Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 19 juin 1884, jeudi 19 juin 1884
[" XEI année Ste-Anne de la Pocatière, P.@, 10 juin 1884 No, 46 JOURNAL DU OULTIVATEUR iY DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES .Rédaoteur-Propriôtaire : FIRMIN H.PROULX, L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer aveo le ler numéro de l\u2019année.Ou ne s'abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné per écrit, au Bureau du soussigné, UM MOIS avant expiration de I'sunée d'abonnement, ot les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gasstte au Bureau de Poste.Tout ce qui concerne Is rédaction et Rg l'administration de oe journal doit être adressé à Frænun H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.ANNONCES: Première insertion.10 continue par ligne Deuxidme insertion, ef.3 entins par ligne Pour annonces à long terme, conditions libg- rales, Ceux qui désirent s'adresser tout partionlis- rement aux cultivateurs pour ls vente de torres avantageux d'annoncer dans ce journal, MM.J.B.Rolland & Fils, libraires à Montréal M.J.A.Langlais, libraire & St-Rooh de Québec ont bien voulu se charger de 'agence de la « Gazette des Campagnes, \u201d * : METI ST ABONNEMENT : } Si la gnerre est In dernidre raison des ponples, l\u2019agriculture doit en être la première.} ABONNENENT $1 PAR AN Emparons-nons du sol, si nous voulons conserver notre nationslité.$1 PAR ax = mene = \u2014 J SOMMAIRE.Æevuo de la Semaine : La Fête-Diou et le jour de la Procession Au Saint Sacrament, à Ste Anne de la Pocatière.\u2014Une œuvre nationale: construction d\u2019ane église dans la Province d\u2019Ontario.\u2014Le fondateur de la Société St Jean-Baptiste : M.Ludger Duvernay, imprimeur de Montréal.\u2014 Emigration: avis à ceux qui désirent s\u2019expatrier aux Etats-Unis.Causerle Agricole: Culture de ls pomme de terre (8uite).\u2014Du sarclage des pommes de terre.~Buottage.\u2014Récolte\u2014Conser- vation des pommes de terre sous le rapport des assolomenta.Sujets divers : Concours dans le but d'encourager l\u2019améliorstion des vaches laitières de \u2018\u2019 race Canadienne, \u201d dans la Province de Québec, sous le patronage de 1a \u201c Société d'industrie laitière de la Province de Québec.\"\u2014 Les animaux au pâtarage et précautions à prendre à l\u2019égard des prairiee [Suits].\u2014Elevage dos poussins, nourriture à leur donner.Choses ot autres : La fabrication des produite de la ferme.\u2014Ex- portation des produits agricoles de ls Puissance du Canada; les fromageries ot les beurresies.Reoôties : La diarrhée ches les vesux.\u2014Piqares d\u2019abeilles.OE EE CECE ESS CIOS PEERS Distribution des prix au Collège de Ste Anne\u2014La distiibution solennelle des prix aux élèves du Collège de Ste Anne, aura Neu demain [ vendredi, 20 juit ], à 1 hours de l'après-midi.Les parents des élèves et les amis de l'éducation, sont respéotuet- sement priés d'y assister.Grâce à ls générosité ordinaire du surintendant du chemin dmfer Intercolonial, M.À.R.Macdonald, les élèves qui de- yrynt'ériétes à l'une des Btatione depols 54 Rook à Is Polutoin pourront partir immédiatement après le distribution 2600, Pov by train Sagtens ve notdant à Lévis \u2018| neuf do ses enfants es Les 6 REVUE DE LA SEMAINE La Fête-Dieu à Ste Anne de la Pocatière\u2014La côlé.lébration de la Fète-Dieu et la procession du Saint- Sacrement dimanche dernier, ont été marquées un caractère exceptionnel, car outre l'acte de foi pu- blio et solennel que nous rendions au mystère de l\u2019Eucharistie, nous devions à rendre grâce à Dieu de\u2018 l'insigne faveur qu'il accordait à notre paroisse, pour\u2019 avoir appelé à la prôtrise deux de ses enfants qui ces jours-là de vaient célébrer pour la première fois la grand'messe.Le jour de la Fète-Dieu, le Révd M.Henri-Alfred Dionne officiait, ussisté de son frère le Révd M.Emila Dionne comme diacre, et de son cousin M.François Tôtn sous-diacre ; le frère de ce dernier, le Révd M, Alphonse Tétn, fit le sermon.Après avoir rappelé toute la sublimité de la fête que l'Eglise célébrait ce jour là, il invita les paroissiens de Ste Anne 4 remercier Dieu pour lu faveur insigne dont il lui était redevable: cetle de compter dans le sacerdoce trois de leurs co-paroiesiens qui, quelques jours suparavent, avaient été admis À recevoir l'ordre saoré de In rd trise, privilége incomparable, puisqu'aujourd'huf fle sont plus qu'un homme, plus qu\u2019an ange mème, puis- qu'un père tnôme de l'Eglise a été jasqu'à dire : \u201c Le prêtre, c\u2019est un autre Christ, Sacerdos, alter Ohristus 1\" Dimanche dernier, oar de Ia Procession, lo Révd M.Joseph Richard, célébrait aussi sa première grand\u2019.messe.Bon frère, lo Révd M.Chs Richard fit le sere mou.; Il nous a été rarement donné d'assister à one ma nifestation religieuse, aussi grandiose, aussi imposante que celle où deux jeunes prêtres célèbrent pour la première fois la messd dans lear église paroissiale ; rien n'était plus propre À affermir dans nos cœurs l'a o mour de 'a religfon et à nous inviter À redoubler de sèle daus la prière pour remeroier Dieu d'avoir voalu prendre dans notre usqu'à aujourd'hai trente.ee à In sublime digaité instruments d'agriculture, etc.etc, trouveront 76] GAZETTE DES CAMPAGNES ao de prêtre, augaste privilége qui pourrait dtre envié | tous ceux qui lai enverront une plastre pour cette mème les An belle œuvre de faire graver leurs noms sur une plaque ges.La fete de dimanche, par le déploiement de pompe extérieure et l'empreesement des paroissiens A lui donner ce cachet de grandeur qui l'a si hantement distioguée, a été digne du caractère de la solennité.La Procérsion défila dans l'ordre suivant : Bannière.Les élèves du Couvent des Sœurs de Ia Charité, en costume et voilées de blano, Les RR.Bœurs de la Charité.Bannière.Les élèven du Collège de Ste Anne.Bannière.Le clergé.Chœur nombreux de fleuristes, galopins et turiffraires qui ne cessaient de répaodre de l\u2019encens.Le Très Saint Sacrement porté par le Révd M.Joseph Richard, ayant à ses Sten le Révd M.Bégin et M.Couture.La foule des fidèles pionsement recueillis, faisant cortège su Saint Bacrement.L'ornementation du village par où devait défiler la procession avait été fait avec beaucoup de