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Titre :
Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce
Rédigé par Napoléon Aubin, qui possède également Le Fantasque, Le Castor est un journal politique qui vise la conservation de la nationalité française au Canada.
Éditeur :
  • Québec :N. Aubin et W. H. Rowen [puis] N. Aubin,1843-1845
Contenu spécifique :
mardi 23 juillet 1844
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce, 1844-07-23, Collections de BAnQ.

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[" reser em ! MARDI 23 JUILLET 19447 Ce Journal imprimé cl publié par REDACTEUR N.AUBIN TAIRE, ET Prornié* Rue Couillard No.14.Farait \u2018eux Mois par semaine :\u2014 Le MARDI ot le JEUDI.Le prix d\u2019abonnement est de DIX chelings par année, payables par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pas pour moins de six mois.Le Journal se vend séparément 3 sous par exmpluire double, 2 sous la demi feuille.PA clanges Witicvaives.BENOIST LE COMMIS:-VOYAGEUR.Nouvelle.I Un jeune homme en pletot de voyage, et la trousse de conmis-Voyageur sous le bras, était appuyé sur le marbre d\u2019une cheminès, vis-à-vis d'une dame d'environ quarante ans dont il tenait la main dans les siennes.\u2014Aiusi, ma sœur, disait-il, vous me prometicz de veiller sur Victorin-< pendant mon absence.\u2014N'estoce point moi qui l'ai élevée et soignée jusqu'à ce jour ?répondit-clle.\u2014Je le sais, Marie, je I+ sais ; mais maintenant cest ma fiancée, el je Paime tnt que, mda en vous la confiant je suis inquiet.Marie fit un mouvement.\u2014Oh! ne vous oflensez pas des folles craintes d\u2019un amoureux, reprit le jeune homme en rlant 5 mais une ab- sènee est toujours une Épreuve, Une sorte de jeu de hasard ; quand on n\u2019est plus là, il semble que tout devienne danger * pourceux que Pou cime.Aussi n\u2019est-ce point méfiance de vous, mais du sort.\u2014Que pouvez-vous craîndre ?reprit madame Lorcey ; vous serez de retour dans trois mois, et Victorine passera cit temps, roue autrefois, au milieu de mes élèves, donnant des leçons, corrigeant des devoirs, et faisant de la tapisserie.Vus leltres seront, pendant ces trois mois, les svuls événements qui viendront déranser le calme de sa vie.Ce mariage n'aurait pu, d'ailleurs, se faire plus (ôt ; car il fant qne nous ayons la réponse de son frère.\u2014BEt vois ne prévoyez point d'obstacles de ce côté ?demanda Benoist, ~Aurtin.Victorine fut amenée par M.Bénard, il ya dix ans, Comme je vous l\u2019a dit, avec prière de l\u2019élever.Depuis il est revenu tous les six mois, mais pour quelques jours seulement.A son avant-dernier passage, je crus devoir avertir que sa sœur n\u2019avait désormais rien à apprendre chez moi.\u2014N\u2019importe, me dit-il, ici elle est heureuse, bien entourée ; continuez à prendre soin d\u2019elle comme si vous étiez sa mère.\u2014Faudra-t-il la marier ?demandai-je cn rlant.\u2014Si vous (rouvez un jeune homme qu\u2019elle aime et qui la mérite, me répondit-il, je l\u2019accepterai aveuglément choisi par vous.\u2014Et c\u2019est heureusement peu de mois aprés, continua Benoist, que je suig arrivé de mon grand voyage aux Jauts-Unis .le pays de la morale ct des banqueroutes.Dieu soit lou! car si j'étais arrivé plus tard la place eût été prise ; et où touver jamais une seconde Victorine ?\u2014Silence ! dit madame Lorcey, la voici.Une jeune fille d'environ dix-huit ans venait, en effet, d'entrer, Elle n\u2019était point jolie ; mais il y avait dans son regu quelque chose de pénétrant qui annonçait à la fois l'intelligence et la sensibilité.Elle courut à madame Lorcey, et lui montra une lettre qu\u2019elle venait de recccoir.