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Titre :
La Gazette de Berthier
Cet hebdomadaire de tendance libérale se consacre avant tout à l'actualité locale et régionale : événements, faits divers, activité commerciale, etc.
Éditeur :
  • Berthier :Compagnie d'imprimerie de Berthier,1888-
Contenu spécifique :
vendredi 22 avril 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Gazette de Berthier, 1892-04-22, Collections de BAnQ.

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[" TIERBDOM ADAI asser = REC ee son a eee 1 ror or co ey on mr res PUBLIEE PAR LA COMF PAGNIE D'IMPRIMERIE DE BERTHIER UN DOLLAR PAR AN FEUILLETON LE a EE EE EP EE pe TE No.30 CHEMIN DÉS LARMES Vi MEOUR DECU, XIX L'ABANDON (Suite) Un matin, Julie entra toute cffu- rée dans lu chambre de sa maitresse, qui venait de se lever ct était oceu- J¢e i sa toilette, \u2014Eh donc ! bien ! Julie, qu'avez-vous | Que seFpasse-t-il ?\u2014 Ah! madame, ah ! madame ! À une autre époque, déjà lointai- ne, les cris de la femme de chun- bre auraient singulièrement effraye | Paule ; mais, maintenant, s'il ne sa; gisstit pas de ses enfants, elle Cait difficile à émouvoir ; or, elle venait de voir et d\u2019umbrasser Creorges et | Fdouard, elle était done parfaitement tranquille.Vayons, Julie, fit-elle, qu'avez- vous à me dire, pailez ?\u2014Yst-ce que madame sait que M.le comte devait partir pour un long voyage ?\u2014J'ignorais cela, Julie, mais ex- pliquez-vous, \u2014 Eh! madame, M.le comte est parti sans dire où 1) allait, \u2014Ah !: fit Paule, surprise.Flle avait senti son abandon com- ple L.Mil parti ?demanda-t-elle, \u2014Quand de Verdraine est- \u2014I n\u2019y a qu'un instant, madame, el il n\u2019esb peut-être pas à la gare.\u2014Le voyage de M.de Verdraine est sans donte nécessité par ses af- fires, dit Paule avec une sorte d\u2019indifférence.Est-ce qu\u2019il a emmené son valet de chambre ?\u2014Non seulement il ne l\u2019a emmené, madame, mais il l\u2019a congiédé, et dès aujourd'hui Louis va se mettre à la recherche d\u2019une nouvelle place.Un pli amer se dessina sur les lèvres de la comtesse.\u2014TTier soir, reprit In femme de chambre, M.le comte est rentré un peu après onze heures ; ila donné l\u2019ordre à Louis de descendre dans son appurtement deux grandes malles et, seul, il a passé une pattie de la nuit & remplir ses malles de toutes leschoses qu\u2019il voulait emporter.n'a pas dit roster longtemps couché car à sept heures il était levé ; la sonné Louts ; c'était pour lui ire qu\u2019il n'avait plus besoin de ses Skvices ct pour lui régler son com p- tn Asept ot demie, une voiture du [usage de M.le comte ; sans paraître.iii tai bi A drat ad PRE IE 1 des bit a es bn salle EL Shabir bi ALS AA Ga TS BERTHIER shemi sn glad Ab 1 , .chemin de fer s'est arrdtée devant | yy eu une vibra ion ; il'est pari, MN.Ag Photel, on a descendu les malles et sans les avoir embrassés, sans les voilà, madame la comtesse, avoir vus ; peut-être même n'a-t-il Je descendais de ma chambre pas pensé à eux ! Oh !le malheu- quand Louis m'a appris ce qui se, reux ! passait ; je voulais vous prévenir| Mais qu\u2019est-il donc récllement cet tout de suite, mais M.le comte ; homme ?Qu\u2019y a-t-il done dns son me Va défendu avec un air et un | cœuret dans son tune?Rien, il n\u2019y a regard L.rien, tien :.Oh ! époux indigne, père \u2014\\vant de partir, AT.de Ver.