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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 22 novembre 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1883-11-22, Collections de BAnQ.

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[" XXI année Ste-Anne de la Pocatière, P.Q., 23 novembre 1883 No.17 GAZETTE DES SAMPAGNES JOURKAL DU OULTIVATEUR ET DU COLON ' PARAIS3ANT TOUS LEO JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN HE.PROULX, L'abonnement peut dater du ler de cheque mois, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année, On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné Par écrit, ou Buroau du soursigué, UN MOIS avant l'expiration de l'année d'abonnement, ot les srrérages alors devront avoir été payés ; ei non, l\u2019abonnemcnt sera censé continuer, malgré mêmo le refus de ln Gasetts au Bureau de Poste.Tout ce qui concerne la rédaction et $ l'administration de op journal doitôêtre adressé ?à Firmin H, PRoULX, Rédactour-Propriétaire.ABONNEMENT : $1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la Semaine: Son Excellence le très Révérend Dom Henri Smeulders, commissaire apostolique, à Québec; vemnr- quables paroles de Son Excellence à l\u2019ndresge des élèves de l'institution des Frères de la Doctrine Chrétienne à Québez, \u2014La plantation et la conservation de nos forêts ; conseils utiles dounés à co snj.t par l\u2019Hon.IT.G, Joly.Causerie agricole: Exploitation des prés fauchés (Suite).\u2014 Douxième mode d'exploiler les prairies naturelles \u2014Troisième mode d'exploitation des prairies naturelles.\u2014Reudemezt des prairies.Sujets divers : Fôte relixionse du Cercle ngricolo de la paroisse de St Engène, comté de l\u2019Islet ; résmmé d'une intéressante conférence agricole donnée à St Engèse, par M.J, D Schmouth, professeur à l\u2019école d'agricnituro de Ste Anno.\u2014Quelques conseils eur la plantation cles arbres \u2014Liste des rix accordés par Ja Société d'agriculture da comté de l\u2019Iset, dans le concours de cette année, pour formes les mieux tenues, récoltes sur pied ct terres neuves, Choses et autres: Le numéro de l\u2019Opixion Publique gui sera pu- Dlié jeudi, le 29 novembre courant, contiendra le portrait de Son Excellence Dom Henri Smeulders, délégué du Suint Père en Canada ; on pourra se procurer ce numéro, anr l\u2019envoi de 10 cts adressés aux propriétaires de l'Opinion Publique À Montréal.\u2014Le refroidissement chez le chevai.\u2014La profes- eion agricole.Recettes : Moyen de faire du loere Lleu pour peinturer les murs.\u2014Moyen d'empêcher la sueur des pieds, EN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d * Petit traité enr In culture du tabac, \u201d par Le N.Gauvrean, écr, N.P., membre «lu Conseil d'agriculture de la province de Québec, 2e édition.\u2014Frix, 10 cts, \u201cLe monton, \u201d traité pralique sur l\u2019élovage des moutons en Canady, par Engène Casgrain, écr, arpenteur, membre du Conseil d'agriculture de la province de Québec.\u2014 Prix, 15 cts.Le vétérinaire pratique \u201d traitant des soins à donner aux chevaux, aux bœule, aux moutons, aux cochons et à tous lea Animaux de Lasse-cour, par l£.Hocquart.\u2014Prix 60 cts, * Instruction éléruentaire eur lu conduite des arbres frni- fiers,\u201d greffe, toile, restauration des orbres is) taillés ou épuisés p-r In vieillesse; culture, récolte et conservation des fcoits, par A.DuBreuil-\u2014Prix, 60 cts.\u201cLettres curls vio curale,\u201d par M.Victor de Tracy.\u2014Prix, po ota, Si In guerre est Ia dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Ewparons-nons du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.ANNONCES : Premidre insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, etc.3 entius par ligne Pour aunonces à long terme, conditions libérales.Coux qui désiront s'adresser tout particuliè- reoment nux oultivateurs pour la vents de terres inetruments d'agriculture, etc.eto., trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal, MM, J.B.Rolland & Fils, libraires à Montréal M.J.A.Langlais, libraire à St-Roch de Québec ont bien vouln so charger de l'agence de la \u201c Gazette des Campagnes, \u201d ABONNEMENT $1 PAR ax REVUE DB LA SEMAINE Son Excellence le très Révérend Dem Henri Smeulders, Commissaire Pont-fical.\u2014 Lundi, le 22 octobre dernier, Ia vil e do Québec était témoin d'un événement ayant un caractère religieux do lu plus haute importance, puisqu'on y accueillait un envoyé du Saint Siége, venant nous apporter, À tous, des paiolos de force, de consolation et d'espérance.Do ce moment jusqu'à aujourd'hui, Son Excollence lo très Rävérond Dom Henri Smeniders, envoyé dans notre pays par Notre Saint Père le Pape, pour y traitor des uffuires ecclésiastiques, & reçu la visite do presque tous les prélats do l'Archidiocèso de Quebes ot d'un grand nombre de prêtres; des délégations nombreuses lui ont présonté l'hommage de lour véné.rution, tout en lui témoignant lour profond attache- mont a notro Saint Père le Pape Léon XIII.De son côté, Son Excellence s\u2019est fait un devoir de visiter toutes nos communautés religieuses où il & été l\u2019objet do démonstrations telles qu\u2019il convient d'offrir a» ré.présentant du Chef de l'Eglise, Lo 14 novembre, c'était au tour des élèves de l'institution des Frères de la Doctrine Chrétienne, au nombre do plus d\u2019un millier, auxquels Son Excellence avait bien voulu accorder l\u2019honneur d'une réception, a la Sulle Jacques Cartier, 4 St-Roch de Québec.Son Excellence vivemont ému d'une aussi brillante démonstration de la part des jounes gens rous la direction des Frères dont il connaît le dévo 1ement, et pour les deux magnifiques adresses qui lui furent présentées et qui témo'guuient de la joie qu'ils ressentaient de pouvoir s'incliver devant l'envoyé de Rome, leur adreses des puroles dont ils consorveront un précieux souvenir, Nous ompruntons aux journaux de Québec, les extraits suivants du discours prononcé par Son Excellence, en cette circonstance : 4 L'inscription que je vois rend bien vos sentiments et ceux de tous les cours, oatholiques Vive Léon XIII o'est-d-dire, vivo lo successour do Lierre, lg ÿ 130 \u2014 GAZETTE DES OAMPAGNES \u2014\u2014\u2014 Vicaire de Jéaus Christ ! Ce cri d'amour s'épanche naturellement de vos cœurs.Vous l'avez énoncé dane von adresses; vous l'aves montré par les accents de foi que j'ai entendus.Je répète donc avec vous Ccs mots: Vive Léon XIII! le soutien de la vérité.Vive sa doctrine, vive ia doctrine que vous ensei- nent les bons Fières qui, malgré la persécution dont Église à tant à souffrir en ces temps malbeureux, poursuivent activement leur mission.C\u2019est cette doc trine chrétienne, seul vrai fondement de ls véritable civilisation, que vous recevez ici, et qui s\u2019insinue dans toutes les branches de l\u2019enreignement, dans l'histoire, dans lu géographie, dans les sciences et les lettres.Dans tout il y à cette direction de la religion qui vous rendra vraiment utiles A votre puye.C'est par cet enseignement que vous mériterez l'amour du Souverain Pontife Léon XIII.Vive Léon XIII! « Amour !