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Titre :
La Justice
Fondé à la suite de l'exécution de Louis Riel, La Justice représente les conservateurs nationaux de Québec.
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1886-
Contenu spécifique :
mercredi 20 janvier 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Justice, 1886-01-20, Collections de BAnQ.

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[" - Hebdomadaire .\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.s .IMPRESSIONS DI TOUS GENRES.er se = > rer men EDITION QUOTIDIENNE 2 RAS IRON At trp fn PT Se MES APS A JUST \u201cmme ss \u201cDIEU ET MON DROIT\u201d Un cent le Numéro.ANNONCES, 1ère insertion.10 centa la ligne, Ze TT À long terme : Conditions libérales.G.LEMAY, Secrétaire de la Rédaction.Adresse: LA JusricE, QuéBEc.MERCREDI, 20 JANVIER 1886.RÉDIGÉ EN COLLABORATION, Riel et la Couronne Anglaise.Dans uutre siècle, nous vivons vite et nous oublions plus vite encore.Le Nord-Ouest est plus grand ue tout le reste du la l\u2019uissance.i appartient aujourd\u2019hui à la Couronne Anglaise, on le doit en grande partic au supplicié de Régina.Le criminaliste, chargé de défendre ses collègues d'Ottawa, avait sans doute oublié cette page de l\u2019histoire contemporaine, quand il s\u2019est évrié: « Riel est récidiviste,\u201d l'ausse et injuste accusation que celle-là.Fausse, parcequ\u2019en 1870 il n\u2019y a pas eu rébellion par les Métis.Ils ont simplement résisté à une force illégale.Injuste, parceque, sous prétexte de résumer une carrière, elle omet l\u2019un des plus nobles traits de la vie de Kiel.Nous ferons bientôt historique des événements de 1870.Nous énumérerons les services que Riel a rendus 2 son peuple, la persécution et les souffrances qui ont égaré son esprit.Parlons aujour- d\u2019hui de ce que lui doit la Couronne Anglaise.Le 3 octobre 1871, PHon.A.G.Archibald, Lieutenant-Gouverneur de Manitoba, lançait une proclamation dans les termes suivants : ! \u201c À nos bien-aimés sujets, les habitants de | la province de Manitoba.\u2014SALUT : \u201c$ Attendu qu\u2019avis nous a été transmis, de sources sur lesquelles nous avons lieu de compter, qu\u2019une troupe d'hommes vans loi ni principes, contuunément appelés Féniens, se sont réunis sur la frontière qui sépare notre province d'avec les lütats-Unis, près ou dans Pimbina, et ce ve: hommes se proposent d\u2019envahir le < :y\u2026, prenant pour point de départ, le territoire des Etats-Unis, puissance avec laquelle nous sommes en paix, avec l\u2019intention de détruire nos proyriétés, voler nos Liens et commettie des oulrazges et brigandages sur la personne de nos loyaux sujets, habitants de cette province ; ** Quoique nous ayons À notre disposition une force régulière à opposer à une si criminelle invasion, nous enjoignons, par les présentes, à tous et chacun de nos loyaux et fidèles sujets de s\u2019enrôler ct de se préparer immédiatement à donner loute assistance pour repousser ces ban-lits et protéger ainsi leurs foyers.\u201c Nous leur enjoignons donc de se réunir immédiatement dans leurs paroisses respectives, et de s'organigër dans ce but.\u201c Nous faisons appel À tous nos snjets Lien-uimés, quelle que soit leur religion, leur race ou leurs dillérends politiques ou autres, de se réunir noblement «t loyulement autour du drapeau de notre patrie commune, de choisir pour chefs les hommes les plus capables et les plus considérés parmi eux, auxquels nous ferons tenir des commissions sous notre seing, et nous enjoignons de plus à cha- quechef ou capitaine de troupe organisée de la manidresusdite, de se mettre immédiatement en rapport avec le lieutenaut-gouver- neur de cette province.