| dénaturé : 1 draîne a-t-il demandé à voir ses en-: Elle avait les yeux pleins de lar- fants ?i nes, elle les essuya et reprit : La femme de chambre secoun la | \u2014Est-ce qu\u2019il y a beaucoup d'hom- tête.mes pareils ?Non, non, c\u2019est impos- Le même pli amer reparut surles ! sible, il n\u2019existe que celui-là dans le lèvres de la cotntesse.monde, c'est à lui, à lui, que jai \u2014 Madame, dit Julie il y a autre donné ma jeunesse, que j'ai livré les chose encore.! Oh ! le trésors renfermés en moi ! \u2014 Quelle est cette autre chose ?: misérable ! \u2014H parait que M.le comte a} Ainsi, me voilh abandonnée, vendu ses chevaux et ses voitures et qrie, comme Louis, le cocher et le n\u2019ont plus de père : valet de pied ont été congiéliés, Que[de lâchetés, que d\u2019infamies, Aujourd'hui même on doit venir \u2018mon Dieu ! prendre les chevaux et les voitures, Cependant je n\u2019ai rien à me re- La comtesse resta un instant la | brocher, j'ai été pour lui ce que je tête inclinée sur sa poitrine.Tou- ; devais être, tout ce que je pouvais jours impassible, elle gardait son être, Pour l'arrêter, pour le rete- | sang-froid, mais son beau visage , nir sur la pente où je le voyais glis- Pre- Vainement j'ai fait ap- avait une pâleur d'ambre.Elle se redressa et répondit : |° ser, je lui ai vainement crié: jez gar 2e! | bet à sa dignité, à son honneur ot | longue, il a cu parfaitement raison nent de \u2014M.de Verdraine quittant Grenoble et son absence devant être cherché à le ramener aux senli- son devoir.Ma voix, mes de ne pas garder ses chevaux, ses; larmes, mes terreurs ont été impuis- ; voitures, sou cocher et son valet de | santes.pied, qui eussent entraîné à des dépenses inntiles.Depuis longtemps N\u2019obéit qu'à elles, , .\u2018 , | les vuitures étaient entièrement à | i moi, je ne t-il ?Ah: je n\u2019en sais rien ! sors plus, si ce n\u2019est pour aller à l'é- | glise avec mes enfants ou les accom- | fonds abimes : agner dans leur promenales, et Les orages culateut, ! © , > toujours nous allons à pied ce qui commence, je l'avais prévu ; je n'ai est préférable pour la santé de Geor- Oui, M.de Veravez-vous en- ion plus à attendre que des coups ges ct d\u2019Edouard, de tonnerre :! draine a bien fait.Mes enfants.Ah! core quelque chose it me dire, Julie, | vais pas mes enfants f.Qu'est- ce que je diz, mon Dieu! Est-ce que ne les avais pas, mes chers petits, Ah \u2014 Non, madame, ; +\u2019 \\ aix .\u2014C\u2019est bien, je vous remercie, ma raison s'égare?Mais si je vous pouvez me laisser, \u2014 Madame la comtesse n\u2019a plus | \u20acSt-ce que je pourrais vivre ?besoin de moi : je n'aurais plus qu\u2019à mourir ! », 3?, vous Elle se dressa d\u2019un bond, et, éche- a .se ! leu: hy » n'êtes nécessaire, je vous appellerai.! velde, le regard brillant, farouche, Pas pour le moment ; si ! [XT ~ (3 .\u2014 Bien, madame, dit la fomme de |! elle s'élanga hors de sa chambre et + 3 sa chambre.couru à celle de la gouvernante Et elle se retira.qui, à ce moment, habillait Georges et Edouard.La comtesse poussa un long sou .> je * 38 ç re pir ct ge laissa tomber sur un siège.Paule se jeta sur les deux gar .so .connets avee une espéce de fureur, \u2014Je m'attendais à recevoir ce ; ., |les entoura dans ses bras et les ser- nouveau coup, se dit-elle ; mais il vg ç Le ra convulsivement, ayant l'air de, ne m'a frappée aussi violemment ; Le 0 .|leur demander pardon d\u2019uno horri- que je le craignais ; c'est singulier ble pensée, elles les dévornient de comme mon pauvre cœur men rtri , ; a Le Le caresses passionnées, délirautes.s'est vite refroidi ; je suis devenue ; ; .Les mignons, avec do petits cris presque insensible à tout ce qui mo , ., joyeux, rendaient à leur mère ses vient de lui, à tout le mal qu\u2019il me fait baisers : ils étaient contents, ils riait, .