\u2014De votre frère 7 demanda vivement Benoist.\u2014Précisément, dit la jenne fille, -Eh bien! que répond-vil ?Victorive rougit légèrement, puis sourit.\u2014Demandez à votre sœur, dit-elle.Madame Lorcey venait de parcourir la lettre.\u2014M.Bénarid consent.Benoist jeta un cri de joie, et saisit les deux mains de Victorine.\u2014-Oh! le bon frère ! l\u2019exceilent frère! s\u2019écria-t-il en lournant sur |ui-même et agitant sa casquette, -Vons ne le connaissez pus! dit madame Lorcey., \u2014=N%aporte, interrompit follement Benoist, je l\u2019aime, le lerévère ! \u2026 - \u2014Et vous avez raison, ajouta Victorine sérieusement ; \u2018ar nul homme, peut-être, ne saurait l\u2019égaler en tendresse, £n courage et en dévouement.Si j'ai pu recevoir ici une mstruelion au-dessus de mesespérances, c'est à lui que jo le dois, - \u2014Tl est vrai, observa madame Lorcey ; aucun sacrifice Ne lui a paru trop grand pour compléter vos êtudes, et je vois qu\u2019il parle encorè d\u2019une dot, à laquelle mon frère ni Moi n'avions pensé, \u2014Une dot! reprit Benoist vivement ; je n\u2019en a1 pas besoin! Mes patrons viennent de m\u2019intéresser dans leur maison ; je suis muintenant un des Renaud c Compagnie, c\u2019est assez pour vivre heureux, Te f Omnia ke.ë Pts A pe -\u2014\u2014Vous règlevez cette diflicuité avec mon frère, dit Victorinz en souriant.\u2014TI viendra done ?-Dans trois mois.comme vous.\u2014Et vous ne me le disiez pas! s\u2019écria le commis-vo- yagenr.Oh! je donnerais une année pour que ves mots fussent passés.Qu'est-ce que je dis, une année 1 deux années, trois années! .-Doucement, de grâce ! dit Victorine à demi-voix ; vous disposez là de temps .qui n'appartient pas à vous seul.-C'est juste ! s\u2019écria Benoist en prenant la main de la jeune fille 5 ch bien ! nous attendrons alors ; nous aurons de la résignation ! .puisque nous y sommes forcé.Quel malheur, pourtant, que ma tournée ne me conduise pas à Lille ! jy aurais vu votre frère, Mais mes aflaires sont à Toulouse et à Marseille.Ah ! c\u2019est là une des plus sérieuses difficultés de la vie, et je vote une couronne pour celui qui découvrira le moyen de mettre les points cardinaux d\u2019ac- tord avec les affections.\u2014 En attendant, tâchez de metire vos adieux d\u2019accord avec le départ de la diligence, observa Lorcey qui consultait la pendule du regard ; voici l'heure, et la place est retenue.\u2014 Vous avez raison, reprit Benoist en soupirant ; Ie commis voyageur est une essèce de juif errant qui ne peut s'arrêter, Je vais reprendre ma vie de programme, mon air de prospectus, et mou style de réclame payée.\u2014 Ne reprenez pas au moins, vos mauvaises habitudes de moquerie, observa madame Lorcey-= Oh! non, ajouta Victorine ; la moquerie est Vesprit des méchants.\u2014 [I faut Hen rire pourtant, objeeta Benoist\u2014 Mais pourquei aux dépens des autres 7 reprit madame Lorcey.Quel plaisir peut-on trouver à torturer une pauvre intelligence boiteuse ou ignorante?Vous blamez Penfant grossier qui insulte une infirmité corporelle, et vous, vous insultez celles de l\u2019âme.\u2014 Je nele ferai plus, interrompit le jeune homme, ne (ût-ce que pour vos reproches à toutes deux.A ces mots il prit congé de Madame Lorcey ; puis, embrassant Victorine : \u2014 Adiou, dit.il d\u2019une voix attendrie, soyez heureux ; mais pensez à moi.