\u201c Nous mettrons à la disposition de ces troupes on compagnies, des personnes ayant l'expérience et les connaissances militaires requises pour les instruire dans le maniement des armes et dans la discipline militaire.\u201c Chaque officier milicien appelé en service recevra, pendant et tant que ses services seront requis, la rolde, allonance et compensation données à la milice régulière du Canada.\u201c Nous avons confiance de pouvoir rerous- ser ces bandits, {us:ent-ils dix fois plus nombreux, surtout lorsqu\u2019il s'agit de protéger nos familles, nos biens, nos foyers, menacés par une poignée de misérables envahisseurs.\u201c Rassemblez-vous donc de suite et orga- DISCz-VOus.\u201c Nous avons la certitude que notre peuple entier, si loyal ct si dévoué, sans distinction d'origine, répondra avec enthousiasme à votre appel.\u201c En foi de quai, nous avons fait rendre PY.les présentes lettres patentes et y avons fait BA apposur le grand sceau de Manitoba.\u201d Craignant à bon droit les consé- xg quences funestes de Vinvasion, le à gouverneur songea à demander l\u2019aide #des Métis français, Ritchot dit sous serment : Le Révd père \u201c Son Excellence dit qu\u2019il désirait savoir k = quelle attitude alluit prendre la population rançaise, au sujet de l'invasion fénienne.Son Excellence dit qu\u2019il était pleinement convaineu par tout ce qu\u2019il avail va que la population française étuit loyale, mais que dans des circonstances comme celles-là, il était de son devoir d\u2019avoir des renseignements exacts sur ce qui se passait dans la province.Il ajouta que si ka population se montrait loyale, il n'y aurait rien à craindre des féniens, quel que fut leur nombre.Mais il regardait (a perte du pays comme certaine, si une partie de la population se montrait hostile aux aulorités, parce que lu division duns un camp ne pouvait que lui être fatale.Il me dit Aussi que si l'on pouvait compter sur cette partie des Métis qui demeuraient près de la frontière, il n\u2019y aurait rien à craindre.Il voulait envoir en cunsiquence do moi, vu que je demeurais parmi Tes Métis français si j'étais en mesure de l\u2019informer d\u2019une manière poaitive si l\u2019on pouvait compter sur eux.Je répondis qu\u2019il était trds-certain qu\u2019il pouvait compter sur eux, que j'avais vu leurs chefs, entre autres, Riel, - et qu\u2019ils étaient désireux de savoir quelle attitude prendraient les autorités nu sujet de l\u2019invasion fénienne.J'ajoutai que les Métis n\u2019attendaient qu'un mot d'c*dre pour aller de l\u2019avant, g'il le fallait, et pour se mettre en mesure de faire face à cetle invasion quoi- qe il avrivat, J'affrmai que c'était, dans opinion de Riel, une mesure de prudence qu devait être prise immédiatement, n £ÿxcollence me donna instructio \u2018ire aux Métis franco-canaiicns et pene ment & Riel, qu'il sernit trda-heurenx de les voir donner leur concours aux autorités.Je fis alors remarquer à Son Excellence que M.Riel était dans un grand embarrui, car si ses amis l\u2019informaient que s'il allait de l'avant et qu\u2019il se montrût il s\u2019exposaiît à iro we ; due attitude qu\u2019 \u2018prendrait dans serai ; ous ong mal interprétée ; que des he d\u2019arrestation\u2019avaient été émis contré 5 contr lui, et qu\u2019il serait arrêté dès qu'il serait sous les armes ou autrement,ou dès qu\u2019il paraîtrait dans une assemblée publique.Son Excellence dit qu\u2019il n\u2019y avait aucun danger à craindre sous ce rapport, et que c'était une bonne occasion pour Riel de