|aient, ils rinient les pauvres potits ! Il est parti comme un homme qui , .Quand la comtesse écœurée, prise s'enfuit, se croyant poursuivi par des , ven une as LL., | de dégoilt, se sentait défaillir, c'é- monstres imaginaires, Il cst parti il} ., tait dans leurs caresses qu'elle pui- est passé à quelques pas de Ia chambre de ses enfants eb rion n'a remué en lui, aucun des fibres de son cœur sait In résignation.Elle ignorait où 13 comte était al- et.:mes enfants, mes pauvres enfants Jusqu'où ira-t-il ?Où s'arrêtera- | je ne vois partout que de sombres et pro- : t , le désastre + 22 AVRIL 1892 lé, de quel côté il s'était ditigé : mais que lui importait ?Quinze jours s'étaient écoulés.Aucune nouvelle de M.de Verdraine.La somme que le comte donnait chaque mois pour les dépenses de la maison s\u2019étiit épuisée ct il y avait à allait faire.Le boucher et l: boulanger présentérent.On les pria, de la part de la comtesse, de voulvir bien revenir le lendemain.C'était déjà arrivé plus d\u2019une fuis ; on ne sait où, c'était de mauvais augure.En se retirant les deux fournisseurs murmurèrent : Ca va mal, Le lendemain, cependant, ils fu- aussi les gages des dumestiques.La veille dans la soirée, la com- «He riche bijoutier de la ville, et en tui tesse avait fait venir ch.z un recommandant le secret absolu, lui avait vendu trois mille francs des ; boutons, d'oreilles qui pouvaient en valoir cinq mille.| ça la visite de Mtaire du comte de Verdraine., Flle le reçut dans son petit salon.\u2014 Madame lx comtesse, dit le no- , ! taire, avant de s'éloigner de Greno- ; entr'autres droits, celui de ble, ML le comte de Verdraine a cru | devoir me charger r de ses affaires pour autremeut dire mc nommer son mandataire.Paule s'inclina silencieusement.draine a mis une telle insistance qu\u2019il m'a fallu me rendre à ses désirs.\u2014M.de Verdraine ne ponvait mettre ses affaires en de meilleures mains, répondit l\u2019anle.\u2014Ja le veux bien, madame la comtesse ; mais à remplir un mandat, tout n\u2019est pas agreable, il y a des choses difficiles, pénibles.Et comme le notaire hésitait : \u2014Continuez, monsieur continuez, tui dit In jeune femme, \u2014 Eh bien, madame la comtesse, : par ordre de M.le comte, j'ai mis cet hotel én vente.\u2014En vente l'hôtel de Verdraine ! \u2014Oui, madame la comtesse, el j'ai trouvé un acquéreur et l'hôtel est vendu.\u2014 Vendu, l\u2019hôtel de Verdraine vondu ! \u2014Oui, madame In comtesse, jo viens vous l\u2019annoncer ot vous dire on mème temps que l'acquéreur dé- gnges des trois femmes qui étaient restées auprès de ln comtesse, | ; plus confortables.session de son immeuble ; vous allez être forcer de quitter l'hôtel d\u2019ici à quinze jours ; c\u2019est un court délai, oui, bien court ; mais je ferai en sorte que trois semaines vous soient accordées.Paule était stupéfiéo, \u2014 Tfoureusement, poursuivit le payer ceituins fournisseurs et les\u2018 notaire, nous « ntrons dans la belle saison cl l\u2019on ne va pas tarder à quitter la ville pour aller s'installer à la : Paule se demanda comment elle\u2019 campagne.Verdraine est un séjour souvenir douloureux.Mans ce cas, , vous avez Ia ferme des Bergéres, des maitres, Lien meublée, est des Du reste, je ne mais maintenant que le comte était ! dois pas vous cacher que le désir de M.le comte serait que vous allassiez demeurer aux Dirzères.Vous seriez là.\u2014C\u2019ust Lisn, monsieur, c'est bien, | \u2019 Pereier, le no-| rent payés, et aussi les autres et; ez tranquille, je trouverai toujours | quelque part, j'espère, le i aire, interrompit Paule d\u2019un ton see; suy- i Pp ; toit d'une \u2018 grandement, fussent dépouillés, Ab ! ju suis une malhenreuse : Monsieur Percier, en votr» qualité de mendataire Je M.le comte de Verdraine ?Le notaire eut l\u2019air de ne pis avoir entendu.La comtesse répéta sa question.\u2014 Madame la comtesse, dit le uo- visiblement embarras ¢, je vous prie de ne pas rm'interreger à ce sujet, je ne puis Vous répon- ties agréable, mais peut-être ne te-'dre.