\u2014Cet amour de Léon XIII se manifeste \u2018une manière bien évidente poor le Canada.Ma présence au milieu de vous n'est qu\u2019un rayon de co grand amour dont son grand cœar est rempli pour tous ses enfants de Is cbrélienté.Son regard «amoureux est dirigé vers vous.U'est son amour qui m'a porté ici au- ourd'bui ; cet amour du cœur chrétien est fondé sur la vérité.Si vous continuez, mes enfants, à mettre en pratique ls doctrine quo vous recevez de ces bons et dévoués Frères, vous préparerez une nouvelle gloire, non seulement à Léon XIII et à l'Eglise, mais encore au peuple canadien tout eutier.« GLoiuE.\u2014Gloire non soalement à Lion XIII, mais encore gloire au Canada eutholique | La gloire est fondée eur l'umour qui a des racines dans lu foi chré tienne.En préparant la gloire À l'Eglise, vous vorrez bientôt le triompho de la vérité dans les maux qui ugitent l'univers catholique, et vous assisterez ru tri owphe de l'Eglise.« Priosrar.\u2014Comment ce triomphe arrivora-t il ! je n'en sais rien.Mais l'Eglise compte dix huit sièslos \u2018d'existence el son passé glorieux a: ffit pour faire pré sager c» que l'avenir lui résorve.Elle à ou des persé- outions sanglantes, et cependant alle en est sortie Lriomphante.Julien l\u2019Apostat, qui représente bien les persécatours actuels de l'Eyliso, défondait aussi aux obrétiens de fréquenter les écoles de leur foi; c'était up lniciseur de l'éducation.D'autres perséoutione aussi terribles ont rendu l'Eglise catholique de plus en plus florissante, suivant cette parole de Tertullien : Banguis martyrum, semen christianorum.de la Doctrine Chrétienne participe- \u201c Les Frères 20nt à ce triomphe de l'Eglise, our l'instruction qu'ils ondée sur la Religion, eous donnent À lu jeunesse est 1a direction sage et éoluirée de l'Episcopat, guidé lui- méme pur le Vicuire du Christ qui siège à fome, la Ville Éternelle.J'es;.ère que ce soufile de luicisation qui infe-te certaine pays de l'Europe no pénètrera smais en Cunada.Etsi on bare l'enseignement sur i religion, nous Be pouvons douter que le triomphe me voit éclatant dans in suite.Je vous engage encore une fois, mes chers enfants, à crier avec moi : Vive on XIII! we Amour et gloire à ce défenseur do la véritable civilisation! « Triom) bo & 'Eglise catboligue!! « Bt que le Capsda y contribue pour uue large port! \u201d La plantation des arbres et la conservation de nos fo- réts.\u2014 Tous ceux qui tiennent véritablement au progrès agricole dans notre pays, et plus particulière ment les oultivateurs puisqu'ils y trouveront leur avantage, ne doivent pas rester indifféronts à ce qui pourra y contribuer.La question de la plantation des arbres Érestiers et In conservation do nos forêts fait actuellement le sujet d'études do nos principaux agronomes, et nous devons nous appliquer à mettre en pratique les bona conseils qu\u2019ils nous donnent, afin de retirer le plus grands avantges de cette exploitation qui serait une de nos principales richesses agricoles si nous savions en profiter, Voici ce que disait l'Hon.M.H, G.Joly, dans le coure d\u2019une conférence qu\u2019il a donnée à Montréal, il y a un mois: De tons temps, dit le conférenoler, les hommes ont aimé lon bois.Lorsqu'on parcourt les superbes avenues de Montréal on voit que ce goût s\u2019est conservé parmi vous.Peut-on se lasser d\u2019admirer ces belles rangées d'arbres qui par-oi par-là, comme den brillants, émalllent votre belle ville ?Les Grecs ne trouvaient pas de plus bean ciel que l'ombre des arbres.C\u2019est là qu'ils ge Bgarajent le séjour des bienheu- renx, Les Gaulois élèvent leurs premiers temples sous 1a protection des arbres.Il en fut do méme dans la Scwndinariepenples de cetts contrée construisirent à l'ombre des arbres des temples qui farent des modèles d'architecture retigiense.Ou serait peut-être tenté de contester l'opportunité d'un ays< tème de syivicnJtore dans la Province de Québec.Nons sommes, dit-ou, le pays des forêts.Nous Pétions, mais nous ne le sommes lus Nous n'onvoyons pas en Angleterre le fiers du bois que \u2019on y consomme.C\u2019est donc une erreur de croire que les essais de uylviculture doivent se limiter au Nord-Ouest où, si l\u2019on évite le volrinage des cours d\u2019eau, on ne trouve pas un seul atbro.Les étés sont marquées par de grandes sécheressea: pas d'humidité daus ce sol.Au printemps la foute des neiges éibre de troutm pieds le nivean ordinaire des rivières.Pourquoi ?us de forête pour endigner le torrent qui en Parce qu\u2019ils n\u2019y à ité et laisse aux ri- 8e répandant sar le aol Ini donne l'hami vières leurs cours naturel, Ou commence à comprendre l'importance de ln aylvicalture dunn votre grand territoire.L'été dernier, j'étais à Winnipeg où j'ai on le plaisir de rencontrer mon ami, M.Buies, que je vois ici ce roir, et là nous svons fondé nue association forestière.Mais là no doivent pas se limiter nos efforts, Il est important d\u2019étudir la question comme on le faiten France où sur 53 millions d\u2019hectaros on en compte six millons en bois et forêts.Cependant, en France, on plante des arbres, on refait les forêts et on fait de la scienos de is sylvicolture ane de de l'éducation do ls jeunesse.Ou trouve des écoles spéciales de aylviculture.La Province de Québec peut se diviser en deux parties: les hols et les fordtn et les endroits colonisés.Prenons nos pa- 1oisses.Un viugtidme de ce territoire est-il en forêts?Non.Dans lcs visilles paroisses surtont le bois est rare.L'étraager qui entend parler des forêts viorges de l'Amérique, serait étonné de parovurir plusieurs lienes au Canada sans trouver an bel orme.Il serait encore pins surpris de voir nos coquettes habitations de la campague auounement protégées par de petite bocages.Nous avons au louble devoir à remplir : conserver nos féféts et en créer de nouvelles.J'ai à rendre hommage au zdle et à l\u2019intelligence du miols- tère notuel des terres de ls couronne, l\u2019hon.M.Lynch.Il con nait bien la «question et cherche à protéger nos forêts.Oa 8 habitué les colons à regarder les arbres comme des en- pemis.Ou a fait aux arbres une guerre sans merci, C'est coutre ce préjugé qu\u2019il faut réagir.Il faut prévenir le fou et is des- traction par le colon.Ou pent par des précantions empôcher le fou de commenesr sea ravages.Ou a fait des lois sages et il faudra persérérer.On offie une prime à celui qui plante des arbres et on charge dee inapecteurs de prévenir le feu dans les forêts.Ces lois eout d\u2019autaut plus nécessaires qne 1s qualité et le dimension de nos Lois dimingent, Notre magaltique bois carré set une chose d'autrefois taut ses proportions sont réduites, GAZETTE DÉS CAMPAGNES si a - Alors rétablisscns nos forêts comme en Allemague et \u2018D France.L'Allemagne » tu conserver ses forétn et en élever de nouvelles.Eu France on plante le pin maritiaio dans les Landes.On fait des forêts sor le sable.Il est un fait qu'il ne fant pas onblier: tout sol est propre à la oulture d\u2019on arbre ou d\u2019an autre.En feieant nn choix d'arbres qui conviennent an sol qu\u2019il faut boiser on peut toujours élever une forêt.Même les terrains les plus humides peuvent alimenter certains arbres et 1es voir grandir.Le plus grand sylvicuiteur du monde pent- être, le duc d\u2019Athol, on Ecosse, disait à ses enfants : © Plantes des arbres, ils pousseront pendant que vous dormiinz.\u201d Auard\u2019hui, vingt-deux millions d'arbres couvrent les terres da duo d\u2019Athol.