Journal des campagnes, 13 octobre 1892, jeudi 13 octobre 1892
[" TA re 0 0 ts Oe en PAL te - i PLL, D 4 = \u20ac 2 K fot] wr ES a.Ard 11 , iF td \u201cai = ny +, ès TI s L\u2019industrie agricole doit touj 11ème Année Jeudi, 1+ Octobre 1892 NO HO = \u2018 = JOURNAL | Des Campagnes EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant touto les nouvelles do Ia semaine Prix de l'abonnement :-UNR P POUR LA FRANCE : 10 FRANCS, .Strietement payablo d'avance * TRS: CHAPAIS, DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRE LÉGER BROUSSEAU, 10 \u2014 ÉDITEUR \u2014 .11 & 13, RUE BUADE, I -V., QUÉBEC CHRISTOPHE GOLO:: OU REPOSENT SES RESTES' Le grand Colomb repose-t-il à Saint- Domingue ou 4 La Havane ?: Yoiid uve question assez embaras- sante ct qui n\u2019a pas encore obtenu une Téporse qui soit de nature à calmer les inquiétudes du public et à dissiper tout douto chez les antiquaires et les biographes.11 fat un texaps, qui n'est pastrès éloi- gn6é,\u2014o'était en 1878,\u2014el uno trés ehawds dispute surgit à ce sujet et finit même par tourner à l\u2019aigreur, entre des personnages d\u2019un grand nom et d'un \u2018savoir indiscutable, Aoadémiciens, anti- queires, historiens, bibliographes des deux mondes prirent la plume,et leurs travaux réunis pourraient former une bibliothèque spéciale, remplie de recherches curieuses et de conclusions plus ou moins - eoncluantés, Parmi les plus célèbres citons : l'archevêque Roque Cocchia, de St-Domingue, Prieto, de la Havane, Lolmeiro, de Madrid, Harrisse, de Paris, Tejrs, de St-Domingue, Kcheverri, d\u2019 spagne, Belgrano, d'Italie, et John | Gilmary Shea, des Ytats-Unis.PS .Tous les biographes de Colomb s'ac- cordont à dire que sos restes mortels furent d'abord inhumés chez les l'ran- ciscains de Valladolid, en Espagne, ct qu\u2019en 1513 ils farent; transportés par ordre du roi à Séville, chez les Chartroux, dauis leur paisible retruite de S.c- Marie des Grottes, ; .La même unanimité d'opinion cxisto sur les deux faits suivants, à savoir qu\u2019en 1526, l\u2019on vint placer à côté du cercueil de Colomb celui de son fils Diégo, et que dix ans plus tard, co 1636, les ossements du découvreur furent transportés à 8t- Domingue, ot placés dans le v sanctuaire de la cathédrale, à droite du maître-autel- .: Les Havanais prétendent qu\u2019en 1795, Saint Domingue étant devenue colonie française, les Espagnols ne voulurent point abandonner sur une île échappée à leu.dénomination, le grand homme qui, depuis sa mort, avait toujours demeuré fur une terre espagnole, Ce \u2018témoignage de gratitude n\u2019a rien qui doive étonner.L\u2019illustre Génois avait contribué plus que tout autre à étendre l\u2019iufluenco de l'Espagne sur les m«rs occidentales et à augmentet sa richeesc et con prestige duus tout l'univers.Les Havanais auraient done, en 1795, transf-ré les cendres de Colomb daus leur île, La tradition encore vivace en 1878 le voulait aiusi.Du reste, ils pouvaient exhiber un acte d'exhuma.ion parfaitement régulier et, d\u2019après eux, inattaquable, Voici comment cette translation aurait eu lieu.Le lieutenant-général Gabriel de Aristazabal, b'était adressé au gouverneur de Saint-Domingue, ainsi qu\u2019à l\u2019archevêque et à son chapitre, pour obtenir la permission de transporter les restes de Colomb à La Havane.Uno fois reu- dus, le roi d'I£spagne devait décider: de leur sort, D'après l'acte officiel il appert que lo régidor Don Grégorio archevêque de Saint-Domingue, Aristazabal, le brigadier Cansi, le quartier-waître \u2018Antonio Burba, le lieutenant-colonel de la Rocha, et plusieurs autres personnages importants, se réunirent à Saiut-Domin- gue le 20 décembre 1795.On fit en leur présence l'ouverture d\u2019une voûte placée dans le sanotuaire du côté de l\u2019évangile, présdu mur d'sppui du maitre-autel.C.tie voute rcofermait des ossements et des lamelles de plomb qui avaient dû appartenir à une boîte de même métal.Le tout fut recueilli soigneusement et placé dans une boîte en plomb qui fut fermée au moyen d'une serrure cn fer, dont la clef fut confiée à l'archevêque de Saint-Domingue.Un service solennel fut célébré dans la cathédrale et quelques jours plus tard, le brigantin Descubridor déposait à Cuba la boîte renfermant les cendres que l\u2019on venait de recueillir avec tant de soin.Tel est le récit officiel de cetto cxhu- mation et du transfert de 1795.Rien qui nous dise de qui étaient ces ossements.Lo nom de Çolomb n\u2019y est pas mentionné, Pareille négligence est inconcevable.Aussi, comme on peut se l'imuginer, l@s citoyens du Saint-Domin- gue surent-ils l\u2019attaquer pour s\u2019en faire un argument contre les prétentions des | Havauaie.Voilà pourquoi Harrisse a pu conclure son étude sur lesujet, en disant que rien ne prouve que les ossements transportés en 1795 à la Havang étaient récllement ceux de Christophe Colomb, 3 y oO Ces faits étant connus, l'on est bien en droit de se demander pourquoi les Havanais auraient pris la \u2018peine do faire transporter à grands frais ces cendres, g'ils n\u2019eussent été-convaineus qu\u2019elles appartenaient au \"Révélateur Pourquoi aussi auraient ils fait ériger dans leur cathédrale un marbre monumental pour conitémorer sa mémoire et rappoler aux générâtions'futures la dernière demeure de l'inmortel Déconvreur?En «ffet nous voyons dans la caJhédrale havanaise uu superbe mausolée, surmonté de l'effigie ds Colomb, avec une ius-, cription au bas indiquant clairement qu\u2019en cet endroit reposeat ses restes précieux.wr + Arrivons maintenant à Saint-Domin- ne, et voyons sur quoi l\u2019on s\u2019y fondait pour contester aux Havanais l'honneur de posséder les reliques du Découvreur.En avril 1877, lors des fouilles opérées dans les caveaux de la cathédrale, les ouvriers mirent à découvert une boîte en plomb remplie d'ossemeuts plus ou moins bien conservés.Grande fut la surprise, ou plutôt la consternation lorsqu'on apergut sur uue plaque en plumb les mots suivants.EL ALMIRANTE DoN Luis CoLoN Duque DE VERAGUAS Y MARQUES DE .\u2026.\u2026.Traduction : L'Auiran Don Lovrs CozoN, DUC DE VHRAGUAS ET MARQUIS DB.Le reste était effacé.Les autorités de Saïiut-Dominique se.trouvaient en présence d\u2019ua petit-fils de Colomb, au lien de Colomb lui-même.Cependant tout espoir n\u2019était pas perdu, car l'archevêque Roque Cocohia eon- naissait l'existence d\u2019un document fur- maut partie des Actes d'un synode dio- cézain, tenu en 1683, dans lequel on lisait ces lignes : \u201cCette île a 616 découverte par Christophe Colomb, l'homme le plus illustre et le plus rewarquable de l\u2019univers, dont les os repo:ent dans une boîte de plomb, placée près dù maître-autel de notre cathédrale, avec ceux de son frère Don Luis Colon, qui sont de l'autre côté, suivaut une tradition aussi ancienne que les plus vicux survivants de cette île.\u201d Don Luis n'était pas le frère de Christophe, mais le peuit-file.Barthélerni, frère du Découvreur, avait été enterré ohez les Chartreux de Sévilleu monde.fortune du c6té opposé du sanctuaire.au-dessous du trône pontifical.À force de tâtonner, l\u2019on finit par découvrir une petite voute, dass laquelle se trouvait une boîte aveo ces lettres gravées sur lo couvercle : D.pe LA À.Per At» Les antiquaires, qui étaient à l'affût, u\u2019eurent guère de difficultés à donner un signifiaient évidemment i = ~ sens à ces lettres Guigmatiques.Kies.DÉCOUVREUR DE L'AHÉRIQUE PREMIER AMIRAL Les côtés de lu boîte portaient les initiales suivantes : C.C.A, c'est-à-dire CHRISTOPHE COLOMB AMIRAL.En ouvrant la cuisse trois fois précieuse, l\u2019on trouva dus ossements d\u2019homme, et sur Ja paroi interne du couvercle, ces mots : \u2018 v ILLtre y Este VARON DN CaisToVAL COLUN C'est-dire : e \u201c HOMME ILLUSTRE ET RENOMMÉ DUN LHRISFOPNE COLOMB .Il n'y avait plus à en douter, c\u2019étaient bien certainement les 1estes du Découvreur que renfermait cette boîte.Les insulaires de Cuba pouvaient en faire leur deuil : Colomb n'était pas dans leur capitale.Oette trouvaille eut uu immense retentissement, même eu Espugue, OÙ lus esprits commençaient déjà à s'échauffer autour de cette question devenue brû lante.Le roi, lui-même s'en émut, e pour couper court à toutes les difficultés qui auraient pu surgir, il chargea Don Antonio Lopez Prieto, un des plus éminents historiens de la Havane, de se rendre à Saint-Domingue, ot d'y faire une onquête de concert avec le cousu: espagnol de oette ville, L'archevdque leur permit d'examiner la boîte et sun contenu.Après avoir noté toutes ls inscriptions, soruté chacune d'elles, et sorti tous les fragments osseux, ils aper- gurent dans le foud une.petite plaque en argent, laquelle portait sur ses deux faces toute uve série de mots en abrégé dout ils puront fucilemeut duvinër lu sens.- Sur un côté ils virent cette inscription: Ua PTRE DE LOS RTOS DEL PMER ALTE l) CRISTOVAL COLON DESR, Sur l'autre côté, les deux enquêteurs ne trouvèrent que deux mots, mais SigDi- Son fils Diégo avait été soul transféré à : fiant beaucoup : Saint-Domingue, après sa mort arrivée à Oran.Les premières fouilles n'ayant abonti au résultat cnticipé, l\u2019on tenta la U UristovAL CoLON La première inscription voulait dire : DERNIÈRE (ULTIMA) PARTIE\u2018 DES: RESTES DU PREMIER AMIRA Don CrisrorE Cocos DÉCOUVREUR La seconde se comprend d'elle-même et ne fuit que corroborer la \u2018première.Senor Lopez Prieto dres-a jun long rapport de l'enquête, où il déploya tout son talent ct sa science d'antiquaire pour prouver que les ossements trouvés à Saint-Domingue n'étaient qu'une fraude.Dès lors commença cette fameuse querelle dont j'ai parlé plus haut, | -/ Qu'est-il résulté de cette discussion faite à coups d » textes et d'explications plus où woius valables, toujours patfai- tement adaptés aux besoins de la thèse à faire prévaloir ?Je n'en sais trop rien, mais toujours cst-il que ei lessavints qui prircut fait et causo pour Saint- Domingue, n'avaient pas la vérité pour cux, ils pouvaient te vantor de posséder beaucoup de boîtes et d'inscriptions, lorsque ks Havanais ve comp- talent que sur un document incomplet et sur une tradition discutable.Mon opinion penche toutefuis du côté de ces derniers, Colomb doit reposer à La Havane.N.E.DIONNE.UN MOT DE LA SEMAINE RELIGIEUSE.\u201d La Semaine Religieuse dans son der- vièr numéro, public ce qui suit, au sujet des écoles séparées : \u201c Lors de son passago à Ottawa lo premier ministre du Manitoba aurait déola- ré, parait-il, que la question des écoles est morte et enterrée.Pour les catholiques de Maoitoba, en particulier, elle - n\u2019est pas plus morte et enterrée que la question du pouvoir temporel de la Papauté ponr les catholiques du monde entier.Unc partie de Ia population est sous le coup d'une grave injustice, il est donc du devoir du gouvernement de la faire cesser.Le ministre de la justice «st tenu en honneur de faire prévaloir son opinien, comme nous l'avons déjà dit.Rico re pourrait justifier, ct nous- ne pourrions cxeuser un refus de protéger Ia majorité d'uno imanière quelconque.S'ily en a qui ont cru que notre article sur les écoles du Manitoba étais une absolution donnée d'uvance au gow vernement, quelle que soit son attitade ils ont mal lu,\u201d \u2014 oo A sm La Salscpareillo d'Ayer, envoyant tr sing pur au cerveau, dévelcpps un es- prit sain dans Un corps sain.IE, > \u201cEllon\u201d ot Ie Conseil de | - i | 4 | i I J 1 \" de pos observations.celled SESS mmm OSL TTT ee ee ~~ Pinstruction Publigus - Sous ce titre l\u2019Electeur revient bier sur la version qu\u2019il a donnée de la der- piéro session du Conseil de l\u2019Instruction \u2018publique, Notre confrère n'est pascontent Nous n\u2019en sommes pas surpris, parce que d\u2019abord nous n\u2019écrivons pas pour lui faire plaisir et qu\u2019en secänd lieu l'adage populaire: La vérité ehoque, s'applique très bien à notre confrère.- Quant au rôle de jlagorneur qu'il veut nous faire jouer, qu'il garde le bonnet pour lui ; il ne trouvera pas une tûte'qui convienne le mieux que la sien- nè' Retournez à vos moutons tant qu\u2019il vous plaira ; faites la courbette devant l'illustre comte Mercier ; agitez l'encensoir devant l\u2019autel de votre veau d'or, prodiguez-lui toutes les louanges que vous voudrez ; assistcz A tous les diners de votre héros ; suivez-le dans toutes ses marches et ses contre-marches et annoncez à sons de trompette que M.Mercier seul est grand ! flattez le clergé avant les élections, et puis, après votre défaite, dévoncez-le comme un traître à son pay».Et vous continuerez de -uivre la ligne de conduire que vous avez toujours suivie jusqu'à présent.Vous nous reprochez de vous avoir dit que vous aviez insalté les évêques.Eh ! bien, oui malheureusement, c'est le cas, et nous vous le répétons : Vous faites jouer aux évêques uu rôle qu'ils n\u2019ont pas joué.Vous annonciez carrément samedi dernier, dans un titre voyant : \u201c Les laïques réclament des réformes combattues par les évêques.\u201d Ce n'est pas le exact.Les évêques, d\u2019aprèe l\u2019hon.M.Archambeault, membre du Conseil de \"Instruction Publique, ont demandé de remettre la proposition de l'hon.M.Masson à la prochaine session du Conseil, et M.Masson s'est rendu avec plaisir à cette demande.Voilà à quoi se résume le combat des évêques, L'Electeur prétend qu'il est de son devoir do raconter ce qui se passe aux délibérations du Conseil de l\u2019Instruction Publique.II est bien maitre de faire ce qu\u2019il lui plaît ; mais il doit dire la vérité « etne pas chercher à mettre le public daus l'erreur par des comptes rendus \u20181.fantaisistes.: Notre confrère affirme que \u2018\u2018 sa ver- \u201c \u201csion était exacte dans ses parties essentielles, qu'il n\u2019y a que de légères varian- .tes dans les détails, mais que le fond est vrai.\u201d Voyons un peu, où placez-vous ce fond-là ?- Dans votre compto rendu de samedi rous parlez de deux questions importan- | \"les : la nomination d'un inspecteur 2énéral, et la création d\u2019un bureau d\u2019examinateurs pour les profesreursreligieux.Sur la première question, il n\u2019y a pas +\" eu de divergences d'opinion entre vous \u201c et nous, excepté que vous avez omis de dire qu\u2019il y aeu un vote sur ce sujet.\u2026 Mais c\u2019est pou important ! C'est la seconde proposition qui a sou- +.levé toute ln difficulté.Vous avez sou- \u201c -tenu qu'il y aeu un vote,et il n'y en a pas NE eu, ;}| + \u201ctous les évêques avaient voté contre les ul\" ; réformes demaudées par les laïques, \u201c Une réforme a été Eoumise à l'examen, i\".mais on en a remis ln discussion à plus \u201ctard.Vous avoucz, hier, que * la pro- \u201cposition de l\u2019honoruble M.Masson n\u2019est Vous avez mentionné le fait que pas allée au vote,\u201d et nous prenons note fi.de votre aveu, parce que nous avons la Altd \" .preuxe quo votre compte rendu sur cette seconde question est inexact.Par con- * .- séquent votre version est fausse dans ses EY parties escentielles, Mais vous nour dircz peut être : \u201c Le \" - fond, pour nous, c\u2019est lu discussion qui ; :.+ & en lieu sur la seconde question.\u201d Très : \u201cbien ; mais votre compte rerdu de cette , DER at Re LEA dg = : : > Seat vi or CN.JOURNAL DES GAMPAGNES partie n\u2019est pas plus véridique que celui.des autres\u201dpassages ; et pour le démontrer, nous n\u2019avons qu\u2019à confronter votre rapport avec celui de la Minerve, Suivant vous, c'est l\u2019honorable M.Masson qui aurait dit ces paroles : \u201c L'affaire Goyhot n\u2019a été que la \u2018 goutte d'eau qui a fait déborder la mesure.\u201d - - D'après la Minerve, c'est l'honorable juge Jetté qui aurait lancé cette bourde à la figure des évêques.En supposant que ces paroles aient étélprononcées, \u2014 nous le nions, parce que élevés pour avoir tenu un semblable lange I\u2019 Electeur,\u2014commet ici une errour grave en lançant dans le publie le nom de M.Masson à la place de celui de M, Jetté, et son rapport touchant la discussion qui pourrait avoir eu lieu alors, est encore faux, puisqu'il met dans la bouche de M, Masson des paroles qu\u2019il n\u2019a pas prononcées.Nous avons la déclatation de l'honorable M.Archambeault : journal, que le nom de l'abbé Guyhot n'a jamais été prononcé, ni avant, ni durant, ni après la séanee du Conseil de l'Instruction publique, pir aucun des membres du Conseil.\u201d C'est bien clair et bien formel.Ainsi, le nom de cot homme N'A JAMAIS ÉTÉ PRONONCE, NI AVANT, NI DURANT, NI APRES LA SEANCE DU CONSEIL.Nous aimons mieux nous fier à la parole franche de l'honorable M.Archambault qu'aux rucontars de l\u2019Electeur.nee = =O leet, Donnez vos plans Le Canadien de c:8 jours derniers disait : M.Casgrain vient de dire à un rédacteur de journal que le gouvernement de Québec changora sa politique d\u2019impots à la session prochaine.Il ie faut bien : personne n\u2019en veut plus.Pourtant, c'était le produit d'une sagesse profonde, de longues délibérations ! La marche des affaires a été arrêtée, le crédit public a subi un échec sérieux, ct nos finances sont en fort mauvais état, Avec de la détermination, les taxes additionnelles n'étaient pas nécessaires.Cet entrefilet est injuste et, même, pour un certaine partie, contraire à la vérité.* En arrivant au pouvoir le gouvernement actuel a trouvé une situation financière affreuse : on était aux portes de la banqueroufe.çÇ Pendant cinq ans on avait dépensé à droite et à gauche, jeté l\u2019argent ici et là, empruntant quand il en manquait, mais sans s'occuper de voir s'il en restait assez pour payer les intérêts.On vivait que pour le pouvoir, et afin de toujours le conserver, on distribuait faveur sur faveur.En face de cet état de chose, le plus pressant était d\u2019arsurer la défaite définitive de ceux qui en étaient responsables, Puis, les chambres furent convoquées.Les ministres durent travailler presque nuit et jour pour tout préparer à teinps Les finances surtout étaient complètement mêlées, Il existait un énorme déficit ; mais où retrancher pour le combler quelque peu et, en même temps, ne pas trop nuire au service public ?là était la question.\u2018Le gouvornement aurait bien voulu baisser de suite la dépense au chiffre de 1885-86 ; mais pouvait-il raisonnablement refuser de remplir les engagements de ses prédécesseurs, retrancher les octrois votés pour deux ou trois ans par le gouvernement Morcier- Non, assurément- Et, s\u2019il eut pris cette décision, comm3 on aurait entendu ocs mêmes fouilles crier à la mesquinerie, au manque de cœur et que sais-je encore ! Donc il fallait tfcuver moyen d'attacher les deux bouts.A cette fin, des impôts furent prélerés.On savait bien que + * : » ' MM.Masson et Jetté sont trop bien\u2019 \u201c Je vous prie de dire, dans votre |' la mesure ne serait pas populaire.Elle était nécessaire, cependant, et le cabinet à fait preuve de courago en agissant promptement.- - \u2018Mais voici qu\u2019on s\u2019en plaint : quelques- uns disent que la taxe n\u2019est pas repartie- assez également, Cela peut so faire, et jamais lo gouvornement n\u2019a dit qu\u2019elle est parfaite, que ce système est.le meilleur mode de taxation qu\u2019il y ait au monde.Au contraire, souvent, duraut la dijous- sion, nous avons enteudw les orateurs pondre aux membres de l'opposition qui critiquaient sans offrir rien de pratique» répondre que la taxe allait être mise a exécution ct que les défectuosités, les inégalités etc xeraient amendées ou rappelées à la prochaine session.Voilà, sans doute, les réformes annoncées par l'hon.Procureur-Général.Cela prouve que le cabinet a pris la peine de se renteigucr, afin d\u2019adoucir autant que possible cette pénible nécessité qui n'est, après tout, qu\u2019une des conséquences inévitables du régime do la clique- Quant à dire que les taxes additionnelles n\u2019étaient point nécessaires, c\u2019est trop fort.Ceux-là même qui sont obligés de les payer n\u2019en contestent point la nécessité,lle trouvent qu'elles ne sont pas suffisamment bien reparlies.Avec quoi payer les six à sopt cent mille piastres de déficit restant encoru après avoir réduit la dépense d\u2019un demi millicn ?Allons, dites-le nous, Puisquie vous affirmez que les taxcs addition- nellcs n'étaient point nécessaires, mon.trez-nous comment il fallait s\u2019y prendre pour s\u2019en exempter.Mais n'arrivez point avec le fameux amendement de M, Marchand qui inclue, comme dépynse inutile, des subsides de chemins de fer accordés par M.Mercier \u2014amendement qui ne vautrien.Donnez, nous d'autre chose plus solide, moins fantaisiste, quelque chose de pratique, qui puisse se faire.Nous vous écoutons.\u2014\u2014>e- >> UN ANARCHISTE DETERMINE Tentative d\u2019assassiner le capt.-géntrn Coello Madrid, 5.\u2014Un anarchiste de Madrid, nommé Ceballos a tenté d'\u2019assassiner le capt.-général Coello, d Séville.Ceballos s'est rendu au domioile du\u2019 capt.-général et a demandé une entrevuo, ayant des renseignements importants à donner.Rien chez lui ne portait au soupçon._ Après avoir été introduit dans la chambre de Coello, I'anarchiste lui dit qu\u2019il était venu afin de s'entendre surla proclamation d'une république.II tira alors un pistolet de sa poche etle pointa 3 la tête de Coello.Le capitaine: général qui n\u2019était pas armé, sauta par une fenêtre qui se trouvait ouverte.Ceballos courut à la fenêtre ct fit feu sur l'homme qui 8: trouvait et lui logea une balle daus le côté.Il courut alors à la porte.Plusieurs employés essayèrent de l\u2019arrêter,il les a tenus à distance avee son pistolet.Mme Coello attiréo par le bruit, se tenait dans le corridor.Ceballos tira la détente de son pistolet, mais l\u2019arme fit long feu.Il se sauva dans la cour.Ld, il a été terraseé ct.fuit prisonnier.\u2019 UN MEURTRE FALL RIVER Encore an crime cansé par Ia bolsson Fall River, Mass, 5\u2014John Kennedy, de cette ville, a été tué, dimanche après- midi, par son beau-frère, Maurice Kennelly, qui demcurait avec lui.Les deux beaux-frères étaient sous l'influence de la boisson quand le meurtre à été commis, Au cours d\u2019une querelle, soulevéo par des propos iosignifiants, Kennelly a frappé Kennedy à coups de couteau, ct lui a infligé des blessures mortelles.Le défunt laisse cinq enfants eu bas âge, ct une veuve qui était ivre quand la police a fait son apparition sur le théfitre de la tragédie.: - Dissolution des: Chambres ~~ Provinciales ELECTION GENERALE IMMEDIATE Nomination 15 octobre ; Votation 22 octobre \u2026 Pour le renseignement de nos leeteurs, ministériels et surtout les ministres, ré- nous reproduisons oe qui suit du Modi: leur Acadien sir la dissolution des chambres au Nouveau-Brunswiok : \u201cSon Honneur le lieutenant-gouverneur, de par l'avis de ses ministres, vient de lancer une proclamation dissolvant la chambre d\u2019assemblée et mettant par là, en vertu de l'acte abolissant le conseil.législatif, fin à l'existence de la chambre haute.Les brefs d'élection, dit-on, ont été laucés vendredi.L'appel nominal des candidats est fixé au 15 octobre, et la votation une semaine plus tard, c'est-à- dire le 22 octobre.Le premier ministre n'a pas enoore pris les.