\u2014 Je vous attendrai, murmura la jenne fille.B-noist ne put répondre : il la serra contre sa poitrine, posa encore un baiser sur son front, ©t partit.L'entretien rapporté dans le chapitre précédent a pu donner au lecteur une idée du caractère de Benoist ; mais il y avait dans ce caractère des contrastes dont on s\u2019élon- nait au premier abord.Ainsi, bien que sa sensibilité ne pit être mise en doute, il la cachait le plus souvent, il s\u2019eflorçait d'échapper à Pattendrissement par une plaisanterie.Plein de dévouement pour ses semblables, de religion pour le bien, et de foi dans laccommlissement du devoir, il affectait le scepticisme, comme sl eût rougi de ses croyences naîves.Il y avait, en un mot, deux hommes en lui: Pun bon sympathique, c'était homme véritable ; l\u2019autre ironique, douteur, désenchanté, c'érait l\u2019honune masqué et jouant un rôle appris.Il devait surtout ces tristes habitudes de moquerie, qui finissent par endurcir le cœur, à ln société des autres autres commis-voyageurs qu\u2019il était forcé de fréquenter.Il avait acquis parmi eux, à bien peu de finis, une sorte de réputation d\u2019esprit dont sa sœur et Virtorine avaient 1â- ché delc dégoûter, Mais que ne peut le succès, même daus ce qu\u2019il a de moins louable! tout cn reconnaissant la justesse des reproches de sa sœur, Benoist renonçait avec quelque peine à ce cruel plaisir de mystilicateur et a la sotte célébrité qu\u2019il lui devait.Dépravé par une longue habitude, il trouvait à faire souffrir à un autre homme les angoisses du ridicule la mème joie orgueilleuse que trouve le sauvage à déchirer l\u2019animal qu\u2019il a terrassé.C'était en m {me temps un spectacle et une constataion de sa supé: riorité.Cependant les dernières recommia lations de Victorine le décidèrent À se surveiller davantage : il voulait pouvoir tout lui raconter au retour sans honte ni embarras.Les premiers jours de son voyage furent uniquement consacrés aux affaires et à la pensée du bonheur qui l\u2019attendait : il était soul et Ja solitude le rendait toujours à sa nature généreuse: Ce fut seulement à Orange qu\u2019il rencontra plusieurs comais-voyageurs qui snivaient la même route que lui, L'un d'eux, Henri Bertin, était précisément un de ses plus chauds admirateurs.A lasyusde Be- JOURNAL POLITIQUE, BT LITTERAIRE, Fes Arts, De l'Agriculture, of Bu Éomnterce, eee ee arr tm ew a a se = sp am0am0e 10e 0 PRIMIER VOLUIIS NO, 61, Vu eireutation LE CASTOR aire une publicité très-étendue nue annonces d'alluires professionnelles.Judieiniren, de Commerce eb autres.Le pris d'insertion cst le mime que dans les autres Jouraux, savoir.\u2014 Au-dessous de six lignes, première inser- lion 2s.Gd 5 au dessous de dix lignes, pre- mitre insertion 3s 4il 5 nu dessus de dix-hi- snes, preside insertion 4d.par ligne.Chaque insertion subséquente a un quar des prix ei dessus, On traite de gré à gré pour les anaonnec étendues.Elles doivent être necompugée ur ordre par écrit sinon on les insère jus quik coutrordre.Les compunnications,.ele.doivent être affranchies et munies d'une signature responsables.\u2014 LER noist, il pousst une exclamation de joie.\u2014 Dieu me pardonne .s\u2019écria-tsil, c\u2019est notre grand farceur ! Messieurs, prenez vos places! la pièce va commencer, et vous allons rire.\u2014 Tu n\u2019exruscras, dit Benoist ; mais j'ai quitté emploi.Maintenant je trouve de l\u2019esprit aux sots, je laisse les imbéciles brouter paisiblement à leur ratelier, et je l\u2019engage à en faire autant ; il faut de l\u2019humanité envers ses semblables (1) \u2014 Entendez-vous ?continua Bertin; voilà que ça commence : i! Yexer e sur moi.Allons, ne te gêne pas, Mon Vieux, fais-moi poser.