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Titre :
Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce
Rédigé par Napoléon Aubin, qui possède également Le Fantasque, Le Castor est un journal politique qui vise la conservation de la nationalité française au Canada.
Éditeur :
  • Québec :N. Aubin et W. H. Rowen [puis] N. Aubin,1843-1845
Contenu spécifique :
lundi 16 juin 1845
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce, 1845-06-16, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 Second Volume.\" «uébec, Lundi le 16 Juin, 1845.[Numéro 57.LE CAST Journal Politique et Littéraire, DES ARTS.DE L\u2019AGRICLTURE ET DU COMMERCE.N.Aubin, \"RÉPACTEUR-PROPRIÉTAIRE.Helanges Aitterx _ ives.LES LOUPS Ox la Bretagne sous le Régent.LA FORET DE RENNES.(Suite.) Ces étranges paroles furent prononcées d\u2019un ton grave et ferme, exempt de toute fanfaronnade.Les courtisans se regardérent.Un muet sourire vint à leurs lèvres.Les dames étaient puissamment intéressées ; elles contemplaient cela comme on suit une perpétie dramatique.Tout cst spectacle pour les femmes.| C'étaiten effat un spectacle singulier et fait pour élonner que ces deux hommes, débris d\u2019un autre siècle, mais débris vigoureux, menau- çants, inrtépides, au milieu de ces mignons à visages elféminés, que ces longues épées à garde de fer parmi ces rapières de parade, que ces pourpoints de gras drap sans rubans ni hroderies au milieu de tout cet or et de tout ce velours.On eût dit que In Bretague dn xve siècle sortait du tomhean et venait demarder raison de la conquête aux arrière- neveux des conquérants.Philippe d\u2019Oréans avait genti d\u2019abord un mouvement d'inquiétude ; mais dix gentilshommes le séparaient maintenant du vieux Breton.Il oublia #A passagère frayeur.\u2014Cet homme est fou, dit-il en riant, il fera peur à ncs dames.Quon le chasse ! L'ordre était explicite, mais la rapière de Nico- Tan Trem) était langue, Les gentilshommes ne se pressaient point d\u2019attaquer.Le vieux Breton ota lentement son gant de peau de buflle qui pouvait bien peser une livre.\u2014Î! faut en finir ! murmara le régent avec im- \u2018patience.\u2014I! faut en finir! répéta gravement Nicolas Treml.On m'avait dit que le sang de Bourbon était un eang héroïque, mais la renommée est menteuse, je le vois.Philippe d\u2019Orléans, régent de France, pour la seconds fois, je te provoque au combat ! Ce sfisant, M.de la Tremlays dégaina.Les gen- tilshommies en firen: autant.Les dames trouvèrent que la comédie marchait à soutrait.\u2014Soyez témoins ! reprit Nicolas Treml d\u2019une voix haute et solennelle ; ne pouvant accuser le roi qui est un enfant, j'accuse le régent de France de tenir en servage la province de Bretagne, laquelle est libre de drait.Four prouver la vérité de mon dire, j'uffre le combat à outrance et sans merci.Si Dieu permet que je siccombe, la Bretagne n\u2019aura perdu qu\u2019un de ses enfants; si je suis vainqueur, elle recauvrera ses légitimes priviléges.\u2014Un combat en champ clos ! murmuraient les Courtisans qui n\u2019éraient point fort eloignées de s'amuser de l'aventure ; un combat entre Son Altesse Royaleet M.Nicolas ! l'idée vaut quelque calma.L\u2019albinos gentit revenir ses idées, ct le souvenir de Géofges remplit tout-à-coup sun cœur.T1 s\u2019élamça, renversant tout obstacle sur son passage ct retrou- En quelques minutes, il atteignit Vallée.Sun cœur.battit de joie, car un rayon de lune, passant au travers des branches, éclairait un objet blanc sur le talus.\u2014Georges ! cria-t-il.* Georges ne répondit point.Jean Blanc franchit tomba sur ses genoux.\u2014Georges ! dit-il encore.Et comme l\u2019objet blanc restait immobile.Jean Je toucha, C'était son juste-au-corps de peau, L'enfant avait disparu.FIN DU PROLOGUE.(A continuer.) \u201c LE CASTOR.