La tribune, 21 avril 1987, Cahier 2
[" U TRIBUNE SHERBROOKE.MARDI 21 AVRIL 1987 (CAHIER B) Policés d'assurance sur la vie Les tarifs feraient un grand bond à cause du SIDA page $ pp.3 et 6 Vivre en \u201987 la tribune De tout et de tous Reportages La Conférence biennale de vendredi 44 Un gros rouleau compresseur n Michel Bousquet ¦ SHERBROOKE \u2014 La Conférence biennale de vendredi, qui se tient finalement au Domaine St-Laurent, de Compton, au lieu du Motel Le Baron, de Sherbrooke, pour de simples raisons techniques, pourra donner l\u2019effet d\u2019un gros rouleau compresseur.L'expression origine du directeur général de l\u2019Assemblée de concertation et de développement de l\u2019Es-trie (ACDE), M.Michel Bousquet.Il s\u2019en sert pour imager non pas l\u2019impression que pourraient avoir les promoteurs des projets du trai- Monique Gagnon-Tremblay IhI tement qu'on leur réservera, mais plutôt l'allure que prendra cette activité où tout se déroulera à un rythme infernal.\u201cLe Sommet socio-économique de l'Estrie se tenait durant trois Marc-Yvan Côté jours et on y a présenté 55 projets.A la Conférence biennale, nous n'avons qu\u2019une seule journée pour débattre de 42 projets, de seize bilans sectoriels et de huit bilans territoriaux.C\u2019est pourquoi l'ordre du jour prévoit un déroulement serré où chaque minute sera importante\", souligne M.Bousquet, dans une entrevue visant à faire le point, à quelques heures de la Biennale.Pour cette Conférence biennale, Lise Bacon la région estrienne fait oeuvre de pionnier puisqu'elle est la première région à franchir cette étape.D'ailleurs.des représentants de certaines régions du Québec, notamment du Saguenay-Lac St-Jean.ont signifié leur intention d'assister à l\u2019événement de Compton, dans le but d'y faire leurs classes.\"C'est un avantage que nous n'avons pas eu.Nous avons dû faire Yvon Picotte reuve de créativité\", d'admettre I.Bousquet.Le déroulement L'horaire détaillé de la Conférence biennale prévoit que le \"rouleau compresseur\" se mettra en branle dès 9h00 par le mot de bienvenue du président d'assemblée.M.Pierre Roy, celui-là même qui avait agi à titre de chef d'orchestre lors du sommet.Textes de Gilles Fisette Pas moins de 24 projets issus de neuf secteurs différents (les secteurs socio-communautaire, emploi.forêt, infrastructures, ressources minérales, agro-alimentaire, environnement, coopératif et entreprises culturelles) seront débattus durant l'avant-midi, avant la pause-repas prévue à 13h00, laquelle se tiendra après la signature de l'entente concernant un plan d'équipements culturels.En après-midi, les débats reprendront à 14h30 par la présentation générale des territoires de l'Estrie et par les bilans et perspectives des sept MRC de la région et de la Ville de Sherbrooke.Les 18 derniers projets, provenant de cinq secteurs différents (santé et services sociaux, développement technologique, loisir, tourisme et la Station internationale Magog-Orford ) occuperont le restant de l'après-midi, jusqu'à la mise en place du suivi et la conclusion de la journée.La séance devrait se lever vers 18h30.Les projets Depuis quelques jours, le sort de certains projets est connu et les promoteurs savent à quoi s'en tenir.Mais pour la plupart, note M.Bousquet, la Biennale réserve des surprises.\u201cCertains projets, comme lors du sommet, font l'objet de discussions qui devraient durer jusqu\u2019à la dernière minute.Les discussions en coulisse sont réelles et ne se tiennent pas seulement pour entretenir un suspense auprès du public.Toutefois.si lors du sommet, le ministre responsable disposait d\u2019une enveloppe assez bien garnie pour les décisions de îernières minutes, il est connu que le ministre Marc-Yvan Côté n'aura pas des millions Michel Bousquet, directeur général de l'ACDE de dollars en poche pour des cadeaux-surprises.11 ne faut pas s'attendre à cela\", dit-il.Développement technologique Parmi tous les projets, ce sont encore ceux concernant le dévelop-lement technologique qui soulèvent inquiétude Rien n'a encore été décidé et des discussions avec la ministre Monique Gagnon-Tremblay se poursuivaient encore durant le congé pascal et devraient se maintenir durant toute la semaine.\u201cEn ce qui concerne le dossier de la micro-electronique.ce dossier suppose des engagements autour du projet Gescon Mais ce projet relève d'Hvdro-Québee et on ne pourra vraisemblablement pas s'attendre à un engagement du gouvernement.On travaille davantage dans le sens d'un quelconque \u201cpositionnement\" de la région dans ce dossier.Il y a plusieurs formules possibles.\"Nous verrons\", de déclarer M.Bousquet.Quant aux projets du parc scientifique universitaire et du parc biomédical, un obstacle majeur a été levé du fait que les promoteurs ont accepté de présenter le dossier sous la forme d'un parc unique à deux volets.\"Autrement, on faisait carrément rire de nous autres\u201d, conclut M.Bousquet.Au moins quatre ministres du cabinet Bourassa seront à Compton L\u2019Estrie choyée déral de Sherbrooke, des ministres du gouvernement Bourassa et du président d\u2019assemblée.