\u2014 À quoi bon ?répondit Benoist ; je ne peins pas la caricature.\u2014 Encore! il est étonnant, parole d\u2019honneur ! il n ré- pouse à tout.Je t'avertis que nous Uenlevons, \u2014 Impossible ; je me rends à Avignon\u2014 Et nous aussi.\u2014 Alors rien ne nous empêche de faire roule ensemble.\u2014 Ettu nous inventeras quelque bon tour, n\u2019est-ce pas ?quelque chose d\u2019amusant.\u2026 comme l\u2019histuire du poulet froid.\u2014 Qui m\u2019a valu un coup d\u2019épéc.\u2014 Oui, mais nous avons tant ri !\u2026 Et l\u2019aventure du bocal de crises.\u2014 Dont le propriétaire a failli se casser la jambe.\u2014 On la luia remise ; les jambes se raccommodent maintenant comme des boites éculées.Mais il me semble que tu nes pas aussi disposé à rire que par le passé, Mot je suis toujours le même, mon cher.Tu sais que jo voyage maintenant pour la maison Jacob ef compagnie.\u2014 Qui a inventé les vins de Noé\u2014 Précisément un vrai nectar.\u2014 Datant de l\u2019arche, et fabriqué avec les caux du déluge.== Du tout, farceur, du tout ; fabriqué avec les raisins du midi.Mais vous le voyez, messieurs, continun-t-il en se tournant vers les autres commis-voyageurs, le voilà lancé, oh ! personne ne li connait comme moi; quand il n\u2019est pas en train, je lui arrache les plaisanteries.\u2014Dis done que tu les tires à la clef, en vrai marchand de liquides que tu cs, et au risque de n\u2019en avoir que la lie.La plaisanterie, vois-tu, est comme le vin : pour qu\u2019elle pétille il faut la choisir, lu mettre en bouteille dans une formule qui ne soit point fêlée, puis la boire à petits coups au dessert.Mais je te parle [a en style de feuilleton, et tu me fais déraisonner comme un marchand desprit, \u2014Ah! joli, celui-là! s\u2019écria Bertin ; le fait est quo j'en veus, des esprits, à prix fixe et sur échantillons.Mais voici la cloche, messieurs ; dinons d\u2019abord, puis nous inonterons en diligence.Tous entrérent dans la salle à manger, et prirent place À la table d'hôte qui était servie.Les vulgaires éloges de Bertin et les rires de ses compagnons avaient réveillé dans Benoist tous ses instincts de moquere.Il éprouvait un puéril besoin de soutenirla réputation qui lui était acquise, et de douner un échantillon de son savoir-faire : le hasard ne tarda pas à lui en fournir l\u2019occasion.Le repas était déjà presque achevé, lorsqu\u2019un nouveau voyageur entra.Le garçon voulut mettre son couvert à la table d'hôte ; mais il déclara qu\u2019il ne prendrait qu\u2019un potage, et alla s'asseoir à une petite table, dans le coin le plus obscur de la salle.\u2014 Voilà un gaillard à qui les potages profitent singulièrement, it Bertin en montrant le nouveau venu, Celuisei était en eflet d\u2019une grosseur - prodigiense, ot tellement enveloppé dans une blouse de coton bleu, qu\u2019on Pelt pris pour un de ces poussah sans pieds dont les oceil- latons grutesques amusent les enfants.Les commis-voyageurs ne purent retenir une exclamation.\u2014Ce ne peut-être un homme, dit l\u2019un d\u2019eux.\u2014Que serait-ce donc ?reprit un second ; le dernier mannequin représentant Mar.i- Gras 7 ' \u2014Ou plutdt le mari de madame Ango.(1) On n cherché à imiter fidèlement, dans cette nouvelle, un genre de dialogue que quelques uns de nos lecteurs auront eu sans\u2019 doute l\u2018ennui d'entendre.en voyage, dans les diligences ou aux tables d'hôte.Il cal surtout pénible de veir nos jeunes commis- voyageurs, d'ailleurs si intelligents et si utiles, s abandonner Avec excès à celle vorve de mouv«is goût dans les pays étrangers, où.les personnes imparfaitement initiées à nos mœurs et à notre.ler gage peuvent supposer que leur conversation \u2018est un exemÿie- ce quo l\u2018on appelle l\u2018esprit Français.RE : .pan . LE CASTOR,\u2014 JUILLET, 1844.