prouver sa loyauté.Son Excellence ajouta que ce serait un autre bon moyen d'accélérer l\u2019octroi de l'amnistie, et qu\u2019il était temps de prouver que ce qu'on avait dit contre lui était sans fondement.Je promis de faire part à Riel de ce qu\u2019il avait lit et de lui donner le lendemain des nouvelles de mu mission.Je rencontrai après celu des amis qui me dirent que les amis de Riel ne lui permettraient pas d'aller de l\u2019avant sans qu'on lui donnât une assurance par écrit qu\u2019il ne serait pas mal traité.Je pris là- essus la liberté d'écrire une lettre à M.Archibald, en date du 4 vetubre 1871.St.Boniluce, 4 octobre, 1871.\u201c A Son Excellence le Lieutenant-Gouverncur.\u201c EXCELLENCE, \u201c Dans l\u2019entretien que j'ai eu l\u2019honneur \u201c d'avoir avec vous aujourd'hui, nous som- \u201c* mes tombés d'accord qu'il convenait d\u2019avoir \u201cVinfaince dc M, Paul pour diriger ses \u201c concitoyens dans la circonstance actuelle \u201cet les empêcher de prendre une fausse \u201c route.\u201c Après mûre réflexion, je prends la \u201cliberté de faire observer à Votre Excel- \u201clence que M.Riel étant dana une condi- \u201c tion telle, qu\u2019il ne peut agir publiquement \u201c comme citoyen, je ne crois pus qu\u2019il dut se \u201c mettre À leur tête À moins d\u2019avoir quelque \u201c garantie que son action sera bien vue de \u201c Votre Excellence.\u201c En conséquence j'ose vous demander \u201c quelque assurance qui le mette à l\u2019abri de \u201ctoute atteinte légale, au moins pour la \u201c circonstance actuelle.(Signé,) \u201cN.J.Ricttor.\u201d Voivi la réponse du Gouverneur : \u201c Hotel du Gouvernement, 5 octobre, 1871.\u2018 RÉVÉREND MONSIEUR, Votre note vient de me parvenir.Vous mrltz des difficultés gni peuvent empêcher M.Riel de se servir de son influence sur ses compatriotes pour les rallier à la défense de In Couronne, dans les circonstances actuelles.\u201c Si M, Riel me vient de l\u2019avant, comme on le sugsère, il ne doit pos craindre de voir sa liberté troublée de quelque manière que cesoit, pour me servir de vos propres expres- {sions \u201c pour la circonstance actuelle.\u201d 1 + ll est à peine nécessaire d'ajouter que le concours des Métis français «t de leurs chefs, à l\u2019appui de la Couronne, una les cir:ons- tances actuelles, «era bienvenu et qu\u2019il ne pourra être considéré autrement comme leur donnant droit À la plus favorable considération.: *¢ Permettez-moi d\u2019ajouter qu'en vous doa- nant celte assurance, je crois avoir droit qu\u2019on\u201dy réponde de la même manière.l£n prenant le plus tôt cette attitude, l\u2019action des Métis n\u2019en sera que plus gracieuse et leur influence plus favorable, \u201c J'ai l\u2019Ihonneur d\u2019être, révérend monsieur * Votre bien dévoué.{Signe,) \u201c A.G.ARCHIBALD, \u201c Lieutenant-gouverneur.\u2019t Le même jour, 5 octobre, le Major Irvine écrivait au Gouverneur : \u201c Les Métis français ont tenu une assemblée dans le but d'appuyer le gouvernement.et on me dit qu\u2019ils se sont montrés très enthousiastes.\u201d En cffet le Révd père Ritchot dit : ** Le 5, je vis M.Riel, qui était très-heu- reux de voir que le gouverneur avait con- flanice en lui et daus la population.II dit wW'il réunirait autant d'hommes que possible dans le plus court «lélai, et deux jours après, il venait de l'avant avec un grand nombre d'hommes armés et montés.\u201d Le 7 octobre, Riel écrivait : St.Vital, 7 octobre 1871.\u2018 PLAISE A VOTRE EXCELLENCE.