pompe.Un arc de triomphe en verdure avait été érigé vis-à-vis Ja résidences de M.le Dr Desjardins par M.Joseph Roy, marchand.On ciroulait dans une vaste allée de sapins; des banderolles aux diverses couleurs et avec rofasion de pavillons et nombreuses inscriptions avaient été placés d'un bord à l'autre du chemin, sur tont le parcours de la Procession.Le reposoir élevé sur le parterre de la résidence de Dile Bophie Hudon, était tout resplendissant avec ses Jarges miroirs, qui en recouvraient presque tout le fond, et Is profusion d\u2019ornements qui y étalaient leur richesse ot leur éclat au milion de fleurs et de verdures.Durant le défilé, il y ent chant de circonstance.Le Tantum Ergo et la bénédiction du St-Ssacrement vinrent clore les exercices de cette belle fate si bien remplie per Ia grande démonstration dont nous avons été les heureux témoins.Monnôur et félicitations aux paroîssiens de Ste Anne qui ont sn faire preuve d\u2019une foi vive en Ia présence réelle de Notré Divin Sauveur dans le Sainte Eucha ristie.Uné œuvre Nationale.\u2014On sait que dans la province d\u2019Ontario, le comté d\u2019Essex mat habité en majorité des Canadiens-Frangais qui y sont an nombre de ,000 et possèdent douze paroisses.Une nouvelle paroisse vient encore d'y être érigée, l'église porte le nom de Notre-Dame du lac Baiat- Gjalr, c\u2019eet 0e que nous apprend la lettre suivante : 4 Notre Demo du luo Suint-Clair, wt Légectlon dupe nooyelle paroisse \u2018canadienne frign tod » Walkorvile, OÙt, est maibtenant un fait ut d'argent dans l'intérieur du tabernacle.L'autel est actuellement en construction dans l'atelier de MM.O\u2019Brien, marbrier, rae Sainte-Uatherine, à Montréal, \u201c Adresses: « Révd Père Waguer, \u201c Curé de-Windsor, Ont.* Le fondateur de la St Jean-Baptiste \u2014Tandie que l\u2019on se prépare à fêter dignement le cinguantième anniversaire de la fondation do la société St Jean-Baptiste, il n'est pas eans intérêt de faire connaître le nom du fondateur de cette œuvre éminemment patriotique; car si, on dépit d'obstacles s&0s nombre, nos populations dispersées aux Eiate-Unie ont pu rester fidéles aux traditions nationales et maintenir fermement le lien de l\u2019anion fraternelle, elles le doivent aux généreux efforts et À la pensée féconde de ce grand patriote.Ludger Duvernay, le fondateur de ls société St Jeun Baptiste descendait d'une famille française établie depuis longtemps dans le pays.Son grand-père était notaire royal et eon père cultivateur.Sa mère était alliée À la famille des de LaMorandière.Il naquit à Verchèree, le 22 janvier 1799.Après avoir reçu l'instruction qu\u2019on donnait.alors dans les écoles élémentaires, il vint à Montréal en jain 1813 et entra comme apprenti dans l'établissement de M.Chs B.Pasteur, qui publiait slors le Speotateur.Il se livra an travail aveo ardenr ot entreprit de se frayer on chemin dans one carrière encore bien ingrate anjour- d'hui, mais qui alors était presque inaccessible, Après quatre ans d'anprentissage M.Duvernay al lait, en 1817, fonder à Trois Rivières un journal qu\u2019il appelait La Gazette des Trois Rivières, et qu\u2019ll parvint à soutenir jusqu'en 1822.En 1833, il publia le Consti tutionnel qui vécut deux ans.Le 14 février, il éponsa Mile Murie-Reine Harnois, de la Rivière-du Loup.En 1826 il établit duns la ville de Trois Rivières 1\u2019 et eu 1827, il vint se Gxer à Montréal où il s'associn avec l'un des hommes les plus remarquables de l'époque, l'hon.À.N.Morin, pour fonder is Minervede nos luttes politiques, prisonné troie fois pour voulsient nous mettre À leurs pieds, sa popalarité Sa générosité et en libéralité, quoiqu'il fat' pauvre, Mais l'ane des plun ballos aotions oet d'avoir fondé vernay jeta les fondements de cette noble entrep: À partir de ce moment, le nom de M.Davernay est inscrit eur toutes les Pages de l'histoire émouvante a avoir eu le courage de publier dans son Journal des articles énergiques à l'adresse des buresucrates ot vint très considérable et il ne s\u2019en servit que faire triompher |s cause de ses concitoyens.sou dévoueïnont pour ses amis et pour son pays, le rendaient cher au pouple.cette société St Jean Baptiste, qui dda le début air} son importunce nationslo.C'est en 1888 que\u2019 Mi.Deet la St Jean Baptisto fnt célébrée pour la ; remt fois l'année suivante.C'est lus dti eut is penséeidé surofapii ; l\u2019église Notre-Dame avance rapidement |donner À la société qu\u2019 fondait daos l'intérbs et sura complétée out autombe notre nationalité, le now meme que nos nest Le Père Wagner, voulant doter se nouveau tanc-|donnaiebt par dérision ;'o'eut ldt adeol qui tatire Can AM digne de promet à; loniile d'écabis comane noire emblème natiéatie GAZETTE DES CAMPAGNES La oélébration' annuelle de la St Jean-Baptiste fut interrompue par l\u2019insurreotion de 1837 et l'exil des patrlotes canadiens français, au nombre desquels était je fondateur de l'association.À eon retoar de l'exil, on 1842, M.Duvernay réor iss la société avec le concours des prineipaux ci- loge d'origine française de Montréal.Duvernay mourut le 28 novembre 1852, au milieu des regrets de toute la population canadienne Qui\u2018n\u2019avait cessé de le regarder comme l'un des ei- {oyens les plus estimables et les plus utiles à la pa- °.L'émigration.\u2014Nous avons déjà publié des svertis- sements donnés À nos compatriotes par certains journaux canadien-français des Etata Unis, Il y a quelque temps, nos lectours ont pu lire ce que disait l'Abeille de Loweil au sujet de l\u2019émigration.Voici ce que dit awjourd\u2019hni la Patrie Nouvelle de Cohces.- # L'association des fabricants de tr'oots à tenu es deuxième assemblée annuelle lundi après midi.On procéda à l'élection de nouveaux officiers pour l'année courante.Le résultat a été favorable à tous les officiers en charge, qui furent réélus à l'unanimité.Après l'élection, on s\u2019occupa de plusieurs questions importantes, entr'autres celle de suspendre les travaux dans les fubriques pendant 60 jours, à partir du 15 jufn prochain.Des lettres ciroulaires ont été adres- tées À tous les fabricants, leur demandant leur avis sur cette importante question.On craint beaucoup ue les travanx ne soient suspendus pour 60 jours, s Canadiens qui vous flaitez du désir de venir gagner de l'argent aux Etats Unis, attendez un pen avant de passer la ligne 45, et sachez bien d'avance si l'on peut recevoir un surorolt d\u2019émigrants, euns compromettre les salaires des nombreux compatriotes qui vous ont dévanoés sor la terre classique de la belle Amérique.