Le Nord, 20 août 1885, jeudi 20 août 1885
[" Septième \u201cILE WORD\u201d dournal hebdomadaire prie Mlié le jeudi, à Sided, © comtd de Terr bonne, bac i vupe spécialement des intés \\ voix gensraux de |e valiee do l'Ouawa Abounement payables d'avance ŒANA l'A et Ætate-Unis: Un en $ 08 \u2014\u2014\u2014 \u2014 FRANCE.0) s0s0c0s0 0 Unang,læo W, DESJARDINS.Administestonr.Ta COMPAGNIE d'IMPRIMERIE DY WORD ST-JEROME JEUDI £0 AOU'L 1888 SOMMAIRE \u2014 {ERE PAGR .Lettre «lu curé Labelle.\u2014 Pour clore Ia discussion, UksE PAGE Les orphelinats agricoles.Jue race.tne conférence.\u2014 Ca et là\u2014 Sur le compte de Riel, Aux PAGE, Correspondance.Revue de la semaine.Notes locales \u2014 StJerôme.-\u2014 Déménage ruent.\u2014 Préparatifs \u2014 Ste-Aqathe- Ma nufactore du pulpe de Delisle \u2014 Soirée à st-Jerème.\u2014 Causerie.\u2014 Au Canada.DENE AGE, Reproduetions.\u2014 Machine & faire la pluie, \u2019 GENE PAGE, Feuilleton.Lettre du cure Labelle À bord da Darmiara, 16 août 1885, Mon cher Alphonse,\" Enfin j'arrive à Halifax et je soupire après le moment de vous reverr lous ensemble et de vous pre-ser tous sur mon cœur.Je vous envoie ci-inclus la liste des délégués français et vous verrez qu'elle compte par elle-même malgré lu rapidité J\u2019exécution qu'il a fallu déployer dans la préparation de ce voyage.Je pense avoir fait mon devoir pour le payset que le Canada n'a eu A rougir nulle part en France, de la mission de son enfant, J'aurais déstré faire plus, mais le temps m'a manqué pour complèter Inon ouvrage.Je laisse au gouvernement À en assurer le plein succès, s'il le désire sincèrement J'ai organisé nue société de Colo nisation, M.O.Reclus en tête,et vous verrez sa lettre magnifique qu'il a envoyée au Premier ministre Ross, Jaquelle paraîtra, je l'espère, sur les jourraux.Je fixe cette sociélé au lac Témwiscamingue, aux applaudissements de Mgr Laurin qui juge ce mouvement uyec l'excellent coup-d'æœil qu'on lui connait Vous recevrez à StJérdme trois colons, deux pour !e canton Archam haultet l'autre déjà asnoncé pour la Chûâte-aux-Iroquois.Toute la délégation à hâte d'aller à Su-Jérômie et de faire lu connais since de ses paroissiens qu'ils connaissent déjà,disent-ils parleur curé, It faut donc faire les choses à pro Pos de celte délégation, arcc autant d'éclat que possible et comme vous je saves ; foblesse oblige.I 4 EMPARONS-NOUS DU SOL Ter Je sens bien qu\u2019il faut Faire Bes frais et ja voudrais bien recevoir ces .| distirgués vis\u2018'eurs en ménageant la bourse de mes ami»; s'ils croient qu'il leur est impossible d\u2019y_ puiser, car alors, jo ferai moi-même tous les frais du diner, Pourquoi me direz vous parler de cas chomns là ?A vos-vous raison de donter de la générosité de St Jérô me ?Ne sait-on pas que l\u2019hospitalité out le caractère distinctif du français et ne scnimes-Rous pas encore fran-T- çais jusque dans la moële des os ?Allons-nous dévoger dans une si delle circonstance aux plus nobles qualités qui nous distinguent comme race en présence des Français d'outre-mer ?Je le sais que je ne puis que me féliciter du dévouement de mes bous paroissiens envers mot et je ne puis qu'en rendre tons les jours grAce au ciel C'est pourquoi je quitte ce sujet délicat pour vous remercier des bonnes lettres que vous m'avez envoyées à Danis el gai wont tout intéressé, Tout & vous A.Lape Pre, REUNION DES VISITEURS ET DÉLÉGURS Fnancais au CANADA.\u201coo SAR ja réunion des visiteurs el dete guês Français\u201d débarqués à -Makifax par le Damera se compose de qua vante huit membres dont six dames, Comptant un certain nombre de publicistes.d'indnstriels, de commerçants, elle à constitué, ponr ta facilité des rapports avec les Canadiens un bureau, dont voici les membres.Président: M.G.de Molinari, membre correspondant «te l\u2019Institut de France, administrateur du Crédit Fo:cier Franco Canadien, chevalier de la Légion d'Honneur.Secrélaire : M.Edonard Agostini, ancien commissaire général de l\u2019exposition internationale d\u2019Amsterdam (1883) délégué du synditat maritime et flenvial de France, commardenr, grand officier et chevaler de plusieurs ordres.MEuBRES DU BUREAU M.Georges Demauche, avocat, ré dacteur «n chef de la Revue Fran aise, cotrespon-ant du Soleil, délé puê de la Socièté de géographie de Paris et du Club Alpiu.M.Peinault, représentant du