| | seinez vous pas y aller, à cause des! = Je He vous interroge plus, ré- ; pliqua froidement la comtesse ; je ne savais pas qu\u2019il vons fût défendu Mme la comtesse, oft habitation i de me donner quelques renseigne- \"MONts, Vettiuez MC pardonner ma | curiosité, | | vous êtes chargé des affaires de M.Mais, monsieur, puisque , le comte de Verdraiue, de toutes ses affaires, | vous plaie-il de me dive quelles lispositions a prises M.de Verdraine, de concert avec vous, pour que sa femine et ses enfants ; puissent vivre ?Oh : je ne dis pas Mais du moins suns ! a .! ., \u2018chaumière sons lequel je pourrai manquer des premières chuses néres- m'abriter avéc mes enfiuits.\u2014Oh ! maline la comtesse ! \u2014Mes paroles, monsieur, rien de blessant pour vous.par ordre de M.| avez vendu le vieil hôtel de sa fa- À quelques jours de là, vers trois mille :.\u2026Est-ec que mon mari avait : A ye , y: } st seins = ; Esclave de ses passions, il \u2018 heures de l'après-midi comme elle | le droit suns mon consentement de Ï .alo.air - ?ne se laisse diriger que par elles, il était avec ses enfants, on lui annon- faire cette vente ?\u2014Jl\u2019arfaitement, madame la com- : tesse, | | ! \u2014 Mais j'ai des enfants, monsieur \u2018et il me semule qu\u2019ils me donnent dcfendre ! ca \u2018leurs intérêts.! Où ; \u2014dJ'ai d'abord voulu me récuser, ; 1 \u2014Assuremnent.l intervenir dans les actes de M.| Verdraine ?continua le notaire, mais M.de Ver- | vient elle pas qu\u2019elle a donné à M.\u2014Ah! oni, je me rappelle, j'ai | le plein pouvoir.a gn! chez vous, il y a un an.\u2014Le pouvoir.\u2014 En vertu duquel mon maria le droit de vendre tout ce qu\u2019il pos- sûde, de se ruiner, de ruiner ses enfants ! \u2014Îlelas ! oui, madame.\u2014Et j'ai signé cela, j'ui signe ! murmura-t-elle d\u2019une voix creuse.la comtesse, je vous le jure que j'igno- \u2014Je ne savais pas, madam?sire entrer immédiatement en pos- mn a Rada rais.\u2014Ilé, monsieur, répliqua Paule avec vivacité, je ne vous accuse pas ; vous îtes notaire, vous faites votre métier ; c\u2019est moi quu j'accuse, que je bläme.On m'a tendu un piège dans lequel je suis tombée.Ah :! si j'avais su\u2026 Mais une femme ne Si un jour mes enfants, les derniers des sait pas toujours ces choses-là.Verdraine, monsieur, si tu jour mes enfants sont sans asile et sans puin, n'ont Verdraine, vous! \u2014 Et vous dites que je vai pas a du \u2014 Madame la comtesse ne se sou- | suires à la vie.Je ne vous cache : pas monsieur, et vous pouvez en informer M, de Vurdraine, que je vais Ainsi, me trouver d\u2019ici peu absolument ; | | | sans argent, \u2014 Madame la comtesse, répondit | le notaire, M.le comte, en ce qni vous concerna, ne m'a dunné aucune instruction.\u2014Oh ! fit Paule, en voulant son visage de ses mains.\u2014C\u2019est évidemment un oubli.\u2014Un oubli, un oubli ! s\u2019écria ln malheureuse frémissante ct ne pouvant plus se contenir; oh ! tenez, monsieur, c\u2019est horrible, c'est monstrueux ! \u2014De grâce, madame la comtesse, calmez-vous, dit le notaire de plus en plus mal à son aise et comme \u201chonteux, il n\u2019y a là, je vous le répète, qu\u2019un oubli, un déplorable oubli ment, il faut que vous «t vos en- ; car, comme vous le dites juste- fants puissiez vivre.Je prends sur moi, mudname la comtesse, de vous remettre chaque mois mille francs.Je n'ai pas cette somme sur moi ; mais demain je vous la ferai rec- mettre par mon premier clerc contre un regu, Cet arrangement vous convient-il ?\u2014Je n'ai pas le droit d'être exigeante.\u2014 Vous installerez-vous à Verdraine ou à lu ferme des Dergères ?\u2014Je ne sais pas encere, monsicur savoir - co je verrai.Je vous ferai que j'aurai décidé.Duns tous les cas, je no serai plus ici duns huit jours, \u2014 Madame la comtesse n'a pas besoin de taut se presser.