\u201d Nous espérons que ces conseile, dont la source D'est pas suspecte, trouveront de l'écho dans les pa- roleses bas canadienne, Que nos jeunes gens restent iol, auprès de leurs familles, à l\u2019ombre de leurs olo- chers.Quoiqu'on en dise, il y a de l'ouvrage pour tous.On se plaint universellemeat que les bras manquent, que les journaliers sont rares, que les sont élevés.Nos compatriotes qui se proposent Fénigrer doivent refléchir, et prâter l'oreille aox avertissements qui leur viennent de là bas.Ils ce con- vaineront facilement que les perspectives ne sont pas riaittes aux Etats-Unis \u2014Cowrier du Canada.CAUSHRIB AGRICOLE CULTURE DE LA POMME DE TERBE, (Suite) Du sarclage des de terre.~Lorsque les pre.midres et dès pommes de terre commencent à tee, la terre est afin de détruire les plantes nuisibles qui se développent en mime temps, et cette opération ne nuit pas à ces mières pousses en les cassant, comme on pourrait pposer.Le faible dommage qui pourrait en ré- .| alee \u2018n'est rien en comparaison des grands avantages rivetinat de os promise nettoiement et de l'as ersée de nouveau légèrement, | pas sie meubliesement de la terre, lesquels facilitent et abrègent besucoup les opérations subséquedtes.Lorsque toutes les plantes sont levées à quelques nouces au dessus du sol, et gne nous nous apercevons d\u2019ailleurs que la terre commence À se couvrir aoséi de nouvelles plantes nuisibles, alors l'emploi de la petite herse triangulaire, tirée par un cheval et diri par un homme devient utile pour extirper toutes les p'antes qui se trouvent dans les intervalles du sillon, amenblir de plus en plus Ja terre et faciliter l'extension des racines fibreusee qui doivent produire les tuboroules.Cette opération simple, fucile et très expéditive, doit se renouveler anssi souvent qué l'oi s'apergoit que la terre a besoin d'être ameublie e nettoyée, et l'on en sera tonjours récompensé par la beauté, la netteté et l'abondance des produits, car aucune récolte ne paie mioux les frais additionnels qu'elle peut oceasionner, : Du butiage.\u2014Loraque les plantes sont 4 Is hauteur de douze À dix-huit pouces, et prêtes À fleorir, il faut substituer à la hove À cheval le duétoir, égale ment tiré par un cheval et dirigé par an homme, qui, .jetant sur les côtés des intervalles et au pied des ra- ons marqués par les pläntes, la terre remuée et et ameublie par les opérations précédentes, lea chausse d\u2019ane manière très expéditive, économique et régulière.Cette importante amélioration doit encore être réitôrée jusqu'à ce qne toutes les plantes soient suffl- samment buttées, et que la force des tiges intercepte le passage dans les intervalles, car l'abondance et la beauté des tuberoules en dépendent essentiellement quoiqu\u2019on ait prétendu la contraire; et nous ne sautions trop répéter qu\u2019on est tonjours amplement récompensé de ces frais, d\u2019ailleurs peu considérables, non-seulement par le prodait de la récolte à laquelle on les applique, mais encore par le succès des récoltes suivantes, qui en devient plus assuré, et cette dernière considération est de la plus haute importance, L'opération du buttage, ou au moins celle du parfait amoublissement de la terre, est très essentielle sur les terres les plus ex aux dangereux effots de ls sécheresse ; sans-elle la plante se dessdche souvent et périt su miliea des fortes chaleurs; sans elle, encore, les tubercules sont rares, petits, verdissent & leur surface, donnent des produits faibles et de peu de valeur, ot quelquefois même ils poussent de nouveaux jets qui anésntissent promptement la récoite.Dans ce cas, il convient de la sacrifier entièrement pour la remplacer une satre.Les plantes se trouvant convenablement buttées, ot dégagées de toute autre plante nuisible, n'exigent aucun autre soin jusqu\u2019à l\u2019époque de la maturité des tubercules, qui s'annonce par l'affaiblissement de la couieur verte des tiges.Lorsque oe signe indicateur commence à paraître, il n\u2019y a avoun inconvé nient à retrancher oes tiges, toutes les fois qu\u2019on pout en avoir besoin pour Is nourriture des bestiaux, qui les mangent, quoiqu'ils n\u2019en soient généralement très avides; mais nous nous sommes assuré que cette soustraction ne pouvait pas se faire impuné ment à cette époque, et l\u2019on ne doit jamais s\u2019y livrer avant que In nature elle-mème on ait donné le signal, sous peine de noire au tioonement des tuber- cales qui fournissent nne réssource bien plus prés cieuses * dé OBLEG 2 115 0 \u2014 GAZETTE DES CAMPAGNES be er De la récolte.\u2014La récolte.qu'il est toujours dangereux de retarder, pout se faire, enivant les circonstances, à la charrue, ce qui est plus expéditif, ou à la fourche, ou à la houe à deux dents, où aveo tuus autres instruments équivalents, ce qui les expose moins à être coupées ou froiesées, on enfouies.II est essentiel de ne pas défricher cette récolto après I' spoque indiquée par la nature, parce que les toberçulee, après ce temps, ne peuvent que se détériorer.De la conservation des pommes de terre.