électeurs de la province dans sa confidence, et nous sommes encore à nous damander quelles graves raisons ont pu motiver cetto démarche.Le gouvernement était fort dans la chambre, et y commandait une majorité considérable.Une chose qui console, c\u2019est que la campagne électorale et l\u2019excitation qui en découle toujouts seront de courte du.1ée, Tout sera fini dans 1% jours.8 Il règne une grande activité dans les deux camps, et l'on se prépare à faire une lutte acharnée.Le gouvernement semble plein de confiance dans l'issue du combat ; de son côté l'opposition onresse l'espoir de sortir victorieuse de la rencontre électorale.À l\u2019heure où nous éerivons,on n'est pas encore fixé sur aucune des combinaisons qui devront se faire face dans les différents comtés de la province.On ignore méme, éhôse surprenante, quel seru le personnel du gouverñement, car il sem- le avéré que quelques-uns des ministres actuels ne feront plus partie du ministère.L'honorable P.G.Ryan se retire de la vie publique pour des raisons de.santé et l\u2019hon dit que l'honorable Wm.Pugsley abandonne son portefeuille soit pour ss présenter à St-Jean en remplacement de M.Skinner, député qui vient de résigner son mandat, soit pour recevoir la nomination de greffier en loi de la chambre d'assemblée, fonction que M.Blair serait disposé à créer spécialement à son intention.Nous r:marquons que le Telegraph ot le Globe de St Jean manifestent des allures fort indépendantes contre le gouvernement Blair qu\u2019ils accusent d'avoir commis des fautes d'administration graves.Cela indiquerait que les chances mi- nistér.elles dans la ville et le comté de St Jcan sont réduites à leur plus simple expression et que M.Stockton et ses candidats seront élus sans peine.Dans Westmorland les deux partis s'organisent et il est probable quo nous serons en mesure d'aunoncer vendredi le personne] des deux,comibinaisons qui ee dirputeront la suprématie dans les affaires locales, - \u2014\u2014\u2014e{>0 Emme Une échauffourée de M.Tarte M.Tarte a publié dans le Cunadien cle un peu trop sentimental, pour la gravité et dusujet et des circonstances.Nous avons donné avant hier le plaidoyer produit par M.Taillon au nom pu voir comme nous que la nature des cette déclaration du défendeur.Ce n\u2019était pas assez d\u2019avoir répandu dans la presse la version de Davignon, sans dirc un mot de celle de M.le chré Lesage, voici qu\u2019on attire de nouveau l\u2019attention du public sur cette affaire par des colonnes de sentiments au milieu des quelles se faufillent, entortillées dans des phrases ronflantes, de fausses assertions propres à monter.d'avantage l'opinion contre la religion et ses ministres.5 Voici ce qu'on lit dans l\u2019article.de M; 1 Tarte: « d\u2019hier, sur V'affaire de Chambly, un arti- |- de M.le curé Lesage, et nos lecteurs ont | faits se trouve grandement changée par | - L'enfant qui meurt sans\u2018baptênie est, disent les théologiens; privé de la vue de vDieu et du bonheur du ciel.L'enseignement de l'Eglise est si.formol sur ceint qu'Elle- commande le sacrifice de .\u2018 a vie humaine de la mère; pour assurer par le baptême, Nous ne nousexpliquons.point pareille échauflourée de la part d\u2019un homm Où M.Tarte a-t-il vu, lu ou entendu dire\u201d que \u201cl'Rgliss catholique enseigne qu'il faut sacrifier la vie de la mère pour procurer le baptême à l'enfant, Nous avons pris la peine de nous en assurer auprès de personnes odinpétentes, \u201cet nous défions M.\u2018Tarte de citer dans l\u2019enseignement de l\u2019Eglise rion qui justifie cette assertion.\u2018 Mais, alors, M.Tarte a donc écrit à la légère, sans être sûr que ce qu\u2019il laçait dans lo public, en ce temps de profonde excitation, était bien la vérité ou, au moins, sa ressemblance, Eh bien ! cette conduite ne nous paraît point sage du tout.TPuisqu\u2019on a mieux aimé choisir les tribunaux oivils que le tribunal ecclésiastique pour exposer ces faits, il aureit été bien plus conycnable, après avoir donné les allé- \u2018Éations de la poursuite, de s'en' tenir à la publication du plaidoyer de la défense, Les dentelles et la couleur de la robe de baptême, les baisers d25 petits frères et petites sœurs, aussi bien que les tendre:ses de la morraîne sont de belles choses comme sentiment, et pour produire de l'effet; mais, comme argatients, ca ne vaut absolument rien.Monastère fncondié Halifax, 5\u2014Le splendido monastère des Trappistes, à Tracadie, comté d\u2019Antigonish, à été complètement détruit par un incendio la nuit dernière.La chapelle attenante au monastère a été également détruite.Les pertes sont évaluées 3 860,000, sans aucune assurance.Il \u2018n\u2019y avait sur le continenc américain que trois monastères de Trappistes, un dans le Kentucky et un autro à Oka.: \u2014\">0-< {fe rmmmmmnnnnnmn ETRANGE TROUVA:LLE Ce matin, un nommé Siméon Renaud de Ste-Tite des Caps est venu notifier la Commission du Hâvre, qu'il a trouvé, le 2 courant, une petite goëlette.de dix- huit tonneaux dans le fleuve en face de Ste-Tite des Caps.La goëlette chargée de pommes et portant sur son étambot le nom suivant : Galliotte, a été trouvée sombrée à un endroit peu profonde à marée basse.On n\u2019a trouvé à bord qu\u2019une paire de pantalons et une paire de caleçons.On a fait toutes sortes de conjectüres au sujet de cette trouvaille.Y a-t-il pertes de vie ?Jusqu'à présent, nous n'avons pas d\u2019autres détails à offrir à nos lecteurs, mais nous les tiendrons au courant de tout ce qui pourra les inté- .Tesser sur ce sujet, | Aucun journal de cette ville n'a encore parlé de cet incident et nous somunes heureux d'en offrir la primeur à nos lecteurs.TEMOIGNAGE DE M.GRANDBOIS Rien à Sir A, P.Caron A Ja séancè d'hier après-midi les commissaires ont entendu le D: Grandbois, - M.P., pour Témiscouata.- Le Dr Grandbois a nié catégoriquement que la Cie avait payé un seul sou pour l'élection de Sir A.P.Caron ou de ses partisans.Il n'a jamais eu connaissance qu\u2019un sou ait été payé à Sir A P.Caron pour avoir des subsides, ou que Sir Adolphe ait détourné des subsides destinés à la Cie, ee C\u2019est M.Bisaillon qui conduit tl'enquête dans l'affaire du Témiscouata.Comme MM.J.J.MoDovald et E.Boswell ne peuvent être ici avant jeudi prochain, la commission s\u2019est ajournée à cette date., , .\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014r tor atin c\u2014\u2014\u2014 ! + 4 à l'enfant qu\u2019elle a congu la vie éternelle, É dostruit comme M.Tarte, co 0 pr EEE mete LES GÉNÉRAUX DES JÉSUITES Le R, P, Martin, qui vient d\u2019être élu général dé la compagnie de Jésus, est.le 26e chef de cet ordre célèbre.Le premier général, comme on le sait, a été le fondateur de la compagnie Saint Ignace de Loyôia, qui; commo le nouveau général, était espagnol.° Saint Ignace gouverna la compagnie de 1541 a 1666.Les deux généraux qui vinfënt après lui étaient aussi des espagnols, Diego, Laznez et François Borgia ; celui-ci: fut remplacé par un belge, Eberhard Mercuridn.Claudio Acquaviva était papolitain ; Mutio Vitelleschi, romain ; Vincenzio Caraffa, napolitain ; Francesco Pienolomini, florentin ; Alessandro Gottofredi, romain, v L'élévation au généralat de Goswin Nickel, Allemand, nous amène au milieu du 17e siècle.Son successeur, Giovani Paoly Oliva, génois, fut d\u2019abord nommé vioaire-géuéral et coadjuteur du Pére Nickel, et ensuite général en 1664, Charles von Noyelle, belge, Tirso Gonzales, espagnol, Michæle Angelo Tamburine, de Modéne, Franz Retz, de Bohême, Ignazio Visconti, milanais, Alexandro Centurioni,génois,et Lorenzo Ricci, florentin, ont régné tour à tour jusqu'à l'époque de l'exil des membres de la compagnie.Vinrent alors trois Polonais : \u2018Stanislaus Czierniewioz, Gabriel Lien Kiewicz et F.X.Karen.Ils furent suivis par un allemand, Gabriel Gruber.Les deux derniers des quatre que nous venons de nommer ont été reconnus comme généraux ; mais les deux premiers n'ont été que des vicaires-généraux.Thadéc Brozozowski, général en 1805, a véou cinq ans après le rétablissement de l'ordre par la Bulle Sollicitudo om- mium Ecclesiarum.Aloysio Fortis, de Verone, Johannes Roothaan, de la Hollande, P.J.Beckx, belge, et Antoine - Marie Anderledy, terminent la liste complète des généraux de la Compagnie de Jésus jusqu\u2019à nos jours.19050 vingt-six généraux de 1541 à L\u2019ABBE MORIN ET sES COLONS Les Sœurs Grises Dans la misère Montréal, 5\u2014M.l\u2019abbé Morin, prêtre, directeur de la Société de Colonisation du district de St-Albert, est parti hier soir avec uno cinquantaine d'excursionnistes pour sa colonie de Morinville., _ Les nouvelles que nous recevons du Nord -Ourst sont très encourageantes, Ja récolte n dépassé les espérances des colons.L'absence de M.l\u2019abbé Morin durera deux mois.Bon voyage et bon succès au vaillant apôtre de la colonisation.\u2014Lies éléctions de la communauté des Sœurs Grises ont eu lieu hier après- midi à la maison mère de la rue Guy.Mer Fabre présidait la cérémonie.es élections ont eu le résultat suivant : Supérieure-générale\u2014Mère M.J.Deschamps ; assistante-supérieure-géné- rale, sœur Filiutrault ; deuxième-assis- tante-générale, sœur Paiuchaud ; maîtresse des novices, sœur Ward.Madame Alfred Houlo, 22 ans de la rue Charbonneau, est actuellement à l\u2019hôvital Notre-Dame dans un état criti- \u201c que.a Il paraît qu\u2019un voisin l\u2019a trouvée seule ~ dans sa maison, se mourant de faim ; la malheureuse jeune femme n'avait pas mangé depuis trois jours paraît-il ; lore- qu'elle s'est sentie malade, elle était soule et elle avait honte de demander à manger.ENCORE UN VAPEUR ECHOUE À LA POINTE À LA ROCHE Les compagnies de bateaux à vapeur so sôuviendront de l'automne de 1892.Depuis 15 jours presque chaque vaisseau save.turant cntve Montéal et Québec est obligé de passer une journée échoué._ Hier après-midr c'est le vapeur State af Georgiu qui a touché fond au Cap à a Roche.Le remorqueur ÆAnglesea et les goë- lettes de gauvetaga de M.G.T.Davie sont partis pour aller lui porter secours, L'entrée de Mgr Emard dans le conseil de l'Instruction publique nécessite Ja démomination d'un membre laïque, Ue peste est fert convoité, + x x | preshyteres \u201c Nous lisons dans La Semrrine \u2018Religieuse de Québce : 79 Lorsqu'il devient nécessaire de çons- truite une nouvelle église où un nouveau coolésiastique une requête signée de lu Majorité des francs-tenanciers, da requête reçue, l'évêque charg un député d aller vérifier sur les lieux, les allégations, ainsi que les signatures et les marques des noms insorits au bas de la requête.Le député est tenu de faire connaître aux intéruseés l\u2019époque à laquelle il se rendra dans leur paroisse, par avis lu publiquement et affiché deux dimanches consecutifs, à la porte de l\u2019église.Le député doit biffer de la requête et do l\u2019oppusition les noms de ceux qui le demaudent eux-mêmes, quelles que soient leurs raisons, et ajouter les noms de ceux qui demandent à se porter signataires de telle requête ou opposition., Le procès-verbal transmis au supérieur ecclésiastique, avec tous les autres documents, ce dernier émane un décret canonique,si les allégations de la requête sont exactes,lvs signatures authentiques, et si de plus les signataires sont la-ma- jorité, .Lorsque les travaux sont faits par répartition légale, la majorité des francs- tenanciers doit d\u2019abord présenter aux commissaires chargés de mettre en opération le chapitre 1 du titre IX des S.R.de la province de Québec, unc requête pour obtenir la permission d\u2019élire les syndios qui seront chargés de diriger la construction des dits édifices.Cette requête doit être présentée avec la copie du déoret et le plan du nouvel édifice, approuvé par l'évêque.Le nombre des syodics peut être de trois ou plus si l\u2019on veut, et ils sont élus par les intéressés à la pluralité des voix.Le curé peut être syndic, mais on n\u2019est pas tenu de l\u2019élire, et dans tous les cas il ne compte que pour un.Avant d'entrer en charge, les syhdics élus doiyent présenter aux commissaires une requête pour les prier de confirmer Jour élection, et leur permettre de cotiser les propriétaires et de prélever le montant pour lequel chaque individu sera cotisé, Telle est la procédure suivie, chaque fois qu\u2019il s\u2019agit de construction ou de réparation d'églises, sacristies, presbytères ou cimetières, Dn commencement 4 la fin, rien nc se fait qu'avec l'assentissement de la majorité des francs-tenanciers, La majorité décide s'il y.a lieu ou non de construire ou du répur.r, fait préparé un plan tel qu'ells l'entend, et dont l\u2019exécution pourra êire plus ou moins dispendieuse.Les plans choisis quelquefois, nous dispendicux.Mais ces cas ne sons G+46 l'exception ;et tout en tenant le curé responsable jusqu'à un certain point, il reste toujours vrai que la majorité des francs-tenanciers a donné son placet, a autorisé ce qui a été fait.Comue notre population, en général, vaui beaucoup mieux que ceux qui versent des larmes hypocrites sur son sort, l'entente avec l'autorité ecclésiastique, en pareille mutière, n\u2019a guère laissé à désirer jusqu\u2019à présent.Ces détails suffisent pour faire appré- vier à leur juste valeur les déclamations - échovelées que certains journaux servent périodiquement à leurs lecteurs.Tant que notre peuple ne sera pas imbu des faux principes qu'on veut lui inculquer, il saura reconnaître que ses véritables amis ne se trouvent pas parmi les charlatans qui le flagornent, et qui au fond se moquent bien de lui./ Dans In misère Halifax, 6\u2014Le vapeur Harlaw, capt.Farquhor, est arrivé ce matin des ports de Terreneuve et du Cap Breton.Il eu du très mauvais temps, au nord de Buic Bonue et du la Baie des Iles, vendredi mutin, Il rapporte qu\u2019il règne beaucoup de misère à l'Ile Currant, environ 40 milles au-dessus de l\u2019Anse aux Fleurs, à cause de la rareté du poisson.Un homme avec une famille de 4 enfants u trois quintaux de poisson et rien d'au- chaine do la pêche.À propos d'églises ot de| il y a quelque temps, presbytère, il faut adresser à l'autorité | - 'admettons, auraieat pu et dû être \u201crckns | tre choso pour jusqu'à la saison pro- |, J OURNAL DES C AMAPGNES + Les écoles de Faribault Les ospérances de Mer fraländ déçaes Voici une dépêche impnrtante qui nous arrive du Minnesota au sujet des ¢coles de Faribault dont on a tant parlé D'aprés ¢¢ qu'on en peut vo'r le plan do Mgr Ireland g0 trouve anéanti, et, probablement, tout sera à recommencer, Lisons la dépêche : Minnesota, 5 oct.\u2014La question des écoles vient de causer une vive agitation dans le sud de Minnesota, où se trouve ln petite ville de Faribault, On sait que l'archevêque catholique de Saint-Paul, Mgr Ireland, avait conclu jadis avec l\u2019autorité civile de Faribault un arrangement aux termes duquel les écoles paroissiales étaient abolies ; les enfants catholiques devaient aller aux écoles publiques entretenues par l\u2019Etat, er ils y recevaient l\u2019enseignement religieux.Cet arrangement a fonctionné pendant quelque temps, mais il a bientôt provoqué, parmi les catholiques eux-mêmes, de gru- | À ves dissentiments qai ont été portés jusqu'à Rome.Plus récemment, les protestants se sont wis de la partie, ct le résultat de ces diverses oppositions a été de démolir l\u2019œuvre de Mgr Ireland.Il y avait, ces jours deroiers, une élcotion scolaire à Faribault : on devait élire les mombres du conseil scolaire, ct l\u2019émotion eausée par ce petit événement était telle que les affaires étaient suspendues dans la ville, Un millier d\u2019élce- eurs ont pris part au vote, et le résultat à été de nature à satisfaire les adversaires de Mgr Ireland.En effet, les trois membres sortant du conseil scolaire, qui étaient partisans des écoles mixtes, ont été battus par plus de 200 voix de majorité ; leurs trois successeurs sont désireux de rétablir l\u2019ancien système des écoles publiques purement laïques, D'après ce qu\u2019on mande du Minnesota la question ne passionne pas seulement\u2018 la population de Faribault ; ele occupe l\u2019Etat tout entier, et la population protestante montre une animosité croissante à l\u2019égard dela population catholique.sm 6-4 L AUER oe Arnis Le\" Globe \u201d et la requête de Mgr Taché Le GloLc vient de publier sur la requête de Mgr Taché un article fort si- gnificutif.Il importe qu'il ne passe point inaperçu afin qu\u2019on sache bien de quel bois se chauffe l'organe en chef des libéraux, « Nous y reviendrons demain.ÇA S'EFFONDRE Cette partic du mur-digue du bassin intérieurj de la Jetée Louise qui se trouve près des usines de la compagnie du gaz, extrémité ouest, menace do s'effondrer et surtout depuis quelque temps, donne des inquiétudes aux Commissaires du Hévre, M.St George Boswell fait des observations depuis 1886 et il a remarqué que depuis cette date le mur avait cédé d'au moins neuf pouces sur une longueur assez considérable.D'un moment à l\u2019autre le mur peut s\u2019écrouler et causer de grands dommages, non seulement à la Jetée Louise, mais aux vaisseaux qui seront dans le Bassin au moment de l'accident.Naturellement, ln Commission du Hâvre sera responsable de tout accident qui pourra arriver si elle prend pas toutes les mesures nécessaires pour arrêter cet offon- drement.C\u2019est dans ce but que, sur un rapport de son ingénieur, la Commission du Hâvre s'est adressée au ministre des Travaux Publics pour rémédier à ce défaut de construction, Espérous que, dans l\u2019in- térét public de même que dans l'intérêt du gouvernement et de la Commission du Haâvre, il no s\u2019écoulera pas une année avant qu\u2019une décision soit prise sur ce sujet.\u2014\u20140 > rmmmmenis vanne ~ - MASSACRE D'uze bande de brigands au Kansas Noufkommes taés Coffeyville, Kus, ç -\u2014 La fameuse baudo de brigands qui opérait dans cette région, a eté exterminée hier matin pei- dani qu\u2019ils étaient en train de piller une banque de cette ville.Depuis un mois environ, le bruit que la bande se préparait à tenter un coup\u2019 de main contre les banques de Coffeyville pour les piller, s'était répandu dans la ville.Des préparatifs furent alors faits pour les recevoir.Pendant toute une semaine, une patrouille de police fut maintenue nuit et jour pour garder les maisons menacées ct surveiller l\u2019arrivée des bandits, Mais ceux-ci ne ge montrèrent poiut.Sur ces entrefaites un rapport de Deming, N.M., arriva annonçant que la police de cette localité avait livré un combat aux brigands et que trois d'entre eux avaient été tués.ci on crut tout simplement que ce rapport avait été mis en circulation par les brigands eux-mêmes, afin de calmer l\u2019in- uiétude des habitants de la ville et leur faire croire que leur sécurité nc serait pas troublée.La population, cependant, ne se laissa pas si facilement beruer, ct on redoub'a de vigilance.Enfin quelques jours après les brigands ne s'étant pas montrés, la patrouille fut dissoute sawedi dernier, après que tous les étrangers dans la localité eurent été soigneusement surveillés et identifiés.Hier matin, vers cinq heures les bandits divisés en deux détachements do trois hommes chacun firent irruption dans la ville, en ayant soin de passer par des rues peu fréquentéce.Leur rendez-vous était dans une allée en arrière des bureaux de la First National Bank.Aussitôt arrivés, ils atta- cnérent promptement leurs chevaux et sans perdre un moment deux d\u2019entre eux se préparèrent à opérer contre cette banque pendant que les quaire autres se dirigeaient vers la banque particulière MM.C.M.Conedon & Cie.Les trois frères Dalton qui faisaient partie de la bande et étaient nés dans les environs, furent reconnus par la plupart des gens qui les rencontrèrent.En peu de temps, le City Marsbal fut informé ct avant que les brigauds aient eu le temps de pénétrer dans lu banque, ils furent rejoints par une patrouillu Je \u2014.,police envoyée à leur rencontre pour les capturer, ou les tuer si la chose devenait nécessaire.Pendant ce temps, le City Marshall, réunissait le plus d'hommes qu'il pouvait, ct les brigands qui paraissaient ignorer complètement le pièye dans lequel ils allaient tomber, se livraient avec ardeur au pillage des banques.À ln banque Consdon, les brigands mirent le canon de leur carabives sous le nez des employés et les somwèrent sous peine de mort de lever les maius, pendant que l\u2019uu d'eux fouillait leurs poches pour retirer des urmes s'il s'en trouvait.N\u2019en ayaut pas trouvé, le caissier nommé Bali fut sommé par le chef de la bande d'ouvrir le coffre-fort ; mais celui-ei fit observer au voleur, que Ja porte était contrôlée par un mouveinent d\u2019hologerie et qu\u2019il ne pourrait l'ouvrir d'aucune manière avant que l'heure de l'ouverture soit arrivée ; c\u2019est-à-dire à dix heures.C\u2019est bieu, répondit le brigand, je vaisattendre, et il s\u2019assit sur le bureau du caissier.Puis tout-à-coup, il demanda combien y a-t-il dans les tiroirs Et sautant pardessus Jes pupitres ct les grillages de métal, il ouvrit les tiroirs et s\u2019empara de tout l'argent qui s\u2019y trouvait.environ $300, qu\u2019il mit dans un suc ; puis il se rassit.A la First National Bauk, les bundits trouvèrent les employés sans armes.Les ayant sommé de lever les mains etpendant que deux des brigands tenaient jeurs revolvers braqués sur les commis, le troisième força le caissier en le menaçant de son revolver de descendre avec lui dans la voûte où 11 s'empara de l\u2019argent qui était dans le coffre, Craïgnant que les commis ne parviennent à donner l'alarme avant qu\u2019ils aient pu monter sur leurs chevaux pour s'enfuir, les brigands obligèrent les commis à sortir avec eux, afin de pouvoir les surveiller jusqu'à ce qu\u2019ils aient rejoint leurs montures.Mais juste au moment où les commis et leurs gardiens sortuient de la banque, une patrouille de polile arrivait pour arrêter les brigands.Ces derniers voyant le groupe des 8° hommes armés, jugèrent leur position périlleuse.Abaudonnant aussitôt leurs prisouniers, ils se mirent À courir dans la direction de leurs chevaux, Mais au wême instant les carabines des hommes de police cumiencèrent à 5e faire entendre.Le principal bandit, nommé Bob Dalton, tombs mort sur le tés, = Le bruit do la fusillade parvint aux oreilles de l'autre groupe de bandits occupés à pilier un peu plus loin la banque Consdon.S'\u2019étant aussitôt préoipi- tés vérs les fenêtres, ils virent leur chef étendu sans vie sur le chemin, Saisissant alors leurs carabines passées; en bandouillère autour de leu s épaules, ils tirèrent une volée par ces fenêtres.Le caissiér Ayer de la First National Bank, tomba frappé mortuile- ment ainsi qu\u2019un des hommes de la patrouille.Pendant la fusillade, le City Marshal, qui était allé recrater d\u2019autres .hommes arriva précipitamment sur le lieu de la lutte.Après les premiers coups de carabines, les brigands voyant leur position désespérée, cherchérent leur salut dans la, fuite.Ils se précipitèrent vers la porte et coururent pour rejoindre leur cumpa- goons, tout vn échangeant des coups de feu avec les hommes de police.Deux bandits tombèrent successivement à mort.