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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 25 décembre 1897
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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    Successeur :
  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1897-12, Collections de BAnQ.

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[" MONTREAL.25 DECEMBRE 1897 J&Sa/msdi/ JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ VOL.IX.No 30 MONTREAL.25 DECEMBRE 1897 SOLVENTE.DK NO El \u2022^?r \u2022^\u2019\t\u2018z^71 ^s« r\\\t;r%\t: ŸAfâ, ;.' **>;-\u2022: V1, V Zs&gk tf &©\u2022 ' H *.f ¦' .\u2022 ';: n awT»/r.iSp-ÂSp HÜ rsa mm i i i rasü LES VOIT-IL TOUS 1 \u2014Bon Santa-CliiuB, n\u2019oubliez pas les petits enfants pauvres? % >** LE SAMEDI D A N S L A F 0 R Ê T NOEL JEUNE ! VIEUX NOEL ! Bébé dsns la cheminée, D\u2019oû l\u2019on ôte les fagots, A la fin de la journée, A mis ses petits sabots.Et la mignonne étonnée Laisse éclater ses sanglots, Car Jésus dans sa tournée, N\u2019a déposé que deux mots.Dans un reflet de la lune, On peut lire \u201c Amour \u201d, \u201c Fortune \u201d ; \u2014 Et la mère, avec douceur, Lui dit, dans une caresse : \u201c Donne aux autres la richesse, \u201c L\u2019amour seul fait le bonheur ! * * * La neige en flocons blancs, papillons du Bon Dieu, Tourbillonne, mettant au sol un voile immense : Les vieux se sont assis, tremblants, au coin du feu, Fredonnant doucement une antique romance.Ils eongent au passé.C\u2019est le premier aveu, C\u2019est le trouble inconnu, l\u2019ivresso qui commence, La rose qu\u2019on cueillit par un jour d\u2019avril bleu, Les baisers échangés et l\u2019esprit en démence.Et bien que la vieillesse arrive i\\ pas pressés, L\u2019amour n\u2019a pns\u2019quitté ces deux vieux cœurs glacés : EtVaimant si longtemps, qu\u2019importe la souffrance ?Et l\u2019on s\u2019embraste encor.c\u2019est la nuit de Ncël ! Jésus vient ranimer d\u2019un chaud rayon du ciel®_ Le vieux couple bercé par la sainte espérance.?¦ .\tP~\"\t, [CeobceMoüssay.CONCERT DE NOEL.INSTANTANÉS \u2014 xxxxiv NOEL AU MOYEN-AGE Nous sommes au Moyen-Age, dans une petite ville de notre vieille France, à l'heure do la messe de Noël.Sur l\u2019étroite place, que recouvre un épais tapis de neige, d\u2019une blancheur céleste sous les rayons nacrés de la lune, personne ! Autour se dressent, silencieusement c'o3es, les maisons aux pignons aigus, aux silhouettes étranges, aux terrasses crénelées, lançant vers le ciel leurs cheminées ajourées, leurs clochetons fantastiques.A peine si un souille d\u2019air vient, de temps à autre, faire grincer l\u2019enseigne de tôle, curieusement découpée, de l\u2019auberge voisine des Trois Rois.Pas un bruit ! La population entière est là, dans la petite église gothique dont les portos ne laissont passer aucun son, dont les étroites fenêtres à ogives, seules, distillent quelques rayons lumineux tamisés aux multicolores verrières.Chacun, pieusement courbé sur la dalle, assiste, haletant, à la touchante cérémonio qui s\u2019achève.Une minute encore et la c'ochette de l\u2019enfant de chœur va retentir sous les hautes voûtes, annonçant aux fidèles que le sacrifice du Fils de l\u2019homme est renouvelé, \u2014une fois de plus, \u2014 sur cette terre qui l\u2019a vu naître et pour les enfants do laquelle il a voulu mourir ! Voici l\u2019heure fantastique où tous les trésors contenus dans le sein de la terro sont ouverts a l\u2019andacieux qui veut les conquérir.Et chacun sait bien que sept minutes seulement lui sont accordées à partir du moment ou la cloche aura tinté pour la première fois.Dès qu\u2019elle retentira de nouveau, tout ce qui ostsous terre, hommes ou trésors, redeviendra la proie de Satan pour l\u2019éternité ! Mais le signal attendu vient d\u2019être donné.C\u2019est la fin de la consécration et les portes s\u2019ouvrent à deux battants.La foule s\u2019écoule, silencieuse et recueillie, se hâtant, à travers les étroites et obscures rues de la \u2019ville, pour rejoindre la maison chaude et prendre partjan pantagruélique festin et à la veillée, joyeuse qui suit, \u2014 toujours, \u2014 la messe de Minuit.Ncël ! Ncël à l\u2019Homme Dieu.\tSilvio. LE SAMEDI r, mm i Mm i Un co temps là, il y avait à Montré il un monsieur qui avait nom Com-iminainge, lequel possédait un chat, le dénommé Bidou et une dinde qu'il destinait à son souper de Noël.Gomme, l'année précédente, Mr Bidou, grand voleur do volailles, lui avait chipé sa dinde, il crut être très malin, en suspendant la volatile au plafond, à une très raisonnable distance du sol.HISTOIRE D\u2019UNE II O.îÆsS-.-î! «vMS6j êmm Quand Bidou, en levant machinalement los yeux au ciel, s'aperçut de cet acte de méfiance ;i son égard, il en fut trèi mortifié, \u2014 Il y avait bien de quoi, n\u2019est-ce pas ?\u2014 et il se mit à réfléchir sur les moyens de s\u2019offrir l'oiseau qui, semblait si gras et si dodu et qu\u2019il dévorait déjà, en expectative.DINDE DE NOEL \u2014Allons, se dit Bidou, une, deux, trois, hop .Mais, malgré son agilité il n\u2019atteignait pas, et de loin, à 1 objet de sa convoitise.- Je sais sauter, pourtant, je m\u2019en vante, mais c\u2019est bigrement haut.\u2014Je perdrais mon nom de Bidou, ou j\u2019y arriverai, pourtant.Il ne sera pas dit (pie je manquerai mon souper de Noël, cette année.ah.ah.Eurtka, comme disait Archimède, je tiens ma proie.MINUIT CHRÉTIENS (Pour le Samedi) Le ciel est d\u2019un bleu tendre ; Une douce lumière Fait de la sombre nuit une aurore très pure.Là-bas, dans le lointain, ainsi qu\u2019une prière On entend do l\u2019airain le ravissant murmure.La foule, se hâtant, en silence défile, Et comme un jeune faon s\u2019enfuit d\u2019un pas agile.Vers un même lieu, gaiB, tous dirigent leurs pas, Un sentiment commun : \u201c l\u2019amour \", seul les agite.11 est minuit, du ciel Jésus vient ici-bas.A l\u2019unisson du nôtre un cœur divin palpite 1 Montréal.Aucun bruit au dehors.L\u2019otlloe est commencé.Le temple du Seigneur resplendit de lumières, Les guirlandes de fleurs embaument l\u2019air glacé.Sur l\u2019aile des parfums montent vers Dieu : prières, Mélodies, doux accords, pieuses oraisons.L\u2019orgue gronde, là haut, et rend de graves sons, Le luth pleure, gémit, charité de saints cantiques, Telle la harpe d\u2019or du grand Roi d\u2019Israël, Autrefois, gémissait sous les palais antiques.Tout à coup, une voix : \u201c Minuit Chrétiens !.Noil ! 1 !\u201d Antonio Pelletier.LES ROIS MAGES CONTE DE NOEL Le repas du soir était terminé, les serviteurs s\u2019étaient retirés et dame Gertrude restait seule dans la vaste salle pendant que ses deux fils jouaient autour de la table.Au dehors la neige tombait ; rien ne troublait le silence de la ville, qui semblait attendre avec recueillement le signal des cloches, car c\u2019était nuit de Noël.Et tout en surveillant les VISIONS DE NOEL Salut à ceux qui vont mourir ! mu.ébats de ses enfants, la jeune femme pensait avec mélancolie à son cher époux, qui depuis bientôt deux ans avait quitté Vienne pour aller commercer aux pays turcs.De temps à autre, quelque courrier apportait des nouvelles ; le marchand, satisfait du succès de ses entreprises, annonçait toujours son retoui prochain, mais les mois se passaient et Maître Wilfrid, échsvin des pelletiers et fourreurs de la Ville Impériale, ne revenait pas.