\u2014 @ucbee, LUNDI, 16 JUIN, 1845.Il parait que l\u2019hon.D.B.Vigor vn enfin trouver un siége dans le parlement par l\u2019entremise des complaisants électeurs des Trois-Rivières, au moins le pente-t-on en voyant les compliments dont l\u2019.Jreore leurre cette localité awil appelait si volontiers naguère, bourg pourri &c.Si le vas échet il faut que Mr.Barthe ait eu plus raison de l\u2019appeler ainsi qu\u2019on ne le pense, ou que le nombre des libéraux soit si peu considérable qu'ils n°ozent se montrer.Au reste cette élection est sans conséquence, le pays a déjà assez témoigné de son peu de désir de voir Mr.Viger & consors aux aflitives.AMELIORATIONS.\u2014Il est étonnant que dans une circonstance comme celle oft se trouve une grande partie de notre cité, tant de projets gigar*rsques éclosent dans ln\u201d cerveau de quelques individus; Mais ce qu\u2019il y a encore de plus surprenant c\u2019est que la rude legon que nous venons de recevoir, n\u2019ait print pu corriger certains esprits retardataires qui nu cherchent qu\u2019à arrêter le progrès, par la seule raiaon que c\u2019est un progrès.Sans doute que notre situation après l\u2019incendig ne nous permet point de viser à Pemocliissement, mais lorsqu'il est facile de se procurer la commudité avec le nécessaire, lorsque l\u2019on peut surtout prendre aisément dus mesures pour empêcher le retour de In calnmité qui nous a frappés, ne scrions-vous point bien coupables de négliger ces moyens ! Nous avons presque trouvé une consolation au malheur qui s\u2019est appesanti suz notre cité, dans la bonne volonté des citoyens pour faire tout en lun pouvoir afin de prévenir de semisables accide.tx.et nous croyons même que le plus grand ombre d\u2019entre eux sont encore dans les mêmes dispositions.Cependant, en cette circonstance comme dans toutes les autres, il s\u2019est trouvé de ces hommes à mauvais conseils, à l\u2019âme bassement sordide qui, pour obtenir quelque popalarité, n\u2019ont point craint d\u2019induire le peuple en erreur, cn flattant ses préjugés.De tels hommes sont heureusement rares, mais comme il ne faut qu\u2019un mauvais fruit pour gâ:er tout le produit d\u2019un jardin quand ils viennent en contact, de même aussi il cat à craindre que ces démagogues w\u2019en pervertissent plusieurs et n\u2019offrent une opposition puissante aux hommes bien intentionnés.Notre corporation elle-même, quoi qu\u2019en général, elle soit disposée à faire beaucoup de sacrifices, n'est point exempte de ce fléau de la société.Nombre de mesures avantageuses au puhlie qu\u2019elle doit réprésenter, ont échoué sur cet écucil.Combica delois-cocrcitives, et par celn même odieuses Œabord, ont été ensuite npplnudies de tout le monde ?On se rappelle encore \"ordonnance des pero ; il n\u2019y à pas jusqu\u2019à la 15 des chemins à ières qui ne gagne tous les jours en popularité.Nous no voudrions point cependant que nos édiles, n\u2019écoutant que leur zèle, opposassent le moinére obstacle à la reconstruction de la partie incendiée, même sous le meilleur prétexte du monde, car il faut que les milliers d'individus qui ont été chassés de leur demeure, trouvent un abri pour Phiver.Mais parmi tant de suggestions q ai leur sont faites tous les jours, cut ce qu\u2019ils n\u2019en trouvent point quelques unes qui rencontrent leurs vues?La lache de notre conseil de vitle cest dure, sans être néanmoins impraticable, avec des lumières et de la bonne volonté.Nous nous sommes déjà expliqué eur In nécessité d'élargir certaines rues et sur les moyens de le faire sans vexer personne.Il ne reste done qu\u2019un objet dont il faut s\u2019oceuper, la reconstruction des maisons et les matériaux à employer.Une loi qui obligerait de reconstruire en matières incombustibles, quoique très urg*nte, se- Fait entacheu de courcition, moyens extrèmes qu\u2019il ne faut employer que faute d'autres.\u201d Que devrait- elle donc faire 7 lo voicien deux mots : faire en =r - i a } SHÉ SIT ot gk Th pepe YT REY NC Pent aad sty LE CASTOR.