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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1983-01-04, Collections de BAnQ.

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[" Finance FoflÜtt Informations générales Les conditions au retour du droit de veto > Un éditorial de\tJ Jean Vlgneault (p.2)\t/ pa tribune] LA TRIBUNE SHERBROOKE, MARDI 4 JANVIER 1983\t(CAHIER B) Mission diplomatique et commerciale au Sud-Est asiatique Trudeau plus près du japon.et d'un dilemme t* TOKYO (PC) \u2014 Tandis que le premier ministre Trudeau parcourt le Sud-Est asiatique en direction du Japon, étape finale de son périple de 17 jours, il se rapproche en même temps d\u2019un dilemme.Le Japon est le seul pays de son itinéraire où les Canadiens font commerce à une grande échelle et où existe un marché pour les produits canadiens de grande qualité.Le Japon est le deuxième plus important partenaire commercial du Canada, loin derrière les Etats-Unis mais bien en avance sur n'importe quel pays européen.Si on prend le Marché commun dans son ensemble, le Japon ne le cède que d\u2019un tiers dans les échanges avec le Canada.Au moment même où les Etats-Unis s\u2019apprêtent à enregistrer un déficit commercial de $20 milliards avec le Japon et les Européens de $14 mil- liards, le Canada va probablement afficher un surplus de $1 milliard sur un volume d\u2019échanges bilatéraux de $8 milliards.Les exportations de produits manufacturés canadiens augmentent et les rapports entre les deux partenaires sont au beau fixe.Mais cette vie tout en rose est elle-même source d\u2019inquiétude.Le dernier train de mesures destinées à ouvrir le marché nippon, et que doit approuver peu avant l\u2019arrivée de M.Trudeau (le 16 janvier) le cabinet du nouveau premier ministre Yasuhiro Nakasone, ne prévoit presque rien pour aider le Canada à accroître ses exportations.Selon M.Bob Fairweather.conseiller commercial à l\u2019ambassade canadienne, on peut se réjouir de la croissance des ventes de produits finis mais il y a encore beaucoup de place pour l'amélioration.\u201cNos exportations de technologie, par exemple, constituent moins de un pour cent des importations japonaises, et il y a d\u2019autres chapitres où nous avons besoin de progresser beaucoup plus rapidement.\u2019\u2019 Mais la tâche la plus importante de M.Trudeau pourrait bien être de convaincre les Japonais de prendre le Canada au sérieux.Dans un discours de fin d'année, le ministre des Affaires étrangères, M.Shintaro Abe, ne mentionnait pas les relations Canada-Japon.Et durant les conférences économiques des sept pays occidentaux, le Canada est sou- vent oublié dans les discours et les énoncés de politique.\u201cLes Canadiens ont tendance à être trop aimables lorsqu\u2019ils traitent avec les Japonais et cela les rend presque invisibles ici\u201d, affirme un observateur qui, ces cinq dernières années, a surveillé l\u2019évolution des rapports entre les deux pays.Mais M.Trudeau pourrait être mal placé pour se montrer exigeant lors de son séjour au pays du Soleil levant.Ses deux entretiens \u2014 pour faire connaissance \u2014 avec M.Nakasone sont prévus la veille et le jour même du depart du dirigeant japonais vers Washington, où il tentera de désamorcer des velléités de protectionnisme américain et d\u2019amoindrir les critiques des dépenses japonaises pour les armements.Préoccupé par ce voyage imminent, M.Nakasone aura probablement peu de temps à consacrer aux heurs et malheurs de la septième soeur pauvresse de l\u2019Occident.La mission diplomatique et commerciale du premier ministre, M.Trudeau, commence mardi à son arrivée de Hong Kong.HONG KONG (PC) \u2014 Accompagné de son fils Sacha, le premier ministre Trudeau est arnré à Hong Kong, lundi soir, faisant une première étape dans son voyage en Asie.Son périple officiel, à la fois diplomatique et commercial, ne doit commencer que mardi à Bangkok alors qu\u2019il sera accueilli par son homologue thaïlandais, M.Prem Tinsu-lanonda.Habillé sans façon d\u2019un tricot bleu et d\u2019une reste, M.Trudeau a été accueilli après un vol de 23 heures à l\u2019aéroport Kai Tek par le chef du protocole de la colonie britannique, sir John Curie, et par le ha u t com m issa i re ca nadien, M.Alan Kilpatrick.11 est arrivé lundi dans cette dernière ville où il a passé la nuit.Son fils Sacha, âgé de 9 ans, l\u2019accompagne.Après une réception officielle à l\u2019aéroport de la capitale de Thaïlande, M Trudeau rencontrera des hommes d\u2019affaires canadiens.Mercredi, il s\u2019entretiendra avec le premier ministre, M.Prem Tinsula-nonda et le membres de son cabinet.Il visitera un temple bouddhiste avant d\u2019assister à un dîner d'Etat.M.Trudeau se rendra jeudi à une pépinière à Muklek, à environ 90 minutes de Bangkok et déjeunera au palais à son retour.Rapports commerciaux du Canada avec les Etats-Unis en._ Ottawa subira de fortes pressions WASHINGTON (PC) \u2014 Dans un monde où les marchés rétrécissent pendant que le chômage augmente, les Canadiens doivent s\u2019attendre à une nouvelle série de mauvaises nouvelles économiques de la part de leur ami et principal associé commercial.79.