\u2014La conservation des tuborcules (car ce que nous appelons tubercule n'est autro que la pomme de terre même), pour les grandes provisions qui seules doivent ici vous occuper, et qui, d'ailleurs, présentent le plus de difficultés, ou dans des caves on celliers secs et frais ; ou dans des fosses ouvertes dans le champ môme, sur ls partie la plus sèche et la plus élevée, et entourées et recouvertes de paille et de terre, ou dans les granges, au milieu de gerbes et de paille.Dans l'adoption de l\u2019un où de l'autre de ces moyens, ou d'autres équivalents, dont les circonstances locales doivent tonjours déterminer le choiz, il est essentiel : 10.De nettoyer le plus possible les tnbercules de tout corps étranger, et de retrancher surtout ceux qui sont endommagés d'une manière quelconque, et qui gâteraient promptement les autres; 20.de diviser aussi, le plus possible, les tas, pour Ia fucilité de la consommation et la sûreté de la conservation ; 30.enfin, d'augmenter l'épaisseur des couvertures à proportion de l'intensité de la gelée, dont le plus faible degré suf- Ât pour les désorganiser.Il est peut-être inutile d'observer ici qu'indépendamment de la très grande ntilité dont les pommes de terre eont pour la nourriture des hommes, sous la forme panaire en mélangeant leur farine avec celle des grains, sous celle de fécule ou amidon, etc, ces récieuses racines sont encore de la plus grande uti- ité pour la nourriture d'hiver de tous nos animaux domestiques, crues ou ouites à la vapeur de l'eau bouillante, qui, en combinant la partie aqueuse Avec les autres prinoipes, les rend plus nourrissantes à quantité égale et d\u2019une digestion plus prompte et plus facile.On ne doit rien conclure de défavorable de l'espèce de répugnance que quelques-vns de ces animaux ma nifestent quelquefois pour cetto nourriture, comme ur beaucoup d'autres qu\u2019ils mangent parfois avec avidité lorsqu'ils y sont habitués, et qu\u2019il est essentiel de leur administrer d\u2019abord en petite quantité, et de l'alterner ensuite judicieusement aveo d\u2019autres, cet alternat de nourriture étant.aussi utile à tous los animaux que celui des productions l\u2019est À la terre.Ce mélange, fait convenablement, non-seulement nourrit très bien les animaux, mais il les engraisse, et on a remarqué que, sous le rapport de l'aliment, 5 à 6 livres de pommes de terre fournit beaucoup plus de substance alimentaire, toutes choses égales d'ailleurs, que le mème espace ensemencé eD grains.| Nous devons cependant faire une distinotion à J'égard des animaux souris à un travail journalier et ceux qu'on n'entretient que pour les nourrir et les engraisser, Les premiers ne doivent pas recevoir comme nourriture des pommes de terre ou autres lé umes en aussi grande quantité que les premiers, Si \u2018en vous bien examiner lee effets de In nourritere mr PEN verte sor les animaux de travail proprement dits, il 11 sera facile de se convaincre que ces animaux sont réellement plus mous, moins robustes et moins alertes, tranepirent davantage, flentent plus souvent, et font, par conséquent, plus de déperdition loraqu\u2019ils sont soumis À cetto pourriture relâchante, que lorsqu'ils reçoivent leur ration ordinaire de grains et de fourrage sec de bonne qualité.Un mélange raisonné du premier aliment avec le dernier, peut et doit, ei l'on veut, produire de bons effets; mais une conatitation complète do l'un et de l\u2019autre, dans le cas dont il est ici question, peut souvent avoir les plus graves inconvénients, comme nous nous en sommes assuré.Culture de la pomme de terre sous le rapport des assolements.\u2014Nous avons reconnu qu\u2019il résultait souvent des productions faibles, imparfaites, avortées ou maladives, de la négligence apportée dans le choix des tuborcules destinés à la plantation.Une maladie oon.nue sous le nom de frisure, parce que les feuilles des pieds qui en sont atteints paraissent frisées, étant ru- plié eur elles mêmes et recoquiliées, est souvent la suite de cette négligence, et diminue la quantité et la qualité des tubercules.Comme l\u2019observe M.Parmentier, \u2018la pomme de terre diminue aussi de production ot de qualité à mesure que ln même espèce viont à occuper un même terrain pendant plusieurs années consécutives.\u201d Et c\u2019est l un nouvel avertissement, donné par la nature, de la nécessité d\u2019alterner les productions.Lie moyen de prévenir ces fâächoux résultats oon.siste À éviter les causes reconnues pour y donner lien le plua souvent, et un moyen reconnu aussi comme très effcuce, c\u2019est de renouveler le plant, en le tirant préférablement des terres meubles et siliceuses non fumées, qui fournissent les produits de meilleure qualité, l'expérience ayant également démontré l\u2019utilité de ce changement.Eufin lo moyen d'y romédier lorsqu'on n\u2019a pu Je prévenir, consiste dans la régénération de l'espèce, par la voie du semis des graines nombreuses renfermées dans les baies ou fruits proprement dits, qui succèdent aux fleurs, et dont les porce se nourrissent vo'ontiers.Il suffit de choisir les plus beaux et les plus mûrs aur les tiges les plus saines, de les conser- - ver pendant l'hiver, do séparer au printemps les graines du gluten pulpeux qui les enveloppe, \u2018en les écrasant et les délayant à grande eau, et de confier ces graines à un terrain bien préparé par les labeurs | et d\u2019abondants engrais réduits en terreau, dans les ri Roles peu profondes et séparées par des intervalles suffisants pour butter les jounes plants à mesure qu\u2019ils s'élèvent.Eu les replantant ainsi, pendant plusieurs années, dans un terrain changé et convenablement préparé, et en leur donnant Lous les soins nécessaires, on en retire le double avantage de régénérer complètement l'espèce pour longtemps, et de se procurer des variétés plus ou moine précieuses sous le triple rapport de la précocité, de l'abondance des produits et de leur qualité, Examinons maintenant quelles sont les méthodes les plus avantageuses d'interosler ls culture des pommes de terre avec les céréales, Auvuno espèce de végétaux dont le produit n° Pav outidremtens, vu au snelne on très grands phriie GAZETTE Dé CAMPAGNES \u2014\u2014_prem-\"\" reatituée au sol qui a contribué À sa nourriture, D\u2019améliorent réellement jamais par elle même la terre gol lui à servi de support, mais seulement par l'effet les engrais natorels ou artificiels qu\u2019elle & pu recevoir, et snrtout par l\u2019ameublissement et le mettoie- ment qu'elle a exigés pour sa prospérité.Ainet il y à d\u2019one part soustraction réelle, dans toutes les végétations, d\u2019une portion plus ou moins considérable de ls subtance alimentaire que recelajont lo sein de la terre sur laquelle elles ont en lieu; mais il peut aussi y avoir, de I'antre, smélioration réelle par l'effet des \u2018opérations et de l'engrais dont elles ont nécessité l'application pour réustir, Ce ne peut être que dans ce sens, selon nous, qu'une récolte quelconque peut et doit être regardée comme améliorante, à moins qu'elle ne soit restituée au sol ui l\u2019a produite, ou consommée sur ie champ méme; et cette