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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 1 février 1890
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1890-02, Collections de BAnQ.

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[" J Le Numéro, 5 Cts VOL.I.-NO.34.\tMONTREAL, I FEVRIER 1890.\t\\ Par Annee.$2.50 S&é&a/mëdi LES ABSURDITES DU COSTUME DE SERVICE Adèle.Regarde-moi donc Joséphine qui sort ses grandes façons pour le monsieur d\u2019en face ! Juliette.\u2014Eli ! bien ! Qu\u2019est-ce que tu y trouves 1 Adèle.\u2014C\u2019est le garçon de table qui passe les crèmes.r-X \u20220 c -4'| i jûr i '\u2022 30? LE SAMEDI 2 |£jc J|;tm ctU trOTTRTSr-A-I.HEBDOMADAIEB) PUB LICA ï ION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE SCIENTIFIQUE ET SOCIALE, OEG-AITE T3XX ITO-Lr^XÏ BOMESTIQT7E, REDACTEUR: LIONEL DANSEREAU Un An, $2.50.\u2014Six Mois, $1.25 STRICTEMENT PAYABLE D\u2019AVANCE.n'\u201c *- i !*r du IV' ilT»,oi'o, 5 Oexx-tlxxa.'S\u2019adresser pour les informations, les abonnements et es annonces aux gérants, MM.Poirier, Jîessktte & Neville, No.(il) Rue St-Jaeques, ou par lettre il LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION DU \u201cSAMEDI,\u201d Montréal.MONTRÉAL, I FÉVRIER 1890.CHASSE-SPLEEN L\u2019esprit comprend ; le cœur devine.L\u2019amour et la toux ne se peuvent celer.L\u2019argent perd plus d\u2019âmes que le fer ne tue de corps.La mère aime tendrement et le père solidement.Les mains les plus blanches sont les mains de papier.Chacun liait en pleurant et aucun ne meurt en riant.Le travail plaît à Dieu et la paresse plaît aux hommes.Il ne faut pas attendre la soif pour tirer l\u2019eau du puits.Peu de gens sans rire ont été ; on ne sait nul qui n\u2019ait pleuré.Malgré que votre chien s\u2019appelle Houle il ne fait pas dans un jeu de quille.Un pompier meurt plus facilement que les autres ; il n\u2019a qu\u2019à s\u2019éteindre.Ce monde-ci est une gêne perpétuelle, et qui 11e sait s\u2019ennuyer, ne sait rien.Les amis sont comme les voitures de place, on n\u2019en trouve plus dès qu\u2019il pleut.Il est de la parole comme do la flèche ; une fois lancée, elle 11e revient plus.La bonté sans la justice, sans la mesure, ce n\u2019est que le caprice Ou l\u2019accident.Bébé qui est très inquiète de sa poupée a confié à sa maman qu\u2019elle crachait le son.Au jour du jugement, la plume du savant pèsera autant que l\u2019épée du guerrier.La faiblesse est la force de la femme, tandis que la force est la faiblesse de l\u2019homme.Le poète qui affirme que la vie n\u2019est qu\u2019un rêve, n\u2019a jamais monté un tuyau de poêle.Il n\u2019y a pas de grève possible pour les astronomes, puisqu\u2019ils travaillent dans les astres.Ce qu\u2019il nous faut, disait le chef d\u2019un orchestre peu encouragé, c\u2019est un changement de basse.On a beau chercher à l\u2019étouffer, il y a toujours en nous une idée de bonheur qui ne veut pas mourir.Nos domestiques ne voient pas toujours ce qu\u2019on leur montre ; mais ils voient toujours ce qu\u2019on leur cache.Certains menteurs, pris sur le fait, sont moins confus d\u2019être convaincus de mensonge qu\u2019humiliés d\u2019avoir manqué d\u2019habileté.Quand on dit d\u2019un homme : 11 a fait parler de lui ; c\u2019est un éloge.Quand on dit d\u2019une femme : Elle a fait parler d'elle ; c\u2019est un blâme.MOTS D\u2019ENFANTS Petit Paul est aussi intelligent que pratique.L\u2019autre jour son oncle Joseph lui apporte un joujou qui ne lui convient pas.Il a, cependant, le bon sens de remercier très sincèrement son oncle.\u2014 Dis-donc, mon oncle, c\u2019est bien à moi ce beau petit jeu, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Oui, oui p\u2019tit Paul, c\u2019est à toi tout seul.\u2014Je peux en faire ce quo je veux ?\u2014 Absolument ! -\u2014Bien, puisque c\u2019est, comme cela, je m\u2019en vais te le vendre pour dix cents.L\u2019un des oncles du jeune Toto est gravement malade.Le soii-, avant île se mettre au lit, le gamin fait en ces termes sa touchante prière : \u2014 Mon Dieu, je vous en prie, conservez mon oncle Emile, au moins jusqu\u2019aux étrennes.Toto a la mauvaise habitude de ne pas s\u2019essuyer les lèvres après avoir bu.Maman lui en fait l\u2019observation au déjeuner.Au dîner, Toto a oublié, naturellement, la recommandation maternelle.Maman le sermonne.\u2014Mais, petite mère, pleurniche le bambin, pour ne pas l\u2019oublier, je me suis essuyé avant.Fernand.