& \u201cJe pense que nous allons subir de très fortes pressions \u201d, dit M.Allan Gotlieb, ambassadeur canadien à Washington, qui ajoute que la détermination des Américains à préserver les emplois locaux obligera les Canadiens à conserver toute la clientèle qu\u2019ils pourront obtenir.L\u2019année 1982 a été un peu difficile à la frontière non-gardée la plus longue au monde, et le nouvelle année ne pourra qu\u2019être encore plus ardue, mais tout n\u2019est pas désespéré.La Maison-Blanche a fait preuve de bienveillance au sujet de plusieurs problèmes d\u2019ordre commercial; l\u2019équipe de ministres des Affaires étrangères est nouvelle et mieux disposée, dans les deux capitales, et des deux côtés on a cédé du terrain.Mais il y a eu également des élections au Congrès américain en novembre, qui ont augmenté la tendance protectionniste.A tel point, dit M.Gotlieb.que la principale tâche du Canada.en 1983, sera \u201cd\u2019empêcher les dommages que pourraient causer à nos rapports commerciaux des décisions protectionnistes\u201d.Les autorités canadiennes ont été soulagées de constater que dans leurs transactions avec les Américains la tension qui caractérisait 1981 avait disparu.L'administration Reagan n\u2019est pas réconciliée avec le nationa-lisame nordique personnifié par le Programme national d'énergie et l\u2019Agence de révision des investissements étrangers, mais les rapports entre la Maison-Blanche et Ottawa sont \u201ccordiaux.chaleureux et en voie d\u2019amélioration\u201d.de dire M.Gotlieb.Nouveaux protagonistes Cela est dû en partie au changement de protagonistes, principalement la nomination vers le milieu de l\u2019année d\u2019un modéré comme M.George Shultz en remplacement du secrétaire d\u2019Etat Alexander Haig, qui a démissionné.La première visite de M.Shultz à Ottawa pour rencontrer M.Allan Ma-cEachen.qui a été nommé aux Affaires extérieures après un mandat désastreux au poste de ministre des Finances.a permis de renouer connaissance et a produit une entente en vue de tenir quatre réunions par année L\u2019idée selon laquelle les rapports avec le Canada étaient une préoccupation d\u2019ordre mineur \u2014 idée qui dominait pendant que M.Haig cherchait à établir des liens plus étroits avec l\u2019Europe et que son homologue canadien, M.Mark MacGuigan, avait été baptisé du nom dérisoire d\u2019\u201cAl\u2019s Pal\u201d, est plus facile à contredire maintenant, disent les autorités canadiennes.Une partie du contenu politique, qui un an auparavant, avait pris un ton dur et cassant à la suite de quelques tentatives par des Canadiens de pren- dre le contrôle de certaines compagnies aux Etats-Unis et à la suite également d\u2019accusations d\u2019anti-américanisme au Canada, est disparu au cours de 1982 des relations Canada-USA.Mais les conditions économiques internationales ont causé des dommages aux transactions entre les deux pays voisins, à un moment où le Canada est particulièrement vulnérable aux pressions qui menacent les exportations.Attitude dure Cela a été particulièrement évident lorsque des membres du Sénat et de la Chambre des Représentants ont réagi au sort de 11 millions de chômeurs américains en élevant des barrières restreignant les importations.Le Canada a échappé de justesse à ces restrictions.C\u2019est seulement après que le Canada eut consenti à faire de meilleures conditions aux investisseurs américains dans les compagnies de transport canadiennes que les Etats-Unis ont consenti à lever l\u2019interdiction contre l\u2019approbation des demandes de la part des transporteurs canadiens travaillant aux Etats-Unis.La menace de moratoire de deux ans contre lés camionneurs canadiens sur les routes canadiennes fut également levée.De la même manière, un effort de la part du Congrès d\u2019imposer des limites strictes sur S100 millions par année d\u2019importations d\u2019uranium, principalement du Canada et de l'Australie, a été évité de justesse à la suite d\u2019une intercession de la Maison-Blanche au nom du Canada.Les législateurs américains, furieux du succès remporté par la compagnie montréalaise Bombardier dans l\u2019obtention d\u2019un contrat de $1 milliard pour la vente de wagons de métro à la ville de New York \u2014 avec un subside de prêts du gouvernement canadien \u2014 ont cherché et ont presque réussi à appliquer des mesures sévères du style \u201cbuy America\u201d sur les achats futurs d\u2019équipement pour le transport en commun, lors de manoeuvres de dernière minute au Congrès.Une tentative de la part des compétiteurs américains visant a imposer des frais d importation contre la vente de $2 milliards par année de bois de construction canadien sur les marchés américains plane comme une menace sur les futures transactions commerciales.Faiblesse du Canada La gravité du défi américain dans les industries les plus importantes qui engendrent habituellement des milliards de revenus entre les frontières souligne la faiblesse de la position canadienne dans les négociations.Peut-être, a fait observer M.Gotlieb, y a-t-il lieu de prendre courage du fait que certains Américains croient au moins que \u201cpar comparaison avec d'autres pays .le Canada est un moindre mal .Sans faire de bruit, le gouvernement libéral a Ottawa a fait des concessions en modifiant les plans concernant l'Agence de révision des investissements étrangers, qui existe déjà depuis huit ans.En plus d'abandonner une promesse électorele faite en 1980 et visant a élargir les tests qu Ottawa applique avant d\u2019approuver les prises de contrôle étrangères, le Canada a consenti a remanier son administration en vue de clarifier