\u2014L'hôtel de Verdraine ost ven- du, monsieur, je ne suis plus-ici Chez moi.~ + .ve + co sera mn funte, j'aurai permi qu'ils (A continæer.) 2 re To romdde dn Pino pour le rien occupait le fauteuil présidentiel, A sept heures précises, on leva le rideau.Un chœur nombreux et compusé des meilleures voix du collège nous retraça en termes appropriés les péripéties d\u2019une chasse au i loup.Ensuite vint un petit récit entremêls de chant et intitulé : Courchesne des îles, avait endossé pour la circonstance les allures et le Il \u2018s\u2019est acquitté de son rôle avec une ; habi- passé du brave Jeannotleté et un tact qui ont charmé Iauditoire.lauvre Jeannat ! s\u2019en est- il fait jouer des tours : Ah : mécha nt tigolo ! va ! Ami lecteur, que le bon Dien vous préserve de pareils accidents.Quand il fait noir, sentez avant de manger.\u2014M, Courchesne nous a aussi Leaucoup;amusés dans une petite chansonnette in- tifulée : \u201c Le petit Gildas; Le programme de la séance com- portait la déclamation de plusieurs fables de Lafontaine.11 « été donné a Messicurs Robillard.de Saint- Cuthbert, J.Deausoleil, de Montréal, J.Cardin ct S.Désy des Iles, et EK.Bourdelais de St-Cuthbert, de s'acquitter de cette partie diftigile., M.Oscar Morel de venir faire de la cabale en fa- Il était réserve à veur des dentistes, au risque dé voir les médecins privés du beau titre Ala fin d'une chauson intitulée : * Ta dent d'arracheurs de dents.de sagesse,\u201d M.Morel condliit qu\u2019il vaut mieux faire plomber ses dents que les faire arracher, M.Morel a fait arracher la sienne, lui, ét une dent de sagesse s\u2019il vous plait.Aussi, peñ de temps après, il nous arrive sur le théâtre métamorphosé en libre penseur, | Mais, M, .V, Hénault de St-Cuthbert, qui s\u2019est déguisé en voleur de grand chemin et qui n'a pas fait extraire ses dents de sagesse, sait lui faire avotier - qu\u2019il est préférable de croire à Dieu que de croire au hasard, ont MM.Wilfrid Lafrenière et'lhiléas Larue se sont chargés de faire vibrer les fibresde notrepatriotismeet de notre piété filiale.Le premier adéolamé ln \u201c* mort de Jeanne d'Arc\u201d par Ca- * Jeannot Lagoulette, \u201d M.Arthur\u2019 gnio à louer où à vendro son dit che- mardi soir, n'avaient paru sur aucun ; théâtre auparavant, Méme, la plupart d\u2019entre eux n\u2019avaient aucune idée des principes de déclamations et d\u2019élocution.Et Dieu sait s\u2019il en vérance pour apprendre à un jeune élève à faire tel geste, à donner telle intonation à sa voix, à ue pas faire le geste avant de pronuncer le mot qui lui convient, à ne pas le faire après, ete, etc.Et quand on a à remplir un programme aussi chargé que celui de mardi soir, quand on a à lutter contre une timidité bien légitime en pareille circonstance, on pent se faire une idée approximative de ce qu\u2019il a fallu de travail et de la part des | élèves et de la part du professeur ! qui les a exercés.Nous devons donc des remerciements et aux professeurs et aux élèves jour la jolie soirée qu\u2019ils nous ont fait passer ces élèves qui ont paru sur la scène : finitif de Mfaut de la patience et de la persé-! \u2014La Presse annonce le choix dé- Leblanc comme prochain Orateur, Le gouvernement provincial a décidé de continuer la publication du Hansard.M.Clément, ancien | pleau.| | TREFFLE DESALLIERS, AGENT du Dr WOODS, tels que Baume Samaritain, Amers de Nolu et ; Remèdes à Vers.: Un dépot permanent chez lui, en : face du marché, ancienne maison de { Thomas Lord.Prix :.25c¢ts ia bouteille.8 Avril 1892, UN FARCEUR Le Dr Cirois, qui est un ennemi acharné des remèdes pateutés, vou- lint un jour samuser aux dépens secrétaire | particulier de M.Mercier, est nom- \u2018mé secrétaire particulior de M.Chaides CÉLÈBRES REMmÈnes PATENTÉS d\u2019une de ses malades qui se plaignait | AVERTISSEMENT CHAQUE TORQUETTE DE TABAC MYRTLE NAVY EST MARQUEE I.