\u2014Maman, est-ce vrai que les petits enfants mormons, ils ont dix ou quinze mamans 1 Maman.\u2014 Oui, c\u2019est vrai.Fernand\u2014 Et, toutes les mamans s\u2019occupent des enfants ?Maman.\u2014Je le crois.Fernand (après une pause).\u2014Dis donc, petite maman, j\u2019aimerais peu ça, d\u2019en être un petit mormon, parce que toutes les mamans me raient quand je ne ferais pas bien.UNE VIEILLE HISTOIRE Le docteur Jobert de Lamhalie venait d\u2019opérer un de ses clients auquel il avait coupé la jambe.Un proche parent de la victime le prend à part : \u2014Pensez-vous, monsieur le docteur, lui de-mande-t il, que le malade en réchappe ?\u2014Lui î il n\u2019y a jamais eu l\u2019ombre d\u2019espoir ! \u2014Alors, à quoi bon le faire souffrir ! \u2014Eh l que diable, monsieur, est-ce que l\u2019on peut tout de suite dire à un malade qu\u2019il est perdu ?11 faut bien l\u2019amuser un peu.NE JOUEZ PAS EN SCIE Monsieur X.\u2014Seriez-vous assez aimable, madame, pour me dire comment vous appelez cette sonate «pie vient de jouer Mlle Brisetou-clies ?Madame X.\u2014Une sonate en si bémol, monsieur.Monsieur X.\u2014C\u2019est curieux, je l\u2019aurais plutôt crue en scie majeure.UN SORT BIEN ASSURÉ Mme Guilmllard a auprès d\u2019elle une jeune bonne, honnête et dévouée.On la traite comme l\u2019enfant de la maison.\u2014 Vous êtes bien tombé, dit un ami à Guibol-lard, mais vous serez cause «pie Louise sera malheureuse plus tard.\u2014Pourquoi cela î \u2014 Parce que vous la gâtez.Votre femme lui donne des robes de soie, vous la menez au théâtre en première loge, elle a vingt trois ans, vous soixante-deux ; où voulez-vous «ju\u2019elle serve, après vous ?Guibollard, stupéfait : \u2014Comment, après moi 1 Mais elle peut être tranquille, elle mourra à mon service ! Les larmes des femmes valent beaucoup et leur coûtent peu.La tortue est un propriétaire qui en a plein le dos de sa maison.L\u2019année est une période de dix-huit mois pour une femme mûre.Un actionnaire qui se plaint peut être appellé une oie du capital.Louer son fils, c\u2019est se vanter ; blâmer son père c\u2019est se flétrir.Les testaments sont des opérations qui produisent la division.Rien ne remercie mieux que le bonheur de celui qu\u2019on a obligé.La citrouille est rampante ; mais au moins elle n\u2019est pas plate.Un oiseau dans un arbre, c\u2019est un porte-plume dans un portefeuille.Les noirs viennent de la côte d\u2019Afrique et les blancs de la côte d\u2019Adam.On peut quelquefois être tout, quand on sait mettre de l\u2019art à p\u2019être rien.On assure qu\u2019une formule de présentation très usitée au Brésil est celle-ci : \u201c Je vous présente mon ami X.s\u2019il vous vole «[uelque chose, j\u2019en éponds.\u2019\u2019 Les deux périodes les plus excitantes dans la vie d\u2019une femme, sont: lo.Lorsqu\u2019elle est demandée en mariage ; 2o.Lors«iu\u2019elle met l\u2019enchère dans un encan sur un lot de verres cassés.Nous ne connaissons pas de séparation plus déchirante que celle d\u2019un amoureux du faubourg Québec, dont la figure a été labourée jusqu\u2019au sang par une jeune fille qu\u2019il voulait embrasser de force.Voulez-vous être heureux une journée, portez un habit neuf ; une semaine, tuez un cochon ; un mois, gagnez un procès ; une année, mariez-vous ; voulez-vous l\u2019être toute la vie, soyez honnête homme.Lu sur l\u2019album de la femme d\u2019un médecin : \u201c C\u2019est très bizarre ! Les clients de mon mari sont presque tous malades la nuit, et les six premiers mois de notre mariage ils se portaient comme les tours de Notre-Dame.\u201d La question des licences est plus que jamais sur le tapis en ces temps d\u2019élections municipales ; mais les restrictions ne devraient pas aller jusqu\u2019à l\u2019abus.Ainsi, quant à nous, nous sommes en faveur du maintien des licences poétiques.D-D LE SAMEDI 3 LE DUELLISTE .DÉLICAT LU C'OUl* l)U POIVRE Vous n ôtes pas content, chose vient de vous administrer une raclée au billard ; comme pour vous narguer, un gros père qui a l\u2019air satisfait passe à côté de vous.Il ne faut pas souffrir ça.Du reste vous ne le souffrez pas, et vous enfilez votre parapluie dans le bec du bonhomme.Une rencontre est décidée.Pendant qu\u2019on mesure les épées, vous vous boucliez soigneusement le nez avec des petites boulettes de coton, et il l\u2019endroit où vous devez vous aligner, vous avez eu le soin, en