vérité n\u2019est pas seulement applicable À la culture des pommes de terre, mais à toutes les autres cultures préparatoires, Ainsi, il ost facile de concevoir, d'après ces principes simples et 4 la portée de tout le monde, que l\u2019é uisement occasionné ou l'amélioration produite par a culture dont nous nous accupons ici, comme par toutes les autres, ne peut étre jamais que relatif et nécessairement subordonné au mode acopté pour olle; que toutes les fois qu'elle aura été faits aveo les pré cautions nécessaires pour assurer son succès, et surtout sur un s0l convenable, celui de la récolte sui- vaote et du blé méme, s'il est semé À temps et avec les précautions préliminaires, toujours indisponsables en pareil cas, sera avssi probable qu'après toute autre culture préparatoire ; et quo loreque ce succès n\u2019a pas lieu, le défaut ne doit pas en être attribué oxclueive- ment à la nature épuisante de la pomme de terre, \u201cmais ausci\u2019 et surtout à quelque vice de culture et à d'autres circonstances défuvorables, entièrement indépendantes de la rature de ces rucines, qui ne nous paraissent pas mériter le reproche d\u2019être plus épui- sanles que d\u2019autres productions analogues, \"Il est démontré, par une expérience non inter rompue de beaucoup d'années, que toutes les produe- tions prospèrent dans un champ planté en pommes de terre l'année d\u2019auparavant, ot que ls fertilité de ce champ y est même assurée pour quelque temps.Ce n'est pas certainoment que ces racines ajoutent au sol quelque engrais qui le fertiliso ; mais les profonds labours que la terre reçoit en automne et au printemps, l'engrais qu'on y emploie, l'obligation daus laquelle on est d'émietter, de briser les mottes, de sarcler, de butter, de ramener la terre à la surface ; enfin, tous les soins que demande cette eulture jusqu'à a récolte, divisent la terre, la fertilisent, sans que le laboureur soit nécessité à des avances trop longues, uisqu\u2019elles sont payées immédiatement per l\u2019emploi focal du produit.La pomme de terre a done cet avantage qu'elle pré- are le terrain à recevoir les végétaux qu\u2019on voudra ai faire succéder, soit blé, soit orge, soit uvoine, chanvre, lin, etc.Il est même encore prouvé qu'il faut moins de somences dans un fonds ainsi amélioré, qu'il n\u2019y 8 point de meilleor moyen de nettoyer la terre des mauvaises herbes, et que les pièces d'avoine gouvertes précédemment de pommes de terre sont re- fanrquablss par lo peu de ces pisntes parmaites qui re \u2014\u2014 EP ST Yr les infestent.Loin dono de détériorer le sol, Is pomme de terre concourt À an fécondité, et par les travaux qu'il a reçus, et par le fomier qui, étant enfoui et mieux consommé, se trouve plus oniformément ré- pando, coffcours Dans le but d'encourager l'amélioration des vaches laitières de races * Canadienne \u2018de cette Province.LA SOCIÉTÉ D'INDUSTRIE LAITIÈRE DE LA PROVINOE DE QUÉBEC ouvre le concours suivant qui aura Heu entre le quinse juin et le quinze octobre de a saison courante (1884), tel que déterminé par une résolution adoptée à la dernière réunion annuelle de la Société ; Une prime «le cent pinstree ($100) sera accordée à la vache canadienne qui, en une semaine de temps (sept jours conséeu- tife), aura donné la plus grande quantité de beurre, au-dessus de donze (12) livres.La Société d\u2019industris luitière eet de plus en mesure d'offrie les prix additionnels suivants, pour le même concours d'ane semaine : TUN SECOND PRIX DE CINQUANTE PIASTRES (850), offert par M.W.H.Lynch directeur de la Société pour le distriot de St François.UN TROISIÈME PRIX DE VINGT-CINQ PIASTRES (825), offert par des citoyens de St Hyacinthe et des environs.Ces denxième et troisième prix serunt donnés aux animaux 3 les aoront gagnés, quand même Ja quantité de beurre pro- nite n\u2019atteindrait pas le minimum de douze (12) livres établi pour le premier prix seulement.DéFiNITION.\u2014Seront admises comme vaches Canadiennes pur- sang celles () qui eont généralement contidérées comme étant de \u201c Race Canadienne \u201d ; (b) dont les ancêtres pendant deux générations, n\u2019ont pas été des pnr-sang on des croisés des races importées en ce pays depuis 1760 et aui y existent encore comme races distinctes ; et (0) qui n\u2019offrent ancune marque distinctive de ces saugs étrangers.Ces trois conditions doivent être rénnics, Conditions di concours.1.II fant Otre membre de la Société d'industrie Initière pour avoir droit d'entrer des animnux daus ce concours; si l'on n'est pas dejà membre, on peut Je devenir en payaut la souscription annuelle ($1.00) an secrétaire de la société.2, Les entrées soront regues jusqu\u2019à la date du ler octobre prochain (1884).3.L'entrée devra se faire par le propriétaire de l\u2019animal concourant, an moins 15 jours avant la date où sers commencée l'épreuve publique, 4.Cette entrée qui sera adressée au secrétaire de la Société d'industrie laitière par lettre enrégistrée, contiendra les détails qui suivent : a Nom et adresse du propriétaire.b Date où l\u2019on commencera l'épreuve ; cette date peut être fixée à l\u2019époque gne choisira le cononrrent, dans tout lo temps compris entre le 15 juin ct le 15 octobre, à volonté.sise de la vuche,\u2014sa couleur, \u2014son poids vivant approximatif.d Lien de nuissance de la vache ; nom et adresse de celui qui l\u2019a élevée.¢ Prouve que la vache est \u201c Canadienne pur-sang *, evivant la définition donnée plus haut, f Nom de deux témoins qui s'engagent à suivre l'épreuve en- tidre dans tous ses détaile, de manière à pouvair attester légalement le rapport plus bas exigé.Cette entrée sera faite, en duplicata, sar des formules qui: seront obtenues du svcrétaire de la Soclété, sur demands.5.Les concurrents seront tenus d'adresser au seorétaire de 1a Société, aussitôt l'épreuve terminée, un rapport en duplioata coutenant les détails suivants : a Poids du lait de chaque traite ; b Quantité de crème à chaque battage.© Quantité de beurre obtena à chaque battage, pesée quand fl out purteitemmont foi; id qusutité do sel employé nb devany ue éépdsest À once pac livre de boutre: \u2014 .ype ebèce et quantité de nourriture donnée chaque Jbur.k l'animal, ontre lo phturage.