Îl fatit snivre l'exemple et par la persévérance conserver à notre psys une grande source de richesse.Essayez et vous réassirez.81 le terrain est humide essayez le frêne ; s\u2019il est 16 prenez le tomalac { s\u2019il est aride choisissez le bouleau ; #'il eat rocailleux tentez le pin et l\u2019épinette.Ou declimate les arbres comme toutes autres plantes.Le lilas n'est pas un arbre ennadien j on l\u2019a acclimaté si Lien que ses bourgeons s'ouvrent aveo ceux de l\u2019érable.On peut enltivor avao avantage le noyer noir qui & plus de valeur au Canada que l\u2019acsjou.M.Joly dit qu'il & planté des noyers noirs qui, en neuf années, ont donné 0n moyenne un demi, pouce de dinmôtre par année.À l'âge de trente ans cee arbres auront un diamètre de quinze pouces, représentant une capuoité de quinze pleds cubes et une valeur de $16, Dans un arpent on pent voir grandir 400 de ces arbrea\u2014ce gni fersit une valeur de 86,000.On pent ausel planter le noyer tendre dont la valeur est double de celle da pin, de Vorme, de l\u2019érable.Ilys ausel l\u2019érable à Giguères qui, en six ou sept avs, pent donner une belle - suererie, On a compris 'utilité de eet arbre, car, d\u2019après mes calculs, on & planté, l'année dernière, 500,000 érables à Gières.Pour vingt-cinq centins de graines de cet arbre on pant Avoir 400 à 500 érables.Cet arbre est du Minnesota et on In parfaitement acclimaté an Canada.On entrevoit doug le jour prochain où, dans nos campagnes, Tenaîtrout nos vieilles sucreries avec Jeurs bonnes contumes qui étaient un trait distine- tif de la vie de nos habitants.Songeons que, dans aix où sept ans, nous rétabliesons nos sucreries.Il fant se rappeler que nous travaillons pour l'avenir, pour les générations qui nous suivront.Si nous ne profitons pas abondamment de notre travail d\u2019autres en profiteront, Nons avons eu notre fête des arbres, notre arbor day, l'exemple nous est venu de nos voisins.Daus le Michigan, qui exporte plus de bois que toutes les vinces rénnies du Canada, on plante des arbres.Le che: de fer Northern Pacific a une classe d'employés chargés spécialement de planter des arbres sor son parcours.Notre fête des arbres à attiré l\u2019attention d'un peuple du Nord do l'Afrique.Le président de 1a ligue forestière de l\u2019Algérie m'a écrit ponr me demander des renseignements.Ou voit que le Lien trouve des admiratenrs, et c\u2019est un honuear pour notre pavs de pouvoir donner un exemple aux Français de l\u2019AI- CAUSBRIE AGRICOLE EXPLOITATION DRS PRES PAUCHES.( Suite.) Pour ramadéaer le foin on se sert de râteaux à main ; mais la rareté de la main d'œavre rend plus général le râteau À cheval avec lequel on exéoute le travail aussi bien et plus promptement.De tous les travaux agricoles la rentrée des foine, de même que ls rentrée des graine, est l'opération ai demande le plus d'activité, et l\u2019on doit distribuer os travaux de telle rorte qu\u2019hommes et atteluges soient constamment à l\u2019ouvruge durant toute la rentrée des foins comme des gruins.Et pour que l'ouvrage marche rapidement, ou doit avoir eu le soin de préparer d'avance tout ce qui doit contribuer à hé- tor les travaux : les chemins arrangés en bon état de yoiturage, les charreties en bon ordre et les harnais 181 mr EET NE rascommodds, les fenils bien nettoyés et qu'il »* manque rien pour que ls récolte soit entièrement l'abri.Partout où la direction d'une ferme est faite avec intelligence, on ne manque pas de se procurer la main-d'œuvre suffisante, suivant l'importance des rairies en exploitation.Généralement on donne sept huit ramasseurs par quatre ohargours; puis, sur les fenils, il doit y avoir un certain nombre d'hommes pour aider à décharger, et distribués de manière à ce que les charroyeurs n'aient pas à attendre pour le déchargement du foin.Lorsque tout ent fait avec calcul et proportion, le travai! marche rapidement.Quand l'organisation est bonne, on peut entrer, par jour, trente à quarante vo- aires de foin du poids de 700 à 800 livres.Lorsque le foin est rentré on laisse repousser la prairie; et comme la récolte du foin re fait d'ordinaire de bonne heure, la seconde pousse est quelquefois ne- sez importante pour pouvoir être fauchée, mais ce fourrage ne pourrait étre récolté que tard à l\u2019automne, et à cette anison il sècherait difficilement.Pour cette raison on préfère laisser pâturer par les bes'iaux.Ce pAtarage peut être continaé jusqu'en automne pourvu que les pluies no mettent pas trop molle Is surface dn sol, parce qu'alors les animaux détruiraient la prairie aveo leurs pieds.On ne doit faire entrer les animaux sur une prairie, que lorsque l'herbe est suffisamment repoussée.Pour le gros bétail: bœufs, vaches ou chevaux, l'herbe doit avoir an moins quatre pouces de haut, et ponr les moutons elle peut être plus courte.Sana ôser affirmer que ce pâturage temporaire ent favorable anx prairies fauchées, il ne paraît être dommageable, du moins aucune expérience n\u2019est venue en démontrer les mauvais effets.D'ailleurs le profit immédiat qu'on en retire est manifeste Ou entretient pendant plusienrs semaines on grand nombre d'animaux qu\u2019autrement il fandrait nourrir, soit 4 I'étable, soit dans des pâturages où l'herbe forait défaut ; dans ce dernier cas, les animaux auraient À en souffrir, Il est vrai que si on laissait pourrir sur pied ia deuxième pousse, comme cela se pratique assez souvent, la prairie retirorait quelques bénéfices ; mals il semble que cette transtormation d'un bon fourrage en fumier, sans pusser par le corps des animaux, est ua vérituble gespillge qui n\u2019a aucune raison d'être.On dit aussi que cette herbe constitue une couverture qui empêche le sol de geier profondément.Cette couverture n'est toujours que très legère, et oi ele n'est pas accompagnée d\u2019une neige épaisse, la prairie n'en gélera pas moins.On a ausei remurqué que plus les cotons des plantes des années précédentes sont longues, plus la pousse du printemps est retardée.Deuxième mode d'exploiter les prairies naturelles.\u2014 Ce mode consisto à couper le fourrage au fur et à mesure des besoins, et à le faire consommer en vert à l\u2019étable.Ce mode d'exploitation est subordonné à la convenance de la stabulation complète.La stabulation d'été n\u2019est pas dans nos habitudes, quoiqu'elle soit assez généralement om loyée daus des pays plus avancés en sigricnlture que le nôtre, même sous des climots plus chaude et daus des contré:s où les animaux pourraient rester toute l'année au pig.rage. 182 GAZFTTE DES CAMPAGNES La consommation dos fourrages a I'étable, pendant d'été, possède svr le pâturage deux grands avantages : 10.Bur une même étendue de terrain, on peut nourrir un plus grand nombre d'animaux, parce qu'aucune partie de l'herbe n\u2019est gâtéo por los déjections ni pié tinée par le bétail; Z2o.On recueille uno masse d\u2019engrais plus considérable qu\u2019on peut utiliser d\u2019une mu- nière complète, car ces ongrais sont généralement rn muerés en tus et subissent alors une fermentation suffisante, sane déperdition notable de ser principes fer- tilisunts, et cet avanlage est immense.Dans toutes les cultures, main surtout dans celle qui à besoin d\u2019amélioration et dans celle où l\u2019on se plaint le plus du manque d'engrais, on peut