arrivant le premier, do .semer non pas du tabac a priser, mais du poivre.La couleur foncée du tabac, ça se verrait ; du poivre blanc, c\u2019est différent, la couleur se confond avec la poussière, et remplit même beaucoup mieux le but que vous désirez atteindre.En garde ! Tierce, quarte, contre de tierce, contre de quarte, parez, coupé, et toute la ' .Marchez rompez, frappez la terre du pied a chaque instant, traînez bien le pied, de manière à faire de la poussière.Elle s\u2019élève progressivement, et enfin elle arrive jusqu\u2019aux narines de votre adversaire, bref, il finit par éternuer comme un imbécile.Profitez du bon moment, et traversez-moi-le comme une motte de beurre.L\u2019honneur est tellement satisfait qu\u2019il prend pour des salsifis, et qu\u2019il se les ratisse.LE COUI* DE LA SYNCOPE Il pleut, vous guignez un fiacre, mais au moment de grimper dedans, un gaillard s\u2019y introduit par la portière opposée à celle que vous venez d\u2019ouvrir, il s\u2019installe et refuse de vous donner la place.Furieux vous empoignez son chapeau, et vous le lancez sur l\u2019impériale d\u2019un tramway qui passe.Compter que le monsieur sera flatté serait une erreur.Loin de vous remercier, il vous attrappe au collet et, il n\u2019y a pas à tortiller, il faut en découdre.Jusque-là, c\u2019est charmant, mais vous apprenez dans la soirée, que votre adversaire il déjà envoyé soixante-dix-huit clients au vieux Caron.Ab ! alors ça devient moins drôle ! Vous êtes embarrassé, et vous demandez l\u2019heure des trains pour Bruxelles.Farceur ! ne suis-je pas là ?Rendez-vous sur le lien du massacre, seulement emportez avec vous une vieille lettre quelconque.Au moment de vous aligner, ayez l\u2019air de vouloir la relire encore, ltelisez-la en effet.Enibras-sez-la même.On comprendra votre émotion quand vous la remettrez dans votre poche, et votre peur naturelle vous causera le trouble qu\u2019il faut simuler.Vous tremblez légèrement, sacrée lettre va ! vous soupirez en levant les yeux au ciel.Ah ! diable de lettre ! cependant vous saisissez votre arme.A7ous voilà en garde.Ne pressez pas le fer, soyez, mou, paraissez n\u2019avoir aucune force.L\u2019adversaire, lui, ça ne le regarde pas, votre lettre, il n\u2019ose rien dire, mais dans le fond, il se dit : Toi, mon vieux, tu n\u2019es qu\u2019un fouinard.Comme votre émotion pourrait durer plusieurs années, les témoins, qui n\u2019ont pas le temps d\u2019attendre, vont frapper les trois coups, ou bien vous dire : Allez ! selon les conventions.N\u2019attendez pas ce signal désastreux.Qu\u2019avec votre peur dissimulée redouble votre émotion ; dans un spasme nerveux, raidissez le bras tout en vous couvrant, allongez lestement et votre homme est fricassé.Le ciel vous ayant accordé la victoire, fichez-vous du reste, poussez un cri de douleur, tombez à la renverse et faites le mort.C\u2019est une syncope, il n\u2019y a pas à s\u2019y tromper.Vous n\u2019avez rien, on s\u2019éreinte à vous soigner, et on ne s\u2019occupe même pas de l\u2019autre qui est nettoyé.L\u2019honneur est tellement satisfait qu\u2019il propose au gouvernement de faire mettre en couleur le pavage en bois.LE COUP DU PARDON Un petit coup de pistolet pour changer.N\u2019osant chercher chicane à un monsieur que vous détestez, vous allez trouver un ami, et vous lui dites ; \u2014Mon bon ami, il faut que tu me rendes un service, et surtout que tu me gardes le secret.\u2014Service.secret.qu\u2019y a-t-il donc 1 \u2014Mon cher, j\u2019ai besoin de me poser aux yeux de ma fiancée, pas pour elle si tu veux, car nous nous adorons, mais à cause du père, un vieux commandant qui ne veut que d\u2019un gendre un peu.crâne, et qui romprait tout s\u2019il me croyait homme à reculer d\u2019une semelle dans un cas difficile.\u2014Bien, alors ?\u2014Alors, nous nous battrons demain.\u2014Comment, avec le vieux militaire ! ton beau-père ! \u2014Non.Ah !.farceur ! non, pas avec lui, avec toi.\u2014A.avec moi ! tu es fou.