les exigences et d\u2019accélérer les approbations.Dans un autre domaine qui intéresse bilatéralement le Canada \u2014 la pluie acide \u2014 l'année a été remplie de frustrations et a laissé peu d\u2019espoir pour l\u2019avenir.Les autorités canadiennes disent que l\u2019administration Reagan est \u201cactivement hostile\u201d aux exhortations concernant le contrôle de la pollution tandis que le Congrès, dans son désir de stimuler la création d\u2019emplois, est plus réceptif aux plaintes de l\u2019industrie qu\u2019aux griefs canadiens au sujet de la pollution.La réduction des Importations ________________ de bols canadien aux Etats-Unis Washington reporte sa décision de deux mois WASHINGTON (PC) \u2014 La date limite pour prendre une décision concernant une demande des Etats-Unis de réduire les importations de bois canadien a été reportée de deux mois environ, comme prévu.Le département américain du Commerce a annoncé lundi \u2014 date d'expiration fixée à l\u2019origine pour des mesures préliminaires \u2014 qu\u2019il se prononcera le 7 mars sur la question de savoir si les produits de bois tendre canadiens doivent être frappés d\u2019une taxe à l\u2019importation pour le motif qu\u2019ils sont subventionnés par le gouvernement canadien.Les compagnies de bois américaines concurrentes, groupées pour défendre leurs intérêts, soutiennent que le système canadien de répartition des droits de coupe forestière équivaut à une subvention.Le Canada réfute cette affirmation.L'enjeu porte sur des importations évaluées à SUS 2 milliards par an.La coalition prétend que ces expéditions de bois \u2014 des bardeaux \u2014 se taillent 30 pour cent environ du marché américain au détriment de ses membres.Plainte officielle La coalition, qui a porté officiellement plainte aux autorités politiques le 7 octobre, insiste pour que l\u2019on impose un droit maximum de 65 pour cent à l\u2019importation pour compenser les mesures canadiennes qu\u2019elle assimile à des subventions.Les autorités et les compagnies canadiennes déclarent que cette taxe fermerait le marché américain au bois provenant du Québec.de la Colombie-Britannique, de l\u2019Alberta et de l\u2019Ontario.Le ministre canadien du Commerce.Gerald Regan, estime que la plainte des compagnies de bois américaines est non fondée.Aux Etats-Unis, des critiques ont averti que la réduction des importations pourrait entraîner des mesures de rétorsion de la part du Canada Le mois dernier, le gouvernement US indiquait que le Canada était le deuxième plus gros acheteur de bois américain après le Japon.MAISONS D\u2019ENSEIGNEMENT COURS DRHGimS POUR ADULTES COURS INTENSIFS 5 avant-midis par semaine, du lundi au vendredi, de 9h00 à 12h00 DEBUT Le lundi 17 janvier 1983 DUREE 90 heures (6 semaines, à raison de 15h / semaine) ENDROIT Les cours se donneront à l'école Ste-Bernadette, 90 rue Ontario, Sherbrooke, et à l'école Gagnon, 2365.Galt ouest, Sherbrooke FRAIS: 75$ COURS REGULIERS 3 soirs par semaine: lundi, mardi et mercredi, de 19h00 à 22h00 DEBUT:\tLe lundi 24 janvier 1983 DUREE:\t90 heures (10 semaines, à raison de 9h / semaine) ENDROIT Les cours se donneront à l\u2019école Montcalm à Sherbrooke FRAIS: 75$ INSCRIPTION ET TEST DE CLASSEMENT POUR TOUS LES COURS D ANGLAIS: ENDROIT: Ecole Montcalm, 2050 boul.Portland, Sherbrooke DATE:\tLe lundi, 10 janvier et le mardi, 11 janvier 1983 HEURE; 19h00 pour l\u2019inscription 19h30 pour le test de classement Pour de plus amples renseignements, s\u2019adresser à: COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE EASTERN TOWNSHIPS 257, Qu**n, Lennoxvlll*, Qué.(819) 569-9468 I B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 4 JANVIER 1983 [(la tribune] YVON DUBE LIONEL DALPÊ JEAN VIGNEAULT Editeur\tEditeur Adjoint\tRédacteur-en-chef SERGE GOSSELIN CHRISTIAN BELLAVANCE Directeur de 1 information\tChef des nouvelles JACQUES LAFONTAINE Chef Editorialiste Adjoint Les conditions au retour du droit de veto Le débat constitutionnel ne suscite plus de prises de bec au Québec.Si la lassitude et le sentiment de tourner en rond n\u2019ont pas gagné la majorité des protagonistes, c\u2019est la crise économique qui a axé les conversations familiales des fêtes sur un autre sujet que la querelle Lévesque-Trudeau.On ne s\u2019obstine plus sur les vertus du beurre ou de la margarine quand on manque de pain sur la table.Néam-moins, si 1982 n\u2019a permis que de tourner en rond au plan constitutionnel, il faudra bien que 1983 débouche sur un accord durable entre le Québec et le reste du Canada, si on veut finalement tourner la page de discussions qui sans être carrément stériles, finissent par nous détourner des questions économiques plus préoccupantes.La lettre de Claude Ryan pressant MM.Trudeau et Lévesque de trouver une solution et celle de M.Trudeau rendue publique le même jour, ont le mérite de situer le problème à jour.M.Ryan a raison de croire que les deux premiers ministres ont tous deux mal défendu les intérêts du Québec et que le temps est venu pour eux de rendre des comptes et de livrer la marchandise.L\u2019analyse de M.Ryan ne déforme pas la réalité, mais elle est moins percutante que s'il l\u2019avait formulée en tant que chef de parti.Son rôle désormais obscur dans un parti libéral qui semble se réformer dans la mauvaise direction, enlève du poids à ses remarques.M.Trudeau soulève deux points très importants dans sa