\u2014Juin, 1845.a pte .\u201coo.\u2014 \u2014 i \u2014 Tey YL eae LT ie ARE y or Par un demier éclair d\u2019intelligence, it mix propriétaires de\u2019 terrains et que ces miétériaux puigsen\u2019.litter avec le bois méing pur lu modicité de leurs prix; dlors- une loi de l\u2019espèce dont nous venons de parler; serait reçue.sans murmure, et le but serait rempli Quant à l\u2019opposition que ne manquerait point de faire, même dans ce cns, l\u2019espèco de gens dont nous avons parlé, le bon sens dos citoyens en foru justice, comme un bon nombre , sa fait: ; Coan CS l\u2019a déjà fais.we LA LIGNE DU PEUPLE\u2014Nous avons eu le plai- ir de visiter.Vendredi dernier, un -sles hateaux-à- vapeur le.Rowland Hill, ce bijou d\u2019aïchitecture navale, comme l\u2019appelle si justement un de nos confrères: MM.Giñgrs et Irinelle n\u2019aütaient-ils faire un nom que ne dédaigneraient peut-être point plusieurs de leurs plus éminents confrères de l\u2019autre coté ie l\u2019Atlantique.Le énpitaine\u2018Ryan, dont l\u2019amahilité la complaisance et la politesse sont si bien connues, nous a fait lui-même les honveurs de son vaisscau et nous a informé qu'il espérait que le Rowland IL serit en état de commencer ses voyages Samedi prochain.Il nous dit de plus que le Quebec est attendu jeudi prochain au plus tard.Les citoyens de Québec anront donc dans quelques jours le plaisir de voir deux magnifiques vaneurs de plus sillonner le St-Laurent, et ils pourront se vanter d\u2019être presque seulsles auteurs de leur érection et des facilités qu\u2019ils doivent apporter dans le commerce entre les deux principales villes du Canada.Les funérailles de Sir Richard Jackson, ont eu lieu mercredi dernier dans Trinity Chepel à Montréal, au milieu d\u2019un conrours extraordinaire de parens etamis du vénéré vieillard.On dit que cette inhumation nest que pro lempore, l\u2019illuatre défunt ayant manifesté duns son testament le désir d\u2019être enterré à Sorel., Le successeur de Sir M.Jackson, lord Catheart est arrivé à bord du Vesuvius, hier midi, et ext dé- harqué aussitôt.Il doit partir prochainement pour Montréal pour y prendre son - poste, et permotire à Sir James Hope de revenir à Québec.Le JMonfreal Transcript dit quele Lady Colborne va reprendre ses voyages réguliers de Québec à la Rivière du Loup en touchants aux ports intermédiaires.« \u2018 ErraTum.\u2014 L'artic'e sur Ja nomination du Juge Boswell et qui a parn dans notre dernier numéro, en tiré de la Minerve.A NOS ABRONNE'S DE LA CAMPAGNE.Ayant souffert considérablement de Pincendie, qui à visité cette cité, nous prions nos abonnés de ln compagne qui nous doivent, soit pour le dernier semestre, soit pour arrérages, de nous faire parvenir an plutôt le montant de ces dettrz.Nos agents sont respectucusement priés de faire attention à cet avis.Extraits divers.w= = TT TTT Tr eee \u2014_\u2014 Texas.\u2014 Nous avons reçu, par la Nouvelle- Orléans, des nmuvelles de Calvesion (Texas) du 28 turi, Ces nouvelies sont toutez favoratles à Pannexion.De toutes parts on se préparait à nommer des délégués à la convention que le président a convoqué pour !e 4 juillet.Le bruit courait au Texas qua les troupes mexicaines avait franchi le Rio-Grau le et s\u2019étaient approchées jusqu\u2019à la ri vière des Nueces, dans Pintention de réclamer, en vertu du droit d\u2019occupation, le territoire situé à l\u2019ouest de cet:v dernière rivière, lovequ\u2019il s\u2019agira de fixer les Hinutes du Texas.| Le gouvernement texien avait envoyé des émissaires pour s'assurer de ce mouvement et se préparer à le repousser dans le cas où il serait confirmé.+ uN10N coxTRE 1° ATLAS.\u2014L las de Londres = annoncé qu'il est connu tlans les cercles les mieux informés que lord Aberdeen à envoyé, parle dernier steamer.