- Pendant la fusillade plusieurs autres bandits furent blessés mortellement et moururent quelques instants après.Le seul survivant de la bande des brigands, parvint à rejoindre les chevaux restés attachés dans l'allée en arrière de - la First National Bank.Ayant choisi le meilleur, il se dirigea à toute vitusse duns la direction du Territoire Indien.L'un des bandits blessé à mort à &uc- combé dans l'après-midi.Il a fait avant de mourir des déclarations relatives aux différents crimes commis par la bande font il était membre.Après la bataille, des recherches furent saites sur les corps des kandits mort et tout l\u2019argent qu'ils avaient dérobé fut retrouvé dans des sacs, Plusieurs hommes de police furent tués pendant la lutte.Leurs corps furent transportés à leurs résidences respectives.Les corps des bandits furent laissés à l\u2019endroit où ils étaieut tombés jusqu'à l'arrivé du coroner.Le nombre des morts dans cette affaire est de 9.Dos centaines de personnes ont visité lu lieu de la lutte.L'émotion est très grande dans la ville ct les environs.CoFFEYVILLE, Kas., 6&\u2014Un nouveau rapport annonce que deux brigands au lieu d'un, sont eacore vivants.L'un dé L'autre ra pas encore pu être arrêté, ee I\u2014\u2014\u2014\u2014 ECHÜS VE L'ESOULIS Une visite A ln Terrasse La ysiaro du Cap Dinnans MM.Bertrand, Berlinguet, Peachy, Baillargé «t Gauvin sont allés visiter le travaux de drainage de la citadelle.D là, ils sont allés visiter la fameuse fissure ouverte dans le Cap Diamant à la suite de l'éboulis du 10 septembre 1889: Ils ont constaté que la fissure est maiu tenant large de 6 pouces et demi.Cette visite a été faite à la demande du gouvernement fédéral qui est déf«ndeur dans une cause en dommages intentée par les survivants ou les héritiers d:s victimes de la catastrophe.Ce procès qui menace dc s'éterniser est depuis longtemps pendant devant les tribunaux Certains propriétaires ct locataires de \u2018la rue Champlain poursuivent le gouvernement fédéral qu'ils tieaucnt responsa- ?ble des dommages qu\u2019ils ont soufferts le.19 septembre 1889.Les personnes qui ont visité la Terrasse comparaîtront comme témoins devant le tribunal.-\u2014\u2014\u2014\u2014-e mms POUR L'EUROPE .M, les abbés J.A, H.Gignac, ex-curé de Garthby, J.N.Gignac, son frère, prof.do théologie au Séminaire de Québec, A.Larrivée, prf.de théologie A Rimouski, trois autres prêtres du district de Montréal, et deux religivuses de J.Maric, Siilery, sont partis Ce matin par le Vancouver pour Liverpool Londres, Paris, Rome.Les deux.reli gieuses s'arrêteront à Lyon, à leur mai son-mère de N.-D.de la Fourvidra Tous les prêtres vont étudier au Collèg : Canadien à Rome- gs at chemin, Une balls lui avait traversé la \u2018 d'eux est prisonnier et étroitement gar- : ol TARTE DEMANDE DES | Le PREUVES «None avons démandé à M.Tarte où .Àl avait lu.que l'Eglise \u2018 commande de sacrifier la vie humaine do la mère-pour .faire donner le baptême \u2018à l'enfant.\u201d Ilnous eemble que pour affii mer une .choee aussi grave, il fallait mieux qu\u2019un° $ je pense \u201d \u201c je crois \u201d ; qu'il fallait une couviotion bien arrêtée et surtout bien appuyée.Et M.Turte devrai \u201cnous dire où il a puisé cette certitude, \u2014 car ce qui est affirmé gratuitement peut être nié de même, Il nous répond hier qu\u2019il croit que tel est l\u2019euseignement do nos université et nous met en demeure de lui donn des preuves du contraire.C'est à nous de prouver | Fort bien.- Et d\u2019abord que M.Tarte veuille ri marquer qu'il faut distioguer entre | \u201c sentiment d'un auteur, d\u2019uce université.d'un professeur, et l'enseignement d: l\u2019Belise | Qu'est-ze qu\u2019on enseigne dans nos un- versités, nous ne le savons pas.Nou: doutons fort cependant qu\u2019on y donu- l\u2019enseignement piôné par M.Tarte.La question est très délicate et nou regrettons d'avoir à y toucher.Mais le rédacteur du Cunadien at tnd des preurcs et ncus voulons bie lui en donner.Voici ce que dit le cardinal Gousset \u2018dnt le sentiment, est d'un grand poid .\u201c I1 n'est pas permis de rien faire pou * lo salut de l'enfant qui puisse procure.\u201c* ou hâter Ja mort de la mère, \u201d (Gous \u201c set\u2014théol.mor\u2014vol.2.No 83.) Il y a une grande distance entre cett doctrine et celle que M.Tarte prête à l'Eglise.Gousset, avec tous les autres théolo giens, n'admet l'obligation absolue d l\u2019opération césarienne que dans les cas où la mère est morte.Lorsque la mère vit, cette opératioi nc peut se faire que de son plein con- sentr ment, et s'il n\u2019y a pas danger pro- .chain de mort.£i, au jugement d\u2019un chirurgien habile, l'opération peut se faire sans danger, grâce à lu constitution robuste de la mère, on doit exhorter celle-ci à Ja subir : Mais, même duns ce cas, bien qu'en théorie l\u2019opération soit obligatoire, en pratique un confesseur prudent so gar- dere de l'imposer sous peine de refus d\u2019absalution, de crainte que la mère ne résiste ct ne meure cnsuite pour cela dans de mauvaises dispositions, G\u2019est ce qu'enseignent tous les théolo giens, M.Tarte peut consulter St Alphons de Liguori (Théol.mor.1.VI .No.106).Konings Ythéol.mor.vol.II.p.38) ; Gury (Ed.Rom.théol.mor.vol.II.p.144) ; Mare (Inst.Alph.vol.I.No.:744) : Aertnys (théol.mor.vol, II ;, _ No>48.qu, Zème) ; Lehnkuhl (théol, \u2026 mior.vol.L p.502-505 et vol.II.p.58) \u201coù À pourra voir combiea la doctrine \u201c du célèbre théologien est favorable d'la conservation de la vio de la mère.Afin que M.Tarte ne nous accuse pas | - de prouver seulement par des chiffres et das renvois, nous allons donner encore le taxto de Gury, confirmé par l'autorité de \u2018\u2019St Thomas qui y est cité : \u201c Da vivant de la mère, 1/ n'est jumais \u201c permis, de faire l'opération césarienne \u201c loraqn'e le entraîne un péril prochain \u201c ou probable de mort.La raison en \u201c est que ce serait tuer- dir ctement la \u201c madre, ce qui n'cst jamais permis.Aiosi parle St Thomas (8.Théo\".ITI.p.Q \u201c 68.art.11.3.) où il dit: \u201c On ne \u201c doit pas tuer la mère pcur baptiser l'enfant.\u201d.Gury Caus & passage repreduit St Alphonse#mot à mot.SN Fee .\u201c 2 Ceci suffira, croyons-nous, pour con- \u2018vainore le rédacteur du Canadien qu'il s\u2019est trompé.\u2018 Encore une fois, les esprits sont assez montés sans ajouter encore à l'effervescence, à l'excitation, en attribuant à l'Eglise des doctrines odieuses qui'ne sont pas les sicnnes, \u2018 .Nous adwirons sineèrement le talent de M.Tarte.Nous avons lu avec pla sir certains de ses articles sur les questions brûlantes qui échauffné toutes les têtes 3 I'heuro actuelle.Nous aurions voulu le voir garder octte attitude.est difficile de les calmer.Il est toujours plus facile da détruire que d'édi- Seer.Aussi nous semble-t-il que de travail er à l\u2019apaisement, à la pacification, est tré œuvre plus digne de t-nter un beau t«lent et une noble intelligence.N°ENDIE À ST JOSEPH DE LÉVIS Une maison réduite en cendrrs C'est au tour de la rive Sud maintenant, d'être ravagée par le feu.La semaine dernière c'était à Lévis, ct hier oir la paroiss- voisine, St Joseph voyait un incendie s\u2019allumer chez elle et ména- : r dv prendre de grandes proportions.Vers 7 hra, des passants voyaient les étincelles jaillir du toit d\u2019une maison n bois de 30 pieds carr \u2018sà deux étages, ropriété de Mme Vie Garant et habitée par les fawilles Pitre Lemelin et Uuellet.S Les flammes se propageaient toujours vendant qu'on avertissait les voisins.Heureusement la maison n\u2019est pas très loin du Bassin du radoub et on mit un boyau sur les pompes afin d'éteindre le brasier au plus vite, Cependant le feu faisait de si rapides nrogrès, que bientôt il ne l'ut plus possible d'avancer à l'intérieur de la bâtisse lrau furent jetés sur le feu il était lacile de voir que tout y passerait.Tependant, grâce au travail énergique des voisins, lo fru fut circonserit à la \"naison et l\u2019on parvint àsauver de l'élément destructeur deux constructions 1ttenantes à la maison incendiée.An bout d'une heure, il ne restait (ne des débris fumants de Ja bâtisse.La bâtisse incendiée est située à nviron un arpenten bas du deux ème pont du gouvernement, ct était habitée nar trois familles.Les pertes subies par le propriétaire, Mme veuve Louis Garant et les lnca- taires de la maison sont assez considérables, Ils perdent une partie de leurs meubles de ménage et une partie de leurs approvisionuements d\u2019hivers et habits.TTn des locataires à aussi perdu, parait- il, une farte somme \u2018d'argent dans l'incendie de la bâtisse.Il n\u2019y avait pas un sou d'assuranee, par couséquent c\u2019est une perte totale.On ne sait trop comment le feu a \u2018ori- giné.- Le vent violent qui soufflait au moment de l\u2019incendie a mis le feu à deux ou trois autres endroits en transportant des charbons enflammés, mais partouton veillait et aucun dommage sérieux n\u2019a été causé ailleurs.La bâtisse incendiée était évaluée à $1,200.M.J.Ouellet avait une assurance de 8200 environ aur son ménage.L'HON.M.CASGSAIN La nouvelle du départ pour l\u2019Europe la s maine prochaine de l\u2019hon.M.Casgrain, n\u2019est pas exacte.L\u2019hon.procureur-général ne partira pas avant la fin du mois.Onguentet pilules Holloway Rhumatisme, Névralgie.\u2014Il est quelquofois difficile de détorminer laquelle do cos maladies afflige un pationt, mais cotto ignorancë no fera rien si los remèdes Holloway sont employés.Ils soulugont ot guérissent teutos doulours ner- vouses ot mueculairos.Dans les eas do rhuma- tismo béréditaire, après avoir baigné les parties nffostéos dans l\u2019oau salée chaude, on devrait frottor avoc l'Onguont Holloway, de manière à co que sos offots sttoignout les -norfs exoités, co ui cousc la doulour ot l\u2019enflure.L'Ongueut ollowar a le mérite de soulagor In maladir sans affecter Ia constitution, ce qui était le résultat inévitablo des moyens employés autre fois pour la guérison do ces doulours ; Ia sai g 60, lo areure, colchium, oto.JOURNAL Il est facile d\u2019exciter les passiens, il.n flammes.Lorsque les premirrs jets.RAL 2S RS LT TE - AY vengeur officiel de la morale en ce pays, no se presse pas de répondre à la question du True Witness quo nous avons i reproduite la semaine dornière, Ce silence nous étonne.Serait-il dono vrai que ectte petite Oliva Rence, baptisée par un ministre méthodiste, est la fille de l'associé de M.Filiatrault ?M.Sauvalle, dans son propro intérêt, ferait mieux de nier si ce n'ést point le ous, car autrement les gens vont le prendre pour un hypocrite d'une rare audace, en souffrirs d'autant.* Imaginez-vous que le public, une fois convaincu du méthodisme de M.Sauvalle, ne se gdnera pas pour le traiter de menteur, si jamais il lui arrive de s'écrier de \u2018nouveau : \u201c Et, catholiques, nous le sommes, dussions, nous avoir à lutter envers et contre tous pour rester dans la foi où nous avons été élevés \u201d | Vous voyez donc qu'il est grand temps de répondre.Hé bien ! parlez, Paul Mare ! Mais un instant.Voici lo courrier qui nous apporte le dernier numéro du True Witness avec de nouveaux détails.Voyons ce que dit notre confrère : Afin qu'il (M.Sauvalle) ne puisse pas croire qu'il y a incertitude sur l\u2019insertion d'un tel now, nous allons publier, pour son édification et lui rafraîchir la mémoire ce qui suit: Du registre de la première église methodiste française, \u201c Heuriette Aline Germaine, fille de Paul Marc Sauvalle et Laure, sa femme née à Montréal, le premier jour de janvier 1886, et baptisée le 14 juin 1886 Joseph Pinal; ministre.Témoins, P, M.Sauvalle, Laure Sauvalle, M.Lecomte et Georgette Lecomte.\u201d Il yen a aussi une autre, * Maric Louise Madeline, née le 19 avril, 1887, et baptisée le 21 decem- bre 1887,\u201d par le même ministre et dans la même église.On se souviendra que Oliva Reuce, était née le 22 avril 1891.Nous rappelons ce fait seul-ment pour prouver que certaines gens, qui orient si fort contre un prêtre accusé à tort d'avoir refusé de baptiser un enfant et qui expriment tant de craintes sur le sort de cet enfant en cas de mort, ne se font pas scrupule de- laisser un enfant sans baptême pendant dix, douze etseize mois et ensuite de le faire baptiser par uz ministre méthodiste, Oh ! pourle coup, vous êtes tenu en honneur de répondre, Songez-y bien: aux yeux du public vous passez pour un méthodiste.Quelle douloureuse situation pour un zclé catholique, dont la gollicitude pour le bien des âmes, l'honneur des familles et Ja morale publique n'a d'égale que sa profonde horreur pour la dissiulution et le mensonge ! Nous avons dit que nous attendions votre réponse sur ce point important pour vous demander un autre renseignement : serait-ce la crainte de vous voir sbligé de fournir celui-ci après avoir donné le premier, qui retient votre plume ?\u2018 : Ok ! alors, cessez de prendre vis-à-vis de nous, ces airs de pourfendeurs, et, \"| surtout, ne parlez plus do vos latte® \u201c pour rester dans la foi où vous avez été élevé.\u201d L\u2019ORDO ET LE CALENDRIER M.L.Brousseau, éditeur-imprimeur, à été chargé par l\u2019archevêché de publier l\u2019Ordo et le calendrier de l'arohidiocèse, et c\u2019est lui seul qui fera la vente de ces doux publications.Les membres du clergé sont priés de lui faire parvenir leurs commandes pour l'Ordo, afin de connaître le nombre d'exemplaires qu'il lui faudra imprimer.Le Rénovateur des Cheveux de Hall change les cheveux gris en noir, guérit la teigne et toutes les humeurs du cui cherèle.Délicieux cosmétique, Demos, alias Paul Maro Sauvalle, et l'œuvre de réforme qu'il a entreprise.EM Montréal, :80 Septembre 1892, Mon cher Paul, Votre article du Premier Arrondigse- \u2018ment, ol je me trouve si étrangement mis en cause, ayant été reproduit par Je Courrier du Canada, souffrez que je me serve de 0e canal pour.vous adresser la présente lettre ouverte., Jo vous suis très reconnaissant pour les compliments\u2014bien exagérés\u2014que vous me prodiguez ; mais en même temps je m'étonne des réflexions bien gratuites que vous faites sur mes prétendues palinodies, \u2018 Où avez-vous pris que j'aie jamais été libre-penseur, et que j'aie cessé d'être républicain?Votre pére\u2014un grand chrétion\u2014m\u2019a connu catholique, dès 1863- Vous m'avez connu catholique chez lui, en 1880.Vous m'avez connu catholique chez vous, il y a cinq ans, , Quant à mes opinions politiques, ce n\u2019est certainement pas l\u2019adhésion si fur- melle du grand Léon XITL aux princi pes républicains, quo j'ai tant préconisés contre la presque totalité de mes compatriotes, qui me ferait aujourd\u2019hui changer d'avis, Non, men cher ami, vous êtes mal informé.En disant que j'ai renié mes principes pour donner du pain à ma famille, vous vous trompez doublement ; car je n\u2019ai renié aucuns principes, et puis ma famille \u2014j'en bénis Dieun'avait pas besoin de pain.Je vous adresse ce petit mot sans amertume, veuillez le recevoir sans offence, et me considérer comme toujours, A vous de grand coeur, | Louis PRÉCHETTE.M.Paul Vibert, 85, ruc Langier (Ternes) : \u2018A Paris, France.Le Potte Laurdat Anglais Lord Tennyson dont nous avons annoncé la mort hier a succombé à la grippe compliquée de troubles goutteux.Tennyson (Alfred), poète anglais, né en 1509, à Somerby, comté de Lincoln, où son père était pasteur, fit d'excellen- tus études à l'Université de Cambridge et y remporta un des prix de poésie De bonne heure indépendant par la fortune, il put se livrer à loisir aux travaux d'esprit et ne donner au public que des œu- vres consciencieuses ct longuement méditées.Après s\u2019êtro marié, il vécut presque constamment loin du monde, dans Une maison de campagne aux environs de Londres ou dans l'île de Wright.M.Alfred Tennyson débuta en publiant, avec son frère Charles, un recueil de pièces fogitives.pui il donna seul deux volumes de Poésies lyriques (Poems chiefly lirical, 1830-32, 2 vol.), essais du jeune homme, qu'il n\u2019a produits qu\u2019en partie dans la réimpression de 1842.En 1847, il fit paraître la Princesse \u2018(the Prinoéss) sorte de poème dramatique d'inspiration moderne et 1850, In Memoriam, recueil d'élé: gies sur la mort de son plus cher am d'enfance, Arthur Hallam, fils du céle- bre historien.Vers cette époque, il succéda à Wordsworth, comme poète lauréat, et c\u2019est en cette qualité qu\u2019il composa, en 1852, I'Ode sur les funérailles de Wellington Il a publié depuis : le poème de Maud (Maud and other poems, 1845) ; les Idylles du roi (the Idylles of the King, 1858 ; Enoch Arden (1864) ; la Lucarne ou le -hant du roitelet (the Window or the sony of the Wrens, 1870) ; Gareth and Lynette (1872), eto.Dans le genre dramatique, il a donné ; la Reine Marie (1875), et Harold (1874).TI! travailla à un Thomas Becl:et, en 1880.; M.Tennyson excelle dans la peinture des sentiments tendres et délicats ; sa sensibilité se traduit en beaux vers élégiaques, pleins, harmonieux ; le carac tère religieux et moral de sa poésie a beaucoup contribué à sa popularité.Avec plus d'imagination et de souci de la forme, il a continué modestement l'école méditative des lalistes.On l\u2019a ! surnommé \u201c le plusclassique des romantiques anglais.\u201d On avait annoncé, en janvier 1865, que le titre de baronnet \u2018avait été décerné à M, Alfred Tennyson, LATE EE NT ea + \u201cde ses poèmes ont été\u2018traduils en:fran- ; maïs.il ne Vo pag accepts.«Plusieurs - \u201cLotro à M, Paul Vbort Bienfaits aux censitalres À l'agent de la Seigneurie de.Lauzon l'ordre de faire une remise de 50 070 aux d'ici au ler Juin 1893.| Jours accueillies aveo plaisir par les per- gonnes intéressées, Nous espérons qa\u2019elles en profiteront; ce qui aura pour résultat à la fois d'alléger leurs obligations et de faire rentrer l'argent au trésor, On re pourra accuser le goïtvérnement ou l\u2019hon.M.FJynn do se servir de ce moyen pour influencer les électeurs, car personne ne senge aux élections.public.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 eR \u2014\u2014 ees EXPOSITION AGRICOLE A SAINT- PIERRE, ILE D'ORLEANS Hier, à St Pierre Ile d'Orléans a eu lieu l\u2019exposition agricole de I'Ile d'Orléans au milieu d'un concours considérable de cultivateurs de l\u2019Ile et du comté de Montmorency.L'exposition était bien reussie : la partie horticole était même un succès réel.L'industrie domestique étai remarquable.- La race bovine avait des specimens dignes de fixer l'attention.Les chevaux de travail, de trait, étaient três nombreux, ct démontraient que les cultivateurs de l'Ile s'occupent d'améliorer la race chevaline.: Plusieurs étrangers assistaient à l\u2019exposition, cntr\u2019autres l\u2019honorable Thom Chase Casgrain, procureur-général, M.M.Arthur Turcotte, M.P., Lawrence Stafford, Doxité Archand, R, P.Vallée, ete.| Lesdeux députés du comtéaprds avoir complimenté lcs exposants et leur avoir donné des paroles d'encouragement, ont donné des prix, M.Casgrain un splendide pot-à-l'eau en argent pour la meilleure vache canadienne, ct un prix de $5 pour le meilleur étalon, et M.Arthur Turcotte un sucrier en argent pour le premier prix dans l\u2019industrie domestique, et un prix de $5 pour les meilleures patates.Ils ont eux-mêmes distribué leurs prix aux applaudissements do la foule, M.R.P Vallée fut alors appelé à porter la parole, ce qu'il fit avec bonheur, L\u2019éloge de agriculture, 1'éducation agricole à donner aux fils de cal- tivateurs, l'amour de la patrie, tels ont été les points que M.Vallé a traités, M.Lawrence Stafford appelé à son tour fut très heureux dans ses remarques.En somme l'exposition a été wn succès et un véritable encouragement pour eeux qui y ont pris part.Nos félicitations aux cultivateurs de l\u2019INe d'Orléans.© a me LA GUERRE À LA -CONTRE- BANDE \" PRECAUTION NOUVELLE = L'honorable ministre des douanes vient de donner instruction aux autorie tés douanières à Québec, de ne donner aucun permis de laisser le port aux vaisseaux descendant le fleuve avant d\u2019avoir été visité par un officier de douane.Cette mesure de précaution, espère-t-on, enraycra beaucoup la contrebande, car le département de la douane est informé que plusieurs vaisseaux, transportent des quarts vides à St-Pierre: Miquelon pour des fins de \u2018contrebande.