réplique à la lettre de M.Lévesque.D\u2019abord que c\u2019est le chef d\u2019un parti souverain-site qui a lui-même rejeté le droit de veto du Québec au profit d\u2019une autre formule qui rendit le Québec semblable aux autres provinces.Surtout, M.Trudeau qui se dit prêt à collaborer avec le Québec pour redonner souffle de vie à ce droit de veto, appose une condition fort raisonnable et logique.Il exige que le Québec souscrive à la loi constitutionnelle en échange de la reconnaissance d\u2019un droit de veto.C\u2019est bien normal qu\u2019une province qui commande des changements constitutionnels admette en premier lieu le principe même de cette constitution.M.Lévesque n\u201dappréciera guère la réponse de M.Trudeau.Pourtant c\u2019est la seule issue possible dans ce dossier même s\u2019il enferme le gouvernement péquiste dans un dilemme dont même la casuistique étriquée de Jacques-Yvan Morin ne le sortira pas.Comment un gouvernement né d\u2019une volonté de faire l\u2019indépendance peut-il accepter le principe de la Constitution canadiene sans renier ses objectifs de départ?A l\u2019inverse, comment un gouvernement dont la majorité des électeurs a dit NON au référendum peut-il continuer à bouder le fédéralisme tout en gardant sa légitimité?Pourquoi le Québec obtiendrait-il un droit de veto sur une Constitution à laquelle il prétend échapper à jamais?Jean Vigneault Propos insolents et insolites Il y a quatre sortes de gens à cette époque de l\u2019année: ceux qui étaient trop fatigués pour fêter Noël, ceux qui sont épuisés d\u2019avoir trop fêté, ceux qui étaient trop pauvres pour célébrer, et ceux qui sont maintenant endettés d\u2019avoir trop fait la noce.\u2014 O \u2014 Les Etats-Unis ne désarment pas mais Reagan est désarmant.\u2014 O \u2014 C\u2019est probablement la fatigue qui a provoqué le sourire qui a échappé à l\u2019instructeur de l\u2019équipe soviétique de hockey durant sa tournée au Canada.\u2014 O \u2014 Les mouvements de libération de la femme n\u2019ont pas encore songé à remplacer le concours du premier bébé de l\u2019année par celui du premier avortement de l\u2019année.\u2014 O \u2014 Ne vous découragez pas, il se peut que 1983 soit aussi prospère que 1982! Oeil-de-lvnx SONDAGE GALLUP uc s Quel vin me conseillez-vous pour accompagner des bons d'achat de nourriture?i>^» L\u2019OPINION DES LECTEURS ?Un dénigrement gratuit ?' Le Bilboquet s'explique Monsieur le Rédacteur en chef La Tribune Un groupe de paroissiens engagés en pastorale à Saint-Esprit a décidé de faire partager aux lecteurs de La Tribune (édition du 27 décembre) son dépit et son amertume autour d\u2019un différend dont nous ne savons rien de précis et dont il nous parle au moyen d\u2019allusions obscures Sans identifier ses membres ni par leur nom ni par leur nombre, ce go-rupe anonyme nous invite à endosser sa dénonciation sommaire de personnes bien identifiées (le curé et l\u2019évêque) dans une cause qui nous reste inconnue par tous ses tenants et aboutissants.Tout cela devrait suffire, d\u2019après ce groupe, pour que nous jugions sévèrement toute l\u2019Eglise, et à perpétuité.La manifestation animée par le groupe CAMO de Rock Island et organisée par quelques agitateurs obscurs.à mon avis, n\u2019est certainement pas le bon moyen pour obtenir l\u2019aide nécessaire à la relance de l\u2019économie dans ce secteur, aide que je souhaite de tout coeur pour les travailleur-s euses des Villes Frontalières.Je trouve très injuste de la part de ces agitateurs, qu\u2019ils fassent en sorte pour que notre député.M.Claude Tessier.qui n\u2019a jamais lâché prise dans ce dossier ainsi que le gouvernement ?sur la sincérité de ses appels à la participation des fidèles.Un tel procès n\u2019est ni très convaincant ni très juste.Jusqu'à meilleur informé.et sans douter de la sincérité du groupe, nous déplorons ce geste qui a toutes les couleurs du dénigrement gratuit et qui ne peut servir qu\u2019à propager des préjugés.Il y a sûrement mieux à faire quand on veut témoigner de son attachement à l'Eglise et de son engagement pastoral.En raison de toutes les expériences de participation très réelle que nous avons vu vivre par toutes sortes de personnes auprès du curé et de l'évêque concernés, nous leur conservons notre confiance, notre admiration et notre collaboration.du Canada, soient blâmés à la place du gouvernement péquiste qui lui a tout fait pour que cette usine ferme ses portes.Je trouve assez curieux que ces agitateurs n\u2019aient pas manifesté contre le gouvernement péquiste, lorsqu\u2019ils ont essuyé un refus catégorique du Ministre Landry et qu'ils attaquent le gouvernement Canadien et M Tessier qui fonttout pour les aider.John Sharpe Coati cook Suite à une certaine transformation et interprétation de nos propos, nous tenons à éclaircir quelques points importants concernant le Jardin d\u2019En-iants Le Bilboquet.Nous aimerions par le fait même répondre à la lettre de monsieur Georges V.Fournier parue dans La Tribune du 28 décembre 1982 sous le titre \u201cPas la seule bonne garderie\u2019\u2019.Nous affirmons que notre service de garde est unique en son genre à Sherbrooke, en lui attribuant quatre (4) caractéristiques bien précises, soit: 1-\tService de garde en jardin d\u2019enfants.c\u2019est-à-dire exclusivement à la demi-journée.Ceci implique, monsieur Fournier, que les parents ayant le choix de 2 à 5 demi-journées par semaine et que notre nombre maximum de places par demi-journée étant de vingt-huit (28).il suffit de faire un simple calcul pour se rendre compte qu\u2019un total d\u2019environ cent (100) enfants par semaine peuvent profiter de notre service.Notre ambition n\u2019est donc pas \u201cd\u2019entasser 100 enfants\u201d en même temps, ce qui nous apparaît absurde comme insinuation.