\u201c Nous avons l\u2019honneur de vous dire que nous apprécions grandementce que Votre léxceilence a bien voulu communiquer au Révd.M.Richot, pour que nous puissions mieux aider le peuple, dans la position exceptionnelle qui lui a été faite, à répondre à votre appel.Comme plusieurs persounes sûres ont été prices de vous Papprendre, In réponse des Métis À été cells de sujets fidèles, \u201c Plusieurs compagnies sont déjà organises, et d'autres se ferment.\u201c Votre Excellence jent se convaincre que, sans avoir ¢1é enthousiastes, nous avons été dévoués, \u201cTant que nos services continueront d\u2019être requis, vous pourrez compter sur nous, ** Nous avons l\u2019honneur etc.ete., \u201c\u2018 (Signé) * Louts RiEr.\u201c A.D.LérINE.sa \u201cPIERRE X PARENTEAU.marque.\u201c A PHonorable Adams G.Archibald, Gouverneur du Manitoba.\u201d Le même jour, le Gouverneur faisait répondre par son sécrétaire : \u201c MESSIEURS, J'si reçu instruction ds Son Excellence le Licutenant-Gouverneur d\u2019accuser réception de votre note de ce matin ssurant Son Excellence de la prompte réponsc des Métis À l'appel qui leur n été fait par la proclamation de Son Excellence.\u201c Vous pouvez dire à la population, an nom de laquelle vous écrivez, que Son Excellence est très-heureuse de recevoir l'assurance à Inquelle il s'attendait daus sa communication vec le Révd.Père Richot, et dont votre lettre lui fait part, et qu\u2019il saisira ia plus prochaine occasion decommu- niquer à Son Excellence le Gouverneur- Général cette preuve de In loyauté et de ln fidélité des Métis de Manitoba.\u201c Vous serez agréable à Son Excellence on lui transwettant, le plus tôt possible, une liste des noms des personnes dans chaque paroisse qui désirent s\u2019enrôler pour le service actif dans le cns nctuel.\u201c Son Excellence compte qu\u2019elles seront prêtes à marcher de l'avant À un moment d'avis.\u201c J'ai l\u2019honneur d\u2019être Messicurs, \u201c Votre obéissant serviteur, Signé) \u201cW.I.BUCLIANAN, \u201c Sécrôtaire particulier intérimaire.\u201d \u201cA MM.L.Riel, A.D.Lépine, Pierre Paranteau.\u201d ~~ Et voici comment Son Excellence a apprécié alors la conduite de Riel : \u201c Je suis pleinement convaineu que les Métis français et anglais étaient sons 'un- pression qu\u2019il y aurait une nouvelle incursion, ct que les Français n\u2019ont pus pris cette attitado, parce qu'ils croyaient les troubles terminés, muis parce qu\u2019ils croyaient qu\u2019ils continuaient.\u201c\u20ac J'ai fat tout en mon pouvoir pour m\u2019us- surer si Riel agissnit sincèrement dans l\u2019intérêt du gouvernement ou sil était réellement de connivence avec les envahisseurs.\u201c Je fis recueillir des informations avant commo après l'invasion.Le Père Ritchot m'avait assuré que tout allait bien, mais je dégirais puiser mes renseignements à des sources diflérentes et indépendantes.Un certain nombre de l\u2018rançais qui n'avaient jamais \"symputhiséavec Riel et qui n'avaient Jumais été ses amis personnels, m\u2019informèrent que Riel avait uesisté à une assemblée aux Plaines du Cheval Blane, une semaine environ avant linvasion, ct q'uil avait fail, tout en son pouvoir pour déterminer [a population & venir de \"avant or appuyer le gouvernement ; que rien n\u2019avait été résolu à cette assemblée, mais qu\u2019une réunion eut lieu deux ou trois jours plus tard, où Riel s\u2019exprima dans le même sens ; qu\u2019on y résolut que tous se réuniraient à St.Vital le lendemaiu, 4 octobre ; que la réunion y eut lieu, que Riel avait encore pris la même atitude et que toutes les personnes présentes, sauf deux, avaient décidé, finalement, de venir de l\u2019avant et d\u2019appuyer le gouvernement, \u201c Les deux individus refusèrent de venir de l'avant parce qu\u2019ils avaient été maltraités à Winnipeg ; leurs motifs étaient tout personnels, 3° La personne qui me donna ces renseignements aflirma que les représentations de Ricl avaient contribué, duns une grande mesure, à produire ce résultat.