\u2014Nullement, dit Benoist ; je connais cet étranger.\u2014Vous ! \u2014C'est le célèbre néronaute Green, qui, pour évono- miser les frais de trausport, voyage avec son ballon sa blouse, Un éclat de rire s\u2019éleva.L\u2019inconnu devina sans doute quel en était le motif; car il rougit e* perdit contenance.Dans ce moment, le garçon rentra avec le potuge, qu\u2019il posa devant lui d\u2019un air de dédain.\u2014Monsieur ne veut point autre chose ?demanda-tril sèchement.\u2014Non, répondit le gros homme.A continuer.LE CASTOR.Quechee, MARDI, 23 JUILLET, :844.Le Piloi reçu ce matin annonce comme un bruit courant la retraite de Mr.Draper ce qui, sjoute ce journal, doît faire augurer vue dissolution du Parlenent.Les troubles de Philadelphie sont appaisé-; mais on craint encore que la tranquilité ne dure pas long-tems vu que les amis des émeuticss mis en prison semblent montrer quelques dispositions hostiles et se préparer de nouveau à attaquer la force publique dans le but de delivrer les prisonniers.Mr.Wakefield a publié à Londres un pamphlet sur lequel nous reviendrons plus tard.Nous ferons remarquer seulement pour aujourd\u2019hui que l\u2019écrivain menare les canadiens français de mesures coercilives dans le cas ou ils ne se ploycraient point aux exigences du gouverneur.Voilà qui ressemble peu au fameux discours de Beauharnais.On nous écrit de Montréal :\u2014 Les travaux qui s\u2019exécutent dans le Marché Ste.Anne pour la reception des deux branches de la lég'slature et des bureaux qui leur sont attachés se poursuivent avec activité et intelligence.On a tiré un excellent parti d\u2019un édifice qui semblait au premier abord fort incommode.Le rez-de- chaussée est consacré anx chambres de comité ete ete.L\u2019étage suivant reçoit Ja salle des séances de l\u2019Assemblée, celle du conseil législatif, la bibliothèque des eonseiliers, la chambre de l\u2019orateur, le bureau du greffier et le comité de la pipe.La sulle de l\u2019assemblée est très-bien disposée ; les orateurs y seront à l\u2019aise et pourront être entendus distinctement de tout le monde ; on regrette pourtant Je voir que la p'ace réservée au public soit aussi restreinte, cela nécessitera la distribution de billets de faveur aGn d\u2019empêcher la cobue pensiant les premières séances, Par exemple c\u2019est envers les journalistes et sténographes qu\u2019on s\u2019est montré complaisant ; ils occuperont une place avantageuse et commoile en avant du public et seront si près de quelques uns des orateurs qu\u2019ils pourront en se penchant un peu leur demander à l'oreille les mots qu\u2019ils n\u2019auraient pas bien compris, ce qui pourra être quelquefois d\u2019un grand secoure, je vous assure.En regardant les murs blanes et nuds de cetto belle salle, il mm\u2019a semblé que ceux qui président à son arrangement ne sauraient avoir une inspiration plus loyale et plus patriotique à la fois que celle qui leur indiquerait d'acheter le beau portrait de la Reine, peint, d'après le beau tableau de Sully, par l\u2019exvellent artiste canadien Mr.Jos.Légaré de votre ville, Jose croire que cette idée leur est déjà venue et qu\u2019elle sera sous peu réalisée, d'autant plus que les autres portraits des monarques précédents qui seront