\u201cIl n\u2019est pas exclu que d'autres ministres soient disponibles.Par contre, avec quatre mi- ^ four de rôle nistres, l\u2019Estrie peut se considérer choyée.Normalement, une biennale devrait se tenir avec deux ministres, un ministre de la région et le ministre Côté\", de souligner M.Michel Bousquet, directeur général de l\u2019ACDE.Les représentants sectoriels et les promoteurs de projet participeront aux délibérations à tour de rôle selon l'ordre déterminé.Un seul promoteur par projet pourra s'asseoir à la table.SHERBROOKE \u2014 Au moins quatre ministres du cabinet Bourassa seront à Compton, durant une certaine partie ou durant la totalité de la Conférence biennale de vendredi, selon la disponibilité de chacun.De ces quatre ministres, deux y seront en permanence puisqu'il s\u2019agit de la ministre Monique Gagnon-Tremblay, leader du caucus régional, et du ministre responsable des sommets et des biennales, M.Marc-Yvan Côté, titulaire du portefeuille des Transports et responsable du développement régional.La présence de deux autres ministres est confirmée.Il s\u2019agit de la ministre Lise Bacon, vice-première ministre et ministre des Affaires culturelles, et de son collègue Yvon Picotte, ministre du Loisir, de la chasse et de la pêche et ministre du Tourisme.Une trentaine de personnes prendront place de façon permanente autour de la table des discussions.Il s'agit des sept membres de l\u2019exécutif de l'ACDE, de deux représentants sectoriels du tourisme et du développement technologique, de sept préfets et du maire de Sherbrooke, de cinq députés ministériels provinciaux, du député fé- Toutes les délibérations seront filmées par la firme Arts et Images, en vue de la production et la diffusion par la suite d'une ou de plusieurs émissions synthèses de la biennale.Selon M.Bousquet, c'est l'ACDE qui a procédé à l\u2019embauche de la firme et elle entend y consacrer une somme d\u2019environ 10,000 S.Pas une course aux millions $ ¦ SHERBROOKE \u2014 La Conférence biennale de vendredi, à Compton, ne sera pas une course aux millions de dollars.Cet argument déjà servi par les organisateurs de l'événement dans le but de faire comprendre à la population estrienne que la récolte d'une biennale ne peut être comparable à celle d\u2019un sommet \u2014 une précision à apporter devant l\u2019importance des sommes en jeu et accordées lors du sommet de janvier \u201985 \u2014, s'illustre bien avec le dossier de la Station internationale de ski alpin du Mont Gosford.Projet mineur üO D O > cd SSIWWIVta WWüWSS^ O Si le développement d'un tel centre suppose éventuellement une valse d'une centaine de millions de dollars, le projet déposé à la biennale est mineur.Les promoteurs du projet ont compris que la priorité doit être accordée à la zone du Mont Or-ford et suppose des ententes fédérales-provincia-les à long terme.Pour l\u2019instant, ce dossier du Mont Gosford se résume à une aide financière de 20,000 $ permettant la réalisation d'une étude d'impact économique du projet à l\u2019intérieur du territoire de la région de Mégantic.Un second volet de l\u2019étude devrait également évaluer l'impact du projet de ski au Mont Gosford sur la clientèle actuelle des centres de ski alpin en Es-trie et au Québec.Les dossiers des trois musées de Sherbrooke qui feront l'objet d'une entente concernant un plan d\u2019équipements culturels, ainsi que les dossiers du théâtre professionnel et de l\u2019école de musique, impliquent également, pour l'instant, des montants peu élevés.Le Musée des sciences naturelles a été revu à l\u2019intérieur des normes existantes à ce sujet.Les promoteurs désirent obtenir à la Biennale un feu vert et 500,000 $ de Québec (300.000 $ du fédéral ) pour permettre les études et l'analyse de développement nécessaires, en 1987-88.Le Musée des Beaux-Arts a d'abord besoin d'un local et d'un budget de fonctionnement de 507,000 $ sur trois ans.dont 87,500 $ au cours de la première année.Enfin, le Musée du Patrimoine a également besoin d'un local et d'un budget de fonctionnement de 35,000 $ dont 10.000 $ au cours de la première année.\u2014 .¦ SH1SEIDO CHEZ EATON Regardez votre peau en face grâce au Système de diagnostic de I 'épiderme Shiseido chez Eaton au Carrefour de l'Estrie du 30 avril au 2 mai Le système perfectionné Replica de Shiseido met en lumière les besoins spécifiques de votre peau.Une substance semblable à l\u2019argile est appliquée sur votre joue, puis retirée et examinés au microscope.Cette empreinte révèle la texture et les caractéristiques de votre épiderme.A partir de ces données, votre conseillère Shiseido vous proposera un programme de soins personnalisé.Ne manquez pas cette merveilleuse occasion de mieux connaître votre peau! 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C\u2019est tout un revirement de mentalité! Pas Karl! Herbert! J (F OPINION LIBRE JJ A la CSCS: objectiver la solution Dans ma lettre à La Tribune du 2 septembre 1986, \u201cà la C.S.C.S., la réconciliation, c\u2019est urgent\u201d nous avons cru qu'il était d\u2019intérêt public que cette voix de la réconciliation soit fortement entendue.Nous avons voulu rappeler, à tout l'équipage du bateau, que cette querelle qui régnait et l'esprit de vengeance allaient conduire immanquablement à la dérive et au néant, et que des jeunes élèves innocents risquaient de payer pour longtemps les conséquences d\u2019un conflit créé par un monde d\u2019adultes aveuglés par leur orgueuil et leur soif du pouvoir.En septembre dernier nous avons cru qu\u2019il était encore possible que ces membres d'une même équipe puissent s\u2019asseoir autour de la même table pour discuter leurs différences, critiquer et s\u2019auto-critiquer afin de reconstruire la confiance et conjuguer leurs compétences pour le bénéfice du milieu scolaire tout entier.Malheureusement l\u2019évolution du dossier nous rappelait fréquemment que notre optimisme était en agonie et les évènements des derniers jours nous ont démontré cruellement que notre espoir est déjà mort.Je dois souligner ici, malgré tout, que même si la