\u2018 gnation de l'endroit où le laït n été mis à crémer et vaisseaux employés 3 cet endroit devra êire fermé à olef ; ol lo lait eat placé dans un poits, le vaisseau qui le contient devra être formé à olef ot, dans les deux cas, Ia clef sera remise aux témoins.f Attestation légale de tous coû faits par les témoins.8.Loa entrées de ce rapport seront faites jour par jour, régu- Mèrement, en duplicats, et devront être ouvertes à I inspection des représentante de la société ; des formules epéciales seront fournies aux concurrents.7.Le beurre fabriqué devra être de première qualité.Le résultat des concours sera donné publignement à Ja pro- sbalne réunion annuelle de ln Société d'industrie laitière, à l'antomne.Le propriétaire d'une vache canadienne pur-sang ayant con- soura, qu'elle ait obteou un prix ou non, aura droit à l'insori tion de cet animal dans un LIVRE DE GENEALOGIE tenu par fe société, si la quantité de beurre dounée dépasse sept livres en sept jonre ; et dans le LivRE D'OR DE LA RACE CANADIENNE ri cette quantité dépasse dix livres en sept jours ; et un certificat de cette fusoription (pedigree) wera délivré gratuitement au propriétaire, J.DE L.Tachk, Seorétaire-Trésorier de la Société d'industrie laitière de Le Province de Québec, St-Hyacinthe, St-Hynointhe, juin 1884, re Les animaux au pâturage et précautions à prendre à l'égard des prairies.Convient-il d'associer dans les pâturages plusieurs espèces de bestisux, ou d'y admettre isolément et alternativement chaque espèce particulière, ou enfin de les consacrer exclusivement à une seule cspèce ?I! n'y à point de doute que, pour tirer le plus grand parti possible des herbages, il n'y ait de l'avantage, dans nn grand nombre de cas, à admettre plusieurs espèces de bestiaux sur les mêmes pâta- rages, chacune d'elles ayant une manière différente de raæer l'herbe, et l'une pouvant d'ailleurs profter de ce qui ne convient point À d'autres; mais nona ne.pensons pas qu\u2019il puisse être généralement avanta- goux d'y admettre tout-à la fois plusieurs espèces.ous n'avons pas été sans remarquer que toutes re cherchaient d'abord les parties les plus délicates de l'herbage pour lesquelles elles paraissent avoir tout une égsle prédilection, quoique toutes ne présentent pas ordinairement le même dégré d'intérêt au propriétaire, qui doit souvent préforer uve espèce de bes tiaux à une autre, relativement à l'objet prinoipal de es spéculation, à l'avantage plus ou moins grand qu'il en retire, ou qu\u2019il en espère, et À d'autres cir- - conetances, ; 11 faut ajouter À ce motif (rès déterminant pour admettre successivement chaque espèce dans l'ordre de l'intérêt qu'on y attache, etdo lu manière plus ou moins rase dont elle coupe l'herbe, un autre motif as- ees puiesant; c'est que, loraque différentes espèces d'animaux se trouvent réunis eur le même pâturage, il résulte souvent de la différence de leurs habitudes, de leurs besoins et de leurs forces, que l'ano devient nuisible à l\u2019autre soit en la tourmentant, soit en ls privsat bientôt, par ss manière de paître, de la nourriture qu'elle aurait eus saus elle.Ainsi, quoique nous saohions très-bien que le mélange que nous cro ma devoir réprouver ici ait souvent lien et qu'il pisse être quelquefois convenable, nous n'en pensons CAZNTIA DES CAMPAGNES pas moins, d'après les observations que nous avons été à portée de faire sur ce polat, qu\u2019il présente, dans Ia pratique générale, plus d'inconvenients que d\u2019avantages réels, .Lors donc qu'on n\u2019est point contraint à 0e mélange par les circonstances, nous pensons qu\u2019il convient d'admettre isolément et successivement d'après les princi établie, différentes espdces de tisax dans les pâturages, et, mêmes les individus égaux d'âge et d'état dans chaque espèce, partioulièrement, Par exemple, dans le cas où l\u2019on a des animaux à en Ersieser, et d'autres À élever veulement, les premiegs doivent toujours précéder les seconds dans leur admis sfon aux pâturages et dans le choix de l'herbe.Par cette succession judicieuse, selon l\u2019Âge, l'espèce et la destination, l\u2019on remplit également bien le double objet qu'on a en vue; savoir, de tirer tout le parti possible des herbages, en les faisant consommer en totalité.Convient-il de livrer d\u2019abord une grande étendue de terrain à parcourir aux bestiauz, ou de ies resserrer dans un erpace plus étroit ?Sur ce point, l'opinion des cultivateurs diffère; mais cette divergence d'opinion provient souvent de la différence des circonstances locales.Les uns prétendent qu\u2019ils ont trouvé plus d'avantage à ouvrir tout-à-la-fois uno grande étendue d'herbage, sous le double rapport de l\u2019économie de l'herbe et de l'entretien den bestiaux ; 118 assurent, au contraire, que leurs bestiaux plus resserrés ont mieux profité, et qu'il y & ou moins de dévastation daus l\u2019herbe.Bor ce point, comme sur beaucoup d'autres, le mieux se- rencontre ordinairement dans on juste milieu entre les deux oxtrémes; ot que ls diffirence des positions doit souvent en apporter dans la détermi- Dation à prendre à cet égard.Dans le premier cas, il faut compter pour beaucoup l'exercice plus ou moins considérable dont les bestiaux peuvent avoir besoin, relativement À leur Age, A lear cootitution, eto, et la facuité de choisir l'herbe qui est essentielle pour ceux qu'on peut engraisser, et d'en avoir tou.Jours abondamment ; dans le second, on doit compter egalement eur le repos, la tranquillité et l'abri souvent si nécessaires à leur prospérité, et dont ils jouissent ordinairement d'autant plus qu\u2019ils sont plus resserrés et réunis en plus petit nombre.Quant à la dévastation de l\u2019herbage par l'effet du piétinement et des déjections, eile nous paraît généralement plus forte dans le premier cas que dane le second, à cause d\u2019un plus grand mouvement ; cependant cet inconvénient se remargue aussi asses fortement lors des changements des phturages, plus fide quents daps le second que dans le premier cas, et il peut y avoir souvent compensation sous ce rapport.Dans tous les cas, la proportion du nombre et de l\u2019espèce des bestisux, relativement à l'étendue de l'herbage, nous paraît devoir être plutôt trop faible que trop forte; car il vaut toujours mieux s\u2019ex À perdre un peu d'herbe, qu\u2019à affamer ses bestiaux, On ne peut établir aucaue règle fixe sur cette proportion, qui doit nécessairement dépendre de Ia nature et de l'etat de l\u2019herbage, ainsi que de l\u2019espèce, de l\u2019Age et de l\u2019état des bestiaux, tous objets trés va- risbles, ot qu'il faut tonfours prendre dans la plus GAZETTE DES CAMPAGNES inde considération.Mais on doit plutôt craindre je pécher par défaut que par sxcès de nourriture, surtout à l'égard des animaux qui sont à l\u2019engrais ; car ne fausse économie prooure tovjours une perte ré- lo.