\u2014\u2014 e-e- mm TsAG viE Un couple canadien-franrnis tente de re suicider à Buy City La femme meurt empoitsonnée ct Ie mari est & In dernière extrés mile \u2019 Où mène Pivrognes:e Lu Patriote, de Bay City, Michigan, racoute lu tragique histoire suivante : Un pauvre diable, du nom de David Luwontague, demeurant à Essexviile, à de suicider dimauche derau, en compagnie de sa femme aussi désolitée de Ja vie que lui, Ces malueureux avaient la triste habitude de buire des liqueurs enivrantes, Le wari perdit su place et la niisère arriva au foyer Le ménage était devenu un véritable eufer.La semaine passée, les walheu- veux ont bu plus que jamais, Dimauche, is ont avalé une quantité incroyable du whisky.Vurs cinq heures de l'après-midi, la femme alla trouver une voisive et la pria de venir chez elle.Eu route, elle at dit qu'elle et son mari s'étaicnt cm- pui-ounés.Kile lui montra le papier qui avait servi à envelopper une furte dose de poison | our les rats, Le Dr Newkirk, prévenu immédiatement, arriva trop tard pour sauver la femme ; l'horrible drogue avait produit son effet, lu mulheurcuse etait morte.Lumoniagne souffrait beaucoup ; ou lui administ a un autidote et il fut trans- pwrté à la prison de Bay Ci:y.Lu cuduvre de la fomme fut remis au coroner qui se chargea de la faire enterrer après l'enquête, Lumontagne a eu d'un premier mariage quatra enlants qui demeurent ci et là dans la contrée.Sa femiue, qui était veuve lorsqu'il l'épou-a, le 31 j u- viee dernier, avait Un fils qui d-weure à Greenville, Mich.Un télégramme l'a appelé près de sa mnère inaniux e.Dopuis longtemps, Lawoutagne wa- nifesta.t l\u2019intention d'en finir avec la vie.Il «n parlait surtout lorsqu\u2019il était ivre, ce qui lui arriva p us souvent qu\u2019à -ontour.Deux fois il cssaya de se suicider, Jin ce moment, il est sur un lit de souffrances et l\u2019ugonie n\u2019est pas loin.Ce lamentable évèuement a fort ému la population canadieune-françaisu, \u2014 et de la Colonisation, 22 \u2014 em [Tee SÛRE \u2018 LE GRAND PURIFICATEUR .DU SANG AGREABLE DE BRISTOL GUÉRIT TOUTES LES AFFECTIONS DU SANG.CERTAINE position.: \u201d, DeNN.858.les arehevéques et évêques \u201c4 gles provinces eeclislantigues de - \u201c Quebec de Montréal et d\u2019Otiawan,- - \"surIesdevoirs des catholiques PE en face des accuxntions ©.ÿ \u2026 doutle clergé cat l\u2019obs Cu Jet à 1a suite d'un scandnle rocemse lade 4 ment arrivé a oo .Bomtréal; / 5.= © \"NOÛS, PAR LA GRACE DE -Dipv ET \u201cMU \u201cSIÈaB APOSTOLIQUE, AROHEVÉ- : \"QUES ET ÉVÊQUES DES PROVINOES Ec- \u201cOLÉSIASTIQUES DE QUÉBEC, DE MoON- \u201cRÉAL ET D'OTTAWA, \u2018 Lo ; ; w Clergé Séculier et Régulier ét à tous : \u2026 les Fidlèles de.ces diocèses, Salut et \"+ Bénédiction en Notre Seigneur.\u201cÆNos Très Chers Fières, Nous sonimes aétuellement témoins d'un spectacle qui Nous afflige et Nous ., Émeut- profondément.La chute humi- :Hante d'un prêtre a été l\u2019occasion d\u2019attaques injustes contre le clergé, de dis- \u201cx, \u2018Cours et d'éorits violents, de révélations * ; acandaleuses, de publications indiserètes, \u2018; + «de manques de respeot à l'autorité +religieuse et à la discipline ecclésiastique - Comme jamais peut-être il n'en a été vu dans notre pays.© + Déjd, le Pasteur du diocèse où s'est , _ * produit le mal a fait entendre une voix 5145.+,Pleïe de tristesse et d\u2019indignation pour i.déplorer les fautes commises, consoler les \u201cbons, affermir les faibles, censurer les ÿ \"4 Graves écarts de certains catholiques, \u201c stigmatider, chez d'autres, une conduite « i\".également Injurieuse à la vérité et à la morale, rappeler à tous leurs devoirs dans des jours difficiles que nous traversons, +.Mais, Nos Très Chers Frères, grâce à ;la-presse\u2014puissançe terrible pour le ma) - .,\u2018©omme pour le bien\u2014les scandales ont + été.divulgués au loin, et sont venus je- \"ter l\u2019émoi au sein de nes populations \u201c .d\u2019ordinaire si calmes dans leur foi reli- \u201c gieuse.Le malaise a euvahi toutes les \u201c «olasses, la paix des familles a été trou- .blée, et les consciences sont bouleversées, : * 'Aveuglé par les préjugés, la passion, \u201c.: les calomnies, on en est venu à soulever _nt.-garder et défendre au péril même de Notre vie.Jésus- Christ, si doux, si miséricordieux envers ses détracteurs, n\u2019a-t-il pas cependant démasqué leur ignorange et leur hypo- grisie- quand\u2019:les demandhit Je\u2019 bien des: Âmes simples \u2018ou encore\u2019 pau affermies dans.la foi ?Nous:.devons donc lutter avec une vigueur toulo apostolique contre les coupables machinätions de ceux qui cherchent à dimittjer \u2018l'influence de l'Eglise en dénaturant?lès \u2018plus augustes de ses dogmes et les*points' lès plus sacrés de sa- disciplines =\".>> Or, Nos Très Chers Frères, c\u2019est ce qu'ont osé faire de coupables agresseurs.Non contents de critiquer le prêtre, et de représenter sous un faux jour ses œuvres de piété et de charité, de calomnier nos communautés religieuses et d'entraver leur développement, ils onc osé s'attaquer plus ou moins directe - ment à l'auguste sacrement de pénitence.Les uns onteu l'infamie de reproduire à ce sujet l\u2019une des pages les plus révoltantes d\u2019un impie de notre siècle ; d\u2019autres ont tenu un langaze dont la conclusion logique serait la négation même de l'origine divine de cette bienfaisante institution, ou réclamé, à l'exemple d'un tyran dent l\u2019histoire à flétri le nom, le droit de contrôler son fenctionnement et le pouvoir de le réglementer à leur gré.: Fi n\u2019y a pas lieu à-développer ici les preuves incontestables sur lesquelles s'appuie un dogme qu'aucun catholique ne saurait nier ou mettre en doute, sans faire naufrage dans la foi.Disons seulement, et Nous sommes sûrs d'être compris qu\u2019à l\u2019autorité ecclésiastique seule incombe la t&che importante autant que délicate de régler les diverses questions de temps, de lieu, de circonstances relatives à l\u2019administration d\u2019un des sacroments les plus consolants et les lus salutaires de notre sainte religion.ans doute, des abus peuvent se glisser, malgré les précautions minutieuses qu\u2019emploie la prudence éclairée de l'Eglise ; mais c'est à Nous, ses chefs ct ses premiers Pasteurs, à nous seuls qu'il appartient de réprimer et de punir ces lamentables et exceptionnels écarts.Est-ce tout, Nos Très Chers Frères ?Non ; les hommes qui, les premiers et le plus haut, ont crié au scandale, en ont donné un bien grand eux-mêmes, en / méconnaissant de\u201d le manière la plus direote et la plus formelle la hiérarchie catholique.kK L'Eglise, Nos Très Chers Frères, a ses chefs légitimement constitués, comme la famille et la société civile.Ce que-sont ces chefs, leur nom, leur nom, leurs talents, leurs qualités, pen importe ; ils sont aux yeux de la foi les dépositaires de l'autorité de Dieu même et les lieutenants de Jésus-Christ.Lorsque Notre Seigneur disait à ses apôtres : |\u2019 \u201c Comme mon père m'a envoyé je vous envoie, allez, instruisez toutes les nations, \u201d il donnait à l'épiscopat ses pouvoirs ct ça mission ; il faisait de tous les évêques et de tous les prêtres choisis et ordounés par eux les continuateurs de son œuvre, de ses travaux et de ses enseignements.En un mot, il créait, dans son Eglise, des attributions et des droits différents ; il en partageait les membres en deux classes parfaite:uent distinctes : celle des cleres et celle des laïques, division répondant aux deux éléments de tout corps social : l'autorité et lu multitude, les gouvernants et les gouvernés.Dans la famille, en effet, est-ce aux fils à commander et à reprendre ?Dans l'État, est-ce aux simples citoyens à légiférer et.à juger ?Dans l'armée est-ce la soldat qui dicte les plans de campagne, sonne la charge ou la retraite ?Il en est ainsi surtout dans l'Eglise.Ce sont les évêques que le Saint-Esprit a établis pour la régir ; ce n\u2019est pas aux fidèles, quelque catholiques qu\u2019ils soient ou se prétendent, à leur tracer une ligne de eonduite, encore moins à les juger et à les censurer.En tout ce qui regarde la piété, la morale et la discipline, ils ne relèvent aucunement de l\u2019opinion des hommes, et n\u2019ont pas de leçons à recevoir de ceux dont Dieu les a constitués les juges et les pasteurs.Sachez donc, Nos Très Chers Frères, respecter dans vos pensées et vus dis- coeurs, dans votre vie publique et privée, cet ordre établi par Jésus-Christ.Si vous avez des sujets de mécontentements et de plaintes, si vous croyez de l\u2019intérêt général de signaler des désordres et des abus, faites-le, c'est votre devoir, mais toujours devant le tribunal de l\u2019autorité compétente, vous gardant d\u2019écouter la voix du ressentiment, de la colère ou de l'intérêt.A Nous ensuite de juger, de condamner ou d\u2019absoudre.Rappelez-vous cependant, que s\u2019il faut punir parfois, il faut aussi, quand on le'peut, guérir et sauver.L'évêque qui est un juge, est en même temps un père ; il irait contre Ig volonté et l'exemple de Jésus-Christ, s'il brisait le roseau à demi rompu, et s'il éteignait Ja dche qui fume encore.Il a, dans ces circonstances difficiles, des lumières et des grâces particulières ; vouloir blâmer ses décisions scrait s\u2019exposer à errer, ct telle mesure peu comprise et mal appréciée, sera, en réalité, un acte de foice, de prudence et sagesse.Tels sont, Nos Très Chers Frères, les graves enseignements que Nous avons cru devoir vous donner, sûrs qu\u2019ils seront pour vous, en qui Nous avons toujours trouvé des chrétiens dociles et obéissants, l'expression de la doctrine même de l\u2019Eglise et celle de la simple raison.Vous ferez passer dans la pratique de votre vie ces salutaires leçons ; vous continuerez à aimer votre clergé, vos prêtres ct vos évêques, à les vénérer comme les dépositaires de l'autorité divine et les mandataires de Jésus- Christ ; vous suivrez sans respect humain et sans crainte de vous tromper leurs avis et leur sage direction.Vous regarderez comme un devoir, sans qu\u2019il soit besoin pour Nous d'user aujour- d'hui de notre suprême autorité et de recourir aux censures, d\u2019expulser de vos foyers et surtout de n\u2019encourager en aucune manière les journaux et les feuilles périodiques coupables des fautes ou des erreurs que Nous vous avons signalées.Enfin, espérons-le, Nos \u2018Très Chers Frères, ceux des catholiques que la passion ou un zèle indiscret, ont d\u2019abord cntrainés dans un mouvement si regrettable, reconuaîtront leurs torts ; ils travailleront à les réparer, et le calme ne tardera pas à renaître au sein de notre société.Sera la présente Lettre Pastorale lue et publiée au prône de toutes les églises ou chapelles paroissiales de nos diocèses, le premier dimanche après sa réception, Fait et signé par Nous le vingt-neuf PES e .soptembre mil huit: cent: quatre-vingt- douze.OVER FOOT \u2018 E-A.Car».TASCHEREAU, Arch, de Québec.+ ÉnourD-Ous, Archev.de Montréal, Ÿ J.-THOMAS, Archev.d'Ottawit L.-N., Archeév.de Cyrène, Coadjuteur de S.E, le Card.Taschereau.+ L-F., Ev.des Trois-Rivières, j ANTOINE, Év.de Sherbrooke, {+ L-Z, Ev.de S.Hyacinthe.{ N.ZÉPHIRIN, Vic.Apost.de Pontiac, .\u2018 + Erpaège, Ev.de Nicolet.Ÿ ANDRÉ-ALBERT, Ev.de S.Germain de Rimouski.+ Mromer-Tuowas, lv.de .Chicoutimi.t JosepH-MEDARD, Ev.de Valleyfield.: Par mandement de Son Eminence \u201c et do Nos Seigneurs, \u2018 B.Pu.GARNEAU, Ptre Secrétaire de I'Archevéque de Québec Une admission On lit dans le Cunadien : J'ai agi de bonne foi en écrivant que la doctrine catholique commande de sacrifier la vie humains de la mère pour procurer à son enfant la vie éternelle, par je Baptême.Si le mot commande n\u2019est pas juste, je n'ai aucan désir d\u2019y persister.Mon but a été de démontrèr eombien l\u2019Église tient .au Baptême, et jusqu\u2019à quel point il est incompréhensible de voir un prêtre renvoyer un père, enfant, parrain et marraine, à propos de quelques piastres de supplément qui lui sont dies.Ilyalà une admission nous enregistrons, \u2018Quand un journaliste catholique traite une matière aussi délicate, la bonne foi n\u2019est pas suffisante, il faut prendre la peine de se renseigner avant d'écrire, L'œuvre du Canadien dans toutes les discussions des dernières semaines a été détestable.Un de nos collaborateurs décérnait samedi à M.Tarte des éloges empreints d'une bienveillance: et d\u2019une eharitable indulgence que nous né serions pas prêts à'endosser, Lies écrits du Canadien dans çés questions brûlantes sont un mélange de vrai et de faux très pernicieux ettrès dangereux, |\u201d d'erreur que cles font peut-être plus de mal que les vociférations du Canada-Revue.LES FINANCES FEDERALES Le tableau des recettes et dépenses pour le mois de septembre, publié samedi dans la Gazette Oficielle indique que les recettes ont été de $3,- 283,968 eu les dépenses de $1,604,506.L'état pour les trois premiers mois de l'exercice courant, comparé à celui de l\u2019an dernier, est comme suit : 1891-92 1892-93 Douancs.ueeescicesesons .$5,315,000 $5,423,830 ACCIEC evan rin o0s0 000 s0006 1,695,299 ; 1,083,289 Bureau de Postes .585,000 615,000 Travaux Publics.« 1,010,030 1,028,400 Divers ciecesees coneons sous 209,298 263,967 $8,815,533 $9,314,486 Dépenses.0.vasésoomse 5,833,685 5,753,046 Surplus.\u2026\u2026ecces \u2026.$ 2,981,048 $3,500,540 On voit done que l'exercice actuel accuse une augmentation de $498,953 dans les recettes et une dimunition de de $79,929 dans les dépenses, \u2014\u2014\u2014 4 Coutrebande d\u2019epium MM.Smith et Twohey, collecteurs des douanes américaines, ont arrêté ces jours derniers, à Boston.un nommé Martin, ancien conducteur de chemin de fer, bien connu à Montréal, pour avoir passé de l'opium cn contrebande de Montréal à Boston.D'après l'enquête, l'opium était acheté à Montréal, chez un marchand chinois.Martin a fait des aveux et il est pros sous peu.\u2014\u2014>0 tm | Sous des dehors.modérés, de tela artis bable que des arrestations auront lieu \u201d ge pere > j.het - \u2018 ry real \u2018 > Ser LA Tm oe JOURNAL DE ER S CAMPAGNES ___ ; \u201cud CET © ete er +# \u2018Les accusations de \u201c Malieasance in office \u201d JUGEMENT DANS TROIS CAUSES M.HER IER RENVOYFf DEVANT LES AS 1SE3 CRIMINELLES SESSIONS DE \u2018 A PAIX, QUEBEC LA REINE vs 1\u2019HON.HONORE MERCIER Sur acousation pour\u201c malfensanee in office Voici les trois jugements rendus lundi matin par l'hon.juge Chauveau dans les causea à » la Reine vs Mercier accusé de \u201c malfeasance in office\u201d Trois canses pour * walfeasance in office \"\u2019 résultant de différentes transactions aux -uclles le défendeura pris part, en +a qualité de rninistre de la Couronne, me +ort soumises pour décid:rs'il n\u2019y a, dans chacune d'eller, matière à accusation devant le grand jury.Les savants avocats qui occupent dans oes causes tant pour la couronne que pour le défendeur, les ont soumis-a sans argument ou plaidoiries, me laissant en présence d'accusations d'une nature tout à fait nouvelle dans ce pays où jamais encore des personnes de la haute pnsition o\u201ccupée récemment par le défendeur ont eu à répondre à de semblables charges, Inutile donc de ohercher dans notre passé des précédents en semblable matière.En Angleterre même où le régime constitutionnel existe depuis des siècles, l'an ne trouve pas un seul pré- cédent qui puirsr être considéré comme une cause analogue à celle-ci, Ily à bien, dans d'auci«ns rapports, _ deux où trois causes auxquelles je de- \u2018vrai référer plus tard, mais dans chacun de ces can, il s\u2019agit d'officiers de l'Etat Teanonsahl-s de leur administration à de- ehefk direrts de-quela ils relèvent, tandis que dans le caï actuel nous avons un anci-n Premier Ministre nommé par le représentant de la Reine et qui, par notre constitution, devait rendre compte de am administration au peuple repré Benté par sn députés .Je comprends parfaitement la res- Porsabilité qu\u2019 m'incombe dans des \u20acaua < de cette importance responsahi- lité qui est considérablement augmentée Par l'ub-tention \u201cles savan\u2019s avocats d\u2019argument r leuxs causes et l'absence prer- e complète d\u2019autorités ou de précé- ents, Ÿ- devis cependant remplir le devoir qui m'est imposé, et qu Tle qua soit Lint rprétati n donnée aux courlusinna auxquelles j'en suis venu après un tra- voil aussi eon-ciencieux qu\u2019il m'était pos-iMe \u201ce le faire, j'aurai au moins la satirfs ction personnelle de savoir que J'ai mis dans l\u2019étud- de cer causes taute d\u2019att-ntion et tout le roin qu'il m'était pnasib'e d'y apporter, Cen procédures annt basées sur le droit commnn d'Angleterre.auquel nous deven- aveir recours, en l'absence de loi positive ponr toute offenre non rpécia- lement prévue par nos statuts crimi- mel: L'admissinn de co droit commun d\u2019An flterre en matière criminelle comme faisant partie de no're propre droi test tr] ement.reconnne qu'il cst inutile pour moi de citer à ce sujet des autorités ou même des précédents que l\u2019on trouve dans chaque volume de nos rapports judiciaires, Môme nos voisins des Etats-Unis re- eonn «\u2019ssent encore aujourd'hui en ma- tidra eriminellele droit commun anglais pour les cas non prévus par leurs propres lois.1 Bishop, on Criminal Law, paragraphe 35.p.18.« Common Law as to crimes.\u2014It is plain, both on princ\u2018nle nud authority, that the common Irw mst oxtend us well to criminal things as to civil, ** \u201cThe principal\u2019 law authorities, therofare whish wa shall h+vo occasion to consult, are our own judical decisions, and from England, tho roport of decisions in criminal causes at common law, and soma old tex books which have acqui- rod a stimdard reputation, ?* Idem.paragraph 455 : \u201c 7f davision has pronou-cod neither one way for tha other in this conniry, we are to enquire whet was the law of England when this country wag n-itled, nnd whother any arfficient renson appears why such lew should not be deemed to hava traversed the Ocown with our forfathers and hocomo ostablished bers,'\u2019 Mais lorsgn\u2019il y a dans notre pays une Joi p sitive créée par nos statuts, 'e droit \u20acvmwWu ang'ais disparait pour lui fai place.Il est donc nécessaire d'examiner d'abord si les cas de \u2018\u2019 malfeasance in office \" de la nature de coux dont le défendeur est accusé sont mentionnés dans nos lois.: Après un examen des plus attentifs de nos statuts tels que révisés, je trouve que nos légi-lateurs ont prévu un certain nombre de cas qui pourraient à la rigueur être classés sous le tit © générel de \u201cmalfeasance io office.\u201d Ce sont principalement lus lois suivantes : La section 54 du chapitre 164 des Statuts Révisés da Canada qui punit p-r quatorze ans de pénitencier tout employé public qui emploie ou applique A son propre usage, ou drtourne du service public aucune partie des fonds qui lui sont eonfiés.de quelque manidre que ce détournewent ait lieu.Nous avons de plus le chapitre 173 des Statuts Révis es du Canada qui, par la section 20, fait un délit de toute acception d\u2019un don, prêt, promesse ou con- v nrion parun fonctionnaire public pour l'octroi du contrat, subside ou autre faveur sous son contrôle.Et aussi la section 22 du même chapitre.qui explique encore plus po-itivement la loi au sujet sles fouctionnaires publics qui reçoivent \"de l'argent ou autres considérations dans un but frauduleux, pour toute transaction d'un gouvernement avec une com- -pagnie ou des particuliers.Je ne « rois pas qu'aucune de ces trois lois puisse s'appliquer aux cas qui nous occupent d\u2019abord parce que la position officielle de l'accusé diffère de celle des personnes mentionnées dans ces lois, et aussi parce que la nature des accusations portées contre lui ne sont pas celles de détournement ou de vol direct que ces lois veulent réprimer chez les fonctionnaires publics, Ayant constaté que les offenses allégué:8 ue se trouvent pas contenues dans les lois déjà citées, il faut chercher si le droit commun fait une offense oriminelle d\u2019acter 8 mblables à ceux dent le défen- dur est accusé.Les auteurs nous discot, et l'équité aussi bien que les principes généraux du druit nous enscignent que tout officier public qui néglige volontairement un ds- voir de sa charge, ou se sert du cette vharge pour en retirer des profits illégaux et qui ne dérivent pas légalement du poste auquel il a été appelé, en un mot, qui fait volontairément un acte pré- judiviable à t\u2019intérêt public, en se servant illégalement des pouvoirs qui lui sut donnés par ss position officiel.e, est .respon able, devant les tribunaux, de sa cenduite et vujet à être puni pour les actes faits en contravention À ses devoirs publics, Il «at aussi admis que cette règle s\u2019applique, soit que l'officier public ait été nommé par commission du l'Excoutif, soit qu'il tienne sa position directement de la Re ne où du sen représentant par lettres patenter, comm- c'est le cas pour les ministres de nos provioces.Russell, on (rimes, page 200, dit : 4 Where an officer noglects a duty incumbon* on him, © ther by common law or by statute, he igin.tiotublo for is offence : and this whether ho be an officer of the common law, or appointed by Act uf Parliament : \u201c* And a porson holding a publio officer under the K ug'4 letters patent, or dorivatively front such anthority, bas been considered as amenable to the law every part of his conduct, and olf- noxious to punishment for not faithfully discharging it : - \u20ac And itis laid down gonerally that any public officor is indictable for misbohaviour in his officer.** Bishop on Criminal Law, p.459.« Any act or omission, in disobedienco of offi- lal duty, by one who has accepted pubio office, is, when of public concorn iu goneral, punishable as a crime.*\u2019 Et a la page 456 As to what is common law cr:me, .\u2018* If we would determine whether or not a rticular thing is punishable by our unwritten uw, wo are not only to inquire whether if is compotent for the Government to punish it, but if is punishmont is oxpodient, aud accords with the current undorstanding of the enlightened mind of the country, partieulnrly as oxpressend in judicial decision.*\u2019 ~ Roscoe, Criminal Evidence, p.782 Proof of malfeasance.\u2018* It is a general rulo that a public officer is ndietublo for tnisbohaviour in is office.And where the net dois is clearly illégni, itis not aocosgary, in ordar to support an indictment.to show that it was done with corrupt motives.* L'on trouve les mêmes principes énoncés dan« Harris, Principes of Criminal Law, p.70\u2014Stephen\u2019s Disest of Criminal Law.Art.118 & 119 \u2014Birbidge's Dizest.Art.109 & 111.C'estanssi d'uprès ces principes que les cau-esSsuivantes ont été décidées en Angleterre : \"7 décembre,1888 jusqu'au 30 juin 1890, Le 25 novembre 1889, M, Machio, | - Rex.ve.Bembridge, rapportée dans lo Zième \u2018 Douglas, p, 322.C\u2019est daus.cette cause quo Lord.Mansfeld a déclaré, p.332 : *\u201c Tho law does not consist of particular cases but of goueral principles, which ure, illustrated and explained by these case.Horo thoro-uro two cases applicable : first thut à mn accoptiug an offios of trum concerning the publie, especially if atcoucd with profit is ausworablo criminally to tho King.for misbohuviour in bis office : this .is true by, whomsouver aud in whatover way the offiocr is appointed ;\u2014vcoondly, whore there is & breach of trust, fruud or imposition in a mutter concerning the public, though us between individuels it would only bo actiounblo, yot as bot- weun the King and tho subject it is indictiablo, Tuut such should be tho ruie is essentiel to the existonce of tho country.Nous avons encore la cause de Rex vs.Holland, dans Dürnford & East's Reports, vol.5, p.607 ; et aussi la célèbre cause du Rex vs.Valentine Joues, 31 Howeil\u2019s State Triuls, p.251, où le juge présid.nt Lord Elienbo.ough disait, en parlant de 12 participation du défendeur dans un coutrat public, peu- dant qu\u2019il oocupau le posts de commissaire du gouveruement dan- les Indes : \u2014\u201c That this is an off.uce of high ma.