\u201c Où se trouve-t-il en ce jour béni 1 pensait Gertrude.Que n\u2019est-il ici pour allumer l\u2019arbre de Noël et rendre la vie à la maison sans maître ! No lui tarde t il pas d\u2019embrasser son cher fils Rodolphe qui est à présent un petit homme, et Jeanr.ot qu\u2019il laissa au berceau et qui trotte à cette heure comme un lapereau.\u201d Mais les ébats des enfants se ralentissaient, le sommeil alourdissait les paupières du bébé ; aussi la mère le prit dans ses bras, disant : Allons vite au lit, chéri, car c\u2019est ce soir qu\u2019arrive Notre doux Jésus et il serait fâché si vous ne dormiez pas à cette heure comme doivent faire de bons petits garçons.\u2014C\u2019est vrai, s\u2019écria Rodolphe, c\u2019est ce soir Noël ! Que nous enverra Notre Sauveur pour nous récompenser d\u2019avoir été bien sages 1 \u2014Je ne le sais, dit dame Gertrude, c\u2019est là son secret.\" Suivie des enfants, elle avait gagné la chambre, et déjà Jean, dont les yeux se fermaient, était dans son berceau.Mais Rodolphe ne paraissait pas pressé d\u2019imiter son exemple et de se blottir dans son petit lit.\u201c Mère, pendant que Jeannot s\u2019endort, raconte nous l\u2019histoire des rois Mages,\u201d dit-il d\u2019un ton câlin.La mère résistait doucement.\u201c Non, l\u2019heure est de se coucher.\u2014Mere, c\u2019est Noël.Dame Gertrude sourit.\u201cEh bien, voici comment il advint que co furent les Mages qui les premiers chantèrent Noël à Notre Sauveur.C'étaient trois rois de Chal-dée, ayant leur royaume proche l\u2019un de l\u2019autre dans le fin fond de l\u2019Asie.Lun s\u2019appelait Melchior et il était noir de peau et de visage, les autres étaient Raraban et Assuérus, et ils étaient blancs comme nous.Or ces rois étaient bons et sages et on les appelait Mages parce qu\u2019ils connaissaient les règles de la M agie et lisaient dans les étoiles du ciel ce qui doit se passer ici-bas.Pour cela ils avaient construit une grande tour où il0 montaient, chaque nuit, pour observer le3 astres avec une longue lunette.Et, comme Notre-Seigneur était né en Bethléem, cette nuit, Melchior aperçut dans le couchant une étoile si brillante et si grande qu\u2019il n\u2019en avait jamais vu de semblable.Ayant appelé ses amis, tous admirèrent l\u2019astre merveilleux dont les rayons éclipsaient toutes les lumières du firmament.Et ils se ^ concertèrent pour savoir ce que cela signifiait.\t&\t* \u201c Baraban, qui était un sage, dit : Nous connaissons toutes Bfs|| J0 les étoiles qui ont marqué la destinée des rois les plus puis- Hf sants, mais aucune d\u2019elies n\u2019est comparable à celle-ci.Sûrement ¦¦ MB elle nous montre l\u2019endroit où est.maintenant le Maître du ¦ JM monde, le plus puissant roi delà terre.Aussi réunissons les JÊ JM plus riches présents et allons nous prosterner devant lui et les lui offrant pour reconnaître sa puissance, de peur qu\u2019il * ne nous dépossède de netre royaume.\"\t^ LE SAMEDI 7 \u2014J'ai vu assez souvent madame Communsinge, relever cet appareil-là.on tire là dessus.connue ça, puis ça s\u2019enlève.ça y est.ça y est en plein.HISTOIRE D\u2019UNE DINDE VI \u2014 Brrr.voilà un ascensi ur à chat qui ne manque pas de galbe.Brrr.voilà Biclou qui s'enlève.DE NOEI; \u2014 (Suite et fin) des Montgolfier, c\u2019est aussi la mienne, et à présent: Vive la rigolade, Bidou ! \"HiV'i'lu: VIII \u2014 Il ne s'agit plus que de couper la ficelle, on a des dents et ça ne va pas êtro bien long.\u201c Les Mages se hâtèrent donc de réunir les trésors les plus précieux pour les poitsr à celui q t\u2019annonçait l\u2019Etoile.Ilaraban fit remplir des vases d\u2019or et d\u2019argent avec des encen», des myrrhes tt de3 parfums ; Assuèrus assembla des chevaux et tics chameaux qu\u2019il chargea d\u2019étnfies, de brocarts, de soies de Cathay et de toile de l\u2019Inds ; quant à Melchior, connue son piys étiit le plus pauvre et qu\u2019il n\u2019avait ni or, ni diamants, ni étoiles de soi -, il fit fabriquer des gâteaux,\u2019des épices sucrées, des bonbons, pensant qu\u2019il les offrirait aux enfants du Maître du Monde.\u2014Oh, le bon Melchior, interrompit llololphe, j\u2019aurais bien voulu voyager avec lui ! \u2014Ayant ramassé ces trésors, reprit dame Gertrude, les Mages, entou rés de leurs serviteurs et de leurs esclaves, se dirigèrent vers l\u2019Occident, toujours guidés par l\u2019Etoile dont le flambeau était Bi éclatant que la lumière du jour ne suffis lit pas à l\u2019éclipser.Ils traversèrent ainsi les déserts, franchirent les montagnes et, une fois au-delà du Jourdain, ils entrèrent à Jérusalem.Là, on leur apprit que le prince qui régnait en ce pays était le puissant Héro le, le roi des Juifs; mais l\u2019Etoile guidait toujours leurs pas, et ils refusèrent de s\u2019arrêter, disant : \u201c Il y a non loin d\u2019ici un roi qui est plus puissant qu\u2019llérole,\u2019\u2019 ce qui excita la colère et l\u2019envie du roi des Juif).Cependant, comme ils sortaient de Jérusalem, ils rencontrèrent des bergers qui plissaient leurs brebis dans un champ, et ces hommes leur dirent : \u201c Celui que vous cherchez est en Bethléem.\u201d \u201c Lors, étant arrivés en ce village, proche de Jérusalem, ils virent que l\u2019Etoile s\u2019était arrêtée au dessus d\u2019une humble demeure, et, y étant entrés, ils trouvèrent dans une étable, entre le bœuf et l\u2019âne, le fils de I >ieu couché dans les bras de sa mère et enveloppé de la lumière éblouissante qui les avait guidés.Comme c\u2019étaient des sages, et que l\u2019esprit de Dieu les remplissaient, ils se pro-ternèrent, adorèrent le Divin Maître, le roi du Monde, et, après avoir chanté Noël en signe d\u2019allégresse, ils déposèrent leurs trésors aux pieds de l\u2019Enfant.\u2018 Or, de ces trésors, Notre-feau veur n\u2019avait nul besoin, puisque tout ce qui est ici-bas et dans le ciel lui appartient, mais pour récompenser les bons Mages, il les prit tout de même et les domia à ses anges, afin que ceux-ci, dans la suite des siècles, les distribuent en ce jour de Noël à tous les enfants bien sages, aussi bien aux malheureux, qui en ont le plus besoin et dont ces présents réjouissent le cœur, qu\u2019aux riches.\u2014Moi, je voudrais que l\u2019ange de Noël m\u2019apportât les bonbons de Melchior ! s\u2019écria Jeannot, qui pendant le récit était sorti de son berceau et jouait dans les jupes de sa mère.\u2014Et moi, dit Adolphe, \u2014 Si la dinde reçoit quelques meurtrissures, moi je retombe sur mes pattes, toujours ; voilà comme nous sommes, nous autres ! je vomirais un des chevaux du bon Assuèrus pour monter dessus et aller retrouver papi.Pour toi, maman, il te faudrait les brocarts et les soies de Cathay pour te faire de belles robts.\u2014Ah, cher ami, je n\u2019ai point besoin do belles robes ; que l\u2019ange me ramène mon époux et mon cœur sera satisfait.M vis j\u2019entends les cloches de Noël.Vite au lit, mes chéris ! \u2019\u2019 Ce no sont pas seulement les cloches qui égaient la ville silencieuse, un bruit joyeux remplit la rue.\u201c Vo ci les fidèles qui vont à la messe de minuit, pense Gertrude.Je prierai ici, car men devoir est de veiller sur mes enfants jusqu'à co que Wilfrid revienne.Jl n\u2019est pas de fêtes pour moi loin de lui.