\u2014Du tout ! nous nous battrons pour rire.L\u2019ami peut trouver la plaisanterie mauvaise.Mais vous l\u2019amadouez au nom de votre amour, qui.de votre amour que.bref, il accepte.Pour ne pas lui donner la corvée trop forte, vous l\u2019autorisez à vous insulter, et comme vous êtes grand, vous lui demandez réparation en consentant à lui laisser le choix des armes.Il choisit le pistolet, c\u2019est entendu.Là commence le rôle du monsieur pour lequel vous ne ressentez qu\u2019-une affection.modérée.Vous allez le trouver, et vous lui demandez d\u2019être votre témoin.S\u2019il refuse, l\u2019affaire n\u2019a pas de suites.S\u2019il accepte, c\u2019est une autre paire de manches.On est sur le lieu du combat, les témoins ont chargé les armes, tir à volonté.L\u2019ami tire le premier\u2014c\u2019est entendu\u2014 il vise au diable, vous êtes sauvé.A votre tour.C\u2019est là où vous êtes beau et généreux : \u2014J\u2019ai essuyé ton feu, dites-vous à l\u2019ami, moi je te pardonne, tiens ! En prononçant ces belles paroles, vous écartez le bras, et dirigeant votre armé sur le monsieur qui vous inspire peu de sympathie, vous l\u2019avez tué par malheur 1 L\u2019honneur est tellement satisfait qu\u2019il en perd la tête.On offre une récompense honnête à qui la retrouvera.Atuos.(A suivre.) UN BON POINT POUR CICERON Charles.\u2014D\u2019où venez-vous donc, si tard ?Guihollard.\u2014 J\u2019arrive de la Chambre.J\u2019ai entendu parler X.Grand orateur, mon cher ! Charles.\u2014Allons donc, un braillard tout au plus.Guihollard.\u2014Beaucoup de talent ! Charles.\u2014Il ne sait seulement pas le français.Guihollard, (haussant les épaules).\u2014Qu\u2019est-ce que cela fait ?Cicéron non plus ne savait pas un mot de français, et cependant, c\u2019était un grand orateur ! LA FORCE DE L\u2019HABITUDE Un restaurateur pour noces meurt.Le lendemain, un ami du défunt vient voir sa femme.\u2014Eh bien 1 lui demanda-t-il timidement, tout s\u2019est-il bien passé ?\u2014Ah ! je crois bien, répond la veuve, la cérémonie a été superbe ! C\u2019était un enterrement de deux cents couverts.DANS LA LUNE DE MIEL La jeune femme, (boudant).\u2014Tiens, Henri, il n\u2019y a puis deux jours que nous sommes mariés, et tu commences déjà à me gronder.Le mari.\u2014Je sais bien, mais songe donc comme il y a longtemps que j\u2019en attendais la chance.LE COIN DE JOE EXTRAITS DE SON ALBUM PARVENUS Il n\u2019y a.au inonde que deux manières de s\u2019élever, ou par sa propre industrie ou par l\u2019imbécillité des autres.* * * Un bâton.parvenu insolent est un aveugle sans Chers parvenus, dans la carrière, Vos coursiers sont trop emportés ; En faisant voler la poussière, Vous rappelez d\u2019où vous sortez.* * * Je sais un paysan du simple nom de Relire.Qui, n\u2019ayant pour tout bien qu\u2019un seul quartier de terre Fit creuser à l\u2019entour un canal fort bourbeux ; Et de monsieur de /'Isle en prit le nom pompeux.* * * Ecoutez-moi sans discourir.Un parvenu disait: Enfin j'ai de quoi vivre.Un moine lui répond : As-tu de quoi mourir I Ce petit mot vaut tout un livre.* + * On disait à un homme vain et orgueilleux, fils d\u2019un postillon et qui, cependant, voulait paraître un personnage d\u2019une naissance distinguée : \u2014Ah ! que défunt monsieur votre père était un bon citoyen ! Homme de service à tous ; homme de lettres, homme qui allait toujours son grand chemin.* * * Si l\u2019on remontait à la source Des biens nouvellement acquis, On retrouverait à la Bourse, Ceux qui nous la coupaient jadis.* * * On demandait un jour à un parvenu, pourquoi on le voyait toujouis parcourir, seul, dans son coupé, les rues de notre ville.\u2014Mais, fit-il naïvement, si nous étions deux dans ma voiture, on ne verrait pas à qui elle appartient.* *.* Ci-gît, qui sortant du fumier Pour faire une fortune entière, Vendit son honneur au fermier Et sa fille au propriétaire.* * Pour être amoureux il faut avoir du temps, de l\u2019argent, de la force, du courage, et dépenser le tout.* S: * Une belle-mère est comme votre ombre, courez après elle, elle feint de vous fuir.Fuyez-là, elle court après vous.s'11* La meilleure manière d\u2019agir en sot et celle qui fait mieux voir sa bêtise, est de se jeter dans un puits, la corde au cou.\u201c Bizarre !\u201d C\u2019est quand l\u2019homme s\u2019éteint qu\u2019il devient feu.Joe.UNE BONNE HAUTEUR X.possède, dans un village près de Montréal , un de ces horribles petits jardins qui, entourés des murailles des maisons voisines, ressemblent assez au fond d\u2019un puits.Il est, cependant, très fier de ce maigre coin de Verdure, et le montre avec complaisance à ses amis.\u2014Comment le trouvez-vous ?demandait-il à l\u2019un d\u2019eux.\u2014Pas très large, répond 'celui-ci ; puis regardant le ciel : mais c\u2019est haut ! 