jour nal Paris, membre de la Société de Colonisation.M.de la Br ère.zowave pontifical, chevalier de In légion d'Honneur,» Lauréat de l'Académie Française, rédacteur du Gaulois, de la Gazette de France et du Correspondant.M.Alfred Valbhaum, Ingénieur des arts et manufactures, de la mai son A.Valbaum père, fils, et Ch Desmarets de Reims ; résident du comité de mécanique de la Soci\u201cé industrielle, je au tribunal de conumerce de Riemg.Nous DES VISITEURS ET DELEGUES M.Acquérin, pharmacien à Paris + ST-JEROME 20 AOUT 1888 \u2014\u2014 = | aélégué cantonal pour lgs écoles de la ville, membre Ze la commission scolaire.M.Aduy, Délégué de la chom bre de commerce de Parpignan.Le Baron (Astra de Landsberg propriélaire du château Lamothe à St-Sulpice d'Izon \u2018Gironde! M.Bav, négociant do la maison et Cie.Bordeaux, Le Vicomte Christian de Bertier de Saurigny, Licencié bs lettres, propriétaire : M.Ciaude Blane, négociant M.de la Bonnardière, banquier à Lyon, licencié en droit, La comte Charles de Bourgoing, étudiant en droit.Le Vicomte de Bouthillier.mem bre de la Société de géographie.Te Docteur Carpentier Méricourt, fils, médecin, Ingpecteurdes écoles communales à Paris, membre de la Société de Géographie commerci ale, aiministrateur du Magasin Pittoresque.Le Vicomte A.Chantal, attaché d'ambassade, licencié ès lettres et en droit.M.Chevallier, commissaire pri- seurà Paris.a M.Coquille, pharmacief, chimiste au Laboratoire municipal de Pa ris ; membre de In Société de Géogranhie, t M.Cheries Blane, négaciant, 1\u201d M.Courlin, avocat.YM.3.Diguet, ingénieur Jes arts efmanulactures ; attaché au bureau des Eudes yas pycizus établis seriéhts Cait-et ie ;-Sonmapandap\u2019 du figaro.| M.A.Doret, Représentant de la maison [: Tampier \u20ac Cie, Consul général de Turquie À Bordeaux, comrsandeur de l'ordre du Medgidié de lere classe.M.Foursin, agent à Paris de la ligne des steamers entr+ la France et le Canada, correspondant du jour nal le Temps.M, Garnau M.Jacques lonistr.M.Hospied, propriétaire, M.Joliot, photographe À Paris.M.Hubert Labouré, fils, négoe ciant, do la maison Labo.1ré-Gon tard, ancien président du Tribunal de Commerce de Nuits, membre de la chambre de Commerce de Beanne, chevalier de la Légion d'Honneur.M.Letor*, Bibliothécaire à la NI bliothèque nationale de Paris, cor respondant de l'Æconomisie, de la Patrie, du Soir, et du Courrier du Soir, professeur àl' Ecole des Hautes Etudes commerciales, an Collège Chaptal, questeur de.Ly Société d'é conomie politique de Paris.M.Olbert Londe chimiste à l\u2019hospice de la Salpatrière.M.Louis Magny rorrespondant du Gil Bins et do I' Evénement de Paris, représentautde M.M.Decauvil le frères, pour les chemins de fer portatifs.L'Abbé Mangin, professeur de ma thématiques et de physique, direc teur du Cercle Catholique de Tambervillers, Vosges.M.Marc, ancien avoué au Tribunal de la Seine.: M.Morel.membre de la société de géographie, : Wi Avocataakman, artiste vio \u201c .ANNONORS , Dix cents la ligne, pro- wivre insertion, ot 5 cents la | ligne pour chaque Insdriien subséquente, Payable d's vance, Une romise libérale sora faite pour les annonces A longs termes, 2 = G.A.NANTEL Rédacteur M.Paris, négociant en produits chimiques.M.Perrotin, ancien consciller à la cour d'Aix, chevalier de la Légion d'hosieur, ; M, Eugène Raymond], négociaut.M.Henri Rommel, négociant.à Paris.M.G.Tiret Bognet, correspondant de Plilustration et du Journal des Voyages.M.A.Tourchot file, chimists au- cien directeur d'établissements In dustriels, ancien chimiste À la Cio iles chemins de fer de.Paris à Orléans, ancien controleur du matériel a la même Cie.M.Alphonse de la Vernette, étudiant, Lex Dames francaises sont: Mines Agostini, Joliot, Londe, Morel, Mel les Marie Lone, Marie de Molinari \u2014\u2014\u2014rrectt ARG me Pour clere ln discussion.\u2014 Le rédacteur de la Vérité nous an nonce qu\u2019il ne s'occupora plus de- nous parce que nous aurions écrit dans notre numéro du 6 qu'il wa rien répondu à noire article du 23 juillet.Pauvre raison, triste pré texte, Avez vous répqudu un seul not, M.'Tardivel, à l'accusation, la seule au fon, que comportait notre ar Hela qu 232 Non.Vous vous êtes.contenté, erfpoléurisie malhounète- ARR.YQUS êtes, de prendre deux ou; av foud de notre\u2019idée et vous avez.