caleolor pour une masse d'engrais double de ceux recueillis généralement.Lu consommation du fourrage vort à l\u2019étable est aussi plus avantageuse quo la fenaison en co qu\u2019elle nous épargne los fruis de fanuge et de dessiccation.Cependant il n\u2019y a pas beaucoup de comparaisen à faire, sous notre climat, entre le fourrage vert et lo fourrage sec, cur l\u2019un et l'autre sont d\u2019une nécossité absolee dans votre pays.Tout n\u2019est pas avantageux dans la consommation du foin vert à l'étable.Ce mode exige dus bâtiments Bpacieux bien éclairés, bien aérés et plus coûteux que ceux que l'on possède généralement.Ce ne sorait cer tainement pus un mal si l'on introduisait quelques améliorations dans la construction do nos bâtiments ; nos animaux n\u2019en seraient que mieux et ils s\u2019entre- tiendruient dans un meilleur état do santé.Mais tous les cultivateurs ne possèdent pas les moyens de re faire leurs bâtiments; mème dans le cas où ils reconnaîtraient lcs avantages de la stabulation permanente, ils ne pourraient faire les déboursés nécessaires pour opérer un changement dans lu manière do garder lo bétail.De plus, par la stabulation complète, les frais do muin d\u2019œ .vro sont do beuvcoup augmentés, puisque, à chaque repas, On ost obligé de transporter du cham uux étab'es ies fourrage nécessaires, et colu entraîno des dépenses d'autant plus fortes que les champa sont plus éloignés ct le nombre d'animaux plus grand, Do rorto que vo mode d\u2019oxploiter les prairies naturelles ne peut so faire avantageusement qe quand les prairies sont usez rapproch.es des bâtiments.L'herbe des prairies est alors fauch\u2018o toutos les fois qu\u2019elle à nt teint une certaine hauteur, soit dix ñ douze ponces.On attend ce développement afin que le râteau puisso saisir les tigos.Troisième mode d'exploitation des prairivs naturelles \u2014 Co modo consiste à alterner le pâturage et le fauchage sur un même champ.On peut ici adoptor differents Rystèmes, suivant qu'on les trouvoruit convenables.Ainsi, on peut fairo pâturer un an et fauchor la deu xième année, puis fairo päturer la troisième année, et faucher lu quatrième annéo ; ou bien, on pont faire péturor deux ou trois ans do pâturuge ; ou bien oncoro ucher deux où trois ans et faite pâturer l\u2019année suivante.Lorsquo le pAturage ost continu, cortaines plantes, surtout los plus délicates ct les plus sucenlentes, sont constamment rasées par les animaux et no pouvent jamais prendre un grand développement; lo rasugo coustant les affaiblit, les affame et elles sont ex posées À disparaître bientôt du sol.Si alors on supprime le pi turage pendant un an ot qu\u2019on lo remplace pur lo fau- DP | menses, chantée colennellement par chage, les bonnes herbes roprennent viguenr, se mal- tiplivnt soit par leurs graines, soit par loura racines, et peuvont ensuito souffrir le pâturage pondant un certain temps; après quoi il pourrait devenir nécessaire de recourir encore au fauchage, De même, ki l'on fanchait constamment les prés, toutes les plantes rampantos, légumineuses qui garnissent Jo pied des grandes herbes, disparsîtraient et la qualité et la quantité du fourrage diminuerajent, On fuit dispuraître ces causer de destruction on alternant le pâturage avec le fauchage.Avec un peu d\u2019ex- périonce on reconnait bien vite si un terrain engazon né est plen productif comme pâturage que comme fanchago.Dans co cas, le pâturage pourra être continué pendant deux, trois, quatro et même cinq ans; an bout de ce temps on aura une année do fauchage.Mais si le pré est plus productif comme pré fuu- ché, le fauchage devra durer plus longtomps et le pâ- turago no rovenir qu\u2019une fois tous les quatre ou cinq ans.Rendement des prairies.\u2014l)e toutes les récoltes, le foin des prairies naturelles cst la moins variable Cependant il n'est pas tout 4 fait exempt do variations, ot cos variations sont dues à lu qualité du terrain, 4 Vespoco d\u2019herbes qui composent la prairie, au climat, à la quantité d'humidité que possède le sol et à la dose d'engrais qu\u2019il reçoit.Ces causes de variations bien considéréos, on admot généralement que 4,500 livres de fourrage sec par arpent eat un produit très élevé, et l'on considère comme très fuible un produit do 1,100 livres, même sur los torrains sec- \u2014 (À suivre.) \u2014\u2014 rm Lo Cercle agricole de St-Eugène.(Suite.) Le lendemain, était la fêto religieuse du Cercle agricole de St-Eugôdne, A neuf heurra précices, commençait Ia grand\u2019- lo Révd M.F.X.Méthot.Toute In paroisse s\u2019était fuit un devoir d\u2019arsistor à cette solennité, la plus augasto de nos cérémonies catholiques.Après l'Evangile, le Révd M.C, Bacon, curé de l\u2019Islet, mon- taiten chair, pour célébrer les Leantés du la fête du jour, et montrer à son pionx auditoire les fins dernières de l\u2019homme et les récompenses attachées à la pratique de lu vertn, Tendant près d\u2019une heure, il tint ses auditeurs attachés à son élonuente parole, Sa voix Eympathique remna profondément l'assistance, L\u2019agriculèure, dit-il, où substance, est la plus belle profession quo l\u2019homme puisse adopter, c\u2019est la senle que Dieu En ait imposés ; elle cet, pour ainsi dire, d'i istitution divine : « J'u gagncras ton pain à la sucur de ton front.\u201d La nation juive, In senio quo lo Seigneur nit prise sous sa protection immédiate, était uno nation d\u2019agrieulteurs et de pasteurs, Dieu avait son but, en poussant les faraclites vors l\u2019agriculture: il voulait en fuive un peuple desnints.Do nos jours, les populations les plas morales of les plus religienses, sont encore les populations agricoles.L'agriculture est nne profession sainte, elle rapproche l'homme de son Créatenr, le mot constamment en face des mervuilles divines, et loblige à rvottre en confiance en Celui qui l\u2019u créé, et qui soutient son existonce par sa Providence infinies.: l\u2019ais, toujours avec In même éloguence, il présenta I'agrioul.turo comme œuvre patriotique, et, À co point de vue, H demou- tra combicn In profeseion agricole est supérienre à toutes les autres ocoupations humaines, Longtempr après que l'éloquent orateur eut cessé de parler, il nous semblait encore entendre résonner à notre oreille, sa parole donco ut profonde.Tous coux qni l\u2019out entendu, garde- Tout ub souvenir inipérissable de cette maguifique allooution.Après Ju messe, les cultivatunrs de St-Eugène et toutes los porsounes présentes à ka cérémonie, furent fuvités à se rendre à lu sacristie, pour entendre nue conférence sur l\u2019agriculture, * GAZETTE DES CAMPAGNES 133 ee IL était alors onze heures ; et, malgré la futigue que devaient nécessairement éprouver Ja plupart des assistants et surtout les membres du Cercle agricole, qui avaient choisi ce jour pour faire rne communion générale, le local fut bientôt entièrement rempli d\u2019auditonrs, désireux d\u2019entondre Ja conférence promien, M.J.D Schmouth, professeur à l\u2019Ecole d\u2019agriculture de Ste Anne, avait été choisi comme conférencier.Comme toujours, il développa, dans cette circonstance, les grandes connais- eances quil possède en agriculture, célébra les grands progrès déjà réalisés par les membres du Cercle agricole de St Eugène, puie, leur montra tout le chemin qu\u2019ils avuient encore à parcourir peur.attelndre à la perfection.L'espace nous manque pour donner un compte-rendu détaillé de cette conférence savaute et pratique tout à lu fois; nous sommes dono furcé de n'en fournir qu\u2019une courte analyse.Messieurs, dit en résumé le conférencier : * l'exposition sur laquelle j'ai hier jeté ua coup-d\u2019œil, me démontre que ls pa- Toisse de St Eugène a réalisé des progrès solides dans l\u2019art de cultiver Ja terre, et vous en êtes sans doute redovables à l\u2019influence du Cercle agricole, poussé dans la bonne vois par son infatigable fondateur le Révd M.F.X.Méthot.