7774 4 LE SAMEDI TT UNTIE TEMPETE ID DAUNTS TTUNT -VERRE TD\u2019IE^ATT._ .ID RH \"V\"XIE (A.XJ EESTÀXTRANT) /V O LOI \u2022TMH'i |t At-uv i-p-c TALKING MUWI0 AUOWEQ, r-'\"?W\".smgs ÉBli r il ni IV \u2014Allons ! Dites quoi.Un petit\tBordée.\tRafale.\tVent devant, verre, un Vermouth, un rien ; tout simplement pour mettre du vent dans les voiles.mMm I ¦ [V-v; TJ\u2014y.-.Fwy 1 Aj -y \u2018r* afj *»1\tjml m ii^i ** n aü La mère.\u2014Vas jeter ces mor-\tJack.\u2014Que voilà un monsieur\tJack.\u2014Cristi que j\u2019ai mené ceaux de vaisselle dans la rue.qui a l\u2019air bête! Je l\u2019essaie.cela rondement ! Je savais bien Heugh ! lieugh ! heugh !\tqu\u2019il me le donnerait, ce petit écn.Le monsieur.\u2014Qu\u2019as-tu donc mon pauvre petit 1 Jack.\u2014J\u2019ai cassé ce vase-là et maman va me battre.Heugh !.LE NID (Pour le Samedi.) Lorsque j\u2019étais petit, je le fus une fois, Je lis une rencontre au bord d\u2019un charmant bois, Que les Heurs parfumaient de leur plus doux arôme.J\u2019allais insouciant sous cet immense dôme Quand soudain, j\u2019entrevis, un coquet petit nid Fabriqué de duvet et d\u2019herbage jauni ; Il était sur la mousse entre deux marguerites.Un jeune roitelet, les ailes si petites Qu\u2019il ne pouvait voler, poussait un cri plaintif, En voulant s\u2019esquiver sous l\u2019ombre d\u2019un massif.Je Fattrappai sans peine au détour d\u2019une souche Et, pour le rassurer, l\u2019abreuvai de ma bouche.Puis, lui faisant un lit du fond de mon chapeau, Je le fis reposer comme dans un berceau.L\u2019aumône que l\u2019on fait nous est toujours rendue ; Je le vis bien plus tard, quand mon âme éperdue Sur une lèvre pure, angélique festin, Put étancher sa soif dans des baisers sans tin.Car, au pied de l\u2019autel, un jour ma bien aimée, Brillante de beauté, comme une blanche aimée En me tendant la main me berça de bonheur.Ma chère, de ce monde oublions la clameur Pour écouter aux cieux, divines harmonies, Les accords ravissants des amours infinies.Montréal, Janvier 1S90.Paul Vary.FROMAGES TROP REMUANTS Un fabricant de fromages, primé dans un concours agricole, a eu l\u2019idée ingénieuse de faire photographier les plus beaux de ses produits.Le photographe lui apporte une épreuve.\u2014Ça, s\u2019écria-t-il, ça, le portrait de mes fromages, jamais ! \u2014Oh ! si, répond l\u2019artiste, seulement, vous savez ils ont bougé ! ELBE EN DEMANDAIT TROP J/.Smith (qui a le malheur de bégayer).\u2014 Ma-m-am-zelle Al-i i-ce, je.t\u2019a-t\u2019a-t\u2019a-ta-ta-dore.Alice.\u2014 Oh, Charles, repète le encore ! M.Smith.\u2014Je-je-n-ne pu-puis pas.BIEN DÉCIDÉE La petite Juliette.\u2014Papa, il pleut.Le père (occupé à écrire).\u2014Eh.bien ! laisse faire.La petite Juliette (d\u2019un air soumis).\u2014C\u2019est ce que je me proposais de faire.Madame Prentout.\u2014C\u2019est vraiment ridicule, la manière dont madame Pointefort conduit son mari.Le pauvre diable, c\u2019est à peine s\u2019il peut dire que son âme lui appartient.M.Prentout.\u2014Fais attention, Marie ; ne vas jamais parler en mal de madame Pointefort : je la défendrai jusqu\u2019à la mort.Elle m\u2019a refusé il y a dix ans, je n\u2019oublierai jamais cela.MAL COMPRIS Un voyageur, descendant trop précipitamment d\u2019un train qui entre en gare, glisse sur le marchepied et tombe par terre.Plusieurs employés accourent, le relèvent et l\u2019un d\u2019eux lui demande obligeamment s\u2019il a beaucoup de mal 1 \u2014De mallei Non, répond le voyageur, qui n\u2019a pas bien compris, je n\u2019ai qu\u2019un sac de nuit.UNE CHAUDE AMITIÉ Dialogue épistolaire.\u2014Cher éditeur, veuillez lire attentivement le poème ci-inclus et me dire votre avis sincère pendant que je suis encore dans le feu de la composition.\u2014Cher poète,ce n\u2019est pas le feu qu\u2019il faut mettre dans la composition, c\u2019est la composition qu\u2019il faut mettre dans le feu.THÉÂTRE ROYAL Le Théâtre Royal se fait une excellente réputation par les troupes de première classe qui y jouent.La pièce de cette semaine : Ou the Frontier, est un mélodrame ravissant.Il y a des scènes à sensation, des incidents très émouvants, et l\u2019intrigue rend ce drame attrayant.M.Hardie et Mlle Von Leer sont deux artistes remarquables que le public entend avec beaucoup de plaisir.Aussi tous les soirs il y avait salle comble.La matinée de samedi promet un grand succès.La semaine prochaine on jouera au Royal \u201c Lilly Clay Gaily Company \u201d, qui est un beau drame (pie les théâtres des Etats-Unis ont applaudi à outrance.Nous sommes heureux de signaler cette excellente troupe à nos lecteurs.On demande à un homme de lettres célèbre par sa paresse : \u2014Travaillez-vous en ce moment î \u2014Non, dit-il.