placés dans la magnifigne anti-chambre sont déjà dû; au même pinceau.On ne parle pas encore de l\u2019époque probable de la prochaine réunion de la législature pas plus que de la formation d\u2019un ministère ; selon quelques personnes la réconciliation à fait do grands pas, selon d\u2019autres le gouverneur serait aussi reculé que jamais.Il serait lems néanmoins que pareil état de choses elit une fin.Je pensr avec bien des hommes sensés que la discussion des difficultés récentes n\u2019amènera «désormais rien de nouveau et vous .avoterez avec moi que cerlains journalistes des deux côtés de la question ont l\u2019air de combattre plutôt pour eux-mêtnes que pour le pays ; c\u2019ust ce qui retardera, je crois, l\u2019arrangement des affaires qui n\u2019iront bien selon eux que lorsqu\u2019ils ÿ auront tous trouvé leur compte ct celui de leurs amis; voilà qui est difficile, carils ont Pair de compliquer assez la situation des partis pour que des hommes aussi bien dis- pnsés à un arrang \u2018ment que mus par des sentiments patriotiques n\u2019osent point risquer leur avenir sur une aussi dangereuse loterie que celles des passions populuires.Morr Susite.Cr matin versles dix heures et demie, un homme tomba raide mort dans la rue StJean devant le magasin de Mr Ardeuin.| Le défunta une apparence des plus respectables, il se nomme BELAND et résidait à Saint Antoine It était en ville depuis quelques jours et avait été soigné par Mr Ls Docteur Robitaille pour une indisposition passagéra dont il se croyait rétabli ; il avait demandé,un verre d'eau et tandis qu\u2019on le lui apportait il rendit le dernier soupir.' L'INCENDIE DU PALAIS DE JUsTiCE DE MoNTREAL emn- péchera que lu session de la Cour du Banc de la Reine qui allait s'ouvrir ne puisse avoir lieu avant qu\u2019on se soit procuré un autre local convenable.Il à aussi interrompu lu session trimestrielle de la paix qui était commencée depuis quelques jours, et devant laquelle Mercure un des in- dividusarrêté sous prévention d\u2019être les auteurs de l\u2019incendie, devait comparaître le jour même sur l\u2019accusation du vol.C'est un marchand, propriétaire, dit-on, de six ou sept belles wuisons à Montréal.Le grand jury de la session précédente avait admis un acte d\u2019acensation contre lui.Plusieurs pièces de drap, qu\u2019il était accusé d\u2019avoir voléès d?un magasin contigu au sien, en enlevant partie de la cloison qui les séparait l\u2019un de l\u2019autre, étaient déposées, comme pièces de conviction, dans un des appartements du Palais de Justice, et l\u2019on suppo se que son but était de faire disparaître des preuves de sa culpabilité par un crime plus grand encore.II avait essayé, dit-on, d\u2019y obtenir accès en corrompant quelques uns des employés du grefle.L'autre individu arrêté, et qui s\u2019est rendu témoin à chorge, se numme Edouard Brousseau.Il était venu quelques Jours auparavant au greffe, prétendant qu\u2019il lui avait êté volé des marchandises dont il donna une description correspondant à celle des effets que Mercure était accusé d\u2019avoir volée, et demandant la permission de les emporter, H fut soupçonné d\u2019être employé par Mercure, et après son arrestation il est convenu qui l\u2019était en cllet.On suppose que le feu a été introduit par une petite lucarne, En attendant qu\u2019une proclamation officielle ait autorisé la translation du siège de la justice la cour tient ses séun- ces au milieu des décombres ; les nouvelles causes sont seulement enrégistrées ; Edouard Brousseau s\u2019est déclaré témoin de