& BEN LETTRES DE BRONZE C'estieseul Myrtle Nay.15 Janvier 1892, POUR 30 CENTS A LA LIBRAIRIE J.B.ROLLAND & FILS, G à 14, rue St-Vincent, MONTRÉAL.qui enverra la somme ci-dossus : lo L'Almanach agricole, ete, pour 1892, 20 | 1802, 3o Le Calendrier de 1a Puissance, | pour 1592, L'Almannen des fumil'es, pour | do Les Soirées de la Brie-des-Cha- 02 \u201d ; ; .mardi.Qu'ils veuillent bien les ac- ; continuellement de mauvaise santé | leurs.cepter ainsi que nosplus sincères fé- | qu\u2019ils ont obtenu.Nous ne pouvons : ; licitations pour le véritable succès qu'encourager les élèves à sc soumettre à l\u2019habile main qui les dirige: \u201c Nascuntur pœtæ funé ora- tores.\u201d Aussi nous sommes per-; suadé que la prochaine fois (plnise à Dieu qu'elle ne soit pas éloignée) nous constaterons des progrès considérables.11 y a chez la plupart deces élèves des dispositions réelles; et, ces dispesitions disciplinées par des mat- tres aussi habiles, ne peuvent qu\u2019engendrer les plns beaux résultats : R.Bb\u2014\u2014\u2014>-e ETABEI EN 1567.LC.de\" TONNANCOUR, MARCHAND-TAILLEUR, S\u2014COTE SAINT-LAMDERT\u2014S MONTREAL.Toujours on magasin un grand as.sortimont de draps, casimirs, tweeds do première qualité et do patrons les plus nouveaux, 22 Avril 1892.AVIS PUBLIC.La compagnie du chemin de fer de Montréal et lac Maskinonge s\u2019u- dressera au l\u2019arlement du Canada à sa présente session pour obtenir un ncto déclarant que son chemin de fer est d\u2019un intérêt général pour le Canada et autorisant la dite compa.min à la compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique et-pour d'autres fins.Montréal, 11 avril 1893, Ç BEAUSOLEIL & CHOQUET, simir Delavigno.L'autre nous à Lag Avocats de la requérante, | Dr Lavivièrete pouvait guérir, lui dit un jour d'essayer la \u201c Régulateur de la Santé de la Femme\u201d et les Plasters du Elle en acheta trois bouteilles et un plaster.Au bout de quatre semaines, la malade alla remercier son médecin du bon conseil qu\u2019il lui avait donné.Elle était guérie et pleine de santé et le Dr Cirois avait perdu une de ses meilleures clientes.Il ne recommande plus le Négulateur, sans doute parce que ce merveilleux remêde guérit trop vite pour la satisfaction de son porte monnaie.Mcfiez vous des pharmaciens et des médécins qui diront du mal du \u201c Régulateur de la santé de la femme\u201d et des \u201cPlasters\u201d du Dr Larivière.Ils vous trompent pour faire plus de profit à vos dépens.MM.Evans & Sons et le Dr Leduc et Cie sont agents généraux pour le Canada, Pour toutes informations, écrivez au propriétaire, D.J.Larivière Manville, N, I.4 Mars 1892 LE 11 AVRIL TIRAGE \u2014 PRIX DU BILLET 10c.GROS LOT $1,000.Buroan dc la Loterie, 11-£ ruo St-Laurent, Montréal, E.C.LALONDE, Gérant.ler avril 1593, 14 aviil 1892, \u2014Hius, * causée par le mal de matrice, qu'il, Ces quatre articles franco par la poste, OUR 30 CENTS.Docrsen DP.PHILIPPE de la Faculté Médecine-Chirargio LE de Paris Spécialis:: Muladie des Femmes, In\u2014 Jflammation, Tumeurs, ete.56, RUE DERRI, MONTREAL, Tfeures de consultations: 8 à 10 brs a.m.2 a 4 heures p.m.Téléphone Bell 6659.22 Janvier 1892.ADVERTISING.1 PF vou wish to advertise anything any wherestany time write to GEQ PI ROWELL & CU, No.10 Spruce St., Now-York.VERY one in uced of information on the sub- E ject of advertising wel dy well to obtain a copy of \u2018* Book for Advertisers.\u2019 S05S pages, price une dollar.Mailed, paitage paid, on recuiptaf prie.Contain a crreful compilation from the Amorican Newspaper Directory of all the beat papers aud class journals ; 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