à M, Packenham, à Washington, l\u2019ordre d'en finir sur la question de l\u2019Oregon et d'exiger l\u2019embonchure de ln nvière Columbia pour l\u2019Angleterre, en faisant unc question de paix ou de guerre.Cet article du journal ang'ais ayant produit ici quelque sensation, l\u2019Union, journal officiel de Washington, déclare qu\u2019il ne croit pas que lord Aberduon ait élé un homme d'élat assez étrange pour avoir manifesté cette exigeauce de lembou chure du Columbia qui est à3 degrés ct demi au sud du 490 degré de latitude que les Américains les plus modérés conscillent d\u2019ecepter pour les limites dus possessions anglaises, Si la question de pai: où de guerre était ainsi posée, dit le journal offic, nous le disons aussi fermement que Pils, nous aurions lu guerre.\u201d L'Union dumont aussi le bruit d'un prétendu traité relatif au Texas, dans lequel ln France aurait fait cause commune avre lAngleterre, etil cite sur ce pont Popinion du Courrier des Eluis-Unis qui a jeté, dit-il, une couverture glacée sur ces bruits relatifs à la France.LA TRIBUNE ET LE COURRIER DES ÉTATS-UNIS, \u2014 La Tribune de New-York de samedi dernier a publié en tête de sa première page un article intitulé « Le Courrier des Etats Unis,\u201d ct dans lequel notre redaction, nos idéva, notre manière d\u2019entencreet de faire le journalisme, sont citées comune chose aussi neave que remarquable en ce heures après les journaux quotidiens, il trouve tou- appréciations, quelque dilférence qu\u2019il y ait entre aussi latte qu\u2019honoré de ce jugom-nt si bienveillant, si galant, porté eur nous par la Tridène M.Horace Greely, son rédacteur en chef, a su se faire sorte que des:matériaux à bon'marché soient fournis RE .- 3 , rer pas été connus, que cet œuvre -sufirait pour leur| pays.Notre confrère pousse l\u2019amabilité jusqu\u2019à dire que, quoique le Courrier ne se publie que 24 jours plaisir et instruction à lire nos bulletins et nos ses opinions et les nôtres.Nons ne saurions qu\u2019ètre entre tous ses confrères de la presse ampéricaine, une réputation de savoir et de-probité, si généralement reconnue, si justement - acquise, qu'un éloge Ce qui l\u2019augmente encore pour nous, c\u2019est que dans le Courrier des Etats-Unis, la Tribune rend un sympathique homn:age à toute Ja presse française ct nu génie fim ais dont nous zommes ici lès si fuibles et si indignes représçmants.SiRoDIN DIT SIROTIN\u2014 Ce gros garçon qui prend place sur le banc de la police correction:elle, avec un air ausei joyeux que s\u2019il venait \u2018gesiéter à la \u2018première représentation des Funambiles, c\u2019est Sirodiu, connu dans tout son quartier sous le nom de Sirofin; petit changeimentt à son ioïa que lui a mérité son goût pour lu bouteille.Sirodin est\u201d pré- vonu de voies de fuit envers le sieur Saget, qui s\u2019avance ci expose ainsi sa plainte : Faut vous dire que je suis Cxrblantier de mon état, Mais quand je n°ai pas d\u2019ouvrage, je donne des cachets nu l'a! des Trois-Grâces, barrière Grenelle: Un jour, ju crois que c'était un dimanehe.\u2026 non, c'était plutôt «mn jeudi.enfin, ce qu\u2019il y à de sûr, d'est que c'était un lundi, ce gros jeune homme.M.Siratin.Le prévenu.\u2014 Dites donc, jeune melon, si vous vouliez bien ne pas m\u2019estropier 7 entendez-vous 1 Le témoin.\u2014 Dame, c\u2019est comme ça que je vous ai entendu nommer.enfin peu n\u2019importe\u2026.Le fait est qu\u2019il était venu danser ; mais, auparavant, il avait si bien biberonné dens le soigné, qu\u2019il n\u2019avait plus ni tête ni jambes, et qu\u2019il allait en mesure, sous votrespect, conure un cochon qui cherchv des trufles.\u2026.Mais, en revanche, il avait des poigncts, et des solides, je vous en réponds.M.le président.\u2014 Arrivezaux coups qu'il vous à portés.Le prévenu \u2014 Nc l\u2019écoutez pas, c\u2019est des blagues.M.le président.\u2014 N'interrompez donc pas ; vous répondrez.\u2026.