« Mais je n\u2019ai pas pour mission de vous complimenter, de oé- lébrer les rapides progrès que vous avez réalisés depuis les Quelques années que vous ê\u2018es mis à l\u2019œuvre.Je dois plutôt vous montrer le chemin qui vous reste encore à parcourir pour arriver à ln perfcotion dans l\u2019art agricole.\u201c Vos bestiaux ont une belle apparence, vos vaches sont déjà belles de formes et bien bounes comme laitières; vos chevaux, vos montous et vos porcs ont acquis beaucoup de qua\u2019ités; vos produits végétaux présentent un volume qui montre que vous savez bien traiter vos terres, bien les fumer, bien les nettoyer, bien les labourer et bien les égoutter.Vos progrès sous ces divers rapports, sont enviables.\u201c Mais ne vous srrêtez pas en si bonne voie.La perfection est encore loin de vous.Je ne dis pas cela pour vous décourager; au contraire, ce doit être un puissant stimulant vers le progrès.Bi, après quelques années de travaux améliorateurs, yous avez pu atteindre sux perfectionnements que j'ai si agréablement remarqués, que sera ce donc dans une dizaine d\u2019années f Et que sont dix ana daus la vie d\u2019un homme et surtout dans la vie d\u2019an peuple Ÿ C\u2019est peu comme temps, mais c\u2019est la perfection, si vous continuez à avaucer avec la même rapidité que vous l'avez fait jusqu\u2019à présent.Tout dépend de la direc- tiou que vous allez prendre.Si cette directiou est Lonne, vos améliorations seront solides ot vos revenus augmenteront dans une forte proportion, si elle ent mauvaise vous n\u2019anrez aucune récompense en retour de vos rudes labeurs.Aujourd\u2019hui, je veux vous montrer, parmi toutes les rontes qui se présentent à vous, quelle est celle à laquelle vous devez donner la préférence, quelle est la plus sûre.Dans votre situation de fortune, et dans votre position par ropport aux marchés, vous admettrez aveo moi que le bétail est la base de tous nos succès agricoles.Ce sont ses produits ni se vendeut le mieux et dont le transport est le plus facile.\u2019est son famier qui vous permettra d'enrichir vos terres, de doubler, de tripler la production du sol, C\u2019est dono le bétail qui doit fixer votre attention ; c'est dono sur lui que doivent s\u2019opérer vos améliorations les plus actives.« Mais sachez faire ces améliorations d\u2019une manière raîson- nés et avec esprit de suite.Proposez-vous un but ntile et prenez les moyens sûra de l\u2019utteindre.En cela, écartez-vous, s\u2019il est nécessaire, des moyens préconisés et employés pur Ja plupart des sociétés d\u2019agriculture et surtout (Achez d\u2019éviter leurs errementa.Instruisez-vous par leur expérience ; leurs fautes mêmes, peuvent vous servir d'enseignements.* Depuis au-delà de trente ans, les sociétés d'agriculture travaillent au perfectionnement de nos diverses races animales.Elles n'ont rien épargné ; les sacrifices qu\u2019elles se sont impo- 868, les dépenses qu\u2019elles ont faites pour se procurer des reproducteurs de choix sont incaloulables, Cependant, nous avons bean chercher, nous n\u2019apercevons nulle part de réaultats sutis- faisants, comme améliorations générales.De fait, le bétail os- nadien pris en masse, n\u2019est pas actuellement Lesucoup plus ævancé dans la voie du perfectionnement qu\u2019il ne l\u2019était au début de toutes ces améliorations, de tous ces sacrifices.* C'est ce que l\u2019on est parti d\u2019un principe faux.On a commencé par où l\u2019on aursit dû finir.\u201c Lu première amélioration que l\u2019on a cherché à réaliser à été l'agrandissement de la taille de nos animaux; puls, on » travaitlé & Vangmentation des aptitudes productives de nos diverses races.Pour y arriver, ou n'a trouvé rien de mieux, ~ que de se procurer à grands frais et employer pour I'amélioration des reprodnetours appartesant aux plus grandes races que l\u2019on a pu trouver.\u201c On ne pouvait débuter d\u2019ine manière plug déralsonnable.L'amélioration du bétail ne doit pas précéder celle de la culture, elle ne peut que 1a suivre, \u201c La taille d\u2019aue race et ses aptitudes ne sont que ce que Is culture ou la nourriture les font.Les fourrages maigres et insuffisants ne pouveut former que des races \u2018petites et Jen ro- ductives.Nos animaux canadiens sont sans doute peu évelop- pés, produiseut médiocrement, out une conformation vicieuse ; mais Îls ne sont toujours qno le résultat de l'alimentation qu'ils reçoivent: en été, pauvres pâturages; en hiver, Courrages [lus pauvres encore.La paille proud uce trop grande place daus la nourriture des animaux, \u201c Les ruces étrangères les plus parfaites out été formées d\u2019après un système tout différent.Pour elles, nourriture æbon- dante, riche et variée en tonte saison.PAturnges bien fournies, foin de prairies naturelles, fourrages artificiels, raciues alimentaires succulentes et même grains en quantité notable.En un mot, les créateurs «le ces races ont cherché dans la crèche, la taille de leurs animaus, ais nox pas dans lo choix des repro- ductenrs les plus volumineux.\u201c Cen races, comme les nôtres, ne sont quo le résultat du régime auquel ellos ont été soumises : Pauvre nourriture, bétail chétif ; riche noutriture, animaux pesants, et de graude taille, * Mais en même temps qu\u2019elles se perfectionnaient, ces races devenaient plus cxigentes, olles demandaient la continuation du traitement qui avait présidé à leur formation.Aussi, quand nous les importous dans nos cultnres pauvres, comme elles u'y trouvent pas los aliments riches et nbondants auxquels elles sont habituées, elles dégéudront, et, aprds quolques générations, elles descendent au niveau des bestinnx communs de la localité et souvent môme leur deviennent inférieures, * L'amélioration de In cuitare doit précéier tout perfectionnement du bétail, ells doit en être le poiut de départ.Voilà le seul principe rationnel de tous les progrès ngricules; et quiconque s\u2019eu écarte fait fausse route.! Améliorons donc la culture, prodnisons plue de fourrages de bonne qualité, conservons nos prairies naturelles, augmeu- tons-les s\u2019il est possible ct introduisous les prairies artificielles.Voila le premier pus.l\u2019uis après cola, lorsque nous aurons bé- uéficié de ce progrès, livrons-nous à la culture des racines fourragères.Cela nous permettra de mieux nourrir le bétuil et par le fait seul de cetto meilleure alimentation, soûs l\u2019influence d'ancon reproducteur étranger, la taille de nos races graudirs sensiblement et même les aptitudes ungmenteront dans une forte proportion, \u201d Après avoir développé ceite thèse pendant deux henres entières, M.J.D.Schmouth romercia ses nuditours cle l\u2019attention sontenne qu\u2019ils