\u201d Mais le bruit envahit la maison, lias pas retentissent Le cœur de Gertrude tressaille.La porte soudain s\u2019ouvre et un homme à longue barbe, vêtu de longues robss et coifïé d\u2019un turban à la turque, paraît sur le seuil.\u201c L9 roi Mage ! \u201d s'écrient les enfants.Mais déjà l\u2019homme les tient serrés dans ses bras, pendant que la mère, défaillante de joie, leur crie : \u201c C'est votre père que Noël nous ramène I \u201d Andrée Bouuquin.L°s propriétés médicinales du Rénovateur des Chevpux, de Hall, qui donne de la vigueur au cheveux, fait disparaître les pellicules et ramène les cheveux à leur couleur naturelle, surpassent toutes les autres préparations.\u2014J\u2019emporte ça, vite.Ma fiancée et moi uona allons nous eu ficher une bosse.On mangera jusqu\u2019aux os.Et, Communsinge, quand il vit le rapt, poussa de tels hurlements que sa moitié, qui le crut enragé, accourut de suite.HéluB, elle ne put que joindre ses pleurs aux siens.Ce fut une désolation complète. LE SAMEDI S LE BONHOMME NOEL A PARIS \u2022\u2022\u2022;;y; ||11| SKl Wwwmfy //WM wmz |||§lpt ÉllÉi wBÊÊÊÊÈk mm*.mWÆm, Wœm.mKÊnm a ' IfiiigS m - mm fmmm.WM Wmm WÆm/Mà .-a- ':-; HfUf 'r/r SlA1 7 A.////¦,> WMA anÈi/M ailil: ,\"Ï'A W/M/ \".ïhi/fâ mu» MM ¦^wà m.nm W:M mm mm Wïàé mm mmm mm Al ^ * I 'v mmwa, süü **«'\u2022!*; ¦ 98$ WM Mêmk : m ma; '¦:¦ warn mm mtm ï-m* A .- **F> 1 1 898. LE SAMEDI \u2018JO LH NOHL UU JUIF La 24 décembre 1 80 , un des splendides navires do la Compagnie française chauffait il New-York, en partance pour la France.Lino foulo considérable encombrait le dock, immense hangar aux planches mal jointes il travers lesquelles le vent faisait rage.Eu plus des passagers ordinaires, de leurs parents et amis, les admirateurs de la Kistori étaient venus faire un bout de conduite à la grande tragédienne qui rentrait en Europe.La Ristori terminait une tournée t -iomph île dans les El its Unis d\u2019Amérique et partout elle avait été l\u2019objet d ovations entho ni istes.Un yacht sur lequel se trouvait un orchestre était prêt à l\u2019escorter jusqu\u2019à Sandy-Hook ; de formidables hurrahs se cro\u2019sah nt d\u2019un bord à l\u2019autre et le champagne coulait à Ilots.Au milieu de cette gaieté bruyante, un pauvre diable faisait contraste par son aspect souffreteux.U suait la misère.Ses souliers troués, sou pantalon trop court et son veston d\u2019été juraient avec les pelisses des jeuues Y7ankees.Depuis la veille une bourrasque de neige s\u2019était abattue sur New-York ; le thermomètre était descendu à vingt-cinq degrés au-dessous de zéro, et chacun se défendait de son mieux contre le ft old.Etait-ce un curieux ou un malheureux qu\u2019on rapatriait?Son histoire était simple ot navrante : comme tant d\u2019autres, Simon Goldshein était venu en Amérique chercher fortune : comme tant d\u2019autres il s\u2019était brisé contre l\u2019adversité, et après avoir cherché en vain du travail, Simon mourait de misère ! Glacé par le froid comme il était meurtri par le malheur, il errait depuis quelques jours sans asile.Il n\u2019avait pas mangé depuis la veille et il venait sur ce dock saluer une dernière fois les heureux qui allaient revoir leur patrio.On s\u2019en inquiétait, du reste, fort peu ; à l\u2019écart, accoudé sur un parajiet, il attendait ! A onze heures, le navire se prépara à déraper : un coup de canon amena le pavillon qui salua trois fois.Lorsque Simon vit ce pavillon aux trois couleurs hissé au mit d\u2019arrière, il sentit un frisson qui parcouiut tout son corps ; il se découvrit et murmura un adieu à cette France qu\u2019il n\u2019espérait plus revoir.Un dernier coup de canon et le bâtiment leva l\u2019ancre, vira sur lui-même et s\u2019éloigna lentement.\u2014Adieu, adieu, sanglotait-il, et tant qu\u2019il put, il le suivit du regard.* ¦»- * Simon reprit alors le chemin de la ville, il recommença la course des jours précédents ; il frappa à bien des portes, ruais aucune ne s\u2019ouvrit.Il se rappela l\u2019adresse d\u2019un compatriote qui demeurait à une des extrémités de New-York ; il s\u2019y rendit.Que lui importait cc chemin plutôt qu\u2019un autre ! Il trouva la maison fermée : l\u2019ami était à la Nouvelle-Orléans ! La faim le faisait terriblement souffrir ; il alluma une pipe pour tromper les exigences de son estomac.La nuit était venue, les rues devenaient désertes, un vent âpre et glacial cinglait les visages des rares passants déjà aveuglés par de gros flocons de neige.La faiblesse de Simon augmentait de plus en plus ; il courut à une station de police où il espérait un morceau de pain, touc au moins un abri contre la tempête.Cette dernière ressource lui échappait encore ; le droit de coucher dans un sous-sol, sur une litière de paille humide pleine de vermine, lui était refusé parce que la station était déjà comble ! La misère no chômait pas à New York 1 ! On l\u2019engagea à se rendre à la station voisine, à une lieue de là ; Simon n\u2019eut pas le courage de tenter cette dernière chance.Vers les dix heures il 6ut une lueur d\u2019espoir ; il rencontra un compatriote qu\u2019il savait à son aise.I! fit une tentative auprès de lui, mais il fut cruellement repoussé.\u2014Je n\u2019aime pas les mendiants, répondit celui-ci à sa demande.\u2014Laissez-moi coucher dans le couloir de votre maison, sur votre paillasson, mais par charité, ne me laissez pas a la porte par un temps pareil, implora-t-il.\u2014Il ne me manquerait plus que d\u2019introduire des vagabonds dans ma maison pour être dévalisé, lui répondit cet honnête homme en s\u2019éloignant.Simon était las de marcher; il était à bout de force et decourage.U se trouvait alors en face du bac de Brooklyn, romplacé aujourd\u2019hui par un pont gigantesque qui relie les deux rives.Aux environs il y avait une halle où l\u2019on vendait, dans le jour, des huîtres et du café au lait.Exténué, transi de froid, la figure et les mains glacées, Simon glissa et resta étendu par terre.Mourir là ou un peu plus loin, peu lui importait, n\u2019espérant plus rien ! \u2014Mon Dieu, mon Dieu! priait il, ne m\u2019abandonne pas et abrège mes souffrances.Il était là inerte, couché dans la neige comme dans son linceul, la tête entre ses bras, presque sans connaissance, lorsque minuit sonna à une église voisine.