voilà contente, n\u2019est-ce pas !.Allons, va, rna mignônne.Ij9 frère murmura timidement : \u2014Merci bien, M.le curé.pour ma petite sœur ot pour moi.\u2014Bien, mon enfant.Mais écouto : une autro fois si tu passes, et que ta petite Eœur te demande encore quelques fruits de mon jardin, viens frapper à ma porte et dis le moi.Alors je vous en donnerai à tous doux ; mais n\u2019essaie plus de me les prendre.Me le promets tu 1 \u2014Oh ! oui, M.le curé.\u2014 C\u2019est bien.Cette fois je ne t\u2019en donne pas parce que tu as fait mal.La blondinette lova ses yeux sur le vieillard : \u2014Monsieur, dit-elle, veux-tu que je lui en donne, moi, à mon frète 1 \u2014Oui, oui.Adieu, mes enfants.Les enfants s\u2019éloignèrent et le bon prêtre rentra s\u2019asseoir sous sa tonnelle.\u2014Eh bien ! Gertrude, ai je été assez sévère ?Je crois avoir trouvé un bon moyen pour qu\u2019on ne me prenne plus mes fruits.\u2014Parbleu ! le résultat sera toujours le même : qu\u2019on vous les vole ou que vous les donniez, vous serez toujours privé do dessert.\u2014Comptes-tu pour rien la satisfaction de faire des heureux ! Lo souriro des enfants est uno bénédiction de Diou.Cela no vaut-il pas bien quelques cerises ou quelques poires 1 Mais la vieille dame no désarmait jamais.Elle regagna sa cuisine, répétant une fois encore : \u2014Oh ! avec ce raisonnement-là !.\tDenis Lani.at.SANS DOUTE Premier philosophe.\u2014Qu\u2019est-ce qui pousse l'homme au mariage ?Second philosophe.\u2014L\u2019s filles, sans doute.GRAVE PRÉOCCUPATION Premier explorateur (avec enthousiasme).\u2014Ilourrah ! Encore deux jours de marche, ot le Pôle Nord est atteint.Deuxième explorateur.\u2014Oui ; mais le temps est précieux.Nous ferions mieux de retourner maintenant, autrement nous serions obligé de biffer quelques conférences sur nos programmes.Oncle Penoute.\u2014 Ah, une idée, Joaephte : tu vas te servir de ta crinoline comme d\u2019un ballon, pour descendre 1.!i ' IV .Allons, garde ton sang froid et embarque sur la fenêtre.là.V .Ça y est.nous descendons, Joaephte !.( Une voix qui semble tomber du ciel).\u2014Cramponne-toi, Penoute !.cou do son frère comme pour mieux s\u2019en faire une protection Lo garçonnet la mit à terre, debout devant le curé ; celui-ci l\u2019attira doucement par la main.\u2014Dis-moi, fit-il de cette voix caressante qui rassure tout de suite les petits, dis moi, mignonne, tu aimes donc bien les cerises I \u2014Oh ! oui ! répondit la lillette déjà remise de sa frayeur inconsciente ; c\u2019est bon, les cerises ! \u2014Et tu as demandé à ton frère de t\u2019en donner ?\u2014Oui, monsieur.\u2014Mais ce3 cerises-là ne sont pas à ton papa.La petite ouvrit ses yeux plus grands encore ; elle ne comprenait plus.Cette difference du 11 tien et du 11 mien \u201d n\u2019existait pas pour sa jeune intelligence.Ce qu\u2019elle crut comprendre cependant, c\u2019est qu\u2019on lui refusait ces beaux fruits rouges qui la tentaient.et sa bouche eût une petite lippe comme si elle allait pleurer.\u2014Allons, allons, il ne faut pas pleurer, dit bien vite lo vieillard.Si ce n\u2019est pas à ton papa, c\u2019est à moi, et je veux bien t\u2019en donner.Ce disant il se leva, et, tenant toujours la fillette par la main, à petits pas, il la conduisit jusqu\u2019au cerisier tout couvert de ces perles vermeilles qui scintillaient au soleil.Le garçonnet et la vieille Gertrude les avaient suivis, l\u2019un heureux de voir maintenant sourire sa chère petite sœur, l\u2019autre grondeuse comme toujours, et marmottant son éternel refrain \u2022 \u2014Oh! avec ce raisonnement-là ! Alors ce fut une scène à la fois drôle et touchante : le curé avait réuni dans les menottes de la fillette les deux coins de son petit tablier, dans lequel il se mit à jeter des cerises qu\u2019il cueillait.et Gertrude.eh bien ! Gertrude faisait de même, grondant cependant toujours et plus quejamais.