*¢ guitude has wot ben questivned by \u201c the lesrned counsel fur the defendant.\u201c A more coormous offence oun hardly \u201c be conceived than that a person in \u201c public trust shall enbunce the charge \u201c to the public, by leaving the coutrac- \u2018\u201c tor only oue fourth of the profit, ta- \u201c kiug to himself one half, allotiug one \u201c fourth to another person, and, of \u2018 course, charging uunccessarily the \u2018\u201c public with three fourths, It is, I \u201c say, an enormous offence, ifit is mado « out \u201d .Jo dois dire, avec ce savant juge, que si les faits dont le défendeur est accusé étaient prouvés à la satisfaction des jurés, ce seraient là des offenses très gru- ves, offenses que le droit commun permet de poursaivre et de punir cn vertu des principes de droit que je viens de rappeler.Prétendre le contraire serait admettre qu\u2019un ministre pourrait s'emparer de tout l'aryent public dont il a le contrôle, placer à son propre crédit tous les fonds de son départ«ment, employer d\u2019autrés fius que celles auxquelles elies sont destinées les soumes d'argent votées par la Législatare ou le Parlement, sans que les tribunaux aient juridiction pour réprimer do tels actes.Les faits.qui servent de bases aux trois acousatious portées contre l'honorable he Meroler sont tellement connus que je me\u2018bornerai d'un bref résumé de la preuve faite devant moi dans chacune des oauses.Les trois acousations résultent de transaction faite par le Gouvernement, dont le défendeur était le Premier Ministre, avec des compagnies du chemins de fer subventionnées par la province, et jo désignersi oes nccusa- tions par les noms des différentes com- pagnics, Chemin de fer de In baie des Chaleurs Le défendeur, I'Hon.M.Mercier, est accusé, sur l'informution de l\u2019Hon.Pro- cureur-Général, d\u2019avoir, le 25 novembre 1889, étant m mbre du Conseil Exéeutif de cetto province et \u2018Président de ce Conseil, dans le but illégal d'un profit et avantage porsonnel, pris et reçu.par fraude et corruption, la somme de $28,- 546 étant partie d'un certain sub-ide voté par la Législature de cette prpvince pour la construction du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, et de s'être approprié ce même montant pour son profit et usage personnel et pour un autre but que celui pour lequel il avait été voté par la Législature,\u2014le tout, par abus de la confiance placée en lui par Sa Majesté et en violation de ses devoirs d'office.Quatre témoins ont étéentendus pour prouver cette accusation : M.Gustave Grenier, greffier du Conseil Exécutif ; M.Boivin, assistant secrétaire de la province et secrétaire partioulier de l'hon.M.Mercier, au temps de la transaction ; M.Dumoulin, gérant de la \u2018Banque du Peuple, à Québce, et M.Machin, assistant trésorier de la province.M.Grenier prouve que l'honorable M.Mercier a été assermenté comme mewbre du Conseil Exécutif lo 29 jun- vie: 1887 ct qu'il a continné à l'être jusqu'au 16 décembre 1891, qu'il a, de plus, occupé la charge de président du Conseil Exécutif depuis le assistant-trésorier de la province, a wis | un chèque officiel pour la somme de $28,546 en psiemant d'un mandat émis -8és les fonds de la province, et fait psy- pour la balance due sur un subside voté en fuveur du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Ce chèque était tiré sur ln Banque de Montréal, où sont dépo- able à l\u2019ordre de J.C.Langelier.Le mundat en vertu duquel ce ché- que a été émis à été acquitté le même jour par M.Mercier, qui le signa de son now \u201c Honoré Mercier \u201d, suns ajouter do qualité officiclle, mais seulement les wots © for J.O.L.\u201d Ce «hèque, cumme tous les autres chèques officiels, était signé par l\u2019assistaut trésurier et l'auditeur, M, Drolet, et était endossé * J.C.Langelier et Honoré Mercier, \u201d Ce chèque n été déposé, le jour même qu'il à été fuit, au crédit de l'honorable M.Mercier, à son compte privé et per- sounel tenu àla Ban,ue du Peuple à Québec.\u2014M.Mercier tenait son compte privéa cette banque depuis plus de deux ans, Le jour de ce dépôt, M.Mercier avait à son crédit, à la Banque du peuple, la sowme de $274.95 mais un chèque du M.Mercier à l'ordre de T.Beaulieu pour 8266.67 fut payé ce jour-là wême, ce qui laissait à son crédit seulement $8.20 lorsque le dépôt du chêque de $28,546 fut fait.Le lendemain, 26 novembre, M.Mercier a commencé à tirer sur cu dépot de $28,646 et a continué à le faire jus qu\u2019au 15 janvier 1890, jusqu'à ce que ce montunt de $23,546 et d'autres dépôts faits subséquemment, aient été épuisés.Je prends cette preuve dans le témoi- guage de M.Dumoulin, et dans l'état de compte qu'il a produit comme copie du compte du défendeur avec sa bou- ue.1 Les seuls dépôts fait par M.Mercier à la Banqus du Peuple, à Québeo, depuis le 25 novembre 1889, en outre du chèque officiel qui suit l\u2019objet du l'accusation, et le 18 junvier 1890, date à laqueile le dernier chèque pour $1,000 a été tiré cn faveur de M.Leduc, sont : Dépôt, le 26 novembre 1889.8 500 Dépôt, le 14 décembre 1889.1,500 $2,000 Il parait y avoir eu en tout 30 cheques tirés sur ce eowpte dupuis le 25 uovembre 1889 jusqu'au 17 jauwvier 1890, et six autres chèques depuis cette deruière date jusqu\u2019au 31 du même wois, .vo oo Le dépot ne §500 fait le 25 novembre fut retiré complètement les deux jours suivants, c'est-à-dire les 26 et 27 du mê- ce mois, par des chèques qui paraisseut être pour lo paiement de dettus persun- nelles, savoir : Nov.26\u2014Chèque en faveur de E.Rouwilhac .5 38.19 do de E.Pacaud.100.00 \u201c do ded.C.Lioyd.75.00 \u201c + do de R.M.Stocking 73.10 \u201c 27 do de E.Pacaud.250.1i0 i$ ec es 8537.59 Après le 27 novembre, les chèques suivants, qui sont aussi pour des fins personnelles, furent payés avec l'argent du dépot de 328,546, puisqu'il n\u2019y avait pag d'autre argunt que celui-la au crédit de M.Mercior, à son compte de la Banque du Peuple : ; .Nov.28\u2014Chèque en faveur de Jean Barbeau.$170.00 29 do de E.Pacaud.1,000.00 \u201c do de.Pacaud.50.00 do de E.Pacaud.26.00 30 do de M.Mercier.2,000,00 5 dode J, A.Mercier.600.00 ' $3,846.00 Si tous ces chèques étaient :pour des fins personnelles, comme le témoignage de M.Boivin semble l'indiquer, ir n'y a pus de doute qu\u2019ils ont été payés.avec I'argent de la province.Même après le nouveau dépôt de $1500 fait le 14 décembre, M.-Mercier était encore endetté enversla province, puisque ce dépôt n\u2019était pas sufli-ant pour couvrir les montauts retirés par lui pour ses affaires privées, savoir : « « 141 \u201c «c Déc, 18 décembre 1889, chèque en cembre, les chèques suivants, pourdé- \u2026 penses personnelles, sont aussi tirés ~~ ¥ par M.Mercier sur la balance du dépôt.i du chèque officiel dv $28,646, savoir : *.:] faveur du Olub de la Gar- BOM.tvusienelirnnearinnornonnones 19 décembre 1889, chèque en faveur de B.Pacand.19 décembre 1889, chèque cn.\u20188260.25 500.00- #84 faveur L.Morenoy.\u2026\u2026\u2026.\u2026.= 16.007 24 décembre 1889, chèque en DE faveur de la Banque des Co Marchands.190.49 © 3 20 décembre 1889, chèque on ?faveur de P.B.Dumoulin.- 501.75.i 10 jaavier 1390, chèque en x À faveur de Madume Mercier.126.00 | ;; 11 janvier 1890, chèque en fu- veur de B.Pucaud.500,00 4 13 junvier 1890,chdque en fa- KX veur de E, Picaud.818.00 _ q $2,91948 + Monsieur Mercier a done retiré surlé + dépôt du chèque ufficiel de $28,546 les deux montauts suivants, pour payer des \u2026.; comptes personnels, tel qu'établi par les 7 chèques ci-haut mentionnés, savoir : \u20ac $2,346.00 %, 2,919.49 3 formant la somme de .85,265.49 M.Boivin, témoin entendu par Ia Couronne en sa qualité offiviclle d'ussis- tant, sécrétaire de la province, pour pro © duorc certains documents dont il cat le ù gardien, a été transquentionné par la- defense sur d\u2019autres fuits que ceux de son examen cn chef, J'ai permis ces transquestions, malgré les objctions de la Couronne, parce qu\u2019en matière orimi- nelle, il est de règle, même à l\u2019enquête- prélimivaire, qu\u2019un témoin appclé par la Couronne, peut-être questionné sur tous les faits se rattachaut à lu oause, même quoiqu\u2019ils ne découlent pas de son examen en chef, ct qu'il n'a fait = 4 et wy wv.Tis que produire dus documeuts, j Roscœ, Criminal Evidence : p.184: 7 \u201c Where a Wituess is sworn aud gives .* some evideuce, of it bc merely 10 prove \u201c au instrument ho is to be considered a \u201c* witucas for all purpose.\u201d SR C'est la règle adoptée pur tous les: \u2026 - auteurs sur la preuve.Il suffit d'y réfé-\" rer, sans citation, EE M.Boivin juro que, comme scorétaire \u2026: - privé du défendeur, il & préparé les.chèques suivants, \u201cqui \u2019 étuient pour .payer des réclamations au sujet du obe- | + min de fer de la Buie des Ohuleurs.Ces | > chèques étaient sigués par M.Muroieret payables sur son compte privé Ala.- banque du Peuple, et par cuns-quent, sur le dépôt du chèque offiéiel, savoir: |\u2018 Ohèquo en faveur do J.C.Langulier-$17,500.00 \u201c°°° \u201c Juha McAlligrer.1,005.00 ce \u2018 J.R.Michaud.175.00 .\u201c Capt.Ju Leblanc, 774.00 © \u201c James Perry .\u2026.22.00 Des \" Charles Langelier 200.00 \u201c P.Leduc.1,000.00 \u2018 J.R.Michaud.155.00 \u201c M.B.Morrison.112.00 °° \u201c Milton Douerty.150.09 Te s21,693.60 Dédui-ons ce montant de cclui de chèque officiel, il resta une bulauco de $6,862.50, qui parait avoir 66 employée pour payer les dettes persvnuelles .\u2018 de M.Merciur, M.Boivin jure également que des réclamatious coutre le chemin de fer de la Buie des Chaleurs pour un wontant égul à certe somme de $6,853.60 out dû.| être payces pur dos chèques \u2018de -M.- slercicr sur d'autres b.nques dus lesquelles il faisait des dépôus de sus .argents personnels, notamusent la Caisse d'Economie Notre-Dame de Québro et.Bauque Jucques-Cartier.M.Boivin est porté à jurer cela, parce que quelque tomps après qu\u2019il eut cessé d\u2019agir comme secrétai e particulier de M.Murcier, il - à fait à la de saude de ce deruier, un état de tous lus montauts payés pat le défeudcur pour réclamations résultant de la construction du chemin de fer de la Baie des Uhaleurs, ct il be souvient, dit-il, quo cùt état établissait que toute la somme du chèque officiel de 828,546 avait été payée pur M.Murcivr pour Tiré par chèques ci-haut mentionnés.\u2026\u2026.arross ca crosse nes $3,817.00 Dépét, le 1-4 décembre.1,600.00 Balance payée avec les fonds | la provinee.anes.$2,346.00 Continuons 'examen du compte ra- | duit, tel qu'expliqué par M, Dumou in, ' Après le dépôt de $1500 fait le 14 à ;- des réclamations de octte nature, Mais il csv impossible à M.Bouin, en l'ab- souce de Cut etat ou des p.dees justificatives, d'expliquer le paiemout de la balance de $4,852.50, .C'ust 1d lo resumé de touts lu preuve faite sur cette accusation.\u2019 La défuuse, bien qu\u2019elle n'ait pas plaidé la cause, semble prétendre que acousation no peut être maintunue ; a < \u2014 er - \u2019 .- sp __JOURNAL DES CAMAPGNES premièrement, ,parce que s\u2019il \u2018est vrai que cette sowme de $28.546 u été placée au .crédit du compte personnel de M.Mercier à la banque du-Peuple et qu\u2019il en a employé une grande partie au paiement de 5 dettes personnelles, il est également vrai, d'un autre côté, qu\u2019il a plus tard remboursé le montant ainsi employé à payer ses propres dettes, avec des arzents qu'il avait à son crédit dana d'autres banques, Je ne crois pas que ce soit là une réponse suffisante pour faire renvoyer l'accusation, au moins à cet étage de la procédure.Un caisdler de banque qui aurait de- tourné $20,000 des\u2019 funds de sa banque et qui les aurait employées à son propre usago, dévrait-il être renvoyé sur simple preuvequ'il a plus tard remboursé à son institution tout le montant détourné ?.| De tel cas se sont malheureusement présentés souvent daus notre pays, ct jamais les tribunaux n'ont accepté semblable plaidoyer comm: réponse sa able 3 l'ascu-ation, Cette prétention de la défense me semble donc peu sérieuse.D'ailleurs, il n\u2019y a pas de preuve quant au remboursewent de la balauce de $6,852,50, pas de pièces justificatives.M.Mercier pourra faire cette preuve plus tard ; il ne lui a pas été possible de faire cette preuve à l\u2019enquête preli- -minaire od il n\u2019avait pas de témoin à faire entendre.L'on a aussi essayé, par des transques- \u201ctions posées à l\u2019assistant-trésorier, M.Machin, à établir que c'était un usage, -dans les départements, qu\u2019un ministre retire des chèques officiels et acquitte les mandats pour ces paiements, lorsque le mandat n\u2019était pas fait à son nom ; mais le contraire a été complètement prouvé par M.Machin, qui jure positivement que depuis 20 ans « t plus qu'il est dans le département, jamais un ministre n\u2019a acquitté de mandat ou retiré de chèque, à moins que ce chèque ne fut payable à lui-même en vertu d'un ordre en conseil et en sa qualité officielle.De forts montants ont été ainsi payés à MM.Chapleau et Flynn, on leur qualité officiclle de Commissaires des Fravaux Publics ou des Terres de la Couronne ; mais ces .chdques étaient pour rencontrer des mandats fuits payables à cux, en leur qualité officivlle, en vertu d'o:dres en couseil et pour les besoins de leurs départewents.Ces montants étaient alors déposés au crédit de leurs départements respeotifs pour re: contrer les: dépeus s de ces départements, Dans le cas actuel, nous avons : 1.Un mandat fuit payable à l\u2019ordre de J.C.Lungelir, et acquitté par le .défendeur sous sa simple signature, noo- officielle, mais pour M.J.C.Langelier ; \u20182, Un chèque officiel basé sur ce mau- dat, fuit payable à l\u2019ordre de J.C.Langelier, et endo-sé par M.Luogcl.er et le défendeur lui-même, puis déposé par le défendeur, non pas au crédit de département mais à son propre crédit, à son \u201ccompte personnel et privé.Il faut ajouter qu\u2019à cette date du 25 novembre 1889, M.Mercier était Président du Conseil et non pas Comwissaire des Travaux Publics ou des Chemins de fer, ct que son département n'avait pas, dans le cours ordinaire des affaires, à régler les réclamations du Chowin do fer de la Baie d.s Chaleurs.Pour ces raisons, je suis d'opinion qu\u2019une acousation pour \u201c malfeusance in office \u201d peut-être, dans ce cas, souwize au grand jury contre le défendeur, 1.Pour avoir déposé à son propre crédit, à son comp © privé, à la Banqudu Puuple, à Québec, le 25 novembre 1889, une somme de $28,546.00 des argents de la province de Québec ; 9, Pour avoir payé, avec cet argent de la province de Québec, au moyen de scs\u2019propres chèques, des dettes privées, personnelles, pour un montant au moins de $6,266.48.Chemin de for Hercford Le défeudeur est accusé, sur information de l'Honurable Procureur Général, le 16 septembre 1890, étaut membre du Conseil Exécutif de cette Provinceot Commissaire de l\u2019Agijculture et du la Colouisation, en violation do ses devoirs d'uffice, illégulemeut et par corruption, pris ¢t mou de M.Eruest Paucaud un certain don, savoir lu sume de $3,000 pour Vengager à aider frau- duleus:ment le dit Erncet Pacaud à obtenir illégalement vue sommo de $20.000 à être votée jar la Ld islature de cette Province pour la construction d'un certain chemin de fer appelé le chemin de fer de Hereford, lc tout par abus de la confiance placée en lui par Sa Majesté.Quatre témoins ont été entendus : M, Grenier, greffier du Conseil Exécutif, M, Webb, géraut de la Banque Union, M.Maroux,seorétaire trésorier de la Caisse d'Economie, Notre-Dame de Québec, et M Lafrance gérant de ls Banque Nationale, Il est prouvé par M.Grenier que M Mercier a été assermenté comme membre du Consvil Exécutif de la province le 29 janvier 1887, ct comme commissaire do l'Agriculture et de la colonisation, le 30 juiv de 1890\u2014positions qu\u2019il a vccu- péus jusqu\u2019au 16 décembre 1891, Le 23 juillet 1890, M.Ernest Pacaudl est ailé trouver M.Webb, cairsier de lu Banque Union, avec certains ducuments qui forment partie du dossier, pour obte nir wie avance de $20,000 sur son propre billet.Cette avance devait être garantie, comme sûreté collutérale du billet, par le transport d\u2019une sewblable somme de $20,000 d'un subside 3 &tre voté en faveur do lu compagnie du che- win de fer de Hercford, suivaut les termes mêmes d\u2019une lettre officielle de l\u2019honorable M.Mercier en date du 21 mai 1890.Par cette lettre le premier ministre s'engageait à présenter une résolution à la -prochaine session de la Législature pour accorder à cette compagnie un subside de $3,000 par mille pour 18 milles de sa ligne, suit : $54,000.M.Webb nous raconte ce qui s\u2019est passé à ce sujet à la Banque Union.Finulement, après plusieurs démarches, lu billet de M.Pacaud à six mois pour $20,000, garanti par les sûretés sus- nientionnées, fut escompté par la Banque Union, et le produit de cette escompte fut placé au crédit de M.Pacaud dans cette même banque.Le même jour, M.Pacaud plaça $3,000 de cet escompte au crédit de l'honorable M.Mercier dans le compte général de la banque \u201c Sundry Account \u201d, vu que M.Mercier n'avait pas de compte ouvert, dans ce temps-là, à la Banque Union, Le chèque par lequel M.Pacaud fit ce placement au crédit de M.Mercier est produit.M.Webb jure positivement que ces $3,000 étaient parties du produit de l\u2019escompte obtenu du sus-dit, et que M.Mercivr n'a jamais cu d'autre argnt que celui-là à son crédit à la banque Union jusqu\u2019au 16 s«ptewbre 1890, date à laquelle M.Mercier retira, par son chèque -isné par lui-même,cette.»omue du $3,000 avec les intérêts produits par cette somwe, sivoir : 513.55.Le chèque de M.Mercier pour 83,013 - 55 est éga'ement produit.Il «st donc prouvé par M.W.bb que l'escompte du billet de M.Pacaud pour $20,000 fut fait sur la garantie des do- cumeuts qui furent remis par lui à la Baugne comme sûreté collatéra:e, savoir : 1.La lettre de M, Mercier promettant le subside de $54,000 «en faveur de la compagnie.%.Le certificat du directeur des chemins de fer, .3.Le transport, par les directeurs de In compagnie, d\u2019une somme de $20,000, partie de ce subside de $54,000 qui devait être voté.Un acte de la Législature (54 Vic, ch.S8), a été sanctionné le 30 décembre 1890.Cet acte accurde à la compagu'e du chemin de fer de Hereford Je subside do $54,000 promis à cette compagnie par la lettre de M.Mercier, et dont partie (320,000) a été transportée comme garantie collatérale du billet de M.Pacaud.M.Webb jure également que la banque a reçu, le 18 juin 1891, du gouver- pement dela proviuce de Québec la somme de $20,000 comme partie du subside voté comme susdit, suivant la pro- mes-e faite dans la lettre du 21 mai 1890.\u2018 La preuve de l'obtention par M.Mercier de c:tte somme de $3,000 qui avait été déposée le 23 juillet à son crédit par M.Pacaud est fuite de la manière suivante : Le 17 septembre 1890, un chèque de\u201d $3,013.55 tiré par M.Mercier sur la Bauque Union fut déposé au crédit de M.Morcier à la Caisse d'Economie Notre-Dame de Québee, à son compte privé et personnel.M.Webb jure que ce chèque a été payé sur présentation, avec l'argent déposé par M.Pacaud au créd:t de M.Mercier cowmo partie de l'escompte de son billet de 820,000.Il peut juier cs:a, parce que M.Mercier n\u2019avait pas d\u2019'autio montant à cette banque où il n'avait du reste pas de \u201ccompte.Le 18 septembre 1890, M, Mercier tira son chèque, payable à l'ordre de son secrétaire, Alexandre.Clément, sur la Caisse d'Economie Notre-Dame de Québes, pour la somme de $9,500, et cette somme jui fut payée par le chèque de cette institution sur la Banque Natiopale pour un même montant.Ce chèque de la Caisse d'Economie pour $9,500 fut endossé par l\u2019Honorable M.Mercier et payé par la Banque Nationale, à Montréal, le 22 septembre 1890.M.Marcoux, secrétaire-trésorier de la Caisse d'Economie, jure que le chèque de $9,500 tiré sur cette Caisse par M.Mercier le 18 septembre 1890, a été payé en- partie avec le dépôt de $3 013.55 qu'il avait fuit précéaemment, 16 17 septembre 1890, au moyen de son | chèque sur lu Banque Union.\u2018 : D'après e-t enchainement de transactions établi par les témoignages les plus positifs,des banquiers, il ne peut y avoir de doute que lv défendeur à profité an montant de $3,000, de l'e-compte dè $20, 000 accordé à M.Pacaud par la B :uque Union le 23 juillet 1890, sur la garautie vollatérale déjà expliquée.Il est égaiement prouvé de la manière la plus claire que ces $20,000 ont été r uboursé s à la Banque avec une égale somme transportée par la compaguie du chemin de for de Hereford, comme partie de son subside promis par la lettre de M.Mercier et voté plus tard par la Législature.Le paiement de ces $20.000 a été fait directement à la Banque Union par le Département da Trésor, cu vertu de co transport.Le dossier est complet : tous les documents auxquels j'ai fait allusion sont produits dans cette cause.Cette somme de $3.Q00, bien qu\u2019obtenue de la Banque Union, était de V'ar- geut publio ; et le défendeur n\u2019aurait jamais dû l'accepter ou la recevoir.Le fait d\u2019avoir tiré lui-même sur la Banque Union son chèque pour $3,013.55, montant avec intérêt déposé à son crédit par M, Pacaud, prouve que le défendeur a eu connaissance de cette transaction, puisqu\u2019il n'a jamais eu d'autre montant à son crédit dans cette Banque Union où il n'avait pas même de compte.Il est également prouvé qu'après avoir retiré cette somme de la Banque Union pour 'a placer à son compte privé à ln Caisse |- d\u2019Economie il l\u2019a finalement retirée de cette dernière institution pour l'employer à ses fins personnelles.Je suis donc d\u2019opiuion que, sur c.tte preuve, il y a lieu de soumcttre au grand jury un acte d'accusation contre le dé- f.ndeur pour \u201c malfeasance in office \u201d pour avoir accepté ct reçu illégalement la ~omme de $3,013.55 de M.Pacaud, alors que lui, le défendeur, devait savoir que cette somme serait vartie «l\u2019un sub- sile qu\u2019il avait l\u2019inteution de faire voter lui-même par la légi-lature, sous prétexte d\u2019aider à lu construction du chemin de de fer Hereford, Chemin d« fer de Montréal \u20ac Ottawa L'honorable M.Mercier est accusé sur information de l'Honorab.e-Prucu- reur-Général, d\u2019avoir, le 14 février 1891, étant membre du Co.scil Exécutif de la Province de Québec ct Commissaire de- l'Agriculture et du la Colonisation, illégalement, avec l'iute: tiou de faire un profit personnel, et par corruption, aidé ct assisté lürnest Pacaud à prendre et recevoir la somm» de $14,903.50, étaut partie d\u2019un subside voté par la Lézisiature de Québec pour la construction du chemin de for de Montréal et Ottawa, ct \u2018d\u2019avoir aidé et assisté le dit Ernest Pacaud à employer cette somme de $14,- 903.50 pour un autre objet ct daus un autre but que celui pour lequel il avait été voté, et cela pour abus de la con- flance placée eu lui par Sa Majesté.Quatre témoins ont, aussi été coten- dus en cette cau-e, M.Grenier, greflier du Cons il Exécutif, prouve que l\u2019hon.M.Mercier occupaït, aux dutes allé- guévs, la position de membre du Conseil Exécutif et la charge de Commissaire de l'Agriculture et de la Colonisation.M.Muchin, assistant-trésorier de la proviuce prouve que le 1-4 février 1891, un mandat de $14,903.50 a été émis pour le puiemeut d'un subside do ce montait au chemin de fer Montréal & Ottawa.Ce mandat a été acquitté par l'hou.M, Merciur, qui a signé sou now sans mettre de quaiité officielle, li a également reçu un chèque ufficiel pour le mêm : montant.» Le dussier porte l\u2019entréo suivante : \u201c Montant pour ce subside 6mis en \u201c faveur de la compagnie du chemin de 1891.