(au témoin) il vous a frappé ?Le témoin D\u2019abord il ne l\u2019a pas faitexprés.il voulait Poiker ; mois nu heu de relever le pied en arrière, it l\u2019a levé en avant, et je l\u2019ai reçu tout entier dans moi\u2026.Oh ! ,uzl coup de pied! si je n\u2019avais pas été relonrné dans le monisut, je le recevais dans le ventre.Lo prévenu.\u2014 Puarquoi que vous étiez là ?c\u2019était pas votre place.Le témoin \u2014 Mn place est partout où j\u2019entrevois des pochards qui peuvent troubler l\u2019ordre et les honnes mœurs de la société.Je lui fais des observations, en lui disant que c\u2019est un maladroit, une grosse bête et un vilain animal.Alors il se met a tothe sur moi et à re tambousiner l\u2019estomac et les côtes à grandissimes coups de puing.\u2026ll y allait ! il y aflait ! que c\u2019était un plaisir à voir.Enfin, ou l\u2019arracha de dessus tuoi ; mais il avait cu le temps de me détériorer si complétement, que je suis resté quinze jours sur le flanc des sungsues, une garde- malude et des cataplasines pour toute société, M.le président.\u2014 Cet homue était-il dans un état complet d'ivresse ?Le témoin.\u2014 Ni plus ni moins qu\u2019à l\u2019ordinaire.M.le président.\u2014 Comment?il à donc l\u2019habitude de se retire dans cet étai ?Le témoin \u2014 Guére plus qua tous les jours.Mais faut pas I\u2019y en vouloir ; c\u2019est passa taute, c\u2019est celle «.- \"a nature qui s\u2019a trompé ; elle a cru faire un homme, et cle a fait un tonneau, Le prévanu.\u2014 C\u2019est faux ! Qu'on demande à ma femme, qu\u2019on demande à mon témoin.Où est-il mon témoin ! Mo! hé! père Poinsot !.\u2026.avancez done un peu voir joi ! ! Le pére Poinsot se préscuie ; il déclare'être marchands de vins, et s\u2019écrie avant qu\u2019on l\u2019interroge : » Moi, d\u2019abord, je ne sais sien, et je suis Lien fâché d\u2019être venu.\u201d M.le président.\u2014 Nous savons que les marchands «de vins sont toujou:s sourds et aveugles en pare\u2019 cas; mais faites bien attention à vous: nous avons des moyens de vous faire dire la vérité.- Le marchand de vins\u2014 Je ne demande pas mieux ; mais puisque je ne suis rien.Sirodin poster des coups à Saget?F- \u2018+moin.\u2014 Ah ça, oui; je lai vu l'empoi gner ot taper dessus & grinds, grands coups de poing: mais voilà tout, vrai, je ne sais plus rien.M.le président.\u2014 C\u2019est déjà quelque chose\u2026 Vous savez quel est celui qui a cu les premiers toris ?Le témoin\u2014 Bica sûr que c\u2019est Sicodin.mais je n\u2019en «'s rien, là, vrai.M.le président.\u2014 Le prévenu fréquente habi- tucllement votre établissement ?Le témoin.\u2014Je er vi tion ! v'ià cinq ans.c\u2019est tout d'même une famesse pratique ; et s\u2019il supportait le vin aussi bien qu\u2019il le boit\u2026 M.le préident.\u2014 Quand îl est ivre, est-il que- roileur, mauvaise tête ?.Le téinoiv.- Oh ! pour ça, je n\u2019en sais rien.T me paie bien, sans marchander.m'amène \u2018des amis ; le reste m\u2019est inférieur.M, lc président.\u2014 Sirodin s\u2019enivre-t-il souvent ?* Letémoin\u2014 Je n\u2019en sais rien, la, vrai.peot- être une fois tous les jours.Le prévenu \u2014 Oh! père Poingot pouvez-vous dire des choses parcilles ?\u2019 Le temoin.\u2014 Moi, mon gargon ! Puisque, \u2018au contraire.je me tue i dire & ces messicurs que je ne sais rien.mais il ne produit aucune preuve à l\u2019appui de cette intérêts envers le ploignant.BUREAU DE L'ÉDUCATION, MoxTreAL, 8 Mai, 1845.Ecoles sous \u2019npération du préseat Âcte\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 MESSIEURS, parti d\u2019une (elle source doit avoir un double prix.M.le président.