épilogué là dessus.Et c'est ce que vous appelez une réponsa ! c'est du reste ce que vous faites habituelle ment et Dicu sait, si telle est la mia nière de l'Illustre Veusilloi que vous prétendez ridicolement imiter au Canada ! J'étais donc correct en disant que vous n\u2019avez rien répondu à notre ar tele du 23 qui faissit contraster votre conduite orgueilleuse à celle si humble si contrite du cardinal Pitra*; à la sctraile si honorable de M.des Hong, à lu rétractation si noble et st entière du Courrier du Cu nada, M.Tard\u2018vel \u201cne veut pas enta \u201ctuer d* polémique avec nous cb ré \u201c poisire À nos questions pour évi * ter certammes discussions (ne Se Sointeté Léon XSIE juge inoppor tunes.\u201d Sublime M.Tardivel ! D'aborl il ne s'agit entre vous cu imoique de la condamnation dout votre école vient d\u2019être frappée eu Europe, de votre rétractation que vous n\u2019avez pas encore faite.À part celu À quelles discussion < frites vous donc allusion ?Jo ne les vois pas clairement, à moins que ne soit celles que vous soutenez - puis lu fondation de votre jour trois phrases tout i fait secondarrees uns * LE NORD & À lost et à trôvers, contre d'autres journaux quasi catholiques que ie voire.- Or ces dischagions, combien -Âe fois vous ai-je dit qu\u2019elles étaient contraires à l'union des catholiques et par là même inojportunes: Vous venez me donner raison ane jourd'hui en citant l'autorité de lu dernière lettre du pape au cardinal Guibert.Merci, monsieur.Et pourtant, pour avoir soutenu la même chose, vous m'avez déjà déclaré indigne du titre de catholique; vous avez écrit que j'étais l'ami des francs maçons et des libéraux, elc.etc.du genre français.C'était donc une calomnie.Or celte calomnie vous l'avez fait colporter, dans le défunt Journal de Rome, dans l'Unévers, dans le Jour nal des Trois-Rivières, dans l'Eren dard avec forces commentaires outrageants.Vous voulez ainsi me détruire aux yeux du clergé.: Dieu merci, je relovaj le gant et mou Ordinaire me vengea de cette méchante invention.Mais en bon catholique n'étiez vous pas tenu à la rétracter ?.L\u2019avez vous rétractée ?Alles vous la rétracter et comprendre enfin,que comme le pape, on peut juger .cer taines discussions inopportunes,saus cesser d'être bons catholiques ?Le rédacteur de ln Vérité fait un accroc à la vérité quand il dit que je le somme de se démetire comme rédacteur de son journal.Seulement j'ai dit en substance que si à l'instar de M.Des Houx, M.\u2018Tardivel cessait la pub'ication de la * Vérité pour se conformer aux \u2018vues et aux fnitentions de soi Ordinaire, M.Tardivel' aurait grandé charice -de recevoir tine paternelle bénédic.sion, je l\u2019ai dit, je le répète et c'est vrai.M.Tardivel ne veut pas mention ner le nom de son archevêque.C'est prudent pour lui, seulement il ne devait pas ze vanter tout d'abord d\u2019une si haute approbation.Ii fait comme d'habitude : n'osant prendre pour lui seul, les périls de sa posi tion plus que risquée, il met le cler Gé en cause et s'en sert comme d\u2019u \u2018ne muraille inexpugnable.C'est indélicat pour M.Tardivel, et c'est malheureux pour le clergé.Si la Vérité venait à être candam- née et certes le Journal de Rome l'a été pour bren moins, la condamna tion ne retpmberait elle pas sur une _ Partie du clergé ?Si M.Tardivel aimait réellement +@ clergé il comprendrait cela et fe Tait la'lutte à ses SEULS RISQUE ET PERIL.Notre campagne n'a aucuu succès contre son journal, dit il, eucore « Nous ne luttons pas pour le succès et nous n'envions pas celui des au tres : jl suffit que nous soyons du côté de l'Autorité Suprême et Infail lible, du côté de notre Ordinaire * qui èst en communion d'idées avec le \u201c Saint Péra pour être satisfait de no tre rôle.Et auriez vous, M.Tardive!, toutes les appscbitions du monde, si votre vel, c'est celle hauvre: comme tous-l'anpetez Mess niaisement,\u2019 11's de votre Ordinaire, vous êtes à côté de la voie droits.Or l'avez vous.cette bénédi-tions cette approbation Je votre Ordinaire qui se trouvé Bion, jo pèse; où com munion d'idées.avec \u201c Saint Père ?Lorsque M.Tardivel vient écrire que nous sommons les Avèqus d'in terdire tel ou tel journal qui a le tor de déplaire & des homm*s politiques, M.Tardivel fait encore un accroc considérable à la vérité et il commet en outre uné canuillerie, Nous n'avons jamais commis ln faute qu'il nous reproche-: nous avons ex primé un désis foit légitime et dont le Pape, et lu grande majorité de tion :ce désir c'est d'être débarras- 88 do Ia Gyrannie d'en bas qui veut gouverner.saus mission, éclairer sans lumière et édifier, souvent sans vertus.Et Dieu saut, si ln Verité occupe uné large place dans les bas fonds de cette tyrannie d'en bas ?Cette tyrannie d'en bas, M.Tardi- A Jpauetle vous avez si fortement essayé\u2019 de soumettre la majorité de l\u2019Epilscopat canadien, votre\" Ordivaire \u2018particulièrement dans les questions-survantes\u201d: to.L'établissement dela succursale Laval à Montréal =: 20.L'immixtion du\u2018clergé dans les élections et duns les affaires purement politiques - ; 80, Le rôle de la presse en 1 dénon- gaot violemment, qu ¢ jidamnaat vos confrères ratholiques,À ont vous vous êtes fait le; juge et le perséeu= |, deur; 40 La division\u201d \u2018Bu \u2018didede \u2018de Trois-Rivières où vôus \u2018vous êtes conduit 8i insplemment, contrecarrant ouvertement les demandes de votre Ordinaire, 5o Les cynsures non \u201cdéguishes portées contre les actes du Conseil de l'Instrustion Publique composé entraulres de tos nos évêques.80 La question du fotid» de pen sion aux instituteurs \u2018que avez si fort dénancé, : \u2018alors que ce même conseil .n admettait l\u2019opportunité et en demaudait mème: la modification s+us nue forme on \u2018| core plus libérale quelle\u2019 ne les aujourd\u2019hui.- Voilà autant de questions dans les quelles voire Tyrannie d'en-bas et vo tre\u2019école orit ewayé de'doumèttre et Ies catholiques.et l\u2019épiscôpat.Nous »ommes délivrés de cette ty raume, au Canada'comine.en Europe ; vous vènez d'être mis à voire | place messieurs les fiéorpateurs de mission, taut snivux; Deo gratias.Trainez bien maintenant le boulet que la main du Pape vient de vous river si solidement aux pieds Pourvu encore que chaine et boulet ne vous entraînent pas au fond de l\u2019a- vous tenant aussi éloigné que possible de la voie tracèe par Rome, en faisant vi pau de cau d.s vtivs, des intentions, des enseignements, des volontés capresses du Saint Siege, aw la bénédiction ! l'épiscopat demandent la réalisa |.Ide Morinvous | bime que vous cotoyez de si près en |.de l\u2019Episcopat, de.notre Ordinnire, Pour ma part je continucrai à res pecter, à honorer \u2018le clergé, comme par le passé, lui téfdre service, toutes les fois que Uncedsfon s'en présentera ; j'attendratia direction de mon Evêque, de l'Episcopat, du Souverain Pontife el je me moquerai de vons, de votre petite confrérie.de toutes vos approhiations, et.peut être, qui sait, qu'en du de compte, j'aurai autant fait pour Ja re ligion, pour ses grandes et utiles institations que l'écrivain rageur Je la Vérité qui, s'il à une mission à remp:ir comme journaliste, en abu- ve étrangement parfois st eu mécon nait st constamment les devoirs les plus sacrés.\u2014\u2014 DOP re Les orphelinats agricoles.H Lx caxron Wentwonrs Wentworth est un township arpen té depuis nu moins ciuquante ans ; autres townships.à recevoir ce qu\u2019on a appelé rommunément les Picds= Noirs [Bluck-feet| qui partant de Greuville, devaient monter par les deux Gores, par Mi'le Isles, pour s'étendre ensuite dans Arundel, Salaberry, Wolfe, Howard et Morin.Voyant ce mouvement que l\u2019on von lait opposer à l'expansion des [ran- co-canadieus venant du côté de Ste Thérèse, St Augustin et St Jérômel'honorable M.Mortn vit bien qu'il ne serait pas impossible d'arrêter ce conrant daugereux et il commença de suite l'établissement de St Sauveur, puis de 8 Adele, sachant gu'n ne fois l'ékm-donné, l'élément cana lien: rion seulement saurait mettre en échec l'élément envahisseur, mais pourrait même le refouler dans les régions essentiellement peuplées de protestants, Il ne se trompa pas et aujourd'hui nous sommes maîtres de Howard.de Wolfe et Salaberry, d\u2019Arundel, de la plus grande partie Il restait Wentworth, mais celvi l\\ personne ne songeait à s'en dispnter le domaine, tant le sol paraissait ingrat et d'aspect re poussant.Aujourd'hui pourtant.ce canton est «n pleine voie de prospérité\" Les pionniers conduits par des hommes généreux, à larges vues, comme M.M.Rousselot ltre.Montmar quet,- Laflenr, N: P.Froideveaux, ont fuit reculé la -forèt qu'ont te, les grands champs da foin, d\u2019avoue, de sarrasin, de bié d'autom ne, Ça