\u201d Ces initiales sont celles de l'assi.*tant trésorier qui a porté ce mandat au «lé- fendeur et l\u2019a vu l'acquitter lui-même, Le même jour, 14 février, M.Ernest Pacaud, sé rendit à la Banque Union et demanda à escompier son billet à huit jours, pour la sonnu: de $14,940, endossé par l'honorable M.Mercier, offrant, comme garantie collatéiale, un chéque offiviel du gouvernement de Québec pour la somme de $14,903.50, payable à l\u2019or- idrve de 1s compagnie du chemin de fer Montréal et Ottawa.La première fais que M.Pacaud cest allé faire cette demaude d'escompte à la Banque Union, il v\u2019avait pas ce chèque officiel en question sur lui, mais il dit au g-raut M.Webb, que l\u2019on était à préparer le chèque, lui demanda d\u2019at- teudre et reviut avec le chèque officiel quelques instants plus tard après lu fer- tueture dus bureaux de la banque.La Banque Union fit l\u2019e-compte demaudéu du billet ainsi eudossé par le délenJeur eu gardant comwe garantie collatérale le chèque ufficicl qu\u2019elle envoys à sa sucoursale à Montréal pour le faire endosser par la compagnie de chemin de fer Montréal et Ottawa, à l\u2019ordre de laquelle ce chèque était payable.Cet endus fut régulièrement obtenu et la Banque Uniou obtint le paiement de ce chèque de $14,903,50 de la Banque de Montréal, sur laquelle il était tiré.M.Webb jure de plus qu\u2019avec le produit du chèque officiel en question, il s\u2019est payé, pour la Banque Union, le billet de M.Pacaud, endossé par le défendeur M.Mercier, pour $14,940, qui devenait dû le 25 février.Quant au produit de l'escompte du billet de M.Pacaud endossé par M.Mercier, il fut placé à la même banque, au crédit de M.Pacaud, qui transmit sur ce montant la somme de $7,000 à Montréal pour la placer au erédit de M.Geuffrion, avocat et conseil de la R-ine, de cette ville.Quant à la balance, elle est restée au crédit personnel de M.Pacaud, et l\u2019usage qu'il en a fait n\u2019est pas prouvé.Un autre témoin, M.Alphonse Charlebois, entrepreneur de chewin de fer, a été examiné.Il prouve que la compagnie de chemin de fer Montréal et Ottawa lui avait transporté ce subside de $14,90.50 «t que c\u2019est par son iuter- veution qu'elle à endussé le chèque officiel en que-tion, à la demande de la Bauque Union.Il prouve égalemeut qu'il avait abaudonné ce montant pour partie d\u2019une souscription politique faite à M.Geuffiion pour lo fond des élec tions local s de 1890.La preuve de tous ces faits est bien positive, et tous les documents ou exhibits pour la corroburer out été produits au dossier.Prenant en considération l'accusation telle que portée dans l'information de l'honorable procureur général et la preuve faite dans Cutte cause, je suis d'upi- nion qu'il y a Lieu à imise en accusation du défend.ur devant le grand jury pour malfeasance in office.1.\u2014 Pour aveic acquitté lni-méme, le 23 février 1891, un mandat pour la somme de $L4 903.50 fuit payable à lu Compaguie du Chemin de fer Montréal & Ottawa pour uu subside voté parla Lésislature ct pour avuir aussi retiré lui-même le chèque officiel pour la même somme, émis en vertu de c: maudat.2.\u2014Pour avoir, le même jour, donné ce chèque officiel de $14.903.50 à M.Ernest Pacaud, dans le but de l'aider à obteuir au moyen deco chèque offivi-l somme garant e collatérale, l'escompte du billet de M.Pacaud pour la somme de $14,940, lequel billet était alors co- dossé par le défendeur l\u2019hon.M.Mercier ct lequel billet ainsi endossé, fut plus tard, savoir, le 25 février 1891, payé avec le produit du même chèque officiel ainsi donné à M.Pacuud par le défendeur.Un nouvel ad.ce sade pour Corbett Nouvelle-Orléans, 11\u2014Bob Vitzsimmons, qui e t en cette villa, dit qu'il est préparé à rencontrer Jim Curbett aussitôt que son engagement au théâtre sera terminé, Il we battra pour une fournir l'argent.tem rem cer \u201c fer Montréal & Ottan \u20188; \u20act acquitté \u2018 par l\u2019hon.M.Mercier ; «\u2018hèque paya- \u201c ble à l'ordre de cette comp.\u2018GNie aussi \u201c délivré à lui.H.T.M.1,5 février bourse du $25,00Ù si quelque club veut | \u201cLA kermesse\u201d Grande attraction \u2014\u2014 Le ¢ tug of war \u201d \u2014 Le \u201c fan drill » A La dernibdre Giection à Les attractions de la Kermesse sent e piusen goûtées.En voici quelques échanti'llons, bee La dernière élection , Com:ne on a paru prendte beaucoup d'intérêt à l\u2019élection-qui a eu lieu à la Kermesse, nous croyons fuire plaisir à Ceux qui y ont pris part en donnant le décompte du vote.Nous les remercions en méwe temps du joli.béuéfiee qu\u2019ils ont apporté à la Kcrmesse, si sywpathi- que à tcat Québec : Mademois lle Langevin.3077 Mademoiselle Ledroit.602 Majorité pour Mlle Langevin.475 Produit de la votation.$83.95 Le\u201c tag of war Le tug of war de samedi soir à la Kermesse, dont nous wvous anxoncé d'avance le détail, s\u2019est terminé por la victoire des champions de la police provinciale, qui l\u2019out emporté sur les- cham- pious de la brigade du feu, Cette lutte a excité un.vif intérêt, eb avait attiré un public considérable, \"mm ee elle 0 aac Tentative de suicide S.Oakes, de Wuymouth, N, EL, âgé de 45 uus, a tenté, la semaine dernière, dé se suicider en se coupaut le cou et en s'ouvrant les veines, alors qu\u2019il était en route pour Digby où devait s'instruire un procès daus lequel il était ca cause.Le Dr Leblanc, qui lui a duuné ses soina dit qu\u2019il ue peut dire s\u2019il pourra le réchapper.Oakes n'était marié que depuis: quelques semaines, ct sa feuvuie est au désespoir.: NAISSANCE En cetto ville, le 10 octobre courant, Madamo J.do Li \u2018Taché, une fille.DECLES FAISIENBERG-PENTLANND, \u2014 Le huit courant, Mary Falheuberg, épunse de C.A.Pentland, .R.PÉLISSON-ROGHETIE.=A la Maute-ViHle, ie + du cou ant, à l\u2019âge de 5¢ ans et 6 mois, Caroline Pélis:on, épouso bien-nimée do Sieur Léon Roc .otte, employé civil.Elle étuit ln mere dn Rév.Léon Rochette visaire à S -loseph de Beauce, ct de la Révérede Mèro Ste-Monique, du munustèro do\u2019 l\u2019Hôtel-Dicu.ns JOUE HOE Ladd D'AUII-AVSUS VU?7 ~- \u201c = (DAT TRI TFT OY ER vue LS à È + * 3 n ut ATA Ursa Zain - L'ANCIENNE GRANDEUR \u2018 \\ .a APA, $ #7 MA FA ve ¢ Les o 7 A = ri ne rate nN ï ç a es ets AT ; 3 a wr Te 5 2e AR Hrs AH 3 Sens = r\u2014\u2014 Kr.4: - SH sted RT \u2018 i > ed ye, fe 3 at Q 154 < = Si (US 4 \u2019 ¥ NS 3 A = E Lr y £ - 4 ad d ; a > 3 .23004 du .F « 4 2 3 ol gai RER ol opt : 2 = > = rt al # Bo = 7 _, .- a 2 Sa Pate TAS Li ob; Dre cé 2 0 ~ 1 ?fr + rary ; : - le Yr fe 1 ; ; 387 IH any + : Fu Rar x &, + o K dép R7 A h * 3 VI ASS JUS OI > TDR te ni L'ancien Prix Populaire 26Ca .TS oo \u201c.ye ; .ve .T, $ = 5 Yo.Co | 4 : : , a J v 7 CE = _ .« .: - oo Ÿ = y | - ; \u201c { : : JOURNAL DES UAMPAGNES- ~~ ES un Ma \u201d aenasmenm USE ES arme Ets \u2014 24 \u201c._\u2014 \u2018 I \" Nouvellos/des Cantons de l\u2019Est - + QCemmissaires d's .Désinfecteurs oe TE QUE NOUS AVONS DIT LA KERMESSE ; M.A3.Cormier qui tait parti il y | _ Comté du Saguenay: Pointe aux | La maison Grier Lainé & Cie de MA : .S'il est vrai, comme le dit I\u2019 Electeur, \u201cque notre article d\u2019avant-hier a produit une grande sensation parmi les hommes d'affaires de Québec, ceux-ci sont trop nerveux pour rester dans le commerce Notre article était aucunement inspiré et ne donne à entendre rien autre chese que ce qu\u2019il dit.Nous ne connaissons des intentions du gouvernement au sujet desimpôts que ce que nous avons lu de lawsnver- sation de M.Casgrainavec M.Archam: bault.Donc, le Courrier du Canuda n'a pas été le porte-perole ministériel, et notre artide no signifie pa l\u2019abroga- \"on:de.le loi créant la taxe.2: Le Cowrrier, au contraire, a toujours Le! est encoré d'opinion, somme il est acile de'le voir par I'articlecen question, que la;province-ne pouvait-te relever de I'abime où l\u2019a plongée 2 clique sans pourvoir à de nouvelles sources de Tevenus, Il faut de d'argent pear payer l\u2019inté- - rêt-de la somme dépeneée par M.Mercier, avec l'approbation du peuple.Le Courrier n\u2019a .pas admis non plus que la taxe était inéquitablement répar- : ie.Maisila dit:que c'était la pré-! \u2018tention de ocux qui refasaient de payer, ajoutant \u2018ae cela .peuvait être, sans] -cependant dire que cela est réellement : Je cas.Nous répondiens au Canadien et nous n'avions pas le temps de faire \u2018une eoquête sur Jes cas de Montréal.\u2018\u2018 Disparaisse plutôs cette taxe que de | perdre le pouvoir! \u201d s'écrie l'Ælectewr.Hold ! Ce .n'est pas ainsi qu\u2019on comprend son devoir, chez nous.Une fois -un principe admis, on y reste fiddle, sans regarder si cela peut conduire à gauche ou consolider à droite.© el AP \u2014- ee nae LE SERGENT D:ARMES AU CONSEIL | LEGISLATIF La Patrie aunonce, d'après l\u2019Electeur, :que la charge de sergent d'armes du Conseil Législatif n\u2019est pas abolie et qu\u2019un M.Baribeau, de Ste Anne de la Pérade, sera nommé À ce poste inutile.\u201d D'abord la charge de sergent d'armes au Conseil n\u2019a jamais été abolie, et ensuite, puisque ce poste est inutile, pourquoi .ces bons rouges, après avoir destitué M, P.Blouin sans aucune\u2019 raison, l\u2019ont-ils remplacé par M.E.Dorion ?Ce qui est une sinécure au- jourd'hui, l\u2019était alors.Maintenant voici -ce qui s\u2019est passé au Conseil législatif, à la dernière session, à prepos du sergent d'armes : Le 23 juin, le comité des Centingents a soumis au Conseil un rapport dans lequel il suggérait-entr\u2019autres choses, ce qui suit : # Bo.Que la charge de sergent d\u2019armes de cette Chambre et la charge de greffier des comités spéciaux pourraient être remplies par le même employé, lequel aurait sous son contrôle le bureau de records.\u201d É Co rapport fut adopté.Aiosi, deux charges distinctes, qui ont toujours été remplies jusqu\u2019à présent par deux officiers, le seront à \u2019avenir par un seul employé.C'est une Daly & Co, négociants, Québec ; Lg, § Carrier et Randolph Daly, associés.J.B.Rheault et Moise Cassette, proprié.IN taires de moulin à scie.J.B.Rheault, N.-D.des Anges et Moïse Cassette, associés.Dissolution \u2014 Gosselin et Bedard, |i barbiers, Québec ; Pierre Gosselin et Alfred Bédard, associés, | Noyé Mercredi aprés-midi, un jeune homme nommé Pierre Ménard, fils do M.Louis Mévard, de St-Jean, P.Q., s\u2019est noyé près de l\u2019écluse du canal Chambly.Lo pauvre jeune homme, pondant qu\u2019il 6ta\u2019t à bord d\u2019une chaloupe, fut atteint d'une attaque d\u2019épilepsie, et dans sa chute il disparut dans les eaux du canal.Le \u2018\u2018 State of Georgin ?dans une position critique Les derniers rapports reçus du Cap 3 Laroche, od le str State of Georgia § est échoué, constatent que le navira est dans une position plus critique encore qu'on ne le croyait, et il faudra un travail considérable pour le remettre à flot, si toutefois cela est possible.- À marée haute le navire est entière- meut submergé, une faible partie de l'avant seulement est au-dessus de l\u2019eau, De plus il s'est déclaré dans sa carène une énorme voie d\u2019eau, qui rendra son renflouement extrêmement difficile.On no sait trop si les pompes que l\u2019on & fait mander.pourront le vider suffisamment pour le faire émerger.Ce n\u2019est pas 500 mais 650 bêtes à cornes qu\u2019il avait à son bord au moment du naufrage.Un grand nombre de celles qui ont été jutées à l\u2019eau pour alléger lc vaisseau ont péries ; au lieu de gagner terre, les pauvres \u201cbêtes nageaient autour du navire ct épuisées, se noyaient.Le \u2018* Lord Stanley \u201d et d\u2019autres remorqueurs travaillent en ce moment au renflouement.( Le \u201c Cultivateur \u201d cabotier de la ML compagnie du Richelieu à été envoyé pour décharger la cargaison d'animaux.- Op dit que le navire ne tirait que 22 pieds et G pouces d'eau lorsqu'il a frappé l'écueil dans le chenal.La cargaison du navire seule est évaluée à plus de $100,000.\\ Exposition agricole L'exposition annuell: de la su iétd d'agriculture du comté de Kamouraska a eu lieu le 29 septembre au village de Saint-Denis.Le nombre des concurrents était considérable et la qualité des objets exposés faisait réellement honneur aux officiers et membres de la société, Les produits agricoles do toutes sortes formaient une collection capable de , frapper l'admiration de tout œil tant J | Soit peu connaisseur, La race chevaline était superbement représentée et la compétition très nombreuse dans chaque catégorie, Des visiteurs étaient venus en foule de toutes les parties du comté.Plusieurs curés honoraient la fête de leur présence, tendant ainsi leur part d'hommage à cette belle et utils fate du progrès agricole.Nouvelles de Ia Beance Le 10 oct, les élèves du collège de Ste Marie commenceront les exercices de la retraite, sous la direction du Revd F.X.Gosselin, curé de St-Joseph: \u2014Mardi prochain, le 11 du courant, doit avoir lieu la bénédiction de,la nouvelle église de St-Zucharie de Metgermette.\u201c, \u2014C\u2019est M.Joseph Voyer, fils, qui a obtenu le contrat pour la construction de la maison d'école de Scott, comme étant la plus basse soumission que les commissaires ont reçue.La bénédiction de la magnifique chapolle érigée à Ste Marie par la piété des fidèles de la Beauce, en l'honneur de la patronno du Canada aura lieu jeudi le 20 courant par Son Eminence le Cardinal Taschereau.Nous pouvons dire dès aujourd\u2019hui -Que la cérémonie sera grandiose.M.le curé Chaperon est déjà à l'œuvre pour pr CREER OC ESS éd PE Se ON .- ES 21 PORTIA TOV PIR dE SD 401 1 que nous ayons ce jour là une belle fête religieuse. sue .\u20ac.Fr V- Poulet du Journal des Campagnés Quiéheo, 13 Octobre 1892\u2014No 9 a Summit ie Régine (Suite) - CHAPITRE XIÏ L'écriture -finisait là.Les derniers mots étaient tracés en zigzag et presque \u201c illisibles, = Régine laissa échapper le feuillet, ses dents oluquaient, un frisson glacial courait dans ses veines.Elle fic un effort et se mit debout.- 4 Non, mon père n'est pas un faus- , Bare, articula-t-elle d'une voix suffi sante, cev homme a menti, Elle tressaillit à l\u2019écho de ses propres paroles et son regard se cloua, terrifié, sur le portrait Au mort.Il lui sembla que cette image s'animait, les yeux .sefixaient sur les siens, la bouche s\u2019en- #rouvrait comme pour affirmer la véra- -cité de son témoignage.\u201c Illusion ! balbutia-t-elle en passant sa main surson visage en feu.Vains fautômes enfantés par mon imagination en délire ! Mais.je ne resterai pas : ioi, ° Elle rassembla les papiers dans le .coffret et revint dans es chambre dont elle mit le verrou.Il luirestait à lire le manuscrit, elle \u201c voulait commencer à l'instant et n\u2019en passerait pas une ligne, dût-elle tomber foudroyée à la fin.Elle détacha le-ruban et déploya le eahier jauni dont la première page por- ;« \u2026 tait uno date lointaine : Le 12 janvier 18.\u2014 Triste comm¢- die que l\u2019existence humaine ! Hier encore, pauvre rebuté\u2014aujourd\u2019hui riche, maître d\u2019un splendide domaine ! La _ fortune est venue trop tard.À quot \u2026_.servira-t-elle ?peut-être à exciter l'envie \u2018 de-coux qui me regardaient avec pitié, \u201c à Aésespérer celle qui m'a dédaigné.\u2018Misérable compensation, c\u2019est vrai ! Et cependant on dit que la vengeance estle plaisir des dieux.Pourquoi ne sefait-rlle pas le mien ?Cette fière - Alexandrine, qui méprisait I'employé & mille cing cent francs d'appointements, regrette amérement de n'être pas la - baronne de Val-Croix.Ah ! si j'avais pu faire miroiter & ses yeux cette splendide espérauce.mais prévoyais-je la mort de mon consin ct de sestdeux enfants ?Et pourtant, pourtant.tout arrive, paraît-il.Ma belle cousine, puisque mon ancienne fiancée est à présent la femme de monccusin André, peut se dire : Mea culpa, mea muxima culpa ! Mai 18.\u2014 Quelle bizarre fantaisie .me pousse à tracer à de longs intervalles quelques lignes sur co journal commencé aux jours pauvreset heureux de \u201c ma jeunesse ?Bien des gens riraient en lisant le mot: ma jeunesse, Ils ne savent pas qu'en moi tout co qui était ex- pausif, gai, confiant, c\u2019est-à-dire vrai- * ment jeune, est mort.Mes cheveux sont noirs, ma figure est sans ride, mais mon cœur est vieux.Décembre 18.Il neige.Mon ouré est venu me voir, ma réputation de loup ne l'a paseffrayé.Il ma fait une puin- ture déplorable du sort de ses pauvres paroissiens ; je lui ai donné une somme assez ronde, mais sans accepter ses remerciments, car ce n\u2019est pas la vraie charité.Monsiour le curé, vous avez beau dire : les plus misérables ne sont pas ceux qui manquent de pain, ce sont les affaires d'amour.Mars 18.J'ai appris une triste nouvelle : Mon cousin Jacques est malade.C'est un homme excellent qui, au rebours de son frère André, n\u2019a jamais voulu quitter Pont-de-I' Anse.Autrefois, il mo traitait em aini ; ; mais tous nos rap Ports on cessé depuis ma nouvelle fortune.C'est ma faute : Jacques est trop filer pour faire des avances à son riche | Parent.Si Dieu lui rend la santé, je réparerai mes torts.Avril 18.\u2014 Jacques est entré en convalescence, je lui ai écrit en lui de: \u2018| Mandant une visite lorsqu'il sera tout à fait rétabli.Avril 18.\u2014 Il est vénu avec son fils, ua gentil enfant dont la dooilité fait l'admiration de Pont-de-l'Ause, Joseph trouve Val-Croix bien beau, il m\u2019a demxndé naïvement : \u2018Pourquoi tu as une À jolie maison, mon oncle Georges ?\u201d *\u201c Oette jolie maison t'appartiendra un jour, lui répondis-je.N'es- tu pas mon petit héritier 7?\u201d La blond chérubin a fixé sur moi de grand; yeux éton és,le mot lui est inconnu.Cher enfant, garde longtemps ton ignorance ! Mars 18.\u2014 Pourquoi ai-je rouvert ca cahier auquel je n'ai pas touché depuis ouze aus ?Je l'ignore ou plutôt je puis bien m\u2019avouer la vérité) je tenais à y mentionner l\u2019émotion inconcevable qui m'a saisi à la réception de cette lettre si éloquente dans sa brièveté.II faut que l'amour maternel soit un senti meut bien puissant pour faire trouver de tels accents à cette femme froide- mani artificieuse.J'avais appris par les journaux la faillite etla mort soudaine d'André et\u2018 I'avoueraije ?j'avais senti un mouvement de joie mauvaise.-Aurais-je jamais supposé qu'Alexandrine humilierait son orgueil jusqu'à implorer l'assistance de celui qu'elle a offynsé ?Ello cst'bien malade, me dit-elle; mon pardon lui serait doux à son heure dernière.Je n\u2019en crois rien, mais je lui répondrai quand même.Son mari portait mon non, je veux réhabiliter sa mémoire.Juin 18.\u2014Elle est morte ! la lettre d\u2019invitation est 13, sur mon bureau.S jeune ! J'ai éerit à la veuve de Jacques, Elle n\u2019est pas riche, l'éducation de sun fils épuise ses ressources, Eile ne peut se charger de son neveu.Cette obliga- tio m\u2019incombe.Juillet 18.\u2014 Je suis tout boule- vérsé, Je m'y attendais si peuque je n'ai pas su me défendre : d'ailleurs, cet enfant a une éloquence irrésistible.Voyons, que je me rende un compte exate de la façon dont il m\u2019a arraché un oui.Ce matin, je vis arriver Joseph comme tous les premiers jeudis du mois, C'est le jour qu\u2019il me consacre.Il avait un crêpe à son chapeau et une gravité inaccoutumée sur sa figure candide.Lui, çi timide d'ordinaire, entama la conversation en me parlant de son cousin.\u2014Si vous saviez comme il a du chagrin, mon oncle ! Je ne l'aurais pas quitté si cu n\u2019avaitété pour vous et même, si maman l'avait permîs, je vous l'aurais amené.Et comme je faisais un bond : \u2014\u2014Esu-co que vous seriez bien - fâché de le voir ?reprit Joseph en levant sur moi ses yeux limpides.Je crois que.(Il hésita) ses parents vous avaient afflr- gé.Mais vous savez, mon oncle, la belle prière que nous récitons matin et soir : \u2018* Pardonuez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,\u201d J'ai pardonné, dis-je, j'en ai donné la preuve en payant le passif d\u2019André et en m'occupant de l'instruction de son fils.\u2014lit c'est pour cela qu\u2019il faut le voir ! s\u2019écria Joseph.Vous avez été si bon ! Permettez-lui de vous remercier.Vous voulez bien que je vous l\u2019amène ?Dites; mon oncle, dites, je vais le chercher ?Il me sauta au cou, Son regard sup- \u201c a 3 OURNAL\u2019 1, DHS CAMABGNRS cédai et un instant après je le vis partir dans lo petit duc qu\u2019il conduit très bien, Il allait comme une fidohe, craignant peut-être un rappel, joli enfant, grand et robuste pour ses douzc ans, mais il ressemble trop à sa mère, Le pli dédaigneux de la boucheà une contenance hautaine et souple à la fois, le regard qui se- -dérobe, tout cet ensemble m'a frappé : c'est bien le fils d'Alexandrine.Septembre 18.\u2014kes deux cousins courent dans \u2018a parc: Mon Joseph, auesi entêté qu'il.est bou, t'a pas voulu venir sans Alexandre, Je commence du reste à m\u2019habituer à eelui-ci.Il est vif, violent, mais caressaut à BvB heures ; sa parole est facile, ses isaillies piquantes Je les observe à la dÉrebée : la bonne harmonie n\u2019est jamais troublée malgré la différence de leuis caractères, car Joseph cède toujours.