ça me ferait perdre trop do temps ! LE NEZ Petite étude physiologique : Le gros nez est très répondu parmi les épiciers, les bourgeois, les boursiers et les maquignons.Le gros nez finissant en poire appartient aux marchands heureux et aux hommes en place.Le gros nez boursouflé aux limonadiers, aux maîtres d\u2019hôtel et aux valets de chambre.Le gros nez bourgeonné aux campagnards et aux ivrognes.Le nez aquilin, en la c d\u2019aigle, dénote la force et le courage.Le nez évasé, renfrogné au bout, l\u2019ironie, et l\u2019hilarité.Le nez nince, sec, difforme, la peur ou la lâcheté.La narine étroite, nacrée, diphane, indique la volupté.La narine large dénonce le travail acharné dés l\u2019enfance.Celui qui a des excroissance de chair sur le nez est de caractère sanguin ou lymphatique, mais, dans les deux cas, s\u2019emporte facilement.Enfin, celui dont le nez s\u2019attache au front par une ligne très courbe est presque tou jours excentrique et tant soit peu disposé à la folie.TROP PARLER NUIT ha/'// Belle Flattetrop.\u2014Les chers petits ! Comme ils vous ressemblent, madame ! Vos yeux, votre bouche, vos cheveux ! C\u2019est frappant.Madame X.\u2014Quelle curieuse coincidence ! Il n\u2019y a que deux ans que je suis mariée, et je n\u2019ai jamais connue la première femme de mon mari. LE SAMEDI A MON AMI R.0.(/\u2018oui- le Sa si uni) Tu vus partir, ami de mon enfance, Que j\u2019uimuis tant ! Sans t\u2019occuper des ennuis de l\u2019absence, Tu pars content.Où retrouver un arm véritable?Dans ma douleur Tout l\u2019avenir m\u2019apparaît redoutable.Vraiment, j\u2019ai peur.Te souviens tu de la belle journée Où ions les deux Nous faisions sur notre destinée Des songes creux V Nos cietirssa voient comprendre sans paroles Nos grands secrets.Ils oubliaient tous les plaisirs frivoles Tous les regrets.Soudain vers moi ton œil profond se porte Et tu lut! dis : Soyons tou jours attachés de la sorte, Restons unis.Ta main pressait avec ardeur la mienne ; Je répondais : \u201c Mon amitié est égale à la tienne.\u201d Tu le savais.UN CHANGEMENT D\u2019HEURES INATTENDU WM Madame Vivelajoie, (1er Janvier, 3 hrs.a.m.)\u2014Je comprends que tu voulais voir partir 1889 ; mais enfin, elle est partie à minuit, après tout.Monsieur Vive,la joie, (agent d\u2019une station de chemin de fer et en recherche d\u2019explications).\u2014 Chest que vhois-tu, m\u2019chère, y\u2019a eu un changement d\u2019heure, ell\u2019 partie à 2 cheures sheulement, c\u2019t\u2019année.LES DANGERS DU LAIT UN VRAI CANDIDAT Oh ! c\u2019est alors que la vie était douce Sans lendemain ; Mais maintenant quelque force te pousse, Vers l'incertain 1 Pourtant, je veux te faire une prière ; Ecoute-moi : Dans ton exil, exil bien volontaire, Ressouviens-toi.Montréal, 25 janvier 1890.Cartouche.Farceur, (s\u2019adressant à un monsieur au nez très rouge dans un omnibus.)\u2014Ce n\u2019est pas à sucer de la glace, n\u2019est-ce pas, monsieur, que vous avez rougi votre nez ?Le monsieur.\u2014Hélas ! mon cher monsieur, et pourtant, pendant toute une année je n'ai .bu que du lait.Le farceur.\u2014Toute une année 1 Le monsieur.\u2014Oui, monsieur ; il est vrai que c\u2019est l\u2019année que j\u2019étais en nourrice ! Le chef 1 faillies (à un aspirant).\u2014Je suppose que vous arrêtiez un criminel, et qu\u2019il vous offre une piastre pour sa liberté, le laisseriez-vous s\u2019en aller 1 L\u2019aspirant.\u2014Non, monsieur.Le chef Hughes.\u2014 Qu\u2019est-ce que vous lui diriez ?L\u2019aspirant.\u2014Je lui dirais.essayez-en cinq ! L\u2019examen n\u2019a pas été satisfaisant.POUR RIEN AU MONDE PINCÉE DE CONSEILS POUR H IC N DU K AUX VIEII.I.ES NOIX I.EUR SAVICl\u2019K On les met dans un baquet dans lequel on verse de l\u2019eau bouillante et salée.( )n les retiré après le refroidissement.Elles ont alors repris l\u2019aspect et le goût qu'elles avaient étant fraîches.LOGEMENT ASSURE Calino.\u2014J\u2019ai un de mes amis qui vient d\u2019être nommé agent des postes à bord d\u2019un paquebot transatlantique.Quille,mbois.\u2014Est-ce une bonne place ?Calino.\u2014 Excellente ! 8100 par mois et la nourriture.(Juillembois.\u2014A-t-il aussi le logement ?Le mari, (malade au lit).