et- Jà brisant la monotonie Ju voyage, l'on découvre ici une jolie maisonnette, là la cabanc, la hutie, le chantier du colon avant coureur indispensable d'une plus grande es plus commode habitation.Et puis l'ou travaille avec ardeur, on bâche, on nettoie le terrain ; on arrache les broussailles, on terrasse les chemins nouveaux, on enlève, on brise les grosses roches, on vhar roie la terrcet l'on fait voler dans l'air les énormes blocs de coilion que la mine perJ ot disperse à cha he ¢dté de la route.Quel moyve il était destiné alors, avec plusieurs © Grenier, N.P.Raymond,Gauvreau, { remplacé avec une rapidité étonvan [\u201d mentquelle activité partout ! C'est l'homme qui conquiert la fords et Diet sait.w'tl toalméne ertte- im 3 sible ennemis qu\u2019il dépouiliera bientôt de zes derniers ornements.Celui ui.revait.aprds deux on trois ans un des cantons livrés, au travailde ta colonisation, ne peut s'expliquer comment ona pu cn, si pen de temps, transformer nny vaste forêt, en fuire no lieu d'habitation pour des centaînes d\u2019homains; ausi les efforts qui se déploient daus ces travanx, les forces qui y «dépensent, les sneurs qui sy versent, ue versent, ne peuvent s'imaginer À l'on ne voit soi même le colon live: À son œuvre de défrichement et ds culture: Admirons notre noble clame de colons : elle est forte, vigonreuse, pleine de rourage an cœur, de nerf aux bras Elle change la forêt, nous donne ch*que année, de nouvel es paroisses, élève ds nouvelles chapelles et fait pousser au fond à notre race, du sol, des racines si profon des, qu \u2018aveun vent, qu'ancuue ten- pôle ne saurait les arracher, Rion de 1 solide qu'une paroisse ca'ho!i- que vanadienne : non seulement elle résiste, mais encore elle sait re pousser tout élément hétérogène qui, de près où de luin, pourrait noire à sa croissance.C'est pour cela que la fondation d'une nouvelle paroisse dans les cantons nou.veoux de la Province.est un des spectacles les plus admirables et des plus intéressants en mème temps, que nous puissions avoir à examiner.\u2018Tel est bien le spectacle qui se pro duit actuellement à Wentworth, mais dans des conditions si .particu lières, si remarquables que:c'est un devoir pour nous de teuvisager dans toutes ses plrases et sous toutes ' re sus formes.I y à quatre ana à peine.Wentworth n'éla\u2018t connu que do- hom ; le curé Labelle lni-méme n'y son genit guère el n'en parlait pas, de erainte qu'en le recomimandant, sen ascect seul dégoti'erait de tout -le \\ Nord, les visiteurs qui pourraient s'y aventurer.De faitil u'y.\u2018avait pour le favoriser ue son peu d'éloi gnement du marché de St Jérôme, cependaut l\u2019on parlait si souvent des cantons du Nord que l'attention publique s'y avrétait sérieusement : On avait causé aussi, à Québer, au Parlement, d'orphelinats et ds mai sons de réforme: agricoles, et pour ceux qui s'orcupaient de soulager ces deux grandés misères, de résoudre ces deux problèmes du paupéris me et du vice naissant, on s'était de mandé \u2018déjà s'il ne vaudrait pas mieux établir ces institutions à la campague plutôt qu'au centre des grandes villes ?M, le curé Rousselot surtout se préocenpait de cette grave question, lorsque tout à couy, l'idée de fonder un orphelinat agricole dans les mon tagnes du Nord le fiappa vivement.JL comprit de suite que c'était là un projet fécond, plein de grands ré- sultals ; du ccup il créait : to Une paroisæe dans les cantons: du nord.st 20 Une Beinn.ee cous wea oad of LINO = Tr Ten = \u2014 pour ses pauvres petits infurtunés de Montréal.' 3o Une-véritahle érote d'agricul ture, tme ferme-modéle au milieu des chrines Ienrentiennes, 4o Enfin «il rétotisait, il don- {bun exemple, il crémt ou mace.tlent iron ne serait pas lend it imi ter dans tout» les parties de fa Pro vince.: Et le succés est venn prouver qu'il pensait juste, qu'il faisait l'suvre de la Providence en accom plisrant ses grands dasseins sur le nord de I'Otlawa.Lo succès ext venu prouver que de ce canton Wentworth devait naitre une ble parnisse du nom de Notre Dame de Menifors, un établissement de bien faisance qui an bout d'un an souls ge déjà bien d-s mières ; nue ferme floriss«nte qui répand astonr -d\u2019elle ta connaissance el le goût de la bonne agriculture.