situation est tragique, elle est aussi une leçon d\u2019engagement et d\u2019implication.De toute évidence nous sommes rendus maintenant au début de la fin, mais l\u2019aperçu de la situation est différente ici et là.Peut-être, croyons-nous, qu\u2019en réfléchissant tous sur quelques questions et faits nous finirons par retrouver la clef perdue, pour une solution juste et moins traumatisante.1)\t'N\u2019est-il pas possible que l\u2019analyse et perception du Conseil des commissaires concernant les malaises et revendications des directeurs (trices) d\u2019écoles étaient non complètes et superficielles?N\u2019est-il pas étonnant d\u2019entendre M.Denis Demers (programme télévisé, jeudi le 16 avril 1987) qualifier leur manifeste du 24 février 1986 \u201cd\u2019assez flou, très difficile à comprendre ce qu\u2019on y dit, contenant des accusations vagues sur le fonctionnement du Conseil des commissaires et reproches sur des phrases.\u201d?Dans quel monde vit-on pour qu\u2019un manifeste décrit ainsi soit à l\u2019origine de ce conflit atroce que nous vivons! J\u2019ai relu le manifeste et je regrette de signaler que mon analyse m\u2019a poussé vers des conclusions différentes.Dans ce manifeste, les directeurs (trices) d'école ont dénoncé : a)\tun abus de pouvoir politique b)\tmanque d\u2019application de la philosophie de gestion dite de partenariat et de participation c)\tattitude de suspicion, doute, méfiance et leadership autoritaire.Les directeurs (trices) ont estimé ces malaises assez importants pour justifier leur décision de se retirer de tout comité où siège un commissaire et pour qu\u2019ils demandent une analyse institutionnelle par une firme indépendante.2)\tLa situation entre le comité de parents et le Conseil des commissaires ou du moins son président n\u2019est-elle pas copie conforme de la situation entre direc-teurs(trices) d\u2019école et Conseil des commissaires?Cette analogie ne nécessite-t-elle pas une réflexion approfondie?3)\tComment se fait-il que le Conseil des commissaires se trouve maintenant isolé, désapprouvé par les directions d\u2019écoles, comité de parents, opinion publique et média d\u2019information?Pourquoi ce Conseil n\u2019a pas su profiter des ouvertures offertes pour faire son auto-critique, corriger son image et se faire aimer et apprécier?N\u2019est-il pas possible que ceux qui font le plus mal au Conseil des commissaires et spécifique- ment à son président, ne sont pas nécessairement ceux qui critiquent mais plutôt ceux qui conseillent?4)\tComment justifier l\u2019attitude des commissaires à l\u2019égard des travaux du comité de l'ENAP et ses rapports et recommandations?\u2014\tla réunion du Conseil lundi le 13 avril 1987 était destinée originalement à l\u2019étude du rapport révisé du directeur général sur les travaux et recommandations du comité de l\u2019ENAP.Selon les informations reçues, l\u2019étude approfondie de ce rapport n\u2019a pas eu lieu.\u2014\tles commissaires ont décidé la remise du rapport pour usage interne sans accepter ses recommandations, alors qu\u2019il était accepté antérieurement par le comité de parents et directeurs d\u2019école.\u2014\tà cette réunion du lundi 13 avril 1987, les commissaires ont décidé d\u2019aller en caucus surprise en excluant les représentantes des parents.\u2014\tà cette même réunion, les commissaires sont revenus après leur caucus avec la proposition surprise de démettre le directeur général de son poste sans que cela fasse partie des recommandations du comité de l'ENAP.N\u2019y a-t-il pas dans cette attitude une sorte d\u2019arrogance et mépris de l\u2019effort collectif des femmes et des hommes qui ont dépensé beaucoup d\u2019énergie pour accomplir ce travail?Sommes-nous maintenant éloignés de l\u2019esprit et objectifs du comité de l\u2019ENAP?Le leadership qui se dégage de l\u2019attitude des commissaires est-il un leadership de partenariat et de participation ou un leadership d\u2019autorité?5)\tA-t-on justifié la démotion du directeur général?\u2014\tson examen écrit d\u2019engagement, en août 85, est devenu un énoncé de principes de gestion à la C.S.C.S.\u2014\tlors de son interview télévisé jeudi le 16 avril 87.le président du Conseil des commissaires, disait qu\u2019il était d'accord et qu'il est toujours d'accord, avec la philosophie de gestion (partenariat et participation) prônée par le directeur général M.Bernard Desruisseaux.\u2014\tdans son éditorial du 16 avril 87, M.Jean Vi-gneault signale en parlant du directeur général que \u201cpersonne ne lui a reproché officiellement une mauvaise administration.Du côté des parents et des directeurs d\u2019école, l\u2019appui à M.Desruisseaux est total\u201d.6)\tLa rupture entre le comité de parents et le président du Conseil des commissaires est désormais au point de non retour.Les parents, électeurs des commissaires, ont dû pousser leur opposition à l\u2019extrême, en demandant, par la voix de leur comité, la démission du président et la mise en tutelle.Si on faisait l\u2019analogie avec les gouvernements d\u2019un pays on pourrait alors imaginer qu'une telle situation aurait provoqué soit la démission du premier ministre et son gouvernement, soit le \u201cchaos\u201d et l\u2019oppression dépen-damment du régime politique du pays.Les réponses que chacun de nous donnera objectivement à ces questions et à bien d\u2019autres orienteront le choix de solution.Le coeur du problème (donc la solution) réside dans le type de leadership convoité et/ou exercé.L\u2019ensemble de ces considérations, notre sens de justice et de responsabilité ainsi que notre devoir de rechercher la solution la moins traumatisante pour l\u2019ensemble de la communauté scolaire nous commanderont probablement de conclure à regret qu\u2019il est maintenant inévitable que certains lieutenants se voient dans l\u2019obligation de priver le conseil des commissaires de leur talent et de leur expérience Khalil Khoury m.d.