\u201d Septembre 18.\u2014Encore la mort ! C'est la mère de Joseph qui est moissonnée ct me voilà chargé de deux orphelins.La douleur du pauvre enfant est navrante ; il a une maturité de cœur et de jugement qu'on trouve rarement chez un garçon de quinze ans.Alexandre n'est pas ce que je voudrais : la mort de sa tante, si bonne à son égard ! ne paraît pas le toucher ; il est loin de rendre à son cousin la sympathie que ce dernier lui a témoignée.\u201cIle finiront leurs vacances au château, -c\u2019est-leur asile: naturel.Janvier 18.\u2014 Comme le temps passe ! Îl y a aujourd\u2019hui dix-neuf ans, je rccevais du notaire la lettre qui m\u2019an- nongait une fortune de quatre millions.J'ai besoin d\u2019examiuer ma conscience.Comment ai-je employé ce dépôt ?c\u2019est le nom de ces biens terrestres dont le souverain Maître nous demandera un compte sévère.Eh bien, tout médité, le résultat n\u2019est pas trop effrayant.Sans doute, j'ai dépensé de grosses sommes pour ma galerie et mes chiens de chasse, mais la part des pauvres n'a jamais été oubliée et toutes les œuvres catholiques ou patriotiques ont trouvé ma bourse largement ouverte.Allons, le sauvage est encore bon à quelque choso ! Novembre 18.\u2014Joseph va partir.Tl désire connaître Paris et je l\u2019approuve.M.Médaul s'étonne ; il sait par mon testament, depuis longtemps déposé dans son étude, que Joseph sera mon principal héritier, Je lèguerai un million à Alexandre, son cousin aura le reste et portera le titre de baron puisque son père était l'ainé.Jusqu'à présent, il s'est contenté de notre nom patronymique dont la simplicité convient sa modeste situation.J'aurais pu lui en assurer une autre, mais j'aime mieux lui laisser ignorer mes intentious.À l\u2019occasion de son départ, je me suis décidé à user de mon crédit.Absurdité! du crédit à moi qui vis en ermite et ne connais point les hommes du jour.Quelle puissance confèrent les millions ! Grâce à cette influence occulte, Joseph est pourvu d\u2019une place au minis- nistère des Beaux-Arts.À son retour, je lui procurerai une autre emploi et là se borneront mes largesses.Décembre 18.\u2014J'avais jugé Alexandre.Cet enfant se montre en vers moi plein de tendresse et d'expansion.Hier, je ne pus me défendre de lui en témoi- goer ma surprise.\u20141I faut bien, m\u2019a-t-il répondu, que j'essaie de suppléer.mon cousin.Quand il sera de retour.- \u2014Que feras-tu ?lui dis-je.\u2014Je renterai dans l'ombre, acheva-t- il'si bas qu\u2019à peine je pus l\u2019enteudre.11 s'est apergu de ma préférence».Le pauvre enfant ! il-faut que je le dédommage, pliænt, ses baisers mo vainguirent 3 J | Meme jour.\u2014Je l'aiva.C'est un.Mai 18.\u2014Alexandre ext bachelier, Quelle carridre choisira-t-il ?Je crois que les finances l\u2019attirent.Je veux lui.aiseer le loisir de mûrir ses projets: il sereposera quelques mois au château.Cette détermination n'a pas l'air de plaire à Victorine.Elle a toujours aimé Joseph et témoigne à son cousin une espèce d'antipathie.Je la chapitrerai ià- dessus, : \" Septembre 13.\u2014Alexandro me devient quasi nécrosaire, J'ai été malade, il m'a soigné avec un admirable dévouement ; maintenant que je suis entré en convalescence, il me sacrifie ses chusses et ses promenades, £ Si je le gardais auprès de moi\u2026Joseph aura lu moitié de ma fortune, mais le château appartiendrait & Alexandre qui a, j crois des vues plus larges et des goût- moins bourgeois.Je reucontre beaucoup d\u2019opposition dans mon entourage.Vietorine a flairé quelque chose ¢t ne manque pas d- donner ur coup de langue à l'occasion.Quant à M.Médault, il me conjure de réfléchir avant d'enlever à Joseph la part d\u2019héritage qui lui échoit naturellement.Comme s\u2019il y avait encore dans notre suciété des chefs de nom et d\u2019armes ! Tant pis ! je suis homme à fermer la bouche aux donneurs de conseils, Octobre 18.\u2014Etais-je assez insensé ?Comment ai-je pu croire à la sin- oérité du fils d\u2019Aiexandrine-?Fourbe, c\u2019est affreux ! voleur, faussaire, c\u2019est plus horrible enzore.Et il est de mon sang, il porte mon nom ! Le hasard, non, la Providence m'a fait découvrir l\u2019odieuse vérité.Il se figurait avoir pris toutes ses précau tions, le billet portait une date d\u2019échéance très éloiguée ; c\u2019estlà justement ce qui donna l'éveil au bailleur de fonds, Je suis trop riche pour avoir besoiu de délai.Le malheureux a tout avoué.Il s\u2019était procuré l\u2019assistance d'un argent de change et jouait à la Bourse.Si la soif du plaisir l'avait guidé, je pourrais encore être indulgent, mais non : il aime l\u2019or avec frénésie ; il peut être riche, très riche.C'est une passion vile chez un si jeune homme.Il n'a pas reculé devant le crime pour arriver à son but.C'est pas le notaire que j'ai tout appris.Je lui ai fait jurer le secret absolu, Personne ne doit connaître le déshonneur de mou non.J'ai payé, le billet est anéanti et le coupable partit pour ne plus revenir.\u2018Juin 18.\u2014Joseph est de retour, toujours lo même.Dieu soit loué ! Août 18.\u2014Il m'a supplié d'être le parrain de son premier enfant, un superbe garçon.J'ai donné à mon filleul mes trois prénoms : Georges-Marie-An- toine, en souhaitant qu\u2019ils lui portent plus de chance qu\u2019à moi.Je ne lui ai pas fuit de cadeaudo baptême, du moius en apparence mais dès aujourd\u2019hui il est le futur propriétaire de Val-Croix Fréver 18.\u2014Alexandre est à Pont-de-l'Anse, son cousin me supplie de le recevoir.Céderai-je ?peut-être, afin de ne point exciter la malveillance des gens du pays.Février 18.\u20141Il est resté le même, nullement embarra:sé devant moi ct M.Médault qui savons le \u2018peu qu\u2019il vaut.Juillet 18.\u2014 Depuis quinze \u2018ans, je n'a vais ouvert ce journal.J'y veux noter un triste événement : mon pauvre Joseph estaveugle.Août 18.\u2014Je suisjallé le voir, moi qui n'ai pas fait une visite depuis que j'habite le château ! Sa résignation est admirable, seul desa famille le fait trembler.Devant ces angoisses, pouvais-je person audace est grande.Il ne se montre | sister dans mon silence ?Ils ont tout su\u2019 lg fortune sera pour Joseph, le haters, pour\u201d moa fileul, Cet enfant a une nature d'élite, le cw ir.at chez lui digne de l'intelligence et Dieu s,\\it ce que l\u2019intellivence deviendra, Je ne serai pas là pour jouir de ses sucoès, maïs jo les lui prédis avec assurance.Il'a un regard d\u2019aigle, il volerg haut.J'ai offert cent mille francs à Joseph, il 'en a pris que I» motié.Bneore cst ce un simple prêt, soivaut mon babitu- de, Septembre 18.\u2014Ma santé décline rapidement, Je ne puis plus me rendre à l\u2019église et hier il m\u2019a été impossible dé descendre.Désormais, je garderai mon appartement.Est-ce la fiu ?\u201c\u201cSeisneur, vous le givez.Si les jours de mon pèlerinage sont accomplis, je remonterai voloutiers à vous.Hélas ! je tremble, Si ma vie avait été celle du serviteur inutile.Du moivs, 6 mon Bien! la veuve ct l'orphelin n'out pointen vain erié vers moi et le salaire de l\u2019ouvrier n\u2019est pas demeuré entre mes mains, Ft waintenant qu'ai-je à faire, sinon me fier à votre grande miséricode ?\u201d CHAPITRE XIII Parmi les amertunes de la vie, en est- il une plus écœurante que la disillusion?On avait dressé un piédestal dans con cœur, ou y avait placé une image chérie, parée de qualités séduisantes, de nobles vertus.Mais, hélas ! cette statue d\u2019or avait des pieds d'argile, une pierres les a frappés et voilà l'idole renversée Et, désormais, il faudra braler ce qu'on avait adoré ! Régine éprouvait cette torture sans nom.Longtemps, elle demeura tes mains inertes, les prunelles sèches, horriblement dilatées, attachées sur les papiers fatuls, Puis, ses doigts se tordirent et, sans qu\u2019une larme coulit de sés yeux, de lourds sanglots soulevèrent sa poitrine, tandis que ses lèvres redisaient d'un accent morne et désolé : \u201c Mon pre ! mon pére !.\" Déloyal !.ingrat ! voleur ! \u2018 Duis-je creire ?murmura-t-elle en relevant lu tête.Si ce n\u2019était qu'un mensonge arrangé par Julien ?Mais, non ! Pouvait-il deviner que je trouverais le coffret ?Je saurai, je veux savoir\u2026 \" Lite serra le coffret duns son tiroir à bijoux dont elle portait toujours la clef et s'approcba de la glace.Un feu sombre brillait dans ses grands yeux, sa bouche gardait un pli amer, mais elle n\u2019était pas plus pâle quo du coutume.\u2014 Régine, ne comptes-tu pas déjeuner aujourd'hui ?dit au dchors la voix inquiète de Mme de Mériel.\u2014Non, bonne maman, j'ai une légère migraine, répondit la jeune fille co.tirant le verrou.\u2014II fallait done le dire tout de suites reprit la grand'mère en poussant un soupir de soulagement.{Que te ferai-je d'oranger * \u2014R'en du tout ! Il ne pleut plus, je vais sortir.Elle mit son \u2018chapeau, glissa de l\u2019or dans son porte-monaie ct se dirigea vers le villag:.Elle passa devant l'église, poussa uno porte à clañrevoie qui s'ouvrait à quelques pas et pénétra dans un enclos où les carrés de haricots et de choux alternaient avec de beaux arbres fruitiers.Une grosse matrone qui so penchait sur la margelle d\u2019un puits enguirlandé de lierre se retourna cn ens et, d'étonnement, faillit \u2018ais er choir ay fond du puits lescau qu\u2019elle venait d\u2019ex ticer.Voir au presbytère In droit préparer ?un peu de tilleul ?dela fleur .4 PE Sous quel jour il lui apparaissait I.À tendant la voix harmonivuse do Régine = = > A a 3 4 > /.\u2018Yes offaires de M.Clayet, du château lui sembluit- prodigieux ét | selle-oi dut réitérer sa qu@stion : \u201c Puisje parler à M.le curé ?\u201d pour obtenir wie réponse, \u2014Oui, mademoiselle, certainement ! Fille marcha devant la jeune file, ouvrit une porte vitrée ete cria sous la \u2018fendtre : \u2014Descendez donc, monsieur le curé !| y # une visite au salon.- Régine s'assit, dans le salon rustique dont lesmurs n'avaient d'autre ornement que des gravures pieuses.Elle _ Wattendit pas longtemps : un pas débile se fit entendre et le euré entra.Il parut 3 pou pris aussi étonné que sa servante en voyant la jeune fille.Blle commença par lui offrir son au- moe, Son séjour à Val-Croix pouvant finir chaque j jour, elle tenait à ce que les pauvres ne fussent pas abandonnés en son absence.\u201c Il la remercia et la conversation se maintint quelque temps dans les généralités ; puis, Régine brusqua les choses.Le vieillard prit un air embarrassé.\u2014Vous méritez d'être groudé, reprit- clle, car naus ne sommes pas des étrangers pour vous.Vous avez connu mon père enfant ?\u2014A peu près, mameselle.Quand je vins à la paroisse, monsieur votre père avait de quatorze à quinze.\u2014Je le disais bien, Et son cousin Joseph ?.\u2014dJoscph, répéta le prêtre, M.Clayet, veus-je dire, avait deux ou trois ans de plus.Ils étaient bien charmants, bien rieurs ; ils venaient parfois me demander à déjeuser lorsque la chasse les avait entraînés au délà de l'heure du château.\u2014Mon père parle rarement du défunt baron, reprit Régine.Quelle espèce d'homme était-ce ?\u2014Un digne homme, madesellelle | Son originalité ne nuisait ni à la bonté de son oœur ni à la noblesse de son caractère ; il était conœu pour aa charité à dix lieues à la roude, jamais on ne Timplorait en vain.| \u2014Monsieur le caré, dit brusquement \u201cRégie, on dit que le baron aimait beau eeup son neveu Joseph.Comment l'a-t- il déshérite ?Elle dardait sur le vieillard un regard brélant, inquisiteur, sous lequel il baissa la tte.\u2014Je n'én sais rien, mademoiselle 1 Les projets des hommes sont sujets au changement.Dieu seal est immuable,« \u2014Nos cousins quittèrent alers Pentde-l'Anne ?\u2014Hélas ! oui, le procès avait épuisé leurs dernières ressources, \u2014A quel proposee procès, monsiour le euré ?\u2014Allons, dit le prêtre en souriant, il paraît que ma langue dovient trop lonque.La vieillesse joue de ces jours-là.Pardonvez-moi, mon enfant ice sont non les miennes.Les yeux sombres do Régine s\u2019empli- |- rent de supplication.\u2014Ils sont mses parents, murmura-t- alle ; leur situation m'intéresse.\u2014Vow: avez la charité, je le sais, dit Tecu'é doucem nt ; mes paroissiens \u201cparlent souveut de vous.Mais ce \u201csecret Ne M\u2019app urtieat pas, je ne puis rien vous :approndre.\u2014 Vous n: voulez pas ?fit-clle avec ne doulurrouse impatience.\u2014Je nc pus, répeta-t-il, Régine n'avait plus rien à faire au presby cre, Elle prit congé ct rotourna auch cai.\u2014Âvez-vous \u2018des commissions pour Pont-do \u2018.Ause, bonne maman ?deman- da-t-e © le :endo nain à l'issue du pre- ~ Mier d ever.gen, .\u2014Tu vas à Pont-del'Anse ! s'écria Mo de M riel sineèrement 6tomade.Jamais Régine n \u2018avait honoré la petite ville de ga visite, \u2014Oui, j'ai besoin de gants et plutôt que d\u2019en faire venir de Paris.\u2014C'est une bizarre idée, ma chère petite ! mais tu-n\u2019en as que de ce genro ! Attends-moi, je t'accompagnerai.\u2014Impossible, bonne maman ! j'ai donné l\u2019ordre d\u2019atteler, ct vous savez que Castor s'impatiente entre les brancards.Ce sera pour une autre occasion.Klle appela Alphonsine ct monta même avec une aisance toute pari- sienue, Devant un magasin de mercerie, la femme de chambre descendit et acheta une boîte de gants, \u2014 Madame, dit-elle, pendant que la marchande enveloppait la boîte, ayez l\u2019obligeance de m'indiquer l'étude de M.Médault.\u2014C'\u2019est tout près, madame.La rue des Balances-d\u2019argent, au bout de celle- ci, le numéro onze, Les\u2018panonceaux vous sauteront aux yeux, Deux minutes après, Régine sautait à terre, devant la porte surmontée des panbnceaux dorés, \u2014Chargez un jeune garçon de veiller sur le cheval, moyoument quelque mon- raie, dit-clle Alphonsine ; et allez m'attendre dans le vestibule.Et, s'étant assurée que le voile épais dont elle avait entouré son chapeau cachait bien son visage, elle entra dans l\u2018étude.Une demio-douzaine de clercs se levèrent devant cette femme à la démarche élégante dont,à leur grand regret, ils ne purent distingtsr les traits.\u2014M.Médaz! ?demanda-i-elle.\u2014 Veuillez me suivre dans le cabinet du patron, madame, dit le premier clerc avec empressement.\u2014 Monsieur, dit Régine sans préambule, il y à un peu plus de sept ans, un de vos clients, le baron de Val-Croix, mourait dans son château, ayant pour héritiers direots deux petits-cousins qu'il avait à peu près élovés.D\u2019après les on-dit, som intention formelle auraît été de déshériter l\u2019un d'eux,et cependant le testament olographe qu'on trouva après sa mort était conçu en faveur de çe dernier.Pouvez-vousme donuer quel- quos renseignements sur cette affaire ?Les yeux de M.Médault essayaien sans y parvenir, de percer le voile qu' lui dérobait la figure de la jeune fille./\u2014Avant de vous répondre madame, dit-il, je désire connaître la personne qui a besoin de ces renseignements, Uu jeste nerveux échappa à Régine.\u2014Est-ce indispensable ?demanda-t elle avec hauteur, \u2014 Tellement indispensable que s vous refusiez de mc satisfaire, je ne pourrais rien vous dire.Elle leva son voile et son beau visage apparut, blano et rigide, comme un marbre.\u2014Mademoiselle do Valeroix ! murmura le notaire avec surprise, \u2014Vous me connaissez, monsieur ?\u201c \u2014Je vous ai entrevue l'été dernier, mademoiselle, et\u2026 Il s'interrompit pour ne pas ajouter : \u201c Vous êtes de celles qu'on n'oublie pas.\u201d \u2014 lites-vous maintenant, disposé à me répondre ?\u2014Oui, mademoiselle ! Il m'est permis de m'étonner de votre curiosité, mais je vous donnerai tous les détails que vous désirez.\u2014 Parlez donc, monsieur, et ne redoutez pas d'en trop dire.Je veux tout savoir.\u2014Mon Dicu, ce que je sais moi- même se réduit à fort peu de chose.Je fus pendant trente ans le notaire et, j'ose le dire l'ami du fou baron, il avait, monsieur, eommo vous le dites fort bien, à pou dans le panier qu'elle dirigeait elle- près élevé sos ur petits-cousins, mais sa préférence à l\u2019égard de Joseph n'était un seorot pour personne, Ce dernier était considéré comme ie principal héritier et le futur possesseur du château, et le testament du baron était en réalité conou dans ce sens, Plus tard, il motifia ces dispositions en déshéritant Alexandre, votre père, mademoiselle, \u2014 Quelle fut la raison de ce changement;monsieur ?car on ne déshérite pas un parent sans un motif sérieux, \u2014Toi, madémoiselle, permettez-moi de me taire.Vous touchez à un point très délicat et qui ne doit pas vous intéresser.\u2014Vous vous trompez, dit-elle d'une voix Âpre, il m'intéresse singulièrement.Auriez-vous juré le secret, par hasard ?\u2014C'est possible, répondit le notaire.Régine mit la main sur son cœur qu battait en désespéré.\u2014Je comprends, dit-elle faiblement, et je n\u2019insiste pas, Continuez, monsieur.\u2014Plus tard encore, le baron donna le château et-ses dépendances au fils ainé de Joseph, çon filleul.Ce testament est.le dernier que j'eus chez moi, il s\u2019y trouvait encore à la mort du baron.La surprise générale fut immense quan la pièce qui instituait Alexandre légataire univer-el fut trouvé dans un meuble où le défunt mettait ses papiers importants.\u2014Mon yère était alors au château ?\u2014Depuis deux jeurs.Le baron s'affaiblissait par dégrés, maisrièn ne faisait prévoir une fin au-si prochaine.Il dormait bien et ne seuffrait pas qu'on veillat près de lui, bien que Victorine et son fils qui lui étaient très dévoués en ussent sollicité l'autorisation à diverses reprises, .La vieille de sa mort, il mangea d'assez bon appétit et passa.une partie de la soirée en compagnie de votre père.Le lendemain, son valet de chambre le trouva éteudu près de la porte de son appartement qui communiquait avec la galerie.Cette porte était ouverte, le bougeoir avait-.roulé dans la ehambre.Probablement, se sentant suffoquer, il avait tenté de sortir ; au lieu de se diriger vers l'appartement de son neveu, il s'étuit trompé de chemin et rovenait sur ces pas quand la congestion le frap- * était mort ?\u2014On le orut d\u2019abord, puis or acquit la certitude que son cœur battait encore.Les soins les plus attentifs lui furent prodigué- ; il reprit la connaissance, mais non la parole et le mouvement.Ses yeux seuls, pleins des angoisses, de la mort, se tournaient continuellement du côté de la galerie.Il vécut ainsi jusqu\u2019à deux heures de l'après-midi.Régine fizait dans la rue des prunelles hagardes.Devant elle passait un affreux spectacle : Voilà le baron ! il se lève, se dirige en chancelant verstla galerie, glisse le coffert sous la statuette.Les terribles souvenirs de la nuit hau- tent sa pensée, le sang afflue à son cerveau, Un nuage passe sur sa vue, ses genoux se dérobent, ses bras s'étendent; il tombe en avant, foudreyé.Et quello agonie | Etre là, sans voix, sans gestes, vrai cadavre pensant, sous le regard du misérable qui jouit de son triomphe ; avoir usé ses dernières forces pour la cause de la justice et mourir impuissant, vaincu ! Régine voit si bien cette ecêne sous I'empire d'une effrayanie hallucination qu'elle frisonno de tout son être et que ses youx se ferment tout à coup, Lo notaire s'élance vers elle.\u2014Mademoiselle, vous vous trouvez mal ?Elle se redresse par un effort violent.\u2014Non, monsieur, un instent d'émotion.Veuillez poursuivre.Que pensa- t-en du promior testament ?\u2014dJe vous l'ai dit : la première impression fut une espèce de stupéfaction, La date de cette pièce remontant à une époque où je gardais dans mon étude un acte absolument contraire, plusieurs personnes, parmi lesquelles des hommes compétents en matière de jurisprudenee » conseillèrent à Joseph d'attaquer le testament.Del n\u2019était pas mon avis, je ne fus pas écouté ; ils\u2019ensuivit un procès long et coûteux au cours duquel Alezaudre dirigea contre son cousin certaines insinuations calomnieuses, \u2014De quoi l\u2019accusa-t-il ?\u2014De tentatives de captat'on, répou- dit sèchement M.Médault.J'ai peut- être eu tort de vous l\u2019apprendre, mademoiselle, mais cet acte m'a vivement indigné, Je connaissais Joseph dès son enfance.Si quelqu\u2019un peut être trop loyal, trop candide, c'est bien lui.Maintes fois il avait plaidé la cause d\u2019Alexandre, ce dernier lui devait bien quelque reconnaissance, Pardonnez-moi ma franchise, mademoiselle- \u2014Je n'ai rien à vous pardonner, monsieur.Chacun a le droit de garder son opinion personnelle.Peut-être ea: avez-vous une au sujet de\u2026 l\u2019authenti cité du testament ?M.Médault ne répondit pas immédiatement.Vous aviez raison tout à l'heure, mademoiselle, dit-il enfin : les opinions personnelles sont absolument libres pourvu qu\u2019on les garde en son esprit.Je n\u2019ai pas à vous livrer la mienne : la justice a prononcé en donnant gain de cause à votre père.\u2014Que dévint Joseph Clayet ?\u2014I! fut condamné à payer tous les frais du procès.De plus, on avait trouvé au château le reconnaissance d\u2019une somme de cinquante mille francs prêtée à Joseph par le baron, La ruine du malheureux fut consommée.Il vendit sa maison, paya jusqu'à la dernière obole et quitta le pays.Je n\u2019en ai plus entendu parler.\u2014Eist-ce donc mon père qui exiges leremboursement dont :vous m'avez parlé.> \u2014Oui, mademoiselle.La générosité n'était pas de saison, prétendit-il, à l\u2019égard d\u2019un parent qui lui avait contesté son droit légitime.Il y avait une ironie mordante dans l'accent du notaire.Régine courba la tête et murmura : \u2014Une dernière question, monsieur.Le titre de baron appartenait à Joseph, je crois.Pourquoi mon père le porte-t- il ?\u2014Parce qu'il est la propriétaire du domaine.Qu\u2019aurait fait Joseph d\u2019un titre ridicule dans sa triste situation ?Il n\u2019avait ni le goût ni le moyen d'intenter à son cousin un nouveau procès.Rygine abaissa son voile et, raffermissant sa voix : \u2014Je vous remercie, monsieur ! dit- elle.Notre entrevue restera, n\u2019est-ce pas, un secret entre nous ?\u2014Ne craignez rien, mademoiselle : un notaire est discret par devoir, Il l\u2019accompagna jusqu\u2019à sa voiture.Castor partit bon train.De retour à Val-Croix, Régine s\u2019enferma dans sa chambre et s\u2019affuissa sur un siège en bégayant avec désespoir : * Mon Dieu ! 6 mon Dieu !