* * * Au tintement monotone et régulier de l\u2019horloge succéda soudain un grand bruit et une immense clarté remplaça l\u2019obscurité.On célébrait aux alentours la naissance du Christ ! La boutique contre laquelle Simon s\u2019était afiaissé venait de s'illuminer comme par enchantement ; de joyeux éclats de rire en sortaient et le bruit des verres qu\u2019on choquait était couvert par lee hurrahs.U était venu tomber sur le seuil d\u2019un restaurant qui débitait ordinairement toute la nuit du café au lait et des gateaux aux ouvriers du port ; ce soir-là, la coutume américaine exigeait que le débitant offrit le souper du Réveillon à ses clients.Simon grelottait de fièvre ; à ca bruit et à cette lumière, il s6 crut le jouet du délire ; il chercha à se rendre compte de l\u2019endroit, où il était.Feu à peu ses idées lui revinrent, et il se rappela que c\u2019était le Christmas ! Les souvenirs se heurtèrent alors dans son cerveau ; il revit la maison paternelle où sa jeunesse tranquille et choyée s\u2019était écoulée, il se rappela les douces surprises de la Noël si attendue et si redoutes do 1 enfance, quand ses petits camarades, les tils du voisin, l\u2019appelaient chez eux pour prendre sa part de cadeaux, parce que dans sa famille il n\u2019y avait pas d'arbre de Noël.Il se rappela en souriant son premier jouet qu\u2019il avait trouvé suspendu au sapin traditionnel ; c\u2019était un superbe sabre damasquiné avec un fourreau jaune ! Puis la douce figure de sa mère lui apparut comme un encouragement et il se mit à pleurer sur sa misère présente.L\u2019espérance renaît si vite dans le cœur de l\u2019homme que le plus faible rayon suffit à ranimer ; ne pouvait-il espérer un secours, cette maison si brillante no pouvait elle être hospitalière ?Un peu de courage encore : là, peut-être, était le salut ! Simon, avec une peine infinie, se traîna jusqu\u2019à la porte qu\u2019il atteignit au prix d\u2019efforts inouïs ; il se mit à frapper.{ On ne parut pas l\u2019entendre, il frappa plus fort.Au bout de quelques minutes, une voix lui cria de l\u2019intérieur : \u2014Qui est là ?11 ne put répondre, la voix lui manquait, mais il employa leîpeu de forces qui lui restait à frapper encore.Etonné de ce bruit persistant, le maître de la maison ouvrit et resta stupéfait devant cet homme blanc de givre qui le regardait d\u2019un œil suppliant.\u2014Au large, vagabond ?fit-il.Simon articula un par pitié si éloquent et si touchant que l\u2019autre en fut ému ; il le laissa entrer dans la boutique et l\u2019y aida même ! \u2014Attendez-moi là, je vais revenir.\u2014Qui est ce ?s\u2019écrièrent Ees invités.\u2014Sans doute, dit l\u2019un d\u2019eux, ce farceur de Joë qui revient de chez sa belle.\u2014Non, c\u2019est un pauvre diable de Frenchman qui paraît plus mort que UN FIN DE SIECLE IL'L .din PI mm mm ni WMti HÊ® ISA Le petit Caston.\u2014Dites donc, bonhomme, bî c\u2019est vous qui êtes le père Santa-Claus qui a mis, l\u2019année dernière, un sitllet percé et un cheval cassé dans mes bas, je vous préviens que si vous ne faites pas mieux cette année, â la prochaine fois vous trouverez le feu dans la cheminée.On ne me la fait pas deux fois, à moi, vous savez ?Contre ieis Hliuroes obstinés, la üoqueiupjip.l\u2019Asthme le Onnui* hk.- uie.Uiuin# te BAUME R H U M A i J ÿv'?.\u2019! S- \u2018Fri ! ÆAAÎ'ÿ .V Safelsl ËÊÉËÊïÊÊÈâ mm vmw.mmm ga®&v^ Sk^vS* ifîW w§3Ss*£; mm LÉ SAMEDI TERREURS EN FAN T IN E S vif, répondit l\u2019hôte ; que faut-il an faire 1 il ne serait pas chrétien de le laisser ù la porte par ce chien de temps ! \u2014Fais-le entrer, Jim ; il nous amusera, ce Frenchman, il nous chantera la Marseillaise et nous dansera le cancan.\u2014Chanter ! murmura Simon qui venait de pénétrer dans l\u2019arrière-boutique où il vit assis autour d'un poêle une dizaine de convives, tous ouvriers du port.Je ne puis chanter, j\u2019ai froid, j\u2019ai faim chaise, je me trouve mal.par grace, une A la vue de cet homme évanoui, tous se levèrent comme mus par une étincelle électrique et cherchèrent à lui porter secours ; à défaut de sels anglais, ils l\u2019aspergèrent de vinaigro, et au bout de quelques minutes, ils le virent ouvrir les yeux.\u2014Pauvre gardon, tirent-ils, c\u2019est vrai qu\u2019il a l\u2019air bien malheureux.Allons, Jim, donne-lui d\u2019abord un grog bien chaud pour le réchauffer.Approchez-vous du poêle.\u2014Je vous remercie, mes bon3 amis, fit Simon ému des soins dont il était l\u2019objet.\u2014Otez vos souliers, si on peut appeler cela des chaussnres, bon Dieu, je vais vous prêter mes bottes, dit un gros gaillard, elles vous seront un peu larges, mais chaudes comme un four, je vous les garantis.On le déshabilla ou plutôt on lui arracha les loques glacées qu\u2019il avait sur lui ; chacun prêta quelque chose et Jim lui lit chercher du linge blanc.Quand le pauvre Simon se sentit dans des vêtements secs, il eut une sensation da bien être ineffable; tous ces braves gens suivaient sur sa figure sa résurrection, c\u2019était pour lui une seconde naissance.Leurs physionomies sympathiques semblaient transfigurées par la bonne action qu\u2019ils faisaient.On lui servit un souper copieux qu\u2019il dévora, \u2014Ah bien ! dit un vieillard ; vingt dollars ne me feraient pas autant de plaisir que d\u2019avoir vu manger ce garçon ; je vais porter u n toast auquel vous répondrez tous, car vous êtes de braves cœurs.\u2014A celui que la Providence vient de sauver de la mort, en l\u2019envoyant partager notre Christmas ! qu\u2019il soit le bien- venu dans la vie qu\u2019il a failli quitter par la porto do la misère ot do l\u2019abandon ! \u2014Hurrah ! trois fois Imrruh ! répétèrent ils tous.\u2014A mon tour à port ;r un toa t, d t Simon réconforté : \u201c A vous tous qui m\u2019êtss étrangers par le sang ou par la nationalité, et qui, en me secourant par humanité m\u2019avez rendu l\u2019existence, que Dieu vous donne longue vio et prospérité 1 \u201d \u2014\tHurrah ! trois fois hurrah ! \u2014\tC\u2019est curieux, grommela un scoptique qui venait d\u2019e3suyer furtivement une larme, comme ça rend meilleur de frôler le malheur ! On lui improvisa un lit derrière le poêle et Simon s\u2019endormit tranquille et confiant dans l\u2019avenir, au bruit des chansons.\u2014Nons n\u2019avions pas mis notre sabot d ins l'être, dit Jim, et pourtant, Christmas nous a favorisés en nous accordant la vie d\u2019un homme ! Le Dieu des Chrétiens venait de sauver la vie ù un Juif.Louis Dlocii.La justice de l'histoire, qui n\u2019est pas tou jours colle de la raison, épargne parfois le coupable et saute des générations ; mais jamais les pouples n\u2019y échappent.\u2014Victor Du ru y.Au mal que nous nous plaisons ù diro de son sexe, uno fomme aimable et honnête oppose pour tout démenti le souriro do ses vertua.Puir.osoi\u2019UE.Pour les spirites, ce au\u2019ils racontent, n\u2019est do l\u2019histoire ; pour les autres, ce sont des histoires.\u2014T.Phukhjjs. D\u2019C RP If E L I N 0 E I trs;'r§ft @gjg£P§t Ill ! ' v *y.1 ¦ \"< mm *am 'tÀïT 'P&WM ¦'\\ MPP?¦js is &/M '*jm Wh ' : j£3 isSiSfi E N HO UjTjE POUR LA VILLE *7>^.;\u2022.*\t.,.-\u2018v » \t \u2022 ' \u2022 \t \t \t \t *r45'>i: ms* SSpffc, HMHH LE SAMEDI 23 CE QU\u2019EST LA VIE J, LA FIN.LE COMMENCEMENT.LA CRÈCHE La Vierge mignonne endort, en chantant, Son petit Jésus sur la paille fraîche ; Elle resplendit au fond de la crèche, Comme un grand lis d\u2019or au bord d\u2019un étang.Hélas ! le ponpon grelotte en ses langes.Il pleure, et le vent qui vient des chemina Glace méchamment ses petites mains, Faites pour guider la troupe dos anges, Comment l\u2019apaiser ?Le bon saint Joseph D'une voix très douce entonne un caut\u2019que ; Et l\u2019âne et le bœuf, sous l\u2019auvent rustique, Marquent la mesure en branlant le chef.Mais qui vient là-bas ?Quel est ce cortège ?Ce sont les bergers avec leurs troupeaux.Ils entrent, vêtus de eayons de peaux, Tout enguirlandés de llocous de neige.\u201c Salut, bonne dame, Enfant merveilleux ! \u201c Si nous n\u2019avons pas, comme les rois mages, \u201c De l\u2019or, de l\u2019encens, de belles images, \u201c Pour vous réjouir le cœur et les youx.