\tDOCUMENT\t Vï\t\t\t\t\\ Non au démantèlement de l'Etat québécois (2) NDLR Le chef de l\u2019opposition officielle à l\u2019Assemblée nationale, M.Pierre Marc Johnson, participait récemment à un colloque organisé par l\u2019Ecole nationale d\u2019administration publique (ENAP) et ayant pour thème les trois rapports des sages présentés au gouvernement Bourassa l\u2019an dernier.Voici quelques extraits de son discours.Les trois rapports présentent la diminution du rôle de l\u2019Etat comme la seule issue possible pour le Québec.Mais il y en a une autre, une approche qui concilie et réconcilie les exigences du développement économique et les objectifs de démocratie sociale.(.) L\u2019emploi, la priorité Mais la démocratie sociale et le maintien des progrès sociaux ne suffisent plus à garantir cette solidarité collective qui nous est pourtant si nécessaire.L\u2019ampleur du chômage au Québec, particulièrement chez les jeunes, menace de la remettre en question de façon explosive.D\u2019autant plus que ni son traitement social, ni les solutions quantitatives qu\u2019on attend de la croissance économique ne parviennent à en assurer la résorbtion.A cet égard, il est remarquable de constater que la croissance économique relativement forte qu\u2019a connue le Québec au cours des trois dernières années a peu affecté le niveau de chômage chez-nous.Si la démocratie sociale, qui s\u2019est implantée dans notre société dans le dernier quart de siècle, a permis, par le truchement de politiques redistributives, de limiter les effets économiques et sociaux dont sont victimes les sans-travail, il est clair, aujourd\u2019hui, que cela ne suffit plus et que la démocratie sociale doit être complétée par un élargissement de la démocratie économique, par un engagement clair envers le développement de l\u2019emploi.Cela veut dire que l'emploi doit devenir notre première priorité et que les actions de l\u2019Etat doivent d'abord viser la réalisation de cet objectif.Cela veut dire aussi que le Québec doit se doter d une véritable politique de l\u2019emploi, que nous devons avant tout viser à unir nos forces, nous concerter, plutôt que de nous engager dans les remises en question susceptibles de nous diviser.En termes concrets, cela veut dire que: syndicats, entreprises, universités, collèges et gouvernements doivent se concerter; nous devons investir dans le développement régional \u2022t le développement technologique ; nous devons adopter de nouveaux modes d organisation économique, en particulier au sein des entreprises; il faut favoriser la formation de la main-d\u2019oeuvre et le recyclage; il faut mettre en place des programmes visant l\u2019emploi chez les jeunes; une véritable politique du partage du travail doit rapidement être mise en place.Moderniser le fonctionnement de l\u2019Etat D\u2019autre part, s\u2019il est nécessaire de continuer à rationaliser les dépenses de l'Etat, il ne faudrait pas, ce faisant, le laisser tomber en décrépitude.Cela est particulièrement vrai dans le secteur de la santé où des décisions importantes devront être prises tant au niveau des immobilisations qu\u2019au niveau des nouvelles technologies.Il faut donc cesser de poser le débat en termes de \u201cplus\u201d ou de \u201cmoins\u201d d\u2019Etat pour lui donner sa vraie perspective, soit celle de l\u2019utilisation maximale de nos ressources bien harnachées aux fins que poursuit la société québécoise.Il faut éviter aussi la stagnation du secteur public que peut amener son vieillissement.En ce sens, l\u2019applicaton du partage du temps de travail au sein du secteur public pourrait marquer le début d'une mobilisatin de ressources humaines que le sous-emploi dilapide trop souvent et contribuer à moderniser et assouplir, par la voie du rajeunissement, le fonctionnement de l\u2019Etat québécois.Rationaliser les moyens d\u2019intervention Si la cohésion sociale doit être le socle sur lequel s\u2019érige la capacité du Québec à relever les défis économiques contemporains, l'Etat québécois, quant à lui, ne doit pas perdre de vue qu'en matière économique le souci de l\u2019intérêt général c\u2019est d\u2019abord celui du long terme.En ce sens, il est dangereux d'improviser une politique économique dont la seule préoccupation est d'obéir à des motifs conjoncturels ou encore de satisfaire à quelques dogmes à la mode.Cependant, telle est bien, semble-t-il, l'attitude du gouvernement actuel du Québec dans la foulée du rapport Fortier sur les privatisations Se délester de Sociétés d\u2019Etat afin de glaner les sommes nécessaires à la réduction temporaire du déficit budgétaire, ou s\u2019en départir par idéologie, ce n'est pas, ni dans un cas, ni dans l autre, une politique acceptable pour le Québec.Là aussi, une autre politique existe pour le Québec, qui prend en considération la nature distincte de la société québécoise, le caractère récent, limité et fragile des grandes unités économiques dont il s\u2019est doté depuis un quart de siècle et qui correspond davantage aux défis que lui impose le processus grandissant de libéralisation des échanges.Cette politique consiste à arrêter de mettre en opposition le secteur privé et le secteur public; les deux secteurs peuvent et doivent s\u2019interpénétrer et conjuguer leurs efforts.C\u2019est de cette façon que le Québec moderne a mis au monde de grandes entreprises, tant dans l\u2019un et l\u2019autre des secteurs.Ce n\u2019est pas au moment où l\u2019on commence à réu.