la couronne.Aucun papier imporlant n\u2019a été égaré et de fortes sommes d'argent appartenant au bureau du shériff'et provenant de ventes de propriétés ont été re- (rouvées ça et là au milieu de la foule comme par miracle, SESSION THIMESTRIELLE DE LA PAIX, JUILLET [S44 Cette session a été close avant-liier, samedi 20 juillet, M.le juge Power présidant, assisté de MM.W.H.Andersonson, W.Burke, J.MeLeod etJ.Laurin juges- de paix.Voici les sentenres qui ont été prononcées à la fin de la session.Juhn Baker, assaut et batterie, six semaines d'emprisonnement dans la prison commune de ce distriet, Thomas Murphy, assant et batterie, 205 d\u2019amende, ct emprisonnement jusqu\u2019à ce que lamende soit payée.J.Wilson, assaut et batlerie, LI5 d\u2019umende, et cau- tlonnement de garder la paix.Robert Brown et Marvy Brown sa femme, maison déréglée, un mois d'emprisonnement daus la prison commune du district, P.Consadine, assaut sur Jeux constables de police dans l\u2019exercice de leurs fonctions, 2 heures d\u2019emprisonnement dans la prison commune.Pierre Turgeon, larcin : contamné, sur cette première conviction, à 12 mois de travaux foicés dans la maison de correction du district.+ Pierre Turgeon, larcin; sur cette seconde conviction, à 12 mois de travaux forcés dans la maison de correction, à compter de l'expiration de sa première peine.James O?Neil et Léon Derome, vol de grand chemin, sept années de travaux forcés dans le pénitentiaire provincial à Kingston.John Brown, larein.trois mois de travaux forcés dans la maison de correction.ACTES OFFICIELS.La Gazetle officielle d\u2019avant-hier contient les nominations suivantes : COMMISSAIRES DES PETITES CAUSES dans le Base Canada : Paroisse de St.G'rvais, honorable François Quirouet, Cyrille Octave Fortier, Marcel Aubé et Jean Gosselin.Paroisse de Sainte-Marguerite de Blairfindie, François Bourassa et Richard B.Mc Ginnis.Paroisse de Saint-Jérusalem d'Argenteuil Thomas Barvon, Owen Quinn, Samuel Hills Andrew Bood et James Robertson.INFANTERIE LEGERE DES FRONTIERES ET VOYAGEURS CANADIENS.\u2014 D\u2019après un avis officiel les miliciens qui ont servi dans ces deux corps pendant la dernière geurre améri caine sont adinis au bénéfice du scrip comme ceux qui ont servi dans les autres corps.Aunonuces.IMPORTANTE ASSEMBLEE nu I.se tiendra en cette Ville une assemblée de l\u2019Association du HAPPEL de QUEBEC, VENDREDI, le 26 de ce Moie, dans le jardin.de Mr.LxMoINE, en dehors de la Porte St.Louis à SEPT HEURES DU SOIR.Comme cette assemblée sera la première tenue depuis la nouvelle de l\u2018emprisvunement ne Mr- O\u2018CONNELL on s\u2018atiend à y voir tous les membres de l\u2018Associa.ion et en général tous les amis de L'IRLANDE.J.DALY, Secrelaire Arch: Québec: 23 Juillet, 1844 i grandeur cu lu situa?! AVERTISSEMENT.Par encan seront vendus pur GEo.FUTYOYE nu ci- micile de feu JOEi-PH FRANCOIS PERRAULT, écuyer, es dehors de lu porte St-Louis, à l\u2019Asyle Chumpôtre, JEUDI le 95 JUILLET courant : yous les meubles et effets mobiliers de sa succession \" consistanten meubles de ménage, tables, chuises, lits, sophas pis.poêles et tuycaux, ustensiles d'agriculture, voitures, phaëlon w.-0n, calèche, churrettes, etc, Un excellent o:gue à clavier ute superbe pendule française sonnant l\u2019Angelus ; toute In bible) théque du défunt, contenant plusieurs ouvrages de prix, globes célestes et lerrestres, trente-ciuq volumes et culiers manuscrits dy défunt sur différents sjets intéressunts, tels que l'éducation la grande et petite culture, cte., etc.; quantité d\u2018argenterie, wie montre d\u2019or à répétition, avec chaîne d'or ct cachets, une superbe tabatière d\u2019or ct une variété d'autres articles de prix.