\u2026 \u201d Co n\u2019était pas l'appel de la chrétienne qui se soumet et implore ; c'était le cri de l\u2019îme torturée, broyée jusqu'à mourir.Et pourtant, si machinal qu\u2019il fût, ce mot fut entendu par la Miséricorde divine, car clle envoya a l'enfant désolée un soulagement qui lui avait manqué jusque-là : ses larmes jaillirent.Fille les laissa couler à flots sur \u2018ses joues, sur ses mains jointes et su robe ; olle les but eten savoura l'amertune.Puis, retrempée dans ce bain de ets nt JOURNAL DBS CAMPAGNES 0 _ no = larmes, elle se rendit à la galerie, marcha droit au portrait du baron qui'là re- ww gardait du fond de son cadre sombre, et, levant la main vers lui : \u201c Dormez en paix, dit-elle d'une voix = lente et ferme, et ne.maudissez pas le 4 coupable.Je rendrai votre.fortune à vos.\u201d héritiers légitimes, je le jure ! CHAPITRE XV Le baroæ rentrait à son hôtel ; so valet de chambre vint au-devant de: lui, la physionnomie étonnée.\u2014Qu'\u2019y a-t-il, Benoît ?: \u2014 Monsieur le baron, mademoiselle est arrivé.Il sursauta.\u2014Âvez-vous perdu la raison ?Que me contez-vous-là ?\u2014La pure vérité ! Mademoiselle est dans son appartement, elle a bien recommandé d'avertir monsieur le baron dès qu\u2019il rentrerait.M.de Val-Croix n\u2019en entendit pas plus long, il se dirigea vers l'apparte- iy ment de sa fille.L'inquiétude le saisis- ~~ sait.S'agissait-il d\u2019un simple caprice ?| Régine avait-elle regretté de ne l'avoir pas accompagné ou bien était-il survenu un malheur ?Mais qu'elle sorte de mal- - heur pouvait motiver ce voyage ?Tl frappa à la porte de la chambre.à coucher de Régine, ce fut Mme Dulac qui ouvrit.\u2014Mademoiselle est daus son salon d'étude, monsieur le baron, dit-elle TI la regarda fixement.\u2014Que s'est-il passé au château ?\u2014Rien du tout, monsieur, si ce n\u2019est que mademoiselle parassait très agitée hier au soir et qu'elle m\u2019a dit do m\u2019apré- ter à l\u2019accompagner.Mme de Mériel a demandé des explicatinns, mais inutilement.Mademoiselle avait son grand air wo qui arrête les questions.Nous sommes parties ce matin par le premier: train, elle n\u2019a pas-dit.un mot peudant ls : route.Le baron fronça le sourcil et, \u2018Faisant signe à Mme Dulac do se retirer, iL tourna sans bruit le bouton ; la port s\u2019ouvrit et M.de Val-Creix apergut si.fille à demi étendue sur le divan.La\u201cbuit tombait, Pégine avait allumée une lampe d\u2019albâtre dont la olarté douce l'enveloppait tout entiére Son attitude languissante frappa le pire at cceur, il s'é- langa.Au bruit qu'il fit, la \u2018jeune fille ee leva, comme mué par un ressort invisible, et ge reocula vivement: Il ne le remarqua pas et ls prit dans ses bras.\u2014Mon enfant, ma Régino, tu es malade?: Elle se dégagea de son étriente par un mouvement de répulsion, mais elle revint auseitôt en lui tendit son front en répondant aveo douceur : \u2014Je ne suis pas malade, père.\"Le baron l\u2019attira sous le rayon de la lampe et la regarda dans les youx, \u2014Tu souffres, j'en suis certain, reprit- il.oo \u2014Non, pire, pas de la fagon dont tu P'entends, \u2014D'\u2019une autre façon, par conséquent Tire-moi de mon angoisse.Régine.Que signifie ce voyage précipité ?Elle se rassit.\u2014Tu vas le savoir, dit-elle d'un ton - calme.Pardonne-moi si je t'afflige, il le faut.Le baron la regardait avec une fiévreuse impatience.\u2014Père, dit-elle avec lenteur, ton cousin Josoph Clayet avait les mômes \u201c droits que toi à l'héritage du défunt ba ron, M.de Val-Croix fit ua geste de stupeur.Il s'attendait si peu à uno telle parole ! \u2014 Il y avait même des droits supé- - gy | \u201c JOURNAL DES CAMPAGNES 15 - rieurs aux tiens, continua Régine.Fils de l'aîné de la famille, il devait être-le possesseur du titre et du domaine patrimonial.De plus, la volonté bien arrêtée du baron était assez connue.M, de Val-Croix Pinterrompit, .\u2014Qui t'a conté toutes ces sornettes ?& -Ait-il avec violence.Victorine sans doute | J'aurais du m'en douter : cette misé- \u201c raÏle vieille m'a toujours.détesté, Et tu \u2018as \u2018eu la naiveté de l\u2019entendre ! Folle enfant, ce sont des calomnies débitées à plaisir \u2014Je le voudrais, père, oh ! je donnerais de bon cœur tout le \u2018sang de ines .veines pour qu'il en ft ainsi.Mais tu le sais bien, ce sont des vérités.\u2014 Régine ! \u2014Et n\u2019accuse pas Victorine : elle ne m'a rieo dit.\u2014Qui alors ?qui ?Je veux connaître l\u2019audacieux\u2026 \u2014Oh'! celui-là n'a pas menti, je devais'lé croire.\u2014Me le nommeras-tu ?Il mérite un shatiment, \u2018il 'aura ! \u2014\u2014On ne chatie pas les morts.e baron recula en pâlissant.\u2014Les morts |! Mais, tu divagues ! s'exolama-t-il.Oh! que ne dis-tu vrai ! s\u2019écria \u2026 Régine d'ane voix douloureuse.Si j'é- & tais insensée, je ne subirais pas ce \u201c martyre.Père, aie pitié de moi ! cetto fortune me pèse, je n\u2019en saurais plus \u201c jouir.Songe qu\u2019ils sont pauvres, qu'ils ; ont souffert de la gêne, de la misère \u201c peut-être ; rends-leur ces biens qui leur appartiennent et allons bien loin, bien loin ! oùtu voudras.Que m'importe ! Partout je serais heureuse avec toi.Je travaillerai pour toi, s\u2019il le faut.M.de Val-Croixse leva, ses tempes s'étaient gonfiées sous les efforts qu'il ; \u2026 avait faits pour contenir sa colère ; son visage avait revêtu son expression la + plus dure, la plus inflexible.:» \u2014Je mo suis montré patient, mais Ja ; DR N - \u2018offensé, je te pardonne, c,est tout ce que \u201cje puis faire.- Elle siélanga vers Joie le voyant se .diriger vers la porte.\u2014Père, tu ne me quitteras pas ainsi?Oui; j'ai parlé avec trop d\u2019amertume, mais je souffre tant ! Fais-moi une pro\u201d .messe : tu restitucras ?-\u2014On restitue ce .qu'on a volé ! ré- pondit-il rudemeut.Je garde mes biens.\u2014Par amour pour moi ! reprit-elle \u2018en s\u2019attachant à ses vêtements.Tu m\u2019aimes bien encore, père ?Si tu refuses, J'en mourrai ! | Il haussa les épaules et, saisissant les \u2018- mains qui se cramponnaient désespéré- \u2019.\u2018ment à lui, il les contraignit à lâcher pri- Se sans remarquer qu'il meurtrissait ces \u2018poignets délicats.Pris, il sortit en repoussant violement la \u201c \u2026 porte,tandis que Régine retombait sur le __ divan, enfonçant dans les coussins sa fi-.va gure ruissolaute \u2026 | \u2026 Le Bazon dîna seul ; sa fille ayant fait di- \u201c2e qu'elle ne descendait point à In salle «À manger, Mme Dulac, qui ne redoutait Tien tant qu'un tête-à-tôte avec lui, pria \u2018qu'on la laissit manger dans sa cham- \u201cbre.Régine rcparut le lendemain.Elle avait fait appel à toute son éner- \u201c gie.À park une certaine langueur qui \u201cdoænait une grace de plus à sa démar \"che et le cerme de bistre qui estompait -ces grands yeux, elle était redevenue \u2018elle-même.Le \u2018baron l'examinait à la dérobée ; ;; la voyant manger du bout des lèvres ct à garder le silense, il tenta de nouer l\u2019en- i \u201c trétion.Ses tentatives furent à peu près & sans effet : Régine\u2019 répondait douce- = ment, mais distraitement.Il remarqua M qu\u2019elle avait mis d:s bracelets et s'en \u20ac = étonna, car elle faisait peu de cas des ; bijoux.A us mouvement de sa main \u201cdroite, Je çercle d'er orné de turquoise, 4 rR \u2018patience humaine a des bornes.Tu m'as.\u2018| environnants, un peu trop large pour son bras, glissa tout à coup.Elle le replaca aussitôt- mais le baron avait ou le temps d'entrevoir une tache bleuâtre sur le poignet \u2018anc.Il baisssa les yeux et palit.Deux jours te passérent.\u2018Régine ne sortait pas.Le baron lui dit : \u2014Ta grand'mère ne peut rester plus longtemps seule à Val-Croix, elle périrait d'enwui.Il faut la faire revenir ou retourner près d'elle.Que décides-tu ?Régine frémit.- Retourner à Val-Croix, ce Val-Croix qu'elle avait espéré ne jamais revoir, leur ohateau à eux ! Elle futsur le point de répondre : \u2014- J'aime mieux demeurer à Paris.Mais une pensée contraire l\u2019envahit.Paris, c'était le monde, Il viendrait l\u2019arracher à sa solitude, elle ne pourrait lui échapper ; il lui faudrait causer, sourire, chanter pour ne pas mettre à nue la blessure de son coeur, Et puis, elle reverrait Georges ct ses soeurs ! Non, mieux valait le château silencieux, avec ses souvenirs sinistres et son austère retraite.Là, du moins, rien ne la distrairait de sa morne tristesse.\u2014Nous partirons quand tu voudras, dit-elle.Le baron avait-il espéré une autre réponse Sans doute, car ces traits s\u2019assombrirent.Cependant, il ne tenta pas de changer la détermination de Régine.La diversion bienfaisante qu'il aurait attendue des distractions forcées du monde, peut-être l\u2019obtiendrait-il plus vite de cette vie campagnarde que la jeune fille aimait tant.- Ils quittèrent Paris le lendemain.Régine goûta une joie amère en se retrouvant dans ce domaine qu'elle avait abandonné avec un vif espoir au coeur.Sa première visite fut pour la galerie.En revoyant le portrait du baron, le souvenir de son serment lui revint, puissant etprofond comme sa douleur, Jusqu'\u2019alorselle s'était abandonnée elle-même, elle se disait que l'excès des souffrances morales finirait bien par agir sur le corps ct altérer la belle santé dont elle son accablement | comme du premier symptôme de cette mort qu'elle osait apeler de ses voeux.À cette heure, elle changea de sentiment.\u2018* Mourir ! sc dit-elle.Non, les morts De s\u2019acquitteat plus et je me suis char- géo d'une dette sacrée, Tant qu\u2019il me restera un souffie de vie, je garderai l\u2019espoir de teniv mon serment.Pour cela, il faut du courage.J'en aurai jusqu\u2019au bout.\u201d Elle reprit ses habitudes d'autefois et le baron éprouva un soulagement in- tensc en la voyant sortir à cheval et en veiture, faire de longues promenades en forêt et s'intéresser encore à ses livres et à ses pinceaux.Plus que jamais, elle répandait des aumônes dans les villages mais ces dons étaient maintenant prodigués cn un autré nom que le sien.Les pauvres gens l'appelaient un ange etlui témoignaient une vénération touchante.[lle aeceptait toutes ces marques de gratitude ct d'affection, les renvoyant intérieurement à ceux qui, elle en était certaine, ussent aimé aussi à faire le bien, \u2014Chère demoiselle, que le bon Dieu vous fasse heureuse ! loi disait un jour une pauvre veuve qu\u2019elle avait tirée de la misère.Heureuse ! Régine secoua Ja tête avec un douloureux sourrire.Le bon heur n\u2019était pas fait pour elle.\u2014I (coute la prière des petits enfants, reprit la veuve, poursuivant sa pensée, et les miens lui demandent tous les jours de vous bénir.\u2014Qu\u2019ils l\u2019implorent surtout pour une famille bien digue de 5 faveurs, dit vivement Régine.avait été si fière ; elle se réjouissait de- \u2014Ils le feront, mademoiselle | mais que demauderont-ils pour ces personnes- h ?\u2014Que justice leur soit rendue, 1 murmura la jeune fille.Elle croyait maintenant à la puissance de la prière.Est-ce que celle de ces justes opprimés n'avait pas di g'élever pour demander vengeance au ciel ?et\u2019 n\u2019était-co pas cette prière qui avait appelé le châtiment sur la fille du coupable ?La pauvre enfant ne connaissait pas le pardon chrétien.La rougeur de la honte empourprait son front quand elle se rappelait ses paroles injurieuses au jeune avocat.Elle ge répétaiL;sa répou- se calme et menaçante , | \u201c Ne cherchez jamais à soulever les voiles du passé, ce serait vpus conda- muer à une douleur rans remède.\u201d Hélas ?ils étaient déchirés, ces voiles tatals ! elle la connaissait, cette souffrance atroce ! \u201c Comme il devait me mépriser, pen- sait-elle, lorsque je le traitaisavec un dédain affecté | Et, pourtant, il avait la générosité de se taire, il pouvait encore se montrer courtois à mon égard.Que dis-je, à certaines heurcs, je croyais lire la pitié de son regard, et moi, je redoublais de hauteur, ne comprenant pas sa pensée.Régine montrait une extrême douceur à l'égard de Victorine et de Julien.Leur froideur compassée lui paraissait naturelle, elle leur savait presque gré de leur fidélité aux maîtres légitimes, Assez calme au dehors, elle ne pouvait maitriser au obâteau une sorte d\u2019irritation nerveuse qui naissait de ses absorbantes préoccupations.Mme de Mériel se plaignait de son humeur fantastique et de son silence quasi perpétuel.\u2014Tun\u2019us jamais été bavarde, ma fille, disait-elle en soupiraut, mais c\u2019est, pis que jamais: il faut littéralement t'arracher tes paroles ; encore ne ré- ponds-tu que par monosyllabes.J'ai ouï dire qu'à la Tiappe on gärde un silence absolu,fit ie baron aveo amertume.C\u2019est probablement uné \u2018vocation qui pousse à Régine\u2014 Quand cela serait ! dit tranquillement la jeune fille.\u2014Régine, peux-tu dire sérieusement ces choses affreuses ?se récria Mme de Mériel.\u2014Soyez-en paix, bonne maman ! je ne suis pas encore trappistine et, probablement, je ne le serai jamais.\u2014A la bonne heure ! Tu es si capri cieuse que ricn ne m'étonnerait de ta part.Par exemple, ta vie sauvage con- vient-elle à ton âge ?Non, certainement ! Régine se tut ct songea que sans doute ce genre de vic si désagréable à \u2018sa grand'mère n\u2019était pas près de finir.Un événement bien futile eu apparence, une lettre de Vera Pleknine changea tout a coup ses projets.Après avoir remplies d'inutilités les trois premiers feuillets de sa missive, la sémillante comtesse ajoutait au quatrième: \u201c Une nouvelle pour finir, chère belle: On juge Sébastien Frangeat la semaine prochaine ; c\u2019est votre ennemi intim (je dis bien, n'est-ce pas ?) qui plaide ; il y aura \u2018beaucoup de mondo.Je regrette pour vous une telle occasion.Il n\u2019y a pas de femme qui ne doive, au moins une fois, assister àdes débats émouvants ; c\u2019est pchuté au possible.Nous aurons toutes nos mouchoirs, on dit qu\u2019il y aura des larmes, \u201d Régine lut deux fois ce passage, puis dasceudit au salon.C\u2019était une journée pluvieuse.Le , baron l'sait son journal près de la fenêtre, FM de Idériel ct sa dame de compagnie travaillaient à une tapiserie.Père, dit Régine, la , comtesse Plfknine m'apprend qu\u2019on jugera la se- maid prochaine une affaire & sensation: Jen pi jamais assisté à une audicnce.veux-tu m\u2019y conduire ?Ame de Mériel laissa tomber son aiguille et attendit la réponse avec anxiété.\u201c \u2014\u2014Je ne demande pas mieux, dit le baron dont la physionomie s\u2019éclaira à Ja pensée de faire un plaisir À sa fille.Au déjeuner seulement, il lui demanda si elle qomnaissait quelque chose de l'affaire en question.\u2014II s'agit de l'assassinat d'un vieillard, répondit Régine.La situation de l\u2019accusé cst très intéresante : il est l'unique soutien de sa mère infirme et de trois eœurs en bas âge.\u2014 Qui plaidera ?dit Mme de Val- Croix.Régine la regarda en face et répondit tranquillement : \u2014M.Clayet.Mme de Mériel se sentit mal à l'aise comme toutes les fois qu\u2019elle entendait prononcer ce nom, le baren resta très calme et reprit : - \u2014Ce jeune homme que nous avons rencontré dans le monde cet hiver ?\u2014Précisément ! dit Régine.On n\u2019alla pas plus loin.CHAPITRE XV Il y avait foule et foule brillante au Palais de justice.Beaucoup de femmes attirées par la comtesse Pleknine, \u2018nombre d'hommes qui avaient vu Georges chez elle s\u2019y étaient donné rendez-vous.On tenait à juger la plaidoirie du jeune avocat et nous ne répondrions pas qu\u2019il n\u2019y eût quelque peu de malignité dans la curto- sité générale.On se montrait Véra, assise au premier rang éblouissanto de fraîcheur et.de parure.Le prince et Yvan l'accompagnaient, ce dernier pa- pillonnanant dans la salle et lorgnant les femmes d\u2019un façon assez impertinente.\u2014 Voici, je pense, la famille de l'accusé, vint-il dire à sa sœur.C'était, en effet, la mère de Sébastien et ses petites filles.L'homme qui la portait dans ses brasia déposa à la place désignée par l\u2019abbé Odelin.\u2014Vous serez bien là, lui dit ce dernier avec bonté, on vous remarquera peu et vous ne perdrez aucun détail de l'audience.Ne vous troublez pas, ayez confiance en Dieu, tout ira mieux que vous ne le pensez.Il la quitta et traversa la salle pour rejoindre Ja famille Ciayet à laquelle Yvan adressait en ce moment zou plus respectueux salut.Les filles ainées seules accompagnaient leurs parents : Fernand avait rejoint depuis quinze jours lu*# dragons dans une garnison du Nord et les jeunes enfants gardaient la maison, en dépit des supplications d'Tlenrictte, sa mère pensant avec raison que les émotions d\u2019une audience ne sont pas faites pour cet âge.Soudain, un mouvement de surprise se produisit dans un groupe d'hommes quise tenaient près de la porte de la salle.Tous se découvrirent à la fois : Mme de Val-Croix qu'ils croy atent bien loin de Paris entraic avec sa grand\u201d- mère, Elle portait un costume sombre et saus ornements.et \u2018gardait une violette, épaissu sur son visage.Elle pasa les yeux baissés devant les jeunes gens ; mais, en arrivant pres de Madelcine, ses cils de soie se relevèrent tout à coup et elle embrassa la famille Clayet d'un re- gard ardent, © mp \u2014 \u2014Régine, où me conduis-tu ?is.\u201d Mme de Mériel, la .voyant se dirigér ° vers le coin occupé par Jes Frangeat.Tu ne veux pas nous enfouir ici, je suppose ?Personne ne nous y verra.\u2014Nous ne sommes pas venues pour être vues, mais pour voir ! répliqua brièvement la jeune fille.Yille s'assit à la place qu \u2018elle avait choisie sans se préoccuper des soupirs dolents de la vieille dame obligée, comme toujours, de se ¢ conformer A ses cu\u201d prices.L'huissier annonça la Cour, Un profond silence s'établit dans la salle.Le président ct ses assesseurs gagnèrent leurs sièges, les jurés se préparèrent à écouter, le greffer essaya sa plume.Regine vit Georges au banc de la défeuse La robe le faisa\u2019t paraitre plus grand encore et donnait à ses beaux traits une telle gravité qu\u2019elle courba la tête, comme si elle avait eu peur d\u2019attirer son regard.Ordre fut donné d'amener l'accusé, Sébastien parut.C'était an robuste gar- gon à la physionomie douce et franche voilée à cette heure par une grande tristesse, Il marchait d\u2019un pas ferme entre les grndarmes, sans abattement et sans forfanterie.Régine entendit près Welle un sanglot étouffé ; elle devina la pauvre mère et son cœur s\u2019émut de comrassion pour cette éprouvée.L'interrogatoire commençait par ces formules banales qui fout déjà courir un frisron dans l'auditoire.Ce nom que l'accusé livre à la justice, il était par hier ; des générations obrcures, mais honnêtes, l'avaient porté; les lèvres qui le prononcent aujourd'hui en tremblant l\u2019aticulaient lentement naguêre.Pauvr3 nom tombé dans la fange, qui te réhabilitera ?Et, pendant que l'interrogatoire se poursuivat, Régine luttait crotre unn cauchemar odieux : ce n\u2019était plus Sébastien Frangeat qu\u2019elle contemplait à es banc d'infamie, mais le baron de Val-Croix ; c'était son nom qu'elle entendait retentir dans la salle, répété par un millier de spectateurs._ (4 suivre) CON VE DR.KURUMM.Appeler le Medecin La nuit est toujours un trouble, et c\u2019est souvent un trouble tout-à-fait inutile, si on a lo Perry Davis\" PAIN KILLER à la maison.Quelques gouttes de ce vieux remède dans un peu d\u2019eau sucréa ou do lait, procurent un prompt sous lagement.En vente partoui.Avez-vous vu la Nouvelle GRANDE BOUTEILLE ?L'ancien Prix, 25 Cents \u2014.Te, 63 is > 16_ iad Cy a i = 4 - TENTATIVE DE MEURTRE Bar un geoller par up prisonnier qui veut sévader Son plan est d\u2019joué Hier soir, vers 6 heures, à Coz nw all Ont, on \u2018entendit des cris d\u2019apped ou secours daus ln prison de Ovtte ville.| Mue Mucdonald, fille du gedlicr yee.| nais-unt lu voix de son père q'ai était évidemment aux prises avec ua prisonnier couru: appeler de l'aide.\"Une fuute Brass hlig en un-c'in d'œil et «a transporta à Ja prison oll setrouvatle tourac- Gluls whadu QUE n'était \u2018chappé des mans du forcené ct avait fermé lu porte pour l'empêcher de prend: © la fuite, Se voyant alors en forse, il ouvrit la Porwe «t aussitôt Un prisongier slëlança AVcC impétuusité pour peomavror sa li- bete ; muais il trouva vue son passage ds hoantnes déterminés L'uniîte coux- ci, M.Shects empoigna le :présonnier, an.15 il fÂc secoué Contre le -wur avec une fire: terrible.Tleureus- ment un M.Routhier qui ju uit d'une \u2018Torre - pou commune prit alors le prisonnier à bras le corps ot le jeta \u2018par terre.On le ligota et où le réintégra dans xa cellule, tandis que le gvolier MfacBonald-&tait trans porté ch-z lui, \u20ac 6riorsement blessé à la tête, © Ce desperudo.est ie-fameux James S.Siavin, alias M'eMehou, écroué en atten- duut son jug - menden courd\u2019Assises pour meurtre du cripitaine R.Carcy.Martin le t suvue-élefs\"raconte l'affaire cowwe suit : ** Nous domnions lesretions aux pri- sonviers por lu nuit.comme d'habitude.J'ouvris la por&-de la-chambre du jour dans laqu dle \u2018Slavin est détenu.M.MoDvnald we précédais.La porte était À moitié oaverte; lorsque Slavin qui était caché derrière te,précipita sur nous: armé d\u2019uac fbarre de fer dont il frappa le weol er sur la fête.Celui-ci tomba et.alors le prisonnier-me frappa avec la mê- Ie wre et m'atteignit À Ia tête.Puis il demanda; les clefs, McDonald répoudit : \u201c vous pouvez me tuer, wais sje ne vous les-donnerai jamais ! Slavia s'effuça d« 8 arracher des mains -du =geôlier, mata-celüi-ti me les jeta.Je dre -Buisis .t w'échuppai, fermant In porte derrière mei.- Sain parait.abattu et Jésespéré.: , Jui raté ma tentative d'évasion a-t-il.dit.Vous pouvez aussi bien prendre une corde, me pendre et en finir, Il sera surveillé de près, car on pense qu'il essaiera u'atléut + A sa vie, ER.EsT he HAN Vaict comuentila Semaine Réligiense d: Montréal annonce la mort de Ernest Renan : Le télégraphe -vient de nous appron- dre le mort d'Ernest Renan.Nous parlerons pen de cet, homme.Si nous -écrivons ici son nom, ce n\u2019est.que pour le fletrir, car ce nom mérite.d'Epre flétri par tout ce qu'il y a dans d'univers de croyant et d\u2019honuiête.Bonan, à été dans ce sièole, le grand | ûnsulteur du Christ et de l'Evangile, Sa vie s\u2019est passée dans le scepticisme et le rarcarmu, «t ea æort a été le triste -6cho de sa vie.Jeune enoore, il :publia la Vie de Jésus, livre impic -iont les catholique< furent indiznés, trise roman dont les iucrédules «ux-mêuwus re sont moqués, Vi-illard, il s\u2019est tourné vers le thé£- tro ct il à fuit un drame : l'Abbess de
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