\u201c Lorsque tout fut terminé, je m\u2019efforçai encore de m'assurer de la vérité en puisant mes renseignements i diverses sources, Je voulais me convaincre s'ils avaient agi sincèrement ou non.$ J'en suis à la conclusion, ct je suis con- valineu qu'ils eroyaient que incursion i\u2019était pas terminée, et qu\u2019ils ont agi sincèrement, en prenant leur part des risques de l'invasion, quoique je leur ai dit que je croyais qu\u2019ils avaient fait une grande erreur en hésitant aussi longtemps, cur ce délai avait fait perdre À leur concours le mérite de In spontanéité, l\u2019euple canadien, unglais où fran- gis, lis bien ce qui snit, et grave-le en ton cœur.C\u2019est le représentant de la Reine qui va parler officielle ment : \u201cTel était l'état des choses (alarine géné .! pas abaiss¢ jusqu\u2019à saluer Le Juslice.Sir Hector en fait autant pour ses directeurs et ils ne s\u2019en portent pas plus mal, \u2026 Voilh pour les journaux de M.Tarte !.Le Morning Chronicle a annoncé \u2018e premier numéro de La Justice, sans commentaires.Une petite in sinuation anodine ct voilà tout.Nous nous reverrons, ! Le Daily Telegraph nous a fait un accueil sympathique pour lequel | nous le remercions cordialement.=\u2018 17 Zleeteur, mal inspiré le premier | jour, nous a ensuite noblement rendu i Jy circulation du journal !! ! Peine justice, Le Nouvelliste a injurie MM.G.Auuyot, P.Garneau et L, P.Pelletier, Nous nous y attendions.C\u2019est 36h inui d'ordre.| Le Quotidien, qui ne partage pas : nos opinions, nous a accueilli dignement, comme la chose se pratique entre journalistes bien élevés.Nous \"en remercions.Le Mercury a dit des sottises.Le fanatique qui rédige cette feuille, ne comprenaut pas le français, à cru voir dans notre journal des choses qui n\u2019y ont jamais été imprimées.Tant pis pour lui.Le Courrier du Canada, fidèle à une ancienne coutume qu\u2019il a contractée, de donner toutes les nouvelles trois jours après qu\u2019elles ont fait le tour de la Presse, nous a dit son petit mot jeudi.M.Chapais est très- inquiet de savoir qui écrit dans La Justice.Nous lui conseillons de demander ce renseignement à Sir Huetor, qui doit être très au fait.La Presse de Montréal nous a fuit une chaude réception et à reproduit quelques-uns de nos principaux articles.Nous nous efloreerons de jouer à (Québec le noble rôle que s\u2019est assigné la Presse à Montréal.L\u2019Etendard, tout en luisant certaines réserves, nous a donné une, cordinle poignée de maine, Merci! rale) quand MM.Royal et Girard traversèrent fa rivière pour me dire qu\u2019il ¥ avait : À St.Doniface 290 Métis désireux d'offrir : leurs rervices ct de me demander quand je | pourrais les recevoir.J'anraig saus doute préféré qu\u2019ils vinssent au fort ; ais dans l'état fiévreux où se trouvait Winnipeg, il «ût été dangereux de permetire à ces home mes de traverser.Une bulle égarée eut définit | l'œuvre à laquelle je travaillais depuis des | semaines et qui s¢ couronnait par la présentation d\u2019un front uni à l\u2019ennemi, \u201c Je traversai avec le Capt.Macdonald, commandant du Fort en l'absence d\u2019Irvine.Je trouvai les Métis rangés en ligne.Après qu\u2019ils enrent olfert leurs services par l\u2019intermédiaire de M.Girard et que je les eus acceptés, M.Girard vint à moi avec quel- qu\u2019un et me dit : voici le capitaine que les Métis français ont chosi pour les guider.11 me présenta de ln même manière quatre à cinq autres personnes.Je leur pressai la main à toutes.Je ne supposai pas alors que l\u2019une d'elles était Riel.Le capitaine ne croyait pas non plus\u2019qu'il fût là.