(De plus, monsieur Fournier.notre seul objectif lucratif est de s\u2019autofinancer pour arriver à se payer un salaire minimum (décent) parce que contrairement à d'autres types de services de gardé, le jardin d\u2019enfants n\u2019a droit à aucune subvention).2-\tNous pratiquons une pédagogie ouverte mettant l'emphase sur le fonctionnement par ateliers.3-\tLe personnel intervenant au jardin d\u2019Enfants Le Bilboquet est hautement qualifié de par leurs formations et expériences concernant l\u2019orientation pédagogique privilégiée.4-\tLes ressources matérielles sont riches et variées.Etant un service de garde exclusivement à la demi-journée.nous n\u2019avons pas à prévoir des espaces pour des fins telles que repas et sieste.D\u2019où l\u2019aménagement de coins (ateliers) dans nos locaux, qui sont continuellement à la disposition de l\u2019enfant.Nous avons aussi accès à une grande salle et à une cour extérieure clôturée (selon les normes) où nos enfants peuvent s'ébattre en toute liberté et en toute sécurité.Nous précisons ici que ce sont bien les quatre (4) caractéristiques mentionnées précédemment prises ensemble qui font du Bilboquet un service de garde nouveau genre, tenant compte du fait que l\u2019une ou l\u2019autre de ces caractéristiques peut se retrouver chez des services de gardes déjà existants.Nous aimerions souligner le fait que les usagers de notre service sont des plus satisfaits et qu\u2019ils nous le font savoir.Les enfants parlent du \u201cJardin des enfants\u201d ou encore de \u201cla garderie spéciale\u201d et même de leur \u201cpetite école\u201d.L\u2019école dans la tête d\u2019un enfant de 3 à 5 ans.n\u2019a pas le sens péjoratif que certains adultes voudraient bien lui attribuer.Nous espérons que cette intervention mettra de la lumière sur les caractéristiques réelles du jardin d\u2019Enfants Le Bilboquet et démontrera que nous n\u2019allons pas à l\u2019encontre mais que nous sommes complémentaires aux autres services de garde de Sherbrooke.L\u2019Equipe du Bilboquet Bernard Beaupré, Dominique Fa-gnoul.René Fabi.Renée Lessard.Gilles Baril, vicai Paroisse Précieux-Sa ?Blâmez les vrais coupables Le nucléaire inquiète de plus en plus les Canadiens Peut-être en raison des nombreuses manifestations contre Parmement nucléaire, beaucoup moins de Canadiens (20 p.cent) approuvent aujourd\u2019hui ('utilisation du nucléaire comme source d'énergie.11 y a un an, ce pourcentage s'élevait à 31 p.cent; et à 23 p.cent tout juste après la tra- gédie de Three Mile Island.Voici la première question de Gallup: \u201cPrésentement une toute petite portion de l'électricité utilisée au Canada est tirée du nucléaire.Qu\u2019est-ce qui devrait maintenant se produire?\u201d On devrait développer le nucléaire On devrait arrêter de développer le nucléaire On devrait cesser d\u2019utiliser le nucléaire Ne savent pas NOV.\tOCT 1982\t1981 20%\t31% 35%\t27% 31%\t23% 14%\t19% MAI\tMAI 1980\t1979 30%\t23\u2018< 27%\t34% 27%\t29% 16%\t14% OCT\tSEPT.1978\t1976 35%\t41% 29%\t20% 15%\t14% 21%\t25% Une deuxième question traitait de la localisation des centrales nucléaires.\u201cQue feriez-vous si on projetait d'installer une centrale nucléaire dans votre région?Accepteriez-vous qu\u2019elle soit construite, montreriez-vous de l'inquiétude, sans vous opposer à sa construction, ou alors vous y opposeriez-vous complètement?\u201d Comme le montre le tableau qui suit, il y a une légère diminution de la proportion des répondants qui accepteraient qu\u2019une centrale nucléaire soit construite dans leur voisinage.Les résultats de ce sondage sont basés sur 1,066 entrevues menées auprès de Canadiens d\u2019âge adulte au début du mois de novembre 1982.Un échantillon de cette taille est exact à quatre p.cent près, 19 fois sur 20.\t1982\t1981\t1978\t1977\t1976 Accepteraient\t15%\t19%\t24%\t24%\t28% Seraient inquiets\t20%\t21%\t26%\t29%\t23% S\u2019y opposeraient\t57%\t49%\t39%\t34%\t35% Ne savent pas\t8%\t11%\t12%\t13%\t14% Moratoire sur la régionalisation de la pédiatrie M.Jacques Lafontaine, La Tribune.Ci-jointes nos représentations à titre de chirurgiens concernant les soins chirurgicaux chez les enfants à Sherbrooke.Nous les avons adressées au ministre des Affaires Sociales, monsieur Pierre-Marc Johnson, ainsi qu\u2019à ses collègues du Conseil des ministres.En effet, nous croyons qu\u2019étant lui-même médecin, monsieur Johnson est nettement plus qualifié que les permanents du CRSSS pour bien saisir l\u2019ampleur du problème de la chirurgie chez les enfants.Non seulement dans tout cas chirurgical le moindrement sérieux on ne peut pas prévoir la durée du séjour hospitalier (que le CRSvSS décrète comme ne devant pas dépasser 48 heures, avec transfert obligatoire à un autre chirurgien dans un autre centre hospitalier), mais que l\u2019une des raisons principales pour tout ce branle-bas à l\u2019encontre du voeu de l\u2019ensemble de la population, est l\u2019objectif très louable des meilleurs soins au plus bas coût.D\u2019après