\u201c Pauvres chevriers perdus dans la plaine, \u201c S\u2019il nous faut pâtir, hiver comme été, \u201c Regardez du moins notre pauvreté, \u201c Ne méprisez pas nos bonnets de laine.\u201c Nous voilà, Petit, tous à vos genoux.\u201c Souriez un peu, soyez charitable, \u201c Nous sommes aussi nés dans une étable : \u201c Que vos jolis yeux s'arrêtent sur nous ! \u201d Et, se prosternant devant la Madone, Chacun lui présente un peu de pain bis, Des roses, des noix, du lait de brebis, Et c\u2019est de grand cœur que cela se donne.Aussi gracieux qu\u2019un jour de printemps, L\u2019Enfant a souri, disant : \u201cJe vous aime ! \u201d Joseph et Marie ont souri de même.Et le bœuf et l\u2019âne ont paru contents.Gamriei, Vicaire.Et la mère et la fille avaient pris le douil.Iîientôt, la petite Jeannine avait été forcéo de \u201cse placer.\u201d Cette nécessité lui faisait plus encore regretter son père dont l\u2019image était sans cesse présente à scs yeux.Les enfants do onze ans ont la mémoire du cœur très développée.C\u2019est l\u2019âge où les ailections vibrent avec intensité.Le sentiment est en pleine efllorescence.Ils aiment avec moins d\u2019égoïsme que les bébés dont les caresses et les sourires relèvent un peu de l\u2019animalité inconsciente.Et Jeannine so souvenait bion de son père, le voyait, l\u2019entendait, ne l\u2019oubliait pas dans ses prières.Elle vivait avec cet absent.Il Les trois aimées écoulées n\u2019avaient nullement affaibli la force aimante do la petite fille, une adolescente maintenant.Depuis qu\u2019elle était seule, séparée aussi de sa mère, ello no passait pas une journée sans se livrer, au moins pendant une heure, aux illusions de sa socrèto espérance : \u201c Mon père reviendra ! \u201d Pourquoi pas 1 Puisqu\u2019on n\u2019avait pas la preuve de sa mort ! lous les jours, il en revenait encore en Eranco, des soldats oubliés sur les confins de la Russie, plus longtemps retenus que leurs camarades dans les casemates, parce qu\u2019ils avaient à subir une punition,.de ces révoltés, qui, poussés à bout par la brutalité allemande, n\u2019avaient pu retenir l\u2019expression de leur dégoût ! Elle lisait cela dans les journaux qui traînaient sur la table du salon ; et la pauvre enfant s\u2019obstinait à ospérer avec une touchante persévérance.Et, tous les soirs, son travail fini, au lieu d\u2019aller se blottir dans son lit, elle rêvait au coin du feu, connue si elle attendait quelqu\u2019un.Ce soir de Noel, à sept heures et demie, elle avait fini son ouvrage parce quon avait fait, au lieu do dîner, une siinplo collation vers cinq heure de l\u2019après-midi.Iout le monde voulait \u201cse résorvor \u201d pour le pantagruélique réveillon qui est d usage dans le pays après la messe do minuit.P>t les maîtres, et les domestiques, sauf Jeannine, étaient allés sa reposer vers sept heures, afin do se lever à onze heures et demie, dispos pour écouter la messe.Le veut faisait rage au dehors, la porte de chêno de la cuisine tressaillait sur ses gonds, par soubresauts.Jeannine, assise sur une escabolle, avait jeté au foyer quelques sarments, et, le visage éclairé par la llamino crépitante, elle songeait.Elle présentait ses pieds nus à la chaleur, ayant ôté ses sabots blancs, des sabots tout neufs, que sa maîtresse lui avait donnés le matin même, pour qu\u2019elle les mit dans la cliominée, la nuit de Noël.NOEL D'ORPHELINE 1 C\u2019était une nuit tourmentée, \u2014 éclairée seulement par la blancheur de la neige, car la lune n\u2019apparaissait qu\u2019à intervalles inégaux derrière les nuages en fuite.Et du haut du château de Verneuil, qui domine la campagne plate du Médoc, Jeannine, la jeune servante, eut un spectacle sublime.Les dunes noires, à l\u2019ouest, par dessus lesquelles passait le murmure do la mer, avaient leurs crêtes en feu, et se décomposaient sur le fond clu ciel ténébreux, comme une longue dentelle lumineuse.Elle resta là quelques minutes, le visage fouetté par la bise glaciale de la fin de décembre, écouta un instant les cloches des paroisses riveraines de la Gironde, et rentra, transie de froid, en murmurant : \u201411 ne fera pas bon courir ce soir les routes pour aller à la messe de minuit.Et quand le ciel est rouge du côté de Soulac, c\u2019est signe que le vent sera de plus en plus violent jusqu\u2019au matin.Il y avait deux ans que Jeannine était entrée au service du château, tout de suite après sa première communion.Elle avait quatorze ans maintenant, et elle était raisonnable, sérieuse, travailleuse comme une grande jeune fille.C\u2019est que Jeannine songeait continuellement à sa mère dont la misère l\u2019avait séparée, et qui peinait \u201cà faire des journées \u201d à Lesparre, des journées dont le salaire était insuffisant pour permettre d\u2019élever l\u2019enfant à la maison.Pourtant, Jeannine s\u2019en souvenait, les temps n\u2019avaient pas toujours été si durs.Quand le père était là, le ménage était heureux ! C\u2019était, lui, un vigneron habile, un terrassier rude à l\u2019ouvrage, un horticulteur en mémo temps, et jamais il ne chômait, le père ! Mais la guerre l\u2019avait pris ! Et, depuis trois ans, la guerre était finie ! Il n\u2019était pas revenu.Disparu ! Mort ou prisonnier, on ne savait.Parmi les morts, il n\u2019avait pas été reconnu, et tous les prisonniers des forteresses allemandes étaient rentrés en France.De lui aucune nouvelle ! Qu\u2019est-ce qu\u2019elle trouverait dans ses sabots, le lendemain matin?Qu est-ce que le bon Jésus conseillerait à ses maîtres d\u2019y poser en caohette pendant qu\u2019elle dormirait ?Sans doute, comme l\u2019an dernier, une belle pièce d\u2019or, un acompte sur les étrennes du 1er janvier! Elle enverrait aussitôt ce supplément de gages à sa mère qui devait en avoir un pressant besoin, par ce rude hiver ! Mais, comme Jeannine préférerait une autre surprise ! Ah ! elle n\u2019osait presque pas l\u2019espérer, celle-là ! C\u2019était beaucoup demander au bon Dieu.IL LA CONNAISSAIT Le bourgeois.\u2014Non, mon ami, je no vous donnerai pas d\u2019urgent, mais voici, pour votre Noël, un bon pudding qu\u2019a fait ma femme.Le tramp (s'esquivantJ.\u2014Ah, bien non ulorB, je la connais celle-là et ma vie n\u2019est pas assurée. 24 LE SAMEDI UNE SURPRISE DE NOËL warn.i\th \u2014De qui ça peut il bien venir?Ils auraient bien dû payer l\u2019express aussi.\t\u2014 ! ! ! \u2014 ! Enfin ! Pour peu que ça soit bon il manger, ça ne sera pas encore trop cher.ni Un coup île vent plus violent üt ouvrir la porte dont la gâche était mal assujettie, et sur lo seuil apparut un petit enfant blond, aux cheveux frisés, presque nu dans ses huilions déchirés.