avaient prôtée à sus enseignements.Puls le Révérend F, X.Méthot voulut bien démontrer les grands avantages de l'instruction agricole puisée duns les Ecoles spéciales et appuya surtout sur le fuit que le Président du Cercle agrl- cole de St-Engène est un anciou élève de l'Ecole de St-Anne.Il recounut cependant que l\u2019eusoignement donué actuellement dans nos Écoles d'Agriculture n\u2019était plus au niveau de ce qu'il était antrefois et déplora amdremeut que le Conseil d\u2019Agrleulture ait par ses réglements impiationbles fuit primer [a pra- tiqne sur la théorie ct ait ainsi empêché ces institutions d\u2019attendre leur but d\u2019utilité générale.Enfin chucun se retira enchanté de la manière utile dont le temps avait été employé, Communiqué\u2014\u2014\u2014\u2014eremm\u2014\u2014\u2014 La plantation des arbres.Comme la plantation des arbres feuitiors et forestiers est à l'ordre du jour, qu'aujourd'hui plus que jamais, grâce au dévouement d\u2019hummes patriotiques qui ont À cœur do voir s\u2019opérer le renouvellement de nos forêts et lo puys s'enrichir d'arbres fruitiers de toutes espâces, les cultivateurs étant tout zèle à la plantation des arbres, il n'est pus sans [Importance de dira quelques mots À co sujet.Nous voyons avcc infiniment de plaisir quo depuis lquolques aunées lu plantation d'arbres fruitiers s\u2019ost 154 GAZETTE DES CAMPAGNES -\u2014 faite eur une grande échelle, grâce au beau mouvement qu'en a donné notre habile et dévoué pépiniériste Canadien, M.Auguste Dupuis, du Village des Aulnaies ; de plus, la Société forestidre de la Province de Québec, qui ne compte qu'une année d'exis tence, peut être fière de son succès, puisque les cultivateurs ont largement répondu À son appel, par la plantation de milliers d'arbres forestiers ot \u2019ornements dans toutes les parties de notre pays où le besoin de plantations se fuisalt sentir.Nous félicitons les oultivateurs de ce beau zèle, et nous souhaitons qu'il no re ralentisso pas.D'un autre côté nous cra'gnons qu\u2019il y a°t découragement sous ce rapport, car ln majnrité des cultivateurs, suivant nous, n'était par préparée À exécuter ce ence d'opération d\u2019une manière convenable, À défaut e connaissances nécessaires pour en assurer le succès.Il n\u2019y u donc pus À s'étonner, si un grand nombre d'arbres plantés n'ont pas même réussi À pusser par toutes les phases de leur végétation, et que nous pouvons les coneidéror comme morts.Depris une quinzaine d'années nous avons fait nous-même le travail de la plantation d'arbres fruitiers ot forestiers, ct sous différentes conditions: d'arbres provenant de pépiniéristes dont l'intégrité nous était parfuitement connue; d'arbres provenant d'agents voyageurs inconnus, ou achetés sur les mar- chéa.Des le début de notre exploitation, nous igno rions complètement les règ'es à suivre gnant à la plantation des arbres, et pour un grand nombre d'arbres plantés, 10 15 les avons vus périr la première et In deuxième année.Sous ces circonstances nous croyons pouvoir répondre à ln question que nous nous commes souvent faite : Pourquoi meurt il tant d'arbres les doux premières années de leur plantation ?C\u2019est qu\u2019on a planté à contré-temps, que les eaux pluviales ont noyé lera racines dans une fosse peu profonde qui à retenu l'enu ; c'est que dans une fosse de peu de profondeur ct dont lo torrain est enblon neux, la sécheresse a frappé les racines, fauto de quelques «rrosements.De la terre furto mêlée nvec de In terre sablonneuse, ot la sublonneuse avec l'argileuse, auraient prévenu ces extrémités, surtout ai Is fosse nvait été large ot profonde, parce que les jounes racines auraient ou la foroc de garantir l\u2019urbre; ces arbres tiennent aux localités et an peu de prévo yance, mais lu mutilation tient au pépiniériste ot au planteur.Un cultivateur va chez un pépiniériste qui n\u2019a au- oun soucis de bien servir les acheteurs: pourvu qu\u2019il vende ses arbres, peu lui importe ; ce cultivateur fait un choix d'arbres qui lui paraissont los plus beaux: ils sont superbes aur place, et lorsqu'on les aura rorlis de terre ils seront réduits à l'état de piquets ; en ef fet, comment concevoir que des arbres de dix pieds de tiges et de six pouces do circonférence par le bas planté à dix buit pouces les uns dos autres, puissent être enlevés de torre auns que leurs racines soient brisées, svient mutiiées.Se figure t on que lo vendour sacri- fiers les arbres voisins pour donuer ceux gue vous avez demandés, garnis de lours racines et de leurs chevelus.A coup sûr il n\u2019en trouverait pas son compte.La bêche est mise en terre à neuf pouces de distance du trono, elle coupe et mâche les mères racines, et aussitôt on s'efforce d'arracher l'arbre; e\u2019il à fuit quelques racines pivotantes et qui le retiennent, elles sont impitoyablement coupées comme les antres ; en fin l'arbre est sorti de terre et livré à l'acheteur par le pépiniériste; de là il passe dans les mains du culti- vatenr qui, sous prétexte de rafraichir les racines, les mutile, les écourte et enanite il plante son arbre : heureux\u2019 encore ce pauvre arbuste ai la violence de l\u2019arrachement n\u2019a pas détruit tous ses chevelus! Et l\u2019on veut, après cela, qu'on ne soit pas dans le cas de le remplacer un an ou deux après sa transplantation nouvelle.Le pépiniériste quijne connait pas son métier où qui ne se fuit pas sorupule de vendre des arbres-im- propres à la transplantation, de même que le cultivateur qui achète un tel arbre, rejettent ln mort de l'arbre sur la saison, tondis qu\u2019ils doivent l'imputer à oux seuls.En effet, pent on se persuader qu\u2019un arbre de la grosseur et de la grandeur eupposées puisse reprendre n\u2019ayant que peu de racines, et des racines de six à huit pouces de longueur ; si on ne se hâtait de donner à ces arbres de forts tuteurs (ce qu\u2019on ne fait pas dans la plupart des cas), il est impossible qu'l's ne fussent renvergés par le plus léger coup de vent, puisqu'ils n\u2019ont presque pas d'appui.Peu importe à certains pépiniéristes peu soucieux de conserver leur bonne réputation gnant à la qualité des srbres qu'ils vendent, que leurs arbres pros- |érent: plus il en mourra et plus ils en vendront pour les remplacer.Il est dono important de ne faire l\u2019achut d'arbres forestiers ou fruitiers, à bonne enseigne, et encore bien moins de les acheter sur les marchés ou de passants qui nous sont inconnus, Lorsqu'il s\u2019agit de replanter, il ne faut pas mettre une seconde fois, sans un intervalle plus ou moins long, selon la nature de l\u2019arbre et la qualité du terrain, la même espèce ou des espèces analogues.La plus importante des considérations qui doivent guider lo cultivateur qui veut replanter un terrain.c'est que chaquo espèce d'arbre épuise le sol des sucs qui loi sont propres.On est souvent obligé de replanter, parce que, dans le principe, sous le prétexte de plus tôt jouir, on a lanté trop près: il en résulte que le terrain est ientôt rempli des racines ; que les plus fortes dévorent la substance des plus faibles, et que leurs arbres périssont ; À cette époque, on replantera cont et cent fois, mais toujours inutilement.L'arbre replanté sab- sistera et végétera pendant an an ou deux et même trois, suivant le diamètre de la profondeur donnée à la fosse destinée à le recevoir.Lies racines des arbres voieins, attirées par cette terre meuble et nouvellement fouillée, se hâteront d'y pénétrer; mais dès qu'elles auront rencontré celles de l'arbre nouvelle ment planté, elles les dévoreront et l'arbre périra d\u2019i.nunition.D'ailleurs pendant le temps que le jeune arbre pousse ses nouvolles branches, celles des arbres voisins ao mettent à leur aise, s'allongent et v'étendent, ufin de mieux rocevoir les influences de la lumière et du soleil, et leur ombre étouffe lo jeune arbre en le privant des bienfaits dont elles jouissent.La soul remède À opposer à ces abus, c'est d'onlever un LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES aa arbre entre deux sur toute la longueur et la largeur du terrain, soit en quinconce ou autrement.Au premier coup d'œil après cet enlèvement il parsitrs de ands vides ; mais quatre ou cing ans après, la ver- ure sera aussi belle que dans les premiers tzmps, les arbres épargnés en seront bien plus beaux ot leur ex istence assurée.