le tableau ci-joint, je me demande par quelle magie comptable l\u2019on peut épargner de l\u2019argent en transférant les soins des enfants hospitalisés à $210.00 par jour dans un hôpital du centre-ville, dans un autre à Fleurimont à $410.00 par jour.Nous croyons que comme chirurgiens.il nous est possible de mettre sur pied une unité de soins chirurgicaux pédiatriques au centre-ville, au plus bas coût possible, facilement accessible et d\u2019une qualité venant juste après celle de Ste-Justine et du Montréal Children Hospital.Aussi, nous insistons énormément pour un moratoire immédiat sur les plans, pour le moins coûteux, du CRSSS en matière de régionalisation, afin de mettre sur pied un plan programme d\u2019unité chirurgicale hors pair, qui permettrait même aux pa- rents de cohabiter avec leur enfant à l\u2019hôpital pendant la période aigue entourant le moment de l\u2019intervention prévue.Veuillez agréer, monsieur Lafontai- ne.l\u2019expression de nos sentiments les plus distingués.Paul Chevalier, m d.Chef du Département de Chirurgie, Hôtel-Dieu de Sherbrooke URGENCES ADMISSIONS $CHUS St-VINCENT OPERATIONS URGENCES ADMISSIONS HOTEL-DIEU $29,600,000.OPERATIONS LA TRIBUNE.SHERBROOKE, MARDI 4 JANVIER 1983\t8 3 les opinions.les documents.les analyses.les sondages.Que M.Trudeau corrige ou démissionne MONTREAL (PC) \u2014 Voici quel* ques larges extraits de la lettre ouverte que le député libéral d\u2019Argenteuil à l\u2019Assemblée nationale, M.Claude Ryan, a adressée au quotidien Le Devoir sur l\u2019évolution du dossier constitutionnel.Dans cette lettre, il a demandé au premier ministre fédéral.VL Pierre Trudeau, de redonner son droit de veto au Québec ou de quitter la politique.Il analyse les derniers propos tenus par MM.Lévesque et Trudeau sur la question constitutionnelle.Les sous-titres sont de la Presse Canadienne.(.) Coup sur coup, l'entrée en vigueur de la Loi constitutionnelle de 1982.puis le jugement de la Cour suprême sur le droit de veto du Québec, sont venus confirmer l\u2019extrême fragilité de la position du Québec au sein de l\u2019ensemble fédéral canadien.S\u2019ils avaient su que les choses tourneraient ainsi, les Québécois auraient-ils voté non dans une proportion de 60 pour cent au référendum de 1980?(.) Tout n\u2019était pas clair (.) avant (.).Mais il existait à tout le moins une zone grise importante que tous les acteurs principaux, avant M.Trudeau.avaient toujours abordée avec prudence, retenue et circonspection.Tous sentaient qu\u2019en traitant de la formule d'amendement, on touchait au coeur du pacte fédéral canadien.Non sans raison, on préféra longtemps une certaine indécision, qui réservait l'avenir, à une précision trop grande qui eût risqué d\u2019écraser des valeurs importantes.Il aura fallu qu\u2019il ait à sa tête un premier ministre francophone issu du Québec pour que le gouvernement fédéral ose proposer, voire imposer contre la volonté formellement exprimée du Québec, la solution inacceptable que définit la Loi constitutionnelle de 1982.leur responsabilité respective en continuant de se chamailler l\u2019un contre l\u2019autre A M Levesque (.), il incombait de défendre efficacement les droits constitutionnels du Québec.Au premier rang de ces droits, figurait évidemment le droit de veto, qui permit dans le passé de faire échec à de nombreuses tentatives de centralisation du pouvoir fédéral et à des formules d'amendement jugées insatisfaisantes.Qu\u2019il ait été légal ou non.le droit de veto existait politiquement.(.) Troc Encore plus En signant à Ottawa, le 16 avril 1981.l\u2019entente avec sept autres provinces (.) qui annonçait l'adhésion de son gouvernement à une version retouchée de la formule dite de Vancouver.M.Lévesque, sans en avoir Quand M.Trudeau soutient (.) qu\u2019il ne renonça personnellement à garantir le droit de veto du Québec qu après que M.Levesque eut lui-même abandonné cette revendication, il cherche purement et simplement à camoufler sa propre responsabilité historique, laquelle est encore plus lourde (.) que celle de M.Lévesque.(.) Pour qu\u2019il y ait agression, il fallait qu\u2019il y eût un agresseur.(.) Ce fut Pierre Elliott Trudeau, appuyé par les premiers ministres (.) d Ontario et du Nouveau-Brunswick (.) et les sept autres qui rejoignirent son camp dans la nuit des longs couteaux après avoir renié leur signature du 16 avril de la même année.Le fossoyeur du droit de veto du Quebec, ce fut en définitive le premier ministre actuel du Canada, aidé de son ministre de la Justice du temps et de tous les députés et ministres du Québec qui votèrent par la suite en faveur d\u2019une Loi constitutionnelle qui marginalisait le Québec à un point qu\u2019on n\u2019avait jamais vu auparavant Levesque ni M Trudeau n\u2019ont raison d'être fier (.) Tous deux se sont te-merairement écartés de la ligne de retenue, de continuité et de discernement prudents (.) observée par leurs prédécesseurs (.).Leur action a produit des fruits dont peu de Québécois sont enclins à se réjouir (.).On comprend que tous deux se disent intéressés à corriger la situation (.) de manière que la loi ne vienne pas nier plus longtemps ce que l\u2019histoire et la coutume avaient toujours respecté Des deux hommes, c\u2019est M Lévesque qui a formule à ce jour les propositions les plus concrètes.