\u2018 1m 1.4 PAROISSE DE NOTRE DAME.DE NONT- FORT Cette paroisse portait d\u2019abord le nom pittoresque de Notre Dame des Lacs; on crut devoir le changer .pour celui qu\u2019elle parte si bien an- -jourdhui en l\u2019honneur du fondateur de l'ordre de la Compagnie de Ma rie.A SUIVRE \u2014*#e Une conteremce A 8ta Agathe, dimanche dernier, M Guerlin a fait une conférence très intéressante sur l\u2019agriculture.{le monsieur a été heureux de rencontrer à cet endroit de visilles connaissances, en Ja personne du Rév.M.Th-hodean, de M M.Godon, Lsbelle.N.P.De Foy N.P.Nous ne \u2026 ponvons-pas laisser passer celte con férence si pratique, sans en donner une faible analyse.| Le conférencier s\u2019est attaché à démoutrer que les gens du nord étaient et ponvaient devenir aussi heureux et anse: riches qne ceux.de n'importe quelle partie de la Provin ce.le point capital était d'appliquer yne cultore appropriée à leurs terres.D'aprés lui et tous lus gens compétents, l'élevage des bestiaux est.ce qui paierait le plus sur les lerres du .nord: L'exemple des Cantons de l\u2019est en est une preuve.Quels riches pa- turages ils pourraient avoir, s'ils le \u201cvoulaient, en semant des graines .produisant un fcurrage riche et abondant ; de çe nombre est le :rèfle alsike qui est si nourmssant et qui loin d'appauvrir la terre est un engrais par lui-même.Le conféren cier termine en engageant les gens du noid à avoir foi à l'avenir, qu'avant pen un chemin de fer sera cons truit ; qu'il est impossible qu'on ne Le construise pas ; c'est un chemin absolument néces-aire ; que tous les vrais anus de la Province doivent en hater la construction, c'est une _ muvre nationale etc.etc.M.Guer - tin a fait la même couférelce à Ste- Adèle, où le Révd M.Sauriol, MM.Lafleur, Grignon, Lachaine et Filiatrault se sont empressèi de lui don- jer ume générense hospitalité.À Bt-Sauveur l'aimable conférencier à pte tres goûté.Nous atlirous l'atteu- tion de nos lecteurs que una letire du notaire.Malo de l'endroit, qui donna des détuils intéressants sur cette contéreuce.' \u2014\u20260 QAETLA Le Monde vient d'entrer dans sa (9e avuée d'existence.Nos plus sin cères félicitations *nsi qu'à la Ga sette des Cainpagnes qui entre dans sa Île année.I\u2019 Honorable juge Thomas Loran ger est mort, mandi dernier à lle d'Orléans, c'est nne de uns illustra tions canadiennes ; ardent patriole, magistrat éminent, il ne laisse que des amis pour pleurar sa perte et se rappeler les nombreuses qualités dont'il était doud.À st Nous avons aussi À enrégistrer au- jourd'hni ka mort de Sir Francis H-neks qui à faitga margne parmi nos plus célèbres politiciens.C'est |.nue des victimes de la variole qui menace de devenir une épidémie à Montréal, eet ll SU Sur le comple de Riel Au moment où le chef de la rébellion du Nord Ouést fait le sujet de toutes les conservations il ne se ra pas hors de \u201cpropos de publier deux documents importants ; ie les concerne Riel lti-même, le second |.est une appréciation.des évêne- ments qui se sont passés dans notre derniere guerre.La Rav, Père Aue dré s'y-montre tres sévère pour l'ar mée conadiende;-te général: Middlétoa et le gouvernement fédéral, ces deux lettres so it dus pièces essentielles an procès qui est.à s'instruire actuellement devant l\u2019opinion pu blique et nous prions nos lecteurs de les lire avec une égale attention pour pouvoir s\u2019en rappeler en temps opportun et faire à chacun sa part de responsabilité.Pour notre part nous devons dire qnetoütce qna\u2019 nous voyons de nouveau se produire chaque jour depuis quelque temps et sortir de l'obscurité et du secret que l'on semble favoriser en certaius en- drôits \u2018nous engage plus que jamais à suspendre notre jugement et at tendre grie la lumière «e fasso tout à fait surcette grave affaire de la quelle dépendront l\u2019union, l'harmo nie, ta\u2018paix entre lontes les races du Dominion et très certainement le sort du gouvernement actuel.Voici d'abord une lettre de six pré tres de la Saskatchewan oft fut organisée la rébellion : .- Prince-A:bert.12 juin 1885 Nous, prêtres des districts qu'affecte particulièrement la rebellion, savoir, St-Lauren:, Saint Antoine, Graudin, Lac aux Canards es Batoche, puisque c'est là, au mitieu de notre population que Louis \u201cDavid\u201d Riel avail établi ses gnartiersgéné= vaux, désiros attirer l'attention de nos nationaux du Canada et d'ailleurs sur les faits.Louis \u201cDavid\u201d Riel ne mérite pas les sympathies de l'Eglise Catholique \u2018Romaine et des membres: du cette eglise, ayant usuepe notre mis sion de protres, et privé nate popu- lation des avaniaged et des con snlationz qe nous aurions pu Ini offrir Il à fait tout cela dans son intérét purement personnel.