\u2014Oh ! mon petit Jésus ! Que veux-tu ?s\u2019écria Jeannine.Il avait sur les joues des larmes gelées.Jeannine le lit asseoir sur son escabelle, le réchauffa, en jetant au feu d\u2019autres sarments; trempa pour lui un morceau de pain dans du lait, et l\u2019interrogea.Il no répondait rien.Ne savait-il pas parler?En effet, il était si jeune, lo cher petit ! Mais il mangeait gloutonnement.Et Jeannine s\u2019apitoyait, le regardait, no se souvenait point do l\u2019avoir jamais rencontré dans la région.Enfin, ayant mangé, l\u2019enfant dit: \u2014Je veux m\u2019en aller.Eile, empressée, inquiète, ne voulait pas le laisser partir.Où irait il par cette nuit do tempête, si frêle, si peu vêtu 1 Mais l\u2019enfant pleura plus fort.Alors elle lui jeta sur les épaules un vieux fichu de laine qu\u2019elle épingla solidement, et lui mit aux pieds scs sabots à elle, ses beaux sabots blancs tout neufs, qu\u2019elle bourra de foin parce qu\u2019ils étaient trop grands.Puis, ouvrant la porte sur la nuit, resplendissante de neige par une éclaircie de lune, elle murmura, comme à regrets : \u2014Va-t\u2019en, petit Jésus ! Il allait disparaître ; elle courut après lui : \u2014Je m\u2019appelle Jeannine, lui dit elle, et j\u2019ai perdu mon papa.Prie le bon Dieu qu\u2019il me le rende, mon petit ! L\u2019enfant la regarda fixement et descendit, en courant, sans avoir répondu, la route qui dévalait vers le village et vers l\u2019église do Verneuil.IV Le lendemain matin, à l\u2019aube, cotte aube grise de3 jours brumeux de décembre, un homme cheminait sur la route de Pauillac et se rapprochait de Verneuil.11 portait sur l\u2019épaule un bâton auquel était accroché un paquet, qui sans doute contenait ses hardes.Et il paraissait las.Tellement las qu\u2019il s'assit un instant sur un de ces amas de cailloux qui bordent les routes ; et, malgré le froid, se prit le front dans les mains pour se livrer là à ses reflexions.Et, peu à peu, le soleil gliasvnt sur les herbes fumantes, le tira de sa torpeur.II leva la tête et vit devant lui un enfant.C\u2019était le petit enfant blond, aux cheveux frisés, presque nu dans ses haillons déchirés ! Le petit enfant s\u2019était planté devant l'homme, et le considérait avec curiosité.Non loin d\u2019eux stationnait une roulotte de saltimbanques bohémiens.L\u2019homme comprit qu\u2019il avait sous les yeux un jeune nomade, dont le père et la mère habitaient sans doute cette roulotte.\u2014Ah ! pensa-t-il, ce n\u2019est pas encore de ces gens-là que je tirerai des renseignements ! Et pourtant, séduit par la physionomie de ce petit blondin si sale et si rayonnant, il se mit à parler, à parler comme à une grande personne, à conter ses voyages, ses malheurs, ses peines.pour se distraire par le bruit de sa propre voix.L\u2019enfant, boucha bée, écoutait tout cola comme un conte de fée, intéressé par des mots, guerre, prison, fuite dans la nuit, retour au pays ! Et jamais il n\u2019interrompit l\u2019homme qui, tout d\u2019un coup, ne se cachant pas de son petit auditeur, se mit à pleurer en prononçant : \u201c Où est ma femme 1 Où est ma petite Jeannine ?\u201d \u2014Nanine 1 répéta l\u2019enfant.Et il prit l\u2019homme par la main, le força do se lever en reprenant avec insistance : \u2014Nanine, oui, Nanine.Surpris, l\u2019homme lo suivit entre les champs tout blancs de neige, jusqu\u2019au sommet du coteau.Jeannine seule était levée au château.Elle avait passé la nuit sans sommeil ; et, dès l\u2019aube, s\u2019était hâtée d\u2019aller voir ce qu\u2019elle trouverait dans ses sabots, ses vieux sabots qu\u2019elle avait glissés sous le manteau de la cheminée à la place des neufs, donnés la veille au soir au petit vagabond.Les vieux sabots étaient vides ! Rien ! Rien ! Pas le plus petit cadeau pour envoyer à sa mère ! Qui sait ! Peut-être que si elle n\u2019avait pa3 donné ses sabots neufs, elle les aurait trouvés pleins do pièces blanches ! Sans doute elle avait contrarié quelqu\u2019un, 3a maîtrei.se ou le bon Dieu, car il n\u2019est pas délicat de se séparer des cadeaux qu\u2019on vous a faits par affeotion ! Et Jeannine, sans regretter pourtant son élan de charité, se mit à pleurer.Soudain elle prêta l\u2019oreille.On parlait dehors.Un bruit de petits pas, de petits sabots, s\u2019approchait.Et \"une voix enfantine disait : \u2014Nanine, ici.ici Nanine.Intrigué, elle ouvrit la porte.Et un cri s\u2019échappa de sa gorge, un cri de joie suprême : \u2014Papa ! L\u2019homme avait ouvert les bras et pleurait sur la tête de Jeannine qui répétait : \u2014Papa ! Mon papa ! Je t\u2019attendais toujours.Et, pendant ce temps, le petit bonhomme blond descendait de ses petites jambes la route glissante, titubant sans tomber, et regagnait sur la grand\u2019route la maison roulante, qui se préparait à partir vers l\u2019inconnu.F.Lafargue.1ÎÊTISIANA Le marchand poli.\u2014Je n\u2019ai pas de monnaie, monsieur ; vous me paierez une autre fois.Le client.\u2014Mais si jo venais à mourir ?Le marchand {de plus en plus poli).\u2014Ça ne serait pas une grosse perte.Les grandes découvertes sont les fleurs et les fruits d\u2019innombrables hypothèses, conçues avec enthousiasme et contrôlées avec une infatigable patience.\u2014Gaston Paris.La Menthol Soothin'j Syrup est composé de Menthol, Anis et Crocus et autres ingrédients pnromeut.végétaux.Il ne contient pas d'opium ou parégoric, ce qui le rend de beaucoup le remède le plus indispensable dans toutes les maladies des enfants.Le Menthol Soothing Syrup est en vente partout 25c la bouteille.ELLE GAGNERA AU CHANGE i- lis»! mm HP mm (B*.A La petite Maud.\u2014Moi, qui avilis l\u2019intention de demander à mon oncle qu\u2019il me prête ses bas pour Noël ; je m\u2019en vais demander ceux de ma tante, j\u2019y gagnerai.LES PILULES ROUGES DU DR CODERRE pour LES FEMMES PALES ET FAIBLES A non amie Jeanne POPP SABOT DE NOËL POLKA POUR PIANO\tPaule CAILLEAUD.:ÜB=rf introduction IIs * POLKA tt' ff i i W C-! .\t\u2022\u2022î'W-'1- -\t'\t' ; \u201ct: :'«\u2022\" - içi.X v ( 'oqueluche\u2014 a b-si que toute c> £ autre affection de ce genre, © tandis (rue d\u2019autres remèdes O ^ échoueront, céderont devant l Le Pectoral | Cerise d\u2019Ayer.x II a un record de 50 années O © de guérisons.A Ecrivez pour obtenir le \" Curebook,*'\u2014 Ÿ gratis.J.C.Aycr A Lie., Lowell, Mass.©©©©©©?©©©?©©©©©©¦f'Oh Au restaurant.\u2014Garçon ! do l'oie rôtie ! \u2014 Bien, monsieur ; une aile t une cuisse ?\u2022\u2014Une cuisse ! \u2014La gauche ou la droite 1 KN SON LIBU KT l\u2019LACK Le /(name //hnwal guérit infailliblement les affections de ia gorge et des poumons.Les gentilles mon laines.\u2014 .le n\u2019ai jamais entendu chanter J aux demoiselles B.que des duos, i Pourquoi donc?\u2014 Elles aiment mieux partager la responsabiliti.IL A CHERCHÉ QUERELLE AU CHIEN Il s'oit enivré et a cherché querelle au gros chien qui l'a mis en mauvais état.Quand on est afliigé de psreil défaut on cherohc k s\u2019en corriger.Le seul moyen, c\u2019est une visite au Dr Guilbault, 313 rue Amherst, ou M.J.U.Chasles, 513 Avenue Laval, Une Recette par Semaine SI KOI» CONTRE (/ASTHME Iodure de potassium.1/30 d'once Extrait thébaïque.1.1 once Sirop de café.5 onces.Faire dissoudre.\u2014 A prendre par cuillerée dans les vingt-quatre heures.Elever graduellement la dose d\u2019iodure de potassium jusqu\u2019à 1/10 d\u2019orcp, sans tenir compte de l\u2019apparition du coryza.