ûr qu'il faut tout remettre en question.Pour que cette articulation fonctionne avec le maximum d'efficacité et que l\u2019action de l\u2019Etat québécois dans l\u2019économie s\u2019exerce ponctuellement avec une efficience déterminante, il importe de garder des Sociétés et des Organismes d'Etat ayant la capacité d\u2019in-terveir rapidement dans le domaine économique.En ce sens, des outils comme la SDI ou la SGF ne doivent pas être démantelés.De plus, lorsque c'est possible et nécessaire, il faut encourager par des \u201cjoint venture\u201d des investissements conjoints des secteurs privés et publics générateurs d'emplois.Il ne faut pas avoir peur de développer d'autres Noverco, Dofor, Albecour, Pétro-mont,.L\u2019apport du capital privé aux entreprises d\u2019Etat n\u2019est pas davantage à proscrire que son contraire.Développer des alternatives L\u2019Etat ne peut pas tout faire et ne doit pas tout faire.A côté d'une vision globale de sa solidarité qui s'exprime dans le cadre des politiques de l'Etat, il y a place pour des initiatives locales, des expériences communautaires et des associations volontaires.La transformation des modes de vie s'accompagne de nouvelles valeurs et de besoins nouveaux qui peuvent s'incarner dans des modes alternatifs d'organisation et de gestion.Déjà, des expériences en cours ont atteint un rvth-me de croisière qui en révèle toutes les potentialités.C'est le cas, par exemple, du Réseau des Garderies du Québec largement géré par les utilisateurs.Il n'en va pas de même dans le domaine du loisir où des expériences comme celles de Villages Vacances-Familles ou du Mouvement Québécois des Camps Familiaux ou- vrent la voie à de multiples formes de solidarités locales.Ces solidarités locales appelées, dans les domaines du^ loisir, de la culture et du social, à compléter et même à se substituer aux interventions de l\u2019Etat, doivent être encouragées, Tout comme il faut encourager l'autonomie des individus.En ce sens, dans la foulée des actions que le gouvernement du Parti Québécois avait entrepris, il faut investir davantage dans la réinsertion sur le marché du travail des bénéficiaires d\u2019aide sociale.A tout le moins, il faut modifier la fiscalité et les programmes de sécurité du revenu, pour que cela soit payant de quitter l\u2019aide sociale.Ces aspects m\u2019apparaissent plus importants encore que la chasse des fraudeurs qu'a entrepris le gouvernement actuel.Gouverner, c\u2019est choisir Gouverner c\u2019est choisir, non seulement les moyens, mais surtout les priorités.Le gouvernement actuel essaie de gérer les moyens, sans se poser de question sur les objectifs à atteindre sur les besoins et les priorités pour le Québec.Ainsi, avant de faire des choix concernant la gestion de notre système de.qui, par ailleurs fait déjà fortement appel au secteur privé, il importe de répondre aux questions concernant: l\u2019accessibilité et la qualité des soins; les besoins futurs engendrés par le vieillissement; et la part de notre richesse que nous voulons y investir.A mon avis, la qualité des services d'éducation est une question beaucoup plus prioritaire que le partage de la gestion de ces services entre le secteur privé et public.La baisse de la natalité, la croissance démographique et l\u2019immigration sont autant de facettes du problème démographique qui exige des actions à court terme de l\u2019Etat québécois.L'emploi, et en particulier l\u2019emploi chez les jeunes, devrait à mon avis être plus prioritaire que la vente de Dofor Voilà, je crois la plus grande faiblesse des trois rapports et du gouvernement libéral: l\u2019absence d\u2019une vision claire des besoins du Québec, l\u2019absence de priorité, et des actions tournées avant tout sur le démantèlement de l'Etat plutôt que vers la réponse aux vrais problèmes.\tPierre Marc Johnson chef de l'Opposition officielle et du Parti québécois ¦M LA TRIBUNE SHERBROOKE.MARDI 21 AVRIL 1987 B 3 ( la tribune vivre en 87: Ouvrage publié par Maurice Roy Tout ce qu'il faut savoir sur les centres locaux de services communautaires La crainte de la contagion du SIDA par les transfusions sanguines engendre une nouvelle industrie aux USA .par Gilles DALLAIRE SHERBROOKE \u2014 Hiver comme été, les presses des maisons d\u2019édition québécoises crachent, chaque semaine, en plus d\u2019une demi-douzaine d\u2019ouvrages de fiction, quelques dizaines d\u2019ouvrages consacrés aux sujets les plus divers.sance du réseau.J\u2019ai vécu la période enthousiaste des débuts, la période de morosité de la fin des années 1970, les compressions budgétaires, les transferts des programmes et des effectifs des départements de santé communautaires et des centres de services sociaux et j\u2019ai transigé avec sept ministres de la Santé et des Services sociaux de même qu'avec deux gouvernements\", explique Maurice Roy qui, depuis 1978, est directeur général du Centre local de services communau-taires Samuel-de-Champlain, un établissement qui dessert Brossard, St-Lambert.Greenfield Park et Ville Lemoyne.Pourtant, même si voilà 16 ans que le premier centre local de services communautaires a vu le jour, même si près d'une centaine d'autres établissements semblables ont été mis sur pied par la suite, personne, avant Maurice Roy, n'avait jugé bon de renseigner le public sur les CLSC, sur ce qu'ils sont, sur ce qu'ils font, sur leur mission, sur la façon dont ils sont administrés et sur la place qu'ils occupent dans le réseau des affaires sociales.Lacune comblée depuis la publication, par Editions Saint-Martin, d'un ouvrage intitulé Les CLSC, ce qu'il faut savoir.Ouvrage qu\u2019il n'a mis que 10 semaines à coucher sur le papier, parce qu'il l\u2019avait dans la tête depuis au moins 10 ans.