\u2014 Ainsi vous n\u2019avez pas vuf Le pecvenu soutiont qu\u2019il 4 êté frappé le premier, et qu\u2019il n\u2019a agi qu\u2019en cas de légitime défense ; prétention, tandis que le sieur Saget exhibe un certificat de médecin qui prouve la vérité de aa plainte.En conséquence, Sirodin est condamné 2 cing jours d\u2019emprisonnentent et 50 francs de dommages- A MM.les Commissaires d'Ecoles et autres mer- sonnes appelé:s à prendre pri à la régie des La nature de la Correspondance journalière entre \u201c0000 BAPE 9 MM.ley Commissaires et Syndies d\u2019Ecole et autres et ce bureau, et l\u2019intention exprimée dans je 3e ar- article do la 84e clause de l\u2019Acte d\u2019éducation pas- séc le 29 de mars dernier, tn\u2019imposent le devoir de soumettre aux personnes qui sont appelées à le rnettre et opération, quelques recommandations qui poure vont, dans bien des cas, leur servir de règle pour l\u2019exécution des devoirs respzctifs de leurs charges, \u201c Mon but pringjpal, en faisant ces recommandations, est de porter ces personnes à mettre de la régularité dans leurs pre cédés, de l\u2019uniformité dans à régie des Ecoles et dans leurs rapports \u201cavec ce bureau, de la méthode dans l\u2019enseignement, de d'ordre.et du dévouement dans l\u2019uxécution des devoirs importants dont elles sont chargées.\u2018C\u2019est le moyen de faire prendre, à Péducdtion un norvel essor, de-la répandre\u201d partout d'une manièré plus régulière, plus agréable et plus utile, + «© ré C\u2019est au moyen de nos oflorts réutits que\u2019 nous pourrons atfeindre le grand objet que la Dégislature à eu en vue, en dotnat le,pays d\u2019un -nouvel acte d\u2019éduestion, dont Prpération facile pourra être suivie des plus beaux résultats, si chacum ÿ met franchement cette honne volonté et cette activité que demande de lui le véritable intérêt dela those.Cependant, comme cette loi n°est pus perd wente, qu\u2019elle subira probablement quelques changéments dans ses détails lorsqu'elle scra continuée, et que la multiplicité des affaires de ce bureau ne me permet pas de faire tous les commentaires auxquels on s'attend peut-être de ma part, je no,mo permettrai de faire, pour le moment, que quelques recommanda.ions rénérales.: Ces recommandations scront suivies des formules nêcessaires pour l'usage des personnes qui en ont besoin.Jeles prie de vouloir bien les suivre exactement dans leurs procédés, saus s'attendre à recevoir des blancs pour les fins que l\u2019acte a en vue, parce qu\u2019il en résulterait pour ce bureau des dépeh- ses énormes tant pour impression que pour frais de port, et inutilement peut-être, vû que l\u2019acte est dans ie vas de subir quelques amendements dans la prochaine Session du Parlement ou dans [a suivante.Au reste, il est toujours facile de suivre des formules qui ont trait à de: choses d'un intérêt commun et familier.Ces formules sont autant que les circonstances le permettent, semblables à celles qui sont annexées à 1 circulaire No.5, et l\u2019époque à laquelle ni deviendra nécessaire de commencer à les suivre, sera après l'élection générale des commissaires.: \" Les personnes qui, au dechocs, sont appelées & l\u2019exéeution de l\u2019acte d\u2019éducation, sont, outre -lés électeurs : lo.Les Commissaire» d'Ecole ; 20.Les | Syndies des Ecoles dissidentes ; 30.Les Secrétairés- Trésorierz ; Lo.Les Instituteurs ; 50.Les Visiteurs; Go.Les Conscils Municipaux ; et tous, à l\u2019excep-\u2018 tion des Visiteurs, qui sont tels de fæcto, reçoivent leur Mandal, soit directement soit indirectement; * des personnes intéreseées au bon fonctionnement 0° Pace des écoles, ot Toutes ces personnes ainsi chargées par voic d%- + lection du soin et de l'avancement de l'instruction publique, seront reponsables de leur régie a leurs propres administrés ; ce seront des corps adminis-\" tratifs auxquels ke peuple aura donné l\u2019existence pour la conservation de la sicnne, au moyen de l\u2019instruction générale et pratique dont ciles auront mission de répandre partout le bienfait.L> corps des Conmuni-saires est celui, auquel la loi destine le plus gransl rôle ; car une fois élus, la loi leur donne le pouvoir de choisir eux-mêmes les Secrétaires-Trésoriers, les Instituteurs et les autres moyens d\u2019opé.aton qui leur paraîtront les plus convenables.Lo.i Diviser les paroisses où townships en arrondissements d\u2019école, pourvoir aux movens d\u2019en établir nine dans chacue arrondissement, élsver ane Ecolce modèle dans |; ondissement le pius populeux, faire des réglements pour la régis intércure des Ecoles qui sont placées sous leur contrôle, prescrire le vents Pétudes à suivre dans ces écoles, juger tout rand qui pourrait s\u2019élever rlulivement à ces mêmes écoles, examiner, engager, diriger et payer les Instituteur.