\u2014Inspirer, deux fois par jour,0 gouttes d\u2019ioJure d\u2019étyle.B.de S.LE PALAIS DES BIJOUX Le tempB approche < ù il faut songer sérieusement aux dépenses qu\u2019entraiuent forcément lus fêtes de fin d\u2019année.Naturellement chacun s'ingénue à trouver le meilleur moyen d\u2019offrir les plus riches cadeaux sans dépenser beaucoup.Or, le meilleur moyen, que nos lecteurs veuillent bien nous en croire, c\u2019est de nous lire jusqu'au bout Voulez vous faire plai-ir à ceux qui sont destinés h profiter de nos libéralités ?Oui, n\u2019est ce pas ! Eli bien ! offrez un bijou, une montre, une pendule etc., objets qui, par leur nature même, Bont destinés à durer longtemps et par contéquent il rappeler constamment le souvenir du donateur.Le bijoux est cher généralement, mais nos lec teurs nous sauront gré sans doute de leur indiquer une maison sans rivale pour le bon marché et iju\u2019on peut appeler justement *' Le Palais des Bijoux \u2019\u2019.Noua voulons parler de M.T.A.Orothé, dont le magasin situé au numéro liôj de la rue St-Laurent, est une merveille d\u2019élégance et de bon goût, tant pur sis décorations artistiques intérieures que par son scintil'ant et féerique étalage rom/osé de bogues, broches, camés s, émaux, pierreries, médaillons,montres d\u2019or, mnnties d\u2019argent, il remontoir, depuis £.'! (Kl, chapilets en pierres précieuses, eliaiues, colliers, épingles, boutons de manchettes et de cols, services à thé et à desseit, pots à eau, coupes de toutes sortes, nécessaires de toilette, articles nouveaux divers, p< ndules françaises et an éricaines, l oites en peluche, éventails, etc.Comme nos lecteurs peuvent en juger, le choix est varié et considérable, mais ce qui est à considérer c\u2019est que tout est vendu à un bon marché extra ordinaire et que chaque objet est garanti pour sa valeur.Une simple visite, d\u2019ailleurs, vous en convaincra.Au restaurant.Un couple britannique n\u2019installe et commande deux cailles.Le garçon revient au bout d\u2019un instant.\u201411 ne reste plus qu\u2019une caille.\u2014Aoh ! fait l'Anglais songeur.Que va manger mon fâuie ?* *\ta Perplexités épistolaires.\u2014Comment commencer ma ht-tre 1.En somme, c\u2019est une grosse personnalité.Si je mettais.\u201c Cher et honoré maitre 1 \" \u2014Y penses-tu ?.une fripouille pareille ! \u2014Alors quoi ?\u2014 Ecris simplement.\u201c Mon cher confrère.! \u201d ¦* *\t* Scènes de racommodement : Elle.\u2014 Sjit, j\u2019en conviens, j\u2019ai mes défauts.Lui (candide).\u2014C\u2019est vrai.Elle (surprise).\u2014Lesquels ?UN VRAi TRIOMPHE Somersworth, N.H., lit Sept.1S!M.Roy & Roi s i DnroCo.Messieurs :\u2014Je suis content de reconnaître votro Menthol Cough Syrv/i.C\u2019est le meilleur remède dont j'ai jamais fait usage peur la bronchite et tout le inonde en parle de la même façon.Votre K.K.Bahti.itt.La Menthol Cough Syrup est eu vente partout liôo la bouteille.LE RETOUR DE L\u2019AGE - ET LES- rouges du Dr coderre Mme Vvi LOUIS MILLETTE, de Montreal, Guérit de Souffrances terribles Suite des Maladies du Retour de l\u2019Age LES PILULES ROUQES DU Dr CODERRE Continuent à Guérir les Femmes Jamais dans l'histoire de la Médecins un remede a donne autant de satisfaction Le retour de l\u2019Age chez les femmes est eei tuinement la période la ]) us critique de leur vie.Nous avons une bonne autorité pour dire que pas une femme sur mille no liasse cette Age sans souffrir fie une ou de plusieurs de ces affreuses et désagréables maladies particulières aux femmes pendant eette période critique.Kn effet, ces terribles sensations chaudes qui font que le sang monte a la tète comme si ulle était pour éclater, ét ourdiÿseincnt s et la gi ande faiblesse (pii suivent ces bouillonnements du M-ng, comme si le co*ur allait cesser de battre, sont des symptom* s très dangereux et qui conduisent a la mort un nombre incalculable de femmes et encore ces symptômes désagréables, mais moins dangereux, endure des jointures, des jamb( s, du ventre, maux (l\u2019estomac, douleurs entre les épaules, maux de reins, dyspepsie, perte d\u2019appéiit, perte de sommeil, perte de mémoire, nerveuse, irritable, constipation,maux de tête, et un grand nombre d\u2019autres symptômes plus eu moins désagréable-.Pour prévenir et guérir « es maladies, l\u2019usage des Pilules Ronges ; du Dr Coderre est indispensable, comme le prouvent très bien la guérison de Mme Veuve Louis Millotte, qui demeure actuellement au No 1010 rue S.-Audié, Montréal.Voice ce que Mme Millotte dit : \u201c Je suis Agée do55 ans, je sirs née à Ste Placide, haut Canada.Depuis loans je souffrais des suites du retour de l\u2019âge, j\u2019avais d\u2019affreux étourdissements, le cœur cessait de battre comme si j\u2019allais mourir, je devins très faible, j\u2019avais les jambes t nflécs e* elles me faisaient beaucoup souffrir.J\u2019avais continuellement mal a la tête, tellement mal aux reins que j'avais toutes les misèresà marcher, mes vivres ne digéraient pas, je ne pouvais presque rien manger.J\u2019ai essayé presque tous les remèdes sans effet.Les Pilules Rouges du Dr Coderre m ont été recommandées par une amie qui les connaissait.Je suis contente d\u2019avoir suivi son avis.Je suis aujourd\u2019hui parfaitement bien.Je Us ai recommandées a plusieurs de mes amies et ju les recommande encore, Les Pilules Rougesdu Dr Coderre sont certainement le meilleur remède qu\u2019une femme puisse prendre.\u201d Mme Vve LOUIS MILLETTE, 1010 rue St-André, Montréal.Pour 1rs femmes qui souffrent du retour do l'âge prendre les Pilules Rouges du Dr Coderre c'est, devenir forte, heureuse, bien, pour les jeunes femmes qui souffrent du beau mal, cYst voir disparait re toutes ces maladies ; pertes blanches, irrégularité, constipation, douleurs entre les épaules, dans les côtés, les reins, maux de tète, tiraillement d\u2019estomac, etc.Lorsque les Pilules Rouges du Dr Coderre ne vous guérissent pas dans un temps raisonnable, écrivez à notre médecin spécialiste.Ecrivez lui une description complète de votre maladie.No craignez rien, adressez vot re lettre au Départi ment Médical, boite 21106, notre médecin seul ouvrira votre lettre.Il donnera à votre maladie toute l'attention dont il est capable, il vous expliquera, d\u2019une manière très claire ce qui vous fait souffrir et le meilleur moyen de vous guérir, ne vous découragez pas si vous n\u2019étes pas guérie après uvoir pris deux ou trois boites do Pilules Roues du Dr Coderre.Il faut ien comprendre qu\u2019une maladie qui dure depuis dos années ne peut pas être guérie dans quelques jours.C\u2019est pour cela que nous mettons à votro disposition notre médecin spécialiste, ses consultations sont absolument gratuites et nous sommes certains que vous vous en trouverez très bien.Ne craignez pas d'écrire.Si vous souffrez écrivez.Les Pilules Rouges du Dr Coderre sont les meilleures.Elles sont pour les maladies des femmes seulement.Nous ne prétendons pas qu\u2019elles puissent guérir tous les maux, mais elles guérissent certainement les maladies particulières aux femmes.Les Pilules Rouges du Dr Coderre sont en vente chez tous les pharmaciens à 50c la boite ou 6 boites pour §2.50.Nous les envoyons partout par la malle au Canada et aux Etats-Unis sur reception du montant/ Elles sont toujours vendues en boit es de 50 Pilules Rouges, jamais autrement.Insistez pour avoir les vraies Pilules Rouges du Dr Coderre en boîte seulement.Vous aurez celles qui guérissent.Adressez : Cio Chimique Franco-Amerloalne, Departement Medical, Boite Postalo 2306.\tMontréal, Can.Mme Vve Lol-is Millette TRIO DE PROVERBES Moit du loup, santé de la brebis.x Autant de valets, autant d\u2019ennemis, x Il faut devenir vieux de bonne heure si on veut l\u2019être longtemps.Sanciio Pança.