° \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 Liste des prix accordés par la Société d'agriculture du comté de l\u2019Islet dans le concours de cette année pour Fermes les mieux tenues, récoltes sur pied et terres neuves.Fermes de comté, d\u2019au moins 60 arpents en oulture.\u2014ler prix, Louis Carleau, St Cyrille ; 2e, Thadée Francœur, St Roch ; 3e, Jacot Gagnou, St Jean ; 4e, Magloire Francœur, 8t Roob ; be, Jules Dupuis, St Roch; 6e, Charles Morean, l\u2019Islet; 7e, Éléophas Fournier, l\u2019Isiet ; Be, David Choninard, St Jean.Groupe de l\u2019Islet, St Eugène et St Cyrttle.RECOLTES SUR PIED.Blé.\u2014Prix extra : Révd M.Méthot.\u20141er prix, Edouard Jean, lIslet ; 2e, Ensèbe Caron, l'Islet ; 3e, Théophile Fortin, l\u2019Islet ; 4e, Damase Cloutier, St Eugène.Orge.\u2014ler prix, Antoine Lavoie, l\u2019Islet ; Ze, Auguste Fafard, Vlslet ; 3e, Amédée Kyrouack, St Eugène ; de, Octave Dubé, PTalet.Avoine.\u2014ler prix, Octave Dubé, l\u2019Islet ; Ze, Xavier Duchesnean, St Cyrille ; 3e, Xavier Ganlin, St Eugène ; 4v, Télesphore Michand, St Cyrille.Seigle.\u2014ler prix, Xavier Duchesnean, St Cyrille ; Ze, Pierre Thibeau, l'Islet ; 3e, Philippe Gagné, St Eogène ; 4e, Zotique Pouliot, Vlalet.Pois.\u2014ler prix, Philippe Gagné, 8t Eugène; M, Edmond Pelletier, St Eugène ; 3e, Frédéric Bélanger, l\u2019Islet ; 4e, Amé dée Kyrouack, l\u2019Isleties.\u2014ler prix, Edouard Jean, l'Islet ; 2e, Antoine Lavoie, l\u2019Ielet; 3e, Edmoud Pelletier, St Eugène ; 4°, Pierre Langlois, Bt Cyrille ; 5e, Eusèbe Caron, l'Isletgumes\u2014ler prix, Révd M.Méthot, St Engène ; 2e, Euène Cargrain, l\u2019Jalet; 3e, Frédéric Bélanger, St Eugène ; de, ntoine Envoie, l'Inlet, Patates.\u2014ler prix, Révd M.F.X, Méthot, St Eugène ; 2e, Engène Giasson, l\u2019Islet ; 3e, Arthur Boucher, l'Islet ; 4e, Autoiue Lavoie ; 5e, Xavier Gaulin, St Eugène.Groupe de St-Jean Port-Joli et St-Aubert.Blé.\u2014ler prix, Zéphirin Mivilie, St Jean ; 2e, Lévis Charrctier, Bt Jean ; 3e, Boniface Bélanger, St Jean.Orge.\u2014ler prix, Lucien Bélauger, St Jean ; 2e, GasparJ Bois, St Jesn ; Cyprien Toussaint, St Jean.Avoine.\u2014ler prix, Lnder Tôtu, St Jean ; 2e, Alexis Blais; Bt Aubert ; Je, Lucien Bélanger, St Jean, Seigle.\u2014ler prix, Boniface Bélanger, St Jean ; Ze, Lonis Ouellet, St Jean ; 3e, Lader Tôtu, St Jean.Pois.\u2014ler prix, Alexis Blais, St Aubert; 2e, Bonifuce Délanger, 8t Jean; 3e, Désiré Jean.Prairies \u2014ler prix, Anselme Dubé, 8t Jean; 2e, Onésime Morin, St Jean ; 3e, Boniface Bélanger, St Jean ; 4e, Désiré Jean, St Jean.Légumes.\u2014ler prix, Boulface Bélanger, St Jean ; 2e, Louis Duvul (mistigris), St Jean ; 3e, Lévis Charretior ; 4e, Lévis Duval, 8t Jean ; be, Fre X.Miviile, 8t Aubert, Patatos.\u2014ler priz, Charles Duval, 8t Jean; 2e, Ovésime Fournier, 8¢ Jean ; 3e, Frédéric Bélanger, St Jean ; 4e, Timothée Bélanger, St Aubert, troupe de St Roch ct Ste Louise.Bilé-\u2014ler prix, Joseph Caron, St Ruch ; 20, Calixte Pelletior, 8s Roch; de, Achile Marié, St Roch.Orge.\u2014ler prix, G.Odiloa Pelletier, St Roch ; 2e, Guillaume elietier, St Roch ; de, Alphonse Pelletier, 8t Hoch, \u2018Avoine\u2014ler prix, Édoused Odilon Pelletior, St Roch ; 2e, Philippe Curon, 8¢ Roch ; Se, Cirias Morneau, Ste Louise.138 \u2014p Seigle.\u20141cr prix, J.Bte Pelletier, 8t Roch; Re, Frangois Bérnbé, 8t Roch; do, Benoit Cyprien Pelletier.Pois,\u2014ler prix, J.Bte Castongnay, St Rooh ; 2s, Abraham Blanchet, 86 Roch ; 3¢, Baptiste Castonguay.Prairies.\u2014ler prix, George Odilon Pelletier, 8t Roch ; 20, Pierre Pelletier Benuchon, Ste Louise ; 3e, Jean Castongnay, 8t Roch ; 4e, Romuald Tremblay, St Roch.Légumes.\u2014ler prix, Lonis Caron, St Rach ; 2e, Baptiste Castonguay, St Roch; 3e, J.B.Pelletier, St Roch; 4e, Calixte Pelletier, St Roch ; 5e, Michel Lizotte.Patates.\u2014 Ier prix, George Pelletier à Noël, 8t Roch ; 2e, Jean Castonguay, St Roch ; 3e, François Bérubé, St Roch ; 4e, Josoph Caron, Groupe de Ste Perpdtue et St Pamphile.Blé\u2014ler prix, Narcisse Pelletier, Ste Perpétue ; 26, Joseph Pelletier, 8t Pamphile ; 3e, Elzénr Dubé, St amphile.Orge ler prix, Narcisne Pelletier, Ste Perpétue ; 2e, Elzéar Dubé, 8t Pamphile ; 3e, François Gagnon, St Pamphile.Avoine.\u2014ler prix, Elzéar Lebel, Ste Perpétue ; 2e, Anselme Fournier, Ste Porpétue ; te, Narcisso Pelictier, Ste Porpétue ; 4e, Alfred Caron, St Pamphile.Soigle.\u2014ier prix, Narcisse Pelletier, Ste Perpétne ; 2e, Frangois Gagnon, St Pamphile; 3e, Anselme Fournier, Ste Perpétue.Pois\u2014ler prix, Narcisso Pelletier, Ste Porpétue ; 2e, Elzéar Dubé, St Pamphile; 3, Dorveni Lizotte, Ste Perpétue, Praities.\u20141or prix, Narcisse Pelletier, Ste Perpétue ; 2e, Dorveni Lizotte, Ste Perpétno ; 3e, Anselme Fournier, Ste Perpétue; 4e, Elzéar Lebel, Ste Perpétue.Putates.\u2014ler prix, Anselme Fournier, Ste Perpétue ; 2e, Elzéar Dubé, St Pamphile ; 3a, Michsl Blanchet, St Pamphile ; 4e, Narcisse Peiletier, Ste Perpétue.Terres neuves labourées (concours ouvert à tout le comté.) \u2014ler prix, Elzésr Dabé, St Pamphile, 9 arpents; 25, Mioh -L Blanchet, St Pamphile, 8 arpents et 80 perches; 3e, Charles Rernier, St Eugène, 54 arpents; 4e, Aniret Lord, St Cyrille, 5 arpents ; 5e, ltévd M.F, X.Méthot, St Eugène, 4 arpents et 25 perchoa; 6e, Louls Carieau, St Cyrille, 4 arpents et G perclies; 7e, Autime Lemieux, Islet, 4 arpents; 8e, Xavier Gaulin, 8t Eugène, 3 arpents et 30 perches; 9e, Alexis Blais, St Aubert, 3 arpents et 22 perches; 10e.Lazaro Lebèl, Ste Perpétur, 2 arpents et 3% perches; Ile, Télesphore Michaud, St Cyrille, 7 arpents.Terres non laltourdes.\u2014ler prix, Charles Marcotte, écr., M.P.P, Islet, QU arpents ; 2e, Narcicse Pelletier, Ste Perpétae, 10 arpents et 88 perches; 3°, Edmond Pelletier, 86 Engène, 5% arpenta; 4u, Auselwo Fournier, Ste Perpétae, 4 arpente et 4 percles ; Se, Lazare Lobel, Sta Perpétue, 3 arpents ot 40 perches; 6e, Xavier Miville, 8t Aubert, 2 arponts et 2 perches ; 7e, Antlhime Lemicux, Islet, 2 arpenta; 8e, Dorveni Lizotte, Ste Perpétue, 1 arpent et 76 perches ; 93, Urbain Roy, Ste Perpétue, 1 arpentet 274 perches; 10e, Zéphirin Miville, St Jean, 1 arpent et 174 perches.Choses ct autres.Publication.~\u2014 Dom Henri Smeulders, Déldgué du 5¢ Pére en Canads.