\u201d Nous cmyons dons que l'Eglise et lon habitants du Canada devraient sympathiser avec neus et notre population, laquelle est plutôt à plain dre qu'à blâmer, pour s'être laissée égarer.Nombre ie ros gens sont dane la nlus grands misère, Riel et son Congeil leur £ unt d'abord enlavé ca qu'ils possédaient, et le passage de l'armée |-ur ayant infligé les per tes ordinaires: Le général Middleton n'a rien négligé pour alléger, au tant que possible, les pertes eb les snuffrances de notre population, et à droit.en conséquences, à nos sin chres remerciements.Mais si nous ne recevons pha d'autres secours, notre population mourra de faim Nous prions donc les Canadiens Français de nous arcorder leurs sympalliies.et de conjurer le gou vernement de tempérer la justice par ln, clémence, au sujet de ceux qui furent égarés, Nous signoos cette lettre à la demaude de John W- Astley.Signé : RR.Pères Anpaé, Touse, Mouuiy, Fouruoxp, VRGREVILLE, .Lzcoq.Voici maintenant une lettre à M.F.X.lemieux l\u2019un des avocats de Riel.- | oo - La lettre a été remise à M.Lemieux avant son départ du Nord Ouest pour Québac, par le même Père André qui juge si sévèrement Riel dans sa première lettre du 12 juin._\u2014\u2026 ++ Régina.août 1885.Mon cher monsieur Lemieux, say oe Ny - Avañf votré départ pour ce que nous afpélons, nous aires gens du \u201cNord Ouest) IeChinada, je veux vous -confler quelques mots sur la situation du\u2019 Nord-Ouest, mots que.je vons danne pleine autorité de communiquer au public si vous le jugez à propos.\u201d : Monsieur Lemieux, je suis hen renx d'avoir fait votre connaissance ainsi que cellede vos deux collègues employés pour la défense de cet in- forting Riel.Les jours que nous avons ravsés ensemble ont été vrai- mer.t hénreux pour moi et mon con fière le Révd.Père Fourmond, car daus notre pays isolé du Nord-Ouest nous avons rarement occasion de nous trouver en contact avec des hommes doués des qualités du cœur et de l\u2019espiit comme c«lles que nous avons rencontrées, cher: monsieur [et cela je le dis sans flatterie} dans | 369 g | cé.que le gouvernement a fait droit vous ot vos deux confrères, MM Fitzpatrick eb Greenshields.Tl\u2018a fallu les tristes et \u2018'amentables cirronstances du procès Riel pour vons amener dans le Nord-Ouest.mais croyons le, cher monsieur, votre passage dans cetie lointaine région ne sera pas oublié et fera épo qqne dans l'histoire du pays.Il y a longtemps que je vis dans le Nord Oue=t dont je ronnais ents remeut la population «bles besoins.Tont en exerçant le Saint ministère duns les différentes par ies de cette vaste région, je me suis appliqué à entretenir des relations amicales avec les diverses clisses qui compo sent la population du Nord Ouest, aus distinction de religion et de nationalité.Et je puis le dire et l'af firmer *n tonte vérité, que dans le procès Riel, vous avez nis la main sur la plaie, en représentant le sys tème anormal qui nous gouvernait dans ce pays taniés es Métis sac cordeut à demander la cessation de te système, et ui-négiine qui Lous donnerait les privilèges du gouver nement constitutivuel.V,est temp- grands matheurs et qui est de na ture à ex produire de plrs grande dans l'ayenir gi on N'y apoorte un remède immédiat.C'est celte cen tralisation ae ui\u2019 a produit la rebellion du Nord Ouest 8i nous avions eu un gouvernement respon sable avec autorité et pouvoir de ve médier ayx griefs dont les métis sa plaignaient depuis qi longiémpe, pansez voux que nous afrions eu In rebelion dont noua déplorons \u2018tant les suites funestes et-dpnt: nous con damnous l\u2019entreprise folle et vrimi nelle.-.