\"Je suis associé de très près à la gestion et au développement des centres locaux de services communautaires depuis plus de 12 ans.J'ai vécu la phase d\u2019implantation des premiers CLSC et la crois- Etabllssement original Selon lui, un CLSC est un centre de distribution de services de santé et de services sociaux d\u2019une originalité et.d'une pertinence rares qui mérite d\u2019être connu, tout particuliè- rement dans le milieu urbain où sa pénétration a été plus lente qu'en milieu rural parce que sa mission n'était pas très bien comprise.\u201cOn ne connaît généralement que le service qu'on reçoit ou qu\u2019on attend d\u2019un CLSC.Ainsi, nombreuses sont les personnes qui croient qu'un CLSC n\u2019offre que des services de consultation médicale et qui l\u2019assimilent à une clinique médicale privée ou à la salle d'urgence d'un centre hospitalier.Cette méconnaissance n\u2019est pas, comme on pourrait être porté à le croire, l\u2019apanage du grand public: dans le milieu hospitalier, on croit très souvent qu'un CLSC n\u2019offre que des services à domicile aux personnes qui viennent de recevoir leur congé d\u2019un centre hospitalier et, en milieu scolaire, on est porté à croire qu\u2019un CLSC a pour rôle d\u2019offrir des services sociaux et des services de santé dans les écoles\", d'expliquer Maurice Roy.Un maillon essentiel Même si, dans son ouvrage, il évoque briè- vement le contexte social et politique de la naissance des CLSC, il se défend bien d'avoir voulu faire oeuvre d'historien.\u201cJe me suis principalement efforcé de faire connaître au public et aux partenaires des CLSC ce qu est un CLSC et de leur expliquer les services qui peuvent, réa-listement, en être attendus ou exigés.Il m'a aussi paru utile d\u2019expliquer le mode de gestion d\u2019un CLSC et de brosser un tableau des programmes qui sont présentement en vigueur dans les CLSC, souligne-t-il tout en se disant persuadé que quiconque parcourra l\u2019ouvrage connaîtra mieux ce maillon essentiel de la chaîne des services de santé et des services sociaux offerts aux Québécois.Débats passionnés Que la publication de l\u2019ouvrage survienne au moment où la Commission d\u2019enquête sur les services de santé et les services sociaux s'apprête à faire connaître ses recommandations au gouvernement provincial et alors que des débats passionnés sont BETHESDA, Maryland (AFP) - La crainte de la contagion du SIDA par les transfusions sanguines engendre une nouvelle industrie aux Etats-l'nis: la congélation et la conservation à long terme de son propre sang en vue d'une éventuelle opération chirurgicale.(Photo La Maurice Tribuna par Stéphane Lemire) Roy Dernier arrivé sur ce marché de vingt sociétés qui offrent ce service, coûteux et complexe, la My-Cell Personal Blood Bank, basée dans la riche banlieue de Bethesda, facture l'opération $525 La société soutire du corps du client environ un litre et demi de sang.Celui-ci est désinfecté, les globules rouges sont séparés du plasma, le tout est congelé dans des récipients en acier inoxydable et stocké à une température de moins 120 degrés centigrades pour une durée de trois ans.C'est la durée maximum autorisée actuellement par la Food and Drug Administration (FDA), l'administration américaine qui impose ses normes aux produits alimentaires et pharmaceutiques.Mark Davis, le directeur de la société, assu- re que le sang congele peut être conservé 20 ans de cette manière et il s'attend que la FAD étendra la période de conservation autorisée.La société qui vient à peine d'obtenir la certification de ses installations, n'a pas encore prélevé de sang Selon son directeur, 60 clients figurent sur ses listes d'attente.Le marketing a été conçu à l'intention des médecins.La campagne publicitaire de My-Cell s'adresse, en priorité.sur un ton discret, dans la presse et à la télévision, aux milieux d'affaires de la région de Washington, où elle offre des ristournes aux entreprises qui voudraient faire profiter leurs cadres de cet avantage en nature.\"Nous ne faisons pas de promotion pour les comportements hystériques\", a déclaré M.Davis 'Notre service apporte la paix de l'esprit aux personnes qui pourraient avoir besoin de chirurgie dans l'avenir et qui s'inquiètent des affections transmises par les transfusions\".\"Mais bien évidemment la peur du SIDA est une grande motivation\".admet M Davis.Des responsables américains de la santé ont indiqué qu\u2019au moins six cas de SIDA avaient été contractés lors de transfusions de sang depuis que des techniques de dépistage ont été élaborées en 1985.En fait le risque de contracter le SIDA lors de transfusions de sang vient loin derrière le danger de contagion de l'hépatite, qui selon l'institut national du coeur, des reins et du sang infecte annuellement quelque 200,000 américains lors de transfusions.En bref \u2022\tTroisième Inscription WINSOR (CC) \u2014 La troisième et dernière inscription du concours \"Tiens.toi., moi, j\u2019fume pas\", qui se tient à la polyvalente Le Tournesol de Windsor, aura lieu du 21 avril au 1er mai prochain.Pour participer, les élèves non fumeurs doivent remplir un coupon de participation attestant qu'ils sont non fumeurs et le déposer au secrétariat de l'institution scolaire.A noter cjue les élèves ayant participé aux deux premières étapes doivent aussi se reinscrire pour être éligibles aux trois grands prix qui seront attribués en juin.Les élèves n'ayant pas participé aux deux premières étapes peuvent quand même s'inscrire pour être éligibles au troisième grand prix.Depuis le début de l'année académique, ce concours a connu un vif succès.Près de 350 élèves se sont inscrits à chacune des deux premières étapes.Le concours a également incite une quarantaine d'étudiants à abandonner l\u2019habitude de fumer.Ce concours est sous la supervision de l\u2019équipe Promotion-Santé du CLSC du Val St-François à Windsor.