= Dans son numéro de Jeudi 29 courant, L'Opinion Publique publiera, dans la première page de ses illustrations, 1e pric t du Prêtre émineut quo le Pape a daigué envoyer au anada.Pour faciliter les petites bonrses à se proourer cette gravtire, l'administration de L\u2019Opinion Publique & décidé d'imprimer un cartain nombre de copies extra qui seront vendues DIX CEN- TINS seulement.Les personnes qui désirent l'acheter pourront envoyer immé- diatoment 10 centius, sous envoioppe, au bureau de L'Opinivn Publique, à Moutréal, contre laquelle somme il leur era air: e- sé, franco, le journal qui contiendra l\u2019image en question.On pourra écrire jusqu\u2019au 28 conrant.Après cette date au- oune demande ne sera reçue.Le refroidissement chez le cheval.\u2014A cette saison de l\u2019année, et pendant tout le cours de l'hiver, on doit apporter une grandu attention aux chovaux soumis à de durs travaux ou & tue longue marche, particulièrement lorsque les chevaux sont en suear.Dans ce dornior cas, on doit faire en sorte qu'ils so refroidissent graluellement, afin d'éviter les suppressions de transpiration, dont les suites deviennent souvent graves, 138 GAZETTE DES CAMPAGNES Ainsi, aû retour du travail, on ne les laissera pas en repos dans nne écurie humide, dans un courant d'air froid, encore moins de lear donner A Loire.O essitiern lour sueur avec un bouchon de paille.La profession agricole.\u2014Dès quo les cultivatours en général aaront une plus haute idéo do l'importance de In profession qu'ils exercent comme cuitivatenrs, il se fern des grands progrès an point de vue des améliorations agricoles.Tant que le cultivateur ne sera pas orgucilleux de son Atatet qu\u2019il n\u2019éprou- vers pas une véritable aulisfaction À exGeuter tous les travaux de la culture, il ne pourra jamsis rossentir l\u2019intérêt qu'il doit apporter à cet art pour en retirer un pins grand profit.Si l'on s\u2019imagine que cultiver lu terro est un état dégradant qui ne convient qu'aux hommes saus éducation, où ne pourrs jumais éprouver de plaisir à excoller comme cultivateur où à connaître À fond nos propres affaires.C'est amsurément là une erreur partagée même par de prétendus hommes juatruits qui n'ont que du dédain pour l\u2019agricaituro.Sachons-le, l'état da cultivateur est aussi honcinhle qu\u2019aucun sutre et même plus utile au genre humain.C'ext pourquoi tous les enltivateura devraient s\u2019y attach \u2018r et 80 rendre capables d'amélivrer leur eul- ture ntla de la reudre de plus en jlus prospère et puyaute, \u2014\u2014\u2014 RECETTES Manière de fuire du locre bleu pour peinturer les murs.Prenez une livre de vitriol bleu et faites-le réduire en poudre comme du mortier ; procurez-vous deux pintes de chaux et au quart de livre de colle-forte, Faites bouillir lo tont dans une pinte d\u2019ean jusqu\u2019à dissolution complète; mettez le vitriol en poudre davs un sean de bois, ot lorsque ean do la colle est froide, videz-la sur Je vitriol en Drassant eb mélangeant bien le tout.Lorsque lo vitriol sera dissout dans l\u2019enu de chaux, Lrassez par dégrés les deux pintes de chaux.Essayez ensuite la couleur en y trempant Un morceau cle papier blanc, et lorsqu\u2019elle sera sèche vous verrez si elle est aussi bleue que vons le désirez.Si elle étuit trop pâle, ajontez un pou plus de vitriol on poudre.Sueur des pieds.C'est réellement nue Infirmité fort lacommode que colle de wueur den pleds, ot cependant il ext dangereux d'employer des moyens capables de la supprimer tout d\u2019un coup, tels par ox- emple ne des bains d\u2019eau froide, rendns cucore plus actifs au moyen de l'addition de substancvs astringentes, Voici un remède fort simple et qui n\u2019offre suenu danger: vos tells étaut on moiteur au sortir du lit, essuycz-len avec un finge sc, puis frottez-les avcc un autre linge légèrement imbibé d'esu-de-vie.SOUMISSIONS, ES sonmissions adrossées au sonssigné, et portant In suscription \u201c Soumission pour le Phato de in Grande Rivière,\u201d seront reçues à Ottawa, jusqu'au ler jour de Décembre pro- ch\u2018in, pour la construction d\u2019une tour do phare, en charpente, à l'embouchure de la Grande Hivière, dans le comté de Gaspé.On pourra voir les plans et devis et obtenir des formules de soumission, en s'adressant à ce Département, Ottawa, à l\u2018a- nce de ce Département A Québec, et aux bureaux de poste & Gaspé et de la Grande Rivivre.WM.SMITH, Soua-minisire do lu marine et des pécheries.Département de ls marine et des pôvherien, Ottawa, 3 Novembre 1883.mi Novembre 1683.CANAUX DU SAINT LAURENT.AVIS AUX ENTREPRENEURS.'ADJUDICATION des travaux a Ventrée supérieure du À canal Cornwall, et de ceux à l'entrée supérieure du canal «du Rapide Plat, qui devait avoir lieu le 13me four de novembre prochain, est inévitablement remise aux dates ci-dessons : Les soumissions geront reçues jusqu\u2019à mardi, le quatrième Jour de décembre prochain.Les plans, dovis, etc, pcurront être examinés aux endroits déjà mentionnés dès ot après mardi le vingtième jour de Novembre, ; Pour les travaux à la tête du canal des Galops, les soumissions seront reçnes jusqu\u2019à mardi le dix-huitième jour de Décembre.Les pluns et devis, etc, pourront être examinés aux oudroits déjà mentionnés dès et après Mardi le quatrième jour de décembre, Par ordre, A.P.BRADLEY, Secrétaire.Département des Chemine de fer et Canaux, Ottawa, 20 octobre 1883.8 novembre 1683, A a AVIS AUX ENTREPRENEURS.oO recevra i ce Barean, jusqu\u2019à VENDREDI le 30me jour Novembre prochaiu, ivclusivement, des soumissions cachetées, adressées au soussigné, et portant pour souscription \u201c Soumission pour travaux à la Rivière du Loup, \u201d pour la construction d'une extension au quai de ls Rivière du Loup (en bas), comté de Témisconata, Québec, d\u2019après le plan et le devis q 16 l\u2019on pourra voir leet après LUNDI, le cinq Novembra prochain, e: s\u2019adreesant à M, À, R.MeDonsld, Strintendunt du Chemin de Fer Intercolonial à la Rivière de Loup, et à J.F Boyd, Ecr, Ingénieur en chef des travanx da Havre, Québec, «le qui l\u2019on pourra se procurer des formules de soumission.Les soumissionnaires sont avertis que l\u2019on pe prendra leurs sonmiasions en considération qu\u2019en autant qu\u2019elles seront faites sur les formules imprimées fournies par le Ministère, et qu\u2019elles seront signées par les soumissionnaires eux-mêmes.On devra envoyer avec la soumission un chèque de Banque accopté, fait payable à l\u2019honorable Mivistre des Travaux Publics, pour une somme éyale à cing pour cent du montaut de In soumission.Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire refuse de signer le contrat sur demande de ce faire, ou 811 ne le remplit pus intégralement.Si la soumission n\u2019es pas acceptée, le chèque sera remis au soumissionnaire.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des sonwissions, Par ordre, F.H, ENNIS, Beorétaire, Ministère dos travaux pablics, Ottawa, 26 octobre 1883, 8 novembre 1843, Apprenti _demandé.Up jeune homme actif et désireux d'apprendre la {post phie, trouvera de l\u2019emploi à l\u2019atelier typof sphique de la Gasette des Genpagnes.Pour conditions, s'adresser à FIRMIN H, PUOULX, B de la Pocatière.a "]
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