\u2014Ou dirait qu\u2019il sort de la fumée par le plancher.Cours, Amélie, et vas le dire à la femme d\u2019en bas.Pour sûr, il y a du feu quelque part dans sa maison 1 La femme, (rentrant \u2019dans sa dignité).\u2014Il ne manquerait plus que cela, maintenant, que j\u2019aille chez cette femme ! Il y a trois mois que nous vivons ici, et elle n\u2019est jamais venue me voir ! L\u2019UNANIMITÉ DES VOIX L\u2019AMOUR C\u2019EST LA VIE, MAIS PAS L\u2019EAU DE VIE Reginald.\u2014De grâce, Marie, retirez ces mots cruels ! Rien ne peut égaler la force de mon amour.Marie.\u2014Excepté la force de votre haleine, qui sent l\u2019alcool à cinq pas.Un ami.\u2014Tiens ! je croyais que tu allais te marier avec Mademoiselle Trèsriche.N\u2019en a-t-il pas été question un peu ?Georges.\u2014Oui, mais ça n\u2019a pas pris.Toute la famille s\u2019y opposait.L'ami.\u2014La famille ! Mais du moment que la demoiselle.Georges.\u2014J\u2019ai dit toute la famille.et elle en fait partie-, LES DROITS DU TRAVAIL Le, commis.\u2014Je désirerais que mon salaire fut augmenté.Le maître, (fatigué).\u2014Très bien, voulez-vous autre chose 1 Le commis.\u2014Je v oudrais sortir une lu-ure plus tôt chaque jour, pour me permettre de jouir de mon augmentation.LA SUPERIORITE DES SANGLOTS L\u2019excellent Boit eau a dîné chez un ami de collège.Au dessert, l\u2019amphitryon l\u2019invite à tendre son verre.\u2014 Voici, dit-il, une liqueur excellente, mais elle est très capiteuse, et je ne t\u2019en donnerai qu\u2019une larme.\u2014Entre nous, répond Poireau, je ne te cache pas que j\u2019aimerais mieux un sanglot. LE SAMEDI X.\u2019AST 1990 L\u2019ASTBOLOGtrœ DTX \u201c SAMEDI \" ; .-1*1 f: I On lira cldns leu journaux de Montreal de 1990.\u2014\u201c Nous devrions retourner aux pratiques de nos ancêtres.Tl Il existe actuellement dans notre ville, au No 115 rue Notre-Dame, Quartier de la Pointe aux Trembles, un vieillard de 115 ans, dont la mémoire et le jugement sont encore merveilleusement sains.11 nous faisait remarquer hier encore qu\u2019au lieu de chars urbains sales et mesquins, Montréal possédait en 1889 de splendides omnibus dans lesquels le conducteur distribuait des glaces et des gateaux.\u201d Il V-1|||'/J ÎAIAVURES1 V>CSIU/f Jj j-' \u201c Il ajoutait qu\u2019en 1889, la propreté avait tant d\u2019empire sur les esprits qu\u2019on nettoyait les rues avec des brosses a dent et qu\u2019on les arrosait ensuite avec du Bay rum etc.Décidément, nous sommes dans la décadence.\" LA MAISON DU SULTAN Plus de six mille personnes font, chaque jour, leurs trois repas aux frais du sultan, dans le palais de Dolma-Bagtché, et ce n\u2019est pas une petite affaire de bien graisser les rouages d\u2019une pareille machine.La tâche serait déjà compliquée, si chacun mangeait à des heures régulières et des menus bien définis ; mais il faut toujours compter avec les caprices du maître ou de la moindre de ses favorites : or, si déraisonnable, si imprévue ou irréalisable que soit la requête, on entend toujours qu\u2019elle soit satisfaite sur l\u2019heure.Qu\u2019un délai se produise, qu\u2019une objection soit humblement présentée, aussitôt la disgrâce impériale s\u2019appesantit sur la tête de l\u2019employé responsable, et la disgrâce, quand elle ne signifie pas la perte de sa liberté, signifie celle de sa place et souvent la confiscation de ses biens, car l\u2019une ne va guère sans l\u2019autre.Aussi le service du sultan est il miraculeux et ne se trouve, pour ainsi dire, jamais en défaut.Le grand-chambellan est l\u2019interprète attiré de toutes les volontés du maître : aussi doit-il rester nuit et jour à sa disposition.Quant au trésorier, en sa qualité de chef suprême de tous les services domestiques, il porte aussi un poids assez lourd sur ses larges épaules.Ses acheteurs seuls, chargés chacun d\u2019une spécialité distincte, forment une véritable armée ; l\u2019un s\u2019occupe, par exemple, des approvisionnements en poisson, et fournir du poisson, tous les jours, a six mille bouches n\u2019est pas chose commode dans une capitale qui ne possède pas de grand marché : il faut donc que des escouades d\u2019acheteurs parcourent une vingtaine de quartiers et s\u2019abouchent directement avec les pêcheurs, et chacun d\u2019eux est accompagné de deux hommes pour transporter ¦ses achats.Il faut, par semaine, environ dix tonnes de poisson frais pour le service du palais.On y mange chaque jour dix-huit mille livres de pain au bas mot, car les Turcs en consomment