(.) (.) A moins qu'il n\u2019ait déjà faiti son lit et ne songe déjà plus qu'à une prochaine élection (.) référendaire (.), (il) doit éviter de sombrer dans la bouderie et la rancoeur II doit formuler franchement (.) des propositions simples et constructives visant d\u2019abord à garantir pour l\u2019avenir le droit de veto (.).Pour l\u2019obtenir.M.Lévesque devrait être prêt à deux compromis honorables sur les deux autres sujets en litige.AIDE-MEMOIRE [la tribune] LISTE DE MAGASINAGE pour vous aider à compléter votre liste de provisions.DECOUPEZ DENREES DE BASE: Apprêts à salade_______ Cacao à cuisson________ Café FRUITS ET LEGUMES: Ail______________________ Ananas Avocats Cassonade Bananes Catsup Blê d Inde Chocolat à cuisson Brocoli Epices Carottes Essences Celeri Farine à gâteaux Choux Farine tout usage Choux de Br uxelles Fecule de mais Citrons Gelatine Concombres Huile à cuisson Epinards Lait évaporé Fraises Lait en poudre Fèves Sans farfinage Renversant Double responsabilité Le recul encaissé par le Québec est énorme.La responsabilité en revient à deux acteurs principaux, (.) René Lévesque et Pierre Elliott Trudeau.Puisque tous deux demeurent en place, c\u2019est à eux qu'il incombe d\u2019abord de chercher à réparer les dégâts.Aussi importe-t-il de scruter avec attention leurs propos récents (.).Depuis les événements qui entourèrent la conférence constitutionnelle de novembre 1981, MM.Lévesque et Trudeau ne cessent de se renvoyer la balle (.).A vrai dire.MM.Lévesque et Trudeau nous trompent tous les deux.Ils ont tous deux joué dans cette affaire un rôle indigne de la confiance que leur avait accordée le peuple québécois.Ils ne sauraient faire oublier Claude Ryan jamais prévenu l\u2019opinion publique québécoise, troquait ces avantages au profit d\u2019une nouvelle règle constitutionnelle.qui ne contenait pas un traître mot (.) de la dualité et de l\u2019égalité des deux peuples fondateurs, qui ne disait absolument rien du caractère distinctif de la société québécoise.(.) et qui laissait tomber le droit de veto du Québec au profit d\u2019un simple droit de retrait assorti d\u2019une compensation financière.(.) (.) M.Lévesque, en approuvant la formule de Vancouver, vendait à vil prix le droit d\u2019aînesse du Québec qu\u2019il importait, dans la perspective d\u2019un fédéralisme renouvelé, de renforcer, non d\u2019abandonner.(.) Il fournissait enfin à M.Trudeau le prétexte dont celui-ci avait besoin pour tenter une dernière fois, avant de prendre sa retraite, de mettre à exécution le projet de rapatriement qu\u2019il nourrissait depuis toujours mais qui avait buté jusque là sur les objectifs du Québec.(.) Le comportement de M.Trudeau (.) fut d\u2019autant plus renversant qu'il avait préconisé depuis de nombreuses années une formule d'amendement comportant un droit de veto assuré pour le Québec et que.peu de temps après la conférence de novembre 1981, il avait dénoncé la formule de Vancouver comme une porte ouverte sur le séparatisme à la pièce (.).Que s\u2019est-il passé pour que M.Trudeau (.) change d\u2019avis en l\u2019espace d une nuit?Seuls M.Trudeau et ses collaborateurs pourraient le dire.Ce qu\u2019on ne saurait tolérer (.), c\u2019est qu\u2019il cherche à en faire retomber sur M.Lévesque la responsabilité exclusive (.).M Trudeau n\u2019a jamais accepté le rôle élargi qu\u2019une partie importante de l\u2019opinion (.) a voulu attribuer à l\u2019Etat québécois depuis les débuts de la Révolution tranquille.Il a réagi la plupart du temps avec scepticisme, voire avec hostilité, aux manifestations du nationalisme québécois (.).Le geste de 1982 est venu sceller ce refus viscéral que M.Trudeau a toujours opposé à une conception du nationalisme (.) qui est loin, quoi qu\u2019il en dise, d'être synonyme de séparatisme.(.) Problème non résolu Quoi qu'il en soit, la question (.) a été aggravée, non résolue (.).Ni M.Un droit de veto si Québec reconnaît la loi constitutionnelle NDLR Voici des extraits de la lettre du premier ministre Trudeau au premier ministre Lévesque, lettre rendue publique le jour même où M.Claude Ryan exposait ses griefs aux deux hommes sur leur comportement en matière constitutionnelle.Les sous-titres sont de La Tribune.Monsieur le premier ministre, dans votre télex du 17 décembre, vous me demandez de faire adopter par le Parlement canadien \u201c une résolution qui reconnaîtrait au gouvernement du Québec soit un droit de veto d\u2019application générale, soit un droit de veto spécifique, i.e.un droit de retrait assorti d\u2019une pleine compensation dans tous les cas\u201d.Et vous exigez également que cette résolution soustraie le Québec à l\u2019application de la clause Canada contenue dans l\u2019article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.La démarche m'apparaît pour le moins étrange venant d\u2019un gouvernement qui dénonçait encore hier l\u2019unilatéralisme du fédéral et qui n\u2019a voulu participer en aucune façon au travail préparatoire à la conférence constitutionnelle prévue pour le mois de mars.Je me demande alors si vous avez fait parvenir une demande semblable aux premiers ministres des autres provinces, puisque, comme vous le savez pertinemment, pas plus aujourd\u2019hui qu\u2019avant le rapatriement de la Constitution, le gouvernement canadien n\u2019a pouvoir de fixer ou de modifier seul la formule d\u2019amendement de notre loi fondamentale.Eussions-nous disposé de ce pouvoir, que vous n\u2019auriez pas à