\u2014 Oui, c\u2019est bien vilain, cela ! disait-elle.Pas celles-là, M.le curé; elles ne sont pas assez mûres.d\u2019escalader pour voler des fruits !.Tenez, celles-ci qui sont bien rouges.Et ceux qui maraudent.Là-haut, elles sont superbes !.On les met en prison !.Ah ! mais ! La blonde petite avait son tablier plein.Le digne prêtre conduisit les deux enfants jusqu\u2019à la petite porte du jardin et là dit à la fillette qui riait de plaisir en la baisant au front : SURTOUT LÀ On disait devant Godiveau, célibataire ultra-endurci : \u2014Je ne comprends pas qu\u2019un homme se laisse mener par une femme.Et Godiveau de répondre : \u2014Surtout au mariage.IM POSSIBI LITE Mme Lasoie.\u2014Quoi! Vous avez déjà perdu votre nouvelle ser vante 1 Mme Brochée.\u2014 Oui, elle est partie.Mme Lasoie.\u2014Et à quelle heure 1 Mme Brochée.\u2014Ça, je ne pourrais le dire juste, car elle a emporté ma montre.SON PRÉFÉRÉ Eugène.\u2014Quel est tou écrivain favori, ma chère f Laure.\u2014 Mon mari.C'est lui qui signe tous mes chèques.PAS ÉTONNANT Le client.\u2014il fait aussi chaud dans votre buroau que dans un four de boulanger ! Le marchand.\u2014 Peut-être bien, mais vous savez que c\u2019est ici que je fais mon pain quotidien.Et c\u2019est de cette façon que descendaient, dans une apothéose do Homme et do fumée, oncle ot tanto f\u2019enoulo, montrant, aux Chicagoyena épatés, que co n\u2019ét lit pas déjà un moyen bî bête do s'échapper du feu.Si vous toussez prenez k IEB .ATXJYLIEO T^TITTT1VE A.Xji LE SAMEDI 6 EXACTEMENT ÇA! - ¦ - - - - - m \u2022 mm Le monsieur l>ien \u2014Bonté du ciel ! voilà un cigare importé que j\u2019ai payé vingt-i-.i I ni l-'r i11- rininnnn 1 5\u201d U fi B®* V* { i' ll11'AiM.Irmi \u2022.I-\u2022 l'ari-.m toutes y Ü Vxv U u u peu persévérante.Raoul M.\u2014Tnsoucinneo, franchise, désintéressement et o-prit d\u2019inil int ive.Bonnes dispositions à l\u2019amour, mais peu de constance.\\\\ ove.\u2014Esprit froid, calculateur.Caractère vindicatif, autoritaire et frè- obstiné.Encrgi**, ambition, persévérance et bon courage physique.Rit Peut.\u2014- Imagination romanesquo, t rès grande sensibilité.Nat,un- intuitive ressentant vivement, mais conservant peu les impressions revues.Fl fine J.\u2014 Excessive t iinidité ; manque de courage, d\u2019énergie et de persévérance, tfenai bilité, douceur et bonté d\u2019âme.Pas de Dents.Envntc des affaires et hn-biloté exécutive.Sens pratique, volonté puis santé et tenace.Dispositions à l\u2019amitié plutôt qu'è.l\u2019amour.Corkttk.\u2014Natmre agressive et batailleuse.Franchise brusque, générosité.Volonté très poraonnelle et un peu opiniâtre.Amepée de L\u2019isi.e.Autour des livres, de la musique cl des Heurs.Nature impressionnable, poétique et quelque peu irrégulière.Générosité.Espérance Di:çn:.r f'ourago physique et force morale.Caractère peu expansif, très aimant toutefois.Sensibilité et constance dans les affections.Bitediiale.Elévation «b* sentiments, sens littéraire.Nature ardente, enthousiaste et passionnée pour toutes les grandes actions.Sens littéraire.Pikon.\u2014Très grande ambit ion,puissamment secondée par une oxt rémo audace et un esprit très prompt à la combinaison.Caractère doux.Cœur aimant.*1- Inégalité d'humeur.Amour des bals , du théâtre, du sport, etc.du \u201cflirt\".Esprit de contradiction et obstination.Hase Souriante.-*Indécision, timidité* et défiance.Nature douce, so laissant facilement influencer.Faiblesse do volonté.Attica.\u2014Jugement droit, volonté très forte et grand empire sur ko* propres sentiments.Nature aimante et sensible.Aptitudes pour la musique.Silviettc.- Vous êtes franche, loyale envers vos amis et généreuse.Votre nat lire est lièro, quelque t/eu .présomptueuse et, persévérante \u2022 laws lo resseniimenl eommo dans l\u2019affection.Cause secondaire de Jalousie.\u2014 Caractère un peu irrégulier quoique assez entreprenant.Imagination active et tendance à la rêverie.Je ne puis pour le moment, n ous donner les avis quo vous demandez, jo le regrette, mais je n\u2019y l)iiis rien.Nil.\u2014¦ Coquetterie, insouciance et malice.Ambition, esprit d\u2019entreprise.Manque «le persévérance dan.- les choses ordinaires généralement et de constance dans l\u2019affection, en part i-c ni ici*.Jules et Rose \u2014Vous êt es, je crois, curieuse, gourmande et un peu irréfléchie.Du reste, grande bonté d'ô
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