\u2014Un vrai philosophe ce brave Durand ! il prend les choses comme elles viennent.\u2014Justement.j\u2019ai reconnu mon parapluie entre ses mains.* * * A la dernière soirée de Mme B.\u2014Hé ! baron ! vous êtes superbe, ce soir.vous voilà rajeuni.Vos cheveux vous sont donc revenus ?., \u2014Oui,mon cher, à cent vingt franos.CHERCHEZ VOUS TROUVEREZ Il ne faut pas chercher loin poür trouver ie Baume /l'humai qui guérit les affections ( de la gorge et des poumons.Les enfant sont soulagés instantanément de n\u2019importe quelle maladie avec une seule dose d* Menthol Soothing Syrup.En vente partout 25o la bouteille.4727 LE SAMEDI :n YmuMBIL Hli IHHW» üSâSKSâH \\ete !&aiU.Reconstitution Ends DE LA Tragédie de Bawdon Avec la Grange, la Maison des Nulty garnie des meubles et effets qui se trouvaient dans l\u2019appartement au moment du crime.La vraie porte, les chaises, la table où la Camille prenait ses repas, la baratte pour le beurre.L\u2019authenticité de ces effets, achetés à grands prix par le Syndicat chargé de la reconstitution du crime, est constatée par un certificat signé par trois personnes.On peut voir tout cela pour 10 cts.A.XL 3KTo 94 Hue Saint-Laurent ENTRE LES RUES VITRE ET LAGAUCHETIERE Le romancier Z., rentrant dans son cabinet de travail, aperçoit son domestique prenant sur son bureau des papiers pour allumer le feu.\u2014Que brûlez-vous là, Joseph?s\u2019écrie-t-il.Joseph souriant : \u2014Monsieur peut être tranquille, je ne touche pas au papier blanc ; je ne prends que celui qui est écrit.UN K BONNE AUBAINE Les affections de la gorge et des poumons ne résistent pas au traitement par le Baume Iihumal.UNE FORTUNE Abraham.\u2014A ma ternière dournée chai bertu te l\u2019archent.A celle-ci che fuis en cagner en masse.Chai un gearchement te Comme du Dr Adam contre le mal te tents.Tout le monte en feux.Au quartier : Un caporal qui prend des leçons d\u2019orthographe est en train de subir une dictée : \u2014 Comment! lui dit le professeur, vous écrivez \u201c apercevoir \u201d avec deux p ! Enlevez-en un bien vite.Le caporal, très perplexe : \u2014Lequel ! * * Petite fable du dimanche, pour les enfants qui ont été bien sages.| Une belle dame avait acheté un tandem.Désireuse de l\u2019essayer, elle y fit monter avec elle sa fsmme de chambre, et toutes deux se rendirent à la campagne, à Luynes.Elle croisèrent un clubman, ami de la dame, qui lui envoya un beau salut, ou plutôt qui leur envoya un beau salut, puisqu\u2019elles étaient deux sur le même tandem.Moralité: A bonne en tandem, salut ! * * * Une jeune bonne se présente à un des guichets de la gare d\u2019Orléans et demande un billet, de deuxième classe pour Chàtellerault.\u2014C est pour Madame, ajoute-t-elle.Le receveur, après lui avoir remis un ticket : \u2014Et bien, qu\u2019attendez-vous?\u2014Le sou du franc, donc ! MÈRES ET NOURRICES Votre comfort est assuré en donnant aux enfants le Menthol Soothing Syrup dans les cas de dentition dillicile, vents, coliquos, diarrhée, dysenterie, toux et rhumes, manque de sommeil.C\u2019est le seul sirop qui soulage immédiatement.Le Menthol Soothing Syrup est en vente partout 2üo la bouteille.\u2014Ça ne se ressemble pas, et cependant c\u2019est la même chose.\u2014Quoi donc ?\u2014Lüs roses ft les bottes.\u2014Pourquoi ?\u2014Tout deux se fanent sur leur tige.* * * I Halogue conjugal.\u2014AToyons, décidément, m\u2019accompa gnez-vous à cette fête de charité ?\u2014 Je regrette inlinimc nt, chère amie, mais j\u2019ai mon cor qui me fait horriblement souffrir.\u2014 Oh ! vous pouvez dire que vous en jouez, de votre cor.Les /\u2019Hides C.T.C.sont purement véritables, composées do Céléri, Thé et Caté Elles guérissent les maux de tète et migraine, à vendre partout 2üc la bouteille.Toto, qui va en classe depuis la rentrée, et qui apprend déjà l\u2019Histoire de France : \u2014Il y a longtemps, dis, grand\u2019mère, que le roi Dagobert est mort?\u2014Oh ! oui, mon enfant, bien longtemps.\u2014Tu l\u2019as connu toi ?.* * * M, Prudhomme, nommé caporal pendant ses vingt huit jours, croit bon de conserver à ses enfants un souvenir matériel et durable de cet honneur.Il court chez un photographe : \u2014Comment désirez-vous votre portrait, demande celui-ci ; avec un fond ou en dégradé ?M.Prudhomme, iudigné.\u2014 En dé gradé ! vous vous moquez ! Avec mes galonB, s\u2019il vous plaît ! ! Au jardin d\u2019acclimation, à l'heure du repas des otaries.Le jeune Marcel regarde avec stupeur l\u2019engloutissement des poissons par la famille d\u2019amphibies.\u2014Mais, maman, s\u2019éerie-t.il, il vont s\u2019étrangler ! Les voilà qui avalent aussi les arêtes ! LA CONSOMPTION GU10HII0 Un vioux médecin rotlré, ayant reçu d\u2019un missionnaire des Indes Orientales la formule d'un remède sinitile ot végétal pour la guérison rapide ot permanente de la Consninption, la Hronohito, le Catarrhe, l'Asthme ot loules leu Affections des Poumons et do la Oorgo.et qui guérit radicalement la Débilité Nerveuse et touteH les Maladies Nerveuses; après avoir éprouvé ses reinai-quahles effets curatif dans des milliers do cas, trouve que c'est son devoir de le faire connaître aux nmladeN.Poussé pur le désir de soulager les souffrances de l'Immunité j'onverrui gratis ft ceux qui le désirent, cette reeetto en Allemand.Français ou Anglais, avec instructions pour la préparer et remployer.Envoyer par la poste un timbre et votre adresse.Mentionner ce journal.U .A.Noyés, S!0 Powers' Block, Rochester, N.Y.Notes d\u2019utt penseur.La froideur, il n\u2019y a rien de tel au jourd\u2019hui pour jeter de la poudre aux yeux et pour réussir dans le monde.Il faut avoir l\u2019air gelé pour qu\u2019on vous attribue quelquo valeur.Voyez plutôt les marrons : Quand ils sont chauds, on en a une grosse poignée pour deux sous.Mais on les paie six francs la petite boîte s\u2019ils sout glacés.IL FAUT AIDER LA NATURE il faut aider la nature.Si ,voub toussez prenez le Baume Bitumai, il provoquera et aidera la guérisen. 0 .ét- ' i n :niiftV r ^eS& M # fe If IIP wf-lfe lb \u2018 yKw ;««*« t&flrtïS SSar^,« ypT?-'^ Hoi ' Prêts pour la Foule ! |)c|)uii ;>ujoui eight sans frais.ON TKOUVKKA TOUJOURS < I1KZ MO! Les Préparations Pharmaceutiques les plus récentes et les Remedes nouveaux.B.E.McGALE, Pharmacien, 2123 Rue Notre-Dame, Montréal \u2022xn^nui suPuiASmuaq s?| p siusuisssipanoig sspPl ap ji\u2019em ?i .1110,1 \u2022anbuoo[anb [Euauiui ut ajna.iaiu iu juauuaquoo au sapa ! srciuip saj snoj sunp ja suosies sainoj ua saauuop aatg juaAnad sajujaSaA juaiuajnd )ut:r.»| în:voo3AE aa \u2022sanSuo^i xio^i 3p ^inud \u2022 - §qcu3g JU0[ 9p uoiq'BAjesuoo 'El anod senitire^ xrve siav I T I I 36 LE SAMEDI T\" lOj EDMOND GIROUX, Jr.Proprietaire ÉDIFICE DU MONUMENT NATIONAL .Mandolines et Guitares Comme Cadeaux de Noël et du Jour de l\u2019An.MANDOLINES\tdepuis $9 50\u2019jusqu'à $10.00 CUITARES\t- depuis $11.00 jusqu'à $40.00 In st ruinent s (/a ru n t is INSTRUMENTS da la célèbre maison Ma-[ il n, i.o N pour Fanfares et Harmonies.CORNETS\tdepuis §10.00 jusqu\u2019à.$70.00 Flûtes, Clarinettes, Violons, etc EN VENTE CHEZ EDMOND HARDY 1676 Rue Notre-Dame MONTREAL NOEL ! NOEL ! 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