une grande quantité.Des fours colossaux, établis en dehors de la demeure impériale (comme les cuisines d\u2019ailleurs) cuisent tout ce pain.Un régiment de boulangers le pétrit, un autre le transporte au palais, un autre achète la iarine et le combustible que des caravanes de chameaux déchargent auprès du four.Le pain turc est très bien fait, très léger, excellent de tout point ; presque toujours il contient de la farine de seigle mêlée au froment.Les plats destinés au sultan sont préparés par son cuisinier personnel, et personne autre ne doit y toucher.Les casseroles sont en or ou en argent et scellées d\u2019une bande de papier cachetée que le grand-chambellan brise en présence de Sa Hautesse pour goûter de chaque mets, avant que le maître le porte a ses lèvres.Ces mets sont toujours présentés dans le récipient même qui a servi pour la cuisson, à moins qu\u2019il ne soit néces- saire d\u2019employer un plat de terre auquel cas il est enfermé, pour la présentation, dans une sorte de cloche d\u2019or qu\u2019une esclave tient pendant que le sultan mange.Chaque plat constitue un service distinct, avec pain ou gâteau spécial, qu\u2019un second esclave présente sur un plateau d\u2019or.11 faut donc au moins deux esclaves par service, et ces services sont innombrables.Habituellement, le sultan se place, pour manger, sur un divan voisin d\u2019une fenêtre ouverte sur le Bosphore ; il est presque toujours en manches de chemise, et quand il est repu, il a coutume de se renverser sur son divan pour fumer paisiblement sa pipe en sirotant des tasses de café : c\u2019est ce qu\u2019il appelle prendre son kief.Malheur à qui s\u2019aviserait de le déranger à ce bienheureux moment ! Jamais il ne se sert, en mangeant, ni d\u2019assiette ni de fourchette ; il puise directement, avec ses doigts, dans la casserole d\u2019or ; tout au plus use-t-il d\u2019une cuiller pour étendre des confitures sur son pain.Quant à sa maison, elle mange a toute heure et quand cela convient à chacun ; les petits employés sont servis sur un plateau, avec un gros quignon de pain, les hauts fonctionnaires seuls ont droit aux gâteaux.La dépense ordinaire de la maison du sultan, année commune, est d\u2019environ quarante millions de piastres.C\u2019EST LA BONNE FEMME QUI MÈNE DANS LA MAISON T 1 Môh mi i Visiteur.\u2014Quel globe superbe vous avez la ! L hole,\u2014Oui, j ai toujours eu une passion pour la géographie.Alfred, tu peux aller jouer dehors.II L\u2019hôte.\u2014Ne crains pas.C\u2019est du vieux.i.-vo I I l engageant A essayer de faire des ven-\u2022 s pour nous avec 1 iiiimcnse catalogue 2 nous envoyons gratis avec chaque loutre.Sur réception de 50c en tint-.tre>, comme garantie de bonne foi, nous vous eu verrons la montre par express C.U.I).sujet A votre \\SS\\c,a\"'cn.Si tout est satisfaisant *e-l que représenté, vous ji pourrez payer la différence, \\ Î5.I7 et garder la montre, '.autrement vous ne paye* { rien.Le boîtier est garai)-\\ tien Oroui solide, un mé-1 tal *1111 ne peut être reconnu de l'or que par îles experts; ri.heiueiit gravé, u'o dans toutes ses parties, verre français, et garanti pour 20 ans.Le mouvement est importé.monte A la main, ajusté et réglé et pleinement garanti.lin en ] prenant s.ni un peu.1 ctte f montre durera toute votre C'est votre dernièro / chance d'avoir une montre «le î30 pour 55.87.et une ' pour rien si vous nous en r Vendez 6.Adressez: C.ROEBUCK & CO., 67 A: 50 Adolnido St.Bt, Toronto.Can.Si vous c*: reievur cette montre par 1 malle, il faudra envoyer le mon-.\t*ant complet car la marchandisi- peut pas être envoyée C.O.D.par la malle.Quand le montant complet lt| ordre \u2022- .t «uvovéïle suite, nous envoyons gratis une joUe cliauto en or double.Nomme* ce journal, * L I HUE B3 IR X JVL E RIE POIRIER, BESSETTE & NEVILLE ÎO et 12 r-xie I.ei-oyex* Entre la Place Jacques-Cartier et la rue Claude.MONTREAL Nous exécutons, à bien bon marché, toute espèce d\u2019ouvrages, tels que : CIRCULAIRES, LIVRES, BROCHURES, RAM I'll LETS, AFFICHES, CARTES DE VISITE, CARTES D\u2019AFFAIRES; PANCARTES, ENTÊTES DE COM \"TES, PROGRAMMES.ANNONCES D\u2019ENCAN, ETIQUETTES, BLANCS DE TOUTES SORTES ETO., ETC., Commandes promptement exécutées.Caractères de Luxe.A MEILLEUR MARCHE QUE PARTOUT AILLEURS _\u2014Toutes commandes pour impressions peuvent être données chez Poirier.Bessette «fc Cie., 69 rue Saint-Jacques."]
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