\u201c Mais je ne m\u2019appuie pus là-dessus.Il ne me parut pas que ce fut le temps, quand le pays était en danger, de m\u2019informer des antécédents, ou de mépriser les oflres de services de ccux qui étaient prits A combattre contre les féniens.Tout se passa en quinze minutes.\u201c En examinant le passé, je ne vois rien qui me fasse douter que j'aie bien fait et Jj'agirais encore de même dans les mêmes circonstances.\u201c Si la Puissance a maintenant une province à protéger au lien d'avoir à la conquérir, elle le doit à cette politique de modération.Si J'avais repoussé les Métis entre les bras de l\u2019ennemi ; si j'avais fermé la porte au repentir et empêché la population française de se sonmettre loyalement à lu Reiue, O'Donoghue aurait été sccondé par toute la population qui se trouve entre l\u2019Assiniboine et la frontière.Fort-Garry serait tombé aux mains d'une populace armée et lea colons anglais au nord de l'Assiniboine auraient subi des horreurs dont la pensée seule me fait Sfrémir\u201d Voilà le \u201crécividiste !\u201d Il a sauvé le drapeau Britannique, au Nord- Ouest, puis il a voulu défendre ses frères contre l\u2019oppression.C\u2019est pour ces deux crimes qu\u2019on l\u2019a pendu.L\u2019orangisme l\u2019a exigé, et nos ministres ont consenti, parcequ\u2019il appartenait à la minorité ! Plus tard, quand les passions auront fait leur temps, une statue remplacera son échafaud.\u2014_\u2014\u2014 L'accueil de la presse.Nous n'avons pas fondé La Justice pour plaire à tout le monde, «t l\u2019accueil que la presse nous a fait a été, en somme, celui auquel nous nous attendions, Le solennel Canadien, journal con- gervateur de M.Tarte, a gardé le silence.Le frivole Evénement journa: indépendant de M.Tarte, a accusé réception de La Justice dans sa colonne indépendante.Le même organe, dans une colonne spéciale, devenu le journal libéral de M.Tarte, 2 demandé aux libéraux de ne pas souscrire A In Justice, Ln Liberté, journal multicolore, que M.Tarte a fondé à Trois-Ri- vières, pour rappeler, à Sir Hector Langevin, que la presse est la quatrième puissance de l\u2019Etat, ne s\u2019est Le Monde regu La Justice mais ne paraît pas l\u2019avoir luc, La Minerve, vertucuse et sage, n\u2019a rien «it.o | La Patiie nous a salué et souhaité succès.En voilà assez pour le moment.nous y reviendrons.re + 5 O D eee im Le Courrier du Canada attribue à M.le juge Routhier notre article intitulé: \u2018\u201c La Parole ct PE.pte.\u201d L'organe de Sir Hector a voulu, par là, se faire l\u2019écho de certaines personnes qui ont pris la peine d\u2019aller chuchoter cette fausseté de salon en salon.Nous conseillons à certain député de surveiller les cancans qui sortent de chez lui.Il a tout à y gagner.Comme matière de fait, M.le juge Routhier était, nous aseu- re-t-on, parti pour Chicoutimi depuis quatre jourslorsque lejournal a paru.Si du reste M.Chapais tient absolument à connaître l\u2019auteur de l\u2019article en question, nous n\u2019avons aucune objection à lui donner personnellement le nom qu\u2019il cherche.ménageons là une surprise agréable à notre confrère, et cela le dispensera en même temps de faire des insinuations contre un magistrat distingué, pour lequel M.Chapais, nous dit-on, devrait plus que tout autre avoir certains égards.-\u2014\u2014
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