\u2022\tA la rescousse des jeunes Les jeunes Estriens qui sont en quête d\u2019un emploi ou qui ne savent pas s\u2019ils doivent se mettre à la recherche d\u2019un gagne-pain ou bien poursuivre leurs études peuvent maintenant compter sur l\u2019aide d\u2019un organisme familier avec ces problèmes.Jeunesse-Emploi Estrie qui a pignon au 234, rue Dufferin, à Sherbrooke, peut les aider à rédiger un curriculum vitae, à se préparer à une entrevue et à présenter un projet de création d'emplois.Le bureau de Jeunesse-Emploi Estrie est ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 13h à 16h30.\u2022\tTout sur la ménopause Des conférences destinées à démystifier la ménopause seront données le 6, le 13,' le 20 et le 27 mai, de 19h à 21h30, à la boutique Santé 2000, au Carrefour de l\u2019Estrie, à Sherbrooke.Il sera question de la préparation psychologique à cette étape de la vie de toute femme et des moyens qui peuvent être pris pour prévenir ou atténuer les malaises qui l\u2019acompagnent.\u2022\tCours de secourisme Des cours de secourisme destinés aux jeunes qui recherchent un emploi d\u2019été débuteront le 27 avril, à Sherbrooke.Initiative de l\u2019Ambulance St-Jean, ces cours se termineront au début de juin.Les étudiants désireux d'obtenir plus d\u2019informations ou encore de s'y s'inscrire n'ont qu\u2019à téléphoner au quartier général local de l'Ambulance St-Jean.engagés sur la mission des CLSC, sur l'avortement, sur la privatisation des centres hospitaliers, sur la municipalisation des CLSC, sur l'universalité des programmes sociaux, sur les médecines douces, sur la déréglementation, sur la réduction du déficit de l'Êtat, sur l\u2019intervention de l'Etat et autres sujets aussi brûlants ne l'embarrasse pas et il se permet même des commentaires sur certains des ces enjeux.\u201cJe me devais de témoigner des CLSC et je l'ai fait, avec toute la rigueur dont je suis capable\", souligne-t-il.-¦ .V* [\t \t 1\tA t\t 1\tAtHtk.4toâk M (Laserphoto PC) les fraises se prêtent à toutes sortes de desserts, pour accompagner la crème glacée ou en sorbet.AU VUI1 UWIfcU Oui, on en a ! Des RANGER 7995$ Taux de financement COMPTANT pu LOCATION SUR 48 MOIS PARTIR 470 0*11 DE I/57.* moi* OU i% \u2022Tau* de Une n ce ment offert eu/ oertelns modèle* en stock Jueqw'A concurrence de \u2022 000.1 eu/ une période de 24 mois.\u2022TAXI*, TWAWOdT IT Pdf» AJUTtOU §f » U S RABAIS JUSQU\u2019A 2154.* telatL.Tr 100 000s, œzs- 160000b ET EN PLU8 JUSQU\u2019A 1OOOJ DE REMISE EN ARGENT COMPTANT ET BEAUCOUP D\u2019AUTRES PRIX SPÈCIAUX SUR QUELQUES 300 VOITURES ET CAMIONS EN STOCK Le VOITURIER A -1 «VOilUHli, MUVlî* I MIHCIîmV I LINCOLN aTbec I «camionî,»omu «vCmCui l i# uNAGf S UH A COuH» l> LONG ttuut jlMViCl CAHOÜIH'I 1261, RUE KING EST.SHERBROOKE 569-5981\t1 800 567-3499 MERCURY ' y.^ ¦¦¦¦¦.LINCOLN B 8 LA TRIBUNE.SHERBROOKE.MARDI 21 AVRIL 1987 la tribune] *¦ les reportages Filtre de grès datant de 1909 trouvé dans le lac Memphrémagog par Gilles Pelloille MAGOG \u2022 Lorsqu\u2019il a trouvé au tond du lac Memphrémagog une poterie de grès sur laquelle était écrit qu\u2019il s\u2019agissait d'un filtre, le plongeur subaquatique Jacques Boisvert a senti sa curiosité s\u2019éveiller.Des recherches qui se sont échelonnées sur une partie de l'hiver tendent à prouver que i\u2019objet aurait été fabriqué avant 1909.En consultant le blason qui est encore très lisible sur la poterie, M.Boisvert a pu constater que l\u2019ob- M.Martin Stangl, qui est arrivé à Fleming-ton en 1909 pour y travailler au titre d\u2019ingénieur en cérami- (Photo La Tribune par Gilles Pelloille Jacques Boisvert et sa trouvaille.jet a été fabriqué par la compagnie Fulper de Flemington au New-Jersey.Souhaitant en savoir davantage.il a écrit à la Chambre de commerce de cette localité.Même si Flemington n'a plus de Chambre de commerce depuis plus de 75 ans.la lettre de M.Boisvert a abouti sur le bureau du maire.M.Herman Kapp Ce dernier a trouvé la requête de l\u2019historien magogois intéressante, et il s\u2019est donné la peine de faire personnellement des recherches.Il a retrouvé la fille d'un immigrant allemand, que.M.Stangl a plus tard acheté l\u2019entreprise et lui a donné son nom.Les correspondants de M.Boisvert, faute de pouvoir lui indiquer la date précise de fabrication de la poterie, furent malgré tout en mesure de déterminer que La Fulper Pottery Company avait cessé la production de ces filtres en 1909.Cette année-là, la compagnie retirait les objets utilitaires du catalogue pour lancer une collection de poteries d\u2019art.Tout indique que l'objet trouvé par M.Boisvert ne constitue que la partie supérieure du filtre à eau fabriqué par la compagnie Fulper au début du siècle.Il s\u2019agit de la partie filtrante qui était posée sur un réservoir, lui-même percé d\u2019un petit robinet par où s\u2019écoulait l\u2019eau purifiée.Il est toutefois peu probable que la mention \u201cGerm Proof\u201d que porte la poterie en lettres bleu cobalt soit réaliste.Ces filtres domestiques naturels en grès servaient surtout a retenir les impuretés et les matières minérales.Une eau boueuse ressortait claire des parois inférieures poreuses du grès, mais les germes et autres bactéries n'étaient pas toujours filtrées.Les propriétaires du filtre trouvé par M.Boisvert s\u2019en servaient certainement pour purifier une eau potable trop boueuse à leur goût.Quant à savoir comment la poterie s'est retrouvée au fond du lac Memphrémagog.si loin au nord de son lieu de fabrication, l'histoire ne le dit pas.M.Boisvert pense que le réservoir inférieur a été brisé, et que les utilisateurs ont décidé de jeter l\u2019ensemble selon la méthode en vigueur en ces temps-là: en lé déposant sur la glace du lac en hiver.