\u2014\u2014\u2014 rer _Mtlevage des poussins, nourriture à leur donner.La basse cour est une corne d'abondance qui ne tarit jamais pour qui eait en profiter; et l\u2019on en profite- rm qu\u2019en antant que nous accorderons nos soins au poulailler qui nous rend en produits le multiple de ce qu'on Tui & scoordé, ot les premiers eoins doivent sor.tout se porter sur les poussins.La nourriture et la boisson des poussins doivent toujours être placées près de la madre, surtout pendant le premier mois.La meilleure pourriture pour les poussics (on donne ce nom aux poulets qui n\u2019ont pas encore de lumes), consiste en une pâtée composée de farine Sor © on de blé-d\u2019inde délayée dans du lait coupé de moitié eau; on pétrit le tant ensemble de façon à obtenir une pâte assez ferme pour ne pas couler et salir le duvet des petits.Elle doit être déposée sur des bil- {4 lots ou augette fait exprès pour cet usage, oar si on 1a plagait sur des objets plats, elle serait bientôt piétiné» et salie par les poussins qui la délaisseraient en site.Indépendamment de cette pttés qui est la nourri- tare fondamentale qui doit toujonrs être donnée à discrétion, mais pas trop à la fois cependant pour qu\u2019elle ne sèche pas, surtout pendant l'été, on peut donner tout ce que l'on veut, pain émietté, riz crevé, verdure hachée.etc.Le millet et les œufs durs quo l\u2019on donne parfois aux poussins, sont des aliments trop échauffants ; il ne faut leur en donner que rarement et pou à la fois.; 8i les poulets «ont destinés à l\u2019engraissomont pour l'attomne, il faut éviter de leur donner du blé, de l'avoine, de l'orge, etc, ce qui rendrait la chair moins blanche et l'engraissement plus difficile ; ei, au contraire, les poulets sont destinés au repeuplement, H est préférable de le fuire dès l'âge do six semaines et de ne donner la pâtée de farine que de temps à autre.La boisson doit ss composer d'eau très fraîche ou de lait coupé de moitié eau, puis, aa moment où les plumes commencent à pousser, et cela pen fat halt où quinze jours, on donne à boire de l'eau rougle, quatre parties d'eau et une partie de vin; il faut auvei, surtout pour le premier âge, se servir d'abreuvoirs spéciauk, afin que les poussins ne puissent pas te noyer ou salir leur boisson.Ponr élever tous les animaux en général la pro- td est ls première condition de réussite, mais elle eat aurtout essentielle pour les poulets.On doit veiller à ce qu\u2019il règne psrtout une grande propreté.\u201c En résumé, pour réuseir, il faut quelques soins, iis pas trop n'en faut.Co qui est essentiel ce sont des soins bien entendus.Pour l'élevage des poussins, il faut un endroit chaud ; mais dès le quatrième ou cin- uidme jour de leur naissance, il levr faut la liberté doer et de Venir de leur chambre aû dehèrs, gosiqes toltpo qu\u2019il fesse; o'ils ont froid, ils saurens ab jee tr Ohoses et autres.La falsifcation des produits de la ferme \u2014Nous litons ce qui suit dans le Moniteur du Commeroo : \u201c Le télégraphe nous a appris qu'an membre de ls Chambre des Commares, en Angleterre, avait appelé l'attention du gouvernement anglais sur 1s falsification des produits des fermes de provenance américaine importéa on Angleterre.Le ministre anglais reconnut que ces prodnits étaient faleifiés et qu'il us mettait à la disposition de is Chambre pour produire, quand elie le désirerait, tous les doonments se rapportant a la question.\u201c Ainsi il est reconnu, aujourd\u2019hui que le benrre et même le fromage exportés de ce continent, sont falsifiés, l\u2019accusation ne porte henreusement que sur les produits américaine, les nôtres, au contraire, jouimsent d\u2019ane bonne réputation et il faut espérer que nos producteurs seront asses sages pour com- preudre guile ont tout intérêt à ne pas imiter nos voisios, ; \u201c Lafalsiflontion du beurre par l\u2019oléomargarine et du fro- Image par les produits du saindoux, est devenn, aujonrd'hai, une industrie considérable aux Etats-Unis.La fraude ne consiste pas dans la fabrication de ces produite, mais dans leur écoulement sur le marché sous le nom de beurre où de fro- ma \u201c Pendant que nos voisins, par suite de ls mise en pratique de principes malhonnêtes, voient diminuer l'importance de leur exportation de fromages, nous, au contraire, voyons grandir la nôtre.« Voici ce qu\u2019un journal américain dit des prodaits Canaens.\u201c Les fromages oavadiens font prime sur tous les marchés du monde et nous représentons l\u2019opinion de tous ceux qui sont engagés dans cette branche du commerce, ue fant-il faire, dit M.l'écrivain da Monileur du pour retenir entre nos mains une partie importante de ce come merce et développer juaqu'an plos haut dégré possible cette industrie agricole, ls fabriontion du fromage ; rlen autre chose que de continuer davs la voie actuellement suivie.Bien fabriquer ot A hon marché, Il fant pourtant se garder contre les ma- nœavres des amériouios qui s\u2019efforceront de faire passer leurs d ériculns qui s\u2019effc t de faire p 1 produits pour des produits canadlens ot d établir une confa- sion, qui, sans lour être profitable nous sera des plos naibles, Poor éviter cet éoneil, nos fabricants devront adopter une marque da fabrique qui étabilra d'une manière positive la pro- venauce d s produits canadiens, e£ qui ne pourra que déve) per parmi nos fabricants un sentiment d'émulstion qui profitera à l\u2019ensemble de cette industrie sl importante.Exportation des produits agricoles de la Puissance du Canada.