\u2014AUSSI\u2014 Deux métiers À tricoter, deux du à carder, rouleaux et filatures, lvuloirs, cte., cte, Lu vente commencera à UNE heure précise de l'nprès-midi, GEURGE FUTVOYE Encanteurdevant do Québee, 12 juin 1844, GEO.TU: VOYE ENCANTEUR, COURT TER, ET ACENT GENERAL D'AFFAIRES EN COMMISSION Quai Napoléon et Sulle des Francs=-Maçons (eu Chen d'or) près de la porte Prescott, Québec, Québec 23 Juislet, 1844.CHIRURGIE DENTALE.Z DOCTEUR PARSONS, CHIRURGIEN DENTISPEDE MONTREAL.N.ORME respectuensement les citoyens de Québec ot , des cuvirons, qu'il a pris des appartements à l-hôte! de Man.VaxNovous, N°, ; Itue des Jardins où il resteru au-si Tonetemps qu\u2019il recevra u.encouragement sutlisant, cL fera toutes les opérations relatives = .0v dents.Une pratique coustente el couronnée de succès durant trente années est une preuvr euffisante qu'il n\u2018est pas étranger à lu protes- sion.Sun habileté à couserver les dents n\u2018est surpassée par celle de personne autre.et il est prêt à soumettre ses opérations à Vinspec-ion de tout juge de l'art, Den s inséré s, nestoyées, séparées et remplies, n\u2018imporle la = de lu cuvité 3 scorbut des gencives guéri, ete.Les dents d ts, quelque irrégulières qu'elles soient, plucés en bonne for Les dems et les chicots les plus difficiles extruils avec facilité et suns danger.Le mal de dent guéri uvec des gouttes qui néout jamais failli à produire cet effet.Venez et vous ce:ez convuineu de In vaste importance \u2018avoir ui mauvais ratelicr rena bon en quelques heures.Il visitera à domicite tes personnes qui le demandernt, Références avec permission, à Wolfred Nelson, M.D À.Fisher, M.D; JB, Trestier, M.D;etL T.Drummond, écuyer, M.P.P.Menltréal.\u2019 N.B.\u20142000 Dents miinérales a vendre, Québec, ler Juillet 1844.POLICE DE LA CITE.UNE assemblé: du comité de Police tenue ce Jour.à la- 23.quelle tous les \u201cmembres étaient préseuts, il a 616 résolu, « 12.Quil sera du devoir du Connétable en chef de In Police de recevoir, en toul temps, les appliculions de personnes désirant obtenir des situations dara la Police ; 2°.Que tous ceus que desireront obtenir des situations dans la Police, deveant prove cur application | ar Écrit, au Connétable eu Chef de In Folice.dans Isquelle 11 incéreront leur nom et pronom, s'ils sont mariés où non, leur Âze, eccupation et rés den- ce ; à luquelle ils atiszoxeront les recommandations quil pourront se procurer, ninsi quun certificat d'un médecm licencié, qu ils ne sont point cstropiés ci: ont aucune infinuité corporelle gui puissent les empêcher de reraplir efficacement les uavoirs d'homme de Police ; 39.Qu'il ne cera recu aucune application de personnes ayant moins de vingt ans ai jus du quarante.49, Que duns 12 clwix des hommes de Police on aura princi palement égard aux observations du Connétable en Chef de la l'e- lice.5°.Quele comité ëe Yalice ndoptera invariablement les recommandations du ©-métable en chef de In Police, par rapport à la Funilion ou au renvoi des hommes de l'ofice.R.U.RUSSELL, Chef de lu Police.Québec, 12 Juillet 1844, \u2026 Avis.AUX MARCHANDS DE CAMPAGNE À plus bas prix que l\u2019année dernière, Chez NS.LEVY, Rue - St.Jean, Haute- Ville.Québec 23 avril, 1844.Impression SUR PIERRE.ET SUR PLANCHES DE GCUIVRE.Le tout sous le plus court avis,\u2019 dans le\u2019 dernier goût et à des prix modéiés, C0 "]
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