\u201cIls ne se doutaient pas à ce moment-là qu\u2019ils permettraient aux gens des générations futures de retracer un peu de leur histoire, et d\u2019entrer fraternellement en contact entre eux, au-delà des frontières\", déclare M.Boisvert, qui n\u2019a pas manqué de mentionner Mem-phré, la créature mythique du lac Memphrémagog dans sa correspondance avec les résidents de Flemington.C\u2019est ainsi que Memphré a récemment été mentionné dans une édition du Democrat, le journal de Flemington.Membre-fondateur de l'Harmonie de Disraeli Jos Poulin encore actif à 94 ans par Pierre SÉVIGNY DISRAELI - Etre membre d\u2019un groupe musical depuis 80 ans constitue déjà un exploit digne de mention.Mais, avoir dirigé ce groupe à deux reprises au cours de cette période, sans connaître la moindre notion de solfège, représente un fait inusité, voire unique.C\u2019est pourtant ce qu'a vécu M.Jos T.Poulin qui fut Lun des membres fondateurs de l\u2019Harmonie de Disraëli, en 1907.Maintenant âgé de 94 ans, M.Poulin a considérablement ralenti ses activités à l\u2019Har- M.Poulin est particulièrement fier d\u2019affirmer qu\u2019il a dirigé la fanfare à deux reprises sans pour autant posséder la moindre connaissance musicale.\u201cJ\u2019ai toujours eu beaucoup d\u2019oreille et je connaissais sommes promenés un peu partout.\u201d Et, lorsqu\u2019il s\u2019ennuie, M.Poulin fredonne encore les marches ou les ouvertures qu\u2019il interprétait dans le temps.En cachette \u201cJ\u2019aime encore ça la musique même si je ne peux plus en jouer à cause de certains problèmes avec ma dentition.J\u2019ai pratiqué en cachette mais je ne suis plus capable.\u201d C'est pourquoi, l\u2019an dernier, M.Poulin n\u2019entend pas rater pour tout l\u2019or au monde les festivités entourant le 80e anniversaire de l\u2019Harmonie, notamment le souper des retrouvailles du 25 avril prochain et le concert annuel du 31 mai.A cette occasion, il revêtira son costume de directeur de la fanfare.\u201cJe veux être enterré avec mon costume car il représente une grosse partie de ma vie.\u201d Mais, pour l\u2019instant, il ne semble pas pressé d\u2019aller rejoindre son Créateur.De toute façon, sa mé- \u2022* du 50e anniversaire de l'Harmonie de Disraëli, en 1957, M.Jos T.Poulin avait été honoré en recevant ce trophée embléma 1***1 a» *¦**\u2022 \u2022* monie en se contentant d\u2019aller diriger une ou deux marches lors du concert annuel du groupe.Il était âgé de 14 ans lorsque Napoléon Couture décida de former une fanfare à Disraëli.\u201cJ\u2019ai commencé par les cymbales car mon père n\u2019avait pas d'argent pour m\u2019acheter un instrument.\u201d Par la suite, M.Poulin s\u2019est attaqué à la grosse caisse avant de pouvoir jouer d'un instrument à vent qu\u2019il identifie sous le vocable de baryton.les morceaux de musique par coeur.Je pouvais donc diriger le groupe sans trop de difficulté, sauf lorsque venait le temps d\u2019apprendre de nouvelles marches,\u201d de lancer ce dernier dans un éclat de rire.Encore très volubile et possédant une mémoire à faire rougir les plus jeunes, ce nonagénaire se rappelle avec joie les beaux moments passés à l\u2019Harmonie.\u201cDans le temps, nous jouions souvent en public.J'ai eu beaucoup de plaisir et nous nous M.Poulin a finalement consenti à se départir de son baryton en le donnant à son neveu.\u201cMais je tur-iutte encore les plus beaux morceaux.\u201d Cet ancien garagiste, assureur et concierge n\u2019a jamais eu d\u2019enfants si ce nvest qu'il considère tous les musiciens de l\u2019Harmonie de Disraëli comme étant ses enfants.\u201cJe les aime tous.\u201d Il est fier du fait que la fanfare soit toujours sur pied après 80 ans en regroupant actuellement 27 membres, sous la direction de Mario Daigle.moire restera gravée pour les résidents de Disraëli qui l'ont déjà honoré d\u2019une façon particulière en baptisant le kiosque de l\u2019Harmonie à son nom en guise de reconnaissance pour les services rendus.La musique aura toujours occupé une grande place dans le vie de M.Poulin.Maintenant seul, ce dernier avoue qu\u2019il s\u2019ennuie un peu.\u201cJe n'ai pas beaucoup de visites mais je ne suis pas triste car il me reste toujours le plaisir de pouvoir turlut-ter les morceaux qui ont rempli une partie de ma vie.- * POSE INCLUSE.BEAUCOUP PLUS LOIN PETIT PRIX Disponibles chez nos détaillants affiliés suivant | SHERBROOKE*] LA RECHAPERIE 1681.boul.Queen N.(Chemin de Brompton) 563-7360 \t\t\t |\tMAGOG\tI\t| WINDSOR |\t1 COATICOOK ]\t| MEGANTIC I LA RECHAPERIE CENTRE DU PNEU MAGOG\tCENTRE PNEU WINDSOR\tVACHON SERVICE\t 1305, Sherbrooke\t(Victor Beaudoin, prop.) 42.St-Leurent\t99 Wellington\t6232 Saiaberry 843-3641\t845-4530\t849-4959\t583-1614 19422x "]
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