\u2014 D'après les rapporta officiels du Département du Revenu-de PIntérieur, nous voyons qu'il a été exporté de notre pays, 63, 340,938 ilvres de fromage en 1883, contre 8,000,000 en 1871 ; 8,162,729 livros de beurre; 13,451,410 douzaices d'œufs ; 13,- 800 chevaux, 67,060 bates à cornes et 308,663 montons, Quant au fromage, nous voyons que comparé à l\u2019année 1871, ll v\u2019est exporté sept dois plus de fromage en 1833, et cette pro- poition sera de plus en plus croissante, sl nous en jugeons par de qui se pasee aujourd'hai autour de nous.À la from: e de Ste Anne de la Pocatière, par exemple, M.François - dron qui ne comptait que soixante et huit patrons l\u2019année dere nière, reçoit l\u2019encoaragement de cent buit onitivateurs, et d'ici à Je fin du mois il compte en obtenir plusieurs nutres.Mais, nous dira-t-on, ai l\u2019on ne fait que du fromage, les marchés en seront encombrés et le prix du fromage «\u2019eu céssentira.Loin de là.Ce qui le prouve, c\u2019est que les propriétaires de fro- magories font tout leur possible pour en augmenter le nombre, preuant en même temps les moyens les plus effloaces pour se - river à la fabrication d\u2019un fromage de meilleure qualité et en plus grande quantité, tel que nous le voyons par les mesures adoptées pes a \u201c Société d'industrie laitière de ls Province de Québec.Mnis l'on dirs ercore: Les fromagers fant ces dé- &uurches daus l\u2019unique but de se créer des positions.certain d'une chose, o'est que loraque les caltivateurs n'y trouveront plus leur compts en portant lear lait à is froms.gorle, lua fromagera seront les premiers A en souffrir, et nous ue les croyous pus ennemis de leurs propres intéréis Ce qui importe le pias en 00 moment, d'est do suivre l'avis M.l'écrivaiu du Moniteur du Comumeros : avoir des marques pur- ticulières pour notre fromage Canadien afin que atr les mut- urope on ge le confonde point avec le fi umage fais cifé des Etata-Unie.Bye auoardrd dolbà STE GAZETTE DRS OAMPAGNES \u201cmr coles étaient poussées aveo autant de vigueur et d\u2019entrain qne l'a été celle de la fabrication du fromage, ce serait l\u2019 d\u2019or, pour le oultivatenr.En agriculture tout s\u2019enchaîne, ot cette industrie ouvrira la porte à d\u2019antres induatries.Celle qui se resommande tout particulièrement à l'attention des caltiva- teurs est 1a fabrication du beurre, par associations, c\u2019est à-dire an moyen de beurreries.Aujourd\u2019hui le beurre provenant de ces associations est en grande vogue, taut par ss qualité, sa vente facile et le haut prix qu\u2019il obtient sur les marchés.Ponesous donc vigonrensement à l\u2019établissement des beurrories.Le Gonvernement de Québec ferait acte de patriotisme en favorisant ces établissements, et il ne pourrait mieux faire qne d'iutro- duire l\u2019enseignement de la fabriontion du benrre, d\u2019après les systèmes les plus améliorés, dans nos écoles d'agriculture.La forme da Collège de Ste-Anne, avec ron magnifique troupeau de vaches, serait bien préparée à cette précieuse Innovation ; il ne lui manque qu\u2019nn professeur apécin! et les instruments que comporte une beurrerie.C\u2019est une idée que nous sonmettons, at elle vaut Ja peine qu'on s'en comme, ai nous avons vraiment à cœar l'établissement de nos industries agricoles eur une grande échelle.Qu'on y songe ; car ai dans nue seule année (1879) il à été exporté ce notro pays du heurre ponr ls valeur de $3,058,069, ce ne serait pas nn mauvais ealoil d'essayer à augmenter le prix en le faisant d\u2019une meilleure qualité, On le sait, le premier mouvement fait en faveur de la fabrication du fromage, l\u2019a été dans le comté de Bagot, et c'est de là que partent encore aujourd'hui nos meilleurs fabricants de fromage, MM.P, 8.Gendron, ex-député à l\u2019Assemblée Législative de Québec, J.O.Chicoine et Autoine Casssvant, député actuel à l\u2019Assemblée Législative de Québec, out été les promoteurs de cette grande industrie.Et dans le temps (il n'y s une quinzaine d'années) ayant uu grand nombre d\u2019abonnés dans ce comté, ces Messiears pons priailent de recommander chalenreusement leur œuvre.C\u2019est ce que nous avons fait, appuyé de lours couseils et de leurs bons renselguements; et ce à leur énorgie, 1ls peuvent se féliciter d\u2019avoir remporté uu Erltant aucode.Les journaux d'agriculture out bien leur part de mérite dans ces innovations, mais leurs efforts seraient nuls, s'ile n'étaient appayés par les conseils et les renseignements de ceux qui ont véritablement à cœur le progrès agrie cole.RECETTES La diarrhée chez les veaux, \u2014 Un correspondant du Canadian Stock-Raisers' Journal donna ls recette suivante pour arrêter la diarihés chez les veaux : Prenes un petit moroean de présare (lait caillé dans l\u2019estomao des veaux), faites-le tremper pendant quelques heures pour Je die sondre, et mettes une oulllère à thé de ce Hquide dans le lait au moment où vous devrez le donner aux veaux.Vous pourrez augmenter la dose de ce liquide, au besoin.Piqûres d'abeilles, Oes inseotes sont armés d'ou siguillon creux, portant à es bass une petite poche renfermant le vonin que l'aiguilion transmet dans les obairs; de plus celui de V'abeillo est barbelé, en en sorte qu\u2019il reste dans Ia plaie.Le premier soin à prendre, si on 3 été piqué par nne abeille, est de retirer le dard, en le ssisissmot soit avec Inn ongles, soit avec les mors d\u2019une petite pluce.II faut avoir la précaution de lo tirer doucement ot sans le rompre ; puis ou presse la piqûre dans tous les sous, ef on la bsssine avec nue mélange, pa, par- taes égales, d\u2019ammonisque liquide et «d'huile d'olive.À défaut à vo dliniment on lavera ln petite plais avec de l\u2019eau salée ou inaigrée.y Quand les piqûres sont wultipliées et l'inflammation tris.applique desous des cataplasmes froide arrosé: Heat Plancher Fermier demandé.Ou \u2018emsude immédintement un bou fermier.Bon prix et salaire flae.Pour tions, s\u2019a à J.O.TOUSIGNANT, Avocat, 06 rue te Anne, M.V., Québec.\u2018Pudine «A - \u2014 ORGUES-HARMONIUMS \u201cDOMINION?\u201d FABRIQUES A BOWMANVILLE, ONT.Pour Chapelles, Egliers et Salons.50 PREMIERS PRIX dans différentes parties du monde.ALE Anna Batisfsotion gsrantie.\u2014Prix plus bas que partous sillears ard à la quulité.\u2014Catalognes illustrés expédiée de.\u2014Priz de oes instraments: de $50 A bier sor Une 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