«t les destituor au besnin, pourvoir au prélèvement, soit par _contributione volontaires suit par cotisation générale, d'ans somme égale à celle qui sera allouée à la pareisse où towzship sur le fonis des écoles commtmes, tels sont.les pouvoirs.étendus que la loi confère aux Commis-aires d\u2019Ecale et lus devoirs qu\u2019elle leur impose ; c'est-à- div que le choix des livres, mploi des deniers sf, fectés pour le soutien des écol:s provenaut ro: du gouvernement soîtdu peuple, In régie entière des Écoles et tous les Higns-meubles ct immeubles sont laissés à la disporæîtions dus Commissaires élus pour \u2018 les fins de l\u2019Acte de l\u2019édncation étementaire.- : («1 continuez.) \u2018Arts et Sciences.C.R.M.TOULLIER.- .NOTICE SON SA VIE ET St'i:- SES -ŒUVRES;.C'est unc pensée fort accréditte, qu\u2019une aveugle - fntalité préside aux destinée: des œuvres de l\u2019esprit.Consolante dans les revers, toujutirs plus nombreux tue les suvcès, cllea dû \u201cuv favorableinent ace auvillie et se répandre avec facilité.Mais n\u2019est-il pas certain au contraire que, tôt où tard, les livres: sontappréciés à leur juste valeur ; que si quelques.fai.dos productions, habilement exploitéas, obtiens nent vogue et débit, sisouvent le Succès est lent et .difficile pour d\u2019utiles ct beaux ouvrages, le jour de Ia justice arrive enfin pour tous ?Il y a du moins dans cette doctrine plus d\u2019élévation «t de moralité que dans celle qui, sur la parole de je ne eaia quet poète.fait dépeudre du hazard la récompense dos aux cilurts de l'inteliigr.ce et aux inspirations du.génie, LE Il est peu d\u2019excmples qui, mieux que la carrière de M.Toullier, montre la faveur publique justement.profortionnée au mérite de l'écrivain ;.es l\u2019exeraple est d\u2019siutant plué\u2019remarquable, que les obstacle ot .oy cree or LE CASTOR \u2014 Juin, 1845.d'opposaient an foule à ce que l\u2019opinion comprit _ l'œuvre du grand jurisconsulte dant je viens essayer ici de retracer la vie ct d'apprécier les travaux.Quand le Code civil tht publi, on erut que, grâce à In sagesse et à la clarté de ses dispositions, une ère nouvelle allait s\u2019ouvrir ; quo chacun, même le plus inhabile, saurait y trouver enns hésitation la règle de sun devoir ; que l\u2019axiome, næl n\u2019est censé ignorer la loi, serait désormais une vérité.Ou - pensait aussi que tout vomnrentaire Etait inutile et même dangereux ; il semblait qu'en s\u2019interposant entro ts loi et ceux qu\u2019elle devait régir, les juriseon .sultes ailaicnt ohscurcir sa lumière assez vive ct assez pure pour diriger seule les juges ct les justi- _ ciables.Ce n\u2019était pes \u201cclement dons le vulgaire Qu\u2019étaient répandues ces croyances : * On va me giter mon Coude, disait Nepoléon, cn frisant alludion Ale publication du plus luconique des commeu- \u2018Wires, i Si d'ailleurs, et malgré ces défavorables préventions, quelqu'un pouvait espérer succès grand el rapide, était-ce le professeur, jusqu'alors Li nobs- eur, d'une faculté de province ?Lea jurisconsultes dont le nom avait brillé dans les assemblées lég:sla- tives, qui avaient pris part à la confection du Code, les Portalis, les Chabot, les Malleville, les Grenier, voilà ceux à qui venhlaient resvevées les meilleures chances dans la publication de commentaires sur la nouvelle legislation.Et puis, à cetir Époque, les inoyens de publicité étaient faibles et m-
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