réclamer aujourd'hui une protection spéciale de l\u2019identité québécoise car le Parlement fédéral aurait, comme chacun sait, opté pour la formule de Victoria qui reconnaissait un droit de veto au Québec.Le gouvernement fédéral ayant préconisé cette formule depuis plus de dix ans et étant donc gagné d\u2019avance au principe du veto, vous feriez mieux de vous adresser en premier lieu à vos collègues des autres provinces.Vous faites grand état dans votre texte du récent jugement de la Cour Suprême qui nierait, selon vous, \u201c un droit de veto dont l\u2019existence n\u2019avait jamais été mise en doute et qu\u2019on a toujours tenu pour essentiel à la défense du peuple québécois, pierre d\u2019assise des francophones d\u2019Amérique du Nord\u201d.question.Si ce droit était si indiscutable et indispensable, d'où vient que vous n\u2019en ayez pas fait mention dans votre entente d'avril 1981 avec les provinces qui s\u2019opposaient au projet constitutionnel avancé par le gouvernement fédéral, l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick?Rejetant du revers de la main la formule de Victoria et son droit de veto pour le Québec, vous avez alors choisi Topting out \"en déclarant que cette formule consacrait \u2018\u2018 l égalité juridique de toutes les provinces\u201d et qu\u2019elle était à cause de cela \u201c manifestement préférable, pour tous les Canadiens, à celle que proposait le gouvernement fédéral\u201d.De même, lorsqu\u2019en 1981 le Québec s est présenté devant la Cour suprême en compagnie des autres provinces Pierre Elliott Trudeau dissidentes pour faire déclarer inconstitutionnelle le projet de réforme soumis au Parlement fédéral, à aucun moment il ne fut question du droit de veto du Québec ou de sa participation indispensable à tout consensus pour modifier la Constitution.Pour sauver un front commun qu'il portait à bout de bras, le Québec se faisait ainsi une province comme les autres et par un paradoxe assez extraordinaire.c\u2019est le gouvernement fédéral qui aura défendu jusqu\u2019au bout le principe d\u2019un droit de veto du Québec dans toute formule d\u2019amendement offert publiquement de reformuler l\u2019article 23, si nécessaire, pour en arriver à une clause Canada qui serait acceptable au gouvernement du Québec.Je maintiens cette offre, de même que ma proposition d'unir mes efforts aux vôtres pour obtenir un retour du droit de veto que le fédéral et toutes les provinces étaient prêts à reconnaître au Québec, à Victoria, dès 1971.J estime toutefois raisonnable de poser les deux questions suivantes.Québec sera-t-il loyal?D\u2019abord, le Québec acceptera-t-il de participer loyalement aux travaux constitutionnels en cours9 La question du veto ne peut pas en effet être réglée par les gouvernements fédéral et québécois seuls.Il va falloir en discuter avec nos collègues des autres provinces si nous voulons vraiment en arriver à une autre formule d\u2019amendement selon les modalités désormais inscrites dans la Constitution du pays.Deuxièmement, en retour d\u2019un veto, ou de son équivalent, le gouvernement du Québec acceptera-t-il de souscrire formellement à la Loi constitutionnelle de 1982?Il serait ici encore impensable que le gouvernement fédéral et les autres gouvernements provinciaux consacrent beaucoup de temps et d\u2019é-negie à la recherche d'une formule d\u2019amendement susceptible de mieux répondre aux besoins des Québécois pour découvrir ensuite que le gouvernement du Québec fabriquait d\u2019autres prétextes pour ne pas y adhérer.Si la réponse à ces deux questions est affirmative, je demeure entièrement prêt à explorer avec vous et avec nos collègues toutes les options susceptibles de mieux protéger les intérêts des Québécois en ce qui concerne les amendements futurs à la Constitution canadienne.Pour ce qui est du droit de retrait, vous n'ignorez pas qu'on a déjà inscrit ce droit dans la Constitution en garantissant une compensation raisonnable dans les domaines touchant l\u2019éducation et la culture.Je dois vous dire cependant en toute franchise qu'élargir ce principe à d\u2019autres domaines ne me semble au départ ni nécessaire ni désirable.Aller plus loin serait donner une prime à la balkanisation pro- René Lévesque gressive du pays et ainsi compromettre son avenir.Respectez votre engagement Quant à la clause Canada.votre gouvernement s\u2019était déclaré prêt à l\u2019accepter lors des réunions des premiers ministres provinciaux à St Andrews en 1977 et à Montréal en 1978, à condition que les autres provinces accordent de façon réciproque les mêmes droits aux francophones hors Québec Ce principe deJa réciprocité est même prévu à l\u2019article 86 du bill 101.Les autres provinces ayant fait leur la clause Canada, il incombe à votre gouvernement de respecter son engagement, d\u2019autant plus que cette clause, à l\u2019instar de la Charte elle-même.jouit de l'appui de la vaste majorité des Québécois et que nous sommes prêts à la reformuler si nécessaire, pour la rendre plus acceptable au gouvernement du Québec.(.) Que faisiez-vous en 1981?Jt vous demande ici une simple La langue d\u2019enseignement (.) Par ailleurs, sur la question de la langue d'enseignement, je vous ai Avis à nos lecteurs d Tribune publie (omme service d ses lec leurs ses opinions cjue (eux c i lui font parvenir sur des sujets d
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