-_, Les demandes des métis étaient bien simples et raisonnables, ils da.mandaient : ) 10 Le reconnaissance de leura terres qu\u2019ils occupaient sans être obligés de.payer pour leur, péemp on ; \u2019 20 Le privilège, comme aborigènes, de couper du foin et du bois ponr leurs besoins, senc payer aus tune taxe À la-couronne ; 3o Une école industrielle dana chaque grand centre de Metis, en (retenue par le gnuvarnement, pour initier Jours enfants À la oonnais- sance nécessaire à leur situation ; 4o Du seconrs pour aider les Mé tis pauvres à s'etahlir sur des terres, comme une prire de bœnfs, une charrue et herse, la semerice pour 3ans; leconseil du Nord Ouest avnit joint ses instances à celle des métis, mais sans résultat ; 50 Des scrips pour lea Métis du Nord-Ouest qui n'avaient pas eu leur part des terres accordées par l'acte de Manitoba ; 8b Qite le gouvernement dans la distribution des emplois daus le Nord-Ouest edt plus d'égards À accorder aux Métis les emplois qui con venaient & leurs aptiluder : comme agents fermiers pour les sauvages ; 70 Que vir le grand nombre \u2018de Métis français, tons les employéa ublics fussont obligôs de connaîire e, français, avant d'être employés par.le gouveru ent\u2019; rs 80 Aves loud les blance, Jos Métis demandnient des représentants dina la chambre des communer du Cana da, et un gouvernement représents tfet responsable dans le Nord- Quest.Pétitions sur pétitions, lettres sur lettres sur ces questions \u2018importantes ont êté adressées à Ottawa \u2018par des personnes inBuentes du Nord Ouest et en état d'apprécier les besoins du pays, mais le gouvernement fermaut l'oreille à toutes ces représentations et soulevait l'indignation par son obstination et son refus-à accorder les plus justes demandes.Et ce n\u2019est que comms do miné par la peur, et effrayé des con vences terribles de sa négligen- à quelques-unes de ces demandes, qu\u2019il a ouvert les yeux et qu'il s'est rappelé qu'il y.avait une population métisse dans le Nord Ouest qui demandait justice.Alors on aun- voyé des arçenteurs pour mettre en lois de rivière les terres qu'on avait si longtemps refusé d'arpenier de la sorle ; on à envoyé l'agent des tar- res faire eutrer les terres den Métis dans ja paroisse de Batache ; ou à nonmé vne comuission pour don- per les serips ; on a appointé un as sistant francais an bureau des terres A Prince Albert, et an Mét's comme fermier sauvage.Mais l'effet de ces bonnes choses à 66 aunnié, parce due la popolation savait que e gouvernement cédail non par sen timent de justice, mais, par celui que lui insqurait Riel dans le pays.Métis exaspérèa en voyant qu'on les méprisait et qu'ils ne pouväinnt obtenir aucune justice, \u2018ont pesé | que le seul moyen de \u2018faire valoir les droits qu'ils réclamaient.c'était, Jui seul, selon leur opinion, \u20ac quit Anisse cd système qui é patate\u201d \u2018 + de faire venir Riel au milieu pe \u2019 Pd E l'homme capabla de faire entendre raisen aux autorités à Ottawa.Riel vidt, «tnous savons les ruines qu\u2019 a emoncelces autour de lui, mais le uvernemant doit falie son.Nea \u2018Cilpa pour le délai qu\u2019il a mis Àexécuter leu mesures qui auraient conservé la tranquilité du pays.Aujourd'hui le gouvernement se plorifle de sä victoire et s'applandit somme d'un grand triomphe d'avoir battu les métis.Riel est condamné ; les principaux métis de la Saskatche wan sout dans les fers, et dans son enthousiasme, ls parlement Vote vingt mille piastres au général Mid dleton, tant ls Canada est fler de son succes et celui des velontaires.Nous ssmmes heureux comme le reste de la nation gue celle rebellion voit finic, uous l'avions vivement opposée, prévoyant tous les mal heurs qu'elle eutrairait après e.le.Mais je dois lo dire, au risque de choquer plusieurs parsonnes que j'aime et estime : l'armée du géné ral Middleton s'est déshonorés rar le pillage éhonté auquel elle s\u2019est li vrée, malgré la proclamation du gé véral qu défendait de ne rien tou cher, de ne rien pyondre.da ne par le pas d'après les rapports qui m'ont été faits ; mais j'ai visité plusienrs fois la cottrée qui avoisine Batoche, et je puis affirmer que sur une lon gueur de 25 nulles, toutes les mai sms établies sur le cé sud de la Saskatchewan ont été pillées et sac cagées, et plus de 20 out été hrûlées ot rasées.Cette contrée jadis si flo rissante offre, un spectacle affreux ae désolation et de détresse qui foit «mal à voir.Les volontaires ont pilié \u2018les habitants de tout ce qu\u2019ils possé daient, de leur chevaux, de leurs elfets et habillements, ils n'out laissé aux malheureux que ce qu\u2019ilsavaient sur le dos.Ie général a été humain ct doux à l'égard des habitants, il mo leur u infligé aucun traitement
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